Une carcasse au cœur des abysses (solo)
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Sujet: Une carcasse au cœur des abysses (solo)   Ven 23 Mai - 22:55





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« Je t'écoute. Qu'est ce qui t'amène mon garçon ? »

Riolu joue entre mes jambes, se roulant sur le sol de la pièce comme s'il est parfaitement à l'aise et qu'il reconnaît l'endroit d’où il vient. Je souffle doucement une fine traînée de vapeur incolore et inodore, expulsée d'entre mes lèvres pour se mêler au reste, et je fais tourner mes mains et mes poignets dans un geste de pure nervosité avant de planter un regard tout aussi angoissé dans celui du collectionneur. Je porte ma main droite à ma bouche, mordillant mes doigts, claquant des dents sur mes ongles en cherchant mes mots. Je ne sais pas pourquoi je suis venu ici aujourd'hui – ou plutôt si, je le sais. Mais je ne trouve pas les phrases qui peuvent le décrire, et pourtant lorsque j'ouvre les lèvres pour en faire échapper quelques mots, je parle sans hésitation. Même en m'exprimant mal, l'envie d'aller droit au but m'étreint tellement l'esprit que je ne peux pas faire autrement que de poser ma question sans y effectuer aucun arrêt.

« Comment pouvez vous être certains que tout les pokémons que vous offrez conviendront parfaitement au dresseur qui les obtiens ? »

Il croise les bras, penchant son visage et son buste par dessus son bureau. Il me parle des tests effectués par le collège, de son intérêt pour le caractère du dresseur qui devra s'accorder avec celui du pokémon, et pourtant aucune de ses raisons ne m'affecte l'esprit. Je riposte mentalement avec le fait que mon caractère ne s'allie pas avec celui de Riolu, mais je n'en parle pas pour l'instant. Je soupire, tandis qu'il continue à me répondre, et tout ce qu'il déclare me plonge dans une attitude tourmentée. J'entends ses paroles sans les écouter, et une sensation de bourdonnement me frappe le crâne, battant au niveau de mes tempes sans aucun répit. Cet homme se réjouis de mon trouble, et j'en suis parfaitement conscient. Il aime le fait de voir des personne être intriguées et mal à l'aise en sa présence, et je suis presque sûr qu'il trouve cela flatteur de susciter ce genre de sentiments. Il parle des tests qu'il a crées, des dizaines de questions dont le résultat était infaillible, mais je ne l'écoute plus. Rageur, serrant les poings, ayant l'horrible impression que mon cœur est en train de se liquéfier et que ma gorge subit la même torture, je lui hurle qu'il ment. Et, en baissant la voix, qu'il lui est arrivé de se tromper une fois, en espérant mentalement pour lui que ce soit la seule. Il ne réponds rien, et j'en profite pour appuyer mes propos en désignant mon starter qui a grimpé entre temps sur le comptoir de bois pour observer les différents objets qui s'y trouvent.

« Il ne m'aime pas. »
« Vraiment ? »

La sensation de douleur cardiaque s'accentue tandis qu'il contourne son comptoir pour venir se planter droit devant moi. Je me flagelle mentalement d'être venu en ce lieu, et je songe qu'il doit me trouver sale gosse, capricieux, en train de me plaindre pour un rien. Je ferme les yeux, attendant des reproches sur ma conduite qui étrangement ne vienne pas. Au lieu de cela, il empoigne mon épaule gauche comme le jour ou je l'ai rencontré, mais avec moins de violence que dans mon souvenir, et je rouvre mes paupières avec surprise. Mon souffle se saccade comme le jour ou j'ai obtenu Riolu et qu'il a fait une crise de nerfs après que j'ai tenté de le remettre dans sa pokéball, et je ne trouve pas d'autres moyen que de couper ma respiration pour ne pas gêner l'adulte. Il me fixe, et je le fixe. La folie dont ce personnage est fait se dessine dans ses pupilles, et tout son être me paraît trembler de cette insanité.. Il m'est pourtant impossible de détourner le regard, et je l'écoute avec plus d'attention dorénavant. Il me dit que son système ne peut pas avoir de failles, et que la raison pour laquelle le caractère de mon pokémon est opposé au mien ne veut pas dire qu'ils ne s'accordent pas. Peut être qu'il a raison. Que Bandit est la part d'ombre que je n'ai jamais su manifester, et que tout ce qui est positif en moi n'existerait pas ou plus en ce moment si je ne l'avais pas rencontré. Que je ne peux pas me plaindre du fait qu'il n'ai pas renoncé à son comportement cleptomane depuis le début de l'année, puisque le fait de ne pas changer même pas affection est une preuve d'intelligence, et d'autres choses que je ne retient pas. J'incline la tête, me décide à prendre congé sans pourtant être convaincu – ce type a l'air plus fou que sage, même si selon certains philosophes et savants de notre monde qui ont traité du sujet, les deux éléments peuvent être reliés à la manière des deux parties d'un médaillon brisé. La folie et la sagesse... Oui, il a sans doute raison concernant le cas de mon Riolu. J'incline la tête, le remercie et lui dit au revoir, plus convaincu par ses paroles maintenant.

Bandit saute de sa table, cachant dans ses pattes quelques chose qu'il a du prendre pendant que le collectionneur était occupé à me regarder tout en parlant, et il me rejoint avec précipitation, plus pour ne pas se faire voir que par affection me dicte ma première pensée, avant que je ne la corrige. Je me persuade que c'est pour ne pas me perdre de vue qu'il a réagit aussi rapidement, et ce même s'il a pris quelque chose chez le collectionneur, chose que je constate par la suite être un simple crayon. J'ai un rire légèrement nerveux, ne lançant pour le coup qu'une simple et unique phrase à son intention, et ne songeant même plus à me battre contre vent et marée pour le gronder.

« Tu attrape n'importe quoi pourvu que tu puisse le voler, n'est ce pas ? »

Il grogne, et je ne saurais pas dire s'il s'agit d'un son  de culpabilité ou s'il est au contraire totalement je m'en-foutiste à propos de ce que je viens de lui dire. Ce que j'ai pu disputer auparavant à propose de son attitude voleuse lui est entré par une oreille et lui est ressorti par l'autre peu de temps après. Je souris, mes yeux brillant d'un éclat amusé avant que je ne saisisse entre mes doigts la lampe torche que j'ai reçu à mon passage en grade scientifique, l'agitant devant le nez de mon cher starter comme une peluche, un jouet que je sais qu'il convoite mais qui est bien la seule chose qu'il ne me prendra jamais.

« Nous partons en chasse, très cher, mais pas ici. Nous avons déjà fouillé les souterrains le jour ou nous nous sommes rencontrés, et cela ne nous a pas porté bonheur. »

Je caresse doucement son pelage, ses iris éclatant d'une lueur intriguée mais je me refuse à lui dire ou nous allons avant d'avoir fait un saut dans la chambre que j'occupe avec lui. Nous remontons ainsi le long des corridors du pensionnat, croisant sur mon chemin des élèves mais n'y prêtant pas attention. La seule chose éventuellement qui pourrait d'ailleurs me tirer de mes pensées serait de rencontrer sur mon chemin le professeur d'histoire géographie accompagné de son fidèle – et encombrant – pokémon de compagnie, mais je ne croise ni l'un ni l'autre de ces habitants de l'académie. Je me retrouve donc rapidement dans ma chambre, Riolu gambadant derrière moi, et je dois dire que si c'est le cas c'est bien parce que les réponses du collectionneur ont su me faire penser autrement qu'auparavant. J'aurais renoncé à l'expédition que je prévois depuis plusieurs semaines au cœur de l'épave si jamais je pensais encore actuellement que mon pokémon n'éprouvais aucun sentiment positif à mon égard. Bandit grogne en arrivant devant la chambre, fait un bond prodigieux dans le but de sauter sur la poignée et d'ouvrir ainsi la porte à l'aide de ses deux pattes avant. Je me dirige vers l'armoire, l'ouvre d'un geste vif pour montrer à mon starter la combinaison de plongée et l'équipement que j'ai emprunté le matin même au Général Jackie, en espérant que je n'aurais pas à lui rendre un service un jour ou l'autre en échange. Deux masques et deux tubas y sont compris, ainsi qu'une bonbonne d'air en petit format pour mon partenaire et une autre plus grande pour moi. Je dois d'ailleurs reconnaître en me mordillant les lèvres que cela m'aurait gêné d'avoir emprunté tout cela pour ne pas avoir à m'en servir au final. L'air intéressé, je me retourne du côté de mon premier compagnon de l'académie en lui adressant un sourire.

« Alors, on y va ou on attends qu'il neige ? »

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Sujet: Re: Une carcasse au cœur des abysses (solo)   Lun 2 Juin - 21:46







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Mon pokémon me saute dessus, et je constate qu'il s'agit du premier geste d'affection qu'il manifeste envers moi depuis que je l'ai reçu en Septembre. J'embarque le matériel de plongée, lui confiant la bonbonne d'air qu'il devra porter lui même en prenant le reste de l'attirail dans mes mains, et nous voilà repartis. Le chemin en sens inverse s'effectue assez rapidement, et je pense à prendre la sphère de capture de Rhinoféros avant de quitter la chambre – il ne nous accompagnera certes pas en zone aquatique, mais il sera utile pour surveiller mes affaires pendant que je sera en train de plonger à la recherches d'éventuels trésors. Marchant en direction de la plage, je ne me soucie pas plus des autres élèves ou adultes que je croise sur mon chemin comme durant le trajet aller. Le temps est agréable, chaud avec une légère brise de fraîcheur qui aère les environs et je me réjouis déjà à l'avance à l'idée de pouvoir profiter de la douceur de la mer. Riolu fait des allers et retour en courant devant moi sur ses pattes de derrière s’exerçant probablement à améliorer sa vitesse – il est trop querelleur pour se permettre de jouer ou de montrer son impatience de cette manière, et par ailleurs le fait qu'il tienne sa petite bonbonne d'air au dessus de lui à l'air de ses pattes avant montre qu'il essaie de se muscler. Je ricane devant cet entraînement et je me décide à me rappeler sur mes épaules lorsque les bancs de sables et la mer commencent à se dessiner dans notre champ de vision.

Sur l'immense étendue dorée qui me fait face, une masse assez importante est occupée par les élèves et il me faut une bonne dizaine de minutes avant que je ne pose les yeux, tandis que j'avance parmi mes camarades, sur un coin ou je pourrais être tranquille,  derrière une série de roches comme on en trouve souvent sur les plages et au bout desquelles on peut parfois observer un phare ou vivent des pokémons électriques. Ici, je peux libérer ma femelle Rhinoféros sans qu'elle ne dérange ou ne blesse quelqu'un dans les alentours involontairement et c'est quelque chose de positif, je pourrais aller chercher des trésors sans avoir l'esprit embrumé par l'idée qu'il puisse de passer quelque chose de grave avec le mastodonte en mon absence. Je suis malgré tout resté proche de la zone ou je pense qu'est située l'épave, du moins je le pense, et dans le cas ou je m'en serais éloigné, nager un moment ne me dérangera pas. Je me déshabille à l'abri des regards, derrière le banc de rocher qui sépare la partie de la plage ou tout les autres élèves sont réunis du côté ou je me suis réfugié pour être un peu tranquille avant de me glisser dans la zone aquatique. Mon tee shirt, mon pantalon ou sont accrochées mes sphères de captures tombe sur le sable et Rhinoféros sort d'elle même au moment ou la ceinture percute les grains dorés, comme si la pokéball a été enclenchée en tombant. Elle s'abaisse à ma hauteur, frottant son museau contre ma joue droite dans un signe affectif dont je n'ai pas l'habitude, et je lui explique en peu de mots la raison de sa présence. Elle ne fait mine de rien qu'une quinzaine de centimètres de plus que moi, mais sa largeur et sa puissance m'impressionnent malgré tout, et je marche sur des œufs en sa compagnie malgré l'affection qu'elle semble me témoigner. Je ne me sens pas capable de la contrôler, et je songe à lui trouver un dresseur qui saura davantage la maîtriser ou du moins ne pas avoir la pensée qu'elle peut lui broyer les côtes et la cage thoracique sans le moindre remord. Elle a l'air douce pourtant, mais je pense qu'elle sera plus heureuse en compagnie d'une autre équipe.

En attendant, j'ai enfilé ma combinaison de plongée et ajusté la bonbonne d'air au compagnon qui va m'accompagner dans les profondeurs tandis que le troisième restera sur la terre ferme, surveillant mes affaires. Je n'oublie pas de me munir de ma lampe torche, la confiant pour le coup à mon starter dans une marque de confiance qu'il accepte, la calant avec soin entre ses pattes après l'avoir allumé. J'espère qu'elle est étanche, et si ce n'est pas le cas il faudra que je présente la prochaine LUMINAX a un mécanicien en lui demandant de travailler cette fonction moyennant paiement. Je m'enfonce alors dans l'eau, me mouillant la nuque, le dos et les cheveux une fois que j'y ai fais quelques mètres afin de m'habituer à la température avant de continuer à avancer dans l'eau. Mon Riolu s'est déjà mis à nager dans l'eau depuis quelques temps, fort du mètre quinze de moins que moi qu'il fait et qui l'a poussé à ne plus avoir pattes dans l'eau depuis un moment lorsque je rencontre le fameux creux soudain qui existe dans la plupart des mers à ma connaissance, se situant à quelques mètres de la plage et qui sépare la partie ou j'ai pied de l'endroit ou je peux enfin commencer à plonger. Prenant une puissante inspiration, je vérifie que mon masque, mon tuba et ma bonbonne à air sont bien ajustées avant de m'enfoncer dans les profondeurs, après avoir fait un signe à Riolu pour qu'il me suive.

Je nage durant de longues minutes, me souciant moins du temps qui passe que de l'air qui reste dans la bonbonne accrochée sur mon dos. Il me faut ma balader dans les eaux en longueur et en profondeur avant d'enfin apercevoir l'objet de mes fouilles, une immensité qui paraît encore plus effrayante quand on s'en approche que tout ce que j'ai pu lire dans les livres. Des vestiges de ferrailles pourries sont maîtres en ce lieux, la coque et tout les autres composants du bateau ayant subis une dégradation impressionnante due à la rouille. Le colosse métallique m'attire pourtant plus qu'il ne m'effraie, et je ne suis pas venu jusqu'ici pour faire demi tour sur un simple accès de couardise. Mon starter nage à mes côtés, la lampe torche allumée toujours entre ses pattes, et lorsque nous touchons enfin les profondeurs maritimes, commençant à marcher en essayant de ne pas être déstabilisés par la présence de l'eau, nous pouvons constater que de nombreux pokémons se trouvent dans les environs alors que nous n'avons observés que des tentacools et des écayons durant notre descente. Des Loupios éclairent les environs tant bien que mal, tandis qu'un groupe de Corquiperl se développent le long de la coque, cherchant probablement le meilleur endroit possible pour donner vie à leurs perles, de même que des Kokiyas qui nagent en groupe, accompagnés d'un seul spécimen de leur évolution comme le font les Scalpion. A un moment, je me sens effleuré par une masse assez dure au niveau du dos et je me retourne violemment, constatant la présence d'un Carvanha. Je recule avec dégoût et frayeur pour comprendre qu'il ne semble pas dans une période reproductive puisqu'il gagne la sortie de l'épave sans m'accorder la moindre attention, tandis que je reprend un rythme respiratoire normal sous le coup du soulagement. Il doit avoir trouvé une proie plus intéressante que moi à chasser, ou alors l'odeur d'une blessure et du sang d'un autre pokémon l'attire vers d'autres hozirons aquatique. Le lieu dans lequel je m'aventure me paraît assez luxueux, me fait songer qu'il devait s'agir d'un navire de croisière plutôt que d'une flotte de guerre ou qu'un bateau de pêcheur, et le fait qu'il soit enfoncé dans les profondeurs prouve qu'il a coulé pour devenir une épave contrairement à certains autres mastodontes de fer aquatiques qui restent parfois à la surface. Les peintures, les lustres, les morceaux de bois comme de fer qui demeurent reconnaissables en ce lieux sont rongés par l'eau, la rouille et la pourriture dégageant des senteurs assez peu agréable mais dispersées par la présence de l'eau assez pure venant de l'extérieur.

Plus j'avance, et plus j'ai l'impression que je me sens malade, faible. Ce n'est pourtant pas le manque d'air qui me dérange, et je n'ai aucune idée de ce qui provoque la sensation dérangeante qui m'envahit davantage au fil des secondes. Je continue malgré tout à marcher dans le lieu sans me fier à mon instinct qui me commande de retourner en arrière, refusant de laisser mes peurs me gâcher la visite. Je m'écorche les pieds parmi les barres de fer et de bois qui jonchent le sol de l'épave, et je continue malgré tout ma balade jusqu'à ce qu'une douleur, plus violente que les autres, me saisisse au niveau du cœur. Je grince des dents, me courbant de douleur en plaquant mes mains et mes bras contre mon ventre, soufflant avec difficulté. Une porte mène à une autre pièce à un ou deux mètres devant moi, et de ce qui devait être une chambre de passager ou de membre du personnel d'équipage sort une créature bicolore à l'allure entièrement constituée d'eau. Coloré de bleu et de blanc, s'étant probablement autoproclamé roi de ces lieu au moment ou l'épave à coulé des dizaines et des dizaines d'années auparavant, peut être par sa propre faute parce qu'il ne parvenait pas à trouver un navire dans lequel contruire son royaume, un Moyade gigantesque se dresse face à moi. Il est plus grand que mon Rhinoféros, plus grand que le Tropius qui m'a guidé lors de la sortie capture au parc safari, et il me faut réagir avec rapidité malgré la douleur qui se fait de plus en plus violente, dérangeante.

« Clair.. voyance. »

J'ai du laisser tomber mon tuba et la partie de ma bonbonne d'air enfoncée dans ma bouche pour prononcer cet ordre, alors que je ne sais même pas si mon Riolu a réussi à l'entendre. Des bulles d'air éclatent au coin de mes lèvres, certaines parvenant à s'élever dans les airs tandis que le type spectre de l'ennemi semble lui être retiré. J'annonce une nouvelle attaque tandis qu'il ne semble pas réagir à ma provocation, se considérant probablement trop royal et trop fort pour se mesurer à des tels adversaires.. Je peux le comprendre après tout, mais je ne compte pas me laisser voler mon énergie et mes forces sans tenter de me défendre. Je m'apprête à tenter de lancer l'ordre d'une attaque combat dans le but de voir si Riolu a réagi à mes paroles précédentes quand un cri m'interrompt.

« Viii, Viiskuse. »

La sensation malsaine que je ressentais cesse immédiatement. Je rattrape mon tuba  et le tuyau de ma bonbonne d'air quelques secondes après avoir repris mes esprit, les calant contre ma bouche dans le but de respirer une nouvelle fois avant de me retourner. Deux créatures, l'une rose et l'autre bleue se trouvent désormais en face de moi, observant Riolu avec curiosité et tournant autour de lui dans le but de s'amuser. Le Moyade s'approche, me frôle de la matière gluante et molle qui forme son corps tandis que Bandit semble essayer tant bien que mal de communiquer avec les trois spécimens mi eau mi spectre – enfin les deux puisque clairvoyance à peut être retiré son type au Moyade. La femelle s'approche de moi, passant ses bras tentaculaires le long de mon visage comme si c'était la première fois qu'elle voyait un être humain. Une expression douce, intéressée passe dans son regard et elle se retourne ensuite du côté de son frère et de son père, recommençant à crier d'une manière joyeuse cette fois comme si elle tente de les persuader que je suis inoffensif. Je ne sais pas ce qui se produit par la suite, mais je n'ai plus besoin d'utiliser mon tuba ou même la bonbonne d'air.. Je respire, comme si l'on m'avait soudainement doté de branchies ou de la capacité plongée et j'en déduis que la femelle l'a utilisée dans les alentours. Je soupire, heureux de ne pas avoir à dépenser davantage d'oxygène au moment ou je commençait à douter d'en avoir suffisamment pour regagner la plage et je regarde les trois créatures mâles et femelle en souriant, espérant qu'ils ne vont pas profiter du fait qu'ils m'aident à respirer pour m'attaquer soudainement. Mais non.. Ils discutent tout les trois entre eux, mélangeant les « Viiskuse » et les « Mo-Moyade. » avec animation mais sans paraître se disputer pour autant. De temps en temps, mon starter intervient dans la conversation et j'ose espérer qu'il est en train de leur expliquer le but de notre visite. Je reste planté sur mes deux jambes à ma place durant ce laps de temps, incapable de leur adresser la parole puisque je ne suis pas un pokémon, mais respirant avec soulagement lorsque le père – du moins je le suppose – me regarde sans vraiment de colère bien que j'ai essayé de l'attaquer. Il ne doit pas avoir senti mon attaque, et j'en déduis qu'elle n'a pas réussi.

Il s'avance dans ma direction, me faisant un signe de son bras tentaculaire droit afin que je le suive et il me mène jusqu'à la chambre de laquelle il est sorti. C'est la qu'il a installé son royaume, je le constate en observant les immensités de trésors qui sont amassés dans les lieux, scintillant et brillants, protégés de l'eau par un sort qu'il a peut être jeté du fait de son type spectre ou aquatique puisque rien de ce que je vois dans les alentours ne me paraît abîmé au premier abord. Il me désigne la pièce d'un large mouvement du bras avec une expression bienveillante et amusée sur le visage, son regard austère s'étant envolé soudainement. J'en déduis que je peut prendre un ou plusieurs objets dans la pièce, et Riolu m'encourage en venant me rejoindre avant de se mettre à fouiller parmi les montagnes d'or et de bijoux, probablement trop enthousiasme de pouvoir se servir chez les autres sans qu'on ne lui fasse rien remarquer. J'explore les alentours du regard, un vague sourire sur les lèvres avant de pénétrer dans la pièce et de commencer tout comme mon starter à fouiller les objets, décidé à ne pas en emporter plus de deux ou trois – il ne faut pas exagérer malgré tout. Mes doigts effleurent ainsi des choses que je trouve trop précieuses pour les emporter malgré mon sang royal et que je n'oserais d'ailleurs pas retirer au souvenir de Moyade et de ses enfants. Des diadèmes et des bagues ayant probablement appartenu aux femmes du navire, des diamants arrachés au lustres des pièces de bal, toute sortes de choses magnifiques me passent entre les mains, avant que je ne les repose avec soin à leur place originale, ne sachant pas comment leur dire que rien de ce qui se trouve dans cette pièce ne m'intéresse. Ce que je recherche, ce ne sont pas des choses de luxe mais des pierres évolutives, des objets de combat ou d'autres choses qui pourraient me servir à l'académie. Une grimace nerveuse sur le visage, je me tourne vers Riolu et lui adresse une expression désolée, cherchant à lui faire comprendre que nous devons nous en aller même si je suis persuadé qu'il partirait volontiers avec l'un ou l'autre des bijoux récolté par les pokémons spectres et eaux au fil du temps. Mais je me relève, adresse quelques phrase au Moyade pour lui expliquer que ce que je suis venu extirper aux profondeurs ne se trouve pas dans cette pièce bien que ses trésors soient magnifiques. Il semble comprendre, et se dégage du passage de la porte pour me laisser passer, Riolu grognant mais me suivant malgré tout.

La jeune Viskuse femelle semble passionnée par l'atmosphère que je dégage, et alors que je présente mes au revoir aux trois pokémons, elle décide de me suivre à travers les couloirs. Je ne me préoccupe pas trop d'elle les premiers instants, me satisfaisant malgré tout du fait qu'elle continue à me protéger de l'eau avec son attaque plongée et me permette ainsi de respirer encore sans utiliser le reste de ma bonbonne d'air. Elle s'arrête ensuite face à une autre pièce, me la désignant d'un mouvement du bras et je m'étonne qu'elle cherche à m'aider plutôt qu'a me voler mon énergie vitale.. Peut être que Bandit lui a tapé dans l’œil après tout, même si je ne suis pas sûre qu'elle soit compatible d'une manière reproductive même avec Lucario. J'entre dans la pièce, suivi par les deux pokémons apprivoisé comme sauvage et je me retrouve une fois de plus à trier dans une foule d'objets, plus banaux que les pierres précieuses et les diadèmes que la pièces précédente cette fois. Mon compagnon m'aide, observant chaque recoin de la montagne d'objets à l'aide de la lampe torche, éclairant les endroits assombris et fouillant lui même avec conviction, persuadé probablement qu'il va trouver quelques chose d'extraordinaire tandis que Viskuse émet des piaillements joyeux, caressant le dos et la tête de mon starter avec bienveillance, l'encourageant ainsi dans sa recherche.

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Sujet: Re: Une carcasse au cœur des abysses (solo)   Lun 2 Juin - 21:46
Le membre 'Axel de Mauroy' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Sujet: Re: Une carcasse au cœur des abysses (solo)   Mar 10 Juin - 17:31
RP - La recherche est très intéressante et relativement bien détaillée. Les postes sont de bonnes longueurs. Un intérêt certain est apporté au Riolu, notamment lors du premier RP. Bravo ! o/ Dommage que le lancé de dé foire tout et que tu es seul... :/

Tu obtiens la CT Poing Boost et une broche appartenant au professeur Roseverte.

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Sujet: Re: Une carcasse au cœur des abysses (solo)   Jeu 12 Juin - 23:50





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Je souffle doucement, fasciné à l'idée que je puisse respirer aussi bien en zone aquatique qu'a l'air libre et cela par le simple désir d'un pokémon. Pendant longtemps encore, je fouille entre chaque parcelle des objets, avant de finalement tomber sur quelque chose qui attire mon attention. Une sorte de petit disque attirant mon regard, que je désigne au Viskuse en déclarant que je souhaite le prendre, sans même savoir la capsule technique qui y est contenue. Riolu vient la renifler, puis me regarde et passe sa patte au dessus de sa tête, l'étirant au maximum vers le ciel.. J'en déduis qu'il s'agit d'une capacité qu'il apprends une fois évolué en Lucario, mais je ne suis pas plus avancé que cela. En attendant, il se détourne une nouvelle fois de moi et repart à ses recherche dans un autre coin. Décidé à ne pas emporter un autre objet, je m'assied sur le sol de fer de l'épave, observant mon compagnon et sa nouvelle amie pendant quelques temps encore. Ce n'est que quelques minutes plus tard, en l'entendant pousser un cri tandis qu'il examine un objet petit et long qu'il tient entre ses pattes, que je me relève pour me diriger vers lui avec surprise. Il me tends ce qui ressemble à une broche sans aucun motif, et la retourne pour que je puisse observer une inscription au dos.. Il me faut quelques secondes à déchiffrer les lettres gravées sur la broche en or pour finalement constater qu'il y est inscrit le nom du référent de mon dortoir.. Je regarde les lieux avec surprise, me demandant si d'autres choses appartenant à des professeurs ou à la direction y sont enfouies, mais je décide de remettre la découverte à plus tard. Ma tête tourne, mon sang cogne avec violence sur mes tempes sans que je ne comprenne pourquoi, et avant même d'avoir le temps de me dire qu'il faut laisser les recherches aux autres et que je reviendrais plus tard, c'est le trou noir.

Je ne sais pas combien de temps après je reprends connaissance. Je suis allongé sur le sable, les vêtements et le corps trempé tandis que mon starter pose sur moi un regard inquiet qui devient ensuite soulagé. La lumière me fait papillonner des yeux, et il me faut quelques minutes avant de me réhabituer à elle.. Je relève doucement le torse, m'appuyant sur mes mains tournées du côté des paumes avant de jeter un regard dans les alentours. Le Viskuse femelle est la, nageant à la surface de l'eau et j'en déduis qu'elle a aidé mon starter à me remonter à la surface en utilisant ses pouvoirs spectraux ou non. Je reprends lentement mes esprits pendant quelques minutes avant de me relever et de faire un geste d'au revoir sympathique à la femelle spectre aquatique, prenant congé en même temps que mes affaires et que mes pokémons. Je remet mes vêtements après m'être séché, regagne lentement mon dortoir sans vraiment profiter du paysage, ne souhaitant pas rendre la combinaison de plongée tout de suite – après tout, la journée n'est pas encore terminée et j'aurais le temps de la ramener plus tard. Je soupire en constatant qu'un colis est posé devant ma chambre, mais encore plus quand je constate, en voyant le désordre qui règne dans cette dernière. La coquille est brisée en morceau, et entre plusieurs vêtements, un petit Stalgamin que j'espère être une femelle fouille sans aucune gêne, imitant parfaitement Bandit. Je gémis, pose le colis sur la table et l'ouvre. Une lettre de mes parents s'y trouve, m'apprenant que Père à trouvé un œuf chez un éleveur dont la femelle ne s'occupait pas et que l’œuf, abandonné dans un coin, n'appartient donc pas à une espèce que l'on peut déterminer puisque la mère est inconnue. Il l'a donc acheté mais, ne sachant pas s'il s'agit d'un bon pokémon, mes parents ont préféré me l'envoyer.. Je regarde tour à tour le jeune Stalgamin et mon Riolu, posant un regard blasé sur chacun d'eux.

On dirait bien que c'est reparti pour un tour niveau parentalité. Je soupire. Saisit la sphère de capture de Rhinoféros dans laquelle je l'ai rappelé avant d'entrer, la porte à mes lèvres avec douceur.

« Merci d'avoir gardé les affaires ma belle. La prochaine fois, on ira ailleurs que dans l'eau et tu nous accompagnera si possible. »

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Une carcasse au cœur des abysses (solo)
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