Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !
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Dahlia C Black
Dahlia C Black
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Todresseur Novice
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Sam 11 Juil - 17:31
Dahlia s'était préparée à la hâte, elle s'était pas levée en retard, mais elle avait oublié de préparer ses affaires en avance. Elle était donc en train de courir partout dans sa chambre pour rassembler les affaires qu'elle voulait emmener. La Pokéathlète avait vraiment du mal à s'organiser, ce qui impliquait encore une fois son retard. Isis et Krok' lui donnaient tour à tour ses affaires qu'elle s'empressait de mettre pèle mêle dans sa valise. Cette fois par contre elle prit moins d'habits que quand elle était revenue de Kanto. Elle voulait pas de nouveau avoir le droit à l'explosion d'une de ses valises et se retrouver ainsi avec tout ses habits éparpillés. Par contre chose obligatoire, son maillot de bain. Mais impossible de mettre la main dessus et c'est tout ce qui lui manquait. Elle se mit à chercher frénétiquement dans son armoire, s'agaçant de ne pas trouver l'objet.

-Oh mais c'est pas possible !!! Où est ce que je l'ai mis ?

Derrière elle ricanait un petit Pokémon. La Farfuret qu'elle avait échangé à Ambre contre son Ténéfix et à laquelle elle n'avait pas encore trouvé de nom. Celle-ci tenait dans ses pattes griffues l'objet recherché par sa dresseuse. Elle le cachait avec un petit sourire amusé, ricanant en voyant la jeune fille s'épuiser à le chercher. Finalement au bout de quelques secondes elle vint le lui tendre avec un petit sourire angélique. Dahlia la remercia en lui caressant la tête avant de finir de préparer ses affaires et de courir dehors où Kaeko attendait les quelques retardataires. Elle tapa un véritable sprint jusqu'à l'arrêt de bus où elle monta, essoufflée. Son Kraknoix était sagement installé sur la valise, regardant autour de lui avec intérêt tandis qu'Isis et la Farfuret s'installèrent près de leur dresseuse. En arrivant au port, elle monta dans le bateau où elle passa le temps en s'occupant du pelage d'Isis, passant la brosse dans son poil soyeux. La type Ténèbres ne voulut pas de ce genre de signes affectif, préférant aller faire des coups foireux à quelques autres élèves, tout en gardant un air candide et innocent.
En arrivant à Cobaba elle descendit précipitamment du bateau pour aller se rendre dans un bus... Mais elle avait oublié quelque chose. Sa valise !!! Elle dut attendre que moins d'élèves ne descendent du bateau pour pouvoir y remonter et prendre sa valise. En arrivant vers les bus, elle vit que seul le quatrième avait encore de la place. S'asseyant vers le milieu, elle regarda par la fenêtre avec un grand sourire. Elle n'était encore jamais allée sur l'île de Cobaba, étant arrivée en Septembre l'an dernier. mais elle en avait beaucoup entendu parler par d'autres élèves et avait hâte de découvrir les différents endroits de cette île paradisiaque.

Isis qui avait repéré Ambre au fond du bus alla joyeusement la saluer, toute aussi joyeuse que sa dresseuse. Après l'avoir joyeusement saluée, Dahlia se retourna sur son siège, adressant elle-aussi un signe de la main à la Scientifique au fond du bus. Mais d'un coup le bus pilla. La Pokéathlète fut envoyée en arrière, sa tête tapant violemment sur le siège en face de sa place. La douleur était cuisante et le sang battait dans son crâne. Sa vue se brouilla, elle avait du mal à reprendre ses esprits. Ses Pokémons affluèrent vers elle, tentant de l'aider quand d'un coup les vitres explosèrent. Dahlia récolta une coupure sur la joue. D'un seul coup l'air s'emplit d'une étrange de poudre qui la rendit rapidement groggy. Alors que des silhouettes sombres passaient devant ses yeux, la jeune fille tomba dans l'inconscience.

_____________________

Deux jours depuis l'attaque de la Team Rouage. A son réveil une Mentali l'avait réveillée. Paniquée, Dahlia avait observé l'intérieur du bus avant qu'un Démolosse ne vienne hurler pour réveiller les dernières personnes endormies. On lui avait ensuite expliqué que la Team Rouage les avait attaqués en kidnappant plusieurs élèves dont Kaeko et Ambre qu'elle connaissait. Dahlia avait été soulagée de voir que sa colocataire allait bien, enfin bien... Si elle avait bien compris une personne de sa famille avait été kidnappée. En tout cas elle avait très peu dormi, rêvant d'hommes l'enlevant en plein milieu de la nuit sans qu'elle ne puisse rien y faire. Elle ne savait pas quoi penser. La Team Rouage lui rappelait de mauvais souvenirs. C'était à cause d'eux qu'Issun était parti, son premier ami ici... Tantôt elle voulait hurler et aller récupérer ses camarades enlevés et déverser toute sa haine contre ces gens horribles. Tantôt elle voulait juste rester dans son lit et pleurer, pleurer et oublier. On aurait dit un cauchemar duquel on ne pouvait s'échapper ou s'éveiller.
Mais ce matin ils avaient été regroupés par la directrice elle-même. Peut être allait-elle leur dire pourquoi il n'y avait quasiment plus aucun profs depuis hier ? Eh bien oui, elle eut sa réponse. Les profs avaient disparus en atteignant une certaine île et toujours pas de nouvelles des élèves et... C'était tout ? Rien d'autre ? Mais ils pensaient à quoi ici ? Dahlia fulmina entre ses dents, ne pouvant être calmée par Isis qui enroulait ses rubans autour de son poignet. Elle ne comprenait pas. Pourquoi ne faisaient-ils rien ? Toute l'académie ensemble ils arriveraient à quelque chose. Jackie sûrement avait un plan ! Non. Jackie pleurait la disparition de sa soeur... Voir Jackie comme ça, c'était comme un coup de massue dans le ventre. Une jeune fille s'approcha de la référente des rouges. Elle tenta de faire réagir le Général, mais rien. Celle-ci semblait hagard; l'ombre d'elle même. Instinctivement Dahlia alla prendre la fille dans ses bras, cherchant autant à la calmer qu'à se calmer elle-même. Sans remarqué elle se mit aussi à pleurer. Elle caressa le dos de sa camarade avant de lui dire d'une voix douce.

-T'en... t'en fais pas... On va les retrouver tous... Ca se peut pas qu'ils disparaissent comme ça ! On va les retrouver !

Sa voix était tremblante, elle avait du mal à garder son calme. Faisant un petit sourire à la fille, elle se tourna pour voir u groupe qui se formait et Eryn qui s'en approchait. Dedans elle voyait Estelle, Aileen, Cael et le préfet des Voltalis. Bien si ils préparaient quelque chose, elle en ferait partie ! Elle s'approcha alors, voyant un Ferossinge se poster près du Voltali aux cheveux sombres. Elle posa une main sur l'épaule d'Eryn avant de se mettre entre celle-ci et le dracologue. Elle écouta ce qu'Eryn disait et surenchérit.

-J'ai moi aussi un Lokhlass pour qu'on puisse aller en mer. Je suis d'accord avec Eryn, peut être qu'on trouvera quelque chose sur Cobaba, voir à l'endroit de l'attaque. Ils ont peut être pas tout vus les profs ! Elle reprit son souffle. Et... je veux pas laisser d'autres élèves se faire enlever. je veux me rendre utile ! Je veux plus jamais que cette Team Rouage nous emmerde !

Elle baissa les yeux quand tous se tournèrent vers elle. Sur la fin sa voix avait plus que tremblée devenant presque chevrotante. Elle pleurait, elle ne pouvait l’empêcher mais des larmes coulaient de ses yeux indépendamment de sa volonté. Pourtant elle releva la tête et fixa chaque personne avec détermination. Malgré les larmes qui coulaient sur ses joues elle tentait de rester digne.

HRP:
 



DAHLIA C. BLACK ≈Parfois, tu as des rêves, mais ils sont trop éloignés pour toi. Tenter de les atteindre, de les réaliser ne fera que te blesser. Et une bête blessée est instable et dangereuse, alors laisse moi panser mes plaies en paix !
Nemo Kendhall
Nemo Kendhall
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Pokeathlète Novice
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Sam 11 Juil - 18:34
Je m’endors. Une soudaine fatigue ? Aucune idée. Quoi qu’il en soit, je suis endormie. Je suis réveillé par des cris d’alerte, après la plupart des élèves. J’apprends que des élèves ont été enlevés. Tout est fouillis dans ma tête. Je ne parviens pas à faire les bonnes connexions. Enlevés. Par qui ? Pour quoi ? J’entends parler de la Team Rouage. Je suis encore plus perdu. Cela n’a aucun sens d’enlever des élèves à peine adolescents. En plus, certains de leurs pokémons sont restés ici, seuls. Je ne préfère pas m’en approcher trop.

Les professeurs ont aussi l’air dépassé. Paniqué aussi. Les étudiants y vont de bon de train avec des théories, elles tiennent plus ou moins debout. Mais nous sommes tous sous le choque de cet enlevement. Les vacances commençaient tellement bien. C’était trop beau pour être vrai.

Jackie finit pas nous escorter jusqu’à notre camp de vacances. C’est très mignon. Dans une autre situation j’aurais apprécié le cadre. Mais l’ambiance générale est tendue, désespérée. L’ensemble des professeurs sont partis à la recherche de nos collègues. Nous n’avons aucune nouvelle, ni des uns, ni des autres. Tout est pesant.

Pourtant, le centre de vacances est joli. Très bien situé, la température agréable, le soleil omniprésent. Je me prends à divaguer dans les jardins. Fuyant les autres élèves. Je n’est pas envie de les croiser, ils me ferraient encore plus déprimer. Du coup, je suis bien, tout seul. Leurs jardins sont particulièrement bien entretenus. Ils donnent terriblement envie d’y flâner à longueur de journée. Et c’est ce que je fais. Je tente désespérément de me changer les idées. Pourtant, toutes les deux minutes, je me prête à penser divers scénarios sur ce qui arrive aux élèves enlevés. Des plus macabres aux plus réjouissant. Peut-être vont-ils arriver, triomphant à la grille du camp. Ou alors ils gisent déjà à des kilomètres sous terre. Je ne veux pas y penser.

On finit pourtant par nous communiquer des informations. C’est la directrice elle-même qui se déplace. Certains élèves ont dû faire pression sur ceux pour qu’ils nous lâchent des infos. Je garde espoir. Mais dès ses premières phrases, je comprends que c’est très mal partit. Non, ils n’ont aucune nouvelle de nos coéquipiers, non les professeurs partis ne sont pas revenus, oui ils sont inquiets, oui ils partagent notre souffrance, oui nous devons attendre.

L’assistance remue. Certains élèves ne peuvent entendre qu’ils ne peuvent rien faire. Et pourtant, vu d’ici, on paraît bien impuissant. Mais des cris commencent à se faire entendre dans la foule d’étudiants. Un petit groupe commence à se rassembler. Je ne les connais pas, mais ils sont maintenant une petit troupe.

Si j’ai envie d’aller jouer au héros, c’est maintenant qu’il faut y aller ! Risquer ma vie pour les autres, ça paraît entrer dans mes valeurs. Je m’approche du groupe, ils sont en pleine discussions. Ils sont rejoints par plus en plus d’élèves. L’union fait la force, je vais donner la mienne. Après tout, un certain Phyllali a été enlevé, je n’ai pas envie de perdre un camarade de dortoir. Et puis, des disparitions d’élèves donneraient mauvaise image à l’école. Mes parents me rappelleraient sûrement et, je n’en ai pas envie.

Quel égoïste je fais. Je ne connais même pas ceux qui ont été enlevés, ni même ceux qui partent à leur rescousse. Bah, voilà une manière comme une autre de s’intégrer.

“ _ Je me joint à vous. L’union fait la force. Aaron, enchanté.”

Je vérifie qu’aucun pokémon n’est dans les parages, sinon, ça risquerait de mettre un froid dans ma présentation ...

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HAIL NOCTA
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Invité
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Sam 11 Juil - 20:12
3 Juillet. J'avais pris le temps de terminer de couper ma longue chevelure rose, après qu'elle fut mutilée lors d'un affrontement avec le Carmache d'Orren, Spike, ce dernier étant d'ailleurs toujours en ma possession. Il m'était véritablement étrange de ne pas sentir ma chevelure tomber sur mes épaules, mais je n'étais pas en deuil. Ce changement était pour le mieux et il me permettrait de réaliser de plus grandes choses, oubliant le côté visuel et optant plutôt pour le côté pratique. Par exemple, n'est-il pas une connaissance générale qu'il vaut mieux avoir les cheveux courts dans les situations périlleuses comme, disons, une invasion zombie? Bref, ce n'était pas la seule chose qui avait du subir l'assaut du requin marteau. Mon plâtre était irrécupérable et j'avais donc du finir de le retirer, le remplaçant par une attelle de fortune. Ce devrait faire l'affaire, d'autant plus que mon poignet semblait avoir repris du poil de la bête, même si je le sentais encore un peu fragile. Je n'aurais qu'à faire attention. Quoi qu'il en soit, cette rapide mise au point faite, poursuivons notre récit.

La veille, pendant que je bataillais sur la plage, la quasi totalité du corps enseignant était parti à la recherche de nos camarades, enlevés par la team rouage. Aujourd'hui, toutefois, nous n'avions plus aucune nouvelles et il ne restait plus qu'Elisabeth et Jackie pour faire face à la foule, aussi désemparées et impuissantes l'une que l'autre. C'est du joli ça. D'accord, elle avait peut-être perdu sa soeur, mais ça n'était pas une raison! J'avais perdu ma meilleure amie, ma première amie à la pc, j'avais laissé Ginji partir, et ne me demandez même pas de parler de Leo. Et pourtant, j'avais envie de tout sauf de me donner en spectacle comme ça et d'être faible devant tout le monde. Voyons, qu'est-ce que c'est que ça?! Il fallait frapper, réagir, pas pleurer! Tu es vraiment très égoïste là, voir hypocrite, petite Estelle. Tu as la mémoire courte on dirait, n'est-ce pas? Et je n'étais pas la seule à être révoltée. Sans grande surprise, Aileen, ma plus proche amie à l'heure actuelle, se révolta la première. Elle vint même me chercher, m'enpoignant le poignet gauche pour me forcer à la suivre. Pas de ça aujourd'hui, Aileen. Pas besoin, me dis-je en me libérant de son emprise, venant plutôt entrelacer mes doigts avec les siens avant de serrer un peu sa main dans la mienne. Également, je lui adressai un sourire confiant, en toute amitié. Pas besoin de me trainer dans son sillage, je viendrais avec elle et c'est ensemble, tel un duo foudroyant de femmes fatales, que nous allions faire route vers le repaire de la Team Rouage!

- Je m'en suis fait la promesse, n'oublie pas. Je vais tous les trouver et leur faire regretter le jour où ils sont nés, jusqu'au dernier. À toi de voir si tu veux me suivre ou pas!

Terminais-je d'un sourire plein de conviction. Ça pouvait peut-être sembler un peu arrogant, mais je n'en avais cure. Plus nous avions confiance en nous, plus nous serions nombreux et plus nous serions déterminés et mieux les choses se passeraient. Et puis, j'étais quand même une ancienne élève ici, si même nous, nous perdions la face, il n'y aurait plus personne pour guider les plus jeunes. Ouais! Ma confiance était justifiée et nécessaire, alors osef si ça donne la mauvaise impression!

D'ailleurs, notre conversation semblait avoir fait de nombreux curieux puisque, en le temps de le dire, des élèves que je n'avais jamais vu auparavant étaient venus proposer leurs services. Certains médecins, un mécanicien et même des nouveaux. Mais il y avait aussi des visages familiers comme Cael, Eryn ou encore Seth, le copain de Kaeko. Notre alliance grandissait de secondes en secondes, créant un véritable soulèvement populaire alors que chacun voulait apporter sa contribution. Pour ma part? Dans un premier temps, je m'étais tournée vers Cael, m'adressant à lui avec le plus grand des sérieux, sans savoir que, dans cette petite assemblée, il n'était pas le seul ici à connaître Leo comme moi.

- Travaillons ensemble, Cael. Ils verront ce qu'il leur en coûte de faire du mal aux gens que l'on aime. Le premier qui trouve Leo et qui massacre ses geôliers se fera payer de la viande séchée par l'autre pour tout le reste des vacances!

Nécessaire? Non. Sacrément motivant, positif, optimiste et confiant? Oui. Et c'est exactement ce dont nous avions besoin. J'écoutai ensuite les autres prendre la parole, chacun leur tour, et restai silencieuse, jusqu'à la mention des deux Lapras qui allaient pouvoir transporter des élèves. De retour en mode sérieux, j'y ajoutai mon grain de sel.

- Avec mon ditto, nous pourrons donc avoir trois Lapras pour faire le voyage, au minimum.

- Quatre Lapras, plus exactement.

Je me tournai, surprise, vers l'inconnu qui venait de parler. Possesseur de cheveux bleus, son regard aux reflets de même couleur s'était tourné vers moi pour me corriger. Il portait, à ses lèvres, un sourire d'excitation qui ne me revenait pas, comme s'il s'amusait déjà, de façon anticipée, des combats à venir. Et puis comment rater cette insigne que j'avais déjà vu maintes et maintes fois, accrochée au poitrail d'un autre Noctali? Au final, c'est un air de dédain que je lui lançai, sans pour autant l'empêcher de s'exprimer de nouveau.



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Aileen Sôma
Aileen Sôma
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Sam 11 Juil - 21:39
Aileen ne se serait jamais attendu à ça. Leur petite expédition à quatre personnes se transformait en véritable mouvement de foule. A croire que son coup de gueule avait réveillé tout le monde, et que sa petite rebuffade avait entraîné tout le monde à sa suite. Calliope, une médecin qu’elle connaissait vaguement, fut la première à s’incruster pour demander la permission de venir avec eux d’une voix très timide. Cependant, elle n’osait pas regarder Estelle. Aileen comprenait. Selon les rumeurs, Calliope avait le béguin pour Léonidas, qui lui avait préféré Estelle. Juste après Calliope, ce fut Seth, qui poussa presque tout le monde pour s’imposer. Avec la disparition de Kaeko, c’était un peu normal, cela dit. Puis un nouvel élève, qu’elle ne connaissait pas, mais qu’Orren semblait connaître. Voltali, se murmura-t-elle. Voltali, qui boite, mais qui veut venir quand même. Aileen hésita. S’il s’arrêtait brusquement, il deviendrait un poids mort… Non, elle ne devait pas réagir comme ça. La réaction du Voltali était admirable. Il était blessé, il ne connaissait personne, mais il voulait venir. Qui était-elle pour lui dire non ? Qu’il vienne donc. Puis encore un nouveau, Voltali aussi, vu comment il regardait Orren. Bien, se dit-elle, les nouveaux semblaient être faits d’une bonne trempe, cette fois-ci, pour vouloir s’engager dans un truc ne les concernant pas et où ils ne connaissaient personne. Puis Abel, aussitôt arrivé, aussitôt reparti quand Nox l’attrapa pour le tirer plus loin. Puis Cael, sombre et blessé, et Eryn, apeurée mais déterminée à sauver sa cousine. Sam, le Férosinge de Stella, se percha non loin d’Orren, discret et attentif. Dahlia, évidemment. Et encore un nouveau, Aaron quelque chose. Et… Le sourire satisfait d’Heath ne lui plaisait pas DU TOUT. Coupant la parole à tout le monde, elle commença par se présenter.

« Bon, comme il y a visiblement pas mal de nouveaux ici, on va faire des présentations sommaires. Je suis Aileen, préfète des Pyroli, et préfète en chef. A côté de moi c’est Orren, préfet des Voltali, préfet en chef. La jeune rousse juste là s’appelle Calliope, c’est la préfète des Givrali. Et lui, là, c’est Heath, le préfet des Noctali. »

Et entre nous, elle ne s’expliquait pas comment ce mec avait pu devenir le préfet des Noctali. Ils avaient remplacé Allen Wills avec du bas de gamme, malgré tout le respect qu’elle portait à Ruby, son cousin ne lui revenait vraiment pas. Enfin bon… C’était Creed qui choisissait, ceci expliquait cela. Il avait bien choisi ce prétentieux arrogant d’Allen Wills, hein… Plus qu’à espérer que Heath Jones ferait mieux l’affaire que l’autre vantard qui se prenait pour le meilleur Topdresseur de l’académie alors qu’il avait toujours refusé d’affronter son demi-frère en combat singulier. Héhéhé. Elle reprit très vite la parole pour ne pas disperser les gens, surtout qu’elle pressentait qu’il en viendrait d’autres et qu’il valait mieux avoir un plan de bataille établi avant de complètement se perdre.

« Cinq. Moi aussi, j’ai un Lokhlass. Par contre je suis d’accord avec Eryn. Il vaudrait mieux éviter de se disperser sur toutes les îles qu’on croisera sur notre chemin, surtout qu’on ne sait même pas s’ils sont vraiment sur l’île Friska. Il vaut peut-être mieux commencer par fouiller entièrement l’île Cobaba avant de planifier de partir ailleurs. Si ça se trouve ils sont juste sous nos pieds, ce serait débile qu’on les rate aussi bêtement. »

Leur expédition commençait bien, cependant. Cinq Lokhlass, deux Tropius, un Léviator, et un Noarfang qui semblait suivre Cael à la trace. Ils avaient largement de quoi embarquer tout le monde dans leur petite aventure. Il fallait juste s’organiser. Savoir comment. Partir à l’aveuglette, ce n’est pas vraiment le top, surtout face à la Team Rouage. Une bande de gamins face à une Team organisée, c’est bof intelligent tout de même.

« Quoi qu’on décide, surveillez attentivement vos Poké Ball. Pour ceux qui l’ignorent, la Team Rouage ne se contente pas de kidnapper des élèves, elle vole des Pokémon aussi. Ils ont fait une razzia l’an dernier, de nombreux élèves ont perdu un membre de leur team… Certains en ont même perdu plus d’un. Alors méfiez-vous. »

Spoiler:
 



Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Loan McNellis
Loan McNellis
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Dim 12 Juil - 0:37
Deux jours, cela faisait deux longs jours que nous n’avions pas eus de nouvelle de Djelly et de la Team rouage. Givre qui était avec moi ne semblait pas être en bonne santé. Il refusait de se nourrir et dormait très peu. Il fallait le dire moi aussi j’étais dans les mêmes états. Le sommeil et l’appétit me manquait, seul l’angoisse me maintenait en forme.

Aileen avait pourtant essayé de nous faire manger, mais ses efforts n’eurent aucun résultat. Ni Givre, ni moi ne pouvions manger. Comment faire cela alors que Djelly n’était aucunement saine et sauve, que nos camarade étaient on ne sait où, surement en train de mourir de faim, crever de froid ou tomber malade…Parano moi !!! Aucunement! Juste extrêmement inquiet. Je ne me voyais pas perdre encore un membre de ma famille, sans rien faire…Même en faisant quelque chose, je refusais de vivre encore le deuil d’un membre de ma famille.

Ce matin encore, la journée semblait commencer comme les autres, nous n’aurions surement aucune nouvelle, commençai-je à penser. Est-ce que l’école faisait vraiment des efforts pour chercher les élèves disparues ? Est-ce que la police faisait quelque chose ? Nous n’en savions rien…et cela me mettait hors de moi plus qu’autre chose. De plus, nous n’avions eus point le droit de partir nous même à leur recherche. Si ce n’était que nous, l’on serait déjà partie à leur recherche pendant que la piste était chaude.

Mais non, ils nous avaient ordonné de rentrer dans le bus et de ne pas sortir la nuit. Certain camarades m’avaient dit de ne pas m’inquiéter et de profiter du cadre paradisiaque pour s’amuser, que les professeurs s’en chargeraient…Comment voulez-vous que je m’amuse, ce n’était pas comme s’ils étaient personne, c’était MA COUSINE, MES camarade de dortoir qu’ils avaient kidnappé et ils voulaient que je m’amuse que je me détende…Impossible.

Je m’assis sur le premier siège présent dans la maisonnette qui me servait de logement, posant mes mains sur mon visage. Deux soirs sans dormir, la fatigue commençait à prendre le dessus sur mon mentale.

Je soufflais essayant tant bien que mal de m’apaiser sans l’aide de mon Kirlia ou de la Tarsal d’Aileen. Mes pokémons me voyaient dans un état que je pensais qu’ils n’allaient jamais voir. Givre étant devenue mon compagnon d’inquiétude durant ces longs jours d’attente.

Soudain une lueur d’espoir semblait s’annoncer. Notre Directrice nous avait rassemblées pour nous donner quelque nouvelle. Mon Insecateur d’un côté, mon Hyporoi de l’autre et givre me tenant la main nous nous étions mêlé à la foule, croisant intérieurement les doigts pour qu’elle nous annonce de bonnes nouvelles.

« Chers étudiants, nous n'avons aucune nouvelle de vos camarades. Pour être tout à fait honnête avec vous, nous n'avons plus de nouvelles de vos professeurs depuis plus d'une dizaine d'heures. Nous sommes tous très inquiets et aux dernières nouvelles, votre professeur de duels, Monsieur Creed m'annonçait qu'ils approchaient de l'Île Frista à quelques kilomètres d'ici... Nous espérons encore obtenir des nouvelles avant la fin de journée. Nous sommes impuissants, nous sommes statiques, nous ne pouvons rien faire qu'attendre... Sachez chers étudiants, que nous partageons votre peine et votre inquiétude. »

« Pardon !! » Une bonne nouvelle ? Non aucunement juste une mauvaise nouvelle qui ne faisait qu’augmenter ma colère. Le Dimoret de ma cousine se mit à grogner et a feuler de rage à l’entente du discourt de la directrice.

Nous sommes impuissant, avait-elle dit…Nous sommes impuissant…Je serrai mon poing, enfonçant mes ongles dans la paume de ma main. Je n’entendis même pas la voix de ma douce Aileen qui pesta contre les paroles de notre directrice, restant bloqué sur ces mots.

Ces mots résonnaient dans ma tête, me rappelant le glas des cloches de l’église où avait eu lieu l’enterrement de mes parents…Nous sommes impuissant…

Le souvenir du sentiment d’impuissance que j’avais ressenti sur Enigma, ne pouvant aucunement sauver les gens que j’aimais, les voyant mourir sous mes yeux, quand je fus happé par l’illusion, refit surface. Je refermais ma poigne légèrement enragé sous le regard de mes pokémons.

Nous somme impuissant… « Pas cette fois… » Marmonnais-je d'un air déterminé. Shinobi et Bonaparte souriaient, sachant très bien ce qui allait suivre. Givre, lui, me regardait les poils hérissé par la rage, grognant un Dimoret illustrant son état.

Je rejoins Aileen avec ma petite troupe. Orren apparue par la suite dans mon champ de vision suivit d’une rousse que je ne connaissais pas. Par la suite plusieurs autres élèves vinrent se greffer à notre petit groupe le grossissant de plus en plus. Chacun d’entre eux voulait aider. Je fus même surpris de voir Eryn, qui était naturellement un pacifique, mais fus heureux de la voir parmi nous. D’autre arrivèrent encore même une jeune fille aux cheveux rose avec laquelle Aileen avait parlé le jour de notre arrivé.

Bizarrement à part ma cousine, mon préfet, Cael et ma copine, je me rendis compte que je ne connaissais personne. Ma Girafarig sorti de sa pokéball, se plaçant entre Bonaparte et moi, tout en me balançant que c’était normal, j’étais une diva associable. Surnom qui me fit légèrement sourire en coin.

On était des dresseurs ayant des spécialités bien différentes et des caractères tout aussi différents. J’espérai qu’ils se rendaient tous compte des risque qu’ils prenaient, car moi je ne ferais pas de babysitting…*Arrête de faire ton dur, tu ramèneras tout le monde sur ton dos si tu en étais physiquement capable et ce même si tu ne les connais pas…*

*…Grimm : 1; Loan : 0*

La girafe souriait et passa sa tête sous ma main, me faisant lui caresser le crane. * Ne t’inquiète pas elle va s’en sortir. Au pire elle leur fera regretter leur acte en leur mordant le cou. N’oublie pas c’est une Fish, elle a du caractère, en plus c’est la fille de Valoulou.* Je regardai ma girafe psychique en me disant qu’elle avait à moitié raison, en plus on était tous là pour les ramener.

Eryn, proposa l’idée de fouiller l’ile Cobaba en premier, ce qui n’était pas une mauvaise idée en soit. En plus au cas où l’on avait une traversée à faire pour aller sur l’Isle voisine nous aurions des pokémons pour la faire. J’appris par la même occasion qu’Eryn avait récupérer le sac de notre cousine. Aileen et une autre jeune fille aux cheveux rose confirmaient toute deux que l’idée d’Eryn n’était pas mauvaise. La jeune fille inconnue compléta cette idée en proposant de retourner sur les lieux de l’accident. Je mis à mon tour mon grain de sel.

« La garçonne aux cheveux rose à raison, retourner sur les lieux de l’accident est une excellente idée, même si j’ai bien peur qu’en deux jours nous ne trouvions pas grand-chose, mais qui ne tente rien n’a rien. » Je me tournais vers la fille en question pour m’excuser de ma familiarité en son égard, ne connaissant point son nom et surtout n’étant point la seule à posséder cette couleur de cheveux cela avait été la seule façon que j’avais trouvé pour les différencier.

Givre se plaça devant la préfète Pyroli aiguisant ses griffes, déterminé, le poil toujours hérisser par la rage et la frustration. Blaze se posa sur sa tête chantonnant par la même occasion.

« Dim…Dimoret ! »

*Ils demandent: c’est quand que l’on part?* Traduisait ma Girafarig. Ils avaient hâte de retrouver leur dresseuse, cela se sentait, mais il fallait avant tout bien coordonner nos troupe avant de partir à la recherche de nos amis. C’était la base de tout sauvetage…

Nous sommes impuissant…Non c’était faux, nous nous ne laisserons pas faire aussi facilement…Je ne me laisserai pas faire. Tenez bon !

résumé:
 



Loan McNellis
« Il n'est pas bon d'être malheureux, mais il est bon de l'avoir été.» Chevalier de Méré

Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 4 1469463719-brodiva
Opale Valery
Opale Valery
Région d'origine : Archipel Orange
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Coordinateur Mode
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Dim 12 Juil - 8:24

OPALE ET SES BAGAGES

À l'abordage moussaillon ! Prenant son temps, le bateau alla accoster délicatement au port de l'Île Cobaba, je garde pour moi ma phobie de ces cercueils flottants et je regarde les vagues aller s'effacer sur le sable blanc des plages. C'est très plaisant de voir l'océan s'éteindre ainsi, perdant en puissance et rebroussant chemin face à un simple par terre de cailloux microscopiques. Le bruit m'apaise, l'odeur de l'écume m'excite, je suis fin prête à poser mes pieds et mes valises sur ce territoire inconnu. Je vois autour de moi toutes ces personnes venues passer leurs vacances sur l'Île paradisiaque ; des adultes ayant mis leur argent de côté pour pouvoir s'offrir quelques semaines au soleil, des vieux tellement cramés qu'on a l'impression qu'ils ne sont jamais partis... Moi, je suis là comme nouvelle étudiante, bien que je sois complètement perdue. Ça te dit quelque chose à toi ? Ce sentiment de ne rien savoir, d'avoir tout à découvrir, de faire un pas et de réaliser qu'il ne mène nulle part ? Je me fais un peu bousculer, ma valise et mon sac contiennent tout ce que je conserve de ma vie passée. J'ai tant bien que mal essayé d'y dissimuler quelques uns de mes appareils électroniques mais je me doute qu'ils me seront assez rapidement confisqués. Et puis de toute manière, on ne capte pas le wi-fi ici. T'aimerais toi ? Te retrouver complètement privé des liens qui te raccrochaient tant bien que mal à l'univers que tu t'es construit ?

Mais mon aspect sceptique ne prend pas le dessus face à ma curiosité qui reste éminente ! Bien qu'au premier regard, je ne vois pas les bus pourtant indiqués sur ma paperasse de pré-rentrée, je ne perds pas espoir. Je sais au fond de moi que bientôt j'aurai le fameux iPok entre mes mains et un joli pokémon dont je n'ai encore absolument aucun indice sur la nature. Le mystère a ses avantages et puisque je prends plaisir à entourer ma personne d'un tel brouillard, il est tout à fait normale que je me retrouve dans la position inverse. Les bruits – pour ne pas dire le chahut – des voix adolescentes (aigu, grave, aigu, grave...) me guide naturellement vers quatre bus alignés où semblent grimper, trépignants d'impatience, toutes sortes d'élèves bien plus expérimentés que moi. J'aimerai m'y intégrer... tout en restant un peu marginale ? Tu penses que c'est possible toi ? J'ai peur que mes paradoxes qui ne cessent dernièrement pas d'apparaître sous mes yeux me rendent incapable de tout.

Un pas devant l'autre, une valise et puis un sac, je finis par balancer mes bagages avec nonchalance, comme si au fond de moi, j'espérais que cette attitude soit remarquée pour que je puisse être vue par ce prisme. « Eh, t'as vu la jeune fille un peu nonchalante là-bas ? » C'est un beau trait de caractère, non ?, de sembler se foutre de tout alors que mon cerveau n'est préoccupé que par l'avis que les autres auront de moi ? Je ne sais pas... je ne sais plus ? Aiguille-moi ? Ah mais j'oubliais, toi tu ne me réponds pas... Discrètement je m'installe sur une banquette vide dans un bus aléatoire, de toute manière je ne parlerai à personne, pas déjà. Je laisse mes longs cheveux blancs tomber sur mon visage comme pour me faire disparaître, j'entends légèrement l'écho de quelques conversations qui me font bien comprendre que je pénètre dans la sphère scolaire. Cependant, il semblerait que leurs problèmes dépassent un peu ce à quoi on pourrait s'attendre d'un établissement consacré aux jeunes fortunés.

Je fouille mes poches, je tâte mes bras nus... J'avais pris la précaution de ranger mes bijoux pour ne pas influencer le regard des autres en ce premier jour, ma tenue restait tout de même assez singulière. Poches vides aussi, je n'ai décidément rien sur moi, toutes mes affaires sont parties dans la soute et sans elle je me sens inexistante, sans consistance, comme si mon corps et ma pensée ne me suffisait pas. Ma pensée ne me sert qu'à tourner en rond, à réfléchir à des choses futiles et je ne prends presque pas le temps d'admirer par la fenêtre le décor magnifique de l'Île. Il faut dire que, à part dans certaines parties de l'archipel Orange, j'avais rarement vu des paysages semblables, et ce ne sont pas les expériences qui me manquent pourtant. Mais dans ce bus, enfermée comme dans un parcours touristique, j'ai le sentiment de ne pas avoir ma liberté, que ce que je vois m'est ordonné par l'école : « Tiens ! Regarde comme Cobaba c'est beau ! » Mais ce n'est pas en circulant sur un chemin qu'on apprend à connaître un lieu, surtout quand ce lieu est si vaste.

J'avais pris la peine de me renseigner sur la géographie de cette première destination et c'est avant tout ma curiosité d'exploratrice qui m'anime et me motive. Quant à mes quêtes d'amitiés, elles prendront le temps qu'il faudra. Mais je sens soudainement la fatigue me gagner. C'est assez inattendu, le voyage en bateau m'a sûrement plus coûté que je n'ose l'assumer. Un clignement d’œil, ou du moins c'est l'impression que j'en ai, et tout à coup, une péripétie m'atteint, le reste du transport aussi. Je vois des corps valser vers l'avant du bus, une brutalité indescriptible. Tu t'es déjà pris un grand coup de poing dans l'abdomen ? Et bien c'est à peu près ça que j'ai ressenti lorsque le bus a freiné. Mes yeux à moitié fermés se sont écarquillés d'un coup sec... Pour finalement se refermer peu après. J'eus à peine le temps de distinguer quelques silhouettes, semblant toutes être vêtues de la même manière, je ne comprends pas ce qui m'arrive. La fatigue qui me prend à nouveau n'a plus rien à voir avec mon trajet en bateau, elle est artificielle, provoquée par un élément extérieur. Mon regard est comme flouté par une sorte de poudre, il me semble déjà avoir témoigné de ce genre de technique... mais c'était dans des combats pokémon ? Finalement, je cesse de lutter, ai-je seulement essayé ?, et je tombe dans un profond sommeil.


Mes paupières sont tellement lourdes, je ne veux même pas les ouvrir... Mais je sens mon épaule secouée par une emprise assez douce. Je me réveillais d'un sommeil sans rêve, tu connais ça toi ? Le noir puis la lumière ? Une pause dans ta vie dont tu ne gardes rien ? Je déteste ce sentiment... En ouvrant les yeux j'arrive à percevoir une demoiselle tendre aux longs cheveux blonds, elle est très belle et sa manière de me réveiller est presque maternelle. Je ne peux m'empêcher de lui adresser un sourire avant de percevoir son regard complètement paniqué. Il s'était passé quelque chose de grave. Sans plus de cérémonie, je descends du bus et prends conscience de la catastrophe. Les vitres ont explosé, les élèves sont dans tous leurs états, les professeurs ne savent plus où donner de la tête : je n'y comprends rien. Est-ce un événement naturel dans une académie si folklorique ? Ou bien ai-je témoigné d'un séisme venant perturber le cours tranquille de la vie des élèves avant même de m'être adressée à l'un d'entre eux ?

Je ne sais pas si tu peux comprendre à cet instant mon sentiment d'impuissance et de solitude... Je ne comprends rien de ce qui se passe, je ne sais pas où me mettre. Les élèves semblent s'organiser pour se compter par dortoir... Dans mon souvenir il y en a six, mais je ne me rappelle pas avoir déjà été répartie, alors je reste statique adossée contre le bus. Je me raccroche à ma seule valeur sure, mes bagages ! Je les récupère et en voyant l'agitation qui s'installe, je comprends progressivement que des élèves ont disparu. Je réalise aussi à cet instant que si j'avais été enlevée, personne ne l'aurait remarqué, je ne rentre encore dans aucune case. Je sens une douleur sur mon bras et réalise que j'ai été blessée par les éclats de verre. Je décide de réutiliser un de mes bandages pour ne pas attirer l'attention sur moi, ce genre de coupures bénignes ne m'a jamais dérangée de toute manière.  

À cet instant, j'aurai volontiers pris la parole, demandé des choses, vérifié l'état de santé d'un élève... mais rien de tout ça... Ils passaient devant moi telles des silhouettes affolées sans me remarquer. Je ne sais pas si tu imagines mais ça m'a un peu fait penser à cette vision des limbes qu'il y a parfois dans certains univers fantastiques où des êtres humains ont des pouvoirs comme les pokémons ? Des ombres qui s'enchaînent... Comme si elles s'étaient données le mot pour se lancer dans un ballet macabre... J'admire le spectacle silencieusement et ne sais plus quoi penser. Ces gens viennent de voir disparaître leurs amis, visiblement suite à une attaque terroriste. Je crois entendre les termes « Team Rouage » être prononcés à plusieurs reprises, ils connaissent visiblement leurs agresseurs... Mais quel genre de passé les unit ? Que s'est-il donc passé dans cette académie pendant les deux dernières années pour qu'une organisation criminelle kidnappe des gosses ?

Je pense alors à ma tante m'ayant envoyé ici dans l'espoir que je sois enfin dans un environnement calme et serein... Félicitations tatie t'as tout gagné ! Elle aurait mieux fait de me laisser mendier dans les rues de Lavandia. J'aperçois quelques élèves, visiblement impulsifs et sanguins, énoncer quelques déclarations de guerre à l'intention de l'ennemi commun. Ils sont rapidement ramenés sur terre par les enseignants dont les visages inquiets sont loin d'apaiser la fougue des élèves révolutionnaires. Je revois la jolie femme qui était venue me réveiller, elle semble habitée d'un calme et d'une sérénité hors du commun, cela me ramène rapidement à mes lectures de la brochure de l'école et je pense deviner qu'il s'agit de Mlle Hortense, professeure de Yoga.

Après la récupération de mes affaires, je me raccroche à la deuxième chose sûre et concrète que je possède : l'adresse de ma future habitation. Ce n'est pas tant que la vision d'adolescents gonflés d'hormones réagissant au quart de tour, de manière triste ou colérique, ne me divertit pas, mais il me semble à ce moment plus sage d'aller déposer mes affaires et de profiter d'une bonne nuit de sommeil, quitte à faire un petit détour par les plages pour visiter l'Île. L'idée me vient de dire au revoir avant de prendre conscience que je n'ai personne à qui adresser la salutation et je prends donc, tout aussi discrètement qu'à l'arrivée, le chemin du départ, laissant aux autres les larmes pour me concentrer sur les découvertes et l'exploration.



PEPITE QUI SE LA JOUE TRUFFIER

Seulement deux nuits passées sur l'Île et les choses prenaient forme. Premièrement, et c'est quand même le plus important, j'avais reçu mon iPok ! Et là je peux vous dire que je ne le quitte pas des yeux, certains diront tristement, au sens propre ! Cette merveille technologique me ravit de jours en jours et je pense déjà aux fabuleux lendemains où je rendrai ce gadget encore plus performant ! Deuxièmement, et pas des moindres, mais deuxièmement tout de même, j'ai eu le bonheur de recevoir mon premier pokémon. Et je ne mâche pas mes mots, Pépite est un véritable trésor – pun intended – même si juste après l'avoir nommé ainsi j'ai décidé de raccourcir tout ça en Peps ! C'est tellement plus pratique ! Regardez par exemple : « Pépite, va me chercher mon coca! » c'est long ! Ça fait presque ancien, on se retient de dire « pourrais-tu avoir l'obligeance » et compagnie ! Alors que là : « Peps Coca ! » et hop ça rapplique cette petite chose rampante ! C'est tout de même vachement plus pratique, encore plus efficace que l'iPok, et je trouve même que ça apporte une touche jeun's et conviviale ! Qu'en penses-tu ?

Toujours est-il que la bestiole me suit partout, et l'avantage c'est qu'il me porte même mon sac ! Bon, on a fait version réduite parce que ça a beau être dynamique le machin, c'est pas la grandeur qui l'étouffe ! Une petite bandoulière suffisamment grande pour transporter mon iPok, que demande le peuple ? Par contre, pour un pokémon électrique, on va dire qu'il est pas fana fana des nouvelles technologies, et moi qui pensais qu'il serait limite cyberpathe ! Bah alors pas du tout, quand l'outil se met à vibrer, il sursaute comme s'il avait reçu une décharge ! T'y crois toi ? Enfin, au moins il m'a encouragé à un peu explorer le pays ce qui n'est pas plus mal ! C'est une vraie pile électrique – pun intended (bis) – et j'ai parfois eu du mal à le suivre ! Il pose sa truffe dans le sol, si tant est que les deux fentes qui lui servent de pif lui fassent une truffe, et il cherche un peu tout ! À la dernière sortie il m'a rapporté un trombone, il avait l'air tellement heureux que je l'ai accroché à mon sarouel ! C'est pas aussi sympa que les bijoux mais c'est l'intention qui compte !

En tout cas, c'est la fête au village et j'ai rapidement oublié les événements qui ont perturbé toute l'Île ces deux derniers jours. D'ailleurs, j'ai l'air d'être la seule, mais vous imaginez pas ce que la déprime libère les plages : j'aurai pu me promener toute nue que personne ne m'aurait croisée ! Oui je sais, pas la peine de me faire la morale, c'est pas très folichon tout ça ! Disons que pour quelques jours, ça ne m'a pas fait de mal. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, toute la petite communauté venait d'être réunie autour de la directrice que je ne connaissais ni d'Eve, ni d'Adam. Elle était accompagnée d'une professeure dont la carrure... excessivement athlétique me laissa penser qu'il s'agissait de Jackie.

Snow prend alors la parole et là... disons que j'ai connu plus fun comme début de discours... Et puis au fur et à mesure que les mots s'échappent des lèvres tremblantes de la directrice, je réalise que la récréation est terminée. Mes yeux se posent sur les autres élèves ; tristes, énervées, achevés, déprimés... Les professeurs ont disparu, les chances de retrouver les élèves s'amoindrissent, je sens comme une lame pénétrer lentement dans mon cœur, je sens comme une larme s'écouler lentement de mon œil. Nous sommes en deuil, aucun autre mot ne semblait mieux décrire la situation. Je ne les connaissais pas certes, mais je sais ce que peut représenter la perte d'un ami, d'un membre de sa famille et aussi s'inquiéter de leur sort. L'armoire à glace militaire n'était qu'une pale image de ce que l'on pourrait attendre en voyant le personnage, dans son état elle n'aurait pas soulever cinquante grammes... Moi aussi, je partage leur peine.


Tout à l'heure je ne l'ai pas dit mais j'ai été reçue dans le dortoir Pyroli, magnifiquement accueillie par la préfète, Mademoiselle Sôma, malgré les circonstances. J'avais toutes les cartes en main pour me sentir comme une véritable étudiante de la Pokémon Community, bien que n'ayant jamais foulé le sol du campus. Mais c'est en ce moment de grand partage émotionnel que je commençais à sentir ce que s'identifier à un groupe pouvait signifier. Sans les connaître, j'aurai quand même pu les serrer dans mes bras, essuyer leurs larmes et leur dire que « Tout ira bien ! ». Mais est-ce vraiment du réconfort ? Tiens, toi par exemple, tu en penses quoi ? Tu préfères quoi ? Que je te dise que ça ira ? de ne pas t'inquiéter ? Alors que rien ne me donne raison pour le dire, ce n'est pas vérifiable et c'est sûrement faux... Est-ce que toi tu serais rassuré ?

Heureusement pour l'établissement, certains élèves étaient bien plus réactifs que moi ! Refusant l'inaction malgré la disparition des professeurs, des dresseurs bien plus chevronnés qu'eux, ils étaient prêts au sacrifice. Et moi aussi ! Hein ? Comment ? Mais pourquoi ? Eux partis, je pourrai profiter des plages à volonté, je pourrai vivre sur l'Île en paix ! Mais non ! Hors de question ! Je ne peux pas ne pas agir ! Peut-être que cela naît d'un simple sentiment de vouloir s'intégrer, d'être bien vue, d'être appréciée... En étant tout à fait honnête avec moi-même je dirai que d'une certaine manière, je lie l'utile à l'agréable, bien que les risques encourus semblent très hauts !

J'admire mon petit lézard qui était sagement resté à mes pieds depuis le début du discours. Je n'en reviens toujours pas qu'il soit, comment disent-ils ? Chromatique ? Avoue c'est quand même plutôt sympa d'avoir un pokémon un peu unique ? Moi qui fuis plus que tout ma singularité en ce moment, c'est plutôt ironique... Soit. Il leva les yeux vers moi et je compris... En fait non, je n'ai rien compris, je connais cette créature jaune depuis moins de vingt-quatre heures et je pourrai tout aussi bien plonger mon regard dans un magicarpe que ce serait pareil... mais tout de même ! Je pense qu'il acquiesçait à sa manière à ma vision des choses... sans vraiment qu'il la connaisse ! Pour résumer... je vois ce qui m'arrange et j'entends ce que je veux entendre !

Prise d'un élan dynamique que je ne me connaissais pas, j'avance vers la préfète de mon dortoir, aussi préfète en chef, qui m'avait fait l'honneur de me souhaiter la bienvenue. Ma proximité au groupe révolutionnaire m'avait permise d'entendre la conversation et les apports de chacun.  « Mademoiselle Sôma ? Je ne sais pas si vous vous rappelez de moi je suis la nouvelle recrue des Pyroli. » Spontanément j'effectue un petit salut militaire qui semble correspondre à une manière de nous saluer dans le dortoir. Sûrement initié par Jacky qui n'est pas vraiment en état de lever le bras actuellement. Je me tourne vers tout le groupe, regardant la plupart des personnes d'en-bas, il me semble que du haut de mes treize printemps je suis l'une des plus jeunes... et je décide de me présenter. « Je m'appelle Opale et j'aimerai beaucoup rejoindre votre excursion. J'ai cru entendre qu'il fallait trouver quelque chose avant de partir ? Pépite pourra certainement aider, il semble être doté d'un flair... intéressant quoiqu'un peu amateur. » La bestiole en profite d'être présentée pour ramper le long de mes jambes et remonter jusqu'à mon cou. J'attrape alors mon iPok et toute heureuse d'être en possession de l'objet, je m'apprête à faire une chose, sûrement dû à un excès de confiance et d'enthousiasme, que je regretterai sûrement longtemps. « Je peux peut-être prendre vos numéros ? Ce sera plus simple pour communiquer, qu'en pensez-vous ? » Bah oui ! La coconne qui veut chatter par sms quand tout le monde s'inquiète de leurs amis peut-être morts, je devrai peut-être leur demander s'ils ont essayé de les appeler tant que j'y suis, non ? T'en penses quoi toi ?  

 :: petit condensé de mes péripéties :
 


Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 4 No-694
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Dim 12 Juil - 22:16
Jour 3. Troisième jour dans cette école bizarre. Un petit résumé de ses aventures?

Le premier jour, elle avait été foutue hors de chez elle par son enfoiré de père, elle ira le frapper un de ces quatre, puis elle est montée dans un bus qui a roulé un bon moment avant d'être attaqué par une escouade de méchants bizarres, qui ont kidnappés une partie des gens présent, dont la plupart de ceux qu'elle venait de rencontrer. Elle n'avait rien pu faire ensuite, puisque la principale avait réfréné toute tentative de partir chercher les kidnappés. Par la suite, une fois la nuit tombée, elle avait tenté de s'échapper de sa maisonnette pour une escapade nocturne, et était tombée sur cette fille, Jackie. Elle lui avait demandé ce qu'elle foutait dehors, et elle l'avait envoyée paitre. La suite fut un peu douloureuse, puisqu'elle avait pris une raclée mémorable avant d'être ramenée directement dans sa maisonnette. Elle avait une marque de coup sur l'arcade droite, et une humeur massacrante.

Le lendemain, les cours avaient été suspendus, puisque la principale avait décidé d'envoyer les profs chercher les élèves. Elle avait donc profité de l'inattention générale pour aller en forêt avec Grant, laissant Meg et Oz dans sa chambre. Elle avait ensuite fait un rapide entrainement avec la sphère gazeuse, cherchant à connaitre toute ses capacités. C'est par pur accident qu'elle découvrit que son Fantominus connaissait l'attaque Hypnose, et c'est par le même pur accident qu'elle se retrouva à dormir sur le sol, par l'effet de l'attaque. Elle avait dormi une bonne partie de la journée avant de se réveiller en grommelant. Elle s'était longuement frotté les yeux, et avait commencé à réprimander son Fantominus, puis apperçut du coin de l'oeil les quelques pokemon sauvages endormis également. Elle esquissa un rapide sourire, puis soupira.

-Bien, ça ira pour cette fois alors... Je sens qu'on va faire une bonne équipe! Allez viens, on va rentrer, je suis épuisée.

Oui, épuisée d'avoir dormi toute une journée, c'est amusant non? Elle était donc rentrée, et avait subi un autre savon par la Jackie nationale pour avoir déserté le campement. Elle rentrait dans sa chambre par la suite, retrouvant les pokemon de Ginji en soupirant.

-On va le retrouver... J'espère... Les profs sont partis les chercher, je suis sûre qu'ils sont plus forts que nous tous réunis... Ils vont revenir... Je suis certaine que demain matin, au réveil, ils seront tous là.

Et pourtant au réveil, le destin lui donna tort. Pire que ça, la directrice avoua avoir perdu le contact avec les professeurs, comme si eux même avaient eu des problèmes là bas. Elle se mordit un peu la lèvre. Elle allait proposer de créer une expédition d'élèves, mais se ravisa. C'était pas une bonne idée en fait. Elle regarda autour d'elle. D'autres élèves étaient à cran. Certains étaient en pleurs, d'autres serraient les poings, d'autres semblaient hermétiques. Elle se retira de l'assemblée pour rejoindre de nouveau sa maisonnette. Elle frappa du poing la porte de sa chambre, encore, et encore, tandis que des larmes de rage coulaient sur ses joues. Elle n'aurait sû dire pourquoi elle pleurait autant, mais c'était le cas. Elle cessa de frapper lorsqu'une goutte de sang éclaboussa son visage. Elle l'essuya du bout du doigt, et nettoya la porte de la chambre avec l'un de ses mouchoirs. Elle entra ensuite, et se laissa tomber sur son lit. Elle pleurait toujours lorsque Grant vint la voir en flottant. Elle le regarda un moment, puis passa sa main au travers de la sphère de gaz, comme si elle savait qu'il pouvait sentir ce contact.

Elle resta ainsi une petite demi heure avant que de nouveau, le sommeil ne l'emporte.
Marie R. Uana
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Lun 13 Juil - 13:53
Des vacances qui mdérraent sur les chapeaux de roues !
rp commun


Marie croisa les bras. A côté d'elle, la Séviper inconnue, celle appartenant à l'un des élèves disparus. Lequel ? Aucune idée. Mais la Mentali devrait pouvoir savoir de qui il s'agissait lorsque ceux-ci seront libérés. S'ils l'étaient un jour.

Car à entendre le discours de mademoiselle Snow, c'était plus mal engagé. Marie fut même étonnée de voir une Général Jackie des plus dépités. Tout le monde baissait les bras ? Dans un premier temps, Marie commença à réfléchir à la façon dont elle pourrait faire rentrer la Séviper dans une Pokéball si la sienne n'était toujours pas détruite.... Bah oui, s'ils ne retrouvaient aucun des élèves, Marie comptait bien garder le Pokémon ! Elle lui serait très utile dans son étude de la relation entre Séviper et Mangriff.

Mais Marie était visiblement l'une des seuls à vouloir laisser tomber. Elisabeth Snow venait à peine de partir que déjà des élèves commençaient à se rassembler pour chercher un moyen d'aider leurs camarades disparus. Marie resta en retrait, écoutant d'une oreille distraite.

Au fur et à mesure, des élèves venaient agrandir le groupe, motivés par l'envie de sauver leurs amis, ou souhaitant tabasser des Rouages. Marie n'en faisait pas partie : elle n'avait pas spécialement de rancœur envers la Team Rouage et aucun de ses amis ne l'attendait là-bas.

Chose normale, quand on a aucun ami.

Pourtant, elle restait là, à écouter la conversation. La Marie d'il y à quelques mois aurait déjà tourné les talons :  était-elle devenue plus gentille ? Non. Elle était surtout seule comme jamais.

La veille, elle avait eu une discussion avec Axel De Mauroy. Le Phyllali à qui elle était promise avait décidé de rompre les fiançailles, mettant Marie dans une position des plus bancales. Maintenant qu'elle ne pouvait plus se reposer sur cette alliance, elle allait devoir réfléchir plus sérieusement à son avenir. Surtout que ses parents semblaient l'avoir définitivement laissée tomber... La seule utilité qu'ils lui avaient trouvé été de la marier. Le mariage n'étant plus d'actualité, Marie était définitivement rejetée par tout le monde...

Peut-être devait-elle essayer de se montrer plus inquiète ? D'essayer d'être plus compréhensive, pour que les personnes cessent de la voir comme une « connasse égocentrique » ?

Marie n'en avait aucune idée. Pourtant, lorsqu'une Mentali qu'elle avait déjà croisé à quelques reprises prit la parole pour proposer de fouiller Cobaba, et que d'autres suivirent, Marie ne put s'empêcher de répondre.

« -Pourquoi ne pas fouiller le ferry tant que vous y êtes ? »

La Mentali s'approcha du groupe, des regards se braquant dans sa direction. Que cela soit à cause de sa prise de parole, ou de sa réputation, tout le monde ne semblait pas la voir d'un bon œil. Elle tenta néanmoins de prendre un ton détaché, voulant se montrer plus apte à donner des conseils que des reproches.

« -N'allez pas croire que c'est parce que l'enlèvement a eu lieu à Cobaba qu'ils sont pour autant sur place. S'ils ont attendu que nous débarquions sur l'île pour nous attaquer, c'est qu'il y a une raison, et ce n'est pas la localisation. D'après les professeurs, toutes les personnes enlevées sont à l'académie depuis l'an dernier. Ils suivaient donc un schéma logique. Par conséquent, il était beaucoup plus aisé d'enlever des cibles précises lorsqu'elles sont toutes regroupées dans quelques bus, qu'éparpillées dans des dortoirs ou sur un ferry.  »

Elle se tourna vers la préfète des Pyrolis, soutenant son regard.

« -Vous dîtes qu'il n'est guère préférable de s'éparpiller, mademoiselle Sôma. Pourtant, rester tous cloîtrés sur Cobaba est tout autant risqué pour nos camarades.  »

Marie détourna le regard, observant la Séviper l'accompagnant. Son dresseur était forcément quelque part. Peut-être priait-il en ce moment même pour retrouver son Pokémon. Si elle venait à être séparée de ses Pokémons, Marie serait-elle inquiète ?... Elle ne trouva point de réponse. Actuellement, elle ne pouvait affirmer qu'une chose.

« -... Ils peuvent être n'importe où.  »

Elle soupira, et passa en revu l'ensemble des élèves présents. Il y avait la fille qui l'avait giflé lors du vol. Et la seconde. Que pensait-elles de son intervention ? Allait-elle rester sur l'impression de leur première rencontre ?

Voyant qu'elle ne connaissait aucune des autres personnes présentes, Marie fit la révérence.

« -Marie Rosalina Uana. Enchantée.   »

HRP:
 


© Mzlle Alice.



« Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. »
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Lun 13 Juil - 22:54
Intrigue


En quête de preuves


Maintenant qu'Elisabeth a révélé l'hypothétique emplacement de la base rouage, les élèves s'enflamment. Pendant que certains blâment l'incompétence de l'administration face à un tel drame, d'autres préfèrent agir et commencent à former des groupes plus ou moins nombreux. Coopération est de mise puisqu'il en va de la vie de vos camarades disparus. Les recherches de certains groupes avancent d'ailleurs à grands pas ; il ne vous faudra qu'une journée pour vous rendre compte qu'aucune trace de la Team Rouage n'a été laissée sur Cobaba, pas même sur les lieux de l'accident. De ce fait, votre seule destination n'est que la mystérieuse île Frista dont seule la localisation vous est connue, grâce aux précédents cours de monsieur Yade.

Armés de votre courage mais surtout de votre haine pour la Team Rouage, vous décidez donc de prendre le large dès l'aube. Toutes les troupes étant fatiguées suite aux recherches, mieux vaut ne pas se jeter dans la gueule de l'Absol sans s'y être préparé. Votre nuit se déroule donc normalement, bien que particulièrement agitée pour beaucoup d'entre vous. Un rassemblement d'élèves est organisé au petit matin afin de mettre les choses au point. Bien entendu, ce n'est pas tout le monde qui peut traverser la mer à dos de Pokémon et Arceus en a bien conscience. Par conséquent, un élève charitable dont le meilleur ami (tous les deux PNJ) a été kidnappé par la Team Rouage se fera un plaisir d'offrir une traversée à dos de Wailord pour tous ceux ne pouvant pas voyager par leurs propres moyens. Peu importe si vous volez ou surfez, votre seul objectif est d'arriver sur l'île Frista.

Votre départ ayant lieu au petit matin, vous trouverez l'île en début d'après-midi. À première vue, celle-ci vous semble particulièrement hospitalière : aussi tropicale que Cobaba mais un peu moins urbanisée que Lansat, Frista a tout de même de quoi être une destination de rêve. Au cœur d'une épaisse forêt se dresse un grand bâtiment arborant le logo de ce qui semble être une entreprise basée sur le progrès technologique. Près de la côte se situe un grand village plutôt moderne et accueillant. C'est néanmoins avec suspicion que les habitants vous souhaitent la bienvenue. Il faut dire qu'un tel débarquement ne passe jamais inaperçu ! Bien entendu, vous n'êtes pas ici pour vous laisser aller, vous cherchez vos camarades disparus. Par conséquent, les plus vifs partent déjà à la recherche d'informations. Les pauvres reviendront sans doute déçus...


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Informations supplémentaires : Vous voilà donc sur l'île Frista, à la recherche d'hypothétiques informations sur la Team Rouage. Néanmoins, vous aurez beau poser des questions aux résidents de l'île, tous semblent être ignorants quant à l'existence d'une telle organisation. Pour cette partie, il vous suffira de résumer la journée précédente, de narrer la traversée et le débarquement sur Frista et de partir à la recherches d'informations.


Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 4 7z5c
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mar 14 Juil - 1:59
01\07

Benjamin était perdu. Son père et Mary-Sue l'avait déposé il y a de cela quelques minutes, il n'y avait pas eu d'adieux larmoyants, juste une bise assez froide avec son père. Mary-Sue s'était contenté d'un signe de tête, elle trépignait d'impatience à l'idée de laisser Benjamin  seul sur cette île. Le bateau s'était éloigné Benjamin l'avait regardé partir avec, il faut bien l'avouer un soupçon de nostalgie. Puis le garçon avait mis avec difficulté son sac ( Un grand sac vert utilisé normalement pour les randonnées..) sur ses épaules. Le sac pesait lourd et faisait la taille de Benjamin, ce dernier se faufila ensuite entre les jambes de plusieurs personnes. Avaient t'elle réellement son âge ? Toutes semblaient géantes.. Benjamin s’arrêta un moment et observa la foule, il n'avait jamais vu autant de personnes d'un coup, il y avait toute sorte de gens et toutes sortes de pokémon. C'était ça sa nouvelle vie ? Etre une simple personne dans la foule ? Une ouvrière dans sa fourmilière ? Benjamin ne voulait pas ça, il y avait forcément un moyen de s'élever de sortir de l'anonymat de la foule. Oui c'est certain Benjamin allait se distinguer d'une manière ou d'un autre ! Mais pas maintenant.. Il fallait d'abord qui trouve un bus.. Benjamin courut vers les bus et les toisa tous un par un, certains étaient trop plein, d'autre trop vide.. Que choisir Benjamin devait t'il tout de suit aller vers un groupe pour se faire ce que l'on appelle "un ami" ? Ou devait t'il rester dans une phase d'observation pour l'instant et n'adressait la parole à personne ? Le premier bus partit. Benjamin sentit son cœur battre à la chamade, il ne devait surtout pas rater le bus ! Il courut encore une fois autour des bus et en choisit finalement un qui semblait posséder une clim'. Il s' y engouffra est quelle ne fut pas sa surprise quand il ressentit une vague de fraîcheur, cela était si agréable ! Benjamin s'assit à une place sans voisin, il posa son sac à coté pour être sur de ne pas être surpris par un inconnu qui viendrait s'asseoir à ses cotés. Le bus démarra. Benjamin s'ennuyait profondément, il décida d'écouter les conversations. Malheureusement les seules paroles échangées à portée de ses oreilles parlait des cours et de l'année qui venait de s'écouler... Cela n’intéressait en rien Benjamin. Il se faufila sous les sièges et se mit à ramper à la recherche de discussions intéressantes. Sa petite taille et corpulence était en fait un atout personne ne faisait attention à lui. Benjamin jouait donc ainsi des coudes et espionnait les discussion des adolescents. Il apprit plusieurs potins qu'ils pourraient ressortir en cas de discutions imprévues. Il apprit aussi que le température ambiante était due à l'utilisation ingénieuse d'un pokémon par un dresseur, un certain Heath S. Jones qui apparemment n'était "encore qu'un de ses noctalis  prétentieux !". Benjamin tiqua n'était t'il pas lui aussi un Noctali ? Une bouffe irrationnelle de fierté l'envahit soudain. Si une de ses camarades avait pu faire preuve d'une telle ingéniosité, c'est donc qui était bel et bien dans une des meilleures maisons ! Il fallait qu'il découvre qui était ce Jones.. Benjamin continua de ramper à la recherche de ce mystérieux individu. Il arriva finalement sous sa banquette et écouta sa conversation : Banalité, banalité, banalité... Une minute ? C'était sa cousine ? Pendant un moment Benjamin avait cru assister à un flirt, le nouveau noctali pensa qu'il fallait qu'il comprenne les rapports sociaux au plus vite parce-que là... A moins que ce type soit vraiment amoureux de sa cousine, il parait que ça ce fait encore dans les vielles familles... Puis d'autre personnes s’ajoutèrent à la conversation. Benjamin décida de fuir avant de se faire repérer d'autant plus qu'un pokémon aux allures de poupée de chiffon et poursuivie par un petit panda combattant commençaient à traîner vers lui..

Au bout d'un moment Benjamin fut las d'écouter les conversations et décida de retourner à sa place. Il rampa donc. Mais alors qu'il était à peine à trois banquettes de sa place. Le bus freine brusquement, d'un réflexe Benjamin agrippa la jambe d'une fille un peu laide avec des grosses lunettes et des boutons partout. La moche hurla, Benjamin crut un instant lui avoir fait mal mais c'était en fait une bout de verre qui lui avait entaillé la joue. Puis une poudre d'un couleur étrange pénétra le bus, Benjamin plaqua sa main contre sa bouche mais rien n'y faisait il sentait que la poudre agissait sur lui. Il essaya de sortir du bus par le vitre cassée en se hissant sur la grosse laide qui dormait à poings fermés mais Benjamin sentit ses yeux se fermer et ses muscles se détendrent. Il n'eut le temps que d'apercevoir un étrange signe que déjà Morphée l’assommait.

Benjamin fut dans les premiers à se lever, le grosse laide n'était plus là et benjamin se releva les muscles ankylosés. Il se frotta les yeux et s’aperçut que tout le monde dormait dans le bus. Quelques matinaux comme lui commençait à s'agiter et à secouer leur voisin. Benjamin tout étourdi alla vers son sac et le remit avec difficulté sur son dos. Son instinct lui disait qu'il fallait sortir du bus avant le réveil de la majorité. Ne voulant pas marcher en évitant les cadavres endormis, Benjamin sauta du bus par la fenêtre. Il marcha ensuite quelque temps sur la plage et attendit calmement la cohue. Des élèves commençaient à paniquer en disant que machin ou machine avaient disparu qu'il ne restait qu'un seul de leur pokémon. Benjamin pensa un instant à la grosse moche, elle faisait surement partie de ses disparus... Très vite le calme fut rétabli, des groupes se formèrent autour d’élèves apparemment particuliers : "des préfets." Benjamin fut surpris en apprenant que son préfet était l’élève climatiseur, il gérait les choses avec beaucoup de calme et apparemment savourait sa place importante. Benjamin apprit plus tard avec beaucoup d'admiration que Jones venait d’être "élu" préfet. Benjamin se décida à aller lui parler. Il allait d'un pas décidé vers le sujet de sa curiosité. Ce type était peut-être prétentieux au pas possible, Benjamin savait que si il se liait d'amitié avec lui il sortirait vite son épingle du jeu et puis manipuler les vantards étaient si facile ! Il suffisait de les flatter un peu et de leur laisser croire qu'ils avaient le contrôle de la situation, enfin en tout cas c'est ce que Benjamin avait vu dans pas mal de séries télés. Mais quand Benjamin s'approcha de l’élève climatiseur tout ce qui pu dire fut son nom et prénom. Le préfet le cocha sur sa liste et passa à autre chose. Benjamin resta un moment sur place sa phrase toujours en suspend, parler aux gens n'était pas si facile que ça... Il fallait parler vite et fort, et puis ce n'était pas le bon moment pour sympathiser après tout des élèves avaient disparus, peut-être allaient t'ils même mourir..

Ennui, Belle étoile, Dépression, espionnage et Rick l'Emolga.

L'incident terminé tout le monde rentra dans les bus qui arrivèrent finalement à destination.Benjamin eut un étrange entretien avec l'homme nommé "Le collectionneur." Ce dernier lui confia un Emolga tout joyeux que Benjamin nomma Rick, il aimait ce surnom, c'était court et simple à retenir. Benjamin fut le premier surpris de la vitesse à laquelle lui et son pokémon s’attachèrent. Ce collectionneur avait beau être bizarre il avait au moins le mérite d'avoir eu l’œil.

L'ambiance était assez étrange d'un coté pas mal de gens étaient ravis de pouvoir bronzer et se baigner dans l'eau turquoise mais la majorité des personnes semblaient en dépression certains s'énervaient contre tout le monde. D'autre recherchaient désespérément un ami, un copain, un pokémon ou bien une cousine. La plage était habité par des zombies qui erraient tristes d'avoir perdu un être cher..Benjamin lui ne s'occupait pas à la plage au soleil ou à la mer, il avait connu ça toute sa vie et cela ne l’intéressait plus.. En revanche le tout nouveau Noctali s'tait découvert une passion : observer les gens. Les rapports sociaux lui étaient si inconnus.. Ils avaient en priorité espionné les autre Noctalis, il apprenait leur goûts, leur habitudes et pensait ainsi que le contact serait plus facile à créer. Quelques personnes l'avait bien sur repérés et y commençait à se chuchotait qu'il y avait un gamin étrange qui ne parlait pas mais qui espionnait les gens, peu de gens l'avaient réellement repéré mais chacun assurait que si et à chaque nouvelle rumeur Benjamin se découvrait une nouvelle tête. Cela amusait le jeune Noctali qui s'étonnaient de la vitesse à laquelle les rumeurs se propageaient et cela gonflait son égo, Benjamin se voyait déjà comme une légende urbaine. Pas de doutes rumeurs et potins seront une arme redoutable quand il établira son premier contact ( Et Benjamin savait qu'il suffisait d'espionner les phylalis les pour charger ses armes.). Mais plus le temps passait plus Emolga s'inquiétait, Benjamin allait t'il créer un contact à un moment. En effet, le jeune Noctali n'avait parlé à personne depuis son arrivée, il n'était même pas allé dans son dortoir préférant dormir sur les toits à la belle étoile. Il n'avait pas participé aux recherches sur l’île et pire que tout : Il interdisait Rick de voler trop à découvert ou d'aller jouer avec d'autre pokémon.

La situation désespérait au plus haut point le double type. C'est pour cette raison que le pokémon fut très étonné quand son dresseur le fit monter avec lui sur le wailord de transport. Benjamin et Rick se cachèrent d'abord entre deux filles qui parlait de leur amie disparue. La traverse fut longue et ennuyeuse. Benjamin accorda à Emolga de planer un peu au dessus de l'immense pokémon eau. Cela amusa plusieurs dresseurs et Emolga vient même les saluer, quand il revient vers Benjamin ce dernier lui lança un regard qu'Emolga comprit : Benjamin voulait rester encore anonyme. Rick continua donc de voler. Arrivés sur l’île dont le nom avait échappé à Benjamin, le dresseur blond et son pokémon se retrouvèrent sur un toit. Emolga exténué à force de voler vint se poser sur le crane de son dresseur. Le jeune Noctali fixa la foule de dresseur qui commençait à se séparer et à interroger les passants. Puis il dit avec sa voix qu'on entend si peu :

"-Rick ! Aujourd'hui on va créer un contact. Mais pas avec n'importe quel dresseur, il nous faut trouver Heath S. Jones."

Pour résumer:
 
Stella Douglas
Stella Douglas
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mar 14 Juil - 10:43
Jackie n'avait pas bronché au final et j'avoue que j'étais vraiment déçue. Je ne l'avais jamais vraiment apprécié elle et ses méthodes, mais ça ne m'empêchait pas d'avoir quand même un certain respect pour elle. Elle avait sa réputation qui l'a précédait après tout, ses accomplissements. Au final on dirait que tout ça ce n'était que du vent... Une fille me prise dans ses bras alors que mes larmes commençaient à couler, mais c'est à peine si je le remarqua. Je n'étais plus là, perdu quelque part dans un autre monde. Tout ça ce n'était que du flan, Jackie la tyran pleurnichant, les profs d'élites capturés comme des bleus, la directrice inefficace et la police aux abonnés absents. Avais-je tors d'espérer quelque chose des adultes encore ? La plupart des autres étaient de cet avis en tout cas et ils s'étaient rassemblés pour organiser leur propre expédition. Les rejoindre ? Non... Ah quoi bon. J'ai besoin d'un break alors je suis retourné dans la maison plutôt. Pour faire le point, réfléchir ? Je ne pense pas avoir fait quelque chose d'aussi classe que ça. Ça ressemblait plutôt à une après-midi déprime. J'aurais vraiment dû en parler aux parents au final, pour rentrer. Je n'ai même pas fait attention que Sam lui était sortie aider à fouiller l'île. En revanche quand j'ai fini par le réaliser, ma déprime c'est vite transformé en angoisse.

Monsieur a fini par rentrer tard en grommelant comme si de rien n'était. Je vous jure ! Il aurait pu prévenir, me demander avant. Je ne suis pas du genre à imposer mes choix à mes pokemons après tout, même si pour le coup j'aurais sûrement était très contre. C'est pas un jeu après tout la situation est grave, pas le moment de se prendre pour un super héros. Alors j'avoue je lui ai hurlé dessus... Quoi je ne sais plus, mais j'en ai probablement profité pour évacuer une bonne partie de mon stress sur mon singe visiblement surpris. Résultat ? Bah c'est Sam, il ne s'est pas laissé faire et c'est mis à hurler aussi. Bon j'ai rien compris à ce qu'il racontait, mais dans son regard il n'était pas dur de voir qu'il était sérieux lui aussi dans ses recherches. Je pouvais même distinguer une certaine lueur de reproche. Cette lueur là m'a fait mal d'ailleurs et je suis partie me coucher, pour l'ignorer, pour l'oublier... Qu'est ce que j'étais censé faire bon sang, dur de réfléchir... Les émotions fortes, j'avais jamais été douée pour les gérer. Après la nuit blanche de la veille j'avais fini par m'endormir, mais on ne peut pas dire que j'ai l'impression d'avoir eue une nuit réparatrice.

Depuis combien de temps je n'avais pas dormi tard dans la matinée ? Quand on a l'habitude des entraînements du matin, on prends rapidement l'habitude de se lever tôt. Surtout qu'à la base je n'avais jamais été une lève tard. Ma montre indiquait-elle vraiment 9h ? Je n'en revenais pas. En revanche une fois suffisamment émerger de mon sommeil pour le réaliser, j'ai vite ensuite paniqué. Levé en trombe j'ai rapidement fais le tour de la maison pour constater l'évidence. Plus de starter. Il était parti et m'avait abandonner derrière. Au début j'ai relativisé, tant pis si je devais fouiller l'île j'allais bien mettre la main sur ce singe. Sauf que non il n'était pas sur l'île. Ce n'était vraiment pas une bonne journée pour la grasse matinée, pas quand votre starter part de bonne heure au matin avec une bande d'ados rêvant de sauver les leurs. J'ai couru vers la plage, là ou l'on m'a dit qu'ils étaient censés partir, mais c'était trop tard. J'aurais bien crié mais curieusement rien ne vint. Pas de colère ni de tristesse, juste le constat de la réalité. Jamais je n'ai autant regretté de ne pas avoir de pokemon eau ou vol que ce matin là. Maintenant je n'avais plus qu'à attendre, attendre et espérer qu'il revienne lui et les autres. Ce serait horrible après tout qu'il disparaisse et que nos derniers mots soit cette dispute d'hier soir... Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même d'un autre côté, moi et mon indécision. Hm je n'ai plus qu'à faire demi-tour je suppose, quelqu'un doit bien informer Snow que des élèves sont partis. Elle doit déjà être au courant j'imagine mais bon. Je ne peux pas continuer comme j'ai fais jusque là, il faut que je sois active à mon tour. Qui sait j'arriverais peut être à me greffer sur le transport qu'utilisera la directrice pour les rattraper, sinon je trouverais un autre moyen. Je ne vais pas rester là les bras croisés. Se serait dommage de faire honte au petit singe parti seul aider à sauver des inconnus en restant là à ne rien faire.

Spoiler:
 
Calliope Pryde
Calliope Pryde
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mar 14 Juil - 14:09
Alors... ? Réponse positive ou négative ? A première vu, Calliope était la bienvenue car la troupe l'intégrait dans leur cercle. Ravie, la demoiselle leur accordait un sourire. Pour une fois dans sa vie, on lui accordait immédiatement une confiance. L'enjeu était de taille, Callie en avait bien évidemment conscience... Mais de voir autant de monde s'attrouper ne faisait que de l'encourager dans ce choix insensé. La demoiselle ne reconnaissait pas tout le monde mais dès qu'ils se présentaient, elle se souvenait d'eux. Du moins, pour la plupart. Cette révolte engendrée par la préfète en chef ne faisait que de créer un mouvement d'adolescent complètement sûr d'eux quand à la réussite de la mission sauvetage. Ils oubliaient pourtant un point essentiel : la tournure des évènements avaient beau être dramatique, ils n'étaient que de simples étudiants. Arriveraient-ils au moins à faire quelque chose ? Entrainée là dedans, il était impossible pour la rousse de faire demi-tour. Elle découvrait alors chez elle une face caché de sa personnalité qu'elle ne soupçonnait même pas : du courage. De la volonté... Aussi, mais ça, elle en avait toujours eux.

Chacun proposait ses idées, ses suggestions quant aux débuts des recherches. Malgré tout, la proposition de fouiller Cobaba ne plaisait pas à Calliope. Pour elle, c'était une perte de temps car la directrice leur avait bien transmit une information capitale. L'île Frista était, aux yeux de la demoiselle, la destination première à atteindre ! Malheureusement, elle ne se manifestait pas, ayant peur de contredire les personnes en accord avec cette Mentali. D'autant plus qu'Aileen voulait suivre le mouvement. La préfète des Givrali acceptait avec difficulté de fouiller Cobaba. Après tout, il pouvait aussi y avoir des indices sur place. C'est ainsi que tous les élèves volontaires se mettaient à retourner l'île dans l'espoir de mettre la main sur quelque chose. Callie avait envie et puisait dans son énergie pour faire un tour près du Mausolée Scorvol. Au moins, là bas, il y avait de l'ombre et elle pourrait moins craindre les rayons du soleil. Alban était son partenaire, pour son plus grand plaisir.

_ On aurait du partir à Frista directement... se confiait-elle.

D'accord ou non, ce n'était ni lui ni elle qui oseraient partir. Calliope préférait rester avec le groupe, se sentant quand même plus en sécurité. Le temps filait assez rapidement et la journée passait sans même qu'elle s'en rende compte. C'est son estomac qui grondait, la forçant alors à se redresser et à stopper toute activité. Callie se tournait ensuite pour poser ses yeux sur le jeune Voltali, se trouve à quelques pas d'elle. En le voyant progresser, elle remarquait de nouveau sa difficulté pour se mouvoir. Ce n'était pas anodin... Sauf qu'elle n'avait pas encore osé lui demander, jugeant qu'il préférerait ne pas répondre. Et à juste de titre... Ce n'était pas évident de parler de ce genre de chose, Calliope le savait bien. Après tout, elle était elle-même victime d'un sors : une longue exposition au soleil, sans protection, lui serait fatale. Et elle préférait largement que les personnes s'abstiennent de lui poser ce genre de question : "Pourquoi tu portes des longues manches en plein été ?" Et pourtant... Cela la démangeait.

_ Il a quoi, ton genou ? demandait-elle au moment où elle rejoignait Alban.

******

Les recherches n'avaient pas du tout été fructueuses ce qui en démoralisait plus d'un. Le soir même de l'annonce faite par la directrice, les élèves avaient prit la décision de se rendre sur l'île Frista dès le lendemain, à l'aube. Callie ne possédait pas de Pokemon aquatique assez costaud pour la transporter jusque là  bas... Heureusement, il y avait un Wailord à disposition. Après de brèves discussions et informations, tous ceux et celles qui désiraient faire part au sauvetage de leur compagnon prenaient le large. La rouquine faisait le voyage avec le fameux garçon rencontré dans le bus, Alban. La traversée se déroulait dans le silence des plus total et la jeune fille se demandait si ce n'était pas à cause de sa question la veille. Désirant ne pas trop s'en préoccuper, elle tendait néanmoins un  sandwich au Voltali.

La destination était atteinte au début d'après midi. Chacun partait de son côté après une organisation sommaire. Autant le dire : Calliope ne savait pas où mettre les pieds. Au début, elle se référait à Aileen, celle qui semblait être la personne la plus apte à commander ce monde.  Rapidement, les habitants de cette île approchaient les étudiants, inquiets d'un tel débarquement. La jeune médecin en profitait pour les rassurer et leur expliquer la situation. Elle avait aussi l'espoir qu'ils aient quelques informations. Malheureusement, ce n'était pas le cas. Les interroger seraient alors une perte de temps. Callie ne se laissait pas pour autant démonter. Elle se saisissait du bras d'Alban et l'entrainait avec elle dans les profondeurs des terres.

_ On y va !

Suivie ou non pas d'autres élèves, Callie n'allait pas resté plantée là à écouter des directives qui n'en finissent pas.. Ses yeux étaient rivés sur ce qui l'entourait. Par moment, elle s'éloignait, se baissait et soulevait la branche d'un buisson. Mais rien... Et elle recommençait de plus bel, déterminée.


Spoiler:
 
Alban Abernaty
Alban Abernaty
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mar 14 Juil - 22:01
Passés les premiers instants de doutes, Alban s’était rapidement senti plus dans son élément. Il avait toujours été comme ça ; il avait un besoin impérieux d’action, et, s’il ne le trouvait pas dans les courses aériennes, il devait l’obtenir ailleurs. Certes, il était resté statique toute l’année dernière, mais à présent, il avait le sentiment qu’il pouvait bouger et faire bouger les choses. Il n’était qu’une petite poussière d’étoile dans la voie lactée, mais avec ses camarades, il avait l’impression de former une réelle constellation. Chaque entité avait son importance, et chacun pouvait influer sur son destin à sa façon. Quelques regards dubitatifs se posèrent sur lui, tandis que certains s’attardaient sur sa jambe. Avec un maintien toujours droit et fier, le jeune garçon fit comme s’il ne remarquait rien. Calliope était à ses côtés, et son regard semblait lui apporter son soutien. Un instant, Alban sembla capter le regard scrutateur de celle qui avait pris le contrôle des opérations, mais rapidement celle-ci détourna les yeux pour se concentrer sur d’autres personnes. Le châtain y vit là un signe d’acceptation et il détendit légèrement la pression qui pesait sur ses épaules. Plusieurs autres personnes vinrent rejoindre le groupuscule. Beaucoup de jeunes filles aux cheveux roses, quelques garçons, dont un qu’il avait rencontré brièvement la veille, et d’autres personnes qui semblaient être là depuis bien plus longtemps. Alban retenait silencieusement les noms et ses yeux aux couleurs changeantes se posèrent sur les Pokémon de ses futurs compagnons. Il analysait les possibilités, et émettait toutes les options. Son cerveau réfléchissait à cent à l’heure, mais il se rendit bien vite compte que cela ne servirait à rien. A quoi bon échafauder des plans lorsqu’on est tout nouveau et que personne ne vous prendrait au sérieux ?

Comme pour justifier ses pensées, des élèves qui devaient être là depuis un bout de temps proposèrent des pistes pour mener les recherches. Certains pensaient qu’il serait plus malin de chercher d’abord sur Cobaba plutôt que de mener une excursion sur la mystérieuse île mentionnée par la Directrice. En temps normaux, Alban aurait trouvé ce plan ingénieux, mais étrangement, son intuition lui soufflait que ce n’était pas la bonne solution. Une jeune fille nommée Marie se leva d’ailleurs contre les autres pour manifester son désaccord, mais Aileen Sôma avait déjà décidé de la stratégie à adopter. Et Alban ne serait pas vraiment celui qui allait nager à contre-courant. Pourtant, était-ce son impression ou Calliope semblait-elle encore plus tendue qu’avant ? La rousse s’était brusquement raidie lorsque la jolie fille aux cheveux roses avait pris la parole. Y avait-il entre ces deux-là une quelconque tension ? Alban n’osa pas demander, et il laissa la réunion suivre son cours jusqu’à s’achever. Des groupes furent ensuite formés dans le but d’explorer l’île, et Alban se retrouva en compagnie de Calliope pour faire un tour du côté du Mausolée Scorvol.

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Mausolée Scorvol. Calliope guida Alban à travers un enchevêtrement compliqué de lianes. Le garçon ne voulut pas l’avouer, mais la progression dans ce dédale végétal n’était pas de tout repos. Son genou lui faisait souffrir le martyr, et même si la douleur ne se manifestait pas sur son visage, sa démarche claudicante le trahissait. Il était certain que sa camarade l’avait remarqué, mais si c’était le cas, elle n’en fit aucun commentaire. Ils passèrent donc une bonne partie de l’après-midi à voguer dans les alentours de cet étrange monument qui ressemblait à des ruines un peu glauques. Au bout d’un moment, Calliope s’arrêta, et, avec une voix distante, elle lui confia qu’elle aurait préféré partir directement pour l’île Friska. Son expression du matin lui revint alors directement en tête, et Alban comprit pourquoi elle avait l’air tendue comme un oiseau apeuré plus tôt dans la journée. Du désaccord. C’était cela.

Avec un air compatissant, Alban posa sa main sur une branche basse couverte de lianes qui ressemblaient à des reptiles en camouflage, et soupira.

- Oui… Je ne suis pas sûr que ce soit ici qu’on trouvera beaucoup d’indices…

Il ne voulait pas être pessimiste, mais était-ce réellement une bonne idée de fouiller l’île ? Les enseignants étaient partis sur Friska et avaient cessé de donner des nouvelles dès lors qu’ils étaient arrivés là-bas. Cela ne voulait-il pas dire que quelque chose se tramait là-bas ?

- Les enseignants qui disparaissent… Cela ne peut pas être une coïncidence. Il y a forcément un mystère autour de cette fameuse île, même si je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Pris d’une subite inspiration, il sortit de son sac à dos un petit carnet sur lequel étaient notées toutes les adresses des postes Pokémon de ses parents. Il y en avait dans le monde entier. Se pourrait-il qu’il en existe une également là-bas ? Il n’avait jamais entendu parler de l’île Friska, mais il était loin de connaitre toutes les zones géographiques du globe. Île inhabitée ou urbanisée ? Il n’était pas sûr de pouvoir trouver l’information qu’il cherchait, mais, par miracle, il tomba bien vite dessus.

- Oh, regarde. Il y a une poste Amargein sur l’île Friska. Il y a même une petite photo… L’île semble habitée, et elle ressemble un peu à celle-là. C’est étrange alors, toute cette histoire. Si un groupe entier d’élèves a débarqué sur cette île et qu’il y a des habitants, ils en auront forcément entendu parler, tu ne crois pas ? Je pense que c’est une bonne nouvelle, et que les recherches iront beaucoup plus vite lorsqu’on aura mis un pied là-bas.

Il regarda Calliope en essayant d’insuffler le plus de positivité dans ses paroles. Ils étaient certes à un point mort, ce qui les déprimait tout autant l’un que l’autre, mais la perspective de pouvoir trouver quelque chose dès lors qu’ils iraient à Friska les ranima tous les deux un peu plus. Plus motivés qu’avant, ils reprirent leurs recherches au Mausolée, sans pour autant faire des découvertes fructueuses. Comme Alban l’avait prévu, il n’y avait pas grand-chose d’intéressant par ici…

La journée avait filé comme une étoile qui frôle la planète. Bientôt, le ciel pris des couleurs dorées, et Calliope annonça qu’ils feraient mieux de rentrer prendre du repos pour la journée du lendemain. Lentement, Alban approuva, en s’étonnant tout de même de son exceptionnelle résistance. Il avait passé la journée à marcher et pourtant, son genou avait tenu bon. Certes, il n’était pas le plus rapide des coureurs, mais cette amélioration lui mis du baume au cœur. Il dû fixer son genou pendant cette réflexion. Peut-être trop intensément, car Calliope se retourna, et, non sans une hésitation qu’il perçu dans les inflexions de sa voix, elle lui posa la question fatidique.

Alban sentit qu’une chape de plomb s’abattait sur lui. Evidemment, Calliope ne pouvait pas ne pas avoir remarqué. Et pourtant, le fait qu’elle lui valide cette vérité le mettait mal à l’aise. Etrangement, il se sentait encore plus faible et diminué lorsqu’on le lui disait. Sans qu’il ne puisse le contrôler, ses yeux gris anthracite devinrent aussi durs que du béton. Il regarda le sol, ne sachant que dire. Il s’entendait bien avec Calliope, c’était indéniable. Ils avaient commencé cette aventure incroyable ensemble, et la poursuivait encore à deux aujourd’hui. Un lien étrange s’était créé entre ces deux-là, et pourtant, il ne se sentait pas encore prêt à le lui révéler. Ça ne la regardait pas. Elle n’avait pas à savoir.

- Je…, commença-t-il, sans lever les yeux.

Un bruit le fit sursauter, et il regarda autour de lui, comme une bête traquée. D’autres élèves étaient dans les parages, et, aux sons qu’ils faisaient, ils cherchaient également des indices sur la disparition des élèves. Sentant son cœur tambouriner dans sa poitrine, Alban leva brièvement les yeux vers Calliope.

- Ecoute… Je ne peux pas te le dire. Pas maintenant. Pas ici…

Sur ces mots, il tourna les talons et regagna son chalet, en se sentant tellement stupide qu’il eut envie de s’arracher les plumes.

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La nuit fut difficile pour Alban. Il avait pensé à Calliope toute la nuit, et s’était asséné de nombreux coups d’oreiller. Pourquoi n’avait-il rien pu lui dire de plus gentil pour éviter de bousiller le semblant d’amitié qu’ils avaient réussi à tisser ? Pourquoi l’avait-il plantée là comme le pire des goujats ? Alors certes, ils étaient de retour dans la zone des chalets, ce qui lui assurait que Calliope avait pu retourner dans le sien sans soucis. Mais ça ne se faisait pas. Il s’en voulait terriblement. Le lendemain, ce fut avec de légères cernes d’inquiétude qu’il regagna le bord de mer, là où tous les élèves s’étaient donnés rendez-vous pour partir ensemble sur Friska.

Le point fut fait rapidement : apparemment, personne n’avait découvert de choses intéressantes sur l’île, et il était à présent temps de partir explorer plus loin. Alban retrouva rapidement Calliope parmi les élèves. Elle avait un air neutre, et il ne sut dire si elle lui en voulait ou non pour la veille. Après un salut bref de la part des deux partis, ils acceptèrent l’offre d’un garçon de les amener à bord de son Wailord, et grimpèrent sur le dos de l’immense baleine pour prendre la route des eaux. Alban trouva la sensation bien moins agréable qu’un vol, mais il fallait dire que c’était largement l’embarcation marine la plus impressionnante qu’il avait empruntée de toute sa vie. Comme si de rien n’était, Calliope pris place à côté de lui, et lui tendit même un sandwiche. Après un bref merci, Alban grignota le bout du pain, soucieux.

Il avait toujours autant de mal à cerner Calliope. Il lui semblait avoir pu mieux découvrir la jeune fille après qu’elle l’eut soigné des éclats de verre, mais elle était aussi imprévisible que le vent. Il se sentait perdu, pris en plein dans un ouragan de pensées contraires. Il ouvrit la bouche à plusieurs reprises pour tenter de s’expliquer, mais la proximité des autres élèves avec leur petit duo l’en dissuada. S’il voulait lui parler, ce n’était ni l’endroit, ni le moment pour le faire. Ruminant donc ses idées noires, il garda le silence jusqu’à ce que le Wailord les dépose sur l’île Friska.

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En début d’après-midi, ils arrivèrent tous sur l’île Friska. Semblable en tout point à Cobaba, l’île était accueillante ; mais derrière ces cocotiers et ces grains de sables blancs, Alban et les autres savaient qu’il y avait un secret dissimulé. Comme en écho à leur inquiétude, des habitants aux mêmes préoccupations vinrent à leur rencontre. Etonnés d’un tel débarquement, ils leurs posèrent rapidement des questions pour les plus téméraires ; les plus méfiants, eux, restaient dans leurs coins en les toisant comme des explorateurs un peu gênants. Au bout d’une poignée de minutes, Alban se rendit compte qu’ils ne savaient rien, et qu’ils ne faisaient pas semblant. Ces gens-là ignoraient tout de la Team Rouage, et c’était visiblement la première fois qu’ils voyaient autant de jeunes enfants arriver par ici. Alors un groupe entier de kidnappés ! Le regard du châtain se fit plus sombre encore. Il s’apprêta à rebrousser chemin pour demander aux deux préfets en chef ce qu’il convenait de faire, lorsque la main familière de Calliope se saisit de la sienne pour l’entraîner au loin.

Se calquant sur la démarche de la rouquine, il fut bientôt séparé du reste du groupe. Quelques élèves curieux les suivaient à distance, sans savoir s’ils avaient trouvé quelque chose ou s’ils étaient juste partis s’isoler pour bavarder en toute intimité. Calliope, cependant, farfouillait et fouillait d’un air déterminé les herbes, comme si elle était persuadée de pouvoir trouver un élève caché derrière un rocher. Alban trouva son approche un peu trop impulsive, mais il n’en dit rien. Il jeta un coup d’œil derrière lui, et, remarquant que les élèves étaient tous trop loin pour les écouter, il s’accroupit près de la demoiselle.

- Ecoute, Calliope… Je crois que je te dois des excuses pour hier.

Il laissa planer un silence, mais elle ne le brisa pas. Sans savoir s’il était plus simple pour lui ou non d’être interrompu, Alban décida de continuer.

- Je ne voulais pas te parler de… tu sais… mon genou, parce que c’est un sujet un peu délicat… Mais avec tout ce qu’on a vécu depuis qu’on s’est assis dans ce bus, je pense que s’il y a une personne qui doit savoir, c’est toi.. Il prit une grande inspiration et poursuivit : En fait, je-

Il s’arrêta net et se redressa vivement, alerte. Un bruit qui n’avait rien à voir avec les élèves derrière lui mit ses sens en alerte. Comme si le vent avait brusquement cessé de tourner comme il le faisait habituellement. La sensation était ténue, mais il était sûr que quelque chose clochait. Fausse alerte ou autre chose ? Le châtain ne le savait pas, mais dans le doute, il s’arrêta de bouger, une main sur la Pokéball de Zéphyr. En combat, il n’était pas persuadé de faire la différence, mais mieux valait rester sur ses gardes…

HRP:
 
Orren Losvrôk
Orren Losvrôk
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mer 15 Juil - 1:17
Bon ben au moins y avait pas mal de monde de motivé pour aller mener une expédition de sauvetage. Il savait très bien que beaucoup doutaient de leurs chances de faire quoi que ce soit, ce ne sont que des gamins après tout par rapport aux profs qui ont été portés disparus, mais ne dit-on pas que le nombre fait la force ? Et puis ils étaient animés d'une telle rage et d'une envie impérieuse de sauver leurs amis que le jeune préfet ne doutait pas qu'ils pouvaient le faire. C'était étonnant comme les personnes pouvaient se réunir autour d'une cause commune et avancer plus ou moins dans le même sens. Certes quand la jeune fille aux cheveux roses parla, il ne fut pas tout à fait d'accord avec elle. Il voulait directement aller sur Friska et chercher ses amis disparus, mais bon il se dit que ça ne coûtait rien d'essayer. En plus elle lui disait quelque chose, c'était pas cette fille hyper énergique des Mentalis à qui il lui avait acheté la guitare et qui participait volontairement aux entraînements des rouges ? Bref là n'était pas la question. Il fallait maintenant se diviser en plusieurs équipes et aller à différents endroits de l'île. Orren voulut se rendre au débarcadère, qui sait, peut être quelque chose à voir là bas ou sinon il pourrait se dégoter une carte maritime.

Il s'y rendit donc. Sur le chemin, il envoya un message avec son Ipok à Celest, la prévenant qu'il allait à la recherche des élèves disparus et qu'il ne fallait pas qu'elle s'en fasse pour lui. Après lui avoir promis d'être prudent et lui avoir déclaré encore une fois tout ses sentiments envers elle, il se mit en chemin pour l'endroit où ils avaient accosté avec le ferry.
Faisant sortir tout les Pokémons ayant une utilité pour lui, il remarqua la présence d'un nouvel élément. Entre Loki et Skoll se tenait un personnage bien connu du dracologue, le singe masqué ! Sam avait sûrement décidé de fausser compagnie à Stella, voulant se rendre  utile et intervenir dans la cause du juste tel un héros masqué. Le Ferrossinge avait un regard fier et un port sûr de lui, faisant au passage sourire le morne jeune homme. Il n'avait plus vraiment souri depuis l'incident, et Sam lui remontait un peu le moral par sa bonne volonté un peu humoristique. Donc il envoya Blaze, le Passerouge de Djelly, prendre les airs pour observer et lui rapporter toute chose intéressante aux alentours. En attendant il laissa Skoll, Loki et Mjöll fouiller les environs pour trouver le moindre indice. Il n'avait pas regarder si d'autres élèves le suivaient, se disant que sûrement l'autre Noctali viendrait avec lui. Et puis, il le savait vu que le cousin de Ruby ne faisait que jacasser, toujours à venir le charrier. Ce matin, après une boutade du Jones, Orren s'était retourné avec un léger sourire et un regard aiguisé.

-Bon au lieu de jacasser, tu peux enfin te rendre utile ? Non parce que bon c'est joli pour toi de parler, mais j'aimerais bien enfin te voir à l'action ça changerais !

Contrairement aux paroles venimeuses lancées par le Top Dresseur, le ton était plus sur celui d'une pique sans animosité que d'un réel reproche agressif. C'était juste que ce garçon l'inspirait, enfin dans le sens où il avait envie de répondre à ses incessantes piques. Donc autant lui rendre la pareille avec un peu de répartie. Ricanant légèrement en y repensant, Orren alla à la rencontre de quelques marins sur un ponton, accompagné du grand singe masqué auquel il s'adressa.

-Dis Sam... regard accusateur du Ferrosinge. Euhhh Singe Masqué ! T'as laissé Stella en plan ? J'espère qu'elle va pas s'inquiéter... Enfin, merci de ton aide, c'est bienvenue !

Le singe se mit à sautiller un peu, bien content d'aider et grimpa sur l'épaule d'Orren. Le dresseur fut légèrement déséquilibré. C'est qu'il pesait son poids ! Heureusement que le Voltali n'était pas frêle ! Du moins Orren se rendit en avant des marins pour leur parler.

-Excusez moi messieurs, vous n'aurez pas vu d'individus suspects hier ?

-Nop mon p'tit gars ! On a rien vu d'ces malfrats qui ont harponnés des gamins hier, si c'est bien d'ça qu'vous parlez ! Ah les pov' gosses ! Ces saligauds perdent rien pour attendre quand la police leur aura mit la main d'ssus !

-Bien... donc les nouvelles vont vite...

-Un peu mon grand ! Le soir, y a un mec qu'est v'nu nous dire en criant qu'un malheur était arrivé aux gamins d'l'écôle, qu'ils se sont fait kidnappés par des mecs louches !

-Par hasard vous aurez pas une carte maritime ? Ca... ça aiderait bien nos profs qui veulent aller chercher des indices !

-C'est-y pas un peu risqué ? Bah j'penses q'ils savent c'qu'ils font ! Ce sont de grands dresseurs après tout ! Attends j'vais t'trouver ça !

-Merci, si jamais vous pouvez m'en faire deux exemplaires ce serait bien !

Pourquoi deux ? Un pour lui et un pour sa soeur. Il comptait bien prendre la tête de cette expédition à eux deux. Ils étaient les seuls préfets encore présents, donc la récupération des disparus leur incombait. Du moins c'est comme ça qu'il voyait les choses. Au bout de quelques minutes le marin revint enfin avec les précieuses cartes. Parfait on y voyait clairement l'île Friska qui n'était pas vraiment loin de Cobaba ! Orren alla voir alors son équipe avec un Sam qui gonflait fièrement le torse, ses yeux brillants derrière son masque, pour découvrir si ils avaient trouvés quelque chose. Rien pour la recherche terrestre, rien non plus dans les airs quand il vit Blaze revenir avec un air dépité. Bon eh bien tant pis, ils iraient sur Friska. Il retourna alors au village et tenta d'intercepter sa soeur. En l'ayant trouvé, il lui tendit une des deux cartes en lui expliquant que comme ça ils seraient deux à pouvoir "diriger" les élèves en mer vers l'île. Il proposa aussi qu'ils se divisent en arrivés là-bas. Rien de mieux pour retrouver efficacement les élèves. Bien sûr Orren prendrait déjà Heath avec lui, le jeune homme voulant avoir un oeil sur ce Noctali. Il alla donc dormir, stressé à l'expédition du lendemain. Il ne dormit que très brièvement, même si son sommeil fut réparateur. Sam l'avait laissé quand ils étaient arrivés, sûrement pour rejoindre Stella.

________________________

Le lendemain Orren se rendit sur la plage, libérant son Pokémon le plus grand pouvant user de Surf et ainsi le transporter en mer. Ce fut Mjölnir. La Drakkarmin le prendrait donc sur son dos, tant pis si il se mouillerait. Attendant que sa soeur soit prête et tout les élèves disposant d'un Pokémon pouvant nager ou voler dans le secteur, il se mit en route. La route fut simple à suivre et les deux préfets en tête, tout le groupe d’élève parvint à se rendre sur l'île. Il y eut bien sûr quelques retardataires à attendre, comme cette fille aux cheveux roses et au look militaire, mais rien de trop gênant. Ils débarquèrent sur l'île, faisant s'ameuter les habitant intrigués par ce débarquements de jeunes dresseurs. Plusieurs allèrent parler aux locaux, mais Orren préféra rester un peu à coté.
Sam l'avait de nouveau rejoint et Orren avait tenté de lui faire une place près de la tête de la dragonne bicolore. Le préfet était trempé, mais grâce à ce grand soleil, ses habits sécheraient vite. Il fit sortir en plus Skoll et Loki qui regardèrent autour d'eux avec attention. Loki semblait toujours étrangement calme... Bien trop calme. Blaze se percha sur la tête du garçon, toujours aussi dépité et Orren tenta de le rassurer avec quelques paroles. Voyant deux élèves déjà s'éloigner du groupe, Orren décida de les rejoindre rapidement, happant au passage le bras de Heath. Il voulait ce gars avec lui. Après tout sa cousine avait été kidnappée et il se trouvait juste à coté d'elle quand s'était arrivé ! Pourtant ils avaient pris de l'avance et malgré la démarche claudicante du garçon, ils les devançaient. Orren envoya alors son Démolosse leur barrer la route pour qu'ils les attendent. Skoll s'exécuta en silence, passant sur le coté du chemin pour les bloquer en pleine conversation en sortant du buisson devant eux. Le chien de feu s'assit simplement, empêchant les deux jeunes d'avancer quand Orren les rejoignit avec le Jones.

-Attendez, faut pas trop se séparer ! On va rester ensembles ok ?

Orren les toisa tout les deux. La rousse lui rappelait quelqu'un qu'il avait vu en cours, mais impossible de remettre un nom dessus. L'autre ne lui disait clairement rien à part peut être...

-AH oui c'est vrai ! Alban c'est ça ? Content de te voir parmi les Voltalis, dommage que ce soit dans ces conditions. Comme l'a dit ma soeur hier, je suis Orren Losvrôk, préfet des Voltalis et nouveau préfet en chef ! Allez hop, on continue de voir si on trouve quelque chose par là ? Aileen se chargera de l'autre groupe, mieux vaut couvrir un max de terrain en restant quand même bien groupés.

Orren se mit à sourire, même si ce sourire avait quelque chose de faux. Il n'en avait pas envie, mais il se devait de faire bonne figure. Il entendait derrière lui les pas de plusieurs élèves qui les suivaient et décida de ralentir le pas pour les laisser les rattraper. Ils devaient restés groupés, qui sait ce que la Team Rouage avait prévue pour se défendre !



Orren Losvrôk
If you resist, You'll feel the darkness penetrate on you. Don't resist. To the appeal of twilight...Let the darkness absorb your light...
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mer 15 Juil - 2:39
Toujours perché sur son toit Benjamin balayait son regard sur la foule des élèves qui commençait à se disperser. Il cherchait désespérément le préfet de son dortoir, si il arrivait à se lier d'amitié avec il aurait alors un chemin tout tracé pour escalader la pyramide sociale de l’académie. Benjamin ne recherchait absolument pas les élèves disparus pas par désintérêt total non, mais plutôt par réalisme : si cette organisation était si puissante que ça, si ni les forces de l’ordre ni le personnel éducatif de l'académie n'avait pas pu les retrouver, il y avait peu de chances pour qu'un groupe d'ados y arrivent, aussi motivés et optimistes étaient t'ils... Cette triste idée en tête autant profiter de la situation pour se démarquer.

Quand le jeune Noctali aperçut sa cible il fut assez surpris de voir dans quelle situation elle était. Son préfet se faisait traîner par le bras par un autre garçon qui disait vaguement quelque-chose à Benjamin... Un autre préfet peut être ? Si c'était le cas la situation devenait tout à coup deux fois plus intéressante, pas de doute si le jeune Noctali arrivait à se placer sous les ailes de ses deux personnalités il ne sera plus un simple élève et deviendra quelqu'un. C'était inespéré ! Il allait toutefois falloir la jouer serré et surtout bien choisir ses mots : ce premier contact déterminerait sans doute toute la suite de sa scolarité !

Benjamin se laissa glisser du toit puis sauta au sol. Rick lui tournoyait autour. Les deux amis suivirent avec hâte le duo. Ils virent les deux préfets s'engouffraient dans une touffe de végétation. Benjamin arriva en même temps qu'un groupe d’élève qui semblait plus perdus qu'autre chose.

"-Il parait qu'on a trouvé quelque-chose prés du port."  

Cette simple phrase suffit à faire rebrousser chemin au groupe de demeurés. Fallait pas déconner ! Benjamin ne pouvait pas jouer un numéro de charme si toute l'école se ramenait, il s'engouffra à son tour à travers la végétation.

Quand il rejoignit le duo, il était en pleine discussion avec une fille et un garçon. Zut de la concurrence ! Oh et puis après tout peut-être que parler en présence de d'autres élèves lambda ( Si c'était bien des élèves lambda en tout cas..) serait beaucoup plus facile et puis avec un peu de chance l'un des deux serait complètement débile, ce qui mettrait sans doute en valeur le jeune blond. Benjamin prit son courage à deux mains et intervient dans la discussion, le pauvre levait la tête quasiment entièrement pour regarder tous ses gens -pourtant de son age- bien plus grands que lui.

"- Salut ! Benjamin Ramére, Noctali. Je suis des vôtres, personne n'a rien vu en ville. Je suis certain que même le Barman du coin n'a entendu aucune rumeur à ce sujet."

Benjamin eut un léger sursaut de stress. Cette entrée en matière n'était-elle pas trop directe ? Le jeune Noctali louchait un peu sur la réaction des deux préfets mais gardait quand même un œil sur les deux autres élèves.

"-Si on s’enfonce dans les terres on aura besoin d'un maximum de pokémon vol, pour ne pas se perdre ou juste pour repérer quelque chose des cieux. Il se trouve que Rick, mon Emolga est un excellent pokémon vol, bien qu'assez peu endurant."  

Rick vient se poser sur le crane de son dresseur, il mima un soldat au garde à vue. Enfin il allait se passer quelque-chose la boule de poil était toute excitée.

"-Au besoin je suis aussi un excellent acrobate et.. Assez léger. Donc je n'aurai aucun problème à escalader n'importe quel arbre ou autre surface. Je n'ai pas peur du danger et encore moins de me faire mal et j'ai voyagé d’île en île c'est pas mon premier "trek" si je peux appeler ça comme ça. Qui plus est je suis loin d’être idiot et pas mal motivé.   "

Voilà. Benjamin s'était vendu. Peut-être en faisait t'il trop ? Avait t'il vraiment besoin de justifier sa présence ainsi. Il n'en savait rien.. Tout ce qui lui restait à faire c'était d'observer la réaction de ses interlocuteurs et de s'adapter. Le jeune Noctali passait maintenant en mode "survie sociale" et y comptait bien escalader la chaîne alimentaire de l'académie.

Pour résumer :
 
Aileen Sôma
Aileen Sôma
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Mer 15 Juil - 4:33
Certains étaient d’accord. D’autres pas. Mais la décision ayant été prise par le groupe, les gens devaient s’y plier. L’île Cobaba serait fouillée de fond en comble, et si rien n’était trouvé, ils passeraient à l’île suivante. Ca semblait déplaire à beaucoup de gens, à commencer par cette Marie machin-chose qui, étrangement, ne lui inspirait que du déplaisir. Ca sentait tellement la gosse de bourges à plein nez qu’Aileen avait presque envie de la jeter dans l’océan pour changer un peu cette odeur détestable. Elle n’eut cependant pas trop le temps de lui répondre, interrompue par une nouvelle personne, puis une autre, puis - wait, celle-là, elle est Pyroli. Et waaaw, était-elle réellement en train de la vouvoyer comme ça ? Elle a grandi où elle aussi, dans un château ou quoi ? Entre l’autre Mentali qui semblait prendre tout le monde de haut et la Pyroli qui la vouvoyait d’un ton extrêmement joyeux alors que des élèves avaient été enlevés… Bon, au moins, elle avait fait un salut militaire. Chose extrêmement commune chez les Pyroli, qui en faisaient un à chaque fois que Jackie passait à proximité (Aileen n’arrivait d’ailleurs toujours pas à croire qu’elle avait hurlé sur sa référente et qu’elle était toujours en vie) mais qui n’avaient pas pour habitude de s’en faire entre elles. Alors qu’une nouvelle se mette au garde à vous devant elle, c’était… Ma foi, extrêmement flatteur. Opale lui plaisait bien, d’un coup. Peut-être qu’elle aurait la gentillesse de la mettre au courant pour le bizutage de début d’année. Ou pas. Faudrait pas s’enlever tout le plaisir non plus, hein !

« Ouais, bien sûr que je me rappelle de toi, je t’ai vue hier, tu te rappelles ? » Petit sourire. « Et le vouvoiement, tu peux laisser tomber, aussi, on ne va pas te manger. »

Ca, c’est fait. Il fallait donc créer des groupes pour savoir qui allait partir où. Doucement, les gens commencèrent à se rassembler selon leurs amitiés et affinités. Aileen, elle, savait parfaitement où elle voulait aller. Tendant la main, elle se saisit du poignet de Dahlia et la tira vers elle avec un regard pétillant. Reste-là, furie rose, tu vas adorer la suite du programme ! Pas besoin de tendre la main vers Loan pour qu’il comprenne qu’elle avait besoin de lui. Et Opale… Ca l’ennuyait un peu de tirer une nouvelle dans une aventure pareille, mais elle était une Pyroli, autant l’habituer de suite à ce genre de choses. Ce ne serait rien du tout à côté des entraînements matinaux de Jackie, après tout. Attirant son petit quatuor à l’écart, elle se tourna avec un grand sourire qui n’augurait que de mauvaises choses mais qui, ironiquement, fit sourire la Mentali de la même manière.

« Bon, bon, bon. Il faut donc que l’on aille fouiller partout. Ce qui inclut la base militaire de l’île Cobaba. Ca vous dit, une petite virée complètement illégale, incroyablement dangereuse, et donc monstrueusement fun ? »

____________________________________________

Sphax grogna. Il détestait VRAIMENT ça. Un bateau, ce n’était déjà pas folichon, mais à dos de Lokhlass ! Soledad chantonnait doucement, traçant son chemin sur l’immensité bleue, vers l’île Frista où leurs professeurs avaient disparu. La fouille de la veille n’avait rien donné. Le quatuor avait passé l’après-midi entière à fouiller la base, se séparant, se retrouvant, avant de s’enfuir lâchement après qu’un Pokémon ait déclenché un signal d’alerte. Aileen penchait pour celui d’Opale. Elle l’avait depuis moins de vingt-quatre heures, alors qu’eux… Disons qu’ils étaient espions. Et que Dahlia n’était pas coach du tout, accessoirement. Enfin bref, avant que le Pokémon d’un espion déclenche un piège… Cela dit, ils n’avaient rien trouvé dans la base militaire, qu’ils avaient pourtant explorée de fond en comble. Il avait fallu se rendre à l’évidence. Il n’y avait rien sur l’île Cobaba. Du coup, il avait été convenu qu’ils partiraient tous sur l’île Frista le lendemain matin. Et Sphax, qui avait refusé de rester dans sa Poké Ball (à chaque fois qu’il s’éloignait d’elle, elle risquait de mourir d’une électrocution, hors de question qu’il la laisse !) supportait le trajet en grognant. Beuuuh, ça tangue… Il fut presque soulagé de mettre pied à terre. Presque. Qui sait quels dangers les attendaient sur cette île bizarre, hein ? Faisant rentrer Soledad dans sa Poké Ball après lui avait fait un bisou sur la tête, Aileen posa brièvement les doigts sur la tête de Sphax avant de se diriger vers son frère.

« Hmm ? Euh, ouais ok. Dis-donc, t’es préfet en chef depuis deux jours et tu te prends déjà pour le chef de l’académie ? Arriviste. » Court silence, avant qu’elle ne lui envoie un coup de poing amical dans l’épaule. « C’est de famille hein ! Bon, prends ton groupe, sexy préfet, je m’occupe des restants. »

Avec un petit ricanement, elle s’éloigna, cherchant son groupe d’hier dans la foule. Loan était là, Opale avait disparu mais finirait sans nul doute par revenir, et Dahlia… Oh, bah la voilà. Finalement, un groupe se rassembla autour de la Pyroli, qui n’eut même pas besoin de se mettre en hauteur pour se faire voir. Alors voyons. Son frère se retrouvait avec Calliope et Heath. Hmm. Trois préfets d’un côté, un de l’autre, deux disparus. Bof égal. Elle allait donc lui chiper un préfet, genre… Calliope. Parce qu’elle ne pouvait pas voir le Noctali en peinture et que son frère avait l’air d’avoir commencé un jeu de chat et souris avec lui. Plantant là son groupe, elle se dirigea vers son frère, son fidèle Absol chromatique la suivant de son pas silencieux. Alors qu’elle s’approchait du groupe, elle entendit un garçon qui parlait. Wow. Est-ce qu’il était en train de… Faire son rapport ? Non, il crânait. Violemment. Oh, alors comme ça, monsieur est un excellent acrobate, assez léger, silencieux et habitué au trekking ? La brune retint un éclat de rire. L’Absol, lui, ne retint pas le grondement de mépris que lui inspirait ce discours. Allons. Ce morveux pensait-il vraiment être meilleur que lui ? Aileen ne chercha même pas à stopper son starter. Pourquoi faire ? Ils étaient sur la même longueur d’onde, tous les deux, et effectivement, le Noctali qui venait de prendre la parole ne lui inspirait qu’un mépris amusé.

« Tellement loin d’être idiot qu’il a passé la journée d’hier à nous espionner au lieu de se rendre utile… Très intelligent, vraiment. Si t’avais été motivé, tu aurais rejoint un groupe de recherches au lieu de fouiner inutilement. Quoi, tu pensais que je ne t’avais pas vu, à tourner autour des gens en les espionnant comme ça ? Grands dieux. Et ça se croit discret en plus. »

Sphax ne broncha pas, mais tout, dans sa posture, indiquait qu’il était d’accord avec ce qui venait d’être dit. Et après un bref coup d’œil au nouveau Noctali, il décida qu’il ne valait même pas la peine qu’il s’intéresse à lui. Ca, un espion ? Bonne blague. Qu’il s’oppose à sa dresseuse pour voir, qu’on rigole un coup. Se désintéressant du Noctali (pourquoi s’intéresserait-elle à un Noctali, de toute manière ?) elle leva la tête vers son frère avant de reprendre la parole d’une voix plus calme.

« Sinon, je suis venue te piquer un préfet, vu que tu as Heath et Calliope dans ton groupe. Comme ça, ça fera deux préfets par groupes, ce sera mieux. Étant donné que tu as l’air d’être en pleine parade amoureuse avec monsieur Jones, je vais te piquer Calliope, il ne faudrait surtout pas qu’on interfère dans vos plans yaoi. Si je croise Celest, je peux aussi la récupérer, si tu veux. »

Sourire taquin. Eh, elle a le droit de charrier son frère, d’abord. Se tournant vers Calliope, à qui elle n’avait pas vraiment laissé le choix, elle lui sourit, avant de s’intéresser au garçon qui semblait lui coller aux basques. Ah, ouais, le nouveau Voltali, Alban quelque chose, qui semblait boitiller un peu mais qui avait tout de même eu le courage de les rejoindre pour se rendre utile. Un garçon bien, qu’elle venait tout juste de prendre en amitié, même sans le connaître.

« Ca t’embête pas de venir avec moi Calliope, hein ? » Sourire. Et elle se tourna vers Alban. « Tu peux venir avec nous si tu veux. Ou rester avec Orren, au choix. »

Spoiler:
 



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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Jeu 16 Juil - 10:35
Quand le jeune Benjamin comprit la situation il ne réussit pas à ne dire ne serait-ce qu'un mot. Est-ce que ça c'était vraiment passé ? Est-ce que le Noctali venait de se faire démasquer et humilier par un préfet devant trois autres dont un qui était apparemment le préfet en chef ? Tout cela était t'il réel ?

Son monde s'écroula. Benjamin ne pouvait plus parler et il sentit une colère immense l’assaillir. Cette fille... Elle avait tout gâché. Tous ses plans, ses prévisions, tout ça partait en fumée !

Le dernier des Ramére retient une petite larme, non il ne fallait pas pleurer ! Rick son Emolga était posé sur le sol et regardait son dresseur avec de grand yeux tristes, le pauvre il avait tout préparé avec minutie, il pensait avoir prévu tout ce qu'il pouvait se passer et cette fille avait tout gâché ! Quelle méchante, méchante fille. Plus personne ne faisait attention à son dresseur et le petit groupe parlait d'autre chose, l'Emolga sentit une immense colère l'envahir et sans réfléchir il sauta au visage de la préfète. De ses joues commençait à se dégager de petits éclairs et Emolga plissa les yeux pour attaquer, ce qu'il aurait fait si Benjamin ne l'avait pas plaqué au sol en se jetant à corps perdu sur son pokémon. Rick dans les bras, face contre terre Benjamin murmura :

"Calme toi Rick, ça n'en vaut pas la peine..."

Le Noctali en profita pour verser quelques larmes qu'il essuya aussitôt, il ne fallait pas qu'ils le voient pleurer. Puis il dit de nouveau mais en murmurant et en serrant les dents :

"Il y avait une liste.."

Benjamin se leva, serrant fort son Emolga dans ses bras puis répéta sa phrase que personne n'avait entendu mais cette fois-ci il criait de colère et de détermination :

"Il y avait une liste ! C'est certain, une liste des gens à kidnapper ! Tu en déduis quoi, hein ?! Laisse moi te faire part de mes déductions : Il y a parmi vous, anciens élèves, ou peut-être même parmi les professeurs quelqu'un qui connaissait les victimes et qui les a sélectionnait une par une. A partir de là je me suis dit qu'il y avait deux solutions : soit le ou les coupables étaient partis avec les kidnappés soit il était toujours parmi nous. Donc oui j'ai essayé de mener une enquête pour essayer de trouver au moins un coupable, il se trouve que je n'ai pas réussi mais ne dit pas que je n'ai pas essayé ! Parce-que c'est faux et en plus de cela c'était quasi évident que rien ne serait trouvé sur la première île ! J'ai essayé de trouver un potentiel membre infiltré de la team Rouage car je suis sur qu'il y en a un, peut-être même parmi nous en ce moment même !"

Benjamin respirait maintenant violemment, était-ce lui qui avait osé faire une longue tirade comme celle-ci sans réellement choisir ses mots ? Remarque perdu pour perdu autant essayer de se rattraper avec un énième mensonge. Le prétexte était pas trop mal trouvé, en plus cela allait peut-être créer une certaine zizanie, diviser pour mieux régner, c'était bien ça le dicton hein ?Rick s'était extirpé des bras de son dresseur et était monté sur son crane pour fixer l’audience, il jetait des regards noirs à la dresseuse et à son absol, le pokémon avait beau être beaucoup plus puissant il ne lui faisait pas peur..  Le Noctali quand à lui fixait maintenant le groupe, attendant les réactions d' Aileen, d'Oreen, d'Heath, d'Alban et de Calliope.

Spoiler:
 
Nemo Kendhall
Nemo Kendhall
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Jeu 16 Juil - 19:19
Je soulève une nouvelle fougère. Là non plus. Je soupire. Voilà plusieurs heures que nous ratissons au peigne fin les environs de l’Île Cobaba sous la houlette impitoyable des deux préfets en chef. Non, je dis ça sous le coup de la colère parce que le soleil tape sur ma nuque et que je commence à transpirer de partout. Nos intentions sont louables, celles de vouloir secourir nos collègues mais je persiste à penser que nos méthodes ne sont pas les bonnes. Nous sommes tous partis à droite et à gauche, plus ou moins sur ordre des plus âgés, sans vraiment savoir à qui se référer, nous les p’tits nouveaux. Mais bon, ils ont probablement raison, c’est ainsi que nous avons le plus de chance de trouver des indices. Et pourtant me voilà suant et à quatre pattes en train de chercher la moindre trace de pas, le moindre indice. Nous avons commencé à l’aube et nos recherches continues alors que l’après-midi touche bientôt à sa fin. Tout le monde est tendu, l’ambiance est presque électrique. Des notes de désespoir transparaissent, quelques larmes par-ci, par-là. Aucune nouvelle des professeurs partis à leur recherche. Cet enlèvement a gravement miné le moral des troupes, personne n’ose penser à ce qu’endure les élèves enlevés. Des rumeurs circulent, je ne préfère pas les écouter, cela me ferait paniquer. J’essaie de rester rationnel, un mot que je ne connaissais pas il y a à peine six mois, tenter de rester logique et de ne pas céder à la panique. Je crois que les Phyllalis m’ont aidé à comprendre et appliquer cette démarche, cette bande d’intelos ! Mais je leur suis redevable, je me dis que si la Team Rouage les a kidnappés, c’est forcément dans un but … et …
Une idée me traverse soudainement l’esprit. Et si c’était un piège ? Si leur but était seulement de nous appâter dans leur repère, pour nos voler tout nos pokémons ou pire, nous tuer. J’en suis maintenant persuadé, c’est un piège. Il faut qu’on arrête les recherches, tout de suite. Nous avons été trop aveuglés par la disparition de nos amis, emportés par notre fougue à tous nous allons nous jeter dans la gueule du loup.

Je suis debout, les bras ballants, je dois faire quelque chose. Mais qui m’écoutera ? Je ne connais aucun des personnes qui “dirigent” les opérations. Je m’assois sur le sol meuble. J’essaie de réfléchir. La plus sage des solutions est de tenter de trouver Orren ou Aileen. Je passe donc l'entièreté de cette fin d’après-midi a la recherche de l’un ou l’autre. Aucune trace, personne ne semble les avoir vu. Je m’enfonce petit à petit dans l’île. Me voilà bientôt perdu, alors que la nuit tombe à grands pas. Le froid me rattrape. Je fini par m’effondrer de fatigue sur les racines d’un arbre.

La nuit est courte, l’aurore me réveil. Je me rappel alors pourquoi je suis ici. Je tente de garder espoir, mais je suis en pleine forêt, sans connaître ma position exacte … et aujourd’hui les élèves risquent de quitter Cobaba pour l’une des îles alentour ! Je dois me dépêcher ! Je me fraie un chemin à travers les lianes, je patauge dans des marécages et, finalement, je retombe sur notre point de départ. Il doit être aux alentours de dix heures du matin.

Je cours à droite et à gauche, à la recherche d’informations. Oui, ils sont tous partis pour l’île de Frista. Je commence à sentir la panique me gagner, je cours au port, trouve tant bien que mal un pokémon pour me transporter. Si seulement je savais utiliser correctement les pouvoirs d’Invy pour traverser cet océan … Et me voilà dos d’une grosse baleine, profitant du soleil alors qu’il faut absolument que je fasse pars de mon hypothèse aux autres … Je commence à me ronger les ongles, quelque chose qui ne m’arrive jamais. Je fini même par manger un bout même si l’envie n’y est pas du tout. Mon ventre est serré, les quelques morceaux de pain et de jambon ont du mal à se faire une place. J’attends, j’attends, le Wailmer a l’air de connaître la route, c’est une chose en moins à penser.

Beaucoup trop longtemps après je fini par voir l’île de Frista. Le pokémon me dépose sur la plage. Ils sont encore tous là ! Je bondis de joie. Je saute vers la seule personne dont je retenu le nom et qui pourrait peut-être m’accorder son écoute. Aileen.

“ _ Aileen !” Je fais une pause, essoufflé. “ Aileen, et … et si c’était un piège ? Et si nous foncions droit dans la gueule du loup ? Je ne serais pas là si je ne voulais pas sauver nos camarades mais … nous sommes trop précipités, il faut un plan. Je suis persuadé que la Team Rouage nous observe et qu’ils attendent le bon moment pour frapper. Il faut que nous trouvions une solution sûre pour ne mettre personne d’autre en danger !”

Je mélange mes idées, je débite toutes mes phrases d’un seul coup, sans ordre précis. Rien n’est finalement claire, même dans ma tête. Mon idée qui me paraissait si brillante me semble soudainement très puérile. J’essaie de me raisonner mais je ne vois même pas quel plan mettre en place pour que ce soit moins dangereux pour nous. Je ne risque qu’une chose avec mes conneries … l’avoir mise en colère … Je fais un pas en arrière, tout à coup plus du tout sûr de moi.


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HAIL NOCTA
Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 4 Turtwig

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Aileen Sôma
Aileen Sôma
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 17 Juil - 0:12
Ni Heath, ni Orren, ni Calliope n’eurent le temps de lui répondre. Le jeune Noctali venait limite de lui bondir dessus pour l’agresser verbalement. Déjà, quelques minutes plus tôt, Sphax avait à peine tourné la tête en voyant l’Emolga du blondinet prêt à lui sauter dessus, mais être retenu in extremis par son dresseur. Bon réflexe. Après que sa dresseuse ait failli mourir électrocutée deux fois, l’Absol réagissait très mal aux provocations, surtout celles émanant de Pokémon Électriques, quelque soient leurs tailles. Ce petit Emolga était passé très près de finir sa courte vie coupé en deux par un Tranche-Nuit trop vif pour qu’il ne le voie arriver. Par contre, là… Il allait calmer sa joie, le morveux. Parler à sa dresseuse, comme ça ? Et le respect pour la préfète en chef, hein ? Aileen, elle, lâcha un bref soupir et échangea un regard blasé avec son demi-frère. Elle aurait bien aimé l’ignorer, mais… Le gamin était en train de lui courir sur les nerfs. Elle allait éviter de le pourrir sur place, parce qu’elle avait des trucs plus importants à faire, mais tout de même. Puisqu’il voulait jouer, eh bien soit, jouons. Elle se tourna vers lui, fichant son regard améthyste et métallique dans celui du Noctali.

« J’en déduis surtout que, toi qui tentes désespérément de faire ton lèche-bottes à ton préfet et au préfet en chef, tu viens de manquer de respect à la préfète en chef devant… Eh bien, tous les préfets. »

Dans les dents. S’asseyant près de sa dresseuse, Sphax leva les yeux vers l’Emolga pour le considérer un instant. Posé sur la tête du Noctali, il fixait sa dresseuse avec animosité, lui lançant de temps en temps des regards de défi. Genre. Ce rat volant pensait-il vraiment être un adversaire à sa taille ? Oh, par pitié, un peu de challenge, quoi. N’appréciant pas que l’on parle ainsi à son dresseur, le petit Emolga fit crépiter ses joues d’électricité en fixant la préfète. Bien mal lui en prit. Un grondement menaçant échappa à l’Absol, et la seconde suivante, un même crépitement d’électricité, sur la tête d’Aileen cette fois. Comme s’il avait ressenti le début de danger, Joyce, le Dedenne de la Pyroli, avait quitté de lui-même sa Poké Ball pour escalader discrètement Aileen et se percher sur sa tête, son emplacement favori. Maintenant, le petit paratonnerre portatif fixait l’Emolga avec une pointe de défi. Ose, semblait-il dire. Je suis plus rapide et plus puissant que toi.

« Maintenant, si ça ne te dérange pas, j’ai des choses à faire, comme parler avec les préfets pour essayer de former deux groupes, et ratisser cette île pour retrouver les profs et les élèves sans mettre la vie de qui que ce soit en danger. On n’est pas dans un jeu vidéo, et si tu es incapable de comprendre ça, je demande à ma Tarsal de te ramener sur Cobaba pour que tu ne nous mettes pas tous en danger avec ton besoin constant de te faire bien voir de tes supérieurs hiérarchiques. »

Le plantant là, elle tourna à nouveau la tête vers les préfets, envoyant un regard de soutien à Heath. Elle ne l’aimait peut-être pas parce que son Absol avait décidé qu’il n’était pas une bonne personne, mais elle le plaignait tout de même d’avoir un cas social pareil dans son dortoir. Elle allait reprendre la parole, pour redemander à Calliope si ça l’ennuyait de venir avec elle, quand une nouvelle personne apparut auprès d’elle en l’appelant. Mais… Allait-on la laisser parler avec les préfets, oui ou non ? Imperturbable, elle se tourna vers le garçon, qui connaissait son prénom, mais qu’elle ne connaissait pas. Sans doute un nouveau. Elle n’avait donc ni son nom, ni son dortoir, c’est d’un pratique ! N’empêche que le nouveau inconnu avait raison, ils fonçaient droit dans un piège. Ce qu’elle savait déjà, accessoirement. Mais entre nous, elle préférait de loin avoir affaire à un petit nouveau inquiet qu’à un petit nouveau arrogant, comme le Noctali de tout à l’heure, dont Joyce fixait toujours l’Emolga avec animosité vu que ce dernier semblait ne pas vouloir se calmer.

« C’est vrai, il y a possibilité pour qu’on fonce tous dans un piège, mais on n’a pas vraiment le choix. Des élèves ont disparu, et on n’a aucune nouvelle de nos profs. Bien sûr qu’il nous faut un plan, et on essaie justement d’en faire un, si tu as des idées, on t’écoute. En attendant, l’essentiel, c’est qu’on soit tous sur l’île, qu’on fasse deux groupes et qu’on sache combien on est pour ne pas perdre des gens en route. En attendant… »

Aileen porta la main à son sac et en sortit une Poké Ball pour appuyer sur le bouton. Aurum en sortit aussitôt, faisant battre ses ailes de Ninjask pour rester en l’air, en vol stationnaire devant sa dresseuse. Oui, quels sont les ordres ?

« Élève-toi dans les airs jusqu’à ce que tu puisses voir l’île en globalité. Essaie de voir s’il n’y a pas une construction bizarre, comme un monument, ou un truc qui pourrait contenir des gens. Ne te fais pas repérer, prends tout le temps qu’il te faudra, et viens me faire ton rapport quand tu auras fini. »

Le Ninjask vrombit son accord. Et disparut. Bien, elle avait au moins un espion aérien. Ca prendrait le temps que ça prendrait, mais Aurum finirait bien par redescendre pour lui dire ce qu’il avait vu. Elle n’était pas pressée. La patience est la vertu des espions, après tout. Après s’être fendue d’un sourire rassurant envers le nouveau qui venait de l’aborder timidement, elle se tourna vers son frère, invitant de manière implicite le jeune rouquin à prendre part à leur conversation, s’il le désirait.

« Qu’est-ce que je disais, moi… Ah, ouais. Quitte à former deux groupes, il vaudrait mieux avoir deux préfets dans chaque groupe. Callie, tu veux venir avec moi ? Ou Heath ? Comme ça, ça fera au moins un médecin dans chaque groupe, pour si jamais on a des ennuis. Calliope dans l’un, et moi dans l’autre. »

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Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Heath S. Jones
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 17 Juil - 16:08
Passer toute une journée à fouiller l'île Cobaba au lieu de se rendre directement sur l'île où, oh comme par hasard, nos enseignants avaient disparus. Mais oui, c'était une très mauvaise piste. Après tout, pourquoi tenter d'aller sauver nos enseignants, dresseurs de classe mondiale, lorsque nous avions l'occasion de brasser de l'air vainement sur Cobaba en croyant bêtement que ces mêmes professeurs ne l'avaient pas déjà fait de fond en comble pour essayer de peut-être trouver une base secrète où nos camarades auraient pu être retenus. Enfin, comme la démocratie existe toujours à ce qu'il parait -je dois vraiment faire quelque chose à ce sujet- il fut décidé que la voix de la prefete en chef serait celle à suivre. Je m'incline, j'ai mieux à faire de toute façon. Ce qui ne m'empêcha pas, le lendemain, d'être forcé à participer malgré moi. Un peu sarcastique et ennuyé, c'est en la présence d'Orren que j'avais prononcé ma réplique.

- Si ça se trouve il n'est pas trop tard pour l'organisation de ton tea party, je suis certain qu'ils seront ravis. Enfin, s'ils n'ont pas déjà commencé sans nous avec les autres élèves. Ces Rouagiens sont de la pire espèce après tout.

Ce à quoi le Voltali m'avait dit de m'activer un peu au lieu de continuer à parler et, malgré son ton amical, je savais bien que ses propres pensées ne devaient pas être si lointaines des miennes, mais qu'il allait, lui aussi et comme un bon chien chien, respecter la démocratie. Je m'étais donc éloigné, les mains dans les poches, vers la plage où un groupe de jeunes femmes, probablement des insulaires de Cobaba vu leur tenue et le peu de soucis qu'elles semblaient avoir, saluant vaguement Orren de la main.

- Entendu, préfet en chef. Je prends sur moi d'étudier la faune locale. Quelle tâche ingrate.

Et, soit dit en passant, il ne m'avait pas fallu longtemps pour me faire apprécier des demoiselles en question. Elles acceptèrent même de me faire un petit relooking à la mode de l'île, partageant probablement le jugement d'Abel selon lequel j'étais un mannequin d'exception. Puis, seul avec ces quatres demoiselles, nous étions partis faire le tour de l'île, encore une fois sans grands résultats, si ce n'est que je pu mémoriser approximativement l'état des lieux, ce qui pourrait être très pratique. Je m'entraînai même, avec elles, à apprendre quelques mots spécifiques à cette île de rêve. Encore un peu d'efforts et je pourrais presque passer pour l'un d'eux, si ce n'était de ma prestance exorbitante et de ma noblesse évidente. Ce soir là, j'allai même jusqu'à me joindre à une petite fête discrète, bien qu'annuelle, célébrant le début de la saison du tourisme. Après il était assez évident de savoir pourquoi elle était discrète cette année. Ce n'est que très tard que je regagnai ma maisonnette, fin prêt pour notre expédition du lendemain. Je dormi tel un Snorlax, sans le moindre remords ou la moindre inquiétude. Même, j'étais plutôt heureux de ma journée.

***

Le jour suivant, je me levai tôt et complètement énergique. La journée de la veille m'avait permis de me poser un peu et de guérir de ces coupures désagréables. Certes, on en voyait toujours l'ombre, mais la situation s'était nettement améliorée. Vêtu tel un véritable habitant de Cobaba, j'avais rejoins les autres sur la plage, libérant ma douce Harley, complètement charmée et enjouée à l'idée de pouvoir porter son bien aimé dresseur sur son dos. La traversée se passa sans trop d'encombres alors que je regardai les nuages, réfléchissant à mon angle d'approche une fois sur l'île. J'avais déjà prévu de me faire passer pour un pauvre adolescent de Cobaba qu'on avait embarqué de force dans cette aventure, pour jouer les guides, même si je n'étais jamais venu sur l'île voisine. À partir de là je n'aurais qu'à me plaindre des élèves, dire ici ou là qu'ils avaient eu ce qu'ils méritaient, puisqu'ils venaient s'imposer à toute notre culture chaque été et qu'ils causaient de véritables hécatombes partout où ils allaient. Une petite réplique pour marquer que j'approuvais la Team Rouage et le tour serait joué, il y aurait bien quelqu'un pour me donner une petite tape sur l'épaule et m'indiquer la direction à suivre, si je voulais vraiment m'impliquer à donner aux élèves ce qu'ils méritaient. Le plan n'avait qu'une faille qui devint assez évidente lorsque le préfet Voltali vint me happer par le bras, sur la plage.

- Tant d'empressement! Il ne manque plus que les pétales et c'est une interprétation parfaite de ce cher Heartnett. Tout de même, je ne pensais pas t'avoir manqué autant!

Et comme si ce ne suffisait pas, nous venions de rejoindre la prefete givrali et ce qui devait lui servir de chien de poche ou un truc comme ça, vu que je les voyais toujours ensembles. C'était d'une tristesse, se lier à un seul être et s'enfermer à ses côtés. Je n'ai jamais cru à la majesté des animaux en cage. Alors rester groupés? Groupés?! Cauchemar, surtout lorsqu'arriva un petit Noctali blond aux grands yeux bleus et survoltés. Enfin, ça c'était jusqu'à ce qu'il commence son rapport sous mon regard de plus en plus amusé et mon sourire acéré. Il s'offrait à moi sur un plateau d'argent, me faisant le mérite de ses prouesses et me suppliant presque d'en faire l'une de mes proies. Terriblement ennuyeux en tant qu'individu, jouet facile et dépourvu de saveur, mais outil en devenir, facilement malléable et dont je pourrais facilement me débarrasser au besoin, si la nécessité d'une diversion suicide montrait le bout de son nez. Et en plus il était sous ma bannière, parfait. Malgré tout, la prefete en chef, supérieure à tous, vint ajouter son grain de sel pour enfoncer le Noctali aussi profondément que possible, toujours aussi centrée sur l'incapacité de tous ceux qui n'étaient pas de son dortoir ou qui ne faisaient pas partie de son cercle d'amis fermé. Je ne savais pas encore si je la trouvais amusante ou pas celle-là. Certes, j'aimais les femmes de caractère, mais celles qui semblaient aussi égocentriques que moi m'intéressaient bizarrement beaucoup moins. Dans tous les cas, c'est d'un air qui se voulait nonchalant que je répondis d'abord.

- Il vient d'arriver et il tente déjà de se montrer utile, c'est déjà mieux que beaucoup d'autres élèves, bien que la façon de s'y prendre soit...

Flatteuse? Alléchante? Annonciatrice de toute la naïveté dont je pourrais profiter? Sauf s'il était moins bête qu'il en avait l'air et qu'il tenterait de jouer avec moi, tel un gamin qui joue avec un ballon au milieu de la rue, sans jamais remarquer qu'en fait il y a une voiture qui fait route pour l'écraser. Décidément, il piquait ma curiosité! Mais bon, la rouge avait reprit la parole, venue récupérer la bleue, étant donné que le jaune était en pleine parade amoureuse avec moi. Magnifique! Me dis-je en riant, tournant mon regard clair aux reflets de cristal vers le concerné, un sourire moqueur bien affiché sur mes traits.

- Voilà qui m'est inédit, j'ignorais que tu avais le béguin pour moi, très cher collègue. Ceci expliquant d'ailleurs cela. Mais quel vil personnage suis-je pour ainsi ne pas remarquer tes avances?

Nouveau rire amusé de ma part. Finalement la Pyroli avait un bon sens de la réplique, mais ça ne me suffirait pour l'instant pas à revoir sa position dans mon classement. Mais, bien sûr, le petit blond revint à l'attaque, lâchant un gros monologue, tentant de prouver une fois de plus que la prefete avait tort de le sous-estimer. S'il était quelque chose, ce petit avait du cran et de la motivation pour revenir ainsi à la charge et se tenir droit devant elle. D'accord, il avait l'air désespéré et peut-être un peu pathétique, mais pour moi être capable de répondre en face à n'importe quelle Pyroli était une qualité non négligeable chez un Noctali. Il avait du potentiel, il devait simplement apprendre à le développer. Et puis oh la la, cette réponse de l'intéressée. Il avait réussi à bien l'énerver, un spectacle des plus plaisants en somme, surtout lorsqu'elle tourna vers moi un regard compatissant, comme si j'avais été obligatoirement du même avis qu'elle. Sauf qu'il n'y eut rien d'autre pour lui répondre que l'un de mes éternels sourires.

- Va rejoindre le reste de notre groupe, petit blond, ton Emolga pourrait effectivement servir, tout comme ta motivation. Apprends simplement à garder ta place. Le spectacle est-il terminé, madame la grande prefete en chef? Remarque, ce n'est probablement qu'un autre de vos points communs avec votre puissante et solide référente, il serait malhonnête de vous en tenir rigueur, bien qu'il serait tout de même préférable de garder la tête froide devant les troupes, je suis certaine que vous serez d'accord avec moi sur ce point, n'est-ce pas?

Et la situation s'enchaina rapidement alors qu'un roux vint interrompre la conversation, lançant la prefete dans une direction plus constructive qui me plaisait d'avantage. Envoyer l'un de ses Pokemon en reconnaissance était un bon mouvement, bien que je n'aimais pas devoir dépendre de la Pyroli, mes propres moyens actuels ne m'auraient pas permis d'en faire de même. Au final, elle revint à la charge niveau équipe, encore, comme si elles n'eut pas déjà été décidées deux minutes plus tôt par l'adolescente en personne. J'y ajoutai mon grain de sel, plus sérieux qu'un peu plus tôt et me séparant finalement de mon sourire amusé, prenant plutôt une expression, et un ton, plus naturels et donc un peu plus graves dans mon cas.

- J'irai avec Orren, je crois que notre travail d'équipe sera plus efficace, sans offense prefete. De plus, je pense qu'une équipe devrait chercher nos enseignants pendant que l'autre cherche le repaire de la team rouage et tente de secourir les élèves, ils ne les regrouperont pas, c'est presque certain. Enfin, je sais que je les aurais séparés, personnellement. Nous allons avoir besoin de toute l'aide que l'on peut avoir besoin et si un groupe échoue d'un côté, l'autre pourra toujours lui venir en aide. Sans oublier que la seule idée d'imaginer l'air de ce Creed s'il se voit secouru par ses propres élèves suffit à me combler entièrement.

Avais-je conclu d'un véritable sourire carnassier et sadique, mais je n'étais sans doute pas le seul ici à penser de la sorte.


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Calliope Pryde
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 17 Juil - 16:39
Il n’avait pas voulu lui dire… Alban n’avait pas voulu expliquer à Calliope pourquoi il boitait. La demoiselle avait compris et n’avait pas insisté davantage, d’autant plus qu’il y avait des élèves à proximité. Et puis, elle s’était bien rendue compte dans l’embarras qu’elle l’avait mis. A présent, elle se blâmait elle-même, repensant alors à la situation inverse. Aurait-elle réagit de la même façon ? Probablement. C’est lors de cette journée, quand elle le lui avait posé la question, qu’elle avait gâché le peu de relation qu’ils entretenaient. Néanmoins, elle avait retenu une chose : « pas maintenant ». Cela voulait-il dire qu’un jour, il lui raconterait tout ? C’est en se posant ces questions que la demoiselle effectuait la traversée sur le dos d’un Wailord, gracieusement prêté par un élève de l’établissement. Alban était tout de même présent et il n’avait pas bronché lorsqu’elle s’était assise près de lui et quand elle lui avait tendu de quoi manger. S’il était à ses côtés, c’est qu’il ne lui en voulait pas… Pas vraiment.  Ou alors, pas totalement. En tout cas, le voyage jusqu’à l’île Frista se déroulait dans le plus grand des silences entre les deux adolescents. Par un moyen ou un autre, Calliope arrivait bien à briser ce nouveau mal-être entre eux.  

Sur l’île, Calliope avait réussi à entrainer avec elle le Voltali. D’une part, elle désirait faire avancer les choses en partant de son côté. D’autre part… Elle espérait qu’Alban se dévoile un peu plus s’ils se retrouvaient seuls. Par contre, hors de question de remettre ceci sur le tapis, c’était à lui de faire le premier pas. Callie ne voulait pas du tout le forcer, cela devait absolument venir de lui. Eprise d’une énergie soudaine, la demoiselle se mettait à fouiller n’importe où, sans réellement de logique. En réalité, elle était perdue et elle ne savait même pas quoi faire pour mettre la main sur un fichu indice. Elle restait alors près de ce buisson, silencieuse et la tête légèrement baissée. Elle pensait encore aux kidnappés. A Leo. Mais avant même de se morfondre, elle ressentait une présence proche d’elle : Alban venait de s’accroupir à ses côtés. Des excuses… ?  Elle aussi en devait. Cependant, la rouquine demeurait muette, attendant la suite. Il avait du mal. Les mots sortaient de sa bouche avec difficulté, semblant encore hésitant pour tout lui dévoiler.  Callie le fixait droit dans les yeux, son regard scrutant ses pupilles. Il allait lui dire, lui avouer…  La bouche entre ouverte, la demoiselle allait le couper dans son élan mais c’est lui qui se stoppait, se redressant par la suite. Ouf… Un soulagement. Elle ne voulait pas savoir, finalement. Car elle avait simplement l’impression de le forcer. Callie se redressait donc à son tour, alerte.

_ Hiii ! s’écriait-elle, de peur, en voyant ce chien ténébreux se dresser devant eux. Mais… Mais c’est un Démolosse !

Très vite, le propriétaire venait à leur rencontre, accompagné d’un autre garçon. Calliope le reconnaissait immédiatement : il s’agissait d’Orren, le préfet des Voltali, à présent préfet en chef. Il ne lui semblait pas si amical que lors de leur dernière rencontre, ce qui lui faisait froid dans le dos. Alors, Calliope se contentait de baisser les yeux et d’acquiescer ses propos. Rester ensemble… Bien entendu. Un élève faisait alors son apparition soudaine, se présentant au groupe tout en vantant ses qualités. Callie le regardait simplement, sans dire un mot. Ce n’est pas elle qui allait le juger… Bien qu’il lui semblait prétentieux. C’est Aileen qui se chargeait de lui rabaisser le caquet, apparaissant de nulle part. On sentait tout le mépris qu’elle avait pour ce garçon et Calliope se demandait si c’était à cause de la rivalité qu’il y avait entre leur dortoir. Heath confirmait ses idées. Décidément, ces deux dortoirs… Elle ne préférait pas intervenir. Aileen enchainait rapidement, faisant part d’une partie de leur plan. Apparemment, les élèves seraient divisés en deux groupes et la préfète en chef désirait qu’un autre préfet l’accompagne. Judicieux de sa part, bien que la demoiselle aux cheveux roux n’avait pas tellement le choix. De toute façon, cela ne la dérangeait pas vraiment : la « Pyrolienne » lui insufflait de l’espoir mais aussi un certain courage. Elle se sentait en sécurité avec elle mais aussi toute son équipe de puissants Pokemon, bien qu’une partie de son caractère ne lui plaisait pas.

_ Euh… Non, pas du tout.

Que pouvait-elle répondre d’autre ? La seule chose qui lui posait problème à présent, c’était le cas d’Alban. Heureusement, Aileen l’avait invité à rejoindre leur groupe. Mais allait-il accepter ? C’était son choix. Malgré tout, le regard de Callie faisait bien comprendre qu’elle désirait qu’il vienne. Seulement, il n’avait pas le temps d’accorder sa réponse car le Pokemon du dit Benjamin se révoltait contre la préfète en chef. Heureusement, son dresseur l’avait rattrapé de justesse. La suite se passait d’une telle façon que Calliope aurait aimé disparaître. Le blond faisait tout pour rattraper son erreur en faisant part de ses théories. Sauf qu’Aileen ne se gênait pas pour faire, à sa manière, le point de la situation. Excès de colère mélangé à l’inquiétude pour leurs camarades mais aussi parce qu’ils se mettaient en danger ? Peu importe… La jeune médecin ne supportait pas ce genre de réflexions gratuites. Elle aurait pu prendre la défense de ce Noctali mais ça lui était impossible, bien trop inquiète des répercutions. Et puis, son préfet s’en chargeait bien. La rouquine restait donc silencieuse en espérant que ce mauvais moment se passe le plus rapidement possible.

C’est en voyant ce nouvel élève débarquer, cherchant la préfète en chef, que la panique de Calliope revenait. Un piège… ? Mais pourquoi … ? Alors qu’ils avaient tous les élèves à portée de main dans le bus ?! C’était illogique, totalement. Et pourtant, Callie ne cessait de s’imaginer le pire, comme si ce garçon avait raison. D’autant plus qu’Aileen confirmait ses propos en disant que cela était une éventualité, enchainant tout de même sur la suite logique de son plan : la formation de deux groupe. A présent, la jeune préfète du dortoir des Givrali ne savait plus quoi faire –ou plutôt, qui suivre. Aileen avait de la prestance, une assurance certaine mais ce que Calliope venait de découvrir lui plaisait moins. A côté de ça, le préfet des Voltali, Orren, semblait bien plus calme. Malgré tout, son regard était dur à soutenir car il lui glaçait le dos.

_ J-je ne sais plus… murmurait-elle entre ses lèvres, comme pour elle-même.

Au même moment, le préfet des Noctali rétorquait préférer suivre l’autre garçon bien qu’avoir un médecin dans chaque groupe était une idée judicieuse. Les yeux de la rouquine se posaient finalement sur Aileen. Maintenant, Calliope n’avait plus tellement le choix : elle n’avait pas le cran comme Benjamin pour tenir tête à la Pyrolienne et refuser de la suivre. Elle s’avançait donc dans sa direction, se plaçant à ses côtés.

_ J’ai un Passerouge… Peut-être qu’il pourrait aussi partir en reconnaissance.

La rouquine fouillait dans la poche de son sac et en sortait une Pokeball. Appuyant en son centre, elle laissait le petit volatile s’envoler dans les airs en sifflotant joyeusement. Cependant, l’air sérieux de sa dresseuse le stoppait dans sa mélodie et il écoutait les directives avec attention. Filant entre les branches d’arbres, Callie espérait qu’il revienne sain et sauf. Petit, il devrait passer inaperçu, surtout qu’il y avait pas mal de Passerouge sur cette île. S’apprêtant à partir avec Aileen, Calliope se retournait.

_ Alban … ?


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Alban Abernaty
Alban Abernaty
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Pokeathlète Coach
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 17 Juil - 17:05
Le corps entier d’Alban se tendit sous le joug de la pression. Le bruissement était feutré, presque imperceptible, mais les oreilles bien entraînées du garçon captaient le moindre changement du sens du vent. Ses réflexes de cavalier aérien piqués à vif, il sentit la menace avant de la voir apparaître. Instinctivement, ses muscles se raidirent et une main protectrice fusa en direction de Calliope, de façon à faire un barrage de fortune entre la jeune fille et l’inconnu. Alban s’en voulu de se la jouer autant chevalier servant, mais il n’y pouvait rien. Il savait qu’elle était forte, mais sa fragile délicatesse forçait ses sens à la protéger. Retenant son souffle, il fixa de ses yeux bleus pailletés d’or le bosquet qui venait de s’agiter. Avec souplesse, un Démolosse en sortit et leur bloqua le chemin, sa queue fourchue et ses puissantes pattes avant se mouvant avec dextérité. Alban retira sa main de la Pokéball de Zéphyr. Devant une pointure pareille, il irait au casse-pipe. Il ne voulait pas risquer de blesser son compagnon dans un combat qui n’en valait pas la peine. Que pourrait faire son minuscule Goélise contre ce molosse qui avait l’air si puissant ? Il y aurait certes un léger avantage du type, mais Zéph’ ne pouvait pas voler. Il suffisait au chien des enfers de cueillir la pauvre mouette entre ses crocs, et c’en serait fini de l’oiseau chromatique. Alerte, se préparant à parer une attaque pour permettre à Calliope de se mettre à l’abri, Alban fut surpris de voir le Démolosse s’assoir sur ses pattes arrière, l’air plus ennuyé qu’agressif. Presqu’aussitôt, le préfet des Voltalis, Orren, fit irruption en entraînant dans son sillage le garçon aux cheveux bleus du bus. Alban sentit sa panique le quitter.

Le Démolosse n’avait été envoyé que pour leur bloquer le chemin, le temps qu’on les rattrape. Effectivement, avec Calliope, ils s’étaient petit à petit éloigné du groupe, et l’attitude impulsive de sa camarade les avaient fait aller au-devant d’un éventuel risque. Alban ne lui en voulait pas, cependant. Il comprenait qu’on puisse perdre son sang-froid dans pareilles situations. N’aurait-il pas également pété un plomb si on lui avait enlevé quelqu’un de cher, comme sa sœur Arya ? Cette pensée s’abattit sur lui comme une lame de fond. Calliope avait-elle, justement, quelqu’un de cher dans ce groupe de kidnappés ? Une très légère pointe de jalousie et de possessivité amicale gonfla comme le plumage d’un oiseau courroucé dans sa poitrine. Il la chassa bien rapidement. Il n’allait pas commencer à souhaiter que ses potentiels amis lui soient exclusifs. C’était stupide. Sans se laisser envahir par ces sentiments parasites gênants - c'était ça l’adolescence ? Des sentiments bizarres ? -, Alban concentra son attention sur son préfet. Il était loin d’être contre le fait de rester tous ensemble, même s’il était légèrement irrité d’avoir été interrompu dans sa tirade. Quoique. Cela lui donnait un peu de sursis. Etait-il réellement prêt à passer le pas si vite ? La réponse était sûrement non. Remerciant donc silencieusement Orren pour sa distraction, il hocha lentement la tête pour acquiescer. Il aurait bien le temps de parler à Calliope en seul à seul.

Aussitôt, le préfet enchaîna et se présenta plus personnellement que la veille. Cette personne lui sembla tout de suite digne de confiance. Un dresseur puissant, sympathique malgré l’inquiétude qui le rongeait visiblement, et qui avait l’air d’encourager ses troupes, tout en ayant un sens du leadership assez marqué. Il l’admirait déjà.

- C’est bien cela, lui répondit-il en confirmant son prénom. Heureux également de faire partie de ton dortoir.

Il acquiesça de nouveau lorsque le brun lui proposa de rester groupé. D’après ses dires, Aileen - qu’Alban avait retenue car c’était elle qui avait lancé les hostilités la veille -, se chargerait de l’autre division. Deux groupes, ça paraissait peu. Vu le nombre d’élèves lors du débarquement, ils seraient beaucoup trop nombreux pour investiguer de façon discrète. Pour autant, il était plus prudent de se déplacer en grand effectif. Les attaques seraient moins fréquentes, et, plus sur le qui-vive que lors du trajet en bus, ils ne se laisseraient plus prendre de revers. Sans partager son ressenti, Alban tourna la tête vers un jeune garçon blond lorsque celui-ci surgit de nulle part, s’adressant uniquement à Orren et au garçon aux cheveux bleus. Sans prendre le temps de se présenter dans les règles de l’art, il commença à débiter un flot de paroles avec des stratégies alambiquées. Alban s’apprêta à répondre qu’utiliser un Emolga pour faire de la reconnaissance n’était pas la meilleure idée du monde - pelage jaune trop voyant, faune non locale - lorsqu'Aileen déboula et coupa le discours du premier garçon.

Vive comme la veille, elle prit la parole et la température tropicale chuta de quelques degrés. Ouah. C’était qu’elle ne mâchait pas ses mots, la demoiselle. Alban hésita entre la trouver prétentieuse et dure ou la trouver impressionnante. Il opta pour la seconde option. Ses sens lui criaient de ne surtout pas s’en faire une ennemie, car elle avait sûrement la capacité de vous mettre à terre en moins de deux. Préfète des Pyrolis, sous les ordres de la terrible Générale Jackie, hein ? Alban comprenait bien pourquoi. Cependant, il se sentit un peu gêné pour Benjamin, qui était un nouveau, tout comme lui. Se faire humilier devant tout le monde comme ça ? Très peu pour lui. Il était en train de compatir lorsqu’Aileen s’adressa à Calliope et lui, ce qui l’aurait fait sursauter s’il n’avait pas eu un panel si limité d’expressions. Visiblement, la brune cherchait d’autres camarades pour son équipe, et des préfets en particulier. Alban ne savait pas que Calliope en était une, ce qui l’étonna car même si elle lui avait dit être une Givrali dans le bus, elle n’avait jamais mentionné ce fait-là. Aileen leur proposa de se joindre à elle ou de rester avec Orren. L’instinct d’Alban ne lui dicta aucune voie en particulier, mais il savait qu’il resterait avec Calliope.

Enfin, la rousse accepta de venir avec Aileen et Alban s’apprêta à faire de même, lorsqu’il se passa plusieurs choses : en un éclair, l’Emolga de Benjamin se rua vers Aileen - sans doute pour laver l’affront fait à son dresseur -. Tout aussi vif, le Noctali le plaqua au sol pour éviter le pire. Il se mit ensuite à beugler qu’il y avait une liste de kidnappés et qu’il y avait sans doute des taupes à l’intérieur de leurs rangs. L’affirmation sonna un peu fausse aux oreilles d’Alban, mais pourquoi pas après tout ? Même si des gosses de 13 à 16 ans à la basque d’un groupe de criminels, c’était un peu tiré par les cheveux. L’ambiance était cependant chauffée à blanc. Les gens étaient tendus, les disputes commençaient à éclater. Comme pris dans une rafale, les gens distribuaient et recevaient des coups. Il était important de recentrer les choses.

Aileen ne voyait pas tout cela du même œil qu’Alban. Elle poursuivit sa querelle avec le jeune Noctali, puis coupa court à une quelconque réplique, se reconcentrant sur la composition des groupes. Affaire classée. Un Phyllali vint ensuite s’ajouter à la bande, et il émit la supposition qu’il s’agissait d’un piège. Le Ninjask de la préfète en chef parti en éclaireur, les groupes et les plans pouvaient se monter. Le dénommé Heath, qui était visiblement préfet des Noctalis, ponctua les conversations de petites piques assassines, et proposa un groupe pour la recherche des élèves, et l’autre pour celle des professeurs. Alban, qui n’avait de toute façon aucun poids pour décider des équipes, se pencha plutôt sur la partie stratégique. Visiblement, les gens étaient trop tendus, et manquaient trop de sang-froid pour échafauder un plan viable. Lui, qui gardait son calme en toute circonstance, se devait de venir en aide au groupuscule. Se raclant la gorge, il attendit de capter l’attention de ses pairs avant d’exposer ses idées :

- Présence d’espion ou non, je pense qu’il est important de tous rester souder et de ne pas commencer à être méfiants les uns envers les autres. Cela ne ferait que nous diviser, et avec tout ce qui nous tourne autour, je ne pense pas que nous avons besoin en plus d’une destruction en interne. Certes, il faut rester méfiant toutefois, mais qui ne l’est pas ? Nous sommes sur une île inconnue, des enseignants qui sont bien plus expérimentés que nous ont disparu, et un groupe criminel rôde. Stupide serait celui qui aurait fait le déplacement en croyant profiter d’une joyeuse excursion.

Il marqua une courte pause en attardant son regard inexpressif sur Benjamin, avant de poursuivre.

- Également, il y a beaucoup d'élèves parmi nous qui sont arrivés avant-hier. Je pense donc qu’il est important de partager les informations maintenant afin que chacun parte avec le même bagage de base. Nous avons fait de nombreux briefings entre hier et aujourd’hui, mais il y a encore beaucoup de points d’ombre pour certains. Je fais moi-même partie de ceux qui n’ont pas toutes les clés en main pour pousser la réflexion aussi loin que les anciens élèves.

Il avait entendu plusieurs échos lorsqu'il voyageait sur le dos du Wailord : visiblement, les anciens avaient des informations sur la Team Rouage et leurs agissements qu'Alban n'aurait pas soupçonné. Il avait l'impression qu'on ne lui disait pas tout, et autant dire que c'était frustrant. Partir dans une sorte de mission suicide avec des chances quasi nulles de l’emporter ? Ça ne le dérangeait pas. Ne pas avoir toutes les informations alors que d’autres les avaient ? Bien peu pour lui. S’ils devaient fonctionner en équipe, cela devait passer par le partage et la confiance mutuelle. Sans ça, eh bien… Mieux valait agir en solo. Sentant une sorte de vent d’acquisition flotter autour de lui, Alban pris son courage à deux mains et exposa son plan. Il avait l’impression de capter son audience et de se mettre en avant, ce qui n’était pas son objectif premier. Il souhaitait simplement faire avancer les choses. Et il avait un avantage par rapport aux autres, car, contrairement à beaucoup, lui n’avait perdu personne de précieux. Certes, la disparition de ses futurs camarades qu’il ne connaissait pas encore l’attristait ; cependant, il se sentait plus éloigné de la chose, ce qui lui permettait de ne pas être troublé par des pensées parasites.

- Je pense avoir quelques pistes pour mener les recherches efficacement. Team Rouage. A Hoenn, quand j’étais plus jeune, il y avait deux teams qui sévissaient dans la région et semaient la panique : Team Aqua et Magma. L’une était spécialisée dans les Pokémon de type Eau, tandis que l’autre était spécialisée dans les types Feu. Le nom évoquait la spécialité. Je ne connais pas la Team Rouage, mais si c’est le même système qui s’applique, il est probable que cela évoque des Pokémon de type Électriques ou Acier. A moins que les « rouages » fassent référence à quelque chose de plus profond, comme les rouages du cerveau, la réflexion… Auquel cas, ce serait plus une thématique de Pokémon Psy.

Il marqua une pause pour laisser le temps aux autres de le contredire, mais comme tous semblaient en connaître aussi peu que lui sur la fameuse team, il ne rencontra qu’un silence tendu.

- Ma théorie est la suivante : si ces malfrats usent de ces types de Pokémon, d’autres Pokémon du même type pourraient repérer facilement une forte concentration de leurs pairs. Par exemple, l’Emolga de Benjamin ou le Dedenne d’Aileen pourraient capter l’électricité statique émise par des Pokémon de la team Rouage, et les localiser. S’il s’agit de types Psy, je sais qu’il y a au moins deux Tarsal : celui d’Aileen, et celui de Calliope. Ces Pokémon sont réputés dans tout Hoenn pour leur sens extra pointu. Je pense qu’ils seraient aptes à savoir s’il y a d’autres types Psy dans le coin. Quant à l’acier…

Il ferma les yeux en pensant à l’Airmure qui l’avait attaqué en pleine course et précipité son fidèle Cirrus dans la mer. Ce n’était pas le moment d’avoir de la rancœur.

- Il y a le maître de notre région, Pierre, qui a un Métalosse tellement puissant qu’on dit qu’il peut aimanter n’importe quel métal contre son corps. Sur le même principe, ce serait possible que les Pokémon Acier en notre possession se retrouvent attirés par d’autres. Bien sûr, cela se base sur la théorie selon laquelle la team Rouage use d’une thématique de Pokémon particuliers, ce qui n’est peut-être pas une réalité, je ne sais pas. Mais plutôt que de ratisser aléatoirement toute l’île en espérant tomber sur nos proies au détour d’un arbre, on peut toujours tenter et voir si on obtient des résultats…

Après tout, cela ne prendrait pas énormément de temps. Et puis, entourés d’autant de dresseurs talentueux, Alban était certain que leurs Pokémon seraient de la même trempe. Si jamais sa théorie s’avérait exacte, il y avait des chances pour que le plan marche… Et si ça ne marchait pas… Il eut un temps d’hésitation. Il n’aimait pas user du pouvoir de sa famille, et surtout, il n’avait pas envie de s’afficher dès les premiers jours devant ses camarades. Pourtant, il devait tirer sur toutes les cordes et mettre toutes ses cartes en main pour permettre la réussite de leur quête. Ce n’était pas le moment de faire la chochotte.

- Ou sinon, un second plan possible, poursuivit-il. J’ai étudié les guides touristiques de cette île, que j’ai pu trouver dans une boutique à Cobaba.

Il se retint de préciser qu’il adorait les guides touristiques. Il n’avait pas envie de passer pour le petit scout du dimanche.

- La faune locale est très particulière, ici. Les Emolga ou les Pijako ne sont pas monnaie courante. On se ferait griller aussitôt si on essayait de s’en servir pour des missions de repérage, ce qui nous entrave assez largement. Cependant, il existe une poste Pokémon, à quelques kilomètres d’ici. Plus exactement, une poste Amargein, qui, hm… appartient à mes parents. Ces postes sont basées partout dans le monde, et il y a au moins une vingtaine de Pokémon Vol dans chacune d’elle. Au moins une dizaine sont toujours basés sur l’île pour la livraison de courrier locale. Ils parcourent donc l’île tous les jours, et, s’il y a quelque chose à voir, ils l’auront sans doute vu. Nous pouvons nous servir de ça et aller les interroger, pour ne pas éveiller les soupçons en effectuant nous-même une reconnaissance. On en apprendrait probablement plus en allant simplement leur demander, plutôt qu’en retournant l’île nous-même. Seul hic… La poste est plutôt loin, donc à vous de voir si vous pensez que cela vaut le coup.

Il s’arrêta et regarda ses collègues. Il avait donné son avis, et proposé des plans d’actions qui ne lui semblaient pas entièrement aberrant. Mais le dialogue était aussi fait pour avancer, et il n’était pas fermé à des avis ou des critiques. Ensuite, le choix serait à la totale initiative des préfets en chef qui semblaient avoir pris le leadership des évènements. Lui, n’avait pas l’étoffe d’un dirigeant, c’était clair. Mais ce n’était pas pour autant qu’il n’allait pas se vouer corps et âme à cette mission. Si ses capacités intellectuelles pouvaient être utiles, ce serait tant mieux. Sinon, eh bien il suivrait le reste de la bande en se pliant à leurs décisions. Et quant au choix de son équipe…

- Et sinon, j’aimerais bien venir avec ton groupe, si tu es toujours d’accord, annonça Alban en se tourna vers Aileen, non sans avoir au préalable décoché un sourire discret à Calliope.

HRP:
 
Opale Valery
Opale Valery
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Points d'Expériences : 170
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Ven 17 Juil - 22:16
Quelques élèves eurent la gentillesse de me transmettre leurs numéros, la préfète me reprit sur mon vouvoiement mais se montra très cordiale sinon et très accueillante. C'était un bon départ, interaction : réussie ! Je n'ose pas trop entamer d'autres discussions et puis de toute manière, l'urgence était autre part. Je me contente alors de me faire toute discrète et d'écouter les différentes propositions. Cette parenthèse d'inaction ne fut pas longue... du tout. Rapidement, Madoiselle Soma décida de constituer un groupe de quatre pour aller fouiller la base militaire – attends... quoi?! - et obtenir des informations. Le groupe est composé d'Aileen donc, d'une certaine Dahlia aux cheveux roses et d'un jeune homme roux et séduisant nommé Loan qui semble être en couple avec la préfète. Je ne me sens pas DU TOUT à ma place avec ma récente venue et toutes les maladresses pouvant être associées aux débutants. Je les regarde timidement alors et leur annonce que je suis très heureuse de les accompagner et je remercie d'ailleurs Aileen de m'avoir incluse mais que j'ai peur de me montrer inutile voire carrément handicapante. Ce qui ne les empêcha en rien d'amener, je suppose que la brunette avait déjà pris en compte ces possibles soucis en me proposant de venir.

Nous nous dirigeons tous gaiement vers l'Île animés par l'irrépressible envie de nous montrer courageux et de découvrir ce qui arriva à nos camarades, enfin les leurs plutôt. Ils avaient l'air tous affectés à leur manière ce qui déjà me démarquait, moi je ne fais ça au final que pour m'intégrer et, qui sait, passer pour une héroïne ? Ne serait-ce pas splendide de revenir victorieuse armée d'informations capitales nous permettant de trouver les élèves ? D'être vue par les gens comme « The Girl Who Found », enfin la classe quoi ! Tu ne crois pas ? J'en fais trop c'est ça ? Mais tu ne m'empêcheras pas de rêver... et au fur et à mesure que nous pénétrons dans la forêt, mon cœur s'emballe et me laisse espérer une belle réussite. En un jour, le décor n'a pas perdu de sa superbe et je ne peux dissimuler mon sourire en voyant toutes les belles choses que la végétation a à nous offrir.


Ils me reprochent souvent ma démarche un peu lourde et pourtant, frêle comme je suis, j'ai l'impression de me laisser porter par le vent comme une feuille. Mais c'est déjà trop bruyant pour eux qui avancent de manière féline vers notre destination. Si c'est ça qu'on apprend à la Pokémon Community, ça devient quand même intéressant là... D'après mes déductions sur les différentes offres proposées à l'académie, je pense qu'ils ont suivi des cours avancés de pokéathlétisme. Il faudra naturellement que je pense à m'y inscrire. Mais toutes ces compétences me ramènent à mon incapacité complète, mes pas deviennent rapidement tremblant et donc plus bruyants encore, j'aimerai faire demi-tour mais de quoi j'aurai l'air ? Ce n'est pas l'image que je veux donner, certainement pas devant des dresseurs expérimentés qui m'offrent la chance de les accompagner. Je me dis que de toute manière, je suis là pour apprendre, même si les circonstances tendent à bien différer aujourd'hui.

Nous arrivons devant la base militaire, la hauteur de ces murs et grillages et je me demande comment allons-nous bien pouvoir pénétrer cette forteresse ? Je t'assure que si tu te retrouvais dans cette situation, tu ne te poserais même pas la question et tu partirais en courant ! Mais pas eux ! Agissants comme des sortes de shinobis dopés, ils prennent appui sur les branches et sautent agilement de l'autre côté du mur. Pour moi, l'aventure ne fait que commencer. Une branche trop fragile, celle-ci ne m'inspire pas confiance, l'autre a un peu de mousse je risque de glisser, et pourtant d'ordinaire je suis casse-cou... Mais j'ai vraiment peur de passer pour une débile. Pépite, lui, n'a pas autant de compassion pour moi, rampe le long de l'arbre et une fois à une hauteur suffisante effectue un saut, pas des plus gracieux mais efficace, et atterrit de l'autre côté. Bon et bien voilà, je suis seule du mauvais côté du mur.

Finalement, sûrement ayant un peu pitié, l'un des élèves décide de m'envoyer un de ses Pokémons pour m'aider. Pour la discrétion et la rapidité on repassera mais j'étais enfin du bon côté. Tu sais toi que je n'ai pas ma place ici ? Pas déjà ! Alors que je n'ai eu aucun cours ! Mon expérience de la rue m'a certes offerte de grandes qualités pour me faufiler ou vagabonder, mais rien de comparable avec le spectacle de ces trois étudiants ! Je n'aurai jamais dû me proposer en fin de compte, plus nous avançons et plus je réalise que leur gentillesse a sûrement été plus animée par de la pitié qu'autre chose...

Tant pis ! Remets-t'en ma vieille sinon tu ne feras jamais rien de ta vie ! Je suis prête là ! Là je suis requinquée à bloc, en mode dynamite quoi ! Et je... Non...  « Pépite... ne fais pas ça... » Il me regarde d'un air complètement crédule... je ne sais pas pourquoi je m'obstine à prononcer des mots quand ils lui font comprendre tout et son contraire... Et là, bah justement... Le lézard, agile mais stupide, venait de tenter d'entrouvrir une porte qui semblait mener à la cuisine des militaires... Le petit grincement suffit à alarmer un commis et il déclencha l'alarme. Je jette un regard complètement innocent aux trois dresseurs qui avaient pris de l'avance et leur réaction fut instantané. En moins de deux minutes nous nous retrouvions à nouveau à l'extérieur dans la forêt, retour à la case départ, sans rien. Mais visiblement, ils avaient eu le temps de récolter suffisamment d'informations pour savoir que les recherches auraient été de toute manière infructueuse.  Sur le chemin du retour... je ferme bien ma bouche et je rentre dans ma petite cabane dans les bois complètement épuisée. Décidément, entre hier et aujourd'hui, les journées sont chargées à la Pokémon Community.

J'arrive le plus tôt possible au point de rendez-vous donné la veille et rapidement on sent la guerre se préparer. Toujours pas de nouvelles des professeurs, ni des élèves. Ça murmure, ça discute, ça crie, ça crie beaucoup même, parfois ça pleure... Mais dans tous les cas, les étudiants sont prêts à se serrer les coudes et c'est, pris d'un élan d’héroïsme, que tous se décident, ou la plupart, à partir vers l'Île Frista pour régler le problème par leurs propre moyens. Je me suis fait discrète au cœur des diverses discussions et je ne préfère plus proposer quoique ce soit ou m'impliquer de peur d'être un poids similaire à l'infiltration de la veille. Lorsqu'un Wailord est mis à disposition par un étudiant sympathique, je m'empresse d'y monter pour une trouver une place confortable vers la tête. Vous n'avez pas oublié ma peur sur l'eau ? Je ne veux pas trop me mouiller mais je pense que bateau ou Pokémon excessivement gros, ce sera un peu le même tableau. En étant tout à l'avant, je me dis que je serai la première à pouvoir apercevoir la terre et j'en serai bien heureuse.


La peau lisse du Pokémon ne me permet pas vraiment de m'accrocher, heureusement qu'il est bien plat, mais je n'avais pas prévu qu'il y ait autant d'élèves sur le monstre marin... à tel point que, légèrement bousculée, je manque à plusieurs reprises de me retrouver dans l'eau. Ça ressemble plus à une embarcation clandestine qu'à une expédition d'étudiants héroïques. Assez rapidement je ne me sens pas très bien et j'essaye de m'allonger du mieux que je peux pour faire passer la petite crise d'angoisse qui fait son apparition. Je sens ma gorge se serrer, j'expire le plus fort que je peux, ma tête gonfle, la sueur s'en mêle, j'ai le sentiment d'étouffer. De son côté, Pépite n'avait pas du tout été partant pour l'aventure à dos de Wailord à la base, mais il y avait rapidement pris goût et il s'était lancé dans un trappe-trappe endiablé avec d'autres jeunes Pokémons présents. Mais son petit flair le ramène rapidement vers moi lorsqu'il sent mon malaise. La trajet s'avère bien plus long que je ne l'avais pensé. Le lézard tente du mieux qu'il peut de me remonter le moral, il doit avoir l'impression que je lui fais la tête. Je n'arrive pas vraiment à parler, mes yeux se ferment, la panique est en ascension permanente. Je sens alors une main se poser sur mon dos. Je n'entends pas bien ce que la personne essaye de me dire mais je pense qu'elle veut savoir si je vais bien. Je garde les paupières crispés et tourne la tête de droite à gauche. Je vais tomber et je vais mourir. Je vais finir dans l'eau obscure, mon corps ne sera jamais retrouvé, je n'atteindrai plus jamais le sol.

Soudainement je distingue quelques note basses, une mélodie très agréable, une voix masculine suave, j'ouvre les yeux, j'ai de moins en moins le sentiment d'être sur l'eau. Lorsque le jeune homme s'arrête une première fois je lui demande de continuer, profitant de sa gentillesse plus que je ne le devrai, mais cela me fait tellement de bien. Mon teint reprend de ses couleurs, ma respiration ralentit, je m'apaise. Je balbutie quelques mots indistincts pour le remercier et j'entends alors les autres élèves sauter à l'eau. Le Wailord ne peut plus avancer, nous sommes près des côtes. Je jette un regard gêné et timide à mon sauveur avant de me laisser glisser le long de la peau flasque et bleue du Pokémon. Pendant la glissade j'avertis Pépite de ne pas faire d'étincelle une fois dans l'eau, ce à quoi il acquiesce mais j'ai vraiment le sentiment qu'il ne comprend de toute manière rien de ce que je lui dis. Je sens le sable sous mes pieds, alors que mon corps est à moitié dans l'eau, et mon apaisement atteint son paroxysme ! Je m'empresse de rejoindre la plage comme les autres élèves en prenant tout de même le temps de m'amuser un peu avec Pépite. Mais pas trop non plus, j'ai peur que mon iPok soit arrosé. Pour la ballade en mer je l'avais glissé dans mon turban.

J'arrive comme Vénus sortie des eaux sur la plage et voit un gros groupement de personnes comprenant quelques unes de mes rencontres précédentes. Ah non, toutes en fait. Ne voulant pas passer pour une imbécile devant eux je préfère ne pas les accompagner. Je me glisse tout de même pas très loin pour écouter quelques bribes de leurs conversations en essayant de me faire discrète. Je sais évidemment que les trois-quarts m'ont découvert, mais avec un peu de chance, ils respecteront ma volonté de solitude après avoir essuyé un tel échec hier. Je sais maintenant qu'ils se répartissent les tâches et évoquent quelques théories que je ne comprends pas pour la plupart. Je vais donc faire ma petite enquête seule.

Première destination qui me semble absolument évidente : l'Office du Tourisme ! J'y apprendrai sûrement tout ce que je veux y savoir sur l'Île. Pépite me suit avec entrain et après quelques recherches, puis l'utilisation du gps de mon iPok, je réussis à parvenir dans cette petite office très coquette où les murs sont recouverts de photos prises ici. Je prends mon temps et longe les murs pour regarder chacune des photos. La végétation et le mode de vie semblent très semblables à celui de Cobaba, à la différence que cela ne grouille pas de prépubères. Les yeux complètement concentrés sur les images qui défilent, je suis tellement à l'ouest que je rentre dans quelqu'un. Évidemment, c'est moi qui suis propulsée mais je m'excuse platement auprès de la dame qui avait... une corpulence supérieure à la moyenne. Elle portait aussi beaucoup trop de maquillage et son tailleur haut en couleur piquait les yeux. Ses deux petits yeux marrons perçants étaient agrandis par des toutes petites lunettes rondes mais dont la correction devait être très importante. Si j'avais du décrire une sorcière insulaire, je me serai très certainement approchée de l'allure de la bonne femme. Mais une sorcière sympathique bien sûr !  « Oh mademoiselle ne vous excusez pas ! Je voulais simplement vous proposer mon aide, je ne pensais pas vous faire glisser trois mètres sur les fesses ! Oh oh oh hi hi hi! »  « Je m'excuse, j'étais absorbée par toutes ces images ! » Elle m'aide à me relever en m'adressant un sourire tellement large qu'il rejoignait ses deux oreilles. Tu t'es déjà retrouvé devant ce genre de personnage toi ? Ça fait un peu peur tout de même.  « Oh c'est beau hein ?! C'est l'Île Frista et je suis fière d'être née ici ! Une Fristaise pure souche ! Hihihi ! J'ai vu que tu n'es pas arrivée seule sur l'Île ? Qu'est-ce qui vous amène toi et tes petits camarades ? Hem ? »

Que faire ? Si je lui dis la vérité elle sera plus en mesure de m'aider mais imaginons qu'elle ait un lien avec les criminels qui ont enlevé les élèves ? J'hésite, je me sens un peu oppressée, Pépite qui n'avait pas dit grand chose se mit à répéter son nom comme s'il lui répondait à la question. Par chance, elle le comprenait aussi bien que moi. « En fait nous étions... enfin... parce que.... Oh tiens, vous auriez une carte par hasard? » Ses yeux énormes à travers le verre des lunettes clignèrent à plusieurs reprises d'incompréhension et elle m'apporta ce que je lui demandais. Je scrute le grand papier et distingue une grande zone au centre, il y a une légende comme quoi cela appartiendrait à une entreprise. Je fais le lien avec la photo d'un grand bâtiment que j'ai vu accroché sur le mur. « Excusez-moi, je m'interroge sur cette entreprise ? Finalement, c'est une des seules choses qui diffère beaucoup de Cobaba, cela doit avoir une importance? »  « Oh oui ! Je ne me rappelle plus quand ils se sont installés... c'est étrange leur nom ne me revient pas... Dans tous les cas, je sais qu'ils travaillent dans le domaine des sciences... Le progrès tout ça ! Moi je vous dis, le far niente c'est la vie ! Ici c'est les vacances toute l'année, quelle idée de s'enfermer devant des ordinateurs ! »  « Oh oui... c'est … c'est horrible ! En parlant d'ordinateur, puis-je vous emprunter le vôtre ? » Son incompréhension mais elle m'amena vers l'espèce de fossile qu'elle osait appeler ordinateur. Je la remercie et m'y installe. Oh arceus, quel doux sentiment de pouvoir de nouveau frôler les touches d'un clavier, poser mes yeux sur un écran plus grand que ma main ! Je suis aux anges ! Mais je ne dois pas perdre de temps, par je ne sais quel miracle, j'arrive à me connecter sur le serveur de discussion de mes amis.


Electr@ [04/07] Hello !
Tanuki [04/07] C'est pas vrai, ils ont la technologie dans ton école ?
Cherrish [04/07] ELLE !!
Electr@ [04/07] Je ne peux pas trop rester, les autres ne sont pas là ?
Tanuki [04/07] Non, ils prennent l'air
Cherrish [04/07] Comment ça se passe là-bas ? Tu vas pouvoir te connecter plus souvent ?
Electr@ [04/07] Bah là c'est assez bizarre, des élèves ont été enlevés et tout... C'est tellement gros que je me demande si c'est pas une sorte de week-end d'intégration bizarre... M'enfin. Pas d'ordinateur dans mon dortoir mais j'ai un iPok, je vous envoie ses adresses et ses fréquences. Il faut absolument que vous trouviez un moyen de craquer le truc pour faire en sorte qu'on communique dessus.
Tanuki [04/07] Pas de soucis !
Electr@ [04/07] Je vous envoie ça et je me déconnecte, je suis sur l'Île Frista, le plus vite possible il me faudrait toutes les informations concernant l'Île et une entreprise scientifique qui s'y est installée. Je compte sur vous !
Cherrish [04/07] A très vite !


J'envoie tout ça et j'éteins rapidement l'ordinateur. Je ne m'inquiète pas trop de leurs compétences mais je n'ai pas idée du niveau de sécurité de l'iPok et du temps que ça peut leur prendre. Je remercie la dame, assez heureuse d'enfin pouvoir lui dire au revoir et après lui avoir demandé l'itinéraire pour rendre vers le gros bâtiment, je m'éclipse. Les scientifiques sont de toutes manières toujours des gens biens et je ne doute qu'ils m'aideront. Sans pour autant suivre la piste des autres étudiants, j'espère à ma manière, réussir à rassembler quelques indices, peut-être croiserai-je d'autres élèves en chemin ? J'enfile mes écouteurs, lance une musique entraînant et c'est parti pour l'aventure !

:: petit condensé de mes péripéties ::
 


Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues ! - Page 4 No-694
Eryn McNellis
Eryn McNellis
Région d'origine : Sinnoh - Floraville.
Âge : 19 ans.
Niveau : 30
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Coordinateur Éleveur
Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Sam 18 Juil - 15:46
Cael s’était tendu quand elle avait décidé de s’inviter courageusement dans le groupe pour participer. Avec sa cousine qui faisait parti des élèves enlevés, il était absolument hors de question qu’elle reste sur l’île à se tourner les pouces. Que cela plaise ou non à son petit copain, elle participerait à cette opération suicide ! Cael dut s’incliner quand elle lui sortit un raisonnement logique, retournant celui du Phyllali contre lui (Tu veux aller libérer Leo ? Est-ce que je t’en empêche, moi ? Non ? Alors pourquoi tu m’empêches d’aller chercher ma cousine ? De quel droit penses-tu être en mesure de me dire quoi faire alors que tu n’accepterais pas que j’en fasse de même pour toi ? Tu es inquiet pour moi ? Et moi, je ne suis pas inquiète pour toi peut-être ?) et ce fut de mauvaise grâce qu’il dut accepter qu’elle participe. Comme si elle lui laissait le choix, après tout. Il n’allait pas décider pour elle non plus, hein ? Ils avaient ensuite réintégré le groupe, et le préfet en chef lui avait lancé un regard étrange, qu’elle n’avait pas relevé. Pas trop le temps pour ça, voyez-vous. Finalement, il avait été décidé que les élèves fouilleraient l’île en se séparant en plusieurs groupes. La Mentali, brusquement timide, tendit discrètement la main pour attraper celle de Cael et la serrer entre ses doigts. Fouiller l’île. C’était la première fois qu’elle venait ici.

« Euh… Ca te dit, si on fouille la forêt ? »

Cael lui fit un grand sourire. Si ça lui disait ? Carrément ! En binôme avec son petit copain, elle partit vers la forêt pour la fouiller. Dieux que cet endroit était grand ! Et qu’est-ce qu’il y avait comme végétation ! Cette fleur, là, était particulièrement… Non. Elle était ici pour chercher sa cousine, pas pour s’émerveiller au sujet d’une fleur, aussi belle soit-elle. Rattrapant Cael qui avait bien progressé, elle le suivit sur le sentier, très à son aise dans cet environnement boisé, ce qui semblait surprendre le jeune Ranger qui veillait à ce qu’elle ne tombe pas. Certes, elle avait grandi dans les plaines fleuries de Floraville, mais la nature reste la nature, après tout ! Elle se sentait bien ici, au milieu des arbres. Ils ne trouveraient pas grand-chose, certes, mais ça leur permettait au moins de passer un peu de temps ensemble pour se réconcilier après ce coup de gueule qu’ils venaient d’avoir, et où, pour la première fois, Eryn s’était affirmée pour faire entendre sa volonté sans laisser les autres lui dicter des ordres. Parce que pour aussi gentil, prévenant et attentionné qu’il soit, Cael avait tout de même essayé de l’empêcher de porter secours à sa cousine, quand il aurait refusé qu’elle l’empêche de porter secours à Leonidas. Toute guillerette, elle leva la main pour caresser Achille, son Chenipotte, posé sur sa tête. Ses doigts frôlèrent ses cheveux. La Mentali s’arrêta, faisant stopper Cael.

« Achille ? Où tu es ? »

Panique. Son Chenipotte avait disparu ! Avec la Team Rouage dans les parages, ça ne pouvait signifier qu’une seule chose. Doucement, la patte de Lucki se posa sur son bras, et son autre patte se tendit en hauteur. Suivant le mouvement, elle leva les yeux, pour voir sa petite chenille rose ramper en vitesse sur une branche d’arbre. Lâchant la main de Cael, elle le suivit en courant, surprise par la vélocité toute nouvelle de son Pokémon et inquiète de le voir partir comme ça. Plutôt agile, ce qu’elle n’aurait pas soupçonné, elle ne tomba pas une seule fois, et pila en voyant que sa petite chenille s’était arrêtée pour profiter d’un rayon de soleil. Les yeux fermés, le Chenipotte levait la tête vers le ciel pour profiter de la chaleur, et tout doucement, la lumière du soleil sembla se poser sur son petit corps. La chenille s’illumina, faiblement d’abord, puis avec plus de forces. Attendez… Elle avait déjà vu ça quelque part. Le jour de la compétition. L’évolution de Bleuenn. Achille… Évoluait ? Silencieuse, la bouche entrouverte par la surprise, la jeune styliste regarda sa petite chenille adorée briller comme un petit soleil pendant quelques secondes. Quand la lumière s’éteignit, Achille avait disparu. A la place, il y avait… Rien du tout.

« … Achille ? »

Un cocon blanc dégringola de la branche d’arbre, et par réflexe, la Mentali tendit les bras pour le récupérer. Il était collant de soie, pas très agréable au toucher, mais… Il avait des yeux. Le même regard que son petit Achille, mais plus doux, et plus fatigué, surtout. Celui de la Mentali s’alluma d’un coup. C’était son Chenipotte ! Il avait évolué en… Armulys, ou Blindalys ? Hm, il faudrait qu’elle fasse des recherches, qu’elle regarde dans le Pokédex fourni sur l’iPok, qu’elle… Non, elle n’a pas le temps, elle a sa cousine à retrouver ! Pour fêter dignement l’évolution de sa chenille, elle posa un petit bisou sur le cocon, ce qui sembla beaucoup lui plaire. Avec lenteur, les yeux se refermèrent, et Eryn, ne sachant que trop faire de son nouvel Achille, qu’elle ne pouvait plus trop poser sur sa tête désormais, le fit rentrer dans sa Poké Ball.

____________________________________________

Achille avait évolué en Armulys. Elle aurait dû s’en douter. Le rêve de sa petite chenille était de devenir un Chamillon, ce qu’il lui avait dit une fois, quand elle lui avait montré ses évolutions possibles et qu’il avait de suite bondi sur le papillon de jour. Est-ce que ça signifiait que les Chenipotte se transformaient en Armulys ou Blindalys selon leurs préférences finales ? Ou Achille avait-il juste eu de la chance ? Perchée sur le dos d’Aladar, son Tropius, la jeune Mentali réfléchissait intensément à l’évolution de son Chenipotte. C’était vraiment étrange, tout de même. Non loin d’elle, Cael volait également, accroché au dos d’un Noarfang à l’air placide. En-dessous d’eux, les élèves qui avaient choisi d’y aller par la mer se tenaient presque tous sur le Wailord d’un élève, certains ayant cependant préféré leur Lokhlass. Alors qu’ils accostaient tous sur l’île Frista, Eryn tapota doucement le flanc de son Tropius, pour lui demander de s’élever un peu. Pas contrariant, ce dernier obéit, lui permettant d’avoir une vision d’ensemble de l’île. Il faisait beau, le temps était clair, et, oh, il y avait un village. Les élèves allaient donc s’y ruer pour savoir si la Team Rouage était là.

« Aladar ! Fais un petit tour de l’île, s’il te plaît ! »

Le Tropius hocha sa grosse tête, et vira précautionneusement de bord pour faire un tour d’horizon sans faire tomber sa précieuse cavalière, qu’il avait compris sensible aux hauteurs, même si elle n’avait rien dit pour ne pas inquiéter Cael. Mais quand ils avaient décollé, les mains d’Eryn s’étaient brutalement agrippées au corps du grand Pokémon, qui n’avait pas été long à comprendre le problème. Vertige. Maintenant, ça allait mieux. Le Pokémon était allé à un rythme calme, la Mentali s’était détendue, en comprenant qu’elle ne pourrait pas tomber. Comme s’il allait la laisser tomber, tiens ! Se redressant bravement, Eryn se pencha en s’accrochant à son Pokémon volant pour regarder en bas. Comprenant l’ordre implicite, Aladar descendit un peu pour lui permettre de mieux voir, et fit un deuxième tour de l’île, assez lentement pour qu’elle puisse voir le tout. Est-ce que… Aladar s’arrêta, faisant du surplace dans les airs. C’était quoi, ce gros bâtiment bizarre ? Le Tropius ne descendit pas plus pour ne pas être trop visible, et sur un signe de sa dresseuse, il repartit pour aller se poser non loin du groupe d’élèves. Descendant de son Tropius, Eryn s’appuya sur lui pour retrouver son équilibre, et fila courageusement vers le groupe. Qui contenait tous les préfets. Glps. Alors qu’elle cherchait un moyen de reculer, le préfet des Voltali posa sur elle son regard de glace. Et lui sourit. Avant de l’inviter d’un mouvement de tête à les rejoindre. Immédiatement, sa sœur, la préfète des Pyroli, tourna un regard vers elle, et son Tropius la poussa du bout de la patte pour la faire avancer vers les préfets. Bon, alors, euh… Okay.

« Euuh, hrm, comme je suis venue par la voie des airs avec mon Tropius, j’en ai profité pour faire un tour d’horizon de l’île. Il y a une très grosse forêt, et dans la forêt, il y a un bâtiment avec un logo bizarre, qui ressemble un peu aux bâtiments de la Sylphe Sarl, cette entreprise de Safrania qui travaille sur le progrès technologique… »

Voilà, rapport fait. Arrêtez de la fixer comme ça, elle va finir par mourir de gêne…

Spoiler:
 



We got this together Δ Sometimes the pressure gets you down, and the clouds are dark and grey, just kick them off and let the sun shine through, and scary as it seems, more help is on the way,'cause friends have friends that want to help out too.
Cael Joy
Cael Joy
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Sujet: Re: Intrigue #7 - Des vacances qui démarrent sur les chapeaux de roues !   Dim 19 Juil - 2:15
Respire...Détends-toi...Tu n'as pas à rouvrir le débat...Parce qu'elle a eu raison. Ma colère et mon inquiétude ont laissé place à un intense sentiment de culpabilité et lorsque nous réintégrons le cercle des élèves avec Eryn, je ne prête qu'une attention distraite aux différentes. Comment j'ai pu seulement envisager de la laisser en arrière...J'ai beau m’inquiéter pour elle et préférer mille fois qu'elle reste sur Cobaba, qu'est-ce qui me permet de lui imposer ma volonté? Après tout, sa propre cousine fait partie des kidnappés...C'est comme moi avec Léo, elle est prête à soulever le Mont Mémoria s'il le faut pour retrouver ceux qu'elle aime. Et moi, égoïstement, j'ai voulu l'empêcher de le faire pour garder ma petite tranquillité d'esprit personnelle...
Alors que je me morigène en espérant qu'elle ne m'en veuille pas trop, un bref soupir derrière moi me fait me retourner: adossé à un arbre proche, les pattes croisées, Lucki se contente de me fixer, un léger sourire sur son museau. J'avais perdu d'avance, c'est ça amigo? T'as bien fait de ne pas intervenir pour me soutenir...Mais tu le savais déjà, hein?
Bref hochement de tête de sa part...*Inspiration* Bon...inutile de revenir mille ans sur ce qu'il vient de se passer, si la discussion est close, autant essayer d'être le plus efficace possible...Mais je continue à garder un oeil sur toi, petite fleur, ça tu n'y couperas pas !
Heureusement pour moi, on dirait que la Mentali ne m'en veut pas le moins du monde, et sa petite voix timide achève d'enterrer la hache de guerre de la plus belle manière qui soit.

''Euh… Ça te dit, si on fouille la forêt ?''

''OUI ! Je veux dire...Oui, c'est plutôt une bonne idée...''

Inutile de lu idire qu'après plusieurs jours, les indices qu'auraient pu laisser la team Rouage ont tous du finir dans l'estomac des Pokémons du coin...Tout ce qui compte, c'est qu'elle se sente en confiance et prenne les choses en main. Et puis je ne vais pas refuser une balade en forêt avec elle, nanméoh !
Le rideau d'arbres nous engloutit rapidement, et nous masque aux yeux des autres élèves tout en étouffant le bruit des conversations qui se poursuit après notre départ. La morsure brulante du soleil estivale est atténuée par l'ombre des branches et tandis que nous avancons en faisant craquer le tapis de feuilles, de petits mouvements discrets attirent mon attention...J'aurais dû m'en douter. En moins de deux minutes, j'ai déjà repéré un couple de Mucioles, des Rattatas, un Balignon et des Larveyettes...Les Pokémons apeurés par l'effervescence humaine de ces derniers jours ont finis par reprendre position des lieux, à ce qu'il semble. Tout en suivant Eryn, je laisse vagabonder mes pensées...notre petite conversation a au moins eu un effet bénéfique : ma colère a laissé place à un calme incroyable, un calme que je compte bien mettre à profit pour retrouver Léo et les autres le plus vite possible. Quand à la rage...Elle reviendra bien au bon moment, lorsque je me retrouverai face à leurs kidnappeurs, j'imagine...Au moment où ils ressentiront chaque seconde d'angoisse qu'ils ont fait vivre aux élèves de l'académie.
La main de la Mentali qui me lâche brusquement, me ramène à la réalité...Elle a vu quelque chose ! Sauf qu'avant que je ne puisse la rejoindre, une patte puissante se pose sur mon épaule pour me stopper dans mon élan. Avec des gestes lents, Lucki me montre ce qui a attiré l'attention d'Eryn: Son Chenipotte qui trottine de branche en branche, jusqu'à finalement se positionner face au soleil. Une minute...Lorsqu'un Pokémon de cete espèce agit ainsi, ça ne peut vouloir dire qu'une chose, il va...En silence, je regarde l'évolution d'Achille se produire avec les mêmes yeux émerveillés qu'Eryn. Hors de question de briser la magie du moment.
Un bref frôlement me fait baisser la tête pour découvrir Keru, la langue pendante d'avoir couru  qui se frotte contre ma jambe. Distraitement, ma main vole jusqu'à son échine pour la caresser, et je me mords la lèvre pour ne pas laisser échapper un petit cri de douleur lorsque sa fourrure électrocute brièvement le bout de mes doigts. Ne crie pas...ne crie pas...Depusi quand ma Dynavolt est-elle surchargée comme ça? Pourtant, ça n'a pas l'air de la perturber, puisqu'elle entreprend de se lécher la fourrure sans aucune gêne. C'est ça de se balader avec une centrale sur pattes, j'imagine...
Cette dernière n'est pas seule, puisqu'une seconde silhouette d'un orangé doux se faufile jusqu'à moi, avide de caresses. Oui Arkhan, on va bientôt partir, et je te jure que tu va le retrouver ton Léo...et moi avec.

********************

Y'a pas à dire, ça c'était une pure idée de génie. Cramponné au plumes de la collerette de Noarfang, je regarde les flots qui défilent juste en dessous de nous. Plus bas, une petite troupe d'élèves se dirigent droit vers Frista à dos de Wailord et d'une troupe de Pokémon Eau. Par réflexe, mais doigts volent jusqu'à mon Capstick, toujours fixé à mon avant-bras....Si j'avais su que lié ce Noarfang à mon équipe Ranger me serait aussi utile, durant notre mission avec Estelle...Les côtes de Frista se font rapidement jour, et tandis qu'Eryn entame sa descente sur son Tropius (Courageuse petite fleur...J'ai bien vu que tu te crispait quand il s'est élevé dans les airs), je presse doucement les plumes du coté droit de mon Pokémon pour le faire tourner. Allez, on se concentre...J'ai déjà vu Raphaëlle le faire plein de fois que ce soit de visu ou à la télé, ça ne doit pas être si difficile de contrôler un Pokémon Vol dans les airs. Une légère pression à gauche ou à droite pour virer, on redresse et ensuite on se laisse descendre en spirale.
Sous nos ailes, une immense forêt recouvre la majeure partie de l'île, à l'exception du débarcadère où bon nombre d'élèves commencent à se masser, avant de partir explorer les alentours. Personnellement, je pense que s'intéresser aux bois en priorité sera une bonne idée. Descendant en piqué juste aux cotés d'Eryn, je vois le Tropius de la Mentali tourner en cercles concentriques au-dessus d'une zone bien spécifique...Eh mais...C'ets vrai que y'a un truc bizarre en bas: on dirait une espèce de gros bâtiment à plusieurs étages, et si j'en juge par les reflets qui percent au travers des arbres, il s'étend sur une surface bien plus vaste. On dirait même qu'il dispose de plusieurs ailes, un peu comme les branches du étoiles...Et puis il y a ce logo bizarre sur le sommet de la tour...
Eryn a déjà entamé sa descente vers le sol, mais je resserre ma prise sur les plumes du Noarfang et ce dernier reprend de l'altitude. Maladroitement, je parviens à extraire mon carnet d'une poche de ceinture et tout en agrippant soigneusement d'une main, entreprend de retranscrire la forme du batîment et celle du logo sur une page vierge. Bon et maintenant la deuxième étape...

''On descend...Reste en l'air, et en vol stationnaire à la lisière des arbres, s'il te plait.''

Un léger hululement me répond et le gigantesque hibou commence à planer doucement jusqu'à arriver à la hauteur voulue. D'un geste, je détache l'une de mes Pokéballs de ma ceinture et laisse sortir un Lucario légèrement désorienté.

''...''

''Je sais que tu n'as pas l'habitude de rester là-dedans, mais c'était un cas de force majeure, Lucki (Non, pas la Forte-Paume !)''

''...rio.''

''Tu sais ce que tu as à faire. Pour le reste, si les choses deviennent trop dangereuses, interdiction d'engager le combat, c'est compris? On est là pour repérer tout ce qui peut servir, rien d'autre.''

''...''

Il n'a pas l'air convaincu, mais je vais devoir me contenter de ça. Tandis que le Pokéon Combat disparait en quelques bonds puissant au milieu des arbres, je presse ma monture pour qu'elle reprenne un peu de hauteur et sent un fourmillement familier m'envahir. C'est bon, je suis là Lucki...
Cette fois, le lien d'aura est rendu légèrement instable par la distance qui nous sépare, mais en fermant les yeux (Ne pas lâcher les plumes...Pense au vide juste en-dessous et à la crêpe de Ranger que ça ferait), je parviens à récupérer une bonne partie des sensations du Lucario. Et il y a plusieurs choses qui ne collent pas...
Pendant que Lucki se déplace à grande vitesse en direction du bâtiment, je capte différentes présences tout autour de lui, et au prix d'une concentration un peu plus poussée (qui manque de me faire lâcher prise...ne pas regarde en bas, ne pas regarder en baaaaaaas), parviens à confirmer ma supposition : il y a des Pokémons qui n'ont rien à faire dans cette forêt en bas. Que Lucki dépasse des Vivaldaims, des Pokémons Insectes en grand nombre et même un Torterra, ok, je veux bien...Mais qu'est-ce qu'un Chamallot ou un Polarhume viendrait faire sur une île tropicale et forestière...
Pourtant, je doute m'être trompé, les auras ont au moins l'avantage d'être suffisament caractéristiques pour que je ne puisse PAS me tromper. Au fur et à mesure de sa progression, le Lucario commence même à capter de manière plus précises les ondes émanant des Pokémons qui l'entourent et là, une vague d'hostilité me submerge, prêt à me couper le souffle. Ok, deuxième mystère, c'est quoi cette faune ultra-aggressive? Si mon Lucario est entré sur leur territoire, ils sont en droit de le regarder avec méfiance, mais là, on dirait qu'ils sont prêt à le déchiqueter vivant. Pour ne rien arranger, la distance entre nous s'élargit et je peine à garder une vision claire de ce qu'il me relaie.

''Noarfang...devant...plus proche''

J'espère que le Pokémon Vol m'a compris, et ne va pas s'envoler droit vers Unys, sinon je suis mal parti. Se remettant en branle, le hibou stoppe son vol stationnaire pour partir en avant, et ce n'est qu'après plusieurs secondes de vol que je parviens à rétablir le contact avec mon starter...Juste à temps pour ressentir une impression de danger extrême !

''Lucki ?! Qu'est-ce qui se passe?''

Aucune chance qu'il m'entende, je sais mais là...Ok, calme-toi et ferme les yeux. Au travers du brouillard de l'aura, je discerne trois silhouettes...aussi grandes que le Lucario et qui irradient d'hostilité. Oh oh...Je ne sais pas de quels Pokémons il s'agit mais à trois contre un, les choses risquent d'être vite réglé. Lucki, tu dégages et vite !
Pourtant, mon starter semble bien peu enclin à fuir devant le danger et esquive même les premières attaques, me relayant des sentiments de plus en plus confus...Bougre de tête de mule, mais tu vas te sauver, oui !
Il me faut toute ma concentration et une petite pointe d'exaspération pour inonder suffisament le Lucario, jusqu'à ce qu'il accepte finalement de remettre son combat à trois contre un à plus tard...C'est ça court et retourne auprès d'Orren et des autres...Pendant ce temps , moi j'ai encore une chose à régler.

''Remonte le plus haut possible et vise les nuages...Avec un peu de chance, on devrait en trouver un rapidement''

Plus haut, toujours plus haut jusqu'à finalement atteindre une hauteur suffisante. En bas, les élèves ne sont plus que des Statitiks, à cause de l'altitude...C'est beaucoup plus exaltant et paisible que ce que j'aurais cru comme atmosphère. Avec précaution, je détache mon Capstick de ses attaches (Pas le moment de le faire tomber...) avant de chercher...Ah, en voila un ! À quelques mètres de notre position, un unique nuage avance paresseusement...Sauf que je suis loin d'être assez haut pour que les nuages se forment.

''Parfait...et maintenant, bouge le moins possible, s'il te plait''

Malhabilement (Faites donc ça sur un Noarfang à plusieurs dizaines de mètres du sol), j'enclenche le Disque de Capture dans le lanceur, avant de projeter l'appareil droit vers le nuage;..qui s'égaille brusquement en une volée de petits Pokémons bleus et blancs !
Et maintenant...Haut, droite, bas, gauche et on recommence ! Pris entre les anneaux de lumière, le Tylton (Car oui vous vous attendiez à quoi? Un Rayquaza?) cesse rapidement de piailler pour adopter une attitude beaucoup plus calme...Pas de panique, je veux juste un coup de main de ta part, mon petit ami à plumes... Une fois calmé, la boule d'ouate miniature vient se poser sur mon bras, et attend placidement tandis que je termine de remplir la feuille avec mes dernières observations (Wow, ça tangue...).

-Bâtiment étrange repéré au nord de l'île, au coeur de la forêt. La route à l'air difficile d'accéder. Un logo bizarre au sommet.
-Les Pokémons locaux agissent bizarrement et semblent agressifs. Présence d'espèces impossible à trouver dans ce genre de milieu
-Lucki a été attaqué à vue par certains d'entre eux, et ils semblent se déplacer en groupe prudence.

-Si demande ou nouvelles instructions, renvoyez ce Tylton en lui demandant de ''retourner voir Cael''.


Puis, après être descendu en direction de l'île, je lui désigne le petit groupe d'élèves qu'Eryn a rejoint il y a un moment. Dans le même temps, je fixe tant bien que mal la fiche de note à sa patte droite (La vache, les Tyltons ont de toute petites pattes, ou c'est moi?)

''Poses-toi en bas, et livre-leur le message...Tu peux faire ça pour moi? Et tu ne reviens que si il te dise de ''retourner voir Cael'', compris? ''


Le Pokémon ailé me répond d'un claquement de bec suivi d'un pépiement (Je vais prendre ça pour un Oui. Et non, je ne parle pas le Tylton !) avant d'entamer sa propre descente en planant. Plus qu'à espérer qu'il ne repère pas un Chenipan ou un Aspicot pour son diner, sinon le message risque de mettre quelque temps à arriver. Le temps qu'il accomplisse sa mission, je pense que je peux survoler le bâtiment une fois de plus, j'apprendrai peut-être quelque chose de nouveau...


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