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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Eryn McNellis
http://pokemoncommunity.forumactif.org/t2418-eryn-un-simple-regard-pose-sur-une-fleur-et-voila-une-journee-remplie-de-bonheur-mentali
http://pokemoncommunity.forumactif.org/t2470-eryn-mcnellis-mentali
Icon : "Un jeu débile de garçons ?" Original
Taille de l'équipe : 17/30.
Région d'origine : Sinnoh - Floraville.
Âge : 19 ans.
Niveau : 30
Jetons : 3745
Points d'Expériences : 1334
"Un jeu débile de garçons ?" Original
17/30.
Sinnoh - Floraville.
19 ans.
30
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"Un jeu débile de garçons ?" Original
17/30.
Sinnoh - Floraville.
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Eryn McNellis
est un Coordinateur Éleveur
Eryn quitta son dortoir comme une tornade, renversant quelques Mentali sur son passage, abandonnant Dahlia dans la chambre. A peine les Mentali se relevaient-elles qu’elles furent à nouveau jetées au sol par Bleuenn, qui courait derrière sa dresseuse avec inquiétude. C’était bien la première fois qu’elle la voyait si empressée. Et pour cause ! En rentrant de l’entraînement matinal des Pyroli, auquel elle participait depuis plusieurs mois, Dahlia avait ricané d’un ton méprisant en lui racontant qu’elle avait passé les trois heures de l’entraînement à pourrir la vie d’un Phyllali, qui était là parce qu’il était puni. Poliment, Eryn s’était enquise de la raison de sa présence, et toujours en ricanant, Dahlia avait répondu que le Phyllali avait été puni par Aileen pour avoir fait du mal à Cael. Et comme il était puni pendant un mois, coincé entre Aileen et elle, il allait morfler sévère pendant toute la durée de la punition. Le sang de la jeune Coordinatrice s’était glacé. Cael, blessé ? Par qui, et pourquoi ? Face à ce déluge de questions, couplé à son air angoissé, Dahlia n’avait pas été longue à comprendre que sa colocataire ressentait plus qu’une amitié banale pour le Phyllali. Et après une brève discussion, il avait bien fallu qu’elle ouvre les yeux. Oui, elle aimait bien Cael. Sans le bien, en fait. Ils s’étaient embrassés pour se taquiner, puis les câlins, puis un vrai baiser, après lequel… Eryn avait fui le Phyllali, trop gênée pour oser le regarder en face. Elle ne l’avait pas vraiment revu, depuis la mission, ce qui rendait la Coordinatrice quelque peu malheureuse. Mais voilà que du jour au lendemain, elle apprenait, par Dahlia, qu’il avait eu des problèmes… Pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Peut-être parce qu’elle l’avait fui, tout simplement. Ah, mais quelle gourde, quelle andouille, quelle idiote ! S’arrêtant devant la chambre de Cael, elle frappa à la porte, presque avec véhémence. Mais personne ne lui répondit. Personne, sauf un garçon, qui l’avait vu entrer en plissant les yeux avant de la suivre avec ses deux copains, trompé par ses cheveux roses qu’il associait à une toute autre personne.

« Cael ! Ouvre ! »
« … Tu cherches Cael ? »

Sursautant, Eryn se retourna pour faire face à… Un très grand Phyllali, qui la fit de suite se sentir aussi petite qu’insignifiante. Mais. Elle le connaissait, ou c’était une impression ? Le Phyllali en question (Joris, pour ceux qui ne suivent pas) comprit très vite que la petite boule rose qu’il avait vu de dos n’était pas Cael, mais un moyen de lui faire du mal, et son regard méprisant s’effaça de suite, tandis qu’un sourire moqueur s’élevait doucement. Il tenait là un excellent moyen de faire du mal à Cael. Une fille aussi jolie, qui arrive comme une balle, inquiète, pour toquer à sa porte avec force, c’est qu’il doit se passer quelque chose. Et même s’il n’est pas intéressé par ce qu’il se passe, il tient là une excellente occasion de se venger de l’humiliation de la dernière fois, où la préfète en chef est venue lui apprendre le respect à grands coups de poings. Son épaule avait beau avoir été remise en place une deuxième fois, elle s’en rappelait encore.

« Euh, oui. Tu pourrais me dire où il est, s’il te plaît ? »
« Je ne sais pas, je ne l’ai pas vu… Attends une seconde… C’est toi, la fille ? »
« La fille ? »

Dans l’épuisette, le petit poisson ♪ Eryn plissa les yeux, mal à l’aise, en voyant les trois garçons s’échanger des regards en rigolant. Une seconde. Ils riaient d’elle, là, hein ? Pourquoi est-ce qu’ils riaient d’elle, juste devant la chambre de Cael ? Le poing d’Eryn se referma de nervosité, et ses ongles courts de violoniste griffèrent sa paume sans toutefois la blesser quand il reprit la parole.

« Bah, ouais, la fille ! Cael nous a parlé d’une fille bizarre avec laquelle il avait copiné, une nana avec des cheveux roses comme les siens, c’est vraiment à mourir de rire, tout ce qu’il nous a dit ! »
« … Ce qu’il vous a dit ? »
« Haha, mais ouais ! Qu’elle était naïve, et qu’il pouvait lui faire gober n’importe quoi, même des sentiments s’il en avait envie, du coup on l’a mis au défi d’essayer ! Franchement, tu n’y as pas cru, hein ? T’as bien compris que c’était qu’un jeu débile de garçons, rassure-moi ? »

La Mentali ne répondit pas, trop choquée pour trouver quoi dire. Un jeu. Humiliée comme jamais, elle baissa la tête en serrant les dents, sentant les larmes lui monter aux yeux. Un jeu. Son deuxième poing se referma, tandis qu’une petite larme coulait le long de l’arête de son nez… Et que la poignée de la porte commençait à trembler seule. L’hilarité des trois Phyllali l’humiliait, l’enfonçant encore plus profondément dans son désespoir. Un simple jeu. Au fond d’elle, la Mentali n’arrivait pas à y croire. Alors tout ça, c’était un jeu ? La Saint-Valentin, la cuisine, et même… Leur baiser ? Un jeu ? Un sanglot lui échappa, faisant rire encore plus fort les trois Phyllali. La seconde d’après, leurs rires se transformaient en hurlements de peur et de surprise quand, sous l’effet du pouvoir mal contrôlé d’Eryn, ils furent brusquement repoussés vers le mur. Alors qu’ils le heurtaient sèchement, leur tête produisant un sale bruit contre le plâtre, la Mentali tournait les talons pour quitter le dortoir, presque en courant, pour échapper à cette nouvelle humiliation. Son pouvoir, encore actif, repoussait tous ceux qui passaient un peu trop près d’elle, et de nombreux Phyllali furent renversés comme des quilles alors qu’elle s’en allait, tête baissée, larmes aux yeux.

Ce ne fut qu’au bout de quelques minutes que son pouvoir se calma pour s’éteindre de lui-même. La Mentali s’était éloignée le plus possible du dortoir, se réfugiant dans sa serre pour se cacher au milieu de ses plants de baies pour s’écrouler sans être vue. Assise en position fœtale, la tête entre les mains, elle ne pleura pas, mais ressassa cette année écoulée avec le Phyllali. Leur rencontre, la Willia Volcanique, la Saint-Valentin, leur mission… La tendresse. Le baiser. Un jeu. Elle se tassa un peu plus tandis que son équipe s’approchait d’elle sans comprendre. Bleuenn, arrivée trop tard sur place, n’avait eu que le temps de voir sa dresseuse ressortir du dortoir Phyllali pour s’enfuir en courant vers la serre, aussi ne pouvait-elle rien leur dire, à sa grande tristesse. Comme un automate, la Mentali se redressa, et elle quitta la serre, refermant doucement la porte derrière elle. Elle ne savait pas trop où aller. Mentali ? Pour que Dahlia la noie de questions ? Voltali ? Pour que Loan en fasse autant ? Pyroli ? Pour que Djelly fasse comme les autres ? Pyroli. Pour que Djelly la console et puisse compatir à ses malheurs en disant que tous les hommes sans exception sont des connards. D’un pas lent, elle s’éloigna des serres, et passa près de la forêt. Le couinement de Yakuru lui fit relever mollement la tête, et en suivant son regard, elle vit Lucki sortir de la forêt (depuis quand était-il un Lucario ?) suivi par… Cael. Ce dernier avait d’ailleurs l’air heureux de la voir. Machinalement, elle pensa à se tourner vers lui, avant que la réalité ne la rattrape.

Un jeu débile de garçons.

Une chape de tristesse voila ses yeux, et elle baissa la tête. Puis, sans rien dire, elle se détourna pour reprendre son chemin vers le dortoir Pyroli.



We got this together Δ Sometimes the pressure gets you down, and the clouds are dark and grey, just kick them off and let the sun shine through, and scary as it seems, more help is on the way,'cause friends have friends that want to help out too.
Cael Joy
http://pokemoncommunity.forumactif.org/t2479-cael-joy-un-sourire-peut-tout-changer-phyllali
http://pokemoncommunity.forumactif.org/t2486-cael-joy-phyllali#28810
Icon : "Un jeu débile de garçons ?" AgDyajQ
Taille de l'équipe : 13
Région d'origine : Hoenn
Âge : 20
Niveau : 73
Jetons : 995
Points d'Expériences : 2469
"Un jeu débile de garçons ?" AgDyajQ
13
Hoenn
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Cael Joy
est un Topdresseur Ranger
Petit Capumain virevolte, virevolte dans la brume blanche♪ Ne touche jamais terre mais prend garde, mais prend garde aux branches♪ Un saut après l'autre, le contact du bois sous mes doigts avant de prendre une longue poussée et de me lancer vers le promontoire suivant...Y'a pas à dire, rien ne vaut une petite balade en forêt pour se détendre. Pas que je sois vraiment stressé, mais bon...Entre Joris, Aileen et l'appel de ma soeur, je n'ai pas encore trouve le temps de prendre un moment pour exorciser définitivement le souvenir de ma confrontation avec le Phyllali. C'est quand même étrange, le bien fou que me fait un simple séance de voltige en forêt. Déjà à Nénucrique, quand je pensais à Mam...à des choses désagréables, il me suffisait d'un petit road trip au Parc Safari pour que mes soucis s'envolent comme par enchantement. Aujourd'hui, c'est exactement la même sensation qui m'étreint, ce mélange de liberté totale et de vide serein qui m'emplit : quand je suis dans un endroit comme celui-ci, je sais qu'il n'y a rien qui peut m'atteindre. La sensation de voler entre les branches, avant de se réceptionner et de repartir sans reprendre son souffle, c'est quelque chose de tellement grisant...On se sent à la fois petit devant l'immensité de la forêt, et capable d'accomplir n'importe quoi en son sein.
Et puis cette fois, je ne suis pas seul à courir entre les branches...

''Tu triches, Lucki ! Laisse un peu d'avance à Katara au moins !''

À quelques mètres en arrière, le Lucario m'adresse son habituel regard blasé, avant de bondir en avant et d’atterrir sur une branche proche de la mienne. Le tout provoquant bien entendu des cris de joies de la part de son passager miniature...Au moins, Mithos à l'air d'apprécier la balade lui. Comme un écho à son piaillement de joie, une autre voix s'élève depuis le sol.

''Regarde-la, la pauvre, elle n'est pas sur son terrain...Ça va Katara, pas de problème?''

''B.....é''

Trop haut, je n'ai presque rien entendu. Mettant un terme à la course improvisée, je me laisse glisser le long du tronc, tandis que Lucki opte pour une voie bien plus pragmatique et saute tout bonnement de son perchoir. Mi-effrayé mi amusé, Mithos ne se prive pas pour lâcher un ''Piiiiii''' retentissant, et semble tout disposé à recommencer lorsque je rejoins enfin le petit groupe.
Même si ma Mustebouée essaye de le masquer, sa langue légèrement pendante trahit sa fatigue...En même temps, ça doit bien faire une demi-heure qu'elle nous court après depuis le sol, et en portant Martel qui plus est !
Déchargeant la petite loutre de son fardeau gigotant, je lâche littéralement celle-ci sur son frère et les deux petits Pokémons partent en roulé-boulé tout autour de nous. On peut dire qu'ils ont récupéré de manière impeccable depuis...l'incident. Pendant un bref instant, j'envisage même de vérifier s'ils ont ASSEZ récupéré pour une petite vengeance à ma sauce (Quoi, je suis sûr que Joris adorerait le fait de retrouver sa chambre, une fois que les deux chromatiques auront jouer dedans pendant toute un après-midi !). Sauf que ça ne servirait plus à rien, puni comme il est par Aileen, je pense qu'il ne s'avisera plus jamais de s'attaquer à nous...
Après quelques minutes à les laisser se courir après, le temps que Katara récupère, je rappelle le Négapi et la Posipi dans leurs Pokéballs (déclenchant au passage un gros chagrin de Martel, heureusement dissipé par quelques calins)...Fiou, ils vont finir par me crever, ces deux-là.

''On rentre au dortoir? Je pense que nos deux petits démons ont besoin de se poser un peu, et je pourrais toujours revenir avec Keru et Lucki...Si tu as toujours envie de perdre cette course, amigo''


Une lueur de ''cause toujours'' dans le regard, le Lucario prend les devants, et après avoir aidé Katara encore essoufflée à se hisser sur mon épaule, je lui emboîte le pas. Pourtant, en arrivant à la lisière des sous-bois, la vue des serres fait s'agrandir mon sourire...Et si je prenais quelques minutes...oh pas longtemps hein, juste quelques minutes pour aller voir Eryn? Depuis notre mission avec les Rattatas, il nous a été impossible de nous recroiser, à croire qu'elle m'évitait...Mais non, qu'est-ce que je raconte, ça me rend tout bizarre rien que d'y penser....Non, on a juste pas eu de chance, c'est tout ! Mais là, pas de doute, je sais que je vais réussir à la voir.

''Aïeuh...Katara, tu pourrais faire un peu doucement !''

Pour toute réponse, un sifflement légèrement indigné s'élève de la Mustebouée qui détourne la tête avec un air faussement outragée. Me frottant la joue là où sa queue vient de s'abattre en une petite tape, je gratte le haut du cou de la petite loutre. Devant mon regard légèrement dans le vague, elle a sûrement compris à qui je pensais.

''Arrête, tu sais très bien que je t'aime toi aussi...Mais Eryn, c'est différent. Avec elle, je suis...''

Je suis quoi d'abord? Heureux? Perdu? Empli d'une douce chaleur? Confus et incapable de parler par moment? Plus prévenant que d'habitude? Gêné? Libéré de tout souci?
Quand j'y pense...Je dirais que c'est un peu de tout ça à la fois, et même plus encore. C'est quelque chose que je n'arrive pas à expliquer comme un élan qui me pousserait à lui dire un millier de choses, alors que je devrais tout résumer en un mot.

''...Muste-bouée !''

Aïe, second coup de queue sur la joue, qui me fait secouer la tête. Même Lucki commence à s'impatienter de cet arrêt brutal, soutenu par Katara qui semble décidée à récupérer au moins une partie de mon attention.

''Jalouse, va...''

Souriant, je passe ma main sous sa gorge et commence à gratter la fourrure de son cou. Les yeux fermés durant son traitement préférée, la Mustebouée ne peut garder cet air théâtral très longtemps, et finit même par fermer les yeux avant de se blottir le long de mes épaules. Celle-là, j'vous jure...
Pourtant, alors que nous émergeons du couvert des bois avec mes deux partenaires, Lucki se fige brusquement, avant de tendre la patte. Quoi, qu'est-ce que tu as v...Ooooh!
Ma petite fleur préférée semble tout juste sorti des serres, et paraît bien parti pour quitter les lieux.

''Eryn, attends !''

Quelle chance, moi qui pensais devoir passer dans le dortoir Mentali (et ses dangers cosmétiques) pour pouvoir la trouver. Accompagnée de son Cabriolaine, elle semble partir en direction du dortoir Pyroli, je me demande pourquoi...Bah, je n'ai qu'à lui demander, et puis on fera un bout de chemin ensemble comme ça !...Euh...Pourquoi elle détourne la tête? Sans répondre à mon appel, la Mentali reprend son chemin et me tourne le dos, effaçant au passage une bonne partie de mon sourire. Pendant un instant, j'envisage que ça soit une blague, comme pendant notre mission...Qu'elle me taquine...Pitié Arceus, dis-moi qu'elle me taquine...
Pris de court, je parcours rapidement les quelques mètres qui nous sépare, ignorant même la pression de l'aura dont vient de me baigner mon Lucario. Si la surprise ne m'avait pas mis dans cet état, j'aurais probablement noté le sentiment de tristesse et de désespoir qu'essaye de me relayer mon starter.  Sans réfléchir, je tends alors le bras et attrape celui de la Mentali...Pitié, ne pars pas.

''E...Eryn? Tout va bien? Si c'est pas le cas, tu me le dire, je suis ton ami, non?''

*CLAC*
Eryn McNellis
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Âge : 19 ans.
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Points d'Expériences : 1334
"Un jeu débile de garçons ?" Original
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Eryn McNellis
est un Coordinateur Éleveur
Cael, au loin. Il la regardait en souriant, comme heureux de la voir. Heureux ? Après ce qu’elle venait d’apprendre ? Elle ne voulait plus le voir. Jamais. Il venait de lui faire beaucoup de mal. En fait, il venait juste de… De lui briser le cœur. Aïe. La petite Mentali ne s’était pas rendu compte à quel point elle s’était attachée au Phyllali. Pas seulement amicalement, mais aussi sentimentalement. Tout ça pour un jeu. Baissant la tête, elle lui tourna le dos et s’éloigna. Elle ne voulait plus le voir. Mais Cael ne semblait pas être d’accord. En quelques pas de course, il la rattrapa, et Eryn sentit les doigts du ranger enserrer doucement son poignet, l’arrêtant net et la crispant. Qu’il la lâche, de suite. Non content de l’immobiliser en douceur, Cael prit la parole, et acheva de la mettre hors d’elle. Son ami ? Alors qu’il avait joué comme ça avec ses sentiments ? Que ses copains du dortoir Phyllali s’étaient moqués d’elle ? Que tout ça, c’était à cause de lui, parce qu’il leur avait parlé d’une fille bizarre aux cheveux roses ? Fille bizarre… Sans réfléchir à ce qu’elle faisait, Eryn se tourna d’un geste brusque.

« Ne me TOUCHE PAS ! »

Sa main s’envola, et heurta sèchement la joue du Phyllali, qui la lâcha sous le choc de la gifle qu’il venait de se prendre. Bêtement, il leva une main à sa joue endolorie, tandis qu’Eryn reculait d’un pas. Il fallait qu’elle s’en aille, qu’elle aille voir sa cousine, sinon, elle allait s’énerver. Sinon… Trop tard. Elle était en colère. Humiliée, blessée, et en colère. Même l’aura de paix que Lucki essayait de lui communiquer se heurtait à son bouclier d’hostilité. Elle lui en voulait comme elle n’en avait jamais voulu à personne. En quittant son ancienne école, elle pensait laisser tout ça derrière elle. Elle avait déjà été humiliée auparavant, mais jamais comme ça. Jamais par quelqu’un qu’elle appréciait. Non, jamais par quelqu’un qu’elle aimait. Sa colère blessée monta d’un cran.

« Je ne suis PAS ton amie, surtout si c’est comme ça que tu les traites ! De quel droit as-tu osé, Cael ?! Je te faisais confiance ! Et c’est comme ça que tu me traites, alors que j’ai toujours été gentille avec toi ?! »

Sa voix montait doucement mais sûrement dans les aigus. Et dire qu’en règle générale, sa colère était froide, posée, donc encore plus menaçante ! Mais là, elle n’y arrivait juste pas. Elle avait trop de rancœur. Il l’avait manipulée. Il lui avait fait croire qu’il était son ami pour pouvoir jouer avec elle, avec sa naïveté, mais pire encore, avec son cœur. Des petites larmes piquetèrent ses yeux, les faisant briller doucement. Elle ne pouvait faire confiance à aucun homme, décidément. Tous les mêmes. Tous des ordures. Enfin, presque tous. Il restait toujours ses cousins. Loan ne l’aurait jamais traitée de cette manière, n’aurait même jamais traité la moindre fille de cette manière. Hershel et Hugues, malgré leur côté taquin, respectaient trop le genre humain pour jouer avec les sentiments d’une personne plus faible qu’eux.

« Tu es… Vraiment… Comme les autres ! Quand je pense que je te pensais supérieur à tous ceux qui m’ont fait du mal l’an dernier… Mais tu t’es révélé encore pire qu’eux ! Et moi qui tu faisais confiance ! Nom de Dieu, mais comment est-ce que j’ai pu être aussi conne ! »

Bêtement, la Mentali se mit à pleurer. Elle avait trouvé le mot qu’elle cherchait. Conne. Elle avait juste été conne. Comme d’habitude. Sérieusement, quel garçon s’intéresserait à elle, avec ses cheveux d’une couleur pas naturelle, son regard carmin, ses pouvoirs psys qui lui sautaient à la figure quand elle en perdait le contrôle, et son déficit d’inhibition latente qui lui faisait compter les secondes en permanence et qui la rendait phobique des jours de pluie ? Qui s’intéresserait sérieusement à elle ? Elle n’était même pas jolie ! Il y avait tellement de filles plus jolies dans son dortoir, comme Estelle, Dahlia, Kaeko et Freyja… A quoi s’attendait-elle, à ce que Cael tombe amoureux d’elle, alors qu’elle était si insignifiante, si monstrueuse ? Eryn craqua. Une larme coula sur sa joue, suivie de toutes ses camarades, et la Mentali porta ses mains à son visage en baissant la tête, secouée par des sanglots, ses horribles cheveux roses lui couvrant le visage pour ne pas l’humilier plus encore.



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Cael Joy
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Région d'origine : Hoenn
Âge : 20
Niveau : 73
Jetons : 995
Points d'Expériences : 2469
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Cael Joy
est un Topdresseur Ranger
J'ai déjà été blessé..Des bleurs, des écorchures, des plaies, et même une fois un bras cassé, en voulant montrer à Melody que je pouvais grimper sur le toit du restaurant sans échelle (Et devinez quoi? Et ben, je pouvais pas !). Mais ça...Ça, c'est d'une tout autre mesure. Lorsque la main d'Eryn se redresse et me frappe brusquement sur la joue, la marque brûlante qu'elle y laisse n'est qu'une toute petite partie du brasier qui court le long de mes nerfs. Rapidement, ce dernier se répand depuis le point d'impact, jusqu'à envahir un certain petit coeur de Ranger, pour le carboniser de l'intérieur. Et il ne faudra pas longtemps avant qu'il ne tombe en poussière et que le vent ne disperse ses cendres...
On vous a déjà enfoncé des aiguilles brulantes dans la poitrine, avant de les retirer avec une extrême délicatesse ? Non parce que là tout de suite, c'est à peu près ce que je ressens, pendant mon repli, la main sur la joue. Qu'est-ce que...Qu'est-ce que j'ai fait?

''Eryn...''

Impossible de placer un mot de plus, la Mentali semble complétement déchainée, et un véritable orage verbale commence à me cingler un peu plus chaque seconde. Par-delà la colère d'Eryn, la seule pensée cohérente que je parviens à conserver c'est : Comment? Comment est-ce que j'ai trahi sa confiance, qu'est-ce que j'ai fait pour la mettre dans cet état?
Depuis notre mission à la Pension avec les Rattatas, aucun d'entre nous n'a essayé de revoir l'autre, ça je l'admet. Mais c'était pas volontaire, Eryn, je te le jure !
Alors pourquoi tu m'en veut à ce point ? Même en essayant de me remémorer toutes mes actions de la semaine (Wow, faudrait vraiment que je tienne un compte-rendu à jour...), je ne vois PAS DU TOUT ce que j'aurais pu faire qui la blesserait à ce point. Et pendant un instant, j'en viens même à envisager un autre responsable...Sauf que Sol n'oserait JAMAIS faire une blague de cette ampleur, s'il y avait le moindre risque pour que les conséquences soient aussi graves. Exit donc, la solution Zorua et je me retrouve dans une impasse mentale, tandis qu'Eryn continue, sa voix montant toujours plus dans les aigus.
J'aimerais lui dire quelque chose, me justifier, n'improte quoi mais qu'elle se calme et qu'elle m'écoute....Mais à l'instant où je redresse ne serait-ce qu'un peu la tête, sa main se dresse pour me faire terre avant qu'elle ne reprenne d'une voix encore plus furieuse.
Pour ne rien arranger, une pression insistante commence à devenir de plus en plus difficile à ignorer: Submergé par toute cette colère, le Lucario qui m'accompagne peine de plus en plus à la filtrer et à m'éviter de prendre de plein fouet le tsunami qui est en train de déferler sur lui. Tiens le coup Lucki, s'il te plait...

« Tu es… Vraiment… Comme les autres ! Quand je pense que je te pensais supérieur à tous ceux qui m’ont fait du mal l’an dernier… Mais tu t’es révélé encore pire qu’eux ! Et moi qui tu faisais confiance ! Nom de Dieu, mais comment est-ce que j’ai pu être aussi conne ! »

Une perle brillante...Puis une autre...Et l'incompréhension qui cède la place à une envie irrésistible de m'avancer, de la prendre dans mes bras, et de la serrer le plus fort possible, pour qu'elle cesse de laisser couler ses larmes. Et pourtant...je sais que je ne peux pas le faire. Parce qu'elle me repousserait sans hésiter et que le remède serait pire que le mal...Tout ce que je veux c'est qu'elle arrête de pleurer, qu'elle sorte du désespoir totale dans lequel elle se trouve à cet instant précis. Même si...Raaaaah...Même si, je ne dois plus jamais la revoir parce qu'elle ne supporte plus que je sois là, si elle pense que je l'ai trahit et qu'elle veut me voir partir, je n'ai pas le droit d'hésiter !
Au prix d'un gros effort, je recule d'un pas et tend la main vers Lucki et Katara, quelques mètres en arrière.

''...Lucki, tu ne bouges pas quoi qu'il arrive...Et retiens Katara...s'il te plait''

Je te fais confiance, amigo, je sais que tu me comprends. Inutile de vérifier s'il obtempère, le cri outrée de ma Mustebouée suffit amplement pour cela. je me retrouve donc seul, les bras légèrement écartés devant Eryn, tandis qu'elle sanglote.
Et maintenant...


''Alors vas-y. Je t'ai blessée Eryn...Je ne sais pas comment, mais je l'ai fais. Et donc, je mérite tout ce que tu pourras m'envoyer. Parce que si je t'ai humilié à ce point, quelques soit les excuses que je pourrais te sortir ou les raisons que je pourrais trouver, ça ne sera jamais assez pour que me faire pardonner...Tu peux même utiliser tes Pokémons si tu veux...Lucki et Katara ne riposteront pas.
Parce que j'ai fait quelque chose d'atroce, oui...Je t'ai fait pleurer. J'ai blessé la personne qui compte le plus pour moi, ici, celle qui me rend incapable de dire quelque chose d'intelligent, rien qu'en me souriant. Je voulais être plus mais...si je t'ai fais pleurer Eryn, je ne suis même plus digne d'être appelé ton ami. Parce que...parce que...''


Et pour la première fois...je sens quelque chose...Comme des mots tout simples, qui ne sont encore jamais sortis de manière aussi clair et cristalline. Des mots que j'ai toujorus voulu dire mais que je n'ai jamais réussi à articuler devant elle. C'est probablement la dernière fois qu'elle accepte de me parler, ou de me regarder en face. Alors, si je dois la perdre à jamais, je les dirai....
Calmement, sans précipitation, ils se mettent à sortir, les uns aprs les autres, comme ils auraient dû le faire depuis le début.

''Parce que oui, je suis tombé amoureux de toi...J'veux dire de tout ce qui fait que tu es toi Eryn, absolument tout ! De tes petites boucles roses, jusqu'à tes yeux rouge rubis, tout je te dis... Alors si on ne doit plus jamais se revoir, vas-y, laisse tout sortir...Mais je continuerai à le répéter, même quand on ne sera verra plus.''


J'ai l'impression de m'étrangler légèrement, mais cette fois j'irais au bout. L'aura de Lucki se fait plus insistante, presque rassurante...Merci de l'encouragement, amigo, mais cette fois, je n'en aurai pas besoin, je crois...

''Je t'aime''
Eryn McNellis
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Eryn McNellis
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Pleurer. Était-ce donc tout ce qu’elle savait faire ? Pleurer ? Des larmes comme simple barrage à la douleur ? Ca n’effaçait rien du tout. Au contraire, ça la rendait encore plus vulnérable et faible aux yeux de ceux qui ne cherchaient que ça. Des failles pour lui faire du mal, pour la détruire. Et ce n’étaient pas ses mains, faiblement plaquées devant ses yeux, qui allaient la protéger de quoi que ce soit. Même pas de ce qu’elle voyait comme de la cruauté primaire. Cael l’avait manipulée. Il avait endormi sa méfiance, avait calmé sa peur, pour finalement, s’approcher le plus près possible de son cœur, le faire battre de plus en plus vite, le faire chavirer d’un seul sourire… Et le briser sans la moindre arrière-pensée. Sa seule envie était maintenant de tourner les talons pour s’enfuir, mais elle n’y arrivait pas. Ses jambes engourdies semblaient comme vissées au sol, trop faibles pour se déplacer sans la faire chuter, mais suffisamment forte pour supporter son poids… Tant qu’elle ne bougerait pas. Car au fond d’elle-même, la Mentali espérait toujours qu’il la contredirait, qu’il la rassurerait, qu’il trouverait les mots pour la calmer et l’apaiser, comme il avait toujours su le faire. Il avait réussi à la protéger de ses propres cauchemars à la pension, n’avait pas marqué le moindre mouvement de peur face à ses pouvoirs, alors il saurait bien gérer cette crise-là… Non ?

Doucement, Cael prit la parole. Non pas pour se moquer d’elle, ou lui dire qu’elle était stupide, mais pour la rassurer. Du moins, essayer. Lui dire, en quelque sorte, qu’il était désolé, même s’il ne comprenait pas vraiment de quoi. Essayant de ravaler ses larmes, la Mentali fut tenté de le croire durant quelques secondes, en se persuadant elle-même que Cael ne lui aurait jamais fait ça, après toute la gentillesse bienveillante dont il avait fait preuve à son égard. Pas après toutes ces petites attentions pleines de bonté qu’il avait pour elle. Juste durant quelques secondes. Parce qu’il lui avoua qu’il l’aimait. Et immédiatement, le cœur de la Mentali se referma pour ne pas subir un nouveau choc cruel, bien plus cruel que les précédents. Il avait joué avec elle à ses dépens, ses amis se moquaient d’elle, mais il persistait dans son infamie ? La mâchoire de la Mentali se resserra doucement, et ses dents crissèrent l’une contre l’autre tandis qu’elle se raidissait sous ce qu’elle considérait comme une nouvelle indignation. Il fallait qu’il se taise. Qu’il s’en aille. Très vite. Sinon, elle allait le frapper. Inconscient du danger qu’il courait, le Phyllali prit une dernière fois la parole, pour prononcer les trois petits mots qui lui faisaient si peur, et qui achevèrent de la mettre dans une rage folle.

« LA FERME ! »

Son pouvoir psychique, trop longtemps contenu, frappa le Topdresseur de plein fouet. Après la baffe physique, c’était une baffe mentale qu’il venait de se prendre. Puissante, et destinée à faire mal, car la Mentali avait volontairement lâché la bonde à ce fichu pouvoir qu’elle considérait comme l’une des malédictions lui collant à la peau. La première et unique fois qu’il avait vu son pouvoir en action, elle n’avait pas voulu l’utiliser, mais la colère, couplée à la frustration, l’avait poussée à le relâcher temporairement. Il n’en avait eu, alors, qu’un tout petit aperçu. Là… Il avait droit à un morceau un peu plus gros de son pouvoir. Pas l’intégralité, parce qu’elle ne voulait pas lui faire exploser la cervelle. Elle voulait juste lui faire peur. Puisqu’elle avait été incapable de se faire des amis par la douceur, tant pis. Au moins, ceux qui avaient peur d’elle ne chercheraient plus à lui faire du mal. Elle serait seule, mais tranquille.

« Comment as-tu pu penser que tu avais seulement le droit de me dire ça ?! Après ce que tu m’as fait ?! Tu t’es servi de moi ! Tu m’as humiliée et ridiculisée ! Et si seulement tu t’étais contenté de le faire seul ! Mais non, comme tous ces abrutis de génies du crime, tu t’entoures de larbins au QI pas plus élevés qu’une amibe, et tu les laisses rigoler en fond pendant que tu m’écrases ! »

Il fallait qu’elle se calme. Très vite. Nourri par sa colère et sa frayeur inavouée de rester seule, d’avoir été manipulée par celui qu’elle considérait comme son meilleur ami, son pouvoir grignotait du terrain et allait très vite devenir incontrôlable. Mais, trop furieuse pour s’en rendre compte, elle le laissait faire, sans se douter que si elle ne se calmait pas, il allait se retourner contre elle et l’attaquer à son tour. Elle avait peur de son pouvoir, et ne l’utilisait jamais, de peur qu’il se retourne contre lui. A force de lui lâcher la bride, ça allait finir par arriver. Dans très peu de temps. Car pour l’instant, le placide Cael était une cible de choix pour ses pouvoirs psychiques.

« Mais tu as raison ! Je fais une cible tellement facile ! La petite souris toute stupide, toute naïve, effrayée par son ombre et par ce qu’elle peut faire avec son esprit, ce serait tellement facile de la mettre en confiance pour lui faire faire n’importe quoi ! Comme, par exemple, l’embrasser, puis raconter ça à ses copains du dortoir Phyllali ! C’est vrai quoi, c’est tellement rigolo, de se mettre au défi de jouer avec le cœur de la petite Mentali ! »

Sa propre fureur grondait autour d’elle comme une tempête. Il fallait qu’elle se calme. Ou qu’il réussisse à la calmer. Déjà, de petites étincelles douloureuses commençaient à picoter dans sa tête, brouillant doucement sa vue sans qu’elle ne s’en aperçoive.

« Mais tu sais quoi, Cael ? J’en ai marre, de votre jeu débile de garçons ! J’ai trop longtemps servi de défouloir, et je n’ai pas quitté une école de tortionnaires pour entrer dans une autre ! Je refuse d’être à nouveau le joujou docile d’une bande de crétins se prenant pour des caïds simplement parce qu’ils sont plus forts et plus nombreux ! Si je n’ai pas pu me défendre avant, parce que j’étais seule et que j’avais peur, ce n’est plus le cas maintenant ! »

Sans crier gare, ses doigts se mirent à trembler sous l’effet de la colère et de la douleur. Elle commençait vraiment à sentir les élans douloureux de son pouvoir, mais ne comprenait pas encore qu’il s’était retourné contre elle, associant cette douleur à la fureur intense qui l’animait à présent. Elle voulait qu’ils paient. Tous. Ses anciens pseudos-camarades, qui l’avaient battue, humiliée, terrorisée, ses professeurs, qui n’avaient rien fait quand ils avaient l’évidence même sous les yeux, les trois Phyllali de tout à l’heure, qui avaient réussi, en quelques mots, à lui faire encore plus de mal que ses tortionnaires de l’école, et Cael, contre qui elle se retournait maintenant, blessée d’avoir été si aisément manipulée, apeurée à l’idée de le perdre, effrayée en sachant qu’après ça, personne ne voudrait plus jamais d’elle. Qui voudrait d’un monstre, après tout ?

« Tu leur diras, aux gorilles qui te servent d’amis, que la timide petite souris est peut-être naïve, stupide et aisément manipulable, mais que la nature a été plus généreuse qu’avec eux au niveau du mental… Et que son mental, elle sait très bien s’en servir ! »

Tempête. Ses pouvoirs psychiques tourbillonnaient maintenant autour d’eux deux. Et brusquement, Eryn se rendit compte qu’elle souffrait le martyre. Non pas à cause de sa colère, mais à cause de ce qu’elle faisait. Avec un train de retard, elle essaya de reprendre le contrôle. Mais trop tard. Amplifié par sa frayeur, il grandit à nouveau, et se retourna totalement contre elle, ce qu’elle avait toujours craint. Incapable de bouger, Eryn resta là, statique, en proie à une intense douleur générale. Peut-être qu’elle allait tourner de l’œil, et qu’elle serait délivrée de ce mal qui la compressait comme un étau. Peut-être qu’elle allait mourir parce que personne ne viendrait l’aider. Après ce qu’elle venait de lui faire, il serait complètement normal que Cael se détourne et s’enfuie, en la laissant toute seule dans son agonie. Mais ce n’était pas trop grave. Ca l’arrangerait bien, en fait, qu’il la laisse toute seule. Parce que toute seule, elle l’avait toujours été. Doucement, son pouvoir reflua, et s’éteignit de lui-même, sans l’avoir tuée au passage. Dommage, pensa-t-elle machinalement, avant de baisser la tête, poings serrés.

« Comment est-ce que j’ai pu croire une seule seconde que tu m’aimais ? »

Faible. Elle avait été faible. Encore. Alors qu’elle aurait voulu le broyer, lui faire payer sa peine, elle avait fini par s’attaquer elle-même. Involontairement, au début. Volontairement, sur la fin. La souffrance de Cael avait été trop forte pour elle, et elle avait retourné son pouvoir contre elle pour le protéger de tout ça, quitte à se blesser au passage. Elle n’était qu’une faible, qui essayait de protéger celui qui lui avait fait mal, un mal encore plus violent et intense que tout ce qu’elle avait pu subir par le passé, tout simplement parce que… Trois petits mots effrayants, difficile à dire, pour ne pas voir la réalité en face. Parce qu’elle l’aimait. A nouveau, ses poings se serrèrent, et les larmes recommencèrent à couler sans qu’elle ne puisse les stopper.

« Comment est-ce que j’ai pu croire une seule seconde que quelqu’un voudrait réellement d’un sale monstre comme moi ? »



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''LA FERME !''

En un éclair, les mots de la Mentali visent juste et transpercent de nouveau mon coeur de deux lances acérés...Une seconde avant qu'un coup surpuissant ne vienne frapper à l'intérieur de mon crâne ! On aurait dit une gigantesque Forte-Paume, mais au lieu de M,envoyer voltiger en arrière, elle me laisse pantelant et à moitié assommé sans qu'aucune douleur ne vienne accompagner le coup. Non, Lucki, tu restes où tu es !
Le geste que je viens de faire suffit à stopper le Lucario, mais cette fois-ci, lmon starter ne recule pas comme précédemment. Le regard rivé sur Eryn, il a même commencé à lever la patte, prêt à intervenir à la prochaine agression...

''Lucki...S'il te plait...Non...''

Mais je n'ai malheureusement pas le temps de rassurer le Pokémon Combat qu'Eryn reprend la parole. Complétement déchainée, on dirait que je viens de l'insulter de la pire façon possible....Et pourtant, rien pas le moindre indice, je n'arrive toujours pas à COMPRENDRE.

''Eryn...''

Insidieuse, menaçante, la pression qui planait sur mon esprit commence à s'amplifier, mais concentré sur chacune des paroles de la Mentali, je n'y prête pas attention...et ma détresse ne fait que renforcer ce poids mental ! Confusément, je sens Lucki qui érige à la hâte un lien avec moi, et dévie une partie de la pression sur son propre corps. Mais les choses ne tardent pas à empirer...
La partie encore lucide de mon cerveau tire la sonnette d'alarme et me hurle de m'éloigner : J'ai déjà été témoin des manifestations du pouvoir de la Mentali lorsqu'elle en lache la bride et si la dernière fois, ce n'était que quelques tables qui ont soufferts, cette fois, il n'ya qu'une cible disponible...et vulnérable.
Instinctivement, je recule d'un pas en serrant les dents, tandis que le poids des mots vient amplifier la sensation de malaise qui me broie peu à peu. Ma tête se fait de plus en plus douloureuse et des flashs lumineux viennent obscurcir ma vision par moments. Mes jambes semblent s'être changés en plomb et j'envisage un instant de me laisser tomber. Un nouvel éclair de douleur vient alors me frapper et désormais, c'est une tornade mentale qui se déchaine sous mon crâne. Tressaillant par à-coups, les derniers mots d'Eryn viennent sceller mon sort comme un couperet.

''Eryn...Arrête....'

''Tu leur diras, aux gorilles qui te servent d’amis, que la timide petite souris est peut-être naïve, stupide et aisément manipulable, mais que la nature a été plus généreuse qu’avec eux au niveau du mental… Et que son mental, elle sait très bien s’en servir !''


À cet instant, la tornade se mue en véritable ouragan mental et vient me percuter de plein fouet, me coupant physiquement le souffle. Les machoires serrés, j'ai l'impression qu'une force surpuissante est en train d'arracher chaque parcelle de mon esprit pour la passer dans un broyeur, avant de la remettre en place pour recommencer le cycle. Déchiqueté de toute part, je pousse un hurlement silencieux avant de me recroqueviller.
Pris par la douleur, je vacille de plus en plus, et je ne suis pas le seul dans ce cas : Lucki...Lucki essaye de m'aider. Le canal d'aura entre nous est grand ouvert et le Lucario tente de dévier la plus grande partie de la puissance qui me broie l'esprit. Mais à l'instant où la vague semble s'estomper, une seconde frappe mentale encore plus puissante déferle brusquement et c'est le trou noir...

Lorsque mes yeux s'ouvrent à nouveau, je suis...Où est-ce que je suis? Impossible de différencier le haut du bas, la gauche de la droite, même mon propre corps me semble incroyablement lointain...Et puis il y a ce noir...Ce noir omniprésent qui m'enveloppe, me submerge par moment et m’oppresse à chaque instant. Et où sont mes mains? Je sais qu'elles sont là, mais même si je leur demande de bouger, impossible de sentir quoi que ce soit..Rien, pas la moindre réaction.
Avec horreur, je prends rapidement conscience que quelque soit le mouvement que j'entreprends, mon corps ne réagit tout simplement pas. Prisonnier...Je suis prisonnier de moi-même. Comme...Comme cette fois-là...Laisse-moi...Laisse-moi sortir...Non...Tu n'as pas le droit...Tu m'as déjà volé un an de ma vie, tu ne peux pas ! Allez bouge, BOUGE ! TU NE PEUX PAS ME FAIRE ÇA, CE N'EST PAS JUSTE ! Pendant un instant ou une éternité, c'est un animal terrorisé qui prend le pas sur moi et cherche par tout les moyens à s'échapper. Je pleure, je crie, je hurle, je me résigne avant de recommencer...à l'infini...Exactement comme la dernière fois.

''Ma...Mam...''


Dans un ballet indiscernable, une foule de visage flous défile dans ma tête, avant de s'évaporer tout simplement, pour laisser la place au rideau noir. Et dans la foule, deux visages encadrés de longs cheveux roses qui me fixent un isntant avant de dispaitre...

''Revenez !''

Et soudainement..Plus rien. Rien car je suis tout seul. Tout seul avec moi-même parce que c'est là qu'est ma place. Et que quoi que je fasse, ça ne changera pas...

*BUNK*

Que...Quoi? J'ai eu l'impression de ressentir quelque chose pendant une seconde, mais c'est impo...*BUNK*. Incrédule, J'ouvre les yeux et découvre une...lumière. Une toute petite lumière bleue qui frétille et scintille à hauteur de mes yeux. Elle est étrangement chaude et rassurante, alors pourquoi est-ce que j'ai senti un choc ?

*TRIPLE BUNK*

Sans préavis, la lumière vient de me frapper en pleine poitrine et cette fois, je vous assure que je l'ai senti passé ! Chaque fois que je me relève, la petite étincelle se contente de me percuter pour me renvoyer au sol. À tel point que la résignation cède la place  à la frustration avant que je ne commence réellement à en avoir assez !  

''Lucki, ARRÊTE ! Ça fait mal à la fin !''

Juste derrière moi, le Lucario pose un genou à terre avant de lever des yeux brillants de fatigue vers moi. Debout, les poings serrés je mets quelques secondes avant de prendre conscience de ce qu'il je viens de faire...Il m'a ramené. Impossible de se tromper, ce toucher si ''délicat'', ça ne pouvait qu'être le sien. Le Lucario, non content d'avoir encaissé la moitié de l'attaque mentale d'Eryn, vient de perforer le cocon de douleur qui m'entourait et de me remettre aux commandes.
je me retrouve ainsi de nouveau face à Eryn, qui pleure à chaudes larmes. En un éclair, la vision d'un endroit sombre et froid s'impose à moi et je recule d'un pas, le corps tendu comme un animal traqué. Si j'y suis retourné, c'est à cause d'elle et de son pouvoir....

*CLAC*

Sans réel contrôle de ma part, ma main vient de se lever pour m'asséner une puissante claque sur la joue. La ferme Cael, ne penses même pas à fuir ! Tu l'as déjà fait trop de fois, et là, tu viens de le faire pour échapper à la douleur...Et regardes où ça t'as mené ! Si tu dois souffrir et bien tu souffriras, mais tu n'y retourneras JAMAIS !
Même pas en rêve ! Même si je dois combattre mon propre corps, je ne m'enfuirais pas, c'est trop facile ! Même si elle doit me détester ou me blesser, quoi qu'il arrive je l'aime...
La Mentali reprend alors la parole, mais cette fois, les paroles si froides un instant auparavant se font brulantes..Si brulantes qu'elles viennent alimenter le brasier qui s'est allumé au fond de moi ! Disparue la peur. Balayée l'inquiétude. Eryn pleure et moi, j'ai vu ce qui m'attendait si je la laissais partir, en fuyant comme la lâche que je suis bien trop souvent. Cette constatation couplée aux mots de la Mentali vient attiser le brasier...Ce n'est plus de l’incompréhension qui couvre...C'est de la colère. Contre elle pour ce qu'elle vient de dire, et contre moi, qui ne comprend pas les raisons de sa fureur.
Sans précipitation, je fais un pas en avant...Puis un autre....Et encore un. Jusqu'à finalement me retrouver juste devant elle.

''Et TOI, comment est-ce que tu oses dire ce genre de choses ?! Tu n'es pas un monstre, Eryn, quoi que tu fasses ou quoi que tu dises ! Souris naïve, stupide, ce genre de trucs...T'as pas le droit. T'as pas le droit de seulement y penser, de le dire et surtout d'y croire. T'as pas le droit de nier ce que tu es réellement... La petite fleur qui possède un pouvoir bien plus impressionnant que son mental...Celui d'être tellement formidable que je suis effectivement pas digne d'être son ami. Et pourtant, j'ai essayé, parce que je t'aime ! Oui, je le dis encore, alors vas-y envoie m'en encore plus, envoie tout ce que tu veux, mais j'arrêterai pas de le dire ! Et même si je dois y retourner, je continuerai même de le dire là-bas !...''

Respire Cael, respire...Mais je ne peux pas. Les mots se bousculent les uns après les autres et je reprends avec véhémence, de plus en plus fort jusqu'à finalement crier.

''Et en plus, je ne comprends pas ce qui se passe ! ''Mes copains du dortoir Phyllali''...Je peux savoir de qui tu parles ? Non parce qu'à part Léo, il n'y a personne d'autre qui sait ce que je m'obstinerai à te répéter jusqu'à la fin...  QUE JE T'AIME ET QUE POUR MOI C'EST LOIN D'ÊTRE UN JEU DÉBILE, COMME TU DIS ! JE T'AIME, EST-CE QUE TU PEUX COMPRENDRE ÇA À LA FIN?''[/color]

Voila, il fallait que ça sorte. Respirant en rythme avec les sanglots de la Mentali qui diminuent progressivement tandis qu,elle digère mes paroles, j'ai l'impression de retrouver un semblant de calme. Et avec ce dernier, on dirait que j'arrive de nouveau à réfléchir...

''Alors je sais pas qui a pu te raconter des choses pareilles, mais déjà, ce n'est surement pas moi qui ai pris ça comme un jeu, et en plus, le seul caïd du dortoir Phyllali...n'est pas mon...et...oserait....pas... ''

*Ting* Et nous avons un gagnant ! Les pièces du puzzle semblent s'emboiter les unes aux autres et la tension qui m'avait quitté réapparait brusquement. Mais le brasier furibond est devenu une flamme immense et vengeresse...
Ma voix tremble presque lorsque je tourne deux yeux d'ambres brulants et enragés vers la Mentali. Articulant chaque mot que je prononce, j'attends sa réponse avec espoir...Celui de ne pas m'être trompé.

''...Qui t'as dit que c'était un ''jeu débile de garçon'', Eryn ? Si ce n'était pas Léo, à quoi est-ce qu'ils ressemblaient ?''
Eryn McNellis
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Il était encore là… Pourquoi était-il encore là ? Pourquoi n’était-il pas parti ? Avec tout le mal qu’elle lui avait fait, tout ce qu’elle lui avait dit, Cael se tenait encore bien droit, devant elle, le regard brûlant de colère. Sans aucun doute, il allait faire comme les autres, et se retourner contre elle, pour la frapper, et lui faire payer la douleur intense qu’elle venait de lui faire vivre. Et ce serait bien fait pour elle. Après tout, elle l’avait bien cherché. Tout ce qu’elle savait faire, c’était répandre le mal et la douleur tout autour d’elle. Comme elle s’y attendait, Cael, planté devant elle, se mit à lui hurler dessus. La Mentali ne bougea pas, son visage toujours caché derrière ses mains. Comment avait-elle pu oser lui faire du mal ? Elle avait tout perdu maintenant, jusqu’à la moindre chance de se réconcilier avec lui. Qu’il la plombe, et qu’il la quitte, comme les autres avant lui. Cependant… Pourquoi son engueulade changeait-elle ? Pourquoi lui disait-il de si jolies choses alors qu’il était sensé se venger ? Formidable, petite fleur, je t’aime… Tant de mots qu’elle aurait aimé repousser, pour s’infliger le mal qu’il ne voulait pas lui faire, mais qu’elle était persuadée de mériter pour ce qu’elle lui avait fait.

« Tais-toi… »

Loin de se taire, le Phyllali haussa encore plus le ton, et un bref instant, la Mentali eut peur que le coup parte. Sans réfléchir, elle se tassa doucement, seule attitude de défense qu’elle connaisse, consciente qu’elle faisait clairement pitié, à pleurer en se rétractant doucement. Elle en venait même à ne plus écouter ce qu’il hurlait, n’attendant plus que le coup qui lui tomberait dessus, comme une pluie torrentielle qui ne s’arrêterait qu’après de longues minutes de souffrance. Même s’il lui répétait en boucle des trois mots qu’elle avait essayé de lui faire ravaler. Je t’aime. Quelle drôle d’idée. Qui pouvait l’aimer, elle, hein ? Elle n’était qu’un monstre, avec ses pouvoirs psychiques qu’elle ne comprenait pas et qui lui faisaient peur, ses cheveux d’un rose inhabituel, ses yeux d’un rouge cramoisi… N’importe quelle personne possédant un cerveau fonctionner la fuirait ! Et pourtant… Depuis son arrivée à Lansat, personne ne l’avait fui. Elle avait rencontré Estelle Highwind et Faith Quinn, aux cheveux aussi roses que les siens. Aileen, la préfète en chef, avait des yeux d’un violet profond. Elles avaient toutes trois des amis. Même Cael, avec ses cheveux roses qui le complexaient si fort, avait des amis, dans son dortoir et ailleurs. Pourquoi pas elle ? Tout doucement, ses émotions contradictoires refluèrent, et son souffle se calma. Juste le temps qu’il fallait à Cael pour se calmer également, et se rendre compte qu’il n’avait qu’une seule personne qu’il pouvait qualifier d’ami au dortoir Phyllali, à savoir Leonidas, son colocataire. Mais alors, si ce n’était pas Leonidas, qui étaient ces « autres amis » qui lui avaient raconté des horreurs pareilles ? Tout doucement, elle se sécha les yeux, n’osant plus le regarder en face.

« Ce n’est pas très important… De toute façon, ils ont raison… »

Le regard du Phyllali se fit plus brûlant de colère, et celui de Lucki se posa sur elle, à la fois lourd de sens et incroyablement insistant. Bleuenn aussi leva la tête vers elle, accusatrice. Pas très important ?! Ces trois gougnafiers te font pleurer et ce n’est pas très important ?! Tu te disputes avec Cael, tu es à ça de le briser mentalement, et ce n’est pas très important ?! La feuille sur la tête de la Macronium se mit à luire doucement, signe discret que le Tranch’Herbe n’était pas loin. Et que, en effet, elle ne serait pas épargnée par la salve feuillue. Vaincue par le triple regard qui pesait sur elle, Eryn soupira, s’essuyant encore un peu les yeux sans oser les lever, fixant obstinément le sol herbu à ses pieds. Elle n’avait pas le choix. Enfin, si, elle l’avait. Elle pouvait décider de tourner les talons et de s’en aller, mais après avoir brisé de la sorte son amitié avec le Phyllali, elle ne pouvait pas faire ça sans s’en vouloir pour toujours. Elle renifla, un peu piteuse, complètement honteuse, avant de reprendre la parole, filet de voix où filtrait la culpabilité d’avoir seulement osé y croire.

« Il était très grand, aux yeux bleus, des cheveux noirs… Ses copains, je me souviens plus, mais… »

Pas la peine d’en dire plus. Avec le regard de Cael qui venait de changer, avec la flamme de haine pure qui brillait au fond de ses yeux clairs, la Mentali comprit enfin qu’elle s’était trompée sur toute la ligne, et que le trio ne comptait pas au nombre de ses amis les plus proches.



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est un Topdresseur Ranger
''Ce n’est pas très important… De toute façon, ils ont raison…''

Ok...Donc, elle ne les connaissait pas. C'est fou comme un simple mot peut attiser des flammes, surtout quand celles-ci brulent au fond de vous. ''Ils''...J'ai déjà ma petite idée sur l'identité de ces fameux ''copains du dortoir Phyllali'' et ça n'apaise en rien mon envie de réponse. Pas important...Ce qui ne sera bientôt plus du tout important, c'est la patience dont je fais preuve en attendant qu'Eryn se décide à me décrire ceux qui l'ont montés contre moi. Ceux qui se sont moqués d'elle, qui m'ont fait passer pour l'un des leurs et surtout...ceux qui l'ont fait pleurer. Rien que pour une seule de ces trois choses, ils méritent pire que l'enfer (Lucki ferait un maitre du Purgatoire idéal, je vous l'avez jamais dit?) mais la dernière, c'est pire que tout. Et lorsqu'elle rechigne à parler, je ne suis pas seul à garder mon regard fixé sur elle : Lucki, Katara, même Bleuenn sont derrière moi. Même si je dois passer la nuit comme ça,  je ne bougerais pas tant qu'elle ne m'aura pas répondu.  Et lorsque je saurais...Non, gardons ça pour le bon moment. Inconsciemment, j'ai déjà quelques idées et si je n'étais pas aussi énervé, je pense que je me ferai honte à moi-même.

''Raison? Pas Important? Eryn, regarde-toi...Ils ont essayé de te briser le cœur et de nous monter l'un contre l'autre. Je ne sais pas pour toi, mais de mon point de vue, y'a pas grand chose qui pourrais être plus important, même en y réfléchissant bien! Je ne t'en veux pas, Eryn, tu comprends, même pas un tout petit peu! Je réserve ça pour les enfoirés qui t'ont fait ça, mais je veux être sûr que c'était bien les Phyllalis auxquels je pense. Alors je te le redemande, petite fleur : À quoi est-ce qu'ils ressemblaient?''

Très grand, cheveux noirs, yeux bleus...Même sans la description de ses acolytes, il faudrait vraiment que je sois le dernier des imbéciles pour ne pas reconnaître Joris au travers des paroles de la Mentali. Joris...Je pensais en être débarrassé définitivement, après le passage d'Aileen dans le dortoir Phyllali. Mais on dirait qu'il a trouvé un moyen détourné de se venger de l'humiliation subie...Et ce moyen, ça a été Eryn.  Grosse erreur...très grosse erreur, même. Je lui l'avais dit...Je lui avais dit que s'il voulait s'attaquer directement à moi,  il se retrouverait face à Lucki et rien de plus. Mais là...Là, il a dépassé les bornes pour la deuxième fois. Vu la colère qui me consume, étonnant que la température autour de nous n'ai pas augmenté de quelques degrés. Les aiguilles de glace qui me transperçaient le cœur ont complètements fondues et c'est peu dire. Inspirant profondément, je tente de relâcher une partie de la pression qui me traverse et desserre enfin les poings. Mon sourire habituel vient même reprendre sa place...Mais à l'intérieur, le brasier est encore loin de s'éteindre. Je sais déjà comment faire payer Joris...
Après l'exploit mental qu'il a dû réaliser pour me ramener, Lucki est encore légèrement chancelant, mais les vagues de colère dont je l'inonde viennent accroître son envie d'en découdre. Garde ça en réserve, amigo, ça ne sera plus très long. Mais d'abord..

''Eryn...''

Un seul geste : La prendre dans mes bras. Je ne vois pas d'autre chose à faire.  Et pour une fois Katara n'aura rien à y redire : Après l'avoir vu dans cet état, la Mustebouée est totalement prête à faire de même  pour consoler la Mentali. Et pour que cette mère poule de Mustebouée passe outre ce que m'a infligé Eryn tout à l'heure...C'est que la petite fleur a vraiment touché son instinct protecteur. Elle est toute tremblante et lorsque je la serre contre moi, elle renifle encore un peu mais au moins, elle a arrêté de pleurer. Avec douceur, je la serre un peu plus fort...Comme ça, sans raison autre que de lui faire sentir un cœur qui bat à l'unisson du sien. Quelqu'un qui a juré de la protéger, qui a failli et qui compte bien rattraper son erreur.
Après quelques minutes d'étreinte, je relâche enfin la Mentali, sans pour autant lui lâcher la main. Les yeux dans les yeux, un silence gêné s'installe entre nous, chacun cherchant comment relancer le dialogue. Sauf qu'il n'y a pas besoin de mots...Enfin pas tout de suite. Après une brève hésitation, Katara se rapproche de nous et en deux bonds, se hisse sur mon épaule. Puis, sans aucune gêne, la voilà qui assène de petits coups de langues sur les joues d'Eryn, comme si elle  voulait l'aider à sécher ses larmes...Je ne suis pas bien sûr qu'elle réussisse à atteindre le résultat escompté, mais au moins le message se passe de commentaires.
Entraînant la jeune fille à ma suite, Lucki sur nos talons, je prends donc la direction du dortoir Phyllali. Et machinalement, ma main se pose sur l'une des Pokéballs qui orne ma ceinture...Pour une fois, Sol, tu vas avoir le droit de faire n'importe quoi. Et quand je dis n'importe quoi, le mot est faible...fais  TOUT ce que tu veux, ça ne sera pas encore assez. Mais avant de commencer son petit numéro, il faut que l'artiste se change...

*******************

''Allo...Oui, Aileen...Dis, je sais que tu dois être vachement occupée et que ton boulot, c'est de gérer les Pyrolis, maiiiiis...Ben, un élève a décidé sur un coup de tête de ravager la salle commune. Oui, on dirait presque qu'une tornade est passée dedans, c'est irrécupérable. Et comme Léo et Roseverte sont absents, je me disais...Ok, c'est super gentil de ta part. Son nom ? Oh ben, je sais pas si je dois...Baaaah...Disons que ce que tu lui a fait la dernière fois, ça ne lui a pas suffit. Mais bon, tu sais, une épaule luxée, ça s'oublie vite. ''
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