[INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !
Mia Clarke
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Sujet: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Dim 3 Nov - 5:28

Electric power bitch !

01/11, tentative d'effraction!

Belle avait eu une journée bien chargée, elle avait notamment rencontré quelqu'un mais aussi retrouvé son bloc-note dans lequel elle gardait toutes ses créations, écrits et notes sur la vie. Elle finissait de dîner avec le sourire, elle n'arrivait toujours pas à croire qu'elle avait pu passer autant de temps avec une personne … humaine ! C'était fantastique et en plus de ça, elles avaient des centres d'intérêt communs. Elle regarda ses deux Pokémon heureuse. Les deux étaient tout fraichement surnommés : un éclair de génie l'avait amené à appeler son Dedenne Scapin, quant à Plum, surnom inspiré par son petit corps rond violacé, elle demanda un autre nom par pure jalousie, et lorsque Belle hésitait entre Antigone et Phèdre, elle choisit la dernière, dans les deux cas, son destin aurait été tragique. Arrivée à l'entrée de son dortoir, la jeune fille sentit vibrer son iPok, peut-être Faith voulait lui parler ? Cela lui paraissait tellement étrange d'avoir des gens avec qui elle pouvait communiquer comme tous ces autres élèves qui passent leur temps à pianoter sur leur appareil !  


Je sais ce que tu fais, je connais tes petits secrets... Sous ton lit, ce n'est pas un monstre qui s'y cache mais bien la preuve que tu en es un. Si tu ne veux pas avoir de soucis, je te conseille d'aller chercher pour moi des informations sur les événements à venir dans l'école. Où ça ? Nulle part autre que le bureau de cher Rivardi ! Fais toi discrète, je sais que tu n'as pas à te forcer, mais tout de même ! J'attends ça au plus vite !

Délicieusement, Ezra.



Comment était-ce possible ? Les yeux au bord des larmes de la jeune fille ne se décollaient plus de ce message, elle imaginait déjà Potiron traversant l'école en répétant que Belle était une voleuse... elle ne pourrait pas le supporter ! La dernière fois qu'elle avait été prise, elle avait dû quitter la ville, hors de question que cela se passe pareil ici ! Pas maintenant qu'elle connaissait quelqu'un ! La jeune fille tenta tant bien que mal de cacher ses joues rouges en traversant la salle commune et alla se jeter sur son lit en pleurs. Une fois qu'elle eut reprit ses esprits, elle expliqua la situation à Phèdre et Scapin qui furent tout aussi bouleversés. Sans plus de cérémonies, la jeune fille se prépara pour se mettre au lit et s'emmitoufla sous sa couette pour dissimuler ses sanglots.


Rapidement, elle réalisa qu'elle ne réussissait pas à dormir. Non seulement cette nouvelle la tourmentait, mais aussi elle gardait en souvenir ce rêve si étrange qu'elle avait fait la veille et il était hors de question qu'elle y retourne. Elle quitta son lit d'un bond vif et commença à se changer pour vêtir des habits proches du corps et les plus sombres possibles. Une fille du dortoir passa à cet instant et aperçut la jeune fille par sa porte entrouverte. « Qu'est-ce que... Oh c'est toi. » Décidément la jeune fille s'était forgée une réputation assez étrange pour qu'une élève ne soit même pas surprise de la voir s'habiller de la sorte comme une voleuse en fin de soirée. Pour une fois, c'était tant mieux.


L'équipe se mit en position espion : Scapin alla se faufiler dans le col de la jeune fille et Phèdre flottait derrière. Elle attendit sagement sur son lit, revisionnant les photos qu'elle avait prise il y a peu et vers une heure du matin, se décida à sortir. Comme l'avait si bien dit Ezra, elle n'avait pas besoin de se forcer pour être discrète, même en tentant de parler à des groupes, ils ne l'entendaient pas, en plein milieu d'un couloir, les élèves ne détournaient jamais leur regard, alors si en plus elle rasait les murs, il était impossible qu'elle soit ne serait-ce qu'aperçue. Elle réussit à sortir du bâtiment sans trop de mal et se retrouva à l'orée de la forêt en pleine nuit.


Une nuit sombre où le clair de lune était à peine perceptible de par la forte présence de nuages. Les bruits provenant de la forêt n'avaient absolument rien de rassurant et Belle savait à peine vers où elle se dirigeait. De temps à autre, elle demandait à Scapin d'éclairer rapidement l'endroit d'une étincelle pour savoir si elle était dans la bonne direction. L'herbe était humide, les feuilles de l'automne recouvraient le parterre, chacun de ses pas provoquait un petit bruit de frottement qui la tétanisait. Elle réussit finalement à atteindre le bâtiment principal où se trouvaient les bureaux des enseignants, y compris celui du vice-directeur. Elle prit une grande inspiration et essaya d'ouvrir une porte : fermée. Elle ne voulait pas laisser de traces de son intrusion, elle n'allait quand même pas défoncer une vitre... Elle réfléchit et se dirigea vers des portes à ouverture automatique qui fonctionnaient entièrement de manière électrique. « Fais quelque chose Scapin, c'est notre seule chance... » Le petit rongeur s'approcha du boîtier détecteur et y envoya à plusieurs reprises des petites décharges sans que rien ne se passe. « Tente de le faire dysfonctionner, charge toi avant peut-être, non ? » Le hamster tenta à nouveau... sans succès, la jeune fille n'avait sûrement pas la bonne méthode.


Elle jeta quelques regards vers les fenêtres entrouvertes à des étages supérieurs, elle n'avait pas amener de corde ou autre et était incapable de les atteindre, elle n'avait pas vraiment la foi non plus. Chaque minute passée à l'extérieur était risquée, mais elle était prête à tenter sa chance plutôt que de prendre le risque de dévoiler sa cleptomanie grand jour. Une nouvelle idée lui vint à l'esprit, après avoir pensée à se faire porter par Phèdre et ses quinze kilos, la jeune fille commençait à ne plus en avoir, mais celle-ci lui semblait bonne. Elle se retrouva face à une porte traditionnelle et demanda à la Stalgamin de geler l'intérieur de la serrure suffisamment pour constituer une sorte de clé. La première était trop fragile et se brisa, la deuxième aussi, la troisième trop dure et ne tournait même pas. Belle commençait à désespérer d'entrer et finit par taper violemment contre la porte sous le coup de la colère, pour la discrétion, on repassera.


La porte s'ouvrit, à la surprise générale, Belle se sentit bête, peut-être les portes n'étaient-elles même pas fermées à cette heure ? Seules les portes électriques auraient été désactivées...Après tout, Roseverte, Pervenche et d'autres devaient travailler tard dans l'établissement... Ce qui voulait aussi sûrement dire que le concierge rodait encore. Elle espérait de tout cœur qu'en entrant les lumières automatiques, tout comme les portes, auraient été désactivées. Visiblement c'était le cas. Elle attendit quelques minutes voire si quelqu'un avait par hasard entendu son entrée magistrale mais personne ne débarqua pour la surprendre. Elle se mit donc à parcourir les couloirs de l'école, éclairée à coup d'étincelles de Scapin. Phèdre, elle, n'avait l'air d'avoir aucun soucis pour se diriger dans l'obscurité, elle avait même pris de l'avance. C'est quand la jeune Pyroli vit revenir sa Pokémon paniquée d'un couloir qu'elle comprit qu'il y avait sûrement un problème et qu'elle n'était sûrement pas seule.


Alors qu'elle s'apprêtait à faire demi-tour, elle vit Scapin subir une sorte de magnétisme, ses étincelles ne s'arrêtaient plus et il fut comme attiré vers le couloir en question. Au départ, l'attraction n'était pas bien forte et Belle pouvait le retenir sans trop de problèmes... jusqu'à ce qu'il lui glisse des doigts pour disparaître comme une petite lueur d'étoile qui s'éteindrait dans la noirceur du ciel. Oubliant tout, la jeune étudiante courut à sa poursuite suivie de près par Phèdre, l'expression toute aussi inquiétée que sa dresseuse. Où avait-il bien pu passer et qu'elle était la source de l'attraction ? Un nouveau mystère à élucider...



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.MIA  CLARKE
Adèle Faust
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Sujet: Re: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Dim 3 Nov - 9:43

La poussière de l’Ipok, son nez qui la piquait. L’éternuement :  vive expulsion de postillons un peu partout sur le décor impersonnel de son dortoir. Un reniflement bruyant et un revers de main impolie suivirent le rejet. Adèle était en chemise de nuit. Une belle étoffe de son anthracite favori qu’elle s’était confectionnée elle-même. Le vêtement nocturne possédait deux particularités. La première était une capuche large et tombante qui donnait un air obscur et mystérieux à la petite Faust. La seconde résidait dans un souci technique. Le stock de tissus volé n’étais pas suffisant et sa « robe » oscillait entre le sweat large et l’indécence. Ses camarades de dortoir effrayaient par ses réactions imprévisibles, s’étaient bien gardées de lui faire remarquer ce détail. Fâcheuse précision sur le fait de se radiner au petit déjeuner commun dans une pareille tenue, la chose allait probablement rendre dingue toute la gente masculine. Au contraire, les commères observaient un silence rare, plaqué sur leur visage un sourire niais. Souvent les adolescentes étaient agitées par des gloussements de dinde en pensant à leur « très chère petite camarade », les cruelles tenaient leur  vengeance. Adèle la fouteuse de bordel dont le manque de convenances et de réserve faisaient une extravagante méprisable. Loin d’être totalement dupe, Adèle avait conseillé à – plutôt invectivé, même – Zola d’enquêter. Chose que ce dernier s’était empressé de ne pas faire. Curieux de voir la réaction que les jambes nues et interminables de sa dresseuse pouvaient suscitées chez des mâles  boutonneux et mal réveillés.

Mais pour l’instant on se souciait peu, vraiment très peu, de ce qui allait advenir à l’aurore. Il y avait autrement plus préoccupant. Assise sur son sommier, Adèle tentait pour la troisième fois de comprendre le fonctionnement de l’Ipok. La première fois le tactile de l’objet avait failli la rendre dingue. Elle en était venue à le balancer du haut du deuxième étage de son dortoir sous le regard mortifié des autres filles. La seconde fois, sa recherche sur Halloween l’avait laissée sur sa faim. Cette nuit la brune tentait avec application de mettre en marche la bête qui souffrait apparemment de la faim. Les petits indicateurs bruyants : « bidibips » assourdissants et plaintifs mettaient la Faust hors d’elle. Par trois fois, elle frappa l’objet contre sa table de chevet avant qu’il ne cesse enfin de geindre. Biiiien. La Givrali ne nourrissait pas ses pensionnaires s’ils attentaient à sa précieuse audition. L'écran d’accueil s’afficha en basse luminosité pour préserver un peu de batterie, contraignant son utilisatrice à abîmer sa vue pour déchiffrer les lettres. L’engin se rebella de nouveau. « Nouveau Message d’Ezra Plume. » s'insurgeait-il. Il vibra si fort qu’Adèle relâcha son emprise le cœur battant. L’objet tomba, le bruit de sa chute amortie par la moquette. Passablement agacée, l’adolescente se saisit de nouveau de l’Ipok. C’était comme les pokéballs qu’elle avait trouvé dans son sac une fois qu’on le lui eut ramené. TRES utiles, à condition de savoir s’en servir bien sûr.

Ezra Plume… Ce nom lui disait quelque chose. Un peu comme la voix familière du fayot en classe ou le slogan d’une marque sur laquelle vous n’arrivez plus à remettre le doigt. Puis ce fut l’illumination, mais oui ! C’était cette fille de pixels qui fraternisaient régulièrement avec les petites pestes du dortoir pour soutirer quelques potins ou articles à  mettre dans sa gazette ! Adèle trouvait ce procédé ingénieux, les Givrali étaient connu pour leur affection du bruit qui court et les on-dit. Mais la réputation de l’ « IA » - et mieux valait ne pas demander à la cadette Faust ce à quoi pouvait bien correspondre l’anagramme – n’avait enflé que depuis la publication d’un vilain sujet qui fâchait tous les intellectuels cette année. La brune comptait dans le lot, l’intriguant Kira qu’il lui tardait de revoir depuis son cauchemardesque Halloween. Bref autant dire qu’en quelques lignes, Ezra décrivait, selon les dires, la fin de l’académie.

Quelle étrange idée que de vouloir entrer en contact avec la petite Adèle. Fébrile, une lueur curieuse brillait au creux des yeux sarcelle de la gamine, pendant qu’elle appuyer timidement sur « ouvrir ».


    « Bonsoir Adèle,
    Alors t’as les chocottes dans mon académie ? On m’a dit que ton arrivé se résumait à la capture d’un luxray en furie ? Tu nous caches d’autres secrets Tigresse ? Entre ces murs de papiers et surtout dans ton dortoir, ils ne feront pas long feu, crois-moi. Par contre si tu veux, j’ai ta solution. Tu sais ce précieux billet derrière lequel tu cours depuis que tu as posé le pied sur Lansat ? Eh bien il est en ma possession et si tu le veux, il va falloir le mériter. Riven Rivardi est le vice-directeur de l’académie, dans son bureau j’ai quelques informations à récupérer. Ne te fais pas d’illusion, je suis ta seule chance de pouvoir fouler à nouveau Hoenn. Ramène-moi les papiers et j’espère que le délit ne te pose pas de problème de conscience !
    Clandestinement,
    Ezra P.
    »


La Seviper ! Et dire que la veille, Adèle se retrouvait prisonnière d’un cauchemar, la voilà prise dans un attentat. Le visage de son frère lui manquait, son indifférence cruelle et sa dégaine tranquille auxquels il lui semblait s’être attaché, faisaient peser un vide dans sa poitrine. Le message ranimés les souvenirs et une douce nostalgie en découlait. Comme si ses crises, son comportement de peste et ses réactions improbables se multipliaient depuis qu’on avait refermé les portes de l’académie sur elle. Le billet. Son espoir, sa chance, l’Incontournable si elle voulait revoir sa terre chérie avant sa majorité. Poussée par l’adrénaline, encouragée par l’heure tardive, la Givrali se redressa. Sur son lit défait, la silhouette pelucheuse de Zola se soulevait et s’abaissait au rythme de sa respiration. Première épreuve. La créature avait une étrange habitude, à dix heures du soir tapante son corps tombait raide et Adèle croisait les doigts pour qu’il s’agisse d’une crise cardiaque. Souvent la brunette était obligée d’allait ramasser son corps qui traînait sur le sol du dortoir, comme un jouet que les enfants auraient laissé à l’abandon. Elle avait expérimenté deux décharges depuis que la créature l’avait rejointe, s’était largement suffisant. Autant dire que la Faust préféra lui balancer son Ipok dessus plutôt que de l’effleurer du bout des doigts.

Le corps du monstre de poche s’illumina comme une guirlande de noël et l’Ipok vomit un petit bruit de satisfaction. Adèle tenta un « Zola ? » mal assuré, très contentent de ne pas avoir risqué sa précieuse main. Le Pokémon était déjà perché sur son épaule. Il avait une tête de zombie peu rassurante. Ses yeux vifs étaient cernés, le rongeur ne se retenait pas pour enfoncer ses petits griffes dans la peau tendre de sa dresseuse pour rester bien accroché. Aïe. La dresseuse grimaça. Le réveil de son « partenaire » en pleine nuit était à proscrire.

Leur ascension débuta ainsi. Les portes du dortoir grinçaient sur leur passage, plusieurs paires d’yeux se  tournèrent dans leur direction quand ils s’éclipsèrent de l’antre. La Faust ne se faisaient pas beaucoup d’illusion sur cette escapade, les filles étaient trop fines pour l’empêcher de quitter les lieux. Elles se seraient privées d’un délicieux potin, ce qui n’était pas dans leurs habitudes. Dehors il faisait froid. Un vent taquin et insinuant faisait frissonner l’adolescente  dans sa chemise de nuit trop courte. Pas chaussée, elle mettait au martyr ses pauvres arpions sur le sol humide et glacial qui lui faisait la sensation d’une multitude poignards enfonçaient dans la plante de ses pieds. L’Emolga dont la triste humeur n’était pas passée, la guidait à coup de décharges électriques.

Méthode  au combien douloureuse qui réchauffait le pauvre corps tremblant d’Adèle. La stratégie restait efficace puisqu’ils retrouvèrent bientôt l’établissement. Imposant et sans conteste inébranlable, dur de croire qu’un troupeau d’Electrobes chatouilleux pouvaient tout faire sauter. Fort heureusement Adèle ne serait pas là pour voir ça. Elle imaginait avec délice la moue perplexe de sa grand-mère quand elle sonnerait à la porte de chêne du manoir. Ou mieux, partir sur les chemins, seule et sans attaches. Il faudrait se débarrasser de Zola en cours de route. Hors de question de conserver l’écureuil paresseux et caractériel. Motivée par ces perspectives, Adèle poussa la porte d’entrée…. Avec insuccès. L’échec faillit lui faire perdre tous ses moyens et ses yeux la brûlèrent. Sa farouche volonté eut tout même raison de l’impuissance qui menaçait. Une onde électrique la parcourue des pieds à la tête de façon désagréable et cette fois la porte s’ouvrit. Elle adressa un regard meurtrier à l’écureuil volant dont les petites pattes lacérées son épaule.

Les couloirs, elle les longea. Tapie dans l’ombre des murs ou récoltant discrètement ce que les académiciens avaient eu le malheur de laisser traîner. Un bouton, un Bic, une montre cassée… La Givrali était semblable au petit poucet. Au début ce jeu d’espionnage l’amusait beaucoup mais face au silence des lieux, elle finit par renoncer à la discrétion. Baillant à s’en décrocher la mâchoire et fredonnant des mélodies familières. Où pouvait donc bien se trouver le bureau de la cible ? Une entrée fracassante était à prévoir. On n’arrêtait pas la brune dans ses projets, surtout quand il concernait son initiative de foutre le camp. La chance sourit aux audacieux et Adèle distingua un plan de l’académie sur le mur. Elle s’en approcha, avant de grogner dans l’espoir de convaincre Zola de l’éclairer. Le rongeur semblait sur le point de s’exécuter roussissant les cheveux de sa dresseuse au passage. Seulement à peine l’énergie commença à s’intensifier dans ses joues, une force le tira en arrière. Après avoir été arraché de la brune non sans violence,  le corps de la bête se mit à glisser dans un chuintement peu gracieux sur le carrelage de la bâtisse. Un fil invisible l’entraînait dans le dédale de couloirs. Les yeux ronds comme des soucoupes la Faust se mit à courir à sa suite. Mais qu’est-ce que c’était que ce bordel ?

HRP - Kein Problem, perso j'ai rien vu. Je m'excuse pour mes éventuelles fautes, j'ai relu mais j'ignore si c'est une démarche suffisante dans mon cas. Sur ce, à toi de jouer Annie o/
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Sujet: Re: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Dim 3 Nov - 15:54



11H50 ▬ Annie avait compris. Elle avait tout compris ! Jusque là, elle n'avait été qu'un Charmillon, piégé entre des parois de verre, voletant tristement dans son très mince espace vital, rangé à côté des autres, auquel on prêterait le même regard vide de compassion ou d'intérêt. Telle était sa situation : elle était là, prisonnière d'un quotidien morne, fade, qui ne devait en aucun cas être le sien. Ses voisins s'étaient résignés, sans même chercher à se battre ; sans même tenter de briser les murs qui les empêchaient de suivre leur véritable destinée. Mais l'adolescente, elle, n'était pas de ceux-là. Elle se savait brillante, plus encore que tous les autres réunis, capable de se libérer enfin ; capable de rayonner, comme elle devrait le faire depuis toujours. Plus déterminée que jamais à sortir des bancs de la banalité, Annie avait fini par trouver ce qu'elle avait toujours cherché : le moyen, enfin, de cueillir leur douce reconnaissance ; se sentir portée par leur admiration, s'endormir bercée par leurs applaudissements. Pour cela, il lui suffisait de percer le mystère qui en fascinait certains, en inquiétait d'autres. Oui : il suffisait qu'elle fasse la lumière sur cette drôle d'affaire, ces électrodes en furie, et alors, elle serait en mesure de goûter à la clameur des foules.

Pour cela, Annie avait cherché un peu partout, côtoyé les Givralis les plus réputées en ce qui concerne le commérage, guetté le moindre mot pouvant la mettre sur une nouvelle piste. Pleine d'espoir, elle s'était rendue sur Internet, avait fouillé autant que possible ; en vain. A cours d'idée, assise en tailleur sur son lit impeccablement fait, l'adolescente relisait inlassablement les quelques notes qu'elle avait bien pu griffonner sur son petit carnet vert ; mais sous ses yeux, les lettres se tordaient en des visages narquois, sorte de diablotins dansant dans son imaginaire, qui semblaient se moquer d'elle avec ardeur. Agacée, la Mentali envoya ses notes buter avec force contre le mur d'en face. Annie retint un cris rageur ; la voilà qui, tournant déjà en rond auparavant, venait de se heurter à un gigantesque mur, qu'il ne lui semblait ni pouvoir escalader, ni même contourner. Les bras croisés sur sa poitrine, une mine défaite sur le visage, elle sentait bien que la détermination la quittait peu à peu, laissant place à une bien étrange sensation de ridicule. L'atroce sonnerie, couinement aigüe et plaintif d'une bête pathétique, coupa court à ses quelques réflexions. Saisissant l'Ipok, elle lu avec une curiosité dévorante la mystérieuse note qui s'était affichée à l'écran.



    « Ma très chère Annie,Je suis tellement heureuse de trouver quelqu'un d'un tant soit peu intelligent, ici ! Tu l'auras sûrement remarqué, les esprits faibles t'encerclent, et la plupart se risquent même à te prendre pour l'une des leurs. Pathétique, oh ! Tellement regrettable ! Sache que je ne crois pas leurs foutaises ; moi, je sais ce que tu vaux : mille fois mieux. Tout ce qu'il te faudrait pour leur prouver, ce serait un petit coup de pouce... que je te donnerai avec plaisir, évidemment. Toutefois, moyennant un petit service que tu devras me rendre. Tu n'ignores certainement pas que toute information m'est précieuse ; malheureusement, celles qui trouvent le plus grâce à mes yeux sont en ce moment même quelque part dans le bureau de ce satané Rivardi... Rapportes-les moi, et je te récompenserai gracieusement en retour.Ton amie, Ezra. »



Le cœur d'Annie manqua un coup. S'infiltrer dans le bureau du vice-directeur ? C'est bien trop risqué : jamais ! Mais après une relecture rapide, elle parut hésiter. Ezra lui avait promit quelque chose en retour ; quelque chose qui avait de toute évidence trouvé valeur à ses yeux. Ce qu'elle cherchait à obtenir depuis toujours, ce pour quoi elle avait œuvré avec tant d'ardeurs, là, servi sur un plateau d'argent ? L'offre était alléchante. D'autant plus qu'Annie connaissait bien la dite Ezra : une intelligence artificielle à l'affut de tous les potins, rédactrice d'un certain journal aussi, et qui exerçait une certaine influence sur les élèves. Sans aucun doute, si l'adolescente devait s'allier à quelqu'un, ça devait être elle ! Avec un calme effarant, la Mentali rangea l'appareil dans sa poche, mit ensuite de l'ordre dans ses quelques notes qu'elle planqua malicieusement sous son matelas, et se dirigea doucement vers la sortie. Il n'y avait pas de temps à perdre : le coup n'allait pas se préparer tout seul...

00H30 ▬ L'étrange objet, posé sur le tissus souple, se met soudain à convulser. Il se débat, tremble de tout son petit être, hurle des sons étouffés par sa folie naissante. Des doigts fins le saisissent brusquement, pianotent quelque chose, et lorsque ceux-ci le reposent, il a retrouvé son calme d'antan. Un long soupir se fait entendre. Annie prend place sur son dos, faisant face au plafond, dans un sordide froissement de couvertures. Il est l'heure, ça y est. La journée entière, elle avait combattu cette nervosité qui tentait de prendre le contrôle de son être, se persuadant que le moment venu, toute cette énergie négative se serait envolée ; mais plus que nerveuse désormais, elle se trouvait absolument terrorisée. La bouche grande ouverte pour filtrer le plus d'oxygène que possible, l'adolescente avait bien des difficultés à retrouver une respiration convenable, ressemblant étrangement à un Malosse revenu à l'arrêt à la suite d'une folle course, les flancs se soulevant à un rythme saccadé et la langue pendante. A grande peine, les membres engourdis, rendus comme insensibles, elle se leva de ce lit dans lequel elle n'avait pas même réussi à se reposer quelques instants, et enfila ses fidèles chaussons. Dans le noir, vêtue seulement de collants sombres mais peu épais, et d'un juste au corps charbonneux, la jeune fille ressemblait d'avantage à une triste ballerine, qu'à une élève sur le point de commettre un quelconque méfait. Et sans mentir, sans doute Annie aurait préféré s'évader ainsi, à pas feutrés, pour exécuter un invraisemblable ballet, comme pouvaient bien le faire ces stupides héroïnes, dans les films dédiés à la danse ; néanmoins, on ne lui avait pas là demandé son avis. Quoi qu'il en soit, elle se devait maintenant d'aller au bout de cette étrange mission : finalement, c'était sûrement inscrit dans son glorieux destin. Annie serra le gadget électronique fort, très fort au creux de ses deux mains, comme le ferait un enfant avec son doudou. Néanmoins, elle ne le serrait pas avec cette drôle de tendresse que l'on offre aux peluches au bord de son lit, mais une certaine agressivité : parce qu'après tout, si elle s'était retrouvée dans une telle situation, c'était entièrement sa faute...

00H45 ▬ La voilà fin prête, la crinière nouée en un chignon bas et discret, afin d'éviter qu'un cheveu laissé ne puisse la trahir. Annie laissa s'échapper un nouveau soupir ; l'angoisse la rongeait. Pourtant, elle se devait de garder son sang froid, et surtout, elle se devait de s'en tenir à son plan, échafaudé avec minutie tout au long de la journée. Elle s'était, songeait-elle, parée à absolument toutes les éventualités ; aussi comptait-elle mener cette mission à son terme, avec une main de maître. A pas feutrés, Annie se dirigea vers la sortie... puis fit un brusque demie-tour. Retournant jusqu'à son lit, elle prit à la volée la minuscule boule jaune qui s'était installée en-dessous, tout près d'une prise électrique, puis partit une bonne fois pour toute. L'adolescente avait opté pour la sortie « simple », c'est à dire par la porte prévue à cet effet. Connaissant ses camarades, mais se sachant également capable d'une grande discrétion, elle savait possible la fuite sans se faire remarquer de personne : à cette heure-ci, toutes dormaient, soucieuses d'avoir des cernes le lendemain. En revanche, si jamais elle se risquait à ouvrir une fenêtre, le froid s'engouffrant dans le dortoir aurait eût vite fait de réveiller toutes les précieuses, et ainsi la faire découvrir. Conclusion : c'était une très mauvaise idée. A pas de loups, Annie se mit à progresser lentement dans le couloir, son starter lové dans la poche ridiculement petite cousue au niveau de la poitrine, et son Ipok fermement tenu dans sa main droite. A mesure que ses pas la rapprochaient de la porte, dernier obstacle la séparant de l'air libre, l'angoisse grandissait : n'est-ce pas toujours à ce moment précis, alors qu'il touche du bout des doigts son but, que le héros est arrêté ?

Mais tout se passa bien. La poignée s'abaissa sans grand bruit, et un léger grincement seulement se fit entendre, alors que la Mentali se faufilait au-dehors. Instantanément, la piqûre rageuse du froid fit effet, et de longs frissons agressèrent la peau nue des bras et du haut du dos. Si Annie s'était précédemment félicité d'avoir pensé à amener ses vieux vêtements de gymnaste, elle se maudissait maintenant de n'avoir pensé à prendre quelque chose de plus chaud, histoire de se couvrir un peu plus. Tant pis, maintenant, de toutes façons, elle ne pouvait plus faire marche arrière ; elle progressa donc ainsi, les bras croisés sur la poitrine, sous les rudes assauts des bourrasques. Alors qu'elle tentait de faire taire, tant bien que mal, le claquement distinctif de ses dents, la jeune Annie sembla trouver le temps affreusement long. La distance avec son dortoir était-elle réellement si grande ? Ou était-ce le froid qui lui rendait la tâche si pénible ? Elle ne chercha pas longtemps la réponse à cette drôle de question. Bientôt, les bureaux se dressaient, majestueux, devant elle, de même que les lourdes portes qui en permettaient l'accès. Un nouveau soupir s'échappa, libérant une légère fumée claire dans l'air nocturne. Du bout des doigts, avec une expression semblable à du dégout, l'adolescente saisit la petite bête qui sommeillait dans sa poche, et la posa, frémissante, dans le creux de sa main gauche.

« Réveille-toi, la brusqua-t-elle, ça va être à toi de jouer, il faut que tu sois prête. »


Le tact ? Connaît pas. Annie se dirigea à grands pas jusqu'à la façade clairsemée de fenêtres, dont quelques unes étaient restées entrouvertes. Le soulagement gagna rapidement le cœur de la jeune fille ; souvent, elle avait entendu le personnel se plaindre de certaines fenêtres du couloir qui ne fermaient plus, laissant entrer l'air froid dans tout le bâtiment. « Insupportable ! » qu'ils disaient tous. Tout le long de sa marche, Annie s'était toutefois posée l'inévitable question : et si elles étaient fermées, cette fois ? Et l'angoisse n'avait fait que la ronger un peu plus. Maintenant qu'elle devait agir, elle était d'ailleurs plus présente que jamais. Le cœur battant, elle commanda à Jasmine une « corde » fabriquée grâce à son attaque Sécrétion. Elle la reprit à quatre fois, grognant de solidifier le tout, car Mademoiselle ne voulait certainement pas tomber d'aussi haut. Enfin vint le moment. L'outil solidement fixé dans une brèche de la fenêtre et l'adrénaline circulant à tout va dans ses veines, Annie, après avoir calé son Ipok à la place de sa poitrine, entama la périlleuse ascension. L'adolescente ne parlait pas. Pas un son ne sortait de sa gorge, et il fut probable qu'elle ait même gravit le tout en apnée, priant toutes les divinités possibles et imaginables pour qu'elles la gardent de chuter.

Lorsque la Mentali eût enfin pénétré dans l'enceinte du bâtiment, elle n'en croyait pas ses yeux. Le stress retombé, elle se sentit vidée de toute énergie. Ses jambes tremblaient, et elle fut contrainte de s'assoir, car celles-ci ne la supportaient guère. A la vue de ses paumes, mises à vif par le frottement et le froid, un rire nerveux passa le pas de ses lèvres ; le premier son, depuis déjà de trop longues minutes. Le temps de retrouver ses esprits, la farouche détermination de l'adolescente lui était revenue. Encore frissonnante, plus encore nerveuse que frigorifiée, elle décida enfin de se lever. Après avoir soigneusement récupéré l'outil ayant permis son effraction, c'est à pas feutrés, avec les plus extrêmes précautions qu'elle commença à progresser au milieu des murs sombres et des portes, toutes identiques. Finalement, elle monta des escalier, se dirigeant plus au hasard que suivant un itinéraire précis, son Ipok capricieux refusant catégoriquement de lui afficher le plan de ce foutu bâtiment, récupéré plus tôt dans la journée. Arrivée à l'étage supérieur, Annie étouffa un cris de joie : le plan ! Oubliant sa discrétion, elle se dirigea à grand pas jusqu'au panneau, sortit Jazz de sa poche, et la brandit comme un briquet afin de s'éclairer un peu. La bestiole produit une étincelle. Puis une deuxième. Enfin, elle se changea en une véritable petite boule d'électricité qui, blessant les doigts de sa dresseuse par inadvertance, se retrouva entraînée par une force inconnue. L'adolescente fut prise d'un hoquet de surprise, et un moment, pensa rêver. Voyant s'éloigner en toute hâte sa petite boule de lumière, elle n'hésita pourtant plus et, le cœur battant la chamade, l'angoisse bouillonnant dans ses veines, s'élança derrière elle sans réfléchir, néanmoins terrorisée à l'idée d'un piège tendu par le gardien.



HRP → Voilà voilà, enfiiiin je poste ! J'espère que ça ira surtout, et désolée de m'être faite prier, haha. Bref ! Juste au passage, lire vos postes, c'était le pied. ♥
Mia Clarke
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Sujet: Re: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Lun 4 Nov - 18:58
La jeune fille repensait au message terrible d'Ezra Plume, le chantage était une affaire qu'elle n'avait jamais subi personnellement et rien que d'y repenser la faisait frissonner de peur. Alors quand elle vit son petit Pokémon en plein vol attiré par un magnétisme inconnu, elle vit toutes ses chances s'envoler. L'image de Potiron répétant l'information dans toute l'enceinte de l'école se faisait plus vraisemblable et plus distincte dans son cerveau en ébullition. « Une voleuse au dortoir Pyroli » serait sûrement le prochain titre de la gazette, elle pensait à toutes les conséquences, le regard des autres élèves qui ne s'en approcheraient plus, protégeraient leur sac en la voyant arriver ou rangerait leur si précieux iPok. La respiration haletante, elle suivait la course du rongeur électrique leur cœur battant et la peur au ventre. Avec ça, elle perdait toute occasion de se faire de nouvelles amies, la fameuse Faith qu'elle avait eu le bonheur de rencontrer plus tôt ne lui ferait plus confiance, tous ses projets tomberaient à l'eau.


Elle traversa le couloir qui lui parut être le plus long de sa vie et en tournant aperçu une grande lumière comme provoquée par un éclair et trois petits Pokémon à même le sol semblant presque mis K.O. par le choc. Dans l'ordre de taille, nous avions un Pokémon inconnu de la jeune fille, provenant sûrement de régions comme Sinnoh ou Johto. Il ressemblait à un écureuil avec des sortes d'ailes, son pelage était noir, jaune et blanc, sa queue longue et noire et sa taille égale à deux fois celle de Scapin. Celui-ci restait fidèle à lui même, quant au dernier, il était minuscule, encore plus petit que le hamster de Belle, il ressemblait à un petit arachnéen jaune aux yeux bleus perçants. Les trois Pokémon rappelaient le type électrique, il ne fallut pas longtemps à la jeune femme pour comprendre que supposément, une utilisation simultanée de leur pouvoir avait créé une force magnétique immense.


Belle n'osait pas trop s'approcher de la scène de peur que l'énergie flottante ne l'électrocute. Elle gardait ses distances, laissant le pauvre Scapin à son sort et Phèdre l'imitant sans remords. Dans les couloirs sombres de l'établissement, il était difficile de percevoir quoique ce soit, seulement les petites LED vertes permettant de distinguer les détecteurs étaient allumées et permettaient d'entrevoir les silhouettes présentes dans le corridor. Aucune des deux personnes présentes, sûrement les dresseurs des deux Pokémon, ne lui semblait familière, ceci-dit elle paraissait toutes les deux féminines ou bien l'éventuel jeune homme devait penser sérieusement à se rendre chez le coiffeur. Belle n'osait dire mot, toute muette donc elle tentait de décrypter un peu mieux les élèves. Voilà un point rassurant, il s'agissait d'élèves et non d'adultes ce qui laissait penser qu'elle n'était pas seule à être dans l'illégalité... le même soir... au même endroit, voilà qui était bien étrange.


Timide, elle fit un pas vers l'avant et put mieux voir les deux jeunes filles – c'est confirmé!- provenant chacune d'un couloir différent. L'une d'elle avait de longs cheveux bleus, l'autre chocolat et elle verte ce qui nous faisait une belle ribambelle capillaire. A la différence de Belle, elle ne semblait pas être accompagnée d'un autre Pokémon. Les deux étaient fines et petites et l'une d'elle était vêtue de noir comme Belle donc peu perceptible... l'autre semblait être pieds nus ? Elles avaient aussi douée que Belle dans ce genre d'exercice si ce n'est moins ! La jeune Pyroli ne savait pas vraiment comment réagir et attrapa au vol Scapin qui s'était éloigné le plus vite possible des deux autres piles sur pattes et qui sautait dans ses bras. Elle lui chuchota à l'oreille que cette décharge aurait au moins le mérite de le calmer, c'est qu'il lui fit froncer les sourcils avant d'aller se cacher dans le col de la demoiselle.


Comme visiblement elle était tombée sur aussi bavarde qu'elle, elle finit par se convaincre de briser la glace, il y avait eu plus de peur que de mal, ce serait se tirer une balle dans le pied que de dénoncer les autres puisqu'elles même n'ont pas le droit d'y être. Maline comme elle pouvait l'être et aussi malhonnête, elle déclina une fausse identité avant de leur demander la leur.


    « Bonsoir mesdemoiselles, je m'appelle Elisabeth Durkheim, je suis ici parce que l'on m'a fait chantée et je pense que si nous évitons de réemployer des techniques électriques pour arriver à nos fins et que nous faisons chacune notre affaire de notre côté tout peut très bien se passer. On peut même aller se prendre un croissant ensemble après. Je suis sûre que nous pouvons devenir très amies... »


Belle doutait de plus en plus de pouvoir être amie avec qui que ce soit mais elle ne pouvait pas déclencher un combat dans les couloirs alors même qu'il fait nuit. Elle s'avança discrètement vers les jeunes filles en écoutant leur réponse, elle n'avait pas l'air méchante, dans les livres c'est ce genre de situation improbable et hasardeuse qui créer les plus grandes amitiés, après tout les trois jeunes filles avaient sensiblement le même âge, étaient dans la même école et...


La jeune Pyroli fut interrompue dans ses pensées par une autre voix que celles des deux filles. La voix désagréable et stressée du concierge. « QUI EST LA ? » avait-il gueulé suivit rapidement des bruits de pas de son Metalosse. Le corps se de Belle se figea, des petits frissons parcoururent tout son corps, la voix venait de derrière elle, si près du but, elle ne pouvait pas se faire attraper ! Enfin si près, tout est relatif, elle ne savait même pas où était exactement le bureau du Vice-Directeur. Elle se mit à courir du plus vite qu'elle put, laissant derrière elle Plum qui avait beaucoup de mal à suivre la cadence, et bousculant l'une des deux filles s'écria :


    « Dégage de là grognasse ! Chacune pour sa gueule ! »


Elle demanda à Scapin d'envoyer une attaque frotte-frimousse sur l'une des filles en espérant la laisser paralysée à la merci du concierge mais ne put pas se retourner pour voir si l'attaque avait atteint sa cible. Elle continuait sa course dans un des couloirs disponibles et heurta de plein fouet dans un virage ce qui semblait être une poubelle. Elle se vautra sur le sol, recouverte des détritus de la poubelle renversée et continua son chemin en rampant. Apercevant l'entrée des toilettes pour homme, elle décida de s'y rendre... toujours en rampant de douleur. Évidemment, il n'y avait aucune raison pour que ce jour-ci elles furent plus propres qu'un autre, au bord des larmes, probablement en train de ramper sur de l'urine séchée ou pas d'ailleurs elle alla se cacher sous un lavabo, sortit sa baguette magique et lança un Wingardium Leviosa sur le troll après son troisième essai... ah non, mauvaise histoire ! Dissimulée donc, elle se recroquevilla en boule et attendit patiemment que le temps passe en espérant ne pas être trouvée. Un robinet mal fermée gouttait et chaque petite goutte qui tombait dans le fond de l'évier sonnait comme un tic-tac aux oreilles de la jeune fille qui croisait les doigts si forts qu'elle faillit se déboîter une phalange.


Passant dans le couloir elle entendit la voix du concierge s'adressait à quelqu'un expliquant qu'il était sûr qu'une personne s'était introduite dans les couloirs et qu'il n'était pas prêt de s'arrêter de chercher. La voix féminine et stridente lui répondit qu'elle et Chaussette son Chacripan l'aiderait, il s'agissait sans nul doute de Madame Pervenche. Par chance, l'odeur de Belle était couverte par les détritus, et sûrement l'urine, elle ne craignait pas grande chose du minet. Au bout de quelques minutes qui semblaient être des heures, elle vit la porte à peine s'entrouvrir. Les sueurs froides qu'elle sentit à cet instant étaient absolument indescriptibles. Il s'agissait en fait de Phèdre qui entrait dans les sanitaires les sourcils froncés et tellement en colère qu'elle aurait pu déclencher une tempête de neige recouvrant toute l'école. Elle s'abstint et se contenta d'asséner une énorme attaque Coup de Boule en plein dans l'estomac de Belle qui dut se retenir pour ne pas vomir en conséquence. Face à l'odeur que dégageait leur dresseuse, les deux Pokémon allèrent s'installer à l'opposé de celle-ci dans les toilettes et attendirent.

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Sujet: Re: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Mar 5 Nov - 21:55

Adèle n’avait jamais été rompue ni à la traque, ni à l’espionnage. Ces sorties imprévisibles lui avaient bien sûr enseigné à courir vite, mais la discrétion était restée un domaine lointain et inexploré. La brune ne faisait pas beaucoup d’effort. Ses pieds nus claquaient durement et douloureusement contre le sol, glissant parfois sur un carreau plus brillant que les autres. Il faut dire que les circonstances l’aveuglaient. Prise entre la panique d’avoir vu de ses propres yeux le corps de Zola s’envolait sans que de ce dernier n'en manifeste la moindre volonté et le sentiment dérangeant d’oublier quelque chose. Les ombres se refermaient sur elle à mesure que le corps luminescent de l’écureuil la distançait, l’étouffante oppression des ténèbres si craint dans sa petite enfance se faisait ressentir. Mais où allait-il donc ? Ce corps flottant et rondouillet que la maudite bâtisse menaçait de lui retirer. C’était bien la première fois que la Faust faisait le souhait qu’il soit à ses côtés. Son corps tiède manquait à l’appel et c’était tout un drame pour la demoiselle. Ses yeux la piquaient, elle avait envie de s’arrêter pour crier son désarroi aux fantômes des lieux. Les couloirs étaient jusqu'ici déserts et d'autant plus inquiétants. Les virages que prenait la silhouette jaune et noir toujours plus serrées faisait monté l'angoisse de la brune à chaque foulée.

On est rarement soumis à ce genre de course, celle où l’où n’est ni la proie, ni le chasseur. Où la vitesse vous arrache des frissons, sans que vous ne parveniez à les dissociez de l’angoisse des chemins hasardeux que vous prenez. L’académicienne était un peu dans cet état d’esprit, à la poursuite de son Emolga, l’obscurité à ses trousses. Sur sa langue le goût acre de la fatigue combinait à l’incertitude, dans ses prunelles brouillée par la contrariété, ses cheveux libres qui volaient librement derrière elle. Ils étaient longs. Ils étaient comme des fils de chocolat, aussi soyeux et légers qu’ils étaient encombrant et en mesure de trahir son passage.

Une lumière plus vive, une étrange concentration d’énergies éblouissantes.  Adèle du freiner des quatre fers, manquant de s’étaler de tout son long sur le carrelage glacial. Droit devant elle, à l’exacte intersection entre l’allée et un couloir plus fin, Zola brillait de mille feu. Ce fut bref, presque instantané, mais les veux bien réveillés de la Faust détaillèrent jusqu’au moindre détail de ce qui se passait. Sur son cœur où pesait la peur de s’être fait prendre par un quelconque piège du concierge, tout s’envola pour laisser place à une perplexité qu’elle éprouvait rarement. Blottit les uns contre les autres, son écureuil et deux autres formaient un étrange noyau compacte. Des raisons physiques devaient expliquer ce magnétisme, mais la gamine aurait eu du mal à les donner. En plus de « son ventre-à-patte », une souris grasse, ronde et rousse aux allures pleines de bonhommie et une ridicule araignée à la fourrure jaunasse et à l’épiderme cobalt. Bienvenue eu bal des horreurs. La Givrali avait beau s’être résignée à la façon dont les Pokémons envahissaient l’académie, son manque de connaissance la poussait à être toujours plus étonnée par leur étrange faciès et leur extravagance physiques. A l’évidence, la brunette leur ressemblait trop pour les apprécier. Mais il n’y avait pas que les trois créatures qu’une étrange attirance avait réunis. Deux filles que la course avait essoufflé à l'image de la Faust, récupérait leurs forces en se toisant avec méfiance.

Dure de se faire un avis sur leur frimousse encore épuisée, Adèle préféra les nommer par de simples attributs. La demoiselle mince et vêtue de noir à l’exception de son étincelante chevelure céruléenne serait donc la Bleue et celle dont le visage était ravagée par un mélange de peur et de surprise serait la Sotte. La cadette aurait pu se contenter d’un la Verte en référence à la capillarité amande de cette dernière, histoire de ne pas engendrer de futurs conflits. Mais l’empressement de la situation ne lui laissait pas le loisir de réfléchir à ce genre de commodités. Il y eut un petit blanc durant lequel les monstres de poche retombèrent au sol et où chacune dévisagea les autres. C’était un grand luxe pour la brunette de ne pas être la seule dans le délit, elle ignorait en quoi visiter les bâtiments de nuit pouvait présenter un intérêt pour les autres. Mais d'un naturel facile, la brune ne s’en souciait aucunement. A vrai dire, elle était bien contente de voir autre chose que ces commères de Givrali dont les jacassements avaient finis par « user ses oreilles » comme l’aurait probablement formuler sa grand-mère. Qui sait si ces demoiselles ne pouvaient devenir de potentielles alliées ? Après tout l’altruisme était une qualité qui convenait parfaitement à la gent féminine, non ?

Ce fut la Sotte qui ouvrit le dialogue, pleine de cette charmante et distrayante candeur qui sied mal à son ton pompeux. Rien qu’à l’entente de son nom, la jeune Faust fut ravie d’avoir trouvé un surnom pour le remplacer. Sotte était aussi la dresseuse de la souris au poil abricot et sous ses airs de gamine réservée, elle partageait l’anxiété des deux autres. Trop nerveuse pour être naturelle... La tension qui planait dans l’air était presque palpable à peine allégée par les douces paroles de la dresseuse à la chevelure de jade pâle. Des croissants ?! Non, mais sérieusement qui pouvait être abusée par des croissant au milieu de la nuit alors qu’elles étaient toute trois en train d’enfreindre le couvre-feu ? Adèle qui n’aimait pas vraiment l'idée de rester prostrée en écoutant les paroles d’une autre choisit d’exprimer à voix haute ce qu’elles étaient peut-être trois à penser tous bas.


    « Les croissants c’est une idée de merde. Appelez-moi 007 pour cette nuit. »


Sa tirade fut ponctuée d’un sourire éclatant digne des publicités bien qu’il lui manque cette blancheur photoshopée. L’idée des agents secrets c’étaient pas mal. D’autant que cette évocation la ramenait à des tas de souvenirs de gamines où elle jaillissait du panier à linge provoquant horreur et divers problèmes cardiaux chez les pauvres domestiques. Elle n’avait jamais compris pourquoi « 007 » était le meilleur de tous, mais elle avait bien enregistré le fait que son nom apparaissait dans quelques-uns des livres de son frère. Avant d’être un intellectuel aux yeux fades et aux goûts littéraires d’un autre âge, son frère avait été un fervent adorateur des policiers et de la science-fiction. Il parlait alors avec fougue des péripéties de ses héros. Son aîné lui narrait les épopées incroyables de double zéro sept. Les histoires rendaient Adèle ivre de peur et de curiosité tandis qu’elle se cachait sous les draps pour échapper à l'odieux suspens que savait si bien recréer son frère. Cette passion pour le meilleur des agents secrets l’avait quittée depuis. Le jour où le garçon avait brûlé toutes ces « bêtises de jeunesse » pour être exact.  Les flammes avaient emporté les aventures de James. Ces dernières avaient trouvé refuge dans la douteuse mémoire de sa cadette.

Entre les murs de l’académie, éclairée par les rayons blafards et fatigués de la lune, cette atmosphère mystérieuse et palpitante reprenait vie. Zola était l'élément imprévu et perturbateur, un peu comme le Pokémon qui surgit de nulle part et qui réduit tous les efforts de protagoniste à néant. L'écureuil tricolore paraissait peu enjoué de retrouver les bras de sa maîtresse comme l'avait fait l'autre rongeur. Au contraire, il préférait s'approcher des deux autres inconnues. Son regard brillant et rieur allant de l’une à l’autre, sans parvenir à se décider sur celle qui méritait le plus son insupportable compagnie. Le destin choisit pour lui.

« QUI EST LA ? » Une tonalité rude et nerveuse qu’on entendait souvent près du placard à balaies et la précieuse quiétude des trois jouvencelles s’écroula. Le concierge. Le concierge était là. Perdu dans le dédale à des lieux de la fortuite et dangereuse réunion ou à quelques mètres, l'information restée impossible à déterminer. Ce n’était plus une simple tension qui planait, c'était des relents électriques qui hérissaient les bras de la petite Faust. Son cœur tambourinait fort dans sa poitrine et le sol qui vibrait sous ses pieds l'emplissait d'effroi. Le titan  de métal accompagnait son maître au grand désarroi de la Givrali. Une intuition primaire prit les commandes et Adèle abandonna les raisonnement et le décor, son esprit entièrement focalisé sur sa survie. Des alléchantes promesses qui avaient pu la pousser à entreprendre la quête d'un télégramme aux intrigantes qui avaient croisé son chemin, Adèle oublia. Rien ne comptait plus que sauver sa peau. Un réflexe très humain qui visait à épargner sa vie de l'horrible et sinistre grincement du Métalosse en marche. Encore fallait-il que l’étudiante du dortoir de glace eut le temps de tourner les talons. Une paume animait par une rare violence la propulsa contre le mur. Le geste était souligné par la voix de tout à l’heure que la nécessité rendait grondante et agressive. C’était la Sotte !

Qu’elle vermine cette…. Cette sotte ! Le regard Roy de la victime devint aussi sombre que qu'un océan face à la colère de Lugia.. Adèle enregistra l'apanage de cette fille qui quelques minutes plus tôt prétendait à une paix cordiale. Personne ne se moquait de l'héritière Faust sans qu’on entende parler. Si l’intenable bruit métallique des pattes de leur poursuivant n’avait pas martelé son esprit, la cadette se serait lancée à la suite de la dresseuse du rongeur aux poils de carotte. Au lieu de ça, elle opta pour une imitation stratégique et gueula assez fort pour qu’on l’entende.


    « Mais non Elisabeth ! J’ai dit pas dans les bureaux allons plutôt voir à l’infirmerie ! Ah ! Mais où a bien pu passer mon Statistik ? »


Laissant la Bleue dans le vent – où du moins l’espérait-elle – Adèle se remit à courir. Ses pieds touchaient à peine le sol. La demoiselle s’escrimait a foncer tête baissée le plus loin possible du vacarme que faisait le concierge et son monstre. Les cris insatisfaits de Zola qui peinait à garder le rythme n’étaient pas vraiment un atout et la Givrali fut plus que tenter d’assommer la créature avec la pokéball habilement dissimulée dans sa très courte chemise de nuit. Un sursaut d'humanité l'en empêchait et la froide raison lui glissait que mettre la bête au tapis aurait traçait une piste nette pour remonter jusqu'à elle. L’ennui c’est qu’à part des casiers gentiment alignés et des portes toutes semblables et probablement verrouillées, il n’y avait pas l’ombre d’une cachette. Le cœur de la miss commençait à se compresser, l'angoisse l'empêchait de penser et il lui semblait que ses chances diminuaient un peu plus à chaque seconde.  Où allait-elle, ses pieds nus, privée de la moindre lumière ? Que Diable, James Bond aurait-il fait dans une situation aussi lamentable ? La réponse tomba littéralement du ciel - ou de plafond, tout dépend.

Un cul de sac lui faisait front, réduisant ses minces espoirs de s’en sortir à une approximation de zéro. Le mur et le symbole dont il était porteur frappèrent doublement la brune. Le ciment et le crépis n’avaient jamais été aussi laids et inesthétiques. Le sol tremblait toujours, nouant un peu plus la gorge rêche de celle qui se voyait déjà condamnée. C’était sans compter sur la plaque de fer qui vint s’écraser à quelques pas sur sa gauche. L'objet s'abîma avec fracas sur le sol froid. Le bruit désagréable et cassant faillit achevé la Faust déjà au comble de l'anxiété. Elle tourna la tête. Ses tempes étaient trempées de sueurs froides et elle retenait à grand mal de bruyants halètements. Perché dans une bouche d’aération dont il venait d’arracher la grille, Zola. L’Emolga fier de son tour la fixait comme on fixe celui qui nous est redevable. De son œil fier et moqueur qui n’admettait que l’admiration des autres, le vaniteux rongeur avait le poitrail gonflé et défiait tranquillement Adèle. Petite vengeance sur le cours de Botanique ? Cette vision était familière à l’académicienne.

La voix nasillarde et dangereuse d’une femme qu’on entendait souvent dans la bibliothèque fit frémir la brune qui se hâta de gagner l’abri de fortune dégoté par l’écureuil. Il fallut jouer des coudes et pas impossible qu’un œil attentif ne remarque pas la grille bancale replacée en urgence. Mais Adèle parvint à hisser tout son corps dans l’étroit conduit. Il s’agissait d’une expérience nouvelle, le boyau était si mince que ramper était la seule option et toutes précipitation aurait anéanti l’invisibilité dont la brunette jouissait actuellement. L'écureuil volant montrait la route, lui dont la petite taille  laissé toute sa liberté de mouvement habituelle. A voir les regards joyeux et narquois qu’il adressait régulièrement à sa dresseuse, il n’était pas impossible que le rongeur de foudre ait agi dans l’unique but de mettre cette dernière au supplice. Et encore le mort était faible, pour décrire toute l’horreur que lui inspirait ce couloir dans lequel ses épaules passaient à peine Il aurait fallu qu’elle extériorise les émotions intenses de sa dernière course. Au lieu de ça, elle se retrouvait condamnée à progresser centimètre par centimètre à la merci de son propre Pokémon. La conversation des deux membres du personnel qui les avaient pris en chasse tenait lieu de bruit de fond. L'incitant à ne pas laisser s'émousser la concentration dont elle devait faire preuve pour ne pas trahir sa présence. Ce constat rappela à Adèle qu’elle n’était pas seule. Peut-être  que les autres se feraient prendre avant elle ? Pourvue que cela soit Sotte, cette pimbêche le mériterait largement. Une chose était sûre si l’étudiante à la capillarité vert d'eau était amenée à recroiser sa route, la cadette Faust se ferait un plaisir de mettre les choses au clair.


HRP - Désolée pour les TRES nombreuses fautes qui doivent joncher ce post, je corrige demain promis ;3
EDIT - C'est relu, et corrigé, j'espère que c'est mieux ;;
Brefouille good luck Nanny !
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Sujet: Re: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Lun 11 Nov - 11:03

Une course effrénée. Le palpitant au bord de l'arrêt, la respiration difficile et les jambes rendues incapables de la porter, Annie manqua de se cogner violemment au coin d'un mur, qu'elle évita de justesse. Elle était là, sa boule jaune, à ce parfait carrefour, point conjoint de plusieurs couloirs, son peu de poils hérissé à l'extrême sur son dos, et collé à... collé à quoi, au juste ? Une expression de surprise s'abattit sur le visage de la cadette Valloy, tandis qu'un soulagement sans pareil libérait sa poitrine d'un poids pour le moins énorme. Tout ce qu'elle fut en mesure d'affirmer, ce fut que ce n'était certainement pas le redouté Métalosse ; et elle en poussa un long soupir. Oui mais alors, qu'était-ce ? Une souris, d'abord. Un rongeur dodu, court sur patte. Un visage rond, qui ne se détachait du corps par un cou quelconque et dont les joues enflées lui donnaient cet air un peu benêt, qui rappelait à Annie l'image déroutante d'un ivrogne après avoir fait la tournée des bars... Toutefois, cette créature-ci n'avait point le nez rougis et les yeux tombants : ces derniers étaient d'ailleurs aussi ronds que lui, petites billes noirs de jais. Elle ne lui trouvait pas cet air malicieux, que l'on peut parfois prêter à ces bestioles, estimant son Q.I inférieur, même, à celui de cette chose qui lui servait de starter ; et pourtant, ça ne volait pas bien haut. L'adolescente jeta au rongeur un regard plein de mépris, avant de se pencher sur l'autre. Elle l'avait déjà vu ; enfin, non, pas lui. Mais chez elle, trois Emolgas se partageaient un spectacle aérien. C'étaient des bêtes qu'elle avait toujours trouvées adorables. Ils avaient cet air constamment réjoui sur le visage, une tête rondelette surmontée de deux soucoupes censées leur servir d'oreilles. Quant à leur corps, il était fin, pareil à celui d'un gymnaste, agrémenté toutefois de deux membranes d'un jaune saisissant. Celui-ci plus que tout autre, avait à ses yeux une forme de crêpe ; pourquoi ? Elle n'aurait trop su le dire. Un fruit peut-être de cette faim qui tiraillait son estomac, et qui maintenant sans doute influençait son esprit. Un grognement retentit et, portant une main à son estomac, elle se rendit enfin compte des deux jeunes filles, postées près d'elle.

Chacune récupéra à la hâte son pokémon, puis se toisèrent tour à tour avec méfiance. Annie n'avait nulle envie de rompre le silence qui s'était installé ; et pour dire quoi ? Qui elle était ? Merci bien. Qui serait assez idiot pour révéler son identité, dans une telle situation, à de parfaits inconnus ?

« Bonsoir mesdemoiselles, je m'appelle Elisabeth Durkheim. »

Eh bien, elle avait désormais sa réponse. C'était une gamine de son âge, qui venait de prendre la parole sur un ton trop courtois pour être honnête. Annie la toisa durement, des pieds à la tête. Deux fois. Elle appuyait sur chaque détail qui faisait d'elle ce qu'elle était, l'œil tirant parfois sur le mépris. Elle n'était pas bien grande, pas bien grosse non plus. La jeune fille retrouvait chez elle son propre corps, sur lequel n'apparaissait ni hanches, ni poitrine, ni rien d'autre. Ou peut-être si, un peu plus ; mais cet esprit de compétition, typiquement féminin, ne lui permettait pas de la placer plus haut qu'elle dans n'importe quelle catégorie qui soit. De toutes manières, c'était un fille banale. Trop banale, sans ce je ne sais quoi qui fait toute la différence, sans cette personnalité qui luit au fond des yeux. Et pourtant, Annie ne pouvait s'empêcher de la trouver jolie, d'envier sa longue chevelure aux couleurs de l'émeraude. Un instant, elle la fusilla du regard ; comment pouvait-elle bien susciter en elle une telle envie ? Se redressant, n'écoutant même plus les déblatérations fantasques de l'autre sur croissants et amitié, Annie leva les yeux au ciel, sentant grandir en elle ce sentiment de colère terrible, celui-là même qui grandit tandis que s'installe entre deux femme cette compétition, ici certainement à sens unique.


« Les croissants c’est une idée de merde. »

La voix tranchante fit tressaillir l'adolescente, qui se retourna sur celle qu'elle n'avait pas encore eût l'occasion de voir. Une jeune fille, encore, qui s'ajoutait à la liste des ados pré-pubères de la treizaine. Chez celle-ci, elle ne parvenait pas à retrouver, toutefois, cette finesse, cette féminité qu'elle avait déniché chez l'autre ; ici, il lui semblait entrevoir quelque chose de... viril ? Presque. Sa posture je-m'en-foutiste, son visage fermé et le son de sa voix lançaient les mêmes signaux que l'épiderme rouge d'une grenouille : « Je suis toxique ». Ainsi, si l'instinct commandait qu'il fallait, surtout, s'en tenir loin, il y avait cette irrépressible curiosité qui la poussait tout de même à vouloir titiller l'inconnue ; cette même curiosité stupide et incontrôlée qui, je suppose, causera la perte de l'humanité.
Annie avait été la seule à demeurer encore silencieuse. Au fond, elle savait que ce qu'elle aurait bien pu dire n'aurait intéressé ni l'une, dont la courtoisie accrue laissait un goût amer au fond de la gorge de l'adolescente, ni l'autre, certainement plus agacée qu'autre chose par ces présentations futiles. Toutefois, elle ne daignait se confondre dans un mutisme qui n'était pas le sien et c'est à voix basse, ponctuée d'un accent mondain exagéré, qu'elle s'exprima finalement.


« En-chan-tée, ironisa-t-elle. Quant à moi, vous m'appellerez Blue – ou vous ne m'appellerez pas, faîtes comme il vous plaira. »

Un souffle hautain termina sa courte tirade. Termina ? Pas tout à fait. Du coin de l'œil, Annie guettait toujours la verte, que le visage aux traits fins faisait pâlir de jalousie ; elle ne l'aimait pas. Elle ne l'aimait pas, parce qu'elle avait l'audace de se présenter comme étant presque aussi bien qu'elle ; ou du moins était-ce là son humble ressenti. Lui jetant un regard glacial, sourire aux lèvres, elle céda à l'envie qui l'avait tourmentée durement tout au long de ces deux dernières secondes.


« Saches que les croissants n'arrangeront rien à ta ligne, mon chou. »

L'orgueil de la bleue grossissait, mais elle n'eût pas le temps de savourer ses paroles, que déjà la touche « accéléré » avait été pressé. Tout se déroula alors très vite. A commencer par la voix désagréable, aigre, du vieux ronchon. On ne la connaissait que trop bien ; et ce soir, on la redoutait d'autant plus. Mais plus qu'une nuit de frayeur, elle marquait cette fois le début des hostilité, comme ce coup de feu retentissant avant le tant attendu marathon. La verte fût la première à attaquer : sa fausse gentillesse envolée, elle se précipita en avant, bousculant et grognant sur l'autre. Grognant quoi ? Quelques mots acerbes capables de blesser un égo fragile, je présume, mais pour dire vrai, Annie ne chercha à comprendre le sens de la phrase hachée, dont elle n'entendit que quelques vagues bribes. Dans un bond prodigieux, commandé par je ne sais quel instinct de survie, l'adolescente évita de tout peu une attaque, qui se heurta au mur, faute de cible. Les yeux ronds comme des billes, elle ne fit qu'apercevoir le triangle disgracieux qui tournait au virage prochain, accompagnant sa verte dresseuse jusqu'à une cachette quelconque ; revanche ? Annie avait du mal à en douter. La voilà donc restée avec la brune, qui s'apprêtait elle aussi à partir. Celle-ci, l'adolescente la vit comme au ralenti. Réfléchir, chercher des yeux. Puis ouvrir la bouche, remuer les lèvres, chuchoter. Chuchoter quelque chose qu'elle pensait être pour elle, mais compris finalement ne pas être l'interlocuteur, mais la cible. Parlant bien assez fort pour être entendue, usant de multiples talents de comédie, elle plomba sans pitié, en quelques secondes seulement, toute chance de sortie de la petite Valloy, avant de s'enfuir à son tour.

Ne restait alors plus qu'elle, et le pokémon qui, peut-être, lui porterait bientôt préjudice. Tous les membres tremblants, Annie fut prise d'angoisse, se demanda comment elle allait bien pouvoir se sortir de cette situation. Elle n'avait nulle part où aller, ne connaissait pas plus les lieux que tout le reste de l'Académie, et pour elle, tout cet enchevêtrement de couloirs ressemblait d'avantage à un labyrinthe qu'à un véritable bâtiment. Mise au pied du mur, elle décida de lutter un maximum, quitte à se faire pincer ensuite. Prenant une inspiration, l'insecte perché sur sa tête, elle décida d'opter pour la solution la plus risquée, mais aussi la plus stupide : raser les murs. Douée de discrétion, mais moins d'orientation, elle comptait sur la première pour combler la seconde, et se pensait capable d'échapper à l'idiot si elle pouvait se montrer logique. Oui, elle y comptait. Quand finalement la voix de la Pervenche retentit à son tour. Nasillarde, mauvaise, on ne la connaissait sûrement qu'à travers son Chaglam, une bête d'allure mais terriblement agaçante. Il avait du flair, disait-on, un flair à toute épreuve. Et c'est bien là tout ce que redoutait Annie, qui se figea d'horreur.

Elle n'entendit plus personne, ne vit rien non plus, jusqu'à ce qu'un bout de queue mauve n'apparaisse au coin du mur... eh, de la fourrure mauve ? Le cœur de la bleue ne fit qu'un unique bond, tandis que les voix retentissait loin, très loin d'elle, relatant de bureaux et d'infirmerie. Tout d'abord, elle hésita. C'était, sans aucun doute possible, une TRES mauvaise idée. Mais après tout, avait-elle le choix ? Paralysée une seconde, qui sembla durer l'éternité, Annie fini par saisir la bête perchée au-dessus de son crâne, et la lancer en direction de la fourrure. Elle devait agir vite, pendant qu'elle était encore isolée : lorsqu'il s'apercevrait de sa présence, il donnerait l'alerte et ce serait bien trop tard, alors. La panique lui montait à la tête : bientôt, ses yeux s'embuèrent de larmes et son calme, sa raison légendaires, bientôt s'effacèrent comme de la fumée dans l'air ambiant. Ses gestes étaient rapides et imprécis, guidés par l'espoir de s'en sortir, tandis que les idées se faisaient périlleuses et loufoques. Toutefois, elle voyait en cette mission impossible ici entreprise, la seule faible lumière qui l'attendait au bout de ce couloir obscur. Alors elle espérait. Elle espérait seulement.

Annie avait fermé les yeux. Le courage l'avait abandonné, et elle ne se sentait prête à soutenir ce spectacle ridicule qu'elle avait mit en scène, à la manière d'un piètre réalisateur. Elle s'en voulait, elle s'en voulait terriblement ! Alors elle fermait les yeux. Elle se contentait de fermer les yeux, fort, le plus fort possible, comme si cela allait lui permettre de s'évader. A l'évidence, ce fut peine perdue. Et plus que la peine qu'elle s'était donnée jusque là, c'est elle tout entière que l'adolescente sentie perdue, abandonnée, livrée à son triste sort, lorsqu'une pression s'exerça sur son bras nu. Dans un sursaut brusque, elle ouvrit les yeux, prête à affronter le gardien, la Pervenche, et tous ceux qui le voudront bien. Mais non. Pas de vieux bonhomme, pas de bibliothécaire aigrie. Seule la minuscule boule jaune, l'air réjoui et enfantin, comme elle l'avait toujours. Pour la première fois sans dégoût, la bleue déposa la bête au creux de sa paume, et c'est avec d'infinies précautions qu'elle se dirigea jusqu'au « lieu du crime », comme elle aurait aimé pouvoir l'appeler. Dans l'incertitude la plus totale, elle avançait doucement, ne sachant trop à quoi s'attendre ; et c'est blanche comme un linge qu'elle découvrit le corps mauve de la bête, saucissonnée, bâillonnée et atterrée sur le ventre.

Était-elle soulagée ? Annie n'aurait pu le certifier. Ce qu'elle venait de faire là, elle ne l'approuvait pas elle-même. C'était une terrible erreur, s'en prendre ainsi au pokémon d'un membre du personnel ! Alors d'accord, maintenant ils n'avaient plus d'atouts pour les retrouver ; que dis-je ? LA retrouver, car après tout, elle se fichait pas mal du sort des deux autres. Mais tout de même, elle ne parvenait à se convaincre que tout ce qu'elle avait fait là était bien. La main tremblante, elle posa sur sa tête la boule d'électricité, sans même penser à la remercier pour son action héroïque. Puis, avec mille précautions, Annie saisit le félin dans son dos, celui-ci agité de colère et de stupeur, mais rendu silencieux. Que devait-elle en faire, maintenant ? L'attaque sécrétion lui avait été utile, mais elle craignit plus que tout que l'animal ne parvienne à s'en défaire. Saisie d'angoisse, Annie laissa l'émotion la submerger, et de longues larmes couler le long de ses joues. Parce qu'elle est comme ça, Annie : quand il y a trop d'émotion, telle une enfant, elle ne peut s'empêcher de pleurer...

A pas de loups, attentive au moindre son pouvant provenir du groupe ennemi, elle glissa à travers les couloirs sans véritablement savoir où elle se dirigeait. Dans le noir le plus total, seule, et en proie à ceux qu'elle appelait « le trio de chasseurs », ses émotions se mélangeaient et donnait à ces lieux une dimension nouvelle : magique, effrayante. A tout moment, il lui semblait qu'elle allait voir surgir de nulle part un monstre bossu, difforme, et évidemment féroce ; et cela ne faisait qu'accroitre sa crainte de l'obscurité, qu'elle gardait secrètement tout au fond d'elle, comme la grande enfant qu'elle était.
L'adolescente, finalement, se sentie éclairée d'une lumière divine : les toilettes pour hommes ! Elle allait pouvoir se débarrasser de son prisonnier ! Il lui sembla que ses tracas, enfin, étaient terminés, qu'elle allait pouvoir s'en sortir. Comment ? Pas même elle n'en avait idée. C'était seulement là le fruit d'un espoir sûrement vain, le même je présume que celui de tous les petits hors la loi qui espèrent pouvoir commettre un crime qui restera impuni. Annie poussa la lourde porte, s'engouffra à l'intérieur et la referma tout doucement. Elle était sûre et certaine d'être seule ici ; jusqu'à ce qu'un froissement ne la fasse très sérieusement douter. Quelque chose d'infime, un bruit qui, habituellement, lui serait certainement apparu comme « normal » venait de lui glacer le sang. Figée, prête à s'en aller à tout moment, elle essuya d'un revers de main les larmes teintées de stress sur ses joues, serrant fort contre sa poitrine le corps prisonnier du félin, et d'un murmure que trahissaient ses sanglots jusque là étouffés :


« Qui êtes-vous ? »




HRP → Ma Livebox est mon ennemie. u___u
Mia Clarke
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Sujet: Re: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Lun 18 Nov - 0:32
Toujours installée dans les toilettes, Belle mimait des excuses à Phèdre qui semblait toujours lui en vouloir terriblement. Mais elle ne pouvait pas perdre de temps avec ces enfantillages, elle ne pouvait pas non plus attendre jusqu'au lendemain pour sortir des toilettes et échouer dans sa mission. Elle réalisait aussi que son odeur devenait insupportable. Elle tenta une dernière fois de supplier la petite Pokémon glace et face à son échec tapa du poing sur le sol quitte à se faire remarquer. Ses traits suppliants se durcirent et elle décida de prendre les choses en main. Se redressant en faisant du mieux qu'elle put pour ne pas glisser sur les déchets collés à sa chaussure elle se plaça en face d'un miroir.


Le spectacle n'était pas beau à voir tombant étaient plein de saletés et son corps recouvert de crasses. Là où ses vêtements jaunissaient, elle préférait ne pas regarder. Ouvrant discrètement le robinet, elle en fit couler un fin filet d'eau et empêcha le liquide de s'écouler afin de remplir le lavabo. Elle tenta du mieux qu'elle put de se laver, commençant par ses cheveux qu'elle rinça entièrement avant de les attacher en un chignon maladroit, puis ses bras, son visage, son corps. Scapin vint lui apporter son aide et frotta les parties de son corps qu'elle oubliait ou qu'elle ne pouvait atteindre et Phèdre malgré sa bouderie finit par mettre la main à la pâte.


Ce lavage commençait à durer et il lui était impossible de retirer cette odeur qui avait imprégné ses vêtements. Alors elle les retira un à un et se retrouva en sous-vêtements face au miroir sale des toilettes. Elle se fixait elle même, dans les yeux tout d'abord puis commença à toucher son ventre légèrement bombé et repensa à la remarque de celle qui se faisait appelée Blue, quelle salope celle-là. Une fois rincée à nouveau et séchée à l'aide des serviettes mises à disposition pour les mains... au point où elle en était après tout, elle chercha une solution pour recouvrir son corps. Son choix finit par se poser sur le papier toilette et elle s'en enroula entièrement, comme une momie. Elle ne payait pas de mine mais au moins elle se sentait propre, elle faisait de son mieux pour fixer tout ça et il était presque sûr qu'elle laisserait tomber quelques morceaux durant le reste de la mission mais tant pis.


Elle se mit à faire les cent pas dans la pièce pour réfléchir à une stratégie, elle ne devait surtout pas s'éloigner de son but, cela ne devait pas être si compliqué de s'infiltrer dans le bureau d'un professeur après tout. Elle aurait pu tenter en plein jour, ça aurait peut-être été moins risqué, mais elle ne pouvait pas faire demi-tour maintenant, elle s'assit et forma un cercle avec ses deux Pokémon les regardant tour à tour à mesure qu'elle chuchotait.



    Bon ! Il nous faut un plan, nous devons déjà localiser le bureau, pour s'y infiltrer ce sera une autre paire de manches, mais concentrons-nous sur ce premier point. Nous savons que deux jeunes filles se sont aussi introduites dans l'école, l'une d'elle « Blue » possédant un Statitik, une vraie salope de ce qu'on en sait mais elle a été la moins réactive lors de la fuite, qui sait où elle en est maintenant, une autre « 007 », ce surnom est tellement ridicule que ça me fait mal rien que de le dire, elle s'est enfuie en tentant de nous dénoncer et je suis bien heureuse de ne pas avoir donné mon prénom. Elle a un Emolga. Ces deux pestes possèdent elles-aussi un Pokémon électrique. Nous avons l'avantage du nombre tant qu'elles restent ennemies. Nous savons aussi que Gaston est dans l'école accompagné de son Métalosse, Pervenche et Chaussette, le Chacripan de cette dernière.  Je pense que notre meilleure solution est d'assommer/geler/paralyser toutes personnes croisant notre route ! Et... merde !



Belle entendit quelqu'un approcher et attrapant ses deux camarades elle alla se placer dans les premières toilettes qu'elle vit et ferma la porte à clé. Pour ne pas que l'on puisse voir ses pieds elle les posa sur la cuvette et tenait dans ses bras avec le maximum d'adresse dont elle pouvait faire preuve dans cette situation ses deux amis. Elle entendait résonner les pas de l'autre personne jusqu'à ce qu'elle ne manque de faire tomber Scapin dans les toilettes et qu'elle dut se mouvoir pour le rattraper de justesse. Les pas de l'inconnu s'arrêtèrent et elle prit le risque de parler. Belle reconnut la voix de Blue. Quelle salope celle-là. Elle venait maintenant lui voler sa cachette. Cela voulait aussi dire qu'elle n'avait pas été capturée.


Le plus dignement possible, Belle ouvrit la porte du cabinet et, enroulée dans le papier-cul s'avança vers elle. Elle remarqua deux choses, non seulement la jeune fille semblait avoir eu plus de chance que Belle puisqu'elle n'était ni recouverte de pisse, ni de déchets, mais en plus elle tenait prisonnier Chaussette, le pauvre Chacripan de la bibliothécaire saucissonné dans la sécrétion de son araignée.



    Ma pauvre fille, tu es dans la merde. Et venant de moi c'est quelque chose ! Comment comptes-tu lui faire oublier ça ? La prochaine fois que ce félin te rencontrera dans un couloir, tes vêtements risquent d'en faire les frais.



Elle sortit maintenant son iPok et prit en photo le Pokémon dans les bras de la dresseuse.



    Je ne sais pas pourquoi tu es ici, mais maintenant tu vas devoir m'aider. Ce n'est qu'un juste retour des choses, on m'a fait chanter pour venir ici alors je te fais chanter pour m'aider. Phèdre va se charger de mettre ce pauvre chaton dans un glaçon pour consolider tout ça. Je dois me rendre dans le bureau du Vice-Directeur. Tu m'y emmèneras et tu feras tout ce dont j'ai besoin jusqu'à ce que j'ai mis la main sur les documents qui m'intéressent.



Phèdre se chargea de geler Chaussette avant de l'enfermer dans une des toilettes. Il ne viendrait plus les embêter. Elle se pencha vers son rongeur et sortit un rouge à lèvre de son sac pour maquiller la bestiole. Face à l'incompréhension du Pokémon électrique, Belle lui fit un clin d’œil et une fois l’œuvre terminée s'expliqua.



    Scapin tu vas faire le tapin. Je sais que ce maquillage n'arrange en rien le peu de virilité que tu as mais à la minute où nous croiserons le Métalosse de Gaston tu le charmeras.


HRPG – désolé c'est pas top :/ En espérant que cela ne vous handicape pas trop.

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.MIA  CLARKE
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Sujet: Re: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Sam 30 Nov - 8:25

On ne lui avait pas dit que récupérer une liasse de feuilles s’avérerait difficile. On lui avait communiqué de façon très imprécise qu’elle n’en ressortirait pas blanche comme neige. Mais Adèle n’avait pas cherché plus loin. La carotte était si attirante que la demoiselle en avait oublié le bâton. Les conséquences engendrées par cette équation dont les facteurs essentiels lui avaient échappé étaient redoutables. Sentir votre souffle se réverbérait obstinément contre des parois métalliques, frémir à chaque vibration du long tuyau d’aluminium et mettre au supplice ses muscles à chaque centimètre gagné, Adèle nommait cette expérience : l’Enfer. Sans jamais avoir lu la Bible c’est incroyable l’idée précise qu’elle en avait. Crispée et meurtrie, la brune puisait son seul réconfort dans le maigre avantage que lui offrait sa tenue légère. Le tissus lui permettait de coulissait dans l’étroit passage et lui épargner l’hypothèse de rester coincée à jamais. Un frisson parcourut son échine à cette simple idée. Brrrr…  Plutôt crevée. Elle s’évertuait à penser à la suite de l’opération pour ne pas céder au désarroi ou à une autre forme de détresse. La Faust se faisait un devoir de bannir de sa personne cette panique obstinée qui embrouille les idées. A l’évidence, les récents événements venaient confirmer sa théorie de départ : seul un départ précipité de l’académie pourrait sauver sa peau. Donc, il lui fallait son billet. Le précieux papier qu’une identité virtuelle prétendait retenir en otage.

Le bureau de Rivardi. Cet homme qu’Adèle ne connaissait pas. Adepte de la procrastination quand il s’agissait d’aller à la rencontre de ces grands manitous qu’une irritante fadeur animait trop souvent.  La Givrali devait donc se contenter du maigre bagage que lui avaient fourni les ragots de ses camarades et de sa légendaire intuition. C’est avant tout son bureau dont la localisation lui manquait. Elle tentait en vain de ramener à sa mémoire un détail entendu qui aurait pu la guider dans le dédale de l’aération. Mais seul le néant répondait à sa volonté de trouver le vice-directeur. Le gloussement d’une fille qui « avouait » à ses complices qu’elle craquait pour l’odeur de l’eau de toilette de Rivardi vint effleurer son conscient. L’espoir naquit avant de s’éteindre. Dans son souvenir, la copine blonde avait renchérit sur le même ton de confidences que le professeur de Duel avait le même. Rah, les enfoirés. Pourtant la brunette avait du pif et c’est avec amertume qu’elle dut abandonner la stratégie peu glorieuse de « renifler ».

Les chuchotements de voix familières vinrent troubler la réflexion de la Faust. C’étaient surement les deux pestes de tout à l’heure. Elles n’étaient donc pas prisonnières des griffes du Métalosse de Gaston ? Les vicieuses rivales allaient l’entraver dans sa quête, c’était plus que probable. Quoique… En les suivant Adèle tenait peut-être sa chance. Certes, les projets nocturnes des deux autres lui échappaient, mais au moins elle serait au courant de l’alliance qui pouvait prendre forme et, qui sait, assister en directe à leur face à face avec le terrible Gaston. Un éclair d’enthousiasme parcourut la Givrali. Un sentiment de triomphe et de puissance engloutit l’esprit puéril d’Adèle à la perspective que le cauchemar du conduit devenait son principal atout. Les deux minettes restées en bas étaient à  la merci du matou galeux de Pervenche et du terrifiant compagnon du concierge. Puisant son courage dans la détresse future de ses camarades, la Givrali se redressa sur ses coudes. Quelques mètres plus loin, Zola baillait bruyamment, insouciant, voir ennuyé par l’inaction des dernières minutes. La créature n’avait donc aucun respect pour ses aînés ? L’ego de la brune était touché par le manque d’égard du « bébé » pour la torture qu’elle vivait. Affaiblie par ses rampements, le sort d’un Insolourdo semblait désormais le pire des châtiments aux yeux de la gamine.

Du haut de son demi-mètre, l’Emolga narguait  sa dresseuse avec ce qui lui restait de vaillance et d’énergie au beau milieu de cette cruelle nuit. C’était son guide. L’animal était-il suffisamment intelligent pour comprendre qu’elle avait besoin qu’il la mène jusqu’à la voix qui murmurait avec conviction un flot de paroles que la Faust était incapable d’identifier ? La voix de la Sotte aucun ne doute. Un sourire si large qu’il en devenait inquiétant étira le visage de la brune. Elle tenait sa vengeance. Elle toussota un peu, priant pour être comprise, et murmura à l’adresse de l’écureuil.


    « Zola ? Zola faut que tu me guides jusqu’aux filles de tout à l’heure. »


Elle le vit adopté une expression pensive. Comme s’il avait parfaitement conscience du supplice qu’il faisait vivre à la Faust. Cette dernière l’aurait volontiers « aidé » à réfléchir si le mètre qui la séparait de la bête ne lui  avait pas paru aussi insurmontable. A  bout de nerfs, elle finit par lâcher d’une plaintive.


    « Alleeeeer… Je partagerais mes barres de céréales avec toi ? »


L’animal haussa un sourcil et offrit à sa dresseuse un visage à l’écoute sans pour autant bouger d’un pouce. La Givrali le maudit intérieurement lui et toute sa généalogie pour l’évidente gloutonnerie de leur espèce.


    « Ok, ok, je partagerais aussi mes sablés à la coco avec toi. »


Un sourire triomphal sur les lèvres la créature vint tapoter les joues d’Adèle en tirant la langue avant de s’engouffre dans un passage. La brune le suivit en grognant pas aussi enjouée que lui, elle avait depuis peu acquis des penchants avare et rechignait à prêter et à donner aux autres. Tous ce qui lui appartenait lui semblait précieux. Sauf Zola, en même temps lui il ne lui appartenait que sur le papier, mieux ne valait pas se leurrer sur le reste. Ce fut un peu lent comme parcours, il arrivait d’ailleurs au rongeur de se dresser sur ses pattes arrière et de guetter avec ses immenses oreilles difformes les sons alentours avant de faire demi-tour. La gamine geignit, minauda mais le rongeur garda le silence face à la souffrance de sa maîtresse, poussant l’audace jusqu’à lui adresser un sourire en coin par moment. Pour peu la miss aurait cru qu’il le faisait exprès pour la faire tourner  en Psykokwak. Après s’être infligé de multiples contusions et avoir cru à la fin à deux reprises, une grille lumineuse et rêvée apparut dans le boyau. Adèle crut à un mirage, mais une courte décharge de Zola lui remit les idées en place. Il ne s’agissait pas d’un songe, enfin elle touchait au but. Aguerrie par le cauchemar qu’elle venait de vivre, l’héritière Faust glissa avec souplesse jusqu’à la sortie. En contrebas, c’était bien deux silhouettes vêtues de sombre textile qui se glissait les sens tendus. Avaient-elles remarquées la présence de la brune juste au-dessus d’elle ? Peut-être pas.

Un très addictif sentiment de supériorité gagna aussitôt Adèle qui tentait en vain de se redresser sur ses coudes pour mieux admirer la perte de ses « rencontres nocturnes ». Seulement son faible poids et l’épuisement avaient étouffés les réflexes de la demoiselle qui eut juste le temps de sentir la grille céder sous la pression de ses bras avant d’être irrémédiablement attirée par la gravité. Son pauvre cœur manqua un battement, l’Emolga dans un effort ridicule pour la rattraper ne parvint qu’à lacérer ses jambes nues et elle chuta. Cette catastrophe fut amortie par un corps malchanceux et osseux qui ne rendit pas  la réception beaucoup plus confortable. La Givrali se fit la courte réflexion qu’elle aurait préféré avoir à faire à des gens un peu plus dodus dans de telles circonstances. La collision l’avait rendu un peu groggy et elle se releva en voyant un peu flou, sans parvenir à savoir qui de la Sotte ou de la Bleu, elle avait malencontreusement assommé. Elle leva un index hésitant, ses jambes plaines de griffures, son fessier ainsi que son crâne la faisait souffrir. Il était tout de même hors de question qu’elle se laisse avoir à une fourberie de la part de la Sotte. Vacillante elle s’exclama oubliant la discrétion de mise :


    « Vous ! Un geste et Zola vous carbonise ! Hein Zola ? »


Le rongeur était bien descendu du conduit, planant pour s’éviter un sort semblable à celui de sa dresseuse. Il n’avait pas l’air franchement agressif mais ses yeux pétillaient à l’idée de mettre un peu d’action. Adèle qui recouvrait lentement ses capacités réalisa qu’elle avait presque crié ses menaces et plaqua ses deux mains sur sa bouche.

HRP - Mille excuses pour le délai, je suis un tantinet débordée ><. Pour le RP par rapport à chronologie faites comme ça vous arrange, je peux tomber après ou avant l'exécution de plan de Belle en fonction de ce que vous préférez Wink
Mia Clarke
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Sujet: Re: [INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !   Ven 7 Fév - 11:55
HRP - 3 mois plus tard... #PAF#

Fière de sa performance, la jeune Pyroli laissa le petit rongeur lui grimper sur la nuque et invita Phèdre à l'accompagner. Tout allait pour le mieux, elle avait une esclave pour l'aider, ses deux Pokémon, Chaussette était hors d'état de nuire quant à l'autre dresseur, elle devait sûrement avoir été faite captive. Elle recolla les morceaux de papier toilettes qui jonchaient le sol sur son corps, refit son chignon du mieux qu'elle put et réfléchissait à un plan sans quitter Blue du regard. Mais l'interruption soudaine de la brunette la coupa dans sa pensée. 007 s'écrasait sur le corps maintenant impassible de Blue en tombant du plafond. Pas con l'aération. Suivant de près sa dresseuse, le petit Emolga rencontré tout à l'heure se laissait tomber comme une feuille morte avec la nonchalance digne des rongeurs électriques. En se redressant, l'autre étudiante lâcha une menace vaine ce qui fit légèrement ricaner Belle. Elle jeta un œil au corps de Blue qui semblait définitivement assommée.

Déjà, toi tu te tais et tu fais moins de bruit. Entrée fracassante, il faut le reconnaître mais pas exactement silencieuse. Surtout que tu as atterri sur un Statitik et si tu ne l'as pas encore senti cela ne devrait pas tarder ! J'ai plus de Pokémon que toi, j'ai l'avantage et je tiens Chaussette en otage !

Belle, tout en jetant des regards aux sourcils froncés de manière suffisamment exagéré pour que cela soit ridicule à la jeune fille, alla attraper le corps de Blue pour le faire rejoindre celui du Chacripan congelé dans une cabine. La jeune fille n'était pas bien lourde et Belle athlétique ce qui rendait la tâche assez simple bien que qu'elle ne put retenir quelques perles de transpiration qui vinrent humidifier le pq dont elle était vêtue.

Comme tu as pu le remarquer je porte du papier toilette, aurais-tu par hasard des vêtements de rechange ? OH suis-je bête !

Elle retourna dans la cabine où était enfermée Blue et lui retira ses vêtements afin de les enfiler. Elle sortit ensuite des toilettes telle une mannequin s'élançant sur le podium, accompagné de grands jets de crinières.

Bon alors ?! Ça me va quand même vachement mieux qu'à cette idiote, non ? Hihi !

Son excitation soudaine fut interrompue par du bruit dans le couloir. Complètement paniquée et regardant le désastre dans lequel se trouvaient les toilettes : déchets au sol, grille d'aération au sol, de l'eau partout, des vêtements sales dans un coin, deux pseudo-cadavres dans une cabine. La seule porte de sortie était le haut, comment cette pimbêche avait pu y monter ? Phèdre semblait avoir compris l'inquiétude de sa dresseuse et créa une échelle en glace pour accéder à l'aération.

Ne perdons pas de temps !

Faisant son possible pour ne pas glisser et ne pas réagir au froid de l'échelle, elle réussit tant bien que mal à grimper et à se retrouver dans l'aération. Le conduit si petit lui rendait la tâche très difficile, sans même chercher à savoir si elle était suivie elle avança du plus vite qu'elle put. Phèdre progressait de manière très maladroite, son toit/tête se cognant toujours aux parois et Scapin quant à  lui semblait être le plus heureux des hommes.

Tout à coup elle sentit son iPok vibrer, enfin elle... tout le conduit le sentit vue que dans un endroit si confiné, chaque vibration vaut pour cent. Le pire c'est qu'elle avait beaucoup de mal à l'atteindre dans les poches d'un pantalon qui n'était même pas à elle. Elle finit par y arriver mettant fin aux vibrations que Scapin avait adoré l'exprimant en sautillant partout dans ce grand terrain de jeu et Phèdre était passé du noir violacé au vert, donc elle aimait moins.

Désolé j'y peux rien.

Belle ouvrit le message craintivement, le nom qui s'affichait n'était autre que celui d'Ezra.

Et bien Belle, je ne te félicite pas !

Les informations que je t'avais demandé m'ont déjà été remises par une autre personne. As-tu rencontré mes sbires ? Hihi ! Sur ce je ne te souhaite pas bonne chance et notre petit marché n'est que partie remise.
See ya' !
Cruellement, Ezra Pluma.

De rage elle jeta son iPok qui rebondit sur les parois du conduit à plusieurs reprises provoquant un bruit insupportable résonnant. Que pouvait-elle bien faire maintenant ? Elle était bloquée dans l'aération de l'école en pleine nuit dans l'établissement avec Gaston et Pervenche à sa recherche... et puis pour couronner le tout, Phèdre venait de vomir à deux mètres devant elle. Scapin vint lui rapporter son iPok et l'encouragea à faire demi-tour, ce qui était une manœuvre tellement simple dans un tuyau en métal...

Ce qui signifiait ceci-dit que les deux autres jeunes filles dépendaient elles-aussi du chantage d'Ezra. Il faut absolument qu'elle retrouve la fameuse 007 et s'il n'est pas trop tard, sortir Blue des toilettes, et peut-être la rhabiller aussi.

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[INTRIGUE] Mission Arbok : Tentative d'effraction groupée !
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