Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]
Nemo Kendhall
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Sujet: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Dim 6 Déc - 18:03
Un orage sous le signe de la Terreur
Je me tourne. Je me retourne. Mes draps sont trempés de sueurs. Je ne parviens plus à garder les yeux fermés. Au coup de tonnerre suivant j'ouvre grands des yeux de fou. Il se passe un truc pas net chez moi. Je n'ai jamais eu spécialement peur des orages. C'est la perspective d'être déconcentré ne serait-ce qu'un instant qui me terrorise. Et si la Terreur en profitait ? Un nouvel éclair traverse les rideaux de mon chalet. Le tonnerre se fait entendre peu après. J'ai peur. Je remonte la couverture jusqu'à mon cou. Certes je dors mal depuis un petit moment déjà mais il ne m'est jamais arrivé de me réveiller avec une telle boule au ventre pendant la nuit. Je me sens impuissant. Je sais que je ne vais pas parvenir à retrouver le sommeil avant un moment. Je ferrais mieux d'aller prendre l'air. J'en ai d'autres des idées comme ça ? Prendre l'air sous cette plui battante et sous l'orage en plus ? Commence pas à faire ta mauviette Aaron, va mettre le nez dehors. Ça te rafraîchira les idées.

Je sors de mon lit sur la pointe des pieds. Mes Pokémon sont sagement endormis. J'espère ne pas le réveiller. J'enfile mes chaussons en plus de mon haut de pyjamas. C'est un vieux pyjamas démodé avec des boutons, j'ai plutôt pris l'habitude de dormir en caleçon. Mais il sera parfait pour faire un tour sur la terrasse. J'ouvre doucement la porte. Un vent frais s'engouffre dans le chalet, il passe sous mes habits et me fait frisonner tout entier de par ma peau humide. Je prends un grande inspiration avant de m’engouffrer dehors. C'est le meilleur des moyens pour tomber malade, c'est ce que me dirait ma mère. Mais c'est aussi le meilleur des moyens pour retrouver ma concentration, pour vaincre la Terreur.

Debout sur la terrasse, je ferme les yeux. Je sens ma peau s'assécher au souffle du vent. Mon corps brûlant fait fasse au froid hivernal. Les coups de tonnerre résonnent et me font frisonner à chaque fois. Dès qu'un coup retentit j'ai l'impression que la Terreur cherche à forcer mes barrières mentales. Je la repousse par une nouvelle goulée d'air et elle revient aussi vite à l'assaut. Mon cœur bat en rythme. Il s'accélère lorsque la pluie se met à battre les taules de plus en plus rapidement. La Terreur est là, je la ressens. Elle est prête à me dévorer tout entier. Elle chuchote à mon corps, elle susurre à mes oreilles, elle est le bruissement des arbres proches. Elle me terrorise. Je ne peux m'empêcher d'ouvrir les yeux, de vérifier que personne n'approche. J'ai la désagréable sensation que la chose est devenue matérielle et qu'elle s'apprête à refermer ses serres contre moi. Je déglutis péniblement. Je ferrais peut-être mieux d'aller voir derrière le chalet ? Personne n'est là pour vérifier mes agissement bizarrement de toute façon.

Prenant mon courage à deux mains je descends les quelques marches de la terrasse pour me retrouver dans les quelques centimètres de neiges remplis d'eau. Elle pénètre aussitôt dans mes chaussons, c'est pas grave, je n'en ai pas pour longtemps. Une bourrasque de vent me fait comprendre que la Terreur m'accompagne. J'ai l'impression que les arbres sont devenus fous, que là-bas au loin la mer se déchaîne plus que d'habitude pour tenter d'atteindre mon chalet. Un tel vent se lève que j'ai à présent du mal à déterminer le ciel et la terre. Je patauge dans l'eau en bas mais mes cheveux sont totalement trempés par la pluie. Les gouttes dégoulinent sur mon visage. Elles ne mettent pas longtemps à transpercer mon pyjama. Je suis trempé de la tête aux pieds.

La main en visière devant moi je tente d'atteindre l'arrière du chalet. J'ai l'impression d'avoir dévié. Je ne sais plus réellement ou je suis. Je n'entends rien si ce n'est l'ouragan dans mes oreilles. Mes yeux sont plissés si fort que j'aperçois à peine la blancheur de la neige à mes pieds. Je suis sur un petit sentier en pierre, je ferrais mieux de le suivre si je ne veux pas m'enfoncer dans la forêt. La présence déjà ressentie me frôle la cheville. Je sursaute et lève le pied. Je le tâte de ma main. Rien. Je reprends ma route, pas très rassuré. Je tente de garder courage, ce chemin va forcément m'amener quelque part. Je déglutis à nouveau. Il n'est peut-être qu'une vilaine illusion de mon esprit. La Terreur cherche peut-être à me forcer à venir dans ses bras ? Je m'arrête aussi net. La panique m'enserre le cœur. Je sens une chaleur anormale m'envahir.

Non !

Je me force à avancer de nouveau, peu importe vers où ! La Terreur ne m'aura pas ce soir ! Je me mets à courir droit devant moi. Je sens un légère pente. Je dois me diriger vers le reste du dortoir. Là-bas je serais tranquille ! Vite ! Mes chaussons ripent sur le sol glissant mais je tiens bon. Les larmes coulent aux coins de mes yeux. A moins que cela soit uniquement dû à la pluie battante. Cette fois-ci j'entends une branche craquer. A droite ? A gauche ? J'en ai aucune idée ! Je tente de regarder autour de moi. C'est peine perdue. J'avance en me débattant avec la pluie. Laisse moi passer ! Mais la Terreur n'est décidément pas de cette avis là. Alors je pensais être sorti d'affaire en apercevant les lumières rassurantes du dortoir voilà qu'une forte poigne m'ensert le torse. Je me débat comme un beau diable ! Non ! J'ai dis non ! Pas la Terreur ! Pas ce soir ! Je dois devenir plus fort ! Je dois la vaincre !

« _ Lâche moi ! »


Comme si papoter avec elle allait changer ma situation… Je ne suis qu'un petit Aaron faiblard et incapable de me défendre seul. J'arrête alors mes gesticulations. Elle a gagné ce soir. Je m'abandonne à cette poigne, persuadé de sentir la petite chaleur m'envahir aussitôt. Pourtant, mon corps est juste transit de froid. Je tremble de part en part et cette chaleur attendue ne pointe pas le bout de son nez.

Aaron S. Mightley


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Leonidas Blackhart
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Sujet: Re: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Dim 20 Déc - 2:22

LEO & AARON
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Comme la plupart de tes autres nuits, tu n'as pas sut fermer l’œil. Tu as viré et viré, encore et encore à la recherche du sommeil sans jamais en voir le début. Pas la moindre once de fatigue. Peut-être était-ce la peur de tes cauchemars qui te maintenait ainsi éveillé, les yeux grands ouverts, la mâchoire fermé, ignorée des bâillements habituels. Tu n'avais donc pas cherché a trouver Morphée, et l'ennuie te  guettant, tu avais fini par sortir de ton lit pour t'installer à ton bureau. Tout proche, tu t'y étais glissé avec agilité et grâce, te faisant le plus lion possible pour ne pas réveiller tes Pokemon et ton colocataire.

Un œil bleu luisant dans le noir, Luné t'observe attentivement. Il est toujours là, attentif à tes moindres faits et gestes. Gardien de tes nuits, il te rassure quand la frousse te guette. Son museau contre ton front et son pelage entre tes doigts tremblant a toujours sut t'apaiser. C'est devenu un rituel entre vous, quelques chose d'assez intime au final. Quand tu t'installes doucement, son œil à l'iris taillée se referme. Tu es calme, serein, juste ennuyé de cette peur du sommeil. Hésitant à allumer la petite lampe, tu t'y résous au grondement de la foudre qui zèbre l'opacité des rideaux. Il s'agirait presque d'un avertissement, d'un rugissement d'outre temps. Tu soupires. Tes yeux à nus vacillent dans l'obscurité. Tu ne saurais dire si porter constamment un voile noir sur le regard à fini par t'affiner la vue, mais tu jurerais être devenu un petit peu nyctalope. Tu plisses d'avantage ton regard, mais la foudre frappe de nouveau, éclairant la pièce plus qu'anticipé. Même la nuit, tu n'es pas à l'abris. Tu as instinctivement clos tes paupières et mis la main sur tes si précieuses lunettes. Plongé dans le noir, tu les places sur le bout de ton nez. Est-ce donc ça... le vrai noir, le sombre absolu ?

Tu tâtes le bordel de ton bureau quand soudainement, une idée te frappe. Ton ombre jaillis devant toi pour se jeter sur le grand mur en bois du chalet. Il tombe des cordes dehors, à en jugé par ton rapide coup d’œil par la fenêtre il serait raisonnable de ne pas sortir, d'oublier cette idée d'aventure nocturne. Mais l'ennui est plus fort que tout. Tu dois quitter ton chalet pour rejoindre la bibliothèque, cela te permettra de passer le temps, de faire quelque recherche. Mais les élèves ne sont pas autorisés a vagabonder dans leur dortoir une fois le couvre feu donné. Pas le droit hein ? Et bien qu'a cela ne tienne, tu prendras le gauche ! Ni une ni deux tu t’équipes de tes chaussures et d'un bon gros manteau à capuche. Le trajet sera court et sans doute sans embûche.

Une fois dehors, les bruits sourds de la pluie retentissent au même titre que les éclairs qui font rages. Tu n'as pas peur de l'orage, mais tu n'en reste pas moins tendu quand au dessus de ta tête Fulguris fait tomber la foudre. Tes pas sont quasi rythmés par la pluie battante. Tu marches vite, à une allure constante mais rapide. Tes chaussures prennent l'eau, des gouttes se perdent sur tes joues et le verre opaque de tes lunettes. Fort heureusement ta capuche te protège un peu, limitant les dégâts et la possibilité de tomber malade.

Tu traces. Tu manques de tomber en percutant une branche déplacée ici par la tempête. Tu marques un temps d’arrêt, profitant d'un éclair soudain pour regarder autour de toi. Il t'aura suffit d'un seul coup d’œil pour remarquer une silhouette sur ta droite. Tu la dépassé sans même la voir, pourtant, elle n'est qu'a quelque mètre de ta position actuelle. Clignements d'yeux curieux, suivit d'un pivot tout aussi intrigué. Cette forme, tu la déjà vu quelque part. Tu t'approches d'un pas méfiant, suivit d'un second un peu plus courageux. Tu patientes, tu attends qu'un autre flash illumine le terrain.

A-Aaron ?! Qu'est que Aaron fait là ? Sincèrement tu t'attendais a tout sauf a croiser un autre élève Phyllali ! Tu n'as pu l'entrevoir qu'une fraction de seconde mais son visage était animé d'une trouille sans pareille. Assez pour te faire rebrousser chemin d’inquiétude. Bravant le vent a sens inverse, une main en visière, tu t'approches jusqu'à pouvoir lui saisir un bras.

▬ Aaron est-ce que ç- ! Il se débat, il n'a pas l'air d'avoir capter ta présence. Il a l'air terrifier. Si l'interpeller d'un simple petit touché ne suffit pas, tu décides de passer à l'étape au dessus. C'est peut-être un peu osé, mais tu t'imposes au roux en l'enlaçant de force. Tes bras se saisissent de son corps frêle et trempé, emprisonnant ses gestes violents. La pluie et le tonnerre fait rage, mais tu rugis plus fort encore pour lui faire comprendre que tu es là, qu'il n'a plus rien a craindre.

▬ Calme toi Aaron. Je suis là, ça va aller, ok.

Tu ne sais pas ce qui lui est arrivé, mais petit a petit il s'abandonne a tes bras et arrêtes de se débattre. Son dos viendrait presque se fondre contre ton abdomen. Ton menton fini par se caler dans le creux de l'épaule du jeune garçon, resserrant d'avantage ton étreinte. Crier ne l'aidera pas, tu te contente de parler tout simplement dans son oreille. Ta voix, tu l'espères, saura masquer les trombes d'eaux et les jeux d'éclairs.

▬ On va retourner à ton chalet, tout les deux. Sur ces mots tu desserres tes bras et ta main vient s'emparer de la sienne pour y entrelacer vos doigts. Il est sans doute encore dans les vapes, qu'il n'aille pas tomber ou trébucher sur quoi que se soit... Une fois au chaud, tu lui demanderas si il veut bien te parler de son problème, si problème il y a.





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Sujet: Re: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Mar 2 Fév - 18:47
Un orage sous le signe de la Terreur

Je reste transis de froid, comme un con. Moi qui pensais m’abandonner à des forces qui dépassent mon entendement. Mais rien. Rien. Pas la moindre once de chaleur. Pas la moindre impression de sentir mon corps me filer entre les doigts. Dans cette nuit sombre et froide, je préférerai rester bien au chaud au creux de mon esprit. Même cela la Terreur ne souhaite pas me l’offrir ce soir. J’en serais presque énervé. Presque déçu. J’ai beau attendre, les minutes passent et je sens toujours ce contact tiède. Est-ce la Terreur qui me joue un mauvais tour. Ou est-ce tout autre chose ?

Je frissonne de tout mon corps lorsqu’une suave, douce et bien trop familière résonne au creux de mon oreille. Je me sens apaisé tout aussitôt. Puis, son menton se dépose légèrement à la base de mon cou, juste vers ma clavicule. Je ne peux pas tourner ma tête vers lui. Je ne peux pas vérifier des certitudes déjà fondées. Je sais que c’est lui. Je le reconnaîtrait entre mille. Sa voix. Ses bras. Son torse contre le miens. Ses mèches qui goûtent à intervalles réguliers sur mon épaule droite. L’angle de ses lunettes frôlant doucement mon cuir chevelu.

Mon coeur s’emballe. Je n’ai pas envie qu’il me voie comme ça. Mais je comprends bien vite que lutter est inutile. Mon corps est faible. Mes muscles ne peuvent se frotter à ceux de mon agresseur -ou sauveur-. Je suis bel et bien prisonnier. Prisonnier de ces bras dont j’ai tant rêvés qu’ils m'enlacent. Prisonnier d’un corps qui hante mes nuits.

Je hoche lentement du chef. Retourner à mon chalet. Oui. C’est la meilleure des choses à faire. Fuir. Fuir la Terreur. Fuir cet homme. Retourner chercher un sommeil introuvable entre mes draps. Je pourrais au moins penser. Peut-être. La Terreur n’en fait qu’à sa tête ce soir. Qui sait ce qu’elle a décidé de me réserver encore ce soir ? Je ne préfère pas y penser. Oui, laisser la Terreur à sa place. Oui. C’est ça. Aller de l’avant. Se laisser guider par cette main amicale qui me tiraille vers un chemin que je connais par coeur.

Il prend soin de moi. Je le ressens à travers cette prise douce mais solide. A cette légère pression qui m’encourage à avancer. Moi, je reste muet. Que dire à cet homme ? Il me sauve alors que je lui dois déjà beaucoup trop de choses. Je ne peux pas accepter son aide. Pourtant, sa main, elle, est belle et bien là. Presque insistante. Elle me susurre de la suivre. Elle m’indique qu’il ne peut plus rien m’arriver ce soir. Même la Terreur semble avoir fuit à son approche. Comme si… comme si son aura avait fait fuir les ténèbres qui m’enveloppent. Cette aura. Je l’ai tout de suite perçue chez lui. Sans pouvoir mettre de mots dessus. Je me sens bien en sa présence. Comme si j’avais l’impression que par sa simple apparition, il me rendait meilleur. Il m’attire inexorablement vers la lumière. Vers sa lumière. Et moi, je suis bien incapable de lutter, pauvre petit être chétif. Je me laisse porter par se torrent lumineux. Je me sens bien. Enveloppé dans du coton.

C’est à peine si j’ai l’impression de passer le pas de ma porte. La pluie ne bat plus sur mon crâne ni mes épaules mais préfère s’en tenir aux taules qui crépitent. Il cherche à tâton la lumière. Me voilà trempé jusqu’aux os à grelotter sur les regards effrayés de mes Pokémons encore à moitié endormis. Je rassemble mes bras autour de mon torse, tremblotante. Mes cheveux sont bien plus longs que je n’aurais pu le croire. Trempés, ils collent mon front jusqu’à mes yeux.

Mon Préfet est là. Il est toujours là. Il est presque aveuglant. Est-ce la lumière qui brille ainsi derrière sa tête ? Ou est-ce simplement cette aura claire ? Il porte toujours ses lunettes. Cela ne me paraît même pas étrange alors que nous sommes en pleine nuit. Il est comme à son habitude; emplit d’une prestance indescriptible. Même trempé. A ce moment, je l’envie. Il est toujours là pour moi. Toujours là pour l’ensemble des Phyllalis. C’est quelqu’un de bien. Je n’ai pas l’impression d’être une telle personne. La Terreur me rend mauvais. La Terreur me rend fou. Ma la Terreur est partie.

Elle ne donne plus signe de vie. Comme si elle était morte sous les assauts répétés du blond. Mon haut de pyjama a absorbé la pluie comme une éponge. Il s'égoutte lamentable au sol. Sur mes chaussons aussi. J’en ai perdu un dans ma course. Dans ma folie. Je suis transis de froid. De la tête aux pieds. Mes dents se mettent à s’entrechoquer. Je me sens bête. A quoi je pensais en sortant comme ça ? La Terreur me semble bien futile maintenant qu’elle est partie.

Mais… au fond de moi, un sentiment domine. Je suis content, rassuré, apaisé. Je suis véritablement heureux d’être tombé sur Leonidas. Alors qu’il se tient en face de moi et sans trop réfléchir je lui tombe dans les bras pour l'enserre fort. Les gestes valent bien plus que mes maladroites paroles.
Aaron S. Mightley

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Leonidas Blackhart
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Sujet: Re: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Mar 5 Juil - 19:32

LEO & AARON
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Cela fait bien deux jours que l'orage se prépare dans le ciel devenu soudainement sombre de Lansat. Des tombereaux de pluie, il les avait gardés, entreposés dans de lourds nuages noirs. Ça annonçait le déluge, le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde et les gouttes qui coupent comme des aiguilles. Il fallait être complètement fou pour sortir sous cette pluie battante, de braver zébrures électriques... Mais c'est pourtant ce que vous aviez fais, toi et Aaron. L'un pour étouffer son ennuie, l’autre pour fuir un cauchemar. C'est dehors que tu l'avais trouvé, sous un éclair, trempé de la tête aux pieds...Petit chat roux, perdu, confus, apeuré aussi. Tu l'avais attrapé, ramener au chaud, jusqu'à ton torse, lui aussi détrempé d'eau de pluie. Il avait tremblé tout contre toi, avait frissonné tous les tendons de son corps. Tu l'as donc ramené, tirait de force, doigts entrelacés, hors de cette jungle noire rayée de foudre. Tu lui avais promis que tout irait bien, qu'il n'y avait plus rien à craindre. Et c'était vrai.

Petit Phyllali embrouillé, ramené sous son propre toit. Son chalet où tu observes ses pokemons surpris. Tu restes droit, lorgnant la chambre avec empressement, cherchant des yeux une serviette. Tu finis par te contenter d'un duo de t-shirt posés là, sur le dossier d'une chaise. L'un posé sur l'épaule, tu te retournes vers ton ami, soupirant d’inquiétude.

▬ Qu'est qui t'as prit de-

Mais pas le temps de finir ta phrase, voilà déjà qu'Aaron se laisse tomber dans tes bras. Il entoure ses petits bras de garçon autour de ta taille, force l'un de ses pieds entre les tiens. Il anéanti toute forme de distance entre vous, et tu comprends qu'il a eu peur. Tu ne sais pas encore de quoi, mais il communique sa frousse aux travers de ses tremblements saccadés, de son souffle quasi coupé de soubresauts.

▬ Aaron...

Un silence s'installe, ou presque. Sur la taule, les gouttes teigneuses, fouettant les murs et les vitres, grosses et lourdes, qui continuent de marteler, complètement déchaînées.

Instinctivement, d'un naturel déconcertant, tes bras se logent au dessus des siens et viennent enlacer son dos. Ta joue mal rasée se cale contre sa tempe, tandis que tu retiens ses sursauts glacés contre ton buste. Il a froid, autant qu'il a peur. Quelque chose cloche. Quelque chose ne va pas. Aaron n'est pas comme ça, si renfermé, si froussard. Aaron est une personne qui possède une âme ensoleillé. Il brille plus qu'il ne chouine. Il scintille, frétille, pétille comme l'astre solaire. Rien n'a pour coutume de l’arrêter, de lui faire perdre son sourire... mais le voilà, nez dégoulinant dans le creux de ton épaule, reniflant, au bord des larmes, frigorifiés par la pluie. Lui qui pourtant a sut te faire sourire, rire, alors que tout semblai perdu, réduit en miette... Quand tout ce que tu avais chassé été revenu aux galops, te sauter sur le dos, te mettre genoux à terre...

C'était à ton tour de le soutenir et puis... Leo', tu es préfet non ? C'est forcement dans tes cordes. Alors oui, tu lui redresses son petit minois, lui offrant un sourire radieux. Tu détaches ton emprise de lion et lui ébouriffes sa crinière rousse avant de sécher le tout avec un de ses t-shirt. L'autre, sur ton épaule, fera office de nouveau pyjama. Il ne peut décemment pas rester tout mouiller comme ça...Planquant tes propres cheveux en arrière, tu lances un rapide regard par la fenêtre. L'orage n'a pas fini de faire battre ses javelots étincelants, au même titre que ses tambours de guerre.  Tu n'es pas prêt de rentrer à ton chalet. Reprenant un peu de distance avec le jeune Phyllali tu tentes à nouveau de capter son regard, de voir si il va un petit peu mieux et surtout... de comprendre d'où lui venait ce soudain abattement.

▬ Quelque chose te tracasse Aaron. Tu veux en parler ? Lances-tu d'un ton relativement calme, retirant ton manteau trempé et séchant ta propre crinière de lion. Hm. Ça te titille l’inquiétude cette histoire.



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Sujet: Re: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Lun 25 Juil - 19:07
Un orage sous le signe de la Terreur
Mes dents s’entrechoquent. Encore. Et encore. Je sens mon pyjama imprégné d’eau se coller toujours plus contre ma peau. Même la chaleur de Léonidas ne parvient pas à transpercer ce rideau de froid. Mais, inconsciemment, c’est autre chose que je cherche en cet homme. Le réconfort de ses bras n’a aucun rapport avec la chaleur qu’ils procurent. Cette aura. Cette aura dont la Terreur a inexplicablement peur. Peut-être que si je me rapproche encore un peu… ? Peut-être qu’en restant là… si prêt de lui. Peut-être qu’en glissant ma jambe entre les siennes ? Peut-être que la Terreur s’en ira ? Alors je m’accroche désespérément à son manteau qui glisse pourtant entre mes mains. Mais il ne comprend pas, même s’il est délicat, je sens dans ses gestes la volonté profonde de me repousser. Ne comprends-tu pas ? Ce n’est pas de cette chaleur dont j’ai besoin.

Un peu plus fort, je m'agrippe à son manteau. Il dépose sa joue juste vers ma tempe. Je respire enfin. Je sens les dernières brumes de mon esprit se retirer dans des profondeurs insondables. Et si nous restions ainsi ? Là, je suis bien. Je me sens en sécurité. Rien ne peux m’arriver. Tu fais fuir mes ténèbres, Léo, j’en suis persuadé. Tu n’as pas le droit de m’abandonner. je veux rester tout près de toi. Il n’y a que là. Il n’y a que cet endroit où je puisse devenir fort.

Pourtant… pourtant, tu n’as pas l’air d’accord. Tu n’as pas l’air de le comprendre. Tu me repousses. Sagement, docilement tu m’écartes de ta joue protectrice. Tu as décidé de mettre de la distance pour une forme de santé physique. Pour tenter de me réchauffer avec ces deux t-shirt qui traînaient lamentablement dans mon chalet en désordre. Je te le répète, ce n’est pas ça dont j’ai besoin. Mécaniquement, je cherche à faire un nouveau pas en avant. J’ai instinctivement besoin de cette lumière que tu ne semble même pas percevoir. Mais tu trouves le moyen de me repousser gentiment à nouveau en m’essuyant les cheveux. Après avoir retiré les deux t shirt maintenant trempés, tu cherches mon regard. Moi je fuis, je regarde mes pieds. Si nos regards se croisent, que pourrait-il advenir ? La Terreur pourrait débarquer, me forcer à te fracasser le crâne. Je regarde mes pieds alors que tu tentes de comprendre. Cette question dérangeante. Est-ce que je veux en parler ? Pour passer pour un fou ? Je secoue la tête en remontant les yeux vers toi d’un air implorant.

Les bras ballants, je puise dans mon courage pour m’échapper de se pyjama trempé. Je m’extirpe de ce vieux haut qui me colle à la peau en déboutonnant les boutons un à un. Je retire mon pied du dernier chausson restant. Je passe ma main pour relever une mèche qui s’est abattue devant mes yeux. Me voilà en caleçon devant mon préfet. Sans gêne. Je ne prête aucune attention à mes Pokémons. Même si Phy est venue paillée juste à mes pieds, même si Vivaldy s’est approchée, l’air inquiète. Je n’arrive qu’à leur répondre d’un maigre sourire. Je n’ai pas envie. De rien. Je voudrais juste… m’approcher. Le toucher à nouveau. Sentir ce… cette chose qui me rend confiant sans que je ne puisse la nommer.

Je penche lentement la tête sur le côté et je fais un nouveau pas pour briser cette maudite distance. Je ne l’avais pas senti arriver mais la Terreur est revenue. Elle toque à l’entrée de mon esprit, désireuse de ce moment de faiblesse. Elle bondit en moi d’un seul coup, me faisant reculer d’un pas, plié en deux, les deux mains sur la tête. Une solution… vite !

A corps perdu, je me jette en avant pour espérer effleurer cette aura bienfaitrice.
Aaron S. Mightley

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Sujet: Re: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Ven 12 Aoû - 8:27

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Tu ne sembles pas comprendre.

Il n'y a rien a comprendre.

Tu es entêté.

Tu es chez Aaron, le dos, la figure, les cheveux trempés. Cette pluie battante, ce rythme saccadé de gouttes vicieuses qui s’abattent sur le toit du chalet. Rien que ça. Tu frottes la tête déjà bien ébouriffée du jeune Phyllali.  Pas de réponse a ta question, juste un vilain silence, encombrant, lourd et désagréable. Une main sur sa joue, un regard qui cherche à se saisir du sien sans jamais le trouver. Il te fuit ? Visiblement. Tu grognes mais pas assez fort pour que ce dernier ne transperce la symphonie de l'orage. Tu restes insistant.

▬ Tu peux tout me dire. Je ne te jugerais pas.

Pas sûr que ces quelques mots ne marchent. A vrai dire, toi le premier, tu ne parles pas beaucoup de toi. Alors pourquoi les autres le ferait ? Pourquoi est-ce qu'on te parlerait de nos problèmes ? Préfet certes, mais tout aussi brisé que le reste du monde. Où et l’intérêt de donner a un homme des emmerdes alors qu'il n'est pas foutu de gérer les siennes ? Tu soupires. Tu continues de vouloir capter ses yeux émeraudes. Sans relâche, tu tournes la tête, t'accroupis d'avantage si cela est possible pour lui bloquer la vision de ses pieds. Il continue de fuir. Mais quoi ? Tu te redresses, inquiet. Ton habituel toc s'empresse de lever l'une de tes mains jusqu'à ta nuque, serrant au point d'en laisser une marque. Tu réfléchis, tu cogites. Tout un tas de scénarii, du plus simplet au plus horrible, traversent ton esprit, s'accaparent ton imagination. Tu espères simplement que ça n'a rien de grave.

Avant ça immobile, Aaron fini par s'extirper de son pyjama. Ses mouvements sont lasses et vidés de leur énergies. Tu souhaites d'abord l'aider, et t'y résignes finalement quand un coup de tonnerre frappe non loin. Tu tournes un peu ta tête, voulant regarder par la fenêtre. Tu y aperçois les pokemons de ton amis, inquiets eux aussi.

Un instant d'inattention, un seul et tu sens le rouquin se jeter sur toi. Tu ne l'avais pas vus venir et tu en perds ton équilibre. Ton pied d’appuis quitte sa position, recule, et en deux trois pas de redressement, tu finis dos bloqué contre le mur au fond de la chambre, proche du lit. Bras dessus bras dessous, tu retiens Aaron de tomber, le sentant flasque et perdu tout contre ton torse. A demi-nu, sa peau encore trempée de pluie, le Phyllali se presse d'avantage contre toi, serrant la moindre partie de ton buste. Sa tête est venue s'enfouir sous le creux de ton épaule, trop petit pour s'y déposer. Oreille sur le cœur, sans doute entend-t-il battre ce ventricule désorienté et soucieux qu'est le tiens.

Tu es du genre patient, vraiment... Mais là...Action, réaction. Tu forces Aaron a s'approcher d'avantage – sans savoir si cela est possible – et emprisonne son visage de tes mains. Ton front s'écrase contre le siens. Le choque le réveillera peut-être. Proche, très proche, peut-être même trop proche. Ton souffle se mêle a celui du Phyllali quand tu prononces ces quelque mots : ▬ Ressaisis toi.

La foudre frappe de nouveau. L'intégralité de la pièce s'illumine en blanc cassé, jetant vos ombres sur les murs. L'instant d'après, le chalet est plongé dans l'obscurité la plus totale.



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Sujet: Re: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Jeu 25 Aoû - 7:57
Un orage sous le signe de la Terreur


▬ Tu peux tout me dire. Je ne te jugerais pas

Il me fait hésiter un instant. Je croise furtivement l’opacité de ses lunettes. J’ai soudainement l’envie de les lui retirer. Rien que pour voir ses yeux. Rien qu’une fois. C’est peut-être dans ceux-ci que réside la puissance mystérieuse qui parvient à repousser mes ténèbres. Je ne te jugerais pas. Evidemment que si. Comment peut-il en être autrement ? Si je t’annonce cache qu’une entité mystérieuse peut prendre à tout instant le contrôle de mon corps et même de mon esprit, evidemment que tu me jugera, d’une façon ou d’une autre, même sans t’en rendre compte. Je commence à te connaître Léo. Tu feras le meilleur pour moi, en t’oubliant. Je n’ai pas à te refourguer mes problèmes. Reste juste auprès de moi, juste un instant, juste cet instant pour repousser la Terreur. Un peu. Quelques secondes de répit. Fait le pour moi. Sans poser de questions. Oui, ça sera parfait.

Malheureusement, Léo n’a pas l’air d’être vraiment d’accord pour coopérer. Il voudrait “comprendre” avant de m’offrir la moindre chose. Il ne me laisse pas vraiment le choix. Voilà que par désespoir je me jette sur lui. Echapper à la Terreur. Rien qu’un instant.
Cette pensée s’envole aussi vite qu’elle est arrivée lorsque je me retrouve à califourchon sur mon Préfet.

Sentant la Terreur revenir à l’assaut, une unique solution me traverse l’esprit. Je plaque mon torse humide contre celui de Léo. Cette proximité semble réfréner les ardeurs de l’esprit qui retourne se planquer dans le fin fond de mon estomac. Je me sens soulagé… sans me rendre compte que j’ai déposé mon oreille contre le coeur battant du blond. Il ne bat pas régulièrement, il est trop rapide. Je n’ai pas le temps de déterminer la raison.

Il m’attrape le visage alors qu’un éclaire nous illumine d’un seul coup. Je parviens à déterminer son expression, il est à cheval entre l’énervement et l'incompréhension. Il ramène mon visage tout près du sien. Si bien que je peux sentir son souffle, là, tout près. C’est un tout autre sentiment qui s’empare de moi. Malgré la situation, malgré tout, je vois Léo comme je l’ai toujours vu : charmant et déterminé. Même si j’aurais voulu qu’il dise autre chose que “ressaisis-toi.”. Une pointe de déception me ratrappe, c’est tout ce qu’il faut pour que la Terreur passe à nouveau à l’action. Elle bondit en moi. Alors que je force le passage, je lutte contre l’étau de ses mains, Elle ne me laisse pas le choix. C’est le sprint final. Si je ne suis pas assez rapide, Arceus sait ce qu’Elle fera de moi.

Je parviens enfin à glisser ma tête derrière les mains de Léo, j’ai passé la dernière barrière qui me sépare de lui. Alors que la Terreur s’attaque à mes derniers retranchements. Plus que quelques centimètres. Il fait noir, mais je sais parfaitement où je vais. C’est ma dernière chance si je ne veux pas sombrer dans la folie.

C’est à ce moment qu’elles se rencontrent. Je ne sais pas comment décrire l’instant. J’ai fais ça pour me protéger de la Terreur. Je la sens aussitôt électrisée, elle se retire immédiatement et disparaît dans les tréfonds de mon être. C’est un second sentiment qui s’empare ensuite de moi. Je ressens toute l’attirance que j’ai toujours éprouvé pour Léo. Je n’ai pas envie que ce moment se termine. Je suis partagé entre la peur que la Terreur revienne si je ne décole, ne serait-ce qu’une fraction de seconde, ses lèvres des miennes et la profonde envie de prolonger ce baiser le plus longtemps possible.

Je n’aurais jamais penser embrasser mon préfet, à cheval sur lui, par une nuit d’orage. Mais plus encore, je ne pensais pas mes sentiments aussi palpables. Je ne peux rien y faire, mais je sens parfaitement cette petite lueur d’espoir germer. Peut-être est-ce seulement notre premier baiser. A ce moment, je l’espère du plus profond de mon être.
Aaron S. Mightley

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Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas] Turtwig

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Leonidas Blackhart
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Sujet: Re: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Mar 6 Sep - 10:58

LEO & AARON
somnam bulle


Tu le pense malade, dépressif, peut-être même possédé par un spectre. A vrai dire, tu ne reconnais plus Aaron, tu ne vois plus en lui cette étincelle si joyeuse et étincelante qui a l'habitude de briller de mille feu dans ses deux perles vertes qui lui servent d'yeux. En tout cas tu ne sortiras pas de cette hutte avant d'avoir rendu le sourire a ton cher Phyllali. Essayant de comprendre au mieux ce qui peut bien se passer dans son esprit, tu fouines aux travers de son regard devenu bien sombre, de ses mouvements devenues mous et flasques, de sa teinte de peau partiellement blafarde... Aurais-tu loupé quelque chose ? Un message caché, quelque chose du corps qui ne s'explique pas mais qui se ressent ? Quelque chose que tu ne peux voir que si tu y fais assez attention.. ? Tout ça te travail, t’égratigne l’inquiétude.

Ne comprenant pas ce qui devait être comprit, tu te sens soudain l'envie de le soulever, de le prendre dans tes bras tel une de ces princesses de films ou de romans pour l'amener directement à l'infirmerie. Si tes yeux, trop brouillaient d'affolement, ne peuvent voir ce qui devait être vu, sans doute Needle serait plus à même de mettre le doigt sur ce qui tracasse ton ami.

D'une caresse sur sa joue, d'un éclair qui illumine le ciel, des ténèbres qui finissent par vous engloutir, tout s'étaient s’enchaînés rapidement, si bien que tu fus pris au dépourvue. Aaron s'était glissé hors de ton emprise. Ses cheveux humide s'étaient faufilés au travers de tes doigts avec une certaine agilité, son souffle devenu plus lourd était venu se mêler au tiens. Un mélange unique, tout aussi sucré qu'acide. Tu aurais put reculer, fuir, sursauter même. Mais tu n'as pas bougé. Tu es resté fixé a le regarder dans les yeux alors qu'ils venaient de se fermer, de se laisser guider jusqu'à tes levers. Un seul touché, une éraflure suivit d'une pression. Surpris ? Sûrement un peu, tu crois encore Aaron soumis a ce quelque chose que tu n'arrives pas a nommer, a ce qu'il se refuse de te dire.

Tu réfléchis trop Leo. Ce qu'a Aaron, c'est beaucoup plus simple que ça.


Le Phyllali fait d'avantage pression sur toi. Ses doigts ont sut trouver refuge contre tes vêtements, les saisissants avec force, comme si leur vie en dépendait. Tu sens ton dos écrasé contre la fenêtre de la chambre, tu sens les jambes du rouquin se faufilaient entre les tiennes. Tu n'es pas aussi naïf. Au travers de ce baiser qui paraît au premier abord maladroit, tu sens le reste, l’émotion, les sentiments... Passant d'une sensation a une autre, tu finis par comprendre et tu forces tes lèvres sur les siennes, non pas par réciprocité, mais pour le faire reculer. Tu es surpris, c'est vrai, mais peut-être qu'Aaron le sera plus encore. Il recule d'un pas, puis de deux. Ses jambes fuient les tiennes et tes bras enroulés autour de sa nuque glissent le long de ses épaules pour les lui saisir. Gentille pression, petit sourire.

▬ Est-ce que ça va mieux ? Oses-tu lui demander dans l'obscurité la plus totale, essayant au mieux d'effacer le peu de stupeur qui persiste sur ta voix.


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selkies mood


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Nemo Kendhall
Nemo Kendhall
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Sujet: Re: Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]   Jeu 24 Aoû - 14:03
Un orage sous le signe de la Terreur

Ce moment, je ne sais pas combien de temps de l’ai attendu. Combien de fois je t’ai épié en secret, combien de fois je l’ai imaginé, espéré, dont j’ai invoqué les images dans mon esprit. J’ai l’impression d’avoir atteint un but, quelque chose qui me servait d’alibi pour avancer, quelque chose qui me donnait une force mystérieuse pour continuer à vivre. J’aurais voulu mettre des mots sur mes sentiments. Si ça avait été si simple… Pourquoi a-t-il fallu que je m’entiche d’un mec couru par toutes ? Au coeur brisé par Janet et arraché par Calliope. Ma chance est passée. Et malgré la douce pression qu’imposent ses lèvres sur les miennes… je dois me rendre à l’évidence. Il me repousse, m’oblige à faire reculer mes jambes, pas à pas, pour finalement parvenir à se détacher de moi, de mes lèvres, de mon emprise.

Je ressens soudainement un grand vide. Un vide presque serein. Comme si… comme si la Terreur avait décidé de me laisser tranquille, ce soir. Léo, je ne sais pas pourquoi… mais tu es le remède le plus efficace contre mes problèmes. Aussi intimes soient-ils. Je souris dans le noir. Là était son but. Et il y est parvenu. Désolé de t’avoir emmerdé avec ça, Léo. Si j’avais pu régler mes problèmes tout seul, tu serais pas allongé par terre, à moitié nu, sur le parquet de mon chalet. Je pousse un soupire dans le noir et mon préfet ose une question. Je me sens apaisé, je hoche la tête avant de me rappeler qu’il ne me voit pas.

«_ Oui… Je crois...»


Je sent la petite Phy s’approcher à pas mesurés. Cette fois-ci, je n’hésite pas et l’accueil dans ma main, lui caressant doucement sa petite plume orangée. Ce soir, j’ai gagné cette bataille. Grâce au blond. Mais le combat est loin d’être terminé. Je le sais, je le sens. La Terreur rôde, toujours à l’affût. Elle est loin d’en avoir fini avec moi. Et je suis loin de la laisser gagner. Léo n’était peut-être pas la meilleure solution mais il m’a prouvé qu’il y en avait. Tôt ou tard, je les trouverai et me débarrasserai de cette chose. Fort de cette résolution, je me relève sur mes jambes encore tremblantes. Il est temps…

«_ Léo… tout ce qu’il s’est passé, ce soir… n’égalera jamais l’affection que je te porte.»


C’est une autre façon de dire je t’aime. Plus déchirante, plus alambiquée. Si nous n’étions pas plongés dans l’obscurité, le Phyllali aurait aisément remarqué des larmes perler aux creux de mes yeux. C’est la page la plus difficile à tourner, mais je me suis fait rejeté. Léonidas a bien d’autres choses importantes à gérer, plus importants que des sentiments à sens unique.

« Merci… je sais pas ce qui me serait arrivé sans toi, ce soir. J’aimerais être seul maintenant. »


J’ai besoin que tu partes Léo. Que tu sois moins présent dans ma vie. J’ai besoin d’un nouvel air, de nouvelles rencontres. Ca me fait mal, peut-être plus qu’à toi, mais je dois me rendre à l’évidence, je dois t’oublier. Sois heureux, j’espère sincèrement que Calliope saura te combler. Et si nos chemins viennent à se croiser à nouveau, je n’aurais plus besoin de toi pour faire face à la Terreur. Je t’admire, Léo. Tu es tout ce que je rêve d’être. J’ai l’impression d’être quelqu’un de meilleur à tes côtés. Merci pour tout.

Les pas du préfet résonnent jusqu’à la porte qui s’ouvre dans un grincement et qui se ferme dans un fracas. Peut-être aurais-je voulu ajouter quelque chose. Mais l’émotion me rattrape, les larmes coulent à flot et mon coeur est inconsolable. Cette perte laisse un immense trou béant derrière elle. Cette nuit horriblement humide ne fait que commencer…
Aaron S. Mightley


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Un orage sous le signe de la Terreur [PV: Nidadas]
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