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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Nemo Kendhall
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Nemo Kendhall
est un Pokeathlète Novice
Un rayon de soleil des les quartiers détrempés


La rentrée approchant à grand pas, j’ai grand besoin de me détendre. Quoi de mieux pour se changer les idées que d’aller faire un tour en ville, bien accompagné ? C’est pourquoi je décide d’envoyer un message à mon cher Alban pour lui proposer une sortie. IPok en main je rédige rapidement un message.

AARON - 01/09/2015 ; 10h03
hey Alban !
Ca te dit on se retrouve en ville cette aprèm’ ? Histoire de se changer les idées avant la rentrée ! Si t’es OK, on se retrouve dans trente minutes à l’entrée du campus ?

Je me sens plus léger après avoir envoyé le message. Prévoir des choses me détend. Et puis, au moins, là je suis sûr de passer une excellente après-midi ! Je finis pas recevoir une réponse positive. Je saute sur place ! YOUPI ! Voilà ! C’est parti ! Une après-midi en tête à tête avec Alban. J’attrape mon sac, vérifiant toujours son contenu. Le nouvel oeuf a pris la place de l’ancien. Mes Pokéball sont bien sagement rangées dans ma poche de short et Invy repose sur mes épaules, ronflant doucement.

Je sors du dortoir fraîchement renouvelé des Phyllali. Je marche en arrière pour admirer la nouvelle bâtisse. Elle s’élève sur trois étages. Tiens, je me demande comment on peut accéder au dernier étage. Je réfléchi. J’ai déjà pris plusieurs douches mais je n’ai vu aucun moyen d’aller au dernier étage. Etrange. Il faudrait que j’en parle aux autres du dortoir. Alors que je marche à reculons je percute quelque chose. Je fais volte face. Je m’excuse vivement. Un homme immense se tient devant moi. Une chevelure brune cascade sur ses épaules. Pour moi, il est à contre jour, impossible de savoir qui est-ce. Je murmure.

“_Pardon…. ?”

Il continue son chemin, son regard pesant sur ma peau. Je sens la Terreur s’agiter au fond de moi, ce mec me fait froid dans le dos. Je ne sais pas si se sont encore mes hallucinations ou si je l’entends réellement, mais j’ai l’impression que le géant me répond.

“_ Petit, le troisième étage n’est pas fait pour toi.”

Je secoue la tête, le temps de relever les yeux, il a disparu. Ca alors. Quel étrange personnage. C’est un Phyllali ? Je ne l’ai jamais vu auparavant. Pourtant, il a l’air de connaître les lieux. Je reprends mon chemin en haussant les épaules. Peu importe. Je garde tout de même sa mise en garde dans un coin de ma tête, sait-on jamais. Si je le croise à nouveau, je pourrais lui demander s’il sait des choses sur ce mystérieux troisième étage.

Le chemin jusqu’à l’entrée du campus en bien calme. Chacun a ses activités pour se changer les idées avant de reprendre les cours. La plupart des Phyllali sont enfermés pour réviser, on ne les changera pas. Je presse le pas, je vais finir en retard. Le temps est légèrement humide. Une lourde rosée s’est déposée cette nuit sur la forêt environnante. Après les chaleurs de l’été, c’est plutôt agréable. J’aurais peut-être dû troquer mes tongs contre des chaussures fermées. En plus d’avoir mes pieds déjà trempés, je glisse sur les chemins de pierre. C’est pas grave, au moins, mon chapeau me protège des larges goûtes qui tombent des hautes branches.

J’arrive enfin en vu du portail de la Pokémon Comunity. Alban est déjà là. Forcément. C’est toujours moi le mec en retard. Il est toujours à l’heure, lui. Je prends une mine boudeuse en arrivant près de lui. On se serre la main tout en se saluant.

“_ Coucouuuu ! Ca va bien ? Ton arrivée sur Lansat te plaît ?”

A peine ai-je parlé, j’ai déjà retrouvé le sourire. Bouder, c’est pas mon truc. J’oublie souvent qu’Alban fait parti de la dernière promo arrivée, alors que je suis là depuis février dernier, il fait ses premiers pas à Lansat. C’est drôle, à nous voir, je pense qu’on prendrait plus facilement Alban pour mon aîné. Mais non ! C’est moi le big boss ! Je souris alors qu’il me répond. J’enchaîne.

“_ Moi ça me fait plaisir de rentrer ici ! Le dortoir Phyllali a été complètement rénové ! Il est magnifique ! C’est pareil chez vous ?”

Il ne peut pas s’en rendre compte, forcément, mais peut-être a-t-il entendu d’anciens Voltali parler de leur nouveau locaux. Ou alors, la rénovation ne concerne que mon dortoir. Ca serait quand même très étrange. Nous partons de l’Académie, étant plus connaisseur des lieux, je décide de l’emmener vers la ru commerçante. En cette veille de rentrée il doit être assez animé. Nous trouverons bien des occupations. Nous échangeons des banalités sur le chemin. Puis, la conversation arrive sur notre future expédition, prévue pour la fin de la semaine. Je suis tout excité à l’idée d’aborder le sujet.

“_ J’ai tellement hâte ! Si tu savais ! La Grotte Azurée ! C’est tellement prestige ! Avec Ambre Lawford ! Naaaaan ! On a trop de chance !”

Je lui souris joyeusement en sautant dans une flaque. Cela ne manque pas de l’éclabousser. Je le regarde avec un air désolé, ou pas. Ca, c’était pour le Pistolet à O. Je me met à courir. Je sais qu’il ne va pas résister à l’envie de me pourchasser. Ca ferra passer le trajet plus vite. Je slalome entre les bancs et les poubelles. Je m’accroche à un réverbère pour prendre un virage serré sur la droite. J’esquive les passants sous leur parapluie. Ils nous regardent, étonnés de voir des élèves qui ne sont pas encore en cours. Je poursuis ma course jusqu’à l’artère principale des quartiers de Lansat. Sous mes yeux règne une certaine animation. Des vendeurs crient d’un bout à l’autre de la rue leur promotion sur les affaires scolaires. D’autres, restés en vacances, vendent des glaces et des gaufres. Les cafés ont couvert leur terrasse pour servir des boissons chaudes. Je m’arrête, quelque peu essoufflé. Je lève les bras en l’air en présentant le lieu à mon ami.

“_ Bienvenue Alban ! Dans la Rue Commerçante !”
Aaron S. Mightley



HAIL NOCTA
Un rayon de soleil dans les quartiers détrempés [PV : Alban] Turtwig

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Le couple le plus improbable avec... une fille
Alban Abernaty
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Lorsqu’il se réveilla ce matin-là, Alban mis un certain temps à se rappeler de l’endroit où il était. L’odeur de neuf, les murs colorés et les lits moelleux semblaient presque irréels, touchés ainsi par les premiers rayons du soleil qui filtraient au travers des rideaux. Son cerveau encore embrumé se mis en marche lentement. Ah, oui… Il était arrivé sur Lansat la veille, via le ferry. A présent, ils avaient tous quitté Cobaba et ses maisonnées rustiques en hauteur, pour profiter de la véritable modernité au sein du campus de l’académie. Le châtain se redressa en position assise sur son lit, et retira sa couverture. En dessous, Zéphyr dormait encore profondément, la tête sous l’aile. Sur le tapis proche de son matelas, Alban vit Auster, son Noctali, qui somnolait encore, ses anneaux lumineux éteints pour ne pas gêner les autres. Plus loin, Alban pu reconnaître la silhouette de Khal, son colocataire, qui dormait encore. Avec un sourire, le Voltali détailla les contours de son ami. C’était vrai, il avait eu la chance et la bonne surprise de se retrouver avec Khal. Au moins, dans ce décor tout nouveau pour lui, il aurait une personne familière à qui se raccrocher. S’étirant longuement, il bailla discrètement et passa ses diverses pommades sur son genou. Depuis que Calliope s’occupait de lui, il y avait beaucoup d’amélioration. Optimiste, le garçon descendit de son lit, prêt pour une petite promenade matinale qui achèverait de réveiller son corps et ses sens. Il se figea cependant lorsqu’il attrapa son sac à dos et le sentit anormalement léger. L’œuf irisé ! Où était-il !

D’un coup brusque, il ouvrit le sac à dos mais n’y trouva que quelques compresses et quelques fournitures scolaires. Bon dieu, qu’en avait-il fait ? Un pépiement derrière lui le fit sursauter, et il se retrouva nez à nez avec Mistral, son Tylton chromatique, qui le regardait de ses grands yeux noirs en claquant du bec. Ah… C’est vrai… L’œuf irisé avait éclos la veille, dès qu’ils étaient arrivés à Lansat. En était sorti un minuscule Tylton au plumage blanc neige, parcouru de reflets irisés. Il se souvenait l’avoir posé dans un tas de couvertures sur son bureau, la veille. A présent, le Tylton était toujours dans ses épaisseurs de tissu, et aux claquements impatients de bec qu’il faisait, il devait mourir de faim. Décidément, Alban devait encore être un peu fatigué de son voyage.

- Salut toi. Comment vas-tu aujourd’hui ? demanda-t-il au Tylton, qui l’ignora superbement et continua de réclamer qu’on lui donne à manger.

Avec un sourire attendri, Alban se pencha et sortit sa valise de sous son lit. Il ne les avait pas utilisées jusqu’à présent, mais il en avait apporté de Cimetronelle pour palier à ces éventualités. Des seringues. Mais pas ces seringues d’infirmier avec des aiguilles et tout. Non, il s’agissait de petites seringues en plastique avec un bout arrondi pour nourrir plus facilement les bébés oiseaux. Pendant qu’il en ouvrait une de son sachet en plastique, Auster ouvrit un œil, s’étira longuement comme un chat et trottina vers Mistral pour le saluer. Le Tylton se calma quelques instants pour laisser au Noctali le temps de frotter son museau contre sa joue, puis il recommença à piailler de plus belle, victime d’une famine qui le rendait fébrile.

- Chuuut, fais moins de bruit, tu vas réveiller Khal. J’arrive tout de suite, ne t’en fais pas. Auster, tu peux me donner un coup de main ?

Le Noctali sauta souplement à ses côtés, prêt à obéir aux ordres de son dresseur. Il coula cependant un regard inquiet vers le Tylton, qui agitait à présent ses ailes cotonneuses comme un beau diable.

- Deux Pêcha et une Mepo, demanda-t-il à son Noctali, qui alla tout de suite farfouiller dans la poche à baies de son dresseur pour sortir ce qu’il demandait.

Il les fit ensuite rouler jusqu’à Alban qui le remercia d’une caresse sur la tête. Puis, sortant un mortier et un pilon de ses affaires, le châtain entreprit de broyer les aliments pour en faire une purée épaisse. Lorsqu’enfin la consistance lui plut, il remplit la seringue et alla déposer quelques gouttes de sa préparation dans le bec de son Tylton. L’oiseau se calma immédiatement, et il dégusta l’équivalent d’une seringue entière. Eh bien, c’était qu’il avait de l’appétit, celui-là. Alban demanda à Auster de le surveiller pendant qu’il préparait encore d’autres portions pour la journée. Il sélectionna les baies, les broya, et remplit une boîte hermétique de cette concoction. Un coup d’œil sur son lit lui appris que Zéph’ s’était réveillé entre temps, et que toutes ces attentions envers le nouvel arrivant ne lui plaisaient pas du tout. La mouette chromatique fit la moue puis tourna le dos à son dresseur, les plumes de la queue relevée. Ah là là, qu’est-ce que ça allait être compliqué, de gérer toute cette petite équipe.

- On va petit déjeuner Zéph’. Tu continues de bouder, ou tu veux venir ? le taquina cependant Alban en lui grattouillant le haut du crâne

La mouette ouvrit un seul œil, toisa Alban d’un regard courroucé, puis sautilla sur son épaule. Son air inhabituellement impérieux et ses mimiques d’enfant qui boude firent rire Alban de plus belle. Emportant Mistral dans son enveloppe de couvertures, il fit signe à Auster et le quatuor quitta le dortoir des Voltali.
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La matinée avait filé d’une traite. Après un petit déjeuner copieux, ils étaient partis faire quelques exercices. Zéphyr volait de mieux en mieux, même si la moitié du temps de leur entraînement, il lançait des regards offusqués à Mistral et Alban. Auster de son côté eu la chance d’apprendre une capacité bien utile. Alban venait en effet de s’inscrire pour le Parcours des Coach, et après avoir reçu sa lettre d’acceptation, il eut un colis contenant de nouveaux cadeaux de la part de l’académie. Un foulard pour augmenter la vitesse, un Lot de Musculation pour pouvoir pratiquer à partir de maintenant, et une CT Tunnel. Le seul Pokémon de son équipe pouvant apprendre Tunnel était Auster ; aussi décida-t-il d’entraîner son Noctali à maîtriser ce nouvel art, tâche pour laquelle Auster mettait du cœur à l’ouvrage. Il creusait de mieux en mieux des trous, et, aux alentours de 10h, Alban fut enfin tiré de son entraînement par son iPok qui venait de vibrer.

Le dégainant, Alban consulta ses messages. Le premier était de sa mère, qui lui demandait de lui répondre pour sa question de la veille. Le second, bien plus intéressant, était une invitation d’Aaron à aller flâner dans la ville. Un sourire éclaira immédiatement les lèvres d’Alban, et il s’empressa de répondre à ses messages.

Un rayon de soleil dans les quartiers détrempés [PV : Alban] 144155628974061

Trop vite. Maudissant cet outil du diable qu’il ne maîtrisait toujours pas, le Voltali corrigea ses erreurs et envoya les bons messages aux bonnes personnes.

Un rayon de soleil dans les quartiers détrempés [PV : Alban] 144155628934102

Puis, récupérant ses affaires, il décida de se diriger dès maintenant à l’entrée du campus. Après tout, il n’avait rien de bien mieux à faire et il était impatient de retrouver son vieil ami.
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10h30. Alban était déjà arrivé depuis un bon quart d’heure, et il nourrissait Mistral pour la troisième fois de la matinée. Ce petit avait un appétit vorace, et en plus, il réclamait à grands cris et à grands coups de claquements de dents. Pas l’oisillon le plus poli du monde, dites donc. Au bout d’un moment, le Tylton s’endormit dans ses bras et il le cala confortablement dans son sac à dos pour le tenir au chaud. Après quelques minutes d’attente supplémentaire, Aaron se présenta à lui et la mine d’Alban se fit radieuse.

- Salut ! Ça va super, et toi ? Hm, je ne suis arrivé qu’hier soir donc je n’ai pas vu grand-chose mais disons que c’est… dépaysant, répondit-il.

Il se sentait un peu novice, à avouer ouvertement à Aaron qu’il ne connaissait pas grand-chose de Lansat. Mais après tout, ce n’était pas anormal. Le Phyllali enchaîna rapidement sur des nouvelles à son sujet. Son dortoir qui avait été rénové, et qui était magnifique. Il n’aurait su dire s’il y avait eu des travaux chez eux aussi. Il n’avait parlé qu’avec Khal depuis la veille, et ce dernier était tout aussi nouveau que lui.

- Je ne sais pas trop, je n’ai pas encore beaucoup parlé avec les anciens, mais en tout cas, c’est neuf et joli. Je suppose que tout a été rénové en même temps pendant l’été, non ?

Après tout, c’était la chose la plus logique et la plus « juste », dirions-nous. Vu les rivalités entre les dortoirs, il aurait été suicidaire de rénover uniquement un ou deux d’entre eux. Sûr et certain que si ça avait été le cas, Elisabeth Snow aurait eu tous les préfets à sa porte. Ils se mirent cependant en marche, papotant de choses et d’autres. Parler avec Aaron était extrêmement facile. Depuis leur mission commune, les deux garçons étaient devenus bons amis. Ils parlèrent surtout de Lansat et de l’académie, puisque c’était le sujet le plus récent. Le thème de l’expédition qu’ils allaient faire ce week-end fut cependant mise sur le tapis, et Alban eu un grand sourire.

- Ce sera super. Par contre je ne connais pas Ambre Lawford plus que ça. Elle est comment, tu penses ?

Mais le roux ne l’écoutait déjà plus. S’en allant en courant, il sauta dans une flaque, slaloma entre les divers obstacles comme un Linéon, et, enfin, leva les bras en l’air en lui souhaitant la bienvenue. Alban eu un petit rire, même pas fâché que le garçon lui ait déjà trempé la moitié d’un pantalon. Zéph’, toujours de mauvaise humeur après l’ééééévident favoritisme de Mistral, regarda le roux d’un œil courroucé, avant de lever le bec en l’air. Auster quant à lui s’ébroua comme un chien mouillé pour chasser les dernières gouttes. Le châtain continua de rire puis regarda la ville qui l’entourait. C’était vaste, c’était moderne, et en même temps, tellement proche de l’idée qu’il se faisait d’une ville marine. Bien loin des immeubles rustiques de Cobaba, la Rue Commerçante semblait pleine de vie et de couleurs.

- Sympa, commenta-t-il en détaillant un portant de cartes postales de l’île.

Il en attrapa une au hasard et la retourna entre ses doigts. Elle représentait une photo en vue aérienne d’une épave perdue dans les fonds marins.

- C’est quoi cette épave ? C’est ici ? demanda-t-il à son camarade.

Il sentit ensuite un léger coup dans son sac à dos, et Mistral s’éleva dans les airs avec ses ailes cotonneuses, se laissant porter jusqu’à la tête de son dresseur pour s’improviser chapeau du jour. Oh ? Il savait déjà voler le petiot ? Et dire que Zéphyr avait mis plus de deux mois à enfin déployer ses ailes… Cette pensée ne devait d’ailleurs pas être du goût de la mouette chromatique car cette dernière toisa une nouvelle fois le Tylton d’un œil indigné, puis tourna le dos ostensiblement.

- Ah tiens au fait, je te présente Mistral. Tu sais, l’œuf que les gamins avaient voulu faire cuire la première fois qu’on était parti les voir…
Nemo Kendhall
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Un rayon de soleil des les quartiers détrempés

En attendant qu’Alban me rejoigne, je repense à son ratage de ce matin. Quand même, réussir à confondre ma conversation avec celle de sa mère. Il fallait le faire. Je ne peux m’empêcher de lâcher un léger rire. Sacré lui ! Il est bien le seul à m’avoir fait ce coup là. Mais bon, au lieu de me foutre de sa gueule je devrais peut-être l’aider à s’en servir. Il n’a pas l’air très à l’aise avec les nouvelles technologies. Bah ! S’il me le demande, je l'aiderai. Je n’ai pas envie de m’imposer. Ni de lui faire de remarque à propos de ce matin, même si c’était plutôt rigolo.

Trop excité par le fait de lui faire découvrir ce nouvel endroit. Je n’ai pas pris le temps de répondre à tout ce qu’il m’a dit. Sacré moi ! Je m'éclaircis la gorge pour, quand même, prendre le temps de lui répondre. Bon, Alban risque de me prendre un peu pour un fou, ça ne me ressemble pas de masses de revenir sur une conversation d’il y a plusieurs minutes. Je fais donc mine de réfléchir, comme si quelque chose d’important venait de percuter mon esprit.

“_ Oui, tu as raison. Ils ont dû refaire tout les dortoirs. J’imagine la tête des Pyroli d’ici si elles étaient les seules dans leur vieille baraque !” Je rigole à ma propre phrase. C’est vrai. Ces grosses brutes nous en auraient déjà fait voir de toutes les couleurs. Mince, j’ai déjà oublié son autre question. Bah, tant pis, il me connaît, je suis un petit Papillusion qui change de sujet comme de chemise.

Mon ami parvient quand même à me sortir un “sympa” alors qu’on se trouve devant la rue la plus animée de la ville. Je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu par sa réaction. Mais bon, c’est ainsi, c’est Alban, je m’inquiéterai lorsqu’il sera aussi démonstratif que moi. C’est probablement aussi pour ça que je l’apprécie. Ca me fait quand même plaisir de le voir intrigué comme ça. Il attrape une carte postale sur un tourniquet. Une vue du ciel de Lansat. Il me demande alors où est cette épave. Ca faisait longtemps que je n’en avait pas entendu parler. Elle est assez mystérieuse.

“_ Oui, elle est bien là. Sur la plage, à côté de l’Académie. Assez reculée pour que seuls les plus aventureux n’osent y aller.”

Le connaissant, je sais qu’il irait sans problème. Il n’a peur de rien Alban. Il avance, bien droit. Toujours sûr de lui. Malgré ses quelques doutes, il continue à avancer. Toujours. Il force au respect. Quand sa blessure sera remise, il ne pourra que faire un excellent Dresseur. En parlant de ça… Un nouveau Pokémon s’élève doucement au dessus de lui. Un superbe Tylton aux ailes de neige. Je ne peux m’empêcher de lever des yeux choqués sur lui alors que mon compagnon m’explique que c’est lui qui est sorti de l’oeuf irisé. Evidemment que je me souviens de cet oeuf. Mon respect envers le Voltali ne fait que grandir. Je lâche un petit “Waouh”. Mauvaise idée, ce souffle ne fait que reporter l’attention du Pokémon vol sur moi. Et… dès qu’ils sentent ma présence, c’est plus fort qu’eux, ils paniquent.

Je ne préfère pas regarder comment le fameux Mistral me perçoit. Je détourne bien vite mon attention pour la reporter sur Alban. Ni vu, ni connu.

“_ Il est vraiment magnifique, Alban. Félicitations !” Je le gratifie d’un sourire des plus sincères.

Mine de rien, je n’ai pas envie de me démonter face à un élève plus récent que moi. C’est à moi de montrer mes nouvelles prouesses. Phy n’a peut-être rien d’un Shiny, mais elle fait partie de mon équipe maintenant. Je dois la présenter à mon ami.

“_ Tu n’es pas le seul à avoir agrandi ton équipe !”

Je sors la Pokéball de l’intéressée. Je n’ai pas le temps de la voir sortir qu’elle a déjà filée. Un jour, elle se calmera, peut-être. Je me frotte la tête. Je voulais juste la présenter à Alban. Pas lui courir après à travers toute la ville. Bwarf. Elle finira par revenir. Tiens, la voilà qui court pour tenter de prendre son envole et rattraper Mistral. C’est un échec cuisant. Elle bat des ailles mais reste qu’à quelques centimètres du sol. Je la prends dans mes mains avant qu’elle ne se refasse la malle. Je la tiens fermement entre mes doigts. Elle est si petite, mais si douce. Je sens qu’elle cherche à s’enfuir. Elle ne me fait pas confiance, pas encore.

“_ Je te présente Phy, ma nouvelle Natu. Elle est née de l’oeuf que j’avais récupérée dans la base de la Team Roauge.”

Je lui souris. Elle est attachante cette petite. Même si elle ne tient pas en place. Je la rappel dans sa Pokéball. Je ne veux vraiment pas la perdre. Je ne sais pas comment Alban réussit à garder son équipe aussi calme. Je veux bien partir avec une difficulté en plus, mais quand même… ses captures sont de bonne composition pour être aussi sages et dociles.
Enfin bon. Maintenant que les nouvelles présentations son faites, je me remets à marcher. C’est bien beau de nous avoir emmené ici, Aaron, mais maintenant, que fait-on ?

Des milliers de possibilités s’offre à nous. On pourrait se poser pour boire une boisson chaude ou, au contraire, continuer à marcher tout en mangeant une glace, pour nous rappeler l’été. On pourrait flâner dans les boutiques de souvenirs. Ca nous permettrait de décorer nos nouveaux dortoirs. Pourtant, toutes ces idées me paraissent bien mollassonnes par rapport à l’énergie qui boue en moi. J’aurais dû lui proposer un footing. Calme toi Aaron, il va falloir canaliser cette énergie, Phy déteint sur toi là ! Je me force alors à rester en place. Ne sachant toujours pas quelle activité privilégier.

Nous passons devant un magasin de vêtements chics pour homme. Cela me donne une idée. Depuis que j’ai essayé les habits de serveur tout en me trouvant vachement sexy à l’intérieur, je me dis que ça serait peut-être l’occasion pour acheter une tenue similaire. Mais, par dessus tout, en faire essayer une à Alban. Un sourire s’étale sur mon visage. Je m’arrête devant la devanture.

“_ Je dois acheter un costard. Tu m’accompagnes ?”

C’est plus une affirmation qu’une question. Évidemment qu’il va entrer dans ce magasin et me faire le plaisir d’essayer de porter un petit noeud papillon. J’attends qu’il passe devant moi pour entrer à mon tour.
Aaron S. Mightley



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Il fallait avouer que cela lui faisait vraiment plaisir de revoir Aaron. Depuis le tout début, Alban l’avait apprécié. Le châtain n’était pas forcément le garçon le plus sociable du monde, mais il pouvait se faire assez rapidement une idée de la personne ; et autant dire que le Phyllali lui avait aussitôt fait bonne impression. Lorsqu’ils s’étaient donc revus, en mission, Alban lui avait fait confiance dès les premiers instants. Chose qui s’était révélée payante car à présent, il pouvait aisément dire qu’il considérait le roux comme son ami le plus précieux à l’académie. Esquissant donc un léger sourire, il suivi d’un pas léger son camarade qui gambadait comme son Vivaldaim dans les allées. Ah, Aaron. C’était une véritable boule de nerf quand il voulait. Et il pouvait parfois être timide aussi, ce qui donnait un mélange plutôt amusant. En tout cas, Alban le couvait du regard et il ne lui en voulu même pas d’ignorer superbement ses questions. Visiblement, Aaron préférait sauter dans les flaques et grimper partout pour présenter la magnifique rue commerçante. Il se rappela cependant des questions d’Alban un peu plus tard, et bricola une réponse, oubliant une bonne partie de ce qu’il avait demandé à la base. Ahaha, c’était drôle, mais pas bien grave en soi. Après tout, le Voltali allait croiser Ambre Lawford dans moins d’une semaine. Il aurait le temps de se faire une idée sur elle dès les premiers instants où il la verrait. Souriant donc lorsqu’Aaron lui parla des Pyrolis, il eut un petit rire discret.

- J’avoue que certaines ont le sang assez chaud, même si ce n’est pas un mal en soi, commenta-t-il en repensant notamment à la fameuse préfète des Pyrolis, Aileen Sôma. Par contre de souvenir, l’académie a été construite il y a deux ou trois ans, donc ça ne devrait pas être si vieux que ça, non ? J’ai entendu dire que la Direction avait déjà changé deux fois, et que Snow est Coordinatrice. Elle a peut-être un sens de l’esthétique plus poussé, ce qui l’a amenée à faire un peu de décoration d’intérieur. Enfin je dis ça, mais je n’ai aucune idée de ce à quoi ça ressemblait, avant…

Il laissa sa phrase en suspens, songeur. Après tout, il venait à peine d’arriver et avait commencé à prendre ses repères par rapport à ce qu’il avait vu. Il ne connaissait pas vraiment la raison de cette rénovation, mais si l’académie avait été construite récemment, normalement, elle ne devait pas être si délabrée que ça. Quoique… Avec quelques centaines d’élèves survoltés et leur Pokémon, il y avait de quoi user les locaux assez rapidement. Il n’y avait qu’à voir le nombre de ces dresseurs qui maîtrisaient mal leurs nouvelles captures et se retrouvaient parfois avec des Pokémon assez imposants et hautement destructeurs. Il n’osait même pas imaginer ce qui pourrait arriver au dortoir des Voltali si Orren perdait brusquement le contrôle de son équipe Dragon. Le cauchemar. Il se força à détourner son attention de cette pensée flippante, et bascula sur un sujet plus gai.

- En tout cas, même si notre référent est Coordinateur, ça se voit qu’il n’a pas rénové ma chambre. Sinon, il y aurait des roses et des paillettes partout. On voit quelques traces de son passage dans la Salle Commune, mais ça reste bien plus sobre que s’il avait tout installé lui-même. Encore que, je ne doute pas qu’il refera bientôt tout à son image quand il en aura le temps…

Alban eu un nouveau rire. Penser à Andreas Hearnett et à ses nombreuses fantaisies le rendait toujours hilare. Et pourtant, il n’était clairement pas le type le plus expressif du monde ! Quoi qu’il en soit, il fallait dire que leur référent avait fait du bon travail durant l’été. Avec une petite pointe de nostalgie, Alban repensa au café de James et à ce drôle de personnage qu’il avait trouvé tout aussi amusant. Même si les évènements n’avaient pas forcément été en sa faveur - se faire écraser par un Kaimorse, très peu pour lui -, il en riait à présent avec Khal. Il fallait dire que servir de siège à un Pokémon morse, ça avait de quoi être drôle. Mais pas sur le moment.

- Il est comment avec vous, Roseverte ? finit-il par demander pour orienter le sujet sur les Phyllalis.

Les autres dortoirs avaient toujours attisé sa curiosité. Et celui des Phyllalis était le dortoir masculin qu’il trouvait le plus fascinant. L’intelligence, le calme, la réflexion. Pour avoir eu Roseverte en cours, il pouvait dire que ça devait avoir la classe. Il admirait le personnage pour ses connaissances et son intelligence. Son côté trop blasé et froid pouvait être rebutant de prime abord, mais ce n’était pas Alban que ça allait déranger. Par contre, imaginer que Roseverte ait une quelconque bienveillance à l’égard de ses élèves de dortoir, ça, c’était déjà plus difficile. Et en parlant de scientifiques, voilà qu’ils s’étaient orientés vers le sujet de la fameuse Epave. Ça, c’était un truc à explorer, c’était sûr et certain. Aaron lui avait même dit que c’était proche de l’académie et que certains y étaient déjà allés. Ah ! Il en avait envie, maintenant. Même si avec toutes ces trombes d’eau, il lui faudrait obligatoirement un moyen pour plonger.

- Hm… Ça a l’air intéressant. Tu sais si l’école prête des outils pour aller explorer ? Du genre des bouteilles de gaz, ou des Pokémon…

Enfin. Avec sa condition physique, on ne le laisserait certainement pas utiliser une combinaison de plongeur avec palmes et bouteille de gaz. Il n’avait jamais fait de plongée, en plus. Sûr que son moniteur allait lui refuser l’autorisation. Par contre, s’il avait un Pokémon capable d’utiliser l’attaque Plongée… A lui les explorations sous-marines et les magnifiques balades dans l’Epave. Les yeux brillants, il reposa la carte postale sur le portant. Il avait envie d’y aller. C’était sûr : au cours de sa scolarité, il ferait tout pour en avoir l’occasion.

Mistral trouva le moment opportun pour sortir de son sac à dos et s’envoler gracieusement jusqu’à sa tête. Aussitôt, Aaron le félicita pour cette nouvelle acquisition. Alban tiqua sur les félicitations. Dit comme ça, ça lui donnait l’impression d’être une maman qui vient juste d’accoucher. Chose qui lui rappelait désagréablement son raté du matin-même, avec l’iPok. Rougissant légèrement, Alban détourna le regard et marmonna à voix basse.

- Je… c’est pas moi qui l’ai pondu. Et d’ailleurs, pour les couches… c’était pour lui, hein, ne te méprends pas.

Honteux, il releva enfin la tête lorsque Mistral remarqua Aaron et claqua le bec en sa direction. Loin d’être effrayé par la présence du roux, le Tylton était juste… affamé. Encore ?! S’excusant auprès d’Aaron, Alban fit glisser la bretelle de son sac à dos sur son épaule et en sortit sa seringue alimentaire. Il entreprit ensuite de donner sa purée de baies à son nouveau protégé ventre sur pattes. Pendant ce temps, le Phyllali lui présenta son nouveau Pokémon, qui se révéla être… un magnifique Natu au plumage vert. Fasciné, Alban le regard immédiatement, mais la petite boule de poil s’en alla, essayant de voler, avant d’être rattrapée par son dresseur. Alors comme ça, c’était ça, un Natu… Alban avait beau avoir une volière et avoir des parents postiers, il n’avait jamais pu voir ce Pokémon en vrai. Après tout, les Natu et Xatu étaient trop sauvages et indépendants pour aider en poste. Natu restait cependant un Pokémon Vol, et il capta donc toute l’attention d’Alban… qui eut une légère moue déçue lorsqu’Aaron le fit rentrer dans sa Pokéball.

- C’est super un Natu. Je n’en avais jamais vu en vrai, on ne les utilise pas du tout dans les postes Pokémon. C’est incroyable à quel point leurs pouvoirs psychiques sont puissants…

Mais la petite Natu était déjà retournée dans la poche de son dresseur, et Alban sentit des pattes palmées griffer son épaule. Visiblement, entre Mistral et Phy, Zéphyr trouvait qu’on ne lui accordait pas assez d’attention aujourd'hui. Il était jaloux comme un pou, ce petit là ! Chatouillant son Goélise pour le détendre, Alban suivi Aaron à travers la rue commerçante. Au bout d’un moment, ils s’arrêtèrent devant un magasin de prêt à porter et Aaron émis la volonté d’acheter un costard. Un quoi ? A son âge ? Mais pourquoi faire ? Choqué et surpris, le châtain le regarda comme s’il ne comprenait pas trop la situation. Mais avant même qu’il ait pu dire un mot, une main se referma sur son poignet et l’entraîna à l’intérieur. Il se retourna et vit un vendeur en costume trois pièces impeccable, qui lui souriait comme s’il était une pièce de gibier particulièrement appétissante.

- Bienvenue messieurs, lui dit-il avec un accent allemand très prononcé. Je suppose que vous souhaitez essayer quelques-uns de nos costumes, non ?

Il montra une rangée de dents blanches impeccables. Autant dire qu’Alban n’avait pas vraiment le choix. Le jaugeant du regard, le vendeur attrapa un costard noir, une chemise blanche et une cravate qu’il fourra dans les bras du garçon. Puis, il le poussa vers les cabines d’essayage.

- Allons, allons, on ne va pas faire attendre votre très adorable petit copain. Changez-vous vite et montrez-nous à quel point vous êtes à croquer là-dedans.

Avant même qu’Alban n’ai pu protester, le rideau se referma devant lui. Plus le choix, à présent. Il revêtit rapidement la nouvelle tenue, et laissa la cravate dénouée car il ne savait pas encore bien les attacher, et se serait trouvé bête de devoir la payer car il l'avait abimée. Puis, dès qu'il ferma le dernier bouton de son veston, le vendeur ouvrit le rideau, comme s'il pouvait voir au travers.

- Heu... dit Alban en voyant Aaron derrière le vendeur.
Nemo Kendhall
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Un rayon de soleil des les quartiers détrempés

Pourquoi Alban sait-il toujours plus de choses que moi ? Je vais finir par être jaloux ! La direction a changé autant de fois ? J’en avait jamais entendu parlé. Ou alors, je n’y ai jamais prêté attention. Tant que tout va bien pour moi, je n’ai pas besoin d’aller chercher plus loin que le bout de mon nez. Il me fait sourire, il est arrivé là il y a à peine deux mois et voilà qu’il est au courant de tout les potins. J’aimerais bien connaître sa technique. Ca m’intrigue ! Quoi qu’il en soit, il vient de m’apprendre que notre directrice actuelle est Coordinatrice. Cela peut en effet donner des indices. De toute façon, qui d’autres qu’elle aurait pu commander les travaux ? Je sais déjà que ce n’est pas notre préfet.

“_ Seuls les dortoirs ont l’air d’avoir changé. Du coup je sais pas trop ce qu’il lui a pris. Quoi qu’il en soi… C’EST JUSTE DEMENT !”

Je lui souris. Après tout, pourquoi continuer à tergiverser ? C’est cool, tout est neuf, tout est beau. On ne sait pas à quel point tout cela a dû coûter une fortune, mais nous sommes dans une école privée, il fallait s’y attendre.

Alban aborde alors la question des référents. D’après lui, ce ne sont pas eux qui ont décoré les dortoirs. En tout cas, pas chez les Voltali. Je ne connais pas du tout Heartnett mais… il a l’air assez excentrique. Les cours de communication. Je dois dormir pendant ces heures. Peu importe, il me demande maintenant comment est Roseverte avec nous. Je détourne la tête. C’est moi qui l’ai sauvé de sa prison, pendant le bordel de cet été. C’est même pas s’il m’a adressé un regard. Pourtant, on le voit, assez souvent même. Il utilise nos locaux, notre laboratoire, plus particulièrement. Mais nous prend toujours de haut avec son air hautain. On est un peu ses sous-merdes, indignes de lui.

“_ Il… je crois qu’il s’en fout juste de nous … en fait …”

Je continue à avancer pour faire comprendre à Alban que je n’ai pas envie de continuer sur ce sujet. La suite de la rue défile sous nos yeux, le brun revient alors sur la question de l’épave. Il a vraiment l’air de s’y intéresser. C’est drôle, je n’y ai jamais plus fait attention que ça. Elle est connue, mais elle ne me fascine pas comme elle a l’air d’intriguer mon camarade. Je lui réponds en haussant les épaules.

“_ Aucune idée. Faudra que tu ailles demander. Mais je suis sûr que tu trouveras des personnes pour t’accompagner.”

Petit clin d’oeil. Oui, si tu me proposes Alban, c’est avec joie que je t’accompagnerai. Mais comptes pas sur moi pour mener les choses. Je préfères être guidé pour l’exploration. Je n’ai pas l’étoffe d’un meneur, toi, probablement que si. Tu en as le tempérament en tout cas. Je reporte mon attention sur le Tylton en plein vol au dessus de sa tête. Mon ami se met à le nourrir, puis, il se souvient de sa bourde de ce matin. Il rosit légèrement, je ne peux m’empêcher de pouffer. Je garderai ça pour moi, t’inquiètes !

Il me félicite ensuite pour mon Natu, je lui adresse un signe de tête. Il s’extasie ensuite sur ses pouvoirs psy, tout en m’expliquant que ce n’est pas le genre de Pokémon de l’on utilise dans la Poste. Je comprends. Ces petites boules d’énergie seraient bien trop incertaines, surtout Phy, en fait. Mais bon, nous voilà devant une super boutique chic. J’emmène Alban à l’intérieur. Il se fait directement attraper par un vendeur qui lui tend aussitôt un ensemble noir et blanc d’un goût exquis. Je souris, il est devenu tout timide. Il se fait pousser par le vendeur dans la cabine d’essayage. L’homme m’adresse un clin d’oeil complice. Comme si… oh non non non !

“_ Vous… vous vous méprenez … Monsieur !”

Il me sourit, d’un air compatissant. Je rougis. Je crois qu’il s’imagine des trucs entre Alban et moi. Je détourne la tête. Il ne faut pas qu’il perçoive mon embarras. C’est ce moment que choisi Alban pour sortir de la cabine. Ma bouche se met à former un grand “O”. J’ai les yeux rivé sur lui. Je sens les larmes me picoter le nez. C’est trop mignon, il n’a pas su attacher sa cravate. L’employé part en une envolée lyrique. Mais je ne l’écoute pas. Je suis juste subjugué par le style qu’accorde le vêtement à Alban. C’est… magnifique. Il est resplendissant dans cette tenue, je n’ai pas d’autre mot. Je parvient à laisser un immense sourire s’emparer de ma bouche ronde. Le vendeur s’est éloigné. Alors, moi, je m’approche d’Alban. Jusqu’à n’être plus qu’à quelques centimètres de lui. Je lui prends la cravate des mains. C’est pas si compliqué, bon sang ! Je l’attache d’une main légèrement tremblante en me remémorant les instructions de mon père.

C’était pour le mariage de ma tante. Elle s’est mariée avec un éminent politique. Nous nous devions d’être parfaits. C’était un mot d’ordre. Alors, une semaine avant, je me suis exercé tout les jours et avec acharnement pour réussir un joli noeud. Pour moi. Pour ma cravate. Pour le jour J. J’étais très fier de porter ce vêtement le jour du mariage. Je n’en ai pas reporté d’autre depuis, mais je n’ai jamais oublié comment effectuer ce noeud. Je fais donc coulisser celui d’Alban jusqu’au haut de son cou. Voilà. Je prends quelques pas de recule. Je souris de plus belle.

“_ Tu es magnifique comme ça.”

Je rougis légèrement. Je n’ai jamais fais de compliment aussi sincère à un ami. Mais… celui-là, il vient du fond du coeur. Je me rapproche à nouveau de lui, posant une main amicale sur son épaule. Je fais glisser ma main sur son bras pour enlever les quelques plis. Puis, quelque chose me titille. Tout cela se passe très vite. Une envie soudaine. Comme si j’en avais toujours eu besoin. Comme si j’avais déjà oublié quelque chose une fois. Mais aujourd’hui, je ne veux pas rater ma chance. Non, quelque chose me pousse a le faire. Je ne saurais pas l’expliquer. Alors, aussi naturellement que je saute dans une flaque, je m’approche du visage d’Alban pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. C’est naïf, poussé par une énergie inconnue, ça me paraît tellement évident. Je me sens si sûre de moi. Je ne sais pas combien de temps je reste à fixer ses pupilles glacées.

Mais tout me retombe dessus d’un coup. Je rougis violemment en prenant plusieurs pas d’écart. Je plaque ma main sur ma bouche. Qu’’est-ce que tu viens de faire, Aaron ? Tu viens de bousiller une amitié pour des gamineries ? Je suis l’homme le plus gêné du monde. Je fais volte face pour retourner vers la sortie. Je claque la porte derrière moi, sans même dire au revoir au vendeur, pourtant si attentionné. Je viens de lui donner ce qu’il voulait, je crois.

J’arrive dehors. L’air frais me donne des frissons, ou est-ce ce que je viens de faire qui me donne des jambes en coton ? Ne sachant pas, je m’assois sur la petite marche du magasin. Je ne veux pas affronter les problèmes. Je ne veux pas les fuir non plus. Je reste là. De toute façon, Alban sera bien obligé de sortir à un moment ou à un autre.

C’est un vent glacial qui m’apprend la venu de mon “ami”. J’ai posé les coudes sur mes genoux et caché ma tête à l’intérieur. Je sers les dents. J’ai peur. J’ai honte. Je ne sais plus quel comportement aborder. Alors je mumure.

“_ J’ai merdé, ... Alban…”

Je ne sais pas si ma phrase est complète. Je n’ai pas envie de m’excuser non plus, j’avais … besoin, de ça. Mais c’est pas pareil de son côté, j’en suis persuadé. J’ai juste foutue une merde noire entre nous là ! Je lève un regard timide et gêné vers lui, remplis de larmes, aussi. Pardonne-moi, s’il te plaît.
Aaron S. Mightley



HAIL NOCTA
Un rayon de soleil dans les quartiers détrempés [PV : Alban] Turtwig

Spoiler :
Le couple le plus improbable avec... une fille
Alban Abernaty
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Alban Abernaty
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Aaron semblait encore étonné qu’Alban se soit déjà autant renseigné sur l’endroit où il commençait à vivre. Et pourtant ! Le jeune Phyllali devait déjà savoir depuis un bout de temps que le châtain était une bête de tourisme. Toujours à guetter les bons plans. Toujours à encombrer son bureau de brochures. Toujours à laisser traîner son oreille partout, à aborder les gens des Offices de Tourisme pour leur soutirer des informations. Dans une autre vie, il devait être journaliste, lui. Sûr qu’on l’aurait envoyé chez les Givrali s’il avait été une fille. Quoi qu’il en soit, actuellement, Aaron était déjà passé à un autre sujet et s’enthousiasmait encore de ses dortoirs. Alban eu un sourire. C’était amusant à quel point le rouquin pouvait s’extasier des petites choses de la vie. C’était incroyablement rafraîchissant, que d’avoir un ami comme lui. Car lui ne trouvait pas son dortoir si exceptionnel. Il était sympathique et bien dans l’ambiance de ses habitants, c’était sûr. Mais Alban n’était pas vraiment très représentatif de l’ambiance Voltali. Il n’était pas particulièrement aimable, ni particulièrement accueillant. Il pouvait être sympathique, mais pas autant que d’autres comme Ginji ou Loan, par exemple. Ceci dit il ne s’en faisait pas, car Orren aussi était du genre taciturne. Et pourtant, c’était lui qu’on avait nommé préfet ! Quoi qu’il en soit, Alban n’était pas vraiment sensible au climat « salle de jeu » qui régnait dans sa Salle Commune. Les couleurs chaudes, ce n’était pas son truc non plus ; il se sentait bien plus apaisé dans une ambiance bleue ou verte pâle. Alors du jaune pétant ? Il s’y habituerait, c’était sûr, mais ça le changeait beaucoup de Cimetronelle ou Cobaba.

- Oui, oui, répondit-il cependant à Aaron avec un sourire chaleureux. Ils ressemblent à quoi du coup vos dortoirs, maintenant ? Tu crois que les élèves d’autres dortoirs sont autorisés à visiter ceux des autres ?

Point qu’il ne savait pas encore, eh non. Il n’était arrivé qu’il y a deux jours, après tout ! Les choses qui l’intéressaient moins n’avaient pas fait partie de ses lectures intensives de cette dernière semaine. Et puis entrer dans des dortoirs de filles, hm, non merci. Par contre, jusqu’à la veille, il ne s’était pas posé la question de l’apparence intérieure de chaque dortoir. Il pensait stupidement que tous se ressemblaient… C’était uniquement quand il avait vu les affiches de propagande Voltali et la façon dont tout le mobilier semblait s’accorder avec ces couleurs phares qu’il avait supposé que chez les Mentali par exemple, ce ne serait pas jaune. Les filles n’auraient sans doute pas autorisé qu’on repeigne leurs murs dans une couleur si criarde et si peu… « glamouuuur » ! Et en parlant de référents ou de références à référents (comment ? Cette phrase n’a ni queue ni tête), Alban se sentit gêné lorsqu’Aaron répondit. Evidemment. Il aurait dû se douter que Roseverte était pareil avec ses propres élèves de dortoir. Et que par extension, Aaron n’était pas forcément enclin à en parler. Ah ! Quel idiot des fois. Haussant les épaules, le châtain emboita le pas au Scientifique.

Revint alors le sujet de l’Epave. Aaaah l’Epave ! Quelle magnifique invention aux yeux d’Alban. C’était comme si depuis qu’il avait découvert son existence, le Lac Corail n’existait plus à ses yeux. Et pourtant, il avait vraiment voulu explorer le Lac Corail avant d’amarrer sur l’île. Quels trésors pouvaient encore se cacher sous ces trombes d’eau ? Combien d’élèves s’y étaient risqués ? Resterait-il des choses intéressantes à découvrir ? Le cœur d’Alban battait la chamade. Il fut légèrement déçu qu’Aaron ne put pas le renseigner plus là-dessus et son regard se fit pensif. Des personnes qui l’accompagneraient. Qui serait partant pour ce genre de choses ? La réponse n’était pas bien loin, et le clin d’œil d’Aaron était transparent.

- Tu viendrais avec moi toi ? demanda-t-il sur un ton faussement interrogatif.

La question était plutôt rhétorique. Alban avait l’impression qu’ils iraient n’importe où, tous les deux. Jusqu’où comme ça ? Ils furent interrompus par Mistral et Phy. La pause casse-croûte du premier semblait le rendre particulièrement bavard, et ses claquements de becs incessants finirent par faire craquer Alban. Quant au Natu… Il n’avait pas fait long feu hors de sa Pokéball, ce qu’Alban trouva dommage car il aurait bien aimé l’observer un peu plus. Il n’y avait pas à dire, les Natu, c’était quand même quelque chose. Ils avaient une certaine classe et une certaine prestance. Sans parler de leur évolution, qui avait carrément des allures de totem indigène… Aaron dû sentir le regard trop insistant d’Alban. Aussi décida-t-il de le détourner de ses préoccupations pour le faire rentrer dans une boutique chic. Aussitôt, et voilà qu’on le prenait pour cible. Il voulut protester que ce n’était pas pour lui, et qu’il n’avait pas du tout envie d’essayer une chemise et un costume dans lequel il serait ridicule, mais trop tard. Le voilà dans une cabine d’essayage, avec dans les bras quelques kilos de tissus haut de gamme. Diantre, s’il les abimait, il devrait sûrement les repayer. Et même s’il en aurait sûrement les moyens, il ne voulait pas gaspiller bêtement son argent. Dans quoi Aaron les avaient-ils encore fourrés ? Résigné, Alban essaya finalement le costume.

En moins de temps qu’il n’en fallait pour fermer son dernier bouton, le vendeur avait déjà rouvert le rideau. Eh ! Et l’intimité des clients, alors ?! Il n’aurait su dire dans quel état il aurait été s’il s’était retrouvé devant cet homme et Aaron dans le plus simple apparat. Entre ça et l’histoire des couches, c’était la honte assurée. Le visage rouge, Alban bredouilla quelques mots parmi lesquels « Jsais pas » et « cravate » figuraient. Comme s’il existait un lien d’empathie entre eux, Aaron vint à sa rescousse et lui noua la fameuse cravate. Histoire bouclée. Ouah, si vite ? Alban voulu lui demander où est-ce qu’il avait appris à faire ça - quand on est postier à Cimetronelle, la cravate n’est pas vraiment un accessoire de tous les jours -, mais un silence pesant s’était installé. Aaron le regardait de son regard vert perçant, et le Voltali ne savait pas comment interpréter ce geste. Il se sentait un peu mal à l’aise, même s’il n’en montrait pas grand-chose. Tirant sur le col de sa chemise pour avoir un peu plus d’air, il ignora superbement le vendeur qui vantait ses courbes, la texture du tissu et la silhouette que ça lui faisait. Aaron n’avait pas l’air d’être dans son état normal. Il lui fit un compliment avec un énorme sourire, puis vira aussitôt rouge.

- J’ai plutôt l’impression d’être ridicule, essaya-t-il de plaisanter pour tenter de se sortir de cette ambiance étrange avec laquelle il n’était pas familière. Mais le roux ne lui répondit rien.

Que se passait-il avec Aaron ? Le Phyllali semblait totalement méconnaissable. Dans un geste probablement nerveux, il posa une main sur son épaule puis lissa les plis du vêtement. Puis, tout s’enchaîna. Le roux approcha son visage du sien. Il avait l’impression que le monde venait de ralentir brusquement. Il détailla chaque cil d’Aaron. Ses lèvres qui semblaient être attirées par les siennes. Comme avec Audrey. Comme avec Azalea. Incapable d’esquisser le moindre mouvement, Alban sentit les lèvres d’Aaron se poser sur les siennes ; douces, chaleureuses, tremblantes. Il ne savait pas ce que signifiait ce geste, mais il continua de fixer les iris émeraude de son camarade. Puis, le monde se remit brutalement à l’endroit et Alban tituba.

En face de lui, Aaron semblait aussi sortir de sa transe. Il devint rouge et s’éloigna précipitamment. Son regard semblait transcrire sa terreur. La terreur de ce qu’il venait de faire. Abasourdi, Alban le vit se retourner et prendre la fuite. La porte claqua brusquement et Alban se retrouva seul avec le vendeur. Ses jambes s’étaient mises à trembler. Qu’est-ce qu’il venait de se passer ? Avait-il provoqué cela ? Et plus important, qu’est-ce que tout ça signifiait pour Aaron ? Aaron ! D’un seul coup, le châtain se redressa et amorça un pas pour rejoindre son ami, mais le vendeur le retint.

- Ouh là mon grand, je veux bien que tu coures après ton copain, mais enlève d’abord mon costume ! Je n’accepte pas les voleurs, ici !

Pestant, Alban enleva la veste qu’il jeta presque dans les bras du vendeur. Sans soucis de pudeur, il enleva le pantalon, dénoua la cravate en tirant dessus et déboutonna si vite sa chemise qu’il eut l’impression d’en faire sauter un bouton. Mais rien à faire. Il se rhabilla à moitié, enfilant juste son pantalon, ses chaussures et son t-shirt, puis attrapa le reste de ses affaires et courut dehors rattraper Aaron.

Hors de la boutique, le temps était toujours aussi beau. Pris dans son élan, Alban ne remarqua Aaron assis sur les marches juste devant la porte qu’au dernier moment. Il fit un pas précipité de côté pour l’éviter et trébucha, s’étalant misérablement dans la poussière. Booooon, pour la sortie héroïque, on repassera. Aaron semblait cependant trop déprimé pour s’en apercevoir. Recroquevillé sur lui-même, il avait la tête dans les bras, caché comme dans un cocon protecteur. Alban se releva et s’approcha doucement de lui. Il ne savait pas quoi dire en réalité. Il était un peu perdu, dans tous ces sentiments qu’il n’arrivait pas à contrôler. Est-ce qu’Aaron avait des sentiments pour lui ? Sûrement un petit peu, même si ce n’était pas forcément un amour fort. Sinon, comment expliquer son geste ? En cet instant, Alban ne savait pas quoi faire. Ce ne fut que lorsqu’il vit le regard emplis de larmes et qu’il entendit le murmure tremblant du Phyllali que les idées se remirent en place d’elles-mêmes.

Aaron devait s’en vouloir. Il était de l’autre bord, c’était à présent évident. Il avait eu un faible pour Alban, ça aussi il l’avait compris. Pourtant, était-ce un problème en soi ? Pas vraiment. Aaron restait Aaron. L’ami le plus précieux d’Alban, quoi qu’il arrive. C’était aussi de sa faute un petit peu, de n’avoir pas été plus attentif au Chercheur, et de n’avoir pas compris avant. Il se pencha doucement vers le rouquin. Il voulut le prendre dans ses bras pour le réconforter, mais ce geste aurait été déplacé. Alors, à la place, il lui tendit Mistral et ses ailes de ouate pour sécher ses larmes. Bien peu effrayé de la présence du Phyllali, le minuscule Tylton se blottit dans ses bras et claqua du bec, comme pour réclamer de la nourriture.

- Je… suis désolé. J’aurais dû être plus attentif à toi et comprendre bien avant. J’ai l’impression de t’avoir rendu triste alors que ce n’était pas du tout mon intention.

Il prit une grande inspiration. Il ne savait pas vraiment quoi dire, il n’avait jamais été très doué avec les mots dans des situations comme celles-ci.

- Ecoute… depuis que je suis arrivé sur Cobaba, tu es celui que je considère comme mon ami le plus précieux. Et j’ai envie d’être là pour toi. Alors si t’as quoi que ce soit à me dire, si tu veux me parler de n’importe quoi, je t’en prie, ne te gêne pas.

Hmmm bon, comme discours, on pouvait faire mieux. Allez, un peu de nerf et de courage Alban, que diable !

- Mais sèche d’abord tes larmes s’il-te-plaît. Je me sens trop mal d’en être le responsable. Je ne veux pas te voir comme ça, toi qui est toujours si joyeux.
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Comment expliquer mon embarras ? Comment décrire la situation actuelle ? J’ai envie de comprendre, de me rappeler de ce qu’il s’est passé. Tout est allé si vite, pourtant, la sensation de ses lèvres sur les miennes me semble bien réelle, vraiment présente en moi. Comme si elle avait duré une éternité, comme si elle durait encore actuellement. Que m’arrive-t-il ? Bordel, je viens d’embrasser mon meilleur ami. Et… tout m’a semblé si logique. C’était comme si l’unique solution avait été celle là. Comme si je n’avais aucune raison de faire autre chose. Pour moi tout ces évènements s'emboîtaient de telle façon qu’à ce moment précis la seule réaction logique était de faire … “ça”. J’ai tellement honte, je n’ose plus y penser. Je ne veux plus y penser. Pourtant, ça m’obsède, c’est bien plus fort que moi. C’est autre chose. Un quelque chose s’est éveillé en moi, j’arrive pas à le repousser mais tout semble claire à présent. Comme si j’avais trouvé une solution à une question latente, à une question qui ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Je nage dans de nombreuses interrogations.

Sérieusement, qu’est-ce qui m’a pris … ? Juste … Pourquoi ? Je voyais bien que c’était Alban devant moi. Je ressers la mâchoire. Ca aurait tout aussi bien pu être Lucenzo. Est-ce pour cela que je suis rentré dans ce magasin ? Tenter vainement de me rappeler ce passage au restaurant, de lui ? Pourtant, il n’est en rien comparable à mon ami châtain. Lucenzo était plutôt un brun ténébreux, mâte de peau, toujours réjouis. Alban n’a rien à voir avec cette description. C’est pourtant lui que je viens d’embrasser. Je sers les paupières encore plus fort. Je ne veux pas y penser bordel, ce moment de honte infinie. Raaah ! Que va-t-il penser de moi ? Je suis une tapette, c’est ça ? Je n’oserai plus jamais croiser son regard. J’ai tout fait foirer sur une impulsion que je ne pouvais même pas contrôler.

Je me sens mal, j’ai une boule au fond du ventre. J’ai envie de vomir. Je me sens répugnant, déplacé. J’ai envie de m’enfoncer six pieds sous terre. Je veux être seul et … par pitié ! Alban, ne vient pas. Je ne veux pas. Je n’ai pas envie. Je n’en ai pas la force. Je n’ai aucun mot pour expliquer mon comportement. Je n’en ai pas plus pour te décrire comment je me sens. Mais bien sûr, tout cela n’est qu’un hypothétique rêve. Evidemment qu’Alban est là. Je n’étais pas difficile à trouver. Il me propose même son tout nouveau Pokémon pour sécher les larmes collantes de mes joues. Je n’ai pas envie qu’il me voit ainsi. Pourtant, l’oiseau se fait insistant et se glisse entre mes bras, me tendant ainsi ses ailes immaculés comme serviette. C’est tellement attentionné. Alors je le tamponne discrètement sur mes joues, tentant de faire partir le collant. La pensée de faire fuir le petit Pokémon ne m'effleure même pas. J’ai bien d’autres choses à penser. Bien plus importante que ça.

En effet, Alban est là, devant moi. Il cherche mon regard. Je le fuis. J’ai trop honte. Pourtant, il parle quand même. Il s’excuse, il aurait dû être attentif, comprendre plus rapidement. Mais comprendre quoi ? Il n’y avait rien a comprendre dans mon geste. J’ai juste tout fait foiré ! Voilà ! Il n’y avait aucun message, juste une impulsion. J’ai envie de me lever. Je partir, de courir, loin. Le plus loin possible. Qu’Alban parte. J’ai besoin d’être seul. J’ai besoin d’un moment de solitude. Mais non. Il ne lâche pas le morceau. Il me rappel que je suis son meilleur ami. C’est réciproque. Ca a le donc de faire à nouveau couler les larmes. Il est bien trop compréhensif. Bien trop attentionné pour être mon ami le plus précieux. D’autres méritent plus d’avoir un tel ami. Pas moi. Pas moi qui suis prêt à tout faire foirer parce que je ne sais pas me contrôler.

Il veut que je parle. Il veut que je dise quelque chose. Mais j’ai rien à dire pour ma défense. C’était là, au fond de moi, j’ai réagis comme ça parce que je devais réagir comme ça. Je n’ai rien de spécial à avouer, Alban. Je ne peux pas te dire je t’aime, parce que je ne t’aime pas. Désolé. De toute façon, je ne pense pas que se soit ça que tu attendes. Je ne ferrais que plus m’enfoncer. Que te dire Alban ? Je sens encore les larmes monter dans mes yeux. Je me sens tellement … perdu. Et pourtant, je me sens aussi léger que le Tylton dans mes bras. Comme libéré de quelque chose que je n’avais jamais perçu avant. Les cristaux liquides ruissellent sur mes joues sans que je ne puisse les arrêter. Alban semble mal à l’aise que je sois en train de pleurer devant lui. Allez Aaron, fait au moins cet effort, pour lui. Alors je renifle bruyamment avant de me relever et d’essayer mon visage d’un revers de manche. Je sens mon visage tout bouffi, ma langue pâteuse. Je n’ai toujours pas la moindre envie de croiser son regard turquoise. Je laisse le Pokémon s’envoler jusqu’à son Dresseur.

Pour l’éviter, je ne vois pas trente six solutions. Je me lève et prends la direction de la suite de la rue. Je sais qu’il me suis. Il est mon ami, il ne me laisserai pas en plan, en larme, sur le bord du trottoir. Je crois que je préférerai. J’ai besoin de temps, de recule. De comprendre. D’analyser. Ca n’a jamais été véritablement mon fort, je suis plutôt fonceur. Ce qui vient de se passer le prouve à nouveau. Je viens encore de créer un beau bordel parce que je ne réfléchis pas assez. Cette fois-ci sera peut-être la bonne pour faire changer mes habitudes. Je ne peux pas nier que la présence d’Alban me rassure, en un sens. Je sais qu’il est là, pour me soutenir, dans tout les cas. Mais je ne sais pas quoi lui dire. Quoi lui avouer. Je n’ai rien à avouer. Je n’ai aucun problème particulier. Sauf avec les Pokémon, mais ça, ça n’a aucun rapport avec lui.

Alors je marche, tout droit, évitant sagement de le regarder en face. J’enfonce mon cou entre mes épaules. Je ne sais pas de quoi j’ai l’air mais j’ai soudainement un peu froid. Même Invy dans mon dos ne parvient pas à me réchauffer. D’habitude, j’aurais couru un peu partout pour faire circuler le sang plus vite et ainsi me réchauffer. Mais aujourd’hui, le coeur n’y est pas. Pas du tout. Je prends mon inspiration à plusieurs reprises, comme pour débuter une phrase. Je ne la commence pas. Je ne sais toujours pas quoi lui dire. Me justifier ? A quoi bon ? Je n’ai toujours aucune explication à mon geste. M’excuser ? C’est déjà fait. Et je sais qu’il m’a pardonné. C’est un ami, peut-être pourrait-il m’aider ?

“_ Je … umh. Je ne sais … je ne sais pas quoi te dire … Alban. Je… je sais pas ce qui m’a pris… là … tout à l’heure… j’en sais rien … C’est … c’est assez inexplicable pour moi, en fait. C’était là. C’est tout. J’avais envie… de … de “ça” à … à ce moment là …”

Je ne peux m’empêcher de rougir, je sais que la même image nous saute à l’esprit à tout les deux en même temps. Ce fameux ‘ça’. Finalement, je ne fais que me justifier. Mais je sais qu’il saura lire entre les lignes. Et s’il a des conseils à me donner, il le ferra. Alban est quelqu’un d’intelligent, de vif d’esprit, bien plus que moi. Il aborde toujours les relations humaines avec un angle que je ne parviens pas à saisir. S’il y a bien quelqu’un en qui je peux avoir confiance, c’est en lui. Pourtant, je n’ose toujours pas regarder dans sa direction. Tout est encore trop flou, pas net. J’ai besoin de temps.
Aaron S. Mightley



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Alban Abernaty
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Alban Abernaty
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Il avait l’air glorieux, le héros du jour. Débraillé comme un dimanche soir, le pantalon boutonné de travers, le haut passé à la hâte. Ses cheveux châtains étaient incroyablement emmêlés, comme s’il venait de se battre avec un tourbillon ou, à l’instar de ce cher Don Quichotte, avec un moulin à vent qui avait évidemment gagné la bataille. Couvert de poussière car il avait fait une roulade spectaculaire - 10/10 pour la danseuse du fond - en voulant éviter de faire du rentre-dedans à Aaron - allons, il ne fallait pas aggraver la situation -, Alban soupira. Ce n’était pas vraiment l’idée qu’il s’était fait d’une simple découverte de la Rue Commerçante de Lansat avec son meilleur ami. Comment les choses avaient-elles autant pu tourner au vinaigre ? Il avait l’impression d’avoir manqué une étape, comme si on avait écrit la suite de l’histoire en omettant une page entière. Il tenta de se rappeler de la scène à l’intérieur de la boutique de prêt à porter. Ce costume dans lequel il s’était senti ridicule. Le sourire d’Aaron quand il lui avait noué cette cravate. Et puis le baiser, furtif, timide, presque déposé comme la caresse d’un souffle qui s’enfuit dans la minute. Ses joues s’étaient mises à brûler violemment, sans que son visage ne trahisse une quelconque surprise. A dire vrai, la stupeur lui avait carrément raidi les muscles facials. Pourquoi devait-on toujours l’embrasser aux moments où il s’y attendait le moins ? Audrey tout d’abord, pour une raison encore obscure qui n’avait pour autant dire eu aucune conséquence notable. Puis Azalea, qui, si elle n’avait pas forcément manifesté d’amour à son égard, avait tout de même eu une attirance assez évidente envers lui. Et enfin, Aaron. Un véritable panel de couleurs de cheveux différents. Zut. Cela signifiait-il qu’il avait grillé ses chances avec les roux et les rousses ? Il s’empêcha de penser à quelque chose d’aussi glauque. Pour le moment, la priorité première était de remonter le moral au Phyllali. Mais comment s’y prendre alors qu’il était complètement renfermé sur lui-même, sourd à tout ce qu’il se passait autour de lui ?

Alban tendit Mistral vers le rouquin pour tenter d’au moins sécher ses larmes. Que faire à présent. Le prendre dans ses bras ? Non. Ça, c’était plutôt un truc de filles. Lui faire un discours enflammé sur les relations et les baisers ? Non. Ses compétences d’orateur étaient d’assez piètre qualité, il n’avait pas envie de jeter de l’huile sur le feu. Le sujet était déjà bien assez délicat comme cela, merci pour lui. S’enfuir et laisser Aaron en plan pour qu’il réfléchisse et revienne quand il se serait calmé ? Oh allons, il n’était pas sans cœur à ce point ! Impuissant, il regarda son ami déprimer et se tamponner le coin des yeux avec les ailes de ouates de son Tylton. Le Pokémon tentait de lui fredonner des mélodies apaisantes, qui, même si elles n’eurent pas l’effet escompté, parvinrent tout de même à faire cesser les sanglots. Le châtain tenta de dire quelque chose. Il se mélangeait un peu dans ses mots et son discours, mais l’essentiel devait être compréhensible, de son avis. Pourtant, il se heurta à un véritable mur. Aaron ne lui répondit pas. Ne voulait peut-être plus lui parler ? Il sentit du froid se répandre dans ses membres, et aller jusqu’à picoter le bout de ses doigts. Il n’avait pas du tout imaginé cette option. Mais, et si Aaron ne voulait plus être son ami ? Lui en voulait tellement qu’il ne voudrait plus jamais lui adresser la parole ? Alban serra les dents et tenta de ne pas y penser, même si cette possibilité le hantait. Il n’avait pas envie de tout ça. Il ne voulait pas perdre son meilleur ami. Il n’avait personne d’aussi important qu’Aaron sur l’île Lansat ; que ferait-il sans lui ?

Avec un air douloureux sur le visage, il vit Mistral revenir vers lui et Aaron se lever sans même lui adresser un regard. Le roux lui passa juste à côté sans lui dire mot. L’instant sembla durer une éternité, comme si le temps s’était ralenti pour faire saisir à Alban toute l’horreur de la chose. Blessé, il tourna légèrement la tête pour voir Aaron déambuler seul dans les rues. Ses pas hésitèrent. D’un côté, il voulait lui courir après, car il était certain que s’il le laissait s’échapper, il ne le retrouverait plus. Finie, la belle relation d’amitié qu’ils avaient pu tisser tout au long de l’été. Finies les belles promesses tous les deux, les batailles enfantines, les longues heures à discuter de tout et de rien. D’un autre côté… N’était-il pas mieux seul ? Il avait peut-être besoin d’air, d’espace, pour réfléchir. Alban avait envie de respecter son intimité. Il faisait face à un dilemme. Comment faire pour arranger la situation ? Ses yeux tristes se posèrent sur une marchande de glaces ambulante. La dame lui fit signe de venir, comme si elle avait deviné dans son regard qu’il avait besoin d’un remontant. Alban regarda une dernière fois Aaron, et l’idée fit tilt dans sa tête. A chaque fois qu’il avait voulu remonter le moral à quelqu’un, il lui offrait une glace. Ce n’était peut-être pas grand-chose, mais il y avait dans cette petite gourmandise fraîche, un peu de magie. Il n’y avait pas besoin de mots pour ça. Pas besoin de grands discours. Juste… Quelque chose à partager à deux.

D’un pas rapide, il s’éloigna de la ruelle pour aller acheter deux glaces. Il choisit évidemment des sorbets au parfum Lansat, spécialité du coin, puis, après avoir payé, rattrapa bien rapidement Aaron. Le garçon lui tournait toujours le dos mais, sentant sa présence, il s’arrêta. Sa voix s’éleva alors, incertaine, tremblante. Alban resta là à l’écouter. Niveau discours, Aaron était peut-être aussi mauvais que lui, pour le coup. Mais c’était compréhensible. Ils étaient dans une situation qui les dépassait tous les deux. Comment auraient-ils pu être à l’aise dans pareilles conditions ? Avec un soupir, Alban s’avança. Il se rendit compte du fait qu’en réalité, il se fichait bien de tout ça. Et alors, quelle différence cela faisait ? Il était égoïste. De mauvais caractère parfois. Mais là, tout ce qu’il souhaitait, c’était être ami avec Aaron. Comme avant. Alors ils pouvaient simplement passer l’éponge là-dessus, n’est-ce pas ?

Brusquement taquin, il s’approcha du roux avec sa glace. La crème façonnée comme une glace italienne formait une petite pointe sur le haut. Tapotant sur l’épaule du garçon pour qu’il se retourne, il positionna la glace et le nez d’Aaron alla se planter directement dans la crème. Eheheh. De quoi bien détendre l’atmosphère. Un véritable gamin ! Tentant d’esquisser un sourire léger, il tendit le cornet et le fourra dans la main du Phyllali.

- Eh bien dans ce cas, ce n’est pas la peine d’en faire toute une histoire. Chacun a ses envies de temps à autres, ce n’est pas dramatique, non ? Parfois moi j’aime bien manger du pain avec du pâté et une couche de confiture de figue dès le petit déjeuner. Est-ce un crime pour autant ? J’en doute. Alors ne t’en fais pas et mange ta glace correctement. Sinon comme dirait ma sœur « je te la ferai manger par les trous de narines ». Quoique, t’es déjà bien avancé de ce côté-là.

Auster le regarda en levant les yeux au ciel. Décidément. Un bien piètre orateur.

- Tiens, c’est un sorbet parfum Lansat, une spécialité d’ici apparemment. Quand ça ira mieux on ira t’acheter un costume, d’accord ? Mais dans une autre boutique. Le vendeur ne m’inspire pas confiance dans la première.
Nemo Kendhall
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Nemo Kendhall
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Un rayon de soleil des les quartiers détrempés

Me suivait-il ? Si c’est le cas, ses pas sont drôlement bien cachés par les miens et mes reniflements. Et s’il n’est pas derrière moi ? S’il avait compris que j’ai trop besoin d’être seul ? S’il avait abandonné tout espoir de me rendre le sourire ? De me rassurer ? Cette pensée me fait l’effet d’un étau qui se serre contre mon coeur. Non, Alban ne peut pas me faire ça. Il n’a pas le droit. Il est mon meilleur ami. Je ne peux pas le perdre, je ne dois pas le perdre. Et pourtant, c’est une réalité, je n’entends aucun bruit, personne ne me suis. Il a donc faire le choix de ne pas me suivre. Peut-être que si je me retourne je l'apercevrai pour la dernière fois. Je crois que je viens de tout foutre en l’air, je ne réfléchi pas assez. Je vais m’en mordre les doigts maintenant, toute ma vie. J’ai réussi à faire fuir le seul mec qui réussissait à me supporter. Je suis pas doué. Moi qui pensait avoir un caractère qui pouvait plaire à tout le monde, je me rends compte qu’il ne faut pas grand chose pour que tout bascule.

Je sens à nouveau les larmes me monter aux yeux. Ils piquent. Comme si plus rien ne voulait couler, comme si le stock était épuisé. Il n’y a plus rien, revenez demain. C’est plus fort que moi, dans un ultime espoir, je me retourne au même moment où une main me tapote l’épaule. Rapide comme le vent, je fais volte face. C’est lui. Il ne m’a pas abandonné. Bien au contraire, il est là, bien réel. Des gla…

Mon nez se retrouve enfoncé profondément dans le cadeau d’Alban. Je ne parvient pas à reconnaître le parfum, mais c’est pas de la vanille ! M’aurait-il offert une glace à la moutarde pour se venger ? Non parce que, ça me fait exactement la même impression, mais en froid. Mon nez pique, je sens que j’ai envie d’éternuer. Heureusement, il m’aide, un sourire sur les lèvres, le même que tout à l’heure. Il me dépose le cornet dans ma main. Je voudrais le remercier mais au moment où je cherche à ouvrir la bouche, j’éternue violemment. La glace restée sur le nez finit sur le haut d’Alban. J’en ai les yeux qui piquent, ce parfum est vraiment fort ! J’éternue à nouveau, dans ma main cette fois-ci. Je m’essuie le nez, tentant de faire partir tout ce reste de moutarde. Alors que je me démène avec toute cette glace, il tempère notre discussion. J’ai toujours l’impression qu’Alban à dix ans de plus, il arrive à prendre un recule sur toutes les situations, même les plus désespérées. Il a toujours des solutions, de bonnes idées. Et là, il parvient à me rassurer, à me dire implicitement que même avec la plus grosse de mes conneries, on parviendra toujours à retomber sur nos pattes. Il arrive même à me décrisper en ajoutant une touche de légèreté avec sa petite blague.

Il m’enjoint de la goûter. Parfum Lansat. Je ne connaissais pas. En tout cas, c’est bien meilleur par la bouche que par le nez. Je l’attaque à grand coups de langue. Epicé, cela me réchauffe un peu. Il m’observe du coin de l’oeil. Je suis démunis. Je lui fais alors un grand sourire. Il l’a mérité, après tout ce qu’il a fait pour moi. Je suis étrangement rassuré, serein et détendu. Comme quoi, il en faut peu pour repartir du bon pied. Je reprends une marche plus tranquille. Il a réussit ce qui me paraissait impossible, il est véritablement mon meilleur ami. Je repense à ce qui s’est passé dans la boutique. Une boule se crée au fond de mon ventre. Non, j’y penserai plus tard, j’ai tout mon temps pour y penser. En revanche, des moments comme celui-ci ce font rares. Je me dois d’en profiter. Il me dit alors qu’on passera dans une autre boutique pour me trouver ma tenue, le vendeur ne lui inspirant pas confiance dans l’autre. Je l’avais oublié celui-là. C’est vrai qu’il était spécial, quand même.

Je rigole de bon coeur. Ca fait un bien fou. Je lèche encore un peu ma glace avant de lui répondre.
“_ D’accord, ça me va !”
Nous trouverons forcément d’autres boutiques dans la rue. Elle s’étend encore sur quelques kilomètres. Je ne suis même pas sûr de l’avoir traversée de bout en bout une seule fois ! Eh, Aaron, dit moi, tu n’oublierai pas quelque chose, par hasard ? Je m’arrête à nouveau. J’ai besoin d’être sincère, de dire ce que j’ai sur le coeur. Ayant repris confiance en moi je parviens à le regarder directement dans les yeux.

“_ Merci Alban.” J’accompagne mes remerciements d’un sourire rayonnant. C’est grâce à lui qu’il l’est autant. Je reprends ma route. Attaquant désormais le cornet. Il fond sur la langue. C’est un véritable délice. Les boutiques défilent sous mes yeux qui ont retrouvé de leur éclat. J’ai de nouveau envie de rentrer dans toutes celles-ci pour acheter tout et n’importe quoi. J’ai envie de faire rire Alban, de le voir heureux. Je crois que c’est ça, être un véritable ami.

J’engloutis la fin de cet encas. Je lui adresse un petit clin d’oeil. J’ai mon idée pour ça. Je sors mes deux pokéball restantes. Phy et Vivaldy se matérialisent aussitôt. Phy est quelque peu déroutée par ce qui l’entour. Je ne l’ai encore jamais faite sortir en ville. Du coup, bizarrement, elle me colle aux pieds. Prenant pitié pour cette pauvre chose, je la prend délicatement dans mes mains pour la tendre à Alban. Je sais qu’il adore les Pokémon Vol, je sais qu’il sera content d’étudier de plus près mon spécimen. Je lui souris encore et encore. Merci d’être là, si tu savais à quel point ça me fait du bien de partager tout cela avec toi …

Je tire soudainement sur sa manche ! Une nouvelle boutique de vêtements. Plus modeste et plus animée que la précédente. Sa devanture m’interpelle. Je dois entrer. Je lui lance un regard malicieux avant d’entrer à la volée dedans, sans même lui tenir la porte. Ben oui, on ne me changera pas. Je suis émerveillé par tout ce choix, beaucoup plus nombreux et diversifié que tout à l’heure. Tout les vendeurs et vendeuses sont occupés avec d’autres clients, nous avons le champ libre. Je me tourne vers Alban, les bras grands ouvertes et un sourire aux lèvres.

“_ Alors, monsieur, qu’est-ce que j’essaye aujourd’hui ?”
Aaron S. Mightley



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Alban Abernaty
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Leur amitié ne pouvait pas s’achever ainsi. Alban s’était déjà bien trop attaché au Scientifique pour se séparer de lui à présent. Il ne savait pas pourquoi, mais depuis qu’ils s’étaient rencontrés dans la base des Rouages, il s’était mis à lui faire confiance. Et la confiance n’était pas quelque chose qu’Alban Abernaty offrait au premier venu. Et puis, lors de leur Mission commune sur Cobaba, à garder ces intenables pestes, il avait eu envie de devenir son ami. C’était comme ça. Ce n’était pas forcément rationnel, mais le châtain avait senti la chose venir. Il ne s’était pas trompé d’ailleurs, car depuis, les deux garçons étaient souvent fourrés ensemble. Ils pouvaient vivre comme deux entités séparées, évidemment. Ils vivaient dans des dortoirs séparés, avaient leurs cercles d’amis de chez les Voltali ou Phyllali, et partaient parfois en cours ou en mission loin l’un de l’autre. Mais jamais Alban n’avait envisagé que leur amitié puisse s’arrêter de façon aussi brusque. Alors il avait essayé. Il n’était pas forcément le meilleur pour exprimer ses sentiments ou pour rassurer les autres, mais il avait tenté à sa manière de recoller les morceaux. Il le voyait. Le vase n’était pas totalement brisé ; pas irréparable. S’ils y mettaient du leur tous les deux, ils parviendraient à souder les fragments de nouveau. Ses tentatives étaient peut-être maladroites, mais Aaron sembla au moins vouloir se tourner vers lui une dernière fois. Probablement plus par surprise que par réelle envie, mais c’était suffisant pour Alban. Du moment qu’il laissait la porte ne serait-ce qu’entrouverte, il avait encore ses chances d’arranger les choses. La glace qu’il venait d’acheter pour le Scientifique alla se glisser sournoisement jusqu’à lui. A peine s’était-il retourné que le haut de la crème venait s’engouffrer dans ses narines. Un sourire taquin s’installa immédiatement sur les lèvres d’Alban. Malgré lui. Il n’avait pas envie de donner l’impression à son ami qu’il était en train de se moquer de lui ou le rabaissait plus bas que terre, mais c’était comme ça. Alban avait toujours été très joueur vis-à-vis d’Aaron. Peut-être était-ce ce qui les avait mis dans une situation aussi dangereuse et bancale. Qu’importe.

Avec un geste rapide, il incrusta le cornet dans les mains du roux. Avec ça, il effaçait tout quiproquo. Non il n’était pas venu pour se venger et lui barbouiller le visage de crème glacée. Oui il agissait peut-être comme un gamin, mais ce n’était pas méchant pour autant. Aaron semble un peu perdu. Il a l’air de vouloir dire quelque chose et… AAATCHOU. Voilà que toute la glace restée sur le nez d’Aaron finit par se retrouver sur le visage d’Alban. L’arroseur arrosé. Et pour le coup, bien comme il faut. Figé dans une position crispée, priant le ciel pour que ce ne soit QUE de la glace, Alban hésita entre l’envie de rire et d’étrangler Aaron. Finalement, ce fut la première option qu’il choisit et ils purent avoir une discussion civilisée. Enfin. Pour le moment, Aaron écoutait plus qu’il ne participait. Quelque chose disait à Alban que son ami était en train de réfléchir à toutes les possibilités. Pourtant, il goûta la glace. Après quelques bouchées, il lui adressa enfin un grand sourire. Aussitôt, Alban sentit le poids qui pesait sur ses épaules s’envoler. Partie, la crainte de voir Aaron le détester. Plus détendu, il essuya d’un revers de main les restes qui étaient venus se perdre sur son visage. Il fut rassuré d’entendre Aaron enfin lui reparler. Rire. Et redevenir le joyeux luron qu’il avait connu, même dans les situations de crise les plus marquées. Avec un sourire, Alban goûta sa glace et… la trouva totalement immonde. Il crachota, toussa, et sentit des larmes perler au coin de ses yeux. Dieux que c’était épicé ! Quel était ce goût venu tout droit de l’enfer ? Tout simplement atroce.

- Je… c’est… pas bon du tout… toussota-t-il en éloignant la glace de sa bouche.

Une véritable immondice. Comment Aaron pouvait-il manger ça si naturellement ? Aaron n’était pas un grand fanatique des goûts très marqués. Alors cette espèce de chose qui lui arrachait la langue ? Très peu pour lui. Déçu de la fameuse spécialité de Lansat, il tendit son cornet à Zéphyr pour que la mouette chromatique puisse goûter à son tour. La saveur ne sembla pas le déranger pour autant, et il picora avec joie ce que lui offrait son dresseur, se barbouillant le bec de crème glacée. Puis, sans que rien ne puisse l’annoncer, Aaron s’arrêta brusquement et se tourna vers lui. Avec un sourire, il le remercia.
Alban n’aurait su dire si les larmes qui occupaient encore le coin de ses yeux étaient dues à la glace épicée ou à cette simple déclaration. Il les essuya cependant, incroyablement soulagé… Tout irait bien. Ils étaient redevenus amis comme avant. Meilleurs amis. Et ça, il y tenait…

D’un bond, Aaron s’élança, sûrement pour chercher une autre boutique. Le souvenir de ce qui s’était produit dans l’ancienne était encore vif chez Alban, mais le châtain décida de le laisser de côté. Il ne voulait plus qu’un parasite vienne perturber leur amitié. Avec un sourire, il suivit le roux à travers la Rue Commerciale. Au bout de quelques minutes, Aaron fit sortir Phy et Vivaldy. De nouveau, Alban coula un regard très intéressé vers le Natu, et eut une mine interrogative lorsqu’Aaron le lui déposa dans les mains. C’était… si petit et si mignon ! La boule de plume verte le regarda avec un air poliment intrigué, de ses grands yeux à la mode égyptienne. Zéph’, peu heureux de l’attention de son dresseur pour ce nouvel arrivant, s’envola à tire d’aile en donnant au passage un coup à Alban. Bon. Il se calmerait bien le petit, ce n’était pas bien grave. Incroyablement content de pouvoir observer le Natu de plus près, Alban lui adressa un sourire doux. Le minuscule Pokémon semblait un peu intimidé entre ses grands doigts qui l’emprisonnaient ainsi. Pour autant, il ne s’envola pas et sautilla sur cette paume qui voulait bien l’accueillir.

- Il est… superbe, dit-il de nouveau à Aaron, quelque peu rongé par l’envie.

Ah qu’il était jaloux ! Pourquoi n’était-il pas resté avec Calliope et les autres dans la base Rouage ? Il aurait peut-être pu récupérer un œuf, lui aussi… Enfin… Ce n’était pas comme si on lui avait vraiment donné le choix. Malheureusement, les portes automatiques avaient décidé pour lui…

Sentant quelque chose tirer sur sa manche, Alban releva la tête et aperçu une nouvelle enseigne de shopping. Une fois de plus, il fut un peu inquiet de ce qui pourrait s’y passer, mais Aaron semblait tellement enthousiaste qu’il s’était déjà engouffré à l’intérieur. Avec un soupir, Alban posa Phy sur son épaule à côté de Mistral qui lui picora joyeusement la plume frontale en pensant que c’était de la nourriture, et entra à la suite de son ami. A l’intérieur, il y avait bien plus de monde que dans la boutique chic. De quoi leur laisser un peu plus de champ libre ! Aaron revint débouler devant lui et lui demanda ce qu’il essayait. Cette fois, ce serait lui le mannequin ! Content de ne pas avoir à faire des essayages, Alban parcourut les rayons et attrapa plusieurs vêtements au pif. Parmi eux, il y avait des costumes respectables de couleurs différentes, mais également des tenues plus comiques. Joueur, le Voltali attrapa plusieurs accessoires sur les portants : chapeaux de fourrure russes, nœuds papillons jaune criard, cravates mauves à pois bleu…

- Ça, ça, ça, ça et ça ! dit-il à son ami en lui fourrant tout dans les bras. Oh et puis… ça aussi !

Il attrapa quelques paires de lunettes à faux verre. Certaines étaient grotesques, rondes et ridicules, tandis que d’autres ressemblaient plus à celles qu’Alban portait. Aaron croulait sous les articles à essayer, mais qu’importe ! Les essayages seraient forcément marrants. Oh et puis, il fallait bien qu’ils rigolent un peu après toute cette histoire !
Nemo Kendhall
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Nemo Kendhall
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C’est le coeur de nouveau léger que je m’attaque à ma glace. Non sans me l’être prise dans le nez et après m’être, aussi, quelque peu vengé. Le parfum est à mon goût. C’est original. Cela me rappel un peu les friandises que mange Drake à longueur de journée. Il m’avait tendu une sorte de piège, pensant que je n’allais pas apprécier son cadeau. Ben si. J’aime ces friandises autant que lui. C’est comme ça que nous sommes devenu ami. Avec nos blagues de merdes, aussi. Enfin bref, j’ai beau aimer cette glace, c’est pas le cas de tout le monde. Alban est prêt à s’étouffer en la recrachant. La glace finit dans le bec de Zéphyr. Même pas il ne me l’aurait proposé ! Le salaud ! C’est pas grave, je me contenterai de la mienne.

Nous marchons côte à côte, le malaise semble s’être dissipé. Ca fait un bien fou. Comme si tout était rentré dans l’ordre. J’ai le sentiment, au fond de moi, que c’est le cas. Pourtant, ce qui s’est passé dans cette boutique n’était pas anodin. Je n’ai vraiment pas envie d’y penser maintenant. Profitons juste de ce bon moment avec Alban, de ces agréables retrouvailles. Je n’aurais pas supporter de le perdre. Je suis extrêmement rassuré. Et que font les meilleurs amis ? Ils se font des cadeaux, des surprises. Et la plus belle chose que je pouvais lui offrir, c’était de lui présenter ma dernière capture ; Phy. J’aime observer sa réaction. Il me jalouse, mais n’en montre rien, son amour pour les Pokémon Vol surpasse tout. C’est beau. Phy est un peu intimidée par ce grand châtain mais elle a beaucoup trop d’honneur pour le laisser paraître. Alors elle fait sa fofolle. Elle picore la main d’Alban, fait quelques bonds sur place, part en vadrouille sur sa tête, saluant dignement les compagnons d’Alban. Elle est trop trop mignonne. Qui ne pourrait pas craquer face à cette boule de poils verte ? Pas moi, en tout cas.

Mais bon ! Une importante mission m’attends. Certes, je voulais faire découvrir l’ambiance de cette rue à Alban, mais je suis quand même là pour me trouver les habits. Le souvenir de ma tanue de serveur de cet été me motive. C’est parti ! A la recherche d’une nouvelle boutique ! Je ne met pas longtemps à trouver mon bonheur. Celle-ci ferra parfaitement l’affaire. L'intérieur est animé, nous passons inaperçus et c’est tant mieux ! Je demande à mon compagnon ce que je dois essayer. Alban se prête parfaitement au jeu et me tend toutes sortes d’habits, certains ridicules, d’autres plus sérieux. Je récupère le tout d’un geste vif. Allons essayer tout ça ! Mais avant cela, je le gratifie d’un sourire sincère. Ainsi que d’un petit clin d’oeil.

“_ Merciiii ! Je vais essayer tout ça ! N’hésite pas à m’en donner d’autres !”

Je me retourne et me dirige vers une cabine à l’écart de l’agitation. Une vendeuse me regarde avec un sourcil levé. Oui ! J’ai plein d’articles ! Et je vais même peut-être tout acheter ! Bwahaha ! Laissez-moi donc essayer tout cela. Je m’organise dans la cabine. Que dois-je essayer en premier ? Bon, commençons soft avec cette petite chemise à carreaux. Elle se mariera parfaitement avec cette cravate rouge à poids violets. Avec… ce pantalon rouge bouffant, c’est ridicule ! C’est parfait ! Je met quelques minutes pour l’enfiler. J’ai l’air d’un véritable clown. Je sors de la cabine en un geste théâtrale. Alban est un peu plus loin. Je jette un “TADAAAA !” pour qu’il m’entende. Ainsi que tout le reste de la boutique. Sinon c’est pas drôle. Je rigole doucement en voyant le regard décontenancé de la vendeuse de tout à l’heure. Comprenant que je l’observe, elle se détourne et s’en va vers d’autres clients. Clients qui n’ont d’ailleurs pas hésité à m’envoyer des regards médusés. Ils ne sont vraiment pas drôles !

Je sautille devant Alban.
“_ Alors, je prends, je prends ?”

Pas besoin de répondre ! Je retourne dans la cabine pour me changer. Essayons ça… avec ça. Alors que je crée mes propres arrangements, Alban m’apporte de nouvelles choses. Une veste jaune ! Waouh ! Ni une ni deux, je l’essaie ! Elle est parfaite avec de jogging vert à damier rouge ! Je sors à nouveau de la cabine. Les clients se forcent à ne pas regarder dans notre direction. Tellement mignon. Je pouffe en compagnie de mon meilleur ami, ça fait un bien fou.

Ce petit manège dur encore pendant une bonne quinzaine de minutes. J’essaie des trucs sérieux, d’autres moins. Je réarrange les couleurs à ma sauce. J’ai un peu l’impression d’être en cuisine. C’est rigolo ! Mine de rien, il va falloir faire un choix. Qu’est-ce que je prends ? Qu’est-ce que je ne prends pas ? Merde. J’en ai aucune putain d’idée. Bon, essayons donc cette dernière tenue. Ah ! Elle ressemble comme deux gouttes d’eau à celle que je portait pour le service. Jean slim noir, chemise blanche manches trois quart, veston noir, assorti au petit noeud papillon. Ouais, ça me va bien, c’est clair ! Les couleurs neutres font parfaitement ressortir ma chevelure rousse. C’est juste parfait. Un peu plus timide, je sors à nouveau de la cabine pour me montrer à Alban. Je sens son regard me dévisager de la tête au pied. C’est très gênant, je me sens rougir. Ahhh ! Tout va re tourner au vinaigre si je ne fais riiien !

Vite ! Vite ! Une solution ! N’importe quoi ! J’adresse alors un sourire à Alban, peut-être plus timide que d’habitude, peu importe, il se veut franc. Je fais un tour sur moi-même pour qu’il se rende compte -quand même !- à quel point je suis beau gosse -les chevilles vont bien, ne vous inquiétez pas !-.

“_ Alors ? Je prends ?”

Je retourne me changer en attendant sa réponse. Je frissonne à l’idée d’enfiler mon short et mon débardeur. Bah ! Ca va bien le faire. Après ça, il faudra rentrer de toute façon. Je fais mes choix. Je garde le jean rouge, ça sera parfait pour cet hiver. Je prends aussi quelques chemises à manches longues. Des trucs assez passe partout mais avec toujours un peu de couleur ! Il ne s’agit pas de déprimer avec que du noir et du marron en hiver ! C’est pour ça que je prends aussi une veste rembourrée, parfaite pour l’hiver, d’une couleur vert sapin. Elle est juste parfaite ! J’en profite aussi pour acheter un paire de chaussure d’hiver. Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre sur Lansat, autant y être prêt !

Je passe à la caisse. Le montant est plus ou moins astronomique. Mais bon, l’argent n’a jamais été un problème dans ma famille. Sinon, elle ne m’aurait pas inscrite d’office à la PC. Nouveau sourire à Alban alors que nous sortons du magasin, les bras chargés de mille et une choses. Je n’ai même pas fait attention si lui avait pris quelque chose. Bah ! Si ce sont des vêtements, je le remarquerai forcément un jour ou l’autre.

“_ Merci pour tes conseils ! On prend la direction du retour ?”

C’est plus une question rhétorique qu’une véritable question. Je prends donc le sens inverse de la rue. Je donne aussi quelques petits paquets à mes Pokémon pour qu’ils m’aident à transporter le tout. C’est que ça en fait, du tissus ! Ahlala, j’étais bien loin de m’imaginer une journée aussi mouvementée.

“_ Bon, à quand notre petite expédition à l’épave ?”

J’oublie, mais je me souviens ensuite. Je lui donne un petit coup de coude amical. Cette virée sur la plage se ferra un jour. C’est sûr !
Aaron S. Mightley




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Les tensions à présent dissipées, Alban pouvait à nouveau profiter de cette journée. Il avait eu quelques difficultés pour arranger la situation. A dire vrai, il n’avait pas l’habitude de se confronter à pareils cas. Il avait déjà eu des amis auparavant, évidemment, mais il les avait mystérieusement perdu dès lors qu’il s’était blessé et avait cessé de faire ses courses. Peut-être parce qu’il n’était plus aussi populaire qu’avant et que les gens le rejetait pour ça. Peut-être parce qu’il n’était devenu plus que l’ombre de lui-même au fil des jours, cloitré dans sa chambre à ne plus savoir quoi faire de sa vie. Quoi qu’il en soit, jamais il n’avait eu l’impression de bousiller une amitié de par ses actions directes. Et de plus, jamais il n’avait autant tenu à une amitié avant de croiser la route d’Aaron. Un sourire doux à présent inscrit sur ses lèvres, Alban fit déguster sa glace ignoble à Zéphyr. Il surprit le regard un peu envieux et faussement courroucé du Phyllali et eu un petit rire. Allons bon, il n’allait quand même pas lui donner une seconde glace ! D’autant plus que sa petite mouette chromatique semblait particulièrement apprécier la crème glacée saveur Lansat. Pour Alban, plus jamais ! Il aimait découvrir de nouvelles saveurs dans de nouvelles régions mais ça… c’était au-delà de ses moyens. Quelles autres spécialités existait-il ici ? Il avait hâte de découvrir mais espérait que les habitants n’avaient pas tous un goût prononcé pour les épices. Sinon, le châtain était certain qu’il n’aurait plus de papilles à la fin de l’année. Ragaillardi par cet encas qu’il n’avait même pas mangé, Alban accueilli bien gentiment Phy la Natu dans ses mains. Elle paraissait minuscule ! Zéphyr la regarda d’un mauvais œil tandis qu’elle picorait la main d’Alban. D’un bond, elle prit son envol pour atterrir sur sa tête, où elle se promena joyeusement avant d’aller saluer Zéphyr… qui l’ignora superbement. Aha, qu’ils étaient drôle, ces Pokémon. Affublé ainsi de trois Pokémon Vol, Alban suivi Aaron dans la boutique. Il récupéra au passage Phy qui était en train de se faire littéralement grignoter par Mistral, et décida d’occuper le gosier du Tylton en lui donnant sa bouillie de baies grâce à sa seringue. Puis il laissa la petite Natu sur sa tête et alla encombrer les bras de son ami avec moult vêtements. Pour la plupart choisis avec sérieux. Pour les autres, totalement en décalage par rapport à ce qu’ils venaient chercher. Mais c’était amusant, Alban était certain que le Phyllali prendrait plaisir à se faire mannequin d’un jour.

- Mais je t’en prie… répondit courtoisement Alban avec une courbette volontairement exagérée.

Puis, attrapant une nouvelle veste et une nouvelle paire de lunette, il la tendit au roux. Il alla ensuite attendre sur les poufs installés en face des cabines d’essayage pour les petits copains venus accompagner leurs dames. Alban se laissa tomber volontiers, trop épuisé pour essayer quoi que ce soit. De toute façon, il avait pris tous les vêtements nécessaires en faisant ses valises, et il n’était pas un grand fan de shopping. De toute façon, ses habits finiraient forcément salis un jour ou l’autre par les fientes de ses deux piafs, alors pas la peine de s’habiller dans de jolis costumes ! Avec un éclat de rire, il accueillit Aaron qui venait d’ouvrir le rideau de la cabine d’essayage, affublé d’un pantalon rouge ridicule et d’une cravate à pois. L’effet était extra, et Alban dressa un pouce vers le haut pour lui signaler que l’ensemble était sympathique. Tu rigoles ! C’était tout simplement trop drôle. Voilà une dimension du shopping qu’il ne connaissait pas. Attrapant un chapeau blanc à rayures noires posé sur un portant à côté de lui, il s’en coiffa et mis Phy juste au-dessus. Juste histoire de faire des essayages lui-aussi. A sa manière. Et de se donner des allures d’ancienne jurée de concours de Miss France.

- C’est parfait, dit-il avec une expression un peu trop sérieuse, avant d’éclater de rire à son tour.

Dans le magasin, les gens les regardaient avec des yeux écarquillés, mais qu’importe. Ils passaient un bon moment. Alban n’avait pas envie de leur prêter de l’attention ! Puis Aaron pouffa de rire et disparu une seconde fois derrière le rideau. Quand il en ressorti, il était de nouveau dans un accoutrement totalement dépareillé. Comment les gens pouvaient-ils faire des vêtements si ridicules ! Il éclata de rire de bon cœur, tandis que les autres clients faisaient leur possible pour ne pas les regarder. Ahaha, c’était juste énorme !

Auster à ses côtés sauta souplement à côté de lui et posa sa tête sur ses genoux. Vrai que la journée avait été longue et que le Noctali avait bien mérité de se reposer les pattes. Pendant ce temps-là, Aaron continuait ses essayages, et Alban essaya de lui donner de bons conseils quand il mettait une tenue plus « sérieuse ».  Au bout d’un certain temps, il enfila une chemise blanche avec un veston et un nœud. Une tenue qui lui donnait des airs de serveur dans un restaurant chic. L’effet était super et rendait particulièrement bien sur le rouquin. Avec un hochement de tête appréciateur, Alban lui offrir un sourire dénué de toutes les moqueries de plus tôt.

- Cette tenue te va super bien, j’adhère ! Moins guindé qu’un costume avec veste. C’est chouette !

Il lui adressa un second sourire. Sûr qu’il voyait mal Aaron avec un costume complet. A dire vrai, à leur âge, l’ensemble chemise gilet était certainement ce qui devait le mieux leur aller. Ils ressemblaient moins à des pingouins, ainsi ! Alban attendit que son camarade ait fini de faire ses choix. Il l’aida un peu à ranger les affaires non sélectionnées sur les portants, puis ils passèrent à la caisse. L’attention d’Alban fut captée pour une raison inconnue par un sautoir doré aux pierres bleues et blanches, mais il chassa cette idée. Après tout, à qui allait-il offrir pareil bijou ? Sa petite sœur était loin de porter ce genre de choses. Et Calliope hm… Non, pas possible. Il ne voulait pas l’embarrasser avec des cadeaux de ce style, d’autant plus qu’il en était certain, la jolie Givrali devait savoir un peu ce qui se tramait dans sa tête… Se ventilant pour chasser le rouge de ses joues, Alban fut heureux d’avoir une distraction lorsqu’Aaron lui annonça qu’il avait fini de payer. Ils quittèrent tous deux la boutique et Alban posa Phy sur l’épaule de son dresseur. Dresseur qui proposa d’ailleurs de retourner à l’académie. Ah ben tiens, oui alors ! Alban n’avait pas remarqué, mais l’après-midi avait filée à une de ces vitesses…

- Oui, rentrons, confirma-t-il. Et pas de quoi, après tout, c’était mon rôle…

Il exécuta une courbette ridicule, accentuée par Mistral posé sur sa tête en forme « chapeau ».  Ils se dirigèrent alors en sens inverse, remontant cette Rue Commerçante qui avait tant fasciné Alban. Sûr et certain qu’il y reviendrait souvent ! D’autant plus qu’il allait devoir passer à l’Office du Tourisme, et autres endroits tous aussi intéressants les uns que les autres… Et d’ailleurs, ses pulsions de touriste confirmé ne furent pas tuées dans l’œuf, car Aaron le relança là-dessus. Ah l’Epave ! Qu’est-ce qu’il avait envie de la voir !

- Quand tu veux ! répondit-il du tac au tac, satisfait qu’Aaron ait employé le « nous » dans sa phrase. Chose qui indiquait qu’il voulait y aller avec lui ! Quelle bonne nouvelle ! Il faut d’abord que je me renseigne auprès de la Direction pour voir s’ils prêtent des équipements… Et le cas contraire, que je me procure un Pokémon pouvant plonger lors des prochaines Sorties Captures… J’ai entendu dire qu’il y en avait à peu près une fois par mois, c’est ça ? Tu sais pour quand est prévue la prochaine et où est-ce qu’on ira ?

Son regard se fit rêveur. Allait-il capturer un magnifique Pokémon aquatique ? Ou un autre oiseau ? Il n'en savait rien mais les perspectives étaient alléchantes. Il avait trop hâte !

- Il me tarde en tout cas. J'ai déjà pu capturer Auster cet été, mais je ne dirai pas non à un Pokémon Aquatique. J'ai l'impression que ça ouvre plein de possibilités. Tu as un Pokémon particulier en vue, toi ?
Nemo Kendhall
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C'est un véritable cirque. La cabine est emplie d'âneries en tout genre, des pantalons affriolants, des chemises de toutes formes et toutes couleurs, des chapeaux en pagailles et autres lunettes aux verres colorés. On peut dire que j'ai repris du poil de la bête. Je sors toutes les cinq minutes faire ma star devant mon meilleur ami, hilare. Je sors cette fois-ci avec un long manteau de plumes blanches, accompagné d'un béret et d'une paire de lunette faussement riche. Il manquerait plus qu'un beau rouge à lèvres pour me faire passer pour la castafiore. Mine de rien, je décide de garder le béret, petit style campagnard appréciable. Avec des bretelles, un short haut et un chemise me voilà retour à la vieille école. Il manque plus que de hautes chaussettes pour parfaire cette tenue. Ça me donne un air rebelle, j'aime bien. Peut-être que si je me confectionne un lance-pierre je pourrais vraiment jouer se rôle. Quoi qu'il en soit, nous continuons notre petit manège pendant un certain moment. Alban me conseille du mieux qu'il peut. Il se prête même au jeu en mettant un chapeau d'un goût exquis sur sa tête. M'arrachant un nouveau sourire alors que je sors avec une chemise dix fois trop grande pour moi et un jean bien trop slim, le contraste nous faisant marrer de bon cœur.

Il ne peut que me soutenir dans mon choix lorsque je lui dévoile ma dernière tenue. Il me sourit franchement, ça fait plaisir. Je prends donc. Comme le reste des nombreux articles qui parsèment la cabine. Alban m'aide à ranger le reste. La vendeuse apprécie d'un signe de tête, elle ne se gêne néanmoins pas pour repasser derrière nous et tout remettre en ordre. On a mal rangé, c'est ça ? Qu'importe ! Je me dirige tout jouasse vers la caisse. C'est assez rare que je sois aussi heureux de payer. A la caisse ils proposent aussi de nombreux bijoux. Peut-être une petite chaîne m'irait bien ? Ou alors une bague pour homme ? Je zyeute tout cela devant moi et surprends le regard d'Alban en direction des bijoux pour femme. Je souris pour moi-même. Que le cache donc le châtain ? Il faudra que je le cuisine un peu à ce propose, cette journée ne s'y prête pas. Il pourrait prendre ça pour de nouvelles avances. Loin de moi cette idée. Je récupère mes nombreux plastiques et sors dans la rue.

Mon ami dépose Phy sur mon épaule. Je touche de mon nez son bec, elle en profite pour le mordre. Je lui souris, elle veut jouer à ça ! La coquine ! Tu vas voir. Je la pousse du front pour l'obliger à partir de mon épaule, elle plane alors jusqu'à Vivaldy, se posant boudeusement sur son dos. Vivaldy la regarde, interrogatrice. Mais l'oiseau vert boude, c'est tout. Sacré boule de poil ! Je gratifie d'une caresse ma jolie biche l'air de dire « t'en fais pas, elle fait juste un peu de boudin ! ». Le Voltali est d'accord pour prendre la route du retour, je crois qu'une certaine fatigue commence à se faire ressentir, chez nous deux. C'est donc parti ! En sens inverse. C'est drôle, même si on vient de faire exactement le même chemin, dans cette direction j'ai l'impression de redécouvrir la rue. Tant mieux, rien de répétitif !

Alban semble enchanté à ma mention de notre future expédition à l'Epave. Il dit même qu'il ira se renseigner pour louer du matos à la PC. Puis, il dévie sur les Pokémon capables d'utiliser Plongée. Je aussi démunie que lui dans cette situation. Autant Phy adore jouer avec l'eau, autant si je lui plonge la tête dedans, elle risque de ne pas apprécier. Je ne parle même pas de mes deux autres compagnons qui n'en raffole pas. La discussion dérive alors sur les prochaines SC de l'école. J’acquiesce, oui, une fois par mois, environ, ça dépend surtout du corps enseignant. Il y en a souvent moins. Depuis mon arrivée je n'ai pu capturer que Vivaldy.  Je lui fais “non” de la tête lorsqu’il me demande si je sais quand et où est prévue la prochaine. Il me demande alors quel Pokémon je rêverai d'avoir dans mon équipe. Je réfléchis. Je n'en ai pas la moindre idée, je n'ai pas d'affinité particulière avec un certain type, comme lui avec les Vol ou bien n'importe quelle Spé Type. Je passe en revue un bon nombre de Pokémon qu'on élevé mes parents sans trouver mon bonheur. Je vérifie aussi dans mes connaissances. Non, décidément, je préfère de loin les surprises.

« _ Je ne sais pas… à vrai dire, je n'ai pas d'attente particulière. Je préfère me laisser surprendre par mes rencontres lors des Sorties Captures. Pareil pour les œufs. »

Je jette un coup d’œil par dessus mon épaule. Mon dernier œuf est bien au chaud à l'intérieur. Cet œuf trouvé alors que Phy cherchait à me perdre dans un dédale de caverne. L'étau de la Terreur se resserre contre mon ventre. Il ne faut pas que j'y pense plus. Je papillonne quelques instants des yeux et me concentre à nouveau sur Alban.

« _ Et toi … ? Tu comptes agrandir ton équipe Vol ? »

L'affinité du Voltali avec ce type n'est un secret pour personne. Je suis vraiment heureux qu'il est retrouvé pied après son accident. Il a vraiment changé depuis que je l'ai rencontré. Il me paraissait tellement incertain, aujourd'hui, il va de l'avant, se concentre sur une chose après l'autre et y parvient à tout les coups. Je lui souris. Tu as bien changé Alban. Peut-on dire la même chose que moi ? Peut-être… j'ai beaucoup moins peur de faire fuir les Pokémon et j'ai l'impression que, du coup, ils me fuient moins. Comme quoi, peut-être suffisait-il de briser ce cercle vicieux.

Le chemin du retour me paraît beaucoup plus court qu'à l'allée. Je commence à me cailler les pieds, ils sont frigorifiés par la fraîcheur de cette fin d'après-midi. Un frisson me parcours tout entier, nous parvenons en vue de l'Académie. Je trouve toujours cette entrée assez impressionnante. Cet immense portail en fer forgé, si je venais ici pour la première fois, ça me ferrait presque peur. Mais non, la Pokémon Community est ma nouvelle maison et ça me fait un grand bien de voir les grands arbres du parc se dresser fièrement. Je prends une inspiration. Il est temps de quitter, du moins, momentanément, mon meilleur ami. C'est comme laisser une partie de soi derrière. Mais bon, on peut dire que cette journée nous a … rapproché. Dans tout les sens du terme. Nous marchons encore quelques mètres. Le sentier menant vers le sud se détache dans la forêt. Je dois partir par là-bas pour rejoindre mon dortoir. Parfois, je me demande pourquoi nous ne sommes pas dans le même. Je rêverai de partager mon chalet avec lui ! Mais bon, peut-être est-ce mieux ainsi, il est, certes, mon meilleur ami, mais mes compagnons de dortoir sont aussi extra ! Je lui proposerai bien de passer voir nos nouveaux locaux mais je lis dans son regard une certaine fatigue. C'est pas grave, une prochaine fois. Je prends une large inspiration pour briser le silence.

« _ Eh bien… je dois partir par là. » Je sais qu'il le sait. C'était juste histoire de dire. Je cherche mes mots. Roh et puis… merde ! « Merci Alban pour cette journée. C'était vraiment… vraiment... » je cherche désespérément un mot qui ne me vient pas, ou alors, justement, beaucoup trop de mots se bousculent à l'entrée de ma bouche. Je le sers alors dans mes bras, frappant affectueusement son dos. « Merci... » Je m'écarte de lui, le sourire rayonnant aux lèvres, toujours mes mains sur ses épaules. Cette fois-ci je le lâche, nouveau sourire. Allez, tout ceci va prendre des proportions énormes si tu ne t'en vas pas maintenant Aaron !

« _ Allez ! A la prochaine ! On se tiens au courant via Ipok ! » Petit clin d’œil, bah ouais ! J'ai pas oublié sa boulette de ce matin. Je ne peux m'empêcher de sourire d'autant plus en commençant à reculer vers ma route. Dans un dernier signe de main je me retourne pour prendre la direction du dortoir Phyllali. Cette journée était vraiment… hors des normes.
Aaron S. Mightley



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Ils faisaient réellement n’importe quoi. Entre les essayages stupides d’Aaron et le chapeau d’Alban, on pouvait dire qu’ils attiraient les regards ces deux-là. Pas forcément dans le bon sens du terme, mais le châtain n’en avait à peu près rien à faire. Ils s’amusaient, et du moment qu’ils respectaient les autres clients et rangeaient tout ensuite, il ne voyait pas où pouvait être le problème. Bon certes, il ne devrait peut-être pas s’esclaffer ainsi - quoique, connaissant Alban, même un fou rire restait assez discret -, mais tout de même ! Ils passaient une superbe après-midi tous les deux, toutes les tensions complètement écartées. Lorsqu’Aaron sortit avec son manteau blanc à plumes, ses lunettes et son béret, Alban s’étrangla de rire tant il lui faisait penser à un personnage de manga que sa petite sœur lisait. Bon d’accord c’était des plumes roses à la base, mais sur des pages en noir et blanc, il n’y avait presque pas de différence !  Mistral sembla d’ailleurs très intrigué par ce manteau qui donnait à Aaron des allures de… ben de Tylton, un peu, au final. Il cessa de picorer la plume frontale de Phy - pas sûr que se faire à moitié manger par un autre oiseau la bottait plus que ça de toute manière - et sifflota quelques notes à l’attention d’Aaron. Comme ces sifflements d’hommes peu distingués envers une jolie fille dans la rue. Mais où avait-il appris à faire ça ? Les gens se tournèrent de nouveau vers lui, et Alban rougit en pensant qu’ils devaient imaginer que c’était lui qui venait de faire ça. Attrapant Mistral, il le fourra dans son chapeau pour le faire taire. Mais la petite boule de ouate était bien décidée à montrer son admiration envers Aaron le manteau, et elle sifflota de nouveau ces quelques notes. La grosse honte ! Souhaitant en jouer cependant, Alban tenta de rester digne et fier. Une tâche pas si évidente quand on avait un chapeau rayé noir et blanc, et qu’on venait de dénicher une paire de lunettes de soleil et un foulard distingué en soie. Voilà qu’il se la jouait mondaine, maintenant ? Attendez… mais pourquoi se déguisait-il en fille, de toute façon ?

Il retrouva cependant son sérieux quand le rouquin lui montra une tenue plus classique et moins délirante. Il reposa ses lunettes sur le côté, rangea le foulard de soie sur son portant et montra son approbation quant à ce dernier ensemble. Sûr qu’Aaron était incroyablement classe là-dedans ! Un instant, le Voltali fut tenté d’essayer la même chose, mais il semblait qu’il était plus fait pour la cravate que pour le nœud papillon. Oh et puis de toute façon il n’avait pas particulièrement le temps, l’argent, ni le besoin de s’acheter de nouvelles tenues. Dans quelles circonstances aurait-il pu mettre tout ça ? Il se demanda d’ailleurs si Aaron avait fait ses emplettes dans un but particulier. Avait-il la nécessité de s’habiller de cette façon prochainement ? Alban ne posa pas plus de questions et lorsqu’ils passèrent en caisse après avoir tout rangé - mal rangé visiblement vu qu’on repassait derrière eux -, son regard se perdit dans le portant des bijoux. Le tintement de la caisse enregistreuse et l’au revoir de la vendeuse le firent revenir sur terre, et il aida  Aaron à remballer toutes ses affaires. Une fois au dehors, ils s’organisèrent pour que chacun porte un peu quelque chose. Vivaldy fut mise à contribution, tandis que Phy retournait voir son équipe. De son côté, Alban ne put pas vraiment donner de choses à porter à ses propres Pokémon mais pris le maximum d’affaire qu’il porta avec milles précautions. Lorsque la petite Natu croqua le bout du nez de son dresseur, Alban eu un petit rire et se moqua du Phyllali. Avec un bec de cette taille, ça ne devait pas faire vraiment mal, à moins qu’Aaron soit particulièrement douillet.

- T’as le nez un peu rouge, commenta-t-il en ricanant tandis qu’ils prenaient le chemin du retour.

Ses yeux colorés se perdirent une nouvelle fois le long de la ruelle. Il y avait des marchands ambulants, des boutiques plus chics, des friperies, des ateliers d’artisans et même des pâtisseries qui diffusaient dans l’air de douces odeurs. Alban était un peu déçu de ne pas avoir pu visiter plus que ça la ruelle, mais il ne regrettait pas cette journée dans son entièreté. Même le passage un peu tendu avec Aaron avait permis de renforcer encore leur amitié. Se promettant de revenir dès qu’il en aurait l’occasion, Alban marcha à la suite de son ami, le cœur plus léger. Ils abordèrent pas mal de sujets divers et variés. Avec le Phyllali, Alban avait toujours de quoi parler ; ce n’était pas forcément toujours les sujets les plus intelligents ou quoi, mais il appréciait lui parler de tout et de rien. Ils parlèrent donc de la prochaine Sortie Capture, et Aaron resta évasif. Sûr qu’à voir son équipe, il n’y avait pas de logique particulière, contrairement à celles des Spé Types. Quoique, dans celle d’Alban non plus il n’y avait pas de réel fil conducteur. Disons qu’il avait pris ce qui venait aux instants t.

- Je ne sais pas encore, je suppose que je vais faire comme toi et me laisser surprendre. Pour le moment j’ai déjà Zéph’ et Mistral donc je n’ai pas besoin d’autres Pokémon Vol. Sans Volière, ça finirait par devenir très difficile dans notre dortoir… Mais j’aimerais bien un Pokémon aquatique dans l’immédiat. Quant au reste, on verra bien.

Il eut un petit sourire. Il aimait les Pokémon Vol, certes, mais il en avait déjà deux. Pas la peine de vraiment en entraîner d’autres, surtout dans l’immédiat. L’expression prise de bec prendrait tout son sens s’il commençait à entasser les oiseaux dans sa chambrée. Malheureusement, les perchoirs étaient très limités et même si pour le moment Zéphyr était le seul à en profiter, Alban ne doutait pas que Mistral allait bientôt vouloir lui piquer la place. En continuant de bavarder, ils se dirigèrent donc vers l’académie. Elle n’était pas particulièrement proche du Village Portuaire de Lansat, mais le trajet parut durer un battement de paupières. Avant même qu’il n’ait pu s’en apercevoir, ils venaient de traverser de nouveau le grand portail de l’école. Alban leva ses yeux le long des pics sombres qui bordaient la construction. Il se demandait s’il finirait par se sentir comme chez lui bientôt… Les Voltali faisaient tout pour bien les accueillir, mais il fallait avouer que Cobaba lui manquait déjà un peu. De même que Cimetronelle…

Aux abords du dortoir Phyllali, Aaron s’arrêta et lui fit comprendre qu’il était temps qu’ils se quittent. Avec un sourire, Alban remercia silencieusement son camarade.

- Merci à toi de m’avoir fait découvrir Lansat… J’espère qu’on aura encore le temps de se voir avec les cours… En tout cas, moi je suis toujours disponible pour toi.

Il lui adressa un nouveau sourire. Aaron était sa priorité à Lansat, juste après les cours et ses obligations. Sûr qu’il parviendrait à dégager assez de temps pour le voir. Et puis de toute façon, il y avait bien le réfectoire, les pauses déjeuner, les pauses tout court où ils pourraient se retrouver, n’est-ce pas ? Sans parler de cette expédition qui allait arriver dans quelques jours à peine…

- Rentre bien Aaron, on se revoit à l’Expédition. Ou même avant.

Il le salua d’un geste de la main, puis, une fois que la chevelure rousse disparut derrière un arbre, le châtain regagna son propre dortoir. Auster, Mistral et Zéphyr étaient particulièrement calmes, profitant des derniers instants de la journée. Bientôt, leur tranquillité allait disparaître au profit des cours. Mais Alban avait soif d’apprendre, et il avait hâte de pouvoir découvrir ses professeurs, ses enseignements, et également, l’île entière… Sur le chemin, il s’arrêta devant un buisson haut et avisa la présence de quelques baies qui brillaient sous le soleil de fin de journée.

- Auster, utilise Coupe, ordonna-t-il à son Noctali, qui escalada le tronc grâce à ses griffes puis taillada les branches pour en faire tomber les fruits les plus bas.

Alban regarda sa prise, ramassa les baies intactes et les glissa dans son sac. Ce soir, il aurait encore beaucoup à faire. Mais pour le moment, il pouvait profiter d’une dernière promenade avant le dîner. Dans son nouveau campus, et sa nouvelle maison.

HRP : Utilisation #2 de la CS Coupe
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