[SC été 2015 : Johto] Le mystère du perturbateur de volière [Terminé]
Alban Abernaty
Alban Abernaty
Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
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Sujet: [SC été 2015 : Johto] Le mystère du perturbateur de volière [Terminé]   Dim 2 Aoû - 18:07
La mousson de la veille avait ravagé Cobaba impitoyablement. Les palmiers, si droits et fiers il y a deux jours, étaient à présent brisés, bloquant les allées et forçant les passants à les contourner pour se rendre au marché. Comme il était de coutume tous les deux ou trois jours, les élèves participaient aux réparations. Certains grimpaient sur les toits pour retaper les planches de bois qui les protégeaient d’ordinaire des intempéries, tandis que d’autres évacuaient les déchets végétaux à l’aide de leurs Pokémon. Comme une machine bien huilée, le village se remettait progressivement en place, et se montait et se démontait à vitesse prodigieuse. Alban, qui avait dès sa première semaine sur l’île, appris à ses dépend que compter sur la clémence du climat pour passer un séjour tranquille lors de ses classes d’été était utopique, avait rapidement trouvé sa place. A chaque fois que le village était ravagé par les moussons et les tempêtes tropicales venues de nulle part, il aidait les commerçants à remettre en état leurs étalages. Il avait appris à bricoler des meubles en bois, lorsqu’il aidait ses parents à la volière Pokémon des Postes Amargein. Malgré tout, son genou ne lui permettait pas d’aller réparer les toits, ou de faire trop de travail physique en étant debout. Par ailleurs, il ne pouvait porter de charges lourdes, ce qui le limitait à des tâches basiques. Pourtant, il avait rapidement trouvé sa place, et pour le remercier de son travail, certains lui donnaient même quelques baies ou fruits à faire grignoter à Zéphyr.

Accompagné de son Goélise chromatique, Alban était donc en train de retaper un vieux meuble en bois à l’aide de clous et d’un marteau, lorsqu’il vit une forme aérienne se diriger vers lui, tournoyer sur elle-même plusieurs fois, puis amorcer une descente dans sa direction. Reconnaissant un Pokémon d’une poste Amargein grâce au foulard bleu et blanc noué autour de sa patte, le Voltali tendit le bras pour accueillir le messager. Dans un bruissement d’aile, le Nirondelle alla se poser sur son avant-bras, à dix centimètres précis de son poignet, comme un oiseau bien entraîné pour la livraison du courrier. Alerte et professionnel, il tendit devant lui la patte autour de laquelle était attachée le courrier, et attendit qu’Alban l’ait récupéré pour s’envoler et se poser sur son épaule. Zéphyr, de l’autre côté, regarda ce nouvel arrivant avec un air étrange, comme s’il se demandait pourquoi ce volatile inconnu avait l’audace de se poser sur son humain. Alban remercia cependant le Nirondelle d’une caresse sur le haut du crâne et d’une baie bien juteuse qu’on lui avait apportée quand il était arrivé.

- Merci, Cumulus, lui dit-il à voix basse, tandis qu’il prenait une pause dans son travail pour lire son courrier.

Ce Nirondelle, il le connaissait bien. Il l’avait élevé depuis tout petit, et il s’agissait d’un des Pokémon de la Poste de Cimetronelle ; soit, de son village d’origine. Ce qui l’étonnait. En général, Arya lui envoyait des messages par iPok, et il avait des nouvelles régulièrement de ses parents par ce biais. Parfois même, ils se téléphonaient. Qui pouvait donc bien pouvoir lui envoyer du courrier comme cela ? S’adossant contre le meuble qu’il avait presque fini de remettre en état, il ouvrit le morceau de papier, et un foulard azur accompagné d’une broche en forme de plume étincelante lui tomba sur les genoux. C’était un message d’Alizée !

Son cœur cogna dans sa poitrine lorsqu’il reconnut le cachet si particulier d’Alizée. Elle accompagnait chacune de ses rares lettres de ces broches, mais était en général avare en courrier. Pourquoi diable lui écrirait-elle donc, à lui, Alban Abernaty ? Cette pensée le gonfla de fierté, et il sentit le rouge colorer ses joues pâles. Alizée… Il avait toujours eu un énorme faible pour la championne de sa ville, quand bien même il savait qu’une possible relation était impossible. Il fallait se rendre à l’évidence ! La différence d’âge n’était pas négligeable, et il était encore un gamin, tandis qu’elle… Elle… C’était déjà une belle jeune femme pleine d’avenir, qui avait une grande notoriété, et qui était respectée partout. Il avait cru qu’il aurait pu rentrer dans la cours des grands, quand il avait commencé les courses aériennes. Elle lui avait laissé entrevoir une petite place dans son cercle très privé et fermé. Il avait cru. Peut-être était-ce un peu pour cela qu’il avait tant voulu être un champion de courses aériennes… Mais à présent qu’il ne pouvait plus voler, il redevenait un oisillon inutile. Une autruche, qui regarde les autres oiseaux partir à la conquête du ciel, et ne peut qu’enfouir la tête dans le sol en espérant que tous ses problèmes autour vont s’effacer. Il soupira, et lu les quelques mots de la jeune fille.

Bonjour Alban,

Comment vas-tu ? J’espère que tu te plais bien dans cette école dont j’ai entendu beaucoup d’éloges au cours des années précédentes. A Cimetronelle, les choses se passent comme d’ordinaire. Beaucoup de dresseurs qui viennent me défier, beaucoup d’animation dans le village, et la station météorologique fait toujours des expériences étranges. Enfin… Si je t’écris, ce n’est pas pour te parler du dernier ballet aérien que nous avons organisé, même s’il a accueilli bon nombre de touristes et a été couronné d’un franc succès ; non. Je t’écris car mon camarade de Mauville, Albert, rencontre quelques soucis dans la Poste Pokémon de sa ville. Il semblerait qu’il y ait quelques perturbations dans la volière des Pokémon, et que ceux-ci soient souvent paniqués. Un prédateur peut-être ? Je ne sais pas, mais il aimerait qu’un Postier d’Amargein puisse venir investiguer pour lui. Je sais que tes parents sont débordés ici, surtout que je leur ai demandé beaucoup d’aide pour le ballet aérien… Pourrais-tu donc y aller toi-même ? Je pense qu’un voyage à Mauville serait intéressant pour toi. Je joins à cette lettre un mot à l’adresse de ta Directrice pour qu’elle puisse te laisser partir sur une durée et sur les jours de ton choix. Je te remercie énormément Alban. N’hésite pas à me dire si c’est possible ou non par retour de courrier. En attendant, je te souhaite le meilleur, ainsi qu'un prompt rétablissement.

Alizée.


Son expression se fit songeuse. Une perturbation dans une des Postes de sa famille ? Voilà qui était inhabituel, bien que pas impossible. S’il y avait bel et bien un prédateur dans les parages, ou quelconque autre chose qui dérangeait les Pokémon, il serait intéressant qu’il y aille. Et puis… Voilà qui faisait une excuse toute faite pour découvrir Mauville, qu’il n’avait jamais encore eu l’occasion de visiter. Et pourtant, Albert était un champion de type Vol, tout comme Alizée. Bien qu’il lui semblait bien moins puissant que sa championne à lui… De toute façon, quel spécialiste Vol serait plus talentueux ? Aucun. Griffonnant donc rapidement quelques mots pour rassurer Alizée et lui dire qu’il irait au plus vite, il attacha la lettre à la patte du Nirondelle, et le laissa s’envoler d’un geste du poignet vers le ciel. L’oiseau prit son envol en battant des ailes, puis disparu en un clin d’œil.

A côté de lui, Zéphyr avait l’air toujours intrigué par cette apparition, et il tenta d’agiter les ailes pour s’envoler également. Malheureusement, il n’était pas encore prêt à prendre son envol, et il retomba sur les genoux d’Alban, l’air désemparé. Celui-ci eut un sourire puis pris son Pokémon entre ses bras, touchant le bout de son bec d’un index réconfortant.

- Bientôt Zéph’, ne t’inquiète pas… Tu arriveras à voler. Je te le promets, dit-il à son Goélise, avant de lui donner une baie pour le consoler, et de reprendre son travail.

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Elisabeth Snow n’avait pas eu grande difficulté à le laisser partir. Ses autorisations en poche, Alban avait pris le premier ferry en direction de Johto. Il avait fait une traversée sans encombre, avait essuyé un temps parfait, puis était parvenu dans le port le plus proche de Mauville en quelques heures. De là, il avait dû se débrouiller avec le train, les taxis, et beaucoup de marche ; visiblement, Johto n’était pas une région aussi maritime que Hoenn, et les accès étaient rendus difficiles par la grande partie de terre. Sûr que la Team Magma aurait été à son aide, là-bas. Bah, pas un problème. Et puis, malgré sa jambe boitillante, il était tout de même en mesure de marcher. Ça le dérouillait, visiblement, et plus il faisait de pas, moins la douleur lui semblait insupportable. Avec satisfaction, il fit le trajet en un quart de temps de moins que ce qu’il avait prévu, et arriva à Mauville le soir du 17 Juillet. La ville, bordée d’arbres et de petites cabanes, était magnifique sous le soleil couchant. Les reflets violets, rose et or lui donnaient une allure majestueuse, et la tour Chétiflor qui dominait au loin, scintillait comme un diamant. Prenant quelques minutes pour observer le paysage magnifique, Alban sursauta lorsqu’un garçon plus âgé que lui lui tapota sur l’épaule.

- Ah, tu dois être Alban, n’est-ce pas ? Albert nous a prévenus que tu viendrais, mais malheureusement, il n’est pas là pour le moment pour t’accueillir. En tout cas c’est moi qui t’héberge chez moi pour toute la durée de ton séjour, alors n’hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit. Je m’appelle Bob. Comme le Major, sauf que moi je travaille à la réparation de bâtiments. Tu dois être fatigué, non ? Viens, ma femme t’a préparé de quoi dîner. Je t’expliquerai le problème autour d’une bonne soupe et de bon pain.

Le sourire qu’il lui servait donna immédiatement bonne impression à Alban. Cet homme, qui devait être un père de famille, avait l’air sympathique. Il avait des bras puissants qu’il avait sûrement acquis en travaillant autant dans la construction et la réparation, et cet air buriné de ceux qui ont connu la vie dure. Le suivant volontiers, le châtain pénétra dans une maison spacieuse, où une dame au sourire doux l’aida à se débarrasser de ses affaires. On le fit ensuite s’asseoir à table, en lui servant une soupe à l’oignon délicieuse, accompagnée de bonnes tranches de pain de campagne. Pour Zéphyr, devant lequel le couple s’extasia à cause de sa couleur atypique, quelques croquettes avaient été confectionnées. Le Goélise remercia ses hôtes avec des bruits de gargouillis enthousiastes, puis plongea la tête dans son bol.

- Bien, maintenant que t’es enfin reposé, on va pouvoir commencer à parler boulot. J’ai remarqué un truc louche la dernière fois que je suis allé m’occuper de retaper la bicoque qui sert de volière aux Pokémon de la Poste. Les Pokémon étaient tout agité, comme s’ils craignaient quelque chose. J’ai essuyé quelques attaques de leur part ; ‘devaient croire que j’étais un truc dangereux, ou je ne sais quoi. Quoi qu’il en soit, quand j’en ai parlé aux personnes qui gèrent la volière, je n’ai eu que des regards fuyants et des réponses évasives, comme si on essayait de me cacher quelque chose. Les anciens propriétaires de la Poste sont partis il y a un an de ça, et ce sont ces deux types qui habitent dans le sud du village qui ont repris l’affaire, mais je ne sais pas s’ils s’occupent bien des Pokémon. Bref, l’histoire est louche, et Albert a préféré faire intervenir un spécialiste plutôt que d’aller s’adresser directement aux deux types. Pas la peine de les mettre sur leurs gardes, s’ils ont bel et bien un truc à se reprocher… Enfin bon, je vais pas t’embêter avec ça pour ce soir, tu commenceras demain ou après-demain, quand tu te seras requinqué. Pas la peine de se presser, prend ton temps, t’es le bienvenue ici autant de temps que tu voudras. On t’a préparé une chambre, tu veux la voir ?

Acquiesçant, Alban suivit la femme dans le couloir, pour découvrir sa chambre d’hôte. Spacieuse et meublée chichement, elle avait l’air confortable. Et au moins, pensa Alban, elle n’était pas à l’étage. Quoi qu’il en soit, après avoir vivement remercié le couple et avoir tenu un peu la conversation, le garçon s’installa sur son lit. L’histoire avait l’air louche, et il était soucieux ; qu’est-ce qui pouvait bien causer cette panique dans cette Volière ? Il décida qu’il s’y attaquerait dès le lendemain, après avoir visité un peu le village. Pour le moment, le voyage avait été épuisant, et il avait grand besoin de repos. Il s’allongea donc sur son oreiller, et laissa Zéphyr grimper jusqu’à sa poitrine. Puis, caressant les plumes du Pokémon, il se laissa sombrer dans le sommeil.

Région : Johto
Ville : Mauville
Raison de la présence : Investiguer sur un problème de Poste Pokémon, sur demande d'Alizée
Pokéballs en possession : 4 (3 de l'intrigue + 1 donnée par Orren)
Pokémon choisis :

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Sujet: Re: [SC été 2015 : Johto] Le mystère du perturbateur de volière [Terminé]   Dim 2 Aoû - 19:15
ETAPE 2

Tu rencontres Noctali ! A présent tu peux écrire un post RP décrivant ta confrontation avec ce Pokémon. Merci de préciser à la fin de ton post si tu souhaites [Lancer une PokéBall] [Mettre K.O le Pokémon sauvage] ou la [Fuite du Pokémon sauvage] (rappel : les Pokémon que vous rencontrez ont le même niveau que vous. Donc considérez qu'ils ont appris les attaques correspondant à votre grade)
Bon courage !
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Sujet: Re: [SC été 2015 : Johto] Le mystère du perturbateur de volière [Terminé]   Dim 2 Aoû - 20:55
Il se réveilla aux aurores, comme à son habitude. Dans la maisonnée de Bob, le soleil perçait à travers les rideaux comme la magnifique tour d’Illumis. Les teintes étaient d’or et de carmin ; un ciel bien différent de celui de Cimetronelle ou de Cobaba. Intrigué, Alban se leva doucement et alla ouvrir sa fenêtre. Au dehors, le village était calme. Quelques commerçants déambulaient dans les rues, poussant leurs charriots de pommes, tandis que les moines de la Tour Chétiflor sonnaient la cloche devant chaque porte, demandant l’aumône qu’on voudrait bien leur accepter. Accoudé sur le rebord de la fenêtre, Alban observait cet endroit qu’il ne connaissait pas encore ; il avait toujours adoré voyager, en général sur dos de Pokémon Vol, et s’imprégnait de la culture de chaque village. Il mettait un point d’honneur à rentabiliser son temps et à en découvrir le plus possible, quitte pour cela à ne pas dormir ou si peu. Il avait cependant des réserves, cette fois-ci ; il était dans une maison inconnue, chez des hôtes qui avaient déjà eu la gentillesse de bien vouloir l’héberger sans contrepartie, si ce n’était régler le problème d’Albert, le champion de la ville. Il n’avait pas envie de les réveiller si tôt. Cependant, en entendant un fracas de casseroles dans la salle à manger, il décida de s’habiller et d’aller sortir le bout de son nez. Zéphyr le suivit en sautillant, et Alban se pencha pour le laisser grimper jusqu’à son épaule. Puis, après avoir rangé sa valise sous son lit, le Voltali alla saluer ses hôtes.

Ils étaient plutôt matinaux, les habitants de Mauville. Rien de bien étonnant cependant ; ils étaient pareils à Cimetronelle. Pour une ville au milieu des oiseaux, il n’y avait pas le choix, à dire vrai. Tous les matins, c’était tellement un concert de chants et de piaillements, qu’il était difficile de faire la grasse matinée. Alban s’attabla donc et discuta avec Bob et sa femme, Martha, en dégustant un succulent gâteau à la crème et aux baies, qu’il n’avait jamais mangé avant. Une spécialité d’ici, apparemment, faite de Noigrumes, un fruit qu’on ne trouvait que dans la région et qui servait entre autre à la confection de Pokéballs spéciales. Alban s’instruisait, en même temps qu’il faisait le plein de forces. Un verre de lait d’Ecremeuh de la Ferme Meuhmeuh, et le voilà parti en exploration dans le village. Il avait envie de découvrir un peu plus de Mauville avant de commencer ses investigations, et il se dirigea donc vers l’office du tourisme pour recueillir des informations. Il passa donc la matinée à gambader dans les divers recoins du village, à flâner dans les hautes herbes et à goûter des spécialités locales. Zéphyr, lui, semblait intimidé par cet endroit qu’il ne connaissait pas, et Alban le comprenait. Depuis qu’il l’avait eu, il n’avait séjourné vraiment qu’à Cobaba et sur l’île Frista ; et autant dire que ses souvenirs sur la dernière île n’étaient pas des plus amusants. Pourtant, le Voltali tentait de faire découvrir le plus de choses à son bébé Pokémon. Il l’avait amené prendre le ferry, puis le train, les transports en commun, et même s’arrêter à Oliville pour visiter ce village portuaire. Cependant, ce n’était jamais de très longs trajets, et maintenant que Zéphyr avait le temps de se poser un peu plus, autant dire qu’il était un peu fébrile. L’air de Mauville était très différent de l’air marin d’une île ou d’une ville portuaire. Ici, c’étaient les odeurs de bois et de branches qui dominaient, ainsi que celles de l’artisanat des hommes.

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Plusieurs heures plus tard, Alban avait déjà fait le tour de bon nombre de choses. Assis sur un banc en bois, dans un parc d’enfants, il dégustait avec Zéphyr des beignets aux
Noigrumes blancs. Les agrumes éclataient entre ses dents en une multitude de gouttelettes acidulées, et le sucre de la pâtisserie venait parachever cet encas. Son Goélise avait l’air d’apprécier fortement le met, et il était à moitié enfoui dans le sac en papier de la pâtisserie de Mauville où Alban était parti acheter son goûter.

- Attention, tu vas t’en mettre partout, le prévint-il, en l’attrapant par la taille et en le posant sur ses genoux.

Le Goélise piailla tristement, du sucre collé au bec, et regarda son dresseur d’un air piteux. Alban fut surpris d’entendre un rire traverser ses lèvres, et il se releva. A présent, il fallait qu’il avance sur l’affaire de la volière et du comportement étrange des Pokémon. Positionnant Zéph’ sur son épaule, il se dirigea d’un pas claudicant vers la Poste de Mauville. Il ne savait pas pourquoi, mais ce monument lui faisait mauvaise impression ; fait rare pour une poste qui appartenait à sa famille. Quoi qu’il en soit, il décida de se faire passer pour un touriste lambda venu envoyer une carte postale à sa famille. Il poussa les portes du bâtiment, et entra sous une cacophonie de Pokémon Vol assez conséquente.

Un coup d’œil autour de lui permis de déceler qu’il y avait quelque chose de louche. Les Pokémon avaient des airs apeurés sur le visage, et ils battirent presque tous des ailes lorsqu’Alban s’approcha. Pour des Pokémon aussi bien dressés, c’était inhabituel. Zéphyr, sur son épaule, sembla apeuré de cet accueil peu chaleureux, et il alla se réfugier dans le sac d’Alban, ses pattes dépassant et s’agitant dans l’air de façon comique. Le châtain s’approcha du comptoir, ou le fameux couple de gérant était en train de trier des papiers. Quand ils le virent, un sourire commercial s’étala sur leurs visages, et ils commencèrent à lui faire la conversation, en lui demandant ce qu’il souhaitait.

- Juste envoyer une carte postale à ma famille, à Cimetronelle. Est-ce que c’est possible ? répondit-il en gardant un visage imperturbable, et en tendant la carte qu’il avait griffonnée à la hâte pour Arya et ses parents.
- Bien sûr, pas de soucis. Les tarifs sont affiché ici, je vous laisse choisir le montant et le type d’envoi.
- D’accord. Je prendrai le type 3.

La femme siffla mais rien ne se passa. Après un moment de gêne, elle se dirigea vers un Roucoups qui était sur une étagère et qui agita frénétiquement les ailes à son approche. Elle le houspilla violemment, l’attrapa par une patte, et le força à venir se poser devant Alban. Le garçon était choqué. Il n’avait jamais vu pareil traitement sur un Pokémon Vol d’une Poste Amargein. Et cet oiseau ? S’il avait été bien dressé un moment dans sa vie, à présent, il semblait ne plus avoir envie du tout d’apporter du courrier. La carte arriverait-elle à bon port ? Alban se pencha vers l’oiseau et essaya de le calmer, d’une main rassurante sur l’aile. Cependant, le Roucoups lui mordilla la main et il se dégagea précipitamment. Le couple se confondit en excuse, claquant une sorte de torchon sur la table pour apeurer le Roucoups et l’empêcher de recommencer. Au prix de nombreux efforts, l’homme parvint à attacher la lettre à la patte de son Pokémon, et celui-ci s’envola, de mauvaise foi, mais plutôt content de pouvoir quitter cet endroit. Alban suivit de ses yeux gris d’orage la course du Pokémon jusqu’au dehors, puis se retourna vers le couple. Des sourires commerciaux, toujours.

- Qu’est ce qui se passe avec ce Roucoups ? Il n’avait pas l’air de très bon poil… remarqua-t-il, guettant la réponse avec attention.
- Oh ce n’est pas grand-chose. Il est un peu difficile, c’est une mauvaise période, c’est tout.

Et ce fut tout ce qu’il put obtenir de la part des deux gérants. Haussant les épaules, il sortit et retourna voir Bob chez lui.

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Autour d’une table pour le dîner, Bob, Martha et Alban réfléchissaient à voix haute. Zéphyr, comme la veille, était encore en plein dans son bol de baies, tandis que son dresseur mangeait d’excellentes saucisses grillées avec des légumes épicés. Un réel délice. Bob, quant à lui, était hors de lui.

- Je le savais qu’ils me cachaient quelque chose ! De la maltraitance de Pokémon ! Si j’avais pu le croire…
- Attendons avant de sauter sur des conclusions hâtives. Il y a peut-être quelque chose d’autre. Je crois qu’il faut que je creuse plus profondément… Hm… Avez-vous encore les clés de leur volière, Bob ? J’aimerais bien m’infiltrer là-dedans cette nuit, pour enquêter plus profondément…
- Hm oui bien sûr, je fais souvent des réparations là-bas, alors je dois avoir ça quelque part. Par contre si tu te fais pincer, ne me balance pas, ce serait très mauvais pour mon commerce.

Alban récupéra la clé qu’on lui tendait, puis, après avoir promis, il se prépara pour son expédition nocturne. Il avait revêtu des vêtements sombres pour l’occasion, et avait emprisonné Zéphyr dans sa Pokéball. Pas la peine de se rendre plus visible avec un Goélise chromatique qui brille d’éclats dorés dans le noir… Quelques autres objets dans sa besace, il attendit que la nuit tombe avant de se diriger à pas feutrés vers la Poste. Caché derrière un buisson, il guetta le départ du couple, et attendit une quinzaine de minutes pour être sûr qu’ils ne reviennent pas. Puis, en rampant, il atteignit la porte et fit tourner la clé dans la serrure.

Avec un cliquetis rouillé, la porte pivota sur ses gonds, et Alban s’engouffra à l’intérieur. Bien. Infiltration, réussie. Voilà que sa petite expérience dans la base des Rouages l’avait entraîné à ce genre de choses. Si un jour il avait su qu’il entrerait par effraction chez quelqu’un, il ne l’aurait pas cru… Avec un sourire, il rampa jusqu’à la pièce principale. Les Pokémon avaient été évacués pour la nuit ; ils étaient certainement dans la volière derrière la poste, comme il était de coutume dans tous ces établissements. A quatre pattes, Alban se faufila jusqu’à la seconde porte, et entra. A son arrivée à l’intérieur, il dû attendre un moment pour s’accoutumer à l’obscurité. Une fenêtre en hauteur diffusait les rayons de la lune, mais il y voyait plutôt mal. Les oiseaux cependant étaient endormis, la tête sur l’aile, et Alban essaya de se faire le plus discret possible pour ne pas déclencher une cacophonie de cris et de battements d’ailes. Et maintenant ? Qu’allait-il faire ? Il avait prévu de fouiller les papiers, mais il avait préféré voir les Pokémon avant. Avec stupidité, il se rendit compte du fait qu’il n’avait pas de plan concret. Il était venu là en espérant que la solution se dessine devant lui, comme par magie, et qu’il surprenne le couple en train de maltraiter ces pauvres Pokémon. Pourtant, personne ne vint le déranger. Alors il resta là à observer.

Les gamelles étaient vides. Les buvettes également. Visiblement, les gérants mettaient le moins de moyens possible pour tenir l’endroit viable. Des fientes partout. Une puanteur insoutenable. Les oiseaux n’étaient pas traités de la meilleure façon, ici, c’était clair. Mais ce qui surprit surtout Alban, c’était ces poutres de bois qui étaient endommagées. Comme ces arbres sur Cobaba qui ont plié et craqué sous les vents violents. Qu’est-ce qui avait pu provoquer cela ? Il attendit encore une bonne demi-heure en inspectant chaque parcelle, jusqu’à ce que la réponse se présente d’elle-même. Sous le croissant de lune, une silhouette se découpa. Sombre et féline, elle atterrit avec légèreté sur la fenêtre en verre, puis d’un coup de patte, fit basculer cette dernière. Pas la sécurité la plus optimale, pensa Alban, mais il ne fit aucun commentaire et préféra se tapir à l’ombre d’un tonneau, la Pokéball de Zéphyr en main. Le Pokémon sauta avec souplesse dans la volière, se réceptionnant d’abord sur une poutre haute, avant de descendre progressivement de plus en plus bas. Enfin, il atterrit avec élégance au milieu de la paille et des fientes, et Alban retint sa respiration.

La créature était un magnifique Noctali. Ses yeux rouges luisaient dans le noir, et les anneaux dorés qui décoraient ses membres diffusaient une lueur fantomatique. Un beau spécimen, à n’en point douter. Mais que faisait-il dans la volière ? Alban resta là à admirer le Pokémon. Le Noctali renâcla l’air un moment, puis fit le tour de la volière, comme s’il semblait connaître les lieux. Puis, après avoir prospecté un moment l’endroit, il tendit la patte et fit rouler un œuf vers lui. Un œuf Pokémon !
Alban suivit des yeux le Pokémon faire rouler l’œuf, puis arriver au niveau d’un mur. Là, il dégagea un amoncellement de paille qui cachait un petit trou menant vers l’extérieur, puis fit rouler l’œuf de l’autre côté. Il volait des œufs ! Alban le regarda faire pour un second, puis se décida d’intervenir. Si ce Noctali voulait se faire un petit déjeuner des œufs de ces pauvres Pokémon, il allait devoir lui passer sur le corps. Toujours avec discrétion, il contourna le Pokémon et boucha la sortie en se positionnant devant. Le Noctali flaira sa présence et se retourna d’un bond, tous crocs dehors, comme une bête agressée. Son corps se tendit et il s’aplatit sur le sol, prêt à bondir.

- Eh non mon gars, je ne vais pas te laisser faire ça plus longtemps. Zéph’ !

La Pokéball de Zéphyr roula dans l’air, et le Goélise apparut dans un rayon de lumière rouge. Sans comprendre, il se matérialisa sur l’épaule de son dresseur, et observa la scène en clignant des yeux d’un air stupide. Le Noctali choisit ce moment pour bondir, mais Alban l’esquiva en faisant quelques pas sur le côté. Les crocs du Pokémon se refermèrent sur du vide, et il recula précipitamment pour mettre une distance de sécurité entre lui et ses agresseurs.

- Zéph’, Ultrasons ! Puis enchaîne avec Vibraqua !

Le Goélise ouvrit le bec et lâcha une onde sonore puissante. Perturbé par le son, le Noctali rabaissa ses oreilles et ferma les yeux en secouant la tête. Désorienté, il ne put éviter la Vibraqua de Zéph’ qui alla s’écraser impitoyablement sur lui, le faisait reculer de plusieurs mètres. Alertés par le bruit, les Pokémon Vol se réveillèrent et battirent des ailes d’un air paniqué. Mince ! Il ne restait plus beaucoup de temps avant que des gens rappliquent. Alban devait faire vite. D’un geste de la main, il attrapa un tonneau en bois au moment où le Noctali voulait de nouveau le mordre, puis fit un barrage. Il entendit le Pokémon s’écraser contre le bois, puis secouer la tête et repartir à la charge, avec moins d’entrain qu’au départ néanmoins. Un Pistolet à O de Zéphyr le toucha de nouveau de plein fouet, et le Noctali roula vers l’arrière, affaibli. Ne souhaitant pas le blesser plus, Alban dégaina une première Pokéball vide de sa poche, et la lança vers le Pokémon sauvage. La sphère rouge et blanche se referma dans les airs et tomba dans la paille, en gigotant. Épuisé, Alban s’affala contre le mur, en espérant que cette capture d’urgence allait aboutir… Et surtout, qu’il puisse s’enfuir de la volière avant que les gérants ne reviennent…

Modération : Lancer d'une Pokéball
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Sujet: Re: [SC été 2015 : Johto] Le mystère du perturbateur de volière [Terminé]   Dim 2 Aoû - 21:01
ETAPE 4

Tadam ! Noctali est capturé ! Tu peux dès à présent écrire ton post de clôture, et rajouter les informations de ton nouveau compagnon sur ta T-Card ! Le choix du sexe, de la nature et du surnom sont entièrement libres. Merci d'avoir participé ! N'oublie pas d'indiquer [Terminé] dans le titre de ton topic après l'avoir conclu.
[SC été 2015 : Johto] Le mystère du perturbateur de volière [Terminé] 197

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Sujet: Re: [SC été 2015 : Johto] Le mystère du perturbateur de volière [Terminé]   Dim 2 Aoû - 22:19
La Pokéball s’immobilisa au bout de trois battements, et la lumière centrale s’éteignit progressivement. Alban sentit son cœur tambouriner dans sa poitrine. Il venait de capturer son premier Pokémon ! Un sourire aux lèvres, Zéphyr piaillant de nervosité sur son épaule, il s’approcha pour récupérer son Noctali. Un Noctali ! C’était le premier Pokémon qui n’était pas de type Vol dont il allait s’occuper. Il espérait que, malgré leurs débuts houleux, le type Ténèbre n’allait pas lui causer de difficultés. Songeur, il fut tiré de sa rêverie en entendant des bruits de pas de l’autre côté de la porte. Une lumière s’était allumée, et Alban constata avec effroi qu’il n’aurait pas le temps de s’échapper. Merde ! Balayant la pièce du regard, il avisa le grand tonneau de bois derrière lequel il s’était caché plus tôt, et décida de se dissimuler à l’intérieur. Au prix de grands efforts, il se hissa à la seule force de ses bras dans le réceptacle, et referma le couvercle sur sa tête. Une fente entre les planches lui permettait de regarder ce qui se passait dans la volière, mais ce trou pouvait également le faire repérer. Zéphyr sous ses bras, le bec scellé par ses doigts pour ne pas qu’il le trahisse, Alban vit le couple de gérants débouler dans la volière. Il était en proie à une vive panique. Qu’allait-il faire si on le trouvait là, à l’intérieur d’un tonneau, entré par effraction dans un habitat étranger ? Il retint sa respiration, tandis que les deux adultes tournaient avec des balais en main.

- Mais ils vont la FERMER ces foutus piafs ! Quelle calamité ! hurla l’homme en donnant des coups de balais à la première rangée de Pokémon, qui s’envola vers les sommets dans un vacarme assourdissant. Malgré la panique, Alban ressentit une bouffée de rage lui monter dans la poitrine. Ces gens étaient abjects ! Il irait les dénoncer dès lors qu’il sortirait d’ici.
- Je t’avais dit que c’était une mauvaise idée ! Et tout ça pour de stupides œufs !

La femme tapa d’un coup de pied rageur dans un œuf Pokémon qui s’éclata au sol. Le mari hurla de rage et attrapa sa compagne par les épaules pour la secouer.

- Ne fais pas ça voyons ! Ces œufs sont notre marchandise ! Au marché noir, ils valent des fortunes. A ton avis, si on peut se payer de beaux habits et tous tes bijoux, c’est grâce à quoi ? Dans cette région, les Nirondelle, Tylton, et autres piafs des autres contrées sont extrêmement rares. Ne casse pas ces œufs !

Ils continuèrent à se disputer pendant un long moment, tandis qu’Alban réfléchissait. Marché noir ? Une vente d’œufs rares ? Il comprenait mieux pourquoi les gérants avaient paru si louches, plus tôt dans la journée. Ils ne s’étaient investis dans cette affaire que pour leurs sombres magouilles. Ils se fichaient des Pokémon Vol, et maltraitaient ces derniers. Alban avait pensé que c’était le Noctali qui semait la panique, comme prédateur naturel des Pokémon. Mais s’il s’était trompé ? Les desseins de son nouveau Pokémon étaient encore obscurs, mais en tout cas, ceux de ces deux malfrats étaient limpides. Attentif, Alban observa le couple calmer les Pokémon à coups d’attaque Tonnerre de leur Wattouat, puis se pencher pour ramasser une dizaine d’œufs qu’ils rangèrent dans un carton en bois. Affranchi et prêt à partir pour le lendemain vers une destination inconnue. Alban devait à tout prix empêcher ça avant que l’heure de départ du courrier commence. Il fallait qu’il agisse vite et qu’il aille voir la Police en sortant d’ici. S’il pouvait sortir…

Par chance, après leur basse besogne, les deux adultes quittèrent la pièce, après avoir tout refermé derrière eux. Alban soupira de soulagement, et après avoir attendu un bon quart d’heure, il se coula hors de son tonneau. Et maintenant, qu’allait-il faire ? Il se devait d’intercepter la marchandise. Il devait absolument aller voir la police… Précipitamment, il sortit dans l’autre pièce, et fouilla les papiers fébrilement. Il espérait trouver des preuves, des bons d’envoi vers des destinations louches, ou autre… Par chance, les gérants n’étaient pas des malfrats bien organisés. Sur leur pile de dossiers d’envoi, ils avaient déjà enregistré la commande du lendemain. Le numéro qui y figurait était le même que sur la caisse. Sur le bon, il était indiqué « Lot de chocolat pour Doublonville ». Un seul coup d’œil dans le colis permettrait de se rendre compte de l’entourloupe. Faisant une photocopie, Alban glissa le duplicata dans sa poche et se coula hors de la Poste, direction le Commissariat.

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Il passa plus de deux heures à faire sa déposition. Il dû mentir un peu en disant qu’il était un représentant de la famille Amargein, venu inspecter par surprise une des Postes leur appartenant, comme ils le faisaient parfois. Qu’il avait découvert des choses outrageuses, comme de la maltraitance Pokémon et une sombre affaire de marché noir d’œuf Pokémon. Il leur montra les preuves, en leur disant d’aller vérifier dans le dossier des gérants et dans la volière, le contenu de la caisse. Il devait être aux alentours de cinq heures du matin lorsqu’il finit enfin son travail, et que les Policiers prirent le relai pour une inspection. Epuisé, Alban retourna chez Bob et s’étala sur son lit. Zéphyr, qui tombait de fatigue également, piailla doucement et vint se poser dans le creux de ses bras. Le contact chaud fut réconfortant, et Alban se laissa porter vers d’autres horizons…

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Le lendemain passa comme une tempête sur Cobaba. Les gérants furent arrêtés, et le trafic d’œuf démantelé. Avec les preuves, les Policiers espéraient remonter à la source de ces affaires, et arrêter bien d’autres trafiquants. Alban n’en avait cure ; il était certes révolté par ces pratiques, mais il ne pouvait plus faire grand-chose d’autre pour aider, de même qu’il n’en avait pas reçu l’ordre. Il écrivit cependant une lettre à Alizée pour lui expliquer ce qui s’était passé, et déclara à Bob et Martha qu’il souhaitait repartir dans le début d’après-midi, une fois que toute l’histoire serait démêlée et qu’on aurait plus besoin de lui. Les œufs furent mis en lieu sûr, et Alban contacta ses parents pour qu’ils dépêchent eux même de nouveaux gérants compétents et fiables pour la Poste de Mauville. En attendant, les habitants devraient se passer de service de Poste.

Alban fut récompensé par un véritable festin, concocté par les mains habiles de Martha. La dame le serra ensuite copieusement dans ses bras pour le remercier, et Bob lui ébouriffa les cheveux d’un air paternel. Avec un sourire, le châtain les remercia chaudement pour leur hospitalité, et pris congé. Sur le chemin, un Policier l’interpela, et il fit un détour à contre cœur.

- Merci beaucoup, Monsieur Abernaty. Grâce à vous, nous avons mis à jour une affaire jusque-là insoupçonnée…
- Pas la peine de me remercier, je-...
- Tû tût, venez avec moi, je voulais vous montrer quelque chose.

Intrigué, bien que quelque peu frustré de devoir retarder son départ, Alban suivit le Policier jusqu’à la Poste. Mais au lieu d’entrer comme il s’y était attendu, l’adulte lui fit contourner le bâtiment jusqu’au trou dans le mur par lequel le Noctali faisait sortir les œufs. Un périmètre de sécurité aux rubalises avait été dressé, et de nombreux Policiers furetaient dans le coin, calepin en main. Alban ne comprenait pas vraiment ce qu’on lui voulait, mais il suivit docilement celui qui l’avait interpelé.

- Il y a un mystère que nous n’avons pas résolu, et c’est l’histoire du Noctali sauvage. Nous avons une petite idée, vu qu’on a poussé les recherches plus loin, mais nous avons besoin d’une confirmation. Nous allons nous cacher par là-bas. Pouvez-vous faire sortir votre Noctali et lui demander de continuer ce qu’il faisait cette nuit ?
- Vous êtes fous ? Vous voulez jouer la sécurité de ces œufs ? lui demanda Alban d’un air mi surpris, mi indigné
- Ne vous inquiétez pas, faites-le, c’est tout.

Haussant les épaules, frustré, Alban fit sortir son Noctali. Depuis sa capture, c’était la première fois qu’il le laissait s’échapper. La créature était toujours aussi belle que la veille, avec sa peau lisse et noire d’obsidienne, et ses anneaux dorés. Docile, le Pokémon le regarda de ses grands yeux rouges, semblant sonder son âme, puis il vint frotter son museau contre la main d’Alban. Ce geste-là était étonnant, mais loin d’être désagréable. Il continua de caresser son nouveau partenaire avec un plaisir manifeste. Zéphyr, sur son épaule, se cacha derrière une mèche de ses cheveux. Avec douceur, Alban le fit descendre jusqu’au Noctali pour qu’il le renifle et l’adopte. Puis, une fois le premier lien tissé, il se pencha vers la petite panthère.

- Ecoute… Je voudrais savoir ce que tu étais en train de faire, hier… Peux-tu me montrer ?

Le Noctali le regarda de ses yeux durs et rouges, puis tourna les talons et se dirigea vers le premier œuf qu’il trouva. Le faisant rouler, il guida Alban à travers la forêt qui bordait Mauville, passant par des sentiers sinueux. Au bout de deux minutes, ils arrivèrent dans une clairière, et le Noctali déposa l’œuf dans le creux d’un rocher. Sans qu’Alban n’ai pu faire un geste, un Noarfang fondit devant lui, attrapa l’œuf dans ses serres, et le déposa dans son nid, perché dans un arbre. Un coup d’œil en hauteur lui coupa le souffle. Des dizaines de nids étaient disposés çà et là. Dans chacun, jusqu’à trois œufs reposaient sous les brindilles, à l’abri des braconniers.

- C’était donc pour ça… murmura Alban, en flattant l’encolure de son Noctali, qui ronronna de plaisir.

Il ne voulait donc pas manger les œufs. Il les sauvait. Averti par le Noarfang, certainement, et d’autres Pokémon de la forêt, il avait pratiqué ce trou pour pouvoir sauver petit à petit les œufs des autres Pokémon. Une attitude noble, et des intentions louables. Alban révisa son jugement sur sa nouvelle recrue, et il plongea ses yeux verts dans ceux de son Pokémon.

- Tu t’appelleras donc Auster à partir de maintenant. Le vent du sud, annonciateur d’orage. Dieu romain des vents du Midi.

Le Noctali ronronna de plus belle, et Alban décida de quitter la forêt pour revenir vers les Policiers. Là, il leur expliqua ce qu’il venait de voir, ce qui confirmait les enquêtes des agents.

- On avait remarqué les sillons jusqu’à cette forêt, et vu les nombreux nids. Mais une confirmation n’est jamais de trop. En tout cas merci, grâce à toi et tes Pokémon, nous avons presque bouclé l’affaire. Les Pokémon ont retrouvé leurs œufs. Ils sont tous en train de les couver actuellement. Par contre, il y en a un qui a été laissé à l’écart, et qui ne ressemble à aucun autre œuf de Pokémon Vol répertorié dans notre base. Il s’est peut-être égaré durant le trafic ? En tout cas, impossible de retrouver sa provenance, et il finirait par mourir, ici. Tu ne veux pas le prendre, en guise de remerciement ?

Il fit sortir un œuf blanc et irisé de quelques couleurs arc-en-ciel pâles, et le tendit à Alban. Même possédant la plus grande poste de Hoenn, Alban n’avait jamais vu pareil spécimen. Ce n’était certainement pas un Pokémon Vol. Mais d’où pouvait-il venir ? Il se promit de demander au premier Éleveur qu’il trouvait de quelle nature était cet œuf. Mais en attendant, que devait-il faire ? S’il n’y avait aucun moyen de retrouver le possesseur, il pouvait en effet le prendre. Ce qui voudrait dire que son équipe s’agrandissait en moins de deux jours, d’un à trois Pokémon ? C’était tellement fou.

Mais attendez. Cet œuf-là était-il encore en bon état ? Alban le sonda de ses doigts, mais ne rencontra aucune cassure. Il était encore chaud au toucher, encore vivant… Parviendrait-il à le faire éclore, loin des volières et du matériel de pointe de chez lui ? A Cobaba, arriverait-il à s’acquitter de cette tâche ? La réponse était oui. Alban se faisait confiance pour ça. Avec un signe de tête reconnaissant, il glissa l’œuf dans son sac à dos, et pris congé des agents pour enfin rentrer sur l’île de ses classes d’été.
Le week-end avait été riche en émotion, mais il reviendrait sur Cobaba le cœur chargé de souvenir, et le sac rempli de nouveaux amis. Avec une expression apaisée, il se dirigea vers Doublonville pour reprendre le train jusqu’à Oliville, et enfin, retourner chez lui…

Modération : Acquisition d'un oeuf irisé
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[SC été 2015 : Johto] Le mystère du perturbateur de volière [Terminé]
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