[0037] Adèle Faust. [GIVRALI]
Adèle Faust
Adèle Faust
Région d'origine : Hoenn
Âge : 13 ans.
Niveau : 20
Jetons : 949
Points d'Expériences : 391
Coordinateur Mode
Sujet: [0037] Adèle Faust. [GIVRALI]   Jeu 31 Oct - 8:34



Faust Adèle
Nom : Faust, ils crachent tous sur les SDF dans la famille.
Prénom : Adèle, "Le prénom Adèle est un dérivé du mot germanique adal qui signifie "noble".". L'ipok est notre ami.
Âge : 13 ans.
Région d'origine : Adèle est née à Hoenn. L'ennui c'est que les murs de la demeure l'ont "préservée" de toutes rencontres avec la flore et la faune de la région. Il est donc probable qu'elle cherche pendant cinq bonnes minutes avant de se souvenir de la réponse à cette question.
Ambitions futures : Le problème avec les épicuriens, c'est qu'ils ont du mal à se tourner vers l'avenir. Carpe Diem.

« C'est méli-mélo en fait. »







Description

« Cache-toi les yeux, c’est une surprise. »

Adèle s’habille selon ses goûts qui sont généralement très loin de ressembler à ceux des autres. Plus fantaisistes et charmantes qu’élégante, ses tenues varient pourtant peu. Quelques leggings allant du bleu marine au jais, en passant par l’ardoise que la gamine customise selon l’humeur. En guise de haut son éternel pull sapin dont les bouloches ne parviennent jamais à la rebuter. Les coutures de ce dernier tiennent bon depuis six ans, sans doute parce qu’il pouvait aussi servir de robe à l’époque de sa confection. Il est recouvert de gribouillis faits au marker lors de journées mornes et pluvieuses. La Faust la parsemait de boutons brillants et de badges volés, tous brodés par ses soins. Quand elle ne traîne pas en « pyjama » comme se moque les Mentali les plus sournoises, elle est en jogging. Ce dernier est d’un jolie noir encre rehaussé pas des lignes blanches cassantes au niveau des courbes légères de la jeune femme. Cet accoutrement est sans doute le plus sobre de la demoiselle. La Faust préfère généralement les couleurs même en touches légères à un noir unis. Il n’est pas rare de la voir ainsi vêtue entre cinq et sept heure, réveillée par le besoin pressant de faire quelque chose de cette énergie inépuisable dont elle semble captive. Elle a l’habitude de se couvrir de breloques dès que l’occasion lui permet et n’hésite pas à oser une fleur purpurine dans sa chevelure ou quelques pendentifs ethniques de plumes ou de griffes de Kranidos atour de son cou.

Sa silhouette menue bien cachée sous les mailles de son sweat se faufile facilement dans les grandes foules. L’adolescente fait l’objet d’une grande agilité dans les masses, capable de se glisser hors de la pire des assemblées sans avoir besoin de jouer des coudes. Fait plutôt avantageux étant donné son gabarit de moucheron. Loin de pouvoir prétendre aux formes généreuses de certaines élèves ou même à la blondeur angélique du professeur de Yoga, Adèle garde un charme honorable. Avec ses yeux d’un bleu roy vif et son visage fin, elle inspire et respire une tendre candeur typé qui attire le regard. C’est cet air niais qui lui vaut la réputation de petite fille sage, ce que les gens oubli bien vite quand la brune les attrapent au col parce que leurs chaussures sont déplaisantes. Très « tactile », la miss a besoin de palper, toucher et tripoter ses interlocuteurs. Il faut constamment qu’elle s’accroche à leur bras, qu’elle plaque son front contre le leur ou – soyons fous – qu’elle morde à pleine dents dans la jambe d’un imbécile aux paroles contrariantes. Souvent à la recherche de ses baskets – qui sait si l’expression « être à côté de ses pompes ne vient pas de là – la jeune fille est souvent en chaussettes, voir pieds nus. Propre sur elle, l’adolescente observe une hygiène impeccable ce qui a tendance à contraster avec ses penchants bordéliques. C’est de sa capillarité crânienne dont la miss se préoccupe le plus. Incapable de songer à les couper pour d’obscures raisons qui incluent un complot avec Roseverte et les aliens, elle accorde un soin tout particulier à leur entretien.

Ses courtes absentes sont si fréquentes qu’elles pourraient suffire à qualifier la jeune femme. Si on oubliait ses sautes d’humeurs, ses tendances kleptomane et sa facilité à passer du Galifeu au Ponyta. De son étrange léthargie, il se suit généralement des crises de panique ou de brutales exclamations sur une question laissée en suspens des mois auparavant. Il se dégage de sa silhouette de la jeune fille, une énergie vive qui peut rapidement taper sur les nerfs des gens un tantinet organisé ou pointilleux. L’esprit revêche de la jeune femme est presque toujours dans la contradiction, donnant lieu à des conversations improbables. La brune passe d’un extrême à l’autre sans palier. Elle peut parfaitement se mettre à rire au milieu d’un enterrement, car la miss nourrit aussi la conviction que les morts ne veulent pas voir des visages tristes le jour où on les met en terre. Toutes les conventions semblent glisser sur elle comme l’eau sur les plumes d’un Couaneton. Pas très diplomate et très vite ennuyée, elle a une fâcheuse tendance à quitter un cours avant sa fin ou à pianoter sur son Ipok alors qu’un infortuné camarade tente de lui faire la conversation. Injuste, Fanny aime et admire des gens odieux pour des motifs qui lui échappent. Le souvenir de son frère peut-être ? Elle reste d’une nature assez sociable bien qu’elle se plaise plus à « coller » les gens qu’à bavasser avec eux. Dotée d’une volonté farouche, il est plus facile de remédier aux tourments d’un Psykokwak que de réussir à la réduire au silence. Et tous les moyens sont bons pour avoir raison, du même argument inlassablement répété à la crise de larme avec menace de morsure à la clé.

Impulsive et sauvage, la jeune fille est totalement imprévisible. Le « calme » est synonyme de « tempête » chez elle, la réflexion amène constamment une action téméraire et totalement aléatoire. Les rares façons d’avoir la paix en sa compagnie et de trouver de quoi la distraire, comme on donne un os à rongé aux chiens. Comme elle peut passer plusieurs heures avec ses fils et ses aiguilles, la Faust pourra s’escrimer à réaliser des poffins savoureux ou – dans un autre registre – une construction Lego.  Il est nécessaire pour votre bien-être personnel que l’activité se déroule selon les souhaits de la brunette. Ceci au risque que l’heure de tranquillité promise ne se transforme en gardiennage d’une furie haineuse, avide de détruire l’objet de son échec.

Rarement assise sur une chaise, la dresseuse préfère s’asseoir à même la table histoire de mieux dominer le reste de la classe (en plus, il y a beaucoup plus de surface pour s’installer hehe). Elle prend un malin plaisir à dévisager les profs durant le cours quitte à se ramasser  des punitions exemplaires qu’elle oubli une fois la porte de la salle passée. Féministe dans l’âme, la cadette  voue une admiration improbable au Général Jackie dont elle trouve le régime de vie et l’attitude digne d’être idolâtrez. Joggeuse émérite, l’abus de sport ne la dérange pas et c’est au contraire avec plaisir qu’elle se vautre mollement dans son lit après avoir utilisé jusqu’à la dernière goutte d’énergie dont elle peut disposer. Elle rencontre de vrais problèmes avec l’autorité, évasive quand on évoque les corvées, elle devient carrément agressive face aux injonctions. Depuis son arrivé à l’académie, son frère lui manque horriblement et son naturel puéril est devenu proche de la pathologie, la rendant à fleur de peau et accentuant ses réactions bipolaires. Il faut miser sur le fait que ce ne sont que des effets temporaires, le temps de son acclimatation. Ah surveillez vos biens, Adèle à l’habitude de récupérer ce qui, à l’évidence, n’est déjà plus aucune utilité pour vous.

Histoire
Perspicace.
Ils en riaient, ils en jouaient, ces fauves que le temps avait stoppé net dans leur élan. Ils étaient là, vaincus, réduits au nombre de cinq, condamnés à se glorifier de la prestance de leur descendance. Leur regard très sombre allait de la petite brune un peu pâlichonne au plus âgé des blonds, avant de revenir sur la rouquine qui babillait haut et fort brandissant son livre comme un rempart. Les personnages étaient dans un petit château dont le sang qui coulait dans leurs veines et leur brillance intellectuelle avaient déverrouillé les portes des années auparavant. Ils étaient posés sur des fauteuils à peine plus miteux qu’eux même, soigneusement astiqué mais datant d’une autre époque. La pendule sonna six heure, mais aucun ne bougea, seule Lucile dont le regard de rapace aimait voir les choses à leur place se permit un commentaire  de sa voix nasillarde sur la prudence de laisser les enfants se barbouiller de terre dans le jardin à une heure pareille. On ne lui répondit pas, son mari était mort il y a peu et la pauvre Lucile ne souciait plus personne. Simplement, on n’avait pas envie de rompre les habitudes en enlevant son fauteuil des petites réunions.

C’étaient des gens étranges qui avaient eu des enfants très tard, ils profitaient pleinement du masque de jeunesse de toutes ces petites créatures qui s’agitaient gaiement dans leur demeure et savouraient le regard respectueux des bambins quand ils parlaient de guerres et d’héroïsme. Toute leur vie ils avaient dominé le monde, c’était avec délice qu’ils continuaient à exercer leur souveraineté à travers les enfants qui portaient leurs gènes. Il n’y avait guère que Lucile pour être déjà grand-mère. Sa seule fille, Swann, avait eu deux enfants : un blond et une brune qui venait tout deux de son bordel et dont les géniteurs ne s’étaient jamais manifestés. Swann c’était la honte la plus précieuse de Lucile. Celle dont elle parlait pour dénoncer toute l’horreur du monde, celle sur qui elle rejetait ses plus grands crimes, ses défauts  et son naturel anxieux. Mais Swann, un peu comme son mari, la dépressive demoiselle l’avait abandonnée il y a un an pour le seul amant qui ne lui avait pas filé entre les doigts : le syndrome de l’immunodéficience acquise. C’était presque naturellement qu’on avait remis à la vieille Lucile la garde des marmots, c’était la seule famille de Swann bien que cela est toujours constitué aux yeux de la mère, le plus grand crime de sa vie. Les ancêtres avaient ainsi récupéré la charge d’un garçon de six ans et sa sœur de quatre : Victor et Adèle.

Il s’agissait de deux enfants exemplaires, Victor était un passionné de littérature, il était taciturne et se nourrissait exclusivement de connaissances. Faire de lui ce petit écolier si cher au cœur des enseignants et qu’il est si agréable d’avoir sous le coude en bonne société, avait été un plaisir pour Lucile. Adèle était encore trop jeune pour qu’on détermine avec précision jusqu’où elle pourrait servir les conversations et si elle saurait porter le nom de Faust plus dignement que celle qui l’avait mise au monde. La vérité c’est que la grand-mère espérait bien qu’ils occulteraient ce déplaisant souvenir de leur mère sombre instable. Dans le jardin leurs silhouettes contrastaient, ils s’étaient installés un peu à l’écart. Adèle, allongée en étoile dans l’herbe fraîche qui lui chatouillait la nuque observait les cieux qu’un voile de nuages gris rendait opaque. Elle était vêtue d’un leggin qu’elle avait rechigné à enfiler et d’une chemise de son frère. L’odeur familière dont le tissu était imprégné la rassurait. Elle que le luxe neuf de sa grand-mère rendait nerveuse et impressionnable. Sur son visage d’enfant encore rond et plein de cette incertitude que les vieillards trouvent adorable, était dessiné une moue absente. Fanny était absorbée par le flux de ses pensées et bercée par la voix de son frère qui lisait à voix haute.



    « Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. »


C’était la grand-mère qui avait prêté le livre. Victor ne lisait pas des mots. Il réveillait les émotions et le souvenir de ce texte doté d’une âme, chaque syllabe qu’il détachait rendait cet esprit  plus consistant, dans la bouche du garçon le monde obscur décrit par l’auteur reprenait vie. Rencontrer ces étranges personnages qu’on avant enfermé d’en des pages couvertes de petits caractères couleur encre laissait l’aîné s’échapper un peu de la réalité si frustrante. La froide, la dure, l’insipide réalité, pleine de bouleversements qu’un naturel lâche le poussait à fuir. Le blond avait le sentiment qu’une pièce de leur existence leur échappait, à lui et sa sœur. Ils n’auraient jamais dû appartenir à ce château maudit et hanté par cinq croulants. L’odeur rance qui vous donne la nausée et l’intime conviction d’être pris au piège. Il observa le visage presque paisible de sa sœur. Son nez retroussé, ses lèvres gercés et ses yeux qui semblaient percer les nuages, tout chez la jeune femme respirait une tendre candeur. Victor arrêta de lire, le paysage de cauchemar décrit par Zola disparu. Il n’y avait plus rien à dire. La belle avait fermé les yeux, l’ange été sauvé des griffes de sa propre vie pour quelques instants.

***


    « Mademoiselle Faust, donnez moi l’appareil photo de votre grand-père maintenant. Vous savez bien que dame Lucile veut le garder intacte._ Non ! Je sais faire attention ! »


Elle s’enfuit. Une sauvageonne, un animal au visage encore barbouillé de confiture.  Elle est vêtue d’un pull trop grand, elle court trop vite. Dans ses mains le vieil appareil et derrière elle les cris indignés de la domestique. Mais rien n’arrête ses pieds nus et sales, rien n’arrête sa joie vive et cruelle de défier les lois. Son bien précieusement serré contre sa poitrine. Le « saisisseur d’instants » c’est comme ça qu’elle l’a surnommé, le vrai nom ne lui plaisait pas. Trop impersonnel pas assez concis. Il faut syllabes qui roulent et parlent pour ce genre de machines magiques. Les couloirs défilent sous ses pieds, elle disparait bruyamment dans le dédale du manoir, son visage est si lumineux que rien ne saurait l’arrêter. Elle sait bien que la bonne n’est pas si en colère qu’elle veut le faire croire, dans la vie de cette femme elle n’est qu’un éclair fugace destiné à disparaitre un jour ou l’autre, avec un bon coup de pied de cul de préférence. Cette idée n’est pas pour déplaire à la petite Faust, oui, un jour se sera le grand départ. A Arceus les froufrous et les conventions,  à elle la sauvage liberté.

L’impact est si fort qu’elle en lâche son « saisisseur d’instants » qui s’éclate par terre. En miettes, irréparable. La gamine regarde la carcasse complexe et démembrée de l’engin tant convoité. Une tristesse, une mélancolie irrépressible la gagne. Un mélange de frustration, de culpabilité et de caprice qui se traduit par des yeux rougit et des larmes abondantes. Le visage déformé par le ruissellement du liquide lacrymogène, elle lève les yeux vers l’Obstacle. C’est un garçon. Il ne s’agit pas de n’importe quel garçon.  Il a des yeux noisette très doux et très sombre à la fois, un nez volontaire bien qu’un peu trop grand et des cheveux blond qui encadrent son visage d’ange. Ses sourcils sont légèrement froncés signe de mauvais augure et la commissure de ses lèvres plissée laisse présager le pire. Mais surtout, ce grand jeune homme d’une dizaine d’années c’est le frère de la petite Faust. Dure d’y croire à la vue de sa tignasse brune et de son expression radicalement opposée au calme insipide du blond. Il prend la parole de sa voix est froide et contrariée.


    « N’a-t-on pas déjà parlé de l’appareil photo Adèle ? Lucile l’a évoqué deux fois lors du dernier repas, tu vas encore être punie. Tu ne peux éternellement restée une gamine. »


La petite sœur redouble de sanglots et s’enfuit dans les couloirs laissant le cadavre de son chapardage derrière elle. L’homme soupire, puis il oubli. Dans cette maison, les fautes, les larmes,  les trahisons, les sentiments, sont des bagages dont les gens veulent se débarrasser au plus vite. Le manoir n’abrite que des coquilles creuses, quelques flammes dansantes sont parfois de passage mais l’austérité des lieux les chasse. Le manoir n’est rien d’autre qu’une immense prison de spectres dont le tems efface l’humanité au fil des heures. Une seule enfant fait exception, une étincelle violente incapable d’ignorer l’appel de sa propre vie. Elle court encore dans le dédale de couloirs et d’escaliers. La fille a les yeux fermés, brouillée par les l’eau salées de ses yeux. Elle connaît si bien la demeure qu’elle évite souplement les obstacles qu’elle devine bien qu’aveuglée par les larmes. Elle est la tâche rouge sur la robe blanche, le dernier brin d’herbe d’une ville high-tech, la hantise de la maîtresse de maison et la breloque au milieu des bijoux de valeur. Elle est Adèle.

La porte s’ouvre avec fracas, révélant une pièce aux proportions démesurées. La première chose remarquable est sans doute le bordel qui y règne.  Véritable capharnaüm, le sol semble étouffé par les centaines de jouets, de perles, de tissus, de cailloux brillants et de vêtements qui le jonchent. La vision d’horreur de n’importe quel domestique indiffère totalement l’occupante, encore aux prises avec ses états d’âme. La Faust toujours en pleurs réussit l’impossible. Sans même jeter un coup d’œil au sol, elle parvient à glisser ses pieds dans les centimètres carrés que le foutoir n’a pas encore envahit et regagne ce qu’on aurait pu prendre pour un monticule de photo et de rubans,  mais qui cache en vérité un sommier. Après avoir braillé pendant encore une bonne minute, la gamine sort brutalement de sa peine, visage bouffi et prunelles enflées. Elle écrase les dernières perles salées d’un revers de main, absente. Ses yeux sont fixés sur la paire de ciseaux de couture volée à l’ingrate femme de chambre qui l’a forcée à prendre un bain une semaine plus tôt. Adèle attrape un ruban taupe délaissé sur la tête du lit. Elle arrache quelques boutons vermillon à une chemise négligemment abandonné au sol et rejoint un coin de sa chambre où d’épais rouleaux de tissu sapin attendent de trouver une utilité. Entre ses dents, elle coince la trousse de couture – encore un larcin – et les lames de mercerie.

D’un geste, la fille renverse toutes les figurines de jeux et les cahiers de devoirs accumulaient sur le bureau. Les bibelots viennent s’abîmer sans bruit sur la moquette obscur de la pièce, libérant un peu d’espace sur le « plan de travail ». La cadette rapproche le mannequin renversé de son équipement et pose son séant sur le secrétaire. Elle relâche enfin la trousse et les ciseaux, les gardant à portée de main tout de même. Rapidement elle s’empare d’une craie blanche avec laquelle  elle trace sur le tissu vert profond des traits précis. La demoiselle ne se lasse pas de refaire trois fois la même vérification avant de pouvoir enfin empoigner le précieux sécateur. Avec dextérité elle transforme l’étoffe lourde et unis en plusieurs morceaux aux formes vaguement familières. Fils et aguilles passent entre ses dextres habiles. Elle cesse de penser, toute son attention rivée sur l’ouvrage, les finitions doivent être parfaites, la courbe des épaulières doit s’ajuster sans plis. Le vêtement prend forme, aussi lamentable qu’appliquée. L’ébauche est maladroite, les décorations encore trop enfantines, mais la confection dégage un charme certain. Il s’agit d’un pull dont les manches trop longues flirtent avec l’erreur volontaire, et dont l’harmonie général laisse à désirer. Pourtant dans les yeux de la petite Faust, brille une fierté et un attachement sans égal pour cette création que les domestiques qualifieront de décevante et d’importable. Mais l’avis de ses vieilles pies, Adèle s’en fiche. L’artiste se rit des fantômes.

***


    « Adèle nous avons trouvé un endroit très bien pour toi._ Je peux chercher toute seule ?_ Pourquoi tu ne veux pas nous faire confiance pour une fois ?_ Je vous retourne la question. »


Il y a Adèle, noyée sous son toujours pull trop grand pour elle, qui se balance sur sa chaise, incapable de tenir en place. Et puis, de l’autre côté d’un bureau style rococo, rangé d’une façon si parfaite qu’elle en deviendrait inquiétante, il y a Lucile. Lucile est très âgée maintenant, elle le visage creusé de rides, des sillons de sagesses ou sottises. Son existence n’est qu’une suite de tics nerveux et d’habitudes mécaniques qui la maintiennent en vie. L’ancêtre n’y voit strictement rien et refuse de porter des lunettes au grand désarroi de son médecin, le pauvre n’a pas l’habitude que sa « vache à lait » lui refuse une dépense. Ses yeux clairs d’oiseaux de proie détaillent le visage sa petite fille. Sur les deux il avait fallu qu’elle soit la gamine infecte tant redoutée, portrait crachée de sa génitrice. Lucile avait beau fuir l’abominable vérité, chaque rencontre avec l’enfant la ramenait pourtant à son passé. A l’éducation de sa première fille, le désastre dont elle était la complice si ce n’est l’auteur. La vieille harpie sans cœur et lâche aurait pu répéter la même erreur une seconde fois. Le sort en avait décidé autrement. Aujourd’hui au bord de la mort la vielle femme voulait se débarrasser de toute culpabilité à l’égard de sa descendance. C’est pour cela qu’elle avait choisi d’envoyer Adèle dans une académie, en pensionnat. L’éloigner des murs sévères de la bâtisse avant que l’enfant ne sombre dans le même délire que Swann.  Cette idée lui asséchait la gorge à la sale bique. La rombière savait déjà que ses « amis » ne lui pardonneraient pas cet « abandon » qui n’en était pas un. C’était contraire à toutes leurs valeurs. Opposé à leur soi-disant courage infaillible. Un jour Lucile avait partagé cette vision du monde. Une perception où il était toujours question de perdants et vainqueurs. Mais c’était bel et bien terminé, il  n’y avait qu’à voir là où cela avait conduit sa fille unique. La senior voulut entrouvrir ses lèvres desséchées histoire de retenir l’attention de la brunette qui lui faisait face. Lui faire comprendre son choix et ses motivations, mais elle encore une fois les choses lui échappèrent. Dans un sursaut l’héritière la jeune Faust s’était redressée, à présent debout, une vive lueur de panique dans ses yeux céruléens.


    « Mes baskets ! J’ai oublié mes baskets sous le perron ! »


Sans même chercher à en apprendre d’avantage sur ce le destin que lui réservait sa grand-mère, la gamine s’enfuit en claquant la porte derrière elle. Un long silence demeura dans le bureau après le départ précipité de l’adolescente, un bruyant soupir le brisa, alors que la manche dentelée de Lucile passait essuyer une humidité oculaire. Du deuxième tiroir gauche en partant du bas, elle sortit un billet. Un allé simple en ferry qui portait la date du lendemain et dont la destination avec des accents irréversibles : ILE LANSAT.




Surnom du Pokémon
Surnom : Zola, un des rares modèles de son frère dont la demoiselle a retenu le nom.
Espèce : Emolga.
Nature : Indépendant.
Description : « Je l'ai reçu du collectionneur, apparemment c'est le partenaire idéal pour moi. Habile et sournois, le rongeur est rompu aux tactiques furtives et à la filature en territoire ennemi. Je crois que j'aurais mieux saisi l'ampleur du cadeau si j'avais pu utiliser ce don à des fins personnels. C'est la fonction principal d'un Pokemon après tout, servir son maître et remuer la queue avec bonheur devant un  geste affectif. Mais pas Zola, lui, c'est « quand je veux, où je veux et si j'en ai envie. ». Autant dire que l'écureuil volant ne me sert strictement à rien. Je suis donc contrainte de partager ma chambre, ma nourriture et mon temps libre avec cet étrange créature qui n'a pas saisi le principe de la Pokéball..... ou bien c'est moi qui n'est pas encore compris le fonctionnement des objets de capture, mais la première version passe mieux. Sorti de son naturel moqueur et malin, la bête se révèle une véritable pile électrique. Intenable du matin jusqu'au soir où à 22h00 précise, elle s'écroule net, vaincue, me laissant l'espoir de sa mort jusqu'au lendemain. La contrariété et le bonheur s'expriment chez lui par de petites décharges électriques qui ne laissent personne indifférent dans l'académie. D'une grande patience, je vais "essayer" de croire dans les bonnes paroles du nigaud de dresseur « Les pokémons sont nos amis. », et Alea jacta est. »






Hors RPG
Pseudo/Prénom : Capryss ou Lou'
Age : 28 semestres.
Comment avez-vous connu le forum ? HUUUUM... Ok, je suis le DC de Chypre.
Quelque chose à ajouter ? Je ne crois pas en la fin du monde. °°
Deaglán Cadigan
Deaglán Cadigan
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Sujet: Re: [0037] Adèle Faust. [GIVRALI]   Jeu 31 Oct - 11:13
Une très belle fiche, quelques fautes regrettables du style " donné moi l’appareil photo" qui pourraient être évitées mais qu'on oublie de par la qualité de l'écriture. Je te valide de suite en espérant que ce deuxième compte contente tes attentes Very Happy


Bienvenue dans le Dortoir Givrali ♀ ! N'hésites pas à poser tes questions si tu as le moindre soucis, et bonne intégration parmi tes confrères ! Tu peux dès lors poster ta T-CARD dans la partie correspondante, ainsi que gérer tes RPs grâce à aux RECHERCHES DE RPs ET RELATIONS. N'oublie pas de remplir les champs de ton profil dès que possible (T-card et Fiche de Présentation) pour faciliter la navigation aux autres joueurs, et de réserver ton AVATAR dans la partie adéquate ! Ton numéro étudiant est 0037. Bon jeu sur Pokémon Community !

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BELLE the Victreebel
Tendre et affectueuse, elle traite les élèves comme ses propres enfants, comprenant caresse, léchage et autres douceurs matinales. Elle n'en est pas moins autoritaire et ayant la main-mise sur son dresseur, elle l'a aussi sur le reste de l'école.

Si jamais vous souhaitez vous accorder ses faveurs, elle adore les poffins et autres offrandes !


perso' le plus badass
Adèle Faust
Adèle Faust
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Sujet: Re: [0037] Adèle Faust. [GIVRALI]   Jeu 31 Oct - 17:53
    Merci mille fois, le compliment me touche énormément.
    Les fautes sont en effet abominables et je me maudis de ne pas les avoir repérés du premier coup >.<
    Contente de rejoindre les rangs des Givrali, Muhuhu ~
Cleve Carter
Cleve Carter
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Scientifique Mécano
Sujet: Re: [0037] Adèle Faust. [GIVRALI]   Jeu 31 Oct - 20:28
Le meilleur des dortoirs huhu Cool Re-bienvenue camarade ! Very Happy
Adèle Faust
Adèle Faust
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Coordinateur Mode
Sujet: Re: [0037] Adèle Faust. [GIVRALI]   Jeu 31 Oct - 20:32
Merci Clevou >w<
Meilleur des dortoirs, tu l'as dit o/
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Sujet: Re: [0037] Adèle Faust. [GIVRALI]   
[0037] Adèle Faust. [GIVRALI]
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