Le Bal des flammes
Hope Spettell
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Sujet: Le Bal des flammes   Sam 2 Aoû - 21:12
J'avais passé ma journée enfermée dans ma chambre. Non, mais gribouiller des visages, déjà, ça passe mal, mais avec un indélébile bien noir en plus, je dis non. Vous me voyez sortir avec des lunettes d'intello et une moustache italienne dessinée en pleine face ? Bah, voyez pourquoi je n'étais pas encore sortie. Le programme de la journée avait été simple. Glandage, et passage à la salle de bains toutes les heures pour tenter d'effacer cette saloperie. Au final, j'avais toujours quelques traces, mais le gros était plus ou moins parti.
Le parquet de la pièce était recouvert d'emballage en tout genre. Des chips aux sandwichs en passant par des boîtes de mikados. Oui, j'avais de l'argent à jeter. Vers les environs de vingt-deux heures du soir, je décrétai enfin que j'étais de nouveau présentable.

Le soleil s'était couché. On voyait encore quelques empreintes de la disparition récente de se dernier. Les lignés oranges parsemaient encore de temps à autre le ciel, qui s'étendait sous la forme d'un dégradé harmonieux. Il se faisait tard. Mais tant pis. J'avais besoin de sortir m'aérer, de me défouler. Ouvrant la fenêtre de ma chambre, je constatai qu'il faisait bon frais. Cependant, en prévision des moustiques, je décidai d'abandonner mon short afin d'enfiler un jean. Saisissant ma jacket au passage ainsi que mon sac, je filai hors de la maisonnette après avoir sauter dans mes baskets.
L'île était peu éclairée. Du moins, dans la partie privatisée. Des lampadaires se dressaient de temps à autre, mais ils étaient plutôt rares au final. Je décidai de me diriger vers la plage.

La lueur de la lune se reflétait sur la surface scintillante que devenait l'océan. La baie était faiblement éclairée, de ce fait. Je me baladai sur la plage quelques minutes, écoutant les craquements du sable sous mes pieds. Je me sentais un peu seule, perdue au milieu de nul part. Seul le son des vagues me tenait compagnie. Alors je décidai de sortir un de mes Pokémons. Je ne mis pas longtemps à me décider pour faire appel à Malware. Je n'avais pas encore passé beaucoup de temps avec ce dernier depuis qu'il m'avait rejointe.
Errant au milieu de ce vaste espace, il observait la mer. Lorsqu'il se tourna vers ma direction, je me plongeai dans l'observation de sa pupille plusieurs secondes. On aurait dit une luciole scintillant dans la nuit. La boule lumineuse voyageait d'une orbite à l'autre. Une pupille pour deux orbites... C'est étrange quand même. Mais tous les Pokémons le sont un peu, en fin de compte, non ? Je finis par sourire à ce dernier qui se retourna. L'air de rien, en l'espace de ces deux trois semaines seulement, il avait déjà grandi, gagné plusieurs centimètres. D'ailleurs, ça me faisait penser que cela faisait également longtemps que je ne m'étais plus mesurée. Il faudra que j'y pense. Par instinct, j'aurais dit que durant ce premier semestre, je devais avoir bien gagné trois-quatre centimètres. Je l'espérais, du moins. Quoiqu'au final, je m'en fous.

Un cri attira mon attention. Il provenait de la jungle. Sûrement un Nosferapti. J'allais me retourner en direction de l'océan quand il retentit à nouveau. Malware avait été attiré par ce son. Il fixait désormais la jungle avec un étrange, particulièrement intense. J'hésitai plusieurs minutes avant de finalement me décider à briser le silence. D'une petite voix qui me sembla étouffée par l'obscurité de la nuit, je lui demandai s'il voulait aller dans la direction d'où venait le cri. Il me jeta un regard avant de commencer à flotter d'une vitesse modérée vers le méli-mélo de végétation. Je le suivis.

Par plusieurs fois, je faillis m'écraser sur le sol. Il faisait particulièrement sombre. Seule la pupille de mon spectre éclairait un faible périmètre autour de lui. Juste pas assez pour que je puisse distinguer où je posais mes pieds. Je n'osais pas sortir mon iPok, par peur de troubler le calme et l'équilibre qui régnaient dans ce sombre univers. Alors je me contentai de suivre le morceau de tissus quelque peu fluorescent qui avançait devant moi. Je me demandais par où il se dirigeait.
Malgré l'éclairage qui se laissait à désirer, je pus néanmoins constater que la faune devenait de plus en plus dense autour de nous. Un craquement sous mes pieds plus sonore que les précédents m'arracha une grimace. Qu'avais-je donc écrasé ? Je n'aurais su le deviner. Mais je n'en avais pas envie en même temps. Sûrement un insecte.
Un courant d'air souffla soudainement, accompagné de battements d'aile. Une de ces chauves-souris. Aucun doute sur ce point-là.

Quelque chose fonça sur mon visage. Elle dégageait d'un confortable fraîcheur. J'osai le toucher des mains. Une liane. Je l'écartai de mon chemin et rattrapai mon Skélénox. Plusieurs lianes pendaient, dans le lieu où nous avions atterri. Si mon fantôme passait aisément à travers, ce ne fut pas mon cas. Et de loin. Je me débrouillais tant bien que mal pour les écarter de mon chemin. Dès que j'en lâchai une, qu'une autre me tombait sur le visage. Et ainsi de suite. Je fus contrainte à enjamber plusieurs racines qui étaient de toute évidence bien plus imposantes que celles qu'on pouvait trouver en bordure. Où avions-nous bien pu arriver ? Au final, ça ne me dérangeait pas plus que ça, d'avoir l'impression de me retrouver dans un parcours en pleine jungle. Je bougeais. Ça me suffisait.
Alors que je tentais d'éloigner une énième liane de ma route, quelque chose recouvra soudainement ma source de lumière qu'était Malware. Une infinité de silhouettes sombres volaient devant moi. Mes cheveux se soulevèrent à cause des courants d'air de la vitesse que ces ombres créaient. J'avais perdu mon Pokémon de vue. Il fallait que je le rattrape. Cependant, les obstacles devant moi me donnaient l'impression que je me ferai découper en morceaux si j'osais avancer encore plus. Je soupirai intérieurement.

Après quelques secondes d'hésitation, je décidai de traverser cette zone en rampant. Je m'allongeai sur le sol. Je sentis la fraîcheur de la terre sous mes mains. Puis je commençai à avancer. Au fait, ce fut rapide. En moins de dix secondes, je réalisai que je me trouvais déjà sur des dalles en pierre. L'irrégularité de ces derniers m'apprit qu'ils étaient plutôt anciens.
Mes cheveux flottaient vers l'avant. Je devinai que le danger se trouvait derrière moi à présent. J'osai me relever puis me dépoussiérai grossièrement. J'eus un mouvement de recul lorsque je remarquai soudainement que je me trouvais face à Malware. La surprise, je fus néanmoins soulagée. Je jetai un regard circulaire autour de moi. Les silhouettes derrière moi avaient disparu. Je haussai un sourcil. J'arrivais à distinguer les arbres de la jungle, désormais.


Je levai la tête. Devant moi se dressait un édifice pour le moins imposant. En pierre que je devinai plutôt claires, malgré l'obscurité de la nuit, ses parois étaient recouvertes de lianes et de lierres ainsi que d'autres végétations en tout genre. Des ombres, y étaient pendues. Nosferapti ? Nosperapto ? Ou Nostenfer ? Cependant, leur forme me donnait l'impression que ce n'était pas le cas.
Des colonnes bordaient le mur à certains endroits. Le bâtiment ressemblait à un temple, en plus petit. Il dégageait d'une aura un peu sinistre, également. Perdu au milieu d'une faune exotique, elle semblait sortir d'une autre époque. La porte qui trônait devant moi laissait filtrer une faible lueur. En bois, elle était cependant décorée d'arabesques en métal et ornée de plusieurs carreaux en verre diamanté. Je grimpai les quelques marches qui me séparait de cette entrée puis poussai les deux grands panneaux, curieuse de découvrir ce que je pourrais bien trouver derrière.

Une odeur de poussière flottait dans l'air. Le sol paraissait de toute évidence avoir perdu son éclat d'autrefois. Une bougie trônait, solitaire, dans un coin, illuminant la pièce. La porte se referma derrière moi, dans un claquement ressemblant à un soupire. Grave, mais légère.
Sur les quatre murs de la salle trônaient plusieurs lampes à la forme majestueuse, mais aux ampoules brisées. Quelques cadres nus y étaient également accrochés. Des anciens miroirs, peut-être. Le sol était parsemé de débris de verre.
Là où les parois étaient à découvert, des inscriptions y étaient gravées. Des toiles d'araignée pendaient un peu partout, mais principalement réunies au plafond.

Des traces de semelles se trouvaient éparpillées par terre, perçant la fine couche de poussière qui s'y était déposée avec le temps. Elles m'annonçaient que je n'étais pas la première à faire la découverte de ces lieux. Peut-être que les quelques archéologues de notre académie y sont déjà venus fouiller un peu. Ou bien déchiffrer le texte qui hantait les murs. J'opterais plutôt pour la deuxième option, étant donné que vu la grandeur de la pièce, ils devaient plutôt se retrouver rapidement limités.
Au centre de la pièce, trônait un bloc en bois. Un mélange entre un bureau et un autel, j'aurais dit.

La bougie au coin de la salle m'intriguait. Quelqu'un l'avait-elle laissé ici ? Mais pourquoi ne s'est-elle toujours pas éteinte, alors ? Un flash me vint soudainement à l'esprit. J'eus une pensée pour le pyromane de la bande. Cela devait sûrement être un Pokémon. Je sortis mon iPok silencieusement, prenant gare à le programmer sous silence, puis je lançai l'analyse. J'avais deviné juste. Il s'agissait d'un Funécire. Je me dirigeai ensuite vers l'espèce de bureau, tout en faisant bien attention à ne commettre aucun bruit perturbateur qui pourrait réveiller la bête qui sommeillait non loin de moi. Malware semblait avoir été captivé par les caractères gravés sur les murs. Je m'appuyai contre le meuble. Ce dernier glissa un peu en arrière, provoquant un grincement qui me fit sursauter. C'est à cet instant que mon Skélénox se décrocha enfin de son inspection. Il me fixa quelque second, puis se plongea dans le bloc de bois. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Aucune idée. Je décidai d'attendre qu'il en ressorte. Durant ce laps de temps, je me plongeai dans une observation plus approfondie de la pièce que composaient les quatre murs autour de moi.

Une fente lézardait le plafond, derrière l'épaisse couche de toiles. Un Mimigale se reposait sur l'une d'elles, d'ailleurs. À force de garder ma tête figée vers le plafond, je commençai à avoir mal au cou. Je me passai une main dans les cheveux puis dirigeai mon regard vers le sol. Par rapport au nombre de cadres qui étaient suspendus, je trouvai qu'il y avait tout de même beaucoup d'éclats de verre. Même trop. Peut-être n'est-ce qu'une illusion. Mes yeux se baladèrent jusqu'à mes pieds. J'observai mes baskets, salies par la boue. J'aurais dû mettre mes rangers, pensais-je à cet instant. Puis mon regard fut soudainement attiré par une autre chose. Sous moi, sous le bureau, dépassait une planche de bois. Une planche de bois qui remplaçait les dalles poussiéreuses qui constituaient le parterre de la salle où je me trouvais. Pourquoi ne l'avais-je pas remarqué plus tôt ? La fatigue, peut-être. Peut-être est-ce à cause de cela que mon spectre ne soit toujours pas revenu vers moi.
Je poussai du pied le meuble, jusqu'à ce que l’entièreté du morceau de bois soit à découvert. Une trappe s'offrit à moi. Je comprenais mieux à présent. Sans hésiter, je l'ouvris et m'enfonçai dedans. Le mécanisme grinça, mais je n'eus aucune difficulté à l'enclencher. Preuve du passage récent de quelqu'un, ou peut-être même plusieurs personnes. J'empruntai l'échelle en métal qui se présenta à moi, et commençai ma descente dans un lieu inconnu.

Malware m'attentait en bas. Je lui souris. J'aurais pu lui dire qu'on allait rentrer, j'étais presque sûre qu'il n'aurait pas rechigné, mais cet endroit avait piquer mon attention. Je me trouvais à présent au bout d'un long couloir. Encore une fois, ce fut la présence de plusieurs Funécires endormis qui aidait à l'éclairage. L'allée était bordée de statues. Toutes semblaient représenter un Pokémon dont j'en avais idée de à quoi ça pouvait ressembler. On aurait dit des chauves-souris mixées à des scorpions. Leur réalisme et leur position les rendaient à la fois fascinantes et effrayantes. On aurait dit qu'ils étaient prêts à me sauter dessus au moindre mouvement. Néanmoins, je continuai ma progression dans ce couloir. Le sol était tapissé, et les murs, peints. Les motifs qui les ornaient donnaient une certaine prestance et richesse à ces lieux.
Je marchai droit devant moi durant bien des minutes, suivant mon Skélénox qui semblait s'être décrété comme étant le chef de l'expédition. D'ailleurs, cela m'étonna que Gummy ne se soit toujours pas manifesté. Sûrement fut-ce dû à la présence de ce nouveau-né qui ne lui accordait pas la moindre attention et l'irritait donc. Plus j'avançai, plus la température semblait se réchauffer, devenir ambiante. Les alentours s'éclairaient également de plus en plus. Enfin, je vis le bout de ce long tunnel.

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Sujet: Re: Le Bal des flammes   Sam 2 Aoû - 21:13

Je débouchai dans une grande salle. Énorme. On aurait dit la pièce de bal d'un château des anciens temps. Le lustre qui pendait au plafond en coupole répandait en même temps une douce chaleur confortable. Je l'observai pendant quelques secondes, sceptique, quand enfin vint le déclic. Un Lugulabre. S'il y avait des Funécires et un Lugulabre, alors je devrais bien également trouver des Mélancolux, non ? Au fait, je ne savais trop quoi penser. D'un côté, si je les réveillais, je me demandais ce qui pourra bien se passer. Mais de l'autre, je conçois qu'ils étaient bien pratiques pour en ce qui concernait l'éclairage.

Des tableaux dont je peinais à comprendre le sens ornaient les murs. Plusieurs commodes se trouvaient contre les parois. Des bancs ressemblant en même temps à des fauteuils en velours rouge étaient déposés par-ci par-là. Un parquet en bois sombre, verni à la perfection, recouvrait le sol. De chaque côté de la pièce, se dressait une imposante porte. Je m'approchai en silence d'un d'elle, et tentai de la pousser, priant qu'elle ne grince pas. Mon souhait se réalisa. Je passai le seuil et me retrouvai dans une salle exiguë. Je tenais la porte derrière moi ouverte afin de pouvoir éclairer cette nouvelle pièce. Elle n'était décorée que d'un énorme tableau ainsi que d'une bergère au bois noir. En face de moi, se dressait une nouvelle porte. Moins pompeux que la première. Je poussai de ma libre un des panneaux dont il était composé, tandis que mon Skélénox passait à travers. Il y a de ces jours où je me dis que c'est bien pratique d'être un fantôme.

Je me retrouvai à nouveau dans un couloir. Une de ses parois était recouverte de tableaux, tous plus scintillants de richesse les uns que les autres. À l'opposé, plusieurs portes s'y trouvaient. Deux trois Mélancolux erraient, éclairant la zone. Je me baladai un peu, sur le sol tapissé. J'aurais presque hésité à me mettre à pied nu afin de pouvoir profiter de cette fourrure sur laquelle je marchais. Je poussai une porte au pif, et passai ma tête dans l'ouverture afin d'y jeter un œil. Certaine que je ne craindrai rien, je pénétrai dans cette nouvelle salle. On aurait dit un salon, si vaste qu'on aurait pu y caser le double d'un troupeau de Tauros. Des fauteuils recouverts de nombreux coussins étaient disposés autour d'une table basse aux pieds dorés. Dans la pièce d'à côté, je découvris la même chose. Si identique que cela paraissait presque effrayant. Seuls leurs tableaux et leurs miroirs qui ornaient leurs parois les différenciaient. Me baladant un peu où bon me semblait, toujours sous la lueur des Mélancolux, je finis par atterrir dans ce qui me paraissait de toute évidence être la salle à manger. Ou une salle de réunion. Devant moi, s'étendait une table longue d'au moins une bonne dizaine de mètres. Son bois somptueux étincelait sous le faible éclairage. Cette richesse commençait doucement à m'étouffer. Il n'y avait pas de fenêtre, et j'avais l'impression de manquer d'air. Seulement, j'avais envie de découvrir chaque pièce de cet endroit qui m'intriguait et m'impressionnait en même temps.

Malware semblait principalement intéresser par les tableaux. Au fil des salles, je finis par arriver dans une chambre à coucher, tellement vaste qu'on aurait pu y caser mon dortoir complet, sûrement.  Un cadre vide était abandonné sur la table de nuit qui à lui seule aurait sûrement valu une fortune. En fouillant dans cette dernière, je découvris quelques pièces d'or. Je les regardai, me demandant ce que j'aurais bien pu en faire, puis finalement, je les remis à leur place. M'installant sur un fauteuil du coin, j'eus l'impression de devenir une princesse rien qu'en l'espace de quelques secondes. Mon fantôme avait disparu en haut du lit à baldaquin. Un lit qui devait être aussi large que long, dont les draps rouges et dorés n'avaient point été dépouillés par le temps. Je me mis en quête de compter les tableaux qui décoraient la pièce. Les comptant un à un, en chuchotant, je finis par m'intéresser aux autres salles également. Je fouillai un peu les tiroirs sur mon chemin, mais il fallait me rendre à l'évidence que tout ce qui s'y trouvait était des objets de tous les jours. Poudriers, miroirs, quelques statuettes, etc. Certes, j'aurais pu les vendre, mais comment aurais-je pu justifier que cela soit en ma possession ? Ce qui m'intéressait plutôt, c'était autre chose. En général, dans un château, il devait bien avoir une salle de trésors, non ? Ou du moins, un coffre-fort. Je fixai un miroir qui semblait en faire tout autant sur moi, intensément. Puis mes mains saisir délicatement son cadre que je soulevais légèrement. Il n'y avait rien derrière, si ce n'était une croix. Sûrement pour fixer l'emplacement de ce dernier, quand la pièce a été aménagée. J'en fis de même avec les autres ornements de la chambre, mais ne découvris rien de particulier.

En voyageant d'une pièce à l'autre, je finis par me retrouver à nouveau dans un couloir. Sa longueur me fit vaguement penser à la largeur de la première salle que j'avais découverte après être descendue ici. Peut-être étais-je en train de la contourner ? Je débouchai dans une chambre uniquement décorée de miroirs ainsi que quelques commodes. Je jetai un coup d’œil dans chaque tiroir qui furent cependant vides. Alors que je commençais à perdre espoir, au fond d'une, je découvris une clé. Une simple clé argentée, mais forgée avec délicatesse. Je la pris avec moi et l'enfonçai au fond de ma poche. J'avais l'impression que je tenais enfin quelque chose de concret.

Malware s'observait dans chaque miroir de la salle. Au point que je me demande presque s'il n'était pas un peu narcissique. Mais en apercevant la lueur dans son regard, qui paraissait plus curieux qu'autre chose, j'abandonnai vite l'idée. Flottant au centre de cette pièce, sons reflet apparaissait dans chaque glace qui ornait les murs. Soudain, il se déplaça et disparut derrière un des murs avant que je ne puisse réagir. Je regardai derrière les miroirs de la paroi qu'il avait traversée quelques secondes plus tôt, mais ce fut la même constatation que tout à l'heure. Des croix. Probablement que ce dernier avait atterri dans une autre salle et m'attendait à présent. Je décidai de passer à la salle d'à côté.

Au bout de plusieurs chambres, sans pour autant avoir retrouvé mon Skélénox, j'arrivai dans une salle de bains. La baignoire teintée de rouge trônant au centre de la salle vaste, mais vide, me rassurait peu et seul un Funécire éclairait cette salle d'eau. Je m'apprêtais à faire demi-tour, quand un détail attira mon attention. Enfin, ma curiosité plutôt. L'eau marchait-elle ? Je tournai le robinet doré de la baignoire, mais rien ne coula. Est-ce les conduits qui ont mal vieilli, ou bien tout simplement le cas depuis le début ? Je sentis soudainement une présence derrière moi. Mon stress monta d'un coup. Je n'osais plus bouger. Je remarquai au bout de quelques secondes seulement que la salle s'était éclairée. Tournant doucement la tête, je constatai que ce n'était qu'un Mélancolux qui passait par-là, ne semblant point perturbé par ma petite personne. La lampe flottante traversa  la pièce, indifférent, puis disparut derrière une autre entrée. J'hésitai à la suivre. Je jetai un regard à nouveau vers la baignoire qui se trouvait devant moi et manqua de m'arracha une crise cardiaque en me retrouvant soudainement nez à nez à Malware. Bon sang, d'où sortait-il, celui-là ? Après une seconde de réflexion, je m'accroupis afin de jeter un regard sous le meuble. Aucun tuyau. Peu de personnes utilisent une baignoire comme une décoration, non ?

En réalité, j'étais peu rassurée. J'avais l'impression qu'à n'importe quel moment, je pourrai me retrouver soudainement encerclée par des Pokémons peu sympathiques. Mais sûrement n'était-ce qu'une impression. Cela devait bien faire une heure que je me trouvais dans ces lieux, et je n'avais toujours pas croisé une quelconque personne, et c'était tant mieux.
Contournant la baignoire, je remarquai soudainement un creux sur une de ses parois en marbre. Je sortis la clé. Après tout, qui ne tente rien, n'a rien. J'enfonçai l'objet dans le trou. À ma grande surprise, elle était tout à fait adaptée. En la tournant, j'entendis un déclic. Et ? Maintenant, que devais-je donc faire ? Que s'était-il passé ?
Malware s'était déplacé. Il tournait au-dessus du robinet. Je le regardai avec incompréhension.

Je soupirai après plusieurs minutes d'attente. Finalement, je m'assis sur le rebord de l'unique meuble de la pièce. Puis pris appui sur le robinet. Celui-ci s'abaissa, manquant de me faire tomber. Un second clic. Et j'observai avec stupeur une partie du fond de la baignoire disparaître. Euh... What ? J'observai mon spectre sans rien comprendre. Ce dernier était en train de former une boule lumineuse, jaunâtre. Je reconnus Onde Folie, comme l'utilisait si souvent Gum'. Il balança l'attaque sur la parcelle de sol visible à travers la baignoire. Aussitôt, je vis un rond se dessiner. Sceptique, je tendis ma main vers le cercle. On aurait dit un espèce d'autocollant particulièrement épais. Je n'eus aucun mal à le décoller, cependant. Sûrement grâce à la chaleur dégagée par la capacité qu'avait déployée mon Skélénox. Un passage s'y trouvait dessous. Je descendis l'échelle qui se présentait à moi après avoir enjambé le rebord de la baignoire.

Il faisait sombre. Je demandai à Malware d'effectuer Feu Follet. Rapidement, il s'entoura de plusieurs flammes bleutées, éclairant les alentours. Je terminai de descendre l'échelle et observai ce que j'avais autour de moi. Un couloir, plutôt court et plus étroit par rapport à ceux que j'avais pu expérimenter ici. Sombre et humide, les parois étaient faites en pierre grise. Par terre, il y avait un mélange de boue et de dalles absolument charmant – ou pas –. Au plafond pendaient à nouveau des chauves-souris. J'hésitai longuement avant de tenter de les scanner avec mon iPok.

Des Scorplanes, m'indiqua mon appareil électronique. Peut-être était-ce aussi ce que j'avais pu rencontrer à l'entrée du bâtiment ? Ils me paraissaient plus petits, ceci dit. Je parcourus le couloir silencieusement, avant de remonter de l'autre côté à nouveau par une échelle. La trappe qui se trouvait au-dessus de ma tête était retenue par un loquet que j'ouvris en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Malware qui me servait d'éclaireur remonta. Je le suivis rapidement.

Je me trouvais dans une salle ressemblant à une chambre, mais bien plus petite que ceux que j'avais pu voir. À vrai dire, il me faisait plutôt penser à un cachot qu'autre chose. Un lit à une place se trouvait à ma droite. Un lustre cassé pendait sur ma tête, et seul un miroir brisé ornait les qui étaient peints en rouge sang. Hors de cela, se trouvait une armoire. Je l'ouvris doucement, craignant ce que je pouvais découvrir.
J'y découvris une courte robe rouge à l'intérieur. Elle me paraissait presque un peu trop courte, me faisant hausser un sourcil. À qui appartenait donc une salle comme cela ? Je ne voulais pas vraiment le savoir, et il le valait mieux. Sous le seul vêtement qu'abritait le meuble, était posé un coffre. En bois, et aux montures en métal. Il paraissait si banal par rapport à la décoration des lieux que cela me choqua presque. Fermée par une serrure, je ne parvins cependant pas à l'ouvrir. Il me fallait une clé. Mais où pourrais-je bien la trouver ?

Malware flotta plus en hauteur, éclairant l'étagère supérieure du meuble. Il y avait donc quelque chose là-haut ? Mais ma taille, oblige, je ne pouvais rien voir. Aucun tabouret dans la pièce, et ce fantôme-là ne pouvait m'aider. Bon, la question suivante était, fais-je appel à Gummy ou à Torë ? Le premier va sûrement bouder, alors je choisis la seconde option. Je fouillai dans mon sac et en sortis une Pokéball. Le Yanma s'en libéra. Je demandai à ce dernier de me descendre tout ce qu'il y avait sur l'étagère. Les objets ne tardèrent pas à tomber, accompagnés d'un nuage de poussière. Une photographie devenue illisible par le temps, un minuscule haut-de-forme noir décoré d'un délicat ruban rouge et un sachet en velours. Je remerciai la libellule avant de m'emparer de la dernière chose tombée. Alors que je m'attendais à une clé, j'eus droit à un morceau de fil de fer. Je haussai les sourcils. Tant pis, il allait falloir que je me débrouille avec. Et c'était largement dans mes compétences. Je m'emparai du petit coffre et déroulai le fil métallique dont je pliai le bout, avant de l'enfoncer dans la serrure. Le déclic ne vint pas. Je ressortis le fil afin de le modeler dans une autre forme. Au bout de deux minutes de recherche, enfin, un clic résonna.



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Potiron
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Sujet: Re: Le Bal des flammes   Sam 2 Aoû - 21:13
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Sujet: Re: Le Bal des flammes   Mar 5 Aoû - 11:39
RP : On est totalement transporté dans tes écrits. De plus, la musique colle parfaitement au texte, un petit plus. Je reprocherai peut-être que certaines phrases soient trop courtes, pouvant en rassembler certaines avec des virgules. Ça coupe dans l'élan mais cela donne un certain rythme auquel il faut s’habituer. D'une certaine manière, ça retient en haleine. La longueur des postes est raisonnable. Et les descriptions sont formidables et si nombreuses ! Bravo. Néanmoins, il est dommage que le Skelenox ne possède pas de point de recherche...

Tu obtiens la CT Rayon Charge et un médaillon. (appartenant certainement à l'ancien propriétaire des lieux. Quelque chose y est gravé. Ne procure aucun bonus. Possède juste une utilité inRP)
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Sujet: Re: Le Bal des flammes   Ven 15 Aoû - 12:00
Le couvercle s'ouvrit dans un grincement lugubre. À l'intérieur du coffre, reposait un doux morceau de soie rouge, scintillant. Je l'écartai. Un objet solide était enveloppé dans ce soyeux tissus. Je haussai un sourcil. En même temps, vu la taille du contenant, je ne devais pas m'attendre à grand chose. Un reflet doré. Finalement, je découvris un simple médaillon en or, accroché à un ruban vert sapin. Je ne pus m'empêcher d'étouffer un rire, à la vue de cette couleur. J'avais l'impression que cela faisait une éternité que je n'étais plus entrée en contact avec une telle couleur. Les lieux n'étaient fait presque que de rouge, noir, doré et beige. Quoiqu'il devait avoir eu des touches de blanc également, de temps à autre.

Le bijou était plutôt lourd. Serait-ce du vrai or ? Dans ce cas, je pourrai sûrement le vendre. Je soupirai à cette pensée. Tout ça pour ça. Au moins, ma trouvaille avait plutôt été bien conservé. Comme le reste des pièces – hormis celle dans laquelle je me trouvais, bien que j'hésite à dire qu'elle a sûrement toujours été comme cela – en somme. Dans ce cas, autant vendre le domaine. Comme si c'était dans mes cordes.
En frôlant la surface lisse et plate de la pièce ronde et étincelante, je réalisai soudainement que le verso de ce dernier n'était pas aussi lisse que je venais de le décrire. Je retournai le médaillon. À l'arrière, un curieux symbole y était gravé. À première vu, cela me sembla être de simples arabesques. Cependant, après quelques secondes d'observation, je déchiffrai deux lettres. M.J. La boucle du second caractère avait été réalisée de manière si imposante qu'elle semblait barrer son prédécesseur. Était-ce les initiales de son propriétaires ? Ou avait-ce une autre signification ? En tout cas, la personne l'ayant créé était bien minutieuse. Ou alors avait été bien payé pour l'être.
L'intérieur des lettres contenait des rayures diagonales donnant l'impression qu'elles avaient été tracés avec une corde.

Un bruit sourd résonna soudainement, me faisant sursauter. Je serrai le bijou contre moi, ne sachant que faire. Puis je réalisai que ce n'était que Malware qui avait renversé le coffret pour une raison obscure. Le morceau de tissus avait roulé sur le sol, s'étalant tel une flaque de sang macabre. Je me mordis la lèvre inférieure pour calmer mes battements de cœur qui semblaient avoir accéléré en l'espace d'un instant. Je finis par réussir à chuchoter quelques mots à l'intention du spectre.

« Bon sang, soit plus délicat. Tu m'as foutu une de ces frousses... »
Le concerné ne me daigna qu'un regard. Je levai les yeux au plafond. Bon sang, qu'il pouvait être snob quand il le souhaitait... J'allais retourner à mes affaires quand un second son résonna. Un crissement. Un objet plus léger que le précédent était tombé au sol. En grommelant, je portai une main à ma tête que je relevai de nouveau. J'ouvris grand les yeux quand je remarquai une petite disquette au sol. Une capsule de technique ?! Que faisait-elle là ? Je ne tardai pas à deviner qu'elle se trouvait au fond du coffre que j'avais découvert. J'étais sûrement passée à côté, en étant trop absorbée par le médaillon. Je glissai un regard au Skélénox avant de pousser un soupire. Ok, il avait gagné.
Je sortis mon iPok et insérai le disque à l'intérieur de cet appareil. Rayon chargé, m'indiqua l'écran. Un rictus se dessinai sur mes lèvres. Peut-être bien que cette capacité pourra m'être utile et très intéressante. Pourquoi sa capsule se trouvait dans cette salle était une autre question. Tout comme le bijou d'ailleurs. En parlant de ce dernier... Je lui jetai un dernier regard avant de le fourrer dans une des poches de mon short. Je le vendrai au pire des cas, puis basta. Il était inutile de plus me creuser la tête.

Mon regard se posa sur le lit au coin de la pièce.  Un malaise me prit soudain. J'imaginai celle qui logeait ici. Dans une salle si humide et mal famée, malgré les meubles qui devait plutôt se révéler coûteux. À moins que l'agencement installé là ne soit déjà dans ce état avant d'y être aménagé. Je grimaçai. Quoiqu'il en soit, la locataire ne devait pas être extrêmement bien traitée, rien qu'à la vue de l'état de la chambre. Et puis, un passage souterrain dont l'entrée se trouvait dans une fausse salle de bain, il fallait le faire quand même. Je frissonnai en pensant au pourquoi du comment l'occupante des lieux vivait ici. Une multitude de possibilité me vint à l'esprit rien qu'en quelques secondes. Je regardai le matelas surmonté d'un drap en velours, roulé en boule. Si ça se trouve, un cadavre se trouvait en-dessous. Sûrement me faisais-je des idées, mais sur le moment, cela me parut plausible, aussi improbable que cela puisse être. J'avais besoin de sortir de la pièce. L'air contenu dans cet espace exigu délimité par ces quatre murs ne me suffisait plus. Je murmurai à mes Pokémon qu'on partait. Seulement, le spectre ne semblait pas être d'accord. Je lui jetai un sourire forcé, tentant de l'amadouer. Ce dernier ne bougea pas d'un pouce. Mon regard se posa sur mon iPok. Je parcourus rapidement l'appareil pour arriver dans l'espace gérant les CT. Rayon Chargé. Sélectionner. Apprendre à un Pokémon. Et scannons. Voilà, c'était fait. Satisfait, le fantôme ? Oui. Bon, on file. Sur ce, je pus finalement retourner dans les salles plus lumineuses et propres de l'endroit, non sans à nouveau passer sous une horde de Scorplanes endormis. Du moins, qui me le semblaient être.

Le ruban vert du bijou que j'avais récupéré pendait de ma poche. Je me plongeai dans une réflexion, assise sur le rebord de la baignoire par laquelle j'étais ressortie. Était-ce une bonne chose que je la prenne ? Soudainement, les Mélancolux arpentant l'habitat me semblèrent devenir plutôt des éclaireurs, des gardiens, observant les gens pénétrant dans la demeure. Je jetai un regard autour de moi. Je fis rentrer Torë dans sa Pokéball. L'état semi-hystérique dans laquelle je me trouvais ne semblait pas vraiment le rassurer. Il essayait désespérément de me calmer, mais il fallait dire qu'il avait tendance à m'irriter plus qu'autre chose. Je ramenai mes cheveux en arrière d'un geste de main.

Mes pas résonnait sur le sol en marbre. Je fus soulagée quand ces derniers se retrouvèrent étouffer au contact des tapis. Passant d'un salle à l'autre sans m'arrêter, je tentais de me retrouver dans ce labyrinthe afin de pouvoir y ressortir. Je ne faisais plus vraiment attention à ce qui m'entourait. J'hésitai quelques fois à me stopper afin de vérifier si les Pokémons en forme de bougies ou de lustres que je croisais sans cesse dormaient vraiment, mais j'abandonnai rapidement cette idée.
J'errai plusieurs minutes, traversant les couloirs et les pièces. Peut-être suis-je passé deux fois, voir trois, dans une même, mais à cet instant, je ne réalisais plus vraiment tout cela.
Je poussai un soupire frustrée en traversant le seuil d'une énième porte. Je me mordis les lèvres quand j'en aperçus une nouvelle se dresser devant moi, à peine la précédente franchie. Puis restai bouche bée quand je remarquai que j'étais enfin retournée dans la salle de réception.

Le Lugulabre flottait toujours au plafond. Je lâchai un rire nerveux. Tout ça pour quoi, au final ? Je m'apprêtai à retourner dans le long couloir afin de me diriger vers la sortie, quand un cri m'interrompit. Je me retournai dans un sursaut. Le lustre était réveillé. Je le regardai me fixer. Que me voulait-il ? Je regardai mes pieds après avoir soutenu son regard quelques secondes seulement. Mon attention se posa sur ma poche d'où dépassait le ruban du médaillon. Je sortis le bijou et le tendis au Pokémon. Il ne le reprit pas, même s'il sembla satisfait, à ma grande surprise. Je voulus m'en aller, mais Malware me retint. Je haussai un sourcil.
Un grincement. Je tournai ma tête. Une porte s'était ouverte, laissant passer un Mélancolux. Derrière lui flottait ce qui me sembla être la maquette d'un manège, dans le genre d'une boîte à musique en plus grand. Je n'avais cependant rien vu de telle en explorant les pièces. Peut-être ne les avais-je pas toutes découvertes ? Cela m’étonnerait un peu étant donné du temps que j'y avais passé. Probablement étions-nous déjà passé au lendemain. J'avoue ne pas y avoir prêté attention, tout à l'heure, en consultant mon iPok.



Le manège fut finalement posé au sol avec fracas. Il devait faire la taille d'un tapis de douche rond – vous m'excuserez de la comparaison peu flatteuse – et avoir au moins trente bons centimètres de hauteur. Je restai plantée devant pendant plusieurs minutes, à observer la délicatesse avec laquelle les figurines et les carrosses avaient été peints et taillés. Comme le reste de l'installation, en somme. Contrairement à ce genre de maquette normale, ce n'était pas des Ponytas ou Galopas qui s'y trouvaient, mais des Scorplanes ainsi qu'une autre race de Pokémon y ressemblant qui remplissaient la plateforme. On aurait dit les statues se trouvant dans le premier couloir, celui nous dirigeant vers la salle de bal où je me trouvais.
Des poutres autour desquelles s'enroulaient des semblants de fils dorés. Un toit se terminant en pointe, décoré de nombreuses pierres de couleurs dans les même tons que celles dont se revêtaient les lieux, disposées en cercle tout autour. Il en manquait une dans la rangée où se rangeait des pièces dorés. Le médaillon que j'avais trouvé. Je le fixai quelques instants. La grandeur semblait correspondre. Je décrochai le ruban, puis regardant la pièce doré, je la déposai finalement sur le toit du manège. Il rentra dans la décoration comme s'il y avait toujours été. Je me retins de rire quand je regardai de nouveau le Lugulabre. Entre lui et la Fragilady de l'autre île dont j'avais déjà oublié le nom, décidément, je rencontrais des cas.

Le manège était comme neuf. Je passai ma main par-dessus. Il n'y avait même pas une trace de poussière. Une bandelette sombre me tandis soudainement une clé sous mon nez. J'eus un mouvement de recul. Ce n'était que l'imposant lustre qui était un Pokémon.
La clé qu'il me tendait était dorée. Elle ressemblait un peu à celle qu'on utilisait afin de faire fonctionner les souris mécaniques par exemple, ou autre robot du genre. Je fis le tour de la maquette, peinant à comprendre. Finalement, d'un côté, sur la base, je trouvai un trou. J'enfonçai le nouvel outil en ma possession à l'intérieur et le fit tourner. Plusieurs tours. Une douce mélodie emplit la pièce. Le manège se mit en marche.
Si la rotation était douce et régulière, ce ne fut pas le cas des figurines qui me semblèrent bouger dans une danse un peu effrayante, aux mouvements quelques peu saccadés. Mais il fallait avouer que c'était bien fait. Je préférai me concentrer sur la musique pour le coup. Je levai la tête vers le Lugulabre. Il semblait s'être plongé dans un sommeil profond. Ou bien faisait-il semblant ? Je préférai ne pas le déranger. Quelques Mélancolux avaient fait leur apparition dans la salle entre temps, se balançant presque imperceptiblement au gré de la valse que diffusait le manège en même temps qu'il tournoyait. La salle de bal semblait être en train de revivre. La pièce s'illuminait, bougeait. J'eus l'impression d'entendre les pas de danse résonner sur le sol, les robes flotter au fil des pirouettes.
Cependant, je ne me sentais pas à ma place. Je me sentais comme un clochard dans une réception de bourgeois, une tache imberbe au milieu d'un élégant tableau délicat. Alors je décidai de ne pas rester là plus longtemps. Laissant la mélodie et les lumières dansantes derrière moi, j'empruntai de nouveau le couloir avec laquelle j'avais débarqué dans les lieux, un Skélénox derrière moi.
Un bâillement. Vu l'heure, sûrement devais-je être un peu fatiguée également.

Spoiler:
 

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Le Bal des flammes
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