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[Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]
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MessageSujet: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Lun 21 Déc - 22:51



Eryn McNellis et Obéline Gauthier - du 14.12.15 au 31.01.16

Un cours, un tout petit cours, et ils seraient en vacances. Le cours en question était un cours scientifique, dirigé par le professeur Roseverte, puni depuis sa petite expérience culinaire durant Halloween. Bien fait. Eryn n’aimait pas beaucoup le professeur Roseverte. Elle le trouvait pédant, hautain et orgueilleux, méchant en plus de ça, tellement prétentieux que sa tête devait sans doute être remplie d’air pour ne pas exploser. Mais en tant que jeune scientifique, elle était tenue de participer à ses cours, ce qu’elle faisait sans grande envie. Cependant, l’idée de passer deux jours lâchée dans la nature à observer des Pokémon sauvages lui avait bien plu, à tel point que son sac de voyage était prêt dès qu’elle avait reçu le mot de la directrice, qui devait bien se douter que son incapable de professeur ne ferait pas tourner l’information. Elle avait tout ce qu’il lui fallait. Trousse de premiers secours, habits de rechange, matériel de couture pour les déchirures de vêtements, de la nourriture, de l’eau, des baies pour ses Pokémon, bref, tout ce qu’il fallait pour survivre. Yue, sa petite Evoli chromatique, avait suivi ses préparatifs avec curiosité, perchée sur son oreiller, la tête penchée sur le côté à mesure qu’elle rangeait ses affaires. Elle était sage, sa Yue. Jeune, innocente et sage. Elle ne faisait pas de bêtises, et marchait telle une princesse dans les pas de sa dresseuse, répandant son ingénuité sur son passage. Une vraie peluche. Cependant, son attitude naturellement royale empêchait quiconque de s’approcher pour lui faire un câlin. Comment pourrait-on froisser telle merveille ?

Cependant, assise à sa place dans le ferry, Eryn ne se gênait pas pour passer sa main dans la fourrure blanche de l’Evoli qui, les yeux fermés, se laissait câliner sans rien dire, respirant calmement, presque comme un doux ronronnement. Certains élèves tournaient la tête pour la regarder, sans doute pas habitués à voir un Pokémon chromatique. Pabu et Juji, assis à côté, se tenaient pour une fois silencieux. Ses autres Pokémon étaient enfermés dans leurs Poké Ball, Achille et Sansa mis à part. Le premier avait demandé à suivre le bateau en volant comme le grand Charmillon qu'il était désormais, la deuxième avait voulu rejoindre un banc de Poissirène qui suivait le bateau. Certes, l’Otaria se distinguait parfaitement au milieu du groupe, mais tant qu’elle était heureuse… De toute manière, ils n’allaient pas tarder à arriver. L’île se distinguait au loin, et à mesure qu’ils approchaient, Roseverte s’agitait. Il n’avait pas dit un mot depuis le départ, mais d’un coup, il se redressa, pour leur rappeler les règles. Observer des Pokémon, rapporter un devoir (qu’il ne lirait sans doute pas), et ne pas oublier d’aller voir sur la feuille avec qui on était. Eryn avait regardé en partant. Elle était avec Rodrigue Miles, un Phyllali, et Orren Losvrôk, le préfet en chef, un Voltali. Cependant, elle avait entendu dire que de nouvelles inscriptions tardives avaient fait bouger certains groupes. Et connaissant Roseverte, il ne leur aurait rien dit, ce ruffiant… Ca ne coûtait rien d’aller vérifier. Se levant de sa place, elle laissa passer la cohue, les gens plus grands et plus imposants qu’elle, et alla enfin jeter un petit coup d’œil sur la feuille. Pour rien, sans doute. Pourquoi aurait-elle changé de groupe ?

« Rodrigue Miles et Orren Losvrôk… J’ai été changée de groupe ? » Posant un doigt sur la feuille, elle fit glisser toutes les lignes jusqu’à trouver son nom. « Eryn McNellis et Obéline Gauthier. Ca me dit quelque chose… »

Bousculée dans le dos, elle s’esquiva vite de devant la feuille, pour descendre du bateau et chercher cette dénommée Obéline. Si elle se souvenait bien, cette fille était une Mentali, arrivée en Septembre. Assez discrète, en tout cas suffisamment pour ne pas attirer l’attention sur elle, et elle avait l’air plutôt gentille. Un peu brutale, mais gentille. Normalement, si sa mémoire était bonne, Obéline avait des cheveux noirs parsemés de mèches rouges… Là, la voilà. Serrant un peu plus sa précieuse Yue dans ses bras, elle traversa discrètement la foule pour rejoindre sa camarade Mentali. Elle était à peine plus petite qu’elle, et sachant qu’Eryn n’était pas bien grande, ce n’était pas un bien beau compliment. Enfin, bref. Elle réussit enfin à rejoindre Obéline, et lui fit un sourire gentil, mise en confiance par le fait qu’elle avait affaire à une fille, plus petite qu’elle, et de son dortoir en plus de ça.

« Bonjour Obéline ! On s’est croisées plusieurs fois dans le dortoir, je ne sais pas si tu te rappelles de moi… Je m’appelle Eryn, et je te présente Yue, ma petite Evoli. Les deux terreurs sur ma tête sont Pabu et Juji. Et les autres… Tu auras vite le temps de les rencontrer, je pense, héhé. » Elle parlait trop… C’était bien son problème. Plus elle était stressée, et plus elle parlait. « Euhm, on a été mises en binômes ensemble. J’espère que ça ne te dérange pas ? » Court silence. « Entre nous, je préfère faire mon cours avec toi. A la base, je devais être avec le préfet en chef, mais… Il me fait un peu peur. »

La Mentali se fendit d’un sourire forcé. Autour d’eux, les groupes formés commençaient à s’en aller. Si elles ne bougeaient pas, elles allaient vite être à la bourre. Les gens s’éparpillaient de tous les côtés, par duos ou trios, et Eryn se dit qu’il était temps de bouger très vite, avant d’attirer l’attention de Roseverte.

« Je propose qu’on parte… Par là. » Elle tendit le doigt vers un petit chemin herbu qui disparaissait derrière un talus. « Depuis Halloween, Roseverte est de sale humeur, je préfère ne pas traîner dans les parages pour ne pas m’attirer inutilement ses foudres. »

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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Mar 22 Déc - 16:23

Arriver en retard à un cours du professeur Roseverte est une expérience peu plaisante et Obéline allait l’apprendre à ses dépens.

Alors que le soleil était à peine levé, Obéline se préparait déjà dans sa chambre, une faible lumière enveloppait la petite pièce lui donnant un aspect encore endormi. Pourtant l’agitation n’y manquait pas. La gamine faisait son sac pour son cours du jour, une expédition scientifique de deux jours. Elle avait tout prévu : la liste des affaires à emporter, des vêtements adéquats, une trousse de secours, de la nourriture... Tout aurait dû être emballé et rangé très vite pour lui permettre d’arriver en temps et en heure au lieu de rendez-vous. Mais c’était sans compter Pixi, la jeune Goupix d’Obéline. Celle-ci ne voyait pas d’un très bon œil cette sortie qui allait l’amener à voguer au-dessus de cette immense flaque qu’est la mer. Rien qu’à la pensée de cette étendue  d’eau sous ses petites pattes douces et délicate, la petite renarde en frissonnait. C’est pour cela qu’elle avait décidé de compromettre les préparatifs de sa dresseuse. Dès qu’elle posait un objet dans son sac, Pixi le prenait et le cachait ailleurs, sous le lit ou derrière la commode, peu importait tant qu’elle lui faisait perdre assez de temps. Elle ferait tout pour éviter le risque de voir sa belle fourrure mouillée par les écumes d’une mer trop capricieuse.

Son petit manège dura un certain temps, amusant Obéline au début et finissant par l’exaspérer. La jeune fille finit par attraper la coupable, ouvrit la porte de sa chambre et la lança sur le paillasson.

▬ Ecoute, tu ne me laisses vraiment pas le choix Pixi ! Mais si je veux finir à l’heure, je dois te mettre dehors vu que tu ne veux jamais rentrer dans ta Pokéball !

Sur ces mots Obéline claqua la porte, laissant sa Goupix sur le palier, stupéfaite. Méritait-elle tant de reproches ? Probablement, mais cette idée ne l’effleura même pas. Elle se contenta de se rouler en boule sur le paillasson satisfaite d’elle-même et espérant qu’elle avait fait perdre assez de temps à sa dresseuse. Elle profita de ce moment de calme pour dormir un peu. Après tout, elle s’était levée tôt pour mettre son plan à exécution, elle avait amplement gagné le droit à un peu de repos !

Pendant ce temps, de l’autre côté du mur, Obéline essayait de récupérer tant bien que mal les affaires disséminées par Pixi. Elle n’y était pas allée de patte molle pour les cacher dans des endroits improbables ! Après, un certain temps de fouille improbable, Obéline ferma enfin son sac. Elle poussa un soupir de soulagement, vite interrompue par la vue de son horloge : 7h45 ! Elle était carrément en retard !  En moins de deux secondes, la jeune fille réunit ses affaires, enfila son manteau et partit en grande trombe de sa chambre, bousculant et réveillant au passage sa Goupix. Cette dernière sursauta et allait râler quant à ce réveil des plus incommodants lorsqu’elle remarqua que sa dresseuse ne s’était même pas arrêtée pour la récupérer et qu’elle se trouvait déjà à l’autre bout du couloir. Elle se ressaisit et se mit à trotter pour rattraper Obéline, puis à courir vu l’allure à laquelle sa dresseuse avançait. Lorsqu’elle rattrappa enfin Obéline, elle rentra sans un mot dans sa Pokéball. Elle n’allait quand même pas se fatiguer pour rien !

▬ Ah bah là tu y rentres dans ta Pokéball !

La gamine était en réalité plus amusée qu’agacée par le comportement de son Pokémon, mais elle n’avait pas le temps de penser à cela, elle devait se dépêcher d’atteindre le port à temps…

Lorsque celui-ci fut en vue, Obéline vit que tous les élèves était quasiment déjà installée dans le bateau… Malgré la fatigue, elle concentra ses forces encore restantes et réalisa un dernier sprint pour arriver à temps et essouflée devant son professeur. Elle s’excusa de son retard auprès de lui et demanda également quelques informations sur l’expédition du jour. Mais Roseverte lui répondit froidement qu’il n’avait pas de temps à perdre avec les gens qui n’étaient pas capable de gérer le leur correctement et sur ces mots il lui tourna les talons sans un regard. Le manque de sympathie n’arrêta en rien la jeune fille qui monta sur le bateau, elle glanerait bien quelques informations en écoutant les conversations des uns et des autres.

En effet, lors de la traversée en mer, les élèves étaient plutôt bavards. Seulement leurs discussions concernaient ce qu’ils allaient faire durant leurs vacances plutôt que  du sujet du cours qui les en séparait… Cependant à force de trainer à droite à gauche en tendant l’oreille, Obéline réussit à comprendre que pour leur cours, ils allaient devoir observer et étudier des rituels Pokémon sur l’île Lansat et rendre ensuite un devoir à ce propos. Le sujet avait l’air plutôt intéressant et l’excitation de la gamine n’en fit que plus belle.

Alors que certains avaient signalé qu’on apercevait l’île au loin et que la plupart des élèves s’étaient jeté de l’autre côté du pont pour l’apercevoir, le professeur Roseverte se redressa brusquement et répéta les consignes, confirmant ce qu’Obéline avait appris d’elle-même, tout en précisant que les élèves devait tous vérifier sur la liste dans quel groupe ils étaient. Un groupe ? Obéline n’était pas au courant… Par chance, elle se trouvait juste à côté de ladite liste et elle eut le temps d’apercevoir son nom à côté de celui d’une jeune fille « Eryn McNellis » avant de se faire pousser par les autres élèves jusqu’à se retrouver éjecter du groupe grouillant devant la pauvre feuille de papier.

Eryn McNellis, ce nom lui disait quelque chose mais elle aurait été bien incapable de la reconnaître dans la foule… A vrai dire, pendant ce premier semestre à l’académie, Obéline ne s’était pas fait beaucoup d’amis, ni même de connaissance, elle avait été bien trop occupée à prendre soin de sa Goupix qui lui accaparait tout son temps. Perdue dans ses pensées, la gamine descendit mécaniquement du bateau pour poser pied à terre. Heureusement pour elle, une jeune fille s’approcha. Elle avait de longs cheveux rosées et était un peu plus grande qu’elle et surement plus âgée également. Elle se présenta alors, elle et ses pokémons. C’était Eryn sa partenaire ! Et c’était une Mentali elle aussi ! Voilà pourquoi son nom parlait à Obéline ! Cette dernière, ravie de voir que la jeune fille faisait partie du même dortoir, afficha un sourire sincère et rayonnant et se présenta à son tour :

▬ Enchantée ! Et enchantée à vous aussi, ajouta-t-elle à l’attention des Pokémons d’Eryn. Je m’appelle Obéline Gauthier !  Je suis contente d’être avec une autre Mentali pour ce cours !

Autour d’elles, les autres groupes avaient déjà commencé à se disperser jusqu’à ce qu’elles soient parmi les dernière encore sur place. Eryn proposa alors de se mettre en route également, ce qu’Obéline approuva.

Alors qu’elles avaient commencé à marcher depuis quelques minutes, Obéline se rappela d’un « détail » qu’elle avait oublié. Elle prit alors sa Pokéball et appela Pixi. Se dégourdir les pattes ne lui ferait pas de mal et elle avait eu le temps de se reposer de sa petite course de ce matin. Lorsque la Goupix apparut, Obéline la présenta :

▬ Ah j’ai failli oublier de te présenter mon Pokémon ! Voilà Pixi, ma Goupix ! Pour l’instant je n’ai qu’elle mais en tout cas je l’adore !

La Goupix était ravie de sortir pour pouvoir être à nouveau près de sa dresseuse adorée. Cependant son ravissement fut de courte durée lorsqu’elle s’aperçut qu’elle était en compagnie d’une autre humaine ! Comment osait-elle ? Vexée, Pixi leva son museau d’air air dédaigneux et avança en tête de la file, sans adresser le moindre regard à qui que ce soit.

▬ Et comme tu peux le remarquer elle a un caractère pour le moins… particulier…

La jeune fille lâcha un petit rire amusée et se mit à penser au cours du jour… Il fallait qu’elles choisissent un rituel à observer alors Obéline demanda à Eryn :

▬ Est-ce qu’il y a un rituel que tu voudrais étudier en particulier ? Moi tout me va !

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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Mer 23 Déc - 0:36

Comme elle s’y attendait, Obéline était une fille sympathique, pleine de joie de vivre. Eryn se sentit vite mise en confiance, comme si ce cours commençait sous de très bons augures. Que pouvait-il se passer de grave ? Elles étaient sur une île magnifique, il faisait beau, et chaud, et elles allaient étudier des Pokémon. Bref, tout allait pour le mieux. Suite à sa présentation, Obéline se présenta, avant de sortir son Pokémon pour le lui présenter aussi. Pixi, une Goupix plutôt charmante, qui tourna immédiatement le nez d’un air impérial en constatant que sa dresseuse ne s’occupait pas d’elle et qu’elle n’était pas le centre d’attention. Eh bien, en voilà encore une avec un excellent caractère. Heureusement qu’aucun des siens n’était comme ça. Khensit avait failli l’être, cela dit, mais elle s’était vite calmée pour se calquer sur le caractère tranquille de Bleuenn, la Macronium. N’empêche, c’était la première fois qu’elle voyait un Goupix. Qu’il était beau ! La timidité l’empêcha cependant de sortir son appareil photo pour l’enregistrer dans ses données. Elle sortirait Zhuli, son Métamorph, un peu plus tard, pour l’ajouter à ses recherches scientifiques. Obéline reprit la parole, la faisant sortir de ses pensées. Quel thème voulait-elle travailler, parmi la multitude proposée ? Il fallait dire qu’au milieu de tout ça, certains avaient tapé dans l’œil de la scientifique. La saison des amours des Papilusion, pour commencer, car ça pourrait sans doute aider sa petite Maka à évoluer. Mais surtout, surtout…

« La danse du soleil des Joliflor ! » Eryn eut un grand sourire ravi et un peu béat. « D’après les descriptions du Pokédex, la danse des Joliflor serait un rituel très puissant qui appellerait le soleil. A mon avis, c’est juste qu’ils aiment se réunir dans les lieux ensoleillés, comme tous les Pokémon Plante, mais - » La Mentali se tut, avant de lâcher un rire gêné. « Pardon, je parle trop. C’est que je suis apprentie chercheuse Pokémon, et le type Plante est mon préféré. »

Tout en parlant, les deux demoiselles avaient continué leur petit bonhomme de chemin. Yue, dans ses bras, ne disait rien, se contentant de lever partout ses yeux d’un rose pâle pour regarder un peu partout, curieuse comme tout. C’était la première fois qu’elle quittait l’île. Comme elle était sage, sa petite princesse ! Pabu et Juji, fatigués de cette marche, s’étaient assis sur les épaules de leur dresseuse, attendant patiemment qu’ils arrivent. Ils ne marchaient pas depuis bien longtemps, mais bon, ces deux bonhommes étaient d’incroyables mélodrames à eux seuls. Tranquillement, elles arrivèrent en haut d’une colline, et Eryn s’arrêta, le souffle coupé. La vue était… Fantastique. Le soleil brillait de mille feux, illuminant de ses rayons une vallée herbeuse et fleurie. Yue, dans ses bras, remua un peu, admirant tout comme sa dresseuse ce joli paysage. La silencieuse petite Evoli chromatique fit alors comprendre qu’elle voulait descendre, et Eryn la posa dans l’herbe, la surveillant tandis qu’elle avançait de son pas aérien digne d’une princesse. L’Evoli baissa la tête pour sentir le parfum d’une fleur, les yeux fermés, et dans son esprit, Eryn sentit une joie enfantine pleine de béatitude, qui la laissa quelque peu mal à l’aise. Ces pensées n’étaient pas à elle. Elle était quasiment sûre qu’elles appartenaient à l’Evoli chromatique, mais elle n’avait aucun moyen de le prouver. Et que dirait Obéline, si elle lui disait, comme ça, que son Evoli avait la capacité de lui transmettre légèrement ses émotions ? Non, elle devait sans doute se tromper. Espérant que son malaise n’avait pas été visible, la Mentali se tourna vers sa camarade avec un sourire.

« Ca m’a l’air bien ici. Un peu trop proche du bateau, donc ça a dû faire fuir les Pokémon, mais à mon avis, si on s’éloigne, on pourra en trouver quelques-uns. On continue par là ? »

Obéline ne sembla pas contre. Aussi les deux demoiselles reprirent-elles leur route, descendant le talus pour s’enfoncer parmi les fleurs. Elles étaient tellement belles ! Eryn ne pouvait que les admirer sans rien dire. Leurs couleurs étaient resplendissantes. C’était autre chose que les quelques fleurs qu’elle pouvait voir en ville. Et autre chose que les immenses champs de Gracidée de ses parents, qui s’étendaient à perte de vue dans les hauteurs de Floraville. Eryn était presque chez elle, là. Elle s’attendait presque à tomber sur sa maison au détour d’un arbre. Ah, sa jolie maison, avec son lierre grimpant, et l’Arcanin de garde qui ronflait sur le perron ! Sa maison lui manquait. Elle n’avait pas trop pu en profiter, cet été, à cause des cours d’été et tout ça. Heureusement, elle avait un petit peu pu voir ses parents, et Cael était venu quelques jours pour ses propres cours aux alentours, vu qu’il étudiait les Pokémon Légendaires des trois lacs de Sinnoh. Au bout de plusieurs longues minutes de marche, Yue finit par faiblir, et posa simplement son arrière-train dans l’herbe pour étirer ses pattes, et finalement se coucher. Pabu et Juji prirent immédiatement ça pour le signal de la pause, et bondirent au sol pour s’enfuir dans les fleurs pour jouer à se poursuivre. Également quelque peu fatiguée, Eryn s’accroupit pour s’asseoir, posant au sol son sac à dos un peu trop lourd pour elle.

« Ouf… On ne s’est pas éloignées de beaucoup, mais ça fait une trotte, quand même. »

Alors qu’elle allait sortir de quoi manger de son sac, ne serait-ce que pour remplir l’estomac de sa petite Yue, elle perçut un mouvement au coin de son œil. Mais quand elle tourna la tête, le Pokémon espion avait disparu, se cachant au milieu des fleurs, avant de s’éloigner en laissant une légère traînée au milieu des fleurs parfaitement alignées. Eryn se redressa doucement pour ne pas effrayer le Pokémon, et essaya de le voir avant qu’il ne disparaisse. Peine perdue.

« Tu l’as vu ? Il y avait un Pokémon, juste là. Tu crois que c’était un Joliflor ? Les probabilités seraient plutôt faibles, mais… » Mais la zone où elles étaient semblait propice pour la rencontre de Joliflor. Eryn se fendit d’un sourire avant de tourner la tête vers Obéline. « On le suit ? »

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Dernière édition par Eryn McNellis le Sam 9 Jan - 2:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Jeu 24 Déc - 15:57

Danse des Mélofées, saison des amours des Papillusion, la pierre des Ptiravis, les sujets pour le devoir était nombreux mais celui qui emballait Eryn était la danse des Joliflors. Un rituel dont Obéline ne connaissait rien mais qui faisait rayonner le visage de sa partenaire simplement en l’évoquant.  Devant une telle démonstration d’enthousiasme, la jeune fille ne put que sourire à son tour, amusée et ravie par l’attitude de la Mentali :

▬ Alors c’est parti pour la danse des Joliflors ! Surtout si le type plante est ton préféré, on ne va pas se priver d’aller les étudier !

Les deux jeunes filles continuèrent leur marche dans la bonne humeur. Les pokémons d’Eryn profitaient du voyage. Son Evoli, Yue, était blottit dans ses bras, observant le paysage qui défilait autour d’elle tandis que Posipi et Négapi se reposaient sur ses épaules. Obéline jeta un coup d’œil à sa Goupix, toujours en tête, elle continuait de la bouder apparemment. La gamine haussa les épaules sans plus s’en inquiéter, les bouderies de Pixi ne duraient jamais bien longtemps et mieux valait la laisser tranquille dans ces moment-là, au risque de se prendre un petit coup de flammèche sur les doigts si on venait l’approcher… Finalement Pixi s’arrêta en haut de la colline que le petit groupe gravissait depuis un moment déjà. En la rattrapant, Obéline comprit pourquoi.

La vue était magnifique. Une vallée fleurie délicatement baignée dans la lumière du soleil s’étendait à perte de vue. Obéline en eut le souffle coupé. Elle qui avait grandi dans une région où la neige ne fondait presque jamais, elle n’avait jamais eu l’occasion de voir autant de fleurs et de couleurs s’étendre sous ses yeux. Cet océan de verdure tacheté de bouts d’arc en ciel la laissa sans voix. Elle resta en haut de la colline, à fixer cet horizon nouveau. Sentant le doux parfum de toutes ces milliers de petites fleurs, le léger vent qui courrait sur ses cheveux, la chaleur agréable d’un soleil qui avait tout de printanier en ce mois de décembre, elle se perdit dans l’émerveillement. Jusqu’à ce qu’Eryn s’adresse à elle. La jeune fille était déjà dans le champ et sa petite Evoli vagabondait de fleur en fleur, toute joyeuse.

Obéline reprit ses esprits et la rejoignit. Pixi qui était restée à côté d’elle, en vérité elle avait été absorbée par la beauté du paysage autant que sa dresseuse, marchait désormais à ses côtés, gardant son habituel air impérial. Seulement Obéline remarqua que la jeune Goupix jetait de discrets coups d’œil curieux tout autour d’elle. Elle avait trop d’honneur pour l’admettre mais elle mourrait d’envie d’imiter la petite Yue, à plonger son museau dans toutes ces belles couleurs pour en sentir leur parfum léger.

Les deux jeunes filles marchèrent quelques dizaines de minutes au travers des plantes jusqu’à ce que Yue, probablement fatiguée par leur longue marche, ne s’installe dans l’herbe pour s’y coucher. Les deux petits Pokémons jaunes en profitèrent pour bondir des épaules d’Eryn pour s’amuser dans les fleurs. Cette dernière finit par s’asseoir elle aussi, prenant une pause bien méritée. Obéline suivit donc le mouvement, heureuse de pouvoir s’arrêter quelques instants. Elle s’assit dans l’herbe en tailleur et Pixi se jeta sur elle pour s’installer à sa place préférée : dans le creux de ses jambes.

Alors qu’elles s’apprêtaient à sortir de quoi manger de leur sac, un mouvement dans les herbes détourna leur attention. Eryn se redressa pour essayer d’apercevoir le Pokémon qui causa ce froissement dans les herbes ,mais il s’était déjà éloigné, laissant un trainée dans le champ de fleurs. Elle proposa alors de le poursuivre, après tout il y avait des chances qu’il s’agisse d’un Joliflor !

▬ Oui je l’ai vu aussi, même si je n’ai pas eu le temps de vraiment l’apercevoir non plus… Dans le doute autant le suivre !

Obéline remit son sac sur ses épaules, prit Pixi dans ses bras et se releva, prête à repartir. Tant pis pour leur petite pause, la poursuite de ce possible Joliflor était bien plus importante ! Obéline avança donc doucement, suivant la marque de son passage dans les herbes, en espérant ne pas le perdre de vue. Pixi essayait de retrouver une quelconque odeur de Pokémon dans l’air pour les aiguiller, mais avec toutes ces odeurs printanières, la seule chose qu’elle réussit à faire fut un petit éternuement… La honte de se sentir si inutile et ridicule commença à monter en elle quand Obéline lui caressa la tête pour la récompenser de ses efforts malgré tout, ce qui ravit la Goupix et lui redonna courage.

Après quelques minutes de filature, la piste approchait de la fin. Elles s’étaient finalement retrouvées proche de la bordure du champ, à la frontière entre les hautes herbes et le sous-bois qui entourait la prairie. Obéline se mit à plat ventre pour parcourir les derniers mètres qui les séparaient du Pokémon pour éviter de lui faire peur. Hélas, quand elle se retrouva assez près pour enfin le distinguer, elle poussa un léger soupir de déception et murmura :

▬ Et zut ce n’est qu’un Rosélia…

Le petit pokémon fleuri n’avait pas remarqué leur présence mais son comportement avait quelque chose d’étrange. Il s’était arrêté dans sa course et regardait dans tous les sens comme pour vérifier qu’il était bien seul. Lorsqu’il regarda dans leur direction, Obéline se baissa encore plus contre terre, appuyant légèrement sur la tête de Pixi pour qu’elle fasse de même. Finalement, n’ayant vu personne, le pokémon plante se mit d’un coup à reprendre sa route en direction du bois. Son attitude intrigua Obéline.

▬ Je pense que nous ferions mieux de le suivre… Pendant qu’on suivait sa trace, nous n’avons croisé aucun pokémon dans le champ. Sur le coup, j’étais trop concentrée sur sa piste pour le remarquer mais c’est quand même bizarre… En temps normal nous aurions dû en croiser au moins quelques-uns ! Surtout par ce temps magnifique ! La jeune fille se releva avant de poursuivre. En plus son attitude à l’instant était vraiment chelou ! J’ai envie de savoir ce qu’il voulait faire !

Obéline n’attendit pas spécialement de réponse, trop curieuse à l’idée de voir ce que ce Rosélia pouvait bien cacher.
Elle s’enfonça alors dans le sous-bois, talonnée de près par Pixi qui ne la quittait pas d’un pouce. Les rayons du soleil ayant du mal à trouver leur chemin entre les branches feuillues des arbres, il y faisait nettement plus frais que dans la prairie. Obéline avançait sur une sorte de petit chemin créé par de fréquents passages. Au bout d’à peine quelques minutes, Obéline entendit un léger brouhaha couvert par un bruit d’eau. Elle s’arrêta.

▬ Tu entends ça ? On dirait le bruit d’une rivière ou d’une cascade et puis… Elle se tut un instant, arrêtant jusqu’à respirer pour entendre l’imperceptible. Elle entendit à nouveau le léger bruit de fond, composé de nombreux cris de Pokémons. On dirait comme un murmure… comme si beaucoup de pokémons s’étaient rassemblés par là-bas ! Peut-être qu’on y trouvera des Joliflors ?

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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Sam 9 Jan - 2:02

Obéline l’avait vu aussi. Au moins, Eryn avait la confirmation qu’elle ne devenait pas folle, c’était déjà ça de pris. En plus, sa camarade semblait toute aussi motivée qu’elle à suivre le Pokémon inconnu ! Eryn lui emboîta bien vite le pas, accélérant pour ne pas se laisser distancer. C’est qu’elle allait vite ! La Goupix de cette dernière courait devant, truffe au sol, pour essayer de retrouver le Pokémon inconnu. Yue, trop jeune, ne leur était d’aucun secours, et Pabu et Juji étaient trop petits pour suivre rapidement l’autre Pokémon. Appuyant sur deux Poké Ball, elle laissa sortir Wyrd, la Sonistrelle, qui s’envola en vitesse après qu’Eryn lui eut expliqué ce qu’elle attendait d’elle, et Kialandi, la Draco, qui s’éleva sans même attendre les ordres. La Dragonne, très intelligente et indépendante, devait avoir compris d’elle-même ce que sa dresseuse attendait d’elle. Elle était une vraie perle rare. Cependant, ce fut Pixi qui retrouva la trace du Pokémon, et, à bout de souffle, Eryn s’installa près de sa camarade, essayant de ne pas respirer trop bruyamment pour ne pas attirer l’attention du Pokémon. C’était un Rosélia… La déception d’Obéline était perceptible, et compréhensible. Et même si Eryn ressentait le même agacement futile en comprenant qu’elle courait depuis dix minutes derrière le mauvais Pokémon, elle ne pouvait qu’avouer son admiration devant la grâce de la Rosélia. Qu’est-ce qu’elle était belle ! Quand cette dernière reprit sa route, Obéline proposa de la suivre, intriguée par l’attitude de la Rosélia. En effet, c’était étrange… Pas le temps d’accepter, la Mentali était repartie. Après un léger soupir, Eryn se redressa avec difficulté pour lui emboîter le pas avec moins de discrétion.

Elle s’enfonça dans le sous-bois, empruntant derrière Obéline un petit chemin qui avait l’air assez fréquenté. Quelque chose la taraudait. Qui empruntait ce chemin aussi régulièrement, pour qu’il soit tracé avec autant de régularité ? En règle générale, les Pokémon se fichent bien de l’endroit par lequel ils passent pour aller du départ à l’arrivée. A moins que l’arrivée ne soit un endroit vraiment spécial, comme un lieu de rassemblement, la zone d’évolution, bref, quelque chose qui justifierait que de nombreux Pokémon empruntent ce même chemin chaque jour, au point de marquer un sentier au fil de leur passage. Au bout de quelques minutes de marche, qui semblèrent pourtant une éternité à la Mentali fatiguée, affamée et assoiffée (c’est qu’il n’était alors pas très loin de midi, et malgré la toiture feuillue et la fraîcheur ambiante, la chaleur de l’astre solaire à son zénith se faisait pleinement ressentir), Obéline s’arrêta pour tendre l’oreille. Eryn eut beau l’imiter, elle n’entendait rien du tout. Rien d’autre que le glougloutement de la rivière non loin, pleine de cette eau fraîche lui faisant tant envie, et le chant du vent dans la toiture de feuilles au-dessus de leurs têtes, vent qui ne daignait pas descendre de quelques mètres pour les rafraîchir de son souffle qui aurait pourtant été le bienvenu. Était-ce les Joliflor qu’elle entendait ?

« Je ne sais pas, c’est possible… Tu serais capable de t’approcher discrètement pour aller voir ? Je dois avouer que je suis trop fatiguée pour rester discrète sur un terrain pareil. »

Voilà qui leur posait un sacré problème. Mais Wyrd, qui venait de les rejoindre à tire-d’aile, le résolut et leur confirma qu’il s’agissait des Joliflor, utilisant pour cela l’imitation, collant ses deux ailes contre elles pour créer une petite robe et se mettre à danser d’une manière ridicule, mais adorable. Eryn se permit un petit rire, qui fit gazouiller de bonheur la Sonistrelle, et elle lui caressa la tête pour la remercier.

« D’après ce que j’ai lu dans un livre sur les Pokémon Plante, la danse du soleil des Joliflor dure toute la journée. Je propose qu’on se repose un peu, qu’on mange et qu’on boive, et qu’on essaie de trouver un endroit d’où on pourrait les observer sans les déranger. »

Obéline ne fut pas dure à convaincre. Sans doute avait-elle, elle aussi, également faim et soif ? Il leur fallut quelques minutes pour rejoindre le ruisseau qu’elles entendaient chanter non loin, et s’installèrent tout à côté, bien visibles du ciel pour le cas où Kialandi reviendrait. Et effectivement, elle revint, alors que les deux filles cassaient la croûte en silence, toutes deux étant affamées après cette longue marche sous ce soleil étrangement printanier. La Draco se posa noblement près d’Eryn, et doucement, poussa son bras de sa tête perlée pour essayer de lui faire comprendre quelque chose. Finalement, elle décida de lui montrer, et s’envola pour se poser en douceur sur une branche au-dessus d’elle pour l’observer calmement, cachée par la végétation. En voyant une lueur s’allumer dans ses yeux, Kialandi redescendit pour se poser à côté d’elle, tandis qu’Eryn se redressait d’un bond.

« Voici Kialandi, ma Draco. Apparemment, elle aurait trouvé un endroit d’où on peut observer les Joliflor sans être vues. C’est ça ? » Le Dragon hocha royalement la tête. « Elle va nous y emmener. Grimpe sur son dos, elle est assez forte pour nous supporter toutes les deux, avec nos sacs à dos en prime. »

Montrant l’exemple, Eryn s’installa la première, et Kialandi se baissa courtoisement pour permettre à Obéline de grimper sur son dos, ne faisant pas la moindre objection en voyant Pixi hors de sa Poké Ball. Un de plus ou un de moins, après tout… Quand elles furent solidement cramponnées à son dos, Kialandi s’envola en douceur, s’élevant à bonne hauteur avant de serpenter dans le ciel comme un dragon des airs pour les emmener au lieu dit. Eryn ferma les yeux, effrayée par les hauteurs. C’est qu’elle avait toujours le vertige, la petite fleur… Durant tout le temps du trajet, la Mentali garda les yeux bien fermés, et les mains bien plaquées sur les douces écailles de sa Draco, ne rouvrant les yeux que lorsque cette dernière se fut posée. Elle descendit alors, jambes tremblantes, et fit mine de poser son sac au sol pour s’asseoir avant que ses jambes ne la trahissent en refusant de la porter. Un coup d’œil sur le côté… Et elle oublia son vertige passé. La vue était splendide. Une immense clairière leur faisait face, et la lumière, se réfléchissant sur l’eau de la cascade, créait un jeu de miroirs qui faisait rayonner le lieu de mille feux. Et en bas, des centaines de Joliflor dansaient avec entrain, dans ce qui semblait être une joyeuse cacophonie.

« Il y a un problème… »

Son esprit ne la trompait pas. Son amour démesuré pour les fleurs et les Pokémon Plante également. Elle avait vu et revu des reportages sur les danses des Joliflor, et celle-ci n’était pas la danse du soleil ! Fermant les yeux, elle essaya de se rappeler ce livre qu’elle avait lu, écrit par l’éminent professeur Orme. Il y décrivait avec précision les mouvements de la danse du soleil. Elle ne s’en rappelait plus très bien, l’ayant lu il y a de nombreuses années, après l’avoir piqué dans la bibliothèque de ses parents, mais elle s’en rappelait suffisamment pour savoir que ceci n’était qu’une danse brouillonne sans aucun fondement ni but. Elle rouvrit les yeux, encore plus perdue qu’avant.

« Ce n’est pas la danse du soleil… J’ai l’impression qu’elles s’amusent. Peut-être que c’est ce qu’elles font avant de commencer leur véritable danse, pour se dire bonjour et se souhaiter la bienvenue ? J’espère qu’on ne l’a pas ratée, sinon, Roseverte, lui, ne va pas nous rater non plus… » Court silence avant qu’elle ne reprenne la parole. « Je propose qu’on prenne notre mal en patience. On s’installe tranquillement et on attend. De toute manière, on a jusqu’à demain, si on en a raté une, on pourra probablement voir la suivante. »

Du moins fallait-il l’espérer… Alors qu’elles s’installaient confortablement, ni l’une ni l’autre ne firent attention à Pixi. La Goupix, sans doute agacée que personne ne fasse attention à elle, en profita pour bouder plus loin, trouvant, de ce fait, un petit chemin qui semblait descendre, et ce fut avec curiosité qu’elle l’emprunta. Quelques minutes plus tard, l’absence de la Goupix se manifesta sous la forme de couinements de surprise dans la clairière. Eryn baissa les yeux, et eut la stupeur de voir une Joliflor fixer avec surprise une petite Goupix qui la regardait sans rien dire. Le cœur de la Mentali s’affola. Elle tourna alors la tête vers Obéline, sans lâcher le spectacle des yeux.

« Obéline… C’est normal, n’est-ce pas ? Pixi est avec toi, hein ? »

Non. Pixi n’était pas avec elle. Pixi était en bas. Les deux filles se levèrent brusquement, et Eryn eut tout juste le temps de voir un éclair violet fuser de leur abri pour filer vers la Goupix. Des hurlements de frayeur se firent alors entendre, et Eryn descendit le petit chemin fraîchement découvert, ayant compris ce qu’il se passait.

« Wyrd, non, arrête, tu leur fais peur, arrête ! »

La Sonistrelle, qui ne cherchait qu’à récupérer la Goupix avant qu’elle ne fasse de problèmes, finit par comprendre que c’était elle, la source de la frayeur des Plante, et elle s’arrêta d’un coup. Mais le mal était fait. Brusquement, la Mentali sentit une grande faiblesse la prendre, et elle tomba au sol, se redressant quelques secondes plus tard, toujours aussi paniquée… Dans le noir le plus total. Il faisait noir. Il faisait nuit. La Mentali sentit à nouveau les battements de son cœur accélérer d’un coup. Pabu et Juji, la rejoignant, illuminèrent la clairière de leurs attaques Flash combinées, et Eryn put voir Obéline, qui se redressait à côté.

« Obéline ! Il fait nuit ! Le soleil a disparu ! » Un coup d’œil lui suffit à comprendre qu’elles étaient seules dans la clairière, sans compter leurs Pokémon. « Ohlala, je suis sûre que c’est de notre faute… On a perturbé leurs danses, elles ont pris peur et se sont enfuies au milieu de leur danse du soleil ! Il faut qu’on les retrouve ! »

La Mentali prit une grande inspiration, comprenant ce que tout ceci impliquait, et se tourna alors vers Obéline, pleine d’une énergie nouvelle et d’un sens des responsabilités sans failles. Tout ceci était de leur faute. Le monde était plongé dans les ténèbres à cause de leur bêtise. Elles devaient réparer ça. Ramener les Joliflor. Les faire danser. Et surtout…

« On doit ramener le soleil ! »



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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Sam 16 Jan - 0:59

Eryn ne se sentait pas capable de poursuivre leur filature assez discrètement pour ne pas se faire remarquer des potentiels Pokémons qui se trouvaient au bout du chemin. A vrai dire, Obéline non plus. Le sol était recouvert de feuilles, de branches et d’autres éléments faciles à écraser qui pourraient provoquer du bruit à leur passage et ainsi les révéler…  La mission parut bien compliqué à la jeune fille qui commença à se creuser les méninges pour trouver un moyen de remédier à la situation. Heureusement pour elles, la solution leur tomba du ciel. La Sonistrelle d’Eryn arriva à leur niveau et se mit à danser en collant ses ailes près de son corps pour créer une petite robe. Alors qu’Eryn n’eut qu’un petit rire, tout délicat à l’image de la jeune fille, l’imitation du Joliflor par le Pokémon violet provoqua un rire franc et bien plus fort de la part d’Obéline… qui fut très vite étouffé par sa main qu’elle posa devant ses lèvres pour atténuer son rire. Faire autant de bruit lorsque l’on cherche à être discret, ce n’était très clairement pas une bonne idée.

En tout cas, l’atmosphère se détendit d’un coup. La danse aussi ridicule qu’adorable du Sonistrelle comme la nouvelle de la proximité des Joliflor avaient rassuré les jeunes filles.  Eryn proposa alors de se reposer. La danse des Joliflors durant toute la journée, elles pouvaient très bien consacrer un peu de temps à reprendre des forces. Obéline acquiesça aussitôt à l’idée. Elle mourrait de faim et commençait à fatiguer un peu après leur longue marche sous le soleil chaud.

La petite troupe se mit donc en route pour trouver un endroit où s’installer. Se fiant au bruit d’eau qu’elles entendaient, elles trouvèrent un petit ruisseau et s’assirent dans l’herbe juste à côté, à l’endroit où le ciel était le plus dégagé pour permettre à la Draco d’Eryn de les repérer facilement. Obéline sortit de son sac sandwich pour elle et croquettes pour Pixi. La petite Goupix, qui était allée admirer son reflet dans l’eau du ruisseau, semblait aussi affamée que sa dresseuse vu la façon dont elle accourut pour rejoindre Obéline une fois les croquettes en dehors du sac.  Elles déjeunaient en silence, trop occuper à reprendre des forces pour les perdre inutilement en paroles lorsque la Draco les rejoignit. Elle se posa près d’Eryn puis se renvola et revint. Obéline et Pixi observèrent le manège sans trop comprendre, tout en finissant leur repas, mais sa partenaire se redressa et expliqua la situation ton en présentant sa Draco : Kialandi. Elle proposa alors à Obéline de monter sur le dos de son Pokémon pour qu’elle les emmène dans un endroit où elles pourraient observer les Joliflor sans être vues.

La jeune fille avala sa bouchée tout rond. Monter sur un Draco ? Sur cette divine créature aux écailles d’un bleu inoui et à la grâce infinie ? Et en plus… Voler ? Obéline n’en revenait pas. Elle allait monter sur un Draco et s’élancer dans le ciel ! Comme dans un rêve ! Autant dire tout de suite qu’elle ne se fit pas prier ! Un fois Eryn installée, Obéline l’imita sans tarder. La draco se baissa délicatement pour lui permettre de monter et Obéline la remercia d’un hochement de tête souriante. Elle grimpa sur le corps du Pokémon en une emjambée et appela Pixi pour qu’elle s’installe sur ses genoux. D’abord hésitante, la Goupix finit par monter elle aussi en voyant la confiance dont faisait preuve sa dresseuse, ce qui n’empêcha pas cette dernière de bien serrer la jolie renarde fermement contre elle.

Et doucement, ils s’élancèrent au travers des cieux.

Obéline n’avait jamais volé de sa vie et la vue du monde qui s’éloigne peu à peu d’elle-même l’émerveilla. Le panorama qui s’offrait à elle, l’île verdoyante, la mer qui s’étend jusqu’aux confins de l’horizon, la fraicheur du vent qui lui caressait les joues, les mouvements délicats du Draco qui semblait glisser sur les courants aériens, la jeune fille voulait tout garder dans sa mémoire. Elle voulait aspirer en elle ce moment et l’univers tout entier qui l’entourait. S’en faire un souvenir que jamais elle ne pourrait oublier. Alors elle en profita jusqu’à la dernière seconde, le sourire grand et les yeux emplis de joie, serrant Pixi contre son coeur.

Mais le vol n’allait pas être éternel et Kialandi finit par se poser. Eryn qui n’avait pas apprécier le voyage comme la jeune fille s’assit dès qu’elle posa pied au sol. Obéline quant à elle descendit à regret du dos de la Draco. Mais sa déception se dissipa bien vite pour laisser place à l’émerveillement à nouveau. Devant ses yeux se trouvait une clairière lumineuse où venait se jeter une cascade d’une eau pure et cristalline. En contre bas des dizaines, des centaines de Joliflors étaient réunis dansant tous ensemble… Ou peut-être pas ? En y regardant un peu plus attentivement, chaque Joliflor dansait individuellement. Il n’y avait pas la moindre coordination, la moindre chorégraphie. C’était donc ça la danse du soleil des Joliflors ? Obéline avait plutôt l’impression que toutes les joyeuses fleurs s’amusaient à gesticuler plutôt qu’à invoquer le soleil… Eryn qui s’y connaissait bien plus en Pokémon Plante confirma ses doutes, ce n’était pas la danse qu’elles étaient censé observer. Elle proposa donc de s’installer ici et de les observer discrètement jusqu’à ce que la véritable danse commence.

Elles s’installèrent donc, confortablement, l’attente risquait d’être longue. Obéline était perdue dans ses pensées, elle observait les Joliflors qui se saluaient pour certains, s’entraîner à danser pour d’autres… Et puis il y avait cette petite Goupix qui les rejoignait…. Une petite Goupix ?! Eryn remarqua l’absence de Pixi en même temps. Pixi n’était plus avec elles ! Jalousen, elle était descendue rejoindre les autres Pokémons qui accaparaient tant l’attention de sa dresseuse. Elle aussi voulait être sous les feux des projecteurs !

Mais à peine les jeunes filles se relevèrent pour rappeler Pixi que la Sonistrelle d’Eryn s’était envolé au milieu de la clairière pour récupérer Pixi… Ce qui eut pour conséquence de paniquer encore plus les Joliflors présentes ! Et soudain, la fatigue. Obéline ne sentit plus ses jambes, ni ses bras, ni rien du tout et s’effondra au sol. Lorsqu’elle se redressa, l’obscurité avait envahi la clairière encore si lumineuse quelques secondes plutôt. La nuit. La nuit était tombée ! Obéline paniqua un instant, que s’était-il passé ? Et où était Pixi ? Elle commençait à paniquer dans le noir de ne pas sentir la présence de sa Goupix quand Papu et Juji éclairent la clairière d’un coup de flash. Obéline put distinguer Eryn à ses côtés et plus bas dans la clairière Goupix qui cherchait elle aussi sa dresseuse et se précipita vers elle lorsqu’elle l’aperçut enfin. Elle sauta dans ses bras sans hésiter et Obéline se blottit contre elle, heureuse de la retrouver après cet instant de grande peur.

Eryn était tout aussi paniquée qu’elle et trouva une explication à la soudaine tombée de la nuit : elles avaient perturbé la danse des joliflors et avaient tout déréglé ! La nuit était tombée en plein jour et qui sait s’il se relèverait un jour ? Elle regarda le ciel, la Lune, les étoiles, pas de doutes possibles... Un monde plongé dans la nuit éternelle, Obéline eut un frisson à cette idée, mais ne se découragea pas. Jamais.

▬ Oui il faut qu’on ramène le soleil !

La meilleure solution pour cela était clairement de retrouver les Joliflors, de s’excuser auprès d’elles et de leur demander d'exécuter à nouveau leur danse solaire pour ramener l’astre dans le ciel et éclaircir à nouveau le monde. C’était la seule solution.

▬ Il faut qu’on retrouve les Joliflors ! Elles n’ont pas pu aller bien loin… Et elles étaient tellement nombreuses que retrouver leur trace ne devrait pas être trop difficile, même dans la nuit noire. Je te propose qu’on inspecte la clairière pour trouver par où elles ont pu partir !

Obéline observa la taille de la clairière. Le Flash des petits Pokémons commençaient à s’estompre et la nuit reprenait le dessus. Dans le noir presque complet, elle ne voyait pas grand-chose mais elle se souvenait que la clairière était tout de même immense… Cependant entre elle, Pixi, Eryn et tous ses Pokémons, elles finiraient bien par trouver un indice !

▬ Je te propose que nous nous séparions le temps de faire le tour de l’endroit ! On trouvera plus rapidement un indice sur l’endroit où ils sont partis si on se sépare en plusieurs groupes. Obéline pointa alors une direction vers sa gauche. Je vais aller de ce côté, si ça te va tu peux aller de l’autre et je propose qu’on se retrouve de l’autre côté, au niveau de la cascade !

Eryn ne contredisant pas l’idée de la gamine, cette dernière partie donc à gauche longeant la lisière des arbres. Seulement, plus elle s’éloignait, plus la lumière des Pokémons d’Eryn s’affaiblissaient… Ses yeux commençaient certes à s’habituer à l’obscurité et à profiter de la lueur de la lune et des étoiles pour se repérer, mais il en fallait bien plus pour repérer le chemin qu’auraient emprunté les Joliflors. Obéline eut alors une idée. Elle se pencha vers sa Goupix qui était restée collée à elle, pas très rassurée par la soudaine obscurité, et lui demanda tout sourire :

▬ Est-ce que tu peux utiliser ton attaque Feu Follet ? Leur lueur nous permettra de mieux nous repérer !

La Goupix exprima une mine ravie, elle allait pouvoir aider Obéline ! Elle et pas un stupide Joliflor ou elle ne savait quel autre pokémon grossier ! Alors elle s'exécuta et quatre petites flammèches violâtres se mirent à danser autour d’elle. Pour être exact, ces feux aux lueurs étranges donnaient un aspect encore plus inquiétant à la scène plongée dans les ténèbres… Mais au moins elles éclairaient suffisamment pour mieux voir !

▬ Parfait Pixi ! Elle caressa la tête de la concernée qui apprécia grandement et reprit. En route ! A la recherche de… quelque chose !

Elle avait dit ce mot sur un ton déterminé, comme pour convaincre le destin lui-même de lui placer les indices sous les yeux… Seulement, elle ne dut pas être assez convaincante car elle eut beau scruter attentivement chaque parcelle de terrain, elle ne trouva rien qui lui indiqua le chemin qu’avait emprunté les joliflor… Elle s’arrêta un instant pour essayer d’entendre un son quelconque, mais à part le hululement lointain d’un Hoothoot et le silence étouffé de la vie nocturne elle n’entendait pas le moindre bruit qui pourrait se rapprocher de ceux des petits Pokémons plante. Pourtant, ils avaient dû quitter la clairière il y a quelques minutes à peine ! Comment avaient-elles fait leur coup ? Obéline ne comprenait pas et sa question resta sans réponse…

Finalement elle et Pixi avait fait le tour de leur côté sans avoir trouvé le moindre indice… Lorsqu’elles approchèrent de la cascade, elles virent Eryn et ses Pokémon qui les attendaient déjà. Alors qu’elles se rapprochaient, Obéline remarqua que la jeune fille aux cheveux roses les fixait étrangement. Et elle comprit vite pourquoi en observant leur reflet dans l’eau qui coulait à côté d’elles. Avec la lueur des feux follets de Pixi, on aurait vraiment dit deux fantômes ! Obéline se mit à rire à cette idée et déclara lorsqu’elle fut à côté d’Eryn

▬ Ne t’en fais pas ! Ce n’est que nous ! Et les feux follets de Pixi ! C’est plutôt pratique pour éclairer mais un peu lugubre niveau ambiance c’est vrai… En tout cas, ça ne nous a pas permis de trouver quoi que ce soit… Et vous de votre côté ?

La jeune fille répondit par la négative, elle aussi revenait bredouille. Obéline soupira et se laissa tomber dans l’herbe. C’était à n’y rien comprendre ! Comment une centaine de Pokémon pouvaient s’évaporer ainsi en l’espace de quelques secondes à peine ? La jeune fille laissa échapper un nouveau soupir et s’allongea sur le sol. Elle observait la Lune qui n’avait rien à faire là. Le voile de la nuit avait apporté avec lui une fraîcheur qui tranchait avec la douce chaleur de la journée. Il faisait froid. En réalité, il faisait même beaucoup trop froid… La température n’avait pas pu baisser aussi vite en si peu de temps ! Pas dans un climat aussi tempéré que celle de cette île ! Elle observa à nouveau la Lune et son idée se confirma. Elle se redressa brusquement et s’exclama !

▬ Eryn ! L’heure ! Quelle heure est-il ? Elle regarda alors sa propre montre comme si l’idée ne l’avait pas traversé avant. 2h10 ! Il est 2h10 du matin ! Je savais que le froid n’avait pas pu tomber aussi vite et en observant la Lune je me suis rendue compte qu’elle avait légèrement bougé par rapport à tout à l’heure !

Obéline avait retrouvé sa joie de vivre. Et sautillait sur place et riait de bon coeur, l’angoisse de ne jamais revoir un rayon de soleil s’était évaporée.

▬ La nuit est tombée parce que le temps s’est écoulé tout simplement ! On a paniqué un peu trop vite tout à l’heure ! Tout est normal ! Par contre, je ne sais pas pourquoi on s’est retrouvé à cette heure-là ? Tu crois qu’on a fait un bond dans le temps ?

Dans la tête d’Obéline cela semblait cohérent. Un peu moins pour n’importe quelle personne sensée. Eryn qui s’y connaissaient bien mieux en Pokémon plante eut une explication bien plus acceptable : dans la panique, les Joliflors avaient sûrement du déclenché une poudre dodo qui les avait endormies.

▬ Aaaaah c’est possible aussi, répondit Obéline comme si le doute sur la question était permis. Bon dans tous les cas, nous voilà bien embêtées… Retrouver les Joliflor pendant la nuit risque d’être très compliqué, on a déjà eu du mal en plein jour alors là… Je propose qu’on lève le camp ici et qu’on attende le retour du jour ! Je vais aller chercher quelques branches pour allumer un feu ! Je n’ai peut-être pas trouvé d’indices tout à l’heure mais des morceaux de bois oui !

Elle s’éloigna donc rapidement pour récupérer quelques branches et petites roches et revint pour allumer un petit feu de bois. Une fois l’installation finie, Pixi devina ce qui lui restait à faire et une jolie flammèche sortit de sa gorge et alluma le feu.

▬ Comme ça, on y verra plus clair et ça nous tiendra un peu plus chaud.

Les deux jeunes filles commencèrent donc à sortir leurs affaires pour la nuit de leur sac pour s’installer pour la nuit. Obéline sortit son sac de couchage, dans lequel elle se glissa rapidement pour se réchauffer, et quelques conserves et autres baies qu’elle avait amené, elle donna également à Pixi de quoi manger après cette journée pleine de rebondissements. Elle ne serait pas prête de l’oublier en tout cas ! La petite Pixi était blottit tout près d’Obéline la tête posée sur ses genoux, à moitié endormie. Obéline lui caressait gentiment le front. La faim finit par la réveiller et Obéline lui donna quelques croquettes. Les deux Mentalis et leurs Pokémons mangèrent ainsi au coin du feu, parlant joyeusement, l’esprit un peu plus détendu. Après tout elles étaient passées à ça de la fin du monde ! Elles méritaient bien de se reposer un peu tranquillement ! La nuit était magnifique, avec le feu de camp la chaleur était revenue et le bruit de la petite cascade derrière elle était agréable, alors autant en profiter !

Au fil de leur discussion, le sujet retomba sur les Joliflors et ce qu’elles avaient déjà appris aujourd’hui : il semble que ces Pokémons se regroupent ensemble par centaines dans un lieu au ciel dégagé et lumineux. Peut-être même un lieu où l’éclat du Soleil peut jouer encore plus, comme c’était le cas dans cette clairière où les reflets de lumière dans l’eau rendaient l’endroit encore plus féerique. De plus, vu la scène que les jeunes filles ont observé le matin, peut être que la première phase de leur rituel n’est pas la danse, mais les salutations entre Joliflors et des échauffements pour se préparer au grand moment de la danse du Soleil… Les jeunes filles discutaient de leur théorie quand Obéline finit par dire:

▬ Je pense que les Joliflors reviendront demain matin ! Après tout ça me semble être le lieu idéal pour une danse du Soleil non ? Par contre, elles n’apprécieront surement pas de nous revoir ici… On devrait peut-être préparer quelque chose pour leur retour ? Pour nous faire pardonner…

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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Lun 18 Jan - 18:31

Motivées par l’urgence de la situation, les deux filles se séparèrent bien vite, pour partir chacune de leur côté à la recherche aux Joliflor. Il était impossible que ces dernières aient disparu comme ça, en un claquement de doigt, après tout ! Tandis qu’Obéline partait d’un côté de la cascade, Eryn obliqua vers l’autre, pour fouiller les lieux avec ses deux petites souris, qui illuminaient la voie plus facilement qu’une lampe torche. Elle n’aurait jamais cru que ses deux petits Pokémon étaient capables de créer une lumière aussi intense… N’ayant pas de source de lumière, elle était forcée de rester à proximité de ses petites souris, qui passaient d’un coin à un autre au gré des demandes de leur dresseuse, pour éclairer le périmètre et en couvrir le plus possible pour retrouver les Joliflor. Cependant, Pabu et Juji s’arrêtèrent d’eux-mêmes, l’un pointant du doigt la cascade, l’autre la forêt à proximité. Peut-être qu’ils étaient partis par là ? Eryn se saisit de trois Poké Ball, laissant sortir Pampero et Deku, respectivement Pitrouille et Brocélôme, puis Sansa, son Otaria, dans le point d’eau.

« Vous deux, essayez de fouiller la forêt pour retrouver les Joliflor. Sansa, tu vas avec Pabu regarder ce qu’il y a en haut de la cascade. Juji, tu restes avec moi, on va continuer à chercher ici. »

Les Pokémon opinèrent du chef. Les deux Spectre filèrent dans la forêt, coupant les branches pour se frayer un chemin, tandis que Pabu sautait sur le dos de Sansa qui remonta la cascade pour aller voir en haut. Eryn, curieuse, regarda faire son Otaria, qui semblait remonter la chute d’eau sur le ventre sans la moindre difficulté, le Posipi s’accrochant à la corne sur sa tête pour ne pas tomber. Restée seule avec le Negapi, Eryn reprit sa route, quelque peu limitée maintenant qu’elle n’avait plus qu’une seule source de lumière. Elle n’osait, de plus, pas vraiment s’éloigner de la cascade, de peur de rater le retour de sa petite Otaria. Cependant, quand cette dernière redescendit, illuminée par le Flash du Posipi, Eryn comprit qu’elle n’avait rien trouvé, pas plus que ses deux Spectre qui revenaient les mains vides, mâchonnant quelques baies trouvées au sol. La mort dans l’âme, la Mentali revint vers le point de rendez-vous où Obéline l’attendait, illuminée par une attaque Feu de sa Goupix. Elle avait l’air totalement effrayante… Cependant, elle la rassura en riant, lui expliquant qu’il ne s’agissait que d’une inoffensive attaque Feu Follet, qui lui avait permis de fouiller les alentours avec un peu de lumière, aussi peu rassurante soit-elle.

« Non, je n’ai rien trouvé… J’ai même envoyé mes Pokémon vérifier dans la forêt et au sommet de la cascade, pour vérifier qu’elles n’étaient pas cachées là-haut, mais apparemment pas. »

Les deux Mentali s’assirent, quelque peu contrariées. En frissonnant, Eryn referma ses bras autour de son corps pour essayer de se réchauffer un peu, tandis qu’Obéline, la tête levée, observait la lune avec curiosité. Et d’un coup, elle se redressa en haussant le ton, surexcitée, faisant sursauter la petite scientifique. Comment ça, quelle heure il était ? Normalement, pas loin de cinq heures de l’après-midi, si on prenait en compte leur longue marche, leur pause, et leur recherche frénétique des Joliflor autour de la cascade. Mais Obéline, qui venait de regarder sa montre, avait une réponse toute différente. Deux heures dix du matin. Mais… C’était impossible ! Comment pouvait-il être aussi tard ? Cependant, même si elle se sentit très stupide d’avoir paniqué, et pensé qu’elles ne reverraient jamais le soleil, la Mentali était également très soulagée de comprendre qu’elle s’était trompée. Il faisait juste nuit. Bon sang, mais comment avait-elle pu croire que le soleil ne se lèverait plus jamais ? Son rire se mêla à celui d’Obéline, et s’arrêta quand elle reprit la parole pour lui demander si elles avaient fait un bond dans le temps.

« A mon avis, elles ont paniqué et nous ont attaqué pour se défendre… » Dégainant son iPok, elle regarda la page de Joliflor, puis celle d’Ortide. « Ah, voilà, Ortide apprend Poudre Dodo, donc Joliflor connaît cette attaque. On a dû leur faire peur, donc elles s’y sont mises à plusieurs pour nous lancer Poudre Dodo, nous assommant pendant un très long moment. »

A la fin de sa tirade, Obéline reprit la parole, semblant rassurée par cette explication des plus rationnelles. Il ne leur restait plus qu’à lever le camp. Suivant sa camarade, Eryn ramassa quelques morceaux de bois, avant de suivre l’autre Mentali jusqu’à l’endroit où elles avaient posé leurs sacs quelques minutes (ou plutôt quelques heures) plus tôt, posant le bois de telle manière à ce qu’elles puissent faire un feu convenable. Pixi se chargea du reste, l’allumant d’une Flammèche, et la chaleur revint de suite s’imposer comme maîtresse des lieux, à la grande joie des deux frileuses. Déployant le camp, Eryn posa son sac de couchage non loin du feu et entreprit de sortir de quoi manger. Maintenant qu’elle ne paniquait plus, ces presque dix heures sans manger ni boire se rappelaient désagréablement à elle, par des tiraillements dans son estomac et un assèchement de sa gorge. Une fois la nourriture consommée, les deux filles se glissèrent dans leurs sacs de couchage, continuant à papoter à propos des Joliflor. Selon Obéline, elles risquaient de ne pas être très contentes de constater leurs présences le lendemain matin. Ce n’était pas faux. Il fallait donc trouver quelque chose pour qu’elles se fassent pardonner. Sortant de son sac de couchage, Eryn fouilla son sac pour en sortir quelques Poké Ball.

« J’ai peut-être une idée. On pourrait leur offrir des baies, en guise de bonne foi ? Je sais qu’il y en a tout autour de nous, mais elles seront peut-être contentes de voir des petits tas de baies rien que pour elles en arrivant demain matin. Je te laisse te charger des petits bols ? Tu n’auras qu’à utiliser des feuilles, il y en a partout au sol. Avec un peu de soie, ce sera facile de les faire tenir entre eux sans les rendre trop collants. Tiens, je te laisse Achille, mon Charmillon, et Maka, ma Chrysacier, pendant que je vais chercher les baies. »

La Mentali déposa les deux Poké Ball devant sa camarade, avant d’emporter les autres avec elle pour se planter devant la forêt. Non, il n’y avait que peu de chances qu’elle trouve son bonheur là. Alors, s’enfonçant bravement dans la forêt avec son équipe, elle marcha quelques minutes, jusqu’à ce que ses deux Spectre décident de la guider à un arbre recouvert de baies, où ils s’étaient goinfrés avec les baies les plus basses, rendant la cueillette plus difficile pour la Mentali. Ne se décourageant pas, elle fit sortir tous les Pokémon de son équipe pouvant apprendre Coupe, et ces derniers se rassemblèrent autour de l’arbre, qui volant, qui lévitant, et quand l’ordre de leur dresseuse sonna, tous les Pokémon se jetèrent sur l’arbre, faisant pleuvoir au sol une pluie de baies. Zhu Li, le Métamorph, qui avait pris l’apparence d’Achille, les rattrapa toutes pour les enrouler dans une Sécrétion, qu’Ozymandias, le Chapignon, ramassa sans le moindre effort. Les bras chargés, Eryn revint donc vers le camp, fière de la performance de ses Pokémon. Le Chapignon laissa tomber le sac près d’Obéline, à distance prudente du feu pour ne pas cramer ce dernier, et la Mentali s’assit à côté de sa camarade.

« Voilà ! Je propose qu’on empile les baies dans les bols de feuilles et qu’on les disperse un peu partout, aux coins stratégiques. Ca devrait suffire à les calmer. »

Enfin, elle l’espérait… Durant les heures qui suivirent, Eryn et Obéline empilèrent des baies dans les bols, avant de se lever pour aller les déposer en bas, près de la cascade, pour que les Joliflor les trouvent en venant. Cette activité les occupa un long moment, durant lequel elles parlèrent, avant de se taire, vaincues par la fatigue. Quand, enfin, leur tâche fut enfin terminée, il ne devait pas être loin de quatre heures du matin, et fatiguées, les deux filles se couchèrent après un « bonne nuit » ressemblant plus à un grommellement qu’autre chose. La Mentali ne se rappela même pas s’être endormie. Peut-être était-elle tellement fatiguée que le sommeil l’avait saisie avant même que sa tête ne touche l’oreiller de son sac de couchage. Le réveil, cependant, fut beaucoup plus doux pour elle.

Une petite patte s’était posée sur son épaule, la secouant en douceur pour la réveiller. Eryn ouvrit les yeux avec difficulté, et se figea en voyant une Joliflor, toute sourire, qui lui faisait face. Obéline, à côté, avait droit au même traitement. Eryn se redressa prudemment, pour ne pas effrayer la petite fleur, et jeta un coup d’œil dans la clairière. Autour d’elles, les Joliflor mangeaient, contentes de ce petit repas qu’elles découvraient en arrivant, et si deux Joliflor avaient décidé de les réveiller, c’était pour leur tendre deux bols intacts, encore remplis de baies, pour partager avec elles. Timidement, la Mentali se saisit de son propre bol feuillu, et se leva en voyant les mouvements de pattes de la Joliflor qui lui demandait de s’éloigner un peu. Suivant Obéline, elle alla s’asseoir sur un rocher, regardant, un peu comateuse, les petites fleurs s’agiter, aidées par les Pokémon Plante de la scientifique. Le feu fut enlevé, les sacs de couchage repliés, les sacs posés près des deux humaines. Eryn, qui mâchonnait ses baies sans comprendre, finit par avoir un éclair de génie.

« Obéline… Je crois qu’elles préparent la place pour leur danse du soleil… »

Elle avait vu juste. Au bout de quelques minutes de gesticulations, la place était nette, et les Joliflor, qui venaient de terminer leur repas, se rassemblèrent, semblant suivre un schéma très précis. Pourquoi ne dansaient-elles pas ? La réponse à la question vint d’elle-même. Évidemment ! La danse du soleil ! Il était parfaitement normal qu’elles fassent ça au moment où le soleil se levait, et non pas quand il était à son zénith, comme hier ! Suivant une chorégraphie bien précise et connue d’elles seules, les Joliflor se mirent alors à danser, quelques secondes avant que les rayons du soleil ne percent à travers les arbres. Émerveillée, Eryn regarda la danse sans rien dire, admirant la beauté et la grâce des Joliflor, qui dansaient en rythme avec le soleil, donnant vraiment l’impression que c’était grâce à elle que ce dernier se levait doucement par-delà les arbres.

C’était sans aucun doute le plus beau spectacle qu’il lui ait été donné de voir.

HRP : Utilisation des CS Coupe, Plongée et Cascade. Merci ! ♥



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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Jeu 21 Jan - 18:12

Modération Eryn

Utilisation de la CS Plongée
Rien!

Utilisation de la CS Coupe
Tu obtiens une Baie Ceriz et une Baie Marron

Utilisation de la CS Cascade
Tu gagnes 5 xp's!


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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Jeu 21 Jan - 20:20

Eryn proposa alors d’offrir des baies aux Joliflors. Ce n’était pas grand-chose mais avec les moyens dont elles disposaient en pleine nuit sur cette île, il allait falloir s’en contenter. Et puis qui ne serait pas touché par une si douce attention ? L’idée plut en tout cas à Obéline qui se vit charger de la confection de petits bols pour contenir les fruits pendant qu’Eryn allait chercher les fameuses baies. Elle lui laissa aussi les pokéballs d’Achille et de Maka, son Charmillon et sa Chrysacier pour l’aider dans son activité.

Alors que la jeune fille s’éloignait dans la nuit noire, Obéline réfléchit à son plan d’action. La première chose à faire était de ramasser un maximum de feuilles. Mais pas n’importe lesquelles ! Les plus belles et les plus colorées qu’elle puisse trouver ! Il fallait faire honneur et surtout se faire pardonner des Joliflors, elle ne devait donc pas négliger sa tâche. Elle mit les pokéballs d’Eryn dans sa poche et avec sa Goupix qui illuminait les environs avec ses feux follets à ses côtés, elle commença sa quête.

Les feuilles n’étaient pas ce qui manquait. A l’orée de la forêt qui entourait la clairière où elles se trouvaient, Obéline n’avait que l’embarras du choix. Elle se mit alors à ramasser les feuilles qu’elle jugeait digne de sa future création, en examinant certaines, en en ignorant d’autres. Pixi prenait sa tâche très au sérieux également, après tout elle se sentait un peu coupable de ce qui leur était arrivé plutôt. Elle lui pointait du museau les éléments qu’elle jugeait digne d’intérêt et Obéline les ajoutait à sa collection. Lorsqu’elle jugea que leur nombre était suffisant pour constituer une bonne dizaine de bols, elle décida de retourner à leur campement. De nouveau près du feu, elle s’y installa à une distance raisonnable. Assez près pour se réchauffer tout en gardant assez de distance pour ne pas roussir les feuilles ramassées avec soin. Il était temps d’appeler les Pokémons d’Eryn à la rescousse !

▬ Bonjour ! Je m’appelle Obéline et voici ma Goupix Pixi ! Eryn vous a confié à moi pour que vous m’aidiez à fabriquer de petits bols avec tout ça, dit-elle en désignant le tas de feuilles à côté d’elle. Vous êtes d’accord ?

Le Charmillon et la Chrysacier acceptèrent de l’aider pour la plus grande joie d’Obéline et ensemble, à coup de main et de sécrétion, ils se mirent tous ensemble au travail. Après quelques essais, le petit groupe finit par trouver son rythme de croisière : Obéline tenait les feuilles en place, la Chrysacier tissait du fil collant pour les maintenir en place, le papillon battait des ailes pour faire sécher la colle artisanale plus vite et la petite Goupix tendait les feuilles suivantes à sa dresseuse. Un sacré travail d'équipe !

Obéline venait de finir la conception du dernier bol lorsqu’Eryn réapparut les bras chargés. Elle avait ramassé un grand nombre de baies et en avait rangé la plupart dans son sac. Obéline fut impressionnée par la quantité de baies que la jeune fille avait ramassé en si peu de temps. Certes, l’île possédait de nombreux arbres à baies, mais quand même !

▬ Wow on a de quoi leur faire un festin ! Je suis sure que ça leur fera super plaisir !

Sur ces mots pleins d’entrain, les deux Mentalis placèrent les baies dans les coupes, essayant de créer une harmonie aussi bien de formes que de couleurs pour élever ce simple met à une véritable œuvre d’art. Les compositions raviraient aussi bien l’estomac que les yeux des Joliflors. Une fois satisfaites, elles installèrent les bols près de la cascade pour que les Pokémons Plante ne passent pas à côté sans les voir. Le dernier bol posé à sa place, les jeunes filles s’installèrent dans leur sac de couchage, murmurèrent un « bonne nuit » déjà à moitié dans le monde des rêves et s’endormirent d’un coup, submergée par la fatigue de la journée comme de la nuit.

Obéline dormait à poings fermés lorsqu’elle sentit une petite patte chaude sur sa joue. Elle crut dans un premier temps qu’il s’agissait de Pixi qui tentait de la réveiller, mais la sensation n’était pas exactement la même. Prise d’un doute, la jeune fille ouvrit un œil et vit à quelques centimètres de son visage le sourire ravi d’une petite Joliflor. Obéline se serait redressée brusquement prise de surprise si le sommeil n’avait pas encore autant d’emprise sur elle. Elle se releva donc doucement, évitant ainsi d’effrayer la jolie fleur à ses côtés. Cette dernière lui tendit alors un petit bol qu’elle reconnut aussitôt.

▬ Oh tu es sûre ? Obéline hésita à se saisir du présent mais la Joliflor insista, tout sourire. Oh, merci alors !

Obéline lui rendit son sourire et observa la clairière. Eryn à côté d’elle s’était faite réveiller de la même façon et tenait tout comme elle un petit bol de baies entre ses mains. Plus loin, elle pouvait voir le reste des Joliflors mangeant joyeusement le petit festin qu’elles leur avaient préparé la veille. Le repas leur avait donc plu ! Au point de leur laisser deux bols rien que pour elles ! Elle échangea un sourire amusé avec Eryn, c’était mission réussie !

La Joliflor se mit alors à effectuer de petits mouvements de bras et Obéline en déduit qu’elle devait s’éloigner. Elle alla donc s’installer sur un rocher, suivie par Eryn et Pixi. Cette dernière lui sauta sur les genoux, en voilà une qui était en pleine forme au moins se dit la fillette. De là où elles étaient, elles avaient une vue imprenable sur la clairière. La plupart des Joliflors finissaient leur repas mais certaines avec l’aide des Pokémons d’Eryn éteignaient les dernières braises du feu de camp, rangeaient les affaires des jeunes filles dans leurs sacs et les déposèrent à côté d’elles. On aurait dit qu’elle faisait place nette… Mais pourquoi donc ? Eryn eut l’éclair de génie qui n’atteignit pas l’esprit trop endormie d’Obéline : elles préparaient leur danse ! Evidemment !

Après quelques instants, la clairière était parfaitement rangée, si on peut parler ainsi d’une clairière, et les Joliflors avaient toutes finies leur repas. Elles commencèrent alors à se rassembler, chacune semblait avoir une place très précise et alors que tout semblait en place pour leur danse, elles attendirent, comme si quelque chose manquait… Obéline se demanda naïvement entre deux baies qui avaient le toupet de faire attendre ses adorables Pokémons ainsi ! Mais doucement, délicatement comme des pétales de roses, les Joliflors commencèrent leur danse. Et le retardataire apparut alors entre les arbres, ses doux rayons matinaux traversant le feuillage parsemaient de tâches de lumière la clairière. Leur danse semblait invoquer le soleil. Leurs mouvements étaient gracieux et harmonieux, s’accordant avec le lever du soleil et son rythme. Chacun de leur pas semblaient naturels jouant avec la lumière qui doucement inondait le lieu. Et pourtant rien n’était dû au hasard, tout était méticuleusement ordonné pour produire un spectacle magnifique. La danse du soleil. Bouche bée, Obéline avait arrêté de manger ses baies. Envoutée, toute son attention se portait désormais vers les Joliflors et jamais elle n’avait vu si belle représentation.

La danse dura presque deux bonnes heures et les Joliflors dansèrent comme si elles étaient hors d’atteinte de la fatigue. Tout du long leurs mouvements avaient été parfaits et lorsqu’enfin le soleil avait atteint une hauteur raisonnable et que les couleurs du ciel étaient repassés de tons rosés au joli bleu, les petites fleurs se réunirent toutes en rond et levèrent gracieusement leurs petits bras vers le ciel, comme pour se féliciter de leur réussite : le soleil était levé !

La représentation semblait finie mais Obéline resta figée. Incapable d’émettre le moindre son ou de bouger d’un pouce. Elle se contenta émerveillée de regarder ses petites créatures toutes heureuses de leur danse. Et puis des bruits s’élevèrent d’un peu partout et Obéline remarqua. Tout autour de la clairière des dizaines et des dizaines de Pokémons s’étaient rassemblés pour être témoin de la danse des Joliflors. Obéline se surprit elle-même de ne pas les avoir remarqué plus tôt et se rendit compte à quel point le spectacle l’avait hypnotisé. La danse achevée, les acclamations du public se firent ressentirent et nombreux furent les Pokémons à rejoindre les Joliflors pour les féliciter.

Obéline s’amusa de l’agitation qui se passait sous ses yeux et revint sur terre petit à petit. Elle mangea ses dernières baies et descendit de son fauteuil de fortune. Il était temps de rédiger le devoir à rendre pour le professeur Roseverte. La jeune fille s’agenouilla pour fouiller dans son sac à la recherche de son cahier et d’un stylo. Elle s’étonna du soin qu’avaient pris les Joliflors à ranger ses affaires et finit par trouver de quoi écrire. Elle se releva et annonça à Eryn :

▬ Le bateau part à 18h, on a encore le temps d’écrire notre devoir mais je te propose de le faire maintenant, tant que notre mémoire est encore fraiche !

Elle s’installa à nouveau sur le rocher et posa son cahier sur ses genoux, prête à écrire son rapport sur le rituel.

▬ Hummm, commençons par le début. Le lieu… Elle observa un instant la clairière où elle se trouvait, encore pleine de vie grâce à l'agitation des nombreux Poékmons s’y trouvant. Il faut un endroit dégagé où le ciel et le soleil sont bien visibles. J’ai l’impression que si le lieu peut aussi créer des jeux de lumière c’est encore mieux ! Comme ici avec la cascade et les ombres crées par les feuillages ! Ensuite, je ne sais pas si tu es du même avis mais je pense que le rituel commence dès la veille. Hier, les Joliflors se sont probablement rassemblées aussi bien pour se saluer que pour se préparer et répéter leur rituel.

Obéline commença à noter ses idées sur le papier, elle se demandait ce qui se serait passé si elles n’avaient pas interrompue la préparation de la veille et ajouta d’un ton moqueur :

▬ On peut aussi dire que si elles se sentent menacer lors de leur rituel, elles paniquent et endorment les intrus à coup de poudre dodo… Obéline reprit son sérieux. Après… La danse en elle-même était magnifique ! J’ai rarement vu quelque chose d’aussi beau ! En tout cas, elle a commencé juste avant le lever du soleil et l’accompagne tout le long de sa longue ascension.

Elle s’arrêta quelques instants, repensant les yeux pleins d’étoiles à la danse auquelle elle avait assisté un peu plus tôt. Elle avait l’esprit trop émerveillée pour y réfléchir posément, alors elle préféra demande l’aide de sa partenaire avant de continuer son devoir :

▬ Tu as remarqué des choses particulières pendant la danse toi ? Ou même d’autres détails que j’ai oublié de préciser ?

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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Jeu 28 Jan - 16:19

Silencieuse, fascinée, Eryn resta immobile, observant la danse des Joliflor avec beaucoup d’émotions. Voir une chose pareille était assez rare dans une vie, et la Mentali s’attendait plutôt à voir ça au travers des arbres, pour prendre des notes de loin sans effrayer les Pokémon, tout en s’estimant heureuse d’avoir pu en apercevoir un bout. Mais ça ? Être assise en première ligne, comme au théâtre, à la meilleure place du spectacle ? C’’était inespéré. C’était un grande opportunité d’apprentissage, mais également énormément d’honneurs que les Joliflor leur faisaient là. Obéline, à côté, semblait apprécier le spectacle à sa juste valeur, tout comme elle, car la danse du soleil venait enfin de commencer, leur permettant de réellement commencer le cours. Les Joliflor dansaient de manière parfaitement ordonnée, levant souvent leurs bras vers le ciel pour invoquer le soleil et lui demander de venir, avec tellement de ferveur que la Mentali se prit à espérer qu’il accepte venir enfin au lieu de les bouder de la sorte. Elle se sentit presque rougir de penser une chose pareille. Evidemment, qu’il allait venir ! Le soleil finirait par se lever, et de toute manière, il aurait été bien cruel de faire attendre de si jolies créatures et le public impatient ! Car un coup d’œil suffisait pour comprendre que la danse du soleil attirait du monde : il y avait des Pokémon de partout ! Alors qu’elle regardait le public Pokémon, conquise, les Joliflor se mirent réellement à danser, et la Mentali reporta immédiatement son attention sur elles, prête à prendre des notes.

Le soleil se levait doucement entre les arbres, ses rayons perçant les feuillages pour illuminer et réchauffer doucement la clairière. Aussitôt, les petites fleurs se mirent à danser avec plus de joie, de manière plus prononcée, devenant un seul et même mouvement continu qui semblait créer une chaîne entre la terre et le soleil, comme si c’était ce mouvement unique qui faisait se lever le soleil. La représentation dura ainsi deux bonnes heures, durant lesquelles les Joliflor dansaient au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel… A moins que ce ne fut leur danse qui le faisait grimper de plus en plus haut vers le zénith, comment savoir ? Le fait était qu’il grimpait doucement dans le ciel, chassant les derniers reflets de la nuit, illuminant le ciel de ses rayons, faisant revenir le bleu à la place du gris, jusqu’à ce qu’enfin, les Joliflor, s’arrêtent en tournoyant pour lever leurs pattes vers le ciel, triomphantes et heureuses. Le soleil était levé ! La clairière éclata alors en des centaines de félicitations provenant de Pokémon différents, et Eryn, tout à sa joie, se joignit à eux pour applaudir avec force, heureuse de ce qu’elle venait de voir. C’était absolument magnifique ! Comment avait-elle pu vivre aussi longtemps et rater un pareil spectacle ? Les yeux brillants, les joues un peu rouges, elle plongea immédiatement vers son sac pour en sortir de quoi écrire, tant que les souvenirs étaient encore brûlants dans son esprit. Et apparemment, Obéline avait eu la même idée qu’elle.

« Oui, je suis d’accord. Ce ne serait pas leur faire honneur que de ne pas rendre un très bon devoir ! »

S’installant comme elle le pouvait, Eryn commença sa prise de notes à toute vitesse, comme si elle avait peur d’oublier quelque chose d’important. Obéline avait raison. Les Joliflor mettaient beaucoup de soins à choisir le lieu de leur danse du soleil, sans doute parce qu’elles recherchaient un théâtre naturel. Le soleil pouvait ainsi s’infiltrer entre les arbres, illuminer leur petite scène, se refléter sur les eaux pures de la cascade, pour créer une ambiance de lumière absolument féérique et raccord avec le thème. Car au fur et à mesure que le soleil se levaient, les rayons bougeaient, donnant alors l’impression que c’étaient les Joliflor qui les faisaient se mouvoir à leur guise. Elles se rassemblaient alors la veille de leur danse du soleil au lieu choisi, pour savoir combien elles seraient, comment répartir leurs places et apprendre à faire connaissance, pour celles qui venaient tout juste d’évoluer ou qui rejoignaient la formation pour la première fois en tant qu’actrice et plus en spectatrice. Elles préparaient alors la clairière, pour commencer leur danse rituelle le lendemain matin, à l’aube, au moment où, justement, le soleil se lève. Et la danse du soleil, populaire chez les Pokémon, attirait alors un public aussi disparate qu’hétéroclite, pas seulement composé de Pokémon Plante, comme elle aurait pu s’y attendre. En cas d’agression durant leurs préparatifs, les Joliflor utilisaient Poudre Dodo pour se donner le temps de s’enfuir, avant de chercher, sans doute, un nouveau lieu, à moins qu’elles n’en trouvent pas et qu’elles ne retournent à la clairière. Ce qu’elles font si les intrus y sont toujours, Eryn ne le saura sans doute jamais, mais une fois mises en confiance, elles invitent les anciens intrus à se joindre au public pour qu’ils puissent assister à la danse.

« Non, sinon que la danse semble attirer du public… Tu as vu tous les Pokémon rassemblés ? Et il n’y avait pas que des Pokémon Plante. Il m’a semblé voir un Roucool, comme celui de ma cousine, et un petit Caninos non loin de moi. Et… Oh, tout le monde est parti ! »

C’était vrai. La danse du soleil terminée, chacun était reparti vaquer à ses occupations, les laissant seules dans la clairière, tellement vite et silencieusement qu’elles ne s’étaient rendues compte de rien du tout. Seuls les piétinements d’herbes et les ondoiements au sol dans la clairière indiquaient qu’il s’y était passé quelque chose, quelques minutes plus tôt. Quelques minutes, ou quelques heures ? Comment savoir ? Avec cette danse, le temps avait semblé passer si vite, mais également si lentement, qu’elle en était totalement perdue. Aussi la Mentali choisit-elle la voie de la prudence, sortant son iPok pour y jeter un coup d’œil, et s’inquiéter de voir qu’il était déjà treize heures trente. Le ferry repartait à dix-huit heures… Il ne leur avait pas fallu trop longtemps pour venir jusqu’ici, mais elle préférait tout autant ne pas traîner. Rester coincée sur cette île, aussi belle soit-elle, ne l’enchantait pas du tout, en vérité. Elle rangea donc ses affaires, avant de se relever pour remettre son sac de voyage sur le dos, bien contente de ce cours. Elle avait vu des choses merveilleuses, et en avait appris de nouvelles sur les Pokémon Plante. Une aubaine pour elle !

« Je propose qu’on fasse comme eux, et qu'on y aille. La route n’est pas très longue jusqu’au bateau, mais je me méfie des sautes d’humeur du professeur Roseverte. On ne sait jamais, des fois qu’il décide qu’il en a assez de nous attendre et qu’il décide de partir plus tôt… »

Avec un sourire, Eryn attendit que sa camarade finisse de ranger pour s’embarquer avec elle sur le chemin du retour. Elles en auraient pour quelques heures de marche, mais ce n’était pas bien grave, car la jeune Mentali était persuadée que ce cours lui avait permis de, peut-être, se faire une nouvelle amie.

[ Cours Scientifique terminé pour moi o/ ]



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MessageSujet: Re: [Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]   Ven 29 Jan - 22:06

Sur les mots d’Eryn, Obéline releva la tête de son devoir et remarqua le calme qui régnait désormais dans la clairière. Il restait encore quelques rares pokémons qui profitaient du soleil réchauffant mais presque rien ne laissait soupçonner qu’un spectacle merveilleux avait eu lieu il y a quelques minutes à peine, si ce n’est l’herbe plié sous la danse des Joliflors. Chacun était parti, retournant à ses propres occupations. Le soleil était levé, le théâtre pouvait fermer ses portes. Eryn proposa à la jeune fille de les imiter et de se mettre en route elles aussi. Obéline aquiesça. Elle finit rapidement son rapport en ajoutant que de nombreux pokémons venaient assister au rituel et en rangeant ses affaires elle se promit de relire son devoir si elle avait le temps, pour corriger ses fautes.

Elles avaient bien passé trois bonnes heures assises sur ce rocher, et c’est le corps tout engourdit qu’Obéline se remit en marche, sac à son dos, Pixi à ses côtés. La petite Goupix avait semblé ravie par la danse à laquelle elle avait assisté. Elle avait beau avoir un caractère difficile, elle appréciait au moins les belles choses, ou tout du moins celles qui lui semblaient digne de son intérêt.

Les jeunes filles eurent un peu de mal à se repérer dans la forêt qu’elle devait traverser pour arriver au champ de fleurs pour pouvoir ensuite reprendre le chemin de terre qui les amènerait au petit port. Leur difficulté vint probablement du fait qu’elles étaient arrivés à la clairière par les airs. Mais avec l’aide des Pokémons volants d’Eryn qui leur indiquèrent la route à suivre, elles finirent par retomber sur un environnement connu. Les deux mentalis bavardèrent de tout et de rien, du rituel comme de l’île en elle même. Obéline était réjouie par leur discussion. Durant ce premier semestre à l’académie, elle ne s’était pas faite beaucoup d’amis alors la compagnie et la gentillesse de la jeune fille qui l’accompagnait la ravissait au plus au point. Elle avait peut être fini par se faire une amie ? Cette pensée la faisait sourire de plus belle.

Les deux Mentalis arrivèrent ainsi au champ de fleurs, toujours aussi coloré et parfumés. Elles le traversèrent pour arriver au chemin qui descendait vers la mer et quittèrent le magnifique panorama pour s’enfoncer dans la forêt. Elles marchaient depuis maintenant près de deux heures lorsqu’elles finirent par arriver sur le port. Un peu en avance, quelques élèves étaient pourtant déjà là, certains dans des états lamentables… Leur expédition avait du se passer de façon un peu plus compliqué que la leur… Obéline profita de ces derniers instants pour relire son devoir et corriger les quelques fautes qui y traînaient. Finalement,  à 17h le professeur Rosevert fit son apparition, sommant à tous ceux étant déjà là de s’installer dans le bateau pour ne pas perdre de temps et de lui rendre au passage leurs copies.

Les deux jeunes filles suivirent donc les instructions et embarquèrent sur le navire. Lorsque celui-ci démarra un peu plus tard, Obéline était assise sur le pont, Pixi sur ses genoux endormie, elle ne semblait plus se soucier de la répugnance que lui apportait l’étendue d’eau sur lequel elles naviguaient, préférant se fondre dans un sommeil reposant. La gamine se retourna une dernière fois vers l’île, elle commençait déjà à s’éloigner dans l’horizon, elle ne devenait plus que souvenir de deux jours d’aventure inoubliables et synonyme d’une nouvelle amitié !

[ cours terminé du coup :3 ]

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[Cours 05 Scientifique] Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. [Terminé]
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