Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !
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Ginji Labelvi
Ginji Labelvi
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mar 7 Juil - 13:20
Ginji Labelvi
      rp commun



« Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! »


Ginji

« -... Oh... Je vois...  »

Le Pijako de Nathaniel fait un magnifique facepalm suite au commentaire de son dresseur. Moi même, je dois afficher une drôle d'expression, à la fois légèrement écœuré et dubitatif vis-à-vis des propos du Phyllali.

Après avoir demandé à Kavaï et Nath de venir pour laisser Leo et Estelle seuls, nous sommes partis nous asseoir plus loin, me retrouvant donc à côté de Kavaï tandis que Nathaniel s'est posté devant. Oz s'est rassis tranquillement sur mes genoux, espérant bien ne pas avoir à se déplacer une nouvelle fois. C'est qu'il veut roupiller tranquillement le Pikachu !

J'amène ma main à ma ceinture, afin de prendre une Pokéball pour montrer son locataire à Kavaï, mais Nathaniel reprend la parole aussitôt. A sa question, je ne peux m'empêcher de tourner la tête en direction de Leonidas et Estelle, qui semblent tous deux bien rire. Un instant, je me demande s'il est bien sage de tout raconter à propos de leur relation, mais je finis par me dire que ce n'est pas bien grave étant donné que toute l'académie doit être au courant.

« -Ah, oui.  » je me tourne vers Nath' « Estelle avait un amoureux l'an dernier, Allen Wills, je sais pas si tu le connais. Sauf qu'il est parti du jour au lendemain, et qu'entre temps elle s'est rapprochée de Leo, et du coup elle se sent mal vis-à-vis d'Allen. Et Aileen, qu'est là-bas, essaye aussi de les rapprocher tous les deux. Moi aussi d'ailleurs, d'où ma petite intervention..   »

Lorsque j'ai précédemment pris Leo à part, celui-ci m'a assuré que je peux compter sur lui, qu'il me considère comme un de ses rares amis et que moi aussi je n'ai pas à hésiter si j'ai besoin de me confier. J'ai bien noté tout cela dans un coin de ma tête, mais je ne peux m'empêcher de rester méfiant... L'an dernier aussi je pensais qu'on était ami, pourtant lorsqu'il est revenu, il a préféré garder les raisons de son absence. Pourtant j'aurai pu l'aider à surmonter ce qui lui est arrivé !... Enfin, je suis peut-être mal placé pour faire ce genre de reproche...

Je secoue la tête, comme pour chasser toutes ces mauvaises pensés, puis me tourne vers Kavaï. Je décoche ensuite la Pokéball de Meg, et me décale un peu dans l’allée pour laisser plus de place à la Loupio que je fais apparaître aussitôt.

« -Tadaaaa ! C'est une Loupio femelle, elle s'appelle Meg. Elle est très gentille, n'hésite pas à la prendre dans tes bras si tu veux. J'aurai bien fait sortir Webble, il est très câlin, mais le bus est un peu petit pour un Mygavolt...   »

Meg et Oz sont certains des plus petits Pokémons que je possède. Il y a quelques temps encore, j'aurai pu envoyer n'importe qui pour faire les présentations, mais entre ceux ayant évolué, et ceux capturé entre temps mais étant trop gros, je n'ai pu trop le choix !

Les portes du bus se ferment, et le car s'ébroue doucement avant de se mettre à rouler. Je jette un dernier coup d’œil à Leo et Estelle pour m'assurer que tout se passe bien, avant de m'enfoncer un peu plus confortablement dans mon fauteuil. C'est parti pour des vacances de foliiiiiie !

… Et c'est le cas de le dire.

Après quelques minutes à peine de trajet, le bus freine d'un coup, faisant chuter Oz et Meg au sol. Puis les vitres explosent soudainement, et j'ai tout juste le temps de voir une étrange poudre pénétrer à l'intérieur du car.

« -OZ, MEG, ATTEN.... Tion....   »

… Ma vision se brouille, et je sens mes yeux se fermer lourdement...

… La dernière chose que j'ai le temps de voir, c'est un homme m'attrapant par le bras...

… Puis l'obscurité complète.

Narrateur omniscient

Meg se réveillent lentement, prise dans une étrange léthargie. Elle aperçoit tout d'abord des bouts de verre éparpillés partout, puis Oz, allongé non loin sous le fauteuil de Nathaniel. La première réaction de la Loupio est de tirer un jet d'eau en direction de la souris électrique, qui se réveille aussitôt en bondissant. Mécontent, Oz se tourne vers Meg, voulant savoir pourquoi l'a-t-on réveillé ainsi, mais la Loupio n'y prête aucune attention et bondit sur le siège de Ginji. Celui-ci est complètement vide. Le Pikachu la rejoint, et d'un « Pika ?! » inquiet, cherche à comprendre ce qu'il s'est passé. Des élèves commencent à s'agiter autour d'eux, tandis que la peur monte petit à petit chez les deux Pokémons. Meg essaye alors d'arroser Kavaï pour la réveiller, tandis qu'Oz saute sur la place de devant pour secouer Nathaniel et ses Pokémons...

HRP:
 

@Eques sur Never-utopia.



« Il y aura des hauts, il y aura des bas… Et je ne serai pas là pour t’aider à les traverser. »
Khal-Ynen
Khal-Ynen
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !    Mar 7 Juil - 19:14
Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !

Nous étions le premier juillet, j'étais bientôt dans le ferry qui partait de Hoenn pour rejoindre la Pokemon Community. Cela me semblait à la fois étrange et merveilleux de penser ça. Je venais de quitter Papa, Maman et Mangriff pour devenir un dresseur. D'après la lettre que j'avais reçu une lettre pour dire que finalement, je ne devais pas rejoindre Lansat mais l'Île Cobaba. Je ne m'étais même pas renseigné sur cette île avant de partir. Cet été s'annonçait superbe. J'avais entendu dire de Timmy que je ne devais pas emmener Mangriff avec moi, c'est dommage. J'aurais tellement aimé pouvoir me présenter, avec lui, à mes futurs camarades. D'ailleurs, je me demandais comment serait les autres élèves. J'avais peur de tomber sur des élèves bien plus expérimentés que moi, je me sentais un peu angoissé. Mangriff et ma mère m'ont accompagnés. Ma mère était en larmes, elle ne voulait pas me lâcher. Mangriff me regardait d'un regard fière comme si il me disait "Bonne chance!".

Dans mes valises je n'avais pris surtout que des vêtements et... J'ai oublié mon porte-monnaie. Peu importe, je pars à la Pokemon Community ! Mes vêtements sont souvent les mêmes, je ne changes pas vraiment de style. Et puis il y a aussi mes accessoires secrets au fond de ma valise. J'ai même fais une petite place pour ranger ma Poké-ball quand je l'aurais reçu avec mon Pokemon ! C'était la première fois que j'avais une valise dans les mains. Du moins, une valise qui n'appartient pas à mon père. C'était mon premier voyage et c'était une lourde responsabilité pour moi, une valise. Je me disais que j'aurais dû prendre moins de choses, je risquerais de manquer de place, enfin bon, c'était trop tard.

Le ferry commença à partir, ma mère me cria un dernier au revoir en pleurant alors que je commençais tout doucement à m'éloigner du port de Poivressel. "Hoenn, tu vas me manquer..." pensais-je en sentant l'embarcation se diriger vers les eaux plus profondes. Mais une angoisse montait en moi, petit à petit. C'était mon premier voyage en bateau et je pensais avoir le mal de mer. Je m'éloigna de la rambarde pour rentrer à l’intérieur. Une fois à l’intérieur du ferry, je vis des marins, des dresseurs, des hommes d'affaire, etc. C'était marrant de voir tant de personnes différentes, à Vergazon, je ne voyais pas beaucoup de monde. Je saluais les gens qui me souriait en retour, je refusais avec gêne les défis des dresseurs qui pensaient que j'en étais un aussi. Je ne trouvais personne qui se dirigeait vers l'île Cobaba pour la Pokemon Community. Et encore moins de personnes qui s'arrêtaient à Cobaba.
J'ai fais la rencontre de plusieurs dresseurs qui me parlaient de leurs Pokemon et du lien qu'ils entretenaient avec. Cela me passionnait. Ils avaient vraiment l'air cool. Surtout un marin qui m'a parlé de son Magicarpe sur qui il a toujours compté. Un jour, le Magicarpe tout fébrile devint un puissant Leviathor. On me parla aussi des différents types, des statues, etc. Je recevais des cours avant même d'être arrivé sur l'île ! Mais ça me permettait de me briefer sur les Pokemon. Après tout, je n'ai jamais vraiment pu les étudier (merci papa).
Le trajet fut long, je n'avais pas l'habitude de voyager et j'angoissais quand je voyais les vagues depuis le pont. Le ferry n'était vraiment pas mon moyen de transport favoris. Peu importe, nous approchions de l'île Cobaba et j'étais émerveillé. Je voyais ce territoire inconnu se découvrir dans l'horizon, c'était merveilleux. La beauté de la chose me laissait sans voix et me faisait oublier mon mal de mer. Je ne pouvais décoller mes yeux d'un tel spectacle. Il ne manquait plus à ce qu'un Rayquaza décolle droit dans les cieux pour conclure. Le paysage était bien différent de celui de Vergazon, voir de Hoenn. Si seulement Mangriff et maman avaient pu voir ça, ils ne s'en remettraient pas. Puis une fois l'extase passée, je ressentis de nouveau l'effet de la mer sur mon organisme, je me suis empressé de trouver un sac à vomis.

Le ferry accosta et je pu enfin descendre de l'embarcation. J'étais soulagé. Jusqu'à ce que j'angoisse de nouveau. J'avais ma valise en main, une carte, une montre, et j'étais en retard. Je ne savais même pas où je devais me rendre ! Je suivais la route en essayant de regarder au loin, encombrer par toutes les affaires que je devais tenir.
Heureusement, je vis alors quatre bus. "C'est eux !" criais-je avant de voir que les bus s’apprêtait à partir. Je me suis mis alors à sprinter de toute mes forces. Je n'avais jamais couru comme ça ! Les trois premier bus venait de partir, le dernier, qui semblait vide, allait suivre le reste du groupe. Le chauffeur en me voyant se stoppa. Il ouvrit les portes et me lança avec une voix forte et un ton autoritaire mais pourtant pas méchant: "Allez ! Allez ! Vite mon p'tit gars, on va les perdre !  Mets tes bagages dans la soute et on y va !". Je me pressa de tout faire comme il faut avant de rejoindre le conducteur. Je me suis assis sur un siège de devant pour pouvoir parler avec lui. "Ne t'inquiète pas mon petit, tant que je les ai en vue, t'es tranquille." me dit-il en regardant la route. Je n'eus que le temps de le remercier avant qu'il ne reprenne: "Ah... les jeunes. Heureusement que je t'ai vu courir, mon petit, sinon c'était fichu. Je suis sur que tu viens d'arriver, toi.". Il avait tout à fait raison. Le chauffeur me fit la discussion tout le long du trajet, c'était plutôt amusant, il était vraiment sympathique. J'étais vraiment impatient de rejoindre les autres, j’espérais que personne ne se moquerait de moi à cause de mon retard.

La route était longue, je regardais le paysage défiler à travers la vitre, c'était beau, très beau. De plus, la nuit commençait à tomber. C'est alors, qu'en regardant à travers le pare-brise, je remarqua que les bus ne se voyaient plu à l'horizon. J'ai alors lancé au conducteur : "Mais où sont les autres bus ?!" d'un ton surpris et paniqué. Ce à quoi il me répondit simplement: "Oh.. Bah oui mon p'tit gars. J'ai ralentit sans m'en rendre compte. J'ai voulu aller à mon rythme, profiter du paysage. Mais t'inquiète pas mon p'tit gars, je connais la route, on est pas perdus !". J'espère bien, si on était perdu, les autres élèves allait surement se moquer de moi. Quel boulet je faisais à être arrivé en retard !

Quelques temps après, les bus étaient de nouveau visible. Nous étions de nouveau dans le groupe, la route se passait normalement. Je posa ma tête contre le dossier. Je fermis les yeux. Puis d'un coup, un bruit de verre qui se brise me fit sursauté. Sur le coup je ne compris pas ce qu'il se passait, j'étais aveuglé par la surprise. Les vitres avait explosées, je ne sais pas ce qui est arrivé ensuite, je crois avoir sentit une odeur étrange, ou vu une sorte de brume.
Je rouvrais les yeux difficilement, je voyais des morceaux de verres éparpillés de partout. J'entendais du bruit à l'extérieur. Un adulte regarda notre bus et lâcha un "Ah, vous êtes là vous ?!". Tous les adultes avaient l'air paniqué, les élèves aussi. D'ailleurs, j'avais l'impression qu'il manquait des élèves. Un des professeurs me regarda et me demanda mon nom et mon prénom. Je déclina mon identité et il me répondit alors: "Ah, c'est toi le nouvel inscrit qui se permet de ne pas venir à l'heure. Surtout, reste près du groupe, ne t'éloigne pas.". Je ne savais rien de ce qu'il se passait. Ce qui me semblait être la direction était prise de panique. Je n'osais pas demander ce qu'il se passait donc je suis juste resté contre un des bus, évitant les gros morceaux de verre. J'étais angoissé. Je sentais que mes larme montaient, je ne comprenais rien et le fait de voir tout le monde aussi agité... j'allais craquer. Mais je me suis retenu. C'était surement les nerfs et la fatigue qui me faisait craquer. Après un certain moment, les professeurs faisaient rentrer tout le monde dans les bus. Un professeur se sépara du groupe pour rejoindre le quatrième bus, celui dans lequel j'étais. Je ne connaissais toujours pas les noms et les visages.
Les bus reprirent la route jusqu'à la destination initiale. J'appris sur le chemin qu’apparemment ce serait la Team Rouage qui aurait fait le coup. Ils auraient fait exploser les vitres des bus, lancés de la poudre dodo et kidnappés des élèves. Cela me faisait frissonner, finalement, heureusement pour ma peau que je sois arrivé en retard. Cependant, ça ne changeait rien au problème. Mes futurs camarades sont prisonniers de malfaiteurs. Et moi, sans Pokemon ni rien d'autre d'ailleurs, je ne peux pas les aider.
Une fois arrivé au village, je fus conduis dans une maisonnette. Tout le monde était empreint à la panique. Je n'osais parler à personne, tout ce monde me faisait peur et j'angoissais de nouveau. C'est été n'avait pas l'air aussi beau que prévu. La directrice m'a dit que je pourrais récupérer mon Pokemon demain matin, à la première heure. Pour l'instant, j'essaie surtout de tout oublier, de ne pas paniquer, de faire confiance aux professeurs. J'espère juste que mes camarades vont bien. Je me dirigeas vers mon lit une fois avoir ranger mes affaires. Je me suis couché, j'ai fermer les yeux, en me disant que demain, tout serait réglé.

HRP:
 
Calliope Pryde
Calliope Pryde
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mar 7 Juil - 20:22
Calliope l’évitait soigneusement depuis des semaines… Pourquoi faillait-il quel le croise à ce moment-là, quand elle s’y attendait le moins ? Triste, perdue, elle avait pu s’échapper facilement bien que le jeune blond avait croisé le regard de la rouquine. Y avait-il au moins prêté attention ? C’était-il rendu compte de son départ précipité ? Elle n’en savait rien et ces questions ne faisaient que la torturer plus qu’il ne faillait. Et pourtant, elle avait bien du mal à chasser cela de son esprit. Dans la précipitation et le mélange de sentiments, la jeune fille s’installait à côté de quelqu’un d’autre dans le bus, pensant qu’il n’y avait personne au moment de s’assoir. Elle tenait toujours dans ses bras la petite Tarsal chromatique qui était née peu de temps auparavant, dans la matinée. C’est d’ailleurs sur cette dernière que se rapportait toute l’attention de Callie jusqu’à ce qu’un raclement de gorge suivit d’une salutation parvienne à ses oreilles, la faisant sursauter. Il y avait quelqu’un, là, juste près d’elle…

_ …

Paralysée sur le coup, la Givrali arrivait tout de même à tourner doucement la tête dans sa direction. Ses yeux se posaient sur un garçon qui ne lui était pas du tout familier. Callie connaissait quand même pas mal d’élèves au sein de l’académie, juste de tête. Elle pouvait en citer plusieurs bien qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de discuter avec eux, bien trop timide et discrète. Ce jeune homme-là, il ne lui disait rien du tout. Il était brun, avait le visage stoïque qui lui glaçait le dos. Pourquoi la saluer ? D’autant plus que rien de plus ne sortait de sa bouche. Voilà… La Givrali perdait ses moyens, comme à chaque fois quand elle entrait en communication avec autrui. Son visage trahissait son inquiétude, car contrairement à ce garçon, elle était très expressive. Le regard fuyant dans un premier temps, elle se concentrait pour finalement poser yeux dans les pupilles de son nouvel interlocuteur.

_ B-Bonjour. Répondait-elle finalement.

Et ? … Eh bien, rien de plus. Même si le garçon avait fait le premier pas, Calliope avait bien du mal à poursuivre. Toutes ses rencontres avaient poussé les personnes à la fuir. Pourquoi ? Elle-même ne savait pas. Pourtant, elle avait réussi à se faire des amis qui aujourd’hui ne se comptaient que sur les doigts d’une seule main. Sauf qu’actuellement, ils étaient tous occupés avec d’autres personnes ce qui amenait Calliope à déprimer de nouveau.

_ Je m’appelle Calliope.

C’est ce qu’elle avait finalement déclaré après avoir pris une grande inspiration. Oui, il y avait mieux. Mais au moins, on ne pouvait pas lui reprocher d’avoir fait un effort.  Réponse ou non de sa part, elle n’ajouterait rien de plus.

Les minutes passaient et Calliope ne faisait que de ruminer dans son coin. Son voisin lui avait-elle adressé la parole ? Elle n’y avait pas fait attention, contrairement à la première fois. Cette-fois ci, c’est le bus qui l’amenait à orienter ses pensées sur autre chose. Ce dernier s’était arrêté violemment, propulsant la légère jeune fille en avant qui avait tout fait pour ne pas comprimer sa Tarsal. Quand elle basculait en arrière, sa nuque faisait de même lui arrachant un cri de douleur. En état de choc, elle ne savait pas ce qu’il se passait exactement et pourquoi leur moyen de transport s’était arrêté brusquement. Puis, c’était le noir total…


Spoiler:
 
Stella Douglas
Stella Douglas
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mar 7 Juil - 21:55
Je crois que je suis tombé dans un bus très animé, c'est le moins qu'on puisse dire. La clim doit aider les autres à retrouver leur énergie. Pas que ça me dérange, j'aime quand il y a une petite animation. Quoi que la bataille de pokemons ça fait peut être un peu trop... Heureusement ils ne sont pas dans mon coin. J'espère que Sam ne s'amusera pas à envenimer la situation... Il traîne à ramener Nours et ça m'inquiète j'avoue. J'espère qu'il ne l'entraînera pas dans ses bêtises... J'ai beau me pencher dans l'allée, je ne les vois pas. Hmpf. Hm ? Pourquoi on me balance un paquet de chips ?! Je ne sais pas le pourquoi du comment, mais le résultat est clair. Sam débarque et s'empare du paquet de chips. Il prend le siège à côté de moi et il attache sa ceinture, pour se mettre à manger... Dis donc toi tu aurais pas oublier quelque chose ?

- Il est ou Nours ? Pas de Nours, pas de choix de dîner...

Alors qu'il allait manger sa première chips, le macaque se fige. Ah il ne l'avait pas vu venir celle là. Il réfléchit. Sauf que pendant ce temps là la tension augmente dans la bataille et j’aperçois Nours pas loin. Ok cette fois c'est moi qui y vais. Je me détache et me lève, Sam y voyant le signal comme quoi il peut grignoter. Tu peux dire au revoir à ta récompense ça tu peux en être sûr. Je commence à marcher dans l'allée et me mets à quatre pattes pour pouvoir voir sous les sièges C'est à ce moment là que le bus décide de piler et de m'envoyer glisser par terre alors que j'entends quelque chose se briser. Oumpf, mon nez... Il s'est passé quoi là ? J'essais de m'appuyer sur un siège pour me relever, mais sans succès. Je sais pas pourquoi mais je me sens sans force, fatigué. C'est quoi aussi cette poudre, bizarre. zzzzz... Comme tout le monde je m'endors mais moi au milieu de l'allée. Juste devant moi sont les sevipers et le mangriff et un peu sur la gauche, Nours dort aussi sous un siège. Le sol résonne sous moi provoqué par de nombreux pas marchant à vive allure. Quelque chose me dis que quand je me réveillerais un troupeau de tauros me sera passé dessus...

Curieusement je me réveille dans un état très différent duquel je m'attendais, la première raison étant ma position. Je ne suis pas par terre. Je ne suis pas à ma place non plus et je ne suis pas dehors. On m'a balancé en haut avec les sacs et les manteaux, allongé de tout mon long. Près de moi Nours est appuyé et dors encore, du coup même encore groggy je n'ose pas trop bouger. Enfin ça c'était avant qu'un hurlement résonne dans tout le bus et me sorte de mon état apathique, Nours lui sursaute complétement. Bwaaah ! Deuxième gamelle alors que je tombe et m'étale au sol. Ouch ! Bon au moins j'ai réussi à faire en sorte que Nours lui n'est rien, mais quand même...  Quand je rouvre les yeux pour regarder en l'air, je vois Sam qui nous regarde assis sur le haut d'un siège son paquet de chips en main. C'est toi qui nous à monter là haut ? C'est gentil tu aurais pu juste nous mettre dans des sièges tu sais ouch. Mon dos... Sauf que je n'ai pas le temps de me remettre, tout le monde doit sortir. Des élèves ont disparu.

Dehors Aileen rassemble les pyrolis et fait le compte, après ça elle va faire un rapport au général. Visiblement cela se confirme, des élèves ont été enlevé. Ruby et Hope ainsi que Djelly et Audrey pour les pyrolis. Pas des filles que je connaissais vraiment, mais je n'avais eu de souci avec elles non plus. Puis bon un kidnapping, ça ne fait jamais plaisir. Pour autant je ne me sens pas particulièrement touché, mais c'est parce que je ne réalise pas je crois. On a vraiment eu un accident ? Des malfaiteurs ont vraiment enlevé certains élèves ? Quand on remonte dans le bus pour atteindre les maisons, ce sont ces questions qui me tournent dans la tête, ainsi que quelques autres. Sam pourquoi tu nous a monté là haut ? Tu es insomniaque, je sais que tu ne t'es pas endormi. C'était une tentative pour nous cacher que tu nous as mis là ? Tu as vu ce qu'il c'est passé ? Je n'arrive pas à le dire tellement il ne semble pas affecté.

Spoiler:
 
Djelly Fish
Djelly Fish
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mer 8 Juil - 14:28
Les vacances d’été avaient commencé. Je  m’étais préparée pour ce début de vacances estivales. Mon sac été rangé, ma chambre de dortoir aussi. Cette chambre que  j’avais  depuis mon arrivée dans la Pokémon Community, bientôt deux ans que j’y étais. Bizarrement, j’avais l’impression que rien n’avait changé…Enfin, surtout chez moi.  M’enfin, n’allons pas nous perdre dans  ce tréfonds de mélancolie notoire où j’avais l’habitude m’y perdre pendant des jours et des jours.

Je rangeais mes pokémons dans leur balls laissant seulement certain de mes petits oiseaux afin qu’ils se dégourdissent un peu les ailes avec Givre. Teppes était accroché à mon cou, alors que Blaze s’était posé sur mon épaule chantonnant gaiement une nouvelle mélodie.  Garuda surveillait Morticia avec mon Dimoret, pour pas qu’elle ne se blesse bêtement. Bandit quant à elle, elle revenait de sa balade, un sous vêtement dans le bec. Givre se fit un face palm en voyant l’oiseau chromatique revenir avec son butin.

Elle n’avait pas osé voler encore une petite culotte…Je pris le vêtement dans le bec de ma Nirondelle, voyant que c’était un bas de maillot d’une jeune fille…j’espérais pour cette pauvre victime qu’elle en avait un autre.  
Je confisquais l’objet et le rangeais avec les autres "trésor" de ma petite Bandit. Il faudrait que je pense un jour à les déposer au objet perdu, pour les propriétaires  viennent les récupérer. J’entendis des personnes appeler les élèves pour que nous partions pour l’ile estivale. Je fis quelque dernière vérification, afin de bien vérifier si je n’avais rien oublié. Je fis rentrer Morticia, Teppes et Garuda dans leur ball et allai rejoindre mes camarades suivis de Givre et mes deux autres oiseaux.

Le voyage  en ferry se passa sans encombre. Je m’étais installé dans un coin tranquille, caressant mes deux petits oiseaux qui chantaient en chœur avec Givre comme chef d’orchestre.  Je m’assoupis quelque instant durant la traversée, laissant mes pokémons sous la surveillance de Givre, sachant très bien de quoi mon Passerouge et ma petite Nirondelle chromatique, surtout elle, étaient capable de faire.

Nous étions arrivés sur l’ile Cobaba, je m’étais fait réveiller doucement par  mon starter. A mon réveille je vis que Bandit avait sorti mes maillot et t-shirt pour en faire un petit nid pour elle et Blaze. Elle avait dû faire ça pour qu’ils dorment correctement sur moi.  Je souriais, tout en les regardant dormir d’un air maternel. Je me sentais soudainement d’humeur taquine. « Non mais vous êtes sérieux vous deux… » Commençais-je à leur dire pour les réveiller. Les deux pokémons se tournèrent vers moi  me regardant avec un air semi réveiller vraiment trop mignon.

« Vous êtes trop jeune pour ça voyons… » Les deux petit oiseaux se regardèrent puis me firent non des ailes, essayant de me faire comprendre que je m’étais trompée. Leur réaction me fit rire et ils comprirent tout deux que je me moquais d’eux. Je sorti du ferry poursuivis par mes deux pokémons vols qui voulaient se venger de ma petites boutade et mon Dimoret mort de rire.

Je m’engouffrais vite dans un bus avec ma petite équipe qui me suivait joyeusement. Je voulais m’installer au fond de celui-ci, mais a banquette arrière avait déjà été prise par une de mes camarades et ses évolitions. Je me mis donc un peu avant elle sur  l’un des avant dernier sièges près de la fenêtre   avec tous mes pokémons sur moi. Mon Passerouge se mis sur mon épaule droite et ma Nirondelle sur l’épaule gauche alors que Givre était sur mes genoux.
Je m’accoudais à la fenêtre regardant le paysage extérieure attendant le départ, Blaze et bandit s’amusant à faire la musique d’ambiance dans le bus pour tous nos camarades.

Le bus démarra enfin et nous étions tous parti vers notre destination. Je regardais mes pokémons jouant un peu avec eux pour m’occuper durant le voyage, quand soudainement, le bus se mis à freiner brusquement. Je réussis a attraper ma Nirondelle et la serra contre moi pour pas qu’elle soit blesser. Mon Dimoret , lui, s’était retrouvé propulsé sous le siège devant moi et Blaze était tombé sur la personne qui était en face avant de rejoindre le sol.

Étourdis par le choc je ne m’étais pas rendu compte que mes deux autres pokémon n’étais plus a côté de moi. Une douce odeur parvenait à mes narines me faisant éternuer. De la poussière ? Je ne savais pas vraiment ce que c’était. Je me sentis soudainement fatigué et commençait à voir trouble. J’entendais des bruits qui semblaient bien lointain, des silhouettes floues étaient apparues devant moi. Je ne savais pas ce qui se passait, j’étais paniquée, apeurée et incapable de faire quoique ce soit.

« Gi..Givre…Lo…an » lâchais-je avant de sombrer dans le néant, espérant que quelqu'un entende ma voix.
_________________
Pov de Givre

Je me réveillais, me retrouvant sous  les jambes de quelqu’un. Qui je ne savais pas, je remuais ma tête de droite à gauche pour bien me réveiller et vis Blaze a côté de moi. L’oiseau avait été assommé aussi et se réveillait à peu près au même moment que moi. Nous retournions à notre place et vîmes que notre dresseuse et Bandit avait disparus.

*Non pas ça ! Par Arceus, PAS CA !*

J’appelais ma dresseuse pour voir si elle ne m’entendait, si elle n’était pas sortie sans nous, aucune réponse… On était sorti du bus pour voir si l’on la trouvait dehors, mais je ne percevais pas son odeur...*Djelly ....* Je regardai Blaze attristé, il compris vite le message. L'oiseau me regarda me tapotant l'épaule de son aile.

On avait besoin d'aide, il comprit le message et hocha la tête avant de s’envoler. Pour ma part je me mis à la recherche de Loan, Eryn…Bref quelqu’un qui pouvait m’aider. L’odeur la plus proche était celle de Loan. J’entrais dans le bus où il était, par la fenêtre et me posai sur ses genoux paniqué, hurlant, les larmes aux yeux. Ils m’avaient enlevé ma maîtresse, par pitié aidez-moi.

résumé :
 


Djelly Fish ≈ Don't be sad...Get a Djelly ♥️
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Invité
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mer 8 Juil - 15:08
Beaucoup de choses venaient de se passer. Elle avait été attrapée par le bras par ce type, Ginji, et avait juste eu le temps de pousser un petit cri et d'attraper ses affaires. Elle avait été trainée à l'avant, et avait fini par se laisser faire en jetant un regard à Estelle et Leo. Elle s'était assise, un air boudeur sur le visage. Elle avait fini par cesser de bouder lorsque Ginji lui avait présenté son Loupio. Elle s'était accroupie pour la regarder de plus près, et avait semblé hésiter à la toucher. Elle s'était finalement retenue, et s'était réassise. Le bus avait démarré. Elle avait attrapé sa peluche contre elle. Elle n'aimait pas le bus, ni la voiture, elle se rendait malade dans ces transports. Elle n'eut cependant pas le temps de l'être que le bus freina brusquement, lui offrant la chance de voir sa tête heurter le siège de devant, créant une légère coulée de sang dans son nez. Elle y plaqua sa main pour arréter le saignement, réfrénant de justesse un affreux juron envers le chauffeur. Elle sursauta à l'explosion, et sentit la brume se répandre. Sa vue se brouilla. Elle tenta de se lever de son siège, mais déjà elle sentait ses forces la quitter. Elle vacilla un peu, voyant des silhouettes s'approcher dans le bus.

-S.. Salauds, qu'est ce que vou...

Et elle sombra dans l'inconscience, étalée sur le sol. Ce faisant, elle ne vit pas les hommes emmener Ginji et les autres.

Elle ne s'éveilla que lorsqu'elle reçut une giclée d'eau en plein visage. Elle se redressa brusquement pour voir la Loupio de Ginji la fixer avec inquiétude. Elle regarda à droite et à gauche, tout le monde se réveillait. Il manquait quelques élèves non? Elle fixa les deux pokemon face à elle. Ginji avait disparu, et ses deux pokemon semblaient paniqués. Elle hésita un moment, peu sûre de ce qu'elle devait faire. Elle prendra le loupio dans ses bras en tentant de la calmer.

-On... On va le retrouver... En attendant je... Je ne sais pas quoi faire je... On prendra soin de vous...

Elle ne savait pas si elle devait conserver les deux pokemon avec elle, pour les rendre à Ginji plus tard, ou si elle devait les donner à un professeur. Elle se mordra la lèvre, et tendra la main vers Oz, pour la poser sur sa tête.

-Vous allez rester avec moi, on retrouvera Ginji d'accord? Je sais pas qui sont ces types, mais ils vont nous le payer... En attendant, restons discrets, je sais pas si je vais avoir le droit de vous garder...

Elle attendit une réponse des deux créatures, réponse qui ne vint pas. Elle reposa le loupio, et sortit avec la masse d'élèves, espérant que les pokemon se tiendraient tranquille. Sa peluche avait disparue, et elle ne tenait que son sac, fixant l'entrée du bus d'un regard vide. Elle remonta docilement et s'installa dans le bus, à la place qu'elle avait à côté de Ginji. Elle remit sa ceinture, laissant du sang séché sur son visage. Elle ne parla à personne durant le reste du trajet, à part aux deux pokemon de Ginji, et attendit la fin du trajet en se demandant ce qu'il était arrivé exactement, et qui étaient ces hommes. Intimement, elle était persuadée que l'un d'eux avait volé son Tibbers, pensant peut être qu'il s'agissait d'un vrai Teddyursa.
Janet L. Collins
Janet L. Collins
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Scientifique Archéologue
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mer 8 Juil - 15:47



Sea, Sand and Fun !


La jeune fille fixait l’extérieur depuis sa fenêtre en caressant machinalement le dos de sa Nymphali. Elle devait positiver… Après tout, elle avait deux mois pour se faire des amis ! ça irait vite… Mais il y avait autre chose… La perte de Léo la gênait aussi. Elle ne lui parlait presque plus en ce moment… Sa maladie et les cours les avaient éloignés. Elle ne pouvait pas lui en vouloir mais pour une raison obscure, le savoir si complice avec cette Mentali du nom d’Estelle la rendait mélancolique. Bien sûr, jamais elle ne se permettrait de lui en parler ou même de montrer à quel point elle était triste. Elle ne voulait pas l’embarrasser ou même qu’il pense qu’elle lui faisait une crise de jalousie. Chacun sa vie après tout.

Alors qu’elle allait fermer les yeux, Ginger poussa un cri de mécontentement qui la fit sursauter. Elle venait de se faire percuter par une Mustebouée et visiblement être dérangée comme ça ne lui avait pas beaucoup plu…
Elle essaya de retenir sa Nymphali alors qu’un jeune garçon aux cheveux roses qu’elle ne connaissait pas. Il s’excusait pour le grabuge et soudain, il lui demanda comment elle allait. Janet se trouva très embarrassée. Que dire… Elle ne pouvait pas déballer sa vie comme ça… Mais ne rien faire aurait été malpoli. Pour une fois que quelqu’un venait lui parler…

Elle rattrapa sa Nymphali et la fit s’asseoir.

- Là Ginger, on se calme. Je ne te comprend pas tu es si amicale d’habitude…

Elle ramena une mèche de ses cheveux en arrière et regarda son interlocuteur.

- Oui je vais bien ne t’en fait pas… Je m’appelle Janet Collins. Et toi ?

Elle essaya de sourire mais elle se sentait tout sauf convaincante. Devant le nombre d’étudiants autour d’elle, elle ne se sentait pas du tout à sa place.

- En fait c’est ma deuxième année à l’académie… Mais j’ai eu du mal à suivre les cours avec tout le monde… Du coup je ne connais presque personne et beaucoup de mes amis ne sont pas revenus cette année.

Elle soupira et regarda par terre.

- Voilà, c’est pour ça que je ne dois pas te paraître hyper joyeuse… Je suis désolée…

Elle ne savait plus vraiment où se mettre. Peu habituée à s’exprimer et à parler d’elle, elle se retrouvait des plus embarrassée. Néanmoins son interlocuteur semblait se montrer compréhensif. Ils continuèrent à discuter jusqu’à-ce que le car s’arrête dans un grand bruit. Elle tomba en avant avec Ginger mais ne se fit pas plus mal que ça.
Alors que la poudre dodo commençait à se répandre, elle se sentit dans la même situation dangereuse que lors de l’incident du Cirque des Boulons. Avant de perdre connaissance, elle rappela Ginger dans sa pokéball et la fourra dans son sac avec les autres en priant pour qu’on ne les lui retire pas…

Ensuite ce fut le noir total. Elle ne sentit pas la personne qui la tractait sur son dos pour la sortir du bus ni quoi que ce soit qui s’ensuivit avant son réveil.

Spoiler:
 




FORCE BLEUE

dusty scarecrow.


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Loan McNellis
Loan McNellis
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mer 8 Juil - 19:09
Enfin les vacances. L’académie avait eu comme idée de nous envoyer sur une îles estivales ou nous pourrions tous nous amuser comme des petit fous sur des plages au sable blanc et à l’eau turquoise.  Le chant des Goélise sauvage l’odeur de la mer…Bref des vacances.

Mes quatre valises (minimum syndicales pour ma personne) étaient faites, remplis de tenues estivales féminines et masculines. L’été était la saison parfaite pour s’entraîner sur tous les domaines.

Je regardai mes Pokémon leur disant qu’il était temps de partir et les fis rentrer dans leur Pokéball, à part mes portiers officiels. Just et Grimm. Parce que vous pensiez sincèrement que j’allais traîner quatre valises tout seul. J’en prenais deux, Grimm et Just en avait une chacun. Je reçus un message de ma douce qui me demandait de l’attendre au ferry. Je souriais, heureux et répondis à ma douce qu’il n’y avait aucun problème que j’allais l’attendre.

Je me dirigeais avec entrain vers le port et attendis ma douceur de miaous sur l’embarcation lui réservant nos places. Je la vis apparaître devant moi, elle me prit la main et m’embrassa tendrement avant de me taquiner sur la quantité de mes bagages.

« Tututu. Tu t’es trompé ma douce…J’en ai  quatre de valises. C’est le minimum syndical mon cœur !» répondis-je en lui faisant un clin d’œil tout en ayant un grand sourire sur le visage. Osera-t-elle vraiment m’appeler ainsi ? Au pire je m’en fichais, car si j’étais une fille, j’aurais très clairement fait partie des Mentali. Je lui fis un dernier bisou avant que l’on ne prenne place sur nos sièges. Grimm se coucha à mes pieds et Just S’assis à côté de moi regardant au loin les paysages marins.
Le voyage était calme et tranquille, Aileen s’était même endormie sur moi. Moi j’avais profité de cette traversé pour lire un livre jusqu’à notre arrivée sur l’île Cobaba.

Le bateau ralentissait, une voix sortie des haut-parleurs pour nous annoncer que notre voyage était terminé et que nous devions attendre la fin de la manœuvre avant de pouvoir débarquer. Je rangeai mon livre dans mon sac avant de réveiller ma douce avec une caresse sur la joue. Elle me fit un bisou avant que l’on descende du ferry.

Nous étions montés par la suite dans le premier bus. Je pris toute nos valise pour les donner au chauffeur afin qu’il les range dans le coffre du véhicule. Je le remerciais et montait par la suite avec Aileen dedans. Nous nous étions posé l’un a côté de l’autre. Exceptionnellement je fis rentrer Grimm et Just dans leur pokéball afin qu’ils ne gênent pas la monté des autre étudiants.
Aileen me quitta pendant un instant pour aller voir une de ses amies. Moi je décidai de resté dans mon coin et repris mon livre afin de continuer ma lecture en attendant que l’on parte.

Quelque minute plus tard Aileen revint vers moi, me faisant un bisou sur la joue afin de m’annoncer son retour. Je rangeai mon ouvrage et la regarda avec un grand sourire. Au même moment le bus se mis à démarrer et nous partîmes tous vers notre lieu de vacance.

« T’es allé sur Cobaba, toi, l’an dernier ? Tu vas voir, c’est cool. L’océan, la jungle, les maisonnettes mixtes… »

« Euh non l’an dernier j’étais chez ma… » Je n’eus pas le temps de finir ma réponse que le bus freina brusquement me faisant me cogner le front sur la rambarde de métal en face de nous, m’assommant à moitié. J’entendis Sphax grogné, mais était trop sonné pour demander quoique ce soit.

Les vitres se brisèrent laissant pénétrer dans l’enceinte du véhicule une odeur agréable…Je vis soudainement flou et ma première pensée se tourna vers Aileen. « Ai…chou. » J’essayais de résister au sommeil pendant quelque seconde. Aileen tomba sur mon épaule, je sentis un filet chaud couler sur mon épaule, je me sentis encore impuissant. «  Mer…de. » Lâchais-je avant de sombrer à mon tour dans un sommeil pseudo profond.
_____________

Je me réveillai en sursaut quelque instant plus tard en criant le nom de ma douce. Je la cherchai en regardant de droite à gauche, mais ne la vis point. Par contre, je trouvai entre mes main une pokéball, que j'ouvris.

Je me retrouva en face de Sookie, qui me dit qu'Aileen allait bien, je fus soulagé de l'apprendre. Je me frottai le front endolorie à cause du freinage brusque. Je remarquai que tous les élèves réveillés étaient sorti des bus et chacun d’eux se regroupais dehors.

Je regardais dans mon sac pour voir s’il n’y avait pas certain de mes pokémon, tout en descendant à mon tour du bus avec Sookie dans les bras. J’avais tous mes pokémons. Je fis sortir tout le monde pour bien m’assurer que chacun d’entre eux allaient bien. Ils me regardaient tous légèrement stupéfait. Grimm farfouilla un peu partout dans les esprits paniqué et me rapporta que des élèves avaient disparue. Un kidnapping, mais qui pouvait bien vouloir kidnapper des écoliers ? Je demandais à Grimm de retrouver mes cousines pour savoir si elles allaient bien.

Bonaparte et Shinobi regardaient Grimm choqué par la nouvelle. Raiko se mis au garde à vous prête à aider s’il y en avait besoin. Just regardait Grimm tout en tenant Misty en dormie dans ses bras. Duchesse vint frotter sa corne contre mon bras. Shinobi me pointa l’épaule de ses lames en me disant que j’avais du sang sur mes épaules.

Du sang ? Je regardai mon épaule et en effet j’avais du sang…Des brides me revenaient et  je me souvenais d’avoir sentis Aileen pose sa tête sur mon épaule avant mon blackout…Aileen…était-ce son...Je commençais a paniqué, imaginant le pire, mais Sookie m’apaisa avant même que je ne face quoique ce soit.

*Calme toi Loan, Aileen va bien.* Me disait-elle une pointe de tristesse dans la voix.

« Qu’est-ce qu’il y a Sookie, tu peux m’amener vers Aileen, elle va bien tu es sûre? »

*Aileen va bien je t'ai dis, je connais ma dresseuse quand même. Pour le reste je te laisse aller lui parler*

Elle me regarda un peu gênée et triste. Je ne comprenais pas vraiment son comportement. Je regardais Grimm qui était aussi dans le même état en plus d’être resté silencieuse pendant tout ce temps. Ce n'était pas normal, d’habitude elle me disait tout, pourquoi soudainement des cachotteries. M’enfin, je l’écoutai et partai à la recherche d’Aileen dans toute cette foule d’élève paniquée.

Je n’eus pas à chercher bien loin, la jeune Pyroli s’approcha de moi, je lui fis l’un de mes plus beau sourire avant de la prendre dans mes bras. Elle allait bien. Il fallait que je retrouve mes cousines maintenant. La jeune fille me retenait le bras avant de me dire.

« Des élèves ont été enlevés… »

« …Oui je sais ma douce, je vais voir si mes cousines vont bien. T’inquiète je suis sûr que nous allons les… »

« Ginji… Djelly. Je suis désolée Loan…» Je m’arrêtai de m’agiter et regarda Aileen choqué. Djelly, elle avait bien dit Djelly. Ma cousine…Non pas possible.

« …Dje…Djelly…Non pas possible, elle ne peut pas s’être fait kidnapper, je suis sûr qu’elle se cache et qu’elle nous fait un mauvaise blague. Elle le faisait souvent…C’est une blague Hein Ai ? » Au fur à mesure que je parlais mon sourire s’effaça de mon visage…

La jeune fille me prit dans ses bras, me disant que ce n’était pas le cas. Mes larmes restèrent coincées au creux de mes yeux et je serais ma douce contre moi. Soudain je sursautai « Eryn elle en fait partie aussi ? » Elle me fit non de la tête et je fis a demi soulagée. Elle me dit par la suite qu’il fallait que l’on remonte dans les bus.

Remonter ?! Mais Et Djelly et les autres ? Qu’est-ce qu’il compte faire ? Ils vont les laisser comme ça ? Non ils ne vont pas oser laisser à leur sort quand même ?

Aileen me tapota l’épaule en me souriant et me disant que l’on allait les retrouver. Je soupirai, me sentant encore plus impuissant, je ne pouvais rien faire. Soudainement je pensai à Eryn, elle devait surement ne pas savoir pour Djelly, il fallait que je lui dise cela…

Je parti à la recherche de ma seconde cousine, après avoir rangé mes pokémons dans leur ball et la trouva en compagnie de Cael. J’ignorai complètement le Phyllali et je l’ai pris dans mes bras lui caressant les cheveux et lui disant que j’étais heureux de voir qu’elle allait bien. Je lui demandais si elle savait pour Djelly et elle me regarda tristement. Je la repris immédiatement dans mes bras essayant de la rassurer.

« T’inquiète pas, Super Loan va la ramener.» disait pour apaiser l’atmosphère et essayer de la faire rire un peu. « On va la retrouver… » Répétais-je plusieurs fois pour la rassurer et par la même occasion me rassurer aussi. Je la laissai en compagnie de Cael lui disant que si elle avait besoin que j’étais disponible, me forçant à faire bonne figure devant ma cousine et son ami avant de retourner dans mon bus et de m’asseoir à côté d’Aileen et Estelle, un sentiment de colère, de tristesse et d’inquiétude emplissant ma personne. J’espère qu’ils allaient bien au fond de moi.

Alors que j’étais dans mes pensé je sentis une chose sauter sur moi ce qui me fit sursauter. Je posai mon regard et vit Givre, le Dimoret de ma cousine. Il m’attrapa mes manches les yeux remplis de larmes hurlant des Dimoret Dimoret dans le bus en ma personne. Voyant cela, je pris le pokémon dans mes bras et lui caressa la fourrure. Je n'avais jamais vu Givre ainsi, le voir pleurer ne fit que renforcer ma rage envers l'auteur de cette mésaventure. Mon regard s'était durcie, laissant transparaître la colère sur mon visage. Ils s'en sont pris à ma famille...Erreur, je n'aurais aucune pitié pour eux.

Je serrais le pokémon glace contre moi lui disant ces quelque mots, contenant ma colère dans ma voix.

« Oui Givre, moi aussi je suis inquiet pour elle. Ne t'inquiète pas, je vais t’aider à la retrouver. On va la ramener à la maison et comme ça la famille sera complète. »

Décidément, ces vacances commençaient avec un très fort gout d’amertume.

résumé:
 



Loan McNellis
« Il n'est pas bon d'être malheureux, mais il est bon de l'avoir été.» Chevalier de Méré

Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 3 1469463719-brodiva
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Jeu 9 Juil - 2:04
Moi qui avait cru faire un voyage plutôt calme, je m'étais trompée et pas qu'un peu. Non, mais c'est quoi ça?! Je sais bien que mon prénom veut dire étoile, mais ce n'est pas une raison pour tous se mettre en orbite autour de moi! Aileen ici, Ginji là, et puis Leo et ce roux que je ne connaissais pas qui m'avait même fait un compliment auquel je n'avais pas trop su quoi répondre. Et puis ils ne prenaient même pas la peine de rester en place, comme si une effervescence animait la petite foule. Ginji et Leo s'étaient distancés les premiers et les regards du faux blond dans ma direction me donnaient envie de faire un beau gros facepalm, bien que le coin de mes lèvres fut toujours habité d'un sourire. Toujours aussi maladroit ce Ginji, impossible de ne pas savoir de quoi ils parlaient, surtout lorsque le duo revint et que, suuuper subtilement, tout le monde s'éclipsa pour me laisser avec l'archéologue. Après tout ce temps passé loin l'un de l'autre, je m'en retrouvais un peu intimidée, surtout dans ce lieu publique alors que plusieurs de mes amis venaient tout juste d'exprimer ouvertement leur désir de me voir avec Leo. C'était gentil de leur part, je comprenais les bonnes intentions et j'aimais beaucoup Leo, mais était-ce vraiment étonnant que je me sente un peu étouffée? Heureusement que la conversation s'engagea pour dissiper le malaise, mais je n'arrivais pas à me détendre entièrement pour autant, attitude que je regretterais amèrement un peu plus tard, mais personne ne peut prédire l'avenir.

Tout se passa tellement vide. L'embardée de l'autobus, l'explosion des vitres. J'avais serré Chidori et Michelangelo contre moi pour les protéger, nous étions assis tout près d'une fenêtre et les nombreux éclats étaient sans pitié, me blessant ça et là. Terrorisée, je tournai de grands yeux paniqués vers Léonidas, incapable de laisser échapper le moindre son, comme si mon regard avait décidé de porter à lui seul le poids de mes paroles. J'aurais voulu tendre la main vers lui, m'agripper à son bras, peu importe, mais entre mes Pokémon et ce plâtre, c'était impossible. J'étais complètement incapable de faire quoi que ce soit et, bientôt, une douce poudre venait emplir l'air, me projetant dans l'inconscience.

***

Lorsque je m'éveillai, mes yeux me semblaient déjà humides, comme si j'avais pleuré. Demeurant immobile, je respirais, j'écoutais, je sentais Chidori et Mikey trembler contre moi. J'étais étendue de travers, sur la banquette qui nous avait accueillit, Leo et moi, sauf qu'il n'était pas là et que j'avais peur. Je ne voulais pas ouvrir les yeux. Je ne voulais pas voir la réalité en face, mais les cris du petit ami de Kaeko vinrent m'atteindre avec sadisme. C'était la faute de la team Rouage. Kaeko, ma pauvre petite Kaeko. Je me souvenais de ce jour, lorsque je l'avais suivie jusque sous l'escalier afin de la prendre dans mes bras et de pleurer avec elle. Tout ça parce qu'elle n'avait pas pu sauver Pimp, parce qu'elle n'avait pas pu protéger son dortoir. Elle en avait tellement souffert et si injustement. Même lorsque je lui avais offert un oeuf de Pitrouille pour son anniversaire, la bleue semblait toujours aussi bouleversée. C'était une cicatrice qui ne quitterait jamais son coeur et, maintenant, ils l'avaient... Mais ils l'avaient quoi? Enlevée? Tuée? Torturée? Aucune idée. Aucun indice. Rien que l'angoisse, la peur et la souffrance.

Tremblante, je m'étais pourtant redressée pour quitter mon banc, après avoir ordonné à mes compagnons de retourner dans leur sphère de capture respective. Quelqu'un allait devoir combler le rôle de Kaeko, quelqu'un allait devoir sortir et rassurer les mentali. Qui? Aucune idée, c'est bien pour ça que je devais me lever et sortir. Les autres devaient déjà être dehors, probablement. Alors pourquoi est-ce que je ne les voyais pas? Ruby? Quoi? Je me retournai, portant d'avantage attention à une conversation, un peu plus loin. Ruby était dans les portés disparus du second bus et mon coeur se serra. Ma première amie à la Pokémon Community, ma rousse préférée. Pourquoi elle aussi? Pourquoi est-ce qu'elle n'était pas là et pourquoi est-ce que je n'arrivais plus à respirer?

Ginji, je devais retrouver Ginji avant de m'effondrer de ce voile noir qui tombait devant mes yeux, de ces pieds qui ne voulaient plus marcher droit. Il était un grand topdresseur, il avait une équipe puissante et bien organisée, il pourrait faire quelque chose. En plus de ça il était débrouillard, il était toujours prêt à aider et il était mon ami. Je devais voir si au moins lui allait bien. Mais où? Où?! J'AI DIT OÙ?!?! Nulle part. Envolé et disparu. Mais je l'entendais encore, au fond de mon coeur, sa litanie inondée de larmes, scandée sur Enigma. Des amis. Des amis. Des amis. Mais ils ne l'avaient jamais été pour lui, jamais. J'avais voulu assumer ce rôle, voulu lui offrir tout ce dont il avait toujours rêvé et j'étais devenue son amie. Et maintenant quoi? Maintenant où étais-je pendant qu'il avait le plus besoin de moi? Qu'est-ce que j'avais fait pour l'aider? Rien, rien du tout, parce que je n'avais rien pu faire. J'étais faible, j'étais impuissante et je dépendais de tous ces gens, de tous mes amis. Ils étaient mon monde, ils étaient ma famille et je n'avais rien fait. Je les avais laissés m'être enlevés sans même me battre, encore. C'était toujours pareil, c'était toujours la même chose.

Je tremblais, n'arrivant même plus à voir ou à entendre les autres élèves qui se pressaient dans tous les sens, en pleine panique. Comme si un voile intangible me séparait d'eux, m'isolait de la réalité, alors que je ne pensais plus qu'à ce banc vide. Ils avaient aussi eu Léonidas. Ils avaient eu Leo et c'était trop, je ne voulais pas y penser, je ne voulais pas l'imaginer. Dans quel état pouvait-il bien être? Et dire que j'avais été si distante, si hésitante et que, maintenant, ce serait sans doute l'image qu'il aurait de moi. Même les souvenirs que je lui avaient offert n'étaient pas à la hauteur. J'étais un échec sur toute la ligne. Tous, autant qu'ils étaient, avaient eu besoin de moi. Putain, ils avaient besoin de moi en ce moment même et je ne pouvais rien faire de plus que de rester plantée là. Je n'arrivais même pas à pleurer.

- Mademoiselle Highwind! Kaeko n'est plus là, mais vous connaissez beaucoup des élèves du dortoir, venez m'aider à compter tout le monde, s'il-vous-plait!

Mes grands yeux vides comme des billes se tournèrent vers Melty, la pauvre référente qui semblait ébranlée jusqu'au plus profond de son être, tentant tant bien que mal de garder un semblant de contrôle sur les poules sans tête des Mentali. Je vais y aller, je devais aider, faire ma part, comme autrefois, lors du vol. Je devais être forte pour le dortoir, parce que c'était ce que mes amis auraient voulu sans doute, mais ce n'est plus un secret pour personne que je ne faisais que les décevoir et, dans la situation actuelle, je ne répondais plus de rien.

- Vous êtes une prof ou quoi?! J'AI L'AIR D'AVOIR QUE ÇA A FAIRE PRENDRE DES NOMS EN NOTE?!!

Et je tremblais encore plus, j'avais froid et j'avais peur. Aussitôt mes mots prononcés, mon regard se fit blessé, ma voix cassée, la honte omniprésente. Balbutiant, je m'excusai sommairement avant de prendre la fuite, de tourner les talons pour retourner m'asseoir au fond du bus, fermer les yeux et respirer, pour tenter de me calmer. Je ne pouvais pas céder à la panique. Je ne pouvais pas pleurer. Je devais me reprendre et je devais le faire rapidement, mais c'était tout un pan de mon coeur et de ma vie que l'on venait de m'arracher d'une poigne acide et destructrice. C'était à grands coups de scie à chaîne que la team Rouage était venue ravager mon âme.

Complètement isolée, je ne remarquai Aileen que lorsqu'elle vint s'asseoir à côté de moi. Elle allait bien, elle n'avait pas été kidnappée. Certes, elle semblait avoir beaucoup saigné du nez, mais sinon elle allait bien. Malgré la force de notre amitié, lorsqu'elle passa son bras autour de moi, je me tendis comme la corde d'un arc. J'avais envie de crier, de lui dire de me lâcher et de ne pas me toucher. Pourquoi? Je ne le savais pas exactement, mon esprit était encore si embrouillé et mon coeur, à défaut de mon corps, pleurait de sanglots incontrôlables. Je ne voulais pas qu'on l'on vienne me réconforter, je ne voulais pas inspirer la pitié jusqu'à la dernière amie qu'il me restait! Mais je n'avais pas non plus la force de la chasser, à mon grand damne, et je la laissai faire. Lorsqu'elle me promis que nous les retrouverions, les yeux clos et l'air calmée, je tiquai un peu plus encore, serrant ma main valide et résistant de peu à l'envie de me lever d'un bond ou encore de frapper dans la banquette devant nous. Ma voix était impérieuse et ployait sous la douleur, sèche et directe, presque cruelle. Une voix affreusement laide et répugnante de violence que je ne me connaissais pourtant pas, mais qui existait bel et bien en cet instant défiant toute logique.

- Non, Aileen.

Mes orbes de chocolat, furibondes et intenses se tournèrent vers les améthyste de la prefete. Mes yeux étaient ordinaires, quelconque, comparé aux siens. Ça avait toujours été le cas. Mais si j'avais vu mon regard à ce moment là, j'en aurais été glacée d'effroi.

- C'est moi qui te jure que je vais les retrouver. Jusqu'au dernier, je vais les faire sortir de leur trou et je vais les annihiler un par un. Même si c'est la dernière chose que je dois faire sur cette Terre, je vais les détruire jusqu'au dernier pour avoir osé s'en prendre de nouveau à mes amis. J'ai déjà laissé la vie m'arracher l'homme que j'aimais une fois, et plus jamais, tu m'entends. Je te le jure. Ils vont tous payer, jusqu'au dernier. Ils vont tous...tous...

Et ma voix mourrut. Je n'arrivais plus à poursuivre. Au lieu de cela, je fermai pathétiquement les yeux, me pressant contre Aileen avant d'enfouir mon visage dans le creux de son cou, sans doute pour y chercher quelconque réconfort. Je ne pleurai pas, je n'en avais même plus la force. Je les retrouverais. Je ferais ce qui devait être fait. C'était une promesse et je le jurais, mais pas seulement à Aileen. Je l'avais juré à mon âme.


Spoiler:
 
Gaël Sebrus
Gaël Sebrus
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Jeu 9 Juil - 10:45

Après un si beau départ…

D’un geste lent, las, avec un pincement d’émotion, le garçon referma l’ultime caisse de rangement où des classeurs bien fournis se laissaient deviner dans l’ouverture. Il poussa la boite sous son lit puis se laissa reposer sur les fesses, à même le sol de sa chambre d’étudiant, poussant un profond soupir. Cette mi-année avait filée à une vitesse folle, et la charge de travail que s’était imposé le jeune homme n’a eu pour effet que d’inhiber toute notion du temps. Au final, son sérieux lui avait réussi, son retard avait été rattrapé et de façon plus étonnante, il avait pris gout à l’accumulation de connaissance et à la lecture de livre… intelligent. Bien entendu, il lisait déjà avant, beaucoup même, mais le vacancier ne s’imaginait pas dévorer des pages qui tenteraient de lui apprendre des choses dans l’année. Cette pensée lui commanda une petite mimique, suivie d’un léger rire. Haha ! La bonne blague ! Apprendre des choses en s’amusant ! Mais c’est fini ! L’ancien étudiant bondit et se redressa vivement, poussa un cri de joie à en faire résonner le dortoir entier :

‘’Vacances me voilà ! Fini le sérieux ! Place à la débauche !!!!’’

Clairement venus du fond du cœur, les mots résonnaient encore dans sa tête, Raphael avait décidemment abandonné l’idée de refaire l’élève modèle. Le rattrapage était terminé, il était maintenant venu le temps de retrouver les habitudes d’antan. Mieux encore, pour son bonheur personnel et non celui de la direction qui devrait l’encadrer pendant les vacances à Cobaba, le Voltali eut la brillante idée de se lâcher complètement, de libérer son être intérieur longtemps compressé dans un environnement d’étude intense. Laissant retomber son corps entier dans un pouf, son bras droit glissa dans l’action pour attraper sa paire de lunette de soleil. En deux temps trois mouvements, le garçon se retrouve avachi dans le pouf, complètement détendu, avec les lunettes sur le visage, respirant pleinement l’air frais de la liberté. L’heure était à l’amusement et aux plaisirs quotidiens, les vacances pointaient enfin le bout de leur nez…


D-Day. Le grand départ pour la fameuse ile Cobaba, présentée tous les ans comme le paradis sur terre, alors qu’elle n’est rien d’autre qu’une banale ile paradisiaque. A vrai dire, ces paysages n’ont de don que pour faire naitre des étoiles dans les yeux des continentaux, pour Raphael venant de l’Archipel Orange ça ne représente plus rien, hormis son quotidien avant d’intégrer l’académie. Mais c’était un passage obligatoire, puisqu’il y avait un pointage à l’arrivé, une façon comme une autre pour s’assurer qu’aucun élève n’avait fui les études en cour de route. Mais le garçon aux cheveux corbeau se présenter au port avec le strict minimum, à savoir un sac de cours avec des affaires de toilette, quelques rechanges, une serviette de bain, son maillot, et quelques bricoles plus ou moins légales. Sur lui, un t-shirt blanc avec un motif délavé d’une planche de surf grise, un pantalon en toile ample couleur sable, des baskets grises sans lacets, et des lunettes de soleil comme tout bon vacancier, l’étudiant pensait ceci amplement suffisant. Et c’est sans autre préparatif qu’il quitta la terre ferme pour embarquer sur le ferry, que dire de plus ?

La traverser se passa sans soucis, le ciel était clément, la mer calme, le pont bondé, mais pas l’arrière du bateau, comme d’habitude. C’est ainsi de le fils Steiner décida de profiter du voyage pour se reposer un peu, avant de préparer son explosion d’énergie une fois installé à Cobaba. Allongé sur un transat, avec pour seul son légèrement dérangeant celui des moteurs, cependant étouffé par les vagues. Il couvrait sa tête d’un grand chapeau de paille trouvé par hasard sur une table et bouquina tranquillement. Hors de question de replonger dans un ouvrage scientifique, il troqua les choses intelligentes pour un roman ayant pour thème le romantisme noir, un genre peu connue du grand public. Ce dernier relate l’histoire d’une femme passée la quarantaine qui trouve l’amour à Lavanville après avoir vécu une vie bien difficile, mais tout se complique lorsque l’on apprend au fil des pages que son amour secret se voue en fait à un Pokémon décédé dont elle peut voir le spectre. L’histoire, bien que glauque à souhait, est malgré tout très prenante et finit par hypnotiser son lecteur, au point que Raphael se détache complètement du monde extérieur. Et mine de rien, le livre est énorme et compte plus de mille pages dans son format de page, un énorme pavé d’écriture sombre et séduisante, mêlant gêne et érotisme à certains moment, un truc mature en somme. Le vent soufflait légèrement et ne vint pas gêner la lecture qui se poursuivit toute la traversé, sans encombre…


Une fois arrivé, les élèves étaient dispatchés dans des bus. Raphael étant l’un des derniers à descendre du navire, il rejoint le n°4 pour s’installer vers le milieu, prêt d’une fenêtre. Le moteur démarre après que les adultes aient compté toutes les têtes, ils demandent bien entendu d’attacher les ceintures, ce que le Voltali en vacance ne manquera de ne pas faire. Il appui ses jambe sur le siège de devant et commence à lire son livre où il s’était arrêté. Sous son siège, son sac est entre ouvert pour qu’il puisse piocher de temps à autre un petit biscuit entre les chapitres. Dans une pochette accrochée à la ceinture, ses quatre Pokémon sommeillent dans leur habitat informatique sphérique. L’attention qu’il porte à l’entourage est quasi-nulle, il se risque cependant en tournant les pages à regarder vite fait par la vitre, admirer en vitesse un paysage familier.

Soudainement, le chauffeur se met à piler stoppant net le convoi et projetant les étudiants en avant. Pas de casse pour ceux ayant leurs ceintures, mais les rebelles comme le Voltali sont surprit par cet arrêt brutal et se retrouvent puni par le dossier du siège avant en pleine figure. Le choc, pas trop violent, fait tomber les lunettes de soleil sur son nez. Encore un peu prit de court, Raphael se tient la tête légèrement douloureuse et tente de se lever pour voir ce qu’il se passe au dehors. Puis, une explosion fait voler en éclats les vitres du transport, par chance, les morceaux les plus menaçants rebondissent contre ses lunettes, mais un fourbe l’entaille au niveau du front. Le Pokéathlète a connu pire, il s’en remettrait, mais la brume opaque qui s’infiltre met tous ses sens en alerte. Il tente de porte sa main au visage pour ne pas en inhaler, mais trop tard, Morphée l’entraine dans un long et profond sommeil. Son corps entier semble s’éteindre et bascule jusqu’à s’allonger dans l’allée…

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Heath S. Jones
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Jeu 9 Juil - 16:14
Le préfet des Voltali s'était finalement éveillé et, dès qu'il fut debout, pris en charge le réveil des élèves. L'attaque hurlement, plus pratique que de passer de siège en siège, ce qui m'éviterait beaucoup de travail inutile. Parfait. Maintenant ne restait plus qu'à sortir avec les autres, à la recherche de réponses. Invité à le suivre par ce fameux Orren, je lui emboitai le pas jusqu'à son professeur référent. Selon les dires de ce dernier, deux élèves dans les rangs des jaunes avaient été kidnappés. Leurs noms, toutefois, ne m'étaient pas familiers et je ne fis aucun effort particulier pour les mémoriser. Cela m'amenait toutefois à me poser une autre question et, pendant qu'Orren libérait son impressionnante équipe pour tenter de rechercher les disparus, je m'éclipsai à la recherche de mon propre enseignant. Je trouvai Ace avec un air indéchiffrable, à mis chemin entre le désemparement et la frustration de n'avoir rien pu faire. Je regardai autour de nous, mais les Noctali semblaient éparpillés et les quelques visages que je connaissais étaient disséminés dans la foule. Sérieux, je me tournai vers le topdresseur en chef qui, bien sûr, ne m'aurait pas adressé la parole le premier.

- N'avions nous pas un préfet pour ce genre de situations?

- Non, on en a plus.

Et il n'y avait rien de plus à dire il semblerait. À croire que le sort des Noctali ne le concernait vraiment pas. Comptait-il seulement vérifier si certains d'entre nous avaient été enlevés? Et puis, ne même pas prendre la peine de nommer un nouveau préfet après le départ du premier, n'y a-t-il pas des limites au désintérêt?

- Alors tant pis pour lui, et tant mieux pour moi.

Et c'est ainsi que je pris en charge la responsabilité de regrouper les Noctali afin d'en faire le décompte, pour m'assurer qu'il ne nous manquait pas un élève. La tâche me paraissait d'abord ardue, mais c'est à ma grande surprise que le référent vint me confier une liste des membres du dortoir. Je le remerciai d'un regard entendu et retournai à mes mareep alors qu'il allait faire je ne sais quoi auprès du reste du corps professoral. Demandant les noms de chacun, il ne me restait plus qu'à les cocher pour isoler les élèves manquant et, quand Orren revint vers moi, j'avais déjà déterminé l'absence de Lucas Emerillon dans nos rangs. Sans la moindre hésitation, Orren me demanda de le suivre, nous allions retrouver Ruby et ces salauds. Un large sourire satisfait sur le visage, je rangeai la liste des Noctali dans une de mes poches, prêt à lui emboiter le pas.

- Il était temps, je me demandais si tu viendrais jamais me le proposer!

Le regard avait été carnassier, l'envie de les retrouver m'animant d'une motivation à toutes épreuves. Néanmoins, tout le monde ne le voyait pas de cet oeil et la directrice en personne vint nous dissuader. Il était, pour elle, hors de question que nous perdions d'autres élèves et cela suffit à faire rebrousser chemin à Orren, retournant au milieu des autres élèves, probablement afin de les rassurer. De mon côté, je repérai une tête familière et me frayai donc un chemin jusqu'à un certain Noctali, rencontré dans le réfectoire quelques temps plus tôt. Une fois à sa hauteur, je lui adressai un sourire soulagé qui, pour lui, n'était pas si mensonger que cela. Que puis-je vous dire, je ne le détestais pas ce type.

- Content de voir que tu vas bien, Zaune. Ne reste pas seul, viens avec moi. Il faut se serrer les coudes. Aller!

Et c'est sans écouter son refus potentiel que je repartais, ayant vu Orren remonter dans l'un des bus. Avec ce que j'avais pu voir de son équipe, hors de question que je le laisse aller s'asseoir dans son coin. Sa flamme combative devait continuer à briller, j'aurais besoin de quelqu'un comme lui pour récupérer Ruby. Il m'était potentiellement trop utile pour que je le laisser m'échapper comme ça. Je montai donc dans le bus, espérant que Zaune m'avait véritablement suivit. Certes, il n'avait pas beaucoup plus d'expérience que moi, mais je savais comment il était et inversement, nous avions donc tout ce qu'il fallait pour espérer travailler en équipe. M'avancant dans le bus, je m'arrêtai vis à vis du préfet, demeurant dans l'allée alors que je m'appuyai contre l'accoudoir de banquettes vides, l'attitude toujours aussi décontractée, le sourire un peu provocateur.

- Alors, camarade. Je sais bien que tu n'es qu'un Voltali, mais je te pensais plus persévérant. Remarque, tu préfères peut-être leur préparer un thé pour le moment où il reviendront chercher ce qu'ils n'ont pas pu prendre la première fois? Sauf que je ne pouvais pas rester aussi entièrement détaché, me permettant de redevenie un peu plus sérieux pour la fin de mon dialogue. Ils ont aussi eu un gars de chez nous.

Ne me déçoit pas, dracologue. Nous avons un combat à mener et j'ai besoin de toi. Tout comme j'aurai besoin de chaque Noctali disponible.

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Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 3 2XQIIntrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 3 Miniat_6_x_087Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 3 2XQKIntrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 3 2XQLIntrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 3 2XQMIntrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 3 Miniat_6_x_044
Let's face it, this is not the worst thing you've caught me doing.
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Jeu 9 Juil - 19:36
Te doutais-tu de quelque chose ? Te serais-tu douté de quelque chose ? Non, bien sûr que non. Comment aurais-tu pu ? D'un air distrait, tu avais observé le duel entre Pokémons naturellement ennemis dans le bus. Dangereux ? Peut-être, mais c'était surtout intéressant, n'est-ce pas ? Enfin, pas tant que ça, vu qu'au final, tu t'en étais lassé. Les écouteurs avaient à nouveau rejoint tes oreilles et la musique vibrait à nouveau dans ton monde. Un monde qui t'avait tant englouti que tu avais oublié tout ce qui se passait dans le bus. T'a-t-on déjà dit qu'écouter de la musique pouvait être dangereux ? Certes, c'est aussi une forme de liberté, mais dans certaines situations, il ne vaut mieux ne pas en abuser. Mais tu n'en savais rien, alors évidemment qu'on ne peut pas te blâmer... ?
Assise en tailleur sur un siège, tu te balançais en rythme avec ce que tu écoutais. Tes lèvres ne cessaient de se remuer. Tu murmurais les paroles. Combien en sais-tu par coeur ? Sam t'avais foutu la paix. Pandespièlge avait à nouveau filé. Au final, tu n'avais plus grand chose à faire. Alors tu t'es mise à t'ennuyer, c'est ça ? Pourquoi refuses-tu d'admettre cela ? ...Tu es incorrigible. C'est pourquoi tu avais ressorti ton baladeur musiques.

Finalement, l'aléatoire a fait des siens. Chanson après chanson, peu à peu, tu es tombée sur certaines dont tu ne connaissais pas encore les paroles par coeur. Trop compliquées ? Trop récentes ? Mais cela avait suffit pour que tu commences simplement à les écouter plutôt que d'en profiter. Étais-tu fatiguée ? Non, pas tant que ça. Pendant plusieurs minutes, tu avais observé le paysage. L'océan, d'un bleu éclatant s'étendait à perte de vue. Des Bekipans planaient dans le ciel parsemé de flocons de nuage. Mais c'était bien trop statique à ton goût. Tu avais besoin de plus de mouvement. Ce que tu as finalement obtenu. Sauf que tu ne le savais pas encore, à ce moment là. Et en fin de compte, tu ne savais plus quoi faire. Pensive, tu t'étais appuyée contre la vitre et ramené tes jambes contre toi. En effet, ce n'était plus très confortable de les garder en tailleur. Tu avais jeté un regard neutre à tes voisins assis de l'autre côté du bus. Ils discutaient joyeusement sans même se soucier des créatures qui se battaient toujours au centre du bus. Puis tu avais observé tes ongles. Peut-être cherchais-tu absolument de quoi t'occuper ? Quoiqu'il en soit, l'idée de te faire les ongles, de profiter de la longue période sans entraînement matinal qui allait suivre, avait germé dans ta tête. Un bref sourire s'était dessiné sur tes lèvres. Non, décidément, à cet instant là, tu ne savais pas ce qui se passera. Tes yeux s'étaient ensuite posés à nouveau sur ton sac. Tu te demandais s'il n'y aurais pas quelque chose avec quoi tu pourrais t'occuper. Mais non, ce n'était pas le cas. Faute de mieux, tu avais alors fais défiler ta playlist sous les yeux pour sélectionner une du peu de musiques qui te donnait envie à cet instant là. Puis tu avais cogité pour mieux t'installer. Appuyée contre la fenêtre, tu avais fermé tes paupières pour essayer de savourer.

Une. Deux. Trois. Chaque mélodie était bien différente l'une de l'autre. Pourtant, tu te sentais désormais capable de t'endormir. Ton esprit s'était apaisé, et le soleil émettait une chaleur douce et confortable. Sérénité ? Tu y avais cru, non ? Mais le destin n'en a pas voulu. Alors que tu avais voulu ouvrir tes yeux pour jeter un regard en biais vers l'extérieur, le véhicule que vous empruntiez, toi et d'autres élèves, avait brusquement freiné. Trop, même. Tu as eu le réflexe d'amortir la chute avec ton bras, mais ça n'avait pas suffit à l'éviter. Bien sûr que non. Avais-tu vu la violence du freinage ? Avais-tu vu la surprise du conducteur ? Le stress qu'il a ressenti et la goutte de sueur qui avait coulé sur son front ? Non. Avais-tu pensé une seule seconde à ce qui allait suivre ? Pas vraiment, n'est-ce pas ? Tu es bien trop insouciante. Tu es incapable de penser sérieusement à ce genre de malheur. Le pourcentage de probabilité est bien trop bas. Mais quand ce petit chiffre tombe sur vous, c'est tout de suite plus impressionnant, n'est ce pas ? Ton corps avait basculé. Tu étais tombée sur le sol du véhicule, bien que tu avais essayé de te retenir au dossier devant toi. Rien a faire. Avant même que tu ne le réalises, tu avais fini par terre avant de glisser jusqu'à l'autre côté du bus. Ta jambe droite ? Des griffures. Et quelques brûlures aussi. Probablement que ce n'était pas encore bien grave à ton goût. Mais en essayant de te relever, bien difficilement, tu avais aperçu une silhouette sombre et menaçante. Et avant que tu ne puisses correctement identifier l'insigne qu'elle portait sur sa poitrine droite et qui te semblait familière, tu avais senti le sommeil envahir tout ton corps. Morphée ? Peut-être t'a-t-elle prise en charge, oui. Mais je n'en serais pas si sûre. Personnellement, je n'aurais pas soufflé un « enfin », à ta place. Deux mains gantées t'ont ensuite saisie.

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Alban Abernaty
Alban Abernaty
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 11:08
Le trajet en bus était une inconfortable source de stress pour ce pauvre Alban. D’une part, la chaleur était telle que l’impression d’être enfermé dans un aquarium chauffé était omniprésente. Les adolescents suintaient de tous leurs pores, et autant dire que la puissante odeur qui se diffusait à travers les rangées de sièges n’était pas des plus alléchantes. Si Alban avait été doté d’expression - ce qui, malheureusement, ne lui avait pas vraiment été attribué à la naissance -, il aurait froncé le nez de dégoût tant la puanteur ambiante lui malmenait les narines. Mais malheureusement, il ne pouvait que se contenter de faire comme si de rien n’était, alors qu’intérieurement il hurlait à ce qu’on le laisse sortir de ce bus du champ des châtiments. D’autre part enfin, et pas des moindres, la jeune fille qui était venue s’assoir à côté de lui le mettait plutôt mal à l’aise. Bien que possédant un charme non négligeable avec ses traits doux et ses cheveux d’un roux scintillant, elle avait une mine maussade qui ne lui allait guère. Elle semblait également paniquée par la présence d’Alban, et le jeune homme était sûr qu’un duo de muets aurait su communiquer avec plus de brio qu’eux deux. L’ambiance était au malaise. Il était certain que la jeune fille n’avait pas envie de lui parler, pour une raison qu’il n’arrivait pas à déterminer précisément. D’un côté, lui non plus n’était pas la personne la plus douée pour briser la glace lors d’un premier contact. Et quelle glace ! Il avait l’impression qu’elle venait de lui jeter un iceberg dans la figure. Il se mit à réfléchir. Etait-il réellement obligé de lui parler ? Elle ne semblait pas déborder d’enthousiasme à l’idée de le faire. Son expression impassible lui donnait peut-être l’impression qu’elle l’ennuyait ? Là encore, c’était une variable dans l’équation qui ne pouvait être résolue. Le pauvre Alban était en train de se torturer l’esprit lorsque la jeune fille se présenta brièvement après avoir pris une grande inspiration.

Calliope. C’était un très joli prénom. Un peu ironique de posséder celui de la Muse de l’éloquence quand on parlait si peu, mais c’était un détail qu’Alban ne releva pas. Il ne souhaitait pas se mettre à dos la rouquine, merci bonsoir. Toutefois, il ne put qu’admirer l’inspiration des parents de la belle. Elle était un peu comme Alizée. Un prénom poétique aux consonances agréables. Alban eu un sourire intérieur en pensant à sa championne ; que sa présence lui manquait ! Alizée était une brise douce et agréable qui réchauffait les cœurs tant par son physique parfait que par son attitude. Il aimait à discuter avec elle occasionnellement. Mais actuellement, c’était plutôt un blizzard qu’il avait à ses côtés. Bon, tant pis pour le côté « doux et chaud », il s’en passerait pour cette fois-ci.

Tentant de prendre une expression aimable - dans la mesure du possible -, Alban se tourna vers la jeune fille et, sans un sourire, il se présenta à son tour.

- Alban Abernaty. Enchanté.

Si le temps n’avait pas été caniculaire, il aurait crevé de froid tant ces échanges manquaient de chaleur. Mais Calliope s’était déjà désintéressée de lui et était en train de s’occuper d’un Tarsal chromatique qui logeait au creux de ses bras. Alban ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais se ravisa. Elle n’avait clairement pas envie de lui parler, et de son côté, il ne trouvait rien de bien intéressant à dire. Il fallait avouer que le jeune homme n’était de toute façon pas connu pour son caractère agréable, sa compagnie plaisante et ses grands discours enflammés. Il eut un soupir inaudible. Le voyage risquait d’être long ; combien de temps allaient-ils passer à être aussi bavards que des Kokiyas ? A ce stade, Alban aurait presque préféré qu’elle ne vienne pas s’assoir sur le siège voisin, même si au fond, ce n’était pas forcément vrai. La vérité, c’était qu’il était plutôt content qu’une fille aussi jolie soit à quelques centimètres de lui. Mais c’était frustrant d’être physiquement si proches et d’avoir l’impression d’être à des lieues l’un de l’autre. Avec en prime, un mur entre eux. Compliqué le garçon ? Un brin, oui. Alban avait des humeurs aussi multiples que le ciel peut se teinter de temps différents. Actuellement, il était légèrement ombrageux ; un joli soleil caché derrière un nuage gris, peut-être annonciateur d’orages. Ou de pluie, tout du moins.

Comme pour lui faire écho, ses yeux virèrent du bleu au gris anthracite avec une soudaineté étonnante. Il tapota nerveusement le bras de son siège de bus pour s’occuper. Il ne trouvait pas grand-chose à dire pour dialoguer avec la dénommée Calliope, et elle avait de toute façon l’air trop perdue dans ses pensées pour lui prêter la moindre attention. Il sentit son iPok vibrer et sursauta de nouveau, mais lorsqu’il voulut se pencher pour récupérer l’objet, une masse blanche et grise déboula devant lui. Il eut le temps de voir un sourire farceur et deux grands yeux rieurs avant de sentir la chose percuter son menton - et lui péter la mâchoire dans la foulée - et repartir en sautillant comme il était arrivé. Qu’est-ce que c’était ?! Alban se massa le visage en se faisant la réflexion qu’une fille autre que sa voisine de siège aurait éclaté de rire, lorsque deux Pokéballs roulèrent près d’eux. Un Mangriff et un Séviper en sortirent et commencèrent à se chamailler, comme il était de coutumes chez les représentants de ces deux espèces. Visiblement, dans un car d’une cinquantaine d’adolescents, les trajets n’étaient pas de tout repos. Autant dire que c’était limite la foire aux phénomènes. Entre ceux qui chahutaient en renversant des chips partout, et les Pokémon qui n’en faisaient qu’à leur tête, déclenchant des blizzards par endroit, provoquant des pluies à d’autres, se combattant avec ferveur…

Où avait-il atterri ? Pour un peu, il se serait enfui en courant. Mais d’un côté, ça lui remuait les sens ; il se sentait revivre au milieu de toute cette joyeuse agitation, et il fallait dire que ce n’était pas désagréable. Il avait l’impression d’être au beau milieu d’une course avec la foule tout autour. Sauf qu’il ne volait plus, évidemment… Ses doigts tapotèrent plus vivement sur son dossier. Le bus continuait son chemin tranquillement, et il se sentait bercé par le chahut dynamique de ses futurs camarades. Le regard perdu dans le paysage exotique qui défilait, Alban cru voir le ciel dégagé devenir plus sombre lorsque leur véhicule freina brusquement.

Projeté vers l’avant, Alban posa son poignet devant lui pour amortir le choc et lâcha un grognement discret. Sa ceinture bien bouclée lui rentra dans la peau du ventre et il essaya de voir ce qui avait pu provoquer ce brusque arrêt. Des Pokémon traversaient-ils la route ? Des chauffards avaient-ils perturbé la conduite ? Il entendait les autres élèves s’inquiéter et se poser des questions à voix haute lorsque les vitres volèrent en éclat.

Grâce à ses anciens vieux réflexes, il sentit le verre exploser dès que l’onde de choc parcourut le bus. Par pur automatisme inconscient, il se tourna vers Calliope et lui fit barrage de son propre corps pour qu’elle ne se prenne pas de projection. L’une de ses mains sur le siège du dossier de la rousse, et l’autre posée sur le siège qui lui faisait face, il se rassura un instant en se disant qu’il ne l’avait pas touchée sans le faire exprès. Puis une douce odeur lui chatouilla les narines. Il la reconnu aussitôt, pour l’avoir sentie assez fréquemment lors de son accident et durant les nombreuses opérations qui avaient suivies. De la Poudre Dodo ? Pourquoi ? Il essaya de bloquer sa respiration mais il n’y parvint pas longtemps. Bientôt, ses paupières papillonnèrent et il se sentit partir. Quelque part dans les allées du bus, il entendit des bruits de pas. Fait étrange car les autres élèves devaient également être en train de flancher. Calliope avait déjà penché la tête de côté pour s’endormir, et lui ne tarda pas à faire de même, la tête posée sur sa propre épaule…

Il sentit qu’on le secouait sans trop de ménagement. Une main brutale essayait de le réveiller, et il ouvrit doucement les yeux, non sans difficulté. L’ambiance était à l’agitation. Que s’était-il passé durant son sommeil ? Il essaya de faire le point mais il se sentait un peu perdu. Le garçon aux cheveux bleus électriques qui était avec la rousse sur les sièges de devant lui intima de sortir et retourna réveiller d’autres élèves. Bientôt, une puissante attaque Hurlement acheva de faire le travail, et Alban déboucla rapidement sa ceinture. A ses côtés, Calliope revenait progressivement à elle, et il se pencha pour voir si elle allait bien.

- Comment te sens-tu ? lui demanda-t-il avec un haussement de sourcil inquiet. Viens, il faut que nous sortions du bus pour voir ce qu’on doit faire, je vais t’aider…

Il lui attrapa doucement la main et la guida jusqu’à l’extérieur. Il avait l'impression de saigner là où les éclats de verre l'avaient touché, mais il n'y fit pas plus attention. Ils sortirent sous un soleil toujours aussi éclatant que plus tôt. Combien d’heures s’étaient écoulées ? Une ? Deux ? Alban avait perdu la notion du temps, et tous les élèves agglutinés autour d’eux n’aidaient pas. Les professeurs semblaient paniqués et nombre d’entre eux couraient dans tous les sens, tentant de compter les élèves. La rumeur arriva bientôt aux oreilles d’Alban. Des élèves avaient disparu ? Le châtain regarda autour de lui, mais il n’aurait su dire si leur nombre avait diminué. Pour lui, il y avait toujours autant d’élèves que lors du départ. Il entendait des noms qui ne lui disaient rien, et il se tourna vers la rousse. Se rendant compte du fait qu’il lui tenait toujours la main, il la lâcha brusquement et la glissa derrière son dos, légèrement gêné. Il remarqua alors la mine encore plus dépitée de Calliope, et, même s’il n’aurait su dire si elle était plus triste qu’avant l’accident, il prit sur lui pour tenter de la réconforter.

- Eh… ça va aller, d’accord ? Est-ce que tu as mal quelque part ?

HRP:
 
Marie R. Uana
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 11:37
Des vacances qui démarrent sur des chapeaux de roues
rp commun


Sully bondit en avant pour attraper Sephiran. Le Mangriff, non habitué, esquiva maladroitement, n'esquivant que de justesse les crocs de la Séviper. Son sang ne sembla faire qu'un tour, et celui-ci partit lui aussi à l'assaut contre le serpent.

Marie, bien calée dans son fauteuil, observait attentivement les deux Pokémons. Elle s'empara d'un bloc-note dans son sac ainsi que d'un crayon, et se mit à noter quelques informations.

« -Séviper a directement montré des signes d'hostilité envers le Mangriff. Le Mangriff a répliqué directement après avoir été attaqué. Impossible de déterminer si cela est dû à la légendaire rivalité inter-espèce ou à une réaction d'auto-défense.  »

La Mentali était désormais absorbée par ses observations. Quel était le but de cette manœuvre déjà ?... Marie l'avait déjà mis de côté. C'est qu'elle avait une soif de connaissance à désaltérer, la petite ! Après tout, c'était à peu près la seule chose qu'elle possédait, le savoir.... Hélas, elle ne savait que très rarement mettre ses connaissances à profit. Il y avait bien eu son cours Pokéathlète où elle fut capable de traverser la dernière épreuve sans problème... Mais c'était tout.

Marie fut alors surprise de voir se mêler un deuxième Séviper dans le combat. Tiens donc, à qui appartenait-il ? Marie balaya le bus du regard, mais ne sut le déterminer. Ce qu'elle détermina par contre : c'était la complicité des deux Sévipers, qui s'allièrent rapidement pour affronter le Mangriff. Celui n'allait très certainement pas faire le poids, mais la Mentali s'en moquait bien. Elle était trop occupée à continuer d'écrire.

« -A la rencontre d'un semblable, les Séviper collaborent deux à deux pour vaincre leur ennemi. L'origine ou la familiarité des deux Pokémons ne semblent importer.  »

Elle n'avait même pas remarqué que le bus démarrait. Ce qu'elle remarqua par contre, c'est quand celui-ci freina brusquement. Trop occupée par ses états d'âme, Marie n'avait pas pensé à attacher sa ceinture de sécurité, la voici alors propulsée dans l'allée du bus, de la même façon que les trois Pokémons qui combattaient. Avec une grimace douloureuse, elle se releva, pour s'effondrer à nouveau à cause de la poudre dodo qui envahissait déjà le bus...

A son réveil, c'était l'anarchie totale. Des morceaux de verre partout, et des élèves qui demandaient à d'autres de se réunir au plus vite dehors. A droite à gauche, cela parlait de disparition d'élève, voir même d'enlèvement. Dubitative, quoique plutôt agacée -on l'avait encore tiré de son sommeil de manière brutale-, Marie se leva pour remarquer que les trois Pokémons étaient toujours endormis dans l'allée, Sephiran en piteux état. Elle rappela rapidement ce dernier dans sa Pokéball, avant d'observer les deux Séviper. Elle reconnut Sully, qu'elle réveilla en lui tapotant le dos. La créature bailla, puis se ressaisit furieusement en se rappelant de son affrontement contre le Mangriff. Ne trouvant plus celui-ci, elle se détendit aussitôt, avant d'aller réveiller sa camarade Séviper. Sceptique, Marie observa le Pokémon balayer le bus du regard, prise d'une étrange panique. Son dresseur avait disparu ?

La Mentali haussa les épaules, et passa devant les deux Séviper pour quitter le bus. Sauf qu'avant de descendre, elle s'arrêta pour regarder Sully qui n'avait pas bougée, soutenant du regard sa semblable. Marie lâcha un soupir, puis retourna dans l'allée du bus, se posant devant la Séviper inconnue qui venait de saisir piteusement un sac par la mâchoire.

« -Ton dresseur a disparu ?... Reste avec moi, en attendant qu'il te retrouve.  »

Sully approuva la proposition de sa dresseuse -même si cela ressemblait plus à un ordre qu'autre chose- d'un mouvement enthousiaste de la queue. Puis Marie pivota sur elle-même, et descendit du car l'air pensive. Après tout, cela n'était pas un si mauvais plan... Si elle parvenait à rendre ce Pokémon et ses affaires à son propriétaire, elle en aurait probablement les faveurs. Et si jamais elles ne parvenaient jamais à mettre la main dessus... Cela lui ferait toujours un Pokémon de plus.

Marie alla donc rejoindre les autres Mentalis, accompagnée par les deux Sévipers femelles. Elle apprit par les cris paniqués des autres élèves qu'il s'agissait de la Team Rouage qui venait d'enlever certains élèves, dont probablement le dresseur de la Séviper. La Mentali haussa les épaules. Tant qu'elle n'avait rien, c'était l'essentiel...

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© Mzlle Alice.



« Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. »
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 12:39
Intrigue

Groupe des étudiants sur l'île


Alors que vos vacances débutent tant bien que mal, vous êtes arrivés à vos habitations entendant de temps en temps le bruit des pas de Jackie faisant des rondes. Parfois vous entendrez des murmures, des discussions, des inquiétudes, personne ne sait ce qu'il est advenu des élèves disparus. Elisabeth Snow s'était évidemment chargée d'appeler les forces de l'ordre dès la sortie du bus pour signaler l'attaque et la disparition. Les forces de l'ordre lui expliquent déjà, n'ayant pas de pied-à-terre sur Cobaba que les recherches vont débuter mais prendre du temps, surtout n'ayant aucun indice.

Ce premier juillet restera dans les mémoires... Peu après les événements, Elisabeth Snow décide de retourner sur Lansat pour obtenir des informations. En fouillant dans les affaires de Jefferson elle découvrit une carte indiquant l'emplacement d'une Île. Immédiatement, elle reprend contact avec la police et retourne sur Cobaba avec la certitude d'une progression rapide de l'affaire grâce aux nouveaux éléments. Le lendemain fut une journée joyeuse pour certains élèves qui reçurent leur premier pokémon, pour l'équipe dirigeante de l'établissement : c'était l'horreur. Ayant rappelé la police, Mlle Snow apprend que ce n'est pas eux qu'elle eut au téléphone la veille et qu'ils n'avaient jamais rien appris à propos d'une localisation particulière.. Folle de rage, elle décide d'envoyer les professeurs, réputés comme faisant partie des meilleurs dresseurs du monde, à la recherche des disparus. À dos de leurs Pokémon, ils s'envolent ou surfent sous les regards effarés de quelques élèves curieux s'inquiétant du sort de leurs camarades. Jackie était restée sur l'Île, se faisant un sang d'encre pour sa sœur rivale partie avec les autres membres du corps professoral.

Une journée passe encore et aucune nouvelle des professeurs. Les membres de la police, conscient des méthodes employées par la Team Rouage, la jouent prudente et n'ont aucune idée de ce qu'il est advenu des enseignants. Nous sommes le mercredi 3 juillet et sous la pression et les demandes insistantes des élèves, Elisabeth Snow décide de s'adresser à eux, secondée par Jackie.

« Chers étudiants, nous n'avons aucune nouvelle de vos camarades. Pour être tout à fait honnête avec vous, nous n'avons plus de nouvelles de vos professeurs depuis plus d'une dizaine d'heures. Jackie laissa échapper un sanglot, montrant un visage aux élèves qu'ils n'avaient jamais imaginé auparavant. Nous sommes tous très inquiets et aux dernières nouvelles, votre professeur de duels, Monsieur Creed m'annonçait qu'ils approchaient de l'Île Frista à quelques kilomètres d'ici... Nous espérons encore obtenir des nouvelles avant la fin de journée. Nous sommes impuissants, nous sommes statiques, nous ne pouvons rien faire qu'attendre... Sachez chers étudiants, que nous partageons votre peine et votre inquiétude. »

Elle disparut dans son logement laissant les élèves à la surveillance de Jackie qui n'était plus elle-même, incapable d'empêcher un mouvement de révolte... Oui vous avez bien entendu, un mouvement de révolte ! Vous savez qu'Elisabeth Snow et la police sont en possession d'informations permettant de localiser vos camarades, vos Pokémon sont là pour vous aider, qu'allez-vous faire maintenant ? Ce choix est entre vos mains !

Rappel chronologique : L'arrivée en bus s'est faite le 1er juillet. Cette partie de l'intrigue débute le 3 juillet. Vous avez donc déjà passé deux nuits et une journée pleine sur l'Île.

à vous de jouer !


Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 3 7z5c
Aileen Sôma
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 14:20
Le trajet fut morne. L’arrivée, tout aussi morne. Ce n’était pas comme ça qu’Aileen avait imaginé ses vacances. L’île Cobaba était toujours aussi belle, mais… Elle se faisait un sang d’encre pour ses amis. Ruby, Djelly, Leonidas, Ginji, Ambre, tous ceux qui avaient disparu. Elle avait bien fait circuler l’information, d’ailleurs, qu’elle avait reconnu le logo de la Team Rouage sur leurs costumes. Comment aurait-elle pu l’oublier, après le vol de l’an dernier ? Au moment de s’installer dans les chambres, l’anarchie avait régné. Aileen en avait profité pour saisir le bras de Loan et se greffer limite à lui, lui signifiant qu’il était hors de question qu’elle aille dormir ailleurs qu’avec lui. Il ne semblait pas contre, le bougre… Mais comment pourrait-elle fermer l’œil de la nuit ? Avec tous ces kidnappés ? Vous serez en sécurité, qu’ils disaient. Tu parles. En une attaque, des élèves avaient été enlevés, et les profs n’avaient rien pu faire. Et leur belle gueule de directrice, elle avait fait quoi, mis à part mouliner des bras dans le vent ? Que dalle ! Elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Le bruit des patrouilles de Jackie n’avait pas arrangé les choses. Sphax et Hilda, d’ordinaires calmes, étaient tendus, assis au milieu de la maisonnette à surveiller portes et fenêtres pour empêcher quiconque d’entrer. Les profs allaient-ils faire quelque chose au lieu de patrouiller comme des imbéciles ?

Le premier jour de vacances fut aussi morne que le premier. Les élèves murmuraient entre eux, se demandant ce qu’il allait advenir de leurs camarades. Sans prévenir personne, les profs s’en allèrent en bloc avec agitation, et l’espoir revint. Avaient-ils trouvé leurs amis ? Les élèves s’agitaient. S’agaçaient, plutôt, et Aileen comprenait ça. Après tout, ils n’avaient aucune nouvelle, et voilà que leurs professeurs s’en allaient d’un coup, sans leur dire où, ni quoi, ni comment ? Et ils s’attendaient à ce que les élèves restent calmes ? Enfin, d’un côté, avec Jackie en personne à la surveillance, ils ne pouvaient pas tellement broncher, cela dit. Mais tout de même. Être tenus ainsi dans l’ignorance alors qu’il s’agit de leurs amis ! La journée se déroula trop lentement pour la Pyroli, qui errait entre les baraquements, son Absol et sa Persian collés à elle pour la protéger du moindre danger. Le soir vint. Puis la nuit. Aucune nouvelle des professeurs. Jackie commençait à s’agiter. Snow aussi. Aileen la sentait mal, cette expédition… Bordel, où étaient passés leurs profs ? Le lendemain, la grogne des élèves monta d’un cran, et bientôt, ils se rassemblèrent tous, exigeant d’avoir des nouvelles. Snow fut bien obligée de leur accorder cela, et rassembla ses ouailles pour un discours… Mémorable.

« Chers étudiants, nous n'avons aucune nouvelle de vos camarades. Pour être tout à fait honnête avec vous, nous n'avons plus de nouvelles de vos professeurs depuis plus d'une dizaine d'heures. Nous sommes tous très inquiets et aux dernières nouvelles, votre professeur de duels, Monsieur Creed m'annonçait qu'ils approchaient de l'Île Frista à quelques kilomètres d'ici... Nous espérons encore obtenir des nouvelles avant la fin de journée. Nous sommes impuissants, nous sommes statiques, nous ne pouvons rien faire qu'attendre... Sachez chers étudiants, que nous partageons votre peine et votre inquiétude. »

Silence… Puis explosion de colère. Aileen serra le poing. Avant d'exploser à son tour. Trop, c'était trop ! La Team Rouage les attaquait au cirque des boulons, leur volait des Pokémon au sein même de l'académie, plaçait deux pions à la tête de l'école, et maintenant, ils les attaquaient sur la route des vacances pour kidnapper des élèves ?!

« C'est une plaisanterie ?! Vous aviez dit qu'on serait protégés ! C'est ça, la protection en question ? On nous attaque, on nous vole nos Pokémon, on nous kidnappe ?! Et nos profs disparaissent ?! C'est ça, votre protection ?! C'est pas une école, c'est juste un putain d'open-bar pour la Team Rouage ! »

Sans rien dire, Hilda se leva, rentra dans la maisonnette où dormait sa dresseuse, et en sortit avec son sac à dos en chanvre, celui qu’elle emportait partout, pour le poser aux pieds de la préfète. Dans un geste rageur, Aileen s’en saisit et l’enfila, sombre. Jackie avait montré de la faiblesse. Ils ne savaient pas où étaient les professeurs, ils ne savaient pas où étaient les élèves, et Jackie avait montré de la faiblesse. Révolution. Insurrection. Sans un mot, la brune tourna les talons pour se diriger vers Estelle, et l’attrapa sans grande douceur par son poignet valide, avant d’obliquer vers son frère, pendant que Sphax la quittait temporairement pour aller chercher Heath, le garçon qu’il avait grogné deux jours plus tôt, le saisissant par le tee-shirt pour le tirer vers le petit rassemblement. Étrangement, le fait de voir la préfète en chef bouger sembla inciter quelques élèves à la rejoindre.

« Estelle, toujours partante pour aller les chercher ? Et toi Orren, t’es toujours chaud ? » Elle jeta un bref coup d’œil à Heath, et décida de se fier à l’instinct de Sphax. Il ne l’aimait pas. Alors elle non plus. « Et toi Jones, tu nous suis, ou tes mots d’il y a deux jours, c’était que du vent ? »

Spoiler:
 



Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Calliope Pryde
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 14:52
Dans son sommeil, il n'y avait rien de particulier. Elle entendait juste... Des bruissements, des voix...  Toujours installée sur le siège du bus, elle n'avait absolument pas conscience de ce qu'il se produisait actuellement.. Tarsal était toujours contre elle, endormie elle aussi. Dans son esprit, c'était le noir total jusqu'à ce qu'une lumière au loin apparaisse. Callie tentait de s'en approcher, une main en avant comme pour l'attraper. Mais plus elle avançait, plus cette lumière s'éloignait, la rendant ainsi inaccessible. Que représentait cette lueur ? La destinée, une destinée que la demoiselle n'arrivait plus à se fixer depuis quelque temps déjà. Depuis cette nouvelle, elle se sentait perdue. Son cœur avait prit un sacré coup et elle n'était plus sûre de rien, baissant les bras en ne laissant même pas la chance aux autres de tenter de la réconforter. Personne ne le pouvait vraiment car personne ne connaissait ses véritables sentiments mise à part Hana, son starter. Mais même la plante énervait Calliope quand cette dernière insistait de trop pour lui redonner le sourire. C'était un fait : Callie n'était plus vraiment la même. Elle avait perdu sa joie de vivre et son énergie, ce qui se voyait directement quand elle l'observait. La Givrali n'était pas trop douée pour masquer les sentiments, ils ressortaient naturellement chez elle.

Pendant combien de temps avait-elle tenté de rattraper cette lumière au loin ? Elle ne le savait pas. Le réveil était plutôt rude... Ouvrant les yeux délicatement, la première chose qu'elle ressentait, c'était une douleur dans la nuque la forçant à ne pas bouger d'un pouce. Son regard se tournait ensuite vers son voisin avec lequel elle venait tout juste faire connaissance. Lui qui était déjà bien vif avait déjà débouclé sa ceinture. Callie ouvrait la bouche mais aucun son n'en sortait. "Que s'est-il passé ?" C'est la question qu'elle aurait voulue poser. Elle sentait ensuite entre ses mains, contre son corps, le petit cœur battant de son nouveau Pokemon. Tarsal était là et dormait toujours. Après une rapide analyse, Callie en concluait que son Pokemon n'avait rien et la rappelait immédiatement dans sa Pokeball. Petit à petit, elle retrouvait sa motricité bien que tourner la tête lui était encore difficile et peu supportable. Il n'y avait presque plus personne dans le bus et Alban la conviait à le quitter à leur tour. Tenant sa main, il l'entrainait vers l'extérieur.

Dehors, c'était le chaos total. Tout les bus étaient à l'arrêt et tout le monde -élèves comme professeurs- se retrouvaient pour essayer de faire le point sur la situation. Calliope ne comprenait pas tout car chacun discutait dans son coin avec un débit de parole relativement impressionnant. De plus, elle passait de groupe en groupe, toujours entrainé par le garçon. Néanmoins, en captant quelques mots, elle pouvait se reconstituer ce qu'il venait de se passer : des criminels avaient stoppés leur moyen de transport et avait kidnappé des élèves. Dans quel but ? Elle ne le savait pas... Encore plus démoralisée, son regard se posait sur son compagnon qui venait tout juste de lui lâcher brusquement la main. Sur l'instant, elle ne comprenait pas ce geste et elle s'en fichait un peu. L'essentiel pour elle était de retrouver son calme. Elle fermait alors les yeux, se concentrait et prenait une grande inspiration pour tout relâcher progressivement.

_ Oui... Je crois. Il le faut. A part la nuque, je n'ai pas douleur particulière... Par contre, c'est de toi qu'il faut t'inquiéter, regarde.

La demoiselle pointait alors son épaule, le laissant découvrir un morceau de verre logé à l'intérieur et du sang coulant légèrement. D'après elle, ce n'était qu'une plaie superficielle. Mais le risque était quand même l'infection.. Elle se tournait et cherchait désespérément l'infirmière de l'établissement mais cette dernière semblait bien trop occupée à régler d'autres soucis, notamment rassurer les plus atteints psychologiquement. Callie n'hésitait donc pas une seconde de plus et partait vers la soute du bus pour y prendre ses affaires et ainsi sortir sa propre trousse de secours. Elle allait prêter main forte à ceux qui nécessitaient quelques soins, Alban en premier. Elle retrouvait ce dernier là où elle l'avait laissé.

_ Je vais la retirer. Attention... Un, deux... Et trois !

D'un coup sec, la rouquine délogeait le bout de verre en espérant ne pas y avoir laissé quelques cristaux. Elle se saisissait ensuite de pipettes de sérum physiologique afin de rincer la plaie et dégager les plus grosses particules pouvant gêner la future cicatrisation de la blessure. Le reste allait être plus douloureux. Sans même l'avertir, ayant peur de se retrouver face à une chochotte, la jeune fille déversait un peu d'alcool pour désinfecter le tout. La seconde suivante, elle compressait le tout avec une compresse qu'elle maintenait à l'aide de sparadrap. C'était rapide, peu pratique mais le stricte nécessaire.

_ Voilà... Bon, je vais aider les autres.

Mais Callie était arrêtée dans son élan par la directrice qui venait d'élever la voix, ordonnant à tout le monde de remonter dans le bus pour qu'ils puissent quand même rejoindre le village. Les yeux se posaient de nouveaux sur Alban et elle haussait les épaules pour finalement lui accorder son premier sourire. Dans le fond, il ne semblait pas méchant... Même s'il paraissait plus inexpressif qu'autre chose. Calliope se disait que s'était sa manière à lui d'être choqué et dépassé par les évènements récents.

_ Tu viens ? lui demandait-elle.

D'une certaine manière, elle se raccrochait à cette personne bien qu'elle ne connaissait de lui que son prénom. Une petite relation de confiance s'était déjà installée, parce que le garçon avait protégé la Givrali. Cela permettait à la demoiselle de s'ouvrir un peu plus et d'oublier ses idées noires. Car il y avait plus important : Leo faisait partie des élèves kidnappés. Durant le trajet en bus, Callie s'était réinstallée au côté de son voisin, entamant un peu plus la discussion afin d'en apprendre plus sur lui. Elle lui demandait notamment s'il était à l'académie depuis longtemps et c'est à ce moment qu'elle comprenait pourquoi il ne lui disait rien : il s'agissait d'un nouvel élève, entamant la classe d'été qui avait été proposée par l'établissement Callie enchainait rapidement, retrouvant l'énergie d'antan, afin de lui expliquer quelques petites choses au sujet de la Pokemon Community. Elle se sentait de plus en plus à l'aise avec son interlocuteur mais elle n'oubliait pas pour autant le drame qui les avait touchés...

C'est en très peu de temps qu'ils arrivaient à destination. L'heure de la séparation avait sonné car les élèves devaient regagner les maisonnettes qui leur avait été attribuées. Callie adressait un signe de main à Alban et s'éclipsait rapidement pour rejoindre son logement. A l'intérieur, elle avait prit une douche et était restée longtemps dessous, au plus grand désarroi des autres élèves avec lesquels elle partageait l'habitation. L'eau coulait sur son visage, ce qui lui permettait d'oublier... De ne penser à rien. Ce n'est qu'en se couchant d'en son lit que tous ses tourments revenaient et que des questions se posaient. Qu'allait-elle faire, elle qui n'était pas courageuse ? D'après un célèbre dicton : la nuit porte conseil...

******

Le lendemain matin, Callie se réveillait dans les nuages. Elle n'avait pas très bien dormi, tourmentée par ses pensées et les évènements récents. Et elle n'était pas la seule. L'administration avait décidé de bouger un peu en envoyant les professeurs à la recherche des disparus. Et la journée passait comme elle aurait du se passer : les nouveaux recevaient leur Pokemon par le collectionneur et chacun s'occupait comme il le pouvait. Callie, elle, avait été élue préfète de son dortoir. Un prestige auquel elle ne savait pas quoi penser. Puis, elle restait cloitrée dans sa chambre jusqu'au lendemain à réfléchir à la situation.

Le 3 juillet, la directrice a décidé de faire une annonce. Et pour l'occasion, tous les élèves se sont regroupés sur la place, Callie comprise. Elle y retrouvait d'ailleurs Alban, vers qu'il elle se tournait en premier pour prendre de ses nouvelles. Puis, tout le monde écoutait le discours d'Elisabeth. Discours qui ne plaisait pas particulièrement car la plupart des personnes étaient sous le choc. Certains se révoltaient, notamment la préfète des Pyroli. Le général Jackie ne savait plus quoi faire. Immédiatement, la jeune rousse se tournait vers l'ardente demoiselle qui semblait plus motivée que jamais, ce qui donnait du courage à notre médecin qui n'en avait pas tellement. Callie voyait en Aileen une motivation naitre. Suivi ou non par Alban, la rouquine se postait près du groupe vers lequel Aileen s'était tourné. Il y avait Orren, le préfet des Voltali et la fameuse Estelle, celle vers qui le cœur de Leo penchait. Callie évitait cependant de croiser son regard.

_Je peux venir avec vous ?! s'exclamait-elle d'un coup. Mais lorsque l'attention fut portée sur elle, Calliope hésitait. J-je... Je suis médecin et je pourrais être utile... Enfin, je pense...


Spoiler:
 
Orren Losvrôk
Orren Losvrôk
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 15:19
Troisième jour sur Cobaba. Toujours aucune nouvelle des profs qui étaient partis et la tension commençait à monter. La nuit, Orren avait du mal à dormir, trop inquiet pour ses camarades kidnappés. En plus il entendait les pas réguliers de Jackie quand elle passait pas loin de son habitation. Il avait envie de sortir, de faire lui aussi des rondes. Mais sa première tentative e soir s'était soldé par un cuisant échec. A peine Jackie l'avait-elle vu dehors qu'elle lui avait ordonné sèchement de rentrer et de se reposer. Néanmoins une certaine tension était palpable chez laréférente des Pyrolis. Son regard avait quelque chose de compatissant, comme si elle comprenait clairement l'inquiétude du garçon et son envie de se rendre utile. Il fallait dire que la soeur du Général était aussi partie à la recherche des élèves et qu'on n'avait toujours aucune nouvelle. Il ne savait pas pourquoi, mais ça sentait mauvais.
Il se réveilla donc, la tête dans le cirage et d'une humeur massacrante. Il avait rêvé cette nuit. Rêvé de la nuit où Hrund avait été kidnappé, emmené par la Team Rouage. Son Kraknoix, son Pokémon, il voulait le retrouver, il lui manquait. Mais il savait très bien que jamais il ne retrouverait son compagnon, impossible ces voleurs s'en étaient emparés pour toujours. Après s'être lavé et préparé, il sorti de la cabane, voyant immédiatement plusieurs élèves rassemblés en face de leur directrice. Il s'approcha à son tour.

Il voyait dans le groupe Aileen, Loan et bien d'autres personnes qu'il connaissait bien. Pourtant c'était surtout l'absence de ceux qui avaient été enlevés que le garçon remarqua. Pas de Ginji en train de manger, pas de Raph toujours avec son air un peu solitaire, pas de Djelly qui venait le taquiner et pas de Ruby. Il serra les mâchoires, il voulait partir tout de suite pour retrouver les autres élèves. Mais qu'avait leur directrice à leur dire ? Jackie était à coté d'elle et la femme d’habitude si imperturbable et si forte semblait au bord d'exploser, mais pas de colère comme on pouvait s'y attendre. Son visage était tordu par une expression triste.

-Chers étudiants, nous n'avons aucune nouvelle de vos camarades. Pour être tout à fait honnête avec vous, nous n'avons plus de nouvelles de vos professeurs depuis plus d'une dizaine d'heures. Nous sommes tous très inquiets et aux dernières nouvelles, votre professeur de duels, Monsieur Creed m'annonçait qu'ils approchaient de l'Île Frista à quelques kilomètres d'ici... Nous espérons encore obtenir des nouvelles avant la fin de journée. Nous sommes impuissants, nous sommes statiques, nous ne pouvons rien faire qu'attendre... Sachez chers étudiants, que nous partageons votre peine et votre inquiétude.

Pardon ?! Aucunes nouvelles des profs non plus ? Non mais c'est quoi ce bordel ! Il se passe quoi là ? Ils comptaient rester ici sans rien faire, à attendre que la Team Rouage vienne et continue ses rafles ?! Alors que la directrice partait et que Jackie laissait s'échapper un sanglot, Orren entendit la voix de sa soeur s'élever, vibrante de colère. Il était on ne peut plus d'accord avec elle et venait de prendre sa décision. Il venait de voir Jackie pleurer, PLEURER ! La femme venait de perdre sa soeur, et Orren ne put que compatisse à son état, mais désormais il fallait que les élèves prenne le relais et s’organisent. Peu importe ce qu'en penserait Snow, elle l'avait empêché d'intervenir le jour de l'enlèvement, mais aujourd'hui c'était fini. Personne ne l'empêcherait de venir au secours de ses amis et de ses profs. mais pas seuls. Aileen se pointa devant lui avec Estelle, comme ayant lu dans ses pensées. Blaze toujours sur l'épaule, Orren lui rendit son regard, plus déterminé que jamais. Sphax ramena Heath, le cousin de Ruby. Parfait, voyons si ce mec avait les tripes d'aller jusqu'au bout ou si ce n'était que de la parole. Skoll pointa un regard mystérieux envers le jeune homme et s'assit à coté de l'Absol, un air impassible dans ses yeux. Loki était de l'autre coté de son dresseur, le dragon bicéphale semblait à l'opposé de son caractère habituel. Il était calme, stoïque et pensif. Orren savait très bien que sous cette apparence, il bouillonnait et que le premier à le provoquer lui ou son dresseur se prendrait 50kg de Diamat sur la tronche. Tournant son regard océan vers sa soeur, il dit d'une voix dure et déterminée.

-Bien sûr ! J'attends que ça, tu devrais t'en douter. Estelle, tu te sens aussi prête ? Et toi Heath ? Prêt à agir au lieu de parler ? Il se tut quelques instants avant de reparler. On va leur montrer ce qu'il en coûte de prendre nos amis...

Il avait la rage au ventre, et avait envie d'en découdre avec la Team Rouage. Mais soudain la voix d'une jeune fille qu'il n'avait pas remarqué auparavant le fit se tourner. Il ne la connaissait pas et elle sembla se tasser quand le regard de tous se tournèrent vers elle. Elle demanda à participer. Une médecin s'était toujours bien. Orren lui fit un peu de place pour qu'elle puisse rejoindre le cercle et lui répondit.

-Bien sûr que tu peux venir. Toute personne qui veut aider le peut. En plus une médecin, ça peut vite s'avérer utile... Je suis Orren Losvrôk, préfet des Voltalis.

Il se présenta sommairement avec une voix beaucoup plus dure qu'il le voulait. Il n'avait pas envie de se montrer agressif, mais la situation le préoccupait trop pour qu'il fasse attention au ton qu'il employait.

HRP:
 



Orren Losvrôk
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Seth Evans
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 16:30
Que des conneries. Tant de conneries. Les profs allaient-ils réellement s'occuper de tout cela ? Seth en doutait. Leurs compétences n'étaient certes pas à remettre en doute, mais leur nombre... Que feront-ils face à des probables centaines de sbires ? On parle de la Team Rouage, pas d'un petit gang de collégiens. Même si "l'armée" de la Pokemon Community n'était composée que d'élèves, ceux-ci étaient plus que nombreux, au moins assez pour tenir tête à l'organisation. Mais cela ne fut pas dans les plans de la direction de perdre plus d'élèves encore, quitte à mettre un terme à tous les agissements de la Team. Seth faisait partie de ces gens déjà en désaccord avec les hautes instances. Il voulait intervenir dès le début mais savait éperdument que c'était peine perdue. Sans avoir la moindre information sur la cachette Rouage, il serait en effet difficile de provoquer la moindre baston directe avec eux. De ce fait, lorsque la nuit tomba, le stratège s'en alla dans une des maisonnettes sans même tenir compte de son entourage, bien trop préoccupé à penser à sa tendre disparue.

Une nuit passa. Nous étions donc au lendemain de ce terrible accident. Alors que les nouveaux recevaient leur starter sur la plage, Seth resta cloîtré dans sa chambrette en briefant rapidement l'intégralité de son équipe, Karnak en plus. Bien que ce dernier n'affectionnait pas particulièrement le stratège, coopération était de mise pour aller sauver la bleue. Et quitte à ce que tout le monde déprime autant que le Tutafeh, le groupe entier passa sa journée dans la maisonnette, à établir des plans plus ou moins farfelus après avoir supposé l'existence d'une hypothétique base cachée. Quelle journée de merde, en somme. Mais c'est pour le travail la bonne cause.

Le lendemain, réunion. Elisabeth avait demandé le rassemblement des élèves. Voulant bien évidemment être informé de la situation en temps réel, Seth s'y rendit sans trop d'hésitation. Ce meeting le fit grincer des dents. La seule annonce y étant faite fut des plus lamentables. Cet enchaînement d'événement avait été si prévisible qu'on aurait pu en rire si la situation n'avait pas été si critique. Des larmes de Jackie ? Ahah ! Ce n'est pas quelque chose d'aussi exceptionnel qui allait arranger la situation. Celle qui était autrefois considérée comme la Terminator parfaite affichait son visage humain, pour le plus grand plaisir de certains. Mais d'un autre côté, sa peine était partagée. Le stratège se retînt de succomber à son tour et baissa simplement les yeux en grommelant, alors qu'une voix se démarqua de la silencieuse cohue tragique. C'était Aileen. La préfète Pyroli venait de parler pour la plupart des élèves, exprimant sans gêne leur ressenti. Il est vrai.

Seth quitta néanmoins le rassemblant et zyeuta rapidement son iPok, ne serait-ce que pour obtenir une carte de l'Archipel complet. L'île Frista ne se situait pas si loin de Cobaba ; c'est une chance. Si Ace n'avait pas menti dans ses derniers propos transmis, alors cette île sera la destination de rêve pour toute une troupe d'élèves enragés. D'ailleurs, un second rassembla se créa, celui-ci uniquement composé desdits élèves. Aileen semblait en être le cœur. Si on se fiait aux propos qu'elle avait tenu, pour sûr qu'elle ne comptait pas rester les bras croisés. Ceci était plutôt bon à savoir. Le stratège s'approcha donc du groupe grandissant comme si de rien n'était, les mains dans les poches et l'air quelque peu renfrogné.

– Yo. Je m'incruste. J'en ai marre d'attendre à ne rien faire. Sensation partagée par le Tutafeh de la spécialiste spectre disparue qui ne s'exprimait que par ses pleurs habituels. L'île Frista n'est vraiment pas si loin. Une traversée en bateau nous prendrait une bonne partie de l'après-midi, mais à Pokémon, c'est autre chose. Suite à quoi, il regarda les personnes dont il n'avait pas connaissance jusqu'à présent se présenta brièvement à eux, manquant énormément d'entrain par rapport à d'habitude. Il faut dire que la situation ne se prêtait pas vraiment à ses piailleries habituelles. Bref. Je me fous totalement des conséquences, je veux simplement y aller.


HRP:
 


Alban Abernaty
Alban Abernaty
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Pokeathlète Coach
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 16:40
Calliope avait été incroyablement docile pour une fille qui ne lui adressait que peu la parole une heure auparavant. Se laissant guider par la main d’Alban, elle sortit lentement du bus et ils se regroupèrent avec d’autres élèves pour essayer de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Sous ce décor si paradisiaque, l’horreur de la chose était incroyablement ironique. Le ciel était toujours aussi beau, avec son soleil étincelant et ses quelques nuages. L’île ? Tropicale et magnifique. Alban trouvait cela plutôt injuste ; certaines personnes étaient en train de pleurer ou de gémir désespérément de la perte de leurs camarades, et le ciel se riait de leur sort. Il restait là, imperturbable, capricieux, n’en faisant qu’à sa tête. Mais Alban aimait le ciel. Il le trouvait libre, honnête, et aussi complexe qu’un kaléidoscope. Ses limbes étaient sans limites, son étendue sans frontières. Le châtain laissa ses yeux voguer vers le large. Il n’y avait pas grand-chose qu’il puisse faire pour se rendre utile, actuellement. Il n’avait pas de Pokémon, il avait un genou qui le ralentissait, et il ne connaissait personne. Il se sentait étrangement éloigné de toute cette agitation, comme si cela ne le concernait pas. Et pourtant, il avait ce petit pincement au cœur qui le faisait se sentir désolé pour tous ces gens désespérés. Avec Calliope, ils s’arrêtèrent enfin à un endroit plus calme. Alban tenta de ne pas prêter attention aux supplications qu’il entendait autour de lui, mais c’était une tâche trop difficile. La rouquine prit alors la parole et il fut de retour sur terre brutalement. Après l’accident, elle semblait s’être totalement décoincée, comme si l’événement l’avait reboostée. Elle gardait cet air triste qui se lisait dans ses yeux comme dans un livre ouvert, mais elle était… différente.

Alban fut rassuré de savoir qu’elle allait bien, même s’il s’inquiétait de son cou. Dans ce genre d’accidents, le contrecoup se faisait bien plus tard. Il s’apprêta à riposter et à lui demander où ils pourraient trouver un médecin lorsqu’elle lui fit remarquer qu’il avait un morceau de verre fiché dans l’épaule. Alban s’étonna de le voir là et maudit sa malchance de lui avoir encore donné une raison d’être faible et assisté. La blessure ne lui faisait pas mal. La plaie semblait plutôt légère, ce qui le rassura un peu. Il avait assez soigné de Pokémon Vol durant son enfance pour savoir qu’un éclat de verre logé profondément pouvait être dangereux. Toujours sans expression, il inspecta le morceau de verre et soupira :

- Ce n’est pas grand-chose, ne t’inquiète pa-, commença-t-il, mais Calliope était déjà repartie vers le bus en trottinant d’un petit pas qui la rendait mignonne.

Alban secoua la tête. Il s’en voulut de penser ça alors que la situation ne s’y prêtait pas vraiment. Elle était partie sans dire un mot et le garçon cru que la vue du sang la répugnait et qu’elle devait par conséquent aller prendre l’air et s’éloigner. Pourtant, il la revit revenir bien rapidement avec une trousse de soin. Sans lui laisser le temps de poser des questions, elle lui indiqua qu’elle comptait retirer l’éclat de verre, ce qu’elle fit sans autre forme de procès.

Alban n’esquissa même pas une grimace. Certes, la douleur était forte, mais c’était largement supportable. Intrigué et fasciné, il regarda Calliope lui administrer les premiers secours en désinfectant sa plaie. A peine quelques secondes plus tard et elle lui faisait un bandage, hop, terminé. Le garçon n’en revenait pas. Elle qui avait l’air si fragile et frêle, la voilà qui le soignait avec un professionnalisme impeccable. Il pensait qu’elle avait eu peur du sang et était partie. En réalité, elle était bien plus robuste qu’elle en avait l’air.

- Merci, lui dit-il. Tu es vraiment douée.

Après s’être assurée qu’il n’y avait plus de blessures, Calliope se prépara à venir en aide aux autres blessés lorsqu’une femme qui devait être la directrice ordonna à tout le monde de remonter dans les bus. Ses propos furent suivis d’une vague de protestation, mais bien rapidement, les élèves obéirent. Calliope elle-même demanda à Alban de la suivre, et ils retournèrent ensemble s’assoir à leur place. Maintenant que tout le monde avait regagné ses sièges, Alban se rendit compte que la rousse qui était assise devant lui n’était plus là. Avait-elle changé de place ou de bus pour se retrouver avec d’autres camarades, ou avait-elle, comme la rumeur le disait... disparue.

Alban sentit une bouffée de panique l’envahir, mais Calliope su le calmer. Elle se mit à entamer la conversation, de façon bien plus naturelle qu’au départ, et, rapidement mis en confiance, Alban lui parla également. Une fois la glace brisée, le brun était bien plus bavard qu’on aurait pu le penser, derrière son expression froide et détachée. Il répondit aux questions de sa voisine de siège, lui raconta qu’il venait d’arriver, et lui posa quelques questions sur l’académie et sur l’île Cobaba. La différence était drastique, et Alban se rendit compte que Calliope était de très bonne compagnie et qu’il appréciait lui parler. Il lui raconta que ses parents tenaient une poste Pokémon, mais ne mentionna ni les courses aériennes, ni Cirrus, ni son accident. Bien qu’en confiance, Alban n’était pas du genre à raconter ses problèmes dès qu’il faisait la connaissance d’une personne… et à dire vrai, il n’abordait jamais ces sujets, en présence de qui que ce soit…

En un temps qui parut extrêmement court, ils arrivèrent enfin à destination et Alban et Calliope se séparèrent. Après s’être dit au revoir, ils regagnèrent leurs logements respectifs. Brièvement, Alban se présenta à ses colocataires à qui il ne parla que très peu ; visiblement, les derniers événements avaient bouleversé tout le monde, et chacun n’attendait qu’une chose : s’isoler dans sa chambre pour essayer d’oublier la journée. Mais Alban oublia difficilement. Il gardait toujours en tête les expressions de ceux qui deviendraient ses nouveaux camarades. Belle première journée ? Pas vraiment, non. Se glissant sous ses couettes, il passa quelques pommades sur son genou et pensa au lendemain. A la première heure, il irait chercher son Pokémon. Cette pensée le réconforta et lui donna du baume au cœur. Son premier Pokémon… Sur des pensées un peu plus légères, il glissa vers les songes et les bras de Morphée le cueillirent délicatement…

------------------◊------------------

Il ouvrit les yeux aux aurores. Habitué à se lever tôt pour donner à manger aux oiseaux de sa volière, il n’eut aucune difficulté à se lever. Le sommeil avait été réparateur, et il s’était rapidement endormi, même compte tenu de l’incident de la veille. Il était ensuite parti chercher son Pokémon, et avait rencontré Zéphyr, son Goélise chromatique aux ailes dorées. Bien que leurs débuts aient été difficiles, Alban et Zéph’ s’attachèrent très rapidement l’un à l’autres. Le Pokémon s’était habitué au fait que son dresseur marchait en boitillant. De son côté, Alban s’était habitué au fait que son Goélise ne puisse pas voler et se déplace en sautillant comme un Passerouge. Cela dit, le châtain gardait bon espoir d’apprendre à son premier Pokémon comment goûter au plaisir incroyable de s’envoler. Il n’y arrivait pas parce qu’il n’avait jamais essayé, et qu’il était encore trop jeune pour s’y risquer. Mais Alban n’avait pas voulu le brusquer. Il savait se montrer patient, et ce n’était de toute façon pas le premier Pokémon qu’il allait élever. Par contre, c’était son premier Pokémon à lui…

Plus joyeux que la veille, Alban avait passé son temps à s’occuper de son petit protégé. Il avait essayé de voir si Calliope était dans le coin, mais il ne l’avait pas trouvée. Ce ne fut que le lendemain qu’il la retrouva, dans des circonstances qui auraient pu être meilleures…

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Tous les élèves avaient été rassemblés pour une annonce de la directrice. Les bruits de couloirs étaient parvenus jusqu’à Alban et il avait rapidement appris que des enseignants de l’académie étaient partis chercher les élèves. Pourtant, l’enquête semblait au point mort et il se sentait excité d’enfin avoir de nouvelles. Parmi la foule agglutinée, il repéra la chevelure rousse de Calliope et se dirigea naturellement vers elle. Etrangement, il lui adressa un léger sourire qui ne lui semblait pas forcé du tout : il était simplement content de la revoir.

- Bonjour Calliope, comment vas-tu depuis avant-hier ? Ta nuque va mieux ?

Ils échangèrent quelques mots puis Elisabeth Snow commença son discours. De ce qu’il en comprenait - ce qui était compliqué compte tenu des sanglots d’une femme aux allures très masculines qui avait l’air de pouvoir vous castrer en 50 nuances de Krav Maga -, il n’y avait plus aucune nouvelle des enseignants et… et c’était tout. La femme s’excusa et pris congé, ce qui déclencha les passions. Certains hurlaient au n’importe quoi. Une fille brune aux longs cheveux pestait à voix haute, et elle annonça de but en blanc qu’elle irait chercher les disparus, commençant à rassembler ses amis pour une excursion qui s’annonçait dangereuse. Alban ne put qu’admirer son courage. Mais que pouvait-il faire, lui ? Calliope ne s’embarrassa pas de doutes, et elle se dirigea d’un pas vif vers la brune. Alban la suivit, ne sachant que trop faire, et son sang fit un tour lorsque sa camarade se proposa pour partir avec eux…

Il ne la connaissait que très peu, et pourtant, il s’inquiétait déjà pour elle. Il maudit son corps de faible. S’il avait été moins diminué, il serait venu avec elle. Était-ce de la peur ? Pas vraiment… Mais il s’en voulait énormément de se sentir aussi faible. Il ferma les yeux et prit sa décision. S’avançant d’un pas, il essaya de se tenir digne et droit pour ne pas montrer que son genou était faible. Il fallait qu’il parvienne à dompter sa douleur.

- Excusez-moi… Je sais que je ne suis arrivé qu’il y a deux jours et que je n’ai eu mon Pokémon qu’hier, mais j’ai tout comme Calliope quelques compétences pour soigner les Pokémon. Je ne serai peut-être pas très utile en combat, mais si vous le souhaitez, je peux venir aider. Je veux dire…

Les regards se tournèrent vers lui et il se sentit intimidé. Lui, le nouveau, parmi toutes ces pointures. Au milieu de la fille courageuse, du garçon qui semblait puissant et fiable, et de Calliope, qui était bien plus robuste que les apparences le laissaient penser.

- Je veux aider à retrouver les élèves disparus.

Il se tourna légèrement vers celui qui se présenta comme le préfet des Voltalis, et le regarda droit dans les yeux d’un regard qui ne flancha pas.

- Et je suis Alban Abernaty, nouvel élève chez les Voltalis.

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Khal-Ynen
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 17:26
Wolfen était couché au pied de mon lit. Il dormait. J'étais couché moi aussi, mais je n'arrivais pas à fermer l’œil. Aujourd'hui, nous n'avions pas eu de nouvelles par rapport aux élèves kidnappés. J'étais plus qu'inquiet. Mais même avec le Caninos que je venais d'avoir, je restais impuissant. La nuit allait être longue. J'entendais parfois le bruit d'un des professeurs qui faisait ses rondes. Pour passer le temps, vu que je n'arrivais pas à dormir, je comptais ses pas. Mon Caninos, lui, dormait tranquillement, je n'osais pas le réveiller. J'avais besoin de parler, donc je me parlais à moi-même. Dans la nuit et son silence, il y avait moi, le nouveau qui chuchotait à son coussin. C'était ma seule occupation. Je me demandais ce que l'administration allait faire. La police viendrait ? On partirait les chercher ? Je ne sais pas, à vrai dire, je pense qu'on devra faire comme si de rien était. J'émettais des hypothèses tout seul, en attendant que le sommeil me vienne. Puis petit à petit, mes yeux se fermèrent. Je me suis endormis.

Nous étions le 3 juillet. Je me suis levé tôt, j'étais un peu fatigué, mais ça allait. Wolfen dormait encore. "Je sens que tu vas être du genre flemmard toi." lançais-je dans le vide vu qu'il dormait. Je partis me laver. Une fois propre, je me suis habillé pour pouvoir sortir. Je réveillas Wolfen en enfilant mes baskets. J'entendais une multitude d'élèves parler dehors. J'étais un peu gêné de rejoindre la foule mais qu'importe, j'ouvris la porte pour rejoindre les autres. Tout le monde parlait, et en face de l'attroupement d'élèves, il y avait la directrice. Elle était secondée par le professeur dont je comptais les pas la nuit dernière. Je me sentais mal à l'aise en voyant la tension qu'il y avait. C'était à présent mon troisième jour sur l'île et ce n'était pas vraiment ce à quoi je m'étais préparé.

« Chers étudiants, nous n'avons aucune nouvelle de vos camarades. Pour être tout à fait honnête avec vous, nous n'avons plus de nouvelles de vos professeurs depuis plus d'une dizaine d'heures. Nous sommes tous très inquiets et aux dernières nouvelles, votre professeur de duels, Monsieur Creed m'annonçait qu'ils approchaient de l'Île Frista à quelques kilomètres d'ici... Nous espérons encore obtenir des nouvelles avant la fin de journée. Nous sommes impuissants, nous sommes statiques, nous ne pouvons rien faire qu'attendre... Sachez chers étudiants, que nous partageons votre peine et votre inquiétude. »
La directrice venait de finir son discours, le professeur a lâché quelques sanglots. Une masse sonore de protestations se fit entendre. Je sentis la colère m'envahir. Je ne m'étais jamais sentis comme ça auparavant. Peut-être était-ce parce que la directrice elle-même venait de dire que nous étions impuissants. Les élèves, puis les professeurs. C'était devenu abusé. Je ne pouvais plus supporter ça.
J'entendais derrière-moi un groupe discuter, ils parlaient de faire quelque chose. J'y ai vu aussi un nouveau, comme moi, les rejoindre. Il était vrai que je n'avais encore jamais combattu avec Wolfen, à vrai dire, ça faisait même pas vingt-quatre heures que j'avais ce Caninos. Cependant, j'avais été entraîné à me défendre. Et puis, je suis sûr que mon Pokemon a du potentiel. Je devais prendre sur moi et oublier ma timidité maladive.
Je me suis approché du groupe d'élève, il y avait mon préfet. Lui, je savais que je pourrais lui parler sans bégayer. J’hésitais quelques seconde avant de marcher doucement vers lui. Je m'approcha de plus en plus et je me sentais encore plus gêné. Je me disais que c'était bon, que je pouvais me proposer. Une fois à son niveau, il était dos à moi. Je ne voyais que ses cheveux noirs, je lui tira la manche doucement. Il se retourna, je n'attendis pas plus longtemps. Je fermais les yeux et lui lança d'une traite: "Je vous ai entendus parler, je sais que ça ne se fait pas d'écouter ! Mais, même si je suis nouveau et pas forcément doué, je ne veux pas laisser mes camarades sans aides, je veux faire quelque chose !". J'étais dans un sens soulagé, et extrêmement gêné, avant qu'il ne réponde, je finis par dire en baissant les yeux: "Et puis.. je sais me défendre aussi...".
J'avais honte, et surtout, j'étais extrêmement gêné, mais je voulais les aidés, je voulais faire mes preuves en temps que nouvel élève. J'étais déterminé, malgré moi.
Abel Ezhyr
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 10 Juil - 21:25
Impeccable. Si l'on voulait résumer la chambre de ce cher Abel, on n'y verrait qu'un seul et unique adjectif qui était le suivant : immaculé. Le sol brillait presque de mille éclats tel un diamant d'innocence, tellement le scientifique l'avait frotté avec l'aide de son cher Arcko. Non pas Eustass qui n'avait pas de bras et qui ne servait... à rien oui on peut le dire. Pour récompense le petit starter avait eu droit à une magnifique paire de lunettes de Soleil trop classieuse afin que le petit type plante ne se brûle pas les yeux au Soleil. Pourquoi avoir fait le grand ménage ? Tout simplement parce qu'il fallait déserter Lansat pendant les vacances d'été et pour le prestige ne pas laisser une chambre immonde était toujours bien vu pourquoi j'ai l'impression que cette phrase n'a aucun sens?. Il fallait le prestige pour ce cher Noctali, au moins pour satisfaire l'immensité de son ego démesuré. Malgré qu'il soit bien moins nombriliste que la plupart des membres présents dans son dortoir. M'enfin, il était désormais temps de dire au revoir à cette chambre unique qui avait accueilli le mécanicien pendant deux trimestres. Si le jeune homme avait été sentimental il aurait sûrement pleuré cette fin d'année, mais il en était rien. Le damoiseau n'en avait que faire de quitter Lansat. Il n'avait eu aucun remord à quitter la maison familiale dans laquelle il avait vécu toute son enfance alors pour une chambre étudiante, laissez-moi rire. Bagages en main, le vert s'en alla avec un air blasé affiché sur le visage, ce voyage l'embêtait plus qu'autre chose à vrai dire. En effet à cause de ce fichu Terhal, il avait perdu du temps dans ses recherches de prototypes un tant soit peu révolutionnaires qui auraient pu y faire de lui un jeune génie mondialement renommé. Mais non, il a fallu qu'un Pokémon qui n'obéit pas aux ordres fourre son bout de métal là-dedans. Fichu double-type. Et oui ce cher vert était rancunier et par conséquent en voulait toujours à Eustass, et qui pourrait l'en blâmer ? Vous auriez fait quoi à la place ? Hein ?

Bref, le scientifique arriva bien vite au port, devant un ferry bondé de monde où la plupart des étudiants discutaient avec leur amis de la tristesse de devoir quitter Lansat, de la joie d'être enfin en vacances ou alors de la difficulté des examens : « Il faut annuler la question M, elle était trop dure quoi, pas vrai Kévin ? » « Wouais j'avoue ils abusent wesh. ». Quel bande d'idiots, pour la réussir cette question il fallait avoir réviser c'est tout, il n'y a pas de secret si ce n'est votre incommensurable stupidité. Le vert soupira tandis que, sur son épaule, Emerald prenait la pose avec ses nouvelles lunettes de Soleil ce qui fit s'élever des cris suraigus de jeunes damoiselles : « kyaaaa regardez comme il est trop cute ce petit Pokémon ! » hehehe il est digne de moi ♥ Le concerné se retourna ensuite vers son dresseur, baissant légèrement sa nouvelle acquisition afin de dévoiler un regard qui en disait long sur ses pensées : prends en de la graine. Ce à quoi Abel haussa les épaules en souriant :
« C'est grâce à moi que tu as autant la classe ne l'oubliant pas! » et à ces mots, il monta avec aisance dans le ferry attirant quelque regard de filles dont les hormones devaient commençaient à s'épanouir puisqu'elle gloussèrent au passage du jeune homme qui s'en amusa et leur fit un clin d'oeil. Une baston entre amies pour savoir à qui il avait adressé ce clin d'oeil était quelque chose de tout à fait agréable. Intérieurement, il rit tout en pensant que dans tous les cas, aucune d'entre elles n'avait ne serait-ce qu'une chance avec lui. Sorry wrong boy, girls. Il s'installa à l'arrière du bateau, partie où il y avait bizarrement moins de monde alors que c'était définitivement la partie la plus intéressante. Il put y voir un jeune brun en train de bouquiner un énorme pavé qui avait l'air de bien l'absorber. Ne voulant le déranger, Abel préféra donc rester en retrait de cet étudiant et profiter de ce splendide paysage d'été avec l'océan luisant et Lansat devenant peu à peu un point avalé goulûment par l'horizon.

Rien de bien spécifique à cette traversée ne put être assez important pour être notifiée dans ce post et par conséquent nous allons faire une transition bus. Une nouvelle fois, valise en main et Arcko sur l'épaule, le vert mit toutes ses affaires dans la soute à bagages du bus numéro quatre et s'installa ,on loin de deux belles Givralis, une accompagnée de beaucoup d'Evoli et leur eeveelution et enfin une autre avec des écouteurs sur les oreilles qui semblait signifier : ne m'approche pas. Le message était clair, autant se tenir éloigner sinon elles allaient le dévorer tout cru. Enfin selon le ressenti du vert. Dans le transport l'air était chaud malgré une climatisation intense. C'est à cet instant qu'Abel regretta de ne pas avoir gardé son Azurill qui aurait très bien pu lui envoyer des bulles d'eau pour le rafraîchir lui et surtout son starter qui semblait suffoquer. Le pauvre ne supportait pas une trop grande chaleur. Le Soleil est bon pour les végétaux chlorophylliens mais c'est comme tout, en excès ce n'est jamais. C'est alors qu'une immense brise se fit ressentir à l'intérieur du bus accompagnée de centaines de débris de verre qui dansaient avant de se propulser n'importe où dans le véhicule. Par réflexe, Abel protégea Emerald au détriment de son propre corps qui reçu des bouts de verre se logeant dans la nuque et dans le dos du scientifique qui ne put s'empêcher de lâcher un gémissement de douleur. Puis une fumée d'une couleur ne signifiant rien de bon s'infiltra de partout endormant immédiatement tous les passagers de ce bus. Black out.

Pat. Pat. Pat Pat. SBAAAAAFF ! Une violente douleur à la joue fit réveiller en sursaut Abel qui vit son Arcko indemne devant lui , la patte levée, c'était lui qui l'avait frappé pou le sortir de sa torpeur, Arceus soit loué, il n'avait rien sur son petit corps frêle. On ne pouvait en dire autant du vert qui saignait d'à peu près tous son corps, enfin plutôt les parties qu'ils n'avaient pas eu le temps de mettre en sûreté comme l'arrière de son crâne, ses bras, sa nuque et son dos. Il n'était que douleur. Inquiet, le jeune homme regarda les désastres autour de lui. Une fille qui était avec lui dans le bus avait disparu, les dégâts étaient considérables et lorsque qu'il sortit ce fut pire. Des élèves étaient traumatisés dans tous les coins, les deux préfets des dortoirs Voltali et Pyroli s'activaient pour faire le compte des élèves et mettre un peu d'ordre dans tout ce capharnaüm. Wait que deux préfets ? Cela voudrait dire... Et merde. Seth, où était Seth ? Abel le vit plus loin en train de crier partout se faisant pas la suite rouer de coups de la part de Jackie. Il se dirigea ensuite vers Needle qui commença à le soigner. Inquiet pour son ami, Abel s'avança vers lui :
« Mec mais qu'est-ce qui se passe ? Garde ton calme, ce n'est pas nouveau qu'ils soient incompétents dans cette académie mais évite de te faire encore plus remarquer. Pour faire quelque chose il va falloir se la jouer calme ! Je suis avec toi, si tu as besoin d'un objet quelconque promis je te le fais dans la minute qui suit ! Enfin dans la mesure du possible arghh.. » Il ne put continuer, les picotements dans son dos étaient aussi désagréable que douloureux et une fois que Needle en avait fini avec le stratège, elle s'amusa à retirer les débris de verre dans le dos d'Abel qui grimaça à cause de ses nerfs qui s'affolaient OH MY ARCEUS DES INTRUS VITE ACTIVEZ L'ALARME ; Voici dans quel état était le système nerveux du scientifique, c'était la folie en somme.

Une fois guéri, le mécanicien dut rejoindre les autres Noctalis dont l'un d'eux, un grand bleu que le vert avait déjà croisé au dortoir, avait prit le contrôle de la situation pour tous les compter.
« Comme on se retrouve mon cher ! » Fit Abel avec un grand sourire. « On essaye d'avoir la classe et contrôler les foules ? Je t'avoue que je t'envie pour le coup, je jalouse, et mon Arceus comment fais-tu , même avec des habits déchirés, pour être aussi élégant ? J'en serais presque jaloux ! » Fit-il avec un clin d'oeil. Une fois le rassemblement terminé, il fallait repartir. C'est alors qu'Abel constata une chose, sa petite blonde préférée et sournoise n'était pas du lot. Non, Hope kidnappée ? Ça sonnait totalement faux. Une débrouillarde comme elle ? Improbable. Inquiet, le jeune homme essaya de retrouver du regard Eryn, une autre de ses connaissances tellement choupinette et semblant tellement fragile. Par chance il pu l'apercevoir avec quelqu'un. C'était toujours ça de gagner. Mais Hope, Hope, il n'en revenait toujours pas.

Arrivé à Cobaba, le vert ne saisit pas encore la gravité des événements. Des élèves enlevés par une team obscur... Cela voudrait dire qu'il fallait des héros non ? Mais bien sûr, si Abel aide les gens à s'échapper alors il serait le héros de l'académie et il prouverait à ses parents qu'il peut briller sans eux et la prestance familiale. Cette perspective sonne agréablement bien à ses oreilles. Il s'installa alors dans une maisonnette au hasard et une nouvelle fois, il revit ce cher Heath. Sont-ils déstinés à être meilleurs amis ou grands rivaux ? L'avenir nous le dira. Par la suite, à force de nuits blanches pour rattraper le travail en retard, Abel dormit deux jours d'affilés, loupant ainsi la cérémonie de remise des Pokémons aux nouveaux et les élèves tremblants de partout n'osant pas sortir de leur cabanon.

C'est le 3 juillet qu'un événement inattendu, encore ça va commencer à devenir normal à la Pokémon Community, survint. Elisabeth Snow, la directrice de l'académie en personne s'adressa à l'ensemble des élèves leur annonçant une triste nouvelle. Le corps professorale était porté disparu et les élèves kidnappés n'avaient toujours pas été retrouvés. Des nouveaux sanglots éclatèrent au sein des étudiants tandis qu'Abel et son starter gardèrent une moue impassible. Et alors ? Qu'est-ce que ça pouvait bien leur faire hein ? Génial on n'a rien pu faire et on est encore plus dans la mouise qu'auparavant mais nous compatissons. Bonne nouvelle ? Conneries oui ! Plus énervé qu'autre chose.

Abel tourna les talons et s'avança jusqu'à voir un rassemblement d'élèves mené par cette très chère Aileen la sulfureuse (et hyper badass et charismatique même aux yeux du scientifique c'est dire) préfète en chef des Pyrolis. Apparemment ils s'organisaient pour préparer un casse ce soir. Intéressante perspective vraiment. Une réunion secrète ? Intéressant très intéressant. Il fallait à tout prix y prendre part coûte que coûte ! Ni une ni deux, Abel les rejoint (et ne leur laissait pas le choix du tout) et s'adressa à eux.
« Un mécanicien vous sera sûrement utile ! Je veux juste aider les membres rouage à se libérer d'une terrible fille, Hope vous connaissez ? Ahem je sais ce n'est pas le temps de plaisanter mais quoique vous fassiez je m'en fiche je suis des votres ! Un tel sauvetage n'arrive qu'une fois dans notre vie alors autant tous s'entraider à fond n'est-ce pas? » Fit-il en souriant. Il était près à filer un coup de main, être spectateur n'était pas vraiment son fort, ce n'est pas dans son caractère de rester en retrait quand quelque chose d'aussi énorme se produit. Et puis, il avait quelques prototypes en stock qu'il avait fabriqué sur Lansat en stock, autant vérifier leur utilité sur le terrain n'est-ce pas ? C'est bien ce à quoi sert un mécanicien après tout 
!


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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Sam 11 Juil - 0:35
Fait noir...Mais genre noir. Le noir total et absolu, impossible à transpercer. Y'a juste des échos bizarres, comme des cris extrêmement étouffés mais à part ça, c'est le néant complet. Je me souviens vaguement d'un siège et d'un bus....Est-ce que j'ai vraiment pris place à l'intérieur? Ou n'est-ce qu'un autre rêve? La seule chose dont j'ai conscience, c'est un espèce de goût métallique dans la bouche....Qu'est-ce que...Pourquoi est-ce que je me sens aussi lourd ? On dirait que tout mon corps s'est transformé en pierre, c'est à peine si j'arrive à lever un bras. Et au milieu de ce noir profond, un bruit sec vient déchirer le voile...

*CLAC*

La douleur sourde qui vient de m'arracher au sommeil se répand avec la vitesse d'une trainée de flammes sur ma joue, et c'est en secouant la tête que j'émerge des bras de Morphée, dans une scène de chaos presque absolu. Pourtant, on ne peut pas dire que mon réveil soit réellement complet, j'ai l'impression d'être plongé dans du coton. Comment....Comment on en est arrivé là? Le temps que mes yeux s’accommodent, je tente de me redresser et laisse échapper un cri de douleur : mes doigts volent jusqu'à mon poignet pour l'immobiliser, tandis que des vagues de souffrances émanent de ce dernier à intervalles réguliers. Dans le même temps, le goût métallique se fait de plus en plus fort, et quelques gouttes rubis s'écrasent sur le plancher du bus...J'ai du me fracasser contre le siège lorsque le bus à stoppé brusquement...En même temps pas étonnant, vu ma position, encore heureux que je n'ai pas percuté Eryn...ERYN !
Arceus merci, ma panique n'est que de courte durée, lorsque mes yeux tombent sur la Mentali, encore endormie, la tête posée à même le plancher du véhicule. Une partie du petit corps de Katara dépasse d'entre ses bras et leurs poitrines s'abaissent en rythme....Elles vont bien. Mais on dirait qu'on ne peut pas en dire autant de tout le monde...

''T'es réveillé ? T'arrives à te relever ?''

''Plus ou...moins. Merci du coup de main, amigo.''

Clignant des yeux, je découvre la silhouette d'un garçon de mon dortoir (J'ai dû le croiser deux fois en-dehors des cours mais j'ai encore assez de conscience pour le reconnaitre, merci bien !) qui me tend la main et m'aide à me redresser. Tout se met subitement à tanguer et sans son aide, je me serais probablement de nouveau viandé entre les sièges.
La première chose à faire, c'est de s'assurer qu'on ne risque plus rien...Eryn est encore endormie et en sécurité pour l'instant, hors de question que je la fasse sortir du bus, si le danger est dehors.
Avant que je ne puisse faire un pas de plus, une sensation familière m'étreint et en me retournant (au risque d'entrainer mon sauveur dans ma très probable chute), je découvre un Lucario légèrement vacillant, qui m'inonde d'impressions à la fois perplexes et chaotiques. Debout à quelques mètres devant moi, vers le fond du bus, il commence à enjamber les corps d'élèves encore endormis pour me rejoindre. Du calme, Lucki...J'en sais pas plus que toi. De petites étincelles commencent à tourbillonner devant mes yeux mais je parviens à lui désigner Eryn.

''Lucki, tu restes ici pour la surveiller, je vais jeter un oeil dehors et je reviens...''


Même si ce programme n'enchante guère le Lucario, le nombre d'élèves étalés qui le sépare encore de la sortie semble finir par convaincre ma tête de mule de partenaire.
Avec l'aide de mon camarade, je parviens à me trainer jusqu'à la porte du bus et manque de dégringoler les quelques marches qui mènent à l'extérieur. Dehors, le chaos ambiant m'assaille encore plus : des pleurs, des cris de détresse, de douleur, une incompréhension générale et totale...Après quelques secondes à contempler la scène, je me dégage doucement de l'étreinte du Phyllali, l'assurant que je suis en mesure de marcher tout seul (joli mensonge...Wow, ça tangue). Ici et là, des groupes d'élèves tentent de se former et d'aider ceux qui se réveillent à descendre des bus. Dans le même temps, les professeurs semblent tout aussi dépassé que nous par ce qui vient d'arriver. Après m'être tâté et ayant constaté la présence de toutes mes Pokéballs à ma ceinture, je m'adosse au mur, histoire de reprendre mes esprits. Inutile de me frayer un passage dans la foule grouillante, la première chose à faire, c'est de me calmer et de réfléchir....Récapitulons: je sais que j'étais avec Eryn et une autre fille à l'air triste..Elle a dit qu'elle s'appelait Janet (Bizarre, je ne l'ai pas vue allongée en face de notre siège avant de sortir...)...On discutait et là....les vitres ont explosés. Et juste après, Eryn a dit quelque chose...juste deux mots, je crois, qu'est-ce que c'était...''Poudre dodo''...C'est ça, on a été endormi de force ! Et après, j'ai du tomber moi aussi en avant...La dernière image qu'il me reste, c'est une paire de bottes marquées d'un écusson à quelques centimètres de mon visage. Et puis, il y a cette impression bizarre que me relaie Lucki...Comme si il manquait quelque chose d'important dans l'ensemble des émotions qu'il ressent.

Perdu dans mes pensées, je ne me réveille qu'à l'instant où une véritable tornade rose jaillit du bus et me saute dans les bras. Je sais que je devrais directement m’inquiéter de câliner une petite fleur tremblante et pourtant, je me sens légèrement rassurée de la voir sans une égratignure avec Katara sur l'épaule. Cette dernière n'est pas en reste niveau câlin et vient se glisser entre nous...C'est fini, tout va bien, vous allez bien, c'est la seule chose qui compte. Autour de nous, d'autres élèves finissent de sortir du bus, en parlant avec animation. Parmi les bribes de conversations, deux mots me paralysent littéralement et je resserre ma prise sur Eryn, au risque d'être brutal: La Team Rouage...Après l'enlèvement général de Pokémons à l'académie et les magouilles d'Olsen, on avait plus entendu parler d'eux et voila qu'ils se décident à refaire surface, le plus violemment possible. L'information aurait déjà de quoi me figer, mais à l'instant où l'un d'entre eux parle d'élèves kidnappés, Eryn n'est plus rapide que de quelques millièmes de secondes pour saisir son poignet....Non...Il n'ont pas osés...

« Euh, je me rappelle pas de tous, mais… Kaeko et Ruby, et Ginji, et Hope, Lucas, un garçon qui s’appelle Leonidas, une Pyroli qui s’appelle Djelly, un garçon qui - »

Chaque nom tombe, comme un coup de poignard qui vient frapper droit au coeur. Je sens confusément la main d'Eryn qui se détend progressivement, comme si la nouvelle l'avait vidé de toute énergie, mais pour tout vous dire...Je n'y fais pas attention. Car au fond d'un petit Ranger aux cheveux roses, quelque chose vient de se briser...Quelque chose d'important et de tellement primordial que sans, plus rien n'a de sens. coPAIN, Kaekookie, Rainbow et même la jeune fille qui avait l'air si triste...Et Léo. Tous des amis....Des gens avec qui je parlais et riais encore ce matin...Disparus, partis, envolés...Les poings serrés, je sens monter un nouvelle vague de colère mais cette fois, elle est bien trop puissante pour que je la retienne. Lâchant rapidement Eryn, je me détourne et sans réfléchir, flanque un coup de poing dans la paroi du bus. Pourtant, le choc ne me fait aucun bien...Ils ont pris Léo...Ces salopards ont pris mon meilleur ami...
Distraitement, je remarque un élève qui sort de la foule et prend brusquement Eryn dans ses bras...Elle aussi, elle a perdu quelqu'un et dans mon état, je serais incapable de l'aider à se calmer...Après tout, comment le pourrais-je si je ne peux pas me calmer, moi?
Les coups redoublent contre la paroi du bus, mais les larmes ne coulent pas...Pourquoi faire après tout ? Elles ne ramèneront pas Léo.
Regardez-moi ça, c'est ridicule...Je devrais déjà être loin, parti à sa recherche, à la recherche de tout le monde, parti pour faire payer ceux qui ont osés leur faire ça...Mais non, tout ce que je peux faire, c'est vider ma rage et ma détresse sur un bus stoppé en pleine course. Même la présence de Lucki ne parvient pas à briser le maelström d'émotions qui m'assaillent. Et pourtant, au milieu du brouhaha et des cris, il y a quelque chose qui parvient à me stopper dans mon élan...

''Yip !''

Comme frappé par la foudre, je cesse de bouger brusquement...Non, je dois me tromper, ce n'est pas possible...

'' Wouuuuuuuuf !''

Incrédule, je voit une petite masse de fourrure orangée se frayer un chemin entre les élèves et se jeter littéralement dans mes bras. Tout en caressant le Caninos qui vient de faire son apparition et tremble de tout son corps, je vois Lucki s'approcher et une aura bien plus apaisante émane brusquement de mon starter pour nous envelopper tout les deux.

''Calme-toi Arkhan, c'est fini..Tu n'as plus rien à craindre, ils sont partis.''

''Yip?''

''Léo est...parti. Mais t'inquiètes pas, on va le retrouver ! Oui...On va le retrouver.''

Penchant la tête de droite à gauche sans comprendre, le petit Pokémon Feu finit par se détendre légèrement et une fois posé à terre, me suit en trottinant sur ses courtes pattes. En temps normal, il se serait déjà jeté sur mon mollet mais là, même son caractère de chiot ressent l'urgence de la situation...
Au moins, son intervention m'a permis de stopper la colère qui m'envahissait. Je sens toujours cette dernière, relégué derrière des murs de volonté et qui ne demande qu' à exploser...Patience, il y aura un moment où je déchargerai tout...Et ce dernier ne tardera pas à arriver.
Même Lucki recule légèrement devant l’agressivité rentrée que j'irradie, avant de revenir aux cotés d'Eryn pour lui prendre la main. Manifestement, les choses commencent à s'organiser et les élèves s'agglutinent devant les portes pour remonter dans leurs bus. Guidant la Mentali, je tente d'afficher mon sourire habituel pour l'encourager mais on dirait que cela m'est impossible : ma fureur s'est mué en une froide détermination et c'est cette dernière qu'Eryn doit ressentir au travers de nos mains jointes. Je n'ai rien pu faire en tant qu'ami pour aider Léo et les autres...Si ils s'en étaient pris à Eryn, j'aurais tout bonnement était impuissant. Et pire que tout...On dirait que la nouvelle du kidnapping l'a profondément affectée. Même sans l'aide de mon Lucario, j'aurais eu du mal à rater le gouffre de détresse qui vient de s'ouvrir en elle...Plus jamais. Plus jamais je ne veux ressentir ça ou voir quelqu'un que j'aime l'éprouver...
Tandis que la jeune fille prend place, je m'assois à coté d'elle et avant que le bus ne redémarre, lui glisse doucement quelques mots d'une voix calme.

''Je sais qu'ils vont bien, Eryn...J'ignore encore comment, mais on va les retrouver....Et ce jour-là, la Team Rouage payera chaque seconde d'angoisse qu'ils t'ont fait ressentir.''

********************

"Sachez chers étudiants, que nous partageons votre peine et votre inquiétude. "

Vous savez, on dit souvent qu'un problème en attire un autre. Dans notre cas, j'ai plutôt l'impression qu'Arceus a définitivement décidé d'éradiquer la Pokémon Community de la surface de la terre. Jugez donc: Après plusieurs jours d'angoisse à tourner comme un Ursaring en cage dans le chalet que je partage avec Eryn (ce qui n'arrange en rien le moral de cette dernière), voila qu'on nous annonce que l'équipe de secours envoyée pour retrouver Leo et les autres ne donne plus signes de vie ! Même Jackie a laissé échapper des larmes, c'est dire...Doit bien y avoir une prophétie maya qui relie cette événement rarissime à la fin du monde, ou je ne m'y connais pas. Chaque mot prononcé par Snow provoque une contraction de plus en plus visible de mes machoires, et le mal de tête qui m'assaille n'arrange rien à la situation: ma chute dans le bus a eu quelques...conséquences, et disons que même après deux jours, j'ai toujours autant la migraine.
Debout, légèrement à l'écarte de la foule, je fais tourner machinalement la Pokéball d'Arkhan entre mes mains, sans la lâcher des yeux. Un élève a retrouvé la petite sphère métallique près du siège de Léo, heureusement pour moi. Mais à présent, cette simple Pokéball  me rappelle constamment une chose : Son propriétaire et mes amis sont en danger...Et même si Roseverte, Ace et toute la clique des professeurs n'ont pas réussis à les ramener, ce n'est pas ça qui va m'arrêter !
D'une pression, je laisse sortir Sol et Katara et tandis que la Mustebouée se met en position sur son perchoir habituel, le Zorua m'épargne son habituel sourire grimaçant. Je sais que tu es inquiet pour Luné, crois-moi je ressens la même chose...
De petits groupes d'étudiants se forment dès la fin du discours de Snow, et alors que je m'apprête à quitter la place, un attroupement plus important que les autres attire mon attention: Aileen, Estelle, Orren, Callie...Et quelques élèves que je n'ai jamais vu. Tous placé en cercle et discutant avec animation de leur envie d'en découdre. N'espère même pas te la jouer solo, Cael...La seule chose qui compte, c'est de ramener Léo et les autres !
Pour une fois, je n'éprouve aucun plaisir à l'idée de travailler en équipe..Uniquement la sombre satisfaction de penser à ce qu'une dizaine d'élèves pourra faire subir aux geôliers de mon meilleur ami, une fois sur place...
Ma main vole jusqu'à l'épaule d'Orren qui vient de reformer le cercle avant qu'un regard d'ambre ne vienne soutenir celui du préfet Voltali, malgré la différence de taille entre nous deux. Juste derrière moi, Lucki se contente de s'incliner brièvement, avant de croiser ses pattes et de contempler ma petite silhouette vibrante de rage.

''J'en suis. Ils ont pris Léo...Et ils vont le regretter amérement.''

HRP:
 


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"You don't need a reason to help people...right ?''
Eryn McNellis
Eryn McNellis
Région d'origine : Sinnoh - Floraville.
Âge : 19 ans.
Niveau : 30
Jetons : 3745
Points d'Expériences : 1334
Coordinateur Éleveur
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Sam 11 Juil - 12:22
Eryn avait passé une très mauvaise nuit. Comment aurait-elle pu dormir dans des conditions pareilles ? Imaginer sa cousine chérie Dieu seul sait où, avec les autres… Qu’est-ce qu’ils lui faisaient ? Allait-elle bien ? Si Loan était en colère, elle, elle était effondrée. Elle avait passé deux nuits les yeux grands ouverts dans le noir, à fixer le plafond, à caresser machinalement la tête du Cabriolaine qui s’était installé à côté d’elle pour la rassurer. La veille, elle avait vu leurs profs partir en hâte, grimpant sur le dos de Pokémon Eau et Vol pour partir vers une destination inconnue. Est-ce que l’espoir renaissait ? Pas trop. Mais les murmures allaient bon train. Où étaient-ils partis ? Avaient-ils des pistes ? Le pire, c’était de ne pas savoir. Pourquoi ne leur disaient-ils rien ? Ils avaient le droit de savoir ! Finalement, face à l’insistance des élèves, la directrice finit par rassembler tout le monde pour leur donner des nouvelles. Eryn, qui n’attendait que ça depuis deux jours, aurait, ce jour-là, préféré qu’elle se taise.

« Chers étudiants, nous n'avons aucune nouvelle de vos camarades. Pour être tout à fait honnête avec vous, nous n'avons plus de nouvelles de vos professeurs depuis plus d'une dizaine d'heures. Nous sommes tous très inquiets et aux dernières nouvelles, votre professeur de duels, Monsieur Creed m'annonçait qu'ils approchaient de l'Île Frista à quelques kilomètres d'ici... Nous espérons encore obtenir des nouvelles avant la fin de journée. Nous sommes impuissants, nous sommes statiques, nous ne pouvons rien faire qu'attendre... Sachez chers étudiants, que nous partageons votre peine et votre inquiétude. »

Aucune nouvelle… Pas la moindre piste… Ni des élèves, ni des profs… C’était une blague ? Il y eut une brutale explosion de colère. La préfète en chef se mit à hurler, et si elle n’entendit pas tout, elle ne put qu’être d’accord. Un open-bar pour la Team Rouage. C’était ça. Ils venaient, prenaient, s’en allaient, et jamais les adultes ne réussissaient à mettre la main dessus. Dans le flou, les gens commençaient à s’organiser. Ils convergeaient tous vers un même point, même si d’autres se dirigeaient vers Jackie, très en colère. En sentant Cael s’éloigner, Eryn tendit la main, mais n’attrapa que le vide. Machinalement, elle lui emboîta le pas pour savoir vers où il se dirigeait, et rejoignit avec lui un groupe formé de… Plein de gens. Estelle, Orren, Aileen, Loan, et d’autres qu’elle ne connaissait pas. Et ils parlaient de… S’organiser eux-mêmes pour aller chercher les élèves enlevés, vu que les profs avaient réussi à se coincer sur une île. Courageusement, Eryn s’avança pour entrer dans le cercle, se plaçant entre Cael et Orren, lui donnant l’impression d’être toute petite.

« J’en suis. »

Quelques regards mornes se tournèrent vers elle, avant de s’en désintéresser. Une personne de plus ou de moins, hein… Puis très peu de gens la connaissaient. Ca lui allait très bien. Faisant suite à ce qu’avait dit Seth, elle reprit la parole tout aussi courageusement, se demandant à quel moment on allait essayer de l’éjecter du groupe parce qu’elle était trop fragile ou trop timorée.

« J’ai un Tropius qui peut transporter quelques personnes, et j’ai quelques Pokémon de ma cousine, entre autre son Lokhlass et sa Léviator. Mais, hmm… » Allez, courage, ils ne vont pas te manger. « Plutôt que de se jeter tête baissée sur cette île Frista, ce ne serait pas plus logique de fouiller l’île Cobaba ? On aurait pas l’air malins, à passer d’île en île alors qu’ils sont cachés ici… »

Spoiler:
 



We got this together Δ Sometimes the pressure gets you down, and the clouds are dark and grey, just kick them off and let the sun shine through, and scary as it seems, more help is on the way,'cause friends have friends that want to help out too.
Stella Douglas
Stella Douglas
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Sam 11 Juil - 13:32
Super les vacances à la Pokemon Community, je m'en souviendrais. Comment voulez-vous que j'ai envie de rester après ça ? Je n'avais qu'une envie c'était appeler papa pour qu'il vienne me chercher et qu'on rentre dès demain. En fait j'ai réellement appelé les parents d'ailleurs une fois arrivée à la maisonnette, mais au final je n'avais pas pu leur dire. Je n'avais pas osé les inquiéter, en plus si je partais... Cela ne revenait-il pas à abandonner ceux qui avaient été enlevés ? D'un autre côté je ne pouvais rien faire pour eux et si jamais ils revenaient... Le bruit des rondes de Jackie ne me rassurait pas. J'avais réussi à garder une certaine façade, mais je ne pense pas les avoir trompés. En revanche de là à ce qu'ils imaginent un kidnapping... Quand ils l'apprendront je me prendrais surement un bon savon. C'est stupide de leur cacher après tout, ça ne me ressemble pas vraiment je suis plus raisonnable normalement. Au final malgré mes efforts cette histoire m'affecte plus que je le voudrais et me perturbe beaucoup. Le soir de notre arrivé et la journée d'après je n'ai pas arrêté les étourderies. Utilisé le sucre au lieu du sel en faisant le repas, aller prendre ma douche habillé, rentrer dans les toilettes des garçons... Je me suis même tromper de maisonnette et est passé plus de 3h dans la mauvaise chambre avant que son proprio ne revienne.

Au final j'ai fini par me contenter de m’enfermer dans ma chambre (la bonne cette fois) et je n'en suis plus sortie pour m'occuper de mes pokemons. Je me suis coupé du monde comme beaucoup, jouant machinalement avec ceux qui voulaient se dépenser, me contentant de garder un regard lointain le reste du temps. J'attends patiemment la fin de cette histoire et même si je suis un peu perdu, je n'ai pas perdu la foi que les choses allaient finir par s'arranger. Cette histoire est bien trop irréelle pour m'arriver à moi qui suis si banale après tout non ? ... Au final en plus de la foi, je fuis peut-être un peu aussi la réalité... Heureusement que tous mes pokemons sont là et agissent comme si de rien n'était, ça me garde les pieds sur terre. Le seul qui soit un peu différent au final, c'est Sam. Lui qui n'agissait comme si de rien n'était dans le bus, est maintenant surprennement calme. Il est toujours énergique, mais il garde comme une certaine retenue. Je crois qu'il attends lui aussi, il attends quelque chose. Au final nous finissons par nous installer à la fenêtre tout les deux pour attendre, laissant les autres dormir. Sans un bruit, l'un à coté de l'autre nous regardons les étoiles toute la nuit. A ce moment là je me sens proche de mon starter et pourtant je sais aussi que nous n'avons jamais été aussi loin de l'autre. C'est pour ça que les événements du lendemain, en y réfléchissant quelques jours plus tard, n'auraient rien du avoir de si surprenant.

La directrice prend la parole le lendemain après cette nuit blanche pour moi. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les nouvelles sont loin d'être bonne. C'est une plaisanterie, mais quesqu'ils fabriquaient ! Les professeurs y étaient allés seuls ? Plus de nouvelles ? Mais pourquoi ? Et la police alors ? J'ai l'impression qu'on vient de me mettre une énorme baffe en entendant ça. Seulement je sers les dents et j'encaisse. La situation vient juste de s'aggraver c'est tout, mais ça ne veut absolument pas dire que cela ne va pas s'arranger. Ça va aller, ça va aller... Non ça ne va pas aller, pas comme ça. Il faut faire quelque chose. Les élèves déjà se rassemblent sous l'appel d'Aileen notre préfète, visiblement bien décidée à en découdre. Les profs ont échoués en voulant jouer les héros, je doute qu'on puisse faire quelque chose... Pas tout seul en tout cas, en tout cas je n'ai pas suffisamment confiance en moi ou en eux pour croire qu'on puisse le faire. Alors je m'éloigne, à la recherche de la directrice, mais sans réussir à mettre la main dessus ce qui me stresse d'avantage. On ne peut pas être à ce point sans nouvelle ce n'est pas possible. Il y a forcement quelque chose ! Je tourne un long moment en rond pour finalement retomber sur Jackie, où ce qu'il en reste. Vaincue, perdue, elle est loin celle dont la simple pensée suffit d'habitude à nous faire trembler. C'est pourtant une ancienne militaire non ? Une pro ! Je m'avance vers elle et elle me regarde venir mais sans plus, je ne suis probablement pas la première et je ne sais pas ce que les autres lui ont dis, mais moi je n'en peux plus. Du coup je la regarde dans les yeux et pour une fois dans ma vie, je me mets en colère vidant mon sac.

- Pourquoi est ce que vous restez planté là. Les gens disparaissent et les autres veulent tous y aller. Ils vont juste se faire enlever aussi ! Vous êtes la générale non ?! Une militaire, une pro !  Si vous êtes aussi forte que vous le dîtes, alors trouvez une solution. Sauvez les, sauvez votre sœur ! *hic* Faites quelque chose ! *snif*

Je craque. Des petites larmes en coin et mon nez qui se met à couler. J'ai le droit après tout non ? J'ai que 13 ans et je n'ai pas dormi de la nuit. Tout pars en cacahuète ! Celle qui avait toujours fait preuve d'autant d'autorité et de qui nous avions le plus besoin était en train de nous abandonner. Je veux juste qu'elle réagisse, qu'elle redevienne elle même. Qu'elle m’envoie bouler en me disant qu'elle gère la situation. Je lui ferais même 100 pompes matin et soir pendant toutes les vacances si elle veut. Allez dis le moi, je ne te lâcherais pas du regard tant que tu n'auras pas réagi. Sauf qu'au final à force de regarder en l'air pour voir les adultes, j'ai arrêté de regarder mes pieds et ceux dont la hauteur ne dépasse pas mes genoux...

Sam n'était pas du tout sur la même longueur d'onde que moi. Pas question d'attendre une réaction éventuelle et laisser les autres aller s'amuser. S'il y avait une opération héroïque de sauvetage où il devait combattre les forces du mal... Comment résister ? Surtout quand il n'avait pas sa dresseuse à surveiller. Au milieu du groupe grandissant il s'était fait une petite place discrète. Il n'avait qu'une seule envie, que tout ce petit monde passe enfin à l'action et se mette en route. Ils le faisaient attendre d'ailleurs, les mômes. Hm, il devrait peut-être en suivre hein en particulier d'ailleurs histoire de ne pas se perdre en route. Le gars Orren avait été très bien lors du match de catch et avait l'air d'un acteur important. Il le suivrait donc ! Pour le moment.

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Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !
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