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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Anonymous
pokemon
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est un Invité
Opération fugue fut un succès – dépendamment du point de vue, cela peut être une bonne ou triste chose. C’était néanmoins un périple audacieux, dangereux. Afin de quitter pour toujours ce continent maudit, Serah devait avant tout atteindre une destination particulière. Le seul endroit sur Rhode qui relie cette terre infecte : le Port Amarrée. Toutefois, sans aucun moyen de transport sous la main et avec des ressources limitées, il lui fallait braver l’aride désert de la région. Et poussée par un départ hâtif, elle ne possédait sur elle que l’essentiel pour le voyage ainsi qu’un montant d’argent tout juste. Certes, peut-être qu’elle allait croiser une âme charitable lors de son trajet jusqu’à la ville portuaire et que cette dernière allait lui offrir une place dans son véhicule jusqu’à un point précis sur la carte. Pour être franc, elle misait sa chance sur cette optique. Quelle stupidité. Croiser quelqu’un dans le désert est déjà un phénomène plutôt rare. En outre, qui voudrait bien la compagnie d’une jeune fille provenant vraisemblablement de Pyrite – ou pire, Suerebe ? Et ils ont raison. La réputation des vauriens de cette région n’est plus à prouver. Par chance, l’aspirante dresseuse n’eut pas à laisser sa peau en franchissant le désert sous un soleil embrasé. Merci les nombreux motels et stations-service.

C’est à temps qu’elle embarqua dans le navire en direction de son nouveau chez-soi. Dommage qu’elle n’ait pas rejoint ce port une journée en avance. C’est la première fois qu’elle quitte Pyrite et elle ignorait l’existence d’une magnifique ville comme celle-ci. Tout est diamétralement opposé à Pyrite. Difficile de croire que deux mondes aussi différents puissent exister l’un aussi proche que l’autre. Contrairement à son lieu de naissance, l’océan est l’attraction principale et l’air y est pur. Cela change drastiquement son opinion sur la région et apaise la haine à son égard. Cependant, cela ne change en rien sa situation. Elle ne reviendra point sur sa décision. Le ferry quitta le quai au petit matin avec Serah à bord, observant le port s’éloigné à l’horizon. Bon débarras, Rhode. Adieu, vie misérable. Adieu, « père » et « mère ». Jamais elle ne souillera à nouveau la poussière de cette contrée avec la semelle de ses bottes. Aujourd’hui marque un nouveau départ. Le passé appartient désormais au passé. Avec un peu d’espoir, elle pourra changer ce qu’elle est devenue.

Île Lansat. Une île – no shit Sherlock – au beau milieu de l’océan, isolé des grands territoires comme Kanto et Johto. En soi, c’est le paradis parfait. Dire que Serah est excitée est un euphémisme. Arrivée au quai, elle était la première à débarquer, prête à explorer cette nouvelle réalité. Heureusement, des guides étaient présents pour calmer ses pulsions et demanda à elle ainsi qu’un groupe de jeunes de les suivre jusqu’à l’académie. Une journée d’installation et d’instructions avant de passer à une cérémonie de bienvenue le lendemain. Assez de temps pour éliminer son excitation initiale. Elle écouta avec intérêt les belles paroles des organisateurs qui expliquèrent plusieurs points, comme les cours, parcours et les dortoirs. Cela l’intéressait peu, néanmoins. Elle n’a absolument aucune idée quoi faire de son futur. Pour le moment, elle n’a que pour objectif de s’accommoder à cette nouvelle vie et s’installer.

Ou du moins, c’était le plan initial. Toutefois, dès le premier jour, il devint évident que la jouvencelle « sort du lot ». Bien qu’elle reste plutôt discrète dans la mêlée, difficile de ne pas la rater de vue. C’est probablement la seule dans cette académie à se teindre les cheveux en bleu, posséder un tatou sur un bras et à porter des jeans troués – n’il y a-t-il pas un code vestimentaire ? Apparemment non. À chaque couloir qu’elle traversait, à chaque parcelle du campus qu’elle parcourait, plusieurs pairs d’yeux la zieutent. À Rhode, c’était complètement différent. Quand Serah Ambrose est dans la place, c’est la fête. Ici, dans cette école, elle a cependant plus l’impression d’être une bête de foire qu’une star. Non pas que la société exerce une quelconque pression sur sa personne et qu’elle va un jour changer son style vestimentaire, loin de là. Elle ne peut cependant nier que cette attention particulière la chipote un peu. En espérant que cette phase s’éteigne après la première semaine de cours.

Un second élément perturbe ce plan. Le premier jour du second mois marque le début d’un nouveau semestre. Qui dit nouveau semestre dit nouveaux étudiants. Et dans une école axée sur l’éducation sur les Pokémons, ces bestioles magiques qui parsèment notre univers, qui dit nouveaux étudiants dit nouveaux dresseurs en besoin d’un compagnon pour débuter leur grandiose aventure. Qu’on le croit ou non, Serah Ambrose a littéralement négligé ce détail – enfin, détail. Façon de parler. Son but premier était simplement de fuir ce trou de ferraille qu’est Pyrite. Obtenir un Pokémon propre à elle-même, ces créatures qui ne courent pas les rues à Rhode, est une idée qui n’est jamais passé par son esprit. Et c’est une idée sur laquelle elle maintient une opinion mitigée. Certes, obtenir son premier partenaire est un moment dont tout le monde rêve et elle ne fait pas exception à cette règle. Toutefois, comment peut-elle espérer s’occuper d’un animal alors qu’elle peine à prendre soin de sa propre personne ? Une vue plutôt pessimiste sur sa condition, mais qui se veut réaliste jusqu’à un certain degré.

À l’heure désignée, la Pyroli se présenta au bureau de ce fameux « Collectionneur ». Sa première impression de ce personnage fut loin d’être positive. Un homme suspect aux allures et réactions hasardeuses et spontanées. Pendant qu’elle remplissait ce test écrit sur ordinateur, il ne faisait que se frotter les mains en analysant de la tête aux pieds notre héroïne. Comment donner la chair de poule, cours 101. Et puis, ces étagères remplies de Pokéballs donnaient la nausée à la jeune Ambrose. Un nombre incalculable de ces sphères, chacune emprisonnant un Pokémon n’attendant avec impatience que le jour où ils seront libérés. Cette scène hantera sa conscience probablement à jamais et l’idée d’enfermer cet individu dans une cellule sans aucune source de lumière germa dans son esprit, histoire de lui faire déguster sa propre médecine. Elle connaît ce sentiment bien que trop bien. Muscles crispés, elle débuta ce fameux examen.

Quinze minutes et un test de personnalité plus tard, l’homme acheva divers calculs et lui présenta une Pokéball quelconque, au hasard ou choisie minutieusement. C’est sans un mot qu’elle arracha férocement l’objet de sa main et quitta brusquement le cabinet avant d’avoir une nausée supplémentaire et de saccager la place sous un coup de colère. Première journée et déjà congédiée ? Non merci. À ce stade, il s’agit d’une question de vie ou de mort.

Déjà, les nouveaux arrivants se jumellent en troupeau entre eux ou avec leurs aînés. Des amitiés et des rivalités se forment, des initiations s’exécutent et des combats amicaux éclatent, histoire que chacun évalue son niveau en se comparant à son prochain. Pour Serah, le campus est devenu un brin trop bruyant et animé. Elle se réfugia dans la forêt bordant les dortoirs, loin des cris hystériques. À l’intérieur de cette infinité de verdure, les hurlements s’étouffent en murmure. S’adossant sur un boulot, elle s’écrasa au sol et soupira. Cette visite dans le bureau n’était clairement pas une bonne expérience. Cette mauvaise réminiscence lui rappela qu’elle tient toujours dans sa main la Pokéball remit par ce tristement célèbre Collectionneur. La rebelle se maudit d’avoir fait attendre plus longtemps l’animal piégé et appuya sans attendre sur la détente. L’engin s’entrouvrit et laissa échapper un éclair blanc qui s’abattit face à elle.

Ce flash emprunta en un instant une forme, quadrupède, avant de gagner de la couleur – comme un moniteur prenant vie, ou une photo se faisant développer. Le rituel achevé, le Pokémon se tenait fièrement debout sa maîtresse. L’adolescent considéra un instant cet animal : fourrure blanche, grosse corne sur le côté droit de sa tête, joyau d’ébène ornant son crâne, allure de félin et yeux vermillon. Voilà une espèce qui échappe à sa connaissance générale – elle est loin d’être une experte dans ce domaine. Distraitement, la main de la tatouée chercha le téléphone multifonctionnel et ouvrit l’application Pokédex – vachement utile, cette encyclopédie. Nom : Absol. Désignation : Pokémon Désastre. Désastre. L’ombre d’un sourire parcouru ses lèvres pour la première fois en quelques heures. L’image d’une femme ouvrant une boîte maudite offert par Zeus, le dieu des dieux. En ouvrant cette caisse, elle condamna le monde avec tous les maux de l’humanité : la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie et ainsi de suite. Si sa mémoire ne fait pas défaut, son prénom était…


  • Pandora.


Cette fois-ci, ce fut un sourire mélancolique qui se dessina sur son minois. Tout ceci est terriblement ironique. Elle qui ne cherchait qu’à fuir la Misère, voilà que le Désastre assistera à son futur. Serah ne croit guère aux coïncidences. Toutefois, voilà la première exception.  Sûrement elle fait de la paranoïa. Elle prie pour que ce soit le cas. Elle ne peut cependant renier la présence d’un certain romantisme dans cette histoire. Un romantisme sombre et macabre. C’est pour cette raison que cet Absol, son compagnon attitré, portera ce nom porteur de malheur. Elle ne peut prédire ce que le destin lui réserve, la punk ne peut qu’attendre que le futur se réalise de lui-même. L’Ambrose tapa le sol à ses côtés, invitant le félin à s’installer à ses côtés. Pandora répondit à l’appel, se couchant à la gauche de sa dresseuse, continuant à l’épier du regard. Pour marquer le début d’une nouvelle aventure, Serah alluma une cigarette. Elle inspira la nicotine et laissa la fumée se dissiper dans l’atmosphère. Tête appuyée sur le tronc, elle répéta plusieurs fois ce geste, comme hypnotisé.

Dernière édition par Serah Ambrose le Lun 7 Mar - 2:20, édité 1 fois
Aileen Sôma
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http://pokemoncommunity.forumactif.org/t1328-aileen-soma-pyroli
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Taille de l'équipe : 23/30 + 2.
Région d'origine : Illumis, Kalos.
Âge : 20.
Niveau : 80
Jetons : 16666
Points d'Expériences : 3148
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Illumis, Kalos.
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Illumis, Kalos.
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Aileen Sôma
est un Pokeathlète Agent
Les vacances d’hiver dans le village-vacances de l’île Lansat étaient bel et bien terminées. Dommage. Ca avait été sympa, de pouvoir jouer dans la neige artificielle, de skier sur les pistes fraîches, de faire de la luge, et de manger des petits gâteaux tout en se souhaitant la bonne année. Enfin, au moment des souhaits, à minuit pétantes, Aileen était surtout dehors, dans la neige et le froid, avec Heath Jones, l’ancien préfet des Noctali, qui avait été remplacé par Lucas Emerillon, à qui elle avait vendu la Taupiqueur capturée à la dernière sortie capture organisée durant la grande migration des Pokémon. Le troisième préfet du dortoir Noctali… Espérons qu’il tienne plus longtemps que les autres. En tout cas, il serait toujours plus agréable qu’Allen Wills, ou de l’enflure prétentieuse et méprisante qu’avait pu être Heath Jones à ses débuts. Elle avait été assez contente de le voir, aux portes de l’académie, avec les autres préfets, son insigne rutilant brillant de mille feux au revers de sa veste. Tous les préfets s’étaient alignés, attendant l’arrivée des nouveaux élèves, qu’il leur faudrait emmener à leurs dortoirs respectifs. Elle-même avait deux fois plus de boulot, vu qu’elle devait également s’occuper des Mentali, privées de préfète depuis le départ précipité de Kaeko, qui ne donnait plus signe de vie depuis plusieurs mois. Ses textos étaient restés sans réponses, et même Estelle ne savait pas où son ancienne camarade de chambre était partie. Quel bazar… Elle s’occuperait des Mentali d’abord, puis ensuite des Pyroli. De toute manière, Melty Potts prendrait ses nouvelles en charge dès qu’elles auraient franchi les portes du dortoir.

Une fois les Mentali déposées à leur dortoir, elle put enfin s’occuper de ses propres nouvelles. Sachant que Jackie n’était pas comme Melty Potts, et qu’elle ne prendrait pas la peine de se poser en référente vers qui se tourner en cas de problème, la préfète en chef devait très vite s’assurer que toutes les nouvelles Pyroli comprennent vite qui elle était, et qu’elles pouvaient l’appeler ou toquer à sa chambre à n’importe quel moment. Même en pleine nuit. Mais dans ce cas, ça avait intérêt à être important. Et même si, pour l’instant, son message avait du mal à passer, elle ne désespérait pas trop d’être écoutée. Tout le monde avait pu capter du regard l’Absol chromatique qui la suivait placidement, et chaque nouvelle avait vite compris qu’il était le starter de la préfète en chef. Où il serait, elle ne serait pas loin, aussi la repérer ne serait pas difficile. Cependant, ce n’était pas seulement son Absol chromatique qui semblait les fasciner. Non, il y avait autre chose. Mais quoi ? Elle ne pouvait pas trop se tourner pour voir. Mais quand elle fit entrer les nouvelles dans le dortoir Pyroli, pour leur montrer la salle commune et les guider jusqu’à leurs chambres, elle put enfin jeter un coup d’œil à ce qui semblait les faire murmurer. Une fille du groupe, qui détonnait avec ses cheveux bleus. Aileen la regarda passer sans lever un sourcil. Bah, elle ne différait pas tant que ça des folies capillaires d’Audrey, une ancienne Pyroli, ou de Seth, ce Phyllali stratège aux cheveux d’un vert pétant. Puis, à côté du couple formé par Eryn et Cael, tous deux aux cheveux roses, les cheveux bleus de la nouvelle ne la faisaient pas tant tiquer que ça.

« Tu as vu, ses cheveux sont bleus ! Tu crois que c’est naturel ? »
« Aucune idée, mais c’est trop bizarre… »

Discrètement, Aileen se faufila derrière les deux nouvelles élèves, qui jacassaient déjà sur les cheveux bleus de leur future camarade. Il était temps de mettre les choses au point tout de suite. Elle n’accepterait aucune moquerie, aucune exclusion, sous prétexte que différence physique ou mentale. Si les autres dortoirs aimaient taquiner les Pyroli en parlant d’armée du Général Jackie, Aileen aimait à se vanter que cette militarisation quasi-permanente développait en elles l’indépendance, l’autonomie, mais surtout la fraternité et l’esprit d’équipe. Les nouvelles venues devraient s’y faire vite… Ou bien se frotter aux anciennes.

« Plutôt que de jacasser comme des Givrali sur les cheveux bleus de votre nouvelle camarade, je vous suggérerais plutôt, mesdemoiselles, de vous diriger au plus vite vers les souterrains de l’école pour y rencontrer le Collectionneur et récupérer votre Pokémon starter. »

Ne l’ayant pas entendu arriver, les deux filles sursautèrent, avant de rougir, bafouiller, et finalement quitter le dortoir pour partir du mauvais côté, faisant soupirer la préfète. Heureusement que les autres avaient écouté, quand elle avait dit qu’un des passages vers les souterrains se situait à la gauche de leur dortoir, à égale distance entre les dortoirs Pyroli et Voltali… Décidant qu’elle n’avait pas envie de leur courir après, elle retourna dans sa chambre, pour s’y enfermer le temps de ranger ses affaires. Cela dit, ça ne serait pas bien long. Sa valise était parfaitement ordonnée, et il ne lui faudrait que quelques minutes pour tout remettre en place dans les placards. Elle prit surtout le temps de trier à nouveau ses papiers de recherche, de ranger ses livres sur son bureau et dans sa petite bibliothèque d’études, mais surtout, de poser précautionneusement son œuf dans la couveuse donnée par Faith Quinn un an plus tôt, lors de la sortie de pension d’Ellie, sa Mysdibule, qui avait brusquement mûri après ça. Au bout de vingt minutes, son rangement était terminé, sa chambre était nette, comme si elle n’était jamais partie. Elle se serait bien posée un peu… Mais Sphax, assis devant la porte, lui faisait clairement comprendre que lui, il voulait sortir et profiter de l’air frais. Après un soupir, histoire de lui résister l’espace de quelques secondes, la Pyroli remit sa veste et reprit son sac, pour quitter le dortoir et se promener un peu.

L’académie grouillait de vie. Ca faisait du bien, d’avoir de nouveaux élèves dans l’école. De nouvelles têtes, de nouvelles personnalités à découvrir, et surtout, pourquoi pas, plus d’amis à se faire. Aileen n’en avait pas beaucoup, et si son cercle d’amis lui suffisait, elle n’était jamais contre le fait de rencontrer de nouvelles personnes. Comme, par exemple… Cette demoiselle aux cheveux bleus qui avait tant fait murmurer les autres ? Justement, la voilà qui passait, sortant d’un passage menant aux souterrains, suivie par son Pokémon starter. Qui était donc celui que le Collectionneur avait choisi pour elle ? La Pyroli, attentive, sentit son cœur rater un battement en voyant le starter de la nouvelle sortir des souterrains. Un Absol ! La jeune préfète esquissa un sourire. Bien, il y avait donc un peu de potentiel chez celle-là, alors. Sans compter qu’elle ne ressemblait pas à une petite princesse à sa maman, donc il y avait des chances qu’elles s’entendent mutuellement. Sans réfléchir, Aileen lui emboîta le pas, autant pour faire connaissance que pour lui demander si tout allait bien pour elle. Entre les murmures des autres et l’acclimatation, autant être gentille, non ? Les mains dans les poches, elle la suivit de loin sans vraiment la suivre, l’autre semblant ne pas rechercher de compagnie. Preuve en fut qu’elle s’assit, son Absol à côté d’elle, son regard se perdant au loin. La préfète allait passer son chemin, quand elle vit sa camarade sortir quelque chose de sa poche. Des cigarettes. Ah. Elle se devait donc de faire son travail, visiblement. D’un pas tranquille, elle s’approcha sans chercher à se cacher, ni à cacher l’insigne accroché à sa poitrine qui prouvait son statut, pour le cas où la demoiselle ne l’aurait pas reconnue.

« Il est interdit de fumer dans l’enceinte de l’académie. Comme c’est la première fois et que tu viens juste d’arriver, je ferme les yeux pour cette fois, ce serait dommage de gâcher bêtement ton premier jour avec des heures de colle. »

Mais éteins-moi de suite cette cigarette, disait tout de même son demi-sourire sympathique. Elle voulait bien faire comme si de rien n’était cette fois-ci, mais il faudrait pour ça que l’autre fille y mette un peu du sien. Pour lui laisser le temps de cacher sa faute en bonne et due forme, Aileen s’intéressa à l’Absol de la demoiselle. Il était différent de Sphax, autant pas la couleur que par ce petit quelque chose qu’elle n’expliquait pas. Ah, si… C’était une femelle. Cependant, elle n’intéressait pas le chromatique, qui n’avait pour elle qu’une franche curiosité. Il n’était pas habitué à croiser d’autres Absol, et ça lui faisait toujours plaisir de rencontrer un autre représentant de son espèce.

« Elle est vraiment belle. C’est rare, d’avoir un Absol comme starter. Bienvenue au club ! » La Pyroli se fendit d’un nouveau sourire. « Le mien s’appelle Sphax. Et la tienne ? Tu lui as déjà trouvé un nom ? »

En parlant de nom… Peut-être était-il temps de donner le sien à miss cheveux bleus. Elle le connaissait déjà, vu que la brune s’était plantée devant les nouvelles en disant s’appeler Aileen et être la préfète des Pyroli, mais sait-on jamais, elle pouvait le redonner. Le premier jour, c’était difficile de tout assimiler. Le plan de l’académie, le starter, le dortoir, le règlement, le nom des préfets… Et puis bon, maintenant qu’elle lui avait un peu parlé, Aileen n’arrivait plus à cacher son intérêt. Cheveux bleus, plutôt jolie, avec un regard mature et intelligent, et un Absol comme starter, il n’en fallait pas plus pour piquer sa curiosité.

« Je l'ai déjà dit tout à l'heure, mais je m'appelle Aileen. Et toi ? »





Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
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Woah. Impossible d’avoir un moment pour soi-même pour plus d’un instant malgré que l’on soit à des distances de l’attraction générale. Sans même pouvoir tirer ne serait-ce que trois lattes de cette clope, l’Absol, jusqu’ici paisible, s’agita légèrement. Plus tôt terrée sur ce sol parsemé de cette fine couche de neige, elle bondit sur ses pattes, prunelles écarlates observant une direction particulière. Cet énervement soudain de la part de sa partenaire nouvellement acquise attira évidemment l’attention de la tatouée qui examina nonchalamment à son tour l’angle en question qui attire autant l’intérêt du Pokémon. Quelqu’un s’approche. Elle qui croyait être en paix dans cette forêt en ce jour fatidique, s’isoler dans un endroit qui n’a clairement aucun attrait touristique. Enfin, maintenant qu’elle y pense, les nouveaux élèves comme elle ne tarderont pas à visiter les moindres recoins du campus. Néanmoins, plus que la distance entre les deux personnages diminue, plus que sa tête et sa démarche lui rappela vaguement quelque chose. Au final, ce ne sont pas la longue chevelure brunâtre et les perles violettes de la fille qui convièrent les éléments importants de sa mémoire, mais plutôt le badge qu’elle orne au niveau de son buste.

Si la dresseuse ne se trompe guère – et si elle a bien écoutée – c’est un insigne offert à quelques élus dans l’académie qui leur offre une autorité supérieure – ou du moins, un statut au-delà d’étudiant lambda. « Préfèt » est le titre donné à ces élèves, si sa mémoire ne fait pas défaut. Il en existe un par dortoir. Chacun représente sa chambrée. En théorie, ils doivent tous être occupés à organiser les nouveaux élèves. Néanmoins, en voilà un qui se dirige ici même pour une raison mystérieuse. Lorsqu’elle fut à proximité, sous le regard placide de notre héroïne, elle déclara que fumer sur le territoire de l’établissement est passible de détention. Une règle scolaire pourtant évidente qui provoqua une certaine surprise chez Serah soulignée par un haussement des sourcils. Ça, personne ne lui a jamais dit à Pyrite pour la simple raison que personne ne respecte les lois dans cette ville de vauriens. Normalement, elle aurait rigolé tel un maniaque face à la personne qui lui aurait dit cela à Rhode, que ce soit un enseignant, policier ou bien même un roi. Toutefois, comme l’a soulevé l’autre adolescente, des heures de colle, ce n’est pas trop ce qu’elle désire dès le premier jour. Inutile de tâcher son dossier avec des conneries.


  • Eh bien. Première journée et on me colle déjà un mouchard. Awesome.


Sourire en coin, elle échappa un court soupir avant d’écraser l’extrémité embrasée de la cigarette dans la neige et ranger la clope entamée dans son paquet. Pas question de perdre ce précieux tabac pour absolument rien et encore moins de jeter ce mégot dans la nature, comme ça. Les déchets vont dans la poubelle. Ayez une pensée pour Mère Nature. Ceci dit et fait, elle profita d’un instant pour observer de nouveau l’intruse, enregistrer l’apparence physique de cette préfète dans sa mémoire. Une petite fille possédant une longue et soyeuse crinière marronne jumelée à une paire d’yeux d’améthyste. Malgré sa petite taille, son regard mature trahit l’âge qu’on pourrait lui donner au premier abord. Ce ne serait guère étonnant que les deux jouvencelles aient le même âge, ou que Serah soit la plus jeune si elle part du principe qu’il faut au minimum avoir un certain âge pour obtenir ce fameux titre.

Après avoir jaugé l’importune, l’Ambrose s’interrogea maintenant tant qu’à la présence de cette fille. Elle ne s’est tout de même pas déplacée pour l’avertir simplement l’aviser. Si c’est le cas, détient-elle une sorte de vision rayon X qui lui permet de voir le contenu de ses poches ? C’est clair que cette fille l’a suivi jusqu’ici. La raison ? Nul ne le sait. Son flot de pensées fut interrompu alors que la préfète commenta sa nouvelle campagne et demanda si la Pyroli lui avait déjà trouvé un nom. Le timing ne peut pas être plus parfait qu’il l’est présentement puisqu’elle vient tout juste de se décider, littéralement une minute plus tôt.


  • Ouais, j’ai décidé de la nommer Pandora… Par contre, le tien est zarb’.


Son regard se porta sur le quadrupède aux côtés du la brune. Elle est également accompagnée d’un Absol, à quelques différences près. Tout d’abord, ce félin est visiblement un mal. Ensuite, le teint de sa peau est amarante et ses iris sont de couleur absinthe. Est-ce la faute d’une déformation génétique ? À moins qu’elle se trompe, elle croit bien que tous les constituants d’un spécimen sont à peu près similaires. Celui-là fait nettement exception à la règle. Cela n’empêche cependant Pandora d’être intéressée par l’autre représentant de son espèce. Elle manifeste clairement un intérêt pour jouer avec lui, sa queue s’agite telle celle d’un chien. Ainsi, l’interrogation suivante s’impose : un Absol est-il plus proche d’un canin ou d’un félin ?

Elle déclina finalement son prénom. Aileen. Comment ça s’écrit ? Aucune idée – l’ironie de l’écrire dans la narration. Mais maintenant qu’elle puisse mettre un nom sur ce visage, son discours lors de la cérémonie revint en mémoire. Elle s’est présentée comme représentante du dortoir auquel elle-même est jointe : Pyroli. En d’autres mots, il s’agit de sa supérieure en quelque sorte. Quoi de mieux que de se présenter en tant que figure d’autorité pour attiser la méfiance d’une jouvencelle visiblement rebelle.


  • Moi, c'est Serah.


Cette fille veut son prénom, alors le voici. Elle respira un bon coup puis exhala, laissant son oxygène s’échapper sous la forme de buée qui se dissipa aussitôt. Rien que cette vue lui redonna le goût d’allumer une cigarette. La punk fourra ses mains dans les poches de son manteau de cuir puis jeta un nouveau coup d’œil sur sa « camarade ».


  • Alors, une raison particulière pour être ici, au beau milieu d’une forêt en plein hiver ? Tu t’es tout de même pas fait chier de venir jusqu’ici pour m’avertir. Si c’est le cas, j’ignore si je dois admirer ou craindre ta droiture.


Parce que c’est limite abuser. Like, hella scary.
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