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Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]
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MessageSujet: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Lun 7 Oct - 18:50

Le soleil d’automne qui se levait sur l’académie était écarlate, tout comme les feuilles qui jonchaient l’herbe morte du parc. Les puissants rayons caniculaires de l’été avaient progressivement été remplacés par une brise annonciatrice de fines pluies, caractéristiques du mois d’octobre. Pourtant ce matin-là, les nuages perçaient une belle éclaircie dans le ciel et aucun risque d’averse n’était à déplorer. La jeune Cleve Carter avait donc profité de son samedi matin pour se lever plus tôt que d’ordinaire et aller faire quelques échauffements dans la forêt. Sur le chemin, elle avait croisé les élèves du dortoir Pyroli qui étaient en train de trimer sang et eau sur un impitoyable parcours concocté par la terrible Jackie. Elle s’était un instant félicitée de ne pas avoir à subir ce châtiment chaque matin, mais avait adressé une prière silencieuse pour ses camarades morts au combat, on les regrettera #PAF#. Peppéroni la suivait calmement, son corps imposant traînant sur le sol, mi endormi et mi mâchouillant le crâne de sa dresseuse.

La Givrali passa devant deux arbres, puis s’arrêta devant le troisième, qui avait un trou d’une forme plutôt rigolote ; comme une espèce de visage gravé dans le bois, à la fois glauque et ridicule. Elle fit courir un instant sa main sur le tronc, et y accrocha délicatement une grande cible circulaire, peinte de cercles rouges et blancs. Elle s’assit ensuite à même le sol pour vérifier que son arc était bien en bon état, apporta quelques modifications à la tension de la corde, et revêtit l’habituel gant en cuir des archers. Peppéroni était allongé non loin d’elle, et la regardait avec l’air fatigué qu’il avait chaque samedi matin.

« Ça t’apprendra à veiller tard le vendredi soir pour regarder des émissions débiles. » le taquina Cleve, en se reculant de plusieurs mètres pour avoir plus d’espace.

La rousse banda ensuite son arc, et tira deux flèches successives. Les deux se plantèrent au centre de la cible, et la Givrali esquissa un sourire satisfait. C’était cette même adresse qui lui avait permis de remporter le trophée des Miss, même si elle devait énormément à la performance de Peppéroni. Après tout, elle n’avait pas la précision nécessaire pour faire mouche à chaque tir ; son Lokhlass l’avait simplement aidée à détruire toutes les cibles, tantôt en disposant des fleurs de glaces aux endroits qu’elle pouvait aisément atteindre, tantôt détruisant les flèches qui n’allaient pas dans une direction favorable. Cleve avait cependant l’impression d’usurper quelque peu la couronne. Après tout, elle avait largement plus apprécié les prestations de ses concurrentes, et au final, seul son Lokhlass avait permis à sa prestation banale d’avoir un rendu plus impressionnant. Ses doigts manipulèrent une nouvelle flèche, et la corde de l’arc se tendit avec une légère vibration. Peppéroni venait de s’interposer entre la cible et sa dresseuse, faisant sortir des balles de glace de sa gueule, qu'il s'amusait à faire jongler sur le haut de son crâne. Avec un petit sourire, Cleve compris immédiatement où son Pokémon voulait en venir. Elle réajusta la position de son arc, et tira sa flèche plus au-dessus de l’endroit où elle comptait viser.

La flèche partit en sifflant et alla se ficher sur une des balles de glaces de Peppéroni. D’après les calculs de Cleve, la flèche n’aurait jamais dû atteindre la cible ; le Lokhlass avait simplement modifié la vitesse de son jonglage pour lui permettre de réussir. « Intelligent, comme toujours. Bravo Einstein. » murmura la rousse avec un sourire, en tirant sa deuxième flèche. Comme prévu, la balle se détruisit dans une poussière de cristaux arc en ciel, et Peppéroni avala d’une traite la troisième balle d’un air glouton. La Givrali éclata de rire, déposa son arc sur son sac à dos, puis alla s’assoir sur la carapace géante de son Pokémon. Le calme matinal la changeait de l’agitation des cours, des dortoirs et du réfectoire. Au moins, ici, elle pouvait s’entendre penser. Elle eut donc tout le loisir de pouvoir resonger à la compétition, et au prix qu’on lui avait remis.

« Que vais-je donc pouvoir faire du prix du concours de miss, Pep’ ? Je ne participerai plus jamais à un évènement de ce style, c’est sûr et certain… Je devrais peut-être le donner à quelqu’un qui en aura plus besoin, non ? » murmura-t-elle, plus pour elle-même que pour son Pokémon.

La question qui demeurait était la suivante : pourquoi avait-elle participé, au final ? Elle avait probablement brisé les rêves de victoires de toutes les jeunes filles qui s’étaient inscrites pour tenter de décrocher la couronne. N’aurait-elle pas pu faire son suicide à la cacahuète ? Au moins, elle n’aurait pas eu à subir la fausse gentillesse de ses camarades Givralis, et les regards déçus de ses concurrentes… Plutôt difficile, la vie d’adolescente !


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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Lun 7 Oct - 20:09

Passion Commune


J'aimais entretenir mon corps. Pour diverses raisons ; parce que ça me plaisait de suer un peu, de ne pas grossir, de voir le regard des filles, de voir les airs envieux des garçons, et puis aussi pour rester fort. Ca faisait un paquet de raisons, mais quand il fallait se lever, le matin, des fois, c'était dur. Allongé, blotti au chaud sous mes couettes, Jor trompeta doucement à mes oreilles pour me conseiller de me lever. Je savais que je devais encore aller courir dans la forêt, faire mes entraînements matinaux, et si l'air n'était pas trop humide, sortir mon arc de sa toile cirée et tirer quelques flèches. Mais je restais encore quelques minutes dans la chaleur douillette, à ressasser le concours. J'avais gagné. C'était quelque chose, quand même ... J'étais très fier de moi - pour l'originalité dont j'avais fait preuve, pour le fait d'avoir été élu le plus populaire ... C'était sympa, mais au fond, c'était juste de la frime. Que les autres me trouvent populaire ou non ne m'aiderait pas à me faire ma place dans le monde - enfin, je ne crachais pas sur quelques bonnes amitiés bien placées, après tout ...

C'est sur ces bonnes pensées que je m'habillais, frissonnant devant l'air frais comparé à la bienheureuse douceur de mes couettes. Mais j'étais levé, à présent, et mon moral d'acier avait pris le dessus. Après un rapide petit déjeuner, je partis en direction des bois, et me mis à courir, mon arc et mon carquois sur mes épaules. Combien de temps je courus ainsi ? Aucune idée ; le temps n'avait pas de prise sur moi. La sueur, si. C 'est quand, trempé et à moitié déshydraté, je m'arrêtais pour me reposer un peu que j'entendis du bruit. Il n'était pas rare que des élèves viennent eux aussi s'entraîner dans les bois ; ma curiosité fut plus forte que tout. Retenant mon souffle épars, je m'approchais et écartais les buissons. Mon regard vairon se posa sur une chevelure rouge et un visage que je connaissais depuis peu : il s'agissait de la reine du concours, ma reine, en quelque sorte. Plutôt menue de silhouette, avec l'air assez effacé, elle avait néanmoins eu une performance à l'arc des plus époustouflantes. Et force était de constater qu'elle n'avait pas triché : sous mes yeux se déroulait ce qui n'était autre qu'un entraînement au tir. Je la vis faire éclater une balle, puis rire, et s'éloigner de l'endroit où je m'étais posté. Deux décisions se ripostaient en moi : devais-je m'en aller ? Après tout, je préférais m'entraîner seul, je n'avais pas besoin d'elle ... Mais ma curiosité, encore et toujours, et cette étrange fascination pour son don, mais aussi pour elle - qu'est-ce qu'une fille aussi petite, une vraie souris à la chevelure flamboyante, pouvait faire pour tirer aussi bien ? C'est pour ça que je me dévoilais soudain, en faisant attention de bien faire du bruit, et non sans avoir sortir Jor de sa pokéball, posté sur mon épaule.

L'énorme monstre qui servait de pokémon à Cleve - je crois que c'était son nom - était un Lokhlass. Un pokémon puissant, alliant deux types plutôt bons. Hypotrempe lui lança un coup d'oeil vaguement inquiet - dû à la différence de taille sans doute. Essuyant du dos de ma main mon front, je la saluais, dans l'optique de pouvoir enfin lui poser les questions qui me brûlaient depuis le concours. Mais tout d'abord, la politesse. Ne brûlons pas les étapes - surtout qu'elle était sûrement du type à s'effaroucher facilement, cette petite souris.


    « Hem. Salut, Cleve, c'est ça ? » Je repoussais en arrière mes cheveux roux - tiens, on avait ça en commun, aussi - englués de sueur, et lui fit un sourire impeccable, dont j'avais le secret. De ces sourires faux mais qui semblent vrais, sincères, amicaux, charmeurs, tellement de choses à la fois. Allié à mon regard vairon, vrillé sur elle avec curiosité, je comptais bien la déstabiliser un peu. « Je te dérange pas au moins ? J'étais venu aussi tâter de l'arc, un peu ... Je ne pensais pas que tu aurais eu la même idée. »  


Petit rire aigrelet, du fond de la gorge, amical, toujours. Puis, simple sourire, et je détachais doucement la toile de mon dos pour en sortir mon arc. C'était un bel instrument - mon père ne comptait pas pour me payer des armes, mais quand il s'agissait de mes rêves de dresseur ... - en bois ouvragé, dont les deux extrémités étaient en argent, gravé de deux cerfs. Je ne mis que quelques secondes à tendre une corde en boyau, à jouer avec du bout de l'index pour voir si elle était bien mise, puis avec un léger sourire de défi, je m'inclinais en avant.

    « Ta prestation au concours était ... Surprenante. Je n'aurais pas crû qu'une fille puisse s'intéresser à l'archerie. Les autres étaient plutôt du genre ... Paillettes, robes, chants, ce genre de choses. »


Sauf Ellie. Mais bon, je n'allais pas le lui dire. Et puis, même si dans ma voix transparaissait ma réelle curiosité, j'essayais de ne pas lui laisser deviner la fascination qu'elle avait sur moi. Vraiment, j'étais surpris. Et je voulais avoir quelques réponses ; j'avais aussi envie de me mesurer à elle, mais au fond, j'avais peur qu'elle ne me surpasse, vu son talent. Et ma fierté en aurait prit un coup. Je me contentais donc de sourire, en me grattant la nuque, carquois à la hanche et arc au poing.




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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Mar 8 Oct - 14:52

Les minutes s’écoulaient paisiblement, et Cleve écoutait avec délectation le doux murmure du vent lorsqu’un bruissement de feuilles la tira de sa rêverie. Par intuition, elle devina que le quelqu’un ou le quelque chose qui venait à sa rencontre ne lui était probablement pas hostile ; par instinct, elle préféra plutôt rester sur ses gardes au cas où la chose ne se mette subitement à la trouver comestible. Par chance, il ne s’agissait que d’un élève que la rousse aurait juré avoir déjà croisé auparavant. Après tout, comment oublier Amaoka Masamune et ses yeux hétérochromatiques ? Cleve avait été fascinée lorsqu’elle avait vu la rediffusion de la compétition Miss/Mister à la télévision ; peut-être plus par le trait d’eyeliner doré, que par le reste de la prestation mais qu’importe. Il n’était pas courant de croiser des personnes avec des yeux de couleurs différentes, dans sa petite bourgade. Ecorcia était en effet plus connue pour Fargas-le-vieux-pruneau-radin ou Hector-le-scoutt, que pour ses exploits génétiques –même si on reconnaîtra que des cheveux violets flashy, ce n’est pas très répandu non plus-. Surprise par cette brusque apparition, la rousse surveilla son camarade avec précaution ; que diable faisait-il là ? Le grand Amaoka Masamune n’avait-il pas mieux à faire que de se promener dans les bois à 5h du matin ? Si elle écoutait les filles de son dortoir, le jeune Voltali était tellement « cool » et « canon », qu’il était impossible de penser qu’il puisse faire autre chose le matin que passer trois heures dans sa salle de bain à perfectionner le moindre centimètre carré de sa peau parfaite. Le garçon qui se présenta devant elle était pourtant bien différent de l’image qu’on lui avait inculquée. Ses cheveux étaient humides de sueur, et son visage était rougi par l’effort qu’il venait de faire. En un sens, il paraissait un peu plus humain ; moins poupée de porcelaine à l’esthétique artificielle.

Amaoka la salua avec une politesse inhabituelle, et l’interrogea sur quelques banalités usuelles en lui décochant un sourire d’une blancheur tellement immaculée que Cleve eut l’impression d’avoir un mannequin Colgate devant les yeux. Sa timidité extrême reprenant le dessus, la jeune fille bascula en arrière et alla se réfugier derrière l’immense carapace de Peppéroni. Ce dernier, sentant un « mâle » approcher de son territoire, se déploya aussitôt et grogna en direction du nouvel arrivant. « B-b-b-b-bonjour Masamune-san. Oui c’est bien elle –heu je veux dire, c’est bien moi. » s’empressa de répondre maladroitement Cleve, en transmettant ses bonnes ondes à Pep’ pour qu’il se calme un peu –tâche plutôt difficile vu que sur une échelle de panique de 1 à 10, elle était au moins à 100-. Il lui demanda ensuite s’il ne la dérangeait pas, mais la rousse supposa que son attitude pouvait faire office de réponse. Ce n’était pas qu’il la dérangeait. En soi, il ne venait pas de la gêner dans sa pratique de l’arc –d’autant plus que s’il l’avait vue quelques secondes plus tôt, il savait parfaitement qu’elle était en train de larver sur la carapace de Peppéroni-. C’était juste que… la présence des gens perturbait Cleve, de base. Enfin surtout celle des garçons ; elle n’avait pas vraiment de problème avec les filles –du moment qu’elles n’étaient pas dix devant elle, tenant dans leurs mains un poulpe qui ressemblait étrangement à tous ceux qui se retrouvaient mystérieusement sous ses couvertures dès qu’elle avait le dos tourné-. Par politesse, la rousse couina cependant un petit « non ça va. » inaudible, cachée derrière son habituel rideau de cheveux vermeils.

Un détail retint alors son attention. Arc. Aussitôt, Cleve cessa d’être méfiante et apeurée, et regarda d’un air intrigué le bel arc qu’Amaoka tenait entre les mains. Si l’arme était magnifique, la Givrali n’en ressenti cependant aucune jalousie ; archère depuis toute petite, elle était bien placée pour savoir que luxe et beauté ne faisaient pas forcément bon archer. Elle ne pouvait cependant s’empêcher d’admirer en silence la superbe courbe de l’arc et ses extrémités argentées. Alors comme ça, Amaoka était archer également. Il lui avait semblé entendre quelque chose de ce goût-là lors de l’interview qu’ils avaient eu tous les deux avec Paul Auchon, mais la panique de Cleve lui avait déjà fait oublier la moitié de la discussion. « Je… ne savais pas que tu pratiquais le tir à l’arc. Tu en fais depuis longtemps ? » ne put-elle s’empêcher de demander dans un murmure. Sa curiosité concernant son camarade était presque à son apogée, et elle espérait au moins élucider cette question qu’elle avait osé poser.
Un autre détail lui revint alors brusquement en mémoire. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, le Voltali avait déclaré être étonné de sa performance. Elle avait alors cru qu’il s’agissait d’une petite moquerie ou d’une boutade, mais Amaoka balaya ses suppositions en lui répétant une nouvelle fois qu’elle avait fait un spectacle plutôt surprenant. La rousse ne savait pas si elle devait prendre ça comme un compliment ou non ; il pouvait exister de bonnes surprises, comme des mauvaises. Aussi se contenta-t-elle d’une réponse neutre.

« Je ne sais pas chanter, et j’aurais eu l’air ridicule dans une robe à paillettes. Le tir à l’arc était la seule chose que je pouvais faire. Ce n’était pas une question de m’y intéresser ou pas… c’est simplement que je n’ai pas vraiment d’autres talents… » avoua-t-elle en sortant progressivement de sa cachette. Peppéroni semblait encore méfiant, mais la main apaisante que Cleve posait sur la base de sa nuque avait pour effet de le détendre. « A choisir j’aurais préféré savoir chanter. Mais si je l’avais fait, il aurait plu dans la salle comme après le passage d’Ellie Drystan. » lâcha-t-elle finalement, plus par véracité que par tentative de faire de l’humour. « Tu es cependant mal placé pour parler de ce qui est surprenant ou de ce qui ne l’est pas, Masamune-san. Après tout tu as fait une performance plutôt atypique… » commenta-t-elle enfin, en espérant que son atypique ne sonnait pas comme une insulte. Après tout, elle avait déjà dit qu’elle avait apprécié son numéro, non ?


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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Mar 8 Oct - 15:50

Passion Commune


J'avais fait du bruit, et je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle panique à ma vue et ne se cache de son gigantesque monstre de pokémon. Cette dernière grognait dans ma direction, et je reculais d'un pas, plutôt impressionné intérieurement, même si physiquement je ne gardais qu'un sourire poli, un brin amusé. Son bégaiement et sa façon de parler pouvait sembler comique, et fit naître un certain amusement dans mes yeux vairons. Quelle fille bizarre quand même. J'avais plutôt l'habitude de fréquenter les têtes ou les jolies filles, les uns pour profiter de leur intelligence, et pour bien me faire voir aux bras des secondes. Mais une gamine pareille - enfin, gamine, gamine, on devait avoir le même âge, sensiblement, malgré notre différence de carrure. Etrange pensée que celle-là. Enfin bon, ça ne m'empêchait pas d'essayer de faire connaissance - pas juste pour apprendre à la connaître. Pour savoir où elle avait appris à tirer comme ça. Déjà, une partie de moi se demandait si je pourrais tirer profit d'une possible amitié.

Je la vis sortir de sa cachette quand je parlais d'arc et sortis mon bel instrument. Je vis aussi la lueur d'intérêt s'allumer dans ses yeux, alors qu'elle calmait le Lokhass avec sa présence. Tant mieux, je n'aurais pas voulu me retrouver à devoir batailler avec ce pokémon. Jor ne faisait pas le poids. Et Sleipnir aurait été désavantagée, hors de question de l'envoyer au casse-pipe sans avantage. J'étais donc impuissant face au monstre marin, et la voir se calmer m'apaisait quelque peu.


    « Depuis que je suis tout petit » répondis-je à sa question, content qu'elle s'intéresse à moi. Par orgueil, mais aussi parce que j'aurais eu l'air bête à m'intéresser à elle si la réciproque n'était pas vraie. « Mon père m'a appris dès ma tendre jeunesse à tenir un arc, à manier un sabre, à lancer des couteaux. L'entraînement physique avait aussi son importance. C'était d'ailleurs ce que j'étais venu faire, tout d'abord : courir un peu. Excuse ma tenue si peu agréable » dis-je en me grattant la nuque.


En fait, je n'étais pas si désolé que ça. Apparemment, le fait que je sois plus " humain", genre rouge et échevelé, ça la rassurait. Pas du genre à aimer les paillettes, hm ? Je l'avais déjà remarqué. Elle répondit donc à ma propre question, révélant mes doutes comme vrais. Enfin, c'était même pire que ça : elle ne savait donc rien faire mis à part tirer à l'arc ? J'avais toujours cru que les filles savaient se maquiller, aimaient porter des robes, ce genre de trucs ... Justement parce qu'elles étaient des filles. Un sourire plus doux naquit sur mes lèvres un instant : Masamune-san ? Elle était sérieuse ? Son respect vis-à-vis de moi me mit une seconde mal à l'aise : j'avais l'impression de profiter d'elle, d'être hypocrite. Au fond, je cherchais juste à être avec elle parce qu'on tirait à l'arc. Parce qu'elle pouvait peut-être me rendre plus fort. Mais cette impression passa : tout était bon pour devenir puissant, non ? Je savais ce que je voulais, et j'étais prêt à tout pour l'obtenir, voilà tout.


    « Atypique... C'est une façon de voir les choses, je suppose. » Je haussais les épaules, l'air de rien. « Ca a eu l'air de plaire au public. Tout comme ta performance. Je suis plutôt content que ma ... Reine, disons, soit capable de tirer à l'arc. C'est sympa qu'on partage cette passion commune. Et puis ... Tu me sembles bien agile et rapide quand tu as ton arme en main, capable de soulever le monde. Et puis, soudain, tu redeviens petite souris. C'est mignon.»


Et un peu stupide aussi. Mais bon, ça je le tais. Pourquoi ne pas être toujours aussi sûre d'elle ? Elle y gagnerait beaucoup. Elle n'était certes pas superbe comme certaines filles, mais quand on y regardait de plus près, on voyait que sous sa stature frêle se cachait un joli visage, et puis j'aimais les cheveux de feu. Comme les miens. Vraiment, elle avait tout pour me plaire, si l'on voyait les choses comme ça. J'éprouvais toujours une certaine curiosité à son égard, mais je ne savais pas par où commencer. Alors, trêve de bavardage, je me tournais d'un quart, présentant mon profil et mon oeil d'or, semblable à celui d'un aigle ; je bandais mon arc, et preste comme un serpent, encochais une flèche empennée de plumes de déflaisan et atteignis la cible que je m'étais arrêtée : le creux d'un arbre, légèrement déviant du centre. Je retins une grimace en regardant le trait vibrer et émettre un doux son semblable à un instrument, sous la force du coup. Je baissais mon arme, étirais mes épaules en les roulant, retenant un soupir. Que dire de plus ?


    « Je me souviens ... Tu as dis que tu n'avais pas voulu participer au concours ... Comment se fait-il que tu y ais atterri alors ? Et puis, maintenant que tu as gagnée ... Tu vas devenir populaire. » fis-je avec un petit sourire, en tournant mon visage vers elle en en lui faisant un clin d'oeil.


Je fixais sur elle mon regard hétérochrome. C'était mon moyen de séduction le plus précieux, ces yeux que les gens avaient si longtemps maudit. Ils étaient comme deux tourbillons, l'un de feu et l'autre d'or, et semblaient happer les gens. C'est pour ça qu'on les appelait les yeux de démon - les yeux vairons passaient autrefois pour aspirer l'âme des gens qui les regardait. Car deux yeux de couleurs différentes faisait naître une fascination chez les autres, qui les empêchaient de détourner le regard, parfois. Je détournais le regard, retirant mes yeux envoûtants aux longs cils de la demoiselle. Quelque chose me soufflait que elle, je ne pourrais pas juste la draguer un peu, me servir d'elle et hop. Etrange fillette. Bizarrement, devant son étrangeté, devant sa façon d'être si différente des autres, je me sentais baisser un peu les armes. Ne plus vouloir être aussi hypocrite et froid qu'avec les autres- au fond, n'était-elle juste pas un peu différente des autres, voilà tout ? Elle me rappelait ... Moi. Moi qui avait été si longtemps rejeté pour mon physique si ... Atypique. J'eus un éclat de rire que je retins comme je peux, me mordillant les lèvres. Elle allait me prendre pour un fou. Je repris mon calme et m'expliquais, pour éviter qu'elle ne s'enfuit à toutes jambes.


    « Je songeais avec ironie qu'habituellement, c'est plutôt mon physique qui est atypique. »


Ouai, y'avait rien de drôle. Au fond, ça me laissait un goût amer dans la bouche, même si je n'en laissais rien deviner. Alors, plutôt que de penser, je voulais de l'action. J'encochais une nouvelle flèche, mais ne la tirais pas, jouant avec la corde, la caressant de mon index. Puis, d'un signe, Jor lança un jet d'encre, et ma flèche le suivit, à quelques secondes près. Deux, trois, quatre flèches atteignirent ainsi l'endroit où l'encre se dispersait. Je n'étais peut-être pas aussi bon qu'elle, mais j'avais gardé de bons restes ! Je vins caresser du bout des doigts le crâne rugueux de mon ami aquatique, qui trompeta de joie, oubliant nos invités, puis rougit en s'en souvenant, et se cacha derrière ma nuque, juché sur mon épaule.




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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Mer 9 Oct - 19:40

Peppéroni semblait de plus en plus nerveux en présence du jeune Voltali, comme s’il sentait que la petite proie qu’était sa dresseuse était en train de se faire guetter sournoisement par un prédateur. Si Cleve était une petite souris, Amaoka était sans aucun doute un chat. Un animal noble, gracieux, félin et rusé, dont les tons caressants de sa voix avaient sitôt fait de vous mettre dans sa poche. Même les agates dichromatiques qu’étaient ses yeux semblaient la scruter comme s’il voulait sonder les profondeurs de son âme. La rousse était plutôt intimidée en sa présence –bien plus qu’elle ne l’était lorsqu’elle s’était retrouvée à parler avec Rick Larson, quelques jours plus tôt-. Quelque chose dans l’attitude du jeune garçon lui criait qu’il fallait qu’elle continue de se méfier. Si jamais elle avait eu à le classer dans une catégorie, Cleve l’aurait sans doute qualifié comme « jeune homme mystérieux dont on ne connaît les intentions qu’à la fin ». Peut-être un allié. Peut-être un ennemi. Dans tous les cas, pas une personne qui se dévoilait dès le début du jeu. Et cette impression étrange qui planait au-dessus d’elle, comme un couperet prêt à tomber sur sa gorge, la mettait plutôt mal à l’aise. Ses soupçons s’émoussèrent cependant lorsqu’ils commencèrent à parler d’archerie.

Comme ça, Amaoka Masamune pratiquait aussi le tir à l’arc depuis qu’il était petit. Après tout, ce n’était pas si étonnant que ça ; l’archerie était une discipline plutôt noble, qui convenait parfaitement à quelqu’un de gracieux comme le Voltali –mais un peu moins à de grands maladroits comme Cleve-. La jeune fille fut cependant étonnée d’apprendre qu’il s’était essayé à plusieurs autres sports, tous plus dangereux les uns que les autres. Cette nouvelle ne la rassura pas plus pour autant, et elle se remit à se cacher discrètement derrière le cou immense de son Lokhlass. Peppéroni, qui parvenait parfaitement à ressentir les émotions de sa dresseuse –quand il y mettait de la bonne volonté-, frappa un coup sur le sol avec son imposante nageoire avant, lançant un regard noir au minuscule Pokémon qui se trouvait sur l’épaule du garçon. Cleve n’avait pas remarqué le petit Hypotrempe perché sur Amaoka –elle était bien trop occupée à trouver quelque chose de non stupide à dire-, mais constata rapidement qu’il était plutôt mignon. Dans le genre timide et portatif, un peu comme elle. A bien des égards, Peppéroni était plus semblable à Amaoka que Cleve ; il était fier, noble, et avait cette étrange aura qui lui rendait inévitablement l’air cool. La Givrali se fit la réflexion que le Collectionneur aurait peut-être dut lui remettre un Pokémon comme celui-ci, mais balaya rapidement ces mauvaises pensées. Après tout, elle était contente d’avoir eu Pep’ ; même si la vie tous les jours avec lui était loin d’être simple.

Remarquant que Amaoka ne lui renvoyait pas la question concernant le tir à l’arc –et encore heureux ! Elle n’avait pas vraiment envie de parler d’elle ; plutôt de se terrer dans le sol et de ne plus en ressortir ?-, Cleve décida de rassurer le jeune homme sur sa tenue vestimentaire en lui décochant un sourire timide et discret. Décidemment, le Voltali était vraiment poli. Trop poli peut-être, pour que la rouquine puisse déterminer s’il était sincère avec elle ou non. L’impression de malaise ne s’en allait toujours pas, et ne faisait que renforcer la première idée qu’elle s’était forgée de lui ; celle du personnage qui ne révèlerait ses véritables intentions qu’à la fin, mais qui, bizarrement, apparaissait toujours au moment où on avait le plus besoin de lui. Il ne sembla cependant pas s’offusquer de son côté « atypique » -après tout, pour Cleve il s’agissait d’un compliment-, et revint brièvement sur sa performance avant de commenter celle de la Givrali. Il l’appela même sa « reine ». A ce mot, Pep’ se mit à grogner un peu plus, baissant légèrement la tête comme s’il se préparait à charger, mais Cleve posa sa main sur son cou et il se contint.

La rousse avait trouvé bizarre qu’Amaoka Masamune vienne lui parler. A présent, la raison en devenait un peu plus claire : il voulait voir de plus près à quoi ressemblait celle qui avait fait jeu égal avec lui lors du Concours Miss/Mister, n’est-ce pas ? Ses sentiments à propos de cette nouvelle révélation étaient mitigés. Cleve n’était pas le genre de personne à se sentir flattée ; et surtout pas pour quelque chose dans lequel elle ne mettait pas beaucoup de cœur. Restait donc la méfiance. Toujours la méfiance. Ses joues rougirent à peine lorsqu’il qualifia le fait qu’elle paraissait totalement différente avec un arc en main ou pas de « mignon ». Ce n’était pas une question de changer du tout au tout lorsqu’elle était en train de tirer à l’arc… C’était simplement qu’elle était plus concentrée, et qu’elle parvenait à faire abstraction de ce qui l’entourait. Comme si elle se retrouvait dans une bulle…

Cleve voulut lui faire une remarque à ce sujet, mais déjà son camarade s’était mis à tirer à l’arc. Elle regarda muette la puissance de la flèche d’Amaoka faire vibrer la corde et aller se planter dans l’arbre. Ce garçon avait un style totalement différent du sien. Si Cleve était plutôt semblable au calme de l’eau ou au murmure d’une brise, l’héritier Masamune faisait d’avantage penser à la lueur trouble d’une flamme ou à la violence d’une tempête. Au niveau de la posture et de l’adresse, ils devaient cependant être assez équivalents. Leur seule différence résidait dans leur façon d’interpréter l’archerie.

« Tu ne t’entraînes qu’au tir à l’arc ? Pas au lancer de couteau ou au sabre ? » finit-elle pas demander, brisant le silence gênant qui s’était installé entre eux.

Pourquoi uniquement l’archerie ? C’était une question qu’elle posait à Amaoka, mais également à elle-même. Elle n’avait jamais pratiqué cette discipline de bon cœur ; plutôt par obligation, même si elle avait fini par l’apprécier au final, puisqu’elle avait toujours l’impression de se trouver dans un jeu vidéo. Alors pourquoi l’avait-elle revendiqué lors de la prestation de Miss ? Elle aurait pu faire autre chose. Dire que l’archerie était son seul talent était un mensonge ; après tout, elle était bien plus douée pour le bricolage. Et elle était particulièrement redoutable à n’importe quel jeu de combat. Haussant les épaules, Cleve en vint à la conclusion que ça avait probablement été le tour le plus compatible avec les aptitudes de Peppéroni. Et qu’au final, dans la panique et l’urgence, il n’était pas rare qu’elle prenne des décisions irréfléchies. Ça lui avait simplement paru être la seule solution viable à l’instant t.

Retournant s’assoir sur la carapace de son Lokhlass, Cleve fut surprise qu’Amaoka se souvienne qu’elle ait déclaré ne pas avoir voulu participer à la compétition. Il voulait des explications quant à sa présence le soir du concours ; bonne question. Elle-même n’en était pas sûre, mais une chose était déjà plus certaine : Cleve n’allait certainement pas gagner en popularité. Ses joues rosirent lorsqu’elle pensa à tous les bizutages qu’elle avait subis, et qu’elle continuait d’essuyer de temps à autres. Impossible que le grand Amaoka Masamune comprenne.

« Je ne sais pas vraiment. Je suppose qu’on m’y a inscrite sans me demander ma permission. Ou alors l’administration a fait quelques erreurs en recopiant les noms… Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que ma côte de popularité risque de changer. L’image que les gens ont de moins risque de demeurer la même que celle d’avant le concours. »
répondit-elle, à moitié rêveuse.

L’image que les autres avaient d’elle… Celle d’une fille bizarre qui bricolait des trucs et se faisait à moitié manger par son Lokhlass. En aucun cas celle d’une Givrali qui avait remporté la compétition de Miss de début d’année en montrant ses capacités au tir à l’arc et à la coordination. La rousse soupira un instant. Le regard des autres lui importait plus qu’elle n’aurait voulu l’admettre, même si elle n’allait pas tout faire pour changer et être mieux acceptée. Qu’importe. Elle resterait Cleve Carter, avec ses bons et ses côtés bizarres. Elle était bien loin de la Reine qu’imaginait Amaoka.

Ce dernier se mit alors brusquement à rigoler, et Cleve le dévisagea un peu sans comprendre. Avait-elle dit quelque chose de drôle ? L’air amusé qu’arborait le Voltali lui semblait un peu à côté de la plaque. Il s’expliqua cependant bien rapidement et revint sur les dires de la rouquine, plusieurs minutes plus tôt.  Atypique… Curieusement, il lui paraissait que le Voltali interprétait ce terme comme ayant des connotations péjoratives. Ce n’était pas vraiment dans ce sens qu’elle l’avait dit. Aussi décida-t-elle de clarifier les choses, dans le cas où son interlocuteur ait pu mal le prendre.

« Atypique n’était pas forcément une critique. Ça m’évoque plutôt… de l’individualité. Le fait d’être unique. Au final, nous le sommes tous un peu, sur différents aspects… Mais le physique est bien la dernière chose qui devrait importer, selon moi. »

Pour une fois, Cleve avait parlé avec une sagesse qui lui était rare. Mais déjà le garçon semblait s’être lassé de rire pour rien ; encochant une flèche, il fit exploser un jet d’encre envoyé par son Pokémon, et continua de faire siffler des volées de projectiles. L’étrange hippocampe bleu émit un petit son de joie, puis retourna se dissimuler derrière la nuque de son dresseur. Encore une fois, Cleve songea qu’il lui ressemblait vraiment beaucoup. Lui caché par Amaoka, et elle par Peppéroni. Amusant.  

« Il est mignon. »
commenta Cleve en affichant un sourire gracieux. « C’est un Pokémon de quelle région ? »

Il ne lui semblait pas connaître grand-chose sur ce Pokémon ; probablement parce qu’il n’était pas très fréquent d’en croiser à Johto, et encore moins à Ecorcia, où les points d’eau se limitaient aux flaques du Puits Ramolosse. Et puis de toute façon, Cleve n’y connaissait pas grand-chose aux Pokémon. Encore un talent qu’elle n’avait pas ! Elle attendit donc patiemment la réponse, ses doigts s'agitant nerveusement les uns contre les autres. Même s'il y avait des moments où elle se sentait plus à l'aise, une certaine tension était palpable dans l'air ; aussi préférait-elle rester sur ses gardes. Après tout, méfiance est mère de sûreté.
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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Mer 9 Oct - 22:49

Passion Commune


J'avais tendance à deviner quand mes jolis airs faisaient leurs effets, quand mes sourires et mes belles paroles plaisaient. Et ce que je voyais, c'est que la jeune souris se cachait. Qu'elle semblait méfiante, et que nulle lueur admirative ne la poussait à me sourire, bien qu'elle resta polie. Elle aurait aussi pu me balancer des horreurs - allait savoir à quoi elle pensait. En tout cas, une chose était sûre : elle me plaisait. Pas physiquement, je veux dire : je n'étais pas attiré par elle. Pas au sens où on l'entends. Disons que sa présence m'était agréable, bien que je ne veuille pas me l'avouer. Elle me faisait penser à moi plus jeune, bien qu'il y ait bien entendu des différences. Je gardais un oeil sur le monstre marin qui continuait de me faire peur - enfin, je m'en méfiais plutôt. Comme un chat craindrait l'eau froide. L'eau tout court. La demoiselle sembla s'intéresser à mes activités, et je me fis un plaisir de lui répondre, sentant une espèce de malaise s'installer, je sentais que je devais le dissiper. Bizarrement, je me forçais à être un peu honnête. A arrêter d'essayer de la mettre dans ma poche - et c'était très dur pour moi, qui devait constamment être hypocrite.


    « Je pourrais m'y entraîner. Mais je préfère l'arc. C'est une arme noble, mais qui me convient parfaitement telle que je l'ai faite. Regarde.»


D'un geste ample, je fis pivoter l'arc pour qu'il se présente comme une sorte de bâton et les extrémités de métal devinrent deux dangereux bouts, qui pouvaient assommer. Ils l'avaient toujours été, mais dans mes mains, manié comme un bâton, l'arc devenait également une arme de corps à corps. J'avais fait en sorte d'adapter l'arme au porteur, voilà tout. Et, soudain, je me retrouvais des années en arrière, et toujours manipulant l'arme avec grâce, j'expliquais, un sourire sincère aux lèvres :


    « Un arc est léger et maniable ; même si celui-ci pèse un peu plus lourd à cause des manipulations que je lui ai faites faire, il reste tellement plus pratique qu'un sabre. Et puis, j'aime suivre la flèche, quand je l'entends filer, je me sens ... Je ne sais pas si le terme libre est bon, mais c'est le seul que je trouve. Quand je tire, c'est comme si plus rien n'existait autour de moi. Il n'y a plus que cette corde, ma flèche, cette odeur de bois, d'huile, et ma cible, toujours ma cible ...»


J'avais pris un ton rêveur, et je sortis de mes pensées avec un peu de brutalité. Allons, repends-toi, que diable. Ce n'est pas le moment de te montrer tendre. Tu n'es pas là pour pleurer sur ton sort ou pour raconter ta vie. Je perdis mon sourire sincère, et mes yeux cessèrent de briller pour se plisser vers Cleve, scrutateurs, curieux. A elle de répondre un peu, à elle d'utiliser un peu sa salive. Je me sentais bête d'en avoir autant dit sur moi - je n'avais pas eu l'intention d'en révéler autant, à la base, mais c'était sortit tout seul, alors que je manipulais l'arc, le faisant tournoyer. Je baissais les yeux, observais mes mains pâles qui tenait l'arme. J'étais hypocrite en parlant de Cleve : ne changeais-je pas aussi quand j'avais cette arme, après tout ? J'écoutais avec un mélange d'amusement et de dérision la réponse de la demoiselle : ainsi, elle s'était retrouvée propulsée sur le devant de la scène sans le vouloir. On l'y avait invitée de force, menottée et ligotée comme un saucisson. Braves gens que voilà ... L'esprit de camaraderie des dortoirs, une vraie famille ! Je retins un sourire ironique : voilà pourquoi je ne voulais me lier à personne. Il y avait toujours quelqu'un pour vous poignarder dans le dos.

Peut-être n'aurais-je pas dû m'expliquer quant à mon rire ; ses paroles, bien que pleine de sagesse, résonnaient un peu trop comme une leçon de moral à mes oreilles. Combien de fois m'avait-on dit que l'habit ne fait pas le moine, qu'il ne faut pas juger sur les apparences ; combien de fois m'avait-on écarté de jeux, combien de fois avait-on ri de moi parce que j'avais des yeux de démon, parce que j'étais roux et chétif, étant jeune ? Hypocrisie que tout cela. Etaient uniques ceux qui le voulaient vraiment, les autres n'étaient que de la piétaille. Enfin, elle avait raison sur un point : l'apparence n'avait aucune importance chez moi non plus. Je jouais du mien pour avoir ce que je voulais, mais finalement je préférais aborder les choses plus en profondeur, quitte à me blesser ou à blesser les autres.

Je remarquais le coup d'oeil de la rousse pour Jor, et haussais les sourcils quant à ses interrogations. C'était bien la première fois que quelqu'un m'interrogeait sur lui. Alors, je roulais de l'épaule, et il cascada sur mon bras pour atterrir dans le creux de ma main, clignant de ses yeux bruns-rouges. Son ignorance vis à vis des pokémons aurait pu m'insupporter, mais non. Ca ne me mit même pas en colère, je ne me sentis pas exaspéré. J'avais juste envie de répondre à sa question - après tout, j'avais appris que de toute ignorance, mieux valait la combler quand on le pouvait, plutôt que de s'en moquer. Mais cette leçon là, je la gardais pour moi et me contentais de répondre, calmement.


    « C'est un Hypotrempe, de la région de Kantô. Pokémon aquatique, il est connu pour être un habile nageur, pour s'accrocher aux coraux et pour lancer de puissants jets d'encre. J'y pense, il est de la même région que ton Lokhlass, en fait. Ils viennent tous deux de Kantô.»


J'observais le petit manège de la demoiselle : elle semblait nerveuse. Je retins un nouveau soupir. Je n'avais pas l'habitude qu'on soit si stressé en ma présence, et sa nervosité m'atteignait. J'étais plus habitué à de doux sourires et à des oeillades. J'aurais presque préféré ces derniers, plutôt que le tapotement sourd de ses doigts les uns contre les autres. Pourquoi elle était si nerveuse, hein ? Je voulais juste lui parler, rah.


    « Il s'appelle Jormungand. Comme le célèbre serpent mythologique nordique. Le serpent marin qui finit par se mordre la queue en entourant le monde entier et dont la puissance défia celle des dieux ... »


J'eus un petit sourire bref envers le pokémon de l'océan, qui trompeta de nouveau plus bas puis se tourna vers Clevie et lui sourit, trompetant de plus belle, semblant lui dire bonjour. C'est vrai qu'il était plus doué que moi pour se faire de vrais amis. Avec sa douce timidité, son calme et sa gentillesse, je me demandais ce qu'il faisait avec moi. Moi qui n'aspirait qu'à la puissance et à l'estime des autres ... Sans le savoir, mes pensées faisaient écho à celles de la demoiselle quant à son pokémon. Les comportements de nos pokémons respectifs semblaient opposés, comme dans un miroir, et mon regard vairon se posa sur l'immense Lokhlass au caractère plutôt rude.


    « Tu as là un sacré compagnon, je l'avais déjà remarqué au concours et dans les couloirs. Il adore te mâchonner la tête, je crois. En tout cas, il en impose. »


Je devais l'avouer, sa stature m'impressionnait, et je respectais la puissance qui émanait de lui. Par certains côtés, je respectais Cleve aussi, de pouvoir se faire obéir de lui. Jor sautilla sur place, semblant souhaiter le bonjour au Lokhlass aussi, frétillant et enjoué comme à son exaspérante habitude. Des fois, il m'épuisait rien qu'à me regarder de son air trop gentil pour moi. Je me sentais si souvent coupable de me servir de lui comme d'un outil plutôt que comme d'un pokémon ... Mais je le devais. Je devais devenir ce dont j'avais rêvé. Ou père aurait raison.


    « Au fait ... Je me posais la question : tu as pris quelle spécialité ? Dressage ? Coordination ? »


Je n'avais aucune idée quant à ça. C'est vrai ça : ma reine était-elle plutôt versée dans les combats ? J'avais du mal à l'imaginer en coordination - elle me semblait trop maladroite pour ça. Je l'observais calmement, ayant perdu mes mauvaises intentions pour laisser place à de la simple curiosité. Jor dût sentir aussi que j'avais perdu mes belliqueuses vues sur la demoiselle, et il frotta sa trompe contre mon poignet pour me montrer que finalement, c'était simple et facile de ses faire des amis.




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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Jeu 10 Oct - 1:06

Avec curiosité, Cleve se pencha en avant pour observer Amaoka lui montrer son arc. Elle savait qu’il n’était pas bon d’être aussi imprudente, mais petit à petit, à chaque fois qu’il parlait d’archerie, elle sentait qu’elle baissait ses défenses. Comme une minuscule et fragile souris attirée par l’énorme piège qui n’attendait qu’à se refermer sur elle. La rouquine pu cependant enfin admirer de plus près la magnifique arme que possédait son camarade, et qu’il lui présentait comme un bâton. Progressivement, elle voyait que le Voltali baissait également les armes, et qu’il lui en montrait un peu plus sur lui-même. Comme si la carapace se fissurait en laissant entrevoir une infime partie de la personne qu’il était vraiment. Le discours qu’il fit sur l’archerie lui décrocha un sourire ; à bien des égards, leur façon de penser était également similaire. Liberté ? Cleve n’aurait su dire si c’était le réel terme qu’il convenait d’utiliser pour décrire ses propres sentiments, mais il était certain qu’on se sentait différent lorsqu’on maniait un arc… Comme si plus rien n’avait d’importance. Comme si en décochant la flèche, on se libérait d’un fardeau trop longtemps retenu. C’était plutôt ce genre d’émotions qui affluaient dans son petit corps gracile lorsqu’elle tirait. Bloquer sa respiration, maîtriser les battements de son cœur, et avoir presque l’impression de mourir lorsqu’on tendait la corde de l’arc. Puis, dans un sifflement aérien, la flèche partait et on se sentait revivre. En réalité, l’archerie était probablement plus semblable de la natation que Cleve l’aurait pensé ; son grand-frère avait-il cette illusion de renaissance lorsqu’il sortait la tête de l’eau après y être resté bien plus que de raison ?

« Quand la flèche part, on se sent réellement exister. C’est plutôt une drôle de sensation ; comme si on donnait vie à cette flèche, n’est-ce pas ? »
finit enfin par dire Cleve, songeuse.

Ses grands yeux ambrés regardaient droit devant elle, sans se concentrer sur Amaoka. Elle comprenait progressivement l’attachement qu’elle avait pour l’archerie, chose dont elle n’avait jamais pu prendre conscience auparavant. Les enfants archers étaient en effet bien trop rares à Ecorcia pour que Cleve puisse échanger avec eux. C’était la première fois qu’elle prenait le temps de parler avec une personne de son âge qui pratiquait la même discipline, et qui semblait avoir le même point de vue. Finalement, peut-être ses parents avaient-ils bien faits de la forcer à commencer ce sport ; tout comme leur décision de l’envoyer dans cette académie était probablement mûrement réfléchie. Avaient-ils plusieurs coups d’avance sur elle ? Cleve n’en savait rien, mais plus elle s’attachait à Peppéroni, plus elle s’intéressait aux enseignements, et plus elle se disait qu’elle tombait dans leur piège. Etait-ce pour cela qu’elle avait parfois l’impression d’étouffer, et qu’elle avait juste envie de s’enfuir jusqu’à ce que ses jambes ne puissent plus la porter ?

Ses sombres pensées furent bientôt dissipées comme un brouillard par la contemplation du petit Hypotrempe. Cleve avait rencontré le Arcko de Rick Larson quelques jours avant, mais il fallait dire qu’elle se sentait bien plus connectée à l’hippocampe bleuté et timide qui se cachait derrière son dresseur qu’au gecko confiant et fier. Comme s’il avait capté l’intérêt qu’elle portait pour son Pokémon, Amaoka fit glisser son partenaire le long de son bras et le lui montra. La silhouette fragile et douce de l’Hypotrempe la fascina un moment, et elle dut se faire violence pour ne pas le prendre dans ses bras et lui faire un énorme câlin. Les explications du Voltali ne tardèrent d’ailleurs pas à arriver, et Cleve constata qu’elle avait pu deviner une bonne partie des informations sans avoir à consulter son iPok. Preuve qu’elle commençait à savoir reconnaître les Pokémon, et que son ignorance de début d’année était progressivement comblée par tous les cours qu’elle avait, et toute l’expérience qu’elle accumulait en observant les autres. Encore heureux d’ailleurs. Sinon elle n’aurait pas vu l’intérêt d’assister à des conférences interminables.

Sans qu’elle le lui demande, Amaoka lui indiqua le nom de son compagnon et son origine. Ce serpent, Cleve le connaissait pour en avoir souvent croisé dans certains jeux-vidéo –on se cultive comme on peut-. La légende nordique ne lui était donc pas inconnue, et elle afficha une mine qui la faisait moins paraître pour quelqu’un d’ignorant. Pour autant, elle se garda de préciser le nom de son propre Pokémon. Ça n’avait en effet rien d’aussi classe et noble que celui de Jormungand ; car si le premier avait une appellation qui dénotait un certain prestige et lui donnait même des airs de bête surpuissante, Peppéroni s’apparentait juste à… ben, un peppéroni. Cleve aurait pu inventer une histoire sur son compagnon, comme quoi le Peppéroni était un salami particulièrement épicé qui était très populaire sur les pizzas. Surnom plutôt logique quand on y pensait, parce que le Lokhlass avait effectivement un caractère plutôt brûlant et qu’il aimait beaucoup les mets italiens… Mais non. Elle préféra s’abstenir plutôt que de zigouiller toute sa crédibilité auprès de son camarade. Surtout que tout ça était complètement faux ; Pep’ avait juste décidé qu’il ne répondrait à aucun autre nom depuis qu’un imbécile dans le réfectoire avait décidé de dire ce mot juste à côté de ce qui lui servait d’oreille. Non mais franchement…

Un sourire s’étira de nouveau sur les lèvres de Clevie lorsque le petit Hypotrempe trompeta dans sa direction. Cessant de jouer nerveusement avec ses doigts, la rousse se rapprocha du Pokémon et se pencha à sa hauteur, hésitante quant à l’idée de le toucher. Elle ne savait pas vraiment si Amaoka apprécierait qu’elle s’amuse avec son Pokémon ; aussi se contenta-t-elle de lui adresser un petit signe de la main accompagné de l’expression la plus adorable qu’elle pouvait faire. Peppéroni, derrière elle, souffla par les narines pour montrer son mécontentement quant à l’intérêt qu’elle portait à ce rachitique truc muche qui ne devait même pas faire la taille d’une de ses crottes. Le Lokhlass ne demeura cependant pas en reste car le Voltali fit un petit commentaire sur lui. Cleve arrêta de jouer avec le compagnon de son camarade, et tourna un instant la tête vers Pep’.

« Il est plutôt gros, en effet. » commenta Cleve en se demandant si tous les Lokhlass étaient aussi énormes que le sien. « Sinon oui, il aime bien mâchouiller tout et n’importe quoi, et je crois que le roux l’attire. A moins que je ne sois simplement à la bonne hauteur pour qu’il se fasse les gencives… » finit-elle par soupirer, mi exaspérée, mi amusée par le comportement de son ami.

Comme elle s’en doutait, elle était loin de passer inaperçu avec Peppéroni qui la suivait partout. Enfin, c’était probablement plutôt lui qu’on remarquait, mais sachant qu’elle n’était jamais très loin… Dans tous les cas, Cleve avait rarement vu des dresseurs avec des Pokémon aussi imposants que le sien. Etait-elle la seule à s’être retrouvée avec le truc le moins pratique à se trimballer ? A moins que les autres n’aient pas de difficultés particulières à faire rester leurs Pokémon dans leurs Pokéballs… Ouais, c’était sans doute ça. Elle avait juste de gros problèmes d’autorité. Elle esquissa cependant un nouveau sourire lorsque Jor salua Peppéroni en sautillant, ce à quoi le monstre marin répondit par un soupir dédaigneux. Il pouvait être réellement associable quand il le voulait, même si lors de la sortie capture il n’avait eu aucun mal à faire ami-ami avec un papillon, laissant sa dresseuse dans la plus terrible des galères. Néanmoins, ce n’était pas parce qu’il se sentait supérieur par rapport à l’Hypotrempe ou quoi que ce soit. Peppéroni était juste comme Cleve : extrêmement possessif. Que son humaine semble montrer de l’intérêt pour un autre Pokémon que lui, lui était insupportable ; non seulement il devait surveiller le « mâle » aux cheveux de feu, mais également ce modèle réduit cracheur d’encre ! La tuile !

Les deux étudiants basculèrent rapidement sur un autre sujet, non sans un regard d’excuse de la part de Cleve au petit Jormungand. Les spécialités. C’était plutôt drôle de voir dans quelle catégorie les autres semblaient classer la jeune fille. Ils pensaient probablement à la Coordination parce qu’elle avait gagné le concours de Miss ; et à la spécialité Topdresseur parce que c’était simplement celle qui avait le plus de succès auprès des élèves. Ils étaient cependant bien loin du compte, et il était certain que Cleve ne semblait pas toujours briller par son intelligence ; après tout, son sérieux était loin d’être proverbial, et elle avait la bouille de ces gens un peu trop dans la lune.

« Je suis chez les Scientifiques. » répondit-elle donc, un sourire aux lèvres. « Je t’avoue que je ne connais pas grand-chose sur les Pokémon, puisque je ne m’y suis jamais intéressée avant d’arriver à l’académie… mais j’ai une certaine affinité avec la mécanique et l’électronique. Donc je suppose que c’était le meilleur choix à faire pour moi. »

Parce que si elle voulait créer de nouveaux objets destinés aux Pokémon, il fallait qu’elle les comprenne un minimum. Elle n’allait pas se mettre à brusquement avaler tous les livres qui passeraient sous sa main ; mais traîner avec Peppéroni et son Marill de temps à autres l’aidaient à en savoir plus sur ces mystérieuses créatures… sans compter tous les autres Pokémon qu’il y avait dans l’académie. Cleve n’avait toujours pas l’impression d’être à sa place ici, mais au moins son imagination continuait à se développer. Elle était certaine de pouvoir bricoler des équipements plutôt chouettes, même si le dressage allait passer en second plan. Eh oui. Tout le monde n’était pas là pour devenir un grand champion !

« Et toi ? » demanda-t-elle ensuite, même si elle se doutait un peu de la réponse.
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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Mer 6 Nov - 11:22

Passion Commune


Nous semblions avoir la même définition de l'arc, de l'archerie, de la liberté. Un bon point pour elle. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais envie de lui en dire un peu plus. Réellement. Pas de jouer la comédie - enfin, pas totalement. C'était étrange comme sensation. Peut-être que j'avais envie de me lier vraiment à elle ? J'eus presque un sourire cynique en songeant ça. Faux. Je n'avais pas envie d'avoir d'amis. Ca ne servait à rien, et souvent, ça vous tirait vers le fond. Pourquoi aurais-je désiré avoir des amis ? Mais, faute d'amis, j'avais une espèce de cour, à la manière d'un roi, et j'entretenais ces gens avec beaucoup de soin. Mots gentils, paroles réconfortantes, tout cela n'était qu'illusoire, mais ils y croyaient tous, ils gobaient ma fausse affection avec une stupidité incroyable. Mais ... Elle était différente, elle. Elle aimait l'arc, après tout.

Emmental - non, Peppéroni, quel nom idiot - semblait toujours aussi méfiante envers moi. Cette Lokhlass avait une bonne intuition, je ne pouvais pas le lui enlever. Devais-je essayer de l'enjôler, elle aussi ? Avec un tel estomac, peut-être qu'un gâteau ou ce genre de choses ? En tout cas, je plaignais sincèrement Cleve. Avoir un tel pokémon qui nous mâchouillait la tête, ce ne devait pas être facile. Je grimaçais donc, compatissant. J'avais de la chance dans mon malheur d'avoir un pokémon docile. Même si j'aurais sûrement donné n'importe quoi pour avoir un Lokhlass moi aussi, plutôt qu'un petit hypotrempe. Enfin, je n'y pouvais rien, et je savais que sa dernière évolution serait une bonne chose.

Son aveu quant à son ignorance sur les pokémons me tirailla entre deux émotions. La première, implacable, était qu'elle n'était qu'une idiote doublée d'une fille bien peu curieuse. Nous vivions dans un monde pokémon, c'était comme si elle ne s'intéressait pas à l'air qu'elle respirait. Néanmoins, au fond, une petite partie de moi compatissait, encore un peu. Je n'avais pas grandi dans une maison remplie de pokémons, moi non plus. J'y connaissais quelques petites choses, et j'apprenais vite, heureusement pour moi, assez vite pour paraître m'y connaître. Je me contentais de la regarder, mes prunelles rouge et or la fixant avec curiosité, sans montrer quoi que ce soit des émotions que je ressentais.


    « Je suis chez les Dresseurs. Chez les voltalis. »


J'avais dis ça avec une petite pointe de fierté. Mais je n'étais pas prêt de lui avouer que, avant d'arriver dans cette académie, je n'avais fait que rêver d'en devenir un. C'était idiot. Je m'étirais un peu, mal à l'aise par tout ce que nous avions dit. Je n'avais pas l'habitude de tant parler de moi - entendons nous bien, je n'avais pas l'habitude de dire tant de choses vraies sur moi. Je mentais souvent, grossissant mes histoires, mais là ... Rien ne me venait à l'esprit pour me vanter, pour bien me faire voir. Mais j'avais terriblement envie qu'elle m'aime bien. Enfin non, plutôt qu'elle me respecte.


    « Ce n'est pas une tare d'ignorer des choses sur les pokémons. Pour tout te dire, je n'avais jamais eu de pokémons avant l'académie, et je ne m'y connaissais pas vraiment non plus. J'apprends vite, heureusement, et j'aime faire croire aux gens que je m'y connais. Ils trouvent ça normal qu'un futur dresseur s'y connaisse. Si j'étais ignorant, ils me prendraient de haut ... »


Pourquoi j'avais dis tout ça ? J'étais juste sensé compatir, pas lui raconter ma vie ! J'eus le bon goût de rougir et de détourner le visage, comme si cela me mettait mal à l'aise. En réalité, j'étais en colère contre moi-même. Cleve était la seule à savoir cela, et je ne voulais pas non plus devoir la faire taire. Flûte ! Quelle mouche m'avait piquée, pour révéler tout ça ? Je soupirais et caressais doucement la tête de Jormungandr, pendant qu'il fermait les yeux, joyeux de se sentir aimé. C'était simple, pour lui. Il acceptait le moindre mes gestes comme une preuve d'amour. Et pourtant, il n'était pas rare que je lui fasse dépasser ses limites. Pourquoi m'aimait-il ? Pourquoi voulait-il me suivre ? Je ne comprenais pas. Je secouais de nouveau la tête. Je devais relancer la conversation. Ce silence était trop pesant.


    « Alors dis moi, tu te sens bien chez les givralis ? Les filles sont sympas avec toi ? » demandais-je, en me rendant compte que ce n'était peut-être pas exactement la bonne question. Je supposais que les filles de son dortoir l'avaient inscrite contre sa volonté, et pas dans l'idée qu'elle gagne. Détestaient-elles Cleve ? Elle pouvait paraître un peu ... Bizarre. Mais elle était presque gentille. Presque amicale. Non, elle l'était vraiment. Mais cela ne changeait rien à la donne : je ne voulais pas m'en faire une amie. Juste me servir d'elle, point !




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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Mer 13 Nov - 16:29

Rapidement, Amaoka dévoila son appartenance à la spécialité des dresseurs, et Cleve esquissa un petit sourire. Bizarrement, elle l’avait deviné rien qu’en lui parlant. Ce n’était pas qu’il ne pouvait pas correspondre aux autres castes ; au contraire, avec sa performance lors du Concours Miss/Mister, la façon qu’il avait de s’exprimer et son apparence toujours impeccable, la jeune rousse était sûre que les enseignants spécialisés dans la Coordination se l’arracheraient. Cependant, il avait ce petit quelque chose qui était propre aux futurs Dresseurs, et elle était sûre qu’il avait également de grandes ambitions ; étrange d’ailleurs, qu’il ne se soit pas retrouvé chez les Noctalis. Ceci dit, elle avait appris depuis longtemps à ne pas juger une personne sur son dortoir, puisque cette information était bien souvent biaisée. Il parut d’ailleurs assez compréhensif concernant son ignorance sur le monde des Pokémon, et Cleve en vint à la conclusion qu’il disait sûrement ça pour être gentil. Après tout, toutes les personnes avec qui elle avait parlé plus de cinq minutes ne lui avaient jamais fait de remarques sur ce point-là –même si ce n’était pas quelque chose dont elle se vantait ouvertement-. A part peut-être Jessy Daiver, qui avait été légèrement agressive avec elle lors de leur rencontre dans les souterrains. Ceci dit, Cleve avait le don pour agacer les filles de façon générale. Allez savoir pourquoi.

Comme beaucoup d’autres, Amaoka avait reçu son tout premier Pokémon lors de son arrivée à l’académie. Il semblait à Cleve que les dresseurs étaient tous arrivés ici parce qu’ils n’avaient pas eu l’opportunité d’obtenir un starter dans leurs régions d’origine. Etait-il si compliqué de trouver son premier compagnon pour entreprendre son voyage ? La rouquine ne s’était jamais vraiment posé la question, puisqu’elle n’avait jamais ressenti le besoin d’avoir son propre Pokémon. Construire et réparer des choses était plus intéressant selon-elle, même si à présent qu’elle avait Peppéroni et Biscuit, elle pouvait s’occuper d’une façon différente. Le fait qu’Amaoka lui dise qu’il faisait volontairement croire aux autres qu’il avait certaines connaissances parut étrange aux oreilles de la Givrali. Pourquoi faisait-il ça ? Elle, qui n’avait jamais fait attention à sa popularité, n’arrivait pas vraiment à comprendre. Aimait-il autant que ça être admiré des autres ? D’une certaine façon, il s’agissait peut-être d’un moyen d’être tranquille. On embête rarement un garçon intelligent, à part s’il s’agit d’un scientifique asocial abonnés aux premiers rangs des salles de classe. Mais pour quelqu’un comme Amaoka, dont toute la personne semble irradier la classe, le niveau de culture ne peut que forcer le respect.  

Cleve se fit la réflexion stupide qu’après lui avoir avoué ce fait, Amaoka semblait bien plus… humain. Au final, il n’était pas uniquement le bellâtre élève modèle qu’elle s’était imaginé. Il avait sûrement ses faiblesses, tout comme elle. Le seul point qui les différenciait était cette volonté d’apparaître aux yeux des autres d’une telle ou telle façon.

« Je trouve ça plutôt courageux. » commenta la rousse en décochant un sourire radieux au Voltali. « Au final, tu fais des efforts pour être reconnu. Je pense que c’est une bonne chose. »

Elle aurait pu ne pas être d’accord avec la façon d’agir d’Amaoka. Après tout, ils étaient diamétralement opposés et Cleve n’aurait jamais essayé de jouer les caméléons pour être bien vue. Cependant, le fait que d’autres le fassent pour surmonter leurs faiblesses lui paraissait exceptionnel. Un long silence s’installa, mais la rousse paraissait moins anxieuse qu’au début de la conversation. Elle avait l’impression de connaître un peu mieux son interlocuteur. Et puis même s’il ne l’avait probablement pas prévu, Amaoka avait fini par lui révéler certaines de ses faiblesses… Sa méfiance envers le roux commençait doucement à s’effriter, bien qu’une voix dans sa tête ne cessait de lui répéter de ne pas faire confiance à ce garçon. * Tais-toi *, pensa-t-elle avec force. Qui était-elle pour décider si une personne était digne de confiance ou pas ? Peu lui importait. Seuls les évènements futurs décideront si oui ou non elle avait bien fait de rester là à parler avec lui.

Amaoka brisa alors le silence au moment où Cleve se demandait ce qu’elle pouvait bien lui dire. Il lui posa une question à laquelle elle ne s’attendait pas du tout, et ses joues virèrent au carmin. Ça sortait d’où ça ? Elle avait l’impression que tout ça arrivait comme un cheveu sur la soupe, et qu’il s’agissait d’un cheveu particulièrement long. Que pouvait-elle répondre ? Avait-il déjà remarqué qu’elle n’était pas appréciée des Givralis en règle générale, et posé cette question en conséquent ? Peppéroni releva la tête et soupira par les narines, comme si l’idée qu’on puisse parler des autres filles du dortoir de Janice lui était particulièrement désagréable. La rousse n’avait pas parlé à grand monde de sa superbe côte d’impopularité, mais contrairement à Amaoka qui lui cachait probablement des choses, elle n’avait pas envie de lui mentir. Pas pour le moment, tout du moins.

« Hm comment dire… Il y a bien une personne avec qui je m’entends bien là-bas, mais en dehors, ce n’est pas super. Je suppose que les gens doivent trouver mes clés et mes tournevis un peu bizarres. Alors j’ai de temps en temps droit à quelques petites piques ou farces, rien de bien méchant. »

Piques ou farces qui pouvaient parfois être assez cruelles, mais rien n’atteignait vraiment Cleve. Elle avait appris à relativiser. Ce n’était pas un poulpe dans ses draps qui allait la faire fondre en larme. Elle avait beau paraître faible physiquement et psychologiquement, elle n’en restait pas moins un roc pour ce genre de choses. Haussant les épaules, elle ajouta :

« Les gens rejettent ce qui est différent. Mais peu importe, je n’ai pas envie de me faire accepter par ce genre de personnes. »

Chose qu’Amaoka ne cessait de faire. Pourtant, cela ne dérangeait pas à Cleve. Elle avait ses convictions et sa façon de fonctionner, mais ne trouvait pas pour autant que la méthode inverse était stupide. Elle avait essayé de faire sonner ça de la façon la plus désinvolte possible, mais elle craignait que le roux ne prenne cela comme un reproche. Ce n’en était pas un. Vraiment pas.

Peppéroni poussa doucement dans son dos, et la jeune fille regarda sa montre. La matinée avait bien avancée, et si elle ne l’amenait pas au réfectoire prendre son petit déjeuner, le Lokhlass se montrerait rapidement insupportable. Soupirant, elle regarda une dernière fois Amaoka et inclina rapidement la tête.

« Bon eh bien… je dois partir. Je te laisse ma cible si tu veux, tu n’auras qu’à la laisser sur l’arbre ou me la ramener plus tard peu importe. »

En même temps qu’elle disait cela, elle passa devant l’arbre sur lequel Amaoka avait planté une flèche, et caressa doucement l’écorce. Pauvre chose. Et dire qu’elle en avait blessé tant lorsqu’elle se battait contre le Marill sur l’île Mépo.
Se retournant, elle adressa ensuite un dernier salut au Voltali et s’éloigna de la forêt. Décidemment, les rencontres étranges dans ces bois-là ne cesseraient pas de sitôt. Qui aurait cependant cru que celle-ci aurait tant d’impact sur les évènements futurs ?

[ Terminé pour Cleve ]
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MessageSujet: Re: Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]   Mer 13 Nov - 16:59

Passion Commune


J'avais eu peur qu'elle ne me juge. Avouer comme ça, de but en blanc, que j'essayais d'apparaître d'une certaine façon devant les gens, n'était-ce pas avouer que j'étais un hypocrite ? Elle pouvait sauter à ces conclusions. Au fait que l'apparence, que ma popularité était assez importante pour que je mente. Je m'étais hérissé un instant, avant de me calmer. Après tout, pourquoi devais-je prendre avec importance ce qu'elle me dirait ? Mais ses propos suivants me surprirent, et je ne pu cacher un regard coulant, pour voir si elle plaisantait. Ce n'était pas le cas. Elle me trouvait ... Courageux ? Bizarre. Je n'aurais pas donné cet adjectif à mes propos. Je haussais les épaules intérieurement. Et comme le silence s'installait, je le brisais de quelques questions bien placées. Malgré ma curiosité assez piquante, je devinais que la demoiselle n'était pas à l'aise. L'avais-je déstabilisée ?

Je la laissais donc réfléchir, et ses mots réveillèrent en moi de mauvais souvenirs. Je l'avais bien cherché, après tout. Les mots qu'elle prononça avaient une vérité cruelle et tranchante. Les gens rejettent ce qui est différent. Je ne le savais que trop bien. Cleve était peut-être différente des autres filles, avec son intelligence pour la mécanique, ses tournevis, et l'archerie ; j'avais été, moi, différente des autres à cause de mes yeux. Une simple tare physique, totalement impossible à maîtriser m'avait fait connaître cette dure vérité : oui, les gens avaient peur de ce qui n'était pas comme eux, et ils rejetaient les gens bizarres, différentes, sans aucun scrupule.


    « Je vois ... » soufflais-je, incapable de dire autre chose. Je ne voulais pas m'ouvrir plus encore ; j'avais déjà dis assez de choses vraies sur mon compte, et je n'appréciais pas ma surprenante franchise. Et puis, qu'y avait-il à dire là-dessus ? Elle se faisait chamailler par les filles de son dortoir ; que pouvais-je y faire ? Néanmoins, quelque chose en moi s'était réveillé en même temps que mes souvenirs. J'aurais aimé, autrefois, que quelqu'un se soulève pour dire que je n'étais pas différente. Que j'étais humain, et que mes yeux de démon n'étaient qu'une maladie inoffensive. Rien de démoniaque dans la couleur d'or de mon oeil droit. Alors, je comprenais Cleve. Je comprenais ce qu'elle pouvait ressentir - enfin, elle n'avait pas l'air chamboulée plus que cela. Avait-elle réussi à se créer une carapace ? Une carapace différente de celle que j'avais créée, moi, faite d'illusions ?  


Nous étions semblables, et tellement différents. Je jetais un coup d'oeil à Peppéroni, et caressais du bout des doigts le pokémon sur mon épaule. Je ne me sentais toujours pas à l'aise avec la Lokhlass. Il y avait quelque chose chez elle de protecteur, d'inquiétant pour moi. J'allais devoir faire attention à chaque pas que je ferais aux côtés de Cleve. Ou j'étais certain que Pepperoni allait me mâcher la tête ... A mort. Une longue, douloureuse et lente mort par machouillage intensif. Quelle horreur. Je m'inclinais de même, sans réagir à ses paroles. Habituellement, c'était moi qui partait. Les filles aimaient ma compagnie, et faisaient tout pour rester. Elle, elle partait. Je la regardais, interdit, s'incliner encore, et s'éloigner. Je vis sa silhouette passer sans le sous-bois, et finalement, les bruits qu'elle faisait disparurent eux aussi.


    « Drôle de reine que voilà, hein, Jor ? » fis-je à voix basse, et je fis tourner l'arme dans mes mains. Mon regard hétérochrome passa sur la cible, et je décidais de la laisser là. J'allais récupérer mes flèches, les rangeais dans mon carquois, et après m'être étiré, je m'en allais également. Je guettais les bruits autour de moi, et écoutais avec nonchalance les oiseaux et les insectes autour de moi. Il était temps que je rentre, moi aussi.  


[ RP Terminé ! ]


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Une passion commune [PV Amaoka] [Terminé]
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