Tu me manques. - PV Alban Abernaty
Calliope Pryde
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Sujet: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Mer 6 Jan - 10:08


Tu me manques

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Le lendemain de Noël était déjà là et Calliope n'avait qu'une seule hâte : offrir tous ses cadeaux à ses amis les plus chers. Et en première ligne de mire, il y avait Alban. Se souvenir de lui faisait tiquer légèrement la rouquine, qui, finalement ne se sentait pas du tout prête à le voir aujourd'hui. Elle ne savait pas trop quoi penser car depuis quelques temps, le garçon s'était montré un peu distant avec elle. Callie ne comprenait pas vraiment pourquoi mais en fouillant dans ses souvenirs, elle était presque sûr que cela avait un rapport avec leur dernière séance de kinésithérapie. Leur discussion avait été étrange et avait amené la rouquine à se poser des questions qu'elle voulait taire tout au fond d'elle-même. C'est pour cela qu'elle avait quitté son ami avec précipitation, gênée de pouvoir croire que ce dernier avait des sentiments pour elle. Parce que, déjà, elle n'en était pas certaine et qu'elle avait peur de tirer des conclusions rapidement. Mais aussi parce que ça la mettait mal à l'aise de le croire. Alban était vraiment un très bon ami. Elle et lui s'étaient rapprochés assez rapidement, à cause des circonstances passées sur Cobaba alors que rien de spécial ne les prédestinait à bien s'entendre. Il l'avait soutenu, il s'était inquiété pour Calliope, tout comme elle... Une entraide mutuelle qui s'était finalement transformée en amitié sincère. Alban était peut-être le garçon avec qui elle s'entendait le mieux. Avec qui elle avait eu ses premières confidences vis à vis de Leo mais où elle était restée relativement vague. Callie est discrète, elle n'aimait pas trop étaler ses problèmes. Cependant, elle savait pertinemment qu'elle pouvait compter sur le Volali. Malheureusement, aujourd'hui, elle se permettait d'en douter.

Leur amitié était forcément remise en question... Sinon, quelle explication donner face à ce silence si soudain ? Pour Calliope, c'était vraiment dérangeant. Stressée, elle avait peur de perdre Alban pour des bêtises, alors qu'il suffisait simplement de se montrer clair. Confortée dans l'idée de rétablir le situation, la rouquine se sentait plus déterminée à voir son ami. Faillait-il encore le trouver... Attrapant son iPok, elle parcourait sa liste de contact et s'arrêtait quand elle voyait sa photo. Son doigt hésitait par la suite : devait-elle réellement lui envoyer un message pareil ? "Salut Alban ! Dis, où est-ce que tu es ? J'aimerais te voir." C'était stupide. Mais ce message traduisait aussi le manque de la demoiselle. Oui, Alban lui manquait. Se résignant, elle préférait ranger l'appareil dans son sac, à côté de son paquet soigneusement ajusté. Elle le trouverait bien, d'une manière ou d'une autre. Sortant de sa chambre, elle adressait un signe de main à ses colocataires tout en les informant de son départ et la raison de celui-ci. Une fois dehors, elle semblait bien perplexe, la pauvre Calliope. Par où commencer ? A droite, ou à gauche ? Bon... Tout doit alors. Premier pas, puis second, la neige s'affaissait. Il y avait beaucoup de poudreuse et cela rendait la marche difficile. Emmitouflée dans son écharpe, elle posait es yeux sur les autres chalets. Alban se trouvait dans forcément l'un d'eux.

Soudain, la rouquine trouvait un groupe d'adolescent non loin. Prenant son courage à deux mains, elle allait vers eux, une boule au ventre. Le seul courage qui la motivait, c'était de se dire qu'ils pouvaient avoir des informations sur le logement de son ami. Et par un heureux hasard, il s'agissait de camarade du garçon, appartenant justement au dortoir Voltali. Hésitante au débout, la demoiselle attirait finalement l'attention vers elle d'un signe de main pour les saluer. Elle enchainait rapidement pour ne pas leur faire perdre de temps. Finalement, le trio d'amis lui indiquaient la direction avec plaisir, ce qui ravivait la douce rouquine. Depuis quand les gens étaient sympa avec elle ? Décidément, ce statut de préfète avait tout changer. Callie les remerciait d'un sourire et se dépêchait de rejoindre sa destination. Le froid était bien trop mordant ! Et la marche devenait bien trop difficile pour elle. Son attention pour ne pas tomber avait doublé. Et comme ça demandait plus d'effort, elle s'essoufflait étrangement plus vite... Fichue maladie. Etais-tu réellement en train d'atteindre les poumons ?! Non ! Secouant la tête de droite à gauche, Calliope ne voulait pas y croire.

Ah, voilà ! La demoiselle était arrivée, ce qui lui permettait d'oublier rapidement ses dernières pensées. Elle montait précautionneusement les marches. Une fois devant la porte, elle abattait son poing dessus assez fort. Pourvu qu'il se trouve ici...

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Alban Abernaty
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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Mer 6 Jan - 13:03



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Quelques fois, Alban se donnait l’impression d’être un peintre comme pouvait l’être Max. Face à la toile vierge qui reflétait ses pensées et ses émotions, il brandit un pinceau imaginaire et peignit délicatement un ciel d’un bleu éclatant. Ce ciel, c’était son humeur, ses doutes, ses espoirs ; le miroir de son âme représenté en un seul chef d’œuvre. Parfois changeant, parfois joyeux, parfois ombrageux… Il lui suffisait de recouvrir la peinture initiale d’une seconde couche de couleurs pour avoir un tableau totalement différent. Une semaine plus tôt, ce tableau avait eu des allures de représentation de scène funeste. Le ciel avait été d’un noir d’encre ; les couleurs d’une fadeur sans nom. Mais la chaleur du chalet, du feu de cheminée et de ses deux colocataires était parvenue à faire fondre son cœur pris en glace. L’encre avait progressivement laissé place à un nouveau calque ; teinté de couleurs plus vives, de couleurs plus chantantes. Alban contempla l’œuvre actuelle avec une moue sceptique. Il allait mieux, de ça, il en était sûr. Il avait réussi à faire le deuil du départ de Khal, et continuait de correspondre quand il le pouvait avec son tout premier ami au sein de l’académie. Pour autant, il restait un point qu’il fallait absolument qu’il éclaircisse. Cette petite ombre au tableau, camouflée derrière un nuage aux teintes vives. Le tout premier problème qu’il avait rencontré, et qui n’avait eu de cesse de le précipiter dans des abimes d’incertitudes. Il ouvrit doucement ses yeux et caressa d’un geste distrait la toile imaginaire ; il aurait tant aimé pouvoir gommer cette petite erreur. Essayer de la rendre de nouveau si lumineuse. Et pour autant, il savait qu’il ne pourrait pas réaliser cet exploit d’un coup de baguette magique. Il fallait plus que ça pour réparer les fautes. Ah… Calliope…

Il se jeta en arrière sur son lit, atterrissant sur son oreiller dans un bruit sourd. Le carillon qui était suspendu au-dessus de sa tête reflétait les lumières d’or de l’extérieur, bouts de miroirs arc en ciel chatoyants. Avec un soupir, Alban se redressa et se gratta l’arrière du crâne. Sur son bureau, le dernier paquet cadeau qu’il n’avait pas pris le temps de remettre occupait tout l’espace. Non. Ce n’était pas qu’il n’avait pas pris le temps de le faire. C’était plutôt qu’il n’avait pas osé. Pourtant, Noël s’était tenu la veille. Il aurait dû… comme pour la Thanksgiving. A cette pensée, son cœur se crispa. Ce cadeau, c’était celui de Calliope. Pour autant, elle n’était venue le voir ni à la Thanksgiving, ni à Noël. Une cruelle déception qui n’avait cessé de lui ronger les entrailles depuis. Il n’attendait pourtant rien en particulier de la belle rousse. Il n’offrait pas pour obtenir en retour. Il avait simplement voulu lui faire plaisir, que ce soit pour Noël ou bien pour le mois précédent. Pour autant, le fait de l’avoir surprise à donner un cadeau à Léonidas ce jour-là lui avait fichu un coup au moral. Il se savait jaloux. Il se savait injuste. Pour autant, il ne parvenait pas à réfléchir de façon rationnelle quand il s’agissait de Calliope. Ses sentiments étaient toujours un tourbillon indéchiffrable. Il se sentait pris entre deux vents contraires, complètement esclave des perturbations extérieures. Ne pouvait-il pas réfléchir de lui-même ? Trouver la pensée juste ? Les mots justes ? Au lieu de cela, voilà qu’il s’enfermait dans son confortable cocon. Il l’avait évitée, Calliope. Après Thanksgiving, il lui avait à peine parlé ; l’avait à peine regardée quand ils se croisaient dans un couloir. Et pourtant, dès qu’elle ne regardait pas, il la dévorait des yeux. C’était indéniable et il avait réalisé ce qu’il aurait voulu ne jamais comprendre. Il s’était attaché à la rousse bien plus qu’il ne l’aurait voulu. Point négatif ? Il savait qu’elle ne l’aimait pas. Et ne l’aimerait jamais de cette façon-là, d’ailleurs. Croiser son regard lui en disait beaucoup trop long. Il savait qu’il n’y avait pas d’histoire possible entre ces deux-là.

Réaliser tout cela ne lui avait pas fait du bien, au contraire. Il s’était perdu dans les labyrinthes de son esprit encore maintes et maintes fois. Car même s’il était certain de vouloir être avec elle, il n’était pour autant pas certain de réellement l’aimer. L’amour était un sentiment qu’il n’avait jamais éprouvé, après tout ; comment être sûr que ce sentiment était bien celui qu’on décrivait dans les romans ? Avait-il des papillons dans l’estomac ? Un petit peu, oui, mais cette sensation survenait avec beaucoup plus de personnes que juste Calliope. Etait-il jaloux au point de vouloir la posséder comme un oiseau, la gardant égoïstement dans sa cage d’or ? Oui. S’en sentait-il coupable ? Absolument. Pour autant, il n’avait pas ce désir de chair envers elle. Et diantre que les romans en parlaient, de ce désir particulier. Il n’avait jamais songé à l’embrasser ; à lui prendre la main, ou la prendre dans ses bras. Peut-être une ou deux fois pour le dernier point, mais avec qui ne le ressentait-il pas ? Dès que son empathie se recevait de plein fouet la détresse des autres, il se sentait étrangement protecteur, comme il l’était avec sa petite sœur. N’avait-il pas déjà songé à prendre dans ses bras Max ou Marie de façon bien plus fréquente que pour la rousse ? Ah, que cela cesse. Il n’avait pas envie d’y penser. Il n’aimait pas y penser. Et pourtant, le portrait de la Givrali s’était imprimé dans son esprit. Que représentait-elle pour lui ? Il voulait être avec elle. Désespérément. Mais d’un autre côté, il savait que ce ne serait pas possible. Etait-ce cela qu’il appréciait ? Ce côté inaccessible ? Tout comme avec Alizée autrefois… Tout comme les courses aériennes à présent. Il était toujours le même que dans ses jeunes années ; à souhaiter l’impossible. A aimer ce qu’il ne pouvait avoir.

Il se crispa. Il n’aimait pas faire le point sur ses sentiments. Il les sentait affluer dans son esprit et lui tordre les méninges. De Thanksgiving au début des vacances, il s’était déjà bien trop torturé avec tout cela. Il était parvenu à sortir momentanément la tête hors de l’eau, mais il fallait se rendre à l’évidence ; dès qu’il sentait enfin qu’il pouvait respirer, une nouvelle vague le submergeait. Encore plus féroce et violente que la précédente. D’ailleurs, le destin semblait se jouer de lui. De façon fortuite, il s’était retrouvé à passer une après-midi entière avec le fameux « Leo » qu’elle affectionnait tant. Il avait donc essayé de se persuader ; de le détester. De le trouver infâme, hideux, grotesque. Mais malgré ses efforts, il n’y était pas parvenu. Leonidas était un garçon foncièrement gentil. Il respirait la confiance, la sympathie. Il avait fait du mal à Calliope, mais Alban n’était pas parvenu à le détester. Il en était jaloux, mais même sa prétendue conviction semblait fragile. Il ne détestait pas le Préfet Phyllali ; ne le pourrait plus jamais, d’ailleurs. Il y avait des limites à ce que son injustice pouvait lui faire penser. Et, à partir de là, Alban avait su qu’il avait perdu.

Qu’elle soit heureuse, après tout. Mais même ça, il n’arrivait pas à le penser véritablement. Il était comme ça, Alban ; jaloux, égoïste, injuste. Il était humain. Pas parfait. Pas aussi gentil qu’on le pensait. Loin d’être ce type toujours sympathique avec tout le monde. Et cette pensée l’avait déprimé encore plus que tout le reste. Prendre conscience de cette façon de ses défauts et ses imperfections… Une véritable torture qu’il aurait souhaité ne jamais avoir à subir, quitte à rester dans le déni toute sa vie.

Il se retourna sur le côté, et ses yeux rencontrèrent une nouvelle fois le cadeau de Calliope. Il fallait au moins qu’il fasse quelque chose pour ça. Et la grande question était là ; qu’allait-il faire, à présent ? Qu’est-ce qu’il devait faire ? La solution la plus simple aurait été d’aller voir sa Doc, de lui souhaiter un Joyeux Noël, et de discuter. Comme avant. Mais pouvait-il revenir à une situation « comme avant » ? Il avait l’impression d’avoir brisé trop de choses. De ne pas avoir été l’ami qu’il aurait dû être. Et pour autant, il ne s’en sentait qu’à demi coupable. Il avait le droit de ressentir ce qu’il éprouvait, n’est-ce pas ? Il ne pouvait après tout pas être ce super bon copain qui vous soutient en toutes circonstances, même s’il devait en souffrir par derrière. Après tout, il n’était pas comme ça. Il n’était pas parfait. Mais il allait devoir vivre avec. Se relevant doucement, il se dirigea vers la porte de sa chambre. Il savait que Max et Nolan n’étaient pas là ; l’occasion de se préparer un petit chocolat chaud et de se remettre d’aplomb sans aide extérieure, avant d’affronter le grand froid et de tenter une approche.

Il avait pris sa décision ; il irait voir Calliope aujourd’hui. Il irait s’expliquer ; s’excuser aussi, certainement. Lui demander des explications également. Il était temps de jouer la carte de la franchise, après tout, que ce soit de son côté ou du sien. Même si ça faisait mal. Même si ça allait faire mal. Il ne pouvait plus fuir plus longtemps, après tout. Et, quoi qu’il arrive ensuite. Quoi qu’il se passe... Qu’elle le déteste, qu’elle l’engueule, qu’elle décide de ne plus jamais le revoir… il se sentirait au moins plus léger. Plus franc. Il sentirait qu’il était un véritable ami pour elle. Il ne se cacherait plus.

Sortant de sa chambre, Alban se dirigea machinalement vers la cuisine où il sortit casserole, mug et autres douceurs. Ses Pokémon faisaient une petite sieste bien méritée après l’entraînement du matin. L’occasion de se retrouver face à lui-même, sans aide extérieure. Bien. Il sortit le lait du frigo, et se figea quand il entendit quelques coups à la porte. Il redressa instinctivement la tête. Qui pouvait bien venir leur rendre visite ? Max et Nolan étaient sortis… Bah. Si c’était pour l’un d’entre eux, il irait faire le messager et ça s’arrêterait là. Il doutait fort que quelqu’un vienne le voir après tout. Traversant donc la pièce en évitant les canapés et autres meubles, Alban tendit la main vers la poignée, l’abaissa et… tomba nez à nez avec Calliope.

Une foule de questions se coinça dans sa gorge. Il resta figé quelques instants, le visage blanc comme un linge. Ce n’était pas ce qu’il avait prévu. Il n’était pas encore assez prêt. Il lui fallait encore un peu de temps et… merde. Ce n’était pas comme si on lui donnait le choix après tout. Alors, prenant son courage à deux mains, il se força à lui offrir au moins un sourire. Timide et discret, certes, mais un sourire tout de même.

- Bonjour Calliope. Joyeux Noël… lui dit-il, avant de s’écarter de quelques pas. Tu es venue voir Max ? Elle est sortie, mais tu peux l’attendre à l’intérieur. J’allais justement préparer du chocolat chaud, tu en veux ?

Son manque de franchise lui fit grincer des dents. Voir Max ? Il n’y croyait pas une seconde. Il savait que les deux jeunes filles étaient amies mais… non. Décidemment, avec l’air déterminé qu’il entrapercevait dans son regard, ça ne pouvait être que pour lui. Et autant dire qu’il n’allait sûrement pas passer un très bon quart d’heure.

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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Mer 13 Jan - 8:22


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Devant la porte close, Calliope n'arrivait pas à déterminer le sentiment qu'elle ressentait. A vrai dire, c'était un mélange de tout et ils allaient si vite dans son esprit qu'elle n'arrivait pas à les attraper, filant sans cesse entre ses doigts Malgré tout, elle arrivait à distinguer la peur. Une émotion particulièrement difficile à décrire, mais elle savait parfaitement qu'elle concernait le garçon. Elle avait peur de plusieurs choses le concernant et plus elle y pensait, plus cette peur devenait grande. Déjà, elle craignait ne pas avoir de réponse à son appel. Alban pouvait très bien être parti quelque part dans le centre pour profiter des activités proposées par la ville. Et là, il serait bien plus difficile de le trouver. Puis, elle imaginait aussi cette discussion qui n'aboutirait à rien. Et enfin, elle craignait qu'en ouvrant la porte, son ami ne la referme aussi sec après avoir découvert la personne qui était derrière. S'il lui faisait la tête, c'était pour une bonne raison. Et bien qu'inconnue pour Callie, cette possibilité était tout à fait envisageable puisque son ami faisait en sorte de l'éviter depuis quelques temps déjà. C'était la pire des possibilités aux yeux de la rouquine. Et plus elle était montée dans ses inquiétudes, plus son rythme cardiaque avait augmenté.

Le moment fatidique arriva bien plus vite qu'elle ne l'avait prévu -sûrement parce qu'elle pensait trop et que le temps lui paraissait avancer trop rapidement. Fort heureusement, c'est bien Alban avec qui elle se retrouvai nez à nez et non ses colocataires, comme ça aurait pu être possible. Cette fois ci, le coeur de Calliope s'était arrêté un moment. Le simple regard du garçon venait de l'abattre. Et quand leurs yeux se croisaient, la rouquine comprenait très bien que quelque chose n'allait pas. Inutile de lui offrir un sourire, elle n'y croyait pas un seul instant que celui-ci était sincère. Alors, était-ce pour faire bonne figure ? Probablement... Peut-être que le blond ne voulait pas du tout la voir. Mais si c'était réellement le cas, Callie l'aurait su immédiatement. Quoi que, elle n'était pas si loin du but finalement, surtout à entendre son interlocuteur. Ses propos avaient pourtant bien commencés. Cependant, quand il évoquait Max, le regard de la rouquine se renfrognait. Pourquoi viendrait-elle la voir ? Pire encore : s'il l'évoquait, c'est qu'ils partageaient ce chalet. Les yeux légèrement écarquillés en apprenant la nouvelle, Calliope était devenue statut une seconde à peine. Pourquoi est-ce que ça l'affectait ? Alors, pour oublier, elle fermait d'un coup les yeux et faisait un pas en avant pour dissimuler le tout. Elle répondait à l'invitation d'Alban pour se camoufler. Pour que celui-ci n'ait pas accès à son visage. Et une fois dépassé, elle patientait. Derrière elle, Callie l'entendait refermer la porte. Le bruit et le courant d'air généré la faisaient frissonner.

A son tour, Callie avait la gorge serré. Elle ne savait pas du tout par quoi commencer. Faire semblant n'était pas vraiment dans ses attributions, du moins, pas totalement. De toute façon, elle ne pouvait pas faire autrement car on devinait facilement ses émotions. Un véritable lire ouvert, il était impossible de faire semblant. Et puis, Alban la connaissait que trop bien pour qu'elle se permette de mentir avec lui. Elle repensait alors à ce qu'il venait de dire et à cette émotion que ça avait généré en elle. De la jalousie ? Absurde. Callie appréciait beaucoup son ami, mais pas au point de ressentir cela. Du moins, pas vraiment... Alors, qu'est-ce que c'était exactement ? Elle n'arrivait pas à le comprendre, pour l'instant. Etait-il préférable de se concentrer sur ses premiers mots ? Probablement. "Joyeux Noël", avait-il dit... Oui, c'est vrai qu'ils ne se s'étaient pas vu encore, que son cadeau trainait dans son sac. En début d'après midi, la rouquine avait eu l'occasion de distribué ses présents à ses amis. Or, ce n'était pas encore le cas pour Alban. La tête se baissant progressivement, comme si elle voulait se recroqueviller, elle répondait d'une petite voix qu'elle acceptait son chocolat. Et voilà, encore une chose qui pouvait alerter Alban. Décidément Calliope, tu envoies trop de signaux !

Les deux adolescents se dirigeaient sans un mot vers les fauteuils. Alban s'absentait un instant dans les cuisines pour ramener deux mugs de chocolat chaud, dont un qu'il disposait en face de Callie. Cette dernière relevait finalement le regard pour planter ses iris dans ceux du garçon.  


_ Je ne suis pas venir voir Max... Mais toi. A-alban... *courte pause* Sommes nous... toujours amis ?



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Alban Abernaty
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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Sam 16 Jan - 19:31



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Alban Abernaty & Calliope Pryde

Elle était là, juste en face de lui. Il avait l’impression que cela faisait une éternité qu’il ne l’avait pas vue. Elle était toujours aussi belle, avec ses longs cheveux roux et son visage apaisant de Médecin. Même son regard déterminé ne parvenait pas à altérer la gentillesse de ses traits. Doucement, Alban la salua et l’invita à entrer attendre Maxine à l’intérieur. Nerveusement, sa main alla chercher le contact familier avec sa nuque, dans un geste qu’il avait probablement instinctivement volé à Leonidas et à Estelle. Sans un mot, il s’écarta de quelques pas, des mèches de cheveux éparses venant camoufler une partie de son regard gris d’anthracite. Que devait-il dire ? Que devait-il faire ? Son énergie semblait lui avait été complètement volée dès le moment où Calliope s’était montrée sur le pas de sa porte. Voilà qu’il n’avait plus envie de rien. Pour autant, il était intimement convaincu que ce n’était pas la bonne solution ; après tout, il ne pouvait pas passer sa vie à fuir.

Mais fuir qui et quoi ? Etait-ce la jeune fille qu’il tentait d’éviter ? Ou étaient-ce ses propres sentiments ? Il aurait voulu ne jamais y être confronté, mais force était de constater qu’il n’en avait pas le choix. Impossible de faire un pas en arrière et d’effacer la toile d’un coup de peinture. C’était trop tard, à présent. Bien trop tard… Il soupira de façon discrète et imperceptible. Il ne se sentait pas encore prêt à affronter Calliope. Il ne s’était pas assez préparé psychologiquement à cette confrontation. Alors, il décida de se laisser un peu de répit. Faisant entrer la jeune fille, il la laissa s’installer sur un des fauteuils que Nolan avait l’habitude d’occuper, puis alla se retrancher dans son coin cuisine. Il avait besoin de se calmer et de se changer les idées en faisant une activité qu’il connaissait bien et qui avait tendance à l’apaiser. Déposant donc sa casserole sur la gazinière, il fit chauffer du lait et attendit que le liquide frémisse, sans se retourner une seule fois.

Il savait que Calliope était quelque part derrière-lui. La cuisine étant ouverte, il n’avait pas vraiment d’endroits où se cacher autre que derrière le comptoir. L’observait-elle à ce moment précis ? Se demandait-elle pourquoi il ne se tournait pas vers elle afin de lui faire la conversation en attendant ? Pouvait-elle remarquer le rouge qui colorait le bout de ses oreilles, visibles au travers de sa chevelure châtain ? Non… Probablement pas après tout. Elle n’avait d’yeux que pour Leo. Elle ne regardait que Leo. Pourquoi s’embêterait-elle à t’accorder de l’attention, Alban ? Tu n’étais qu’un ami. Juste un ami et rien de plus. Et on ne considérait pas ses amis de cette façon-là. On ne les admirait pas quand ils avaient le dos tourné. On ne se sentait pas flotter dans un océan de coton dès qu’ils vous souriaient. Ça, Alban… Tu étais le seul à le faire envers Calliope…

Ses doigts se serrèrent autour de l’anse de son mug. Avec une brusquerie inhabituelle, il attrapa la casserole et le bout de son index frôla le métal brûlant. Il étouffa un juron et retira vivement sa main, avant d’aller la passer sous de l’eau froide tandis que son autre main retirait la casserole du feu. Calme-toi, Alban… Il sentait que le bout de son index palpitait, comme si un cœur venait de naître à l’intérieur de son doigt et qu’il cognait frénétiquement pour en sortir. Etait-ce là l’écho de son propre rythme cardiaque ? Il laissa encore quelques secondes la légère brûlure s’apaiser au contact de l’eau puis retourna préparer ses chocolats chauds.

Contrairement à ceux qu’il aimait faire à Maxine et Nolan, cette fois-ci les chocolats furent très sobres. Juste du lait et quelques carrés de chocolat noir fondus. Rien de bien fantaisiste comme d’habitude, mais il n’avait pas le cœur à être créatif. Soupirant donc pour se donner du courage, il apporta les deux mugs au salon et les déposa sur la table basse, en face de la jeune fille. Puis, s’asseyant en face d’elle, il attendit le verdict avec les dents serrées…

Rapidement, sa Doc leva les yeux vers lui et les plongea dans les siens. L’habituelle sensation de petite décharge électrique qu’il ressentait quand elle faisait ça lui chatouilla les membres. Il essaya de faire tout son possible pour ne rien montrer, et baissa simplement les yeux quand elle lui avoua qu’elle était venue le voir lui, et non pas Max. Il ne s’embarrassa pas d’une remarque inutile comme « Ah, je vois », et se contenta de demeurer silencieux. Avant qu’elle ne lui assène un nouveau coup de couteau.

Aussitôt, il releva la tête et la regarda comme s’il n’en croyait pas ses oreilles. L’expression qu’elle revêtait sur son visage était cependant lourde de signification. Elle était sérieuse. Au fond de lui, Alban se sentit étrangement vide. Comme si on venait de le précipiter une nouvelle fois dans l’océan. Comme si son monde venait d’éclater en morceaux. Pourquoi pensait-elle cela ? Pourquoi ? Il ne parvint cette fois à camoufler son désarroi. Instinctivement, il baissa les yeux et serra nerveusement ses doigts sur son mug. Il fallait qu’il pèse ses mots précautionneusement s’il voulait essayer de sauver ce qu’il y avait à sauver. Pour autant, il n’en avait plus le cœur. Il ne savait même plus quoi dire et quoi faire. Encore une fois, il avait l’impression d’abandonner avant même d’avoir livré la bataille. Quel foutu lâche il était…

Déglutissant difficilement, il fixa ses doigts qui se contractaient et se décontractaient, comme les étranges anémones qu’on voyait parfois au Lac Corail. Il eut l’impression d’avoir avalé un serpent visqueux ; la sensation froide et désagréable le fit frissonner un instant. Il fallait qu’il dise quelque chose…

- Je… commença-t-il, avant de se tortiller sur place, encore plus mal à l’aise. Je suppose que si tu me poses la question, c’est parce que tu as une idée en tête, n’est-ce pas ?

Il arrêta de gigoter et prit son courage à deux mains. Levant les yeux vers Calliope, il soutint son regard. A présent, il avait l’impression que colère et fureur se mêlaient à tristesse et désespoir.

- Je vais être franc avec toi dans tous les cas, mais je souhaiterais que tu le sois aussi de ton côté. Ecoute, je… Je suis conscient du fait que notre amitié n’est plus ce qu’elle a été auparavant. Te dire que c’était parce que j’étais préoccupé ou parce que j’avais beaucoup de choses à faire serait mentir. Le fait est que… j’étais jaloux, Calliope.

Il fit une courte pause et déglutit. Il ne s’arrêta même pas sur le fait qu’il l’avait appelée par son prénom plutôt que par l’habituel surnom qu’il lui donnait. Il n’avait pas le cœur à être affectif dans sa façon de s’adresser à elle, après tout. Il sentit son estomac se serrer ; il avait l'impression qu'il était en train de tout gâcher. Encore une fois.

- Ne… me demande pas de mettre un nom sur ce que je ressens pour toi. Ni même d’essayer de décrire tout ce que tu représentes pour moi. Je crois que je n’en suis moi-même pas sûr. Et que je n’y arriverai jamais, de toute façon. J’aurais juste voulu que... tu ne regardes que moi. Que tu ne sois gentille qu’avec moi. Que tu ne fasses profiter tes éclats de rire qu’à moi. Malheureusement, je sais que ce n’est pas possible. Je l’ai compris, tu sais ? Tu es bien trop généreuse pour répondre à ces attentes. Et dans ton cœur, je sais qu’il y a quelqu’un d’autre qui n’est pas moi.

Il tremblait à présent. De rage peut-être ? De tristesse ? Il ne savait pas, mais maintenant qu’il était lancé et qu’il vidait son sac, il n’allait pas s’arrêter de sitôt.

- Alors je me suis éloigné. Je ne sais pas pourquoi, mais je suppose que ça me faisait trop de mal d’admettre tout cela… Je sais que j’ai été injuste. Que je n’ai pas agis comme un véritable ami aurait dû le faire mais… J’ai eu beaucoup de mal à être honnête envers moi-même. Je ne sais juste pas comment gérer ce genre de choses. C’est au-dessus de mes moyens… Alors… Tu peux dire que je suis un mauvais ami. Tu peux choisir de ne plus me considérer comme tel. Pour autant, et malgré tout cela… je n’ai pas envie de te perdre…

Ses yeux commençaient à le picoter désagréablement. Mais il ne pleura pas. Il ne devait pas pleurer.

- Je crois que je ferai tout ce qu’il est possible de faire pour ne pas te perdre. Mais je ne sais pas quoi faire. Alors s’il-te-plaît. Si tu as la moindre idée. La moindre chose qui pourrait m’aider… Je sais que c’est égoïste de ma part mais… Aide-moi.

Il leva un regard brillant vers elle. Le toit venait-il de s’effondrer ou quelque chose dans ce goût-là ? Il avait l’impression qu’il y avait de la pluie qui tombait doucement sur son visage. Ploc… Ploc… Ploc… Une goutte de cristal roula sur sa joue et vint finir sa course entre ses doigts. C’était… un peu trop tiède pour être de la pluie, non ?

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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Mer 20 Jan - 19:30


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Il était gêné. Alban ne s'était pas du tout attendu à la voir débarquer ici. C'est vraiment l'impression qu'avait Calliope en pénétrant dans le chalet. Car il avait eu ce geste si particulier... Celui de venir caresser sa nuque, comme pour se rassurer et pour se remettre les idées en place. Un geste qu'elle connaissait vraiment bien car elle avait vu Leo le réaliser à plusieurs reprises. Il lui appartenait, il lui était propre.. D'où tenait-il cela... ? Callie ne le savait pas mais ça lavait le don de la perturber un court instant. Davantage quand celle-ci se retrouvait seule dans le salon pour s'installer dans l'un des fauteuil. Face à la cuisine ouverte, elle pouvait observer Alban avec facilité. Or, ce dernier ne prenait même pas la peine de se retourner pour discuter, ni même de la regarder. Cela ne faisait que de confirmer les choses : il y avait un problème sérieux entre les adolescents et ils devaient absolument discuter pour le résoudre. Déterminée à faire le point, la rouquine patientait en tachant de garder son calme. Le stresse l'envahissait assez rapidement généralement. Et se mettre dans ces états là, ce n'était pas très recommandé, surtout dans son état actuel.

La tension était palpable, presque insurmontable. Calliope n'avait qu'une envie : fuir. Se lever brusquement et quitter le chalet sans même laisser le temps à Alban de la rattraper. Car elle ne se retournerait pas. Courir à en perdre haleine, sans s'arrêter. Aller le plus loin possible en crachant des larmes. Cette solution, bien qu'enviable, n'était pas envisageable. C'était de la facilité. La fuite n'apportait jamais rien de bon car elle ne résolvait pas les problèmes. Leur tourner le dos continuellement serait perdre Alban une bonne fois pour toute. Et elle l'aimait trop pour se permettre de le faire. Alors, dire ce qu'elle avait sur le cœur lui paraissait être plus approprié. Il suffisait juste de faire attention aux mots employés... Callie se réconfortait ainsi, en se disant justement qu'elle pouvait apporter les choses doucement afin que les autres les acceptent sans difficulté. Mais c'était une utopie. Une parfait utopie... Qui dit que le garçon n'allait pas se braquer ?

Un mouvement brusque de la part du jeune homme attirait finalement son attention, l'empêchant de réfléchir davantage à ses intentions. Inquiète, elle devinait qu'Alban venait de se brûler. Elle s'était d'ailleurs à peine relevée, prête à intervenir. Mais elle se laissait tomber dans le fauteuil dans un soupire quand elle voyait que celui-ci avait réagi de la bonne manière. Que pourrait-elle apporter de plus ? Alors, elle se taisait et replongeait dans ce tourbillon infernal qu'était ses pensées actuelles. Son nez comme ses yeux la picotait énormément. Pourquoi faillit-il qu'elle se mette toujours à pleurer dans des moments pareils ?! S'en était rageant. Sauf qu'elle n'arrivait pas à se retenir totalement Assez pour que ce soit en silence. Pourquoi subir autant de souffrance ? N'était-ce pas idiot de s'infliger cela alors qu'elle était là pour justement éviter de réagir de cette façon ?

Heureusement, Alban revenait enfin avec les tasses de chocolat. Peut-être que ça allait la réconforter... En voyant le liquide chaud sur la table basse, Callie se permettait d'en douter. Inutile de perdre de temps, elle allait parlait directement. Une bien bête question... Calliope ne savait pas vraiment pourquoi elle l'avait posé. Par inquiétude, très certainement. Car au fond de son être, c'était vraiment ce qu'elle se demandait. La question était donc sortie tout naturellement d'entre ses lèvres sans qu'elle puisse la retenir. Et pourtant, elle avait hésité. Une fraction de seconde seulement.. Juste assez pour se demander s'il était judicieux ou non de le lui demander. Ils avaient besoin de parler tous les deux, Callie le sentait bien. Elle se doutait de quelque chose mais elle enfermait dans son esprit ces éventualités d'un claquement de porte violent. Parce qu'elle se refusait d'oser le croire. De se permettre d'avoir cette impression.  

Et voilà qu'il fuyait maintenant ! Les rôles s'étaient presque inversés... Par pitié Alban, ne te dérobe pas à ton tour. Les yeux baissés, c'était à peine croyable de croire qu'il pensait réellement que Callie était ici pour Max. Son silence ne faisait que de confirmer cela et décevait la rouquine qui posait donc cette fameuse question : étaient-ils toujours liés par l'amitié  ? Il soulevait la tête, comme surpris. comprenait-il au moins réellement le sens de cette question ? Cet appel à l'aide ? Ce besoin de réassurance ?Or, cette question était aussi un piège. Car s'il n'était pas amis, qu'est-ce qu'ils étaient exactement ? Etait-ce un lien fraternel ? ... Callie restait perplexe à son propre raisonnement et attendait. Il faillait que le garçon se ressaisisse, qu'il arrête de se concentrer sur cette tasse pour oser lui répondre. Alors, elle le fixait, sans un mot, sans bouger. Oui, Calliope avait une idée bien précise en tête. Et elle en faisait tourmenter le malheureux qui ne tentait plus en place Et enfin quand il relevait la tête, la rouquine se sentait soulager. Mais la réponse faisait mal. Bien plus mal qu'elle ne l'aurait imaginer. Alban était ... Jaloux.

Les yeux écarquillés, Calliope avait beaucoup de mal à croire à cela. Comment était-ce possible ? Elle ne s'en était même pas rendue compte... Elle qui avait les yeux toujours posé su le lion, elle ne faisait même plus attention à ce qu'il se passait autour d'elle. Aux liens qu'elle pouvait créer avec les autres et ce que ça pouvait engendrer. Au fur et à mesure des mois, elle s'était rapproché d'Alban. Proximité ou non, elle le considérait comme un ami. Ou même plus... Mais bercée par cette euphorie soudaine qu'elle entretenait avec le préfet, Callie n'avait rien remarqué. Elle se sentait alors idiote, puis coupable.


_ ...


Que dire après ça... ? Rien. Ce mot lui avait transpercé le coeur. Il était lourd de sens, tellement qu'elle ne comprenait pas très bien. Cette jalousie... venait-elle vraiment de Leonidas ? Pas vraiment à l'entendre parler. Car Calliope souriait à tout le monde. Elle était gentille avec toutes les personnes qu'elle croisait sur sa route. Attentionnée, délicate... C'est ce qui la caractérisait. Finalement, c'est cette dernière phrase qui la confortait dans ses premières idées. Cette fameuse personne qui prenait autant de place dans son cœur ne pouvait être personne d'autre que ce fameux blond. Voilà donc ce qu'il se passait réellement. Et le pire dans out cela, c'est que Callie ne s'était pas trompée. Et ce depuis cette dernière séance, lorsqu'ils avaient parlé du fameux journal de l'école. Elle s'était bien doutée de cette jalousie. Mais elle avait préféré fuir plutôt que d'y croire.

Les yeux perdus, elle regardait sans réellement voir. Mais elle distinguait bien les tremblements de son interlocuteur. Habituellement, elle aurait tendu la main pour la poser sur la sienne et le rassurer. Hors, elle en était incapable et il était trop loin. Elle le laissait donc continuer, laissant ses paroles la submerger elle et son coeur. Elle comprenait sa peine. Son sentiment. Car elle aussi, elle s'était permise d'y croire. Ce lien si difficile à expliquer... Oui, elle aimait Alban. Cependant, pas de la même manière que Leonidas. Ni de la même manière que Cael. L'entre deux peut-être ? Oui. Et non ... Aurait-elle pu tomber amoureuse ? Elle l'était déjà. Enfin, pas totalement. Parce qu'elle ne pensait qu'au Phyllali. Mais qu'Alban lui aussi comptait. Une sorte de meilleur ami. De confident ou de grand frère. Une âme sœur. Tout et... rien à la fois.

Il lui faisait part de ses sentiments. Comment avait-elle pu fermer les yeux là-dessus ? Elle le regrettait. Si amèrement qu'elle ne savait même pas comment l'aider alors qu'il lui appelait au secours,  larme aux yeux. Non... Pas ça... Pourquoi est-ce qu'il l'amenait à avoir pitié de lui ? C'était trop cruel. Callie s'était toujours jurée de ne pas avoir ce genre d'émotion avec les autres. L'empathie, oui. Mais s'il vous plait, bannissez cette fichue pitié qui n'est bonne que pour les faibles. Le poing se serrant sur sa cuisse, elle le laissait là sans réagir. Elle ne pleurait pas. Pas encore du moins. Elle faisait le point sur la situation. Finalement, elle se levait sans un mot. Elle contournait la table basse, les cheveux tombant en cascade comme pour camoufler son visage. Aider... C'était ceux à quoi elle se prédestinait. Être là, être présente pour les autres. Elle les faisait passer avant tout, avant elle-même. Debout face au garçon, elle relevait légèrement la tête et tachait de sourire. Cela se transformait plus en un rictus, mais bon. Puis, elle ne lui laissait pas le choix et allait s'installer à ses côtés, pour être contre lui et l'enlacer dans ses bras faibles. Son visage se plaquait dans sa nuque et elle respirait son odeur.


_ Je suis vraiment désolée Alban...


Désolée d'avoir fermé les yeux. Désolée de ne pas avoir prit à temps ce problème pour éviter les blessures de ce genre. Et surtout, désolée ne pas pouvoir soulager ta peine autrement que de cette façon.


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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Sam 13 Fév - 16:37



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Alban Abernaty & Calliope Pryde

Les larmes s’écoulaient unes à unes. Un appel à l’aide. Un cri silencieux, pourtant si lourd de signification. Alban était perdu, blessé, meurtri. Il avait l’impression que son monde venait de s’écrouler pour la seconde fois et qu’à présent, se relever et marcher de nouveau lui serait impossible. Plus il prêtait attention à ses sentiments, et plus il se sentait suffoquer. Quelle était cette sensation étrange ? Son cœur battait à tout rompre. Il sentait sa poitrine se nimber d’une douce chaleur, à la fois agréable et douce-amère. Etait-ce cela, l’amour ? Il aurait voulu se persuader que non ; après tout, tout aurait plus simple comme ça, n’est-ce pas ? Il serra les poings. Il s’en voulait d’être ainsi. D’être tombé amoureux d’une amie, qui vraisemblablement, ne l’aimait pas. C’était vraiment le pire. Comment avait-il pu se laisser bercer de telles illusions ? Calliope ne lui appartiendrait jamais. Elle ne serait jamais juste « à lui », après tout. Comment avait-il pu y songer ne serait-ce qu’une seconde ?

La douleur qu’il ressentait au creux de sa poitrine était insupportable. Il avait envie de se laisser aller et de sangloter plus fort encore. Mais il avait de l’honneur et de la fierté. Et il ne voulait pas infliger ce pitoyable spectacle à la belle rouquine. Alors pourquoi ses larmes continuaient-elles de rouler le long de ses joues ? Il aurait voulu les arrêter, mais il n’y parvint pas. Son corps était entièrement paralysé. Il releva légèrement la tête pour essayer de la regarder une dernière fois, mais le rideau d’eau qui recouvrait ses iris lui brouillait la vision. Sa rage s’était doucement transformée en détresse. Son incompréhension, en amour. Car pour provoquer une telle douleur, c’était forcément de l’amour, n’est-ce pas ? Depuis quand au juste s’était-il laissé prendre au jeu ? Depuis quand s’était-il perdu dans les grands yeux de Calliope ? Depuis quand avait-il arrêté de penser à lui, pour ne plus penser qu’à elle ?

Il ravala un sanglot et trembla. En face de lui, la jeune fille ne prononçait plus un mot. Il ne la voyait pas, mais peut-être hésitait-elle à partir et à le laisser là, seul. Il l’avait toujours été, de toute façon. Ces derniers mois passés en sa compagnie n’avaient été qu’une douce illusion. Sa main entrelacée dans la sienne quand ils cherchaient à se rassurer mutuellement. L’inquiétude qu’il avait pu lire dans ses yeux lorsqu’il s’était retrouvé blessé. Ce sourire enchanteur qu’elle lui avait offert lorsqu’ils avaient scellé pour la première fois leur amitié, après s’être murmuré leurs secrets respectifs… Cette journée au Parc d’Attraction, où ils avaient vogué tous les deux dans le ciel qui s’étalait à perte de vue… Des souvenirs si beaux, mais à la fois si douloureux. Espérer pour mieux perdre. Vivre pour mieux mourir.

Le cœur en morceaux, Alban sentit une présence proche de lui. Etait-ce Calliope qui se levait pour quitter le chalet ? Peut-être était-ce mieux ainsi, après tout. Il l’avait trahie, n’est-ce pas ? Il ne méritait ni son amitié, ni sa présence. Et pourtant…

Il sentit que des bras l’enveloppaient, et son cœur s’affola. Un cocon d’une douceur infinie se matérialisa autour de son corps, et ses larmes cessèrent de couler un instant, pour redoubler d’intensité en un battement de cils. L’odeur caractéristique de la Préfète vint lui chatouiller les narines, et il sentit que son visage venait chercher la chaleur de son cou. Son nez enfouit dans sa nuque vint s’enivrer de son odeur. Il pouvait sentir sa poitrine inspirer et expirer lentement.

Une goutte roula jusqu’à sa main et il ferma les yeux. La sensation était si agréable et si douloureuse à la fois. Il était si proche d’elle. Si proche de pouvoir l’avoir pour lui seul. Si proche de pouvoir s’étourdir de son parfum. Le monde autour de lui n’existait plus. Il n’y avait qu’elle et lui… Elle et lui…
Alors, sans réfléchir, ses bras vinrent se verrouiller autour du corps frêle de Calliope, et il l’attira vers lui pour être plus proche encore. Ses doigts vinrent caresser doucement sa nuque, au travers de ses longs cheveux écarlates. Ses lèvres vinrent frôler son oreille, comme si elles n’aspiraient qu’à lui murmurer tout ce qu’il ressentait pour elle. Leurs cœurs vinrent se rencontrer pour battre sur le même rythme. Elle était dans ses bras. Ils étaient pour la première fois une seule et même personne.

You’re in my arms, and all the world is calm
The music playing on, for only two

Il entendit son cœur répondre comme un écho au sien. Ses larmes vinrent se perdre dans sa chevelure rousse. Doucement, il resserra sa prise pour essayer de se soulager de ce trop-plein de sentiments qu’il ressentait. Ses doutes. Ses joies. Ses peurs. Ses douleurs.

Ses sanglots redoublèrent d’intensité lorsqu’elle s’excusa à lui. Une simple parole qui tendait à tout effacer. Mais rien ne s’effacerait si facilement, et Alban en était lui-même conscient. Néanmoins, tout ce qu’il souhaitait à présent, était de faire durer ce moment le plus longtemps possible. Un plaisir égoïste. Un plaisir malsain. Et pourtant, un plaisir tout de même auquel il ne pensait plus pouvoir résister. Il haleta, cherchant ses mots. Tout ce qu’il voulait lui dire semblait se coincer dans sa gorge. Il ne parvenait pas à faire le point sur ce qu’il ressentait, et tout se bousculait dans son esprit. A présent qu’il avait goûté à cette sensation, il n’était pas sûr de pouvoir s’en détacher. Et pourtant, il le faudrait…

A life goes by. Romantic dreams must die
So I bid mine goodbye and never knew

- Juste une fois. Laisse-moi juste te prendre dans mes bras pour une seule et unique fois, la supplia-t-il d'une voix douce et incertaine.

Son cœur rata un nouveau battement. Son visage baigné de larme pris une expression douloureuse. Ca faisait… si mal… Les yeux acides d’avoir tant pleuré, il caressa une dernière fois la chevelure de la rousse, puis posa ses mains sur ses épaules et la força à se dégager de lui. La tête basse, il essaya avec douceur de la tenir à distance de son propre corps. Il ne fallait pas que sa volonté défaille ainsi une nouvelle fois. Il ne voulait plus de tout ça…

Désespéré, il essaya de la repousser le plus loin possible. Son corps était agité de tremblements incontrôlables, et il se laissa aller à quelques gémissements de douleur. Il aurait voulu rester dans ses bras plus longtemps encore, mais il ne voulait pas atteindre ce point-là. Le point de non-retour…

So close to reaching that famous happy end
Almost believing this one’s not pretend
And now you’re beside me and look how far we’ve come

Il l’aimait. De ça, il en était à présent certain. Et pour autant, il n’en avait pas le droit. Alors, il releva doucement la tête vers elle, sans esquisser le moindre autre geste. Il ne frotta même pas ses yeux douloureux de larmes. Il voulait juste… la regarder de cette façon. Une dernière fois.

- Je t’en prie… Laisse-moi rester à tes côtés et être cet ami que j’aurais dû être depuis le départ.

Une promesse. Une supplication. Il ne savait pas ce qu’elle allait dire. Il ne savait pas si elle allait lui permettre de se racheter. Une dernière chance… C’était tout ce qu’il demandait.

Il allait ouvrir la cage et laisser l’oiseau s’envoler par la fenêtre.

So close, we are
And still so far


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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Lun 29 Fév - 23:58


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Calliope peinait à maintenir ce corps tremblant dans ses bras. Cette situation difficile lui tombait lourdement sur les épaules et c’était bien la première fois qu’une requête de ce genre lui était faite. Elle était capable de soutenir tout être mais le pouvait-elle réellement pour Alban ? La jeune rouquine doutait de ses capacités. Elle ne le pouvait, puisque ça la concernait directement. Car elle était la cause de cette atroce douleur. Contre le garçon, elle se permettait enfin de pleurer doucement et surtout silencieusement. Malheureusement, elle ne pouvait le lui cacher comme elle l’espérait car à son tour, ses petits tremblements la trahissaient. Très vite, elle sentait la chaleur submerger son visage et sa difficulté à respirer. Cependant, elle restait dans cette position douloureuse mais étrangement appréciable. Et Alban le quémandait de vive voix alors, comment le rejeter ?

La demoiselle s’imaginait tout un tas de possibilités, ses phrases commençant toujours par « et si … ? » Et si cela en avait été autrement ? Question principale. Tout à fait imaginable aussi… Car tout était possible. La solution la plus simple était de tout effacer et de recommencer. Mais qui dit que d’autres souffrances ne seraient pas générées ainsi ? Ignorer ? Non. C’était la pire alternative pensable. Et Calliope l’avait déjà fait en fermant les yeux sur cette triste vérité. Car oui, depuis ce fameux jour, elle s’était doutée de quelques choses… Qu’une émotion plus forte que l’amitié naissait. Et la rouquine l’avait lamentablement terré au fond d’elle pour l’oublier. Et elle avait réussi. Jusqu’à ce que cette vérité la rattrape. Alban avait eu un certain courage de s’exprimer de cette façon, en face à face. Ce qu’elle n’aurait jamais pu faire, sûrement.

Callie sentait le moindre de ses gestes. Ainsi, cette délicate caresse dans ses cheveux la faisait doucement frémir. Mais cette pression la forçant à s’éloigner lui paraissait trop brutale. C’était comme un choc et elle se sentait soudainement égoïste et purement cruelle. Son ami venait tout juste de lui avouer ses sentiments et tout ce qu’elle trouvait à faire, c’était de compliquer les choses en le prenant dans ses bras. Or, son attention première était dans l’objectif de le consoler, comme elle l’aurait fait avec n’importe qui. A présent mal à l’aise, elle respectait la distance qui devait normalement les séparer et elle se reculait au maximum contre l’accoudoir tout en essuyant rapidement ses larmes à l’aide du revers de ses mains. Ce que son interlocuteur ne faisait pas, se contentant d’un dernier appel. Grimaçant de douleur pour retenir un nouveau flot de larmes, Calliope baissait la tête, incapable de soutenir son regard pendant que l’une de ses mains se crispait. Elle ne voulait pas garder cette image dans son esprit. Car lorsqu’elle le reverrait, elle penserait immédiatement à cette scène. La vie est parfois trop injuste.

Respirant un bon coup, Calliope tâchait de faire le tri dans ses pensées. Tout était mélangé, elle avait besoin de calme pour faire le point. Les mots qu’elle allait employer n’était peut-être pas les plus justes, ou ceux pour lesquels elle aurait opté si elle avait été dans un autre état d’esprit, mais en tout cas, elle ne savait pas quoi dire d’autre. Et puisque le garçon voulait de la sincérité, c’est justement ce qu’elle s’apprêtait à donner. Frottant nerveusement la paume de sa main contre sa cuisse à deux reprises, elle redressait enfin la tête.


_ Je… Je ne peux rien te garantir Alban… Pas après ça.


Est-ce qu’elle pourrait réellement accepter un tel statut ? Elle prenait cette proposition comme un sacrifice du dernier espoir, sachant pertinemment que cela ne pourrait jamais le combler totalement.  Alors, elle se voyait à ses côtés mais savait aussi que rien ne serait comme avant. Qu’il n’y aurait plus cette complicité… Pourrait-elle la retrouver ? Certainement pas. Ou alors, ce serait un travail long et difficile. Callie ne connaissait pas les conséquences des choix qu’elle faisait avant cette discussion… Maintenant si. Son cœur était tourné uniquement vers Leonidas et il s’était fermé aux autres : le comble de l’égoïsme. Calliope ne réchaufferait plus Alban de la même manière et vice versa. Aurait-il pu lutter pour elle… ? C’était une peine perdue.

_ J’aimerais, pourtant. Mais est-ce seulement possible sans te faire souffrir ? Ça, je n’arrive pas à me l’admettre. J’ai… J’ai juste l’impression d’être un monstre purement égoïste.


Le mieux n’était peut-être pas de le laisser seul. Elle s’y résignait pourtant. Calliope n’arrivait même plus à la regarder, alors, à quoi bon ? Pensant qu’elle n’avait plus de force, elle arrivait tout de même à se redresser. Mais avant de partir, elle avait une dernière tâche à accomplir : l’une des raisons pour laquelle elle était venue. Ce n’était peut-être pas idéal, cependant, elle y tenait fortement. Fouillant dans son sac, elle en sortait le contenu. L’habituelle boite de chocolat qu’elle avait fait à tous ses amis mais aussi un présent spécial. Elle déposait les deux cadeaux sur les genoux d’Alban avant de contourner le canapé et de laisser sa main se balader sur son épaule.


_ Le moment est mal choisi, excuse moi.



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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Mer 9 Mar - 22:12



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Peut-être aurait-il mieux fait de ne pas être sincère. Peut-être aurait-il dû garder ses sentiments pour lui. Encore une fois. Il ne savait pas quelle était la meilleure solution. Il avait juste l’impression d’avoir mal fait du début à la fin. Dans ses bras, il sentait que Calliope luttait contre les larmes. Il avait beau être focalisé sur sa petite personne, cela ne l’empêchait pas d’être attentif à cette fille. Il aurait tellement souhaité l’avoir pour lui tout seul. La posséder, de la même manière qu’elle semblait posséder son cœur. L’envie s’était progressivement muée en désir. Le désir, en amour. Il comprenait ainsi mieux tous les livres qu’il avait pu lire dans sa jeunesse. Cette sensation qui était si difficile à retranscrire fidèlement sur le papier, et qui pourtant, vous faisait ressentir des milliers de sentiments contradictoires. Un frôlement de peau pour faire frémir son corps. Une caresse dans ses cheveux pour faire hurler son cœur. Il avait l’impression que chaque nerf de son être était relié à une partie de la jeune fille. Las. Il ne voulait plus de tout cela. Car ce plaisir avait beau être agréable, il n’en restait pas moins douloureux…

Brusquement, il tendit ses bras pour qu’elle reste hors de sa portée. Il ne voulait plus commettre d’erreur ; plus faire de faux pas. Tout ce qu’il souhaitait à présent, c’était de pouvoir recoller les morceaux et tenter de reconstituer les vestiges de leur relation d’antan. Même si pour cela il devrait s’écorcher les mains sur les bouts de verres fragiles qui recouvraient son parterre. Il ne savait pas comment il allait s’y prendre. Comment ils allaient s’y prendre. Mais il espérait que l’aventure serait possible et qu’il ne la perdrait pas stupidement. C’était bien la dernière chose qu’il souhaitait…

Sa fierté mise à vif, il releva ses yeux douloureux vers elle. Il avait tenté de la supplier ; dieu qu’il se sentait pitoyable. Elle devait le trouver ridicule, à ramper ainsi à ses pieds, à plaider pour la moindre chance de salut. S’il pouvait se voir… Certainement se trouverait-il stupide. A moins que ce ne soit ça, l’amour… Un petit gémissement se coinça dans sa gorge. C’était beaucoup trop de sentiments pour que ses épaules puissent les supporter. Assez. Juste… Assez.

Avec timidité et résignation, il regarda une nouvelle fois Calliope. Arceus qu’elle était belle ! Et pourtant, toujours aussi dure et froide, dans ces moments où il lui ouvrait son cœur. Cœur qu’il avait l’impression qu’on venait de piétiner de nouveau. Car elle venait de lui dire qu’elle ne pourrait rien lui garantir. Pas après ce qu’il venait de faire. Pas après ce qu’il venait de dire. Pas après ce qu’il venait de détruire. Doucement, une larme roula le long de sa joue. Sa crise s’était pourtant arrêtée, avait-il cru. Douces illusions. C’était la fin d’une ère. La fin de leur relation. La fin de leur amitié.

- Je… murmura-t-il, la voix brisée.

Il ne savait pas vraiment quoi dire d’autre, en réalité. Qu’il était désolé d’avoir agi comme ça ? Qu’il était désolé d’être tombé amoureux ? Il n’était lui-même pas sûr d’éprouver ce sentiment de culpabilité. Il se sentait coupable d’autre chose, oui… Mais coupable d’aimer ? Comment pouvait-on se rendre coupable d’aimer ? Et, à l’inverse… de ne pas aimer ? Il sentit son cœur se serrer face à cette révélation. Calliope devait sûrement se sentir dans un état pire que le sien. Ils n’avaient tous les deux, rien demandé. Mais c’était elle qui subissait le plus. Car elle rejetait. Sûrement se sentait-elle coupable, elle aussi ? Alban se crispa et serra ses poings entre eux. Non. Elle ne se sentait pas « juste » coupable. Elle se sentait comme un monstre. Comme un monstre…

- Ne… dis pas ça… S’il-te-plaît… haleta-t-il en levant vers elle un regard embué de larmes.

Il n’avait pas envie qu’elle se sente comme ça par sa faute. Il ne voulait pas qu’elle soit coupable. Le seul responsable dans cette histoire, c’était lui. Et pourtant, il avait fini par penser que ses sentiments étaient naturels. Calliope, elle, avait été claire depuis le départ. Elle aimait une certaine personne depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Il n’y avait jamais eu d’ambiguïté. Jamais eu d’espoirs. Et pourtant… Alban ne pouvait retirer de sa mémoire tous les moments tendres passés ensemble. De leurs inquiétudes mutuelles, à cette journée au Parc d’Attraction. Sans omettre évidemment ce moment où ils s’étaient murmurés leurs secrets, à l’ombre d’un arbre de l’île de Cobaba. Là où tout avait commencé…

Ses yeux se mirent à le piquer plus encore. Considérer des souvenirs comme faisant partie du domaine de la nostalgie, c’était considérer qu’ils n’étaient plus qu’un vieux souvenir. Une époque révolue. Un vieux morceau de parchemin qu’on aurait écrit puis rangé dans une boîte jusqu’à ce que l’encre finisse par s’en effacer. Avait-il envie que tout s’efface pour réécrire une toute nouvelle histoire ? Avait-il au contraire envie de changer l’histoire ? Avait-il le choix, en premier lieu ? Il resta silencieux car il n’avait de toute façon plus rien à dire. Son âme était comme vide, tandis que son regard vitreux semblait fixer un point imaginaire. A côté de lui, il sentit que Calliope farfouillait dans son sac pour en sortir son cadeau de Noël. Il baissa vaguement les yeux vers les deux paquets posés sur ses genoux. Lui aussi devait lui offrir ses cadeaux, mais actuellement…

La voix de Calliope le ramena sur terre, de même que sa main posée sur son épaule. Le contact était brûlant ; corrosif, presque. Il serra les mâchoires. Il ne fallait pas qu’il laisse les choses se finir. Pas comme ça.

- Si je te promets de ne pas souffrir, resteras-tu avec moi ?

Il avait demandé cela sans se retourner vers elle. Raide sur son fauteuil, les yeux toujours aussi inexpressifs, il attendait. Attendait la réponse de Calliope. Il n’avait pas envie de la laisser s’échapper. Pas de cette façon… Il fallait qu’il essaye de reconstruire leurs fondations ; même si cela signifiait souffrir en silence et… oublier.


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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Mer 16 Mar - 15:30


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Calliope fermait les yeux sur ce qu'elle venait d'entendre. Alban ne pouvait pas se permettre de lui demander cela. C'était son propre ressenti et s'il elle se sentait coupable au point de se comparer à un monstre, alors, c'est qu'elle l'était. Cette triste vérité, elle avait tout fait pour l'enterrer au plus profond de son être. Mais son ami venait de la lui claquer en pleine figure. La rouquine savait bien que tôt ou tard, cela devait arriver. Cependant, elle n'avait jamais été prête à l'affronter car elle savait pertinemment que l'issue serait inconfortable pour elle comme pour lui. En Alban, elle voyait un ami. Même plus que cela. Mais peut-être pas au même point du sentiment qu'elle éprouvait pour Leonidas. C'était différent. Le Phyllali était comme la lune, inaccessible et elle continuait s'en relâche à vouloir s'en approcher. Alors que le Voltali, lui, était juste là, près d'elle. Comme s'il était facile de l'obtenir. Et pourtant, l'alchimie entre eux fonctionnait bien. Trop bien, même... Finalement, Alban n'était pas un simple ami : il était tout. Un frère, un protecteur, un protégé, un confident, une âme soeur... Tout.

Se rendant compte qu'elle pouvait aussi peut-être éprouver des émotions amoureuses, sa gorge se serrait. Les avait-elle réellement refoulées ? C'est ce qu'elle osait croire maintenant et elle se sentait terriblement égoïste. Car inconsciemment, elle avait réussi à le charmer ! Pourtant, dans ses souvenirs, elle était restée une Calliope naturelle. Cette jeune fille n'était pas fausse, même avec ses ennemis. Déçue d'elle-même, Callie décidait qu'il était tant de partir avant que cette situation ne s'aggrave. Ca oui, elle savait consoler les gens... Mais quand ça l'affectait trop, elle devenait impuissante. La solitude était un remède. Difficile, mais il restait utile. au moins pour se remettre en question. C'est donc en croisant le regard de son ami empli de larme qu'elle se redressait, retrouvant soudain l'énergie qui lui semblait s'être échappée. Mais avant de quitter définitivement le chalet, elle avait prit le soin de poser ses présents sur les genoux du garçon qui ne bougeait pas d'un centimètre. Et lorsqu'elle posait sa main sur son épaule, elle le sentait se raidir dans son entièreté. Il s'agissait du contact de trop sauf qu'elle n'arrivait pas à s'en décoller, bien que cette main se faisait hésitante.

Il l'appelait encore, l'empêchant de s'éloigner. Callie ne pouvait ignorer cette alerte. Elle l'entendait clairement, dans le timbre de sa voix : tel un animal en détresse, il avait peur. Peur de la perdre tout comme elle, elle avait peur qu'il disparaisse. Juste parce qu'ils avaient eu cette stupide discussion. Stupide, mais nécessaire. Alban avait pu se libérer d'un poids. Mais un autre plus conséquent était à porter sur ses épaules.  Dire que la rouquine s'était satisfaite d'une pure ignorance. C'était si facile... Le garçon lui demandait s'il était possible de faire une promesse Calliope tiquait. Détournant le regard tout en poussant un court soupir significatif, ses doigts s'enfonçaient un peu plus dans l'épaule de son ami. durant ce moment de réflexion, elle laissait le silence planer. Elle réfléchissait sur ce qu'elle pouvait répondre, sélectionnant les mots avec précision. Puis, elle lâchait bien vite l'affaire en se disant que c'était inutile. Elle contournait donc une fois de plus le fauteuil et allait en face de son interlocuteur. Elle se baissait ensuite à sa hauteur en s'agenouillant, chacune de ses mains à côté des genoux du garçon. La jeune fille allait bien trouver les propos adéquates spontanément, non ?

_ Tu te demandes l'impossible, non ? déclarais-elle, un air à la fois sérieux et triste dans son visage. Ce coeur... commençait-elle en se redressant et en s'approchant doucement, apposant un doigt sur l'organe qu'elle désignait. N'est-il pas déjà en miette ?


Le regard humide, elle parvenait cependant à soutenir celui du garçon. C'était bien rare de voir une Callie avoir le courage de faire ça, elle qui, habituellement, détournait subtilement les yeux pour fuir. Sauf que cette fois-ci, elle avait décidé d'affronter ce combat. Et ses propos pouvaient surprendre. Un coeur déchiré, brisé... Elle savait bien ce que c'était. Elle parlait donc en connaissance de cause. Elle-même l'avait vécu il y a peu et ça la hantait encore. Et même si les morceaux peinaient à se recoller, elle avait gardé espoir. Leonidas était peut-être un rêve inaccessible après tout ? C'est pour cela qu'elle se battait. En vain, certainement. Mais c'est aussi ce qui la faisait vivre.

_ Réfléchi Alban. Ta demande, n'est-elle pas absurde ?Je sais pertinemment ce qu'il va arriver. Ou plutôt, ce que réellement tu vas ressentir. Inutile de mettre un masque avec moi, je connais parfaitement ce jeu, puisque je le pratique. Par contre je... Me concernant, je doute. D'une seule chose.


Ses propres sentiments. En éprouvait-elle vraiment vis à vis du garçon ? Etaient-ils les mêmes que ceux du blond du dortoir des Phyllali ? Callie ne savait plus maintenant. A cause de cette discussion, elle arrivait à ressentir de l'incertitude.  Leonidas avait toujours dominer ses pensées. Mais l'image d'Alban brouillait le tout. La rouquine avait peur de commettre une erreur. Tant pis. Il n'y avait qu'un moyen de vérifier. Alors, elle appuyait davantage sur ses pieds, se soulevant encore. Très vite, ses mains se retrouvaient au niveau des hanches du garçon et sa tête en face de la sienne. Encore quelques centimètres, et elle pourrait peut-être se saisir de ses lèvres.


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Alban Abernaty
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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Mar 3 Mai - 15:22



Tu me manques
Alban Abernaty & Calliope Pryde

Il avait souffert et souffrait encore. Etrangement, cette douleur-là était peut-être pire que celle qu’il avait ressentie lorsque son genou avait percuté le banc de sable. Ce n’était pas juste son genou qui brûlait et sa tête qui hurlait. C’était son cœur, sa poitrine, son esprit, son être entier qui se consumait. Il aurait voulu ne pas être comme ça. Mais qui pouvait choisir, après tout ? Ses doigts se serrèrent et une nouvelle larme roula jusqu’à son menton. Le cadeau de Noël avait quelque chose d’un peu doux amer. Ce n’était pas vraiment l’idée qu’il s’était fait d’une fête censée représenter tout autre chose. Comment le commencement avait-il pu être synonyme de fin ? Comment joie et bonheur pouvaient rimer avec tristesse ? Il se tourmentait encore l’esprit avec toutes ses réflexions lorsque Calliope s’agenouilla en face de lui.

Son regard vide se déposa progressivement sur la jeune rousse. La vision brouillée par un rideau de larmes, il cligna plusieurs fois des paupières. Calliope disparut en quelques battements, jusqu’à devenir finalement plus nette. Il ne savait plus où il en était. L’expression de la Givrali était une véritable énigme. Ferme, douloureuse, mystérieuse, mélancolique. Comment pouvait-elle passer par un tel panel de visages ? Elle était encore et toujours comme le vent. Insaisissable, d’humeur changeante, violente…

Sa gorge se serra et, malgré le chocolat, il sentit que ses lèvres se faisaient plus sèches. Les deux mains de Calliope étaient de part et d’autre de ses genoux. Comme si elle voulait l’empêcher de s’enfuir et tentait de l’emprisonner entre ses bras. Comme si, d’un autre côté, elle ne voulait pas trop l’approcher de peur de s’embraser à son contact. Proximité ou distance ? Alban eut envie de rire de ce constat. Ce geste, comme tous les autres, était à l’image de tout ce que Calliope avait représenté pour lui. Une jeune fille à la fois si proche et si lointaine.

La voix douloureuse, la rousse lui souffla quelques mots. Il demandait l’impossible ? Peut-être. Très certainement, même. Comment ne pas souffrir alors qu’il y avait eu tout cela ? Mais, à l’inverse, Alban était prêt à oublier sa souffrance pour avoir le droit de rester son ami. Et cette pensée éclipsait tout le reste. Néanmoins, la Givrali semblait ne pas être de cet avis. Son cœur était déjà en miette, n’est-ce pas ? Encore une fois, elle avait raison. Et pourtant… Ce cœur continuait de battre et de se battre.

Cela devait bien être signe de quelque chose, non ? Alban le savait ; cette « fin » n’était pas une fatalité en soi. Il avait connu des désillusions, au cours de sa vie. Il pensait être en mesure d’affirmer savoir de quoi il parlait. Et pourtant, il avait réussi à se relever. Pourquoi ? Parce qu’il ne voulait plus abandonner. Parce qu’il ne voulait plus cesser de se battre. Parce qu’il voulait vivre et se sentir exister, tout simplement. Ses Pokémon le lui avaient appris ; puis ses amis, ensuite. Il n’était pas seul. Il était loin d’être seul. De tout temps comme à présent…

Alors non, sa demande n’était pas absurde. Non, il ne savait pas ce qui allait lui arriver. Il voulait juste essayer. Tenter. Se relever encore une fois, et vivre. Juste… vivre.

Il s’apprêtait d’ailleurs à répondre à Calliope lorsque cette dernière lui avoua avoir un doute sur encore une chose. Sur une seule chose.

Comme dans un film au ralenti, Calliope se redressa pour que son visage soit en face du sien. Les mains au niveau de ses hanches, elle s’approcha avec douceur. Alban écarquilla les yeux tandis que les lèvres de Calliope se rapprochaient des siennes. Au fond de lui, c’était une foule de sentiments contradictoires.

Il avait envie qu’elle l’embrasse. Il avait envie de l’embrasser. Evidemment. Pour autant, ne serait-ce pas justement une finalité en soi ? Calliope était en train de faire voler en éclat tout ce en quoi il croyait ; toutes ses résolutions. Là, dans ses bras, elle semblait si frêle et si délicate qu’il se demandait comment il pourrait ne serait-ce qu’oser la repousser. Et pourtant…

Il ferma les yeux et détourna la tête. Sa main droite se posa automatiquement sur l’épaule de la jeune fille pour freiner sa progression. Les lèvres de Calliope rencontrèrent du vide et s’arrêtèrent à quelques centimètres à peine de la joue d’Alban. Bordel… C’était quoi ce plan ? C’était quoi cette décision ?

Il souffla un grand coup. Il se sentait encore perdu, mais il était au moins sûr d’une chose ; ce baiser ne pouvait être qu’une mauvaise décision. De son côté, comme de celui de Calliope. Il ne voulait pas de ça… Et surtout pas comme ça.

Si les baisers avec Azaléa ou Audrey ne l’avaient que peu dérangé, ce n’était pas le cas pour Calliope. Calliope était spéciale pour lui. Mais un baiser de doute, de pitié, ou d’il ne savait quoi encore… il était sûr de ne pas en vouloir.

- Tu ne devrais pas faire ça… murmura-t-il, toujours sans la regarder dans les yeux.

Son cœur ralentissait progressivement. Il sentait qu’il reprenait doucement le contrôle de ses émotions. Les pensées redevenaient claires, dans son esprit. Il ferma les yeux une fraction de seconde. C’était ça, la bonne décision. Ça et rien d’autre.

- Ce cœur… Oui, il est en miette. Oui, c’est absurde d’exiger l’impossible de moi. Pour autant Calliope, je tiens énormément à toi. Comme une amie, comme une confidente, comme… tout. Je ne veux pas te perdre à cause de tout ça. Cet amour et ce baiser ne l’étaient-ils pas également ? Et pourtant, regarde où nous en sommes aujourd’hui, toi et moi. On a continué d’exister et de vivre. De se côtoyer et de rire ensemble malgré cet amour. Et je sais que, malgré ce baiser, on pourra continuer à le faire. J’en suis convaincu…

Il baissa la voix légèrement. Sa respiration n’était à présent plus qu’un souffle rauque.

- Je veux… rester ton ami. Et même si mon cœur est en miette, je sais qu’il pourra se reconstruire. Grâce à toi, mon genou ne s’est-il pas progressivement guéri ? Il me suffit juste de trouver cette personne… Celle qui, tout comme toi avec mon genou, pourra recoller les morceaux et me soigner. Je pense que tu le sais ; ce ne sera pas forcément facile. Ce sera long. Ce sera douloureux. Mais au final, j’ai bon espoir que tout ça n’est pas une finalité en soi.

Il leva une main et caressa la joue de Calliope. Un geste qui, loin d’être affectif de façon amoureuse, l’était au moins de façon amicale. Aucune ambiguïté entre eux, à présent. Il était parvenu à repousser ses propres démons en refusant son baiser. Quelque part… Cela signifiait peut-être qu'il commençait à aller mieux.

- Je la trouverai… Je te le promets.


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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Mer 25 Mai - 9:09


Tu me manques

feat alban

Le doute est le mensonge de la raison. Ce sentiment dominateur amenait Calliope à faire une chose qu'elle regretterait probablement par la suite... Trop tard, elle s'était lancée. Ce baiser avait une signification importante pour elle, celui d'affirmer ou non ce qu'elle croyait être un sentiment amoureux réduit à silence, étouffé par un autre beaucoup plus puissant. Totalement perdue, elle abandonnait lâchement ce en quoi elle croyait. Pouvait-on éprouver des sentiments pour deux garçons ? Elle répondrait bien que oui, puisqu'il lui semblait vivre la situation. Mais était-ce au moins les même émotions ? Ca, elle en était beaucoup moins sûre.

Une pression sur son épaule ralentissait sa progression et ses lèvres allaient terminer leur course dans le vide. Alban avait esquivé l'initiative entreprit par Callie. Il soupirait tandis qu'elle souriait doucement. Il venait de tout sauver. Malgré tout, une pointe de déception submergeait une fraction de seconde la rouquine, qui, pour le moment, ne bougeait pas d'un centimètre. Le garçon faisait tout pour ne pas la regarder et ses propos percutait le cœur de la demoiselle. "Tu ne devrais pas". Ce n'était pas une interdiction mais de la raison. Elle fermait les yeux et laissait enfin une larme se libérer. Un sentiment de soulagement mais aussi de déception la dominait. Callie ne savait plus sur quel pied danser et ce retour à la réalité avait été un peu trop brutal.

Les propos du garçon étaient difficiles à entendre. La première larme devenait une grimace et tous les muscles de Calliope se détendait. Elle n'arrivait plus à résister et se laissait submerger par ce torrent de tristesse. Il voulait qu'ils restent amis. Mais la rouquine savait pertinemment que ce serait difficile. Et même s'il lui expliquait, elle restait sur ses positions. Elle avait du mal à y croire. Lorsqu'elle reverrait le Voltali, elle repenserait forcément à ce passage, à ce moment de sa vie et aux douleurs que leur échange avaient provoqué. Elle ne pourrait jamais plus le regarder comme avant sans se dire qu'il avait été amoureux d'elle et que ce sentiment serait forcément toujours présent en lui, même s'il allait tout faire pour l'effacer.  La caresse sur sa joue la paralysa, générant un électrochoc qui l'obligeait à répondre.

_ Ça restera toujours en toi. Et dès que tu me verras, tu souffriras. Dès que je te verrai, j'éprouverai un sentiment de culpabilité.


Une Calliope pessimiste à présent. On aura tout vu. Et pourtant, c'est ce qu'elle pensait réellement. Elle avait peur. Peur de recroiser le garçon et de repenser forcément à tout cela. Mais elle avait aussi la crainte de le voir disparaitre, qu'il coupe entièrement les ponts pour faire face convenablement à cette situation. Cette simple pensée l'amenait à se dégager afin de capturer Alban dans ses bras. La douleur était trop grande. Insurmontable. C'était lamentable. Pitoyable. Dire que la pitié tait le sentiment qu'elle détestait le plus. N'était-ce pas ce qu'elle dégageait justement avec ses précédents propos ? Mordillant doucement sa lèvre inférieur, ses larmes allaient mouiller le cou du garçon, là où son visage s'était niché.


_ Je ne veux pas te perdre.


Égoïste. Voilà, c'était exactement ça. Car Calliope voulait toujours être cette personne dont on avait besoin. Et sur tous les plans. Malheureusement, c'était impossible. Hors, elle avait brisé quelque chose. Il lui semblait donc essentiel que ce soit elle, qui recolle les morceaux. Un nouveau soupire, de la part de la jeune fille cette fois-ci. Ah... Que les sentiments étaient difficiles. Ils étaient là, comme deux idiots. A chercher un moyen de réconforter l'autre. Sauf que les propos n'étaient pas perçus de la même manière. Il faillait faire attention à chacun des termes employés pour qu'il n'y ait pas d'ambigüité.

_ J'aimerais rester ici encore un peu... Mais je dois faire les choses pour toi avant tout. Alors, je vais m'en aller. C'est peut-être mieux ainsi. Les autres rentrent bientôt, n'est-ce pas ? Comme ça, tu ne seras pas seul.



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Sujet: Re: Tu me manques. - PV Alban Abernaty   Lun 30 Mai - 16:23



Tu me manques
Alban Abernaty & Calliope Pryde

Il avait évité le baiser de Calliope. Etait-ce par lâcheté ou par ego ? Non. Certainement pas. Car, lorsque les lèvres de la rousse s’arrêtèrent à quelques centimètres de son oreille, Alban se sentit étrangement bien. Cette fois-ci, il n’avait pas l’impression d’avoir fui comme il avait l’habitude de le faire. Au contraire, il était allé au-devant du péril et avait lutté avec courage. Pour une fois, il avait le sentiment de véritablement exister. Il ne regrettait pas ce geste. Ne le regretterait jamais, d’ailleurs. Après tout, il ne fallait pas qu’il le regrette. Le cœur plus léger, Alban sentit le corps de Calliope se détendre un instant, avant que ses muscles ne se raidissent de nouveau. Il la comprenait ; lui-même aurait réagi de la même façon si les rôles avaient été inversés. A présent, il ne restait plus qu’une chose à faire : la rassurer et faire en sorte d’être cet ami qu’il aurait toujours dû être. Pas l’Alban éperdument amoureux dont les plumes se consumaient à cause de tout cet amour. Juste… Un ami. Son ami.

Un souffle et un râle. Comme un oiseau à l’agonie, Calliope se perdit dans quelques hoquets de tristesse. Ses joues humides de larmes semblaient briller sous la lumière tamisée du chalet. Avec affection et tendresse, Alban fit glisser ses doigts le long de ses pommettes. Il l’aimait… tellement fort. Et pourtant, il avait achevé de prendre sa décision. Calliope ne lui appartenait pas. Calliope ne serait jamais « juste » à lui. De la même façon qu’il s’était déjà refusé à quelques filles dans le passé. Il ne pouvait la forcer à l’aimer, de même qu’il n’avait jamais voulu se forcer à aimer quiconque.

Dans un flash furtif, l’image d’Azalea s’imposa à son esprit. La jeune coureuse aérienne qu’il avait rencontrée lors de l’été dernier avait-elle ressenti ce genre de mal-être ? L’avait-elle aimé de façon aussi intense que lui avait aimé Calliope ? Ou était-ce juste une amourette de vacances qui passe et s’efface en fin d’été, de la même façon que les vagues sur le rivage s’avancent puis se retirent ? Il ne s’était jamais vraiment posé la question. Ses sentiments cloisonnés dans cette carapace qu’il s’était créé n’avaient pas pu réagir avec empathie à la détresse de la Kalosienne. Mais Calliope avait fendillé la carapace. La chair et l’âme à vif, il pouvait à présent se rendre compte de toute cette tristesse. Mais également de ces instants de joie et de bonheur fugace qu’il avait pu vivre à ses côtés.

Ce n’était pas terminé. Il allait tout faire pour que cet échec de baiser échangé ne soit pas une finalité en soi. Alors, avec douceur, il regarda la Médecin droit dans les yeux. « Ça restera toujours en toi ». Oui, elle avait raison. Il ne pourrait jamais vraiment oublier cet amour qu’il avait nourri pour elle. Il ne pourrait jamais tirer un trait sur tous ces moments vécus ensemble, où il l’avait idéalisée, et où ses doutes concernant leurs sentiments respectifs avaient tissés de si belles peintures. Mais toute histoire avait une fin. L’essentiel était de pouvoir trouver la force nécessaire pour en écrire de nouvelles.

Un sourire se dessina doucement sur son visage. Il souffrirait. Elle souffrirait. Certes. Mais ils allaient achever ce chapitre de leur vie et fermer ce premier livre. Pour, ensemble, en écrire un autre. Main dans la main.

Brusquement, et en réponse à son sourire, Calliope se pencha vers lui pour le prendre dans ses bras. Son visage se nicha dans le creux de sa nuque, et il sentit ses larmes couler le long de son cou. Lui aussi, pleurait. De joie, de tristesse ; il n’aurait su précisément le dire. Une chose était cependant claire, pour lui : Calliope ne voulait pas qu’il disparaisse de sa vie. Et cela tombait bien, puisque lui non plus ne le souhaitait pas.

Ses bras se détendirent pour venir enlacer la rouquine. Son parfum enivrant vint chatouiller ses narines. Doucement, il caressa ses longs cheveux écarlates, de la même façon qu’il aurait tenté d’apaiser un oisillon apeuré. Elle lui filait entre les doigts. Et pourtant, jamais ils n’avaient semblé aussi proches. Leurs cœurs battaient à l’unisson, dans une danse endiablée et dangereuse. Et, comme une note finale, la dernière sentence de la Givrali. « Je ne veux pas te perdre. »

Ses lèvres se rehaussèrent pour former un sourire. Ses larmes coulèrent le long de son menton pour finir leurs courses sur ses avant-bras. Une douleur douce-amère.

- Je ne veux pas te perdre non plus…

Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes, le corps seulement secoués de quelques sanglots silencieux. Rien dans le chalet ne bougeait. Le vent au dehors semblait hurler sa détresse. Et pourtant, ils étaient là : serrés l’un contre l’autre. Amis maudits.

Puis, comme pour annoncer la fin de la seconde mélodie, Calliope se dégagea. Elle semblait avoir pris sa décision. Elle avait envie de rester avec lui ; et lui aussi aurait préféré qu’elle reste. Mais, l’un comme l’autre, ils savaient que ce n’était pas la bonne solution. Avec douceur, Alban lui attrapa donc la main. Dans ce simple geste, il essayait de lui transmettre tous ses sentiments. Absolument tous. Son regard bleu profond se fit plus vibrant encore. Ils n’avaient pas besoin de mot pour se comprendre. Ils n’en avaient plus besoin…

- Oui, je pense qu’ils rentreront bientôt. Ceci dit, je pense que tu te méprends sur un point.

Il se tourna vers la porte de sa chambre et siffla doucement. Aussitôt, la porte s’ouvrit sur ses Pokémon qui étaient tous sortis de leur sommeil pour venir écouter l’échange. Sans perturber. En restant juste là pour épauler leur dresseur au besoin.

- Je ne suis jamais vraiment seul. Pas depuis que je suis arrivé sur Cobaba, en tout cas…

Il lui adressa un sourire et se leva. La tenant par l’épaule, il la raccompagna jusqu’à la porte du chalet, avant de déposer un baiser sur son front. Amical. Affectif. Fraternel…

- Reviens quand tu veux, Calliope. Tu seras toujours la bienvenue… lui dit-il, avant de rouvrir les yeux et de la laisser s’en aller.

Il fallait qu’il la laisse partir. Qu’il suive ses propres convictions.

Il allait laisser l’oiseau s’envoler par la fenêtre.

HRP : RP Terminé pour Alban

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