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Les chiens ont des maîtres et les chats des serviteurs.
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MessageSujet: Les chiens ont des maîtres et les chats des serviteurs.   Sam 18 Oct - 15:29

Aileen serrait tout doucement son Absol dans ses bras, et ce dernier ronronnait avec force, le museau caché dans sa chevelure. En plissant les yeux, elle reconnut vaguement une chambre blanche. Elle devait être à l’hôpital, certainement. Oula, elle n’en avait aucun souvenir, comment était-elle arrivée ici ? Depuis combien de temps était-elle ici, d’ailleurs ? Fermant les yeux, elle se rappela. La mission confiée par Rivardi, Loan, leurs petits jeux stupides mais amusants, la conférence de presse, l’attaque. Elle s’était jetée au sol pour sauver son Furaiglon, et alors que l’attaque électrique de l’Ohmassacre allait toucher la flaque dans laquelle elle se trouvait, elle avait lancé l’oiseau vers son dresseur avant de tomber les deux mains dans l’eau, immergée jusqu’aux poignets. Ses chaussures militaires auraient du la protéger, pourtant … A moins qu’elles n’aient pas touché le sol pendant quelques centièmes de secondes ? Possible. L’important, c’est qu’elle était en vie. En miettes, mais en vie. Elle avait du être transportée à l’hôpital juste après ça. Pauvre Loan, l’état dans lequel il devait être … Loan !

« Sphaxou … Loan … Il est venu ? »

L’Absol jappa doucement au creux de son oreille. Oui, Loan était venu, chaque jour, de l’ouverture à la fermeture, il lui prenait la main et attendait son réveil en silence. D’autres étaient venus. Des Pyroli, et Orren, aussi, même s’il avait mis du temps à le reconnaître. Pourquoi ? Orren, avec sa tignasse brune désordonnée, on le reconnaît de loin pourtant. Aileen resserra un peu plus les bras sur son starter, qui acceptait sans mal son rôle de grosse peluche vivante. Elle dut s’endormir, car quand elle rouvrit les yeux, ce fut pour rencontrer le regard inquiet de Loan, qui sembla s’éclairer d’un coup en la voyant bouger. Hésitante, elle tendit la main pour lui caresser doucement la joue, s’étonnant de la sentir humide. Un gentleman ne pleure pas, qu’il disait. Bah voyons.

« Oh, un ange … »

Les bras de Loan se refermèrent sur elle, et il la serra avec douceur, quoiqu’avec une certaine fermeté, comme s’il avait peur qu’elle s’en aille à nouveau. Avec surprise, elle sentit quelque chose de mouillé couler le long de sa joue. Mais ce n’était pas elle qui pleurait. Quoi, ce n’était tout de même pas lui ?

« Ne me refais plus jamais ça. Plus. Jamais. Ca. »

La Pyroli sentit ses yeux s’humidifier doucement, et elle serra malhabilement ses bras autour du cou du rouquin, qui pour une fois avait laissé tomber ses costumes pour venir normalement. Elle était tellement fatiguée qu’elle n’avait même pas la force de le taquiner en lui embrassant l’oreille, alors qu’elle aurait pu vu qu’elle était juste à côté. Après qu’il l’eut lâchée et aidée à se remettre à son aise, ils parlèrent, et Loan lui expliqua tout. Trois jours à l’hosto, elle était visiblement bien partie pour rester plus longtemps ici avant de repartir à l’école où elle resterait à l’infirmerie. Quel ennui … Trois jours d’inconscience, vraiment ? C’est dingue … Le soir venu, Loan fut obligé de s’en aller, mais il lui promit de revenir demain. Avec du thé. Hmmm miam, du thé. Il tint parole, et revint pendant les quatre jours où elle resta ici. Le cinquième jour, ce fut Riven Rivardi qui se présenta devant elle, et Sphax gronda d’un air agressif. C’était quand même un peu de la faute de cette enflure si sa dresseuse était couchée là. Quelle idée de confier une mission pareille à des gamins, sans les mettre en compagnie d’un adulte plus expérimenté ! Aileen ne dit rien, se contentant de soutenir son regard, presque insultante. L’envie de lui en coller une était très forte, mais elle n’était pas trop en forme pour le faire. Les papiers signés, elle fut embarquée dans une ambulance et ramenée à l’école, Sphax n’ayant pas trop à batailler pour monter à l’arrière avec elle. Visiblement, il avait été poli et courtois avec les infirmières, se poussant quand il gênait, sortant quand il le fallait. Elle lui gratouilla la tête, fière de lui. Le trajet fut long. Et incroyablement douloureux. Elle serrait les dents, ressentant chaque bosse, chaque aspérité de la route, ayant l’impression que ses os allaient se briser sous la douleur. Heureusement, le chemin n’était pas long jusqu’à l’école, et elle fut transportée en civière jusqu’à l’infirmerie. Il n’y avait personne dans les couloirs, heureusement pour son amour-propre, et à l’infirmerie, il n’y eut qu’une fille qui ouvrit un œil endormi pour la regarder avec curiosité. Aileen, qui avait l’impression que son corps était une boule d’électricité prête à exploser, referma les yeux en serrant les dents avec assez de force pour les fendiller.

________________


Un petit cliquetis de griffes se fit entendre sur le carrelage de l’infirmerie, faisant ouvrir un œil à Sphax, toujours aux côtés de sa dresseuse. Il le referma en se rendant compte que c’était le Psystigri borgne de l’autre fille à l’infirmerie, Cleve quelque chose, qui avait bondi de son lit pour s’approcher de celui de sa dresseuse à lui. Il s’était frotté à elle quelques minutes pour avoir des câlins, et constatant que rien ne venait, il changeait de personne pour obtenir ce qu’il voulait. Amusé, Sphax le vit se tasser au sol et bondir sur le lit d’Aileen, qui remua dans son sommeil. Le chaton se frotta à sa main, puis à son visage, ce qui réveilla la Pyroli, qui ouvrit les yeux en se demandant ce qu’il se passait. Elle se retrouva nez à truffe avec un Psystigri trop affectueux, son unique œil vert la regardant profondément, l’autre … Brrr. Le bandeau de pirate du chaton s’était légèrement décalé, lui offrant une vision d’horreur. Cependant, le regard de la brune ne s’accrocha pas à l’orbite vide, restant concentrée sur l’autre, bien présente, qui attendait quelque chose.

« Oh … Quel adorable petit chatonpirate. Je crois que je vais te kidnapper et demander une rançon. »

Se redressant un peu, Aileen attrapa le chaton sous les pattes avant pour lui coller un bisou sur le crâne, et lui remit son bandeau de pirate bien en place pour cacher la triste vue de cette orbite vide. Puis, accédant à la requête du Psystigri, elle lui caressa la tête, faisant naître des ronronnements de bonheur chez le petit animal. Elle ne s’arrêta qu’en voyant son Absol lever brusquement la tête, tournant son regard vers les deux œufs posés sur la table de chevet à côté d’elle. L’un d’eux s’illuminait doucement. Délaissant le chaton intrigué, elle attrapa l’œuf brillant pour le poser sur ses genoux, attendant impatiemment que l’éclosion se fasse. Encore un peu … La coquille disparut sous ses doigts, et un petit Stalgamin tomba sur son lit, se prenant les pieds dans la couette avant de tomber dans ses bras. Levant son nouveau petit Pokémon, elle le serra doucement dans ses bras avant de lui embrasser tout doucement le sommet du crâne, ce qui fit piailler le petit nouveau. Ou plutôt, la petite nouvelle. Elle réfléchirait à son nom plus tard. Pour le moment, il fallait qu’elle rassure l’autre fille, qui s’était réveillée, et qui semblait chercher son Pokémon Psy avec inquiétude. Le chaton se colla contre elle en ronronnant avec force, attirant l’attention de la dresseuse. Aileen lui caressa la tête en riant.

« Ah, tant pis pour le kidnapping, je crois qu’elle nous a vus, puis je n’irai pas très loin dans mon état. Allez file avant qu’elle ne s’impatiente, vilain petit corsaire. »

Le Psystigri ronronna et bondit de son lit pour retourner tranquillement vers sa dresseuse. Aileen se tourna vers la Stalgamin qui bâillait toujours autant, et prit la baie que lui tendait Sphax pour la donner à la nouvelle venue, qui l’accepta en couinant doucement. Alors que la Stalgamin se couchait sur les jambes de sa dresseuse en s’enroulant dans la couette, Aileen leva les yeux vers l’autre fille qui lui lançait des regards curieux.

« Salut … Aileen, la préfète des Pyroli. J’ai été électrocutée, ça fait pas que du bien. Et toi ? »

info modération:
 

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MessageSujet: Re: Les chiens ont des maîtres et les chats des serviteurs.   Mer 22 Oct - 16:11

Ses rêves étaient emplis de parasites qui venaient les transformer doucement en cauchemars. Ça commençait tout le temps pareil : elle était dans sa jolie robe noire à bretelles de perles argentées, et elle virevoltait sur une piste de danse en compagnie d’Amaoka. Le garçon la regardait en souriant, posant ses yeux hétérochromatiques remplis d’affection sur elle. Elle n’aurait su dire quel sentiment précis elle ressentait lorsqu’elle décelait tant de tendresse dans le regard de son ami, mais elle était comme enveloppée dans des ailes d’Altaria. Rougissant, elle baissait alors les yeux pour surveiller la course de ses pieds chaussés de talons. Stupidement, elle essayait d’écraser les chaussures de son cavalier en pouffant de rire, jusqu’à ce que la musique s’arrête brusquement. Elle levait alors les yeux vers Amaoka pour lui demander ce qui s’était passé, et elle voyait que la tête du Voltali était tournée ; lui aussi cherchait la source de ce désagrément. Frustrée de ne pas pouvoir danser plus, elle sentait la main d’Amaoka lâcher doucement la sienne. « Ama ? » s’entendait-elle prononcer, comme si les mots ne venaient pas d’elle. Répondant à son appel, le roux basculait alors lentement la tête vers elle, et Cleve sursautait d’effroi ; car à la place de l’œil doré du Roi, elle ne voyait plus qu’une orbite vide.

Elle ouvrit les yeux lorsqu’elle sentit qu’elle basculait dans le vide, et elle se redressa violemment. Ce brusque sursaut lui fit lâcher un gémissement de douleur lorsque tous ses membres ressentirent la secousse, et elle plaqua sa main sur son front. Les lumières dansaient devant ses yeux, tâches blanches éclatantes peintes de fragments d’obscurité. Doucement, elle releva la tête et vit un rideau blanc autour d’elle. Ah… Elle était à l’infirmerie, elle s’en rappelait à présent. Bien loin de cette salle de réception qui devait se situer à des kilomètres de là. Bien loin de la soirée de rêve qui avait tourné au cauchemar. Elle soupira.
Cela faisait déjà plusieurs jours qu’elle était revenue à l’académie et qu’elle reprenait des forces dans les appartements de l’infirmière Needle. Si elle était capable de marcher, de bouger, et de bricoler ses Pokéballs sans peine, elle n’avait cependant toujours pas repris les cours. L’horrible pansement qui cachait ses points de suture était encore en place, et elle passa son index sur sa joue en appuyant doucement ; la douleur était toujours présente. Serait-elle défigurée à vie ? Après son Psystigri qui ressemblait à un pirate, elle, allait avoir des allures de zombie. Quelle fine équipe ils faisaient…

Bâillant à s’en décocher la mâchoire, elle piocha un chocolat dans les nombreuses boîtes qu’on lui avait offertes. Ce n’était pas forcément recommandé de mâcher quelque chose lorsqu’on avait la joue en si piteux état, mais elle se contentait de les laisser fondre sur sa langue. Et puis de toute façon, l’infirmière Needle pouvait bien donner tous les conseils qu’elle voulait en matière de guérison à ses élèves, lorsqu’on utilisait un Ferrothorn pour leur administrer les soins, on pouvait se la boucler. Cleve se souvenait du mémorable suppositoire qu’on avait voulu lui enfoncer de force dans le… enfin voilà, et qui avait déclenché une sacré pagaille dans l’infirmerie. Enfin quoi ! C’était déjà gênant quand une infirmière vous le faisait, mais si en plus, c’était un Pokémon acier couvert de pointes inquiétantes… Sorry guys, I’m out. Excédée, l’infirmière avait fini par opter pour la voie orale. Oui ben fallait y penser avant que Pep’ ne se mette à vouloir défendre l’intimité de sa dresseuse sa petite humaine et qu’il ne jette des Eclats Glace sur tout ce qui bougeait –oui, oui, même toi le petit faux malade venu te reposer tranquillement en prétextant un mal de tête pour sécher les cours-. Enfin bref. La vie de Cleve Carter à l’infirmerie était tout aussi mouvementée que quand elle n’y était pas. Mais les gens, la compagnie, et même les cours commençaient à lui manquer sévèrement. Aha. Elle ne s’attendait vraiment pas à penser ça un jour. Fallait croire que le Métalosse l’avait cognée sur la tête un peu plus fort qu’elle ne l’aurait pensé.

S’allongeant sur son lit, elle souleva sa couverture où Curl dormait profondément. Blotti contre elle, il disparaissait totalement sous la couette de plumes, et il ronronnait dans son sommeil en agitant par moment une de ses pattes arrière. La rousse le couva du regard et lui caressa doucement les oreilles pour le rassurer. Faisait-il des cauchemars comme elle ? Sûrement. Déposant un doux baiser sur la tête de son Psystigri, elle se laissa tomber sur ses oreillers et se rendormit presque aussitôt.

***

L’œil vert unique du chaton s’ouvrit tout rond. Tout était noir autour de lui, mais il ne s’en étonnait pas ; depuis que son autre œil avait disparu sous ce cache bizarre que sa Cleve lui avait mis, il ne voyait plus aussi bien qu’avant. Cleve. Cleve ! Où était-elle ?! Il se redressa brusquement sur ses quatre pattes et chercha autour de lui en miaulant doucement. « Miiiii… » appela-t-il piteusement, avant de se rendre compte que cette chaleur tout près de lui ne pouvait être que celle de Cleve. S’asseyant sur ses pattes arrière, il fit tomber la couverture et se retrouva sous la lumière vive et agressive de la Chambre Blanche. Son œil vert cligna. La Chambre Blanche. Depuis qu’ils étaient partis en Mission la dernière fois, il ne l’avait plus quittée. Il avait l’impression qu’à chaque fois qu’il ouvrait les yeux –pardon, l’œil-, il ne voyait que cette salle toute blanche avec cette odeur bizarre. Avec peut-être des différences quelques fois. Il lui semblait qu’au départ, quand on l’avait mis sur un petit lit métallique et que tous ces gros Pokémon roses inconnus tournaient autour de lui, ce n’était pas pareil que maintenant. Au moins à présent, il n’entendait plus ces « bip bip » agaçants qui lui faisaient mal aux oreilles. Et puis il n’était plus seul ; il avait Cleve, Pep’, et parfois Lem qui venait se serrer contre lui en lui souriant bêtement. Ah, Cleve… Se redressant, il marcha doucement vers elle et se frotta contre sa joue. Contrairement à d’habitude, celle-ci avait une texture un peu spongieuse, et sa couleur était plus blanche. Comme si on avait mis un carré blanc sur la joue de sa Cleve. Il n’aimait pas ça. Mais il aimait bien Cleve, et il aimait bien frotter sa joue contre la sienne. Cependant, la rousse restait profondément endormie. « Miii ? » appela-t-il de nouveau, en se frottant contre son épaule. Aucune réaction. Peppéroni leva ses grands yeux bleutés vers lui et il esquissa un petit sourire. Cleve ne se réveillait pas ? Il fallait qu’il fasse plus d’efforts ! Passant sa tête sous la main bandée de la jeune fille, il bougea de gauche à droite pour qu’elle le caresse. Mais la main retomba mollement sur le côté, et le petit Psystigri la regarda tristement.

Il avait envie de jouer. Il avait envie qu’on le caresse. Il avait envie que Cleve s’occupe de lui. Mais Cleve dormait. Miaulant tristement, il sursauta lorsqu’il entendit quelqu’un bouger de l’autre côté de la salle. Un coup de vent avait fait voler les rideaux tirés autour du lit de sa dresseuse, et il observa curieusement une fille aux longs cheveux bruns accompagnée d’un grand… chien blanc ? Il regarda successivement Cleve et l’inconnue. Sa Cleve dormait et il avait envie de jouer. Peut-être pourrait-il aller voir l’autre demoiselle, juste un petit peu ? Il reviendrait vite avant que Cleve ne se réveille, comme ça elle ne s’inquiéterait pas. Jetant un coup d’œil furtif à Pep’, Curl sauta du lit et traversa la pièce sur ses petites pattes duveteuses.

Clac clac clac. D’un bond, il atterrit sur le lit de l’inconnue et s’immobilisa. Le grand chien blanc le regardait sans bouger et sans lui montrer une quelconque hostilité. Rassuré, Curl s’avança sur le lit de la brune et commença à se frotter contre sa main. Sans résultat. Elle bougea cependant un petit peu trente secondes après, ce qui lui donna de l’espoir. S’approchant du visage de la belle endormie, il se frotta contre sa joue et là… victoire ! La fille ouvrit ses yeux et le fixa. Leurs regards se croisèrent, et Curl essaya de montrer qu’il était un gentil Psystigri. Il rayonnait et se tenait droit comme Applepie lorsqu’il faisait le beau devant Cleve. S’il avait été un autre Pokémon, sans doute qu’un grand sourire se serait étalé sur son visage. Mais comme tous les Psystigris, il restait toujours aussi inexpressif.

La fille le regarda, puis décida de le caresser. Ronronnant avec force, Curl se blottit contre cette nouvelle amie. Bon. Ce n’était pas pareil que quand sa Cleve le faisait, mais c’était agréable tout de même. Une lumière vint cependant gâcher ce moment, et Curl regarda d’un air intrigué l’œuf qui s’illuminait sur la table de l’autre fille. Se désintéressant de lui –ce qui lui valut un miaulement inexpressif qui aurait normalement dû sonner indigné-, Aileen accueillit son bébé Stalgamin et lui accorda des papouilles. MAIS. Curly la regarda faire, envieux. Cependant, un bruit lui indiqua que sa propre dresseuse venait de se réveiller. Cleve !

Sautant aussitôt du lit de la brune, il claudiqua jusqu’à celui de sa dresseuse et se hissa dessus en ronronnant.

La Givrali venait à peine de se réveiller et de constater l’absence de Curl –était-il encore fourré dans une de ses chaussettes ?!- que déjà, le petit chaton psychique revenait vers elle. Ouvrant les bras pour l’accueillir, la rousse lui caressa le pelage. « Mais où étais-tu donc passé ? » demanda-t-elle doucement à son Pokémon, avec un sourire. Puis, suivant le regard de son Psystigri, elle leva les yeux vers la brune qui était arrivée dans l’infirmerie quelques jours après elle.

Elle savait qui c’était, évidemment. Elle était passée devant son stand le jour de la Journée Portes Ouvertes et l’avait entendue beugler comme le Général Jackie. Aileen Sôma, la préfète des Pyrolis. Lorsque les filles de ce dortoir étaient venues participer au stand du Lasergame, elles criaient autant à la gloire de Jackie qu’à celle de leur préfète. La demoiselle se présenta cependant poliment à elle, en déclarant sur un ton léger qu’elle était là parce qu’elle s’était faite électrocuter. Cleve évita de souligner devant cette nouvelle rencontre que si elle s’était réellement électrocutée, elle serait morte à l’heure qu’il est, mais certes. Etaler son savoir sur l’électricité n’était pas forcément une bonne chose pour se faire des amis. Esquissant un sourire gêné, Cleve lui répondit timidement. « Clèèèèèève Cleve Carter, du dortoir Givrali. J’ai pris un coup de Métalosse, y’a mieux aussi comme réveil matinal. »

Curly ronronna de plus belle et Pep’ leva ses grands yeux bleus vers Aileen, la contemplant d’un air poliment intrigué.

« La routine des Missions à la PC, quoi… » ajouta Cleve dans un haussement d’épaules.
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MessageSujet: Re: Les chiens ont des maîtres et les chats des serviteurs.   Lun 3 Nov - 18:13

Se redressant doucement dans son lit, Aileen s’appuya prudemment contre le dossier, bougeant son poignet avec précaution. Ah non, c’est vrai, elle n’avait plus de perfusion. Elle en avait gardé une pendant son séjour à l’hôpital, mais à force de tripatouillages par les infirmières, le cathéter lui avait bousillé le poignet, le rendant rouge et enflé, et incroyablement douloureux. Le premier geste de l’infirmière Needle avait donc été de le lui retirer, pour la désinfecter rapidement et lui enrouler une longue bande qui partait du bas du poignet jusqu’au milieu de l’avant-bras. Pendant toute l’opération, elle avait fustigé avec acidité « ces imbéciles de l’hôpital » et Aileen n’avait pas bronché, tenu en respect par le Noacier de l’infirmière qui ne semblait attendre qu’un faux mouvement pour la piquer. Il avait été très déçu. Et quand il s’était tourné vers Sphax, ce dernier lui avait renvoyé un regard inexpressif le mettant presque au défi d’essayer. Enfin, bref. Après une dernière caresse, le chaton pirate sauta agilement du lit pour retourner vers sa dresseuse, qui leva les yeux vers elle quand le chaton la désigna du regard. Où étais-tu passé ? Il était juste là, avec la madame brune. La rouquine leva donc les yeux vers elle, et Aileen lui sourit poliment, s’amusant du regard gêné de l’autre. Elle devait sûrement la connaître à cause des ragots qui couraient. La préfète qui gueule aussi fort que Jackie, la voleuse de bisous, tout ça tout ça … Aileen les connaissait, les ragots, et ça la faisait rire, parce qu’elle savait qui les diffusait. Ikiala, la préfète des Givrali, et Lyph, la petite sœur du préfet des Phyllali, qu’elle avait d’ailleurs saisie à l’anniversaire d’Estelle en train de faire des photos. Bref, si la fille savait qui elle était, Aileen n’avait aucune idée de son identité. Jusqu’à ce qu’elle se présente. Cliiiiive Cleve Carter, une Givrali. Qui s’était mangé un Métalosse. Outch.

« Ah ouais, pas mal le réveil, on aurait bien besoin de ça pour certaines Pyroli qui rechignent à se lever le matin. »

Oui parce que bon, il suffit d’un retard infinitésimal, et c’est tout le dortoir qui prend. La règle est simple. Le Général dit une heure – en général, cinq heures pile, l’heure à laquelle elle vient les chercher. Celles qui arrivent avant ou en même temps que la prof sont à l’heure, les autres sont en retard, et tout le dortoir est puni. Et les retardataires prenaient très cher dans les dents après. Alors un Métalosse pour réveiller ces flemmardes, ce serait cool, Aileen en avait marre de devoir virer les couettes en gueulant pour faire lever ces larves. Oh, il fallait qu’elle teste le seau d’eau glacée un jour. Ou qu’elle demande à Hope de lui prêter Gummy pour qu’il s’éclate à traverser celles qui refusent de se lever. Enfin bref.

« A mon tour ! Pour sauver le Pokémon Vol de mon coéquipier, je me suis jetée dans une flaque d’eau pour le rattraper et je l’ai lancé dans les airs au moment où un Ohmassacre lançait un Fatal-Foudre sur la flaque d’eau. Je ne sais pas si on peut appeler ça une électrocution, mais j’ai bien vu la lumière. »

Aileen esquissa un léger sourire. Et encore, c’était la version édulcorée, ça. Elle ne lui avait pas dit que ses mains étaient tombées dans l’eau à ce moment précis, la peur, et la douleur brutale qui l’avait traversée, et déchirée, cette impression de mourir en boucle, encore et encore, encore et encore. Et finalement, l’oubli. Un léger frisson partit de ses mains pour remonter tranquillement. Encore un autre. Surprise, elle baissa les yeux pour observer la petite Stalgamin qui dormait, roulée en boule dans sa couette, lui soufflant son haleine glaciale sur le bout des doigts. C’est vrai. Pokémon Glace. Elle lui caressa tout doucement la tête, s’amusant de sentir le Pokémon bouger et ses doigts se rafraîchir d’un coup. Ne voulant pas être en reste, Sphax se redressa pour appuyer ses pattes avant sur le lit et faire pression sur la jambe de sa dresseuse, qui lui caressa la tête en souriant. Quel gros jaloux, ohlala. Il faudrait qu’il s’y habitue cela dit, vu que le deuxième œuf allait visiblement éclore sous peu, et qu’elle récupérerait bientôt Ellie qu’elle avait laissé chez Faith Quinn. Ah, et elle n’avait même pas pu passer voir sa Mysdibule avec toutes ces conneries, quel ennui …

« La routine, je ne sais pas, c’est la première fois que je finis à l’infirmerie après une mission … Dis-moi, c’est toi, la fille qui se fait tout le temps avoir par Heartnett pour les missions ? Il est super creepy ce prof, avec ses roses, quand même. Je ne préfère même pas savoir d’où est-ce qu’il les sort, on dirait qu’il en a toujours un paquet sur lui. »

… Et depuis la mission avec Loan, Aileen n’aimait plus beaucoup les roses, elle risquait de violemment déchiqueter celles d’Heartnett s’il s’avisait de lui en caler une dans les cheveux avec discrétion.

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MessageSujet: Re: Les chiens ont des maîtres et les chats des serviteurs.   Mar 16 Déc - 22:36

Cleve regardait son interlocutrice avec une expression douce et posée. Elle était encore trop dans les vapes pour faire sa Cleve habituelle, et les ronronnements de Curl sur ses jambes l’apaisaient. Elle ne se sentait jamais bien au réveil, depuis l’incident. Mais bizarrement, le fait d’avoir de la compagnie ainsi la rendait plus sereine. D’autant plus que la brune était dans un état assez similaire au sien –pour quelle obscure raison ? Allez savoir-. La Scientifique songea un instant que ce devait être du fait de la terrible Général Jackie –avait-elle fait trimer ses Pyrolis jusqu’à ce que la moitié se retrouve entre les griffes de Needle ?-, mais la demoiselle avait l’air d’être bien trop sportive pour s’être laissée avoir par les horreurs de sa référente. En tout cas, loin d’être acariâtre, Aileen lui répondit de façon sympathique. Voilà qui mettait Cleve plus en confiance. Avec un petit sourire complice, la rousse feignit la surprise. « Ah bon ? Je croyais que les cris de Jackie auraient suffit… »

Ce qui n’était fondamentalement pas faux. Depuis un an, les Pyrolis devaient toutes avoir assimilé qu’il n’était pas recommandé de contrarier leur référente, non ? A moins que… Bah… L’année avait commencé il y a quelques mois à peine. Peut-être que les nouvelles recrues n’étaient pas encore totalement au point ? Encore que, il lui semblait que les châtiments en cas de retard étaient assez horribles pour qu’on n’ait pas envie de recommencer. Enfin bon. Ça, c’était le problème des Pyrolis. Cleve était bien chez les Givralis ; leur référente ne s’occupait pas d’elles, mais au moins, elles étaient tranquilles.

Impatiente de raconter ce qui lui était arrivé, Aileen prit spontanément la parole pour expliquer le pourquoi du comment. Dans les faits, ce n’était pas vraiment enviable. Grosse châtaigne en perspective, même si la rouquine évita de lui demander pourquoi son coéquipier n’avait pas tout simplement rappelé son Pokémon dans sa Pokéball. Ben oui, ça aurait pu éviter bien des embrouilles, non ? Haussant les épaules, la Givrali supposa qu’ils n’avaient juste pas eu le temps de réagir. L’un comme l’autre. Car même si les intentions de la préfète étaient louables, fallait dire que ça relevait plus du réflexe stupide qu’autre chose. Comme tenter de rattraper un bol de soupe fumante alors qu’on sait pertinemment qu’on va s’en foutre partout dessus. Ahahah. Alors ce genre n’arrivait pas qu’à Cleve, hein ? Voilà qui était rassurant #PAF#.

« Pas cool dans tous les cas… Tu es là depuis longtemps ? » finit-elle par demander en haussant un sourcil. Peut-être avait-elle le mince espoir qu’Aileen resterait un peu avec elle ? Si le courant passait bien désolée pour la blague foireuse, Cleve aurait de la compagnie pour les prochains réveils. Elle n’aurait su dire si cette perspective la réjouissait ou non ; en règle générale, elle avait autant envie de compagnie que de solitude. Mais peut-être qu’il valait mieux qu’elle ne reste pas seule, après tout ce qui s’était passé. Les nuits peuplées de cauchemars…

Elle frissonna un instant et serra un peu plus la fourrure réconfortante de son Psystigri. Pep’, qui avait remarqué son trouble, frotta son museau contre sa joue –celle qui était en bon état-. Quand finirait-elle par oublier tout ce qui s’était passé ? D’un côté, elle n’en avait pas envie ; comment faire abstraction de sa journée parfaite avec Amaoka ? Mais de l’autre… C’était trop douloureux pour une frêle jeune fille comme elle… Abattue, elle se raccrocha à la bouée de secours que lui envoyait sa camarade, et parvint à esquisser un autre sourire.

« Oui moi aussi, mais disons que c’est pas la première fois que je fais quelque chose de dangereux… » commenta-t-elle en se remémorant de lointains souvenirs. N’était-ce pas avec Leonidas et Chypre qu’elle avait plongé dans les eaux d’un lac pour se trouver prise dans une guerre entre deux tribus de Mustebouée chromatiques ? Puis n’avait-elle pas failli finir ensevelie sous la crasse des Tadmorv et sous les déjections des Goelise lors de sa mission avec Nel ? Sans oublier sa fuite face à ces Wattouat affamés…  Un vaste programme, même si au cours de ces missions-là, elle n’avait jamais finie attaquée par un dresseur mystérieux qui l’avait carrément envoyée à l’hôpital. Elle en avait reparlé avec Amaoka, d’ailleurs… Avec un coup de Métalosse à pleine puissance, elle aurait normalement dû ne pas y survivre. Que cherchaient le dresseur et son Pokémon, alors ? Etait-ce juste un simple avertissement ? Plus elle essayait de rassembler les pièces du puzzle, et plus les éléments lui filaient entre les doigts comme de l’eau.

Se ressaisissant pour ne pas y penser, Cleve rebondit sur la suite de la phrase de sa camarade. Ahaha, Heartnett… Un sacré numéro ! Même si pour le coup, ce n’était pas vraiment lui qui l’avait forcée à participer à cette Mission. « Aha oui, exactement. Je ne savais pas que j’avais cette réputation-là. Mais ne m’en parle pas… Je suis sûre qu’il vaut mieux ne pas savoir la réponse. En tout cas, je sais qu’au moins ici, il ne pourra pas me trouver. » répondit-elle avec un sourire. Encore et encore. Elle cachait un peu sa détresse derrière ces jolis sourires, même s’il fallait avouer que parler lui permettait d’extérioriser. Depuis qu’elle était là, on était venu lui rendre visite, mais on l’avait tellement prise avec des pincettes qu’elle avait l’impression d’être un morceau de verre. Au moins avec Aileen, elle pouvait parler naturellement.

Cherchant un autre sujet de conversation, les yeux mordorés de Cleve se posèrent rapidement sur le bébé qui dormait auprès de sa camarade. En voilà un qui lui rappelait un peu Belle et son sourire espiègle. « Il est mignon ce bébé Stalgamin. C’est le Collectionneur qui te l’a donné ? » demanda-t-elle en couvant du regard le petit Pokémon Glace.
Peppéroni, que ce collègue intriguait, dandina sa grosse carcasse comme s’il voulait aller jouer avec. Pour le calmer un peu, la rousse lui donna un de ses nombreux chocolats qu’il grignota avec satisfaction. Ah… « Tu en veux un ? » demanda-t-elle à la brune en lui montrant de loin l’un de ses nombreux cadeaux. Bah ouais. Elle allait quand même pas manger tout ça toute seule, si ?
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Les chiens ont des maîtres et les chats des serviteurs.
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