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You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo
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MessageSujet: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Mer 29 Avr - 15:17

L'ombre de l'après-midi tombe sur mon visage, découpant mes traits de façon arbitraire, sombre. Me voilà assise sur le bateau devant me ramener à Lansat, cet endroit qui avait changé tant de choses dans ma vie et où, plus que n'importe où ailleurs, je me sentais chez moi. Depuis combien de temps suis-je assise là? Oh, quelques heures, facilement. Presque tout le monde est retourné dans sa balle depuis longtemps, à l'exception de Chidori qui mange encore des biscuits avec des petits bruits de souris, et pour ma part je ne suis pas très loin du sommeil. Les yeux mi-clos, la tempe appuyée contre une vitre fraîche, ma respiration rendue plus forte par la fatigue y collant en buée blanche et éphémère. Dans la lumière de la fin d'après midi, le décor a prit une teinte à peine plus orangée dans ce paysage tout de gris vêtu. J'aurais aimé être en train de dormir, vraiment. J'étais tellement fatiguée, comme quoi Leo n'était pas totalement à côté de la plaque en faisant cette prévision, et bien que j'avais obtenu de nombreuses réponses, j'avais aussi de nouvelles questions sur lesquelles me faire les dents. Heureusement, ces interrogations ne portaient plus sur ma mère, le portrait de cette dernière reposant tranquillement dans mon médaillon, à mon cou. Non, je pensais surtout à cette conversation, avec ma grand-mère, et à ces messages échangés avec Aileen. L'une comme l'autre étaient d'accord pour dire que je devais arrêter d'attendre et, d'une façon ou d'une autre, un tout autre prénom avait lui aussi fait surface dans la conversation. Et le propriétaire de ce prénom serait justement sur le quai pour mon retour sur Lansat et, très probablement, pensait-il exactement la même chose que mes deux conseillères. Sans oublier que j'avais aussi Ruby et Kaeko qui m'attendaient sur Lansat. Autant d'amies inquiètes pour moi, qui voulaient que je sois heureuse et qui, très probablement, partageaient cette idée selon laquelle l'attitude d'Allen était vraiment déplorable. Après avoir compris que c'était un genre de consensus généralisé, j'avais cessé graduellement de chercher des excuses et, peu à peu, je m'avouais triste, peut-être un peu déçue, inquiète et surtout blessée.  Mais malgré ça, tout le monde autour de moi semblait aussi s'être passé le mot pour veiller sur moi, pour faire les magasins avec moi ou simplement pour être mes amis et ça, c'était très réconfortant. Je pouvais leur faire confiance, je pouvais essayer de sourire pour eux et ne plus penser au reste. Mais ce n'était que consolation et, dans un cas particulier, culpabilité.

Cela me portait d'ailleurs à une autre réflexion. De son côté, au beau milieu de je ne sais quelle affaire de famille, Allen avait-il des gens pour faire pareil? Comment agissait sa famille à son égard? Est-ce qu'il avait des amis restés à Sinnoh? Cet ami, ce Yuki que j'avais rencontré, est-ce qu'ils s'étaient réconciliés? Y avait-il quelqu'un pour le regarder sourire, ou même aborder une expression un peu fermée et fuyante pour cacher quelque chose, ou ses airs timides où il devenait soudainement plus mignon qu'un bébé Pichu? Quelqu'un lui avait-il demandé ce qu'il avait fait de son ancienne veste? Avaient-ils remarqué que mon aimé avait grandit durant cette dernière année? Que ses traits s'étaient fait plus solides et sa mâchoire un peu plus carrée? Étaient-ils capables de lire ses émotions dans les nuances bleues de ses iris envoûtants? Est-ce que, de son côté, il se faisait la même réflexion à l'inverse, ou peut-être est-ce que cela ne lui avait même pas effleuré l'esprit? Est-ce que lui aussi s'asseyait dans l'ombre de l'après-midi en regardant par la fenêtre en pensant à moi? Peut-être que si, peut-être que non. Non, c'est trop déprimant, et puis pourquoi douter de ça hein? J'avais déjà lu l'amour dans ses yeux, tout comme j'avais senti sa passion contre mes lèvres, mais cela me semblait si lointain à présent. Enfin, lointain ou pas, je n'avais pas imaginé ces choses, c'était une certitude. Donc sans doute, très probablement, qu'il pensait à moi lui aussi, à sa façon.

Malgré toutes les apparences, malgré toutes les idées préconçues que les gens avaient pu entretenir sur lui, l'Allen Wills que je connaissais était quelqu'un de très attentionné. Que ce soit lors de notre première mission, lorsqu'il s'était précipité à la course pour récupérer la trousse de premier soin et panser mon bras ou encore plus récemment à la Saint-Valentin, lorsqu'il m'avait portée sur les rochers en bord de mer, afin de m'éviter une mauvaise chute. Un individu comme lui ne pouvait donc pas juste disparaître et ne pas se soucier des répercussions pour les gens laissés derrière. Mais bon, ça c'était un peu comme un secret bien gardé derrière beaucoup, beaucoup de solitude. Enfin, je ne sais pas si c'est le meilleur mot, mais il était toujours si fort. Si hermétique et distant, si ferme et si indépendant probablement, j'imagine que c'est un bon mot pour le décrire. Il semblait prêt à toujours se débrouiller seul, à affronter toutes les situations possibles et imaginables, quitte à négliger sa propre sécurité. Quelqu'un comme ça, c'est impressionnant, mais aussi inquiétant. À bien y penser, en rétrospective, j'étais perplexe. Qu'avais-je vraiment réussi à lui apporter qu'il n'avait pas déjà? Une cavalière pour les bals, c'était au moins ça, mais ce n'était pas comme s'il avait eu du mal à en trouver une autrement. Elles auraient été prêtes à s'entre-tuer pour avoir ce privilège et, ma foi, je n'avais pas de mal à les comprendre, aussi fou que cela puisse paraître. Mis à part un peu d'innocence, de joie de vivre, de cookies infectes, trois tonnes de références douteuses et peut-être un ou deux cheveux roses perdus ici ou là, bizarrement je n'avais pas l'impression de lui avoir apporté tant que ça. Et puis c'était assez éloquent, avec Allen parti, on dirait que mon être en entier s'était terni, que mes cheveux ne tombaient plus de la même façon et que mes yeux brillaient de moins en moins. Mes notes avaient diminué, mes Pokémon semblaient passer plus de temps entre eux qu'avec moi et mes amis étaient tous devenus inquiets du jour au lendemain. Bordel, quelle belle réussite que voilà. Je me passai la main sur le visage, fermant hermétiquement mes yeux, frottant mes paupières closes comme si j'avais voulu en retirer une saleté, terminant mon parcours sur ma joue, dérangeant ma frange au passage. C'est une chance je n'ai pas porté de maquillage, ça aurait fait un beau gâchis.

La vérité, c'est que de mon côté j'avais beaucoup plus besoin de lui qu'à l'inverse. Je ne me sentais pas assez en confiance? Aller, prends exemple sur lui, petite Estelle. S'il peut faire des trucs pareils, pourquoi pas toi? J'avais la flemme de mettre mes rallonges une journée? Pense à Allen, si jamais tu le croises dans les couloirs, il faut que tu sois à ton meilleur, pour qu'il te trouve jolie. Du mal avec des révisions ou avec les travaux servant à monter en grade? N'importe qui le connaissant un peu sait qu'il n'y a pas plus studieux Noctali sur Lansat, et ça aussi c'était inspirant. Ouais, c'est ça le mot. Allen, mon aimé, était devenu mon inspiration, ma raison de faire les choses, comme une véritable partie de moi dont j'avais besoin pour fonctionner alors qu'à l'inverse, je ne pense pas qu'il eu jamais besoin de moi. Jamais vraiment. Et pourtant c'était devenu la normalité et, maintenant qu'il était partit, j'allais devoir me recentrer sur moi et moi seule. Mais, si je faisais ça, ce serait la fin, n'est-ce pas? Car soyons honnêtes, que restait-il de nous sinon mon regard amer et mon coeur serré?

Merde que c'est déprimant, me dis-je en quittant la banquette, sac jeté sur l'épaule, Chidori retourné dans sa balle sans négociations. J'avais besoin de bouger, d'aller sur le pont et de me dégourdir les jambes, mais elles étaient devenues bien lourdes tout à coup. L'air salé de la mer vint m'accueillir à l'extérieur, mais je l'ignorai, gagnant la rambarde sans trop y réfléchir, admirant les vagues qui défilaient sous nous, la silhouette de l'île Lansat qui se dessinait lentement à l'horizon. Seule, tache rose au sein d'un paysage grisonnant, faisant le bilan, sans réaliser ce que c'était. Parce que lorsqu'on fait un bilan, c'est que tout est terminé déjà. La tête enfoncée dans les épaules, frissonnant, me maudissant pour avoir cessé de porter la veste, mais c'était nécessaire, non? Probablement. Je sais pas. Je me disais que ce l'était, mais pourquoi, je l'avais pas encore compris. Il y a des choses que ma tête cachait à mon coeur. Appelons juste ça l'instinct de conservation, ça vous va? Après tout, tout le monde n'est pas aussi doué pour le mode single player, moi moins que les autres. Et puis pourquoi hein? Pourquoi il fallait que ce soit comme ça? Pourquoi j'étais en train de penser à cet amas de choses ridicules? Est-ce que c'était important tout ça, est-ce que ça avait jamais compté? Non, jamais.

Il était juste là et moi aussi. Enfin, avant. Nous étions juste amoureux et, même si ces fichues groupies avaient causé leur lot de complication, c'était bien. D'accord, on aurait pu être plus proches l'un de l'autre sans doute, mais si ça nous convenait comme ça? Et voilà que j'étais en train de m'inventer des raisons pour lesquelles il ne voudrait pas revenir. Tu racontes quoi Estelle? Souviens toi de cet air, quand il a entendu ces idiotes parler de l'autre côté de la porte. Bien sûr qu'il va revenir, bien sûr qu'il y pense chaque jour, bien sûr que c'était important pour lui aussi. Il était débrouillard, fort et d'acier. Si je ne pouvais pas l'aider je devais au moins lui faire confiance, avec ou sans le support de-- Hey, Listen!

Je me figeai sur place, mon regard chocolat dégringolant jusqu'à mon sac d'où avait monté cet appel toujours aussi casse-pied. Pourquoi est-ce que je ne l'avais jamais changé d'ailleurs? Ça faisait un moment que je me trimbalais la même sonnerie, il serait peut-être temps de... Non, impossible. Mon sac glissa lentement, tombant au sol alors que je sentis mes yeux piquer, vivement, une tension apparaitre sournoisement dans ma mâchoire. Il était là, Trybal. Une petite image de rien du tout, 100 pixel par 100 pixel, mais il n'y avait pas de doutes possibles. Je lui avais déjà dit qu'il devait peut-être penser à le changer, rigolant en disant que les gens le prendraient peut-être pour Ace à cause de ça, mais il n'avait pas mordu à l'hameçon, demeurant fidèle à son choix d'image de profil et à son starter. Mais pourquoi je pense à ça maintenant moi?! Texto! J'ai eu un texto d'Allen!! Merde mais pourquoi je pleure pour un satané texto, lis le avant au moins! Essuyant distraitement mes yeux, le visage soudainement illuminé d'un sourire encore faible, j'ouvris le message, impatiente de savoir quand il allait rentrer. Ouais, parce que nécessairement, s'il m'envoyait un message, c'est qu'il reviendrait bientôt. C'était comme une certitude inébranlable, une loi non-écrite, c'était juste obligé et bientôt j'allais savoir, j'allais le revoir et nous aurions traversé une épreuve de plus. Parce que ça ne pouvait être que ça. Il n'y avait aucune autre possibilité, aucune. Comme quoi il est facile d'être aveuglé par ses désirs, tellement facile.

Je n'ai pas compris. Je suis restée gelée devant les lettres, à les fixer comme si elles ne faisaient pas de sens, comme si les mots qui étaient écris là n'étaient pas unis pas quelconque logique, comme s'il avait juste écrit des touches au hasard. C'était peut-être même un "butt dial". D'accord, c'était élaboré, mais pourquoi m'aurait-il remercié pour tout sinon, hein? C'est pas le genre de truc qu'on dit quand on revient bientôt. Merci pour la patience, peut-être, mais pas ça. Pas ça du tout. Ma respiration commença à s'accélérer, mon pouls à résonner dans ma tête et dans mon cou, dans la racine de mes cheveux. Pense pas pouvoir revenir un jour? Il va revenir de nuit alors, c'est ça, ce n'est pas grave alors. Le port est éclairé de nuit aussi et j'ai des Pokémon pour me protéger des gens louches, je pourrai aller l'attendre de nuit aussi. Et des obligations tout le monde en a, ce n'est pas la fin de tout, ce n'est pas la fin de quoi que ce soit. Ça ne veut rien dire. C'est quoi cette histoire?! Désolé d'avoir disparu, il n'avait pas le choix, bla bla bla. Non c'est pas sérieux, quelqu'un lui a piqué son iPok pour m'écrire à sa place. Prends soin de toi? Prends soin de toi?! Comment tu peux m'écrire ça, arrête de raconter n'importe quoi!!

Pendant ce temps, le bateau autour de moi avait gagné le port, le quai. Ok, super pour lui, moi je m'en fiche. Il faut que je descende, là maintenant? Oh c'est ça il va m'attendre là et me dire que c'était une mauvaise blague et qu'il est désolé c'est ça? Elle est drôle, putain qu'elle est drôle, surtout que je sais que c'est Leo qui a dit qu'il viendrait m'attendre. C'est pas le même blond, c'est pas des saphirs qu'il a dans ses yeux, ce n'est pas de l'acier dans son coeur, ce n'est pas Allen. Qu'on y regarde comme on veut, qu'on dise tout ce qu'on voudra, ça ne changerait rien. Ça ne m'avait pas empêché de lui faire un massage, pas empêchée de me réfugier dans ses bras en plein orage et je n'avais pas non plus été capable de le rejeter, mais eh, voyons, de quoi je me mêle. Et on me chassait du bateau et j'avançais sans plus rien voir, l'iPok encore serré dans ma main comme dans des serres alors que, pourtant, toute force m'avait quittée. C'était pas possible ça. C'était pas possible que j'aie l'impression de tomber de si haut alors que, quelques heures plus tôt, je réfléchissais sérieusement à cette option, celle de quitter l'attente. Mais maintenant que l'on m'y obligeait, maintenant que c'était vrai et qu'il n'y aurait plus de retour en arrière. Maintenant que ça me frappait comme un tauros lancé à pleine vitesse, j'en avais le souffle coupé. Je franchis l'endroit sans le remarquer, trop hantée par une pensée toute simple. C'est ici que tu l'as vu la dernière fois avant qu'il ne parte en mission et n'en revienne pas, c'est normal que tu comprennes ici que c'était vraiment la toute dernière fois. Dans un port, juste ça. La vie est une roue qui tourne, elle retourne toujours au même endroit. Sur Cobaba aussi, il y avait eu un port. Là aussi, je l'avais attendu au bord de l'océan. Comme si c'était devenu quelque chose de normal entre nous deux, la proximité de la mer. Ou peut-être était-ce parce que nous vivions une vie d'insulaires. Ce jour là Ancy s'était laissé planer jusqu'à moi, à la grande surprise d'Allen, parce qu'il ne pensait pas que je viendrais le chercher. Sans doute parce que personne ne l'avait jamais fait de façon aussi sincère, aussi désintéressée peut-être. Pourtant ça ne m'avait pas empêcher de traverser l'île à la course, le soleil réchauffant ma peau et ma tête pleine d'idées pour le bal à venir. Je venais de terminer ma robe, bleue, assortie à ses yeux, juste au cas où. Parce que déjà, je savais que je voudrais y aller avec lui. Et il avait été vraiment surpris de me voir. Il ne pensait pas... Mais il avait été heureux. Vraiment. Tout comme je l'avais été, un matin où je ne dormais plus vraiment, mais où il s'était silencieusement glissé dans ma chambre, jusqu'à moi, pour replacer la couverture. Je n'avais pas osé bouger, mais après son départ, mes joues avaient viré au cramoisi et j'avais serré Ancy contre moi en riant joyeusement pour ensuite me rendormir, doucement, bercée par ce geste de douceur innocente.

Je sentis les premières larmes brûler sur mes joues, mes lèvres s'entrouvrir pour chercher l'air alors que j'avais l'impression d'être en train de boire du goudron. Lentement, lourde, tremblante, automatique, ma main gagna ma chevelure, chercha la barrette flashy. Oh, mais as-tu déjà oublié que tu ne la porte plus, Estelle chérie? As-tu oublié ça en même temps que tu as oublié que c'était ça qui te rattachait le plus à lui et que ça ne t'as pas empêché de la ranger? En même temps que tu as commencé à regarder Leo autrement, parce que tu savais que la rose venait de lui? Tu savais toutes ces choses, mais ça ne t'as pas empêché de partir avec Leo en mission. Et ça avait blessé Allen, tout cela. Comme j'avais été peinée de voir la tristesse dans ses yeux, quand il aperçut la rose. Comme j'eu l'impression de l'avoir pincé, lorsque j'avais glissé quelque part le mot massage. J'étais coupable, c'est certain. Si je ne l'avais pas physiquement trompé à proprement parler, mon coeur, lui, avait bien un écart de conduite à se faire pardonner. Pourtant je ne voulais pas, ce n'était pas ce que j'avais imaginé, ce n'était pas possible. Non. Juste non. Je refuse. Ça se peut pas. Ça se peut pas!

Je me sentis tituber, sentis mes jambes se faire molles et mes épaules comme se désarticuler alors que mes bras n'étaient plus que chair inutile. Qu'est-ce que le corps, de toute façon, lorsque l'on vous arrache le coeur? Lorsque l'on vous arrache les ailes? Vinrent les points noirs, le regard voilé, mais j'étais tellement loin de là que je ne m'en étais pas rendue compte. Je sentis, toutefois, mes genoux toucher le sol, lourdement, sourdement. Comme quand on laisse tomber un sac de farine ou un autre truc lourd, une grosse poupée désarticulée aux imposants cheveux roses qui a oublié comment on parle et comment on marche, tout ce qu'elle sait faire, c'est hoqueter et pleurer. Les épaules tressaillantes, les cheveux secoués nerveusement, les yeux clos et la tête penchée vers l'avant. Les cheveux collant sur les joues et le monde tellement grand autour, si grand que l'on se sent avalé alors qu'on entend les voix, mais qu'on ne les comprends pas, qu'on arriverait pas à y répondre, même avec toute la volonté du monde. Qu'est-ce que j'en aurais à faire, de toute façon, des gens autour? Ils ne comprennent pas. Ils ne sont pas celui que je voudrais voir, là maintenant. Pour eux, un texto c'est un truc joyeux, un truc inoffensif. S'ils savaient que ça pouvait les tuer, je suis certaine qu'ils feraient plus attention.

Et puis là quoi, j'étais supposée me relever, accepter ça, ravaler mes larmes et continuer ma vie comme si de rien n'était? Non, certainement pas. Pleurer, ça c'était important, pleurer pour de vrai. La tête prise entre les mains, les ongles plantés dans les cheveux, les avant-bras sur chacune des tempes qui pulsent de plus en plus fort, comme si quelque chose dans ma tête voulait sortir. Le coeur, pour sa part, était en miettes, saignant, se déversant au rythme des larmes et des sanglots étouffés, des petites plaintes qu'aurait poussé un animal blessé, la patte coincée dans un piège. L'air venait à manquer et j'oubliais de le chercher, parce que soudainement ce n'était peut-être plus ça, le plus important pour vivre. Par Arceus, comment était il possible d'avoir physiquement aussi mal alors que pourtant personne ne m'avait touché? Comment était il possible que ça me fasse aussi mal? Ça avait été comme une pique d'acier en plein abdomen, grinçant contre mes côtes et s'enlisant dans un poumon. Pourtant je le savais, quelque part au fond de moi. Même s'il était revenu, je savais que nous ne reviendrait peut-être jamais. Mais il y avait des choses que ma tête cachait à mon coeur et en cet instant, je ne savais que trop bien pourquoi il le faisait.

Mon être tressaillit en frissons violents, accompagné de nouveaux sanglots alors que je redressais lentement la tête, que mes mains glissaient dans ma chevelure pour gagner lentement mon visage déformé par le chagrin. Une mentali est belle en toute occasion que je disais tout le temps. Qu'est ce que j'en avais à faire maintenant? C'était de la merde, ça ne changeait rien. Ça ne voulait rien dire. On regardera comme on voudra, il n'y avait plus de beauté sur mes traits, rien de plus que la douleur dans mes yeux, vrillante, lancinante. C'est à peine si je remarquai la silhouette, rendue floue par les larmes, qui me rejoignais presque à la course. Durant un instant, j'avais complètement oublié que Leo allait être là et, même quand j'apercu ses lunettes, je ne m'en rappelai pas tout de suite. Il était juste apparu comme un petit miracle blond aux lunettes de super espion, car c'est ce qu'il faisait toujours. Il me protégeait, me rassurait, veillait sur moi et si j'étais en peine quelque part, Leo ne tardait jamais à arriver.

Mon ipok tomba au sol et je le laissai là, je ne le remarquai même pas, je ne m'en souciais pas. Tout ce qui compta, là maintenant, ce fut de m'enfouir dans les bras de Leo pour le serrer contre moi, laisser mes larmes tremper ses vêtements et retrouver, lentement, mais sûrement, un peu d'air que je pourrais respirer sans me noyer dans le métal en fusion qui portait mon abdomen à la combustion. Nouvel orage, même refuge. Nouvelle peine, même salut. Car au fond, mon coeur aussi avait des choses à cacher à ma tête et Leo était bien sûr l'une d'entre elles.
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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Ven 1 Mai - 17:11

Prince with shades
 


Il est parfois dur, voir impossible de se donner raison, d'abandonner, d'oublier ou de seulement passer au travers d'une impasse. Tu n'as pas eu le choix, cela t'es tombé sur le coin du museau comme une évidence, comme quelque chose de naturelle et de parfaitement logique. Tu as pourtant essayé de contourner ce même mur qui pendant des mois t'a hanté comme l'un de ces cauchemars qui t’habitent depuis bientôt un an. Mais rien a faire. Tu n'as fais que tourner en rond avec cette étrange et maladive envie de reculer, de prendre par la main se qui était devenu si cher a tes yeux. Mais comment pouvais-tu te permettre d'attraper de cette poigne qui est la tienne cette chose qui te parait si éloignée. Perdus sont tes sens car cette distance qui vous sépare n'est pour toi qu'un mirage. Elle est a porté de cœur, tout autant qu'elle te semble inaccessible. Depuis combien de temps déjà ta main vacille t-elle ? Juste là, entre toi et elle ?

Essoufflé, fatigué de courir, souffrant des sentiments, tu es pourtant toujours là, patient. Tu dois être maso', ou simplement fou. Car Leo, tu n'es ni riche, ni beau, tu es blessé du cœur et du corps, tu n'as rien a offrir si ce n'est toi même. Est-ce suffisant ? Pourquoi t'obstines-tu ainsi ? Abandonnes, oublies, avoue toi vaincu, oh toi lion atrophié, aux yeux aussi rayonnants que ton ennemie le soleil. Blotti toi dans l'ombre et reste y. Délaisses donc cette étoile qui te charme, qui te captive, qui t’ensorcelle. Effaces de ta mémoire son sourire, ses yeux, ses lèvres, ses formes et ses boucles lilas au parfum tout aussi enivrant que troublant. Mais comment faire ? Comment es-tu censé effacer ce qui t'a ramené a la vie, ce qui t'as réparé, morceau par morceau, usant de sa bonne parole et de ses rires flamboyants ? Que quelqu'un t'explique, que quelqu'un te prenne par la main et te tire dans l'autre sens car Estelle est devenue un aimant dont ton être tout entier a besoin. Elle est devenue une nécessitée, une raison de vivre.

L'avait-elle fait exprès ? D'être aussi douce, aimante et attachante ? Avait-elle besoin de rire comme elle le faisait ? Avait-elle besoin de se mordiller les lèvres d’embarras pendant que l'une de ses mains s'autoproclamée charmeuse a passer dans ses cheveux ? Que de tiques, que de regards que tu connais maintenant sur le bout des doigts. Tu pourrais lister sa façon d'être, tu pourrais la détailler sur tes cahiers... Est-ce que cela faisait de toi un fou ? Sans doute  un fou amoureux. Jamais tu n'as eu un sentiments aussi fort, aussi grand et dévastateur. Tu as pourtant aimé, plus d'une fois, mais ce n'est a ce jour, rien de comparable.  Rah que c'est dur d'aimer a ton âge. Trop de questions, trop d’écho en rafales, trop de battements intenables.

Tu ne connais pas Estelle dans son intégralité. Tu sais lire ses mimiques, ses grimaces, ses gestes et sa respirations comme personne d'autre a Lansat. Tu peux sentir ses émotions sans qu'elle n'est a te dire le moindre mot, et pourtant, ce sentiment de proximité ne te semble justifier que par tes capacités d'observation. Tu n'arrives pas a dire sans mentir que tu connais véritablement Estelle. Qu'en était-il d'Allen ? La connaissait-il mieux que toi ? Etait-il lui aussi doué pour voir ce qui la tracassait, ce qui la perturbait alors qu'elle habillait toujours son visage de ce sourire presque trop naturel ? Ou étais-tu le seul a pouvoir voir ce genre de chose ?

Qu'importe. Tu n'as pas a te comparer, tu n'as pas a te justifier, a trouver excuse a tout. Tu es Leonidas Blackhart et personne d'autre. C'est sur cette affirmation plutôt inattendu, sachant pertinemment qui tu es que tu redresses le regard de ce qui a l'air d'être un carnet a croquis. Depuis l’engueulade avec Cael, tu n'as pas manqué d'essayé de rattraper tout ce que ses pokemons avaient saccager. Tes devoirs partis en taches d'encres grasses tu avais tout fait pour réécrire ce dont tu pouvais te rappeler. Cependant, plus important encore que t'es propres mémoires, était venu le temps d'aller chercher la fameuse demoiselle au port. D'après un message qu'elle t'a envoyé la vieille elle n'allait pas tarder a amarrer au port est de l'île. Attrapant le nécessaire, c'est a dire une veste légère et un sac a dos, tu quittes ta chambre suivit de près par ton fidèle Zoroark. Tu confis la garde de la chambre a ton Caninos, tandis que ta Statitik bondit des poils de Korra pour venir grimper dans ta touffe blonde. Coquine. Tout le monde est paraît ? Alors allons accueillir Estelle.

Il ne te faut pas plus d'une dizaine de minute pour atteindre l'endroit indiqué. Tu es même un peu en avance et tu peux déjà voir le bateau tant attendu vogué a l'horizon. Tu commences a t'approcher, a faire signe, en apercevant vaguement une silhouette familière qui ne pouvait être autre que celle d'Estelle. Cependant, quelque chose ne va pas. Ce n'est pas perceptible par la vue, tes yeux étaient de toute façon floutés par un voile noire. Non. Là, c'était différent. Tu baisses lentement ton bras, soudainement inquiet. La passerelle du navire s'est abaissée, mais le corps d'Estelle a cessé de bouger. Soudainement tu te crispe, tes nerfs, les uns après les autres, se contractent d'une telles manières que ton cœur lui même vient d'en être touché. La mentali s’écroule, sous tes yeux, a moins d'une dizaine de mètres de là. Tu comprends en un instant que quelque chose ne va pas.

Ton étoile est noire. Noire de tristesse, sombre et brisé. S'en écoule alors des larmes, des perles d'agonies et de souffrances pures. Y goûter serait y perdre goût a la vie. Mais tu n'as pas peur et sans attendre tente de comprendre ce qui se passe.

▬ Hey... Qu'es-...

Tu ne finis pas ta phrase. A quoi bon. Tu l'as laisses s'agripper a toi, a élargir tes vêtements de ses mains serrées de peine. Ses larmes ne sont pas l’œuvre d'une blessure physique, sa respiration, son cœur en détresse qui bas contre ton bras en est la preuve. Tu te contente de lui prêter ton torse, de lui prêter tes bras et tes épaules. Elle ne tarde pas a s'y blottir d'avantage, s'y bien que tu n'as plus qu'a l'enlacer complètement pour l'enfermer dans ton monde. Qu'elle en oublie ses maux, qu'elle abandonne son mal, ses peurs et son chagrin, juste là, contre toi, pour toujours. Étant de toute évidence bien plus a l'aise dans ta gestuelle qu'en parole, sachant pertinemment qu'a l'heure actuelle aucun mot ne viendrait a atteindre la Mentali, tu viens coller ton front contre le sien, l'implorant d'une main de redresser sa frimousse en goutte de sel.  Tes lunettes ôtées, ton nez presque collé au sien, tu tentes de percer son regard, d'en entrevoir de tes orbes ambrées une quelconque réponse.

Tu n'as pas vue l'Ipok par terre, tu n'as d'yeux que pour elle et elle seule. Estelle n'est pas fragile, tu le sais, néanmoins la voir ainsi, toute décomposée de tristesse te fend le cœur au plus haut point. D'une main libre tu forces certaines de ses mèches roses a venir voiler les rayons du soleil mais surtout a vous couper du reste du monde. Il n'y a plus que vous ici, pas de capitaine, pas de Zoroark ni de Statitik qui a rejoins la crinière sombre de son ainé, juste toi et elle, perdus, seuls, dans un néant noir où tes yeux qui fuient la lumière comme la peste sont maintenant devenues un salut fluorescent.

Tu finis par l'appeler.

▬ Estelle...

Doucement, lentement, comme pour l'attirer vers quelque chose de plus doux, de plus chaud, de plus agréable. Toujours contre toi, tu l'as protège du froid mordant de la mer, tandis qu'elle te protège de la lumière. Tu as une vague idée de ce qui la rend si triste et ne peut retenir tes doigts de se serrer contre la paume de tes mains. En poing rageur tu serres celle qui a une place dans ton cœur. Elle n'a pas a te répondre, tout ce que tu veux, c'est qu'elle te regarde, qu'elle te fixe qu'elle plonge comme elle l'a fait tant de fois ses yeux dans les tiens. Qu'elle voit de nouveau ce que tu étais, ce que tu es, et ce que tu pourrais devenir. Tu veux qu'elle sache plus que tout que tu es là et qu'elle peut aisément se sentir en sécurité avec toi, peut importe le problème, peut importe les difficultés, tu serais là.

▬ Regardes moi...

crackle bones

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selkies mood



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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Ven 1 Mai - 18:32

Les larmes, la douleur, le mal. C'était ça le pire. On dit parfois que l'on a mal au coeur, quand on a la nausée. Et bien à partir de ce jour, je peux affirmer que ce n'est pas ça, avoir mal au coeur. C'était froid, c'était serré et en même temps ça tirait, atroce, amer comme le goût du fer dans la gorge. Mais il y avait, dans toute ma douleur, un éclat ténu d'espoir. Une voix, tout d'abord, qui ne tarda ensuite pas à me rejoindre, à me laisser m'agripper à lui. Pourtant, je m'en voulais de ça aussi, j'avais honte. Mais je n'aurais pas pu me détacher de lui, pour rien au monde. L'odeur de Leo, sa chaleur, cet air de lion mélancolique, pour reprendre l'image d'Aileen. Il m'était familier. Il ne m'apaisait pas, pas encore, mais il me protégéait, me permettait de continuer à pleurer et à laisser toute cette douleur me submerger, sans pour autant me laisser me perdre. Comme un garde-fou, comme la main qui vous guide lorsque vous commencez à marcher. Mais était-ce seulement surprenant? Non, et peut-être que c'était aussi ça qui me faisait mal. Même si celui que j'avais le plus aimé était Allen, celui qui savait me rendre la plus heureuse, qui savait le mieux me protéger et me chérir, c'était Leo et, à la fin de la journée, ça comptait sans doute bien plus que le reste. Toujours, je pourrais compter sur lui. Rassurante ou déchirante, cette réalisation n'en était pas moins la vérité.

Doucement, je sentis sa main dans mes cheveux, pour les libérer de mes oreilles. Comme un rideau rose et doucement ondulé, nous enveloppant, comme des barricades pour me faire oublier les regards tout autour des gens qui pressaient le pas avant de discuter plus loin, laissant au passage sortir des rires nerveux. Il y avait aussi son front, contre le mien, et son nez frôlant mon visage. Nos respirations en étaient mélangées alors que, les yeux clos, je n'osais le regarder en face. J'avais tellement, mais tellement honte. Tout ce temps passé à hésiter, à me dire que je devais rester avec Allen, que ça fonctionnerait et que je devais m'accrocher, alors que pourtant mon coeur n'arrivait pas à s'éloigner de Leo. Je l'avais fait souffrir, c'était certain, et tout ça pour quoi? Je m'étais trompée. Et qu'est-ce que je faisais, premier réflexe après que ça m'eut frappé en plein visage? C'est dans ses bras à lui que je pleurais, que je me décomposais. Comme si je ne lui avais pas déjà fait endurer assez de choses, maintenant j'y rajoutais ma peine et, surtout, je pleurais pour un autre. Comment aurais-je pu le regarder dans les yeux après ça?

Sa main vint se déposer sur ma joue, effleurant ma mâchoire, doucement. Un contact si chaud au milieu de mes larmes, me poussant à prendre une profonde inspiration alors que mon coeur m'élançait encore un peu plus. Un peu de chaleur dans ma poitrine pour venir combler ce vide atroce qui grattait ma cage thoracique. Les sanglots se calmèrent, mais les larmes coulaient toujours lorsqu'il prononça mon prénom. Doucement, je laissai mes paupières s'ouvrir, mon regard toujours fuyant, mes mains toujours accrochées à lui. Ses bras autour de moi semblaient être ce qui me permettait de ne pas m'effondrer, de garder forme humaine. Lentement, mais sûrement, cette tendre étreinte commença à m'apaiser. Un pas à la fois, lentement et avec délicatesse, Leo me ramenait jusqu'à lui. Comme lorsque nous avions dansé. Comme lorsque j'étais tombée et qu'il avait chuté avec moi, pour me protéger du sol dur et inconfortable. Je lui avais fait confiance, ce jour là, et il ne m'avait pas trahi. À dire vrai, jamais il ne l'avait fait.

Le regarder? Voilà qui me paraissait difficile, mais je savais que je devais lui faire confiance. Je ne m'en voulais pas moins, considérant ce que j'étais en train de faire comme une belle idiotie de plus, mais les choses ne tardèrent pas à se remettre en perspective. Mes yeux remontèrent lentement, vagabondant sur ses traits le long de leur périple. Ces traits royaux, épais, mais dorés et, surtout, très doux. Cette mâchoire quelque peu crispée, cette tension dans les épaules comme de l'inquiétude, comme un soupçon de colère. Intriguée par cette réalisation, mes iris de chocolat allèrent retrouver les siens pour de bon, joyaux ambré qui me scrutaient, empreints d'un éclat de douleur peut-être bien. Il ne m'en voulait pas, il n'en avait pas l'air. Le lion ne semblait se soucier que d'une chose, ma protection, mon bien être, la fin de mes larmes acides. Que je sois souriante et énergique ou décomposée en éclats de désespoir, il y avait quelque chose au fond de ce regard qui ne changeait pas. Une détermination profonde, une résolution. Si animosité il y avait en son être, je pouvais sentir en son étreinte que ce ne serait pas contre moi, loin de là. Il y avait en ce regard là trop de douceur, trop de peine et de compassion, trop de soin, trop d'amour.

- Leo.......tu....

Tu serais prêt à m'aimer même si je n'étais plus qu'un tas de cendres, n'est-ce pas? Exagérée ou pas, cette image me semblait trop vraie pour que j'arrive à l'étouffer. Finalement, ma respiration se calma et mes mains se délièrent. La tension retombait et si la douleur était toujours là, elle reposait maintenant, sourde, au fond de moi, lorsque je glissai mes bras derrière la nuque de Leo et que je vins appuyer ma joue sur son épaule. Les yeux clos, je profitais de cette nouvelle étreinte, le serrant cette fois moi aussi avec affection, sans doute pour le rassurer et le remercier à la fois. Il avait fait beaucoup pour moi et, en cet instant, il venait de me rappeler qu'il n'était pas prêt d'abandonner. Essuyant ma joue presque distraitement, ma voix s'éleva de nouveau. Certes, elle était peut-être un peu enrouée, mais elle sonna sans trop d'erreurs d'accord, faiblement, tout près de l'oreille du fauve doré.

- Je suis rentrée à la maison.... Tu m'as manqué.
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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Mer 6 Mai - 7:00

Prince with shades
 


La douceur incarné sous tes traits de jeune fauve égaré, que devais-tu dire et faire ? Toi qui l'avait protégé, qui t'étais montré gentil et attentionné pour des raisons qui hier encore t'échappais. L'amour ce n'est pas quelque chose qu'on comprend en lisant la définition dans un dictionnaire. L'amour n'est pas une théorie, ni même une quelconque forme de philosophie abracadabrante  ayant pour but de créer guerre et tension, no. Il incarne a lui seul le bien et le mal. Des fragments opposés qui en font cependant toute une complexité. L'amour, c'est de la matière, une essence. Bien qu'elle ne soit pas concept abordable pour un jeune étudiant de ton âge, elle est pour l'instant le prélude d'un passage a l'âge adulte. Les responsabilités, l'implication que cela peut avoir. Si certain pense qu'aimer est un des nombreux moyens de s'amuser, de se droguer en quelque sorte, d'une façon totalement inconsciente et maladroite et bien ils auront tord.

Aimer, c'est spécial, c'est un privilège. Je parle bien évidement du véritable, celui qui transcende la logique. Il vous fera perdre vos moyens, vous fera sentir malade et content a la fois. Que de non-sens quand on se voit porté sur le piédestal de l'émotion qui vous martel le torse a coup de marteau pointu. Écrasé, en plus d'être percé, votre cœur ne saura plus où se mettre. Il tapera, fort, très fort. Si fort peut-être que vous en aurez la nausée. Si fort encore que vous en perdrez l’équilibre. C'est avec agilité et perplexité que vous réussirez a tenir sur vos deux pieds. La balance des questions, en noir, en rouge et en gris. La palette de couleurs n'en sera que plus vague et complète, aucune d'entre elle ne pourra vous apporter la réponse, car ce n'est jamais uniforme avec l'amour. Si je venais a débattre d'avantage sur la fonctionnalité du cœur je n'arriverais jamais au terme de ce rp, alors continuons s'il vous plaît.

Ce n'est pas avec la fourbe intention de la faire tienne que tu avais accouru. Tu l'aimes, c'est sûr. Mais tu n'es pas de ceux qui profiterait d'une situation comme celle ci, aussi alléchante soit-elle. Tu es bien trop bon Leo et plus d'une fois cette bonté qui te suit comme la peste t'a joué des tours, des bons comme des mauvais, enfin, surtout des mauvais. Si ton cœur n'était pas aussi lion sans doute te serais-tu effondré dans tes cauchemars les plus terrifiants. Certain penserait qu'il s'agit là d'un caprice bon a être oublié le lendemain. Mais ce n'était pas pareil pour toi. L'amour en soit, l'attention, la bienveillance et tout ce qui peut se rapporter a l’émerveillement de tes sentiments n'a que trop longtemps était fermé. Tu as trop longtemps vécu a la surface de ce que j'oserais appeler la frontière du trouble émotif. L'amitié c'est pour toi mise a évolué il y'a de ça un an a peine. Entretenir des relations, alors que toi même tu n'as été bordé que par une certaine haine  était en soit assez compliqué.

Si Janet a joué un rôle important dans ta sociabilisation, après la mort de tes parents, tu dois surtout remercier Luné, qui s'est montré d'une invraisemblable patience avec toi. Ou peut-être s’agissait-il seulement d'un manque profond de logique. Ton Zoroark, à l’époque, était tout de même sous le charme de tes rictus froids et de tes sourcils froncés d'animosité a son égard. Comme quoi, tu as bien changé depuis ! Si Janet t'a ouvert les yeux sur les préludes de l'amour et de l'adolescence, Estelle t'a offert la particularité du mot chérir. C'est elle, au dessus des autres, qui t'a aidé a reprendre du poil de la bête, a revivre malgré ton accident et ton handicape. Il serait mauvais d'en juger les autres, mais c'est ainsi que ton cœur est. Et Arceus sait qu'on ne contrôle pas les pulsions d'un cœur blessé !

•••

Elle garde ses mains sur ton torse. Elle tremble, titube et renifle, alors que des perles de sels coulent encore sur son visage rouge de tristesse, de peur et sans aucun doute, de trouble. Qu'il était frustrant de la voir dans un tel état et c'est sans trop réfléchir que tu en devines la cause. Allen Wills. Un nom tout a fait remarquable quand on sait  qui il est, d'où il vient et ce qu'il représente pour l'académie. Une figure emblématique de Lansat sous les couleurs du drapeau du dortoir Noctali avec comme chaperon le non moins connu Top dresseur, Ace. Un dresseur, un vrai, froid, au cœur d'acier et a l’équipe tout aussi puissante.

Un très bon élément dans le domaine académique, tu le concèdes. En ce qui concerne le relationnel, même toi, tu étais au dessus. Si en effet tu frôle parfois les frontières de l'acceptable en prenant toujours compte ce que disent ou peuvent faire les autres, Wills lui avait de grosse lacune au niveau de la perception. Voir, ressentir pour comprendre, analyser pour aider, parler pour rassurer. Allen en était peut-être capable, sans doute avait-il plus d'une fois montré ce sois disant coté a Estelle, mais une chose est sûre, jamais il n'avait réussis a tenir  cette ligne et douter bien trop du chemin confession.  Parler d’autrui, alors qu'on peut parler de soit. Le Noctali n'avait guère le temps de converser sur sa personne, et ceux en tout temps. Cependant, connaissant Estelle, tu ne penses pas que cette dernière est put, ne serait-ce qu'un instant, forcer quelque question a son égare. Wills, se sentant alors hors d'atteinte, n'a pas conclus que cela puisse-être important. Trop terre a terre. Trop solitaire, trop... lui même.

Estelle fini alors par défaire sa poigne de tes vêtements. Elle croise tes yeux ambrés. Il n'était pas nécessaire d'en d'écrire son contenu car ce n'était pas seulement tes yeux qui parlés, mais aussi tout ton faciès. Tout ton corps dégageait cet aura protectrice, un peu gardienne. L'image en elle même devait être un lion en armure prêt a tout pour protéger son étoile. C'est alors que d'une petite voix, peut-être un peu tremblante et encore éraillée par ses larmes, qu'elle vient en un presque chuchotement, te dire ces quelques mots : "- Je suis rentrée à la maison.... Tu m'as manqué." tandis qu'elle t'enlaces de façon quasi intime, ce qui te fait sur le moment, rater un battement. Mais tu gardes la tête froide et mets de coter avec une certaine difficulté toutes tes pensées d'amoureux bienfaiteur. Ce serait lâche de ta part de faire quoi que se soit, ici, maintenant, avec une Estelle confuse et totalement perdue.

▬ Bon retour chez toi.

Te contentes-tu de répondre alors que d'une pression incontrôlée tu l'enlaces un peu plus contre ton thorax. Et puis, comme d'un accord, tu te redresses, ayant au préalable prit l'une de ses mains dans la tienne, alors que l'autre s'occupe de replacer sur le bout de ton nez tes lunettes opaques. Tout doucement, avec finesse et avec considération tu la guides gentiment sur la plate-forme métallique du navire afin que tout deux, mettiez pied a terre. Pour assurer sa sécurité et ainsi calmer au mieux son mal de cœur, tu décides d'entrelacer vos doigts.

▬ Et si on allait marcher un peu, hm ?

Plus un fait qu'une réel proposition.  Prendre  l'air, faire une petite balade, le tout calmement, loin de la ville, du port , du bruit et des gens. Juste toi & elle sur le bord de mer, dans un silence apaisant.

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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Mer 6 Mai - 15:50

Dans les bras de Leo, c'était... Apaisant, réconfortant, affectueux et rassurant, mais alors pourquoi y avait-il toujours cette pointe de culpabilité dans mon coeur? Enfin, quand on y pense un peu en fait c'est plutôt évident, je crois. Aileen m'aurait sans doute tapé pour ça, en me disant qu'avant le texto, ça faisait quand même deux mois qu'il ne m'avait pas donné de nouvelles et que, dans tous les cas, il aurait été préférable que je ne l'attende pas, texto de rupture ou pas. Mais bon, en même temps la préfète pyroli n'avait jamais véritablement apprécié... non, je suis en train d'écrire n'importe quoi. Aileen avait une animosité certaine et constante à l'endroit de mon aimé. Si elle avait pu être une petite voix dans ma conscience, elle serait sans doute déjà en train de sauter de joie et de crier bon débarras, se réjouissant de me voir dans les bras de Leo, même si je ne pense pas qu'elle le connaissait vraiment. Comme si, pour elle, tout était mieux qu'Allen Wills de toute façon. Et si ma petite Kaeko avait été une voix dans ma tête? Elle m'aurait dit de suivre mon coeur ou quelque chose comme ça, de façon un peu maladroite, en m'assurant que je saurais prendre la meilleure des décisions pour être heureuse. Et, dans l'instant, il se trouve que c'était de rester blottie dans les bras de Leo, faisant taire ce sentiment de culpabilité absurde, le transformant en rancoeur qui me donnait presque une motivation supplémentaire pour enlacer le lion. Ce n'était sans doute pas la meilleure façon de faire, sans doute pas les motivations les plus pures dit comme ça, mais il n'en restait pas moins que j'avais toujours entretenu des sentiments ambigus à son sujet et que, au fond, s'il n'y avait pas eu Allen, les choses auraient été très différentes.

Et puis, comme l'avait dit le scientifique, j'étais ici chez moi et il était troublant de me dire, l'espace d'une seconde, que "chez moi" aurait tout aussi bien pu vouloir dire "dans les bras de Leo". Mais ce ne fut qu'une pensée fugace qui disparu peu après, lorsque je sentis l'étreinte du blond se refermer un peu plus autour de moi, me serrant contre lui, pressant nos corps l'un contre l'autre. Il y avait parfois des choses que Leo me disait sans parler, des choses que je l'entendais murmurer à mon coeur, directement en provenance du sien et, s'il y avait longtemps que j'avais fait le voeu de ne plus y être attentive, il semblait que cette capacité s'éveillait de nouveau après une période d'hibernation. Il y a si longtemps que je rêve de t'enlacer comme ça, mais te voir si malheureuse... Laisse moi te serrer contre moi, te protéger, t'aimer. Reste dans mes bras et aime moi en retour, n'est-ce pas? Une pensée inachevée dont je ne devinais que trop bien la fin. Mais Leo étant ce qu'il était, je pouvais sentir la retenue en ses bras, en ses mains dociles, en ses lèvres qui restaient bien éloignées des miennes. Autant, d'une part, me chérissait-il, autant que d'autre part, il avait décidé de ne pas m'imposer ses sentiments. Enfin, je pouvais tout de même les lire sur son visage comme on lit un livre d'images, mais ce n'était là rien de plus que ce que notre lien me permettait d'y déceler, presque comme une voleuse de pensées.

Il fallait toutefois ce que moment prenne fin, comme tous les instants les plus chers à notre coeur. Avec délicatesse, il m'aida à me relever complètement d'une main et, de l'autre, il protégea ses deux joyaux d'ambre en replaçant ses lunettes sur le bout de son nez. Pour ma part, je récupérai mon iPok, l'écran toujours figé sur le texto, l'image en 100x100 de Trybal me fixant silencieusement alors que, pour ma part, je lui adressais un regard lourd de reproches tout en récupérant l'appareil. Regagnant l'écran d'accueil, j'eteignis ensuite l'appareil pour le glisser dans mon sac, que je jetai d'ailleurs sur l'une de mes épaules, pour me préparer à bouger et à quitter le pont avec -celui qui mériterait vraiment que tu le surnommes ton aimé- Leo. D'ailleurs, ce dernier n'avait pas fini de me chérir aujourd'hui, de me laisser comprendre que je lui avais réellement manqué durant ma courte absence. Sa main vint trouver la mienne et, naturellement, nos doigts s'enlacèrent, s'unissant à la perfection, comme deux pièces d'un puzzle bien complexe. Mon regard chocolat s'était même baissé vers nos mains, comme surprise, les joues un peu teintées de rose peut-être bien. Et ce à quoi je pensai, lorsque Leo m'interpella pour me proposer de marcher et que je relevai vers lui mes iris, ce fut cette fameuse soirée sur l'île Pumkin. Lorsque nous avions voulu "essayer celle-là" et que nous avions dansé. J'avais chuté contre lui, contre son torse, et j'en avais été plutôt gênée, mais il m'avait tout de suite fait comprendre que je pourrais glisser ou tomber encore et encore, sans jamais qu'il ne me laisse. Nos doigts entrelacés, il m'avait fait comprendre qu'il était mon partenaire pour cette danse et, le temps d'une chanson, je m'étais alors véritablement abandonnée à lui et le résultat, ma foi, en avait valu la chandelle. Et, soudainement, je su que j'avais envie de retourner sur Pumkin, dans cette soirée à l'atmosphère feutrée, avant que monsieur Bond n'arrive. Pourquoi? Pourquoi pas.

- Je vous suis, monsieur Blackhart.

Répondis-je avec un sourire qui se voulait léger, serrant un peu plus sa main dans la mienne alors que je lui emboitai le pas, reprenant lentement un peu du poil de la bête grâce au vent frais du bord de mer, l'air salé venant virevolter dans mes cheveux et me porter doucement. Je me perdis d'abord dans les contemplations de l'horizon, m'éloignant avec lui de ce qui était la partie achalandée du port, comme pour nous trouver un petit endroit plus intime, au détour des rochers. Le regard toujours perdu vers l'horizon et vers le soleil en son lent déclin, je ne pu m'empêcher de me dire que, aussi douloureuse qu'était cette fin, je ne pouvais m'empêcher de la voir comme une libération. Peut-être simplement au fond savais-je qu'il était temps, mais j'étais bien trop obstinée, dans tout ce qui touchait l'amour et l'affection, pour être celle qui aurait tout brisé, sans même l'informer par un moyen plus humain que l'envoi d'un message texte. Ah cette ironie.

- Au final Allen aura au moins réussi à m'envoyer un texto... En même temps je suppose que j'ai été naïve de m'attendre à plus. Il y avait peut-être une bonne part d'exagération dans ce que disait Aileen, mais j'aurais probablement du l'écouter.

De ma main libre, j'essuyai le coin de mes yeux, chassant les émotions qui tentaient de remonter, de pleurer encore un peu, mais je ne voulais pas de ça. Je n'avais plus envie de pleurer, j'avais envie de crier contre la mer, de courir et de simplement me défouler, laisser sortir la pression, oublier que le monde tourne l'espace d'un instant, pour simplement vivre. Il semblerait d'ailleurs, pour une fois, que le monde soit d'accord avec moi. Au détour de l'une des courbes du port, je remarquai plus loin, en contrebas, isolée par de hauts rochers escarpés, ce qui semblait être un petit bout de plage, à peine une trentaine de mètres de long, vraiment une bébé plage, probablement à l'ombre durant l'après-midi et franchement moins pratique à atteindre que la vraie plage, là où les gens allaient toujours. Irrésistiblement, cet endroit un peu secret m'attira tout de suite et, sans trop le remarquer, c'était maintenant moi qui guidais le lion et plus l'inverse, comme pour l'entraîner avec moi dans ce petit coin sablonneux à l'écart du monde.
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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Sam 23 Mai - 8:09

Prince with shades
 


C'est main dans la main que tu l'éloignes du port, de ces gros bateaux à moteurs aux fumées exécrables et aux passagers parfois bruyants. Tu cherches avant tout a ce qu'elle se sente mieux, à l'aise et au calme. C'est qu'il doit s'en passer des choses dans cette tête rose et il était, en ton sens, primordial de lui laisser du temps, car avant même d'en être amoureux, tu étais et es aujourd'hui un confident, un ami, une personne en qui Estelle pouvait croire et pouvait, sans remord délivrer les pires secrets. Il en valait de même pour Cael ; Josh et Janet. Des amis,  des vrais, tu n'en as jamais eu plus que nécessaire et il t'en serait aisé de les compter sur les doigts d'une seule main.

Une anecdote, en sourire particulier s'en glissa des lèvres d'Estelle comme le fond les prémisses d'une nouvelle aventure. Un semblant de mystère le tout lié a des souvenirs profonds et forts. Tu n'aimes pas juger un livre par sa couverture. Tu es plutôt réfléchis, patient et bien que tu sois d'une perspicacité déconcertante, tu ne t'étais jamais hâté a faire les choses à moitié et pourtant, c'est que ce que tu avais fais avec la Mentali. D'un regard, d'une secousse, car c'est du touché que vous vous êtres rencontrés la première fois, que déjà tu t'étais brusquer. Estelle est compliquée, très compliquée. C'est une jeune femme complexe, plein de sentiments, d'amour propre et de fierté. Ce n'est pas juste une Mentali qui ne pense qu'a sa boite de maquillage ou aux vêtements qu'elle porte. Estelle est avant tout une aventurière de la vie, et ses affrontements quotidiens t'ont sans doute conquis.

De sa déception aux francs sourires, tu as sus déceler en elle toutes les particularités entortillées d'un être humain. Il te serait en soit impossible de vraiment dire pourquoi Estelle était devenue ce qu'elle était et sans doute jamais n’arriverais-tu a l'expliquer concrètement sans te perdre. Il n'y avait pas que du physique, certes Estelle rayonne, c'est un soleil, une étoile. C'est la seule chose qui t’éblouis sans t'en cramer d'avantage la rétine. Un astre qui brille de mille feu et que tu as envie de garder pour toi et rien que pour toi. Oui, lion aveugle que tu es, plongé dans le noir et dans l'obscurité, voici le temps de ta renaissance. Des cendres d'un Phenix à fourrure tu t’élèves, embrassant pour la première fois un chemin concret qui serait te mener à ton étoile tant désirer.

Elle te serre la main, dans votre descente, dans votre marche et tu gardes la tête haute, la guidant dans tes pas. Tu n'as pas besoin de constamment la regarder pour lui faire comprendre que tu es là. Un regard suffit, une parole suffit, une fine pression sur ses petits doigts et sans doute se sait-elle déjà tout à toi. Si Estelle s'aime a lorgner le soleil qui se couche, tu le fuis, car même si il faiblis ses rayons en reste particulièrement dévastateur et tes lunettes, comme toutes lunettes de soleil, ne sont pas faites pour fixer un amas de flammes plus de trois secondes. Il est amusant de noter que c'est toi qui vie dans l'ombre et que c'est pourtant Estelle la plus plongé dans les ténèbres. Elle n'a plus cette petite étincelle de joie et de défis qui brille dans ses perles chocolats et tu es de loin le plus troublé par cette absence de flamme si apaisante.  

Alors que vous marchez, elle fini par se délivrer, par parler, la gorge légèrement nouée de sanglots naissants. Tu serres instinctivement sa main dans la sienne, sans un regard. Que pouvais-tu lui montrer de toute façon ? De la pitié ? Bien sur que non. Ce n'était pas de la pitié, juste de la colère envers ce Wills. Tu n'es pas un véritable battant comme on pourrait l'attendre d'un lion et jamais tu n'aurais contester les faits et gestes d'Allen envers Estelle, car même si elle était une amie et bien plus encore, tu n'étais pas en droit d'intervenir à outre mesure. Jamais tu n'aurais foncé tête baissée a sa rencontre pour lui dire ses quatre vérités, jamais tu n'en aurais parler a qui que se soit car tu es de loin le plus gentil de tout les lions. Et tu aurais sans doute souffert un temps, jusqu'à ce que le mal se dissipe et s'efface. Car il n'y a pas meilleure remède que le temps.

A ses mots, tu ne sais que dire. Aucun commentaire, par même un grognement, juste peut-être une caresse affective du pouce sur le dos de sa main, en pansement, en support moral & physique. Puis finalement, alors que de sa main libre elle chasse tant bien que mal les perles salés qui s'échappent de ses iris, elle t’entraîne dans une course frénétique pour rejoindre un bord de plage.  Un saut d'humeur comme tu n'en connais trop venant de sa part. Elle te tire, sans force, car tu la suis armé d'un sourire.

Une marche rapide, portée par l'envie d'un renouveau, Estelle te guide jusqu'à la petite plage a l’abri des regards et des passants et de toutes autres formes de gène. La plage en elle même n'est vraiment pas grande, mais l'odeur de la mer et le bruit du sable craquant sous vos pieds n'a pour le moment pas d’égal. Alors que tu repenses a sa dernière phrase tu l’arrêtes, faisant pression sur sa main, la tirant un peu plus vers toi. Tu veux qu'elle te fasse face, qu'elle te fixe malgré tes verres opaques, qu'elle ne pense plus a Wills, qu'elle se vide l'esprit, ne serait-ce que pour quelques minutes. La forçant tout doucement a prendre place, tu soulèves sa main légèrement tandis que ta libre vient délicatement se poser sur ses hanches. L'ambiance tamisée, le son des vagues, un début de fredonnement de ta part et il n'y avait plus qu'a fermer les yeux pour se retrouver sur l'île Pumkin, a cette organisation de fête. Une danse, une seule, en séduction involontaire, en sourires doux. Comment oublier.

▬ M'accorderez vous cette danse ? Miss Highwind?

Tu n'as plus qu'a chantonner, a soupirer le rythme de cette chanson, de votre chanson en quelque sorte. Plus que tout, plus que pour ton propre plaisir, tu voulais qu'elle se sente bien, qu'elle rigole a nouveau, qu'elle esquisse ses sourires et que tu en fondes un peu plus. Brille pour moi.



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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Dim 24 Mai - 13:19

Nous avions gagné la petite plage à l'écart de reste du monde, en bord de mer. Mon regard se perdait dans l'horizon et j'abandonnai mon sac dans le sable pour m'avancer dans ce petit paradis, le vent chaud de la fin d'après midi fouettant mes jambes et ma robe légère. Ma longue chevelure rose quitta doucement mes épaules pour valser dans l'air et l'on tira sur ma main. Une poigne chaude et forte, mais douce et attentionnée, me rappelant à lui avec délicatesse alors que mes yeux de chocolat rencontrèrent ces verres opaques. Derrière, je n'imaginais que trop bien ces iris ambrés, si affectueux, juste pour moi, de façon incalculée. Je me laissai guider, me retournant complètement vers lui et faisant même un pas de plus, laissant le monde s'estomper autour de nous. Avec confiance, celle d'une homme qui n'acceptera pas le refus, le lion me plaça, comme un photographe préparant son modèle, et son autre main vint se pauser sur ma hanche. Naturellement, ma propre main libre vint rencontrer son épaule et mon regard ne quittait plus le sien.

J'aurais voulu parler, dire quelque chose et lui demander avec un sourire ce qu'il avait en tête, mais je le savais, je le sentais. Reprendre là où nous nous étions arrêtés, lorsque nous avions tombé, que ses mains avaient remonté mon dos et que nos regards s'étaient croisés pour la première fois. Ce moment d'innocence, de bonheur, d'insouciance et de jeu. Ce moment où nous avions créé tout un monde à l'écart des autres. Notre monde. Un endroit plein de promesses où nous n'avions plus osé mettre le pied qu'avec crainte et culpabilité. C'est pour ça, maintenant, que nous devions recommencer. Car ce monde méritait d'être redécouvert, reconquérit. M'accorderez-vous cette danse, Miss Highwind? Demanda-t-il, entre deux notes chantées, une ambiance fredonnée qui me fit sourire alors que je du détourner le regard, rougissant quelque peu. Ça ne m'empêcha toutefois pas de retirer mes sandales d'habiles mouvements de pieds, les lançant plus loin dans le sable chaud pour sentir ce dernier contre mes pieds alors que je m'enlisais un peu. Plus qu'à me remettre en position, à laisser mon visage lui sourire avec un brin de malice timide, bien que je fus plus confiante que la première fois.

- Je pourrais valser en vos bras jusqu'à la fin de la nuit, monsieur Blackhart. Mais si vous ne voulez qu'une danse, qui suis-je pour faire autrement?

Le tout suivit d'un rire léger et, une fois de plus, je détournais le regard, presque honteuse, bien que serrant plus fort sa main dans la mienne. Il serait mentir de dire que je ne ressentais pas un peu d'inconfort, mais il y avait bien deux mois de ça maintenant, car au final ce texto n'avait été que la confirmation de quelque chose de bien plus ancien. Au fond, ce n'était même pas physiquement inconfortable, loin de là. Moralement, malgré tout, c'était comme une conviction aussi basique que de ne pas, oh je ne sais pas. C'était juste comme ça. Une petite voix dans ma tête, un petit quelque chose, simplement ma tête qui me disait que je ne devais pas alors que, pourtant, le reste de mon être avait confortablement trouvé son chemin jusqu'à Leo, comme on retrouve le chemin de chez soi après une dure journée. Une longue et dure journée qui avait semblé durer éternellement. Je risquai un nouveau regard vers lui et, respirai un bon coup, suivant tout d'abord ses quelques notes chantées, me laissant entraîner de façon un peu tendue au départ.

Un pas par ici, un autre par là, une petite gerbe de sable, le bruit des vagues et la voix du lion tout près de moi, grave, mais douce, aussi affectueuse que lui. Bientôt, je me surpris à commencer à sourire, à rire timidement, comme si je n'osais pas. Et sa main qui frôlais ma hanche, qui n'osais pas trop non plus, qui refusait de s'imposer. Un duo si maladroit à sa façon, n'osant pas remettre le pied dans ce territoire interdit, hésitant à se laisser éprouver à nouveau ce qu'ils avaient appris à réprimer douloureusement. Ça n'allait pas marcher, si ça continuais comme ça, tout ce temps aurait raison de nous. Mais pouvions nous seulement retrouver ce que nous avions perdu? Pouvions nous vraiment retourner à cet endroit où plus rien ne comptait sinon nous? C'est avec cette hésitation dans le regard que je levai vers lui mes yeux chocolatés, les lèvres entrouvertes, pour dire je ne sais quoi. Mais je ne pouvais pas, simplement contrainte à le regarder et, pour la première fois depuis longtemps, à vraiment le faire. Sa crinière dorée brillant dans le soleil déclinant, ses épais sourcils, sa mâchoire carrée, cet air gentil et incroyablement doux, tout en conservant cette confiance toute intelligente. Mon coeur rata un battement et je regardai mes pieds en riant de mon idiotie. Quand je relevai finalement la tête une énième fois, je glissai la main posée plus tôt sur son épaule jusqu'à sa nuque, me rapprochant du même coup de lui, modifiant notre posture pour la rendre plus... Adaptée à la chanson. Plus intime, plus digne de cet endroit, de ce moment, de ce lien que cette caricature d'adolescents timides et incertains. Délicatement, le rideau tombait, le monde disparaissait tout autour. Aller Estelle, il a fait tous ces pas vers toi, tu ne peux pas le laisser faire ça tout seul.

- When marimba rythm starts to play, dance with me, make me sway. Like a lazy ocean holds the shore, hold me close...Petit rire timide, suivit d'un rougissement.Sway me more. When you dance you have a way with me... Merde! Je me suis plantée! J'ai sauté une partie! Hahaha!

Et juste comme ça, je me retrouvais à danser avec Leo, à chanter avec lui, à rougir avec lui, isolés sur notre bébé plage.
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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Dim 26 Juil - 3:17

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Le naturel d'une démarche douce et contrôlée. Tu as pris confiance en toi. Tu n'y es pas arrivé tout seul. Évidement. Tu n'étais pas assez fort, pas assez solide pour supporter ces cauchemars, ces tensions, cette douleur perpétuelle au cœur et au corps.  Elle t'avait agrippé comme un mauvais virus, et Estelle avait été ton remède miracle. Une bouffée d'air frai. Un rien au début. Franchement, qui se saurait attendu a ce que tu tombes sous son charme, que son aide, sa gentillesse entre autre, te frappe en plein cœur ? Personne, et toi le premier... Ce n'était pas ton intention... Mais Arceus vous a fais ainsi. Destin ou pas, vous voilà tout les deux, a danser, a fredonner cette même musique qui il y a de ça quelques mois vous a rapprochez. Une simple danse, une chute, une main dans son dos, des regards d'adolescents... Un éclair, une étincelle. Un fil rouge invisible qui s'entrelace entre vos doigts frétillants de vie. Tu pourrais presque le voir, là tout de suite, alors que tu continues de chatonner. Ta voix c'est aggravée ces derniers temps. Ce n'est plus un sifflet cassé, c'est quelque chose de plus adulte, de plus... homme. Un ton suave, quasi charmeur. Un peu trop a ton goût d'ailleurs. Ah que tu as grandis. Tu as changé. En bien tu ne sais pas trop, mais pour sur, tu n'es plus le même... Qu'est que ça peut pousser a ton âge ! *verse une larme*

Elle fuit ton regard. Tu sais qu'elle n'est pas indifférente, que tu n'es pas - ou plus - un simple ami. Que tes gestes et tes paroles, l'affectent. Tu n'as pas a choisir tes mots, ils viennent naturellement, se forment d'entre tes lèvres comme les paroles d'une chanson. Tes mouvements aussi. On pourrait les croire calculer, pensés à l'avance, tellement ils étaient d'une précision déroutantes. Mais non. Tu ne réfléchis plus trop... Tu laisses parler ton cœur, ton corps, ta tête. Tout s'accorde pour ne former qu'un seul et même esprit. Une seule pensée, une seule envie... un seul désir. La faire tienne pour cette danse... pour toutes les autres danses. Sa main est si petite dans la tienne, si fine. Elle serre, tu souris, elle rigole, baisse les yeux une nouvelle fois. Adorable. Charmante. Elle n'ose pas trop. Quelque chose la retient, la retient depuis si longtemps... Allen est bien un top dresseur spécialiste en type acier, car la chaîne qu'il a mise a Estelle est solide... Tu avais beau griffer, mordre... rien a faire... ça ne cédait pas. Elle était là, à porté de main, tu n'avais qu'a tendre les bras, la saisir, l'envelopper de ta chaleur, de ton amour... mais il y avait toujours ces maillons froids. Ce touché glacial contre sa poitrine... ça te faisait mal. Son petit cœur si chaud, si... rayonnant, encerclé d'acier. Un véritable coffre fort. Tu ne comptes plus les marques de griffe que tu as laissé sur cette boite grise... La glace de cette attache est sans appel, un dérivé de la neige éternelle... teinté de ferraille. Tss. Mais là, qu'en était-il de cette chaîne ? Peut-tu la sentir, alourdir ce file rouge si fragile ? Oui. Mais tu peux faire avec. Tu peux en masquer la sensation. Enfin tu crois.

Ta main posée sur sa hanche, un peu maladroite, fini par remonter. L'assurance gagné, elle s'empare de ton bras. La sensation de sa peau sur la tienne te donne de fin petit picotement aux doigts. Un murmure du sens du touché. Ça frémis. Alors que tu frôles son épaule, tu viens chercher sa nuque, et ton pouce, s'attarde sur sa joue. Tu veux qu'elle te regarde. Qu'elle devine la flamme de tes yeux se cachant derrière tes lunettes. Oh que tu aimerais qu'elle puisse réellement voir l'éclat de tes iris ambrés... toute cette passion qui t'animes...

▬ Qu'une seule danse..? J'aimerais tellement plus...

Un petit peu trop peut-être... C'est compliqué a gérer toute cette frustration, tous ces battements de cœur qui martèlent en ce moment même ta poitrine. Tu ne te rend pas compte de ce que tu lui demandes. Ni même du geste égoïste que tu t’apprêtes a faire. Vous semblez connectés, comme toujours, alors que tu sens sa main se glisser jusqu'à ta propre nuque. Sentait-elle se rien de peau rugueuse qu'est celle d'un homme ? Avait-elle le cœur tout aussi a la déroute que le tien ? Se faisaient-ils écho ? Se parlaient-ils en râtement de battements ? Peut-être bien... Cette petite pensée te fait sourire, rire même... rougir aussi. Le carmin de tes joues n'est pas identique au siens. Ta peau est légèrement plus hâlée. C'est plus discret... sur tes pommettes de jeune homme. Et puis... tu es plus entreprenant... Tu es celui qui mène la danse. Tu es plus fidèle a toi même. Plus rien ne te retient, non... plus rien, plus de peurs, plus de chaînes. Il n'y a que vous sur cette plage, avec ce petit air soupiré. Elle chante pour toi, ricane sur sa faute... elle a sauté une partie...

▬ Dear, but my eyes will see only you. Only you have that magic technique. When we sway... I go weak... I go...so... Tu rapproches son visage du tiens. Vous grignotez respectueusement la même distance... weak... Oui. Tu es faible. Tu as craqué. Elle te fait craquer... Tu t'es retenu, promis... tu as fais des efforts, mais là... Plus rien a foutre de tes réflexions a deux balles... tu te lances. Ta main sur sa nuque remonte sur sa joue. Tu pauses votre danse et en commence une autre, tout en tendresse, en maladresse aussi, sans doute. Mais ce n'es pas par manque de sûreté, non, juste par manque d’expérience. Mais tu penses tout de même que ton baiser est l’exact représentation de tes sentiments. Tes lèvres sur les siennes, ça t’électrise. Il a beau être doux, il devient vite passionné, un peu fougueux, avec ce rien d’appétit félin. Tu la serres contre toi, laissant tes mains glisser sur sa nuque. Elle est a toi. Rien qu'a toi. Toute à toi.


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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Dim 26 Juil - 6:57

Mes paroles s'étaient faites invitations, le mettant presque au défi de me dérober plus qu'une simple danse. Pourtant je ne l'avais pas réalisé, pas à ce point. Un lapsus aussi bien articulé? Peut-être, qu'est-ce que j'en sais. C'était tellement insignifiant comparé à cette main. Tellement chaude, enveloppante. J'aurais voulu m'y abandonner, sans plus de réflexion, parce que c'était justement si irréfléchi. C'était une pulsion, un battement de coeur, comme un aimant. De ma hanche, elle avait montée, doucement, m'effleurant au passage et créant en moi l'esquisse d'un frisson électrisant. Voilà que ses doigts glissaient sur mon épaule et venaient atteindre ma joue. Il me ramenait jusqu'à lui, me tirait jusqu'à lui. Une force tranquille, profonde et doucement puissante. Un geste ultime, comme une main qui arrache la pomme à son arbre pour y planter les dents. Il n'y avait rien à faire, rien sinon lui appartenir, relever mes iris de chocolat vers lui et le regarder me conquérir. Me tirer de force jusqu'à l'endroit où j'aurais du me trouver tout ce temps. Une caresse impérieuse, son pouce contre le velours de ma joue. Un geste si doux, si maîtrisé alors que, pourtant, j'en ressens tout la passion, toute l'arrière pensée. Lorsque sa voix s'élève, je ne l'entends pas, je la sens qui résonne en moi tel un écho. Il aimerait tellement plus. Il prendrait tellement plus, au moindre signe de faiblesse de notre part. Car nous avons résisté tellement longtemps. Tout ce que nous avons refoulé, tout ce que nous avons fait taire. Ça gronde, maintenant. Une pulsation profonde, si puissante qu'il semble insensé que nous aillons pu la réprimer si longtemps.

Mais la danse commence, la chanson, imparfaite, s'élève doucement entre nous, autour de nous. Je ne vois plus le soleil couchant, je ne sens même plus le sable entre mes orteils. Ce n'est qu'un moment parfait, un peu plus intime qu'avant, un peu plus organique, sincère. Ma poitrine se serre, s'enflamme, et soudainement j'ai chaud. Soudainement, je me sens commencer à vivre, peu à peu, comme si je n'avais plus habité ce corps depuis si longtemps. Je m'incarne de nouveau, sa chaleur m'atteint, me transporte et je chante toujours en maladresse distraite. Et avec autant de distraction, bien sûr que j'allais trébucher, que mes mots allaient se mêler les pinceaux. C'est même impressionnant que j'aie réussi à le remarquer et c'est en riant que je note l'erreur, comme de la poudre aux yeux, comme pour taire ce qui se passe vraiment. Faire comme si je ne le voyais pas, comme si je ne le sentais pas dans toutes les fibres de mon être. Mais Leo est fort et il me surprend. A-t-il toujours été comme ça? Est-ce moi qui me suis toujours empêchée de le regarder ou est-ce lui qui a tant changé? Il continue là où je me suis arrêtée. Comme toujours, il me rattrape lorsque je tombe et, pour la première fois, il nous traîne jusqu'au destin. Il ne recule pas, n'hésite pas, et il me fait craquer avec lui. Ou est-ce l'inverse? Y a-t-il seulement encore un lui et un moi?

Sa voix se meurs, ses paroles s'éclipsent doucement dans l'air. Comme une corde que l'on tire, encore et encore, jusqu'à son point de rupture. La tension est là, la chaîne vibre et nous fait frémir, retenir notre souffle. C'est l'instant divin avant la chute libre. C'est le battement de coeur avant la fin du monde. Le moment juste avant que le verre ne se fracasse au sol. Il ne faudrait qu'un souffle, un murmure, une intention, pour que tout éclate. Un seul mot de plus, un dernier qui n'a déjà plus de sens. C'est la fin. La chaîne se brise en un milier d'éclats argentés et, alors que plus rien ne nous emprisonne, la distance s'évapore. C'est un peu maladroit, improvisé et brouillon. C'est simple, c'est vrai. C'est passionné et sans le remarquer voilà que je pleure. Y a-t-il seulement encore un lui et un moi? Non, plus maintenant. À partir d'aujourd'hui, il y a un nous. Mais de qui est-ce que je me moque? C'était inéluctable. C'était une évidence. Pourquoi aurais-je autant craint sa présence pendant si longtemps autrement? Et il aura fallu ce baiser passionné, aimant, doux, et transcendant pour que finalement je me l'avoue. Mais je n'avais plus à me sentir coupable maintenant, n'est-ce pas? Tant d'amour, tant de désir. Tellement naturel, tellement plaisant, envoûtant. Moi aussi, je me surprenais à en vouloir plus. Parce que c'était permis maintenant, n'est-ce pas? N'est-ce pas?

Une hésitation, un pincement de coeur. Et je redescendais sur Terre, après lui avoir pourtant retourné ce baiser avec fougue et volonté, avec un amour et une passion indéniables. Je l'aimais. Mon coeur avait recommencé à battre et c'était pour mon lion doré et personne d'autre. Mais alors pourquoi encore autant de culpabilité? Pourquoi me détournais-je de lui pour reprendre mon souffle alors que des larmes creusaient mes joues? C'était trop rapide. C'était une claque au visage, non, un mur de béton. C'était fracassant, je tremblais jusque dans mes fondations les plus profondes. Tant de choses à la fois, les révélations au sujet de ma mère, la culpabilité de mon père, mon retour sur Lansat, l'abandon d'Allen et maintenant tout ceci. Peut-être étais-je faible, peut-être étais-je trop hésitante. Qu'est-ce que j'en sais. Dans tous les cas, je n'osais plus le regarder de face. Si je l'avais fait, si ses yeux d'ambre étaient venu trouver les miens, si sa peau avait effleurée la mienne, je serais retournée me blottir dans ses bras et j'aurais tout abandonné derrière moi. J'aurais pu l'embrasser sur cette plage jusqu'à la fin des temps, me laissant engloutir d'un désir et d'un amour coupable, sans plus de considération pour quoi que ce soit. Respirer, je devais respirer avant que tout ceci ne me submerge.

- Leo...... C'est.......C'est trop rapide....

Les seuls mots que j'avais réussi à articuler. Heureusement la brise se leva en une caresse fraîche et marine, m'aidant à redescendre sur Terre, à reprendre conscience de mon environnement. Je chassai mes larmes, elles n'avaient pas lieu d'être, ce n'avait été qu'un débordement, la marque d'un soulagement viscéral d'enfin pouvoir m'abandonner à cette pulsion qu'il avait fait naître en moi. Calmée, mon regard blessé pu retrouver son chemin jusqu'à lui, jusqu'à ses lunettes.

- Je sais que je n'ai pas le droit de te demander ça. Il y a déjà tellement si longtemps... Mais c'est trop pour moi, Leo. Ce n'est même pas que lui, c'est aussi ma famille. J'ai appris tant de choses là-bas, tant de certitudes ont simplement volé en éclat, c'est... Je sais ce que je ressens pour toi, je sais que je veux que tu sois heureux et que j'aimerais faire partie de ce bonheur, mais...

Refermant mes bras autour de moi, je tentais de me structurer, de me retenir. Mais n'était -ce pas Leo? N'était-il pas mon confident? N'est-ce pas ça que l'amour, vraiment? Se supporter l'un l'autre et se parler au lieu de simplement fuir? Si je lui disais tout, honnêtement, il comprendrait forcément, non? Sans oublier que j'avais besoin d'en parler à quelqu'un de confiance. Certes, ce n'était pas le meilleur moment et j'allais tout gâcher, mais sans doute m'en aurait-il voulu encore plus d'être restée silencieuse et de taire tout cela. Aller, laisse le reprendre la place qui lui revient de droit dans ta vie. Fais lui confiance, tu sais que tu peux.

- J'ai besoin de mettre des trucs à plat. Je veux que ça compte, je veux que ça fonctionne, je veux pouvoir le vivre pleinement, mais j'ai trop de choses à concilier là maintenant.... Je.... J'ai jamais rencontré ma mère, tu vois. J'ai toujours cru qu'elle était juste partie, que c'était peut-être moi. Si je faisais tout comme il faut, si je devenais une fille dont elle pourrait être fière et si je cherchais assez, je me disais que je la retrouverais peut-être. Mais en fait c'est impossible... Elle est morte. Elle est morte dans un accident de voiture quand j'avais quatre ans et mon père se sentait tellement coupable... Il avait jamais réussi à me le dire. Il avait peur que je lui en veuilles..... C'est tellement de trucs qui viennent de changer d'un coup. Du jour au lendemain. Et ça touche même les trucs les plus insignifiants. Ma grand-mère m'a toujours appelée Ellie, mais en fait c'est ma mère qui m'appelait comme ça avant elle. C'était le surnom qu'elle me donnait, à cause de mon second prénom, tout ça. C'est tellement con, mais... Je suis désolée.... C'est tellement... Je sais que c'est pas ce que tu veux entendre, je suis désolée de t'assomer avec ces trucs....c'est juste que c'est là que je suis maintenant. Je... J'ai besoin de temps....
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MessageSujet: Re: You let me in then shut me out, you'll have to learn to love again! | feat Leo   Sam 8 Aoû - 14:40

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Tu t'étais pourtant dit qu'il ne fallait pas céder, qu'il ne fallait pas se glisser dans cette ouverture, dans cette blessure qui était la sienne. Qu'il était préférable entre autre de ne pas « profiter » de ne pas se laisser aller. Quel genre de jeune homme es-tu Leo pour l'attaquer, là, tout de suite, alors qu'elle te revient le cœur en miette ? Tu n'es pas mauvais, mais tu n'es pas non plus bon. Il y a trop longtemps eu que du blanc en toi, une teinte immaculée, pure et saine. Toujours cette réticence a te montrer égoïste et fougueux, à grogner pour de vrai, a retrousser babines, à hérisser ton poil doré de jalousie. Tu n'es plus ce petit garçon cassé, a qui on a recollé les morceaux. Tu te sens neuf, solide, aux mécaniques complexes et nouvelles. Juvénile, en proie aux bêtises et aux actions irréfléchies. Mais ta patience était arrivée à son terme, si bien que le temps t'était devenu plus précieux encore. C'est de ton cœur en appétit félin que tu avais bondit. Des pattes douces sur son épaule, des souffles en moustaches duveteuses, ta crinière prisonnière de la brise maritime, alors que ton museau d'homme s'était éprit de ses lèvres. Une proie délicate, a déguster en plaisir sans fin.

Entre tes mains, elle n'a nulle par où aller. Ton touché est électrifiant, une véritable cage d'étincelles. Son seul refuge n'est autre que ton torse. S'y blottira-t-elle ? Se laissera-t-elle aller à tes crocs amoureux ? Le baiser proposé est tout en passion dévorante, en douceur mal contrôlée, en pulsion amoureuse. Elle se laisse tentée, fond un peu, partage cette passion qui est la tienne... non, qui est la votre. Toujours plus, toujours en chasse. Son corps est devenu convoitise. Tu veux y laisser ta marque, tu veux en explorer les moindres recoins, la conquérir une bonne fois pour toute et si tu venais a la perdre, tu la reconquérais, encore et encore, proclamant a tous qu'elle est a toi et a personne d'autre.

Alors qu'une de tes mains repose sur sa joue, tu sens une larme glisser entre tes doigts. Tu grimaces, tes lèvres se brisent à peine, permettant des prémices de fin de baiser, de contact, que tu aurais voulu interminable. Avais-tu fais quelque chose de mal ? Était-ce encore ce Noctali qui chamboulait le cœur de ton aimé ? Tu aurais put pousser un rugissement, y mêlant colère et inquiétude, mais tu ravales cette folle action, d'une traite. Il devait y avoir autre chose... Beaucoup de choses. - Leo...... C'est.......C'est trop rapide.... Tu redresses ton menton, un peu déstabilisé, confus. Trop rapide ?..Trop... Tes sourcils se froncent d'incompréhension. Elle essuie ses larmes, tu la fixe, troublé des mots choisis. Mais tu n'en reste pas moins patient. Tu ne peux pas faire autrement avec Estelle... Bien que cela te blesse... Ça te tourmente, te torture. Un jour viendra où tout ce mal, toute cette souffrance, cette frustration, ce sentiment venimeux d’infériorité viendrait a exploser... Tu ne resteras pas prince bien longtemps. Il s'avère que tu changes... que tu grandis, vite... peut-être un peu trop vite. Et un roi ne se laisse pas marcher dessus. Jamais !

Tu cherches a comprendre quand ses yeux noisettes se posent sur le voile noir de tes lunettes. Elle ne peut sans doute pas voir ce mal qui te rogne à petit feu, cette peur qui grignote tes iris ambrés. Tu ne la croit pas capable de le deviner, là, tout de suite... ses propres yeux aveuglés par ses larmes. Tu te contente d'être droit, d'être lion. Elle a été là pour toi et tu serais là pour elle c'est indéniable. Mais à quel prix ? Combien de sacrifice naïf commettrais-tu mon petit Leo pour cette reine protectrice ? Tu l'ignores... tu ne cherches d'ailleurs pas a faire le calcule, car Estelle reprend, reparle. Sa voix est cassée, brisée. Si tu n'avais pas une main posée sur son épaule, tu jurerais qu'elle se serait mise a trembler. Tu ne la laisses pas s'échapper. Ses mains te quittent, pour venir s'enrouler autour de sa propre forme, cherchant réconfort, tenant de ses petits bras de femme ce cœur trop gros, gonflé de sentiments, de trouilles, de questions et de tu ne sais trop quoi encore. Tu n'es pas devin et bien que tu arrives a lire la Mentali comme un livre ouvert, certaines zones te font l'effet d'un braille. Il te faudra apprendre, toucher, ressentir, expérimenter, se brûler aussi parfois, pour en délier les moindres nœuds, pour en comprendre le fonctionnement.

Tu t'approches d'un pas. Il est fin, félin, c'est à peine si la jeune fille le remarque vraiment. Tu ne cherches pas a l’étouffer, comment le pourrais-tu ? Ça surchauffe là-dedans, ça bouillonne d’émotions et toi, tu n'es autre qu'une bouffée d'air frais.  Elle veut parler et c'est normal. Tu ne peux pas lui en vouloir. Non. C'est même le contraire. Sans doute lui en aurais-tu voulu d'avoir garder le silence. Car tu veux tout savoir, tu es curieux, inquiet...Et comme d'habitude, tu es silencieux, attentif. Tu es un confident, un vrai, celui qui ne juge pas, celui qui fait fine oreille et qui n'apporte jamais de réelle réponse. Mais est-ce que confident et amant peuvent être de paire ? Tu le sauras avec le temps...

Tu l’écoutes donc parler. A vrai dire, tu ne comprends pas tout. Tu assimiles certaine chose, tentes d'en comprendre d'autres. C'est fouillis, mais si ça l'est pour toi, imagines pour mademoiselle Highwind...Tu perçois une légère perte d'identité, de but... de chemin a suivre. Sa mère était une ligne directrice invisible et fragile qui s'avère aujourd'hui n’être que pure poussière. Ce n'est pas tant les effort fournis pour la revoir qui ont dut la blesser, mais plutôt cette certitude de n'avoir aucune chance de la revoir. Ça, tu peux le comprendre. A l'heure actuelle, qu'aurais-tu donné pour revoir tes parents et leur expliquer que les pokemons sont loin d'être les monstres qu'ils prétendent ? Ils sont mort avec cette lourde idée implantée dans la cervelle et jamais Ô grand jamais tu ne pourras leur faire comprendre le contraire. Mort dans le faux...Tss. Et dire que tu aurais put finir comme eux.

En dehors de ça, tu sais sans te tromper qu'Allen est le problème fondamental de ce mal qui la ronge. Elle n'en parle pas, ne le cite pas dans son long discours. A quoi bon. Il s'agit d'une évidence. Tu viens discrètement te mordre la lèvre inférieure a sa simple pensée et lève ton deuxième bras vers Estelle. Tu y déposes délicatement ton autre main, saisissant ainsi son épaule libre. La distance que tu as grignoté tout à l'heure ne s'en fais que plus fine quand tu t'approches à nouveau. Que tu aimerais la prendre dans tes bras, la serrer contre toi, l'embrasser... encore et encore... Tu aimerais ignorer ce temps dont elle a besoin, tu aimerais le croquer comme tu aimerais la croquer elle. Tu es jeune et elle te fait perdre les pédales. Promis tu fais des efforts. Tu retiens cette passion qui te dévore. Tu es si près du but...que cela en devient douloureux. Cette frustration que tu ne peux réellement cachée vient grignoter une partie de ton visage. Tu baisses donc les yeux, par défense. Tu n'es pas un ange, non... tu es loin d'être blanc comme neige. Du temps... elle a besoin de temps. Et toi tu as besoin de tellement plus... Raah ! Tu redresses ton minois pour lui faire face, comme décidé.

▬ D’accord.  Utilises le temps qu'il te faudra. Je saurais être patient. Mais bizarrement ( ou si peux), tu te veux joueur, charmeur, un peu à l'image de ton Zoroark, espiègle. Tu t'approches a nouveau de son visage. Tu ne viens pas viser ses lèvres, tant bien même l'envie y est dévorante, mais tu te glisses plutôt vers son oreille pour en chuchoter ces quelques mots : Mais a la fin de ce « temps » prépares toi a recevoir dix fois plus qu'un simple baiser... Et de cette phrase tu reprends un peu de recule. Tu lui a promis du temps, et c'est avec une certaine difficulté que tu te retiens de lui voler un bisou sur la joue, les tiennes rouges de gène. Par Arceus, qui t'aurais crut capable de dire ce genre de chose !

(je ne suis pas hyper satisfaite, j'espère que ça ira x.x buuuuh)

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