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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Alban Abernaty
http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3557-alban-abernaty-le-ciel-se-nourrit-d-ailes
http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3559-alban-abernaty-voltali
Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2487
Hoenn
17 ans
70
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pokemon
Hoenn
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Le charme ravageur allait de pair avec le plumage tapageur. Ses cheveux d’un rouge carmin criard se balançaient tandis qu’il tournait la tête, un sourire taquin sur les lèvres. Les filles retenaient leur souffle quand il les regardait avec ses yeux perçants. Les garçons, eux, le trouvaient pitoyable. Sauf les Noctali évidemment. Les Noctali étaient en admiration devant ce stupide bellâtre ; ce n’était certainement pas parmi leurs rangs qu’on allait imiter une nausée foudroyante. Pour sa part, Alban ne supportait juste pas l’attitude de diva de son enseignant. Certes, il faisait partie du dortoir des Voltali et aurait normalement dû être habitué aux extravagances comportementales. Après tout, quand on vivait dans le même bâtiment qu’Andreas Hearnett, votre seuil de tolérance était forcément biaisé. Mais tout de même… La chemise légèrement déboutonnée du TopDresseur de légende et ses mimiques de dragueur invétéré avaient juste don de l’énerver. Il ne savait même pas si c’était de l’agacement ou - il fallait l’avouer - un brin de jalousie. Peut-être un peu des deux. Ace Stupide Creed et lui étaient diamétralement opposés. Alban était un sportif, une célébrité déchue qui était tombée dans l’oubli aussi rapidement qu’il avait chuté du dos de sa monture Cirrus. Il avait toujours tout fait pour être au sommet de son art. Aussi avait-il beaucoup négligé les combats Pokémon. Tandis que Creed, eh bien… Il avait écumé toutes les Ligues de toutes les Régions, et s’était retiré alors qu’il était au plus haut de sa réputation. On ne l’avait pas forcé à se faire oublier, lui. Et il était toujours capable de faire ses stupides combats Pokémon. Après tout, ce n’était pas un sportif ; même s’il se blessait, du moment qu’il avait ses Pokémon, il pourrait toujours faire quelque chose de sa stupide vie.

Les yeux du châtain virèrent au gris anthracite. Accoudé sur son bureau, il écoutait à peine les conseils stratégiques de l’enseignant sur les attaques de support. Il s’ennuyait énormément. Pourquoi devait-il encore suivre ces cours stériles ? Il n’avait pas envie de se battre. Il était incroyablement pacifique comme garçon, eh ! Envoyer ses amis se faire casser la figure à coup d’attaques Tonnerre, très peu pour lui. Pourquoi ces duels semblaient tant intéresser les autres ? Il balaya la salle du regard. En dehors de lui, beaucoup d’élèves écoutaient avec attention, comme si leur vie en dépendait. Il soupira d’un air entendu. Les combats Pokémon, c’était dangereux. Où pouvait être le plaisir ou l’excitation ? Il referma doucement son cahier de notes. D’un côté, les courses étaient également dangereuses. Quand on débutait, les chutes n’étaient pas rares et il arrivait souvent que les Pokémon n’en sortent pas indemne. Après tout, c’était comme lorsqu’on commençait le roller. Il fallait forcément tomber une première fois pour se relever, n’est-ce pas ? A un stade intermédiaire, les chutes étaient presque inexistantes. Ce n’était qu’en augmentant encore le niveau que celles-ci revenaient. Plus rares qu’au départ évidemment, mais plus spectaculaires et plus… mortelles. Alban était un exemple parfait de ce cas de figure. Pourtant, pour lui, c’était différent. Différent car s’ils faisaient attention, ils ne se blessaient pas. Ce n’était pas pareil que de jeter des pierres sur un autre Pokémon, n’est-ce pas ? Il comprenait bien que dans certaines situations, cela devenait indispensable. Mais tout de même…

Rêveur, il ne vit pas qu’Ace s’approchait de lui avec un regard mauvais. Il n’était pas forcément apprécié de l’enseignant. C’était un Voltali. C’était un Pokéathlète. Il était nul en combats Pokémon. Et pire que tout, il semblait s’en désintéresser totalement. Le combo gagnant, donc.

- Encore à rêvasser, Abernaty ? l’interpela le professeur en tapotant impatiemment sur son bureau en bois.

Alban releva la tête et ses yeux devinrent bleu sombre. Qu’est-ce qu’on lui voulait, encore une fois ? Son visage d’ordinaire impassible pu difficilement camoufler son agacement. Ben oui il n’écoutait pas, ne lui en déplaise. Mais il n’était clairement pas le seul. Pourquoi cet acharnement ?

- Oh, pauvre Alban… murmura une fille à sa camarade, deux paillasses derrière.

Il sentait que les deux filles qu’il ne connaissait pas s’apitoyaient sur son sort. Une veine palpita sur les tempes d’Ace. Ah… Ça aussi, c’était une des raisons supplémentaires pour laquelle il s’acharnait sur lui.

- Ce n’est pas avec votre pitoyable niveau que vous pouvez vous permettre de ne pas écouter mes cours, Abernaty. Dois-je vous rappeler votre note lors du dernier cours pratique ?

Alban soutint son regard et retint la réplique qui lui brûlait les lèvres. Oui. Zéro pointé. Il en était conscient. Mais il défiait Ace de tenir plus de trois secondes avec un Goélise contre un Raichu. Il ne cilla même pas, et ne fut sauvé que par la cloche qui venait de tinter joyeusement. Fin de la journée. Fin de la séance de torture. Ace sembla se rendre compte de la petite étincelle de contentement qui venait de s’allumer dans le regard du châtain, car il lui cracha une dernière réplique avant d’aller remballer ses affaires.

- Ce n’est pas avec ce genre d’attitude que vous parviendrez à décrocher une mission de TopDresseur.

Ok c’est bien coco, merci pour ta participation. Sans lui prêter plus d’attention, Alban rangea ses affaires dans son sac et se dépêcha de filer pour retrouver son dortoir après une fin de semaine épuisante.

Sur le chemin, il esquiva les deux filles qui s’étaient apitoyées sur son sort et vit leur air déçu. Bon. Peut-être aurait-il dû rester pour leur parler un petit peu. Mais il n’en avait pas le temps. Septembre avait filé à vive allure, et il n’avait même pas visité la moitié des choses qu’il voulait visiter. Certes, le village Portuaire de Lansat n’avait plus aucun secret pour lui. Il connaissait les moindres recoins du Musée, de la Rue Commerçante, et avait même passé une longue journée à l’Aquarium pour s’apaiser l’esprit. Pourtant, quand on parlait de son propre campus, c’était déjà un peu moins glorieux. Il avait certes farfouillé les Ruines avec Maxine Arago il y a quelques temps de ça. S’était promené un peu dans les bois en compagnie d’Opale et d’Eryn pour y cueillir des baies. Mais en dehors ? Il n’avait toujours pas de Pokémon aquatique pour visiter l’Epave. Il ne s’était promené que très peu aux abords de la plage de sable, qui n’était pourtant pas bien loin de son dortoir. Quant au Lac Corail… Ce lieu le fascinait depuis son arrivée sur Lansat, mais il préférait garder sa découverte pour un jour où il aurait vraiment le temps. Et malheureusement, en un mois, il n’avait pas encore pu libérer assez de créneau pour explorer le lac aux reflets violets…

Enjambant une barrière, Zéphyr et Mistral sur ses épaules, Auster gambadant derrière lui, Alban sentit avec contentement le vent frais lui fouetter le visage. L’Automne commençait à parer les arbres de couleurs chaleureuses. Des fragrances de noisette et de châtaigne embaumaient l’air, tandis que les feuilles se mouraient, tombant avec élégance comme si elles voulaient que leurs derniers instants soient mémorables. Alban appréciait cette saison ; probablement une de ses préférées. Il était impatient d’explorer ce week-end le Lac Corail. Qu’elle ambiance se dégagerait de l’eau violette et rose si celle-ci venait à être perturbée par une couche de feuilles orangées ? Le contraste serait-il aussi magnifique que complexe ? Un sourire aux lèvres, Alban tourna dans un couloir pour sortir du bâtiment. Son buste était déjà bien avancé dans sa course quand il sentit un bras lui enserrer le torse pour le retenir.

Surpris, il sursauta et tourna la tête vers la personne qui venait de l’attraper quand un écran de confettis lui masqua la vue. Des millions de petits cercles de paillettes se déversèrent sur son visage et ses cheveux. Zéphyr piailla d’affolement et cacha sa tête derrière son aile tandis que Mistral se secouait dans tous les sens. Auster aboya et montra les dents, tandis qu’Andreas Hearnett apparaissait dans une explosion de fumée rose.

- Albaaaaaaann mon chou ! le salua-t-il en sortant une rose des tréfonds de son manteau d’exhibitionniste.

Il la glissa derrière ses cheveux et le châtain dû se retenir pour ne pas la jeter par terre et la piétiner sauvagement. Semblant reconnaître le référent de son dresseur, Auster cessa de grogner et se positionna majestueusement sur ses quatre pattes, avec une moue poliment interrogative. Alban toussota et se secoua pour faire tomber les confettis par terre. Il eut une pensée furtive pour la pauvre personne qui allait devoir ramasser tout ça, mais il se recentra sur son cas lorsqu’une main vernie - VERNIE – se posa sur son épaule, comme une serre d’oiseau de proie. Une étincelle brilla dans le regard d’Andreas. Autant dire que cela n’augurait rien de bon.

- Alban… On m’a souvent fait tes éloges. Oh ! Des notes excellentes d’après cette chère Hortense. Le meilleur élève, le meilleur élève ! Quelle joie qu’un élément pareil ai rejoint les rangs des Voltali, ooooh. Du coup, je me disais « Oh Andreas ! Comment faire pour tirer avantage de cette perle rare qui vient de s’échouer sur ton rivage ? ». Et je me suis regardé dans le miroir - j’adore ça, c’est siii libérateur, tu sais ? -. « Ooooh mais voyons Andreas, pourquoi ne pas s’en servir pour HUMILIER ton plus grand rival, cette espèce de tache disgracieuse sur tes somptueux souliers ? ». Et là… ILLUMINATION ! Alors j’ai vite couru pour arracher une mission de TopDresseur pour toi. Je l’ai réservée et AH !

Il fit un geste de la main et sortit une feuille de route. Puis, se rendant compte de son erreur, il appuya sur un petit bouton de sa manchette et un nuage de fumée violette s’éleva. L’odeur âcre fit tousser Alban et ses deux Pokémon Vol. Pourquoi devait-il toujours se mettre dans de pareilles situations ?

- Bref, voilà donc l’intitulé de mission. Je compte évidemment sur toi pour faire du travail impeccable, comme toujours. Je suis sûr que l’élève qui t’accompagnera aura été dépêché par ce… ce… goujat de Creed ! - il tapa fort dans ses mains comme s’il essayait d’écraser Ace version moustique entre ses paumes parfaitement hydratées -. Tu as intérêt à être le meilleur ! Je compte sur toi mon chou !

- Mais… Professeur Hearnett, je-… commença-t-il avant d’être coupé par le Fa majeur retentissant d’Andreas.

Et voilà qu’il faisait ses vocalises ! Impuissant, Alban le regarda partir dans un numéro de ballerine, et il soupira en constatant que la mission était prévue pour le lendemain. Pas de week-end. Pas de Lac Corail. Et en prime, une mission pour TopDresseur… La tuile. Auster le regarda avec inquiétude.

- Bon eh bien les amis, je suppose qu’on va devoir s’y coller…
soupira-t-il
‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗

Le lendemain, Alban se leva aux aurores pour se diriger jusqu’à son point de rendez-vous. La mission devait avoir lieu sur les côtes de l’île Lansat. Un certain Miyagi Tajiri devait les accueillir, l’autre élève et lui, pour les prendre sous son aile. De ce qu’il avait lu sur l’ordre de mission, il allait devoir être formé pour le combat double car les anciens élèves de Miyagi étaient revenus pour le défier. Ils passeraient donc le week-end à bénéficier de son apprentissage, et affronteraient le duo d’ingrats le lundi. Ah… Et en plus, il allait même manquer les cours ! La tuile. De mauvaise humeur, Alban pris le bus pour ne pas avoir à marcher jusqu’à la bâtisse de Miyagi. Le trajet se déroula sans encombre. Auster était toujours aussi calme qu’à son ordinaire, tandis que Mistral se tenait de façon civilisée, occupé à grignoter des biscuits. Zéphyr était quant à lui paniqué à l’idée de devoir livrer un combat de nouveau. Alban le caressa pour le rassurer. S’ils étaient deux disciples, il n’aurait besoin que d’un Pokémon pour combattre. Auster ferait donc l’affaire, non ? Il ne savait pas vraiment contre qui et contre quoi il allait devoir se battre, mais si Auster pouvait avoir l’avantage, il préférait l’envoyer plutôt que Mistral ou Zéphyr.

Le bus s’arrêta en douceur, et Alban constata qu’il était déjà arrivé à bon port. Il se faufila hors du bus à la suite d’autres personnes, et regarda le plan sur son ordre de mission. Au bout de cinq minutes à peine, il fut devant une vaste demeure délimitée par des barrières en bambou. L’ambiance semblait cosy, un peu comme le jardin de Timothy Forest. Il y avait des arbres et des bambous partout, ainsi qu’une mare de Magicarpe. La bâtisse était faite en bois comme une cabane traditionnelle Japonaise, et une forte odeur de thé s’échappait dans les airs. Wow. Alban avait lu sur son ordre de mission que Miyagi était un ancien maître des arts martiaux, mais il ne s’était pas attendu à ce que sa maison soit aussi… clichée…

Intimidé, il sonna à la cloche et un Shaofouine vint lui ouvrir après quelques secondes. Puis, le Pokémon l’invita à rentrer dans la cour principale où Miyagi Tajiri faisait sa méditation matinale dans un kimono traditionnel de couleur bleue foncée. Un chapeau chinois tressé était vissé sur son crâne, et il avait le look parfait du maître d’arts martiaux. Une peau parcheminée, une barbe longue blanche et soyeuse, et des membres fins mais certainement très puissants. Avec révérence, Alban s’approcha et se présenta.

- Bonjour, je suis Alban Abernaty, de l’académie… J’ai été envoyé pour être votre disciple durant ces deux prochains jours… Vous êtes bien Monsieur Miyagi Tajiri ?

Le vieillard leva ses yeux clos vers lui et aussitôt, Alban sentit une masse s’abattre sur son crâne. Le tranchant de la main de Miyagi lui fit voir trente-six chandelles, et il tituba en arrière en se tenant la tête. Zéphyr hurla, tandis qu’Auster sautait devait son maître pour le défendre, le corps tendu. Le Shaofouine de Miyagi vint immédiatement se placer devant lui en levant les bras dans une pause d’art martial. Qu’est-ce qui se passait ?!

- C’est Maître Miyagi, misérable élève indiscipliné !

Alban se massa le crâne sans savoir quoi faire. Son instinct lui disait cependant de ne pas froisser le vieillard.

- Je heu… désol- commença-t-il avant qu’une main ne s’abatte de nouveau violemment sur son crâne.
- JE N’AI PAS FINI ! tonna le vieillard avec une voix haut perchée.

Alban resta silencieux et se recula de quelques pas. Ce type était fêlé. Complètement. Ah… Qu’allait donner cette mission ?

Dernière édition par Alban Abernaty le Mar 15 Déc - 17:28, édité 1 fois
Marie R. Uana
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Région d'origine : Almia (?)
Âge : 19 ans
Niveau : 41
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Almia (?)
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Marie R. Uana
est un Topdresseur Ranger
Apprentissage de techniques ancestrales avec balai et serpillère
feat Alban Abernaty


« -Aurais-tu la décence de cesser de m'importuner ?
-Nousse!
-Je ne suis guère d'humeur, Soren. »

Le Grenousse gonfla ses joues. Marie n'était jamais d'humeur. Pour quoi que ce soit.

Déjà qu'avant sa dépression, il était compliqué de l'intéresser à quelque chose... Le Pokémon voyait difficilement comment l'on pouvait faire pire, niveau désintérêt. Il en avait un bel aperçu, maintenant, de ce qu'était le désintérêt. Marie était devenue la définition même de ce mot. Plus rien ne pouvait capter l'étincelle de curiosité qui l'animait, autrefois. Ce n'était certes pas comme si elle avait été la plus grande des fouineuses, mais le moindre questionnement scientifique pouvait la plonger dans une réflexion des plus intenses, à l'époque. Aujourd'hui, elle se fichait de tout. Elle ne cherchait même plus à comprendre pourquoi elle continuait de se lever, chaque jour, pour aller en cours, chaque jour, puis ensuite retourner dans sa chambre, chaque jour, pour se recoucher, et recommencer le lendemain. Ses gestes étaient faits machinalement, et de la manière la plus molle qui soit. Surtout que la plupart d'entre eux lui étaient dictés par Sumia, sa Carmache, qui était devenue le seul être vivant à régulièrement côtoyer Marie.
La Mentali ne sortait même plus ses autres Pokémons. C'était Sumia qui se chargeait de leur faire prendre l'air de temps en temps, prenant bien soin de ne pas faire sortir Sephiran et Sully au même moment. Elle l'avait vite compris, d'ailleurs, que ce n'était pas une bonne idée de laisser une Séviper en compagnie d'un Mangriff, et vice-versa.

Mais ce matin là, Soren était sorti de lui-même de sa sphère de capture. Il en avait plus qu'assez de l'état de sa dresseuse. Il voulait retrouver l'ancienne Marie, celle qui le forçait à s'entraîner trois heures par jour, celle qui trouvait toujours quelque chose à redire à ses faits et gestes, celle qui planifiait ses journées à la seconde prêt pour rentabiliser le maximum de temps dont elle disposait... Certes, ce n'était pas vraiment la meilleure des choses qu'il attendait, mais au moins, son ancienne dresseuse faisait quelques choses de ses journées. Elle ne se contentait pas de se morfondre dans un coin de sa chambre, toutes lumières éteintes, roulée en boule, avec la mélodie d'une boîte à musique qui tournait en boucle en permanence. Sumia avait de plus en plus de mal à la supporter d'ailleurs, cette musique.  Elle prévoyait déjà de se débarrasser de cette boîte en douce. La patience de la Carmache avait des limites, tout de même. Et puis... Vous avez déjà essayé d'écouter la musique de Lavanville plus de cinq heures d'affilée ?

Mais là n'était pas le sujet.

Soren bondit du bureau d'où il tentait de capter l'attention de Marie. Cette dernière, en position fœtale dans un coin de son lit, avait une allure toujours aussi négligée depuis le début de sa dépression. Ses cheveux étaient encore en bataille. Ils avaient bien poussé en deux mois, mais Marie n'en prenait plus aucun soin. Elle portait toujours sa tenue habituelle, complètement froissée, et son lit était défait.

La Mentali ne regardait même pas son Grenousse progresser dans la chambre, qu'elle partageait depuis quelques temps avec une autre fille, une certaine Hanaë. Elle avait un style vraiment particulier, et dans ses beaux jours, Marie aurait trouvé plus d'une chose à lui reprocher. Mais elle n'en avait plus la force, désormais. Soren finit par atteindre la porte, et bondit jusqu'à la poignée pour l'ouvrir de manière très maladroite. Le geste capta l'attention de Marie qui releva la tête en direction du starter, ayant tout juste le temps de le voir quitter la pièce. Lâchant un soupir d'exaspération, elle se leva, et passa à son tour la porte, cherchant son Grenousse des yeux. Elle le vit progresser dans les couloirs du dortoir Mentali, et tenta de l'interpeller.

« -Soren, reviens ici immédiatement. »

Cela eût pour effet de faire accélérer le Pokémon Eau, qui tourna à l'angle d'un couloir, et qui disparut aussitôt du champ de vision de Marie. La jeune fille pesta intérieurement, avant de retourner mollement à l'intérieur de sa chambre. Son starter pouvait bien faire ce qu'il voulait de toute façon, elle n'en avait plus rien à faire. S'il voulait s'en aller, qu'il parte. Elle ne retenait personne.

Elle franchit le seuil, et se tourna pour fermer la porte. Néanmoins, un bruit de chute proche, suivi d'un juron, probablement audible dans tout le dortoir, l'arrêta en plein milieu de son geste. Marie craignait déjà le pire, à ce moment là. Elle sortit donc une nouvelle fois, et rejoignit le couloir dans lequel Soren s'était enfoncé, d'une démarche nonchalante. Ce qu'elle y vit ? Un Ace très remonté, prêt à manger des cuisses de grenouille pour le repas de midi.

« -Putain de Grenousse de mes deux.... »

Il y avait une flaque d'eau, au sol, et le référent Noctali avait visiblement glissé dessus. Soren, qui se tenait non loin, alla se planter juste devant Marie, la tête haute, tandis que sa dresseuse le fusillait du regard. Il l'avait fait exprès ? Il avait fait exprès de faire chuter Ace? Qu'espérait-il ? Que sa dresseuse se prenne une punition ? Des heures de cours en plus ? L'obligation de nettoyer tous les portraits qu'Ace avait de lui ? A vrai dire, lui-même ne le savait pas. Mais en voyant l'humain qui exaspérait tant Marie lors de ses heures de classe, Soren pensa qu'il tenait peut-être quelque chose pour faire bouger sa dresseuse. Il avait donc tiré un jet d'eau juste au pied de l'homme, le faisant bêtement glisser. Il était assez ironique de se dire que c'était Marie, qui lui avait enseigné cette technique.

Il allait y avoir de l'action, aujourd'hui.

Après s'être redressé, le fier Topdresseur s'était approché de Marie en deux pas, la surplombant de toute sa hauteur.

« -Tu ne peux pas garder ton Pokémon tranquille ?! Déjà que je n'ai pas que ça à faire, de devoir venir au dortoir Mentali pour jouer les coursiers de Snow... »

La Mentali releva les yeux, pour croiser ceux du professeur. Non, il n'était vraiment pas content. Mais Marie n'en avait rien à faire. Tout ce qu'elle voulait, c'était de pouvoir retourner se cloîtrer dans sa chambre. C'est pourquoi sa seule réaction fut de tourner le dos à l'homme, lui mettant ainsi un vent magistral, puis de se mettre en route en direction de sa chambre.  L'erreur à ne pas faire, en somme. Ace, plus qu'irrité, retint Marie par l'épaule et la força à se retourner, ce qu'elle fit sans opposer trop de résistance.

« -Tu me manques de respect, en plus ?!... Trois heures de colle. C'est tout ce que tu mérites. Et tu vas me faire ça, en plus. »

Ace sortit un papier de sa poche, papier qu'il jeta au visage de Marie. Elle l'attrapa machinalement, et posa les yeux sur ce qu'il y avait d'écrit. C'était... Une mission ? Marie n'en avait jamais fait. Elle croyait que c'était le genre de trucs que les élèves allaient faire d'eux-même, elle ne se doutait pas qu'on puisse lui en imposer une. C'était bien pour ça qu'elle avait tourné le dos au professeur, si elle avait su qu'elle devrait se coltiner une mission, elle aurait probablement fait profil bas. Aaaah, c'est beau, l'insouciance.

« -Des jours que ce vieux croûton me harcèle pour que je lui envoie des élèves. Et comme l'autre tapette d'Andreas veut faire le malin, il y a déjà envoyé quelqu'un de son dortoir. T'as tête me dit vaguement quelque chose, t'es une Topdresseuse toi, non ? Je m'en fout, en fait. Sache juste que si tu foires ta mission, je n'hésiterai pas à te rajouter d'autres heures de colle. »

Sur ces mots doux, Ace passa devant Marie en rouspétant. La Mentali était légèrement déconcertée. Elle allait devoir partir en mission ?... Tout ça à cause de ce starter incapable de tenir en place. D'ailleurs, c'était quoi se sourire de satisfaction, qui se dessinait sur son visage ?...

***

Marie n'était décidément pas d'humeur.

A tel point que l'énervement prenait peu à peu le dessus sur sa lassitude. Cela faisait longtemps, que Marie ne s'était pas énervée. Reprenait-elle du poil de la bête ? Rien n'était moins sûr. Elle avait certes pris le soin de lisser ses cheveux, mais elle arborait toujours les mêmes vêtements.

Elle s'arrêta devant ce qui semblait être le lieu où se déroulerait la mission. Soren avait été tellement impatient de commencer qu'il était parti très tôt de la chambre de Marie, obligeant cette dernière à le suivre à pied. Le Grenousse ne savait pas, qu'en attendant un peu, ils auraient pu prendre un bus qui les y aurait conduis bien plut tôt. Mais au final, la marche convint parfaitement aux deux protagonistes, puisque Soren put se dégourdir les pattes, et Marie pouvait retarder l'échéance du début de mission.

Elle observait désormais les barrières en bambou, hésitante. Elle pourrait très bien rebrousser chemin. Elle se ferait certes remonter les bretelles, mais elle n'était plus à ça près. Et puis, Ace aurait probablement des problèmes, si elle faisait cela. L'idée était très tentante, et Marie songea sérieusement à faire demi-tour, mais une fois de plus, Soren contrecarra ses plans, et passa directement les barrières sans crier garde. De plus en plus exaspérée par le comportement de son starter, Marie s'élança à sa poursuite, avant de ralentir le pas, surprise par le décor dans lequel elle évoluait. Maison à l'architecture typiquement japonaise, des bambous, des arbres et des fleurs partout autour d'elle, une grande étendue d'eau juste à sa gauche. Elle apercevait même un jardin zen, plus loin. L'endroit ressemblait beaucoup à certaines descriptions qui lui furent données de lire dans quelques livres, et l'espace d'un instant, Marie sembla comme intriguée par l'ambiance de ce lieu.

Mais c'était avant que le son d'une engueulade proche ne la ramène à la réalité. Marie tourna la tête en direction de sa source, pensant que son starter avait encore fait parler de lui, mais il n'en était rien. Le Grenousse s'était posé devant l'entrée de la maison, et avait fait un bond en arrière en entendant un homme crier. La Mentali s'approcha de la porte, et ouvrit sans faire tinter la cloche qui se trouvait juste à côté de l'entrée, suivie par Soren, soudainement moins sûr de lui. En quelques pas, elle parvint à rejoindre une cour où se tenait un vieillard, ainsi qu'un jeune garçon, qui devait être à peine plus âgé qu'elle. Le vieil homme, en voyant Marie, se remit à brailler. La jeune fille reconnut aussitôt la voix qui l'avait tirée de ses pensées.

« -QUI VOUS A APPRIS A RENTRER SANS AUTORISATION ?! »

Les jeux vidéos Pokémons, monsieur.
Marie détesta d'office cet homme. C'était probablement lui, le vieux croûton dont parlait Ace. Elle était au moins d'accord sur une chose avec le référent Noctali. Et le jeune homme à côté devait être l'élève envoyé par Andreas. Si elle avait pris le bus, au lieu de faire le trajet à pieds, ils se seraient probablement croisés en chemin.

Ignorant le commentaire du vieillard, Marie fit la révérence d'un air maussade, chose qu'elle n'avait pas faite depuis un moment (la révérence, hein, pas l'air maussade).

« -Marie Rosalina Uana. J'ai été envoyée ici pour être formée à certaines de vos techniques ancestrales.  »


© Mzlle Alice.


Dernière édition par Marie R. Uana le Dim 22 Nov - 13:42, édité 1 fois



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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Alban Abernaty
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La situation aurait pu être drôle si elle n’avait pas été si dramatique. En face de lui ? Miyagi Tajiri - pardon, « Maître » Miyagi - avec son Shaofouine en position de défense. A ses pieds ? Auster qui avait les pattes tendues, comme prêt à bondir sur son adversaire pour protéger son dresseur. Derrière ? Une jeune fille qui venait d’arriver d’il ne savait où, et qui était en train de se diriger vers eux d’un pas lent, accompagnée de son Grenousse. Alban voulu lui crier que c’était dangereux et qu’il valait mieux qu’elle reste là où elle était - ce qui aurait, admettons-le, été bien plus sage que de venir à l’endroit où deux hommes se battaient en duel *tousse* -. Au lieu de ça, il esquissa un léger mouvement vers sa droite comme s’il avait voulu aller lui porter secours. Mouvement qui fut évidemment capté par le maître des arts martiaux, qui bondit habilement vers lui et lui coinça le doigt entre… des baguettes de table. Ah ouais d’accord. Sentant un pincement désagréable se diffuser dans ses doigts puis sa main, le châtain essaya de récupérer cette dernière tandis que le vieux sage - pas sage DU TOUT. D’où venait ce cliché comme quoi les maîtres d’arts martiaux étaient forcément l’incarnation même de la sagesse ? - le neutralisait. Terrassé par un vioque avec une paire de baguette. Pour l’honneur, on repassera. Sa fierté trainée dans la boue et la poussière, Alban releva la tête pile au moment où le vieux croûton se mettait à beugler sur la nouvelle arrivante. Ah. Bien heureusement qu’il avait pensé à sonner avant d’entrer, vu ce qu’elle se prenait dans la figure. Même si sachant que Miyagi n’était pas venu lui ouvrir lui-même, son intrusion était à peu de chose près assez similaire à celle de la jeune fille.

En parlant de la demoiselle, Alban s’attarda un instant sur son visage. Il lui semblait vaguement l’avoir déjà croisée une fois, mais il était incapable de se souvenir où. Quoi qu’il en soit, sachant que c’était une élève tout comme lui, il l’avait vue soit à Cobaba, soit sur Lansat au détour d’un couloir. Pourtant, le visage maussade et les cheveux d’un blanc neige ne l’avaient pas marqué. Alban n’était pas le garçon le plus expressif du monde. Et pourtant, cette fille avait le visage encore plus morne que lui. S’ils étaient aussi enthousiastes et bavards l’un que l’autre, la mission risquait d’être un peu compliquée. Les doigts toujours pincés par les baguettes de Miyagi - Alban pria secrètement pour que celles-ci soient propres et n’aient pas servi à son dernier déjeuner – le châtain vit la fille faire une révérence et se présenter. Plusieurs choses le choquèrent alors. D’une, qui à cette époque se présentait encore en faisant des révérences et en employant un ton si pompeux ? De deux, quels parents étaient assez fêlés pour donner à leur enfant un nom qui sonnait comme Marie R. Uana ? Et enfin, comment se faisait-il que cette fille si déprimée ait exactement la même voix que sa petite sœur Arya ?

Alban la fixa un long moment sans en croire ses yeux. C’était fou à quel point les voix de ces deux-là étaient identiques. Pourtant, Arya était plutôt du genre chahuteuse, toujours enthousiaste, toujours à se plaindre avec des soupirs à fendre le cœur tandis qu’elle racontait ses ragots du primaire. Mais Marie ? Absolument rien à voir. Et pourtant, les timbres étaient si semblables. Etrangement, Alban se sentit un peu mal d’entendre la voix de sa petite sœur. Comme si, depuis qu’il avait quitté Cimetronelle, on venait brusquement de lui balancer de la nostalgie à la figure. Il aurait même pu oublier la douleur dans son doigt, si Papy Jackie Chan n’était pas en train d’appuyer continuellement dessus avec ses baguettes, s’imaginant sûrement que « doigt frétillant allait échapper à vigilance du singe malin ». Ou un truc du genre. Bref, tout ça pour dire qu’il était sous le choc, et que ça n’avait rien à voir avec les coups du plat de la main que Miyagi lui assénait sur la tête depuis tout à l’heure. Ou pas vraiment, car il sentit une nouvelle fois qu’on essayait de démolir son crâne à coup d’attaques ancestrales.

- JE N’AI PAS FINI ! beugla-t-il à l’adresse de Marie quand elle eut fini sa présentation.

Ah ben c’était le pompon ! C’était elle qui lui coupait la parole - et encore, Alban était persuadé que les deux fois, ce vieux scnock avait fini de parler - et c’était LUI qui se prenait le coup ? Bon certes, il n’avait pas forcément envie que la jeune fille se fasse frapper, mais l’injustice le cloua sur place. Dans un geste souple pour son vieil âge, Maître Miyagi retira ses baguettes et trottina vers Marie. Le Shaofouine derrière lui suivait ses moindres gestes, mais il était à présent droit comme un I, n’estimant probablement plus qu’Auster était une menace. Ce dernier restait d’ailleurs près de son dresseur, docile. L’ordre d’attaquer n’ayant pas été prononcé, il avait pris sur lui pour ne faire aucun mouvement. Pas la peine d'aggraver la situation.

Dans un bruissement d’aile, Zéphyr et Mistral, qui s’étaient enfuis quand leur dresseur s’était fait frapper, revinrent se poser à leur place habituelle. La menace à présent écartée, ils observaient la scène avec un air poliment intrigué. Miyagi observait Marie sous toutes ses coutures. Puis, après l’avoir analysée, il revint vers Alban. Son œil scrutateur le mis mal à l’aise, mais il n’osa pas bouger de peur de se prendre un autre coup.

- Genou faible, petite stature, bien entretenu mais c’est pas encore ça. Faiblard, conclut-il avant d’aller livrer son diagnostic à Marie.

Puis il les rassembla tous les deux et les fit s’assoir par terre, dans une pose traditionnelle japonaise.

- Bon. Je veux bien accepter de vous prendre comme disciple. Alors je vais vous expliquer. Il y a une semaine de cela, Ping et Pong - deux de mes anciens disciples, de vraies têtes à mandales - sont revenus me défier pour un match double. ME DEFIER. Déshonneur ! Honte sur eux et leurs viles descendances ! Malheureusement, ces deux abrutis ont également imposé que je les affronte avec des disciples, alors qu’ils savaient très bien que je n’en avais plus sous le coude ! Ils ont cru me coincer ces deux malins. Ils ont donc fixés une échéance à ce lundi, espérant que je ne pourrai pas les affronter sans disciples…

Il fit une courte pause tandis que son Shaofouine lui massait les épaules pour les détendre. Alban essaya de ne pas pouffer de rire en entendant les noms de Ping et Pong.

- Et c’est là que vous intervenez ! continua Miyagi. Vous allez devenir mes disciples et les vaincre pour moi. Bon, il y a certainement mieux que deux moustiques comme vous, mais pas le choix ! Vous ferez donc briller mes couleurs ! Tic ! Tac !

Il pointa successivement son doigt sur Marie et Alban. Avec effroi, ce dernier constata donc que le vieux fou allait l’appeler Tac pendant tout le week-end. Et qu’il en serait probablement de même pour Marie. Voilà qu’il avait déjà moins envie de rire pour l’histoire de Ping et Pong. Déglutissant difficilement, il hocha cependant la tête avec révérence lorsqu’il sentit le regard brillant de Miyagi s’attarder sur lui.  

- Mais je pense pouvoir tirer quelque chose de vous.

Il se leva et alla attraper des outils ménagers. Il lança un balai dans les mains d’Alban, et autre chose dans celles de Marie.

- Vous allez me nettoyer et me balayer toute cette cour intérieure, en compagnie d’UN SEUL de vos Pokémon. Et vos Pokémon feront ça sur moitié moins de membres qu’initialement ! Si c’est un deux pattes, il sera à une patte. Si c’est un quatre pattes, il sera sur deux. C’est pas si compliqué que ça, NON ?!

Alban hocha précipitamment la tête et Miyagi parut satisfait. Puis il commença à partir avec son Shaofouine. Comme ça, sans explications supplémentaires. Le châtain se tourna vers Marie, voyant dans ses yeux inexpressifs qu’elle était aussi motivée que lui pour cette tâche là.

- Hm… je pense que je vais utiliser mon Noctali. Et toi ? lui chuchota-t-il, tandis que Miyagi revenait déjà vers eux, en attente du verdict.

- Alors, quels Pokémon ?
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Tiens ? Aurait-elle interrompu le vieil homme ? Marie savait pertinemment, pourtant, qu'il était extrêmement mal poli d'interrompre quelqu'un alors que celui-ci parlait. Mais elle était aussi persuadée qu'il avait bel et bien terminé sa phrase, avant qu'elle ne prenne la parole. Elle n'aurait jamais osé, sinon. Non pas qu'elle tenait à se montrer respectueuse envers ce papy colérique, mais plus par habitude : elle avait énormément de mal à se défaire de l'éducation très stricte de ses ex-deuxièmes-parents-adoptifs. Même s'il fallait avouer qu'elle n'avait pas vraiment essayé... Marie ne se doutait pas que son ton, son comportement, ou sa façon de parler, étaient excessivement dépassés.  Surtout qu'Axel De Mauroy -c'est-à-dire la seule personne qui lui ai été donnée de réellement fréquenter- parlait d'une façon toute aussi noble.

Mais si Marie avait bien interrompu Miyagi au milieu de sa phrase, pourquoi donc celui-ci s'acharnait sur le pauvre élève qui participait à la mission avec elle ? Bien que sa réaction laissa la Mentali perplexe, elle s'en accommoda parfaitement. Même si, à priori, le garçon ne méritait pas de se faire ainsi malmener, elle pourrait repartir de cette mission à peu près indemne.

La torture du pauvre Alban prit cependant fin. Marie s'était redressée lorsqu'elle perçut du coin de l’œil Maître Miygai qui se rapprochait d'elle, suivi de près par son Shaofouine. Ah, son tour venait, finalement ? Non, toujours pas, puisque le senseï s'est immobilisé devant elle. Les yeux plissés, la mine renfrognée, il la scrutait de la tête aux pieds. Marie ne broncha pas, et resta droite comme I, allant même jusqu'à se permettre d'observer, elle aussi, le vieil homme. Il portait un kimono bleu foncé, avec un drôle de motif un peu plus clair, qui devait être la silhouette d'un Pokémon Dragon quelconque. Il avait également un chapeau chinois sur la tête, avec une longue tresse juste derrière. Marie ne sut déterminer s'il s'agissait de ses vrais cheveux, ou si la tresse n'était qu'artificielle, elle déduit néanmoins que le dernier cas était plus probable étant donné qu'il avait une longue barbe blanche.

Marie devait avoir l'air extrêmement concentré, puisque Miyagi s'aperçut que lui aussi, avait le droit d'être analysé. Ce qui lui déplut fortement.

« -OBSERVER QUELQU'UN AVEC AUTANT D'INSISTANCE EST UN MANQUE DE RESPECT ! Tu as vraiment besoin de cours de politesses. »

Il tourna les talons, et alla immédiatement mettre ses paroles en totale opposition avec ses gestes, puisqu'il se mit ensuite à analyser le jeune Voltali, qui n'avait pas dit un seul mot depuis l'arrivée de Marie. Quelques secondes de silence s'écoulèrent, secondes durant lesquelles Marie ne put s'empêcher de se demander comment un maître si colérique pouvait avoir un Shaofouine si doux et élégant. Elle trouvait que le Pokémon dégageait une aura à la fois noble, et apaisante, et se mit à envier Maître Miyagi de posséder un tel spécimen. Peut-être que la sortie prochaine lui permettrait de s'en procurer un ?... Non. Les chances de croiser ce Pokémon doivent être infimes, et si par bonheur, elle arrivait à tomber sur sa pré-évolution, elle devrait l'entraîner et faire toute son éducation pour qu'il atteigne un tel rang de sagesse. Et Marie n'avait absolument pas envie de faire tout cela. Rien que l'idée de devoir se rendre à une sortie capture la répugnait : elle avait hâte de pouvoir à nouveau s'enfermer dans sa chambre, et pouvoir passer le restant de sa scolarité dans la plus grande des tranquillités.

Elle ne remarqua que Miyagi avait cessé son analyse d'Alban que lorsqu'il revenait vers elle, pour lui faire part de son verdict.

« -Jambes et bras corrects, mais épaules, surtout gauche, trop faibles. Corps très mal entretenu depuis plusieurs mois.  »

Marie entrouvrit la bouche, légèrement surprise. Il avait réussi à déterminer cela en un seul coup d’œil ? Cela semblait peu, vu comme ça, mais quelque chose disait à Marie qu'il en avait deviné bien plus que ce qu'il lui avait annoncé. Le fait qu'il précise l'épaule gauche montrait qu'il avait bien deviné que la cicatrice qu'elle arborait était assez récente, et le corps mal entretenu était une allusion directe au fait qu'elle se soit complètement laissée aller depuis son abandon. Avant, elle avait de très bonnes aptitudes physiques, mais l'absence total d’entraînement depuis la fin de l'année dernière devait avoir de lourdes répercussions. Ce papy kung-fu n'avait peut-être pas volé sa réputation.

Lorsqu'il ordonna aux deux adolescents de s'asseoir, Soren s'était planqué derrière Marie, intimidé par le vieil homme. Néanmoins, il prit sur lui, voulant montrer sa bravoure et son courage, et alla se poster fièrement devant sa Dresseuse. Miyagi n'y prêta absolument aucune attention, et commença à expliquer le pourquoi du comment de leur présence ici. Son histoire laissa Marie de marbre, de même que les noms des deux apprentis ayant défié leur ancien maître. Ce qui la fit réagir, néanmoins, ce fut le surnom qui lui fut attribué : elle serait Tic, et son camarade, dont elle ne connaissait toujours pas le nom, serait Tac. Marie arqua un sourcil, n'approuvant absolument pas ce surnom. Mais elle n'avait pas vraiment le choix, visiblement ! Sans même avoir eu le temps de répliquer, Miyagi s'était déjà levé, et avait jeté des outils ménagers à Marie et Alban, avant de dicter la suite du programme aux deux élèves. Marie attrapa ce qu'on lui lança par réflexe, et observa l'objet en question avec une mine sceptique. Elle releva la tête en écoutant Miyagi donner les dernières directives, puis l'observa s'éloigner tranquillement.

La Mentali se tourna alors vers Alban, et lui tendit l'objet que Miyagi lui avait lancé.  

« -Sauriez-vous quel peut donc être l'utilité d'un objet à la forme si insolite ? »

Mais oui, tiens donc ! Alban, explique lui à quoi ça sert, une brosse à chiottes ! C'était que Marie était habituée à ce que le ménage soit fait par des tierces personnes... Elle savait se servir d'un balai ou d'une éponge, bien évidemment, mais dès que la tâche devenait un peu plus technique, la jeune fille était totalement désemparée. Un conseil, ne lui mettez jamais un aspirateur entre les mains.

Ne se focalisant plus sur cet objet ô combien inutile pour nettoyer une cour, et se souvenant des ordres du maître, selon lesquels Marie devait désigner un Pokémon pour les assister, elle se tourna en direction de son starter. C'était lui qui l'avait entraînée ici, qu'il assume donc. Captant son regard, le Grenousse déglutit, avant de se ressaisir. Il se devait d'être digne ! Il prouverait à l'autre humain tout fripé qu'il était un grand Pokémon, courageux et brave ! Marie, moins convaincue, répondit à Alban.

« -Soren, nul doute possible. Le problème étant de déterminer si mon Grenousse est considéré comme étant une créature bipède ou quadrupède. Les amphibiens sont, en règle générale, classés parmi les espèces quadrupèdes, néanmoins, Soren peut évoluer aisément à l'aide de ses seules pattes postérieures. »

Hélas, le Voltali n'eut guère le temps de répondre, puisque, déjà, Maître Miyagi revenait à la charge. Entendant les dernières paroles de Marie, il fronça le peu de sourcil présent sur son arcade sourcilière pléonasme powa, et répondit sur un ton sec.

« -Il marchera sur une seule patte.  »

Soren hocha la tête, assuré. Il pourrait le faire ! Après tout, qu'est-ce qu'on lui demandait ? Il devait nettoyer un jardin à cloche pied ? Aucun problème ! Étant un bon acrobate, et possédant des attaques Eau pouvant s'avérer forts utiles pour le nettoyage, il n'avait rien à craindre ! Il suffira pour lui de jouer à la grenouille unijambiste, au final.

Miyagi dit à Alban que son Noctali devrait marcher sur deux pattes seulement, ce qui laissa Marie perplexe. Comment allait-il s'y pendre ? Il allait se mettre sur ses pattes arrières, ou n'allait marcher que d'un seul côté ? Ou peut-être marcherait-il avec des pattes opposées ? Dans tous les cas, la Mentali pensa qu'il aurait été plus judicieux de faire appel à l'un de ses Pokémons Vols. S'ils volaient sans toucher le sol, il ne serait nullement question de se déplacer à l'aide de seulement la moitié de ses membres. Peut-être était-ce volontaire? Il souhaitait rendre la tâche plus compliquée, parce que cela ferait un meilleur entraînement ? Ou alors, le jeune Tac était en vérité un grand sadique envers ses Pokémons. Voir masochiste, puisque ça serait à lui de subir la colère de Miyagi s'ils échouaient dans leur entraînement.... Quoique, cette mission semblait plus l'ennuyer qu'autre chose. Marie n'écarta néanmoins aucune de ces hypothèses, jugeant qu'elle n'avait pas assez de détails pour cerner le caractère du jeune homme. Surtout qu'elle ne connaissait toujours pas son nom ! Mais Tac conviendrait parfaitement, cela ne sera pas bien compliqué à retenir.

« -Mettons nous au travail au plus vite. »

La Mentali, après avoir rejeté ses cheveux en arrière, balaya la cour du regard. Il y avait déjà quelques feuilles mortes, malgré que l'Automne arrivait à peine, et, plus nombreuses, des pétales des diverses fleures plantées ici et là. Si elle en avait, Marie aurait redressé ses manches, mais comme ce n'était pas le cas, elle se contenta de faire un pas en avant pour débuter cette tâche ingrate. Plus vite elle en aura terminé avec cette mission ridicule, et plus vite elle pourra retourner s'enfermer dans sa chambre. Si elle faisait vite, et que son partenaire se montrait productif, ils auraient terminé dans l'heure.

Mais c'était sans compter sur papy kung-fu.

« -JE N'AI PAS FINI !... Vos Pokémons vont également porter ces bandeaux. Et vous devrez les guider à l'aide de votre seule voix. INTERDICTION formelle de les aider d'une quelconque autre façon.  »

Marie fixa les deux bandeaux que tendaient Miyagi. Elle soupira, et voulut en saisir un, mais, d'un geste souple, le maître attrapa les doigts de Marie à l'aide de sa main de libre, et les tordit pour la forcer à se retourner. La Mentali se retint de lâcher une complainte douloureuse, avant que Miyagi ne relâche son emprise, libérant la jeune fille. Marie recula de quelques pas en se tenant la main, grimaçante, alors qu'un sourire s'afficha sur le visage du vieil homme.

« -... Mais avant, vous devrez venir les chercher. »


© Mzlle Alice.


Dernière édition par Marie R. Uana le Dim 22 Nov - 14:00, édité 1 fois



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Tandis qu’il sentait son crâne chauffer par tant de malmenage de la part du vieux - on pouvait dire ça - sage - c'était déjà moins une certitude -, Alban comprenait de plus en plus que son week-end allait passer du stade de juste « désagréable et ennuyeux » à « complètement insupportable ». L’ancien maître d’arts martiaux était bipolaire, colérique, contradictoire, aussi aimable qu’une porte de prison et, pire que tout : dangereux. Qui était le dieu créateur qui avait eu l’idée saugrenue d’assigner un tel potentiel destructeur à quelqu’un qui était loin d’être assez sage pour l’utiliser ? Et qui en plus, semblait apprécier fortement abattre le tranchant de sa main sur la tête des autres ? Le châtain regarda d’un mauvais œil cette vieille bique s’énerver une nouvelle fois. Apparemment, la dénommée Marie semblait l’avoir regardé d’un peu trop près ; ce qui était le comble de la contradiction, sachant que Migayi lui-même avait fait la même chose avec Alban trente secondes plus tôt. Levant les yeux au ciel, le Voltali ne fit cependant aucun commentaire ; il n’avait pas envie de se mettre en difficulté et de rendre ce séjour encore plus insupportable qu’il ne l’était déjà. Alban n’était pas le genre de chevalier servant qui allait voler au secours de la veuve et de l’orphelin. Même si cette fille lui faisait incroyablement penser à sa petite sœur avec les inflexions si particulières de sa voix. Mais voilà. Marie n’était PAS Arya, et c’était là toute la différence. Car s’il aurait peut-être pu voler au secours de sa sœur et encore, rien n’était moins sûr, Alban n’allait pas faire de même pour cette jeune fille. Après tout, il ne la connaissait même pas ! Et ils étaient bien partis pour ne pas avoir l’occasion de réellement se connaître car Maître Miyagi les fit s’assoir devant lui pour un dernier débriefing.

L’un à côté de l’autre, Marie et Alban écoutaient attentivement Maître Miyagi. Ou, à défaut, faisaient semblant de l’écouter. Car l’un comme l’autre étaient certainement conscients qu’un faux pas leur vaudrait un coup de plat de la main sur le crâne. D’autant plus que le Voltali était certain que si le vieux fou avait la flemme de dégainer ses deux mains pour les houspiller, ce serait certainement lui qui prendrait pour leur équipe. Et après déjà deux agressions, il n’avait pas envie de goûter de nouveau aux caresses du maître d’arts martiaux. Merci pour lui, mais il avait l’impression que son crâne finirait par se fendiller à ce stade. Impassible grâce à son visage toujours inexpressif, Alban tenta de maintenir un port qui pourrait satisfaire à Miyagi. Zéphyr sur son épaule était toujours aussi intimidé et il n’osait même pas se cacher derrière son aile, de peur de faire rager le vieil homme. Mistral était quant à lui tranquille sur l’autre épaule de son dresseur - la tête lui semblait un peu trop risquée - et il claqua du bec à l’adresse de Maître Miyagi pour avoir un biscuit. Une veine apparut sur les tempes de ce dernier, mais il ne fit aucun commentaire. A l’annonce de leurs nouveaux surnoms, Alban eu envie à la fois de rire et de pleurer. Ou de pleurer de rire, il ne savait pas trop. Quoi qu’il en soit, ils se nommeraient Tic et Tac jusqu’à la fin du week-end, ce qui annonçait de joyeuses perspectives. Il n’était pas sûr que Marie et lui soient exactement le genre de personnes à pouvoir se parler en utilisant pareilles appellations. Il fallait les regarder, après tout. Tout aussi stoïque l’un que l’autre, inexpressif pour l’un, dépressive pour l’autre. Sûr qu’ils étaient bien loin des deux joyeux tamias. Par chance, Miyagi n’avait pas opté pour la version anglaise, à savoir Chip and Dale… Hm. Alban s’estima légèrement plus heureux. Tout était relatif, après tout.

Quoi qu’il en soit, il n’était pas recommandé d’énerver plus le vieux maître. Il était déjà assez remonté contre ses anciens Ping et Pong. Alban n’étant pas suicidaire, il garda le silence. Puis, il porta naturellement son choix sur Auster lors de la première épreuve de nettoyage. Aussi futile cette tâche semblait être, Alban préférait utiliser au maximum son Noctali car il était certain de le laisser combattre lors de l’affrontement final Ping et Pong vs Tic et Tac. Après tout, c’était son Pokémon le plus apte aux duels. Il ne pouvait décemment pas envoyer ces pauvres Mistral et Zéphyr après tout, si ? Quoique, en fonction du Pokémon, porter son choix vers un Pokémon Vol était peut-être plus judicieux. Mais vu que de toute façon, le maître ne leur avait toujours pas dit qui ils devraient affronter plus concrètement, ils allaient devoir faire avec les moyens de bord ! Armé de son balai, Alban se tourna vers Marie pour voir ce qu’elle avait reçu, et, qui sait, peut-être de tenter un premier contact. Elle lui donnait l’impression d’être froide et peu bavarde, mais c’était peut-être mieux pour lui lorsqu’elle ne parlait pas. Après tout, entendre la voix de sa sœur avec ce visage, c’était beaucoup trop perturbant…

Le châtain fut donc incroyablement étonné lorsque la demoiselle se tourna vers lui pour lui demander à quoi pouvait servir… une brosse à toilettes. Hm. Alban se demanda où cette fille avait bien pu vivre pour n’avoir jamais vu pareil objet. Puis il avisa la tenue plus qu’incorrecte de l’objet. Non Marie, ce n’était pas par là qu’il fallait… agripper la chose. SURTOUT pas par là. Alban espérait que cette brosse soit neuve et n’ai jamais servi, et surtout PAS pour la chose à laquelle il pensait. Pauvre Marie…

- Heu. Normalement on s’en sert pour récurer des toilettes. Par contre, tu ne devrais pas la tenir par cet endroit-là… Oh ciel.

Il la lui prit des mains et la retourna pour qu’elle s’en saisisse par le manche, au moins. Il espérait que ce geste ne froisserait pas la Mentali. Elle avait l’air assez particulière, d’ailleurs. Ne venait-elle pas de le vouvoyer, alors qu’ils avaient certainement le même âge à très peu de choses près ? Lui ne s’était pas encombré de ce genre de formalités, et il espérait qu’elle se familiariserait un peu plus avec lui assez rapidement. Après tout, entendre du vouvoiement avec la voix de sa sœur, c’était assez… dérangeant. Tic se tourna cependant vers son Grenousse en annonçant qu’elle souhaitait l’utiliser pour cette tâche. Un bon choix, de l’avis d’Alban. D’autant plus si on ne leur fournissait pas de seau et d’eau savonneuse pour laver ! Mais malheureusement, lui ne pouvait pas compter sur Zéphyr pour réaliser pareille tâche. Non seulement Zéphyr n’avait pas besoin d’être entraîné pour ce combat, mais en plus, il aurait bien des difficultés à tenir un balai. Elle lui posa ensuite une question pertinente. Vrai que si son Grenousse pouvait évoluer sur deux pattes, il aurait de grandes facilités à faire le ménage. Mais avant qu’il n’ait pu répondre un mot, Miyagi leur offrit la réponse. Une patte. Bon. Ce n’était pas impossible non plus.

A eux deux, ils parviendraient certainement à fournir le travail demandé. Alban était optimiste, bien que blasé. Echangeant un regard avec Auster, il lui demanda silencieusement si c’était bon pour lui. Le Noctali hocha la tête d’un air fier, bien trop heureux qu’on lui fasse autant confiance. Puis, se levant sur ses pattes arrière, il testa sa stabilité. Pas non plus la façon la plus simple d’évoluer, mais ce ne serait pas impossible. Et puis, il y avait beaucoup d’arbres dans le coin. Il lui suffirait de se reposer quand il aurait du mal à tenir, et de se servir du balai comme d’un appui. Une troisième jambe, si on voulait. Avec un sourire, Alban s’avança en même temps que Marie pour commencer la tâche lorsque Miyagi les retint de son tonitruant « Je n’ai pas fini ! » Quoi encore ? Agacé, Alban resta cependant à distance respectable pour éviter le coup mortel du tranchant de la main qui suivait en général ces quatre mots. Mais ce dernier ne vint pas, car le maître d’arts martiaux avait déjà les mains occupées par deux bandeaux. Ah. Et en plus ils allaient avoir l’air ridicule avec ça. Youpiii…

Marie fut la première à atteindre Miyagi. Avec un soupir, elle tenta de se saisir d’un des rubans mais Miyagi la maîtrisa. Quoi ?? Il eu un rictus espiègle. Pour les avoir, il faudrait venir les chercher. Voilà qui s’annonçait compliqué, vu la vivacité de ce vieux singe !

- Deux Pokémon autorisés, disciples indignes. Un chacun. Aucune aide de votre part outre vos ordres, évidemment. Quant à moi… je n’utiliserai aucun Pokémon, je n’en ai pas besoin !

Alban se crispa. Si c’était comme ça…

- Auster, Jet de Sable, puis enchaîne avec Vive-Attaque ! ordonna-t-il à son Pokémon.

Aussitôt, Auster, se mis à balancer du sable de la cours en direction de Miyagi. Vif comme l’éclair, ce dernier évita facilement l’assaut. Profitant de cette esquive, Auster pris de la vitesse et tenta d’attraper un des rubans. Il se mouvait avec souplesse et rapidité, mais Miyagi était bien au-dessus. Les crocs du Noctali ne se refermaient que du vide à chaque fois, et Alban fut encore plus agacé par l’air narquois de leur professeur.

- Auster, Poursuite ! dit-il sans conviction, dans le but encore de faire perdre sa concentration à Miyagi.

Mais il n’y arriverait jamais comme ça, et il le comprit rapidement. Auster était encore en train d’atteindre des pics de vitesse en essayant de se saisir d’un bandeau, mais c’était inutile. Sifflant son Pokémon pour qu’il cesse de se fatiguer, Alban se dirigea vers Marie et la pris à part.

- Ecoute… On n’y arrivera pas comme ça alors il nous faut une stratégie. Je ne suis pas un très bon dueliste mais… sans plan ce sera impossible. Tu as une idée ? Ton Grenousse semble plus habile que mon Noctali. Peut-être pourrais-je attirer l’attention de Miyagi pendant que ton Pokémon récupère les rubans ? Si on travaille en équipe, on aura forcément de meilleurs résultats…
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« -Il est vrai que le maintient est beaucoup plus agréable, ainsi… Néanmoins, j’avoue rester perplexe quant à l’utilisation de cet objet, notamment pour la tâche qu’il nous est assignée… »

Une fois qu’Alban avait rendu la brosse de toilettes à Marie, mais en l’incitant, cette fois-ci, à la tenir par le manche, et non par l’autre extrémité, la jeune fille s’était remise à analyser l’objet d’un œil intrigué. Tiens, la curiosité perdue de Marie commençait-elle à refaire surface ? Si c’était le cas, elle aurait encore un sacré chemin à parcourir, puisque ses yeux reprirent leur pâleur inexpressive aussitôt Maître Miyagi de retour.

Elle observait désormais le Noctali d’Alban qui s’affairait à déconcerter leur professeur pour récupérer les rubans qu’il tenait dans la main. Elle grimaçait toujours, tout en se tenant la main, la douleur n’étant pas encore tout à fait partie. Même si tout ceci s’apparentait à une mauvaise plaisanterie, le vieil homme semblait extrêmement sérieux. Plus les choses allaient, et moins le potentiel didactique des exercices proposées lui semblait évident. En quoi arracher deux bouts de tissu à une personne âgée devait leur servir à combattre deux anciens disciples surentraînés ? Remarque, si les disciples dont il est question avaient été entraînés de la même façon, elle n’avait pas vraiment de quoi s’en faire. Elle comprenait même de mieux en mieux pourquoi ils avaient osé défier leur ancien maître.

Néanmoins, Marie comprit que la tâche serait moins aisée qu’estimé lorsque la mâchoire du Noctali claqua une fois de plus dans le vide. Alban avait beau dicter des consignes, non dépourvues de logique, à son Pokémon, celui-ci était tout bonnement incapable d’attraper les rubans. Son Noctali était-il un incapable, ou était-ce Maître Miyagi qui avait des capacités bien supérieures à la moyenne ? Marie doutait sérieusement de la réponse.  Si elle savait que certaines personnes étaient capables de grandes prouesses grâce au biais de longs entraînements, elle voyait mal le papy rentrer dans cette catégorie de personne.

Lorsqu’Alban vint vers elle, elle réfléchit brièvement à la proposition du Voltali, et ne tarda pas à lui donner une réponse.

« -Même si cela me semble bien excessif…  » dixit la fille qui a torturé un sbire au lieu de simplement lui poser des questions «  … Je ne puis que confirmer vos propos, selon lesquels travailler de concert ne pourrait nous être que bénéfique.  Tachez d’être à la hauteur, et je ferai de même.  »

Marie lança un regard à son starter. Ce dernier opina, et la Mentali se mit à réfléchir à ce qu’il pourrait faire pour agir efficacement. Elle ne connaissait pas grand-chose au sujet des Noctalis, et comptait sur son cher camarade pour mettre au point une stratégie se basant sur les capacités de la créature.  Elle, elle avait déjà quelques idées de la façon dont elle pourrait se servir de Soren, et elles n’étaient pas bien compliquées.  

Marie posa la brosse de toilettes au sol, pour ne pas en être incommodée. Les deux étudiants et leurs Pokémons respectifs revinrent vers Maître Miyagi, qui les regardait d’un air méprisant, visiblement agacé par toutes ces messes basses. Mais avant qu’il ne puisse prendre la parole, Marie ordonna à son Grenousse de passer à l’attaque.

« -Soren,  face à lui. »

Le Pokémon s’exécuta, et alla se mettre devant le vieil homme. Celui-ci le fixa avec ce même air dédaigneux, se demandant probablement pourquoi Marie donnait un ordre si facilement anticipable. La jeune fille se tourna alors vers Alban.

« -Je compte sur vous pour le distraire, Tac.   »

Sans faire plus attention que ça à son partenaire, Marie tenta de capter le regard de son Grenousse, ce qu’elle fit sans peine, et d’un mouvement du menton, lui indiqua les pieds de Maître Miyagi. Soren comprit le message, et attendit patiemment que le Noctali d’Alban fasse ce que son dresseur avait proposé de faire. Lorsque le Pokémon se mit enfin en mouvement, Soren lança une attaque Ecume aux pieds du vieil homme, occupé à esquiver l’assaut du Noctali. Marie espérait que, faisant trop attention aux Noctalis, Maître Miyagi glisserait bêtement sur la mousse ainsi créée, comme ce fut le cas pour Ace quelques jours plus tôt. Mais c’était sous-estimer Maître Miyagi, qui, d’un bond agile, évita tout simplement l’attaque. Marie ordonna à Soren de réitérer la capacité, mais en vain. C’était comme si leur maître devinait à l’avance le moindre de leurs faits et gestes.  

Sauf qu’à force d’attaques Écumes, il était bientôt impossible de mettre les pieds à un endroit non épargné par la mousse. Évitant un nouvel assaut du Noctali d’Alban, Maître Miyagi dérapa ainsi légèrement sur une flaque d’eau, plus traîtresse qu’une autre. Ce n’était guère suffisant pour le faire chuter –ce qui prouvait qu’Ace ne devait pas valoir grand-chose comparé au vieillard-, mais ce fut suffisant pour le déstabiliser quelques secondes.

« -Vive-Attaque !  »

Soren fusa, profitant de l’eau pour aller plus vite, et bondit pour attraper l’un des bandeaux. Le Pokémon d’Alban ne tarda pas à faire de même, mettant ainsi un terme à cet exercice affreusement ridicule aux yeux de Marie.

Maître Miyagi se redressa, les sourcils froncés, et fixa les deux disciples.

«   -Vous en aurez mis, du temps. Fainéants.  »

La Mentali haussa les épaules. Elle s’approcha de Soren, qui tenait le ruban d’un air victorieux, et le lui arracha des pattes sans un mot. Le Grenousse fit une petite moue déçue, avant que Marie ne passe derrière lui, puis s’accroupit pour lui passer le ruban autour des yeux. Elle le noua assez fort, puis se releva, avant de balayer la cours du regard. Une petite partie de l’endroit était totalement inondée à cause des attaques à répétition de son Pokémon, maintenant. Cela leur ferait gagner du temps. Elle se tourna ensuite vers Maître Miyagi, et prit la parole sur un ton las.

« -Pouvons-nous enfin commencer, ou est-ce que, par hasard, vous n’auriez pas… ?  
-JE N’AI PAS FINI !   »

Elle n’avait pas eu le temps de poser sa question, mais elle avait la réponse, au moins.

 « -Vous avez trente minutes. Pas une de plus.  »

Et sur ces mots, il tourna les talons, et s’éloigna avec son Shaofouine. Marie jeta un coup d’œil en direction d’Alban, pour voir si lui aussi était prêt, puis saisit la brosse de toilettes, en faisant bien attention à le prendre par le manche. Elle mit ensuite l’objet entre les pattes de son Grenousse, qui se tenait déjà sur un seul de ces membres, puis se mit à une distance raisonnable de son starter.

« -Ne perdons pas plus de temps, que je puisse rallier ma chambre prestement.  »  

HRP :
Désolé, le rp n'est pas top x.x



© Mzlle Alice.


Dernière édition par Marie R. Uana le Dim 22 Nov - 14:07, édité 3 fois



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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Alban eu un sourire crispé quand Marie lui avoua que le maintien était plus agréable. Oui enfin, ce n’était pas vraiment une question de maintien mais plutôt d’hygiène… D’où débarquait-elle, celle-là ? Alors certes, peut-être n’en avait-elle jamais utilisé chez elle. Après tout, avec son vouvoiement et son air noble, elle faisait assez penser à ces filles de bonnes familles avec domestiques et cuillère en argent dans la bouche. Mais tout de même, une brosse à toilettes ? Il y en avait même dans les toilettes de l’académie, c’était dire. Quoique, peut-être pas dans le dortoir des Mentali après tout ; elles étaient bien trop précieuses et délicates pour avoir pareils engins chez elles. Le châtain n’en savait rien, il n’était entré qu’une seule fois dans leur dortoir et n’y était pas resté assez longtemps pour visiter ; d’autant plus que les toilettes auraient été le DERNIER endroit qui lui aurait traversé l’esprit. Tout comme les douches, d’ailleurs. M’enfin ! Laissant de côté cet interlude ô combien raffiné, Alban haussa les épaules quand Marie lui avoua qu’elle ne voyait pas l’utilisaté de cet objet pour la tâche directe. Il était certain que pour laver une cour intérieure, ils n’avaient pas particulièrement besoin de ça. De son avis, un balai suffisait. Enlever les feuilles mortes, éventuellement passer un peu de serpillière même s’il n’arrivait pas à en voir l’intérêt. Bref, où voulait en venir Maître Miyagi avec tout ça ? Le châtain se demandait si le vieil expert des arts martiaux savait vraiment de quoi il parlait… Fatigué de jouer aux devinettes, il se concentra sur une chose à la fois. Tout d’abord, il fallait qu’ils récupèrent ce fichu bandeau ridicule. Et autant dire qu’avec la dextérité de Miyagi, ce n’était pas une tâche aussi simple que prévue. Alban avait beau donner ses ordres à Auster, ce dernier ne parvenait pas à refermer ses crocs sur quelque chose. Bon certes, son intention première n’était pas de blesser le vieillard, mais s’il avait pu mordre quelque chose, il aurait sans doute pu détourner assez son attention pour attraper des bandeaux. Souple et doué cependant, Miyagi esquivait tous ses assauts, à grands renforts de pirouettes, salto arrière et autres démonstrations d’agilité. Qu’il était énervant !

Rappelant Auster à lui, Alban se dirigea vers Marie pour établir un plan. S’il n’y arrivait pas seul, il devrait demander l’aide de la jeune fille. Et puis dans tous les cas, ils seraient forcés de coopérer à un moment ou à un autre. Pourquoi pas maintenant ? S’ils voulaient apprendre à se battre en duo, autant s’exercer à la moindre occasion. Marie semblait d’ailleurs vaguement de cet avis car elle accepta de former une équipe avec lui. Bien !

- Faisons de notre mieux, résuma-t-il en écho aux derniers dires de Marie.

Puis, Auster ayant compris que quelque chose allait se produire, se replaça face à Miyagi. « Pas trop tôt » sembla dire le regard de ce dernier, mais il ne fit aucun commentaire. Stressé, tendu par cette situation, Alban crispa les poings. Il ne savait pas de quelle spécialité Marie faisait partie, mais si c’était une TopDresseuse, il allait devoir ne pas lui faire honte. Après tout, c’était Ace Stupide Creed qui l’avait sélectionnée. Elle devait donc être loin d’être mauvaise, malgré son manque de motivation. Puis, ce fut le départ donné par la jeune fille. Alban tiqua lorsque Tic l’appela Tac - ok je voulais juste placer cette phrase, ne me jugez pas - mais il envoya tout de même Auster à l’assaut.

- Auster, Jet de Sable ! ordonna-t-il tandis que le Noctali se mettait à envoyer du sable vers les yeux du vieux maître.

Ce dernier esquiva grâce à une sorte de flip arrière mais déjà, le Grenousse de Marie envoyait des nuages d’écume au sol. Rapide cependant, Miyagi les évita, exécutant des petites pirouettes, s’amusant de la situation. Sur les ordres de son dresseur, Auster lui lança une attaque Grincement pour tenter de le perturber, et force était de constater que Miyagi n’était pas encore assez rapide pour esquiver le son. Grimaçant, il se réceptionna au sol et fut forcé de repartir aussitôt, Auster déboulant vers lui grâce à sa Vive-Attaque. Echappant au Noctali de justesse, Miyagi recula encore et partit sur un côté quand il vit Auster sauter juste devant lui. Alban le vit mettre ses bras devant lui pour le repousser, mais le Noctali venait de creuser un trou dans le sol. Attaque Tunnel. Où sortirait-il ? S’ils avaient un bon timing avec le Grenousse, Auster sentirait forcément à quel endroit Miyagi se trouvait. Encore fallait-il que celui-ci continue de bouger ! Le Voltali ne fut cependant pas déçu car le Grenousse de Marie continuait de le harceler. Esquivant encore une fois, Miyagi parvint à conserver le ruban hors de portée de Soren mais glissa légèrement sur une des flaques d’eau crées par Marie. Bien ! Le détail ne fut pas raté par Alban, et ce dernier réfléchit à toute vitesse pour une nouvelle stratégie. Il se contentait de balancer les attaques les plus logiques les unes après les autres, mais il venait de comprendre que cette situation d’urgence dans laquelle le maître les avait mis était bénéfique pour son apprentissage. Savoir analyser rapidement un combat et en dégager les meilleures possibilités… Etait-ce cela l’enseignement du jour ? Remotivé par cette nouvelle, Alban ordonna à Auster de sortir maintenant, ce que le Pokémon Ténèbres fit en fusant vers le ciel. Tandis que Soren attrapait un des rubans, Auster fit un salto avant et se projeta vers Miyagi pour récupérer l’autre bandeau, usant des propriétés de Vive-Attaque pour décupler sa vitesse.

Retombant sur ses quatre pattes, un ruban dans la gueule et le regard fier, le Noctali revint trottiner vers son dresseur. Les sourcils froncés, Miyagi se plaça devant ses deux disciples. Au lieu de les féliciter, il les houspilla pour le temps qu’ils venaient de mettre. Toujours aussi agréable. Quoique, Marie non plus n’était pas très chaleureuse envers son Grenousse… Auster venait cependant de lâcher le ruban dans la main d’Alban, et ce dernier lui gratouilla l’arrière des oreilles pour le féliciter. Au moins un qui appréciait le travail à sa juste valeur.

- C’est bien mon grand, beau travail, lui dit-il avec un sourire.

Zéphyr piailla de contentement pour féliciter son camarade, tandis que Mistral était en train de se dandiner sur place, souhaitant certainement participer au ménage avec les autres. Alban noua rapidement le bandeau autour des yeux de son Noctali puis attrapa Mistral pour le garder dans ses bras. Le pauvre Tylton, maniaque comme pas deux, était en train de déprimer de ne pouvoir participer aux hostilités. Il se mit cependant à chantonner pour apaiser Auster et lui permettre de se détendre avant d’attaquer sa prochaine épreuve. Un bon travail d’équipe.

Une fois que le Noctali fut prêt, Alban lui demanda de se tenir sur ses deux pattes arrières et lui tendit le balai. Bien que bancal, le Pokémon parvenait à se stabiliser à peu près grâce à cette troisième jambe qui lui servait de canne. L’obscurité le perturbait cependant, lui qui n’avait pas l’habitude d’évoluer dans le noir grâce à ses anneaux lumineux. Alban ne le lâcha que lorsqu’il fut sûr qu’il soit bien rassuré. De leurs côtés, Marie et Miyagi étaient encore en train de parler. Captant des bribes de conversation, Alban nota qu’ils avaient trente minutes devant eux. Pas impossible à faire, sachant que le sol était déjà mouillé et presque propre. Il suffisait qu’Auster débarrasse les saletés avec son balai et que Soren frotte pour faire partir la mousse et ça devrait être satisfaisant. Laissant donc le vieux maître s’éloigner, Alban rejoignit Marie, qui était également prête. Il acquiesça aux dires de cette dernière.

- Oui, trente minutes c’est large. Ton Grenousse a déjà mouillé une partie de la cour donc il suffit d’enlever les feuilles mortes et de frotter un peu. Je suppose qu’une autre attaque Aquatique permettra de nettoyer la mousse à la fin, ce doit être dans tes cordes, non ?

Il attendit sa réponse puis envoya Auster chasser les feuilles d’automne. Il avait l’impression de jouer à ce jeu japonais sur les plages, où le but était de casser une pastèque. Sauf que faire le ménage dans cette position se révéla bien plus difficile que prévu. Auster évoluait beaucoup plus lentement que d’ordinaire, et même son appui-balai ne parvenait pas à remplacer sa dextérité de base.

- Va trois pas sur ta gauche Auster. Là. Maintenant, donne un coup de balai de droite à gauche. Ok, c’est bien, avance de cinq pas maintenant... ordonnait-il à son Pokémon, sans savoir trop quoi faire d’autre.

Auster n’était pas en bonne conditions, c’était clair et net. Malgré les encouragements de Mistral et de Zéphyr, il ne parvenait pas à être réellement efficace. Il avait cependant balayé une bonne moitié de la cour au bout de quinze minutes, lorsque les choses se gâtèrent. Peu satisfait qu’on vienne piétiner au-dessus de son foyer, un Rototaupe vint sortir sa tête du sol et, après avoir regardé successivement Auster et Soren, se mis en tête de les déloger. D’autres suivirent bien rapidement et au bout de quelques secondes à peine, la cour était infestée de Rototaupe venus défendre leur territoire. Ils étaient dix et leur air menaçant ne plaisait pas du tout à Alban. Voilà que la cour s’était transformée en un véritable gruyère.

- Hm, commenta-t-il en se dirigeant vers Marie. Je crois qu’il va falloir les déloger et plus vite que ça, si on ne veut pas qu’ils ruinent notre travail…

Pour confirmer ses dires, l’un des Rototaupe fit sortir quelques mottes de terre qui vinrent se mélanger à l’écume pour former une boue peu ragoûtante. Auster grogna en montrant les dents, sentant un danger imminent se rapprocher de lui. Et, tandis que le premier Pokémon s’élançait vers son Noctali pour l’attaquer, Alban dicta ses directives.

- Auster ! Utilise Onde-Folie droit devant toi !

L’attaque toucha miraculeusement et le Rototaupe fut un instant désorienté. Encouragé, Alban continua à diriger son Pokémon grâce à sa voix.

- Maintenant, utilise Vive-Attaque sur ta droite, puis Feinte derrière toi !

Le Noctali s’élança mais sa Vive-Attaque ne toucha que du vide. Sans parler de sa Feinte qui, trop lente à cause de son mode de déplacement sur deux pattes, ne fit pas mouche. Zut. Auster était un Pokémon qui avait plus d’attaques directes qu’autre chose. S’il ne parvenait pas à entrer en contact à cause de sa vitesse réduite ou des directives peu précises d’Alban, ils allaient avoir des difficultés à gérer ce match.

- C’est pas grave mon grand. Utilise le mouvement de Coupe avec ton balai ! Trois pas en diagonale vers la droite !

Cette fois-ci, son Noctali utilisa le balai comme une sorte de lance et décanilla un Rototaupe qui alla s’envoler au loin. Oh ? Cette allonge semblait bien plus dévastatrice que prévue. Encouragé, Alban continua de donner des ordres pour essayer d’assommer ses adversaires… Mais c’était sans compter le Grenousse de Soren qui était également dans le même périmètre. Manquant de lui mettre un coup de balai en loupant un Rototaupe, Auster se recula de plusieurs pas pour ne pas avoir son coéquipier, grâce aux ordres de son dresseur. Mais ce dernier Rototaupe décida de jeter son dévolu sur Marie, vers qui il se dirigeait à présent toutes griffes dehors.

- Marie ! Attention ! cria Alban à son égard.

Sans faire attention à ce qui l'entourait, Alban se précipita vers elle pour la plaquer au sol et lui éviter une attaque. Il n'avait pas le droit d'attaquer, mais il siffla Auster pour que ce dernier leur vienne en aide. D'un coup de balai, son Noctali envoya valser le Rototaupe, et la cour fut enfin vierge de tout parasite. Cependant, c'était un véritable désastre et des trous parsemaient le lieu de méditation de Miyagi. Pas sûr que ça lui plairait. Alban aida cependant Marie à se relever, un air gêné sur le visage.

- C'est une vraie catastrophe. Comment vas-t-on reboucher tout ça ? grimaça-t-il. Oh et au fait, tu ne t'es pas fait mal ? Tu vas bien ?

Il enleva sa veste pour la lui donner car en la plaquant dans l'écume, elle était à présent trempée.

- Tiens, mets ça. C'est de ma faute si tu es mouillée.
Marie R. Uana
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Marie hocha la tête à la question d'Alban. Son Grenousse devrait bien être capable de faire ça. S'il était impossible pour lui d'accomplir une tâche si basique, il serait au fin fond de la médiocrité. Soren ayant un tempérament plutôt fier, la Mentali savait que son starter ferait en sorte que tout se passe pour le mieux. A défaut d'être toujours à la hauteur de ses attentes, Soren était un Pokémon perfectionniste, et qui visait toujours très haut. La preuve, il voulait redonner à Marie sa joie de vivre ! Si ce n'était pas de l'ambition, ça...

Tac commença à donner quelques ordres à son Noctali, qui avançait péniblement sur ses deux pattes arrières. Marie observa le quadrupède faire, curieuse de voir comment celui-ci se débrouillait. Il parvenait à se maintenir debout à l'aide du balai, qui lui servait d'appui, et à balayer quelques feuilles mortes grâce aux indications de son dresseur. La jeune fille fut agréablement surprise par les compétences du Noctali, elle qui s'attendait à un travail encore plus laborieux.

Marie demanda à Soren de lancer son attaque Ecume a des endroits bien précis, et en petite quantité pour éviter qu'une attaque mal calibrée ne fasse trop de dégâts. L'unijambicité j'invente des mots, oui, et alors ? de l’exercice ne posait aucun problème au Grenousse, il lui suffisait de faire de petits bonds, puis de se réceptionner, pour avancer. Néanmoins, le bandeau sur ses yeux le gênait grandement, puisqu'il n'aimait guère évoluer dans le noir. Il faisait cependant tout pour garder une allure assurée : si Marie sentait qu'il faiblissait, il savait que cela barderait.

« -Deux bonds en avant, puis trois sur le côté, à ta droite. Prends garde à la petite pierre juste derrière toi. Écume, juste devant toi. Sers toi de la balayette pour frotter les pavés.  »

Appliqué, Soren fit de son mieux pour suivre les ordres de sa dresseuse. Au début, il avait quelques difficultés à évaluer les distances qu'elle lui demandait de parcourir, mais à force de travail et de réprimande, il commençait à avoir une meilleure notion de l'espace.

Une quinzaine de minutes passèrent, minutes durant lesquels ils avaient grandement avancé dans leur tâche. Il restait malgré tout une bonne partie du boulot à terminer, et, si tout se passait comme prévu, ils devraient avoir fini juste à temps.

Sauf que voilà, rien n'allait se passer comme prévu.

Mécontent que ses voisins du dessus fassent autant de bruit, et n'ayant visiblement aucun balai pour frapper le plafond et leur demander de se taire, un Rototaupe fit son apparition au milieu de la cour. Marie ne vit pas là un danger imminent, elle remarqua néanmoins que le Noctali d'Alban semblait soudainement tendu, et que Soren avait, par réflexe, pris une position défensive, en ne sachant cependant pas de quoi il devait se méfier. Le Voltali s'approcha d'elle, et proposa de se débarrasser des gêneurs qui semblaient bien partis pour mettre tout leur boulot en l'air...

« -... J'ai horreur que l'on perturbe mon travail.  »

Marie n'avait pas réellement répondu à la question d'Alban, mais ce commentaire était suffisamment explicite. Elle ferait retourner ses Rototaupe de là où ils venaient. Elle était déjà suffisamment agacée par cette journée pour en plus voir ses efforts partir en poussières.

Son camarade donna des premiers ordres à son Pokémon, et Marie fit de même.

« -Soren, des Rototaupe ont infesté la cour. Et je ne vois guère de prétexte justifiant que tu sois le seul à avoir une vision entravée. Brouillard.  »

Le Grenousse hocha la tête, et cracha une fumée noire de sa gueule. Un nuage vint bientôt recouvrir une partie du terrain, empêchant les Rototaupe d'y voir clair. Après tout, Soren et Auster étaient déjà complètement aveuglés, cela ne les désavantagera donc pas. Les silhouettes des Pokémons sauvages étaient toujours visibles, Marie pouvait donc elle aussi continuer de donner des indications à son starter sans problème. Normalement.

« -Ecras'Face, à ta droite. Recule d'un bond. Écume !  »

Souple, le Grenousse exécutait le moindre des ordres de Marie, extrêmement concentré. Ses attaques avaient une mauvaise précision, mais puisqu'il parvenait à toucher l'ennemi, même de manière maladroite, ils n'avaient aucune raison de s'arrêter. Alors qu'il combattait, Marie scrutait le champ de bataille d'un œil attentif, à la fois pour mieux discerner la silhouette des Rototaupe, mais aussi dans l'espoir de trouver l'occasion de faire revenir son Grenousse près d'elle. Si, pour le moment, elle se prêtait au jeu, elle souhaitait retirer ce fichu bandeau dès qu'elle en aura la possibilité. Cette intervention extérieure n'était probablement pas prévue par Maître Miyagi, elle n'avait aucune raison de continuer à répondre à ses consignes. Néanmoins, malgré la situation, Soren continuait d'agir à l'aide d'une seule patte, n'ayant pas reçu l'ordre d'arrêter. Marie n'avait pas pensé à lui dire, et elle n'avait pas vraiment le temps de le faire : la moindre seconde d'inattention, et son starter pourrait se prendre une attaque d'un des Rototaupe. Fort heureusement, ils avaient l'avantage du type, et malgré qu'ils aient la supériorité numérique, les deux élèves et leurs deux Pokémons s'en sortaient pas trop mal, et bientôt, il ne restait que quelques Pokémons sauvages dans la cour, où le brouillard commençait déjà à se dissiper.

Concentré, Marie ne prêta aucunement attention à Auster, qui manqua de mettre un coup à Soren. Mais grâce à un avertissement d'Alban, il évita de justesse, laissant cependant au dernier Rototaupe une grande ouverture : sans prévenir, il bondit en direction de la Mentali, qui eut tout juste le temps d'entendre l'avertissement d'Alban. Elle se fit aussitôt plaquer au sol (ET ALBAN MARQUE L'ESSAI/PAN), alors qu'Auster intervint pour faire partir le dernier intrus.

Alban se releva rapidement, visiblement gêné. Le choc ayant ravivé sa douleur à l'épaule gauche, Marie grimaça, avant de se mettre debout à l'aide d'Alban. Constatant d'abord l'état déplorable de la cour, il s'enquit ensuite de l'état de Marie, qui n'eut pas le temps de répondre puisqu'Alban lui passa ensuite sa veste. Elle regarda le tissu que lui tendait le jeune homme, et mit quelques secondes avant de le saisir, pour ensuite l'enfiler, sans un mot. Et alors qu'elle s'apprêtait à lâcher un « Merci » timide... Maître Miyagi réapparut, rebondissant sur les dernières paroles d'Alban.

 « -C'est également la sienne. Le Rototaupe ne l'aurait jamais attaqué si vos Pokémons ne s'étaient pas marchés sur les pieds. Elle aurait par ailleurs dû faire plus attention, elle a manqué de vigilance.  »

La Mentali lança un regard mauvais au vieil homme, qui lui, semblait toujours aussi méprisant.

 « -Comment espérez-vous combattre en duo si vous agissez chacun de votre côté ? Tac, tu cherchais à mettre tes adversaires K.O. avant tout, sans tenir compte du reste, et Tic, as-tu réfléchi au fait que ton coéquipier n'était peut-être pas à l'aise avec ce brouillard ?... Vous manquez cruellement d'expérience.  »

Ainsi, le vieil homme les avait observé depuis tout à l'heure ? Marie ressentit une profonde colère. Si Alban n'était pas intervenu, elle aurait très bien pu se faire blesser ! Soren, qui avait compris que leur maître était revenu, osa soulever son bandeau pour voir la scène, mais il le rebaissa aussitôt qu'il vit Maître Miyagi tourner la tête dans leur direction, à lui et à Auster. L'homme désigna alors la cour d'un mouvement du bras.

 « -Vous allez remettre tout ça en ordre. Enlevez le bandeau à vos Pokémons, l'exercice est terminé. Je ne reviendrai que lorsque tout sera propre. »

Puis il fit volte-face, et s'éloigna à nouveau. Marie le regarda partir sans un mot, fulminant. C'était injuste ! Leurs Pokémons se débrouillaient très bien, ils avaient réussi à nettoyer plus de la moitié de la cour avant l'intervention des Pokémons sauvages, et ils étaient parvenus à tous les chasser, au final, et sans même désobéir une seule fois aux règles données ! De quoi ce vieux grincheux se plaignait-il ? C'étaient eux, qui devaient se plaindre ! Déjà qu'ils étaient retenus ici contre leur gré, il les forçait en plus à faire des tâches ménagères sans aucune utilité, le tout en les traitant comme des moins que rien !

Sans un mot, Marie s'approcha de son starter, et lui retira son bandeau. Elle lui dit qu'il pouvait à nouveau se déplacer à l'aide de ses deux, voir quatre, pattes, ce que fit le Grenousse sans attendre, bien content de reprendre une posture plus naturelle. La Mentali ramassa ensuite le balai d'Auster, et commença à balayer toute la boue de la cour, toujours aussi silencieuse. De temps à autre, elle demandait à Soren de lancer une attaque Ecume, soit pour enlever un peu de terre, soit pour nettoyer la brosse du balai, qui était en très mauvais état. La suite aurait pu se passer dans le plus grands des silences, si Marie, au bout de plusieurs minutes, ne s'était pas arrêtée pour se tourner en direction d'Alban.

« -... Merci. Pour m'avoir secouru. Et pour la veste. Navrée que vous vous soyez fait réprimander par ma faute, Tac.  »


© Mzlle Alice.


Dernière édition par Marie R. Uana le Dim 22 Nov - 14:14, édité 1 fois



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Alban Abernaty
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Bien. Les choses étaient mises au point, les tâches attribuées. Il n’y avait plus qu’à, comme on dit ! Alban ne savait pas trop comment ils allaient se débrouiller, mais ils n’avaient qu’une demi-heure. Ils seraient forcés d’apprendre sur le tas, et il croisait les doigts pour que la tâche ne soit pas impossible. Cas contraire, Miyagi irait lui taper le crâne sans vergogne, c’était clair et net. Pas sûr que son cerveau pourrait supporter un nouvel assaut ; il avait déjà l’impression que ses neurones s’étaient évaporés sous la violence du « maître ». Merci pour lui, mais il n’avait pas envie de repartir de cette Mission en plus mauvais état qu’au départ. De concert, Marie et Alban - aussi ridiculement nommés Tic et Tac -débutèrent leur tâche de nettoyage. Chacun avait un rôle bien défini et tout semblait se goupiller plutôt bien. Alban ne faisait pas trop attention à ce que faisait sa partenaire car Auster monopolisait toute son attention ; à dire vrai, diriger un Pokémon qui avait les yeux bandés et se déplaçait sur moitié moins de pattes avait quelque chose de très difficile. Il devait sans cesse faire attention à son Pokémon, à ses déplacements pour ne pas tomber, à ses gestes pour être le plus efficace possible… Il se demandait ce que pouvait ressentir Auster, ainsi privé d’un de ses sens les plus pratiques. Il savait qu’il se repérait à l’ouïe et l’odorat, et qu’il lui faisait une entière confiance. Mais sans vision claire, il était déboussolé. Il se servait parfois de son balai comme la canne d’un aveugle, mais même cette technique avait ses limites. Dans le noir, tout paraissait plus effrayant. Et c’est d’ailleurs pour ça que son échine se tendit tandis que des frissons parcouraient son épiderme quand il sentit une odeur inhabituelle. Il avait pourtant reniflé Marie, Miyagi, et les Pokémon de ces deux-là. Cependant, une empreinte olfactive étrangère venait de pénétrer dans son périmètre. Ses oreilles s’agitèrent et il détecta la présence d’intrus. Combien étaient-ils ? Il ne savait pas d’où ces derniers venaient, mais il grogna pour les tenir à distance. Une bien piètre tentative compte tenu du fait qu’il avait un bandeau sur les yeux et un balai dans les pattes ; pas l’accoutrement le plus glorieux pour paraître effrayant.

La fille, Marie, avertit cependant rapidement son Grenousse que des Rototaupe les entouraient. Auster compris immédiatement la situation et son propre dresseur réagit par ailleurs très vite aux événements. Un Brouillard vint couvrir l’arène de combat. Auster le « sentait » car l’air était devenu soudainement plus épais et plus lourd. Sous les ordres de son dresseur, il balança quelques attaques à droite et à gauche. Mais Alban était gêné par le Brouillard de Soren et ses ordres venaient de moins en moins vite. Il demanda à Auster de faire des gestes amples pour chasser la brume autour de lui et avoir une meilleure visibilité, mais ces tentatives consommaient beaucoup d’énergie. Les gestes du Noctali devenaient moins précis, plus brouillons, plus maladroits.

- Zéph’, il faut que tu m’aides, lui chuchota Alban. Répète mes ordres s’il-te-plaît et adapte-les en fonction de ce que tu vois. Sois mes yeux.

Le Goélise acquiesça. Son Talent Regard Vif lui permettait d’avoir une visibilité parfaite quelles que soient les conditions. Alban voyait à moitié son Noctali au milieu de cette purée de pois, mais il donnait quand même ses directives en se fiant aux bruits et à son instinct. Dès qu’il semblait déceler un mouvement dans le Brouillard, il envoyait Auster donner un coup de balai ou balancer une Onde Folie. Zéphyr quant à lui, dispensait des indications plus précises de direction. Alban ne savait pas trop ce qu’il disait en langage Pokémon, mais Auster semblait l’écouter et comprendre que son aide était indispensable ; il était bien plus précis depuis que le Goélise avait pris le commandement des opérations. Le Brouillard, même s’il gênait les Rototaupe au départ, ne pu cependant plus profiter de son effet de surprise plus longtemps. Pokémon Sol à mauvaise vision de base, ces fichues taupes se repéraient bien plus à l’odorat et aux vibrations sur le sol qu’à la vue ; aussi furent-ils rapidement maîtres du terrain. Leur nombre était un avantage certain, mais Auster et Soren étaient plus forts et avaient un panel d’attaques plus intéressant. Bientôt, la cour intérieure fut débarrassée de ses principaux parasites. Les choses avançaient bien. Trop bien, même. Jusqu’à ce qu’Auster fasse une erreur.

Alban tenta de rectifier le tir en adaptant brusquement ses directives, mais le Noctali fut désorienté. Un Rototaupe en profita pour se jeter sur Marie, mais Alban était bien décidé à l’écrabouiller en premier #PAF#. Il courut vers la jeune fille pour la sauver de justesse, tandis que Soren et Auster envoyaient valser les dernières taupes. Haletant, Alban se releva et aida sa partenaire à en faire de même. Moins gêné que lorsqu’il avait pris Max dans ses bras ou que Calliope s’était accrochée à son bras, il ne put cependant empêcher ses joues de virer au rouge vif. Pourquoi fallait-il toujours qu’il se mette dans ce genre de situations ? C’est pas vrai, ça ! Râlant contre ce fichu karma qui le faisait accourir dans les bras des femmes comme un Scarhino sur un humain couvert de grenade chantilly - spéciale dédicasse Audrey si si -, Alban soupira en voyant le désastre devant lui. Il s’enquit cependant bien rapidement de l’état de sa camarade et lui tendit sa veste pour qu’elle n’ait pas froid. Qu’allaient-ils faire maintenant ? Il leur restait peut-être moins de cinq minutes d’épreuve pour reboucher tous les trous, et Auster en aurait été capable. Mais sur ses quatre pattes, pas sur uniquement deux… La réponse se présenta cependant à eux en Maître Miyagi qui venait - encore - de débouler de nulle part comme un ninja pour leur adresser des paroles réconfortantes. Ou pas.

Et là, le sermon. Alban ne fit aucun commentaire. Certes les Pokémon s’étaient marchés sur les pieds, mais dans un Brouillard opaque, avec plein d’assaillants autour, ils avaient fait comme ils pouvaient. Alban n’était pas en désaccord avec le fait qu’ils avaient joué chacun de leur côté et non pas comme une réelle équipe, mais la façon dont Maître Miyagi leur disait cela avait pour don de l’agacer. Et OUI, ils manquaient cruellement d’expérience, mais n’était-ce pas au « Maître » de le leur apprendre ? Critiquer c’était bien beau, mais si on ne les mettait pas sur la piste pour une amélioration, que pouvaient-ils faire ? Ah ces fichus Topdresseurs ! Entre Ace Starlette Creed et Miyagi, il y avait de quoi s’arracher les cheveux. Aucune remise en question de leurs compétences pédagogiques. Aucune modestie, d’ailleurs. Et des caractères hautement chiants, c’était le cas de le dire. Enfin bon, une fois l’orage passé, Miyagi déclara l’exercice terminé et leur ordonna de remettre sa fichue cour intérieure en état. Alban avait bien envie de lui mettre la tête dans un de ces fichus trous de taupe, mais il était certain que s’il tentait quoi que ce soit, Miyagi lui ferait une prise qui l’enverrait illico chez l’infirmière Needle.

Serrant les poings, Alban attendit que leur mentor parte pour aller enlever le bandeau à Auster.

- Tu peux te remettre sur quatre pattes, l’exercice est terminé. Comment ça va, mon grand ? demanda-t-il en caressant les oreilles de son Noctali.

Auster se reposa sur ses pattes, et vint s’appuyer contre son dresseur. L’exercice l’avait épuisé, c’était clair. Ses pattes étaient tremblotantes ; il n’avait pas encore l’habitude de se déplacer ainsi pendant autant de temps. Mistral vint aussitôt se poser sur son dos pour le recouvrir de ses ailes cotonneuses et lui redonner un peu de forces en fredonnant des mélodies douces. Zéphyr, remarquant que le Noctali haletait et avait visiblement incroyablement chaud, lança une minuscule attaque Pistolet à O. Un jet d’eau inoffensif vint couler sur le corps du Noctali, et ce dernier ronronna de gratitude. Le châtain aurait voulu proposer quelques minutes de repos mais déjà Marie avait récupéré le balai d’Auster pour continuer sa tâche. Ne voyant aucun moyen d’y échapper, Alban se releva également.

- Si tu es trop fatigué on se débrouillera sans toi Auster, ok ? lui dit-il. Ce n’est plus un exercice, Zéph’ Mistral et moi pouvons participer.

Mais Auster aboya pour protester, et il s’en alla utiliser son attaque Jet de Sable pour rebasculer d’un mouvement de patte la terre sortie par les Rototaupe et reboucher ainsi les trous. Alban avisa la présence d’un râteau et il se dirigea vers un autre trou pour le reboucher. Il lissa ensuite la terre pour lui redonner son aspect d’antan, tandis que Zéph’ et Mistral aidaient comme ils le pouvaient. L’un en arrosant les pierres qui bordaient la cour et qui étaient à présent sales de terre, l’autre en utilisant ses ailes cotonneuses pour polir les divers objets décoratifs et les dépoussiérer. Ils venaient à peine de commencer dans le plus grand des silences lorsque Marie se tourna vers Alban pour… le remercier. Alban eu un sourire et hocha la tête de gauche à droite.

- Pas de soucis, c’était tout à fait normal. Et nous sommes une équipe, non ? Tes erreurs sont les miennes et inversement. Comme Maître Miyagi l’a dit, il faut que nous pensions et agissions comme un véritable duo. Je t’avoue que je n’ai pas l’habitude de ce genre d’exercices. Je ne suis même pas un très bon duelliste, d’ailleurs, contrairement à toi. Mais je vais faire de mon mieux pour qu’on puisse évoluer ensemble et former une équipe.

Il continua de racler le sol. Au bout de quelques minutes, il releva la tête pour ajouter.

- Ah oui et aussi, je m’appelle Alban. On n’a pas eu trop le temps de se présenter depuis qu’on est arrivé ici, mais je suis chez les Voltali, de spécialité Coach. A vrai dire je n’avais pas vraiment envie d’être ici… Heartnett m’a imposé la Mission, en quelques sortes. Mais bon, maintenant qu’on y est, autant faire de notre mieux pour que ça se passe dans les meilleures conditions.

Il essaya de montrer qu'il n'avait pas honte d'être une triple buse en duels. Elle devait le trouver mauvais, d'être ici contre sa volonté. Elle allait devoir se coltiner un gros boulet qui s'était fait imposer cette Mission ; quoi de mieux pour être rassuré quant à la suite des événements ? Alban baissa la tête. Il savait qu'il n'était pas bon, mais le fait de tirer une autre élève vers le bas dans une Mission qui était peut-être capitale pour elle était vraiment désagréable. Seul, il se fichait d'être mauvais ou non. Mais il ne souhaitait pas que Marie soit pénalisée par sa faute.

- Hm… C’est peut-être indiscret, mais pourquoi t’es-tu inscrite pour cette Mission ? lui demanda-t-il finalement.

Elle avait l’air d’être aussi motivée que lui pour ça. Alors pour quelles raisons ? La laissant répondre, Alban continua son travail. Au bout de presque une demi-heure, ils parvinrent à remettre toute la cour en état. Un résultat plutôt frustrant sachant qu’ils avaient eu le même temps pour tout nettoyer, mais qu’au final les Rototaupe avaient complètement ruiné tous leurs efforts. Fatigué, il n’en cru presque pas ses yeux lorsque Miyagi revint les voir. Il était accompagné cette fois d’un grand Charmina qui portait une table basse en bois et de nombreux plats dessus. C’est vrai qu’il ne l’avait pas remarqué, mais il était déjà l’heure du déjeuner. Il s’approcha avec sa partenaire lorsque Miyagi les fit venir vers lui.

- Bon, disciples indignes. Maintenant que vous avez remis ma cour en état, vous avez droit de manger. Au menu, des gyozas, du riz, des légumes sautés, des makis au Magicarpe cru, bons pour la mémoire, et de l’eau de Noadkoko. Allez-vous laver les mains et dépêchez-vous, je meurs de faim.

Ils s’assirent tous en position traditionnelle, c’est-à-dire sur les genoux. Il y avait énormément d’assiettes disposées devant eux, et assez de nourriture pour un régiment. Le Shaofouine du maître vint les rejoindre assez rapidement et il s’assit avec eux. Alban appela Auster, Mistral et Zéphyr qui vinrent s’installer. Cette générosité soudaine était un peu louche, mais Alban se fit la réflexion qu’il devait être trop paranoïaque. Il vit que le Charmina venait de se servir un maki avec une paire de baguettes. Aussi commença-t-il à diriger sa main vers les siennes. C’était évidemment sans compter l’intervention de Miyagi qui lui coinça de nouveau les doigts entre ses baguettes.

- JE N’AI PAS FINI ! hurla-t-il. Vous mangerez tous, ainsi que vos POKEMON, avec une paire de baguettes. Pas comme des sauvageons ! Bon, pas les deux oiseaux, ces trucs-là n’ont jamais été très précis et je n’ai pas envie d’avoir du gaspillage partout.

Alban regarda Marie puis haussa les épaules. Il prit ses baguettes en main et commença à se servir en suivant Miyagi. Il disposa un peu de tout dans son assiette puis servit Mistral et Zéphyr en fonction de ce qu’ils aimaient. Cependant, quand Auster voulu se servir - assez maladroitement - dans un des plats avec sa paire de baguettes, le Charmina intercepta ses baguettes et les repoussa. Surpris, le Noctali tenta de se servir ailleurs, mais le même manège recommença. Alban constata d’ailleurs du coin de l’œil qu’il en était de même pour Soren avec le Shaofouine. Au bout de quatre ou cinq tentatives, Miyagi éclata de rire.

- Parce que vous croyiez que j’allais arrêter votre entraînement pendant le déjeuner ? NAÏFS ! Vos Pokémon vont devoir faire preuve non seulement de précision, mais également de rapidité s’ils veulent manger ! Les miens sont beaucoup plus entraînés alors si vous ne vous adaptez pas vite, vous n’aurez rien dans le ventre.

Alban haussa un sourcil. C’était complètement malsain comme épreuve ! Cela voulait dire que si Auster ne parvenait pas à vaincre deux des Pokémon surentraînés de Miyagi, il continuerait les exercices le ventre vide ? Hors de question.

- Attaques autorisées ? demanda-t-il très sérieusement à Miyagi, en posant ses propres baguettes.

Le vieux sage se lissa la barbe puis répondit avec un rictus.

- Oui, mais sans quitter vos places respectives. Faites attention cependant car une attaque lancée, c’est une attaque renvoyée. Pas de participation des deux piafs cependant, ils ne comptent pas.

Auster profita des explications pour tenter d’attraper un maki mais le Charmina l’intercepta de nouveau.

- Ok. Auster, utilise Feinte.

Le Noctali fit valser ses baguettes d’un côté puis changea au dernier moment de direction pour aller piocher ailleurs. Le Charmina parvint cependant à voir clair dans son jeu et il repoussa les baguettes d’Auster. Pas assez rapide. Alban avisa la présence du Grenousse de Marie juste à côté d’Auster. Travailler en équipe… Les recommandations de Miyagi firent tilt dans son esprit. Soren avait également des difficultés à avoir de quoi manger. Alban le surveilla et attendit qu’il tente un nouvel assaut face au Shaofouine.

- Auster ! Utilise Coup de Main !

Le Noctali plongea ses baguettes non pas vers un des plats, mais vers celles du Shaofouine. Surpris, le Pokémon ne parvint pas à intercepter Soren. Ce dernier allait-il être assez rapide et précis pour profiter de l’intervention de son coéquipier ?
Marie R. Uana
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Marie R. Uana
est un Topdresseur Ranger
Apprentissage de techniques ancestrales avec balai et serpillière
feat Alban Abernaty


On ne dirait pas comme ça, mais en vérité, cet Alban était un vrai fougueux. Sous ses airs de jeune garçon à l'expression totalement inexpressive, se cachait un coureur de jupon qui saisissait la première occasion pour sauter dans les bras des demoiselles ! Surtout qu'il avait le beau rôle : puisqu'il s'arrangeait pour que cela arrive toujours à point nommé, ces jeunes filles ne pouvaient qu'être en ébahissement total face à la bravoure et à l'héroïsme de cet impétueux garçon.... Pardon ? Exagérer ? MOI, exagérer ? NAon mais vous me prenez pour qui, là ?! Si je vous dérange avec mes anecdotes 100 % véritables, vous n'avez qu'à aller regarder des photographies de vache, au lieu de m'importuner ! Merci à MAXMAX POWA pour m'avoir définitivement perturbé mentalement parlant.

Mais passons cette introduction ô combien véridique inutile, et reprenons la narration.

Après avoir remercié le Voltali, Marie avait baissé la tête et reprit son balayage. Mais elle la releva bien vite lorsqu'Alban reprit la parole, lui disant qu'elle n'avait pas à s'en faire, et que, oui, il était tout à fait normal de plaquer les gens dans la boue, et que c'était ce que devait faire une équipe digne de ce nom. Et je vous jure qu'ils ne jouaient pas au rugby. Agir comme un véritable duo ? La phrase perturba Marie, et pour deux raisons : la première, s'il utilisait le terme « duo », cela voulait dire qu'il n'incluait que deux personnes, hors, pour le combat, leurs Pokémons ne participaient-ils pas également ? Ne devrait-on pas parler de quatuor, dans ce cas-là ? Oui, cette question était parfaitement inutile, ce pourquoi elle passa vite à la seconde : comment était censé agir « un véritable duo » ? Autant que le garçon, Marie n'avait absolument pas l'habitude d'agir de concert avec quelqu'un. Une qualité pourtant essentielle, lorsque l'on souhaite devenir Ranger ! La Mentali resta un instant silencieuse à la fin de la première tirade du Voltali, mais lui répondit malgré tout au bout de quelques secondes.

« -... Je suis moi-même novice, dans le domaine de la coopération. Je...  N'ai guère l'habitude d'avoir une personne à assister ou, au contraire... Sur qui me reposer.  »

Elle se redressa légèrement, tentant de se donner une allure plus assurée.

« -... Moi de même, je ferai tout mon possible pour que cette mission se déroule sans accroc. J'apprécie votre sollicitude.  »

Le ton de Marie, bien qu'il se voulait noble et distingué ce qui n'était pas chose aisée à faire lorsque l'on était actuellement en train de pousser de la boue à l'aide d'un balai, était beaucoup moins rude que lors de ses précédentes interventions, signe que la jeune fille commençait doucement à baisser sa garde. Prions pour que cela puisse continuer dans ce sens ! Non parce que, c'est rigolo deux minutes, de jouer une dépressive, mais arrive à un moment où on commence à saturer...

Lorsque le Voltali reprit, peu de temps après, Marie faisait déjà des gestes beaucoup moins mous qu'au commencement de la tâche, encouragée par ses précédentes paroles. Elle s'arrêta quelques secondes pour l'écouter, et, enfin, apprendre que, non, l'élève avait qui elle travaillait depuis tout à l'heure ne s'appellait pas Tac, mais Alban au bout de dix posts, il était temps. Ça aurait été Ginji, Alban se serait déjà retrouvé affublé d'un surnom ridi... Ah bah, Miyagi s'en est chargé pour lui , qu'il appartenait au dortoir Voltali, qu'il était Coach, et qu'il avait été envoyé ici contre son gré. Marie eut le réflexe de s'incliner, comme s'il lui parlait pour la première fois, ce qui n'était pas vraiment nécessaire, mais la jeune fille était passée maître dans l'art des gestes ou paroles superflus. Puis vint la terrible question: qu'est-ce qu'une jeune fille si frêle et délicate *kofkof* venait-elle faire ici ? Marie, le micro est à vous !

« -C'est que... Moi aussi, j'y ai été contrainte. Il s'agit par ailleurs de ma toute première mission... Je n'apprécie point les sorties et autres trivialités, en règle générale. Mais puisque cette mission peut s'avérer utile pour mon passage en grade, et que je ne tiens pas à vous pénaliser, je ferai de mon mieux.   »

La Mentali n'avait pas avancé grand chose à son sujet. Elle n'était pas particulièrement douée pour parler d'elle-même, et se contentait habituellement de décliner uniquement son patronyme, parfois même son dortoir ou sa spécialisation. Et comme personne ne s'intéressait plus que ça à elle, elle n'avait jamais besoin d'en  rajouter.

Une bonne trentaine de minutes passa avant que toute l'équipe ait terminé de remettre la cour en ordre. Les vêtements de Marie étaient tâchés de boue, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire d'une personne au comportement si noble, elle ne s'en soucia guère. Soren, lui aussi, avait de la terre un peu partout sur son corps, mais cela importunait d'autant moins le Grenousse qu'il appréciait ce style de milieu. Mais qu'il n'espère pas rentrer dans le dortoir Mentali dans cet état ! Certaines élèves là-bas seraient bien capables de mettre tout le dortoir sous quarantaine le temps de nettoyer.

Maître Miyagi, qui devait avoir un écran géant filmant le moindre de leurs gestes pour savoir quand arriver au bon moment, débarqua lorsque les deux élèves posèrent leurs outils, suivi par un Charmina transportant avec lui toute une table basse. Toujours aussi agréable, le vieil homme leur accorda une pause, avant de les presser de se laver les mains pour passer à table. Les étudiants obtempérèrent, et bientôt, tout le monde était en position. Marie s'était assise à genoux en observant son camarade faire, et aux côtés de Soren qui, lui, devait rester debout s'il espérait pouvoir manger quoi que ce soit.

Alban fit alors l'erreur à ne pas commettre : il voulut se servir à manger. Arceus ! Mais à quoi penses-tu, Alban ? Qu'est-ce qui te prend de vouloir manger alors que tu es à table ?! Mais quel boulet, celui-là, je vous jure ! Il fait tout de travers ! C'était probablement ce qui était passé par la tête de Maître Miyagi lorsque celui-ci intercepta la main du Voltali à coup de baguettes chinoises.  L'instant d'après, il ordonna à chacun de ses convives de se servir de ces mêmes baguettes pour manger, ce qui laissa Marie complètement dubitative. Parce qu'ils étaient censés manger avec ça ?... Ah bah oui, elle n'avait jamais vu de brosse de toilettes, n'allez pas croire qu'elle sait ce que sont des baguettes chinoises ! Lentement, Marie s'empara de deux baguettes, encore collées l'une à l'autre : il lui fallut un petit moment pour comprendre qu'elle devait d'abord dissocier les deux bouts de bois. Sous le regard intrigué de son starter, Marie fit passer ses baguettes d'un doigt à l'autre, tentant de trouver la position avec laquelle elle était censée les tenir. Elle jeta quelques coups d’œil vers Alban et ses Pokémons, et tenta de l'imiter.

Soren s'en sortit bien mieux à ce jeu-là, et sa dextérité lui permit de vite maîtriser l'engin. Il n'attendit donc pas que sa dresseuse y parvienne à son tour pour commencer les festivités, et tenta de se servir en boulettes de riz. Mais le Shaofouine, qui les avait rejoint depuis un moment, ne semblait pas vouloir le laisser faire (On ne mange pas à table, enfin!), et à chaque fois que le Grenousse voulut planter ses baguettes dans le plat, le Shaofouine poussait délicatement, du bout de ses baguettes, l'assiette d'un bout à l'autre de la table. Marie, toujours occupée à analyser les deux baguettes qu'elle tenait dans la main, ne remarqua le petit manège que lorsque Maître Miyagi reprit la parole, leur disant clairement que, lolnop, la pause, ce n'était pas pour tout de suite.

En même temps qu'Alban, Marie arqua un sourcil. Devoir manger à l'aide de baguettes chinoises était une épreuve déjà beaucoup trop difficile pour qu'il en rajoute ! Mais, prenant part au jeu, le Voltali demanda à leur senseï s'ils avaient l'autorisation de lancer des attaques. Autorisation accordée. Soren plissa les yeux. Ok alors.

Fini de rire.

« -Vive-Attaque. »

Le Grenousse s’exécuta sans attendre, à moitié affalé sur la table basse pour pouvoir atteindre le plat que le Shaofouine déplaçait depuis tout à l'heure. Vif, il donna un premier coup de baguette à gauche, le Shaofouine fit donc passer le plat à droite, et Soren donna aussitôt un second coup à droite, mais ce plan plutôt évident ne trompa pas l'adversaire, qui arrêta le plat juste à temps. Les baguettes de Soren se refermèrent une nouvelle fois dans le vide, faisant râler le Pokémon.

Marie jeta un œil en direction d'Alban, qui était séparé d'elle par Soren et Auster. Le Voltali regardait du coin de l’œil le Grenousse, et Marie comprit qu'il attendait qu'il passe à l'action pour tenter quelque chose. Quoi donc ? Aucune idée. Mais la jeune fille décida d'accomplir son souhait.

« -Soren, Vive-Attaque, encore. »

La Ranger avait dit ça de manière posée, ce qui signifiait qu'elle ne perdait pas en patience, et donc qu'elle ne s'acharnait pas à répéter la même attaque en vain. Pourtant, elle avait bien vu, que c'était totalement inutile, non ? Soren fut légèrement hésitant, mais il décida malgré tout de réitérer son action. Geste qui déclencha une réaction chez Alban, qui ordonna à son Noctali d'utiliser une attaque Coup de Main détournant l'attention du Shaofouine. Le Grenousse put, sans problème, attraper l'assiette à l'aide de ses deux baguettes, et la ramener entre lui et le Noctali, avant de lâcher ses baguettes et de la saisir des deux pattes pour la poser en dehors de la table basse. Hop, plat sécurisé ! S'ils le laissaient sur la table, ils risquaient de se le faire piquer à tout moment : posé entre lui et Auster, ils ne craignaient rien, puisque tout le monde avait interdiction de bouger.

Marie hocha la tête, satisfaite que la manœuvre soit une réussite. Maître Miyagi capta le geste et plissa les yeux.  

 « -Vous pensez vous contenter d'une assiette de riz, peut-être ?  »

Comme pour les narguer, et en écho à ses paroles, le Charmina attrapa un gros morceau de pain qu'il tira vers lui et son coéquipier. Marie échangea un regard avec Alban, et n'attendit pas une seconde de plus pour répliquer.

« -Soren, Coupe ! »

Le Grenousse fit apparaître une étrange lame faite d'eau au bout de sa patte, et d'un geste, coupa le morceau de pain en deux parties distinctes : une toute petite, qui était encore dans les mains du Charmina, et une plus grosse, qui fut réceptionnée par le Noctali d'Alban avant même de toucher la table. Marie fut surprise que la technique soit aussi efficace, et pensa que s'il les forçait à coopérer, ce n'était visiblement pas pour rien. Le vieil homme regarda successivement Tac, puis Tic, et, sans prévenir, se leva brusquement.

 « -JE N'AI PAS FINI !... Si vous m'aviez laissé terminé, vous aurez pu savoir que mes Pokémons et moi-même allons finalement nous retirer, sans quoi vous allez mourir de faim, avec juste ces deux aliments à manger. Nous reprendrons dans une heure.   »

Marie arqua à nouveau un sourcil. Mon œil. Ils n'auraient pas réussi à réceptionner le morceau de pain, il les aurait laissé galérer jusqu'à ce qu'ils y parviennent. La Mentali regarda le vieil homme ainsi que son équipe s'éloigner, et dès qu'ils disparurent de leur champ de vision, Soren avala une bouchée de riz. Mais Marie continuait de fixer l'endroit par où Maître Miyagi était parti. S'il avait proposé un exercice aussi bref, c'était pour voir s'ils avaient compris, Alban et elle, qu'ils devaient tous deux s'entraider pour réussir. Dès qu'il avait vu que c'était le cas, il s'était retiré, probablement pour préparer la suite de leur entraînement.

Ou alors, il était juste lunatique.

La jeune fille haussa les épaules, et concentra son attention sur les baguettes qu'elle tenait en main. Marie allait-elle réussir à manger avec ? Quel coup foireux Maître Miyagi leur préparait-il ? Les deux élèves sortiront-ils vivant de cette mission ? Aurai-je la possibilité de caser la phrase « Tac répondit à Tic au tac-au-tac » lors de mon prochain rp ? L’impétuosité d'Alban finira-t-elle par éclater au grand jour ? Quelqu'un a-t-il la bonté d'âme de m’assommer une bonne fois pour toute pour que j'arrête de déblatérer des conneries? Toutes les réponses, ou pas, au prochain épisode !


© Mzlle Alice.


Dernière édition par Marie R. Uana le Dim 22 Nov - 14:27, édité 1 fois



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Alban souffla presque de soulagement quand Marie lui avoua qu’elle était également novice dans ce domaine-là non, ne me demandez pas lequel au juste, ce RP vire trop bizarrement. Lui qui s’était imaginé être en présence de la crème de la crème des Topdresseurs ! Il sentit un poids étrange quitter ses épaules ; comme si toute la pression accumulée depuis qu’il avait mis un pied dans cette cour intérieure venait mystérieusement de s’évaporer. Ils étaient nuls tous les deux ! Yahoo ! Faites péter le champagne ! Erm, je m’égare. Bon. En soi, à dire vrai, ce n’était pas vraiment réjouissant. On pouvait aisément supposer qu’avec une telle médiocrité concentrée en ce duo, ils allaient avoir du mal à atteindre leurs objectifs. Mais au moins ne lui en voudrait-elle pas pour cela ! Il lui décocha un sourire tout en continuant de ratisser le sol boueux. Pas la prestation la plus glorieuse de toute sa vie, mais au moins parvint-il à la « décoincer » un peu car lorsqu’elle reprit la parole, c’était d’une voix beaucoup plus chaleureuse. Enfin. Aussi chaleureuse que pouvait-être Marie, évidemment. Il hocha la tête de haut en bas, ne sachant trop que répondre. Les discussions entre ces deux-là étaient… plutôt gênantes, en fait. Marie mettait une telle distance entre eux lorsqu’elle lui parlait qu’Alban avait l’impression de se retrouver face à un mur. Qui se fissurait progressivement, certes, mais un mur quand même. Continuant de remettre en état cette fichue cour, le châtain s’arrêta finalement pour lui poser une autre question. Qui eut réponse immédiatement. Alors comme ça, elle aussi était dans le même cas que lui ? Il se demandait ce que la pauvre Mentali avait eu à subir comme intervention professorale. A dire vrai, il gardait mauvais souvenir de ses deux impositions de Missions. La première fois, il avait failli se faire casser la figure par le Monaflémit d’Hortense. La seconde, il s’était retrouvé coincé par Hearnett. Impossible de déterminer laquelle des deux options était la pire. Parviendrait-il un jour à prendre une Mission de son plein gré, sans qu’on lui dise « Oh tiens Alban la bonne poire, je vais te désigner comme volontaire. Oui, c’est cool comme ça, qu’est-ce qu’on se marre ! » ? Il en doutait. Lâchant un petit soupir, il sentit la pression remonter quand Marie lui avoua qu’elle pourrait utiliser cette Mission pour son passage en grade. Ils avaient intérêt à obtenir de bons résultats !

- On va réussir ne t’en fais pas. Sinon, je pense que Maître Miyagi nous fera récurer ses toilettes à la brosse à dent, plaisanta-t-il.

Et il ne croyait pas si bien dire. Mais guère de spoilers pour l’instant, et continuons la partie ô combien inintéressante de la remise en état de la cour intérieure ! Marie et Alban restèrent silencieux encore une bonne trentaine de minutes. Pris dans sa tâche, le Voltali avait du mal à faire la conversation à Marie ; et autant dire qu’elle n’était pas très bavarde de son côté non plus. Ce fut donc dans un silence tendu qu’ils accueillirent, haletant, Maître Miyagi qui venait de faire une nouvelle entrée spectaculaire. Alban sentit son estomac grogner quand le vieux sage parla de nourriture. Il était vrai que tous ces exercices l’avaient fatigué ; aussi s’assit-il docilement à table avec ses Pokémon et Marie quand on l’y invita. Il observa attentivement le vieillard. Pas d’exercice en vue ? Pas de plat de la main dévastateur ? Pas de « JE N’AI PAS FINI » tonitruant ? Tout ça était trop beau pour être vrai, mais le Voltali se fit la réflexion qu’il devait trop penser. Baissant sa garde, il tenta d’attraper ses baguettes comme venait de le faire leur mentor. Mais, non. Naïf qu’il avait été ! Avec une dextérité foudroyante, Miyagi lui attrapa les doigts avec ses baguettes. Alors comme ça, on n’avait pas le droit de manger à table ? Eh ben ça alors, voilà qu’il venait enfin d’apprendre quelque chose des leçons de ce vieux cinglé. C’est bon maintenant, on peut passer à autre chose ? Non ? Visiblement non. On lui beugla dessus violemment. Il sentit même quelques postillons voler vers son visage, mais tenta de rester digne. Attaque aérienne ! Attaque aérienne ! Il se sentit virer au rouge, mais résista à l’envie de perdre toute dignité et de s’essuyer le visage en grimaçant de dégoût. Leur maître leur expliqua alors qu’ils auraient un exercice même lors du repas. Mais quel sadique ! Alban leva les yeux d’exaspération. Quand finiraient-ils par prendre un peu de véritable repos ?

Il n’attendit pas de se faire prier. Il commanda un premier assaut à Auster, mais le Charmina dévia les baguettes de ce dernier. Un second ? Toujours trop lent. Réfléchis Alban. Fais marcher ta cervelle. Quelles attaques de ton Noctali pourraient être utiles ? Il sentit qu’on allumait une petite lampe dans son esprit. Surveillant le Grenousse de Marie, il attendit que ce dernier lance sa seconde Vive-Attaque pour ordonner un Coup de Main. Auster vint planter ses baguettes entre Soren et le Shaofouine, afin de bloquer ce dernier. Eh ouais, travail d’équipe mon vieux ! Avec rapidité, le Grenousse s’empara d’un plat et le mis entre Auster et lui. Alban eu un sourire en voyant que Soren avait pensé à eux deux avant de penser à lui seul. Sourire qui ne plut d’ailleurs pas à Maître Miyagi car ce dernier se fendit d’un petit commentaire dédaigneux. Du pain ? On les narguait ?

Marie et Alban se lancèrent un regard. Le châtain avait l’impression que finalement, leurs longs moments de silence tendu les avaient aidés, en quelques sortes. Ils n’avaient pas besoin de vraiment se parler pour communiquer. Depuis le début de la journée, il parvenait à lire plus de choses dans les yeux de Marie qu’elle voulait ne lui en dire de vive voix. Il comprit donc immédiatement qu’elle voulait s’attaquer à ce morceau de pain quand elle ordonna à son Grenousse d’utiliser Coupe. Une lame d’eau apparut et vint trancher le pain en deux.

- Auster ! Feinte puis Coupe ! ordonna Alban à son Noctali.

Ce dernier repoussa les baguettes tendues que le Charmina faisait pleuvoir sur lui, puis fit basculer ses pattes griffues en l’air pour trancher le pain en plusieurs petites tranches régulières. Désorienté, le Charmina eut du mal à rattraper ce qu’il pensait être un plus gros morceau, et Auster grâce à ses mouvements de pattes parvint à les renvoyer dans le plat de riz subtilisé plus tôt. Il y eu un silence tendu puis… Miyagi beugla, se leva et s’en alla pour les laisser manger. Alban regarda Marie, haussa les épaules puis pu se servir à manger. Il goûta les gyozas, extrêmement savoureux, tandis que ses Pokémon se régalaient de cette cuisine si atypique. D’ordinaire, ils mangeaient totalement autre chose quand ils étaient au campus. Aussi furent-ils très intéressés de découvrir cette nourriture un peu exotique. Quelques minutes s’étaient écoulées lorsqu’Alban remarqua que Marie ne mangeait rien. Il regarda son assiette vide, et ses doigts qui tenaient maladroitement les baguettes. Puis il se souvint de la brosse à toilettes. Oui comme ça, en plein repas, merci Marie !

- Il faut les tenir comme ça, lui dit-il en lui montrant la position des deux baguettes, ayant compris qu’elle n’en avait sûrement jamais vu de sa vie. Ensuite pour manger tu appuies puis tu saisis l’aliment. C’est un peu compliqué au départ mais le coup de main se prend assez rapidement.

Il associa gestes à la parole pour montrer à Marie comment faire. Le fait qu’elle ne sache pas comment s’en servir l’étonnait. Pour la brosse à toilettes encore, il pouvait comprendre… Mais où la jeune fille avait-elle été élevée pour n’avoir jamais vu de baguettes de sa vie ?

- Dans ma région, à Hoenn, on s’en sert pas mal, ça fait un peu partie de notre patrimoine. Je crois qu’à Johto aussi. De quelle région viens-tu, toi ? Vous mangez uniquement avec fourchettes, cuillères et couteaux ?

Il lui adressa un sourire. Il aimait parler d’autres régions, d’autres villes. Marie serait-elle assez bavarde pour tenir toute une conversation sur le sujet avec Alban ? Il pouvait être une véritable pipelette quand on abordait les voyages ou le tourisme. Le repas s’acheva une bonne vingtaine de minutes plus tard, et les Pokémon, repus, s’allongèrent sur le dos pour profiter de leur digestion. Alban de son côté entassa les assiettes sales et se releva pour aller les apporter à la cuisine. Le Shaofouine et le Charmina de Miyagi vinrent immédiatement les aider à transporter les plats et la vaisselle sale ainsi que la table, puis les conduisirent dans la cuisine où s’entassait une vaisselle monstre. Comme le reste de la maison, la cuisine ressemblait à une pièce banale d’habitation japonaise traditionnelle. De très vieille maison japonaise, d’ailleurs. Un sol en gros galets, un évier assez vieux, un tonneau d’eau avec de l’eau à ras bord et une casserole pour en prélever. La vaisselle s’entassait dans un bac posé à même le sol, et le Shaofouine de Miyagi déposa les assiettes sales sur la pile déjà incroyable. Ne faisait-il jamais le ménage, ce vieux fou ? Alban fronça du nez tant l’odeur était horrible.

Avec une nouvelle entrée fracassante, Miyagi se matérialisa devant eux, les mains sur les hanches.

- CE N’EST PAS TROP TÔT ! Bref, disciples indignes. Comme vous avez pu le remarquer, il y a un peu de vaisselle à faire.

Alban ne put s’empêcher d’avoir un sourire goguenard et incrédule à la mention des mots  « un peu ». Sourire qui n’échappa pas à Miyagi car ce dernier lui tapa une nouvelle fois sur le crâne.

- JE N’AI PAS FINI ! Votre seconde épreuve de la journée sera de faire toute la vaisselle. Pour cet exercice, pas de bandeaux, pas de moitié moins de pattes. Vous aurez à votre disposition ce tuyau et ce liquide pour vaisselle !

Il montra une sorte de tuyau d’où pouvait sortir de l’eau quand on actionnait une pédale au sol. Plus loin, un bac d’eau savonneuse avec une petite casserole permettait de prélever du produit.

- Springroll, mon Shaofouine, va vous envoyer des assiettes en l’air à intervalles réguliers. Vous aurez à les faire mousser, les rincer, les sécher puis les disposer en piles sur cette table-là. PAR CONTRE, vous n’aurez le droit d’attraper l’assiette en main ou en patte qu’UNE SEULE FOIS par Pokémon et par assiette, et n’aurez droit de les mousser, rincer ou sécher que lorsqu’elles seront EN L’AIR ! Une fois qu’une assiette est au sol, vous ne pourrez plus la toucher. D’autant plus que si cela arrive, cela voudra dire qu’elle est CASSEE et vous aurez de TRES GROS PROBLEMES. C’est compris ! Toi Tic tu utiliseras encore ton Batracien. Et toi Tac ton chien malade. Je reviendrai d’ici QUATRE HEURES. Et le travail aura intérêt à être IMPECCABLE ! Sur ce…

Il tourna les talons et les laissa dans la cuisine avec son Shaofouine. Alban essaya de réfléchir à toute vitesse. Comment allaient-ils faire ça ? Il avait du mal à comprendre comment ils allaient pouvoir laver toutes ces assiettes sans en casser une seule. Ni comment il espérait qu’ils puissent le faire. Désespéré, il lança un regard d’appel d’aide à Marie. Il fit quelques pas vers elle pour être à sa hauteur puis lui demanda.

- Comment veux-tu qu’on s’organise ? Soren au lavage, Auster au rinçage ? L’inverse ? J’avoue ne pas trop savoir comment on va faire pour…

Sans lui laisser le temps de finir, le Shaofouine balança la première assiette. Merde ! Comment allaient-ils faire ?! La vaisselle vola vers le plafond, et Auster regarda son dresseur sans trop savoir quoi faire. Où devaient-ils aller ? Comment devaient-ils s’organiser ? Alban essaya de réfléchir mais l’urgence de la situation lui embrouillait le cerveau. Il voyait déjà l’assiette perdre de l’altitude et redouta qu’elle ne s’écrase au sol - ou sur tout autre meuble de la cuisine -. Espérons que Marie serait plus inspirée que lui !

Dernière édition par Alban Abernaty le Dim 1 Nov - 19:18, édité 1 fois
Marie R. Uana
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est un Topdresseur Ranger
Apprentissage de techniques ancestrales avec balai et serpillière
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Chers lecteurs :
Veuillez accepter mes plus plates excuses vis-à-vis des quelques... « égarements » visibles dans mon précèdent post. Il s'avère que j'ai vécu un grave traumatisme qui m'a légèrement perturbé lors de sa rédaction. Cela ne se reproduira plus. Je vous en conjure, n'appelez pas les messieurs en blanc. Pitié.


Marie observa les doigts d'Alban d'un œil intrigué. Se concentrant sur les siens, la Mentali tenta de maintenir ses baguettes de la même façon que son camarade. Le maintien lui paraissait étrange, mais elle en comprit la subtilité lorsqu'Alban lui montra de quelle façon elle devait se servir. Plissant les yeux, elle tenta, lentement, de s'emparer d'une boulette de riz, ce qu'elle fit de manière extrêmement maladroite : à peine l'avait-elle soulevée qu'elle retomba dans le plat. Marie réitéra le geste, mais cette fois, elle parvint à amener la boulette de riz jusqu'à hauteur de ses lèvres, et après un petit temps d'hésitation durant lequel elle se demanda si elle devait l'attraper elle-même ou si elle devait la faire tomber dans sa bouche, elle opta pour la première option. Elle avala la boulette de riz, et hocha la tête, satisfaite.

« -Ce n'est guère intuitif, mais cela semble fonctionner.  »

Prise d'une ardeur nouvelle, Marie amena délicatement -oui, passer de lentement à délicatement, c'était du zèle, pour elle- ses baguettes jusqu'à un sashimi, qu'elle parvint à soulever du premier coup. Quelques secondes plus tard, il avait fini droit dans sa bouche. C'est qu'elle apprenait vite ! Marie appréciait découvrir de nouvelles choses, et s'en approprier les méthodes, et sa déprime disparaissant peu à peu, elle fut satisfaite de pouvoir étudier l'art et la manière de manger avec des baguettes. Cette journée ne sera pas si inutile que cela, finalement.

Alban entama alors la discussion, profitant des baguettes pour enchaîner sur la région d'origine de Marie. Avalant le sashimi, la Mentali se tourna vers l'adolescent tout en maintenant ses baguettes en l'air. De quelle région venait-elle ? Voulait-il dire, avant son entrée à l'académie ? Ou parlait-il du lieu de son domicile ? A moins qu'il ne parle du lieu de naissance ?... Ne sachant trop quelle option choisir, Marie répondit à chacune d'entre elles, avant d'enchaîner sur un magnifique exposé sur les repas en haute société.

 « -J'ai passé les premières années de ma vie à voyager d'un bout à l'autre du monde. Puis j'ai été adoptée à Almia, bien que j'ai passé la majeur partie de ma nouvelle vie à Kalos. Là-bas, les couverts traditionnels sont effectivement de rigueur, bien qu'ils ne se limitent pas à ceux cités. Pour la soupe, tout d'abord, qui nécessite l'usage d'une grosse cuillère. La viande requiert un couteau à la forme très précise, qui diffère de celle du poisson, dont la fourchette diverge également. Il y a aussi la cuillère réservée aux desserts, à ne surtout pas confondre avec celle réservée aux gâteaux, mais qu'on différencie aisément de la cuillère à café. Mais à avant d'utiliser celle-ci, il faut bien évidemment passer par les laitages, qui nécessitent l'usage d'un tout autre type de couteau. » elle marqua une pause  « Mais j'ai cru comprendre que ce n'était guère la disposition la plus usuelle. Notamment à l'académie, où seuls trois couverts sont utilisés pour l'ensemble des plats. Ce qui permet un gain de temps considérable, je vous l'accorde. »

Tu voulais de la discussion, Alban ? Tiens, c'est cadeau ! Quand cela s'avérait utile, Marie n'hésitait pas à étaler ses connaissances. Elle aimait bien que les choses soient remises à leur place, il serait malvenu de laisser un camarade dans l'erreur ou l'inconscience !  

Marie se remit à analyser les baguettes qu'elle tenait en main. Une question lui taraudait l'esprit, et elle n'hésita pas à la poser à son camarade, qui semblait s'y connaître sur le sujet.

 « -Dîtes moi, lorsque l'on doit s'emparer d'un aliment que l'on ne peut avaler en une bouchée, comment le découpe-t-on ? Faut-il le faire dans le plat où il est entreposé ? Est-il.... envisageable.... d'en arracher les morceaux petit à petit à la seule aide de... sa dentition ?  »

Marie s'était risquée à poser cette dernière question comme s'il s'agissait d'un blasphème. Et dire que d'ici quelques semaines, elle apprendrait à manger avec les doigts ! Elle grandit tellement vite... L'auteur que je suis en est ému.

Nos quarterbacks... Dresseurs, pardon, eurent terminé leur repas en une vingtaine de minutes. Ce qui était bien plus bref que le délai accordé par Maître Miyagi, qui pourtant, trouva le moyen de râler au sujet de la lenteur de ses disciples. En effet, après avoir débarrassé la table, à l'aide des Pokémons du vieil homme, celui-ci avait refait son apparition pour faire entendre sa voix douce et mielleuse à ses élèves. Ne sentez surtout pas l'ironie. Accentuant ses paroles de soudaines montés de volume magnifiquement bien illustrées par les majuscules de mon partenaire lors de son précèdent post faut vraiment que j'arrête de causer HRP môa, Maître Miyagi expliqua aux élèves qu'ils devraient surmonter une nouvelle épreuve.... La vaisselle. *musique dramatique avec orage en bruit de fond*

Si cela se limitait à un simple lavage, Marie ne voyait pas d'inconvénient. Elle n'appréciait pas spécialement les exercices tordus du vieil homme, et s'était faite à l'idée de servir de femme de ménage pour le reste du week-end. Mais cela ne serait pas drôle, si c'était bel et bien le cas.

Elle écouta les consignes, toujours aussi sceptique. Quel était donc l’intérêt de cet exercice ? Leurs adversaires n'allaient tout de même pas les attaquer à coup d'assiettes le jour J ? Remarquez, vu le professeur qu'ils avaient eu... Marie envisagea le fait que le combat se déroulera les yeux bandés, avec pour arme des baguettes chinoises et une brosse de toilettes, et pour ennemis des Rototaupe qui leur lanceraient de la vaisselle à la figure. La Mentali chassa bien vite cette scène complètement farfelue de son esprit, et avisa plutôt le nombre d'assiettes qu'ils avaient à nettoyer. C'est que cela faisait beaucoup... Elle comprenait mieux pourquoi il leur donnait quatre heures, surtout avec la méthode qu'ils allaient devoir employer. Les deux élèves devaient réfléchir à leur stratégie au plus vite, mais le Shaofouine ne leur laissa guère le temps. Pas de repos pour les braves ! L'assiette entamait déjà la descente, que personne n'avait encore réagi. Et est-ce que Marie était plus inspirée qu'Alban ?

 « -Soren, Vibraqua ! »

Oui, elle l'était ! Le Grenousse n'attendit pas plus longtemps pour envoyer une magnifique bulle d'eau juste en dessous de l'assiette. Celle-ci rentra à l'intérieur, pour ne pas en sortir, tandis que la bulle d'eau lévitait légèrement au dessus du sol. Ça, c'était faire la vaisselle avec classe ! Malheureusement, Soren n'avait guère l'habitude de devoir maintenir cette attaque longtemps -normalement, il était censé faire exploser la bulle avant-, ce pourquoi le Grenousse fut contraint d'aller attraper l'assiette avant que la bulle ne touche le sol. A défaut d'économiser une saisie, l'assiette était en sûreté, et prélavée !

Mais le Shaofouine s'apprêtait déjà à renvoyer une autre assiette. Marie réfléchit à vive allure, avant de se tourner vers son partenaire. Cerveau en ébullition !

 « -Nul besoin de savonnette. Soren combinera ses attaques Ecume et Vibraqua pour laver les assiettes. Votre Noctali n'aura qu'à les rincer à l'aide du tuyau.  »

Au moment où Marie termina sa phrase, le Pokémon Combat envoya l'assiette en l'air. Soren jeta celle qu'il tenait dans les pattes le plus haut possible, et en direction d'Alban, pour qu'il puisse la rattraper une fois que son Noctali aura activé la pédale lui permettant de rincer l'assiette. Puis, ayant écouté les consignes de sa dresseuse, il se tourna vers la nouvelle assiette qu'on lui jetait, et forma une bulle à l'aide de Vibraqua, qu'il fit mousser grâce à Ecume. L'assiette tomba dedans, et fut maintenue en l'air un instant, avant que Soren ne la rattrape lorsque la bulle éclata. Marie comprit rapidement que cela allait poser problème : pour chaque attaque utilisée, une flaque d'eau se formait sur le sol, et elle ne savait que trop bien les problèmes que cela pouvait engendrer. Saisissant une serpillière, Marie entreprit d'essuyer l'eau de la Vibraqua dès que celle-ci éclatait, et très vite, le travail prit forme. Le Shaofouine envoyait l'assiette, Soren la lavait, la passait à Alban, qui devait la rattraper après que son Pokémon ait activé la pédale, pendant que Marie nettoyait régulièrement le sol. Après une telle mission, Marie, Alban et leurs Pokémons seront fin prêts pour monter une entreprise de nettoyage ! Merci, Pokémon Community ! Devenir le plus grand des dresseurs ? Un scientifique éminent ? Un coordinateur de renom, ou le plus connu des athlètes ? A quoi bon, quand vous pouvez devenir technicien de surface, plombier, ou même éboueur ! Il s'agissait peut-être de la véritable vocation de Marie, après tout ! Devenir Ranger ? Quel plan de carrière minable ! Femme de ménage lui conviendrait tellement mieux !

Non, vraiment, Marie ne comprenait absolument pas quel était l’intérêt de cette activité. Le vieil homme voulait encore renforcer leur coordination ? Il y avait des moyens beaucoup plus traditionnels, pour cela ! Surtout que, passé la satisfaction des premières minutes, pour avoir constaté que sa stratégie fonctionnait, la jeune fille était déjà lassée par l'exercice. Et ils devaient faire ça pendant quatre heures ? Ils ne tiendraient jamais !

La Mentali jeta un regard en coin en direction d'Alban. Comment le Voltali s'en sortait-il ?...

Cher Alban :
Désolé pour le temps de reeeeeeeeeeeeeeeeeeep /(>.<)/ (← Je ne sais pas ce que ce smiley fait avec ses bras, mais je le trouve rigolo.)





© Mzlle Alice.


Dernière édition par Marie R. Uana le Dim 22 Nov - 14:34, édité 1 fois



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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A présent que Miyagi était reparti, le repas était bien plus agréable et paisible. Alban pouvait manger à sa faim les délicieux mets que le vieux sage leur avait préparés ; ou à défaut, avait fait préparer à une tierce personne. Sûrement encore un Kit ou un Kat caché quelque part dans l’immense bâtisse. Le châtain commençait à connaître son vieux mentor et se disait qu’il devait probablement faire peu de choses lui-même, s’arrangeant pour déléguer un maximum de tâches ménagères à de pauvres élèves exploités comme eux. Soupirant, il regarda en direction de Marie, à qui il venait d’expliquer le fonctionnement des baguettes. La jeune fille sembla éprouver quelques difficultés mais, au bout d’un moment, elle parvint à se servir convenablement de ces couverts encore nouveaux pour elle. Le Voltali eu un très léger sourire, tandis qu’Auster hochait la tête d’un air appréciateur.

- Ce n’est qu’une question d’habitude, tu vas rapidement prendre le coup de main, l’encouragea-t-il.

Il était bien conscient que pour des gens qui avaient affaire à des baguettes pour la première fois, ce n’était pas si simple que ça. Lui avait été élevé avec ce genre d’outils ; c’était pour lui aussi naturel que d’écrire avec un stylo, par exemple. Il n’arrivait même pas à se souvenir d’éventuelles difficultés quand il avait commencé à utiliser des baguettes. Pourtant patient, il continua de donner quelques directives à la Mentali, regardant ses propres doigts pour ne pas dire de bêtise. L’air de rien, ce n’était pas si évident que ça d’expliquer quelque chose qui vous semblait naturel. Au bout de quelques minutes, Marie parvint à attraper son premier sashimi. Alban jugea donc le moment opportun pour essayer de la questionner sur elle ; autant en profiter tandis qu’elle n’était pas concentrée ou qu’elle avait baissé sa garde. Il l’écouta donc parler de ses voyages ; aussi étonnant que cela puisse paraître, Marie avait l’air d’avoir le même genre de vécu qu’Opale, sa chère amie. Pourtant, on ne pouvait faire plus diamétralement opposées… Le châtain resta cependant neutre quand elle lui avoua avoir été adoptée à Almia. Il n’avait pas envie de lui donner l’impression d’avoir pitié ou quoi que ce soit. Il l’écouta donc raconter son voyage à Kalos, avec ses couverts plus que traditionnels. Comme il l’avait deviné, Marie faisait partie d’une famille plutôt noble. Après tout, pour avoir déjeuné avec Max, il était à peu près certain que dans les familles plus modestes, il n’y avait pas tous ces couverts dont la Mentali parlait. Une question persistait cependant ; pourquoi la demoiselle, qui avait pourtant l’air de bonne famille, s’était retrouvée sur Lansat ?

- Je vois, tu as dû voir un sacré bout de monde en tout cas. Tu es déjà passé par Hoenn ? Qu’en-as-tu pensé si c’est le cas ? Je suis désolé, je suis passionné de voyages, alors je m’emporte souvent quand on aborde ce genre de sujets… Je ne suis jamais allé à Kalos encore mais ce doit être une région plutôt impressionnante, non ?

Impressionnante, pas belle. Alban avait trop d’aprioris sur cette région incroyablement industrialisée pour émettre l’hypothèse qu’elle puisse être aussi magnifique que Hoenn ou encore Johto. Mais bon, il s’était mis en tête d’un jour l’explorer ; il n’attendait qu’à être surpris ! Quant aux différents couverts…

- Je vois… Effectivement dans ma région, comme à Lansat, nous n’utilisons que les trois couverts en plus des baguettes. Et certaines cuillères un peu plus larges pour les soupes ou les salades de fruits. C’est intéressant d’apprendre tout ce qu’il peut exister.

Le châtain lui adressa un autre sourire puis se retint d’éclater de rire quand Marie lui posa LA question que se posaient tous les nouveaux utilisateurs de baguette. Comment couper les aliments ? Eh bien, eh bien… Il attrapa un gyoza et le déposa dans son assiette. Puis, croisant ses baguettes autour de l’aliment, il expliqua à la jeune fille.

- Alors normalement, la cuisine qu’on mange avec ces baguettes est censée pouvoir être dégustée en une seule bouchée. Comme tu peux le voir, il y a beaucoup de petits aliments qui peuvent s’avaler en une seule fois. Cependant, si un aliment plus gros pose problème mais qu’il est mou, tu peux le couper avec tes baguettes en les croisant comme ceci. - Il effectua un mouvement avec ses baguettes pour déchirer le gyoza en deux. - Il faut que tu tiennes tes baguettes assez basses pour avoir plus de force et éviter de les casser. Ensuite, tu déchires, un peu comme le mouvement d’un ciseau, tu vois ? Pour les aliments plus durs eh bien… Ton hôte est censé fournir une fourchette et un couteau si tu ne peux pas les couper avec tes baguettes. Ceci dit oui, si par exemple c’est un gyoza que tu ne peux pas avaler en une bouchée et que tu n’as pas envie de t’embêter à découper, tu peux manger un morceau puis le second après.

Il s’interrompit, une pensée subite venant d’émerger dans son esprit. Puis, avec un sourire, il regarda Soren.

- Tu vois par exemple ton Grenousse. Tout à l’heure il a utilisé Coupe avec cette sorte d’épée d’eau. Ça fait des dégâts, c’est indéniable, mais s’il faisait apparaître deux épées et qu’il effectuait ce mouvement de cisaille, ça donnerait genre… presque une attaque Plaie Croix, non ?

L’idée était peut-être folle mais ça pouvait fonctionner et être utile lors du combat du surlendemain. Il secoua la tête de gauche à droite. Ne pouvaient-ils pas arrêter de penser à ce stupide affrontement, même lorsqu’ils mangeaient ? Dans l’ombre d’un poteau, Maître Miyagi esquissa un sourire avant de disparaître sans que ces élèves ne puissent le voir. Puis, le Pokémon du vieillard revint pour les aider à débarrasser la table et les emmener jusqu’à la cuisine. Les bras chargés de vaisselle sale, Alban fut dépité de découvrir que leur hôte s’était visiblement laissé aller sur les tâches ménagères. Depuis… depuis le départ de ses anciens disciples, peut-être ? Il fronça un sourcil, légèrement dépité en comprenant qu’ils allaient sûrement devoir se coltiner cette incroyable vaisselle. Il y avait quoi… Peut-être 100 voire 200 assiettes ? C’était vraiment grotesque comme situation. Des piles d’assiettes qui s’amoncelaient presque jusqu’au plafond, certaines aux odeurs peu ragoûtantes. Alban était persuadé qu’on pouvait découvrir un véritable écosystème sur la majorité d’entre elles. Eh Marie, la Ranger, toi qui voulait découvrir du peuple, tu en as plein sous ton nez. Comment ça c’est que de la mousse et des bactéries ? Quelle différence, rooooh.

Alban ne broncha cependant presque pas quand Miyagi leur expliqua la teneur de l’exercice de l’après-midi. Après une matinée et un repas passés sous les ordres de ce fou furieux, plus rien ne l’étonnait. Le jeune homme se dirigea donc naturellement vers Marie, sans trop savoir comment ils allaient s’organiser. Cependant, avant même qu’il n’ait eu le temps de finir sa phrase, le Shaofouine venait déjà d’envoyer la première assiette. Quoi ? Déjà ?! Il regarda impuissant la vaisselle tomber inexorablement vers le sol. Puis, comme une bénédiction, le Vibraqua de Soren vint ralentir la chute de l’objet, l’emprisonnant dans une bulle de savon énorme. Marie pris ensuite le contrôle des événements. Lavage par Soren, rinçage par Auster. Comprenant ce que la Ranger voulait dire, le Noctali alla se diriger vers la pompe. Il attrapa le tuyau dans sa bouche puis posa une patte sur la manette, prêt à continuer le nettoyage.

Le Shaofouine envoya alors une seconde assiette et le Grenousse de Marie lança celle qu’il avait reçue en premier vers Auster. L’assiette s’envola comme un frisbee et Auster bougea la gueule pour envoyer un jet d’eau puissant qui débarrassa l’objet de toute mousse. Puis, voyant que l’assiette retombait vers lui, il utilisa son attaque Mimi-Queue pour la réceptionner en douceur avec le plat de sa queue. Il la fit sauter en l’air plusieurs fois pour la sécher, puis l’envoya enfin à Alban qui la réceptionna et la posa sur le meuble. Du moment qu’il ne l’attrapait pas avec sa patte, la faire rebondir plusieurs fois était possible, n’est-ce pas ? Le châtain se tourna vers le Shaofouine qui acquiesça, semblant comprendre sa question muette. Bon, bien, si le Pokémon de Miyagi ne disait rien, c’est qu’il approuvait leur organisation. Mais déjà la seconde assiette se dirigeait vers Auster. Pas le temps de réfléchir plus longtemps ! Le Noctali recommença le même manège, rinça l’assiette avec le jet en actionnant la pompe, puis la fit rebondir sur sa queue pour la sécher et la renvoyer vers son dresseur. Au fur et à mesure de l’exercice, Soren renvoyait de mieux en mieux l’assiette vers Auster. Leur coordination au départ un peu cafouilleuse s’améliora avec le temps, même si la fatigue leur faisait commettre parfois quelques erreurs, rattrapables in extremis grâce à Marie ou Alban. Une heure plus tard et les Pokémon étaient déjà épuisés, tandis qu’Alban ressentait comme des crampes au niveau de son dos et de ses bras. Encore trois heures comme cela, vraiment ? Il jeta un coup d’œil à Auster qui commençait à avoir les pattes tremblantes. Il fallait qu’il intervienne.

- Auster, utilise Rayon Lune sur Soren et toi, demanda-t-il à son Noctali, qui fit briller ses anneaux lumineux.

Une douce poussière de lune brillante se déposa sur les deux Pokémon, chassant fatigue et membres tremblants. Revigoré, Auster se redressa sur ses quatre pattes puissantes puis recommença son travail, débordant d’une énergie nouvelle. Ils continuèrent donc leur manège les trois heures qui suivirent, Auster utilisant régulièrement son attaque Rayon Lune pour soigner les troupes. Enfin, la dernière assiette vint rebondir sur la queue d’Auster et Alban la rattrapa pour la poser sur la pile, complètement épuisé. Il regarda Marie, qui essuyait encore le sol avec sa serpillère pour compenser les attaques aquatiques de son Grenousse. Ils n’avaient que très peu parlé durant tout l’exercice, trop concentrés sur leurs tâches. A présent que la pile d’assiettes était enfin propre, le Voltali se dirigea vers la jeune fille en se massant les bras.

- Enfin fini… Comment vas-tu ? Pas trop fatiguée ? Je me demande si-… commença-t-il avant d’être interrompu par Miyagi qui venait de débouler vers eux et de leur jeter un verre d’eau chacun à la figure.

- JE N’AI PAS FINI ! hurla-t-il. Vous mouillez mon sol, je mouille vos figures ! BREF. Le travail a été plutôt bien fait pour une fois, même si ça aurait pu être mieux. Springroll m’a dit que vous avez été assez coordonnés pour une fois, il y a un peu d’amélioration, je vois. Ce sera tout pour aujourd’hui, je vous ai préparé un dortoir à l’étage. Nettoyez encore un peu le sol pour qu’il soit rutilant puis vous pourrez aller prendre un bain, dîner et vous coucher. Vous dormirez sur des futons dans la même chambre, mais ATTENTION si vous essayez de batifoler un peu trop en profitant du fait d’être dans la même pièce pour la nuit, je vous ferai SEPPUKU, est-ce bien clair ?!

Alban hocha lentement la tête de haut en bas, essayant de rester digne malgré l'eau qui lui coulait sur le visage, puis le maître pris congé. Il regarda Marie, appréhendant un peu sa réaction. Il avait déjà dormi dans la même chambre que des filles ; après tout, il avait passé les nuits de l’expédition dans un hôtel dans la même pièce qu’Ambre et Calliope. Mais Marie, c’était différent. Avec son éducation, elle trouverait ça certainement très… déplacé ? Il ne savait pas trop, mais en tout cas, il se sentit brusquement mal à l’aise. Comment allait-elle prendre cette nouvelle « épreuve » ?

- Je heu… Au moins, les bains ne sont pas mixtes et heu… bredouilla-t-il.

De toute la journée, c’était probablement là l’exercice le plus difficile. Allez Alban courage, tu peux le faire !
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Marie hocha la tête lorsqu'Alban déclara qu'elle prendra rapidement le coup de main. Manger avec des baguettes était tout nouveau pour elle, mais elle espérait être rapidement capable de maîtriser la chose.

Après lui avoir brièvement expliqué d'où elle venait, puis, moins brièvement, les couverts qu'elle avait jadis l'habitude d'utiliser à son domicile, Marie écouta les questions d'Alban d'une oreille attentive. Elle resta néanmoins silencieuse pendant quelques secondes lorsqu'il eut terminé, ne sachant réellement si elle devait répondre. Ou si elle le voulait, plutôt. Elle n'avait jamais parlé de ses origines à qui que ce soit, ses parents adoptifs faisant tout pour faire oublier son passé, et les Rangers d'Almia n'osant pas aborder le sujet. Le silence aurait pu rapidement devenir pesant, si la Mentali n'avait finalement pas décidé de reprendre la parole.

 « -... Malencontreusement, j'étais relativement jeune, à l'époque, et si je suis effectivement passée par Hoenn, je crains n'en avoir conservé aucun souvenir. D'autant plus que... Les peuples gitans sont très attachés à leur propre culture, et restent généralement regroupés entre eux, sans chercher à comprendre les us et coutumes de la région visitée... Ce qui est fort regrettable, j'apprécierai grandement découvrir le monde autrement que par la lecture. »

Marie tenta de rester la plus droite possible, ne voulant laisser trahir son trouble. C'était la première fois qu'elle évoquait ses origines on ne peut plus modestes. Elle ne savait absolument pas comment Alban pouvait bien réagir à son insinuation. La croirait-il, seulement ? Une jeune fille à la tenue si noble et à la peau si pâle pouvait difficilement venir d'un tel groupe ethnique. Et pourtant, si.  

La Mentali prit une profonde inspiration, et profita de la dernière question posée par son camarade pour changer de sujet. Si Alban ne la croyait pas, mieux valait-il passer à autre chose.

 « -Kalos est une région sublime. La Route Fleurie, près de laquelle je vivais, possède de magnifiques champs de fleurs et jardins. Les Pokémons sauvages, tout comme les humains, apprécient grandement la sérénité et la beauté de l'endroit. Néanmoins... J'avoue préférer la région d'Almia. Là-bas, la faune et la flore y sont plus... Naturels. Les humains n'ont pas modifié l'environnement à leur gré, ce sont eux qui se sont adaptés à celui-ci. Je trouve cela admirable.  »

Le Voltali ne semblait pas particulièrement ennuyé par le petit exposé de Marie. Au contraire, les deux étudiants semblaient partis dans un cour sur l'art et la manière de manger dans les différentes régions connues. La jeune fille l'observa attraper un gyoza, puis le déposer dans son assiette, avant de croiser ses baquettes juste au dessus de l'aliment. Elle écouta son explication sans un mot, observant le maître faire avec un air des plus sérieux. Lorsqu'il eut terminé sa démonstration, Marie l'imita en faisant remuer ses baguettes dans le vide, avant d'attraper à son tour un gyoza pour tenter elle aussi de le couper en deux. Mais elle arrêta son action en entendant la fin de son explication, perplexe.

 « -... Mais je suppose qu'il serait malvenu d'agir ainsi.  » elle se concentra à nouveau sur son assiette  « Je vais tenter de maîtriser cela...  »

Elle saisit les baguettes, et tenta de reproduire le geste d'Alban. Elle parvint à couper le gyoza en deux, mais d'une moins belle façon que le Voltali. La coupure n'était pas droite, et les deux parts n'étaient absolument pas égales. En vu du résultat, Marie voulut se resservir aussitôt pour recommencer, mais la prise de parole d'Alban détourna son attention de l’assiette de gyoza. Effectuer une double attaque Coupe pour imiter la capacité Plaie Croix ? C'était pertinent, comme idée.

 « -L'attaque aurait une plus grande portée, en plus d'infliger plus de dégâts. C'est une proposition bien audacieuse, mais... » Marie observa elle aussi Soren  « … Elle reste réalisable.  »

Le repas fini, les deux étudiants reprirent aussitôt le boulot, suite aux directives du vieil homme. De la vaisselle, hein ? Bientôt, ils allaient devoir préparer le repas, faire le lit de Miyagi, aller lui acheter ses courses, et nettoyer la maison de fond en comble. Et tout ça dans un but uniquement didactique, bien sûr ! Comment voulez-vous maîtriser le triple salto arrière avec vrille oblique terminé par un coup de pied latéral si vous ne savez même pas essuyer une assiette, enfin ? Réfléchissez, un peu !

Mais au bout de quelques minutes seulement, Marie était déjà lassée par l'exercice, et voyait difficilement comment ils pourraient tenir ainsi quatre heures. Pourtant, elle prit sur elle, et lava tant bien que mal le sol suite à chacune des attaques de son Grenousse. De temps à autre, elle devait courir pour chercher une autre serpillière, la dernière ayant absorbé trop d'eau pour être réutilisable dans l'immédiat. Parfois, les deux élèves devaient rattraper une assiette récalcitrante, qui ne souhaitait pas emprunter l’itinéraire souhaité par  le lanceur, mais ils s'en sortaient sans trop de casse. Les interventions régulières du Noctali d'Alban tombaient à point nommée, permettant de revigorer les membres de cette fine équipe.

Et voilà qu'au bout de ses interminables heures, résonnèrent les cloches de leur rédemption. Bipbipbip. Alban posait tout juste la dernière assiette que l'horloge murale indiqua les dix-sept heures. Ils avaient fini juste à temps ! Maître Miyagi prévoyait-il qu'ils mettent autant de temps pour faire le travail, ou étaient-ils censés avoir terminé depuis bien plus longtemps ? Soren, épuisé après avoir lancé toutes ces attaques Eaux, se permit de plonger une tête dans la bassine qu'ils n'avaient pas eu à utiliser grâce à son attaque Ecume. Alors que Marie terminait de nettoyer le sol, Alban s'approcha d'elle pour savoir comment elle s'en sortait. Mais avant que le Voltali ne puisse finir sa phrase, et donc avant que Marie ne réponde, Maître Miyagi fit une nouvelle entrée fracassante, en leur jetant au passage un verre d'eau au visage. Surprise, la Mentali ne put qu'ouvrir la bouche de stupeur tandis que le vieil homme donnait les dernières directives, justifiant au passage  son geste. Ils mouillent son sol, il les mouille ? Et eux, ils avaient le droit de lui casser les doigts, en retour aux misères précédentes ? Et lui faire prendre un bain de boue ? C'est bon pour la peau, en plus ! C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase... Marie en avait plus qu'assez des caprices du Maître Miyagi, et elle comptait bien le lui faire savoir...

 « -... Comment osez-vous... ?! »

… Marie non plus, ne termina pas sa phrase. Tandis que pour Alban, c'était l'arrivée de Maître Miyagi qui lui avait empêchait de continuer, c'était, cette fois-ci, son départ précipité, accompagné d'un vent royal, qui laissa Marie bouche bée.

Elle aurait pu rester dans cette position pendant un bon moment, si le Voltali n'était pas intervenu. Ne voulant passer sa colère sur son cher camarade de mission -Soren fera l'affaire-, Marie prit une profonde inspiration, puis passa ses mains sur son visage pour essuyer les dernières gouttelettes.  Elle se répéta mentalement les paroles d'Alban, ne comprenant tout d'abord pas pourquoi il disait cela, avant de se remémorer les dires de Maître Miyagi. Oh. Elle allait devoir dormir dans la même chambre qu'Alban l'impétueux ?... Ah ! Ça y est ! Marie était finie ! D'autant plus que le jeune homme n'en était pas à sa première fois... Il avait machiavéliquement bien joué son coup ! Je vous l'avais dit, qu'Alban n'était pas aussi pur qu'il en avait l'air... En plus d'attirer les filles dans ses bras, il s'arrange pour se retrouver dans la même chambre qu'elles pour terminer le tra... Non, stop ! On va s'arrêter là. Pour l'instant.

Marie fixa le Voltali un petit moment. Avant de finalement prendre la parole.

 « -... Ce n'est en rien comparable, Tac. Il n'est point question de la même pudeur dans une chambre que dans une salle de bain.  » elle haussa un sourcil, méfiante  « Du moins, j'ose l'espérer.  »  

… Oui, elle était totalement indifférente. Dormir dans la même chambre, et alors ? Tant qu'il n'était pas question de dormir dans le même lit... Et encore, à partir du moment qu'elle pouvait se reposer convenablement -c'est-à-dire pas de ronflements ni tirage de couettes-, Marie ne se souciait pas vraiment de ce genre de détail. D'un point de vue personnel, tout du moins, puisque pour une question d'étiquette, elle ne se serait jamais autorisée une telle folie, par le passé. Dormir dans la même pièce qu'un garçon ! Si la scène s'était déroulée quelques années plutôt, et que ses anciens parents avaient été mis au courant, Marie l'aurait longtemps regretté. Mais ici, il n'y avait que Maître Miyagi, Alban, et, à la rigueur, leurs Pokémons respectifs. Dès lors que le Voltali n'y voyait aucun inconvénient, Marie pouvait parfaitement convenir à dormir dans une même pièce. Mais comme les leçons de bonne conduite que lui avaient inculquées ses parents prévalaient, comme toujours, sur ses propres sentiments, Marie reprit aussitôt.

 « -Je ne puis prendre le risque de dormir dans la même pièce que vous. Si cela s'ébruitait, nul doute que notre image en pâtirait. Je n'ai encore jamais vu de futons, est-ce encombrant ? Maître Miyagi doit bien pouvoir nous autoriser à en déplac... »

… Elle laissa sa phrase en suspens. Non, Miyagi avait horreur d'être contrarié. Jamais il ne les laisserait faire comme eux l'entendaient. Ne serait-ce que pour une question de fierté, quand bien même il n'y avait aucun inconvénient à cela, son entêtement l'empêcherait d'accepter.

 « -... Non, nous n'avons guère le choix. Néanmoins, j'avoue être perturbée par un tout autre détail... Je ne savais guère que nous serions contraints de passer la nuit ici, et je n'ai avec moi aucun rechange...  »

Marie tira légèrement sur sa robe, et baissa la tête pour l’observer. Elle était couverte d'eau et de boue, avec une petite tâche d'herbe, juste là.

 « -Elle est dans un pitoyable état. Je ne pourrai passer le reste de la mission dans cet accoutrement... Ni même la nuit.  »


© Mzlle Alice.


Dernière édition par Marie R. Uana le Dim 22 Nov - 14:41, édité 1 fois



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
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Alban avait écouté attentivement le discours de Marie et, à dire vrai, il était curieux d’en apprendre plus sur la jeune fille. Elle venait d’un monde totalement différent du sien, et, en outre, restait assez mystérieuse sur le sujet. Ce qui, inévitablement, lui donnait envie d’y creuser encore plus. Il était comme ça, Alban ; peut-être aussi curieux que les filles Givrali, même s’il avait le côté commère en moins. Cependant, probablement avait-il été trop intrusif cette fois-là, car Marie se renferma sur elle-même. Un court silence s’installa, et le châtain se sermonna intérieurement. Il ne voulait pas que sa relation avec la Mentali devienne encore plus gênante qu’elle ne l’était déjà. Par chance, cette dernière décida qu’elle pouvait lui raconter un peu plus de sa vie et lui confia indirectement qu’elle faisait partie d’un peuple gitan. Alban resta neutre dans son expression mais la jeune fille venait indubitablement de raviver sa curiosité. De ce qu’elle lui avait dit, il avait compris qu’elle avait voyagé pas mal dans sa jeunesse, avant d’être probablement adoptée, ou quelque chose dans ce goût-là. Quoi qu’il en soit, il lui semblait que sa vie avait été assez compliquée, mais avec ses bonnes manières, Alban ne s’était pas imaginé qu’elle aurait pu avoir ce genre d’origine. Mais après tout, pourquoi pas ? Il connaissait peu les peuples gitans, aussi n’était-il pas au fait de leurs caractéristiques physiques. Tout ce qu’il en savait était qu’ils voyageaient beaucoup. Même s’il trouvait dommage, comme venait de lui confier Marie, qu’ils ne s’intéressent que peu aux régions visitées. Quant à réfuter les informations qu’elle venait de lui communiquer ? Cela ne lui avait même pas traversé l’esprit. C’était peut-être naïf de penser ainsi, mais Marie n’avait pas l’air d’être le genre à mentir. Elle était même parfois un peu trop franche, ce qui ne dérangeait pas vraiment Alban. Il appréciait les gens entiers. Oui parce que bon, Marie avec un bras en moins, ça aurait été moins pratique #PAF# Toujours est-il que la demoiselle n’avait pas grand souvenir de Hoenn, ce qui était un peu dommage ; Alban aurait bien voulu savoir ce qu’elle en pensait, et si elle était déjà venue dans sa Cimetronelle natale.

- Je vois. C’est dommage, comme tu dis, mais rien ne t’empêche d’aller à sa découverte dans un futur proche. Tu es Ranger, non ? Mon ami Aaron m’a parlé d’une expédition de Ranger organisée par un de ses camarades de dortoir. Je vous envie, vous et les Archéologues. Vous pouvez sortir librement pour aller visiter les autres régions du monde, sur un sujet qui vous plaît, sans les contraintes des Missions. Si tu en avais l’occasion, quelle serait la première expédition que tu organiserais ?

Il eut un sourire. L’école offrait vraiment de magnifiques parcours. S’il n’avait pas été si attaché au Pokéathlétisme, sûrement se serait-il tourné vers un cursus qui lui aurait permis de beaucoup voyager. Alban resta silencieux pour laisser Marie lui parler de Kalos et de la fameuse Route Fleurie. Il en avait entendu parler de la bouche de Maxine, mais il s’était imaginé un tout autre panorama. Mettre les Pokémon en avant comme le faisait la Mentali attisait déjà un peu plus sa curiosité. Quant à Almia ? Il n’en connaissait que peu de chose, ce qui était regrettable. Gêné de ne pas pouvoir poursuivre la conversation là-dessus, il écouta cependant attentivement les explications de Marie. A bien des égards, cela lui faisait penser à Cimetronelle. Même si la contrée de Marie avait l’air d’être encore plus sauvage et naturelle. Sûr que cela aurait plu à son meilleur ami.

- Ça a l’air magnifique en effet, mais je ne connais que très peu de choses sur Almia. Quand nous aurons fini cette mission et que nous aurons plus de temps, cela te dérangerait-il de m’en parler un peu plus ? lui demanda-t-il avec un sourire.

Alban ne savait pas vraiment si Marie allait avoir encore envie de le croiser après cette mission, mais si tel était le cas, ils pourraient échanger sur des sujets qui lui plaisaient.

- Et si tu veux en échange, je te parlerai de Hoenn, ajouta-t-il, pour ne pas donner l’impression de vouloir profiter d’elle.

Il lui expliqua ensuite comment couper des aliments avec ses baguettes pour ne pas avoir à déchirer des morceaux avec sa dentition. Pensée qui semblait révulser un peu la jeune Mentali. Aussi s’attela-t-elle à maîtriser la technique qu’il venait de lui apprendre, et qui était déjà un peu plus « convenable » selon elle.  Il l’observa, n’hésitant pas à le lui remontrer plusieurs fois, jusqu’à ce qu’elle parvienne à couper son premier gyoza. Il eut un nouveau sourire. C’était tellement amusant de rencontrer des gens d’horizons différents. Même s’il aimait en apprendre plus sur les autres coutumes et régions, il adorait également partager ses connaissances sur les propres coutumes de Hoenn.

- Hm pas si malvenu que ça, je pense, lui répondit-il. Dans certaines régions, il est normal d’agir ainsi, et je pense même que certains habitants seraient choqués si on ne fonctionnait pas comme eux. De même que quelque chose qui serait naturel pour toi ou moi pourrait être malvenu dans une autre contrée. Enfin je suppose que si Maître Miyagi mange avec des baguettes, il ne sera pas chagriné de te voir croquer pour débiter un aliment.

Il pourrait même lui sortir une ânerie du style « Oooh, petit panda du levant fait ses dents sur le bambou malicieux, bene, bene » avec un hochement de tête appréciateur et un dicton aléatoire sorti de son chapeau chinois. Cependant, le sujet de la découpe aux baguettes avait permis de soulever une potentielle tactique à utiliser en combat pour Soren. Marie sembla ne pas trouver l’idée trop tordue, mais ils ne purent en discuter plus car déjà le Shaofouine de Miyagi revenait pour les aider à débarrasser. Prochaine étape ? La vaisselle évidemment ! Qu’auraient-ils pu faire d’autre, de toute façon ? Bah oui, les entraînements à la Ace, c’était surfait. Faire des tâches ingrates était bien plus productif, allons. Alban irait proposer au référent des Noctali de changer totalement son programme, tiens. Soupirant, il assura ses tâches avec brio, quelque peu agacé cependant du tournant de cette Mission. Ok ils allaient être un peu rémunéré à la fin, mais quand bien même… C’était d’un ennui !

Pourtant, ils n’eurent pas le temps de beaucoup se reposer durant l’exercice. Ni même de penser, à vrai dire. Alban devait assurer le service, et devait vérifier régulièrement si Soren et Auster étaient fatigués ou non. Son Noctali semblait sentir mieux que lui quand son coéquipier avait besoin d’un peu d’aide du Rayon Lune. Un lien s’était-il créé entre les deux Pokémon ? A force de s’envoyer des assiettes, apprenaient-ils à se connaître mieux ? Alban avait lu une étude qui parlait de la capacité des enfants à apprendre en jouant simplement à la balle entre eux. Mais il était dubitatif quant aux résultats de cette méthode, et il n’était pas particulièrement persuadé que c’était grâce à des jets d’assiettes qu’Auster et Soren parvenaient à travailler de façon plus coordonnée.

Il n’avait cependant pas le choix et il poussa un soupir de soulagement en voyant que la dernière assiette venait d’atterrir entre ses mains. Epuisé, il se dirigea naturellement vers Marie non sans avoir félicité Auster au passage, mais voilà que Maître Miyagi revenait en faisant une entrée fracassante ; et en leur jetant des verres d’eau à la figure au passage. Sympa, comme toujours. Le châtain resta cependant silencieux durant l’explication du vieux sage tandis que Marie bouillonnait de rage. Pas le temps pour les complaintes ou réclamations, car Miyagi était déjà reparti aussi rapidement qu’il était venu. Gêné, Alban tenta de glisser un petit commentaire, choix pas forcément judicieux vu la tête que faisait sa camarade. Allez Alban, aggrave ton cas, hein ? Les yeux mordorés de la Mentali se posèrent sur lui et un silence gênant s’installa. Elle lui répondit ensuite - en l’appelant toujours Tac. Mes aïeux, ce surnom allait-il rester ad vitam aeternam ? - que bain et chambre ne pouvaient pas être comparables. Elle lui jeta un regard suspicieux quant à sa pudeur dans une chambre. Hmmmm mouiiiii Alban aime dormir à poil au fait Marie, problem ? #PAN# Plus sérieusement, le garçon dormait en pyjama, ce qui n’était donc pas le problème du jour. Mais tout de même, Marie ne voyait-elle vraiment pas où il voulait en venir ?

Apparemment si, car elle lui annonça de but en plan qu’elle ne voulait pas risquer de dormir dans la même pièce que lui. Pour des questions de paraître, apparemment. Bon, au moins, elle ne pensait pas que c’était un gros pervers dégueulasse capable de tenter des choses inavouables dans l’intimité de la chambre avec une fille rencontrée dans la journée. C’était rassurant. A moitié. Elle posa ensuite des questions sur les futons. Pas vraiment encombrants de l’avis d’Alban, non, mais le Voltali était persuadé qu’il ne leur laisserait pas de possibilités. S’ils devaient dormir ensemble, c’était probablement encore pour une question de préparation au combat. Des fois qu’en dormant dans la même pièce ils deviendraient de parfaits Topdresseurs. Sait-on jamais, paraitrait que la vaisselle faisait des merveilles ! Marie en vint à la même conclusion - que deux phrases précédentes hein, pas du ramassis de bêtises débitées juste avant - et souleva un autre problème. Qui était celui des vêtements. Aïe. Alban avait été tellement perturbé par autre chose qu’il n’y avait pas pensé, mais lui non plus n’avait rien pris.

- Heu… Je suppose que Maître Miyagi aura prévu quelques vêtements de rechange pour nous, non ? Ou alors éventuellement, si tu as un Pokémon Psy qui peut se téléporter, on pourrait faire l’aller-retour en quelques minutes sans trop alerter Maître Miyagi, non ? proposa-t-il. Enfin bon pour le moment montons déjà à l’étage pour aller voir comment tout ça se présente et on réfléchira à une solution après.

D’un commun accord, les deux adolescents grimpèrent le long de volées de marche pour retrouver Maître Miyagi. Ce dernier les attendait devant leur chambre, avec ce qui semblait être des vêtements de rechange sur une commode. Les tenues étaient approximativement à leurs tailles mais ressemblaient à ces kimonos de karateka. Pouvait-on encore plus faire dans le cliché ?

- Tic, Tac. Voici vos tenues pour ce soir et pour demain. Il y a aussi des sous-vêtements pour changer les trucs crasseux que vous portez sûrement.

Il tira une grimace de dégoût et montra vaguement deux sortes de caleçons en coton blanc. Des brassières ou soutiens gorges pour Marie ? Allons, croyiez-vous vraiment que Maître Miyagi allait s’embarrasser de ce genre de détails ? Il leur montra ensuite les serviettes de bain, un panier qu’il avait préparé pour chacun avec du nécessaire de toilette, puis leur annonça qu’un repas les attendrait dans leur chambre après leur bain. Puis, leur annonçant qu’ils ne se reverraient que le lendemain, il prit congé et disparut sans un mot de plus. Bon, problèmes résolus, n’est-ce pas ? Gêné, Alban récupéra sa pile d’affaire et se retourna vers Marie.

- Bon eh bien, je suppose qu’on se reverra d’ici une demi-heure à peu près. Je vais de ce côté donc. A tout à l’heure.

Il appela ensuite Zéph’, Auster et Mistral puis s’engouffra dans la salle de bain réservée aux hommes.
‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗

La douche lui avait vraiment fait un bien fou. Revigoré, il rejoignit donc Marie qui l’attendait déjà dans la chambre, et, comme leur avait dit Maître Miyagi, ils trouvèrent une table dressée pour eux. Pas de guerre de nourriture cette fois-ci, ils purent manger en paix en discutant de choses et d’autres. Alban se sentait nettement mieux maintenant qu’il s’était débarrassé de ses vêtements sales et mouillés. Il profita donc pleinement des soupes et plats de viandes divers, montrant les tranches de viandes prédécoupées à Marie pour souligner son enseignement du déjeuner. Après avoir tout terminé, le Shaofouine de Miyagi vint débarrasser le tout, et ils se reposèrent un peu avant d’aller dormir. Les futons avaient été montés d’un côté de la pièce chacun, assez loin pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté entre Marie et Alban. Se détendant, Alban remercia le Shaofouine qui était venu leur apporter une petite friandise post-repas, des Fortune Cookies en forme de Pokéball. Croquant dans le sien, Alban lu le petit message qui y était inscrit.

« Et vous croyiez que la journée allait se finir aussi facilement, disciples indignes ? Je compte sur vous pour plancher sur des combinaisons d’attaques entre vos deux affreux et me présenter vos résultats demain à la première heure. »

Ah. Montrant le papier à Marie, Alban haussa les épaules. Ils n’avaient pas le choix de toute façon, hein ?

- On parie qu’il va nous réveiller au beau milieu de la nuit avec du linge à nettoyer ou une bêtise du genre ? Enfin bon, je suppose qu’on va devoir s’y mettre vite si on veut pouvoir dormir un peu.

S’avançant vers la table qui était au milieu de la pièce, il sortit de son sac à dos des feuilles et un stylo pour noter. Il inscrivit toutes les attaques connues d’Auster et les tendit à Marie.

- Essaye d’en faire de même pour Soren. Comme ça je pense que ce sera plus facile de décider des combinaisons. Qu'en dis-tu ?
Marie R. Uana
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Marie R. Uana
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C'était la première fois que Marie avait une réelle discussion avec un autre élève de l'académie. Jusqu'à présent, les quelques rencontres qui lui avaient été données de faire ne laissaient guère le temps à la discussion, et puisqu'elle était d'un tempérament plutôt renfermé, il n'était pas aisé d'entamer le dialogue. Mais puisque Maître Miyagi avait enfin accordé une heure de repos aux élèves, le temps du repas, une discussion tout ce qu'il y a plus normal put se mettre en place entre Alban et Marie.

Doucement, la Mentali avait commencé à s'ouvrir, et osa parler de ses origines modestes à son camarade de mission. Il s'agissait de la première fois qu'elle arborait le sujet, et elle craignait la réaction d'Alban. Pourtant, elle ne décela aucune émotion dans l'expression du garçon, et fut même étonnée qu'il ne s'attarde pas sur le sujet. Il évoqua plutôt la possibilité de partir en voyage d'elle-même, notamment par le biais de sa spécialité, et ce beaucoup plus librement qu'un élève partant en mission. Marie n'était pas encore concernée par cela, puisqu'elle n'était que grade un. Les expéditions lui seraient accessibles dès son prochain grade, mais, depuis le début de sa dépression, elle avait totalement négligé ses études et donc freiné sa progression.

La question qu'il lui posa finalement plongea Marie dans une courte réflexion. Elle n'avait jamais réfléchi à cela, en vérité. Son but n'était, après tout, que d'aider les Rangers de Véterville, elle ne pensait pas qu'il était possible d'avoir un champ d'action bien plus large. Il ne lui fallut néanmoins pas énormément de temps pour se décider sur quelle destination elle pourrait éventuellement choisir une fois au grade deux.

« -Une expédition à la Caverne Gelée, située au nord de la Frescale, à Kalos, pourrait être une expérience enrichissante. Je me demande bien comment s'en sortent les diverses espèces qui vivent là-bas en période estivale. En plus de l'activité humaine, l'écosystème doit être très fragile... Il serait intéressant de réfléchir à un moyen de le conserver.  »

Bien que ce n'était qu'une supposition, Marie réfléchit un peu plus à cette possibilité. Il était vrai qu'une expédition là-bas pourrait être très instructive... Mais peut-être qu'il y avait d'autres endroits plus intéressants ? Elle n'avait jamais creusé le sujet, mais elle devrait sûrement se concentrer un peu dessus. Trouver un endroit dont l’écosystème est proche de celui de la forêt de Véter pourrait lui être fort utile, pour mieux préserver l'endroit. Ces excursions avaient plus de potentiels qu'une étude basique de a faune et de la flore locale...

Marie enchaîna alors sur Kalos, parlant de la Route Fleurie, où elle appréciait se promener lorsqu'elle était dans sa résidence principale. Parlant ensuite d'Almia, elle expliqua à Alban que c'était un endroit beaucoup plus nature, comme peut par exemple le prouver l'absence totale de routes dans la région, contrairement aux régions comme Unys et Kalos, plus urbanisées, selon ce qu'elle savait.

Alban eut un sourire. Parler de leurs régions respectives après la mission ? La proposition surprit tout d'abord Marie, mais elle finit par hocher lentement la tête.

« -Avec joie. »

Comme le soulignait parfaitement son expression neutre qui respirait la joie de viiiiivre ! Marie ne voyait par là qu'un échange constructif dans le seul but d'enrichir les connaissances de l'autre, et non un éventuel début de relation amicale. Mais c'était déjà un bon début ! Si elle souhaitait sortir de la solitude dans laquelle elle s'était enfoncée, elle se devait de s'ouvrir un peu plus aux autres... Et apprendre à adapter son comportement, aussi. Après tout, elle ne savait même pas que ses bonnes manières et son franc-parler n'étaient pas le meilleur des comportements à adopter dans une académie de jeunes cailleras de la téci wsh wsh adolescents en quête d'auto-identification (Comprenez par là : « on fait que des conneries, mais ce n'est pas de notre faute, c'est parce qu'on est mal dans notre peau »).

Alban et Marie reprirent bien vite leur cours sur l'art et la manière du maniement des baguettes. La Mentali écouta les propos de son camarade avec attention, trouvant audacieux de sa part de penser que Miyagi pouvait tolérer quoi que ce soit. Elle ne relevait cependant pas, et était, de toute façon, bien trop décidée à apprendre à couper à l'aide de ces baguettes pour changer de sujet. Pourtant, Alban parvint à faire, une fois de plus, dévier la conversation, en mentionnant la précédente attaque de Soren. Une double attaque Coupe faite à partir de lames aquatiques ? Est-ce que ça ferait une attaque Plaie Croix de type Eau ? Et si l'eau utilisée provient de l'attaque Ébullition, est-ce que ça fait une attaque Plaie Croix de type Eau capable de brûler, et ce, sans contact avec l'adversaire ?! Et est-ce que cette attaque s'appellerait Double Plaie Croix Aquatique Ardente Immatérielle De La Mort Qui Tue Of The Death ?! Oui, j'aime beaucoup ce pléonasme. Et est-ce que ce rp ne serait pas ENCORE en train de dégénérer ?!

Si ces réflexions ne vinrent, par bonheur, jamais à l'esprit de Marie, elle approuva néanmoins la proposition du Voltali. La suite du repas se fit sans grande perturbation, puisque celui-ci fut achevé avant l'arrivée de Miyagi, qui imposa à nos jeunes dresseurs un nouvel exercice parfait pour... Euh... Aiguiser leur sens de... Compréhension de la maîtrise de... De l'âme combative endormie aux fonds d'eux et... 'Fin, idéal pour faire travailler des enfants à sa place, en tout cas.

C'était donc dans la plus grande des motivations que les deux élèves et leurs Pokémons nettoyèrent assiettes, assiettes, assiettes, couverts parfois, et assiettes. On voyait bien là que le vieil homme était célibataire : s'il avait une femme, nul doute qu'ils auraient brisé les assiettes par milliers au cours d'un véritable génocide lors de régulières scènes de ménage. Sérieusement, vivre avec un homme comme Miyagi devait être tout simplement... Bah invivable, en fait. Oh, en voilà un beau plan ! Au lieu de se casser la tête pour trouver un moyen propre et efficace de se suicider, Marie n'avait qu'à s'installer ici ! Elle ne ferait pas long feu, c'était certain. Peut-être même que cela lui ferait relativiser par apport à sa vie actuelle...  Mais non, je vais lui épargner ça. Elle en a déjà bien assez bavé, la pauvre.

Rien que cet "exercice" la poussa à bouts. Et c'était sans compter sur Maître Miyagi, qui revint en rajouter une couche dès lors qu'ils eurent terminé ! C'était trop demandé, de venir pendant qu'ils travaillaient ? Il aurait pu filer un coup de main, au lieu de... De quoi, au juste ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien trafiquer pendant tout ce temps, à chaque fois ? Ne me dîtes pas qu'il lui fallait quatre heures pour installer deux matelas dans une chambre ! Préparait-il l'exercice suivant alors que les élèves n'avaient même pas terminé le précédent ? Si ça se trouve, toute cette vaisselle, c'était juste ce qu'il avait mangé pendant que Marie et Alban chassaient le Rototaupe !

Un bien grand mystère auquel nous n'aurons probablement jamais de réponses, puisque Miyagi repartait déjà à ses activités obscurs, mettant au passage un magnifique vent à Marie. Et voilà qu'Alban se risquait à lui adresser la parole ! Malheur à lui ! C'est dommage, c'est un brave petit, ce Alban, il ne mérite pas un destin si cruel...

Mais non, Marie parvint à prendre sur elle pour ne pas s'énerver sur ce pauvre garçon. Zen attitude ! Loin d'être perturbée par les consignes du papy kung-fu, Marie constata avec désarroi que sa robe était dans un bien triste état, alors qu'elle n'avait rien d'autres pour se changer. Et Alban non plus, apparemment, qui commençait déjà à concocter un plan à la Mission Impossible pour aller récupérer des vêtements incognito. Eh Alban, nous sommes dans Karaté Kid là, te trompes pas de films, s'il te plaît ! Sceptique face à sa proposition, Marie ne put que se résoudre à suivre le garçon à l'étage, même si elle ne voyait pas vraiment en quoi cela pouvait leur apporter une solution.

« -Non, je n'ai guère de Pokémons Psys. J'ai été capable d'attraper un Lewsor capable de téléportation à l'aide de mon Capstick, il y a quelques temps, malheureusement, ce fut sur l'Île Frista. Je ne pense point pouvoir faire appel à lui d'ici. »

Ce Pokémon lui avait été fort utile, dans le repaire de la Team Rouage. Grâce à lui, elle avait pu s'infiltrer incognito à l'intérieur de la base, et aurait probablement pu avancer sans problème si l'alarme n'avait pas été déclenché par la suite. Cependant, cela ne l'empêcha pas d'user de ses capacités, bien au contraire : quoi de mieux que d'horribles maux de têtes provoqués par une compression du cerveau pour déstabiliser ses adversaires ? Marie n'avait pas vraiment de notion de morale, et cette action lui avait semblé parfaitement justifié.

Marie demanda à Soren de la suivre, et monta avec Alban à l'étage. Maître Miyagi les y attendait, et leur donna de quoi se changer et s'habiller pour la suite. Il était parti juste pour ça ? Et il n'aurait pas pu les donner avant ?.. Soit. Marie avisa les affaires lui étant destinées, et comprit que leur professeur n'avait préparé que le strict minimum. Elle soupira intérieurement, pour finalement conclure que c'était mieux que rien, et prit sa pile de linge sans un mot après le départ du vieil homme. Elle se contenta de hocher la tête aux paroles du Voltali, et alla elle aussi se laver, fatiguée.

C'était la première fois que Marie faisait autant d'efforts depuis le début de sa dépression, elle avait donc particulièrement mal aux muscles. Pourtant, elle se sentait de meilleur humeur qu'habituellement. Probablement la satisfaction du travail accompli. Peut-être était-ce aussi grâce aux quelques échanges qu'elle avait eu avec Alban... Elle n'avait jamais sympathisé avec qui que ce soit, à l'exception des Rangers de Véterville, et n'était pas totalement contre la présence d'un bon camarade. Au fond, elle en voudrait même un véritable, de camarade. Elle avait bien ses Pokémons, mais cela ne l'empêchait pas de se sentir effroyablement seule. Comme elle l'avait toujours été, certes, mais, pour une raison qui lui échappait, cette solitude devenait de plus en plus oppressante. Était-ce à cause du départ d'Axel ? De son énième abandon ? Ou de sa dépression ? Dans tous les cas, il ne déplairait pas à Marie d'avoir quelqu'un avec qui discuter, et autre que le psychologue, si possible. Cela viendrait-il naturellement, ou devait-elle y travailler ? Une fois de plus, Marie ne sut. Elle qui se complaisait jadis dans la solitude et son calme, la voilà qui se demandait comment elle pouvait se sociabiliser un peu plus.

C'était donc sous la douche qu'elle eut, ainsi, une profonde réflexion. Il n'y a pas meilleur endroit pour méditer, après tout. Elle ne s'attarda néanmoins pas, et sortit dès qu'elle fut propre (Surtout qu'elle commençait un peu à en avoir marre, de toute cette eau...). Vêtue du kimono donné par Miyagi -fermement attaché pour ne rien laisser voir-, elle alla s'asseoir sur l'un des futons, avec son Grenousse, préférant attendre Alban avant d'entamer le repas disposé au centre de la pièce. Son starter se vautra sur leur lit avec classe et élégance, éreinté par cette journée. Voila qu'il y réfléchira à deux fois, avant de faire trébucher Ace, la prochaine fois. Marie le sermonna à voix basse, déclarant qu'il ne devait pas se laisser aller de la sorte, alors que c'était pratiquement ce qu'elle le faisait depuis plusieurs semaines, lorsqu'Alban arriva. Ils n'attendirent pas plus longtemps pour passer à table, et Marie put mettre l'enseignement du Voltali à l’œuvre lors de ce repas.  

Lorsque le Shaofouine-karatéka-majordome termina de débarrasser la table, au terme de ce repas, il apporta aux deux élèves des cookies fortunes. Lorsque Marie comprit qu'il y avait un message à l'intérieur, elle commença à réfléchir à la façon dont celui-ci avait été inséré à l'intérieur, mais ses pensés furent interrompus par Alban. Elle prit le papier qu'il lui tendait pour le lire, et lâcha un léger soupir en comprenant qu'ils avaient encore du boulot. Au moins, celui-ci présentait plusieurs avantages : Marie pourrait mettre ses connaissances de Topdresseur à profit, le travail ne demandait aucun effort physique, et, surtout, IL SERAIT UTILE POUR LE COMBAT A VENIR. Elle approuva d'un signe de tête la proposition d'Alban, et attrapa le cahier et le stylo qu'il lui tendait après avoir écrit dessus.

Elle nota les attaques de Soren, puis rendit le cahier à Alban. Alors qu'il planchait dessus, Marie se leva pour aller chercher son Ipok, sans un mot, et revint s'asseoir à la table sous le regard de son Grenousse. Avec difficultés, elle ouvrit l'application Pokédex, et commença à consulter les informations relatives à l'espèce Noctali, après avoir passé trente secondes pour écrire le prénom. Ce qu'elle lut au début ne lui sembla pas bien intéressant, cette histoire de modification de l'ADN grâce (ou à cause ?) de l'exposition à la lumière de la lune ne lui était pas inconnue, et elle chercha plutôt quelque chose d'exploitable pour leur combat. Fort heureusement, elle ne tarda pas à trouver.

« -"Pour se défendre ce Pokémon émet un gaz empoisonné par les pores de sa peau". Je n'imaginais guère que Noctali puisse être capable d'une telle prouesse. Mon Grenousse est capable de créer une écharpe grâce à sa mousse, pour protéger bouche et naseaux. Votre Noctali pourrait répandre ses spores sur l'air d'affrontement, et ce sans avoir à s’inquiéter de Soren. Si nos adversaires méconnaissent le Pokémon, ils n'y seront probablement pas préparés.  »

Elle fit glisser l'Ipok jusqu'à Alban, pour qu'il puisse lui même lire ce qu'il y avait d'écrit. Elle se leva ensuite légèrement, et désigna sur le cahier qu'il tenait l'une des attaques que Soren possédait, à savoir Brouillard.

« -Aussi, votre Pokémon a pour don la capacité à se cacher dans l'ombre. L'attaque Brouillard de Soren, utilisée à bon escient, pourrait vous permettre une approche furtive. »

Marie se rassit convenablement. Soren ne comprenait pas grand chose de ce qu'ils racontaient, mais il avait bien vaguement saisi qu'il serait question de mettre ses capacités à l'épreuve. Et il y parviendrait ! Il était déterminé à mettre la raclée à ses ennemis ! Malheureusement, la théorie, c'était bien joli, mais s'ils n'essayaient pas leurs stratégies avant le jour J, ils auraient grand mal à les mettre en place. Miyagi comptait-il leur laisser le temps de s'entraîner, ou devaient-ils le faire d'eux-même entre deux exercices ? Marie fit part de cette réflexion.  

« -Selon vous, aurions-nous l'occasion de tester cette stratégie ? Nous nous en étions admirablement bien sortis face aux Pokémons de Miyagi, lors du précèdent repas, mais au cours d'un affrontement direct, je crains que l'on ne puisse accomplir pareille prouesse sans un minimum de préparation. »

HRP :
A la bourre, comme toujours ♪



© Mzlle Alice.



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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Le fil de la discussion devenait de plus en plus intéressant. Alban avait l’impression que plus il parlait avec Marie, et plus il avait de facilité à le faire. Il n’avait pas particulièrement le sentiment de se forcer, même si au départ il avait parfois eu du mal à trouver un sujet de discussion commun. A présent qu’il l’avait mieux cernée, ils pouvaient échanger plus naturellement sur leurs régions d’origine, leurs coutumes et leurs passés. A petite dose évidemment ; Alban était conscient de ne pas être en présence de quelqu’un de particulièrement bavard ou sociable comme pouvait l’être Aaron. Mais c’était déjà un bon début qui égayait un peu cette Mission sans queue ni tête, et, il fallait l’avouer, réduisait un peu les moments gênants entre eux deux. Il la lança donc sur le sujet des Excursions de Rangers en lui demandant quel lieu elle aimerait visiter en premier. La réponse ne se fit pas attendre très longtemps. La Caverne Gelée, au nord de Frescale, à Kalos. Alban n’avait aucune idée de ce que ça pouvait bien être, même s’il voyait à peu près à quoi ça pouvait ressembler. Quels Pokémon y avait-il là-bas ? Il écouta la jeune fille lui parler de l’écosystème fragile, et hocha la tête lorsqu’elle aborda son interrogation sur le fonctionnement de la faune en période estivale. Elle semblait avoir déjà un projet tout tracé, ce qui était étonnant de sa part. Alban ne s’était pas imaginé qu’elle y aurait déjà autant pensé.

- Ça m’a l’air intéressant effectivement. En tout cas n’hésite pas à me solliciter si tu as besoin d’aide ou de compagnie pour tes voyages futurs dans le cadre des cours. Je suis toujours partant pour découvrir de nouveaux lieux, lui dit-il.

Il lui adressa un sourire, espérant secrètement qu’elle penserait effectivement à lui si elle devait se constituer une équipe pour partir. Bon, ça lui donnait un peu l’impression de se tisser un réseau pour servir ses intérêts personnels, mais il espérait que Marie ne le verrait pas de cette façon-là. Il était vrai qu’Alban pensait probablement plus à lui qu’à sa camarade lorsqu’il lui avait proposé de l’accompagner. Après tout, il n’était pas non plus assez altruiste et serviable pour proposer ses services au premier inconnu qu’il croisait dans la rue. Cependant, il était persuadé que découvrir Kalos avec cette fille-là pourrait être intéressant ; sa vision des choses très différente de la sienne lui permettrait probablement de s’enrichir. Patient néanmoins, il n’insista pas sur sa proposition et ils continuèrent de parler de choses et d’autres. Après avoir tout débarrassé et tout fini, Maître Miyagi revint pour leur assigner une nouvelle tâche qui, encore une fois, allait leur être d’une utilité capitale pour leur combat du surlendemain. Mais ça, ils ne s’en rendraient compte qu’une fois le jour J ! Ou jamais ? Moui, c’était aussi une option viable. Lassé et blasé, Alban s’attela cependant à sa tâche sans faire de commentaires. Il se fit la réflexion durant l’exercice d’avoir eu de la chance d’être avec Auster, car un Pokémon peu discipliné aurait fait des ravages dans cette cuisine depuis bien longtemps. Son Noctali était cependant fiable et incroyablement sérieux dans sa tâche, ce qui l’aida grandement à compléter cette nouvelle épreuve sans logique aucune. Maudissant donc son référent et son mentor en les imaginant sous forme d’assiettes se faire frapper par les jets d’eau et de mousse puissants de leurs Pokémon, Alban parvint à trouver un tout petit intérêt à ce qu’il faisait. Ce qui permit à l’après-midi de passer beaucoup plus vite que ce qu’il s’était imaginé. Même si, nous n’allons pas nous leurrer, il eut l’impression d’être là depuis une éternité au moins.

Comme si laver des centaines d’assiettes n’était pas déjà assez dégradant et humiliant, Maître Miyagi revint leur beugler dessus en leur jetant un verre d’eau chacun à la figure. Oui. C’était gratuit, inutile, méchant et tout ce que vous voulez. Du Miyagi Tajiri tout craché, quoi ! Alban ne savait pas s’il était plus énervé ou exaspéré par les apparitions du vieil entraîneur. Restant cependant neutre face à ces vociférations et ces atteintes à son égo, le châtain attendit que la tornade s’en aille pour soupirer et laisser libre court à son agacement. Mais Marie avait d’autres préoccupations, qui finirent bien évidemment par effleurer l’esprit de ce cher Voltali - oui bon il est parfois lent, faut lui pardonner -. Des vêtements de rechange ? Plaît-il ? La réalité le frappa brusquement d’un coup de batte pour l’envoyer s’encastrer dans le sol façon Home Run. Ils n’avaient pas pris de vêtements de rechange car l’intitulé de Mission ne précisait pas qu’ils allaient devoir DORMIR sur place ? Allons bon les jeunes, fallait être un peu plus prévoyant que ça, hein ? Nouveau soupir d’exaspération. Décidemment, RIEN n’allait dans ce foutoir. Se calmant pour faire passer son envie de se rouler en boule au sol et de faire un gros caprice de gosse, Alban tenta de trouver une solution. Mais son esprit embrumé par tant de tâches abrutissantes le desservit. Allons, s’éclipser d’ici en mode incognito avec un Pokémon Psy ? Son cerveau venait vraiment de fondre comme tomate au four à micro-ondes. D’autant plus que Marie n’avait pas de Pokémon avec Téléport non, en dehors d’un Lewsor CapStické sur l’île Frista.  Comment allaient-ils faire, donc ? De dépit, il suggéra plutôt de monter à l’étage pour en savoir plus sur le tout. Eventuellement, Miyagi aurait peut-être pensé à eux ? Ahaha, c’était une blague, n’est-ce pas ?

Néanmoins, lorsqu’ils arrivèrent à l’étage, ils constatèrent qu’effectivement, leur maître avait préparé quelques bricoles pour eux. Bon, pas de façon parfaite, il ne fallait pas déconner, mais Alban fut rassuré de voir ce caleçon en coton rigide briller au-dessus de son kimono plié. Aaaaaah-lléluia ! Des vêtements propres ! Prenant rapidement congé de la présence de Marie après avoir écouté d’une oreille distraite les consignes de Miyagi, Alban alla faire un brin de toilette pour enfin se décrasser. Car entre les projections de terre, la mousse, l’eau, et toutes ces saletés, il fallait dire qu’il n’était pas contre un petit bain. L’eau savonneuse fut la bienvenue, et, après avoir bien barboté avec ses Pokémon, il sortit enfin rejoindre Marie dans leur dortoir.

Le kimono ne lui allait pas vraiment bien, mais il allait s’en accommoder. Il n’était pas à l’aise là-dedans, c’était sûr et certain, mais c’était toujours mieux que de remettre son jean tâché de boue. S’asseyant en face de Marie pour dîner, il apprécia le fait de pouvoir se dire que la journée était enfin terminée. Plus d’épreuves stupides, plus de tâches ménagères. Il savoura son sauté de légumes en soupirant de contentement régulièrement. Auster se sentait également mieux après son bain, même si la fatigue le faisait papillonner des yeux. Quant à Mistral et Zéphyr qui, avouons-le, n’avaient pas eu grand-chose à faire, ils dévoraient sagement leurs plats en piaillant parfois à l’adresse de leur dresseur. Dans cette ambiance de sérénité, Alban laissa le Shaofouine de Miyagi leur débarrasser la table, puis, innocemment, attrapa son Fortune Cookie. Après tout, que pouvait-il y avoir de mal dans ce petit biscuit de fin de repas ? Grossière erreur évidemment, quand on connaissait Miyagi Tajiri.

Le morceau de papier sonna le glas d’une nouvelle épreuve. De mauvaise humeur, Alban ferma les yeux pour se calmer. Ils venaient de se ressourcer. Ce n’était pas le moment de s’énerver, non ? Il mit quelques longs instants à retrouver son calme. Quand enfin il se sentit zen, il fit signe à Marie de regagner la table pour plancher sur ce nouveau devoir. Sortant feuilles et crayons, il disposa le tout sur leur bureau improvisé et fit signe à Auster de venir près de lui. Il était conscient que son Noctali était épuisé, mais c’était là une épreuve à laquelle il devait être attentif s’il ne voulait pas être perdu le lendemain. Jetant un regard d’excuse à Auster, Alban lui gratouilla l’arrière des oreilles pour se faire pardonner, puis, avec sa camarade, entama les hostilités.

Il glissa le carnet sur lequel il venait de griffonner les attaques de son Pokémon vers Marie, puis, après qu’elle eut fini de lire et d’écrire celles de Soren, récupéra les papiers pour les comparer. Il les mit face à face afin de pouvoir tracer des traits entre les sets d’attaques. Soren avait déjà un panel d’attaques plus intéressant que celui d’Auster. En outre, il était plus orienté attaques à distance tandis qu’Auster était plus efficace au contact. Bien, bien. Qu’allait-il faire de toutes ces données, maintenant ? Alban n’avait aucune fichtre idée de la façon dont il fallait monter une stratégie. Les combats Pokémon, c’était assez obscur pour lui. Relevant la tête lorsque Marie éleva la voix, il fut presque bouche bée de la voir proposer une stratégie aussi vite alors qu’il n’avait réussi à penser à rien d’utile. Elle lui apprit qu’Auster pouvait émettre un gaz empoisonné, ce dont il n’était pas au courant, et qu’ils pourraient s’en servir pour affaiblir les adversaires tandis que Soren se protégeait. Une stratégie plutôt impressionnante en soi, même si Alban n’était pas certain qu’Auster puisse faire ce genre de chose. Elle embraya ensuite sur l’attaque Brouillard de son Grenousse, et le fait qu’ils pourraient s’en servir pour des approches furtives. Là encore, cela semblait bon pour le châtain. Néanmoins, avant qu’il n’ait pu réagir là-dessus, la Mentali lui fit part de ses doutes quant à l’aspect pratique de la chose. Elle n’avait pas tort. Miyagi lui avait dit qu’ils devraient lui présenter tout ça le lendemain, mais voulait-il dire qu’ils allaient devoir lui pondre un rapport écrit, ou qu’ils allaient devoir faire des démonstrations en direct ? Il décida de répondre à cette question avant tout le reste.

- Hm, je suppose que oui. C’est évident que nous aurons besoin d’un entraînement, et Miyagi serait bien stupide de l’occulter au profit d’une quelconque tâche ménagère. Enfin il faut s’attendre à tout de sa part, mais il n’aura pas vraiment le choix s’il veut qu’on remporte son match…

Il resta pensif quelques instants. Auster, voyant que leur stratégie n’avançait pas assez vite, donna un coup de museau sur la main de son dresseur.

- Ah oui, la stratégie. Hm ce que tu proposes est intéressant, je vais le noter. Je ne sais cependant pas si mon Noctali est capable d’une telle prouesse… Auster ?

Il regarda son Pokémon qui hocha lentement la tête de haut en bas. Bon eh bien, problème réglé ? Alban nota sur le calepin les premières combinaisons d’attaques, puis essaya de réfléchir par rapport aux autres encore non utilisées… Il essaya de faire ressortir les attaques les plus puissantes d’Auster, ou celles qu’il maîtrisait le mieux, et de les combiner avec celles de Soren. Une tâche pas si évidente que ça quand on connaissait aussi mal les combats que lui.

- Hmm… Auster a pas mal d’attaques de soutien en fait. Coup d’Main et Rayon Lune, par exemple. Le premier pourrait permettre d’aider Soren lors d’une de ses attaques - encore faut-il trouver comment -, tandis que la seconde permettrait de recharger les batteries. Quant aux combinaisons eh bien…

Il barra Rayon Lune et Coup d’Main pour se concentrer sur le reste, et regarda une nouvelle fois les attaques du Grenousse de Marie. Il essaya de se rappeler les nombreuses courses terrestres qu’il avait vues à la télévision, et la façon dont les Pokémon se servaient du décor et des obstacles pour gêner leurs adversaires… L’idée fit tilt automatiquement dans son esprit.

- Auster pourrait utiliser Tunnel pour créer des galeries souterraines dans lesquelles se cacherait Soren. Avec son attaque Pistolet à O, on pourrait réaliser des sortes de geysers qui sortiraient d’un trou ou d’un autre. Ce serait difficile à prédire de la part de nos adversaires et donc, pratiquement impossible à éviter, proposa-t-il.

Ses joues virèrent aussitôt au rouge. Il se sentait tellement nul dans ce domaine que l’idée de proposer quelque chose le rendait mal à l’aise. Il était ridicule, n’est-ce pas ? Prenant cependant son courage à deux mains, il poursuivit :

- Je pense qu’il faudrait une bonne coordination pour que les adversaires se retrouvent aux bons endroits en surface, mais si on y arrive, ça pourrait être intéressant. On pourrait également combiner Vibraqua et Jet de Sable pour en faire comme un Tir de Boue, non ?

Il traça des traits entre chaque combinaison d’attaques. Leur recherche commençait à prendre forme ! En discutant, ils parvenaient à dégager chaque fois de nouvelles idées. Il avait l’impression d’avancer, même si la moitié de ce qu’ils proposaient était difficile voire impossible à réaliser dans les conditions réelles. Mais après tout, pourquoi pas ? Se prenant de plus en plus au jeu, Alban en vint même à proposer des plans complètement tirés par les cheveux. Mais il se rendait compte du fait qu’il s’amusait. Chose qu’il n’aurait jamais crue possible pour un domaine en lien avec les TopDresseurs.

- Auster pourrait aussi utiliser Onde-Folie pour désorienter les adversaires. Tu as dit que Soren pouvait faire des constructions en mousse, n’est-ce pas ? Et s’il faisait des clones de lui-même pour induire les ennemis en erreur ?

Ses yeux piquaient derrière ses lunettes qu’il mettait à chaque fois qu’il travaillait sur quelque chose d’important. Ses feuilles étaient noires d’inscriptions. Mais malgré la fatigue et la difficulté, il sentait enfin qu’il s’amusait dans ce qu’il faisait. Et ça, c’était peut-être la plus belle leçon qu’il ait apprise depuis qu’il était arrivé.

- On en a déjà pas mal, là. Tu as d’autres propositions ?
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Apprentissage de techniques ancestrales avec balai et serpillère
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Marie avait cligné des yeux, légèrement intriguée par la proposition d'Alban faite à table plus tôt. Elle pouvait le solliciter en cas d'expédition ? La Mentali ne sut quoi répondre, sur le coup. Elle n'avait jamais envisagé la possibilité de partir avec un autre élève. Non seulement parce qu'elle ne connaissait personne qui voudrait bien la supporter pourrait éventuellement la suivre, mais surtout parce qu'elle n'en voyait pas l'utilité. Dans le cas d'une simple étude des lieux, elle n'avait pas nécessairement besoin de quelqu'un pour l'assister. Surtout qu'elle s'avouait sceptique quant aux capacités d'Alban pour ce genre d'exercice. Un scientifique serait probablement beaucoup plus qualifié, non ? Ou alors, l’intérêt de faire appel au Voltali était tout autre. Il pourrait être un simple compagnon ? Juste histoire qu'elle ne puisse pas se sentir seule ? Pour avoir quelqu'un avec qui échanger ? Non habituée à ce genre de proposition, ni à ce genre de réflexion, Marie s'était contentée d'un simple hochement de tête.

« -Je tâcherai de m'en souvenir.  »

Oh, cela ne sera pas bien compliqué. Elle n'avait pas énormément de choses dont elle devait nécessairement se rappeler. Surtout que, cette journée, elle allait s'en souvenir pendant un bon moment, qu'elle le veuille ou non... Croyez-moi, passer quatre heures à éponger le sol à l'aide de serpillières complètement nazes pendant que vos Pokémons lavent des assiettes grâce à leurs attaques, le tout pour un pseudo-entraînement effectué sous les directives d'un maître des arts martiaux colériques faisant tout pour être détestable, ça vous marque à jamais. Peut-être même que la prochaine fois que l'on demandera à Marie de faire la vaisselle, on la retrouvera assise dans un coin en position fœtale.

Notre belle Cendrillon Marie aurait probablement tenté d'assassiner sa belle-mère Miyagi au terme de cet exercice, si sa marraine la bonne fée son prince charmant Alban ne s'était pas avancé vers elle. Le visage dégoulinant d'eau, les muscles endoloris, et les vêtements tâchés, elle tenta néanmoins de retrouver son calme pour ne pas qu'Alban ait à subir son terrible courroux. Vint alors la prise de conscience. Ils allaient devoir...  dormir dans la même pièce ? Fichtre ! Diantre ! Enfer et damnation ! Sacrebleu ! Miséricorde ! Quel blasphème ! C'était une injure à la dignité, mais surtout à l'intimité, de cette frêle, douce et délicate jeune fille qu'était Marie ! Comment Miyagi pouvait-il lui faire subir une chose pareille ? Surtout que l'on pouvait être sûr qu'Alban était du genre à ronfler ! Vous l'avez vu, un peu ? Il a une tête à ronfler, je vous dis. Ça se voit. Dans son regard. … Oui oui, j'arrêeeete....

N'étant, heureusement, que peu incommodée par ce détail, la Mentali pointa du doigt un tout autre problème. Les vêtements. Problème fort problématique, ma foi. N'ayant de réponses à lui proposer, si ce n'est faire le mur à l'aide d'un Pokémon Psy, Alban invita Marie à monter avec lui à l'étage, n'ayant de toute évidence rien de mieux à faire dans l'immédiat. Et, ô, joie ! Maître Miyagi avait, pour une fois, une bonne surprise à leur proposer. Enfin, bonne, les vêtements qu'il leur donnait se limitaient au strict du minimum nécessaire, mais au moins, ils étaient vêtus ! Après des adieux déchirant, les deux partenaires de mission allèrent, chacun de leur côté encore heureux e.e, prendre une douche bien méritée.

Ce nettoyage fit un bien fou à Marie, autant sur le plan physique que sur le plan mental. Songeuse, mais surtout, requinquée, elle retourna bien vite dans la chambre qui leur était assignée, et s'y installa convenablement avec son starter. Alban ne tarda pas à la rejoindre, et ensembles, ils purent passer à table, histoire de se remplir l'estomac. Faire la vaisselle, ça creuse ! Marie se demandait si tous les exercices que prévoyait de faire Miyagi seraient aussi éprouvants.  Après tout, peut-être bien que le plus dur était derrière eux ? Ah, si seulement...

Le repas terminé, ils dégustèrent une dernière friandise, avant de sauter dans leur lit pour un repos bien mérité, s'endormant presque aussit... Aaaaaah, nan. Petit cadeau spécial Miyagi ! Leur offrant la magnifique opportunité de retarder l'heure du dodo, le Maître ordonna aux élèves, à l'aide d'un papier glissé dans le gâteau d'Alban, de plancher sur les combinaisons d'attaques qu'il pourrait effectuer pour le grand jour.  Bien que fatiguée, Marie se mit au travail sans perdre de temps, et, après avoir noté les attaques que connaissait son Grenousse sur le papier tendu par Alban, elle alla faire quelques recherches sur leurs Pokémons respectifs, à l'aide de son Ipok. Ah, la technologie ! Miyagi ne se doutait probablement pas qu'ils faisaient usage d'un tel outil. S'il l'apprenait, il enverrait l'Ipok valdinguer au loin, et assommerait Alban et Marie à coup de bouquins stratégiques ! C'est comme ça, que les connaissances rentrent ! Bien sûr, il faut avoir fait de la vaisselle au préalable, sinon, cela ne marche pas, évidemment !  

Grâce à l'appareil, Marie put mettre le doigt sur deux caractéristiques bien utiles du Noctali : sa capacité à se fondre dans l'ombre, mais surtout, les spores qu'il pouvait lâcher. Elle proposa au Voltali des idées pour en tirer parti, mais vint se heurter à un nouveau questionnement. Auraient-ils la possibilité de s'entraîner ? De s'entraîner réellement, je veux dire. Autrement qu'en faisant des tâches ménagères, quoi. C'est à cette question qu'Alban décida de répondre en premier, déclarant que, de toute évidence, Miyagi n'aurait guère le choix. Marie approuva son raisonnement d'un hochement de tête.

« -Effectivement. S'il ne nous accorde cela, il vaudrait mieux rapidement déclarer forfait auprès de nos adversaires. Cela ferait gagner un temps considérable à tous.  »

Elle pensa malgré tout que, vu leur mentor, il était bien audacieux de faire une telle prédiction. Miyagi était tellement.... Non, pas imprévisible, au contraire. En fait, il était prévisible dans le sens où il allait forcément mal réagir, et ce, peu importe la situation. C'était comme s'il cherchait à aller en permanence à l'encontre d'autrui... Il ne semblait même pas tirer un quelconque plaisir, d'ailleurs, tout l'agaçait réellement. Alors pourquoi former des apprentis ? Cet homme était décidément un bien étrange mystère.

Tous les deux plongés dans leur réflexion, les deux élèves ne reprirent leurs recherches que lorsqu'Auster rappela son dresseur à l'ordre. Marie revint aussitôt à elle-même, et se pencha un peu plus sur son Ipok. Son interlocuteur semblait avoir quelques doutes sur les capacités de son Pokémon, et demanda au concerné s'il était effectivement capable de réaliser les actions décrites. Celui-ci confirma d'un hochement de tête, et Marie en vint à se demander pour quelles raisons cela n'aurait pu ne pas être le cas. Elle hésita à rebondir là-dessus, mais ne le fit pas, jugeant cette remarque inutile, puis replongea son nez sur l'écran de l'appareil. Elle releva cependant bien vite la tête lorsqu'Alban reprit la parole, commençant lui aussi à proposer quelques stratégies, basées cette fois non pas sur les capacités des divers Pokémons, mais sur leurs attaques. Marie hocha lentement la tête à l'entente de Coup d'Main et Rayon Lune, approuvant silencieusement l'utilité future de ces attaques, puis écouta avec attention le reste de sa proposition. Le visage du Voltali vira au rouge lorsqu'il développa sa première idée, mais poussa la réflexion un peu plus loin pour aboutir sur une deuxième stratégies. Semblant s'investir peu à peu, il enchaîna avec une troisième et dernière proposition, tandis que Marie restait muette. Elle observait silencieusement le garçon noter ses idées sur le papier avec une certaine vivacité, et commença à se questionner sur le sujet. Il prenait du plaisir à effectuer ce travail ? Alors qu'il n'était même pas là dans son domaine de prédilection ? La Mentali se sentit soudainement légèrement mal à l'aise. Elle ne l'était pas assez pour que cela se remarque, mais elle le ressentait malgré tout, au fond d'elle. Comment ne pas l'être, alors qu'elle avait en face d'elle une personne qui s'amusait pour une chose pour laquelle il n'était habituellement pas fervent, contrairement à elle qui... Qui n'appréciait même pas pleinement son parcours.

Marie n'aimait pas les combats Pokémons. Elle n'allait pas jusqu'à les détester, mais une chose était sûre, elle ne prenait aucun plaisir à prendre part à un affrontement. Certes, ce n'était pas quelque chose d'exceptionnel, pour un Ranger, mais... C'était d'autant plus contraignant que Marie en avait rien à faire, de venir en aide aux gens. Pourtant, il s'agissait de l'essence même de sa future carrière. Peut-être qu'elle se sentait plus concernée par la protection des Pokémons et de la flore, mais sa misanthropie posait malgré tout quelques problèmes. Comment devait-elle faire un métier dont elle n'appréciait pas les angles ? Là où Marie se serait sentie pleinement à l'aise, cela aurait été dans un parcours Scientifique, où elle aurait pu étancher sa soif de connaissance, tout en découvrant le monde qui l'entourait... D'ailleurs, encore heureux que le parcours Ranger lui offre quelques possibilités de découvertes, mais Marie savait qu'elle n'avait là que de maigres opportunités, comparées à celles offertes par un cursus Scientifique.

Mais ses sentiments ne devaient prendre le dessus sur sa dette. Elle avait juré qu'elle mettrait sa vie entre les mains des Rangers de Véterville, et elle tiendra sa promesse. Elle deviendra elle-même Ranger, et fera tout pour les assister dans leurs tâches.

Lorsqu'Alban eut terminé, il affirma qu'ils avaient plutôt bien avancé. Marie hocha une nouvelle fois la tête, et revint sur chacune de ses idées, n'ayant pas encore donné son avis de peur d'interrompre le garçon en plein milieu de son discours.

« -Si votre Noctali creuse en des endroits stratégiques, nous pourrons même maintenir une certaine pression sur nos adversaires et les inciter à aller sur des emplacements précis du terrain. La combinaison des attaques Vibraqua et Jet de Sable pourrait s'avérer extrêmement utile  contre un adversaire du type Electrik, et les constructions en mousse devraient être suffisamment ressemblantes pour induire nos adversaires en erreur. » elle marqua une pause, réfléchissant un bref instant « Ce que l'on pourrait tout aussi bien combiner avec ma tactique concernant le brouillard. »

Oui, ils avaient de quoi combattre. Marie ne savait pas si leurs adversaires mettraient également au point des stratégies aussi complexes, mais si ce n'était pas le cas, ils auraient déjà un grand avantage.

« -Je pense que cela convient. Et puis, de toute évidence, nous aurons tout juste le temps de mettre chacune d'entre elles au point. Il serait bien inutile d'en chercher des nouvelles si nous n'avons point l'occasion de les appliquer... Beau travail. »

La jeune fille posa son Ipok sur la table, et poussa un soupir fatigué. Soren, qui n'avait pipé mot, s'était tout simplement assoupi aux côtés de sa dresseuse. Marie s'apprêta à le réveiller aussi sec, mais se ravisa à la dernière seconde. A la place, elle se redressa, saisit délicatement le Grenousse, et alla le poser sur son futon. Puis elle se tourna vers Alban, et après un petit moment d'hésitation, se baissa pour le saluer.

« -Je... Suppose qu'il est d'usage de vous souhaiter un agréable sommeil. Bo... Bonne nuit ? »

Marie se redressa maladroitement, et alla se glisser sous sa couverture. Lorsque la lumière fut éteinte, il ne lui fallut que quelques minutes pour s'endormir, sombrant comme une pierre...

***

« -... D'ICI DEUX HEURES, COMPRIS ?! »

Marie tenta de se boucher les oreilles. Mais la voix de Miyagi semblait être capable de traverser tout type de matière, et ce de manière indifférente, sans le changement de vitesse qui a habituellement lieu lorsqu'une onde change de milieu de propagation, ce qui influe directement sur la  longueur d'onde de celle-ci, mais pas la fréquence, qui est caractéristique de l'onde et qui est donc constante, faisant de la longueur d'onde le seul paramètre à varier -ce qui, si vous avez suivi, n'est apparemment pas le cas de la situation actuelle, même si c'est logiquement impossible, et que ceci n'est qu'une exagération pour dire que Miyagi gueule incroyablement fort- -oui, je suis en pleine période de révision-. Encore légèrement dans les vapes, Marie ouvrit doucement les yeux, avant de relever la tête pour voir leur hôte qui se tenait droit au centre de leur chambre. D'ici deux heures ? Quoi, d'ici deux heures ? Il espérait réellement qu'ils aient entendu le début de ses paroles tout en dormant ? Marie jeta un rapide coup d’œil par la fenêtre. Il faisait... Nuit.

« -... Pou... Pourriez-vous.... ?
-JE N'AI PAS FINI ! Qu'est-ce que vous faîtes encore couchés ?! Je vous ai demandé de vous lever ! Exécution ! Le linge est dehors, vous avez intérêt à vous dépêcher ! Le travail ne se fera pas tout seul, disciples indignes ! »

Et sur ces belles paroles, le Maître disparut. Totalement perdue, Marie s'assit tout doucement, tandis qu'Alban émergeait lui aussi peu à peu. Le linge ? Quel linge ? Et surtout, pour quoi faire ?... Il n'allait quand même pas leur faire faire sa lessive ? Pas à... A... Il était quel heure, au juste ? Marie se leva, et alla chercher son Ipok posé sur la table. Cinq heures et demi. Bon sang.

Soren, qui avait fait un énorme bond dès l'apparition du vieillard, refit surface des méandres de la couverture de Marie. Il alla rejoindre sa dresseuse au centre de la pièce, qui resserrait un peu plus le nœud de son kimono, en prévision de la tâche qu'ils allaient devoir effectuer dans cette tenue. La Mentali remarqua que la table était vide. Non seulement, les notes de la veille avaient disparu (Était-ce Alban qui les avait rangé, ou Miyagi était-il parti avec?...), mais ils devraient vraisemblablement attendre pour le petit déjeuner. Probablement pour ça que Miyagi ne leur donnait que deux heures pour... Quoi, au juste ? Elle ne savait toujours pas ! Elle aurait probablement sa réponse en allant dehors, supposa-t-elle... Elle salua Alban de manière beaucoup plus digne que la façon dont elle s'était levée en panique, et s'approcha de la porte.

« -Mes salutations, Tac. Je crains que nous devions déjà nous remettre au travail...  »

HRP :
Tu commences à avoir l'habitude mais... Désolé pour le temps de reeeeeep.



© Mzlle Alice.



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
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Hoenn
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
On pouvait aisément dire que la journée avait été incroyablement compliquée. Alban en était même à un stade de fatigue si avancé qu’il voyait défiler dans son esprit des représentations grotesques de son référent, Andreas Heartnett. Référent qu’il étranglait bien évidemment pour l’avoir envoyé sur pareille mission. Les muscles endoloris, le cerveau en compote, Alban s’installa en face de Marie pour le dîner du soir. Enfin… S’installer était un bien grand mot car le Voltali eu plutôt l’impression de s’être laissé tomber comme une vieille poupée de chiffon qui aurait vu l’enfer entre les crocs d’un Caninos enragé. Lessivé, il fit de gros efforts pour ne pas se tenir avachi face à la si distinguée Marie. Il ne rêvait que d’aller se mettre en position latérale de sécurité sous sa couette mais il était conscient du fait que négliger son repas serait une très mauvaise idée. Mieux valait prendre des forces tant qu’il le pouvait, car le lendemain risquait d’être du même acabit que sa première journée. Un soupir traversa ses lèvres tandis qu’Auster titubait vers lui tout en posant son museau sur la table, épuisé. Haut les cœurs ! Les sautés de légumes et de viandes lui faisaient de l’œil, après tout ! Retrouvant progressivement quelques couleurs après avoir humé le parfum des victuailles, Alban souhaita bon appétit à sa camarade et attaqua le dîner. Aussitôt, il se sentit comme revivre : ses muscles se détendirent, son cerveau retrouva progressivement sa lucidité et son estomac affamé grogna de contentement. Les coups de baguettes s’enchaînèrent et le châtain fit même un peu la conversation à Marie. Ensemble ils évoquèrent un peu le parcours de Ranger de la jeune fille, celui d’Alban et évidemment, leur mission du jour. La Mentali n’avait pas l’air d’être d’humeur à blaguer sur Miyagi - sait-on jamais, il pouvait être caché sous la table ou sous un futon -, même si Alban s’en donnait à cœur joie pour se plaindre un peu. Enfin, lorsqu’ils eurent fini, Alban s’étira pour se mettre en condition afin de passer en bonne nuit et remercia le Pokémon de Miyagi pour leur petit biscuit du soir. Mauvaise idée cependant, car le papier du Fortune Cookie les fit replonger dans leur cauchemar éveillé. Quand tout cela allait-il s’arrêter ?

Et les revoilà reparti pour une nouvelle épreuve qui allait considérablement écourter leur temps de sommeil. Grommelant, d’incroyablement mauvaise humeur, Alban s’installa cependant près de sa collègue afin d’établir la stratégie pour le match. Ils discutèrent, allèrent régulièrement sur l’iPok, se tournèrent vers leurs Pokémon afin de confirmer la faisabilité de leurs combinaisons… Au fur et à mesure que leur travail avançait, Alban se sentait de plus en plus enthousiaste. Il n’aimait pas les combats Pokémon à dire vrai ; ne les avait jamais aimés. Mais il fallait reconnaître que réfléchir en amont sur des stratégies ainsi et combiner ses idées pour faire avancer leur travail n’était pas déplaisant. Contrairement aux cours d’Ace où il n’apprenait rien, se contentant de regarder une longue vidéo des prouesses du stupide référent Noctali puis d’envoyer ses Pokémon à l’abattoir sans savoir quoi faire, Alban y trouvait un intérêt. C’était comme les devoirs des Scientifiques ou ceux des Pokéathlètes. Réflexion, hypothèses, combinaisons d’idées… C’était une mécanique qu’il connaissait et appréciait, au final ; et pas quelque chose d’aussi flou qu’envoyer ses Pokémon et tester sur le tas des attaques au pif. Un sourire s’étira malgré lui sur ses lèvres. Il aimait ce qu’il faisait. Il trouvait ça follement intéressant de s’imaginer ces combinaisons d’attaques. Il découvrait un Monde qui lui paraissait encore trop trouble il y a de cela quelques heures. Son crayon voltigea sur sa feuille avec entrain. Il traça des traits entre les attaques, nota le résultat de leurs combinaisons, se représenta les scènes dans son esprit. Il n’avait vu pratiquement que les combats de son enseignant de Stratégie mais autant dire que ce qu’il imaginait était plutôt impressionnant et loin de ce qu’il connaissait. Ça ressemblait plus à un étalage d’attaques et un spectacle de Coordination qu’à un véritable combat. Ce n’était pas uniquement de la force et de la puissance. C’était tout en nuance, en subtilité…

En outre, faire cela avec une autre personne avait quelque chose de plaisant. Il n’était plus seul face à l’inconnu et la difficulté ; il avait réellement quelqu’un sur qui s’appuyer. Aussi hocha-t-il doucement la tête de haut en bas lorsque Marie revint sur ses idées en les améliorant au passage. Et c’était ça aussi, une équipe ; travailler de concert pour faire toujours mieux.

- Oui je suis entièrement d’accord, lui répondit-il en tirant de nouveaux traits entre les attaques.

Du Brouillard, de la confusion, des clones de mousse, des attaques furtives. Dans l’esprit d’Alban, c’était carrément classe. Et ce dernier ne voyait pas comment l’adversaire pouvait s’en sortir.

- J’espère que nous aurons l’occasion de placer tout cela assez rapidement dans le match et que nos adversaires ne nous en empêcherons pas. Il y a certaines attaques qui permettent de neutraliser les Brouillards, non ? Avons-nous quelque chose pour contrer les contres ?

Alban étudia une nouvelle fois leur panel d’attaques. Visiblement non… Restait donc à espérer qu’ils auraient la possibilité de faire tout ce qu’ils voulaient durant le match, et que tout se passerait bien pour eux. Car leurs combinaisons d’attaques seraient optimales si le camp en face ne faisait rien. Ce qui ne serait évidemment pas le cas…

- Enfin bon, nous verrons le reste demain, en conditions réelles, surenchérit Alban pour acquiescer les derniers dires de Marie. Puis, avec un sourire lorsqu’elle le félicita, il ferma son cahier et lui rendit ses compliments. Oui, beau travail. Merci, Marie.

Il la regarda ensuite se lever et porter doucement son Grenousse, avant d’aller sur son futon. Elle se retourna ensuite vers lui et s’inclina solennellement. Amusé, le châtain en fit de même.

- Oui, bonne nuit Marie. A demain, fais de beaux rêves.

Puis, après s’être assuré que la jeune fille était bien allongée, il récupéra son carnet, rangea soigneusement ses affaires, puis éteignit la lumière. Les anneaux lumineux d’Auster l’accompagnèrent jusqu’à ce qu’il se soit allongé dans son propre futon, puis perdirent progressivement de leur éclat pour que la chambrée puisse basculer dans les bras de Morphée. Sa tête reposant sur l’oreiller, Alban réfléchissait, Mistral et Zéphyr dans ses bras, Auster allongé près de lui. Peut-être qu’après tout, cette mission ne serait pas uniquement une perte de temps ?
‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗

Le réveil fut comme un coup de massue sur le haut du crâne. Hébété, Alban se réveilla en sursaut dès les premières notes très mélodieuses *keuf keuf* de leur mentor. Chant d’oiseau en guise de réveil ? Mais non, c’est trop mainstream voyons ! Beugler comme un forcené c’est évidemment bien plus efficace ! Paniqué, le châtain se redressa vivement et se cogna la tête contre Zéphyr qui tentait de s’enfuir en volant. Auster sauta sur ses quatre pattes en grognant face à la menace, et Mistral poussa quelques cris offusqués. Un matin chez Miyagi ? Totalement à l’image du reste du séjour, à savoir : cauchemardesque. Une fois tout ce beau monde calmé et le cerveau d’Alban en marche, le Voltali regarda avec des yeux tout endormi le vieil homme qui trônait au milieu de la salle avec un air sévère. Gnnn quoi ? Il semblait dire quelque chose, mais Alban était encore trop dans le gaz pour capter quoi que ce soit. D’ici deux heures ? Mais quoi d’ici deux heures ?

A l’autre bout de la salle, Marie semblait émerger également. La pièce étant encore plongée dans le noir - mais quelle heure était-il ?! -, Auster alluma ses anneaux doucement pour leur permettre d’avoir une meilleure image de Miyagi - pas forcément la meilleure idée du monde vu la gueule que ce dernier tirait -. Que devaient-ils faire ? Le vieil entraîneur semblait attendre quelque chose. Ce fut finalement Marie qui osa poser un début de question avant de se faire houspiller violemment à coups des éternels « JE N’AI PAS FINI » de Miyagi. Hm. Un bonjour à la place, c’était trop demandé ? Néanmoins, Alban écouta le reste du discours. Encore couchés, blablabla. Je vous ai demandé de vous lever, blablabla. Linge dehors, exécution, le travail ne se fera pas tout seul. Que ? Alban secoua la tête de gauche à droite. Que devaient-ils faire ? Laver le linge ? Tendre le linge ? Ahaha, la seconde possibilité était impossible. Il faisait encore nuit, il n’y avait PAS de soleil ; comment le linge pouvait-il sécher ? Par réflexe, Alban regarda sa montre de poignet. 5h30. Soit une demi-heure voire une heure avant le lever du soleil. Aoutch. Le châtain avait l’habitude de se lever tôt, mais pas après s’être couché aussi tard et après une journée si crevante. Autant dire que ça piquait à mort.

Afin de ne pas froisser leur insupportable hôte cependant, le jeune homme se leva en même temps que Marie. Il se dirigea machinalement vers elle, espérant que son haleine du matin ne la fasse pas tomber comme une mouche, puis la salua à son tour.

- Bonjour Marie. Pas le matin ne plus agréable du monde mais eh, allons-y… On verra bien ce que le vieux fou nous veut…

D’un commun accord, ils sortirent tout deux. Pas de petit déjeuner, pas de pause toilette. Alban remua maladroitement sur place, gêné de ne pas avoir pu au moins se passer de l’eau sur le visage. Estimant cependant que ce n’était pas le plus contraignant ni le plus urgent, il se rassembla avec Marie et son équipe dans la cour intérieure où Miyagi les attendait déjà, des fils tendus entre ses nombreux bambous décoratifs.

- VOUS EN AVEZ MIS DU TEMPS ! Enfin bon, vous êtes là, c’est l’essentiel. Comme je vous l’ai dit, votre tâche ce matin consistera à tendre le linge et à le sécher. Vous voyez ces fils bougres d’idiots ? Bien. Vous avez des pincettes dans le panier sur le côté. Tic et Tac, vous irez suspendre tous ces draps et ces kimonos sur les fils pour les faire sécher. Tac, cette fois-ci tu as le droit d’utiliser tes deux inutiles piafs, mais uniquement pour les petits kimonos. Pour les grands draps, vous utiliserez tous deux le Batracien et l’animal bizarre pour les sécher. Vos aurez droit uniquement de frapper les draps pour les détendre. Tête, bras, pattes, je m’en fiche. Tapez dedans pour les secouer, faire retomber l’eau, les rendre plus souple et les sécher plus vite. Compris ? Pas compris ? Peu importe. EXECUTION !

Et, sur ces mots, il tourna les talons et les abandonna là. Superbe… Lançant un regard à Marie, Alban haussa les épaules. Puis, attrapant draps et kimonos, il entreprit la tâche de les accrocher aux fils tandis que Soren et Auster se reposaient avant la dure tâche qui les attendait. Pour cette étape, l’aide de Mistral et Zéphyr fut la bienvenue. Avec leurs becs, ils attrapaient les pièces de tissu les plus petites et les tendaient pour qu’Alban n’ait qu’à les pincer. Au bout d’une bonne demi-heure, Alban et Marie eurent enfin fini de tout tendre et contemplèrent l’étendu du travail qu’ils allaient devoir réaliser dans le reste du temps imparti. Ouah. Les vieilles personnes et leur incontinence, ce n’était donc pas qu’un mythe ? Comment Miyagi pouvait-il utiliser autant de draps ? De draps de futon deux place en plus, pas un petit truc ridicule. Voilà qui annonçait un travail plutôt compliqué.

- Hm eh bien… Je suppose qu’on va commencer, Marie. Tu prends ces fils là et moi le reste ? En se répartissant méthodiquement le travail on ira plus vite, je pense.

Après avoir eu l’accord de la jeune fille, il se dirigea vers sa partie du travail. Auster le regarda, sans trop savoir quoi faire. Son équipe n’avait pas d’attaque Zénith ou quoi que ce soit qui aurait permis de sécher les draps plus rapidement. Ils allaient donc devoir y aller manuellement. Avec un soupir, Alban tendit le doigt vers le premier drap.

- Ok on va faire comme ça. Auster, tu utiliseras Charge sur ces draps pour taper avec ta tête et les sécher. Mistral, Zéphyr, vous vous occuperez uniquement des petits kimonos. Cru-Aile et Bélier devront faire l’affaire. Travaillez harmonieusement. Auster, si tu vois qu’un de vous trois ou Soren commence à fatiguer, lance un Rayon Lune. C’est compris ?

Ses Pokémon acquiescèrent et se mirent au travail. Auster tendit les muscles puissants de ses quatre pattes puis s’élança vers l’avant afin de taper le drap. Avec puissance, il percuta le tissu qui s’envola vers l’avant. Sans temps d’arrêt, le Noctali recommença. Et ce, ainsi de suite, jusqu’à ce que tous les draps furent détendus et un peu plus sec. Une demi-heure plus tard, le soleil commença enfin à se lever et ses rayons vinrent les aider dans leur tâche. Pour autant, cette dernière n’était pas si évidente que ça, et les Pokémon fatiguaient relativement rapidement. Sentant que les troupes faiblissaient, Auster lança un Rayon Lune pour leur permettre de regagner un peu d’endurance. Durant une bonne heure, l’équipe sécha inlassablement les draps et kimonos. Quand enfin ils eurent fini, ils se regroupèrent épuisés au centre de la cour où Miyagi revint les voir en leur beuglant des insultes et en leur apportant le petit déjeuner. Puis, après avoir rechargé leurs batteries, ils montrèrent le fruit de leurs recherches nocturnes au vieux mentor.

La journée se déroula comme dans un mauvais cauchemar. Marie et Alban essuyèrent plusieurs insultes, plusieurs coups durs, mais se relevèrent à chaque fois. Inlassablement ils répétaient avec Soren et Auster leurs combinaisons pour le lendemain. Ils firent de leur mieux pour se synchroniser, pour tenter de mener à bien leurs assauts, et finirent même par s’entraîner contre le Shaofouine et le Charmina de Miyagi. Ils ne gagnèrent pas, mais ne perdirent pas non plus. Leur duo semblait prendre forme. Marie et Alban enchaînaient de plus en plus rapidement les lancers d’attaques, parvenaient à s’adapter dans les situations les plus difficiles, et réfléchissaient avec une rare harmonie. Les diverses tâches ménagères effectuées durant le week-end avaient-elles eu un impact bénéfique sur leur coordination ? Aucune idée, mais Alban était en pilote automatique. Il comprenait quelque peu l’intérêt qu’il y avait dans les combats Pokémon. Ce n’était pas vraiment qu’il aimait se battre ; c’était plutôt qu’il ne voulait pas perdre. Le désir de victoire et de réussite était très semblable à ce qu’il ressentait lorsqu’il faisait encore des courses. Avec acharnement, il continua l’entraînement jusqu’à l’épuisement. Le soir, Miyagi leur permis enfin d’aller se coucher, en prévision du lendemain.

Fatigués, Marie et Alban allèrent se coucher après la douche du soir et le dîner. Trop épuisés pour se parler, ils avaient mangé en silence, tandis que Soren et Auster dormaient à côté d’eux. Puis, lorsqu’ils eurent fini, Alban s’approcha de Marie pour lui souhaiter bonne nuit. Il savait qu’il ne dormirait pas bien ce soir-là, comme à chaque veille de course. L’estomac noué, il tenta de sourire à la Mentali, sans grand succès. Pourtant, prêts ou non, le jour J allait se tenir le lendemain. Et demain, ils devraient faire de leur mieux, quoi qu’il arrive. Légèrement mal à l’aise, Alban parvint à esquisser un sourire fatigué à sa camarade. Ils étaient allés loin avec un bagage assez léger. Il reconnaissait clairement les qualités de la demoiselle. Pas forcément son talent de base. Mais plutôt son acharnement et son travail.

- Merci Marie. Bonne nuit et dors bien. Demain est un grand jour, lui dit-il doucement.

Puis, les yeux brûlants, il alla s’emmitoufler dans son futon. Demain, le grand combat allait prendre place. Demain, ce ne serait plus de l’entraînement. Et ils avaient intérêt à donner le meilleur d’eux-mêmes…
Marie R. Uana
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Apprentissage de techniques ancestrales avec balai et serpillère
feat Alban Abernaty


On devrait mettre Miyagi et Jackie en compétition. Qui des deux tortionnaires avait le réveil le plus désagréable ? Marie n'avait jamais été réveillée par Jackie, mais elle se doutait que Miyagi n'avait rien à lui envier. Heureusement qu'elle ne passerait que deux nuits ici -une, désormais-, et que, bien vite, elle pourrait dire adieu aux sautes d'humeurs et caprices du vieux « sage ».

Mais pour l'heure précisément 5h30, les deux élèves devaient supporter Miyagi. Et s'occuper de ses tâches ménagères, aussi. Société de nettoyage Tic, Tac and co., en action ! Après s'être levée pour vérifier l'heure sur son Ipok, Marie salua Alban, tandis que Soren émergeait à son tour. Le Voltali la salua en retour, faisant, au passage, part de son mécontentement, puis invita Marie à descendre dans la cour, où les attendait Miyagi. Après un simple hochement de tête, la jeune fille suivit Alban, se retenant de lâcher deux ou trois bâillements, et bien vite, les deux élèves arrivèrent à destination.

Marie frissonna dès qu'ils furent à l'extérieur.  C'est qu'il faisait froid, ce matin, surtout à une heure pareille, et le kimono dont elle était vêtue ne portait aucunement chaud manchot, huhuhu #pan#. Miyagi, nullement gêné par la température, fixait ses disciples avec un air sévère, le même qu'il affichait depuis le début du séjour (Peut-être que ce n'était pas de sa faute, et que son visage était figé dans cette expression?). Il les sermonna dès qu'ils mirent un pied dans la cour intérieure, et enchaîna directement sur l'exercice du jo... De la nuit. Contrairement aux fois précédentes, Marie ne haussa pas un sourcil. Elle n'arrivait même plus à être dubitative face aux exercices proposés. Un jour à peine qu'elle était là, et plus rien ne la surprenait...  Elle en était juste blasée, désormais. Suspendre des draps ? Ouais, ça devrait le faire. Les faire sécher ?... Voila qui va s'avérer plus ardu, déjà. Sans soleil, ni attaque de type Feu, comment devaient-ils s'y prendre ? Peut-être qu'en fouillant les alentours de la maison de Miyagi, Marie serait capable de Capsticker un Pokémon connaissant l'attaque Essorage... Quoique, quels Pokémons iraient vivre près d'une demeure d'où doivent régulièrement s'échapper les cris stridents du célèbre papy kung-fu ? Comme nuisance sonore, on doit difficilement faire pire. Même le bordel provoqué lors du vol de la Team Rouage l'an dernier lui semblait plus agréable à entendre -en sachant qu'il l'avait empêchée de dormir, et qu'il avait, par la suite, conduit Marie à insulter sa référente en public-.

La méthode proposée par Miyagi lui paraissait bien tordue. Frapper les draps jusqu'à ce qu'ils sèchent ?... Cela risquait d'être très, très, très, trèèèèèès long. Et ils n'avaient que deux heures. Marie soupira. Avait-elle le choix, de toute façon ? Alors que le vieil homme tournait les talons, Alban commença le boulot, attrapant les premiers tissus pour les accrocher aux fils à l'aide de pinces en bois. Marie imita son partenaire, qui était par ailleurs aidé par ses deux Pokémons Vols, tandis que les deux combattants restaient en retrait en prévision de la suite de l'exercice. C'était la première fois que Marie étendait du linge, mais ce n'était pas quelque chose de bien compliqué à faire, et elle effectua le travail sans aucun problème . Et puis, ce n'était, après tout, que la partie la plus aisée de l'exercice. La suite allait s'avérer beaucoup plus délicate... Après trente minutes à étendre tout ce linge (Cela faisait combien de temps, qu'il n'avait pas fait de lessive?), ils purent enfin commencer le plus gros de la tâche : le séchage. Alban proposa de diviser le travail en deux, et Marie ne put qu’acquiescer.

« -Effectivement. Soren. »

Le Grenousse releva la tête à l'entente de son nom. En quelques bonds, il rejoignit sa dresseuse, qui réfléchit à la façon dont ils pouvaient s'y prendre pour sécher tout ce linge. Alban avait ses Pokémons Vols qui pouvaient s'avérer très utiles, mais elle, elle n'avait le droit de faire appel qu'à Soren, d'après les dires de Miyagi sexiiiiisme /PAN. Et son starter était plus apte à tremper le linge qu'à le sécher... Il ne disposait pas réellement d'attaque pouvant aider. 'Fin si, il en avait bien une, mais cela risquait d'être excessivement long...

« -Ecras'Face.  »

…. Et les voilà partis pour de looooongues heures de pure foliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !

Si la tâche de la vaisselle était longue, c'était à cause de la quantité de celle-ci. Ici, ce n'est pas tant la quantité de linge qui importe, mais la façon dont celui-ci est séché... Sérieusement, quel intérêt ? Après tout, si Miyagi se servait d'eux pour leur faire faire tout son ménage, autant qu'ils soient rapides, non ? Ils pourraient en faire plus, comme ça. Marie ne comprenait décidément pas l’intérêt de tout ce cirque... Peut-être juste pour le plaisir d'embêter le monde. Ce n'était pas une hypothèse à exclure... Mais qu'importe, puisque Miyagi était ce qu'il était, et qu'il ne changerait probablement pour rien au monde. Par ailleurs, il sera probablement impossible pour Marie de capter tout l’intérêt de ces travaux... C'était une science qui lui échappait. Et si elle préférait habituellement combler son manque de connaissance, là, elle n'avait étrangement pas envie de savoir. Non seulement parce que si elle osait poser une question, elle se prendrait un « JE N'AI PAS FINI ! » de toute beauté, mais en plus parce qu'il lui répondrait probablement à grands coups de travaux pratiques. « Pardon ?! Quel est intérêt de faire quatre heures de vaisselle ?! Fais en quatre de plus, visiblement, tu n'as rien compris à la subtilité de l'exercice ! Disciple indigne !  »

Heureusement pour eux, le soleil ne tarda point à arriver. Enfin, si une demi-heure plus tard, soit une heure après le début de l'exercice, c'était ne pas tarder. Ardant ses rayons, le bel astre vint apporter son soutien aux deux jeunes élèves et aux quatre Pokémons.  Mais même l'assistance de la plus grosse étoile de notre galaxie n'était pas suffisante pour alléger la charge du travail. Et ouais, Miyagi ne plaisantait pas ! Il donne même du fil à retordre à l'univers entier ! Mais à quoi Marie et Alban faisaient-ils donc face ? Tout comme ce sont les meilleurs qui partent en premier, ce sont les pires qui sont les plus tenaces, et quelque chose me dit que Miyagi survivra même au dernier jugement d'Arceus ! Je t'en mettrai moi, de la puissance divine ! Tiens, prends toi cette pince à linge dans la tronche ! Et cette assiette, aussi ! Tu vas voir de quel bois Miyagi Tajiri se chauffe ! Namého !

Les Pokémons frappèrent donc le linge. Encore. Encore. Encore. Et encore. A grands renforts de Rayon Lune, ils séchèrent ainsi, lentement, progressivement, le linge de leur hôte, jusqu'à ce que l'heure de la libération retentit. Ils avaient terminé depuis à peine cinq minutes que Miyagi revenait déjà à l'assaut, beuglant de nouvelles consignes. De quoi ? Le repos ? Ah non, 'connais pas. On mange, et on repart ! Les larbins ne purent se détendre que le temps de la collation -temps extrêmement court-, et à peine avaient-ils fini que leur tortionnaire réclamait le fruit du travail de la veille. Marie fut méfiante, lorsque Alban tendit le carnet au vieil homme. Après tout, il pourrait très bien le déchirer juste devant eux pour ensuite leur demander de tout réécrire ! Mais non, fort heureusement, cette idée tordue ne lui traversa pas l'esprit. Et heureusement aussi, Miyagi semblait partant pour la mise en pratique de ces quelques stratégies... Youpi ! Ils auraient le temps de s'entraîner ! Allez, enthousiasme ! Énergie, énergie, énergie ! Boule de feuuuuuu ! Youhouuuu !... Ouais !.... Go !...

Marie pensait que faire un vrai entraînement pour le restant de la journée serait beaucoup plus digeste que les diverses tâches ménagères effectuées jusqu'à présent. Que nenni ! Car, à la différence de toutes les corvées, Myagi était présent, cette fois-ci. Et il n'y avait rien de plus insupportable que de l'entendre beugler derrière vous toutes les cinq minutes, pour un oui, pour un non, ou même pour un peut-être. Elle en vint même à regretter le tout premier exercice... Au moins, il ne demandait pas énormément d'effort... Si la Mentali avait touché un jeton à chaque fois qu'elle eut envie d'étrangler le mentor, sa fortune serait deux fois plus grande que celle d'Aileen Sôma. Mais elle était une jeune fille bien éduquée ! La strangulation était un acte bien trop malpoli ! Alors on se tait, on ravale ses protestations, et on bosse.

Ils testèrent donc, les unes après les autres, chacune des techniques mises au point la veille. La façon dont il fallait se positionner, l'angle d'attaque, l'endroit où se poster, faire attention aux gestes du partenaire, ceux de l'adversaire... Tant de paramètres à prendre en compte et à maîtriser, et auxquels ils n'avaient guère pensé lors de l'élaboration de ces stratagèmes. D'ailleurs, fait étonnant, Miyagi n'avait eu rien à redire à leurs idées. Les approuvait-il silencieusement, et était-il trop fier pour l'admettre, ou attendait-il qu'ils se rendent compte de leurs éventuelles erreurs ?

Mais Marie ne désespérait pas. Si le comportement du vieil homme l'agaçait au plus haut point, elle se devait d'être irréprochable pour cette mission. Après tout, n'était-ce pas ce qu'elle avait promis à Alban la veille ? Elle ferait de son mieux, car elle ne voulait pas pénaliser ce garçon en qui, le premier depuis son arrivée à l'académie, elle arrivait à avoir confiance. Il ne semblait pas la repousser pour ce qu'elle était, comme grands nombres d'élèves, et ce simple fait prouvait qu'il avait bon fond.

Elle-même n'hésita donc pas à se montrer sévère, que ça soit envers elle, ou envers son starter. Soren, bien décidé à montrer à sa dresseuse qu'il était digne de confiance, lui aussi, obtempéra à chacun de ses ordres, et ce malgré la fatigue qui se faisait de plus en plus ressentir. Heureusement qu'Auster intervenait de temps à autre et que l'attaque Rayon Lune n'était pas limitée à 5PP sur ce forum, sans quoi le pauvre Grenousse aurait été K.O. avant même le début du combat de demain. D'autant plus qu'ils durent faire face à Miyagi lui-même ! Son Charmina et son Shaofouine étaient extrêmement tenaces, et si les deux élèves arrivaient à résister, Marie se doutait que leurs adversaires n'exprimaient pas pleinement leur potentiel. C'était plus qu'évident, mais jamais elle ne fit la remarque. Cependant, cela l'amena à une toute autre pensée : pourquoi donc faire appel à des élèves si Miyagi était lui-même capable de démonter ses anciens disciples ?... Un énième mystère ajouté à la liste.

Étonnement, l'investissement de Marie lui permit de ne pas voir les heures défiler. Elle fut tout de même extrêmement soulagée lorsque le vieil homme déclara leur entraînement terminé, sans préciser si celui-ci semblait avoir porté ses fruits ou non, et qu'il leur ordonna de se retirer à l'étage pour un repos bien mérité. Douche, puis repas, le tout dans le plus grand des silences. Lorsqu'ils eurent terminé, Marie craignit l'arrivée d'un nouveau cookie fortune piégé, mais celui-ci ne vint jamais, et elle put s'allonger en toute quiétude dans son futon.

Elle pensait sombrer dans le sommeil dans le plus grand des silences, mais Alban prit la parole. Bien que légèrement étonnée, elle répondit presque aussitôt.

« -... Sûrement. Merci à vous aussi. Et reposez-vous bien, surtout. »

Éreintée, Marie ferma les yeux, et détendit tous ses membres. Oui, demain était un grand jour... Tous leurs efforts devront porter leurs fruits. Sinon, ils auraient fait tout ça pour rien ?... Tout ce travail, toute cette volonté, rien de tout cela ne pouvait être vain. Ils devaient impérativement réussir...

La fin de cette mission était proche.


© Mzlle Alice.


Dernière édition par Marie R. Uana le Ven 20 Nov - 9:32, édité 1 fois



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Passer une matinée de Dimanche calme et paisible ? Allooooons Alban, c’était bien trop demander, voyons ! Tiré du lit à 5h30 tapantes, le Voltali ouvrit de petits yeux lourds de sommeils. Il était matinal, ok, mais il ne fallait pas pousser Mama Odie dans les orties ! En général, il se levait en même temps que le soleil. Mais là, il faisait encore nuit noire. Pas de crépuscule en vue. Pas de chants d’oiseaux. Juste des beuglements de veau. Ah… La journée s’annonçait à l’image de ce réveil ; brutale, ignoble et riche en désillusions. Mais pas le temps de se la jouer Belle au Bois Dormant ! Alban repoussa sa couverture d’un coup de pied vif - pas forcément le réveil le plus élégant de sa vie, mais essayez de vous faire mugir à l’oreille à des heures impossibles et vous verrez ! - et se leva maladroitement. A côté, Mistral vint piailler, complètement affolé, tandis que Zéphyr ronchonnait, tentant par tous les moyens de retourner sous la couverture. Auster quant à lui se sentit agressé et fit aussitôt claquer ses mâchoires. Loin de se laisser impressionner cependant, Maître Miyagi leur récita le programme du jour. Ou plutôt, les laissa s’affoler sans leur dire de quoi il en retournerait. Une sale vieille habitude de ce sale vieux schnock. Ah, voilà que des petits bonhommes représentant son interlocuteur défilaient à présent dans son esprit. Etrange, à quel point il les étranglait tous amoureusement !

Pas le temps de faire autre chose qu’obéir néanmoins. Serrant sa ceinture, Alban sortit de sa chambre de fortune, accompagné de Marie. La jeune fille semblait aussi peu encline que lui à passer la matinée - nuit, pardon - à rattraper le retard ménager de leur mentor. Mais qu’importe, ce n’était pas comme si on leur donnait le choix ! Ils eurent donc pour tâche de faire sécher des draps. Sans soleil, mais oui ! Allons Tac, ne pouvais-tu pas remuer du popotin et appeler le soleil ? Comment ça, Zénith ne fonctionnait pas comme Danse-Pluie ? Zut alors, hein, c’est bêêêête… Quoi qu’il en soit, ils n’avaient que deux heures pour réaliser leur travail. Soleil, pas de soleil, ce serait tant pis pour eux. Pas le choix, quand on savait de quoi Miyagi était capable. Alors ils se retroussèrent les manches. Auster enchaîna les Charges pour taper sur les draps et tenter de les sécher du mieux qu’il le pouvait. Mistral et Zéphyr participèrent de loin pour les petits kimonos suspendus. Enfin, Soren, de l’autre côté de la cour, avait opté pour du séchage aux Ecras’Face. Les coups étaient répétitifs. Le travail ? Complètement épuisant. Pourtant, les Pokémon ne s’arrêtèrent que lorsque tous les draps furent enfin séchés. Deux heures pour un tel travail… Alban était persuadé qu’ils auraient mis moitié moins de temps s’il y avait eu du soleil dès le départ ! Bougonnant dans sa barbe, il ne put cependant même pas protester car Miyagi s’était coulé derrière eux à la façon d’un ninja. Furtif, sournois, et diablement dangereux ! D’un coup de baguettes bien placé - Alban évita la baguette dans l’œil mais ne put empêcher la seconde d’aller se planter dans sa narine -, le vieillard intima à ses élèves d’aller prendre une pause. Une pause !

Enfin plutôt une trèèès courte pause repas histoire de ne pas tomber dans les pommes et retarder encore plus le travail. Très bien. Alban et ses Pokémon engloutirent tout ce qu’ils pouvaient et le plus rapidement possible - plus le temps pour la bienséance, désolé Marie ! - puis retournèrent auprès de Miyagi, qui leur réclama le fruit de leurs longues recherches nocturnes. Tendant docilement son carnet au vieillard, Alban attendit patiemment que le véritable entraînement commence. Pour une fois, ils allaient faire quelque chose de réellement utile. Et, même si les combats ne faisaient pas partie des préférences d’Alban, ce serait de toute façon toujours plus intéressant que de passer derrière Miyagi pour faire son ménage.

En position de combat, à quelques pas de Marie, Alban attendit avec la boule au ventre que Miyagi leur donne des explications. Il n’avait pas dit grand-chose sur leurs combos, aussi le Voltali supposa que ce n’était pas si mauvais que ça. Ils passèrent donc l’après-midi à tester les attaques qu’ils avaient évoquées durant la nuit, rajustant leurs tirs quand tout n’était pas parfait. En face, le Charmina et le Shaofouine de Miyagi paraient souvent tous leurs assauts, leur renvoyant des attaques fulgurantes qui firent beaucoup de dégâts. Pour autant, ni Soren ni Auster n’abandonna. De concert, ils parvinrent à aller jusqu’au bout de l’exercice. Ce furent donc tous épuisés que Miyagi les congédia, en leur recommandant de bien se reposer pour le lendemain. Plus d’épreuves. Plus de tâches ménagères. Ce serait Ping et Pong vs Tic et Tac. Le choc des titans…

Se traînant mollement jusqu’à son futon après avoir dîné, Alban adressa quelques mots à Marie. Puis, dès qu’il toucha son oreiller, il sombra immédiatement dans le sommeil. Décidément, ce week-end l’avait complètement épuisé. Et demain, tout serait fini. Oui… Tout serait enfin fini…
‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗

Ils se levèrent aux alentours de 8h du matin. Pas de beuglements de Miyagi cette fois-ci. Uniquement Springroll, le Shaofouine, qui était venu les secouer gentiment pour leur intimer de se réveiller. Ah tiens ? Comment cela se faisait-il ? Entièrement reposé, Alban s’étira et jeta un coup d’œil à Marie qui venait également d’émerger, de l’autre côté de la chambre. Le Shaofouine tira sur sa manche de kimono pour attirer son attention et pointa la montre qu’Alban avait au poignet. Puis, avec ses pattes, il exécuta élégamment le chiffre 9 avant de pointer le doigt vers la table basse où le petit déjeuner avait été servi. Voyons voir…

- Hmm… On prend le petit déjeuner puis rendez-vous à 9h en bas, c’est ça ? demanda-t-il pour confirmer ce qu’il venait de comprendre du Type Combat.

Sprinroll acquiesça puis, après s’être incliné, il s’éclipsa discrètement. Alban tourna la tête vers la table. Quand donc le Shaofouine avait-il eu le temps de leur apporter le petit déjeuner ? Sans que ni Alban ni Marie ne s’en aperçoive, en plus ? Content néanmoins d’avoir eu un réveil en douceur plutôt que le chant du coq de Miyagi, Alban se dirigea vers Marie pour la saluer, un peu stressé néanmoins. Il avait la boule au ventre, c’était le cas de le dire. Ce serait son premier vrai combat Pokémon en duo. Il n’avait pas envie d’être un poids mort pour Marie, de même qu’il n’avait pas envie de perdre. Il y avait trop d’enjeux dans ce simple match… Crispé, il parvint cependant à sourire à sa camarade. Ils avaient passé tout un week-end ici tous les deux. Ils en avaient bavé ensemble, avaient appris à se connaître, à se coordonner. Quoi qu’il arrive, dans quelques heures, tout cela serait fini. Mais Alban n’aurait su dire s’il en était soulagé ou, si au fond, il n’éprouvait pas déjà un peu de nostalgie quant à l’idée de se séparer de la Mentali. Ce soir, ce serait le retour à la vie normale. Etrangement, il se sentait comme vidé de ses forces ; entre tristesse et déception. Pourtant, il avait détesté chaque moment passé en compagnie de Miyagi, à subir ses stupides ordres. Pourquoi se sentait-il si étrange, alors ?

Il ferma les yeux avec une sensation bizarre dans l’estomac. Se concentrant pour redevenir maître de ses émotions, il fit venir ses Pokémon vers lui ; leur présence lui était rassurante. Les ailes de plumes et de cotons de Zéph’ et Mistral vinrent lui caresser les joues, tandis qu’Auster se frottait à ses jambes. Il n’y avait pas matière à s’inquiéter ou à se morfondre. Pas maintenant. Pas quand ils avaient autant de choses à réaliser.

- Bonjour Marie, comment te sens-tu ? En forme ? lui demanda-t-il.

Il se surprit à entendre un son calme et paisible sortir de ses lèvres. Bien. Il avait au moins l’air à peu près normal, même s’il avait l’impression que son estomac dansait la polka. S’absentant quelques minutes pour se passer de l’eau sur le visage, il revint prendre le petit déjeuner avec la Mentali. Dans le plus grand des silences, ils se servirent des morceaux de pains grillés beurrés ou tartinés de diverses confitures. Alban n’avait pas particulièrement faim, mais il savait qu’il devait se forcer à se nourrir. Il vit que Marie hésitait également à commencer le petit déjeuner. Encore ensommeillée ou tendue tout comme lui ? Il esquissa un sourire et tenta de capter son regard doré.

- Essayons de manger, nous en aurons besoin pour tout à l’heure, s’entendit-il lui dire.

Ces mots, il les adressait autant à elle qu’à lui-même. Suivant donc ses propres conseils, il mangea deux trois tartines et bu un grand verre de lait chocolaté. Enfin, quand ils eurent fini, ils se séparèrent pour faire un brin de toilettes avant de se donner rendez-vous peu avant les 9h imposées par Miyagi. Ensemble, ils descendirent donc dans la cour principale où leur mentor les attendait déjà.

Devaient-ils se montrer polis cette fois-ci ? C’était leur dernier jour, autant essayer d’oublier les anciennes rancœurs, n’est-ce pas ? Il s’avança vers le vieux sage mais ce dernier lui tournait le dos, trop occupé à toiser…

- Ping. Pong. Je ne pensais pas que vous auriez l’audace de me défier et d’apparaître devant moi. Vous avez toujours été des disciples indignes après tout. Les pires de mes disciples.

Alban essuya une goutte de transpiration sur son front. Au moins n’étaient-ce pas Marie et lui, les pires disciples de Maître Miyagi.

- Quoi qu’il en soit aujourd’hui vous allez connaître la fureur du dragon. Ce qu’il vous coûte d’oser me défier, moi, votre ancien Maître ! Visiblement, je ne vous ai pas fait nettoyer assez d’assiettes pour que votre cerveau soit fonctionnel. Enfin, tout ça c’est de l’histoire ancienne. Tic, Tac ! Venez-ici !

Dociles, Marie et Alban s’avancèrent. En face de Maître Miyagi se tenaient deux hommes d’une trentaine d’années, accompagnés de Pokémon qu’Alban ne connaissait pas. Ils avaient des tenues similaires à celle de Maître Miyagi, un bandeau autour de la tête, et le même air pincé et revêche. Ils observèrent un instant les « nouveaux disciples » avec un air froid et calculateur. Alban frissonna un instant et se rapprocha instinctivement de Marie. Auster quant à lui garda la tête haute face à ses deux futurs adversaires. La tension dans l’air était palpable. D’un même mouvement, Ping et Pong - ou quel que soit leur vrai prénom - s'inclinèrent avec une synchronisation parfaite.

- Bonjour Maître. Comme nous vous l’avons dit, nous venons vous défier pour récupérer votre Dojo, dirent-ils d’une même et unique voix, ce qui avait de quoi être flippant.

Hein quoi ? Récupérer un Dojo ? Alban n’avait jamais entendu parler d’un tel enjeu. Allaient-ils vraiment être impliqués dans une histoire pareille ? Visiblement oui. Miyagi beugla sur ses anciens élèves, les insulta copieusement puis, dans la confusion générale, il fut décidé que le combat allait commencer dans la grande cour du vieux Maître. Chaque équipe se positionna donc d’un bout à l’autre de la zone de combat, et les Pokémon vinrent se placer devant eux. Deux contre deux. Auster et Soren se jetèrent un regard. L’affrontement tant attendu allait commencer. Se tournant doucement vers Marie tandis que Miyagi s’apprêtait à annoncer le coup d’envoi, Alban lui murmura doucement « Bonne chance Marie, faisons de notre mieux » avant que le drapeau du coup d’envoi ne s’abaisse.

- Désolés les jeunes, mais on ne va pas vous ménager parce que vous êtes des mômes. Nous sommes Ping et Pong ! En garde ! leur lança un des deux adversaires.

C’était si cliché ! Désarçonné par ce discours ridicule, Alban acquiesça, sans trop savoir quoi faire d’autre. Comme personne ne bougeait, il se décida à lancer le premier assaut. Ils avaient des combinaisons avec Marie, mais commencer immédiatement sans avoir auparavant sondé les adversaires serait du suicide.

- Auster, utilise Vive-Attaque ! ordonna-t-il à son Noctali, qui s’élança d’un coup vers un des deux Pokémon - le Lançargot -.

Le Pokémon muni de deux lances para l’assaut. Il avait l’air plutôt lent comparé à Auster ! Contournant la silhouette du Lançargot, Auster réalisa un salto avant pour lui asséner une attaque Coupe. Cette fois, ce fut la carapace épaisse et métallique du Pokémon qui bloquèrent les griffes d’Auster. Bonne défense, n’est-ce pas ? Il était temps d’utiliser le premier combo ! Sur un claquement de doigts d’Alban, Auster commença à diffuser ses spores empoisonnées qui se dispersèrent partout dans l’air. Normalement, l’écharpe de mousse du Grenousse allait le protéger. Se reculant, les deux Pokémon adverses regardèrent les spores se diffuser autour d’eux. Le Limaspeed commença d’ailleurs à montrer de très légers signes de faiblesse. Déjà empoisonné ? C’était rapide ! Quant au Lançargot… Il avait l’air totalement normal. Etait-il si résistant que cela ? Ou…

- Un Pokémon Acier ne peut pas être empoisonné, lui dit l’un de ses adversaires, avec un sourire. Bien essayé mais pas de chance pour cette fois !

Eh merde. Comment était-il censé savoir que cette espèce d’escargot était de type Acier ? Bon effectivement, maintenant qu’il le disait, ça lui paraissait évident mais… Tant pis pour les erreurs, il fallait agir ! Et le Lançargot n’attendit d’ailleurs pas qu’Alban ait fini de prendre des notes pour lancer une nouvelle attaque. Couvert par son collègue qui était beaucoup plus rapide, il se dirigea vers Soren pour lui asséner une attaque Double-Dard vu l’éclat lumineux de ses lances.

- Auster, utilise Coup de Main et Coupe ! cria Alban pour tenter de sauver le Grenousse de Marie.

Vif comme l’éclair, Auster vint se positionner devant Soren, bloquant l’attaque adverse avec ses griffes acérées. Puis, se plaçant derrière le Grenousse, il s’apprêta à lui apporter assistance pour son prochain assaut…

Dernière édition par Alban Abernaty le Sam 21 Nov - 12:49, édité 1 fois
Marie R. Uana
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Dimanche, jour de repos ? Ahaha, la bonne blague. Après tout, quoi de mieux qu'un dimanche pour passer la matinée à sécher du linge ? … Tout ?... Hmm, pas faux. Mais de toute évidence, l'emploi du temps de Marie ne se plierait pas selon sa propre volonté, mais celle de Miyagi, et lui, il aimait bien, sécher du linge un dimanche matin, alors qu'il faisait encore nuit. Enfin, il aimait plutôt regarder de pauvres disciples s'occuper de cette tâche ingrate à sa place, en vérité. Un homme de son rang ne s'abaisserait jamais à une telle besogne, voyons ! Et puis, martyriser deux adolescents était déjà un travail à plein temps qui demandait beaucoup d'investissement...

Au moins, Miyagi était capable d'accorder des pauses à ses apprentis. Même si celles-ci étaient extrêmement courtes, et n'avaient lieux que dans le seul but d'éviter une crise d'hypoglycémie qui entraînerait de sérieux problèmes au vieil homme. Mais ici, ce n'était pas intention qui comptait ! Heureusement, parce que sinon Alban aurait déjà strangulé leur mentor à cinq reprises, même si celui-ci aurait probablement eu le temps de l'assassiner à l'aide de ses redoutables baguettes avant. On ne tue pas Miyagi impunément !... Plus je parle, et moins ce que je dis a de sens.

Le repas terminé, les deux élèves enchaînèrent directement sur... Sur... ? Une tâche ménagère ? Et non ! Raté ! Car oui, Miyagi savait faire autre chose que donner des consignes en étant désagréable. 'Fin, au final, c'était ce qu'il avait continué de faire, mais il s'investissait beaucoup plus en faisant acte de présence, et surtout, en aidant Marie et Alban à mettre au point les stratégies inventées la veille. Quelle bonté ! Ce ne fut, hélas, pas la plus aisée des tâches, et l'exercice demandait une grande coordination en plus d'une concentration absolue. Il fallait faire attention aux moindres détails ! Les dresseurs, autant que les Pokémons, éprouvèrent quelques difficultés au cours de l'entraînement... Mais ils tâchèrent de rectifier le tir aussitôt, et lorsque les diverses stratégies étaient maîtrisées, il était temps de les mettre à l'épreuve. Et face à Miyagi. En personne. Décidément ! Quel investissement ! En même temps, il était un peu le premier concerné par cette mission... Les deux élèves ne se doutaient pas de l'espoir que plaçait Miyagi en eux, et à vrai dire, ils étaient beaucoup trop concentrés dans leur entraînement pour s'y intéresser. Tant mieux, non ? Ce séjour avait été tout ce qu'il y a de plus éprouvant pour Marie, pourtant, elle donnait tout son possible au cours de cette journée. C'était la première fois qu'elle s'investissait autant depuis le début de sa dépression... Non, depuis bien plus longtemps. Elle n'était pas foncièrement passionnée, mais au moins, elle s'appliquait. Quand ils échouaient, cela la motivait à faire mieux, et lorsqu'ils réussissaient, la satisfaction éprouvée lui faisait comprendre que l’exercice en valait la peine. Pour la première fois depuis des mois, Marie se sentait... Vivante. Oui, c'était le mot. Elle qui ne songeait qu'à la mort depuis quelques temps, voilà qu'elle avait retrouvé une étonnante forme. Elle avait même repris de sa prestance ! Qui aurait cru que c'était dans une mission pareille que cela allait arriver ?

Malgré tout, cette journée n'en restait pas moins douloureuse, surtout sur le plan physique, et lorsque, enfin, Miyagi les congédia, la Mentali sentit un profond soulagement. Le reste de la soirée se déroula dans le plus grand des silences, et les deux élèves allèrent bien vite se coucher, éreintés. Mais avant de sombrer dans un profond sommeil, Alban glissa quelques paroles à Marie, auxquelles elle avait aussitôt répondu. Oui, ils avaient intérêt à se donner à fond... Bien que moins stressée que son camarade, Marie avait malgré tout une légère appréhension du combat qui les attendait, mais elle chassa bien vite ses doutes. Ils avaient mis au point des stratégies poussées qu'il était impossible d'anticiper, et maîtrisaient pratiquement chacune d'entre elles... Il ne pouvait pas échouer, pas après de telles préparations.

Sur ces pensées, elle ferma les yeux, et s'endormit comme une pierre narcoleptique...

***

Marie sentit qu'on la remuait doucement. Ouvrant un œil, puis un deuxième, elle observa le Shaofouine de Miyagi juste à côté d'elle, et qui se dirigeait déjà vers Alban lorsqu'il vit qu'elle s'était réveillée. Se redressant, la Mentali réveilla doucement son Grenousse, et observa le Pokémon Combat s'adresser à Alban à l'aide de signes de la patte. Le Voltali sembla comprendre la signification de ces gestes, ce qui permit au Shaofouine de s'éclipser, laissant les deux élèves et leurs Pokémons seuls dans la chambre.

Marie s'était extrêmement bien reposée. Elle avait bien quelques courbatures à cause des efforts accumulés ce week-end, mais c'était supportable. Elle jeta un œil par la fenêtre, et constata qu'il faisait grand jour. Réveil en douceur, et tardif, en prime... Agréablement surprise, la jeune fille vint à se remémorer le programme. Ah oui, c'était aujourd'hui, qu'ils affronteraient les deux anciens élèves de Miyagi... Marie ressentit aussitôt l'appréhension de la veille. Pourquoi était-elle ainsi stressée ? Cela ne lui ressemblait pas. Marie ne stressait que très rarement... Pas pour ce genre de trucs, en tout cas. Et puis, de toute façon, qu'est-ce qu'elle avait perdre ? Elle recevra juste quelques heures de colles de la part d'Ace, mais après avoir passé une telle fin de semaine, cela ne l'effrayait pas vraiment. Mais alors... Pourquoi ?

Ne voulant perdre son temps en questionnement inutile, elle se mit debout, et s'approcha d'Alban, qui faisait de même. Le garçon le salua d'une voix plutôt calme, ce qui rassura un peu plus Marie. Il n'avait pas l'air de trop s'en faire, pourquoi s'en ferait-elle ? Elle hocha la tête à l'entente de sa dernière question -sa réponse favorite-, puis lui répondit.

« -Mes salutations. Cette nuit de sommeil m'a été grandement bénéfique... Je suis sans nul doute "en forme", effectivement. Et vous ? Êtes-vous bien reposé ? »

Le Voltali lui répondit, et s’éclipsa le temps d'aller faire un tour dans la salle de bain. Accompagnée de Soren, la jeune fille prit place à la table dressée au centre de la pièce, supposant qu'ils aillaient pouvoir commencer par un bon repas, cette fois-ci. D'un geste strict, elle empêcha son starter d'attaquer les festivités, alors même qu'Alban n'était pas encore revenu, et lui intima de patienter quelques minutes. Se ravisant, le Grenousse baissa la tête et attendit, lorsque, enfin, le partenaire fut de retour. Il commença à manger aussitôt, tandis que Marie saisit une petite assiette avant de balayer toute la table du regard... Elle ne savait pas  quoi prendre, et n'était pas vraiment tentée par quoi que ce soit. Elle n'avait pas réellement faim, en vérité. Elle passa en revu les différents plats proposés une deuxième fois, puis une troisième, le tout sans se servir, ce qui n'échappa pas à l’œil d'Alban. A sa remarque, elle releva la tête en sa direction, légèrement surprise, et se contenta de hocher celle-ci pour confirmer ses dires.  

« -Évidemment. Il serait malheureux de gâcher tous nos efforts à cause d'une simple fringale.  »

Joignant le geste à la parole, Marie se servit dans le premier plat à sa portée, et entama le petit déjeuner. Deux tartines et un laitage semblèrent convenir à la jeune fille, tandis que Soren mangeait copieusement. En voilà un qui ne semblait guère inquiété ! Le repas fut vite terminé, et les deux élèves eurent quelques minutes pour se préparer avant de descendre pour neuf heures. Marie ne voulut prendre de douche, et se contenta de se passer un peu d'eau sur le visage, histoire de se sentir bien réveillée. Elle releva la tête, le visage encore un peu dégoulinant, et contempla son reflet dans le miroir un bref instant. Elle avait bien changé, depuis ces derniers mois. Ses joues étaient un peu plus creusées, son teint paraissait plus livide qu’auparavant, et ses cheveux étaient d'un moins bon état.  N'y accordant pas plus d'attention, elle s'essuya le visage à l'aide d'une serviette, et alla rejoindre Alban, pour finalement descendre avec lui et rejoindre Miyagi.

Le maître semblait déjà occuper avec deux autres personnes. Lorsqu'ils arrivèrent, Alban et Marie étaient dans son dos, et faisaient face à deux hommes semblant bien plus âgés qu'eux mais bien moins que Miyagi. La Mentali resta silencieuse tandis que leur mentor s'adressait à ses anciens disciples, puis fit signe aux deux adolescents d'avancer, ce qu'ils firent bien sagement. Marie put mieux observer leurs adversaires, et constata qu'ils avaient la même rengaine que le papy kung-fu. Eux même ne se gênèrent pas pour analyser Alban et Marie, et cette dernière vit le Voltali se rapprocher légèrement d'elle. Ne sachant comment interpréter ce geste, ni comment réagir, elle se contenta d'échanger un regard avec le garçon, avant de soutenir celui des deux hommes. Soren les fixait avec un air mauvais, tentant de se donner une allure intimidante, mais cela n'avait, hélas, pas l'air de déconcerter qui que ce soit.

Finalement, Ping et Pong finirent par s'incliner, saluant respectueusement leur ancien maître malgré la tension environnante. Au passage, ils révélèrent explicitement les enjeux de ce match, qui furent tout de suite beaucoup plus importants que ce à quoi Marie pensait, mais elle n'eut pas le temps de faire la moindre remarque que Miyagi péta une jolie durite. Se ravisant, Marie resta donc muette, et se contenta de suivre tout le monde lorsque l'on se mit en mouvement en direction de la cour du maître. Ping et Pong se positionnèrent d'un côté du terrain, Tic et Tac de l'autre. Soren et Auster s'étaient mis en position, tandis qu'en face, un Lançargot et un Limaspeed firent leur apparition. Marie observa immédiatement les deux Pokémons d'un œil analytique, tentant de se remémorer ce qu'elle savait sur eux, lorsque Alban interrompit le court de ses pensées par un encouragement. Marie voulut répondre, mais une fois de plus, Miyagi l'en empêcha, lançant le début du combat. Tendu, elle ne prêta aucunement attention aux paroles de leurs adversaires, et se concentra pour savoir que faire. Alban commença les hostilités en demandant à son Noctali de lancer une Vive-Attaque, ce qui décida Marie à faire de même.

« -Soren, Vive-Attaque également. »

Le Grenousse acquiesça, et fonça aussitôt en direction du Limaspeed. Mais celui-ci semblait bien plus fort sur ce plan là, et disparut presque aussitôt pour réapparaître derrière le Pokémon Eau. Soren prit aussitôt appui sur l'une de ses pattes, et rectifia sa direction en se propulsant vers le Limaspeed. Marie vit là une opportunité d'attaque.

« -Ecras'Face ! »

Violemment, le starter vint percuter le Pokémon et ses bandelettes, et presque immédiatement, Marie fit le lien avec deux des exercices de Miyagi. Le nettoyage sur une patte. Le séchage à coups d'Ecras'Face. La Mentali fit de grands yeux bien ronds, et jeta un regard furtif en direction de Miyagi, qui observait le début du combat dans le plus grand des silences. Dès la première offensive, les intérêts des corvées effectuées durant le week-end apparurent à Marie. Mais pas le temps de rester béat, que le Limaspeed profita de sa proximité avec Soren pour lui asséner une attaque. Celle-ci fut incroyablement brève, mais le Grenousse l'encaissa malgré tout.

« -Attaque moyenne, excellente vitesse. » Marie se remémora le choc de l'attaque Ecras'Face « Défense médiocre.  »

Marie aurait apprécié tenté d'en apprendre un peu plus, mais le claquement de doigt que venait de faire Alban lui fit comprendre qu'elle attendrait un peu. Auster commençait à peine à diffuser ses spores sur toute la zone d'affrontement que Soren s'était déjà entouré d'une écharpe en mousse. Limaspeed sembla aussitôt affectée, mais cela ne paraissait pas être le cas du Lançargot... Ce dernier profita de l'échec de cette tactique pour contre-attaquer, et fonça droit vers Soren. Alban fut plus vif, et ordonna à son Noctali d'intervenir, bloquant l'assaut adverse, avant d'aller se positionner derrière le Grenousse. La suite du programme semblait on ne peut plus évidente pour Marie.

« -Coupe ! »

Soren fit aussitôt apparaître sa lame aquatique, et, de concert avec Auster, lacéra le Lançargot. Double Coupe De La Mort Qui Tue Of The Death ! Ils l'ont fait ! Malheureusement, la haute défense du Pokémon adverse et sa résistance au type Normal jouaient en la défaveur du duo d'étudiant, et le Lançargot accusa plutôt bien le coup. Marie comprit que ce n'était pas en attaquant de front qu'ils réussiraient à le vaincre, ce qui l'amena aussitôt à changer de tactique.

« -Brouillard. »

Le Grenousse cracha une épaisse fumée noire, qui vint se mêler aux spores du Noctali et recouvrirent le terrain. Le Limaspeed, qui s'apprêtait à attaquer le Pokémon Ténèbre, perdit immédiatement celui-ci de vue, et ne put que discerner son partenaire de combat. Soren et Auster étaient totalement invisibles... Et ce n'était pas qu'à cause de l'opacité du brouillard. Surgissant de nul part, un jet d'eau vint surprendre le Lançargot qui, pour esquiver l'attaque, recula maladroitement en arrière et percuta le Limaspeed, alors qu'un nouveau jet d'eau sortit de terre pour les attaquer. Marie eut un léger sourire en voyant la scène. Elle lui évoquait vaguement quelque chose... Les deux Pokémons adverses se prirent les attaques Vibraqua de plein fouet, avant de se faire percuter par Auster terminant son attaque Tunnel. Brouillard commençait déjà à se dissiper, et Ping et Pong comprirent alors ce qu'il venait de se passer.

« -Ils se sont servis du Brouillard pour créer des tunnels, et s'y sont cachés pour attaquer... Mais cette stratégie ne vaut rien face à notre puissance d'attaque ! »

Sans même recevoir de consignes claires, le Lançargot et le Limaspeed lancèrent tous les deux une attaque Bourdon, produisant des vibrations forts désagréables pour les tympans. Marie fut obligée de se boucher les oreilles, les vibrations entraînant une étrange douleur au crâne, mais ne perdit tout de fois pas le combat de vue. Elle ne se laisserait pas déconcentrer aussi facilement ! Surtout qu'Autser présentait une faiblesse aux attaques de type Insects... Ne sachant si le Noctali encaissait bien l'attaque ou non, Marie préféra créer une diversion pour laisser à son partenaire le temps de se soigner.

« -Soren ! Tiens-les à distance avec Surf ! »

Se postant devant Auster, le Grenousse fit abattre une gigantesque vague sur le champ de bataille déjà bien en désordre, compliquant ainsi la progression des deux Pokémons adverses. Notamment le Lançargot dont la lourde armure commençait à s'enfoncer dans la boue ainsi créée...

HRP :
Il doit y avoir tout plein de fautes mais... Rep Very Happy



© Mzlle Alice.



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Malgré leur réveil incroyablement doux, Alban se sentait à la limite du nauséeux. Il n’était pas masochiste ou quoi que ce soit, mais il avait l’impression que des beuglements façon Miyagi comme la veille lui auraient permis d’être dans de meilleures conditions. Entendons-nous bien, il n’était vraiment pas mécontent d’avoir eu Springroll qui l’agitait gentiment pour lui intimer de se lever plutôt que l’autre maniaque qui ne lésinait pas sur les moyens. Après tout il restait à peu près sain d’esprit malgré ce week-end affreux, merci pour lui. Mais se lever en ayant quelqu’un à haïr l’aurait au moins détourné de ses préoccupations. Car la perspective de ce match décisif qui allait se dérouler dans quelques heures à peine le mettait vraiment mal. Le ton de sa voix resta cependant étonnamment calme lorsqu’il s’adressa à Marie pour la saluer et savoir comment elle allait. Avec un hochement de tête strict, la demoiselle lui renvoya les politesses. Bien. Au moins était-elle en forme. C’était l’essentiel.

- Ça va également, on a pu dormir au moins 8h donc c’est parfait, répondit-il avec un sourire crispé.

L’estomac noué, la bouche pâteuse et les membres légèrement tremblants, Alban s’excusa ensuite brièvement auprès de Marie et alla s’isoler dans sa salle de bain pour se passer de l’eau sur le visage. Il fallait qu’il se calme, c’était primordial. Pourtant, lui qui était d’ordinaire si détendu, se sentait limite fiévreux. Il se regarda dans le miroir et tenta de se rassurer. Il n’était pas un Noctali. Il n’était pas non plus un TopDresseur talentueux comme Orren, son Préfet, ou Ginji, son aîné. Il était juste un petit Coach qui n’avait aucune compétence dans ce domaine et qui allait livrer son premier véritable match contre des adversaires beaucoup plus expérimentés que lui. C’était plutôt normal de stresser, n’est-ce pas ? Après tout, il était incroyablement humain, Alban. Ce n’était pas un super héros à qui rien ne faisait peur. Ce n’était pas non plus un inconscient qui pouvait foncer dans le tas et se faire rétamer la tronche sous prétexte que c’était forcément cool Bonjour les Noctali #PAN#.

La présence de ses Pokémon autour de lui parvint cependant à lui remettre les pieds sur terre. Ah oui, Marie devait l’attendre dans la pièce d’à côté pour le petit déjeuner. Et à dire vrai, ils n’avaient pas particulièrement le temps de traîner. Rejoignant donc sa camarade déjà installée à table, il alla s’assoir en face d’elle. Il sentit son cœur ralentir sa course effrénée. Ça va aller, Alban. Tout se passera bien, n’est-ce pas ? Et dans le pire des cas, on ne pourra pas dire qu’il n’avait pas fait de son mieux ou qu’il n’y avait mis aucun effort. Levant donc ses yeux d’un bleu parsemé d’or vers sa camarade Mentali, il lui sourit doucement. Aussitôt, Mistral et Zéph’ vinrent se poser de part et d’autre de leur dresseur, et ce dernier fit glisser des morceaux de pain vers leurs gamelles respectives. Auster quant à lui s’installa noblement sur le côté, attirant vers lui d’un geste de la patte expert, un fruit qu’il commença à grignoter d’un air absent. Lui aussi ne devait pas avoir beaucoup d’appétit.  Ce qui n’était visiblement pas le cas de Soren, car ce dernier s’était jeté voracement sur la nourriture dès qu’Alban s’était mis à table.

Le châtain le regarda avec une petite pointe d’envie. Il savait qu’il devait manger également, mais il n’en avait vraiment pas envie. Une main sur son ventre, il tenta de se masser légèrement au niveau de l’estomac pour faire passer cette sensation. Zéph’ s’arrêta de grignoter, le bec couvert de pain, et coula un regard inquiet vers son dresseur. Les billes noires qui composaient ses yeux disparurent derrière des paupières couvertes de plume, et il cligna des yeux plusieurs fois. Ouais, Zéphyr avait raison. Il fallait qu’il fasse un effort, c’était sûr et certain. Jetant un coup d’œil vers Marie, il constata que cette dernière était dans le même état que lui, et il l’encouragea à manger. Pour bien montrer l’exemple, il s’empara d’ailleurs d’une bonne tranche de tartine qu’il commença à beurrer généreusement.

La Mentali l’imita bien rapidement, et ils purent petit déjeuner tous les deux dans un silence tendu. Alban se concentrait sur sa nourriture, ce qui l’empêchait de penser au match. Une bouchée, suivie d’une seconde. Au bout de quelques minutes à peine, il avait fait disparaître le contenu de son assiette et de son mug. Il tentait de garder sa concentration calquée sur quelque chose en particulier pour ne pas avoir à penser à son match. Il quitta Marie pour aller faire un brin de toilette, s’habilla d’un nouveau kimono en coton banc, serra sa ceinture. Il se brossa les dents les yeux fixés sur le robinet, fit ses lacets en pensant aux différents types de nœuds existant dans le monde, se focalisait sur des détails stupides… Toute excuse était bonne à prendre pour ne pas que les stratégies apprises la veille défilent dans son esprit et le dépriment encore plus. Pourtant, bien rapidement, l’échéance du match le rattrapa et le duo dû se rendre dans la cour. Chaque marche franchie lui donnait l’impression de faire un pas de plus vers sa condamnation. Tendu, il cligna des yeux lorsque la lumière du soleil lui brûla les rétines, et se dirigea vers Maître Miyagi d’un pas hésitant.

Leurs adversaires étaient déjà là. Silencieusement, Alban se positionna derrière leur mentor, certain que ce dernier les avaient senti arriver et non pas à cause de leur odeur, hein, je précise. Il suivit nerveusement l’échange entre Miyagi et ses deux anciens disciples. Apparemment, les choses ne se passaient pas forcément très bien entre tous les protagonistes. Le châtain retint son souffle pendant que leur maître houspillait Ping et Pong. Il y avait donc une histoire de dojo mis en jeu, n’est-ce pas ? Mais pourquoi ? Ne pouvaient-ils pas aller se construire un dojo eux-mêmes ? Ou souhaitaient-ils simplement se venger des mauvais traitements infligés par Miyagi durant leur apprentissage ? C’était sûr qu’Alban aurait adoré faire payer à Miyagi pour ses méthodes d’enseignement ridicules… Pourtant, jamais il ne lui serait venu à l’idée de lui réclamer un dojo. Bah… Ce n’était pas ses affaires après tout.

Laissant donc les adultes régler leurs comptes, il se rapprocha de Marie, la seule bouée à laquelle il pouvait se raccrocher. La Mentali semblait d’ailleurs plus calme que lui, ce qui lui permettait de se détendre également. Il osa à peine respirer quand Miyagi insulta copieusement Ping et Pong, puis acquiesça précipitamment quand on lui ordonna de se mettre en place pour le match. Vu l’état de rogne avancé du vieux maître d’arts martiaux, il ne valait mieux pas contester ses requêtes ; même les plus capricieuses. Se positionnant donc dans un coin de la cour, Alban se pencha vers Auster pour lui souffler quelques mots d’encouragements avant le début de l’affrontement. Les Pokémon se firent face. Auster et Soren contre deux Pokémon que le châtain ne connaissait pas. Ça commençait bien… Quoi qu’il en soit, Miyagi leva rapidement son drapeau et l’abattit sur la scène, signe qui orchestrait le début du match.

Sans attendre, Alban commença à donner ses premiers ordres. Soren et Auster filèrent en même temps vers leurs adversaires. D’un coup, le Noctali sortit ses griffes pour essayer de trancher le Lançargot ennemi. Malheureusement, ce dernier semblait incroyablement résistant… Les griffes furent parées par la coque métallique de l’adversaire. De son côté, Soren rencontrait plus de chance. Même si son adversaire était plus rapide, il était également plus sensible aux attaques du Grenousse. Marie récapitula les données observées sur les premiers assauts. Attaque moyenne, excellente vitesse, défense médiocre. Et lui, qu’avait-il réussi à lire sur le Lançargot ?

- Défense excellente, vitesse médiocre, glissa-t-il à Marie, sans détourner les yeux du match.

Il n’avait encore aucune information sur les attaques du Pokémon de Ping - ou Pong, mais quelle importance ? -, mais quelque chose lui disait que cela n’allait pas tarder. Juste le temps que le Pokémon se lance dans le match… Alban en profita pour lancer la première combinaison. Sur un claquement de doigts, Auster joua de sa proximité avec le Lançargot et le Limaspeed pour relarguer ses spores sur eux. Vif comme l’éclair, Soren créa aussitôt une écharpe de mousse pour ne pas être sensible à l’empoisonnement. Résultat mitigé sur cette première combine, car le Lançargot était de type Acier. Insensible au Poison, évidemment. Alban pesta. Si Ace avait été sur place, il aurait soupiré de déception.

Ace n’était cependant pas là, et Alban parvint à réagir rapidement à l’assaut du Lançargot. Ordonnant une attaque Coup de Main, il parvint à faire revenir Auster près de Soren. D’un coup de griffe, Auster para l’attaque des Doubles Dards adverses. Dans son esprit, Alban revit la scène lors de leur premier déjeuner chez Miyagi. Auster bloquant les baguettes du Pokémon du vieillard grâce à son attaque Coup de Main pour permettre à Soren de lancer son attaque Coupe. Sauf que depuis, ils avaient travaillé sur une amélioration, trouvée grâce à une simple découpe de gyozas…

Soren et Auster firent apparaître leurs Coupes respectives. La lame d’eau du Grenousse et les griffes aiguisées du Noctali vinrent s’entrechoquer et se croiser pour une attaque en croix. Le Lançargot recula à peine. Eh merde. Sa défense était vraiment bonne. Que pouvaient-ils faire ? Marie trouva immédiatement la solution. Ordonnant une attaque Brouillard, elle plongea le stade dans une épaisse purée de pois noire. Auster éteignit immédiatement ses anneaux et se fondit dans l'obscurité. Même Alban ne le voyait plus. Cependant, ce n'était pas la première fois que cela arrivait, et il se rappela de l'opération de chasse des Rototaupe. Il était confiant là-dessus ; son Noctali savait se déplacer dans les ombres, et Soren et lui étaient capables de se repérer même sans leur vue. Le résultat du premier entraînement avec les bandeaux sur les yeux, n'est-ce pas ? Confiant, Alban se détendit. Il savait ce que son Pokémon était en train de faire. Ils s’étaient accordés là-dessus ; aussi n’eut il pas besoin de donner le moindre ordre. Car dès que le Brouillard se déclenchait, Auster savait qu’il fallait commencer à creuser des trous.

Se servant donc de Tunnel, il creusa de nombreuses galeries dans la cour, meuble comme du gruyère après avoir subi le même traitement il y avait à peine deux jours de ça. Profitant de l’obscurité et de ces galeries, Soren alla se cacher et décocher des jets d’eau qui vinrent percuter les Pokémon adverses. A la surface, le chaos était omniprésent. Les Pokémon de Ping et Pong se rentraient dedans, lançaient des assauts maladroits qui ne touchaient jamais leur cible. Profitant de la confusion, Auster sortit de son trou et vint percuter le Lançargot par l’arrière. Il savait qu’il ne lui ferait pas grand mal, mais il profita du choc et de la proximité pour lancer une attaque Onde Folie, avant de s’éclipser rapidement d’un salto arrière, se replongeant dans les tunnels pour s’y cacher.

Le Brouillard venait de se dissiper à présent, et Ping et Pong comprenaient progressivement la tactique de leur adversaire. La contre-attaque allait arriver ! Frappant sur le sol pour forcer le Noctali à sortir de ses tunnels de peur qu’ils ne s’effondrent, le Lançargot pointa ensuite ses deux lances vers ses adversaires. Avec son partenaire Limaspeed, ils lancèrent alors une puissante attaque Bourdon. Alban se boucha instinctivement les oreilles, mais il vit que le son était presque fatal pour son Noctali. Pour sauver la situation, Soren vint créer une diversion grâce à une attaque Surf qui, en plus d’étouffer les sons grâce à l’eau, parvint à créer une véritable mare de boue glissante. Auster étant par ailleurs un Pokémon défensif, il était parvenu à résister au puissant assaut de ses adversaires. Alban ne voulut cependant prendre aucun risque…

- Auster, utilise Rayon Lune !

Le Noctali se mit à briller et un rayon de lune tomba sur Soren et lui. Revigoré, Auster redressa ses oreilles en pointes, prêt à continuer le match. Limaspeed et Lançargot n’avaient cependant pas dit leur dernier mot. S’élançant rapidement vers Soren, le Limaspeed tenta de lancer une attaque Méga-Sangsue sur le Type Eau. De petits rayons d’un vert lumineux fusèrent vers le Grenousse.

- Auster, Feinte suivie de Regard Noir !

Hors de question que le Type Eau de Marie se prenne une Méga-Sangsue. Feintant la vigilance de ses adversaires, Auster vint se placer de lui-même devant les rayons pour se prendre l’attaque à la place de son camarade. Il ouvrit ensuite grand les yeux pour clouer son adversaire sur place, de peur. Profitant de cette brusque immobilisation, Auster pris de la vitesse et Chargea le Limaspeed, comme il l’avait fait pour les draps. Son coup de tête dévastateur fit voler le Limaspeed vers l’arrière et percuter les précieux bambous de Miyagi, les réduisant en petits tronçons.

Pendant ce temps, le Lançargot était aux prises avec Soren. Alban n’avait pas suivi tout leur échange mais visiblement, le Grenousse n’était pas forcément en bonne posture.

- Finis le avec une Tête de Fer ! lança Ping à l’adresse de son Pokémon, qui se mit à luire d’un éclat métallique.

Au lieu de percuter Soren cependant, il rentra dans les pierres qui entouraient la petite mare de Miyagi. Alban eu un petit rire. Eh non garçon ! Ne te souvenais-tu pas de l’attaque Onde Folie d’Auster, plus tôt ? Le châtain esquissa un sourire. Ce Lançargot avait une excellente défense et une bonne attaque, combinée à de puissants assauts. Il ne pouvait pas être empoisonné non plus. La seule solution était donc de le rendre confus pour qu’il se blesse lui-même et de l’affaiblir au maximum avant de le finir, n’est-ce pas ?

De son côté, Limaspeed venait de reprendre ses esprits et s’était éloigné d’Auster. Puis, faisant briller ses mains pour former des étoiles, il lança une attaque Météore sur ce dernier. Pas question cependant de se laisser faire, même si cette attaque faisait forcément mouche !

- Auster ! Balance des bouts de bambou ! lui cria Alban.

Comprenant immédiatement où son dresseur voulait en venir, le Noctali fit jongler des morceaux de bambous avec sa queue, qu’il envoya ensuite habilement vers les Météores pour les neutraliser tour à tour. A défaut d’assiettes, on faisait avec ce qu’on pouvait, n’est-ce pas ? Il ne put cependant tous les bloquer et se pris quelques projectiles qui ne le blessèrent pas plus que cela. L’avantage d’être un Pokémon défensif, après tout.

Le Limaspeed et le Lançargot allèrent se réunir, probablement pour lancer une nouvelle attaque combinée. Auster se servit de la boue pour revenir au plus vite en glissant vers Soren. Voyant que les deux Pokémon balançaient sur eux une Furie associée à une nouvelle volée de Météores pour les attaquer de toute part, Alban claqua des doigts pour une nouvelle combinaison.

- Auster, utilise Jet de Sable !

Dernière édition par Alban Abernaty le Dim 22 Nov - 16:32, édité 1 fois
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feat Alban Abernaty


Ils ne pouvaient tout simplement plus faire marche arrière.

Dès lors qu'ils eurent entamer le combat, ils s'étaient engagés à mener celui-ci jusqu'au bout, et à en assumer les conséquences. Et ce, peu importe l'issue. Au final, s'ils avaient voulu partir, ils auraient pu depuis bien longtemps. Concrètement, rien ne les en avait empêchés. Ils auraient probablement reçu la plus grande engueulade de toute leur vie en cadeau d'adieu, avec, en prime, une petite punition de la part d'Ace et Andreas, mais au moins, ils auraient été dégagés de toute responsabilité. Ils leur auraient suffi de passer le portail de Miyagi dans l'autre sens, au cours d'un de leurs entraînement : techniquement, il n'avait aucun droit sur eux et ne pouvait pas les empêcher de s'en aller. Ou alors, plus vicieux, partir au milieu de la nuit, ce qui aurait causé bien plus d'embarras au vieil homme, sans aucun doute. Ils auraient pu tout aussi bien refuser de lancer l'assaut, et de dire à leur mentor que c'était à lui, de combattre à leur place, et qu'ils n'avaient pas à être ceux qui déterminerait à qui irait ce dojo.

Mais Marie n'avait rien fait de tout cela. Et même si elle avait la possibilité de remonter le temps, elle ne le ferait pas non plus. Certes, le poids de cet édifice pesait sur ses épaules, et elle aurait clairement préféré connaître les termes de ce combat avant le début de celui-ci, pour lui éviter un pareil coup de pression. Déjà qu'Alban et elle étaient plutôt stressés, ce matin, cette révélation soudaine n'avait fait qu'en rajouter une couche. Pas une seule fois durant leur entraînement, Miyagi n'avait mentionné l'enjeu du match, et pourtant, n'aurait-ce pas été une motivation de plus, pour les deux élèves ? Cela aurait pu leur donner un petit coup de boost, ou même un moyen de pression pour les forcer à faire de leur mieux.

Marie vint alors à penser que, s'il n'avait rien dit, c'était tout simplement car il avait confiance en leur capacité. Il n'avait pas ressenti la nécessité de les mettre au courant de la gravité de la situation, et ce, tout simplement car il savait qu'ils feraient de leur mieux. Peut-être même ne comptait-il jamais le dire, pour éviter qu'ils culpabilisent en cas d'échec, mais Ping et Pong s'étaient avérés plus bavards que prévu, et ils étaient désormais conscients de leur responsabilité.

La Mentali ne tolérerait donc pas la moindre erreur. Tous leurs efforts n'avaient pas pour but qu'une simple correction, l'objectif était bien plus symbolique. Elle savait que Miyagi tenait beaucoup à ce dojo, mais aussi que celui-ci lui appartenait probablement depuis bien longtemps. D'autant plus qu'il était incroyablement vaste, et que cela amena la jeune fille à penser que Miyagi n'avait pas toujours vécu seul, ici... Peut-être que, au delà de la valeur matérielle, il possédait de nombreux souvenirs en lien avec cet endroit.  Des souvenirs qu'il n'aurait plus l'occasion de se remémorer si on lui prenait cette bâtisse... Et ça, Marie ne laisserait pas faire. Il était tout bonnement hors de question que Miyagi perde ses seuls biens, en dehors de ses connaissances. Aussi égoïste, exécrable, cruel, sadique, insupportable, mauvais, colérique, irrespectueux, désagréable, acerbe, méprisant, aigri, cassant, fermé, obstiné, antipathique, mesquin, égocentrique, médisant, et intolérant soit-il. (Syndrome de Stockholm détecté /PAN)

C'était pourquoi elle ne démordrait pas. Et ce, pas même devant l'échec de leurs deux premières stratégies. Après avoir sondé les capacités de l'ennemi, Alban et Marie étaient directement passés aux choses sérieuses, se servant des spores empoisonnés d'Auster pour affaiblir en premier temps l'adversaire. Malheureusement, ils avaient oublié de prendre en compte le type du Lançargot, qui ne fut aucunement affecté par le poison. C'était par ailleurs ce même type qui rendit la double Coupe totalement inefficace, en plus de la haute défense du Pokémon qui jouait grandement en leur défaveur.

Heureusement, l'expression jamais deux sans trois ne s'appliquait pas ici, et leur troisième tentative fut efficace. Une fois l'attaque Brouillard lancée, Auster profita de sa capacité à se cacher dans les ombres pour devenir totalement invisible aux yeux de l'ennemi, et lancer son attaque Tunnel en toute discrétion. Soren s'y engouffra aussitôt, et attendit que son partenaire creuse différentes galeries débouchant sur la surface, pendant que leurs deux adversaires se retrouvaient totalement désemparés à la surface. Les conduites mises en place, Soren n'avait plus qu'à se contenter de tirer de puissants Vibraqua sous forme de jet d'eau en direction du Lançargot, aisément repérable grâce au boucan produit par son armure. Après avoir quelque peu enquiquiné leurs adversaires, le Noctali surgit de terre pour causer encore plus de dégâts, tandis que le Grenousse revenait à la surface. Le Brouillard commençait légèrement à se dissiper, laissant entrevoir les divers trous creusés, et permettant aux deux dresseurs d'en face de comprendre ce qu'il venait de se passer.

Ils décidèrent de passer aussitôt à l'offensive, et ordonnèrent à leurs Pokémons de lancer une double attaque Bourdon, en parfaite harmonie. Marie fut tentée de réfléchir aux propriétés physiques de la capacité, et de l'éventuel cohésion entre les deux ondes envoyés, ce qui découlerait sur des interférences destructives et constructives variant la puissance de l'attaque en fonction de l'emplacement du Pokémon récepteur, mais elle n'avait guère le temps de calculer les emplacements en question et préférait garantir une couverture défensive à son partenaire plutôt que de se perdre en théories aussi crédibles que compliquées. Elle jugea qu'une attaque Surf permettrait de tenir leurs adversaires à l'écart d'Auster, qui possédait une faiblesse à la précédente capacité, et laissa ainsi le temps à son allié de restaurer les dégâts subis. Fort heureusement, ceux-ci semblaient plutôt moindres, mais Alban ne prit aucun risque et demanda à son Noctali d'utiliser son attaque Rayon Lune, revigorant les deux combattants.

Le terrain était désormais inondé, et pour la énième fois depuis le début du séjour, de la boue commença peu à peu à remplacer le sol malléable de la cour. Celle-ci sembla handicaper le Lançargot qui peinait à avancer avec tout son artillerie, mais ne posait aucun problème au Limaspeed qui se déplaçait à vive allure dessus. Il fonçait par ailleurs vers Soren pour utiliser sa capacité Giga-Sangsue sur le Grenousse, qui, en plus d'être faible aux attaques du type Plante, ne disposait pas d'une énorme défense spéciale, qui aurait éventuellement limité les dégâts. Marie s'apprêta à ordonner une nouvelle attaque, mais Alban fut plus rapide et demanda à son Noctali de s'interposer. Soren n'eut pas vraiment le temps de comprendre ce qu'il se passe qu'il était déjà attaqué par le Lançargot, qui lui asséna une attaque Tranche fort désagréable. Le Grenousse grimaça, la puissance d'attaque du Pokémon étant considérable, mais se releva tant bien que mal. Marie fut bien tentée d'ordonner un Rugissement pour baisser cette attaque, mais... Cela serait mettre à mal la stratégie de son partenaire.

« -Écume ! »

Soren bondit en arrière pour mettre une certaine distance entre lui et l'adversaire, et lança sa capacité. L'idée n'était pas de faire un maximum de dégâts, mais de limiter la casse en attendant que... Ah bah, voilà. Le Lançargot, au lieu d'attaquer Soren à l'aide d'une Tête de Fer comme ordonné par son dresseur, fonça tout simplement contre une pierre, la confusion faussant tous ses sens. La scène était comique et fit sourire le Grenousse, mais Marie, elle, était toujours aussi pragmatique.

« -Maintenant. »

Le type Eau hocha la tête, et profita que le Lançargot soit sonné par sa propre attaque pour se rapprocher et créer une abondante mousse autour du Pokémon... Le temps que l'adversaire se remette de ses émotions, sous les cris stridents de son dresseur qui n'étaient pas sans rappeler ceux de Miyagi, le voilà encerclé par de drôles de répliques de Soren. N'importe qui saurait différencier le vrai des faux au premier coup d’œil, mais la confusion ne permettait pas un grand discernement, et le Lançargot tournait sur lui-même en se demandant lequel il devait frapper en premier, totalement désorienté.  

« -Là, à ta gauche ! »

La volonté était bonne : indiquer l'emplacement du Grenousse à son Pokémon pour que celui-ci frappe au bon endroit. Malheureusement pour eux, ici, le Pokémon n'était pas simplement incapable de savoir où était son adversaire, il était également dans l'incapacité de viser comme il le fallait. Transperçant une figurine en mousse à l'aide d'une de ses lances, le Lançargot sembla surpris de voir son opposant se désagréger devant ses yeux, tandis que Soren bondissait dans dos... Visant le seul endroit non protégé par l'armure du Pokémon, à savoir, le dos.

« -Cascade. »

Se propulsant à l'aide d'un jet d'eau, il vint percuter son adversaire, qui, pour une fois, sembla mal encaisser l'attaque. Mais pas de repos pour les braves ! Le Lançargot et le Limaspeed, s'éloignant de leurs deux opposants, se réunirent pour préparer une nouvelle capacité. Soren et Auster se rapprochèrent également l'un de l'autre, le Noctali semblant en bien meilleur état que le Grenousse, et commencèrent, eux aussi, une nouvelle combinaison. L'ordre d'Alban suffit pour que Soren comprenne ce qu'il avait à faire, et, alors que leurs adversaires lançaient les premiers Météores, le Grenousse lança une Vibraqua qui vint se mêler au Jet de Sable d'Auster. L'attaque Tir de Boue, ainsi formée, fusa vers les deux Pokémons Insects, les stoppant net dans leur élan. Elle ne fit que croiser les Météores que Soren et Auster ne purent éviter, faute de temps, mais empêcha néanmoins le lancement de l'attaque Furie. N'étant pas autant résistant que son partenaire, le starter commença à vaciller après avoir encaissé la capacité adverse. Et si le Lançargot et le Limaspeed semblaient eux aussi en difficulté, ils n'étaient pas non plus près de lâcher l'affaire... Le Limaspeed, à bout de forces, tenta alors le tout pour le tout. C'était le cas de le dire.

« -Tout ou Rien !   »

Le Pokémon adverse se concentra, et fit émaner une lueur bleuté de son corps.... Avant de s'écrouler au sol. La lueur fusa droit vers Soren, et le percuta violemment, envoyant le Grenousse voler un peu plus loin. Il tomba lourdement au sol, et eut besoin de quelques instants pour reprendre ses esprits. Mais Marie n'y prêta aucune attention, trop occupée à observer le corps du Limaspeed au milieu du terrain.

« -... Il a utilisé ses dernières réserves d'énergies pour attaquer. Il était certain d'infliger une quantité de dégâts fixes, ainsi. »

Son regard dévia sur son starter. Celui-ci essayait de se relever, mais, à bouts de force, se laissait retomber aussitôt. Il n'était pas encore K.O., mais totalement épuisé... Pourtant, il ne devait pas abandonner ! Ils venaient de prendre l'avantage, grâce à l'attaque suicide du Limaspeed, ils étaient désormais à deux contre un... Et Auster était en bon état, contrairement au Lançargot. Malencontreusement, le Noctali ne pouvait venir en aide à Soren, harcelé par le Lançargot qui attaquait désormais le type Ténèbres à coups de Plaie-Croix. Auster avait certes une bonne défense, mais s'il se risquait à soigner le Grenousse, il aurait beaucoup de mal à encaisser cette attaque, et Marie refusait de prendre un tel risque. Soren devait se relever au plus vite, et aller aider son partenaire... La fin du combat était proche, il ne leur restait plus grand chose à faire !

« -Soren, debout. »

Grimaçant, il redressa une patte, puis une autre. Bien qu'il lui fallut plusieurs secondes, il finit par parvenir à se mettre debout, crispé.

« -Va aider Auster, et vite. Vive-Attaque. »

Il hocha la tête, déterminé, et s'élança... Avant de chuter immédiatement au sol, épuisé. Il n'avait même pas avancé d'un ou deux centimètres. Marie serra les dents.

« -Relève-toi, Soren ! Le moment est mal choisi pour laisser tomber. Debout ! Vite ! »

Il fit une nouvelle tentative, mais n'y parvint pas. Ses pattes se dérobèrent sous lui, et il s'effondra une fois de plus à terre, les yeux clos. La seule chose qui le différenciait d'un Pokémon K.O. était le fait qu'il soit encore conscient. Pour ce qui était de l'énergie, elle l'avait totalement déserté. Les efforts accumulés ces trois jours l'avaient complètement lessivé, et la succession des attaques, en plus de sa faible constitution, faisaient que Grenousse était désormais inapte au combat. Le match était terminé, pour lui.

Mais Marie ne l'entendait pas de cette oreille. Ils avaient beaucoup trop travaillé durant ce week-end pour perdre maintenant. S'ils laissaient tomber, l'issu du match dépendrait de l'opposition entre Auster et Lançargot. Et si le Noctali était le Pokémon qui se portait le mieux, il avait le désavantage du type, en plus d'avoir un dresseur moins expérimenté que son opposant. Le seul avantage qu'avaient Alban et Marie vis-à-vis de leurs adversaires, c'était leur cohésion de groupe. Si l'un d'eux venait à être en difficulté, l'autre le serait aussi. Ping et Pong semblaient être sur la même longueur d'onde, mais ils privilégiaient l'offensive pure et dure, parfois au détriment de leur duo. Non, il était hors de question de perdre, pas maintenant qu'ils avaient toutes les cartes en main.

« -Bon sang ! Soren, fais un effort ! Est-ce trop t'en demander, de bien vouloir obéir ? En permanence, tu tentes de m’impressionner, mais dès qu'il s'agit de me venir en aide, tu ne procures plus aucun effort. J'ose te rappeler que c'est de ta faute, si nous en sommes là ! Tu pourrais au moins avoir la décence d'assumer les conséquences de tes actes.  »

Soren ouvrit un œil, et se tourna péniblement vers Marie. Il redressa légèrement la tête à l'entente de ses paroles, ouvrant les yeux en grand, et voulut aussitôt protester. La Ranger s'énervait peu à peu, et sentait, au ton de sa voix, qu'elle était profondément agacée. Toute la frustration accumulée ces derniers jours commençait à ressortir...

« -Nousse !
-Tu te moques de moi, de toute évidence. De quiconque, même. Tu n'aspires qu'à devenir fort, pour prouver ta valeur à personne d'autre que toi-même. Et regarde toi ! Tu es tout bonnement incapable de te relever et de faire ce pourquoi nous nous entraînons depuis si longtemps.  Tu crois peut-être que c'est ainsi que tu me seras utile ? Tu ne penses qu'à toi, le reste ne t'importe peu.
-Grenousse!
-Tu pourras protester autant qu'il te le plaira, cela ne change strictement rien aux faits, Soren. Je te connais depuis plus d'un an, désormais, et tu as toujours eu la même mentalité.  
-Nousse ! Grenousse !
-Et dire que je me reposais sur toi. Il aurait mieux valu que je fasse appel à Sumia. Elle aurait accepté volontiers de me prêter main forte, elle, alors même que les affrontements la répugnent.  
-Nousse!
-Je te faisais confiance, Soren ! »

Les deux interlocuteurs se fixaient droit dans les yeux. Ce qui les entourait importait peu, la seule chose qui comptait pour le moment, c'était la haine soudaine que vouait l'un à l'autre. Cette haine, elle n'était pas nouvelle, elle ne faisait pas juste son apparition. Elle avait toujours été là, enfouie aux fonds d'eux. Ils ne faisaient que la laisser éclater au grand jour. Soren en voulait profondément à Marie, pour ses restrictions, pour son tempérament, pour son renfermement. Marie en voulait profondément à Soren, pour son égoïsme, pour sa lâcheté, pour sa désobéissance. Les deux avaient beaucoup à reprocher à l'autre, et ce depuis longtemps, mais pourtant, c'était la toute première fois qu'ils avaient un tel échange.

« -... Ce fut une grave erreur.  »

Le Grenousse serra les dents, écumant de rage. Une grave erreur ? Après tout ce qu'il avait fait ? Tout le soutien qu'il lui avait apporté ? Tous les efforts qu'il avait consacré à son rétablissement ? C'était comme ça qu'elle le remerciait ? ...

« -GRENOUSSE !
-... Giga Impact !  »

Durant leur altercation, Auster et le Lançargot avaient continué l'affrontement. Mais ce dernier, suivant les ordres de son dresseur, se dégagea soudainement du Noctali, et profita que le Grenousse soit occupé à s'engueuler avec sa dresseuse pour foncer sur ce dernier. Marie, en voyant le Pokémon foncer droit sur Soren, réagit au quart de tour.

« -Léchouille ! »

Soren fit volte-face, ayant brusquement retrouvé son énergie, et, hors de lui, tira la langue alors que le Lançargot lui arrivait dessus... Et l'arrêta aussi sec. Le choc fit reculer le Grenousse en arrière, mais, les pattes posées sur l'armure du Pokémon, il avait réussi à stopper l'attaque adverse. Net.

Une lueur blanche l'entoura alors. La silhouette de Soren grandit tout doucement, sous le regard de toutes les personnes présentes, avant d'adopter une toute nouvelle forme. Puis, d'un coup, elle se dissipa, faisant apparaître, à la place du Grenousse... Un Croâporal. Marie, le visage ferme, observa son starter, qui retenait toujours le Lançargot, sans broncher. Et au lieu de faire le moindre commentaire sur ce qui venait de se dérouler... Elle releva la tête, et fixa droit dans les yeux le dresseur du Lançargot.

« -Vous devriez savoir qu'une attaque Normale est totalement inefficace sur un type Spectre.  »

… Pardon ? Que venait-elle dire ? Plus hors contexte, on ne pouvait pas ! Et bien figurez-vous que cette phrase n'était pas totalement dénuée de sens, en vérité. Juste avant de recevoir le Giga Impact, Marie avait demandé à son Pokémon d'utiliser Léchouille pour une raison bien précise. Laquelle ? Allez, je suis sûr que vous avez deviné ! C'est... C'est... ? Le talent Protéen ! Merci l'ami ! Voila qui expliquait l'absence de réaction totale du Grenousse, désormais Croâporal, au moment du choc. Et non, il n'avait pas développé une force sur-pokémonesque pré-évolutive !  

Soren repoussa le Lançargot, et vint se placer aux côtés d'Auster. Marie échangea un regard avec Alban, et hocha lentement la tête, avant de focaliser son attention sur le Pokémon adverse.

« -... Coupe.  »

HRP :
Evolution de Soren o/

Je m'arrête là pour la fin, je te laisse conclure ? Si ça ne te convient pas, préviens moi, que j'edit, que ça soit pour modifier quelque chose ou faire une véritable conclusion !



© Mzlle Alice.



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
Alban Abernaty
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Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Ils étaient à présent au cœur même de l’action. Alban n’arrivait pas à comprendre ce drôle de sentiment qui s’emparait de lui ; était-ce agréable ? Etait-ce désagréable ? Il se sentait confus dans sa façon de penser. Qu’est ce qui lui arrivait ? Il savait qu’il détestait les combats Pokémon. Et pourtant, là au milieu de cette cour, il se sentait incroyablement vivant. Une excitation rare lui dressait les poils des avants bras. Il sentait son cœur s’affoler. Ce n’était certes pas la même sensation que lorsqu’il concourait lors d’une Course aérienne et qu’il était en plein milieu d’un vol à vitesse vertigineuse, mais ce n’était pour autant pas totalement différent. Il était néanmoins sûr d’une chose. Il voulait gagner. Il voulait battre ses adversaires. Il voulait lutter aux côtés de Marie, de Soren et d’Auster pour remporter la victoire. Le sang bouillonnant, il ne prêtait même plus d’attention à Miyagi qui les observait d’un air tendu. Ni à Zéphyr et Mistral qui encourageaient les deux Pokémon à grands renforts de piaillements. Ni à Springroll et au Charmina dont il ignorait le nom et qui surveillaient l’affrontement avec un air faussement détaché. Il n’y avait plus que Marie et lui et le match qui se déroulait devant leurs yeux. Il n’était plus question de perdre. Dès les premiers assauts, Alban s’était pris au jeu. Il en était persuadé : la victoire n’était pas impossible. Et malgré l’expérience de leur adversaire, ils feraient au mieux pour gagner. Malgré la faiblesse de son Noctali, Alban était étrangement confiant. Etait-ce ça que Ace voulait leur apprendre en cours, quand il obligeait systématiquement le Voltali à envoyer son Goélise contre des Pokémon Electriques ? Non… Ace n’était qu’un stupide enseignant arrogant avec un complexe d’infériorité envers son propre référent. Il n’y avait aucune bienveillance dans ce qu’il faisait pour Alban. Et pourtant, le châtain voulait lui montrer qu’il pouvait y arriver. Avec un Noctali contre deux Insectes.

Alban se força à ne plus penser qu’au match. Si on lui avait donné un peu plus de temps avant de le jeter dans la bataille, sûrement aurait-il mieux mesuré l’enjeu de la chose. Le Dojo que Miyagi ne voulait pas perdre face à ses deux élèves ingrats qui voulaient le lui retirer. C’était injuste maintenant qu’on y pensait, mais Alban ne voulait pas s’en préoccuper à présent. Il avait besoin de se concentrer. Il ne fallait absolument pas qu’ils perdent. Le vieux cinglé qui les regardait avec un air sévère mais tendu comptait sur eux. Et Alban était venu là pour ne pas le décevoir, même s’il le détestait. Pas le temps pour les bons sentiments !

Sous la demande de Marie, Soren déclencha son attaque Brouillard. Le nuage noir d’encre se diffusa dans tout le terrain, enveloppant même les deux dresseurs de l’académie. Pas de panique. Soren avait déjà utilisé cette méthode dès leur arrivée, quand ils étaient en train de nettoyer la cour et de chasser les Rototaupe. Alban ferma les yeux. Il n’y voyait rien, c’était indéniable, mais il parvenait encore à entendre son propre Pokémon. Auster n’avait pas besoin de sa vision non plus. Dans le noir, c’était lui le maître. Le Pokémon Ténèbres. Nul besoin de mots pour cette combinaison-là. Ça ne ferait qu’alerter leurs adversaires, et Marie et Alban n’avaient pas besoin de ça. Une attaque furtive. Un réseau de tunnel. Une attaque sournoise et impossible à éviter. Les assauts s’enchaînèrent rapidement. Même si les dégâts n’étaient pas incroyables, la pression psychologique était bel et bien présente.

Le Brouillard se dissipa cependant rapidement, laissant entrevoir les rouages de la stratégie de Marie et Alban. Les Pokémon adverses semblèrent déboussolés un instant, mais ils n’étaient pas au bout de leurs surprises. Dans le noir, Alban leur avait réservé un petit cadeau qui ne tarderait certainement pas à se manifester. En attendant cependant, il fallait faire preuve d’intelligence et gagner du temps au maximum. Alban regarda Auster et compris à présent comment il se devait de l’utiliser en combat. Auster était un Pokémon Défensif, capable de se soigner grâce à son Rayon Lune, d’empoisonner et de rendre confus. Il pouvait aussi entacher la précision de ses adversaires. C’était ça, son but. Attaquer sournoisement pour grignoter petit à petit la vitalité de ses opposants, puis se protéger, se soigner, et résister jusqu’à ce que l’autre tombe avant lui. Comment avait-il pu ne jamais le comprendre jusqu’à aujourd’hui ? Il n’était vraiment pas fait pour les combats Pokémon… Mais pour ce match seulement, il n’allait pas avoir d’autre choix que de se montrer meilleur que d’habitude.

La contre-attaque de Ping et Pong fut brutale. Auster qui voulait se cacher dans les tunnels pour se protéger fut tiré de sa planque. Puis, de concert, les deux Insectes lancèrent une attaque Bourdon sur les Pokémon du duo Tic et Tac. Pas bon. Malgré sa grande résistance, Auster était faible face à ce type-là. Il était temps de griller une de leur cartouche de Rayon Lune. Ordonnant donc l’attaque de soin, Alban adressa un sourire discret à Marie, qui avait su les protéger le temps que durait l’attaque. Le match continuait ! Auster et Soren travaillaient magnifiquement de concert. Le Noctali n’hésitait pas à prendre des attaques à la place du Grenousse, tandis qu’à l’inverse, ce dernier utilisait volontiers ses attaques pour les protéger tous deux. Qui aurait cru que ces deux-là s’accorderaient si bien ? Malheureusement, Soren et Auster essuyèrent quelques assauts. Après tout, travailler main dans la main ne suffisait pas toujours. Ainsi, le Grenousse se fit trancher par un coup dévastateur de lance, tandis que le Noctali se prenait quelques projectiles de Météore. Malgré tout, Auster pu absorber la majorité du choc de l’attaque du Limaspeed grâce à ces bouts de bambous qu’il venait de projeter. Comme lorsqu’ils lavaient les assiettes. Après tout, l’entraînement de Miyagi portait ses fruits, n’est-ce pas ?

Remarquant que de son côté, Soren avait créé des clones de mousse pour induire les adversaires en erreur, Auster revint se placer à côté de son camarade. Non seulement ils pourraient lancer une nouvelle attaque combinée mais en plus, au milieu de ce champ de clones, ils pourraient se protéger et esquiver les assauts ennemis. Le sol boueux jouait d’ailleurs en leur faveur. Ils avaient l’habitude de ces conditions, après tout. Ils avaient eu le même problème dès leur arrivée lorsqu’ils nettoyaient la cour, et ils avaient passé toute une après-midi dans les cuisines à patauger sur un sol trempé. Autant dire qu’ils n’étaient pas désavantagés, ce qui n’était pas le cas du Lançargot. Les adversaires se toisèrent. D’un seul coup, Ping et Pong ordonnèrent un nouvel assaut combiné. De leur côté, Alban et Marie n’avaient pas dit leur dernier mot. Lançant son attaque Jet de Sable, Auster donna un grand coup de patte au sol pour projeter le maximum de terre et de boue. Dans le même moment, Soren utilisa Vibraqua pour créer un tir de boue particulièrement puissant, qui fusa avec vélocité vers les attaques des deux Insectes. Parant la Furie, le tir ne put malheureusement pas avaler toutes les Météores et les Pokémon alliés furent touchés. La poussière due à l’attaque commença à se dissiper. Alban regarda attentivement et vit qu’Auster était encore sur ses quatre pattes, en excellent état. Ce qui, malheureusement, n’était pas le cas du Grenousse. Pas bon du tout.

De l’autre côté, ce n’était pas la joie non plus. Affaibli par les nombreux assauts et son empoisonnement, le Limaspeed semblait de plus en plus à bout. Il était peut-être temps de profiter de leur fatigue pour lancer un soin, n’est-ce pas ?

- Auster, utilise Rayon Lu-

Pas le temps de finir sa phrase que le Lançargot venait déjà de fuser vers le Noctali pour lui envoyer un coup de lance. Esquivant souplement en sautant sur l’arme tendue de son adversaire, Auster fit un bond sur le côté et se mis à luire pour lancer son attaque Rayon Lune. Pourtant, le Lançargot était bien décidé à ne lui laisser aucun répit. Enchaînant les Plaies Croix, il tenta de le transpercer. Habile et plus rapide cependant, le Noctali esquivait chaque attaque d’un bond agile, parant parfois l’assaut grâce à ses griffes aiguisées. Dans le même temps, le Limaspeed profita du fait qu’Auster soit occupé pour lancer une dernière attaque sur Soren. Le touchant de plein fouet, le rayon envoya valdinguer le Grenousse vers l’arrière, où il resta allongé.

Alban se déconcentra un moment de l’affrontement Auster-Lançargot pour regarder le corps inerte du Grenousse. Eh merde ! Il n’avait pas été assez rapide ! Etait-il K.O ? Visiblement non, puisqu’il avait encore les yeux ouverts… Mais il peinait vraiment à se relever. Il fallait qu’Alban fasse quelque chose.

- Rayon Lu- commença-t-il, de nouveau interrompu par les assauts répétés du Lançargot.

Si ce dernier était beaucoup plus lent qu’Auster, le Noctali n’avait cependant pas beaucoup de marge de manœuvre pour venir en aide à son coéquipier. Merde ! Alors qu’ils étaient maintenant à deux contre un, pourquoi cela devait-il se passer ainsi ? Et où en était la confusion du Lançargot ? A côté de lui, Alban entendit Marie encourager son Pokémon. Mais rien à y faire. Le Grenousse semblait ne plus avoir assez de forces pour continuer le combat. Se concentrant sur son propre duel, Alban enchaînait les ordres. Coupe, Vive-Attaque, Charge, esquive, Coupe… Auster parvenait à résister à l’opposant, mais il ne parvenait qu’à lui faire un peu de dégâts. Ce Lançargot était vraiment résistant ! Alban n’était même pas sûr que son Pokémon puisse tenir encore longtemps. Si le Lançargot le travaillait à l’usure, ils étaient fichus. Car même si Auster était résistant, il ne parvenait pas à infliger beaucoup de dégât seul. Allaient-ils se faire battre d’une façon aussi pitoyable ?

A sa gauche, Marie était toujours en train d’ordonner à Soren de se relever. Elle employait des mots durs, mais Alban ne pouvait pas intervenir. S’il se déconcentrait une seconde, c’en serait fini de leur match. La situation était critique… Un véritable dialogue s’engagea entre la Mentali et son Pokémon, auquel Alban fut presque sourd. Auster commençait à fatiguer, c’était indéniable. Et il n’avait aucune attaque puissante qui lui permettrait de venir à bout du Lançargot. Allaient-ils perdre ?

Les griffes d’Auster vinrent s’entrechoquer sur l’armure du Lançargot. Alban serra les dents. Auster était presque à bout ! Et pourtant, tandis que ce dernier retombait sur le sol boueux, les pattes tremblantes d’avoir trop esquivé, le Pokémon adverse ne l’acheva pas. Pourquoi ? Le Voltali compris trop tard. Fusant vers Soren, le Lançargot darda sa lance pour l’empaler. Le temps sembla ralentir. Alban cria quelque chose à Auster, mais ce dernier s’affala sur le sol, ses pattes ne pouvant plus le porter pour le moment. Marie, elle, cria un ordre à Soren et ce dernier parvint à esquiver l’assaut pour contre-attaquer. Pourtant, tandis qu’il était fixé sur la coquille du Lançargot grâce à ses pattes, il s’immobilisa. Que se passait-il ? Auster déclencha de lui-même une attaque Rayon Lune afin de se soigner et de pouvoir aider Soren ; la seule chose qu’il pouvait faire actuellement dans son état. Pourtant, le Grenousse n’avait plus besoin de lui dans l’immédiat. Nimbé d’une lumière blanche, il commença progressivement à grandir.

Alban écarquilla les yeux. Que se passait-il ? Etait-ce vraiment… une évolution ? En plein match ?

Tous figés, ils observèrent Soren qui prenait de la masse. Puis, une fois la transformation achevée, la lumière blanche s’évapora pour laisser apparaître… un Croâporal. Un Croâporal avec un Talent Protéen, en plus de cela ! Les deux adversaires se détachèrent et Soren vint se positionner aux côtés d’Auster qui le regarda avec un air appréciateur. Echangeant un regard, les deux Pokémon se sourirent. Il était temps de plier le match. De concert, Marie et Alban ordonnèrent une attaque Coupe. Soren arma son bras d’une lame d’eau, et Auster sortit ses griffes qui étincelèrent dans la lumière matinale.

Ensemble, ils se dirigèrent vers le Lançargot et la double lame taillada le Pokémon adverse au niveau de la poitrine. Malgré sa résistance, ce dernier tituba vers l’arrière et tomba dans un trou recouvert de boue creusé par l’attaque Tunnel d’Auster, plus tôt dans le match. Ainsi immobilisé, il ne pouvait plus rien faire. S’élançant de nouveau pour un second assaut, Soren et Auster lancèrent leurs Coupe en même temps. Une dernière attaque en croix vint s’abattre sur le Pokémon, qui cessa de bouger. K.O.

Auster et Soren se posèrent au sol avec une synchronisation parfaite. Le stade était à présent silencieux. Marie et Alban regardaient la scène sans trop oser y croire. Et puis…

- Victoire de Tic et Tac ! annonça Miyagi en tendant le drapeau vers eux.

Aussitôt, Zéphyr et Mistral s’envolèrent et firent des pirouettes en piaillant comme des beaux diables. Alban esquissa un sourire et se tourna vers Marie en lui prenant la main.

- On a gagné ! On a gagné ! lui dit-il, se retenant pour ne pas la prendre dans ses bras. Sûrement aurait-elle trouvé cela très inconvenant.

Auster vint gambader vers son dresseur en aboyant comme un fou. Alban l’attrapa, sans faire attention à son corps couvert de boue, et le fit tournoyer autour de lui. Il se sentait incroyablement bien. La pression venait miraculeusement de quitter ses épaules. Ils avaient gagnés. Ils avaient gagnés ! C'était la fin de trois jours intenses, cauchemardesques, où son honneur avait plusieurs fois été bafoué et piétiné. A présent, ils étaient libres. Ils avaient rempli leur Mission. Ils pourraient rentrer chez eux ! Miyagi éclata de rire, pour la première fois réellement joyeux depuis le début du séjour. Et Marie dans tout ça ? Alban se tourna vers elle et lui adressa un sourire radieux. Puis, il s’inclina doucement devant elle.

- Merci… Marie…

Il n'aurait jamais rien pu faire sans elle. Un étrange lien s'était créé entre eux deux. A présent ils étaient plus que de simples camarades... De véritables coéquipiers. Et peut-être même... des amis ?
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L’euphorie de la fin du match était passée. Après avoir largement houspillé Ping et Pong, puis félicité - à sa manière, hein -, Marie et Alban, Miyagi avait invité tout ce beau monde à déjeuner autour d’un festin. Ayant avalé leur défaite, Ping et Pong vinrent les rejoindre, et, dans la bonne humeur, tout le monde déjeuna. Les vieux disciples racontèrent quelques anecdotes sur leur vieux maître, et ce dernier démentit tout en leur assénant des coups de baguettes sur les doigts. Même Alban consentit à rire à cette scène grotesque, ce qui lui valut un coup de plat de la main sur le crâne. Il discutait avec animation avec Marie, la félicitant pour l’évolution de Soren. Puis, une fois que toutes les assiettes furent débarrassées et nettoyées grâce à l’association des Pokémon de Ping et Pong, de ceux de Tic et Tac, et de ceux de Maître Miyagi, chacun repris le chemin de son domicile.

Il était temps de partir. Les bras chargés d’affaires données par Miyagi - les kimonos qu’ils avaient portés ainsi que leurs vêtements qui avaient été lavés et repassés -, Alban s’inclina respectueusement devant son Maître.

- Bah, vous avez fait du bon travail. Tic. Tac. Vous allez me manquer les jeunes… NON J’RIGOLE, LOL COMME VOUS DITES.

Alban le regarda avec exaspération. Ce type était vraiment… il ne trouvait même pas de mot. Jugeant cependant bon de le remercier pour tout ce qu’il avait fait pour eux - sans prendre en compte tout ce qu’eux avaient fait pour lui -, le châtain lui fit ses au revoir. Ses Pokémon s’inclinèrent également devant Miyagi puis, accompagné de Marie, Alban repris le bus jusqu’à l’académie. Sur le chemin, il s’endormit à moitié, épuisé de ce week-end de folies… Il avait envie de parler encore avec la Mentali, mais il se sentait trop épuisé pour cela… Une bonne demi-heure plus tard, le bus s’arrêta devant leur campus. Aidant Marie à descendre ses affaires, il la raccompagna jusqu’au dortoir Mentali. Sur le chemin, pris d’une brusque fringale, il demanda à Auster d’utiliser son attaque Coupe pour faire tomber quelques baies d’un arbre. Il en donna une à Marie pour son goûter, et lui offrit un sourire.

- Nos chemins se séparent pour aujourd’hui, Marie. J’espère qu’on se reverra très prochainement. Et en attend, prend bien soin de toi et de tes Pokémon, d’accord ? Merci en tout cas. J'ai eu grand plaisir à te rencontrer et à parler avec toi. Ne m'oublie pas si tu pars un jour en Excursion et que tu as besoin de quelqu'un pour t'épauler, lui dit-il.

Puis, après un clin d’œil, il retourna vers son propre dortoir. Il n’y avait pas à dire, il se souviendrait de cette incroyable mission pour encore des mois et des mois… Sûr qu’elle lui avait laissé une trace indélébile… Et en attendant… N’y avait-il pas un peu de vaisselle à faire chez les Voltali ?

HRP : Utilisation #3 de la CS Coupe
Utilisation #2 le 13/10/2015


Dernière édition par Alban Abernaty le Dim 22 Nov - 20:40, édité 1 fois
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