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Compétition Coordination#4 - Défilé de mode
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MessageSujet: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Dim 3 Avr - 0:08

Competition coordination
Rappel des règles
Le but de ce Concours Coordination différera de ce à quoi vous avez l’habitude de participer… Puisqu’il s’agira cette fois-ci d’un Défilé de Mode ! Le but est simple : vous devrez présenter une tenue, ayant un modèle humain et un modèle Pokémon, en défilant le long d’une estrade le temps d’un aller-retour. Afin de valider votre participation, il n’y a qu’une seule condition à remplir :
- Poster un unique RP de 700 mots minimum, décrivant votre personnage confectionnant votre tenue et celle de votre Pokémon, le choix des accessoires, ainsi que le défilé ; que vous pourrez mettre en scène avec divers effets spéciaux, pour mettre votre tenue en valeur et impressionner le jury. Vous avez totale carte blanche sur le style vestimentaire, le costume, le maquillage, et l’attitude de votre personnage et de vos Pokémon. (Mais restez cohérent !)  Vous passez au tour par tour, et serez donc seul (avec votre Pokémon) sur la piste à chaque passage. (Et non, navré, vous ne pourrez pas faire chuter votre camarade sur le chemin du retour pour saboter sa prestation !)

Nous déciderons par la suite d'offrir le ou les rubans aux personnes qui nous auront le plus convaincu. Ne prenez pas cet événement trop au sérieux, si vous n’êtes pas choisi : les résultats peuvent parfois être surprenant, mais comme toujours, une grande importance sera donnée à la qualité de RP et à la cohérence.

Vous avez 3 mois (soit, jusqu’au 03/07/2016) pour poster votre RP. Des délais pourront être accordés si les participations ne sont pas assez nombreuses.

Description du lieu
Vous vous trouvez, une fois de plus,  dans le gymnase. Une immense estrade en hauteur a été installée, mais cette fois-ci, elle traverse le bâtiment de tout son long afin de reproduire une véritable salle de défilé. De nombreuses places occupées par des élèves s'étalent de part et d’autre de la piste, et au bout de celle-ci, au premier rang, une table en longueur vous fait face, accueillant Elisabeth Snow, Andreas Heartnett, et Melty Potts. Ayant apprécié la présence d’un quatrième juré lors de la précédente compétition, et souhaitant vous mettre toujours plus de pressions, votre chère directrice a fait appel à une nouvelle icône pour noter ses élèves. Et qui de mieux placée que la célèbre Inezia pour évaluer un défilé de mode? De passage dans la région, la championne a accepté l’invitation, et mettra son expérience au profit de l’académie ! Divers spots seront disposés le long de la piste, et vous serez totalement libres sur les divers éclairages et la musique lors de votre passage.

Météo du jour : Aucune importance, puisque vous êtes à l'intérieur

Description des vestiaires : Vaste salle, séparée pour les filles et les garçons, avec des cabines pour se changer, des bancs, et de grands miroirs un peu partout ; exactement comme la dernière fois.

Précisions supplémentaires
- Évitez de faire agir le jury, concentrez vous uniquement sur votre prestation. Vous pouvez cependant décrire les réactions du public (en restant cohérent)
- Vous et votre Pokémon devez être maquillés et/ou déguisés. Ne lésinez donc pas sur la description de votre personnage.
- Seul un Pokémon défile avec vous sur scène, mais vos autres compagnons peuvent très bien être présents le long de la piste pour faire des effets spéciaux. Soyez inventifs !
- Vous pouvez utiliser 3 objets MAXIMUM (je parle ici des objets apportant du bonus. Pour les autres objets normaux, c'est illimité). Bien évidemment, soyez logiques dans vos choix : n’allez pas mettre un collier clouté à votre Pokémon parce qu’il apporte 3 points en Beauté, alors que vous lui faîtes porter une robe mondaine.
- Vous pouvez écrire votre RP depuis la préparation dans les vestiaires, jusqu'à la fin de votre prestation et votre retour dans les vestiaires.
- Pas d'interactions entre les joueurs, vous n'avez le droit qu'à un seul RP.
- Inscrivez-vous dans le topic adéquat avant de poster.
- Veuillez mettre en fin de RP dans une balise HRP ces informations :

Citation :
Pokémon utilisé :
Points de Beauté :
Objets Bonus attachés :
Points Pokéblocs :

- Vous pouvez dès à présent écrire votre RP et le poster à la suite ! Bon jeu !

Le thème de cette compétition sera le Glamour! Ravissez donc Andreas en faisant preuve d'élégance, et surtout, de Grâce! Votre prestation doit respecter ce thème, mais un rapport original à celui-ci pourra vous valoriser! (Ou au contraire, vous nuire, si le lien est bien trop éloigné)  
Bonne chance!

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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Jeu 14 Avr - 0:28

Stress. Stress. Stress…

-Raaaah ! Je ne sais pas quoi me mettre !

-Lapo ?

-Mais aide-moi au lieu de me regarder, Diva !

-Lapo !

-Fais pas cette tronche imbécile, cette compétition compte autant pour toi que pour moi je te signale !

Le défilé… J’entendais depuis quelques temps les autres Mentalis en parler. Chaque année, à peu près à la même période, s’organisait des compétitions dans chacun des parcours proposé par l’académie. Et par chance, il se trouvait que celui des coordinateurs était un défilé de mode. Exactement ma branche de compétence ! L’occasion rêvée de montrer au monde que j’ai du talent. Bon ok, si ce n’est pas au monde, ce sera au moins au jury et aux élèves présents. De quoi me faire une petite notoriété. Soudainement, je m’arrêtais dans mon élan. Les habits s’arrêtèrent de voltiger dans la chambre et je me posais doucement sur le lit, le regard livide.

-Ai-je vraiment envie de devenir populaire ?

La question prononcée à voix basse n’interrogeait que moi, pourtant, elle eut l’effet d’intriguer ma Laporeille qui vint s’asseoir à côté de moi. Une patte passa devant mes yeux sans que je ne le remarque. Puis une seconde fois. Avant de finir à la troisième, en un punch dans ma joue qui me fit décoller du lit pour rejoindre la pile de fringues sur le sol.

-MAIS CA NE VA PAS LA TÊTE ?!

Haussement d’épaule en unique réponse. Elle me toisa du regard et vint m’aider à me relever. Une réaction plutôt surprenante venant de Diva.

-Lapo laporeille lapo.

-Ce n’était rien. Je me demandais juste si j’étais prête à me dévoiler aux autres.

Depuis mon arrivée à l’académie, hormis dans certains cours particuliers, je m’étais faite discrète. La compétition qui allait avoir lieu imposait au dresseur et à son Pokémon de défiler devant nombre de personnes pour présenter son œuvre. Cependant, si j’aimais la mode en concours, ce n’était pas seulement parce que mes parents tiennent une boutique de vêtements. Mais aussi parce que c’était l’un des uniques moyens de me rapprocher de la scène tout en pouvant en rester dans l’ombre. Bien sûr ! Un jour, moi aussi, je souhaiterais passer sur le devant de la scène et faire face au public sans me cacher. Sauf qu’aujourd’hui… Je ne m’en sentais pas prête. A vrai dire, je m’étais piégée toute seule dans cette compétition. Dès le premier jour des inscriptions, je m’étais jeté sur l’occasion sans même lire les règles en vigueur. Si bien, que je n’avais appris qu’il y a peu que le thème du défilé serait le glamour. J’étais sotte de penser que je pourrais y arriver. Mon corps avait changé, mais mon esprit restait le même. Le même qui avait peur du regard des autres. Le même qui s’est caché jusqu’au bout à ses parents.

-Diva, je ne suis pas sûre d’y arriver…

Le regard froid et distant de la lapine, dont le menton restait bien droit, alors que j’avais tellement besoin de son réconfort, me fit me morfondre encore plus sur moi-même. Néanmoins, je savais qu’elle n’avait pas un mauvais fond. Que ce n’était que son caractère. Elle était ainsi, un point c’est tout. Et maintenant, elle s’éloignait de moi, me laissant seule, recroquevillée au milieu de mes tenues.

-Laporeille !

Sa patte farfouilla dans mon sac et de celui-ci, deux éclats lumineux s’échappèrent pour libérer Steady, mon Venalgue, et Cut, mon tout récent Scalpion.

-Lapo lapo laporeille.

-Vevenalgue !

-Scalpion !

Je séchais mes larmes sous l’encouragement de mes compagnons. Steady et Cut me foncèrent dessus pour un câlin et je les accueillis à bras ouverts. Au fond, Diva n’avait peut-être pas le tact nécessaire pour me remonter le moral. Mais elle savait à qui demander pour y arriver par un moyen détourné. Affectueusement, je serrais fort mes Pokémons dans mes bras en espérant qu’un jour, je puisse aussi le faire avec ma Laporeille.

-Merci les amis.

Ma voix était encore fragile. Mon cœur s’était quant à lui réchauffé. Après le câlin, j’esquissais un sourire et d’une voix un peu plus claire, rassurait mes fidèles amis.

-J-Je vais participer à cette compétition. Est-ce que… vous voulez bien me prêter votre aide ?

Tous s’exclamèrent de joie et même Diva sourit. Me redressant, il était temps de reprendre confiance en soi et de ne plus se cacher. Qu’importait le regard des autres. La seule chose qui comptait, n’était que mon bonheur et celui de mes Pokémons. De belles pensées, qui me faisaient oublier que si je me ratais sur scène à ce défilé, je ne savais si je pourrais m’en remettre. Je m’habillais simplement, cette même tenue qui me faisait passer inaperçue, j’agrippais mon sac et direction le magasin de tissus.

Le centre commercial du village portuaire était immense. C’était la première fois que j’y mettais les pieds et j’étais vite perdue dans la cohue de personnes qui dévalaient les allées du centre pour se rendre à telle ou telle boutique. Après avoir rappelé Steady et Cut à cause du monde, c’était la première fois que je voyais Diva se coller de près à moi. Au point, qu’elle en venait presque parfois à m’attraper la jambe en esquivant un passant un peu trop pressé. Mais ne nous éparpillons pas de trop, mon objectif principal était d’acheter du tissu pour la confection des tenues de la compétition. Me reconcentrant, je jetais un œil aux étages supérieurs depuis le rez-de-chaussée. De ce que je pouvais en voir, tous autant qu’ils étaient détenaient un torrent de population. Pour une étrangère comme moi, il serait difficile de ne pas se perdre au milieu de ces gens, qui contrairement à moi, savaient où ils allaient.

-Allons-y.

J’attrapais de mes deux mains la lanière de mon sac en bandoulière avant de m’avancer dans la foule. Diva me suivait de très près, tandis que nous explorions la base de l’édifice. On vendait de tout ici. De la pharmacie Pokémon en passant par la salle de fitness et la vente de nourriture d’élevage Pokémon, je voyais mal comment on pouvait sortir sans achats de cet endroit.

Bredouilles, nous décidions de monter à l’étage supérieur. Si le rez-de-chaussée semblait plutôt dédié au bien-être des Pokémons, celui-là se tournait vers la mode. Malgré les magasins de vêtements à n’en plus finir, ce n’était qu’à l’étage suivant, plus centré sur l’artisanat, que nous tombions enfin sur une boutique vendant du tissu. Deux bonnes heures s’étaient déjà déroulées depuis notre arrivée et je craignais que notre course déborde sur notre après-midi. Aussi, pris-je les devant en alpaguant l’une des vendeuses, qui se dirigeait vers un autre client.

-Mademoiselle ! Criais-je au milieu du magasin. Pourriez-vous m’aider ?

N’ayant pas commencé à traiter avec les autres clients, elle ne put qu’acquiescer face à ma question qui n’en était pas une. Son exaspération laissa vite place à un sourire, avant qu’elle ne me rejoigne en trottinant des fesses. Visiblement, ce n’était pas qu’un balai qu’elle avait dans… Bref, elle arriva, Diva la dévisagea sans gêne et je me mis à lui expliquer mes desseins.

-Bonjour, je suis à l’académie Pokémon de l’île en section Coordination. Il se trouve que des compétitions vont avoir lieu et que je participe à celle de mode. Mais voyons, pourquoi je vous explique tout cela ? Vous vous en contrefichez n’est-ce pas ? Et d’ailleurs, je vois que je vous fais chier, alors si vous vouliez bien juste m’indiquer le rayon dédié à la soie, je pourrais vous libérer sur le champ de vos obligations envers moi.

-Euh… C’est par… là…

-Merci. C’est très aimable à vous. Bonne journée.

-Laporeille.

Sur cela, je dépassais la vendeuse, choquée par la tournure des événements. Un simple coup d’œil vers Diva suffit à nous faire rire, que nous tentâmes d’étouffer avec nos mains. En arrivant dans le rayon demandé, je dû vite calmer mes ardeurs. J’aurais dû m’en douter, mais le prix de la soie n’était clairement pas le même que celui des autres tissus. Néanmoins, c’était vraiment celui-là qu’il me fallait pour ma prestation. Et en regardant de plus près mes économies, j’avais largement assez de jetons pour m’offrir ce que je souhaitais dans cette boutique. Donc ne nous privons pas et prenons ce qu’il y a de mieux !

-Cut, viens à moi !

D’un jaillissement de lumière de mon sac, le Scalpion se présenta en s’étirant et en effectuant quelques gymnastiques.

-Tu es en forme aujourd’hui.

-Scalpion !

-Est-ce que tu pourrais me couper ce tissu à cet endroit ?

-Scal !

La phrase eut l’effet d’un boom dans le magasin. Tous, vendeurs et clients, se tournèrent vers moi avec deux grands yeux. Leurs cris d’avertissement n’eurent pas le temps d’atteindre la bonne humeur qui régnait de mon côté de la salle, que Cut s’était déjà chargé d’entamer le travail. Il fut très vite trop tard, le tissu était coupé. Proprement qui plus est. Je pliais le morceau avec l’aide de Diva avant de me rendre à la caisse, après avoir récupéré deux-trois accessoires qui pourraient potentiellement servir. Je tendais mes achats à la caissière avant de venir essuyer son front avec un mouchoir en papier.

-Il ne faut pas avoir peur comme cela. Vous risqueriez de vous créer encore plus de rides. Je vous dois combien ?

Sa bouche béante, j’attendis patiemment avec un grand sourire qu’elle la referme et qu’elle se décide à taper sur sa machine. Dès que son arrêt cérébral s’arrêta et qu’elle se remit en marche, je pu payer et quitter les lieux en saluant d’une main, très heureuse de mes achats. Mission accomplie. Je les avais peut-être un peu surpris, mais au moins j’avais fait un gain de temps énorme ! Ce qui me permettait même de me rendre un étage au-dessus, là où se trouvait une multitude de restaurants pour y grailler un morceau. La pointe de Cut se tendit vers un genre de fastfood burger-frites. Souhaitant lui faire plaisir, je prenais sur moi les plaintes de Diva et entrainais notre groupe vers ce fastfood. Cut était jeune, c’était encore un enfant, voire même un bébé. Je lui commandais donc un Sunny Meal pour qu’il puisse s’amuser avec le jouet, s’il ne le tranchait pas avant. Pour Diva, c’était plus compliqué. La lapine n’appréciait pas la viande et encore moins tout ce qui se rapprochait du sandwich. Donc les burgers végétariens… Niette ! Par contre, niveau salade, il y avait un large choix. Même si elles n’étaient pas bio mais industrielles, je convaincs Diva d’en prendre une en lui promettant de lui acheter une carotte de qualité au retour. Vous la sentez la carotte ? Ok, c’était de mauvais goût. Pour moi, ce sera un Maxi Giant Big Enormous Gorgeous Mac Sunny Burger ! Le truc qui fait plus d’étages que le centre commercial, auquel ils rajoutent un étage si jamais un client arrive à le finir. Dans le coin, ils devaient être particulièrement doués pour ce genre d’exercice, j’avais déjà de la peine à le tenir dans mes mains. En le posant dans l’assiette, je découvris ma tour de Pise. Aussi grande que Laporeille, je ne voyais pas par où commencer, mais je relevais le défi ! Tiens, prenons cette tranche de tomate juste devant moi. Erreur ! Malheur ! Horreur ! Tandis que mes yeux se fermaient par réflexe, je me protégeais des bras. La tour penchée commença à tanguer d’un côté puis d’un autre, avant de s’effondrer vers mon Scalpion.

-Attention !

Ma voix porta à travers la salle, qui se tourna vers notre table. Cependant, il était trop tard. La tour tomba inexorablement et Cut ne pouvait rien faire pour l’esquiver à présent. Loin d’être apeuré, il ouvrit juste sa bouche et laissa le burger s’écouler dans sa gorge à mesure qu’il tombait et lui, mâchait. A une vitesse phénoménale, il s’engloutit le burger entier, finissant les derniers étages sur la table à la main. Une dame qui s’occupait du service vint passer sur une pancarte le nombre d’étages de dix-neuf à vingt. Je n’en revenais toujours pas. J’attrapais donc le Sunny Meal et en sortait son minuscule burger pour le grignoter en pleurant. Si Diva lisait mes pensées, elle me dirait que c’est meilleur pour ma ligne. Sauf que JE le voulais ce burger dix-neuf étages… Voyons le bon côté de la chose… J’ai un jouet avec ce menu : une Skitty remuant la tête.

Après le casse-dalle, l’autobus ! Une certaine lapine me fait la tronche à deux rangées de moi, parce que je ne lui ai pas acheté la carotte qu’elle voulait au curry. Je cite «  Laporeille Lapo Lapo Laporeille ! », ce qui signifie qu’elle me dénoncera à la société protectrice des Pokémons pour insubordination à Pokémon. Je doute qu’une carotte passe devant un jury. Mais je vais la laisser faire sa tête de cochon tranquille, le temps qu’elle se calme et qu’elle revienne d’elle-même. Elle ne résistera pas à connaître les nouveaux ragots sur Heartnett de toute manière.

De retour à ma chambre, je regarde la pièce en bordel que j’ai laissé. Mes affaires sont sans dessus dessous, il faut absolument que je mette de l’ordre dedans. Diva me boude toujours et attend sur le lit. Quant à Cut, il est très serviable et poli. Plutôt que de partir s’amuser comme les Pokémons de son âge, il préfère m’aider à ranger les habits dans l’armoire. Une fois le travail terminé, il est l’heure de passer à la suite des opérations. Calmement, je m’assois sur mon lit avec la boite de couture que j’ai emporté de la maison. Dedans, j’ai le nécessaire de base. Concevoir les costumes risque de me prendre beaucoup de temps. Une semaine minimum…

-Scalpion.

-Mmh ?

Soudain, me vient une idée en voyant le petit Pokémon se presser à côté de moi sur le lit. Comme dans la boutique ce matin, il pourrait faire les découpes si je lui donne les instructions adéquates. Sans attendre, je me jette sur mes patrons que je déplie sur le sol de la chambre avant de commencer mes explications à Cut. Seule dans son coin, Diva lève finalement un sourcil de curiosité à notre encontre. Ses bras ont beau être croisés, je sais qu’elle a follement envie de nous aider à gagner cette compétition. C’est une battante, elle ne laisserait jamais sa place à quelqu’un d’autre. Son égoïsme est peut-être un tort dans de nombreux cas, mais il peut aussi servir dans d’autres. La Laporeille descend doucement de sa place et vient nous rejoindre au milieu des patrons, ce qui fait sourire gaiement le petit Scalpion. Elle finit par daigner sourire à son tour et se met à accompagner le petit dans sa découpe des patrons. N’intervenant pas sur le plan de la découpe en elle-même, elle l’aide à affiner sa technique et à être plus précis dans ses gestes. Le tout en essayant d’abimer le moins possible le tissu. Pendant ce temps, je prépare quelques accessoires, telle qu’une broche en forme d’aile. Puis lorsque les premières parties de la tenue sont prêts, je me mets à coudre l’ensemble. Un instant, je lève les yeux vers la fenêtre. Il fait déjà nuit. Cette journée se sera écoulée si vite, mais elle n’est pas encore terminée pour moi, je dois continuer si je veux être prête dans les temps. Un coup d’œil vers mes Pokémons, ils sont déjà endormis. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Ils ont mérité de se reposer. Ils font tant d’efforts pour moi. Qu’est-ce que je ferais sans eux ?

TOC TOC TOC !

Hein ? Quelqu’un ? A cette heure-là… Qui cela peut-il bien être ? Décroisant mes jambes, je vais ouvrir la porte. Personne. Prudemment, je commence à sortir de ma chambre pour jeter un œil à l’extérie… WOW ! Demi-tour ! C’est quoi cette chose ?! J’ai bien failli l’écraser… On dirait un œuf… J’ai bien faillit répéter l’histoire tragique. Brrr… Ça me glace le sang rien que d’y penser. Oh. Mais. Tiens, il y a une carte avec l’œuf. Bon, je vous élude les deux minutes que j’ai passée à essayer d’ouvrir cette carte sans la déchirer, qu’un crétin d’imbécile idiot s’était amusé à scotcher dans tous les sens. Mais, voilà ce que disait cette lettre.


« A toi Yukino,

Mon fils… Ma fille… Nous ne sommes visiblement pas encore habitués à ce changement. Mais nous souhaitions quand même te souhaiter de joyeuse Pâques. Il se pourrait que ce cadeau te parvienne un peu tôt ou trop tard, nous n’en savons rien, mais nous espérons que tu vas bien et que tu t’amuses bien dans cette école.

Depuis ton… Enfin, tu sais. Nous n’avons pas eu l’occasion de trop se voir, nous espérons te revoir bientôt. Nous aimerions te parler, te connaître… Il semblerait que sur ce point nous soyons passés à côté de quelque chose. Dès que tu pourras, rentres nous voir à la maison, nous t’attendons avec impatience.

A notre sucre d’orge.

Maman et Papa qui t’aimons très fort. »


A la lecture, des larmes coulèrent sur mes joues, que je séchais par moment en vain. Me moucher m’évita les plus grosses d’entre elles, mais n’arrêta pas mes tressauts. Avant d’alerter qui que ce soit, je venais refermer ma porte en emportant l’œuf sur mon bureau. Papa. Maman. Moi aussi j’ai très envie de vous revoir. Vous me manquez. J’ai hâte de vous présenter mes nouveaux compagnons. Ils ne sont pas légions, mais je suis sûr qu’ils vous plairont. Je sais que cela a dû être dur pour vous… Peut-être autant que pour moi. Mais je suis heureuse que vous commenciez à comprendre… A accepter. C’est le plus important pour moi. Je vous promets de me donner à fond pour vous rendre fiers. A commencer par cette compétition.

Je serrais une dernière fois la lettre contre ma poitrine en fermant les yeux et en repensant à eux. Puis, je la déposais délicatement à côté de l’œuf. Il était splendide. Empreint d’un chocolat couleur lait et avec des motifs géométriques comme gravés dans la coquille. Je le caressais tendrement, avant de me lever pour retourner à la tâche pleine d’énergie et de vigueur. Rechargée, j’étais fin prête à surmonter les obstacles et prochains événements, qui se dresseraient sur ma route. Je ne vis pas le restant de la nuit passer, ni même l’aube se lever. Je ne pensais plus qu’à coudre, qu’à poursuivre mon chemin, à foncer vers le défilé. Mes Pokémons, qui avaient eu droit à un peu de repos me maintinrent en vie en m’apportant eau et nourriture. Parfois, je réalisais une petite sieste d’une heure pour garder ma concentration les quatre heures suivantes. Mes partenaires et moi ne cessions de travailler dur. J’avais la sensation que ma main filait d’elle-même et que l’aiguille devenait une extension de mon corps. Je ne faisais plus attention aux piqûres que je m’étais et me faisais encore aux bouts des doigts, je restais parfaitement concentrée sur mon objectif final.

Des jours, des nuits, passèrent. Le rêve était à portée de main, plus que quelques retouches ici, quelques recoupes là, quelques détails supplémentaires et… Fini ! Les tenues étaient terminées ! L’ambiance de travail tourna à l’euphorie générale lorsque les ajustements furent finis et que nous pûmes enfin nous relâcher. La première chose à laquelle je pensais était… En fait, je ne crois pas que quoi que ce soit n’eut le temps de traverser mon esprit. Je m’endormis simplement sur mon lit en me laissant tomber à la renverse. Une bonne demi-journée s’écoula durant laquelle je restais à roupiller docilement. La compétition approchait à grand pas, c’était peut-être la dernière fois où je pourrais autant dormir avant la représentation. Il me restait encore tout le show sur scène à revoir et à répéter.

Le jour J arriva. J’avais la gorge nouée en entrant dans le gymnase pour rejoindre les vestiaires avec ma valise. Se cachant derrière moi, Diva essayait d’entrapercevoir son cher et tendre Heartnett dans la salle, sans succès. Je la rassurais en lui affirmant qu’il ferait bien partie du jury de ce soir. Bizarrement, je n’avais jamais senti ma lapine stressée avant que je lui dise cela. Si cela pouvait me faire peur, cela me permettait aussi de me calmer. Le stress était un bon moyen si contrôlé pour se préparer avant une épreuve. La peur d’échouer face à Heartnett obligerait Diva à se surpasser pour ne pas le décevoir et qui sait, lui faire bonne impression ? A l’inverse, si elle ne se maîtrisait pas, elle pourrait partir totalement en vrille et transformer notre défilé en une catastrophe. Connaissant bien ma fidèle amie, je parierais plutôt sur la première des deux options.

L’heure était venue de se préparer, je m’asseyais sur l’un des bancs à disposition et déballais mes affaires un peu partout autour de moi, là où j’en avais la place. Je donnais la boite de maquillage à Diva qui utilisa son duveteux coton rose pour me maquiller. Rien de bien extravagant pour cette partie-là, ce n’étaient que de subtiles touches afin de cacher les imperfections de mon visage ou de faire ressortir mon regard, me rendre un peu plus éclatante sous la lumière. Ensuite, vint le tour de la coiffure. Pour cela, j’en appelais à Cut qui pourrait couper les rares mèches rebelles, tandis que je mettais en place ma queue de cheval ondulée. Ce n’était pas non plus extraordinaire à faire, mais le dicton ne dit-il pas que les choses les plus complexes ne sont qu’une suite de choses simples ? Le temps de maquiller à son tour Diva, et il fallait déjà se diriger vers les cabines pour se changer. Ma valise contenait deux housses, une approximativement à ma taille et une autre à celle de ma partenaire. J’entrais avec les deux dans la cabine, suivie par la Laporeille. De là, je me déshabillais en prenant soin de protéger certaines particularité en mettant ma tenue. La matière était vraiment agréable au toucher, c’était tellement doux !!! Le rendu n’était pas aussi parfait que je l’aurais imaginé, mais il me plaisait beaucoup. Je sortis la première de la cabine, faisant virer cligner plusieurs fois des yeux Cut. Il m’avait déjà vu porter ma robe, mais il n’avait jamais vu avec l’intégral des accessoires qui vont avec. Pour plus de précautions, on lui avait interdit de nous faire de câlins une fois habillées, et c’est pourquoi il s’arrêta net devant Diva lorsqu’à son tour elle sortit. Le petit type acier avait les pommettes toutes rouges et balbutiait quelques mots à la Laporeille, qui pour une fois était réceptive aux compliments qu’on lui faisait. Venant cueillir une fleur d’un bouquet qui se trouvait là, j’allais la déposer avec un sourire derrière l’oreille de ma starter.

-Voilà, la touche finale. Tu es à ravir.

Diva resta quelques secondes à me regarder. Loin de ses grands airs nobles, elle semblait être elle-même. Cela me procurait une grande joie de la voir si épanouie. Je fus presque étonnée de la voir soudainement me dépasser en courant. Et quand je me retournais, une fleur vint se nicher au-dessus de mon oreille. Je la touchais avant de la remettre en place, surprise. La lapine retomba sur ses pattes arrière et esquissa l’un de ces sourires qui vous fait chaud au cœur. Nous étions tous si heureux, mais il manquait quelqu’un à la fête. Cut s’empressa de palier à cet oubli et vint chercher Steady dont la Pokéball se trouvait dans le fond de mon sac. Un petit nœud papillon enserrait le cou de chacun des garçons. Ce n’était pas parce qu’ils n’étaient pas sur scène qu’ils ne pouvaient pas être présentables. Je venais caresser la trompe de Steady, qui cliqueta de joie.

-Tu es prêt mon grand ?

-Vevenalgue !

-Je compte sur toi.

Encore un sourire. Le son de lancement de la compétition retentit et j’entends déjà, après les présentations, le premier concurrent se mettre en position. Les prestations s’enchainent et patiemment, j’attends mon tour. Le trac s’installe à mesure que j’attends. Cut et Steady sont déjà dans la salle, il ne reste plus que Diva avec moi. Elle vient apposer sa patte sur mes mains en réconfort. J’ai à peine le temps de la remercier que l’on nous appelle sur la scène. Sur le coup, je me lève précipitamment, presque en sursautant. Puis, je me dis qu’il faut que je me calme. C’est vrai, stresser ne sert à rien. Je vais me donner à fond et après je verrais bien ce que ça donne. Mais si je suis à mon maximum, je ne pourrais rien me reprocher. Evidemment, il est toujours possible de faire mieux, mais ce sont le genre de choses auxquelles il ne faut pas penser avant une compétition. Une grande inspiration d’air, on se détend. Tout va bien se passer.

-C’est parti, Diva.

-Laporeille !

Les lumières se braquent vers l’entrée de la scène. Pour l’instant, c’est le grand silence, on retient son souffle avant de monter sur l’estrade. C’est là que Cut et Steady entrent en jeu. Sur le bord, Cut finit de verser l’eau de javel dans la trompe de Steady, avant que celui-ci ne projette son attaque Brouillard sur le début de la scène, cachant notre entrée dans une fumée blanche. Une petite musique se met alors en route et il est temps pour nous de sortir de notre cachette. Traversant le brouillard avec légèreté, nous nous avançons sur l’estrade, exhibant nos robes au public. Drapées sur un modèle de la Grièca Antiqua, elles laissent notre dos nu et descendent jusqu’à nos chevilles. Elles se terminent en une trainée derrière qui balaye le brouillard. Nos pieds nus foulent le sol glacial, recouvert par la fumée blanche qui s’étale au ras du sol vers l’avant de la scène. Un instant, je sens Laporeille vaciller à la vue du professeur Heartnett à l’autre bout de l’estrade. D’un geste harmonieux et répété, je demande l’activation de la deuxième partie de la mise en scène à Steady. Partant du brouillard, des bulles d’eau provenant d’une attaque Ecume viennent accompagner notre avancée. Sur le tas, je me mets à improviser en jouant avec, jusqu’à en faire éclater une du bout du doigt au Poupoupidou. Je garde alors la position, puis fais un clin d’œil à l’assemblée avant de continuer à avancer presque en dansant. J’en profite alors pour choper Diva du bout des mains et la faire tourner autour de moi.

-Diva, je sais que tu peux le faire.

Après ces quelques mots chuchotés, alors que nous tournoyons, faisant voleter la fumée autour de nous avec la trainée de nos robes, je jette Diva en l’air. Semblant s’être reprise, Diva lance un Regard Touchant en direction de la salle et retombe avec délicatesse sur une patte devant le jury. Derrière, je parcours les derniers mètres en essayant de paraitre la plus légère possible. Finalement, nous nous penchons pour la fameuse pose de bout de scène et envoyons un baiser vers le jury avec la main, accompagné d’un clin d’œil que Diva ne se prive pas de dédicacer à Heartnett. C’est ensuite main dans la main que nous nous en allons après avoir tourné une nouvelle fois sur nous-même. Steady vient alors arroser la piste d’une fine couche d’eau sur laquelle nous glissons pieds nus. Par endroits, nous voletons à quelques centimètres du sol avant de poursuivre notre glissade jusqu’à l’autre bout de la scène. Régulièrement, nous échangeons aussi dans une rotation notre place pour saluer le public sur les côtés. Les projecteurs, toujours braqués sur nous, se retrouvent à fixer comme au début le brouillard, alors que nous sommes de nouveau cachées dedans. Steady relance de nouvelles bulles toutes fraiches pour le final et au dernier Poupoupidou, nous sortons de la fumée et éclatons une bulle dans un ultime clin d’œil avec sourire. Oui, le plus important est de toujours sourire jusqu’au bout. Nous disparaissons alors de la scène, pour ne plus y revenir.

Dans les vestiaires, aux sorties du défilé, je chasse beaucoup de sueur de mon front, due à la retombée de la pression et à la prestation en elle-même. Beaucoup d’émotions me viennent, j’entends la porte du vestiaire s’ouvrir et je vois Cut et Steady qui me foncent dessus. Même si j’ai interdit les câlins pour ne pas abimer les robes, je les enlace dans mes bras de tout mon petit cœur.

-Scalpion !

-Venalgue !

-Vous avez été super mes amours ! Vous êtes géniaux ! C’était super !

Un bon gros câlin pour ces deux-là.

-Steady, tu as un robinet là-bas si tu veux aller te rincer la trompe.

-Veve naaalgue !

-Scalscal.

Steady suivit de près par Cut rejoignirent le lavabo le plus proche, où le second aida le premier à se débarbouiller. Maintenant, il ne restait que moi et Diva de notre équipe. Me penchant vers elle, j’hésitais un instant en le regardant, avant de franchir le pas et de venir lui caresser la tête. Etonnement, elle ne me répondit pas par un Punch éclair dans le visage, mais apprécia le geste. Elle me tendit même les bras d’elle-même pour un câlin. Un câlin que je m’empressais d’accepter. Notre premier câlin à toutes les deux.

-Tu ne sais pas à quel point je te remercie pour tout, Diva. Tu as été superbe. Je ne sais pas si j’aurais pu trouver meilleur partenaire que toi. Tu étais vraiment parfaite.

-Laporeille lapooo la. Laaaporeille lapo. Lapo la lapo. Laporeille.

-Merci. Je t’aime.

J’amenuisais mon étreinte pour finir par ne la tenir plus que par les épaules. A ce moment-là, il me sembla que quelque chose avait changé chez elle.

-Lapo ?

Aucun doute, Diva était bien changée…

-Dis-moi… Où est passée ta fleur ?

Ses yeux s’abaissèrent en même temps que ses oreilles et tandis qu’elle m’expliquait ce qui était arrivé, elle se triturait ses pattes entre elles, les joues écarlates.

-Quoi ???!!! Tu l’as envoyé à Heartnett après la pose devant le jury ?!

-LAPOREILLE !

-C’est bon, c’est bon. Pas la peine de crier, j’ai compris. Et puis ce qui est fait, est fait ! Allons plutôt profiter du reste du défilé ensemble après s’être changées.

-Laporeille !

-Contente que ça te fasse plaisir. Dis-je avec un sourire.





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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Lun 18 Avr - 3:37


Miroir mon beau miroir
Compétition Coordination


Regarde toi. Tu n'es plus le même. Tu passes une main dans tes cheveux en pagaille. Tu n'es plus le même. Tu te regardes. Tu fixes ton reflet.

« Miroir mon beau miroir, vais-je gagner aujourd'hui ? »

Ton regard brun fait une énième inspection. Tu lisses d'une main tremblante ta chemise noire. Tu es d'une élégance indéniable. Tout en noir, chemise, veste, cravate et pantalon, la seule note de couleur sur ta tenue est la fleur semblable à celle de starter que tu as brodée avec soin sur ta chemise noire. Elle explose sur cette tenue entièrement noire. Les fils fins rouge et bleu marine s'enroulent à l'emplacement de ton cœur. Elle n'est pas bien grande, c'est plus de la symbolique. Adara a sa fleur et tu as la tienne. Elles vous maintiennent unis et aimés. Vous êtes deux, vous êtes un.

« Miroir mon beau miroir, vais-je briller aujourd'hui ? »

Avant de boutonner ta précieuse chemise, tu serres pendant une seconde le pendentif que tu portes précieusement autour du cou. C'est une petite étoile. Un cadeau de ton grand frère, de quand vous vous aimiez encore. Tu l'as toujours considéré comme ton porte bonheur et si tu as longuement hésité entre la laisser dans un des tiroirs de ton bureau, c'est finalement autour de ton cou qu'elle se trouve.

« Miroir mon beau miroir, vais-je me rapprocher des étoiles aujourd'hui ? »

Tu trembles. Tes mains s'agitent dans tous les sens. C'est un sentiment terrible. Tu ne te contrôle pas et la présence de ton équipe ne te soulage même pas. Tu les vois dans ton reflet. Ils sont tous de sortie, les vestiaires étant bien assez grand pour te le permettre. Surtout du coté masculin. Il est assez vide. Ce qui t'arrange pour tout dire. Tu stresses déjà bien assez tout seul alors avoir autour de toi des jeunes filles surexcitée qui crient dans tous les sens? Merci mais non merci. Les quelques adolescents autour de toi suffisent amplement.

« Miroir mon beau miroir, vais-je les atteindre ? »

Tu détaches ton regard de ton reflet. Tu ne trouveras plus de défaut. Ton regard de perfectionniste malsain est biaisé par ton stress et tu ne remarques pas le léger pli sur ton épaule gauche. Tu préfères te concentrer sur ta partenaire. Vous avez très longtemps réfléchi à quoi faire et à comment le faire. Vous vous êtes ensuite longuement entraîné et tout est planifié à la miliseconde près. Tu ajustes la couronne de fleur qui orne le front de ta belle et tu lisses la petite robe blanche faite sur mesure pour ta reine.

« Miroir mon beau miroir, vais-je réussir ? »

La compétition a commencé. Le premier est déjà passé. Tu attend ton tour. Patiemment. Anxieusement. Tu t'es laissé glissé contre un mur. Sans un mot. C'est rare de te voir comme ça. On ne te reconnaîtrait presque pas. Ton équipe forme une bulle autour de toi. Tous te soutiennent. Et même ta féroce Neitram se tient calme. Tu sens sa présence dans ton esprit, elle tente de soulager ta peur. Une si charmante attention mais tu lui demandes d'arrêter. Tu dois avancer par toi même. Tu ne veux pas choisir la facilité.

« Miroir mon beau miroir, vais-je surmonter ma peur ? »

Plus que deux personnes et c'est à toi. Tu attrape ton chapeau melon et tu le poses négligemment sur ta tête avant de te lever et de faire signe à ton équipe de te suivre. L'heure approche. Tu regardes ton équipe. Ils sont prêts. On te fait signe que tout est prêt du coté des ingénieurs lumière et son. Tu inspires et soupires deux fois. Tu fermes les yeux un instant, faisant un signe de la main à ton équipe pour qu'ils aillent se mettre en place. Le monde est entièrement noir autour de toi. Il n'y a que la chaleur de ta starter désormais. Ce n'est plus que elle et toi. Vous êtes deux. Vous êtes un.

« Miroir mon beau miroir, je vais gagner.
Miroir mon beau miroir, je vais briller.
Miroir mon beau miroir, je vais m'approcher des étoiles.
Miroir mon beau miroir je vais les atteindre.
Miroir mon beau miroir, je vais réussir.
Miroir mon beau miroir, je vais surmonter ma peur. »


La scène est dans un noir complet. La musique commence. Enfantine, les notes doivent résonner dans les esprits de chacun.

Twinkle twinkle little star.

Les projecteurs s'allument sur le duo que vous formez, toi et Adara. Tu as sur les lèvres un sourire sincère. Tu es impatient. Ton regard se pose sur la salle, sur les yeux qui vous regardent, qui te regardent. Ton cœur s'affole. Tu as peur. Mais tu as hâte. Hâte de faire le premier pas. Les premières notes s'arrêtent alors que ni toi ni Adara n'avaient bougé. Ton sourire se fait malicieux. Tu ressens presque les interrogations de la salle. Tu regardes ta starter.

How I wonder what you are.

Elle est figée. Son regard est comme vide. Ton sourire diminue d'un cran. Elle a … peur ? Elle ne peut pas ! Pas maintenant ! Pas maintenant que la musique s'emballe et que vous devez avancer. Adara est une statue sans émotion. Elle n'agit plus. Tu prends peur. Ton cœur bat au moins aussi vite que la musique. Sinon plus. Tu es en crescendo inarrêtable. C'est finit pas vrai ?

Up above the word so high.

Non. Ça ne peut pas s'arrêter avant d'avoir commencer. Tu ne t'arrêteras pas. Ça leur ferait trop plaisir. Tu peux le faire. Tu peux devenir une étoile. Adara peut devenir une étoile. En fait, vous êtes déjà des étoiles. Vous brillez déjà. Il vous faut juste faire parvenir votre brillance aux autres. Tu attrapes la délicate main de la Flabébé et vous commencez à avancer. Ton sourire est un peu faux et vos gestes un peu saccadés mais tu tiens bon.

Like a diamond in the sky.

Les météores de Betlégueuse, poussé par le Cyclone contrôlé de Soleil arrivent en même temps que vous au milieu de l'estrade. D'après la musique vous n'avez qu'une seconde de retard. Personne ne le remarquera pas vrai ? Comme personne ne remarquera que Adara ne bouge pas et que c'est toi qui habilement la fait bouger et danser comme si tout était prévu.

Twinkle twinkle little star.  

Tu es obligé d'improviser totalement. Tu n'aimes pas ça. Mais tu y es forcé. C'est un fin mélange de la représentation originelle mêlée à quelques mouvements combinés. La pose de fin de scène approche. Et Adara ne réagit pas. Tu as peur. Tu voudrais pleurer. Sincèrement. Mais tu n'as pas le droit de détruire encore plus cette représentation. Tes grands mouvements de bras qui devraient être suivit par ceux du type fée te semblent totalement ridicule. Tu te sens bête. Une grosse partie de l'Académie est là et toi tu te ridiculises. Du moins, tu te sens ridicule. Tu continue malgré tout. Tu sourit. Tu tournes à gauche, tu tournes à droite. Tu exécutes quelques pas de danse, tu fais tourbillonner ta starter.

How I wonder what you are.

Elle use Vent Féerique par réflexe. Tu ne sais pas trop pourquoi maintenant mais tu en joues comme tu peux. Tu es sensé jouer un début d'histoire malheureux. Les flammes de ta Funécire dansent autour de vous, embellies par les paillettes d'Adara. C'est comme une descente aux enfers. Tu n'as même pas besoin de simuler en réalité. Tu as l'impression d'y descendre. Vous approchez des juges et toi tu joues avec les paillettes que ta starter a lâchées sans le vouloir. Ta situation est terrible.

When the blazing sun is gone.  

Vous voilà au bout de la scène au bon moment de la musique. Tu es soulagé. Au moins ça qui marche et qui tient la route. De même que les attaques précises de ton équipe derrière et autour de vous. Ils font vraiment un boulot génial. Tu ne sais pas quoi ressentir. Tu es terriblement en colère contre Adara qui panique mais tu la comprends tellement. Tu te sens mal de ne pas l'avoir su avant et tu pleure de la tournure que prend ta si précieuse représentation. Mais tu avances. Tu souris. Tu exécutes ta pose finale, à la ganster, la main droite dans la ceinture, la gauche sur ton chapeau que tu descends sur tes yeux avant de le lancer vers le jury avec un clin d’œil charmeur. Alors que tu t'apprêtes à rattraper la main de ta starter en maudissant qu'elle n'ai pas put faire sa pause, tu constates qu'elle sort de sa pause finale en même temps que toi.

When he nothing shines upon.

Elle s'est reprise ? Non. Ton espoir est brisé par le même regard vide. Tu remarques le léger halo rose autour d'elle. Murzim. Murzim vient juste de sauver la fin de la représentation. Ta Neitram utilise Choc Mental pour contrôler le corps de la petite fleur. Tu soupires de soulagement. Vous allez pouvoir un peu mieux conclure. Tu reprends l’enchaînement de départ alors que la musique prend une note plus joyeuse. Vous dansez, vous sautillez. Soleil utilise Zénith et c'est comme si vous vous promeniez dans une prairie fleurie.

Then you show your little light.

Tu sourit franchement. Ta Neitram. Elle a sauvé la situation. Alors bien sur vos mouvements ne sont pas parfait, mais vous réussissez à mettre en valeur votre tenue, vous racontez l'histoire. Et vu le début plus que moyen, tu es tellement heureux. Tellement satisfait. Vous arrivez à la sortie de la scène. Toujours dos au jury, vous ne retournez que votre visage, une main sur la hanche, selon dans quel sens vous vous tournez, droite pour Adara et gauche pour Sirius. Puis au dessus de vous passe Soleil qui éclate un ballon d'eau tout en utilisant Zénith créant une sorte d'arc en ciel derrière elle.

Twinkle twinkle all the night.

Vous êtes sortit. C'est finit. Ton sourire se fane et tu adresses à peine un sourire au responsable des passages en partant. Ton visage est fermé. Presque méchant. Tu es dans un mélange de colère, de tristesse, de dépit, de dégoût. Tu aimerais remonter le temps. Empêcher cette prestation. Tu as l'impression de n'avoir fait que de la … Tu secoues la tête en te dirigeant vers les vestiaires masculins. Tu t'écroules contre le même mur. Ton équipe arrive peu après. Adara est sur les bois de Tetu. Tes joues deviennent humides. Tu portes une main à la droite. Tu pleures. Tu décharges. Toute ton aigreur. Toute ta colère. Tu relèves ton regard brouillé vers ton équipe. Ils ont fait un si bon travail. Tu essuies tes larmes en leur souriant. Adara s'avance.

Twinkle twinkle little star.

Elle pose sa main contre ta joue pleine de larmes. Elle te demande pardon. Tu le vois dans ses yeux.  Elle n'a juste pas pu. À chacun ses phobies après tout. Tu respectes ça. Tu poses ta main à toi sur sa joue à elle. Tu voulais tant briller. Tu ne sais pas à quoi ressemblait le spectacle final. Mais c'était ce que vous avez fait tous ensemble. Alors tu ne le renieras pas. Cette première performance est votre premier pas dans le monde du spectacle et s'il est maladroit et bien tant pis. Adara te sourit doucement. Il n'y a plus besoin de mot entre vous depuis bien longtemps. Tu l'as connaît si bien. C'est ta première alliée. C'est ta première amie. Tu l'aimes plus que tout. Tu sourit dans tes larmes.

How I wonder what you are.

Vous avez peut-être pas été les plus brillants sur scène mais en dehors, vous brillez tellement que le reste n'a pas d'importance. Et réellement. Face à toi une forte lumière blanche provient de ta starter. Tu es obligé de retirer ta main de sa joue comme elle est obligée de retirer sa main de ta joue. Tu fermes les yeux. Tu ne peux pas regarder, tes yeux brûlent trop. Puis le blanc face à toi s'estompe et c'est une nouvelle Adara qui apparaît. Une Adara plus belle encore, plus brillante, plus fascinante. Floette. Elle a évolué et elle te sourit tendrement. Tu l'attrapes et tu la serres dans tes bras. Tu as toujours autant peur de la casser mais tu ne peux pas t'en empêcher. Soleil vous saute dessus, en manque d'attention, et c'est finalement toute l'équipe qui suit pour un gros câlin collectif. Tu éclates d'un rire communicateur et vrai. Peut-être le plus vrai depuis que tu es arrivé ici. Tu sens comme un verrou dans ton cœur qui se brise. Au fond, ce qui compte c'est ça et pas ce qui c'est passé sur scène.

« Miroir mon beau miroir, tu n'existes plus. »
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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Lun 16 Mai - 2:28


(Milo, tu vas me récupérer des chutes de tissu, Mu, dépêches-toi un peu avec les rubans...Arth, sois mignon et ne touches à rien, c'est fragile....SHAKA, ON S'BOUGE, J'VEUX QUE CETTE CONSOLE SOIT EN PLACE POUR AVANT-HIER !
Nolan, bouge de là, t'es dans mes pattes !)


Dans ses pattes ? Alors que c'est toi qui est censé être en charge des opérations, si on en croit le nom marqué sur le feuille d'inscriptions (D'une écriture étrangement Kirliaesque, cela va sans dire).  Et te voila, les bras un peu ballants, dans un tourbillon de paillettes et de tissus volant, aussi soumis que le reste de ton équipe aux ordres mentaux que crie sauvagement Libra dans les coulisses. Désolé Nolan, mais j'ai toujours du mal à y croire...Qu'est-ce que tu fabriques dans une Compétition de Coordinateurs ? À défaut d'être chez les Scientifiques, je t'aurais même davantage vu chez les Pokéathlètes, pour peu que la chose n'exige pas de nager sur quelque distance que ce soit. Mais non, aujourd'hui, ce sont les flashs de la scène que tu vas devoir affronter.
Ou plutôt que VOUS allez devoir affronter, puisque Libra a recruté l'intégralité de tes équipiers pour mener à bien son grand projet : Vous faire défiler tous les deux simultanément, devant un jury composé de deux référents et de la directrice en personne....Non mais sérieusement, même dit comme ça, j'ai l'impression de raconter des énormités.
Que ce soit sur le papier ou dans les faits, t'es en train de faire une énorme bêtise, Nolan : En temps normal, céder aux folies de Libra, ça ne t'apporte que des ennuis, mais alors, avec un événement de cette envergure, on va très rapidement toucher le domaine de la catastrophe intégrale !

(Libra...Tu es vraiment sûr que je dois participer? C'est un défilé Pokémon et je ne suis pas...)

(Ta tatatata, c'est Pokémon ET Dresseur, essaye pas de te défiler ! En plus t'as l'habitude du public, en quoi c'est différent ?)

Quelle différence entre ce défilé et les petites représentations que tu avais l'habitude de donner à Oliville?  Oh, trois fois rien...Juste le public, la scène, les projecteurs et toi au milieu. Dans ta ville portuaire d'origine, on a beaucoup plus tendance à écouter distraitement des musiciens de rue, ou de petits jeunes qui animent les soirées dans les bars, plutôt que d'organiser des manifestations aussi tape-à-l'oeil. Et il y a une sacrée différence entre le fait d'être assis sur un banc ou une petite scène à l'écart pour jouer quelques mélodies aux passants et faire un aller-retour à la vue de tous sur l'estrade.

(J'te jure que tout va bien se passer..MAIS NON, MILO, PAS NOIRS LES RUBANS, JE T'AI DIT BLEU...BLEU, C'EST PAS COMPLIQUÉ POURTANT!)

Et sans te prêter la moindre attention, la Kirlia se téléporte de nouveau de l'autre coté des coulisses, pour libérer le pauvre Mimitoss qui s'est retrouvé, on ne sait trop comment, complétement noyé sous une masse de fanfreluches. Pour ta part, tu donnerais bien un coup de main à tes pauvres équipiers, ne serait-ce que par solidarité (et pour occulter l'épreuve qui se rapproche...) mais...Tu n'es pas exactement dans ton élément.
Dans le doute, tu finis par rejoindre Arth, qui bataille ferme pour trainer ton étui à guitare jusqu'aux abords de l'estrade.

(*Hmpf*...Alleeeeeeez..Bouuuuuuge!)

(Besoin d'un petit coup de main, Arth?)

(Non..Non, c'est bon...Monsieur Nolan. Je vais...y arriver !)

Afin de ne pas vexer le petit Tarsal, tu te contentes donc de l'encourager mentalement, tandis qu'il peine légèrement à trainer son fardeau. Et une fois à destination, le type Psy s'effondre littéralement sur l'étui, avant de lever mollement l'un de ses petits bras dans ta direction.

(Et..voila. Z'allez pouvoir défiler, Monsieur Nolan, c'est pas super, ça?)

(Euh..oui...Sans doute.)

(Et puis, avec la tenue que Madame Libra vous a préparé...Ah non, je dois pas gâcher la surprise !)

Attendez, attendez, attendez...Comment ça, une tenue ?! Ah non...Jouer les troubadours derrière Libra pendant qu'elle défile, c'est déjà une épreuve suffisament stressante comme ça, elle ne compte tout de même pas...

(Nolaaaaaaaan...)

*Dzoing*. Dans la catégorie ''fausse note qui te fait frémir du haut jusqu'au bas de l'échine'', la voix mentale et trainante qui vient de s'immiscer dans ta tête décrocherait sûrement le pompom. Complétement pétrifié par ce que tu viens d'entendre, on aurait utilisé Regard Noir sur toi que ça ne m'étonnerait pas. Dans le même temps, ton propre rythme habituellement si calme commence à s'emballer...Oui, ça s'appelle le stress et la panique, Nolan, rien d'anormal surtout quand la source de tout ceci s'appelle Libra et se rapproche de toi, un carton flottant juste derrière elle. Et ce que tu entraperçois de son contenu ne va sûrement pas te rassurer...

(C'est pas encore parfait, mais on a bientôt terminé les préparatifs...Maintenant, c'est de ton cas que je vais me charger.)

(Mon...cas? Qu'est-ce que tu veux faire?)

(T'habiller, grand nigaud...Moi, ma tenue, elle est prête depuis des jours, mais pour toi, y'a encore du boulot !)

Et sans plus de cérémonie, la voila qui t'entraine à sa suite derrière un paravent, avant d'étirer ce dernier avec un regard menaçant au reste de tes équipiers : Le premier qui tenterait de voir son œuvre avant qu'elle ne soit achevé, risque de faire un vol plané par-dessus l'estrade, façon Choc Mental !

(Bon, on va commencer par tes cheveux...T'as rien contre le bleu, j'espère ?)

********************

Tu es...mal à l'aise. Je sais que je manie l'euphémisme de manière à peu près correcte, mais là, je dirais que c'est un net progrès : Un autre musicien qui tenterait de retranscrire ton rythme, ressemblerait probablement à un joueur de piano qui aurait décidé de faire la démonstration de ses talents en écrasant son front sur le clavier, avant de le faire rouler de gauche à droite. Pourtant, le résultat final des efforts de Libra est loin d'être aussi terrible que ce à quoi tu aurais pu t'attendre.

(Alors..Sérieusement, tu en penses quoi?)

(C'est...pas mal)

La rythmique de ce costume te perturbe un peu, mais force est de constater qu'elle s'imbrique bien avec les intentions de Libra :Un long manteau blanc, que Libra a piqué dans la garde-robe d'Heartnett avant d'ajouter une fermeture éclair sur le devant. Désormais, tu sais à quoi on servit les chutes de tissus bleus et jaunes qu'elle t'a fait récupérer au Jardin d'Hiver, puisqu'elles ornent les manches et le col de ta tenue. La simplicité du costume s'orne également d,une petite touche d'excentricité made in Libra, avec une longue écharpe du même tissu bleu, qui te descend presque jusqu'aux chevilles...Plus qu'à espérer que tu ne marches pas dessus pendant la présentation.
Non en fait, la seule chose dont tu te serais bien passé, c'est la teinture bleu dont elle a badigeonné les cheveux...Elle a quelque chose contre les bruns ?

(Pas mal ! C'est tout ce que tu trouves à dire ? Un chef d'oeuvre, tu veux dire !)

(Si tu le dis...)

(Bien sûr que je le dis...Bon, file moi un coup de main, je ne vais pas y arriver toute seule.)

À ton tour de jouer les petites mains, Nolan : Vêtu de pied en cap, il te reste encore à aider ta partenaire pour qu'elle s'équipe. La mélodie voulue par la Kirlia commence à se tisser, tandis qu'elle enfile sa propre robe blanche à franges noires. La teinte bleu turquoise de sa coiffe et de ses ''cheveux'' viennent compléter la cravate de même couleur qui compléte l'ensemble. Un poireau dans la main (Sûrement piqué à ce Canarticho à l'air mauvais qui vous fixe, depuis les genoux de son propre Dresseur). Le temps d'ajouter les deux petits accessoires qui viennent entourer ses mèches et Libra s'estime suffisamment prête pour écarter le paravent.
Sous le regard un peu interloqué du reste de ton équipe, vous émergez tout les deux, avant qu'un silence gêné ne tombe sur les coulisses...Pas de réaction, juste les regards inquisiteurs de Milo, Mu, Arth et Shaka qui vous détaillent de haut en bas.

(...Ça vous plait pas, c'est ça?)

Effondré. Voila un mot qui représenterait bien l'état du rythme de Libra à cet instant précis. Le stress que dissimulait la Kirlia semble reprendre le dessus, devant l'absence de réaction du reste de la troupe. Mais avant que tu ne puisses intervenir...

*Clap...Clap, clap, clap*

Dissimulant à moitié ton mince sourire derrière ta main, tu emboites le pas à Arth lorsqu'il commence à applaudir doucement, puis de plus en plus vite, rapidement rejoint par ses compagnons. Rien de mieux pour rendre à Libra son assurance et c'est une Kirlia des plus rayonnantes qui s'incline, avant d'attirer une feuille de papier posée sur l'une des chaises.

(Bien...Si tout se passe bien, on devrait juste avoir à suivre ce plan. Nolan, t'es sûr d'avoir répété ce que je t'ai demandé ?)


(...)

(Je te taquine, grosse bête. Donc, quand on commencera à défiler, toi, tu commences à jouer. T'as l'habitude des scènes et du public, non ? Mu et Yuna, vous avez vu la console tout à l'heure et on a répété...Y'a les numéros marqués sur les différents boutons donc vous appuyez juste dans le bon ordre. Par contre, avec quatre consoles, va falloir te téléporter vite Mu, sinon, t'auras jamais le temps de tout enclencher ! Ensuite...Milo, lorsqu'on arrive au milieu de la scène, tu me balances tout ce que t'as, j'veux une tempête...un ouragan...l'apocalypse des paillettes, faut que ça claque !
Et enfin, quand on arrive au bout pour le final, Yuna...Debout là-dedans, je t'en demande pas beaucoup, me faudra juste une Rafale Psy. Mon petit Arth, toi aussi, tu devras te tenir prêt, il me faut un Vibra-soin pour contrebalancer l'attaque de Yuna...)


Ça, c'est du plan de bataille, minuté et ordonné. Pas étonnant que ta Kirlia t'es tenu éveillé pendant plus d'une semaine à griffonner des liasses et des liasses d'idées. Même si ce genre d'exhibition n'est clairement pas ta tasse de thé, tu n'as plus qu'à faire ce que tu peux pour que ce défilé soit un succès (Et de toute façon, si les choses se passent mal, tu risques d'en entendre parler pendant LONGTEMPS) pour vous deux...Mais surtout pour ta starter.
Parlant de Libra, on dirait qu'une fois sa présentation finie, la Kirlia éprouve quelques difficultés à se mettre en marche pour le podium. Ses petites jambes tremblent légèrement et elle ne cesse de secouer la tête..Une sensation que tu ne connais que trop bien.

(Libra...)

(Ça va aller, ça va aller, ça va aller...)

(Libra ! )

(Hein, euh...Quoi?)

(Souffle un bon coup...Non, pas en avançant, tu restes là et tu souffles...Un...Deux. Expire encore...)

(Mer..merci. Dis Nolan...Pourquoi est-ce que...)

(Pourquoi est-ce que tu as l'impression que quelque chose brûle au fond de toi ? Et dans le même temps, que tu pourrais t'envoler au moindre pas, ou t'enterrer dans le trou le plus petit que tu puisses trouver, si quelqu'un te regarde ?)

(...Quelque chose comme ça.)

(Alors ne t'inquiètes pas, c'est normal. Ça s'appelle le trac et si tu n'en avais pas après tous les efforts que tu as fait, c'est là que ce serait étrange. N'essaye pas d'y résister, laisse-le s'écouler...et dis-toi que les autres concurrents doivent l'avoir tout autant que toi.)

(Et toi ? T'as pas envie de partir en courant le plus loin possible ?)

(Tu l'as dit toi-même...Ce n'est pas la première fois que je monte sur scène.)

(T'as pas répondu à la question.)

(Toujours un peu...Mais je sais aussi que ça ne durera que jusqu'à ce que les choses commencent vraiment. C'est ça de devoir faire le spectacle.)

De l'autre coté du rideau, le participant qui vous précède semble rencontrer un franc succés et c'est sous les applaudissements qu'il réapparait dans les coulisses, suivi d'un Tadmorv portant haut-de-forme et noeud papillon (Les goûts du public seront décidément toujours aussi incompréhensibles) . On dirait bien que c'est à votre tour de faire votre baroud d'honneur dans l'arène.
Poussant presque littéralement la Kirlia devant toi, tu attrapes la guitare que Mu vient de faire sortir de son étui, avant d'en tâter machinalement les cordes...Peu de chances qu'elle se soit désaccordée dans les 5 dernières minutes mais ce geste familier a toujours réussi à calmer les battements de ton cœur, avant une représentation.

(Nolan...je vais pas y arriver, on annule et on ren...)

(Désolé mademoiselle...Show must go on !)

Et d'un hochement de tête, tu n'as plus qu'à indiquer à Mu de se mettre à l'ouvrage : coiffé de ton propre casque,le petit Abra s'élève rapidement à hauteur des consoles de mixage, avant de passer une patte par-dessus la plus proche. Une multitude de curseurs et de boutons se mettent simultanément en mouvement et comme électrisé, Libra commence à tourner sur elle-même, tout en avançant le long de l'estrade qui s'offre à vous. Pour ta part, tu es déjà parti dans la mélodie, regardant vaguement devant toi, la présence confuse de ta starter un petit mètre en avant.

BalaLibra

Pirouettes, pluie scintillante et explosions lumineuses une fois au centre de l'estrade, les enchainements de tes coéquipiers se déroulent tous suivant le plan établi par ta Kirlia. Cette dernière semble complétement perdue dans son monde, synchronisant ses pas et ses avancées au rythme des doigts qui courent sur les cordes de ton instrument. Une fois arrivé au bout de la piste, tu accélères donc les mesures, et Libra, après un bref coup d'oeil en arrière, se met à bouger de plus en plus vite, jusqu'à ce que finalement, son attaque Reflet la duplique en cinq copies identiques. Chacune positionnées dans un angles différent pour mettre en valeur un aspect différent de sa tenue, elle exécute alors une série de pointes avant de repartir en sens inverse. Sans même te retourner, tu te contentes de pivoter pour la laisser passer, avant de lui emboîter le pas. Plus que quelques mètres avant la fin de cette double épreuve...Mètres que vous parcourez sans frémir, avant que le rideau ne se referme derrière vous. Et autant dire que l'explosion qui vient t'assourdir de la part de Libra, une fois que le stress accumulé se décide enfin à sortir, tu devras la supporter tout seul, je tiens à la vie, moi.
Ah oui, une dernière chose...À bien y réfléchir, Nolan, et sois honnête : Ton seul regret, ce n'est pas d'avoir participé à ce concours. C'est que l'invité d'honneur ai été Inezia et non pas une certaine Championne Acier...Je me trompe ?
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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Jeu 16 Juin - 9:35



Sous les feux de la rampe.


Clélie tournait et retournait sans cesse dans son bocal. Elle était décidément très nerveuse aujourd’hui. Sa dresseuse avait eu l’idée de l’inscrire à un concours de beauté pokémon. UN CONCOURS DE BEAUTÉ !
Bien sûr, ça partait d’un bon sentiment. Elle souhaitait montrer à la Terre entière que même en restant un simple Barpaud, elle pouvait réussir… Mais comment pouvait-elle sincèrement le croire ? Même si elle se faisait lustrer les écailles chaque jour, même si tout son corps respirait la bonne santé, elle restait un immonde petit poisson aux lèvres béantes et aux gros yeux ternes.

Depuis le verre de son antre, elle aperçut Ginger qui tournait autour de la dresseuse qui finalisait sa robe. Si seulement elle avait pu être comme elle, toute rose et pétillante, pleine de rubans, gracieuse de nature… Le seul talent qu’elle semblait un tant soi peu avoir, c’était sa facilité à bondir et tourbillonner hors de l’eau. Sa légèreté et sa petite taille lui permettaient de faire de gracieuses figures même dans un très mince filet d’eau. Soudain, elle vit sa dresseuse approcher. C’était le moment ? Elle allait passer devant tout le monde ? Nerveusement, elle commença à tourbillonner dans son bocal.

- Pas tout de suite ma jolie, il faut d’abord passer ta tenue !

Une tenue ? Ah bah c’était bien la meilleure. Et que comptait-elle lui passer sur le corps ? Elle n’espérait quand même pas faire passer une robe sur le dos d’un poisson !
Mais non, au lieu de cela, Janet sorti plusieurs voiles. Il y en avait des blancs, délicatement nacrés, des bleus aux teintes vibrantes, des roses changeants. Les couleurs d’une barrière de corail. Janet les avait cousus à de très minces élastiques qui épousaient la forme du corps du Barpaud. Elle fixa les plus gros autour de son corps et en attacha également à ses nageoires en prenant bien garde à ne pas entraver ses mouvements. L’ensemble, fluide et doux, donnait presque à ses maigres appendices l’opulence de ceux d’un Poissirène. Lorsqu’elle vit le résultat, Clélie ne put qu’ouvrir la bouche et la refermer alors que dans son for intérieur, elle se trouvait presque jolie.

- Et la touche finale !

Au milieu des voiles, pour rehausser les touches rosées, Janet lui fixa son foulard rose. Le Barpaud faillit exploser sous la fierté. Elle ne pensait pas pouvoir porter de vrais accessoires de concours !
Janet la laissa dans un mince filet d’eau pendant qu’elle-même se changeait. Les voiles avaient été apprêtés avec un spray hydrophobe, ainsi, même sous l’eau, ils gardaient leur tenue et leur fluidité.

Du coin de l’œil, elle observa sa dresseuse. Elle avait passé une robe longue en mousseline légère d’un bleu lagon qui répondait à ses cheveux. Son dos était dénudé, ainsi que ses bras, sur lesquels elle passa des bracelets plats et dorés : un au niveau du poignet, un avant la pliure du coude et un, plus grand, au niveau du biceps. Chacun des six bijoux possédait une petite accroche qu’elle utilisa pour attacher les voiles cousus dans le dos, assortis à la tenue du Barpaud.
Une fois cet ensemble complexe fixé, elle écarta les bras. Elle ressemblait à un croisement entre une sirène, une princesse égyptienne et un majestueux papillon.

Clélie fut éblouie par l’éclat du long pectoral doré dont elle para son cou. Très ouvragé, il était serti de perles, d’aigues marines et de corails et partait de la base de son cou pour se finir au-dessus de son nombril. Jamais le poisson n’avait vu quelque chose d’aussi brillant, même quand il se promenait au fond de l’eau !
Enfin, vint la coiffure. Le Barpaud vit sa maîtresse fixer dans sa longue chevelure de fausses mèches blanches et rosées. Elle fit ensuite boucler l’ensemble et redressa la masse volumineuse de ses cheveux en un chignon complexe agrémenté de discrètes décorations aux formes de coquillages, laissant juste retomber quelques mèches délicates de chaque côté de son visage.

Quelques temps après, le Barpaud vit Janet revenir vers elle avec quelques pots étranges. Sa tête avait changé ! Son visage était fardé et avec un savant jeu de tons clairs et sombres, elle avait sculpté son teint pour donner à son visage des airs un peu moins humains et un peu plus… ‘’Siréniens ?’’
On voyait qu’elle avait fait un gros effort sur ses yeux. Sur la paupière mobile, elle avait usé de plusieurs nuances de bleu pour un dégradé très seyant alors que le bas avait été souligné d’une poudre dorée éclatante. Le marron de ses pupilles semblait soudain rempli de toutes les nuances de la terre.

- A ton tour Clélie !

Allons bon, on allait la peinturlurer ? Quoi que… Si le résultat était aussi convaincant, elle se laisserait bien volontiers faire.
Sur les parties de nageoires qui n’étaient pas camouflées par les voiles, la dresseuse appliqua des fards bleus pour faire briller les écailles. Ensuite, sur tout son corps, elle alterna entre des touches de doré et de blanc pour égayer la couleur sable qu’elle arborait d’ordinaire.

- Aucun risque que ces couleurs ne bavent dans l’eau, j’ai fait attention à ne prendre que du waterproof ! Regarde toi… Tu es superbe ! Le plus joli Barpaud de la terre !

Et elle ne mentait pas. Pour la première fois, Clélie se sentait en confiance. Elle se trouvait soudain radieuse. Comme pour remercier Janet, elle effectua un salto, faisant voleter gracieusement ses voiles.

Au loin, une voix.

- Oh, ça va bientôt être à nous !!

Elle se retourna alors vers Merlin, Sherly, Destrock, Ginger, Harley et Enola. Elle les avait tous habillés très sobrement d’une petite veste blanche et d’un nœud papillon noir. Clélie savait ce qui allait se passer. Elle avait longtemps répété avec eux.
Sa dresseuse la reposa dans son bocal, porté par Harley, qui la suivait de près. Merlin s’éclipsa pour aller prendre possession du son et de la lumière alors que Sherly et Destrock se positionnèrent respectivement à droite et à gauche de la piste, chacun accompagné soit par Enola, soit par Ginger.

Pour parachever sa mise, la dresseuse enfila rapidement des bijoux de pieds assortis. Elle défilerai pieds nus.

Le noir s’était fait dans la salle. Merlin utilisa les ventilateurs présents pour diffuser une légère odeur marine avec des filtres parfumés. Il lança quelques bruits sous marins alors que des lumières figurant tantôt des poissons, tantôt des coquillages, apparaissaient.

Petit à petit, la lumière s’éclaircissait, devenait bleutée, pour donner l’impression aux membres du jury qu’ils étaient des plongeurs en train de remonter des profondeurs vers la surface. En même temps, les bruits de fond s’estompèrent pour laisser place à une douce musique pendant quelques secondes.

Soudain, tout se stoppa alors qu’Enola, lançait Mur Lumière. Au même moment, Janet s’avança, éblouissante dans ce halo. Clélie tourbillonnait nerveusement. Là, ça allait être à elle dans quelques secondes…

Merlin lança enfin le morceau.

Au même moment, Destrock et Sherly envoyaient des jets de Bulle d’O minutieusement chorégraphié. Clélie sauta alors hors de son bocal, vite rapporté par Harley dans les coulisses.
Seule sur scène avec sa dresseuse, le Barpaud utilisa les courants créés par ses coéquipiers pour virevolter autour d’elle, agile. Elle se sentait enfin gracieuse, elle brillait.
Vers le milieu de la scène, Janet s’étira avec grâce. Dressée sur la pointe des pieds, sa main droite alla le plus haut possible alors que les tourbillons créés par ses amis s’enroulaient autour de son bras. Le poisson déterminé remonta ainsi le long de la peau laiteuse de sa maîtresse. Lorsqu’enfin elle arriva au bout de ses doigts, elle s’élança dans un saut périlleux qu’elle avait longtemps répété. Au même moment, Merlin braquait tous les projecteurs sur elle et Ginger utilisait Eclat Magique, pour la rendre encore plus brillante. C’était élégant, original, aussi pailleté qu’un défilé sur la croisette du Pokéwood.

Derniers pas avant le Jury, il fallait leur en mettre plein les yeux. Les pieds nus mais néanmoins parés de Janet lui permirent de faire une pirouette. Elle s’élança et tourna sur un pied, figure de danse classique qu’elle avait apprise quand elle était petite. Toujours accompagnée dans son mouvement par les tourbillons, Clélie lui tourna autour. Puis, quand sa dresseuse termina sa réception en arabesque, envoyant son bras en avant vers le jury. Les courants d’eau se concentrèrent alors dans cette élongation, portant le Barpaud qui sauta pour réaliser un M suivi d’un demi-tonneau à une vingtaine de centimètres des jurés avant de retourner autour de son amie. Au même moment, Ginger et Enola avaient soufflé une pluie de poussière nacrée délicatement parfumée qui s’éparpilla sur Inezia et les autres, sans les gêner puisqu’elle se dissipa au moment où elle toucha leur peau.

Pour le retour, Janet joua de ses bras pour libérer les drapés qui l’entouraient alors que Destrock et Sherly poussaient Clélie vers le haut. Le petit Barpaud avait l’impression de toucher le ciel. Pour la première fois, tous les regards étaient braqués sur elle. Elle enchaîna les figures jusqu’à la fin, jouant elle aussi avec ses voiles et surtout son foulard rose. Elle monta, monta dans une colonne d’eau, presque jusqu’au plafond. Elle avait l’impression de voler ! Tous ces humains paraissaient si petits vus d’ici….

Le spectacle arrivait à son terme. Le Démanta et l’écrapince cessèrent d’alimenter le jet d’eau, ce qui fit que Clélie commença à retomber dans une pluie fine. Ses voiles ralentissaient sa chute, ainsi elle rejoignit sans danger les mains de sa dresseuse alors que le show se terminait par les deux concourantes, entourées par l’Anneau Hydro de Sherly.

C’était la fin. De la même façon qu’elle avait ouvert le bal avec son Mur Lumière, Enola l’utilisa pour soustraire le Barpaud et Janet à la vue du Jury alors que l’ambiance revenait au noir.

- Fantastique, tu as été fantastique !

Dans les coulisses, Janet était euphorique. Clélie le voyait bien, à son visage orné d’un grand sourire. Elle-même battait des nageoires allègrement. Elle avait vécu un des moments les plus forts de sa vie de pokémon.


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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Mar 21 Juin - 8:36

Le grand jour était enfin arrivé. Ève allait participer pour la première fois à un événement de Coordination Pokémon. Depuis tôt ce matin, elle préparait cette compétition avec beaucoup d'appréhension. Elle qui éait si timide, elle ne savait pas du tout comment elle allait pouvoir défiler avec un de ses Pokémons à cet événement. Ils avaient eu pour thème le Glamour et la Grâce. Elle avait déjà dessiné la tenue qui semblait le plus approprié, maintenant ne restait plus qu'à assembler ce qui semblait être un véritable fatras de tissus et d'accessoires. Elle se sentait un peu nulle et dépassée par ces événements, mais elle souhaitait faire du mieux qu'elle pouvait.  Elle regarda alors son équipe qui la fixait sans vraiment comprendre ce à quoi elle voulait en venir avec tout ça. Elle caressa la tête de son Nidoran en faisant attention de ne pas toucher la corne de sa tête. Mêler glamour et grâce. Autant le deuxième terme lui donnait quelques idées, autant le sens du premier lui semblait flou. QU'est-ce que l'on pouvait juger de glamour ? Pour elle c'était juste un terme fourre-tout qu'utilisaient certains commentateurs des concours de Coodrination ou encore des journalistes en parlant de célébrités du Pokéwood. Rien qui ne la concernait donc. Par contre elle avait des idées sur ce qu'elle trouvait gracieux.
C'était quelque chose de léger, de sensible et fragile, mais en même temps qui portait à rêver. Comme une envolée de Lakmécygnes ou encore le ballet de flocons de neige qui tombaient, chariés par le vent. Pour s'aider à trouver une tenue adéquate pour l'événement et pouvoir ainsi en faire un rapide croquis, elle avait puisé dans sa meilleure source d'inspiration, les jeux vidéos. Beaucoup de RPG en lignes proposaient des systèmes de personnalisation des tenues et une véritable panoplie d'apparences de vêtements. Ce fut donc dans un cyber café de Lansat que la jeune fille regarda bien des modèles qui pourrait l'inspirer avant de trouver la perle rare. Elle fit un croquis du tout avant de dessiner elle-même la tenue du Pokémon qui l'accompagnerait. S'en suivi une folle course pour trouver tout les éléments et accessoires qui formeraient cette tenue. Et elle avait réussi tant bien que mal à tout trouver et avait actuellement le tout devant ses yeux. A coté d'elle, de la colle pour tissu, des ciseaux, aiguilles et fil, tout ce qui lui fallait pour commencer à se mettre au travail.

-Bon au travail maintenant. J'espère juste que j'aurais le temps de tout finir.

Elle commença par son bustier d'une couleur bleu pâle comme ses yeux. Elle cousu sur les contours du vêtement une bande duveteuse de fausse fourrure bien évidemment, rappelant celle cotonneuse d'un Pashmilla. Elle fit le tour du décolleté et du haut en faisant bien attention à ce que ce rajout ne soit ni lâche, no trop tendu, ayant ainsi une impression de légèreté tout en tenant parfaitement. Ce ne fut pas très facile de coudre cela, car l'aiguille avait du mal à percer les deux couches et souvent elle la perdait dans ces poils factices. Une fois le haut terminé, elle s'attaqua au contour du bas avec un peu plus de facilité malgré les bordures du bustier à la coupe originale. Elle avait beaucoup aimé cela quand elle l'avait vu. Une fois cette première tache faite, elle confia la suite à son Élekid. Le petit chromatique, qui s'était découvert une véritable passion pour le dessin et la peinture depuis leur rencontre avec Max Arago, devrait utiliser des feutres pour tissu blancs et dessiner des flocons de neige sur le vêtement. Elle le laissa faire, confiante au vue du temps qu'il avait passé à dessiner avec sa dresseuse. Et puis elle lui avait fournit un petit modèle qu'il avait juste à coté de lui. Observant du coin de l'oeil Hugo qui se mit donc à la tache avec application, elle continua avec la jupe qu'elle voulait faire. Sur celle-ci qui était une jupe courte on ne peux plus simple d'un couleur similaire au bustier, elle avait décidé de recouvrir entièrement le tissu de plumes blanches. Elle avait eu beaucoup de mal à se procurer assez de plumes de Lakmécygne pour faire cette tenue, mais ses parents l'y avaient aidé. Elle ne savait trop comment, mais ils lui avaient envoyé par colis express un beau sac de plumes. Après une rapide sélection des plus belles, elle les avait entreposé dans son armoire. Se saisissant de son tube de colle pour tissu, elle commença avec minutie à coller les plumes une par une, ce qui prit presque tout le reste de son temps avant le début du concours, donnant même à Hugo un temps amplement suffisant à finir sa tache. Elle termina par la création de la tenue de Garrus qui serait son acolyte du jour. Pendant ce temps, Rytlock usa de la chaleur qu'il pouvait produire autour de lui pour aider la colle à sécher plus vite. Une fois tout cela fait, elle prit donc ses affaires avant de se rendre au gymnase pour aller se préparer dans les vestiaires.

-Allez Garrus, vite où va être en retard !

Elle se dépêcha autant qu'elle le pouvait, trottant doucement dans l'académie pour atteindre le gymnase au plus vite. Une fois là-bas, elle entra dans les vestiaires avant de se presser contre un mur, le temps de reprendre sa respiration. Elle avait eu de la chance, elle arrivait pile à l'heure. Néanmoins, avant de se mettre à se préparer, elle inspira et expira plusieurs fois pour calmer son coeur qui battait la chamade. Trotter juste sur une légère distance l'avait déjà rendue à bout de souffle et en plus le stress commençait à monter en elle. Elle espérait de tout coeur que cela se passe bien. Par pitié qu'il n'y ait pas de gros problèmes. Elle se dirigea alors immédiatement vers une des cabines et se changea alors. Elle revêtit le bustier bleu clair aux bordures de fausse fourrure blanche avec ses petits flocons de neige d'un blanc argenté qui le décorait. Elle mit ensuite cette jupe de plume et fit un rapide tour sur elle-même pour vérifier que toutes les plumes tiennent bien. Elle sourit en voyant que ça avait marché, et qu'en plus cela donnait vraiment une impression de légèreté, comme une douce envolée. Elle mit alors les petites chaussures à talon blanche qui allaient avec cette tenue et regarda le tout. Oui cela se mariait bien et le résultat lui plaisait pour le moment. Il était donc temps de passer au maquillage. Elle s'assit rapidement sur un banc, attendant qu'une place devant l'un des miroirs soit libre. Elle prit sur ses genoux son Nidoran qu'elle caressa doucement pour contenir tout le stress qui maintenant la rendait nerveuse. Garrus tentait tant bien que mal de la calmer, mais la jeune fille ne pouvait arrêter de bouger nerveusement sa jambe en attendant de pouvoir continuer de se préparer.

Quand une place fut enfin libre, elle la prit et commença à se maquiller. Avec une tenue jouant plus sur une grâce légère et douce, elle n'allait pas trop surcharger le maquillage. Un simple fond de teint discret, surtout là pour tenter au cas où de cacher les rougeurs rapides de son visage, un peu de blush rosé sur les pommettes devraient faire l'affaire. Mais avant même de ranger dans sa trousse que tenait son Élekid, elle se regarda dans le miroir. Ses yeux s'alliaient avec perfection à la couleur de sa tenue, alors pourquoi ne pas les mettre un peu plus en valeur. Elle prit alors un peu de poudre pour créer une légère trace ombrée sur ses paupières avant de donner une rapide couche de mascara sur ses yeux. Elle observa le résultat avec satisfaction. Elle n'était pas une grande fan de maquillage, mais sa mère avait tout de même voulu lui montrer les rudiments, étant une femme assez coquette là-dessus. Elle arrangea rapidement ses courts cheveux pâles avant de se prendre au jeu et de faire une rapide tresse avec quelques mèches sur le coté gauche de sa tête. Ca lui plaisait bien, elle aimait bien ce petit rajout à sa chevelure simple et courte. S'observant encore une fois de bas en haut, elle fut satisfaite du résultat et se tourna vers Garrus. Il était temps de le préparer lui aussi. Habiller un Pokémon quadrupède n'était pas vraiment facile, tout comme lui trouver une tenue adaptée, mais elle ne voyait pas vraiment Hugo y participer. Il était encore trop jeune et Rytlock... Eh bien le petit Hélionceau aurait s'en doute put faire l'affaire, mais il avait la facheuse manie à vouloir trop en faire pour épater la galerie. Elle préférait le calme de Garrus pour cette compétition.

-Allons ne bouge pas, laisse moi faire... voilà ! T'es vraiment tout beau comme ça ! Non, ne joue pas avec ça ! Oh laisse moi le remettre alors.

C'était vraiment marrant de voir ce petit Nidoran habillé ainsi d'un petit veston bleu ciel avec les même motifs de flocon que celui de sa dresseuse. Elle avait aussi rehaussé le pourtour de fausse fourrure blanche et lui avait mit un petit noeud papillon blanc autour du cou. Elle avait aussi laissé un petit trou dans le veston pour laisser les piquants du dos de son Pokémons ressortir. Piquants qu'elle cacha par un accessoire original mais qu'elle trouvait mignon sur lui, deux petites fausses ailes d'ange qu'elle mit sur son dos. Avec cela en plus ça rajoutait un coté mignon et de nouveau faisait écho à sa propre jupe faite de plumes. Elle termina donc de se préparer elle-même avec quelques accessoires comme des gants blancs fins, une écharpe duveteuse et un collier parsemé de petites pierres factices bleus. Après avoir fini ces préparatifs, elle alla s'asseoir et attendit avec une certaine angoisse son passage. (tenue finale)

-J'espère que ça va aller... Tu t'imagines Garrus, bientôt on va participer à un concours de Coordination. Si seulement papa et maman étaient là pour voir ça. Faudra leur envoyer une photo !

Le petit Pokémon, toujours perturbé par sa tenue et surtout les deux ailes sur son dos, regarda rapidement sa dresseuse avant de pousser un petit rugissement d'approbation. Souhaitant penser à autre chose, elle se releva et alla devant un des grands miroirs de la pièce avec son Nidoran en sortant son Ipok de son sac. Elle prit une rapide photo d'elle et de son Pokémon qu'elle envoya en pièce jointe à ses parents avant de ranger son appareil et de continuer d'attendre en allant se rasseoir sur le banc.

Puis enfin on l'appela et ce fut à elle de passer. Elle prit le temps d'une dernière caresse pour la tête de son Pokémon avant de s'avancer vers l'autre coté des vestiaires où elle aurait accès à la piste de défilé. Elle ferma rapidement les yeux et inspira profondémment. Le moment clé allait arriver. Elle eut un rapide aperçu du nombre de personnes qui se tenaient de part et d'autre de cette estrade et serra les mains sur son bustier en sentant le stress monter. Mais Garrus vint se coller à elle pour lui faire sentir sa présence et tenter de la rassurer. Elle baissa son regard clair vers lui et sourit. Elle n'était pas seule. Et ils pouvaient largement y arriver. Ca ne durait pas longtemps et il suffisait de marcher calmement jusqu'à l'autre coté, de montrer sa tenue et celle de Garrus avant de revenir. Elle avait regardé suffisamment d’événements de Coordination à la télé pour s'avoir comment se comporter. Ne restait plus qu'à imiter cela sans faux pas. C'était sa chance de débuter dans ce milieu. Elle tourna son regard vers la personne qui lui fit signe de s'avancer. Les lumières se firent moins agressives que pour la prestation précédente. Une simple légère clarté alternant entre des spots aux couleurs blanches et bleu pour aller avec sa tenue. Cette douce lumière qui rendait le public moins visible calma Ève qui commença à s'avancer sur la piste en même temps que la douce musique qu'elle avait choisi. C'était un thème doux et léger typique de la musique de la région de Johto. Il avait été utilisé dans un jeu auquel elle avait joué et il lui avait parut presque obligatoire de l'utiliser.


Ève commença sa progression sur l'estradeen marchant d'une démarche la plus calme et légère possible. Garrus avançait tranquillement à coté d'elle, jetant des regards à droite puis à gauche. La jeune fille savait que bien des personnes rajoutaient des fioritures ou petits temps d'arrêt lors de ces moments, mais elle était bien trop tendue pour s'arrêter. Elle ne voyait que le bout de l'estrade. Pourtant elle tentait tant bien que mal d'afficher un sourire agréable et détendu sur son visage. Elle se concentrait aussi sur la musique pour se détendre et tentait d'avancer sur un rythme calqué sur celui de ce thème. En arrivant au bout de l'estrade, elle fit face à deux professeur, dont monsieur Heartnett qu'elle appréciait beaucoup et à la Directrice. L'autre invité à coté n'était autre qu'Inezia d'Unys, célèbre championne d'arène et véritable icone de la mode. Presque par pur réflexe et juste au moment de la deuxième envolée de la musique, Ève s’inclina devant le jury baissant son buste et fermant rapidement les yeux pour garder son calme. Elle sentait que ses joues commençaient à chauffer. Elle espérait juste que la fond de teint suffirait à cacher les rougeurs qui commençaient à prendre sur ses pommettes. ELle fit un léger tour sur elle-même pour montrer l'intégralité de sa tenue tout en faisant au passage légèrement s’envoler sa jupe dans un ballet de plumes légères. Et tandis qu'elle revenait à sa position première, sans crier gare, Garrus lui sauta dans les bras. TOut d'abord surprise elle essaya tant bien que mal de rebondir et présenta alors dans ses bras son Pokémon qui piailla à l'encontre du jury en dévoilant sa tenue faite du veston et du petit noeud papillon avant de sauter de nouveau sur la piste. Avec ses petites ailes, on aurait dit qu'il venait d'atterrir doucement. Elle s’inclina une nouvelle fois et son Nidoran aussi avant d'entamer le chemin retour. Quelques personnes applaudir timidement, mais Ève ne prêta pas trop attention aux réactions, bien trop concentrée et aussi pressée de quitter tout ces regards. Elle avait du mal à garder un visage impassible et une démarche fluide avec tout ce stress. Alors qu'elle n'était qu'à quelques pas du bout de l'estrade, Garrus qui était visiblement gêné plus que prévu par les petites ailes sur son dos s’emmêla les pattes pour  cogner contre la jambe de sa dresseuse. Ève ne put garder son équilibre en plein pas sur ces talons neufs auxquels elle n'était pas du tout habituée et trébucha. Elle reprit malgré tout son équilibre, et sous un hoquet de surprise général arriva tant bien que mal à se réceptionner et à reprendre son équilibre, mais dans une posture peu naturelle de sa cheville qui lui tira une grimace de douleur. Elle inspira vivement et tenta de retrouver une expression plus naturelle et souriante tout en reprenant son avancée après n léger signe de tête aux personnes, comme pour montrer que tout allait bien. Pourtant sur les derniers pas, sa démarche fut bien moins assurée, voir légèrement boitillante.

Elle arriva enfin à la fin et put retourner aux vestiaires ou une camarade vint la rattraper avant une nouvelle chute. Sa cheville lui faisait atrocement mal et était déjà fortement gonflée. Aidée de l'autre fille, elle s'assit sur le banc et entreprit d'enlever sa chaussure ce qui lui fit tirer un gémissement de douleur. Elle s'était vraiment fait mal... Peut être même tordu la cheville. Si seulement elle n'avait pas voulu rajouter ce détail puéril sur Garrus il n'aurait pas perdu l'équilibre. Elle 'était désormais persuadé que cela venait d'entacher gravement sa prestation sans même savoir si tel était le cas et s'en voulait terriblement. Elle avait l'impression d'avoir été nulle, d'avoir été trop raide, pas assez créative... La tension et la douleur la poussant à bout, elle laissa s'échapper quelques larmes qui firent couler son maquillage. La camarade étant venue l'aider lui donna un mouchoir et la prit rapidement dans ses bras avant d'aller chercher l'infirmière. Garrus vint se blottir sur les genoux de sa dresseuse qui avait l'impression d'avoir tout raté. Un simple détail aussi insignifiant qui pouvait tout détruire. Bien sûr, beaucoup d'autres jeunes filles vinrent la rassurer et elle tenta de se calmer. mais elle ne put s'empêcher d'avoir ce gout amer en bouche. Elle se sentait nulle, aussi ne broncha-t'elle même pas quand elle alla vers l'infirmerie, aidée de la-dite infirmière qui pestait déjà sur le peu de jugeotte de la Givrali à porter des talons quand on ne savait pas marcher avec. Mais pour le moment, bien loin d'entendre les récriminations de cette femme, Ève pensait au concours qu'elle pensait raté.

*Comme quoi les rêves ne sont pas toujours ce qu'ils paraissent être.*

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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Mer 29 Juin - 21:12

Assise sur son lit, Eryn était plongée dans sa couture. Pour une fois, la chambre était plongée dans une harmonieuse anarchie, alors qu’en règle générale, son côté à elle était bien rangé. Mais pas cette fois. La Mentali avait acheté des mètres de tissu et avait préparé des patrons en vue de sa préparation pour le concours de coordination. Le thème imposé, la Grâce, l’avait laissé perplexe. Qu’est-ce qui peut évoquer la grâce ? Finalement, elle avait facilement trouvé, et avait passé les jours suivants en ville pour ses achats. Boules de cotons et de pissenlits, tissu léger et aérien d’un blanc angélique, fil de fer souple pour ses accessoires. Son idée était simple. Elle aurait aimé Amaryllis pour l’accompagner sur scène, mais la Fragilady avait refusé. La belle, la coquette, qui aimait montrer à tous ses parures chatoyantes, s’était révélée écrasée par le stress et la timidité, et en comprenant qu’elle devrait passer devant toute l’école, et devant un jury composé de la crème des Coordinateurs, la belle s’était faite fuyante, au grand dam de sa dresseuse. Si elle avait compris plus tôt, elle aurait aidé son Pokémon à se débarrasser de son stress, mais là… Inutile de penser à la forcer. Elle pourrait, bien entendu, mais Amaryllis pourrait lui en tenir rigueur. Et Eryn ne voulait pas que l’un de ses Pokémon lui en veuille. Alors qu’elle songeait à changer d’idée, la mort dans l’âme, Bleuenn s’était avancée, prête à la remplacer. Il avait fallu refaire les costumes, réinventer le spectacle, le repenser entièrement pour que l’imposante Macronium remplace la gracile Fragilady. Mais Eryn faisait confiance à Bleuenn. L’an dernier, leur spectacle avait été merveilleux et avait conduit à son évolution. Elle savait que Bleuenn avait fait ses preuves, et était prête à les refaire. Heureusement, tout était bientôt prêt. Il faudrait sous peu qu’elle rejoigne le gymnase avec les autres, mais tenait à terminer sa couture au calme pour ne pas s’agacer du bruit et de la présence de ses futurs adversaires. Et chacun de ses Pokémon mettait la main à la pâte. Amaryllis, si elle ne pouvait concourir, se rattrapait en cousant le costume de Bleuenn, qui avait craqué par endroits, Pabu et Juji, respectivement Posipi et Negapi, l’aidant à terminer les derniers préparatifs.

Son dernier coup d’aiguille mis, Eryn se redressa pour déplier la robe, et esquissa un sourire joyeux. Ce serait parfait. Jamais elle n’avait mis autant de temps à terminer ses préparatifs, mais ce n’était pas bien grave. Elle était prête. La robe fut repliée, et rangée dans un coffre avec le reste des accessoires. Alors qu’elle allait se tourner vers ses Pokémon pour voir où Bleuenn en était, le costume de cette dernière fut posé dans la malle par le Chapignon, qui referma le coffre avant d’enclencher la sécurité, pour le soulever et le poser sur le dos du Cabriolaine harnaché et sanglé, qui n’attendait que le signal du départ. Il faudrait ranger la chambre en rentrant… Mais pour le moment, elle n’avait pas le temps. Aussi quitta-t-elle la pièce, entraînant son Cabriolaine avec elle, ce dernier trottinant gentiment derrière elle, veillant à ne pas renverser la malle. Ce serait dommage de déchirer quoi que ce soit, tout de même ! S’éloignant du dortoir Mentali, la jeune éleveuse se dirigea vers le gymnase, son Pokémon sur les talons. Heureusement pour elle, il était encore fermé au public, signe que le défilé n’avait pas encore débuté. Après avoir pu prouver sa participation, on la laissa entrer, et elle fila vers les vestiaires féminins, déjà investis par quelques demoiselles de l’académie. Elle se dirigea vers le premier siège libre, récupéra le coffre pour le poser au sol, et se pencha pour farfouiller dedans. Bleuenn d’abord. Il lui fallut un bon moment pour aider sa Macronium à enfiler son costume, simple étoffe de tissu blanc retenu par trois rubans de la même couleur. Rapidement, la Mentali lui tourna autour pour accrocher les accessoires, et recula de quelques pas pour admirer son œuvre. Bleuenn ressemblait à une grosse fleur en pleine éclosion. Normalement, le costume était pour Amaryllis, mais il avait bien fallu s’adapter. Elle se déshabilla ensuite, gênée par la présence des autres qui, pris par leurs propres préparatifs, ne s’intéressaient pas à elle, et enfila son costume, avant de passer aux accessoires. Barrettes et fibules dorées refermaient sa robe d’un blanc laiteux, et tandis qu’elle la remettait en place, Pampero se saisit de la couronne de fleurs tressées pour la poser sur la tête d’Eryn. Elle ressemblait à une fée. Une fée sans ailes, mais elle avait jugé ça trop peu pratique pour son spectacle. Elle ne voulait pas taper dedans par inadvertance et les voir tomber en plein milieu du défilé. Elle aurait l’air tellement stupide… Rapidement, sa robe fut recouverte de paillettes par Deku et Pampero, de sorte que le moindre de ses mouvements la faisait doucement briller. Bleuenn aussi n’y échappa pas, la faisant éternuer sous ce déluge multicolore. Elles étaient prêtes. Ca tombait bien, vu que c’était bientôt leur tour. La Mentali, qui commençait à stresser, respira calmement pour évacuer le stress ambiant, et pour s’occuper jusqu’à son tour de passage, elle attrapa son iPok pour lancer la musique qu’elle avait choisie, baissant le volume pour ne gêner personne. Bleuenn s’approcha et ferma les yeux, imitant sa dresseuse, revoyant mentalement chaque pas à faire tandis que le Printemps s’égrenait à voix basse.

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Ève Syriel venait de quitter la scène, qui fut replongée dans le noir. Bien que stressée, la Mentali esquissa un sourire compatissant quand la Givrali passa à côté d’elle. Elle n’avait pas vu sa prestation, mais à voir la jeune fille boiter maintenant que les projecteurs n’étaient plus braqués sur elle, elle avait dû se faire assez mal. La faute aux talons, sans doute. Eryn n’aurait pas de problème. Elle était pieds nus, après tout ! Elle attendit le départ d’Ève pour faire signe à ses Pokémon qu’il était temps d’agir. Rapidement, Deku et Pampero s’activèrent silencieusement pour dispenser le coton tout le long de la scène, créant un tapis cotonneux faisant penser à de la neige. A l’aide de leurs Vampigraine, ils semèrent des graines de fleurs à certains endroits stratégiques, avant de les recouvrir de fausse neige. Alors qu’ils revenaient, Bleuenn passa sur scène pour se coucher non loin de l’entrée, et laissa ses camarades la recouvrir de coton. Elle était très flagrante, mais ce n’était pas bien grave. Avant que les spots ne se rallument, les Pokémon se disposèrent de part et d’autre de la scène pour l’aider tout au long du défilé. Et, d’un coup, la lumière s’alluma, manquant de dévoiler Aladar, le Tarsal, qui recula dans les ténèbres des coulisses pour rejoindre sa dresseuse, encore dans l’ombre. Le public ne pouvait que constater le long podium enneigé, et la silhouette méconnaissable d’un Pokémon couché sous une bonne pile de neige. Battant doucement des feuilles, Aladar utilisait ses Tornades pour créer un souffle rendu glacé par le frémissement de Vent Glace que Sansa, l’Otaria, utilisait pour rendre cela plus vrai sans toutefois geler le public jusqu’aux os. Caché dans les hauteurs, Pampero libéra soudain les pétales de fleurs achetés le jour même, et aussitôt, Aladar reprit sa Tornade pour faire croire que ces derniers venaient d’apparaître. Eryn quitta rapidement l’ombre pour entrer dans la tornade de fleurs et s’accroupir au milieu, et petit à petit, ces dernières s’envolèrent, laissant apparaître la Mentali, qui, aux yeux du public, semblait s’être téléportée là avec la tornade fleurie. Du bout d’une feuille, Aladar appuya sur un bouton, lançant la musique choisie par sa dresseuse.



Son cœur battait la chamade. Les yeux toujours fermés, elle guettait la musique, attendant le moment où elle devrait se lever. Et, doucement, elle ouvrit les yeux, semblant se réveiller d’un long rêve. S’appuyant sur l’estrade cotonneuse du bout des doigts, elle se redressa gracieusement, une légère Tornade de son Tropius faisant voleter ses cheveux comme deux ailes d’un rose pâle. Doucement, le spot l’illumina, faisant briller les paillettes de la robe blanche. Timidement, elle fit un pas, puis un autre, petite fée semblant se demander dans quel monde étrange elle était tombée. Au troisième pas, elle effleura le sol et souleva le pied, comme surprise d’avoir marché sur quelque chose. Là où son pied s’était posé, une lueur verte se mit à briller, et comme par enchantement, sous l’effet de la Croissance de Bleuenn, une fleur poussa, avant de s’ouvrir lentement, dévoilant ses pétales arrondis au public, n’étant pas encore prête à éclore. Puis, une à une, des fleurs poussèrent jusqu’au monticule cotonneux où était enterrée Bleuenn. De son pas gracieux, hésitant, la Mentali s’en approcha, avant de tendre timidement la main vers ce qui était un tas de neige tremblotant. Quand sa main se posa sur la tête de Bleuenn, une douce Tornade d’Aladar souffla le coton neigeux, dévoilant le corps de la Macronium endormie, qui papillonna des yeux avant de lever la tête vers sa dresseuse, comme au sortir d’un long sommeil. C’était là que la partie difficile commençait. Eryn recula de trois pas, comme surprise, et Bleuenn se leva pour la suivre. Eryn fit trois pas à gauche, Bleuenn fit de même, comme une danse chorégraphiée, comme deux personnes qui s’apprivoisent. Finalement, Eryn s’approcha de Bleuenn, tendit la main, et alors que cette dernière allait la toucher, elle s’échappa en tourbillonnant, faisant voleter sa robe blanche, briller les paillettes et étirer ses cheveux comme deux ailes de fée.

A chacun de ses pas, les fleurs poussaient sous ses pieds, sous l’effet de la discrète Croissance de sa starter, faisant reculer l’hiver et venir le printemps. Car tel était son thème. Le retour du printemps. Eryn, petite fée du printemps, faisait fleurir les graines à chacun de ses pas, s’assurant que la neige disparaisse au profit d’un océan floral printanier. Toute à son travail, elle ne s’occupait pas de Bleuenn, fleur trop vite éclose qui lui tournait autour pour être à nouveau touchée par la fée du printemps, pour passer du statut de fleur nouvellement éclose à fleur majestueuse. Les pas de Bleuenn étaient patauds, pour rappeler ceux d’un nouveau-né qui ne sait pas se servir de ses jambes, ceux d’Eryn étaient gracieux, pour rappeler le pas aérien des fées qui ne font qu’effleurer le sol pour prodiguer leur magie. Cependant, au fur et à mesure de leur progression, Bleuenn gagnait en assurance. Et bientôt, leur lutte de pouvoir tourna à l’entraide. Cessant de vouloir éclore trop vite, Bleuenn changea de stratégie, travaillant en collaboration avec la jolie fée, lui montrant d’un mouvement de tête les endroits qu’elle oubliait, les endroits où ses sœurs endormies attendaient son passage. A chaque fois, des fleurs enroulées poussaient, la Croissance de Bleuenn n’étant pas assez forte pour les faire s’ouvrir. Tout ce que le public pouvait voir était les fleurs qui s’éveillaient de leur long sommeil hivernal au passage de la fée du printemps. De pas en pas, de pas de bourrée en entrechats, Eryn et Bleuenn parvinrent à la fin du podium, face aux juges, face à face grâce à leur chorégraphie. Eryn prit une inspiration discrète. La fée devait maintenant toucher la fleur pour lui permettre d’éclore. Pabu et Juji, juste au-dessus, lanceraient Flash, permettant à Deku et Pampero de faire rapidement le change de costume pour transformer la jeune pousse en magnifique fleur. C’était un timing serré. Alors, tendant la main sans la moindre crainte, la fée posa le bout de ses doigts sur la tête de la fleur en éclosion, pour l’aider à fleurir et devenir magnifique.

En réaction à ce contact, Bleuenn s’illumina doucement, un quart de seconde avant le Flash conjugué du Posipi et du Négapi. Profitant de la lumière, le Brocélôme et la Pitrouille fondirent vers Bleuenn avec la coiffe et le costume. Pendant que l’un faisait le change de costume, l’autre posait la coiffe, une couronne de fleurs comme celle de leur dresseuse, sur la tête de la Macronium. Quand le Flash cessa, les deux Pokémon avaient disparu. Eryn allait se remettre à danser, quand elle se rendit compte que Bleuenn ne cessait pas de briller. Que son corps, doucement, commençait à changer. Le cœur de la Mentali rata un battement quand elle comprit, et un sourire béat illumina le regard de la petite fée quand la lumière s’accrut, englobant tout le corps de la Macronium, qui redressa son long cou en lâchant un rugissement de triomphe, en même temps qu’une myriade de fleurs l’enveloppait avant de se répandre dans la foule. Danse-Fleurs ? Non. Tempête Florale. Car Bleuenn avait évolué. Quand la lumière décrut, puis disparut, Méganium avait remplacé Macronium, étincelante dans son costume de fleur éclos. Comment aurait-elle pu savoir que Bleuenn n’aurait pas besoin de costume pour devenir une magnifique fleur ? Graine, pousse, fleur. Germignon, Macronium, Méganium. Elles étaient maintenant en décalage sur la musique, mais Eryn s’en fichait. Bleuenn avait évolué. Se penchant, elle récupéra la couronne de fleurs, tombée au sol quand Bleuenn avait étendu son cou, et la posa sur la tête de la Méganium en retenant ses larmes de joie. Le spectacle n’était pas terminé. D’un mouvement de tête gracieux, Bleuenn l’invita à reprendre, et Eryn, avec un sourire, reprit le spectacle où il s’était arrêté.

Avec plus d’entrain, la fée repartit en sens inverse, sa camarade la suivant, heureuse. Un pas après l’autre, la Mentali passait entre les fleurs, veillant à n’en écraser aucune, les faisant entièrement fleurir sur son passage grâce à la Croissance de Bleuenn qui la suivait de près, attentive à ce que toutes ses comparses éclosent comme elle-même avait pu éclore grâce à la fée du Printemps. Dansant entre les fleurs, la fée les faisait toutes éclore une à une, se noyant dans un océan floral multicolore qui, au vu de son sourire, lui plaisait. La neige, elle, avait totalement disparue, entraînée par Ozymandias qui avait profité du fait que tout le monde regarde sa dresseuse danser pour tout récupérer discrètement. L’hiver n’était plus. Le printemps était là. Les fleurs s’ouvraient sur son passage, Bleuenn veillant à ne pas dispenser trop tôt sa Croissance aux fleurs endormies. De pas en pas, les deux danseuses revinrent au début du podium, où la danse avait commencé. La fée revint à l’endroit où elle était arrivée, la fleur s’arrêta, et sa tête se pencha de tristesse. Cependant, quand la fée lui ouvrit les bras, la fleur, folle de joie, courut la rejoindre, frottant sa tête contre celle de la fée, avant de se tenir à son côté, heureuse de repartir avec sa nouvelle amie. Sous la Tornade d’Aladar, les pétales de fleurs s’élevèrent à nouveau, englobant la fleur et la fée, avant de remonter vers le plafond, entraînant les deux amies avec elles. Progressivement, le noir se fit sur scène, et la lumière, une dernière fois, illumina le podium fleuri par le passage de la fée avant de s’éteindre doucement.

Eryn, dans les coulisses, lâcha un profond soupir. Elle avait profité de l’effet visuel de la tornade pour quitter la scène sans être vue. D’un mouvement gracieux, elle se tourna vers Bleuenn, qui pencha la tête vers elle, faisant glisser la couronne de fleurs. Sans mot dire, étreinte par l’émotion, la Mentali entoura son long cou de ses bras, et une petite larme coula sur sa joue. Un à un, les Pokémon se joignirent au câlin, félicitant tous à leur manière Bleuenn qui, une nouvelle fois, évoluait sous les feux de la rampe.

Infos HRP:
 

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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Ven 1 Juil - 1:17

「Compétition Coordination#4 - Défilé de mode 」

Loan & Shinobi
Pov de Justice

Le jour de la compétition de coordinateur était enfin arrivé. Ce jour que Loan attendait avec un peu beaucoup trop d'impatience. Depuis l'annonce des dates et du thème, mon dresseur était surexcité, une vraie boule d'énergie. Je me demandais parfois comment Ginji et Orren faisaient faisait pour le supporter quand il était comme ça…Personnellement cela m'allait, je m'étais habitué à ses piques d'énergie, mais franchement je le trouvais parfois vraiment épuisant.

Je suivais mon dresseur alors que l'on se dirigeait vers vestiaires des hommes pour qu'il se prépare. Pendant ma marche, je me remémorais les jours précédents. Les journées préparations, comme disait Loan.

Depuis le jour de l'annonce Loan nous faisait faire à tous différente chorégraphie pour un défilé animé sur son point de vue du glamour. Il voulait faire quelque chose de classe et festif, afin de prouver à tous que, le glamour est une question d'être soit. Pour moi, son idée allait finir comme pour son devoir de coordination, un magnifique échec… Il partait un peu trop loin dans l'originalité comme toujours, il voulait mettre sa patte…Mais il oubliait qu'il avait un thème et des juges en face de lui. S'ils jugent que sa prestation est hors sujet se sera tant pis pour lui… Mais je ne lui avais rien dit, après tout je ne voulais pas m'en mêler, ça ne m'intéressait pas trop de défiler et danser. Du coup pendant les entrainements j'étais resté dans mon coin regardant mon dresseur et mes camarades pokémon danser avec lui.

Il paraissait triste de voir que ça ne m'intéressais plus que ça, mais je refusais d'être déguisé en fille. Oui, car j'étais sûr et certain qu'il allait se travestir donc je me mettais naturellement de côté pour qu'il comprenne qu'il ne pouvait pas compter sur moi pour sa compétition. Je pense qu'il l'avait bien compris, surtout le jour où il avait choisi le pokémon avec qui il allait défiler.

Shinobi… Pauvre Insecateur chromatique. Je lui avais souhaité bonne chance, lui disant que s'il ne voulait pas il n'avait qu'à dire non à Loan. Sa réponse m'avait un peu chamboulé...

*Hein, mais ça ne me dérange pas plus que ça. Loan est surement un maître un peu excentrique, mais ça reste un bon maître. Il a toujours pris soin de nous, je le vois mal nous obliger à faire un truc qui ne nous correspond pas…Et puis, je veux découvrir  ce côté de notre dresseur. Après tout, nos existences sont liées maintenant. Tu devrais en faire de même Justice…*


Ces mots me trottent encore dans l'esprit, mais je faisais comme si cela ne m'avait pas vraiment atteint.

Les jours qui suivaient avait été très difficile pour le duo, les lames de Shinobi était vraiment trop aiguisé et déchirais presque la totalité du costume que Loan lui avait fait durant la chorégraphie. Du coup il avait dû recommencer plusieurs fois afin que shinobi ait un costume approprié à sa morphologie sans qu'il ne déchire quoique ce soit. Un défi de taille pour le noble. Il aurait pu changer de pokémon, choisir Lady Grimm ou même Comtesse, mais non cette tête de mule resta sur son choix. Quel idiot il pouvait être parfois….

Je continuais à les accompagner soupirant, je savais ce qui les attendait après leur passage le ridicule…Loan va échouer, Shinobi va déchirer le vêtement, Loan va faire ça diva et…

*Tu arrêtes avec tes mauvaises ondes oui. Ai un peu foi en nous hein, on à tous bosser dure pour cette prestation* Je tournais mon regard vers Grimm, qui semblait passablement énervé par mon attitude pessimiste. J'avais complètement oublié de mettre une barrière psychique pour ne pas qu'elle sache ce que je pense.

*Depuis quand es tu devenue aussi négatif, Just.* disait-elle mettant son esprit ouvert à tous. Je soupirais une nouvelle fois, je n'avais pas envie d'un scandale en public *Je te préférais en Kirlia, tu en avais peut-être marre que l'on te prenne pour une femelle mais tu étais bien plus intéressant a fréquenté. Sort d'ici avec tes mauvaises ondes et va prendre une place dans le public avec comtesse et Marquis*

Et la Girafarig me jeta hors des vestiaires énervée, avec Marquis et comtesse, sous le regard étonné de mon dresseur. M'enfin ce n'était pas comme si ça allait m'atteindre. Je me de dirigeais vers la zone ou le public était et attendais le début du spectacle….

Fin du POV

Je fus surpris de voir avec quelle détermination ma Girafarig avait mis Justice dehors. Elle me regardait tout en me répétant plusieurs fois ‘trop de mauvaise onde, mauvais pour le teint'. Avant de partir discuter avec Shinobi. J'espère qu'il ne sera pas trop fâché contre elle, d'ailleurs je me demandais ce qu'il avait ces derniers temps il était…

*MCNELLIS CONCENTRE TOI !!!!*
Hurlait diva de starter dans mon esprit. Elle avait raison je devais me concentrer pour la prestation. Je soupirais un grand coup avant de prendre mon costume pour l'enfiler. Je mis un débardeur blanc, puis mon pantalon noir. Prenant bien le soin de mettre le bas de mon débardeur dans le pantalon. Je sorti une veste rouge avec des décorations noires et or, la veste d'un parfait Monsieur loyal. J'enfilais par la suite mes chaussures noirs, simples certes, mais efficaces. J'allais terminer ma préparation après un peu plus tard. Après tout il me manquait juste la cape rouge, le chapeau et la coiffure. Mais avant, il fallait que je m'occupe maintenant de mon Insecateur…Ce qui était du sport.

« Aller Shinobi à ton tour ! » disais-je en m'approchant du pokémon qui semblait inquiet. Il avait peur de déchirer les vêtements que portait. Je lui disais de ne pas s'inquiéter tout allait bien se passer.

Grimm apporta la tenue, qui était assortie à la mienne mais légèrement différent. Shinobi avait droit à un veston manche courte en queue de pie, de la même couleur que le mien, avec les mêmes motifs. La seule différence était que le sien était dos nu. J'avais fait cela afin qu'il puisse bouger ses ailes comme il le voulait et de ne pas le gêner. Il avait un short noir avec des décorations dorées.

« Tu vois ce n'était pas difficile tous c'est bien passé »

*VA FINIR DE T'HABILLER LOAN. BONA ON VA PARLER DES EFFET SPECIAUX !! *

*Tu n'es pas obligé d'hurler Grimm* disait calmement la pyronille.

*Désolé Versailles, mais je suis tendu....*

En effet ça se voyait qu'elle était tendue. Même si elle ne passait pas sur la scène, d'ailleurs elle m'en a voulu pour cela, mais ça c'était une autre histoire. Même si elle ne participait pas, elle avait beaucoup aidé dans la préparation du défilé, des idées d'effets spéciaux. Quand nous devions faire ça ou ça. Bref, un agent de très bonne qualité. Une girafe de qualité supérieure.

J'enfilais ma cape, coiffa mes cheveux en arrière d'un geste de la main. Puis ce le temps de la partie maquillage. Mysti insista beaucoup pour me faire une petite étoile jaune sous l'œil et faire la même chose sur l'Insecateur vert foncé. C'était vraiment mignon de sa part.

Ensuite on prépara l'aquarium de Bonaparte qui serait placé dans le noir non loin de la scène. On y avait mis dans l'eau des paillettes et confettis en plastique avec du colorant alimentaire rouge. J'entendis grâce à Grimm, l'Hyporoi se plaindre que cela risquait de ne pas être sain pour lui, qu'il allait rapporter ça à la ligue des protections des pokémons, de c'était de la maltraitance sur Dragon. Ce qui me fit bien rire.  

« Ne t'inquiète pas Bonaparte, c'est juste pour le défiler. Après, on nettoiera l'eau pour ton bien-être. »

*J'espère bien...*

*Voyons mon seigneur, cela ne vous ressemble pas de vous emportez de la sorte.* disait gentiment Shinobi taquinant ouvertement le dragon, qui bouda et ne tarda pas à lui répondre.

*Mmphf, au lieu de me couvrir de ridicule de la sorte aide-moi à entrer dans cette eau fort repoussante.*


Alors que l'on plaçait l'Hyporoi dans son bocal, je demandai à Grimm ce qu'il s'était passé avec Justice. Elle avait complètement éludé la question en me disant que le problème était réglé. Elle agissait comme si elle voulait me protéger de quelque chose…Enfin ce n'est pas grave, elle avait raison je devais me concentrer. Un premier participant du concours passa sur la scène, la guerre du Glamour avait commencé.

Alors que j'observais depuis les coulisses les différents concurrents qui passaient sur scène démontrant leur image du glamour, Grimm faisait des aller-retour entre l'aquarium de Bonaparte et Shinobi, sentant comme un mauvais pressentiment. Tout ce qui semblait compter pour elle était que  tout devait être parfait ….*SCRAAAAACHHHHTTT*

Je me retournais à moitié paniqué en entendant le bruit de déchirure regardant l'endroit d'où il venait. « Mince ma cape !! »

Shinobi s'excusa de sa maladresse, commençant à paniquer. Je le calmai en lui disant que ce n'était pas grave. Je trouverais un moyen fun et glamour de me débarrasser de cette pièce sur scène. Je passais juste après la dernière concurrente qui n'était d'autre que ma cousine. Comme quoi la coordination c'était de famille.

La prestation de ma cousine fini, je me mis à prendre mon haut en forme blanc d'une main, ma canne de l'autre et souffla calmement.

« Let's show time ….»

Pov de Justice

Le concours commençait enfin. Je regardais presque sans aucun intérêt la scène ou différent défiler se déroulait. Ce n'était pas vraiment mon truc, par contre comtesse et marquis était aux anges. Paillette, beauté, mystère Glamour. Ils étaient dans leur monde et attendaient avec beaucoup d'impatience le passage de Loan.

Le public applaudissait la dernière performance qui venait de se terminer. Les lumières de la scène s'étaient éteints, afin de préparer le prochain passage. Je soupirais une nouvelle fois souhaitant que ce concours se termine vite.

musique performance de Loan:
 

Soudainement des percussions festives se mirent à retentir dans la salle, les lumières commençaient à danser dans tous les sens avant de rester figé sur Loan et Shinobi dans leur tenue de spectacle.  Le noble regarda l'Insecateur qui pointait son chapeau. Le brun le prit dans ses mains l'écrasa et le secoua d'un coup sec pour qu'il reprenne sa forme, mais dans une autre couleur.

Ils commencèrent à défiler simplement montrant la tenue au jury et au public, tout en bougeant en rythme avec la musique qui était festive. Loan jonglait avec sa canne et la pointa un moment vers le plafond du bâtiment. Soudainement des bulles Rouges pailleté était apparue sur la scène. Ça s'était forcément Bonaparte. Le jeune homme pointa les bulles à son insecte chromatique qui s'empressa d'utiliser hâte pour les toucher et les faire s'éclater, libérant ainsi les différents confettis sur la scène.

Le pokémon insecte se posa au sol avec grâce faisant en sorte de se retrouver un genou à terre et là le refrain de la chanson retenti. Loan se mit à danser suivi de Shinobi, ils bougeaient avec beaucoup de grâce sur ce rythme endiabler et en étant synchrone, tout ça en ayant le sourire aux lèvres. Mais leur représentation n'était pas finie. Le dresseur pris sa cape et commençait à la faire virevolté comme si il se préparait a affronté un Tauros dans une arène.

Les bulles avaient refait leur apparition, mais cette fois-ci d'une couleur un peu plu nuancer. Comme si on avait rajouté des couleurs dans le bocal. L'Insecateur chromatique utilisa ses ailes pour les diriger vers Loan qui les repoussa vers l'Insecateur. Il balança sa cape et demanda à Shinobi de la taillader avant de lancer une petite onde vide pour disperser le tout au-dessus d'eux.

Ils prirent tous deux la pose, Shinobi faisant un cœur avec ses lame et Loan balançant son chapeau  devant lui faisant un clin d'œil à la foule. Ils continuèrent leurs défilé mettant en valeur leur tenue, qui allait parfaitement avec le thème festif qu'il avait choisi.

Ils semblaient bien s'amuser tous les deux, Loan était rayonnant et Shinobi quand à lui brillait grâce à ses mouvements fluide simple et précis. Même parfois je les avais vus glisser et perdre leur équilibre à cause de l'eau de bulle qui s'était amassé sur la scène. Ils continuaient, ils jouaient avec les écumes colorer de paillette et n'oubliait pas de mettre en valeur leur tenue ensemble. L'un ne brillait pas plus que l'autre, il était tout deux maître de la scène. Je trouvais cela vraiment très beau.

La musique arrivait à sa fin Loan et Shinobi firent quelques pas de danse entraînant avec eux Comtesse, marquis et moi-même dans leur mouvement. Ça faisait bizarre d'essayer de les imiter, mais c'était marrant.

Une grosse bulle vint se placer au-dessus du duo. Shinobi avait pris la pose dos à dos avec Loan. Notre dresseur lança sa canne sur l'énorme bulle qui explosa de nouveau, libérant de fine paillette qui tomba sur eux. Le brun rattrapa sa canne et lança un magnifique « Finish !» tout en gardant la pose avec Shinobi. Il venait de finir sa prestation. Le public applaudissait, Comtesse sautait sur son siège heureuse et Marquis roucoulait de joie.

Loan salua la foule avec son partenaire avant de prendre l'insecte chromatique dans ses bras et repartir en coulisse. Je devais bien le reconnaître, sa prestation avait été très jolie. Le Glamour à la Loan, pfff on dirait presque le nom d'une nouvelle mode. Malgré mes pensées réjouissantes, mon regard resta sombre. Je ne l'avais jamais vu sourire comme ça avant…. Il devait vraiment aimer ça être sur scène….Moi aussi j'aurais aimé le faire sourire ainsi…

Fin Pov de Justice

sous-titre


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Loan McNellis
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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Sam 2 Juil - 13:37

Le glamour. Quel autre thème aurait pu donner davantage de difficultés à Hanaë ? Non pas qu'elle estima la réalisation d'un costume ardue, ça non. Ce qui la dérangeait, c'était plutôt l'aspect du costume en lui-même. Comment allait-elle pouvoir concilier ses goûts et ce thème un peu trop gai et casual ? Voilà un véritable défi ! Pourtant, il lui fallait le braver. Jamais la Mentali n'acceptera de perdre face à Sirius qui devait, lui aussi, participer à cette compétition. Et si elle doutait pouvoir le vaincre en terme de réalisation de costume – branche mode oblige – Hanaë avait pleinement confiance en ses capacités de prestation et savait qu'elle ne pouvait qu'écraser son rival quand il s'agissait de mettre en valeur une création. Espérons que les prévisions de la miss soient vraies.

Hésitante, elle aligna ses trois Pokémon en rang et commença à dresser un bilan mental des talents et défauts de son équipe afin de déterminer qui serait le plus adapté. Elle élimina d'office Karuto qui, à cause de sa morphologie en rouage, ne pouvait pas être en accord avec le glamour. Si le thème avait été le steampunk ou le futuriste, pourquoi pas ! D'un geste pressé et sec de la main, la coordinatrice renvoya son Clic sur le banc de touche. Il ne contesta pas. Deux candidats étaient encore en lice, à savoir Feitan et Irumi. Le chromatisme du premier pourrait être un avantage incontestable sur les autres. Pourtant, son crâne n'allait constituer qu'un élément perturbateur et bien trop bestial pour cette compétition. Quant à Irumi, sa fine silhouette de quadrupède pouvait en faire un compagnon sophistiqué, fier et gracieux. Malheureusement, Hanaë ne savait pas comment est-ce que le Grahyèna pouvait réagir à ce genre d'événement. Gros cas de conscience. La jeune vêtue de rouge passa un bon quart d'heure à croiser et décroiser les jambes tout en bâtissant des thèses mentales entières sur les avantages et inconvénients de chaque Pokémon. Finalement, son choix s'arrêta sur Irumi, ce dernier étant bien plus contrôlable que Feitan.

– Je ne vous abandonne pas pour autant, les gars. Feitan, tu vas aller fouiller les remises de Gaston et Timothy. Je veux que tu me rapportes une chaîne d'environ deux mètres si tu en trouves une. Karuto, tu as la charge d'emprunter quelques tissus pour une durée indéterminée. N'hésite pas à aller piller Sirius en priorité, s'il le faut. Et ne traînez pas trop. Je veux vous voir de retour avant d'avoir terminé mes esquisses.

Les deux missionnaires s'éclipsèrent aussitôt, laissant à Irumi tout le loisir de se coucher puis de s'endormir. Hanaë soupira, légèrement envieuse de la situation de son Pokémon. Elle aurait bien aimé dormir, elle aussi. Pourtant, le temps lui manquait déjà. C'est pour cette raison qu'elle ne perdit pas une seule seconde de plus et déplaça un des bancs du vestiaire pour que celui-ci soit près d'un mur. Elle s'y assit avec une planche de carton sur les genoux, quelques feuilles à côté d'elle et un crayon de papier dans la main droite. De nombreuses minutes s'écoulèrent alors sous les signes de la tendinite et de la surchauffe cérébrale. Quelques boulettes de papier plus tard, la Mentali lâcha un "enfin" enthousiaste et se pencha de nouveau sur ses esquisses. L'idée du siècle lui serait-elle parvenue ? On dirait bien. Elle trouva enfin quelque chose d'un minima glamour et glauque à la fois. Pour faire simple : elle trouva quelque chose qui lui plut immédiatement.

Un coup de crayon de crayon par-ci, un coup de gomme par-là... De nouvelles minutes s'écoulèrent jusqu'à ce que l'étudiante parachève enfin les détails de son esquisse. On pouvait y voir une silhouette féminine non-détaillée portant une robe noire assez atypique laissant les épaules et le haut du buste à découvert. La robe est ouverte à droite sur la partie inférieure tandis que les extrémités supérieures sont surmontées de formes que l'on pourrait assimiler à des serpents de plume. Elle est accompagnée de manches dont les détails semblent être les mêmes, de collants sombres et de bottes montantes à talons. On pouvait aussi y trouver une silhouette quadrupède particulièrement inquiétante et que je n'oserais détailler pour le moment. Sur papier, le résultat lui paraissait simpliste. Pourtant, l'idée que Hanaë avait de sa tenue la poussa à poursuivre ses projets. Elle dût néanmoins attendre impatiemment le retour de Feitan et de Karuto afin d'avoir le matériel nécessaire.

Ils arrivèrent néanmoins après un certain temps, les bras chargés des objets divers demandés par leur dresseuse. L'humaine ne se contenta que de râles agacés et de remarques désobligeantes sur la ponctualité de ses compagnies avant de regarder si rien ne manquait. Visiblement, tout était là. Elle demanda alors à ce que tout ce matériel à l'exception des tissus soit rassemblé au même endroit, à savoir sur un banc voisin. Aussitôt, Hanaë se tourna vers Feitan afin de lui expliquer sa prochaine tâche que seul lui pouvait réaliser.

– Je t'ai déjà vu réaliser des peintures corporelles, Feitan. Les colorants et compagnie ne doivent pas t'être inconnus, non ? En plus de ça, tu es le seul avec un pouce préhensile dans le coin. Elle déposa un instant son esquisse parfaite et partit fouiller dans les quelques effets personnels qu'elle avait emporté avant de venir ici. Se saisissant d'une grande trousse à maquillage, Hanaë sortit un tube de teinture noire. Je compte sur ton habileté pour me faire gagner du temps. Je ne peux pas me permettre de passer des heures là-dessus.

Elle passa ainsi les minutes suivantes à expliquer et réexpliquer le processus à suivre à son Osselait chromatique pendant qu'elle perfectionnait les détails de son dessin. C'est au bout de vingt minutes au moins que le starter de la jeune rouge s'estima prêt. Cette dernière partit faire le nécessaire pour s'humidifier les cheveux puis recouvrit ses épaules et son buste d'une serviette, au cas où son Pokémon mettrait de la teinture partout. Assise à même le sol afin que Feitan soit assez élevé pour pouvoir tâter le cuir chevelu de sa dresseuse, Hanaë peaufina une dernière fois son dessin puis se saisit de fil noir et d'une aiguille. Sachant néanmoins qu'elle n'aurait jamais le temps de tout coudre elle-même, la Mentali chargea Karuto de lui apporter une de ses robes noires basique d'apparence, ce qui lui permettra d'avoir une base déjà cousue. Seuls les détails seront à ajouter.

Les minutes passèrent bien plus rapidement et en plus grand nombre, cette fois-ci. La teinture de la belle progressait à un rythme plutôt soutenu malgré les quelques difficultés que l'Osselait éprouvait, n'étant visiblement pas habitué aux poils crâniens humains. Pendant ce temps, Hanaë termina de coudre les manches qui n'étaient visiblement pas l'élément le plus complexe de la tenue. Elle se demanda d'ailleurs un instant comment est-ce qu'elle allait coudre les boas de plume à la robe mais trouva finalement un moyen d'y parvenir. Si les coutures étaient visibles mais intérieures à la tenue, alors l'harmonie ne sera pas brisée. Il suffisait simplement de les lier mais de l'intérieur afin que les juges n'y voient que du feu. Elle s'y attaqua donc le plus vite possible une fois que Clic revînt avec la base du costume entre ses rouages. Aussi étrange que ça puisse paraître, Hanaë avait toujours été persuadée que ces boas décoratifs lui serviraient un jour. Depuis le temps qu'ils ornaient son lit sans servir à quoi que ce soit...

Le temps passe encore et le stress s'envole. C'est étrange ; comme si la miss passait actuellement du bon temps. Le dur labeur la ravissait-elle ? C'est à croire que oui. Quoiqu'il en soit, elle paracheva au plus vite les dernières coutures puis profita de sa liberté de mouvement récemment acquise – Feitan ayant terminé de tripoter les cheveux de sa dresseuse, pour le moment – pour fouiller dans ses affaires et y dénicher une paire de ciseaux à tissus avec laquelle elle créa par ses propres moyens l'ouverture latérale de la robe. L'objet commença enfin à ressembler à quelque chose, pour le plus grand plaisir de sa créatrice. Enfin, elle se posa une nouvelle fois au sol, une fois que Feitan eût besoin de passer les quelques finitions sur la teinture. Autant dire qu'au moins deux heures étaient passés depuis. Deux heures pour quelques détails et une fente... c'est beaucoup ! Mais au moins, Hanaë eût la certitude que son travail n'avait pas été bâclé. Au contraire, elle s'appliqua tout particulièrement à ce que les quelques imperfections dues à son manque d'expérience par rapport à un coordinateur mode ne se remarquent pas trop. Ou du moins, elle tira profit de la couleur unique de son habit pour camoufler coutures et maladresses. Tant qu'on ne passait pas la robe au crible, cela ne devrait pas trop se remarquer.

Une fois que son starter eût terminé, la compétitrice se redressa et profita d'un des miroirs pour observer sa couleur de cheveux provisoire. Visiblement, un Pokémon pouvait réaliser quelques tâches humaines, parfois. Pourtant, dire "merci" lui écorcherait la langue. Hanaë se contenta donc d'un simple "bon travail" à destination de son starter. Suite à quoi, elle mit sa robe hors de portée du moindre accident, ne voulant pas que ses heures de travail soient réduites à néant. Elle se saisit d'un cintre qui servit de support à l'habit. Il fut alors mis à l'abri dans un des casiers du vestiaire féminin. Une fois ceci fait, Hanaë s'estima prête pour s'occuper de la tenue de son accompagnateur du jour.

En premier lieu, elle s'occupa de repasser la Toison du Roi des Bêtes cousue par Sirius afin que les poils soient suffisamment lisses. Elle exposa alors l'habit en hauteur avant de s'attaquer à l'élément suivant, soit les cornes, qu'elle astiqua un bon nombre de fois afin de les faire reluire le plus possible. L'investissement matériel fut de taille puisque la Mentali sacrifia son gloss afin que les fausses protubérances osseuses soient assez reluisantes et sombres pour la scène. Enfin, elle chargea Karuto de partir à la recherche de peinture noire, indiquant par la même occasion que Gaston devait probablement en conserver dans une de ses remises. La victoire n'a pas de prix, dit-on, si ce n'est un certain coût en temps et en énergie.

– Je finirai ton costume après, Irumi. La mission de Karuto me laisse le temps de faire mon maquillage de scène.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Quelques minutes après s'être saisie de sa trousse à maquillage, la voilà prête. Hanaë s'avança histoire de faire une nouvelle fois face au terrible miroir porteur de critique. Elle y découvrit son visage bien plus pâle que d'habitude, rendu très blanc à l'aide de poudre. Ses yeux se démarquèrent aussitôt en raison de l'eye-liner noir corbeau qui les encerclait, au même titre que ses lèvres d'un rouge aussi sanguin que les iris de Feitan. Et pour le coup, on n'aurait pas pu trouver de qualificatif plus approprié que "gothique". C'était justement là où la Mentali souhaitait s'aventurer.

– Parfait.

Une fois satisfaite, elle retourna à son emplacement d'origine et saupoudra les parties de son corps qui seront laissées à découvert par son habit de scène. Il ne s'agissait là que de détails mais qui a dit que ce n'était pas important ? Qu'on le pende sur le champ. Mieux. Qu'on le donne en pâture à cette délicieuse démone. Quoique, laissez-la au moins peindre ses ongles de noir. Cette couleur demande une précision impeccable ! Heureusement que Karuto, une fois revenu, ne généra pas assez de bruit pour déranger sa dresseuse, auquel cas il aurait été incendié par les hurlements d'une furie démoniaque. En parlant d'elle, la voilà qui paracheva enfin sa manucure. Il ne lui restait plus qu'à peindre le dernier élément, à savoir la laisse de son démon de compagnie. Oui, il s'agissait bel et bien et la chaîne apportée plus tôt par Feitan. Hanaë ouvrit le pot de peinture avec difficulté puis enroula un bout de la chaîne autour du rouage principal de son Clic.

– Quand tout le reste sera dans le peau de peinture, fais tourner tes rouages pour la faire sortir. Je ne veux surtout pas me salir. On attendra alors quelques minutes le temps que la première moitié sèche puis on recommencera avec le côté qui ne sera pas peint.

Le Pokémon approuva d'un grésillement mécanique. Prudemment, Hanaë laissa tomber le reste de la chaîne dans le peau de peinture ébène, prenant les précautions nécessaire pour ne pas se faire éclabousser. Elle se recula une fois ceci fait puis hocha la tête, indiquant par la même occasion à Karuto qu'il pouvait passer à l'action. Ce dernier entra en mouvement et ramena comme prévu la chaîne de son côté. Sa dresseuse le pria de balancer la chaîne par la fenêtre afin de laisser la peinture sécher au soleil pendant quelques minutes. Bon... on ne parlera pas des traces laissées sur le sol. Le pauvre Gaston est bien payé pour s'en charger, non ? Quelle Mentali cruelle.

– Feitan, retourne voler ce cher Sirius. J'ai besoin de paillettes. Il n'y a que cet idiot pour en avoir. Ne te gêne pas pour tout saccager, ça t'aidera à trouver ce que tu cherches rapidement.

D'un pas vif, l'Osselait s'éclipsa de nouveau. S'en suivit d'un long moment de blanc durant lequel Hanaë ne sut pas quoi faire, ayant déjà terminé de se maquiller depuis un petit bout de temps. Elle décida finalement de reprendre ses exercices de marche droite et gracieuse qui lui serviront une fois sur scène. Ainsi passa-t-elle les minutes suivantes à faire des aller-retours à l'intérieur du vestiaire, n'hésitant pas non plus pour faire quelques courbettes en direction d'un public imaginaire. Elle en profita également pour entraîner sa diction et son sourire hypocrite. Après tout, il faut sourire face à un jury... malheureusement.

Ce n'est que plus tard que Feitan fut de retour avec une boîte transparente remplie de paillettes. Ok. Donc ce n'était pas qu'une légende ou une invention, Sirius avait bien ce genre de babioles en réserve. Quel type chelou. Pourtant, cela sauva en quelques sortes le projet de la Mentali qui demanda aussitôt à Karuto de ramener la chaîne à moitié peinte afin que l'autre moitié subisse le même sort. Ainsi fut répété le même procédé qu'auparavant. Mais cette fois-ci, avant d'envoyer la chaîne au séchage, Hanaë ouvrit la boîte remplie de paillettes et y prit une poignée entière qu'elle déversa avec précaution sur la laisse peinte. Comme elle l'avait pensé, la peinture aida à l'adhésion des petites particules brillantes. Une fois ceci fait, le Clic emporta de nouveau la chaîne à l'extérieur pour le séchage final.

– Nous serons bientôt prêts à y aller. Irumi, réveille-toi. Je ne veux pas que tu sois à moitié endormi lors du grand moment.

Le concerné jappa mais daigna enfin de se relever. Avant de s'habiller, la Mentali brossa le pelage de son compagnon pour être sûr qu'il soit présentable. Suite à quoi, elle l'aida à enfiler sa tenue complète, à savoir la fameuse toison qui était en réalité une imposante cape de poils sombres ainsi que ses cornes de plastique à l'aspect démoniaque. Le voilà prêt. Quelle chance ! Lui au moins, il n'avait pas à connaître la galère qu'était l'enfilage d'une robe. Hanaë lui en voulait presque pour ça mais elle soupira finalement, se contentant de se changer le plus rapidement possible afin d'enfiler sa propre tenue de scène. Juste par précaution, elle se regarda une nouvelle fois dans la glace et...

– Je suis ténébreusement belle, c'est effrayant.

Coucou, je suis une image:
 

Voilà un style bien adapté à cette dame. Les autres n'y verraient que du feu, si l'idée de rester vêtue ainsi parvenait à Hanaë. Malheureusement, il ne s'agissait là que d'un habit de scène, aussi réussi soit-il. Les risques encourus au quotidien ne lui permettaient pas de pouvoir le porter comme s'il s'agissait d'un habit banal. Le temps passé à apporter les modifications à une base simple était bien trop important pour être gâché en l'espace d'un instant. C'était une robe assez perchée que la Mentali estimait à la fois sombre et glamour. En espérant que les juges soient de son avis.

Il ne lui restait plus qu'à se lier avec son démon de compagnie. Elle attrapa la chaîne repeinte et tachetée puis se débrouilla pour en accrocher une extrémité au collier d'Irumi. Elle enroula ensuite l'autre côté autour de son avant bras et exerça une prise ferme de la main droite sur la dite chaîne. Maintenant que le duo fut rassemblé, la démoniaque humaine jeta un petit coup d’œil à l'horloge murale. Il lui restait une demi-heure avant de devoir monter sur scène, ce qui lui laissa largement le temps de piocher une musique adaptée dans le répertoire de son iPok en plus de pouvoir écrire elle-même sa carte d'annonce. Il fallait que tout soit parfait, y compris les mots employés par l'animateur. Elle ne laissera rien ni personne gâcher sa prestation. C'était son instant de gloire, le moment où elle allait briller plus que les autres. La Mentali se voyait déjà être le sujet des critiques positives de toute la presse de Lansat, elle s'imaginait devenir la star de cette île. Cette idée la ravissait au plus haut point. Cependant, elle devait garder les pieds sur terre... pour le moment.

– Irumi, avançons. Nous devons nous exercer.

Le Grahyèna ne discuta pas. Au contraire, il s'assura d'avoir la posture la plus noble possible, bien qu'un certain sourire carnassier rappelait son actuelle position de démon. Un démon sophistiqué, je vous prie. Et que dire de celle ayant pactisé avec ce démon ? Eh bien... Elle avait l'air toute aussi cadavérique, inquiétante et pourtant charmante. Messieurs fans de créatures de la nuit, éloignez-vous. Cette séduisante démone ne tolérera aucun évanouissement. Tout le monde devait assister à son triomphe. Mais n'était-ce pas là un peu prétentieux ? Oh ! Je vous en prie ! De qui parle-t-on ? Voilà, vous avez votre réponse. Un manque de prétention aurait été étonnant de sa part.

Effectuant de multiples aller-retours au cœur des vestiaires, la compétitrice s'assura que le moindre de ses pas paraissait aussi léger qu'une plume et pourtant vigoureux. Le bruit de ses talons frappant la scène devaient évoquer son assurance et sa noblesse. Son air droit et froid serait l'image qu'elle souhaite véhiculer. Enfin, les quelques rares sourires allaient donner au public une impression de plaisir. Hanaë pensait que ces idiots n'avaient absolument rien compris, qu'une compétition était faite pour être remportée et non pas pour s'amuser ou créer des liens. Que de futilités. Seule la victoire importait cette mauvaise demoiselle.

La demi-heure entière se déroula donc sous le signe des répétitions. Hanaë allait enfin monter sur scène. Un membre du personnel la guida jusqu'à la scène arrière, à laquelle le public n'avait pas d'accès visuel. De là, elle redoubla d'assurance avant de confier une petite carte de papier à Feitan, lui pointant du doigt l'animateur inconnu de la compétition. Une fois que le participant précédent quitta la scène, l'Osselait chromatique entama une marche nonchalante jusqu'à ce qu'il atteigne le présentateur. Il frappa alors doucement un mollet de l'humain afin d'attirer son attention, lui tendant la petite carte écrite par Hanaë. Dessus, il put y lire l'annonce appropriée accompagnée d'un petit « Ne bafouillez surtout pas. » Et pendant ce temps, la miss fit le nécessaire pour que sa musique soit lancée au bon moment. Elle prit alors une dernière bouffée d'air et s'apprêta à monter sur scène, attendant avec impatience son annonce. Irumi se retînt de gratter nerveusement le sol, trouvant les quelques secondes bien trop assommantes à son goût. Mais finalement, l'animateur se lança.

– Et maintenant, veuillez accueillir la plus charmante des demoiselles, celle dont la beauté a fait ployer les démons... Hanaë Hawkins dans sa propre création, accompagnée d'Irumi, son fidèle roi des bêtes !

Toujours dans la modestie, ma chère. Heureusement que cela te correspond. Quoi qu'il en soit, la musique se lança au même moment, annonçant ainsi les premiers pas de la belle.


Une marche. Toujours aucun signe de stress, elle progressa sans trop de mal. Deux marches. Elle relâcha une partie de l'air absorbé. Trois marches. Sa vision sur le public commença à s'étendre. Quatre marches. Déterminée, elle redoubla d'efforts et monta le reste des escaliers sans trop de mal. La voilà sur scène tandis que les douces et inquiétantes notes de son thème résonnaient à travers le gymnase spécialement aménagé pour l'occasion. Irumi ne broncha pas, se contentant de suivre droitement les pas de sa dresseuse. Comme prévu, sa laisse ainsi que ses cornes brillèrent vivement au contact des projecteurs, conservant pourtant leur teinte d'obsidienne. La Mentali laissa volontairement frapper ses talons sur le parquet de la scène tandis qu'elle progressait lentement mais assurément, conservant par la même occasion un léger sourire si fixe qu'il aurait pu être gravé dans du cristal sans aucun problème. Les deux êtres démoniaques s'avançaient au même rythme, laissant ainsi au public tout le loisir d'observer les tenues portées. Tout se déroulait si bien jusque là.

À force d'avancer, Hanaë croisa le regard des juges. Il y avait Heartnett et Snow, à savoir les deux habitués. Ces deux-là ne pourront en aucun cas perturber la demoiselle dans son avancée. Il en était de même pour Melty, côtoyée au quotidien par la Mentali. Néanmoins, la participante tenta de camoufler au mieux sa surprise lorsqu'elle aperçut la grande Inezia, égérie de la mode à travers le monde, si populaire que même les Kalosiens étaient susceptibles de l'admirer. Une invitée de marque. À ce titre, il ne fallait pas la décevoir. Ce n'était plus qu'une simple compétition de novices, non. Il s'agissait désormais de prouver ses compétences au visage modèle du monde. Ces quelques projecteurs aux teintes froides et cette reposante musique n'allaient pas être suffisants pour impressionner une extérieure de sa qualité. Il fallait se mettre en valeur.

Ce n'est qu'une fois arrivée au bout de la scène que la Mentali offrit une gracieuse courbette à l'assemblée, s'élançant néanmoins d'un pas lent et rythmé face à son Pokémon. Elle lui tourna deux fois autour en veillant à ce que la laisse poursuive correctement son chemin sans gêner le quadrupède. Enfin, elle s'accroupit face à lui, lui caressa l'arrière de l'oreille droite d'un geste bref et se redressa, gracile et souriante. Aussitôt, Irumi se cambra et poussa un hurlement qui ne passa pas sans rappeler celui d'un loup. Par chance, le cri long et profond tira profit d'un instant de calme sur la musique pour être poussé. Cette mélodie naturelle et quelque peu inquiétante invita Hanaë à tourner sur elle-même en écartant les bras, se lançant ainsi dans une chorégraphie totalement improvisée. Et bien que le fait de ne pas avoir pu préparer cette partie la faisait stresser, elle tenta de s'auto-persuader que le public allait adorer.

Ses pirouettes se firent alors plus lentes, mais cette fois-ci sur un pied. Un tour, deux tours, trois tours. Elle s'arrêta face aux quatre jurés mais tenta de ne pas croiser leur regard, se rappelant d'un des cours d'Andreas. « Une prestation est pour l'intégralité du public, pas seulement pour les quelques méchantes élites aux yeux globuleux qui vous fixent avec passioooooon », avait-il dit un jour tout en réalisant des pirouettes semblables à celle de la charmante démone. Jamais elle n'aurait pu croire qu'observer ainsi professeur aurait pu lui servir un jour.

Voulant approfondir davantage sa représentation, Hanaë tira délicatement sur la laisse de son compagnon, l'attirant progressivement vers elle. Une fois qu'elle fut en mesure de le faire, elle libéra Irumi de la chaîne qui l'entravait mais, avant de le permettre d'avancer vers le public, elle s'interposa entre la bête et les jurés, levant un index sur ses lèvres tout en souriant d'une façon polie mais inquiétante. Un doux mélange de gentillesse et d'obscurité.

– Aussi sophistiqués soient-ils, les démons sentent la peur. Faites silence et admirez la bête, elle vous le revaudra bien.

Se redressant de tout son long, Hanaë adopta une nouvelle posture droite et confiante, écartant les bras pendant que le Grahyèna lui tourna autour tout en observant le public inquiet et silencieux. L'éclat azur glacé d'un projecteur centra toute son attention sur le Pokémon parcourant la scène en long et en large, levant les pattes aussi haut qu'il le pouvait, adoptant ainsi la démarche d'un pseudo dandy. Et, quand la musique s'emporta, la bête se déchaîna. Elle chargea, jappa et suivit un chemin totalement aléatoire, veillant néanmoins à bien rester sur la scène. Ses quelques gestes violents furent parfaitement contrôlés. Néanmoins, l'humaine se retourna aussitôt vers son démon. Jouons.

– Une bête tu n'es plus. Cesse de te comporter ainsi, ordonna-t-elle à haute voix tandis que sa respiration lente et lourde servit d'indicateur à son Pokémon afin qu'il ne se calme pas réellement. Comme prévu, le roi des bêtes perpétua son carnage improvisé. Après avoir tourné une dernière fois, la miss effectua son retour, avançant ainsi vers la créature affolée. Cette dernière s'enticha d'un air paniqué mais ne recula pas, se contentant d'agir comme une bête sauvage le ferait. Irumi adopta une posture avec la tête à ras du sol, le derrière relevé et la queue hérissée, grognant après celle qui avançait vers elle. Mais finalement, il fit mine d'être pris au dépourvu alors que l'humaine s'abaissa à son niveau pour l'enlacer, susurrant quelques nouveaux mots assez audibles pour le public. Tu n'es plus une bête mais un être sophistiqué. Rentrons.

À ce simple signal, Hanaë se releva. La bête délivrée de sa malédiction s'en alla faire un dernier tour de scène, aussi droite qu'avant. Elle s'abaissa néanmoins pour ramasser sa propre laisse de fer sombre qu'elle ramena à sa maîtresse, saluant néanmoins l'intégralité du public d'un noble geste de la tête. Il effectua alors sa marche finale en compagnie de la pseudo gothique, quittant la scène alors que la musique s'arrêta.

Une fois hors de portée des regards, Hanaë et Irumi partirent en direction des vestiaires, là où Feitan et Karuto les attendaient déjà. L'humaine se posa sur un banc puis souffla un grand coup, comme libérée d'un poids qui l'avait encombrée pendant toute la durée de la prestation, ou plutôt depuis qu'elle avait échangé un regard avec Inezia.

– J'ai encore beaucoup de progrès à faire sur ma gestion du stress, constata-t-elle alors que ses jambes en tremblotaient encore. Dites-moi que les autres n'ont aucune chance. Dites-moi que je suis la meilleure. J'en ai besoin.

Elle s'adossa à un casier, laissant Irumi titiller sa main pour chercher des caresses. Feitan sembla un minima convaincu tandis que Karuto, aussi bizarre que d'habitude, fit simplement tourner ses rouages. Ce fut éprouvant !

Coucou, je suis un HRP informatif:
 

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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Sam 2 Juil - 15:07



 
Dites, ça veut dire quoi glamour ?



     Mika se regarda dans le miroir à la recherche du moindre petit défaut, elle y avait investit du temps et beaucoup de patience dans cette tenue elle ne pouvait pas laisser le moindre fil ou le moindre petit pli tout gâcher. En regardant sa robe la couturière en herbe se rappela comme il avait été difficile de trouver la tenue adéquate avec le thème, elle avait tout d'abord dût comprendre ce que signifiait réellement Glamour et comment elle pourrait le marier avec la Grâce, elle s'était alors rendue compte que c'était assez facile de faire de belles choses avec ces deux thèmes... un peu trop facile d'ailleurs. La Coordinatrice ne voulait pas faire comme tout le monde et voyait déjà toutes les Mentalis avec des tenues roses bonbons et rouges avec pleins de paillettes et des rubans sur elles et leurs pokémons, hors, elle ne voulait et ne pouvait pas faire cela, d'abord parce qu'elle ne voulait pas donner raison à ceux disant que les Mentalis ne jurent que par le rose et ensuite parce que ni elle ni Tim n'auraient supportés tout ça. C'est grâce à une chanson d'idol qu'elle avait finalement trouvé l'inspiration et que sa robe avait vu le jour, elle avait choisie de prendre un thème orientale dont la danse était remplit de Grâce et qui avec la bonne chorégraphie et les bons accessoires pouvait tout à fait être Glamour. C'était parfait. Maintenant c'était le tour de Tim de passer sous les mains expertes de Mika, l'évoli était stressé, elle le savait, peut-être même plus qu'elle et pourtant il se laissait faire et ne s'enfuyait pas conscient de l'importance du moment, il ne voulait pas gâcher toutes ces semaines à travailler pour faire de ce moment un magnifique souvenir.

    Mika prit tout d'abord « l'Abyssale émeraude pour Pokémon » que Sirius avait confectionné aux mesures de Tim et put le lui mettre facilement à la base de son oreille gauche, il est brillant et ressort parfaitement avec les reflets verts des yeux de Tim, pour ne pas oublier Mika met sa version humaine du bijoux et se met à penser que Sirius a vraiment beaucoup de talent pour avoir fait exactement ce qu'elle pensait avec les informations floues qu'elle lui avait donné. Elle secoue la tête pour arrêter de penser à des choses inutiles ce qu'il lui arrive souvent en périodes de stress, elle doit se concentrer sur sa tâche, la jeune fille passe donc un nœud papillon noir aux reflets verts au cou de Tim, elle prend ensuite quatre bracelets de pattes qui reprennent les mêmes arabesques que celles du bijoux de Siriusque Mika s'est appliquée à recopier et les fait glisser aux pattes de Tim les resserrant après pour qu'il ne soit pas gêné dans ses mouvements. Elle clique ensuite un rond argenté à la base de la queue de son évoli et relie plusieurs fils de perles vertes et dorées au rond au bout de sa queue, pour la dernière touche et parce qu'il faut quand même un peu de paillettes Mika prend une poignée de paillettes dorées et passe sa main au dessus de Tim pour que son pelage soit encore plus brillant après le soin qu'elle lui a fait. Tout en faisant tourner son stylo entre ses doigts Mika regarde son évoli pour voir si quelque chose est à changer puis lève le pouce vers lui, il est parfait ! La jeune fille avance alors vers le miroir et se maquille légèrement ne sachant pas vraiment ce que les projecteurs peuvent donner si elle met trop de maquillage, elle se contente donc de se mettre un peu de mascara et de la poudre dorée ainsi qu'un peu de gloss.

    Ils vont bientôt passés. Plus que deux personnes et c'est leur tour, ils attendent impatients et horriblement stressés, Mika a prit Tim sur ses genoux car elle le voyait tout tremblant et sans se soucier du regard des autres concurrents a commencé à chanter la chanson sur laquelle ils vont passés, et alors que la personne avant eux passe elle lui murmure à 'oreille que tout ira bien, qu'ils se sont entraînés et qu'il n'y a pas de raison pour que ça se passe mal, au fond d'elle Mika sait qu'elle le dit aussi pour se rassurer. Ils sont maintenant derrière le rideau et Tim est pour la première fois rentré dans sa Pokéball, Mika se prépare à entrer sur scène et regarde ses pokémons qui vont les aider avec un clin d’œil et un sourire malgré le stress qui lui tord le ventre, si elle craque maintenant ils sont foutus. Quand elle entre sur scène la salle est plongée dans le noir et les spectateurs ne voient qu'une ombre, elle se met alors en position les mains croisées au dessus de sa tête et ses voiles tombant devant son visage, c'est partit, la musique commence.

    Alors que la première note résonne le Doudouvet que Mika vint tout juste d'avoir lance Zénith et la jeune fille commence sa chorégraphie sans pour autant sortir Tim de sa Capsull'Ball, avec l'attaque Zénith et le Jet de Sable que Guture envoie sur Mika qui le fait tournoyer grâce à sa robe, la scène ressemble maintenant à un désert brûlant. Lorsque la chanson en vient aux paroles Shira lance alors Dracossoufle sur Zénith et le soleil brûlant se transforme soudain en un bleu profond, comme si le jour et la nuit s'étaient inversés en un instant. Alors Mikato qui se tient au milieu de la scène lance la Pokéball de Tim en l'air et celle-ci s'ouvre en libérant des étoiles blanches qui virevoltent dans toute la salle, pendant que le public a les yeux rivés sur les étoiles Mika s'est placée en dessous de Tim les mains tendues et lorsque son pokémon touche ses mains avec ses pattes elle le renvoie en l'air et Tim lance une attaque Météore touchant les étoiles blanches une par une qui éclatent en une fine poudre dorée et argentée sur le public et le jury. Mika et Tim espèrent qu'ils aiment autant les paillettes qu'eux mais au moins ils sont sûrs d'avoir touché Heartnett. Bien, ils sont arrivés au bout de la scène avec le sourire et sans encombre, une petite pirouette des deux stars et un clin d’œil synchronisé à l'attention du jury feraient presque oublié à Mika que derrière eux il y a encore le retour à faire avec cette horrible boule au ventre.

    Heureusement elle a toute la chorégraphie en tête et ses mains et ses hanches ont tellement été habitués à la faire qu'elle fait tous les mouvements à la perfection, Tim lui aussi use de ses charmes et comme prévu à chaque fois que Mika déplace sa hanche de tel ou tel côté le petit évoli s'en sert comme un tremplin et semble voler en tournoyant. Alors qu'ils se retrouvent de nouveaux au milieu de la scène le dernier évènement de leur défilé arrive, Tim saute dans les mains de Mika qui le lance en l'air comme au début du défilé sauf que cette fois l'évoli grâce aux pouvoirs de Kitsu qui le soutient reste dans les airs et danse sur le vent, il s'amuse à faire des pirouettes tandis que Mika restée en bas tournoie sur un pied comme une danseuse classique et semble entourée d'un halo lumineux grâce à l'attaque Plénitude de Kitsu, alors même que Kitsu utilise Plénitude Tim n'est plus soutenu et alors qu'il semble tomber le Doudouvet envoie l'attaque Spore Coton et Tim se reçoit gracieusement sur le coton moelleux et lance une attaque Charme à l'attention du jury. Mika et Tim se retrouvent alors au fond de la scène et tournoient une dernière fois Mika lançant un baiser au public et Tim s'inclinant, un dernier clin d'oeil et les deux amis se retrouvent derrière le rideau. Mika se retrouve alors par terre ses jambes ayant lâchées à force de tremblements et Tim s'est réfugié contre elle, c'est comme ça que les retrouvent leurs compagnons qui les félicitent de leur prestation, Mika lève un regard fatigué mais heureux vers ses pokémons.

"Je suis crevée, ça vous dit d'aller prendre une glace et après on va dormir ?"

C'était vraiment épuisant toutes ces émotions.

Spoiler:
 
 
    


 
- Adrenalean 2016 pour Bazzart
 

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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Sam 2 Juil - 22:09




Coordination #4 - Défilé de mode
RP Compétition

C’était l’histoire d’un jeune pêcheur solitaire qui habitait en haut d’une montagne fort reculée. Dans son village, la neige ne fondait jamais ; les saisons s’écoulaient lentement et, seules annonçaient le printemps, les fleurs d’ornithogales en ombrelle qui sortaient de terre et les grues qui passaient au-dessus de sa maison dans un ballet aérien fragile et élégant. Le jeune pêcheur aimait les grues ; il trouvait qu’il n’y avait rien de plus gracieux que ces oiseaux blancs aux ailes tachées de noir qui dansaient dans les airs.

Un jour néanmoins, alors qu’il se dirigeait en aval pour relever ses filets, il vit l’une de ces grues blessée sur son chemin.  Pris de pitié, il la porta délicatement entre ses bras et l’amena jusqu’à chez lui. Il en prit soin trois jours durant, soignant ses plaies et lustrant ses ailes pour qu’elle se rétablisse. A la fin du troisième jour, la grue quitta sa modeste demeure et s’envola rejoindre les siens.

Les jours s’écoulèrent alors lentement, jusqu’à ce que, un soir, une tempête de neige fasse rage. Blotti dans son cabanon, le pêcheur tentait de combler l’état déplorable de ses planches de bois pour ne pas que la neige se faufile, lorsqu’on frappa à sa porte. Intrigué, il ouvrit et se retrouva face à une magnifique jeune femme qui lui demanda refuge. Incapable de laisser une personne dans cette tempête de neige, il l’invita à entrer. Il ne put apprendre ni d’où elle venait, ni ce qu’elle était venue faire ici. Tout ce qu’il savait était que, les jours passant, ils étaient tombés amoureux l’un de l’autre.

Six mois plus tard, le pêcheur et l’inconnue qui était à présent devenue sa femme connurent une période difficile. Les pêches se faisant de plus en plus rares, l’honnête homme n’eut plus assez de moyens pour subvenir à leurs besoins. La jeune femme, douce et reconnaissante, lui proposa alors de tisser une étoffe pour qu’il puisse la vendre au marché. Elle lui demanda d’installer son métier à tisser dans sa chambre et de n’y entrer sous aucun prétexte. N’ayant pas d’autre solution, le pêcheur accepta et laissa sa femme tisser.

Trois jours s’écoulèrent durant lesquels il ne la vit pas. Seul le bruit du métier à tisser lui indiquait qu’elle était encore en vie. Respectant néanmoins sa promesse, il ne la dérangea pas une seule fois. Au bout du troisième jour, elle sortit enfin de sa chambre fatiguée, une magnifique étoffe entre les bras. L’étoffe était si légère et si fluide qu’on avait l’impression qu’elle était tissée avec du vent. Sa beauté était telle que le pêcheur fut certain d’en tirer un excellent prix. Il remercia sa femme, courut jusqu’au centre du village et parvint à la vendre au plus offrant. Le succès de l’étoffe fut tel qu’il en tira de quoi survivre six mois. Il retourna donc dans sa maison isolée, avec pour seule compagnie celle de son aimante femme.

Six mois plus tard néanmoins, l’argent vint à manquer de nouveau. Le pêcheur supplia sa femme de tisser une autre étoffe, mais cette dernière refusa. Tisser lui demandait beaucoup d’efforts, et elle n’était pas certaine de pouvoir le refaire. Sous les demandes insistantes de son mari néanmoins, elle décida de s’isoler une seconde fois pour tisser une étoffe plus belle encore que la première. Elle lui fit promettre de ne pas entrer dans la chambre et de ne plus jamais demander d’autre étoffe. Heureux de pouvoir une nouvelle fois tirer profit des talents exceptionnels de sa femme, le pêcheur accepta.

Trois jours s’écoulèrent de la même façon que la première fois. Au dehors, le pêcheur attendait simplement que le bruit du métier à tisser s’arrête. Pendant ce temps, il observait les ornithogales en ombrelle, aussi appelées dames de onze heures car elles ne s’ouvraient qu’à partir de cette heure si particulière. Il les vit éclore trois fois, sans voir son aimée. Inquiet de ne pas voir sortir sa femme au bout du temps habituel, le pêcheur patienta encore. Ce ne fut qu’à la fin du quatrième jour qu’elle sortit enfin de la chambre, épuisée mais heureuse d’avoir pu achever son étoffe.

Le pêcheur courut jusqu’au village et vendit une seconde fois l’étoffe. Cette fois-ci, il réussit à obtenir assez d’argent pour vivre sept mois entiers ! Heureux, ils purent donc vivre sans soucis durant plusieurs mois.

Un jour néanmoins, un riche prince vint dans leur village. Il avait entendu parler de l’exceptionnelle qualité des étoffes de la femme du pêcheur, et souhaitait qu’on lui tisse un kimono d’une beauté sans pareille. Le pêcheur hésita, car sa femme lui avait fait promettre qu’il s’agirait de la dernière. Cependant, lorsque le prince lui assura qu’il payerait de quoi le faire vivre 20 années durant, le pêcheur se précipita chez lui pour convaincre sa femme. Il ne lui demandait qu’une seule étoffe de plus !
Sa femme refusa longuement mais, à l’usure, finit par accepter. S’enfermant dans sa chambre, elle fit promettre à son mari de ne jamais entrer, comme les premières fois.

De nouveau, trois jours s’écoulèrent. Puis quatre. Puis cinq… Le prince s’impatientait et demandait sans cesse quand son kimono serait prêt. Et, malgré les demandes incessantes du pêcheur,  jamais sa femme ne lui répondait. Piqué par la curiosité, le pêcheur finit par pousser la porte de sa chambre pour voir si le kimono était bientôt prêt. Quelle ne fut pas surprise lorsqu’il se retrouva face à face avec la grue qu’il avait sauvée, tissant avec des plumes qu’elle arrachait directement de ses ailes ! Avec un regard triste, la grue ouvrit la fenêtre d’un coup de bec, puis étendit ses ailes ensanglantées. Sans se retourner, elle sauta par l’encadrement et s’envola, pour ne plus jamais revenir. Ainsi s’achève l’histoire du pêcheur qui, par curiosité, cupidité et égoïsme, avait fini par perdre celle qu’il aimait.

***

La voix magnifique de Stentor s’arrêta doucement. Allongé sur son lit, ton serviteur venait de s’endormir, tandis que Chell, blottit contre lui, ronflait en mordillant la couverture qui le recouvrait. Les autres Pokémon s’étaient déjà tous précipités vers les bras de Morphée tandis que toi, Hélios, Larveyette parmi les Larveyette, veillait de tes grands yeux noir de jais. Le livre de contes glissa des doigts de ton serviteur et atterrit sur le sol dans un chuintement feutré. Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche ; parfait, personne ne te verrait faire. A petits pas, tu te précipitas vers le livre et l’ouvrit pour relire une troisième fois le conte.

Tu l’aimais, cette histoire. Elle était belle et tragique à la fois. Elle te rappelait ton histoire, ton passé. La bonté de cette femme qui donne tout pour son mari était touchante. Elle était comme toi, Hélios ; généreuse, délicate, aimante. Et elle aussi, tissait magnifiquement bien. Tournant doucement une page, tu regardas les illustrations faites à l’encre de Chine. Tes yeux pétillaient littéralement de millions de paillettes d’or. Tu adorais le tragique. Et Arceus que cette fin l’était ! Elle était parfaite pour toi. Il fallait que tu ais l’occasion de la jouer au moins une fois dans ta courte vie.

Car tes jours étaient comptés, Hélios. Tu le savais, étant né mâle dans ce Monde de violences et d’injustices. Tu l’avais su dès lors que Maman Manternelle t’avait raconté avec passion et tristesse ses derniers instants avec ton père. Oui elle lui avait mangé la tête après avoir reçu en son sein, la promesse de ta naissance. Mais non elle n’avait pas mal agit. C’était la nature. C’était le cycle de la vie. Mais toi, tu ne voulais pas te soumettre aux aléas de l’inéluctable.

Tu voulais être maître de ton propre destin. Tu voulais mourir de façon spectaculaire, Hélios. Que ce soit sur scène, picoré par un Pokémon Vol ou foudroyé par de l’Insecticide - tes deux pires ennemis -. Tu accepterais la visite de la Mort, un jour ou l’autre. Mais avant la fatidique rencontre, il te fallait briller. Briller devant tous. Être Hélios, le Larveyette parmi les Larveyette. Et pour ça, tu avais besoin de cette Compétition.

Ah, la Compétition ! Ce n’était pas ta première scène, mais c’était la première fois qu’elle serait publique. D’ordinaire, tes admirateurs secrets se faisaient discrets quand tu incarnais Phèdre, Macbeth, Jules César ou encore Michel Polnareff. Tu ne les voyais jamais, mais tu savais qu’ils t’épiaient pour se délecter de ton talent sans pareil. Cette fois-ci pourtant, ce serait pour de vrai. Devant des millions voire des milliards de spectateurs ! Avec en jury, ni plus ni moins que ce délicieux Andreas Heartnett. Ah comme tu l’admirais ! Il avait un charisme des plus raffiné, et ses cours sonnaient toujours comme de puissants Opéras à tes oreilles. Il avait souvent attribué de merveilleuses notes à Stentor, ton serviteur, lorsque tu avais décidé de prendre les choses en pattes et de rédiger ses examens de Performer à sa place. Il ne fallait pas que tu le déçoives. Il fallait que tu sois au-dessus de tout ! Raison pour laquelle tu avais décidé, sans consulter ton serviteur, d’inscrire son nom dans la liste des participations. De toute façon, pourquoi lui aurais-tu laissé le choix ?

Mais voilà qu’à présent, Hélios, tu te retrouvais face à une situation plus difficile que jamais. Il te restait trois semaines avant le jour fatidique, et tu n’avais toujours pas trouvé de thème ou d’idée pour ton défilé. Tu savais que tu allais être obligé de parader aux côtés de Stentor ; officiellement, c’était tout de même lui le « dresseur ». Et c’était une donnée qu’il fallait absolument prendre en compte ! Seul, tu aurais certainement été plus inspiré. Mais à deux...

Un soupir traversa tes mandibules. C’était de la faute de Stentor si tu étais autant bloqué, mais ce n’était pas en ressassant cela que tu allais avancer. Tu ne pouvais compter que sur toi-même, Hélios. Alors il fallait que tu réfléchisses. Comment associer le Glamour à la Grâce ?

Décidément, ce thème était bien compliqué. Tu étais certain que ce n’était pas ton cher Andreas Heartnett qui l’avait choisi : après tout, c’était bien trop stupide pour être de son fait ! Glamour ? GLAMOUR ? Pouvait-on faire plus large comme thème ? Autant dire tout de suite qu’ils n’avaient pas d’autres idées, hein. Mais, de bonne foi que tu étais, tu avais tout de même vérifié sur Poképédia si ta définition était celle qui était « attendue » par le jury. Après tout, chacun avait sa propre interprétation du Glamour, et mieux valait se fier à l’origine même du mot.

C’était ainsi que tu avais appris qu’étymologiquement parlant, le mot « Glamour » était tiré d’une langue d’une contrée étrangère qui signifiait à la base les changements d’apparence opérés par des êtres magiques. Il n’y avait pas beaucoup plus de précisions sur cette origine, mais ça te faisais vomir de penser ne serait-ce qu’un instant que ce mot pouvait avoir été inspiré de la famille des Zorua ou des Métamorph. Non mais sérieusement ?! De nos jours néanmoins, le Glamour désignait plus le charme, la séduction, la sensualité et une tenue vestimentaire suggestive. Mais dans ce cas, était-il possible d’être Glamour et Gracieux à la fois ? Certainement oui, si on trouvait le bon équilibre entre « juste suggestif » et « carrément provocateur ».

Tu te creusais la cervelle, grand Hélios, lorsque tes yeux tombèrent automatiquement sur le livre de conte. La grâce. Le Glamour. La tragédie. Aussitôt dans ta tête, l’idée fit tilt. Mais oui, comment avais-tu ne pas y penser plus tôt ?! Tout dans le conte tournait autour de la grâce. L’élégance du vol des grues, décrit par le pêcheur. La beauté de la femme grue. La délicatesse des étoffes qu’elle tissait. Si on n’était pas pile dans le thème, alors tu t’appelais Apollon ! Bon dans les faits, il était vrai que juridiquement parlant, tu t’APPELAIS certes Apollon. Mais là n’était pas le sujet, voyons !

Quant au Glamour… Le Glamour désignait les changements d’apparence. La femme grue n’était-elle pas dans cette catégorie, elle qui se transformait mystérieusement en femme ou en grue ? Hm… Certes oui, mais tu trouvais que tu étais trop léger sur le thème, Hélios. Il fallait ajouter des choses. Encore plus de détails pour que le lien soit encore plus percutant.

Et c’est là que quelques mots brillèrent sur le livre de conte. Les ornithogales en ombrelle. Les fleurs. Les roses… Andreas Heartnett ! Qui d’autre que lui pouvait incarner l’essence même du Glamour ? Dans ton esprit, c’était limpide comme de l’eau de roche : absolument personne. Il fallait que tu fasses de ta scène, un hommage à ce brillant homme. Sous tes pattes de tisseur, le conte de la grue allait devenir réalité. Tu allais faire de Stentor, une véritable dame de onze heures… Alors, crayon en main, tu te mis à esquisser des patrons sur ton carnet de croquis. Il fallait que tu avances. Que tu couses. Tu avais de l’or entre les pattes, Hélios ; et tu n’allais pas hésiter à t’en servir.

***

« Pssst, Ceres »

La disgracieuse Barpau sortit les nageoires de l’eau dans laquelle elle était en train de barboter. Comme à son habitude, cette idiote était en train de chercher des « trésors » pour Stentor, dans l’espoir de s’attirer ses faveurs. Tu trouvais son comportement ridicule, Hélios ; elle était la représentation même de l’asservissement des Pokémon aux humains. Retenant l’envie de te facepalmer violemment, tu t’approchas d’elle en prenant bien gare à ne pas mouiller la feuille qui constituait ton costume.

« J’aurais besoin d’une trentaine d’écailles de poisson très brillantes. Pas forcément toutes intactes. Est-ce que tu pourrais me rapporter ça dans la journée ? C’est pour heu… la Compétition. Le servit-… heu, notre dresseur, serait très content si tu pouvais faire ça pour lui. »

Il n’en fallut pas plus pour que Ceres accepte joyeusement sa tâche. Dans un petit bond, la Barpau rejoignit les profondeurs tandis que toi, Hélios, Larveyette parmi les Larveyette, soupirais de contentement. Ce petit détail réglé, tu allas te reposer à l’ombre d’un grand arbre pour étendre ta confection.

Dans un mouvement gracieux, l’immense filet de pêcheur se déploya. C’était un enchevêtrement très travaillé de fils de Sécrétion enroulés les uns avec les autres pour donner un résultat plus épais et brut. Tu avais passé des nuits et des nuits à les tisser pour former un filet convenable. La tâche n’avait pas été simple, puisque sortir autant de fil t’épuisais énormément. Mais il n’y avait rien que ton corps ne puisse faire, quand ta volonté l’avait décidé ! Satisfait, tu passas une nouvelle fois ta patte sur la toile pour sonder sa résistance. Elle était certes épaisse, mais ton talent était parvenu à lui donner une souplesse agréable. Dans tes affaires, tu piochais alors une bombe légèrement grisâtre et la passais légèrement le long de la toile ; le blanc nacré de tes parfaites Sécrétions devint progressivement plus terne, comme s’il avait été dégradé par le temps et les éléments. Un filet de pêcheur parfait ! Avec un sourire en coin de mandibules, tu redressas la tête lorsque Ceres vint déposer sur le bord, quelques écailles luisantes et quelques débris de coquillages.

« Wow, des débris marins ! C’est bien ça, Ceres ! »

La petite Barpau fit frétiller ses écailles puis replongea pour une seconde fournée. Pendant ce temps, tu récupéras le contenu de son butin et vint te positionner à côté de ton filet de pêcheur.

Dans ton esprit, ton costume était clairement défini. Toi, celui qui allait incarner le pêcheur du conte, se devais de porter des marques rappelant son statut. Pour autant, pour ta première scène, tu n’avais pas envie de te séparer de ce qui faisait l’essence même de ton être : tes feuilles. Alors, il avait fallu trouver un compromis, que tu pensais avoir plutôt bien négocié. Mais ça, c’était la surprise pour plus tard ! En attendant, il te fallait achever les préparatifs. D’une patte habille, tu disposais les écailles brillantes entre les mailles du filet de pêche. Tu avais récupéré un peu de glue dans la remise de Gaston Fooly, et tu t’appliquais à ne pas trop en mettre pour éviter les pâtés disgracieux. Un bruit d’eau te fit lever la tête. Devant toi, Ceres venait de déposer de nouveaux petits bijoux.

« Tu en as encore besoin de beaucoup, Hélios ? » demanda la petite Barpau avec un penchement de tête sur le côté.

« Oui Ceres. Autant que ton amour pour notre dresseur. »

Et à la petite Barpau de repartir joyeusement sous l’eau. Ah Hélios. Qu’est-ce que tu pouvais être machiavélique, parfois !

***

- Stop stop stop STOP STOP STOP ! hurla la voix de Stentor, qui cette fois, n’avait plus rien de mélodieuse.

Il était dans l’encadrement de sa chambre, main sur la poignée. Ses yeux bleus étaient presque rendus fous par la scène. Tu t’immobilisas un instant, comme pris sur le fait, avant de te renfrogner. Allons, tu étais dans ton droit le plus fondamental, Hélios ! Le droit des Pokémon à la créativité et aux arts ! Tu ne te gênas d’ailleurs pas pour le lui faire remarquer, sous les regards penauds d’Aura et de Zénith. Pour autant, Stentor n’eut pas l’air extrêmement réceptif à ton discours. Vrai qu’il ne pouvait pas encore comprendre le langage des Pokémon. Ah la la… Il ne faisait jamais d’efforts celui-là, aussi !

- Quelqu’un. peut-il. m'expliquer. ce. FOUTOIR ?!

Tu fermas un œil face à tant de stupidité. Ben tu venais juste de le faire ! Quel bougre d’andouille cet humain, alors…

Bon, il était vrai qu’à mieux y réfléchir, vous y étiez allés un petit peu fort. Tu tournas la tête vers le reste de la chambrée pour contempler le désastre qui t’avait pourtant parut être une bonne idée, à la base.

Les coussins de Stentor et de son colocataire muet avaient été éventrés par une attaque Coupe de Zénith. Entre tes pattes et celles de la Togepi et du Reptincel, leurs cadavres évidés étaient en train d’incarner la véritable peau de chagrin pour ton serviteur. Des plumes blanches qui avaient autrefois soutenu les cervicales de Stentor lors de ses sommeils les plus réparateurs volaient à présent dans toute la pièce, comme de la neige en plein Noël. Ça avait été drôle et fun. Les premières secondes. Maintenant tu voyais bien que vous aviez poussé le bouchon un peu trop loin Maurice. Et tu comprenais - un peu - pourquoi. Car à présent que toutes les plumes étaient éparpillées dans la chambre, comment allais-tu faire pour toutes les rassembler ?

Stentor parut réfléchir à une solution également, car il se massa les tempes pour ne pas exploser.

- Je vous donne dix minutes pour me ramasser tout ce bordel, le temps que j’aille voir Orren pour lui expliquer qu’il nous faudrait de nouveaux oreillers par VOTRE faute. Et vous avez intérêt à avoir fini lorsque je reposerai un orteil ici. EST-CE BIEN CLAIR ?!

Zénith et Aura - ces faibles ! - acquiescèrent tandis que toi, tu te contentais d’un regard insolent et fier. Evidemment que tu allais les ramasser, ces plumes ! Tu en avais besoin. BE-SOIN. Fallait-il que tu lui épèles ça ? Comme si ça t’amusais de jouer à la bataille de polochon avec des coussins éventrés en plein après-midi, alors que les Compétitions approchaient ! Bon certes oui, ça t’avait amusé, mais le sujet n’était point-là. Tu faisais ça pour ton art, Hélios ! Et cet idiot était en train de brimer ton art !

Avec mauvaise humeur, tu tapas du pied - ou de la patte de ton anatomie qui faisait office de pied - pour balancer l’oreiller à l’autre bout de la pièce. Pfeuh ! Il serait bien content, cet abruti de serviteur, lorsque tu lui ferais gagner la Compétition !

***

« … »

Cette fois-ci, tu étais conscient d’être dans une situation des plus difficiles. A dire vrai, tu t’y étais un peu attendu, venant de la part d’Auster. Cet espèce de snobinard était toujours réticent à donner un coup de pattes, sauf lorsque c’était demandé par Stentor. Pour autant, aujourd’hui, tu avais réellement besoin de son aide. Alors tu avais fait appel à toutes tes capacités de persuasion pour.

« Allez Auster, steûplait. Je te le demande gentiment. J’aurais juste besoin de quelques centaines de feuilles vertes, ce n’est pas non plus si difficile pour un grand Pokémon comme toi, non ? »

Le Noctali tourna ses yeux blasés vers toi. Bon. Il n’était pas très réceptif à la flatterie.

« En plus, je vous ai aidé pour la Compétition d’Archéologie, je te rappelle. Et notre dresseur m’en a été extrêmement reconnaissant. Il m’a même dit qu’il ferait tout pour m’aider dans ma quête de victoire. Toi qui es si soucieux de lui faire plaisir, tu devrais donc m’aider, non ? »

Aucune réponse. De toute façon, Auster n’avait jamais été du genre bavard. Même en langage Pokémon, ses grognements et ses aboiements restaient… ben des grognements et des aboiements. A croire qu’il était trop demeuré pour faire des phrases complètes ! A ta plus grande surprise néanmoins, le Noctali se mit à sortir les griffes et à grimper à l’arbre pour découper des feuilles par la tige. Emerveillé, tu vis des dizaines de feuilles se nimber doucement d’une aura violette, et retomber en un tas parfaitement arrangé sur le sol. Qu’est-ce qu’Auster pouvait être pratique, parfois ! Tu allais la gagner, cette Compétition ! Mouhahahahaha !

« Bon par contre Auster, c’est pas les feuilles de cet arbre là que je voulais. Tu peux recommencer pour l’autre ? »

« … »

Jamais tu n’avais reçu une telle quantité de feuilles lancées à pleines vitesse par une attaque Psyko dans la figure. Ah décidemment, la vie d’artiste était semée d’embuches et de drames.

***

Le jour J était enfin arrivé. Dans ta loge privatisée, tu te sentais trembler. Sûrement frétillais-tu d’excitation, Hélios ! Larveyette parmi les Larveyette ! Après tout, ça ne pouvait pas être des choses aussi banales que le stress ou le trac, n’est-ce pas ? Pfeuh. Sûrement pas !

Tentant de te calmer, tu fis de ton mieux pour te remémorer ce que tu avais lu sur internet à propos de ce qu’il fallait faire avant de monter sur scène. Dessiner trois fois le symbole victoire sur la paume de sa main, et ensuite faire semblant de l’avaler. Ok. Tracer la victoire… Tracer la victoire… ARGH, MAIS COMMENT POUVAIS-TU TRACER LA VICTOIRE SANS DOIGTS ?! Tout à ta panique, tu te pris les pattes dans ton filet de pêcheur et releva la tête, grognon, lorsque Stentor souleva un pan du rideau qui vous permettait d’avoir un peu d’intimité dans les vestiaires. Oui bon. Peut-être avais-tu exagéré en mentionnant des loges privatisées. Juste un peu.

- Je suis là, Hélios. Que dois-je mettre ?

Le regard de Stentor était déterminé et ardent, ce qui eut don de te plaire immédiatement. Ah ! Là, tu le retrouvais clairement ! C’était pour cette raison que tu avais voulu rejoindre son équipe ; pour des moments comme ça que tu étais fier de l’avoir choisi comme serviteur ! Reprenant contenance, tu te dirigeais vers lui pour lui montrer ce qu’il devait porter, et pour lui mettre entre les mains son script que tu avais écrit toi-même. Après quelques minutes d’hésitation, Stentor se tourna vers toi.

- Tu es sûr ?

Oh que oui, tu étais sûr. Un rictus vint s’esquisser sur tes mandibules. Après ton aide lors de la Compétition d’Archéologie, il n’avait plus le choix. Il sembla d’ailleurs le comprendre, puisqu’il soupira et alla s’isoler derrière un rideau pour revêtir son costume.

Pendant ce court interlude, tu fis profit du temps pour mettre le tiens.

C’était une ode au conte du pêcheur et de la grue. Partant de tes épaules, une magnifique traine comme celles des mariées prolongeait ton sillage. Elle faisait aux alentours de trois mètres de longueur, et vu le temps que tu y avais passé, tu étais heureux qu’elle rende aussi bien en vrai. Contrairement à celle des mariées néanmoins, elle n’était pas tissée en dentelle ou en tulle ; non. Cette fois, c’était un véritable filet de pêche qui drapait tes épaules. Au creux de ses nœuds, des morceaux d’écailles brillantes aux teintes arc-en-ciel scintillaient comme des millions d’étoiles. Quelques débris de coquillage ajoutaient un côté grossier mais vrai à l’ensemble. Tu avais même ajouté trois plumes en cristal que tu avais demandé à un Coordinateur Mode de confectionner pour toi. Elles permettraient de faire un rappel avec le conte et avec la grue. Egalement, en écho au costume de Stentor, tu avais glissé quelques fleurs d’ornithogales en ombrelle blanches entre les mailles du filet.

Pour parachever ta tenue, tu avais troqué ton habituelle feuille contre une, plus verte et brillante, qui soulignait avec merveille ton teint de soufre. Contrairement à Stentor, tu n’avais pas besoin de plus d’apparats pour être Glamour et gracieux. Pas besoin d’artifices, car tout ton être l’exsudait ! Pour plus de charme néanmoins, tu t’étais permis de maintenir le filet de pêche en le fermant grâce à un magnifique pendentif en forme de Feuille de Jade. Tu étais parfait. Soucieux d’avancer néanmoins, tu entrepris la dure tâche de te peindre le visage. Un fil de Sécrétion s’échappa de tes mandibules pour attirer la trousse de maquillage vers toi.

Il fallait que tu sois le pêcheur, fatigué mais heureux. Las et pauvre, mais aimant. Celui qui souffrait également, à la fin. Alors, pour rappeler le noir du bout des ailes de grue, tu appliquais une généreuse couche de noir sous tes yeux. Au-dessus, un eyeliner doré à paillettes doublé d’un trait de vert anis. Ton regard était à la fois épuisé et pétillant ; ce contraste était magique. Du plus bel effet ! Fin prêt, tu te tournais vers le rideau qui venait de s’agiter. Stentor avait fini ! Ça allait être ton œuvre, ta gloire !

Il sortit et tu restas muet un instant face à tant de beauté.

Ses cheveux avaient été ramenés sous une perruque du même châtain qu’à son habitude. Un véritable ruisseau de mèches cascadait sur ses épaules et lui arrivait jusqu’au bas du dos. Une frange légère masquait le côté gauche de son front, et ses yeux verts étaient assortis à tes feuilles. Sa robe lui allait à merveille. Tu avais passé tant de temps à coudre, tisser, et apporter des finitions à cette pièce que tu avais envie de l’encadrer dans la vitrine de tes plus belles réussites. Un bustier légèrement rembourré pour donner l’effet d’une fausse poitrine de bonnet B couleur vert pâle lui ceinturait le torse et la taille. Avec sa morphologie et ton talent, on ne voyait plus rien de masculin qui puisse gâcher la prestation. Une dentelle finement ouvragée que tu avais cousue en forme de feuilles recouvrait le bustier, pour faire encore une fois rappel avec ton propre costume.

Le jupon était ce qui t’avais pris le plus de temps. Un magnifique jupon blanc de plusieurs couches de tulle superposées donnait à Stentor un air de mariée. Sur toute la surface à l’exception d’une bande triangulaire sur le devant, des feuilles agencées les unes sur les autres avec la régularité d’une pomme de pin avaient été délicatement cousues. Quelques fleurs fermées d’ornithogales en ombrelle avaient été glissées aux endroits stratégiques. Derrière, au niveau du dos, deux grandes capes à la forme légèrement recourbée vers l’intérieur étaient également recouvertes de feuilles suivant la même logique. Enfin, Stentor portait une belle paire de chaussures vertes au talon de cristal ouvragé de façon à rappeler la forme d’une plume et d’une feuille entrelacées. Ça t’avait demandé un temps fou également, cette chaussure. Tu avais dû soudoyer à grands renforts de Jetons un Kaimorse sculpteur de glace qui avait bien accepté de répondre à tes caprices, mais tu étais fier du rendu final. Bon OK tu avais dit que c’était du cristal alors qu’il s’agissait en fait d’un type de glace incroyablement solide fait par un putain de phoque, mais STOP JUGER, OK ?!

M’enfin. Ton œuvre finale était là. Mal à l’aise sur ses talons, Stentor piétina maladroitement sur place. Humpf. Même pas de problème !

Tapant dans tes mains, tu fis venir Auster jusqu’à toi. Briefé au préalable, le Noctali savait très bien ce qu’il devait faire pour ne pas que son maître se ridiculise devant l’école entière. Un Psyko vint nimber le talon et le pied d’Alban d’une aura violette, le maintenant debout. Avec ça, il n’avait même pas à s’inquiéter de marcher comme un demeuré, puisqu’Auster s’occuperait de tout à sa place !

Dans un flashback, tu te remémoras ces longues sessions que vous aviez passées, Auster et toi, à regarder des défilés de mannequin à la télévision. Tout ça pour que le jour de la Compétition, le Noctali puisse être capable d’imiter parfaitement la démarche d’une fille. Stentor sembla surpris, mais il s’accommoda rapidement à cette nouvelle sensation. Venait à présent le moment du maquillage !

D’un coup de patte, tu lui intimas de venir jusqu’à toi. Il s’assit sur la petite chaise prévue à cet effet, et tu le fusillas du regard lorsqu’il se cogna contre la commode du bout de sa cape de feuilles. C’était fragile, screugneugneu !

Comme une œuvre d’art, le visage de Stentor commença à prendre forme. Avec habileté, tu appliquas une première couche de fond de teint adapté à sa couleur de peau. Puis, comme pour toi, un trait d’eyeliner vert et doré vint surligner sa paupière. Crayon noir sous l’œil, léger mais sophistiqué. Puis, rouge à lèvre or. Avec application, les ombres furent marquées de façon à donner un effet plus féminin ; ses traits déjà fins se firent encore plus délicats. Autour de ses yeux en amande, le fard à paupière vert discret traçait comme deux feuilles pour rappeler la thématique de ton costume. Une touche de spray à paillettes et le résultat était là…

Vous étiez tous les deux magnifiques. Lui, femme délicate et sensible, dont la robe végétale venait souligner avec légèreté ta superbe. Toi, Larveyette parmi les Larveyette, beau et touchant à la fois dans tes apparats oscillant entre le sophistiqué et le modeste. Tout dans votre allure et votre apparence avait été travaillé de façon millimétrée. Tu avais repris avec perfection ta thématique générale du conte du pêcheur et de la grue. Toi, tu incarnais le pêcheur avec ta cape de filet dont les nombreux détails rappelaient la mer. Stentor incarnait la grue lors de sa première apparition sous la forme d’une femme, belle et désirable. Les fleurs des dames de onze heures placées subtilement sur vos costumes venaient d’ailleurs rappeler avec discrétion votre thématique. Quant au Glamour… Tu n’avais pas besoin de grand-chose d’autre que toi et ton attitude, pour représenter le désirable et le charme. Pour Stentor, c’était déjà plus subtil… Sa robe laissait deviner beaucoup de choses ; en ce sens, il était donc sensuel. Mais tu avais préparé une surprise qui risquait de ravir le public, tout en revenant aux origines même du Glamour…
Enfin, tu avais choisi d’interpréter à ta manière les thèmes, en y ajoutant ta patte. Casser les codes et offrir une version végétale à ce conte était quelque chose qui te tenait à cœur. Quel aurait été l’intérêt de refaire à l’identique l’histoire ? C’était si ennuyeux… Alors tu avais fait en sorte d’être ce marginal ; metteur en scène qui tisse et détisse son décor pour surprendre et choquer. Ah ça, tu allais choquer, Hélios ! Et le show commençait… maintenant !

- Ça va être notre tour… Tu te sens prêt, Hélios ?

Tu relevas la tête vers Stentor et fut frappé par la perfection de ton travail. C’était si émouvant que tu aurais écrasé une larmichette si le noir sous tes yeux avait été waterproof. Mais trêve de séquences niaises ; évidemment que tu étais prêt ! Si toute l’équipe suivait le scénario à la lettre, il n’y aurait pas de problèmes. Alors, jetant ta cape derrière-toi avec un geste dramatique, tu quittas les vestiaires pour emprunter le long corridor vers la gloire. Au bout du tunnel… y verrais-tu la victoire ?

***

La salle était plongée dans le noir, comme tu l’avais demandé. Postés sur les divers coins de la scène, les Pokémon de Stentor t’attendaient, prêts à répondre au moindre de tes caprices. Le script avait été répété une dizaine de fois avec eux ! Ils devaient normalement être au point, non ? Nerveux, même si tu ne voulais pas te l’avouer, tu commenças à piétiner sur place tandis que le présentateur faisait sa transition. De quoi parlait-il ? Tu ne parvenais même pas à capter les bribes tant ton esprit était brouillé. Tu étais focalisé sur la victoire, Hélios. Il te fallait briller, Larveyette. Briller. Car c’était ton moment.

- Et le duo suivant... STENTOR ET…. HELIOS !

Sourire plaqué sur tes mandibules, tu t’avanças vers la scène. Stentor s’était crispé un instant lorsqu’il avait entendu le pseudonyme sous lequel tu l’avais enregistré, mais qu’importe. Peut-être te remercierait-il d’avoir tenté de conserver son intimité sous ce nom de scène ô combien charmant. Allons, c’était cool, non ? Ok. Peut-être avais-tu exagéré.

Pas le temps d’y penser néanmoins, car le premier tour de piste commençait. Sur ta demande, Mistral et Zénith lancèrent les hostilités. Une Brume blanche émana doucement de l’Altaria chromatique, tandis que le Reptincel lâchait de gros nuages de fumée noire de sa gueule. Les deux vapeurs vinrent se mêler et s’entrecroiser, donnant un aspect mythique à la scène à peine éclairée par un unique spot blanc qui suivait votre avancée. Pendant ce temps, tu savais qu’Aura profitait de sa petite taille et de l’écran de fumée pour poser les fleurs d’ornithogales en ombrelle le long de l’estrade. La musique se lança, doux mélange entre la harpe et le piano. Puis, après les premières notes, Zéphyr le Goélise chromatique lança une douce attaque Vents Violents pour disperser progressivement la fumée.

Vous sortirent Stentor et toi de la brume, dans une apparition presque magique. Les exclamations des spectateurs se firent entendre tandis que toi, Hélios, t’avançais dans ton costume de pêcheur végétal. A tes côtés, ton faire-valoir attirait certainement quelques regards grâce à sa robe magnifique.

Dans un flash te revinrent quelques bribes de souvenirs. Ce travail, ce n’était pas uniquement le tiens ; c’était le vôtre. Tout le monde avait participé, à sa manière. Auster avec les feuilles, Ceres avec les écailles… Barber en te prêtant un peu de Jetons qu’il avait gagnés au Poker lorsque tu étais le plus dans le besoin. Zénith et Aura dans cette orgie de plumes et d’oreillers… Et à présent, tous étaient en train de travailler de concert pour rendre ta prestation spectaculaire. Tu leurs en étais reconnaissant, Hélios… Tu allais partager ta gloire avec eux, selon le pouvoir de l’amiti-… WAIT. Qu’est-ce que tu racontais ? Tu te fichais bien de tout cela. Tu étais le seul à avoir du mérite pour avoir été aussi bon dans ton travail. FUCK LE TEAMWORK, MOUHAHAHAH ! Hm, excusez pour ce bref écart. Revenons-en à notre défilé.

L’audience était subjuguée par ta superbe. Tu étais tellement beau, après tout ! En face de toi, Andreas et deux autres Coordinateurs anecdotiques - pfeuh - étaient en train de te juger. Mais qu’importe. Tu savais que tous dans la salle connaissaient le fameux conte du pêcheur et de la grue. Sûrement seraient-ils sensibles à tous les petits clins d’œil ? Quelques pas de plus. A côté, Stentor avait une démarche parfaite grâce à Auster qui guidait ses pas de son attaque Psyko. Sa robe scintillait de mille feux sous le spot.

Puis, sans prévenir, tu te nimbas d’une aura dorée pour lancer une attaque Zénith. Des rayons de soleil vinrent prendre naissance sur le plafond pour tomber sur la scène comme des lances de lumière en plein jour. Sous l’effet de la lumière vive, les ornithogales en ombrelle se mirent à s’ouvrir doucement. Sur ta cape, sur la robe de Stentor, autour de la scène… Dans un ballet merveilleux, les pétales se développèrent pour dévoiler au public leurs pistils d’or et leur forme fuselée. Les six pétales de la fleur formaient comme une étoile ; celle de ta réussite. Et c’était aussi l’éclosion de l’amour entre le pêcheur et la femme.

Se tournant lentement vers toi, Stentor te gratifia d’un regard qui se voulait éperdument amoureux. Bon. Pour ses talents d’acteur en dehors d’une caméra, on repassera. Mais c’était un bon début ! Tout en surjouant, tu lui fis silencieusement la cour dans un jeu de regards qui ne trompait personne. Vous vous aimiez. C’était indéniable.

Arrivé à la moitié de l’estrade, tu te renfrognais cependant. Votre ménage ne pouvait plus subvenir à ses besoins. Tes pêches ne rapportaient pas assez, pour. D’un coup de tête dramatique vers le côté, tu baissais les yeux ; honteux de ta propre faiblesse. Stentor ne cessait cependant pas de sourire. Ses fines lippes aux éclats dorés s’agrandirent encore une fois, et il écarta les bras comme une ballerine. Sa promesse de tisser une étoffe faite de vent. Sa promesse de te remercier pour tout ce que tu avais fait pour elle.

Alors, doucement, tu relevais la tête. Puis, de tes mandibules, un fil de Sécrétion vint s’apposer délicatement sur les doigts tendus de Stentor. Un fil. Puis deux. Puis trois. Puis encore... Lorsque vous parvinrent aux trois quarts de l’estrade, chaque doigt de Stentor était relié à un filin brillant qui flottait majestueusement dans les airs grâce aux Vents des ailes de Zéphyr. Dans une danse suave et mystique, Stentor agita les bras avec grâce, faisant voler sa soie comme s’il était en train de tisser. Pendant ce temps, toi Hélios, tu contemplais les fleurs en attendant patiemment le retour de ta femme, sans oser croiser son regard. Tu n’avais pas le droit de la contempler, Hélios. Elle t’avait fait promettre de ne pas entrer, après tout. T’en souvenais-tu ?

Puis l’étoffe fut achevée. Mais toi, Hélios, tu avais été cupide, égoïste, avide d’en connaître plus.

Vous parvinrent heureux au-devant de la scène pour laisser le jury contempler vos costumes. Pour autant, quelque chose n’allait pas dans votre union.

Stentor s’était mis à pleurer. De fins sillons de larmes vinrent s’écouler le long de ses joues. Au-dessus de vous, tu savais que Zéphyr s’était caché au plafond pour faire tomber doucement quelques gouttes de Pistolet à O sur le visage de Stentor. Il ne visait pas forcément bien vu qu’on voyait clairement que l’eau mouillait la frange de la femme-grue, mais qu’importe ; c’était plus dans la signification et l’évocation que tu voulais être.

Ton regard se fit plus inquiet. De profil à présent, tu regardais ton aimée. Tu l’avais surprise alors qu’elle était en train de tisser sous sa forme de grue. Et à présent, elle ne voulait plus se présenter devant toi. Après que tu ais rompu votre promesse. Après avoir été surprise ainsi…

L’attaque Psyko d’Auster vint doucement auréoler la cape de Stentor d’une aura violette. Les feuilles se détachèrent une à une pour tomber au sol. Sous les exclamations ravies du public, tu sentais ton cœur tambouriner dans ta poitrine. Car ce qu’ils avaient au départ pris pour une cape drôlement ouvragée était en fait une paire d’ailes de plumes camouflées sous un rideau de feuilles. A présent que son enveloppe végétale s’était retirée, on voyait clairement que Stentor avait dans son dos, deux magnifiques ailes bordées de plumes blanches, parfois entrecroisées des plumes de cristal que Sirius t’avait confectionné. Sur les bords, les plumes avaient été colorées en noir pour rappeler la grue. Stentor était la femme grue. Il était une grue. Le Glamour à ses origines n’aurait su être mieux représenté.

Dans un demi-tour dramatique pour que toute l’audience puisse admirer ses ailes, Stentor fit volte-face, se cachant le visage entre les mains. A présent que le secret avait été révélé, il se devait de s’envoler par la fenêtre… Le laissant retraverser seul l’estrade sous un torrent de plumes déclenché par la Danse Plume de Barber, tu restas là, sur les devants de la scène.

Tu avais été un mauvais mari, Hélios. Cupide. Grossier. Ne prenant pas en compte tout l’amour que cette femme te portait. Elle avait été reconnaissante ; tu avais été ingrat. Alors, ton Zénith s’intensifia pour aller jusqu’à brûler les fleurs et à les faire flétrir. Le passage du blanc pur au noir défraîchi représentait la fin de votre amour. A force de vivre de façon trop ardente, voilà que vous vous étiez brûlé les ailes.

Tu regrettais Hélios. Ô, tu regrettais.

La musique s’arrêta doucement et la Voix Enjôleuse de Mistral s’éleva, comme pour t’appeler vers d’autres horizons. Silencieusement, tu écartas les pattes avant, comme pour montrer ta résignation. Tu n’avais plus celle que tu aimais. Par ta faute. Alors, il ne te servait plus à rien de vivre.

Une attaque Fléau dirigée vers toi te fit tomber à genoux - ou l’équivalent, au vu de ta morphologie - sur le sol jonché de feuilles et de plumes. Tremblant et haletant, tu déclenchas une attaque Ecosphère pour que tout ton être se nimbe d’une lumière verte. Les spectateurs retenaient leurs souffles ; toi, tu en étais à ton dernier.

Alors, dans une dernière attaque Piqûre, tu transperças ton buste, à l’endroit où tu avais caché un petit ballon rempli de paillettes. Des millions de paillettes blanches et vertes furent projetées devant toi, représentant ton sang qui s’écoulait doucement sur la scène. Puis, après quelques gestes dramatiques, tu finis enfin par tomber sur le sol. Ton agonie était longue, mais au moins était-elle spectaculaire. Tel un Macbeth des temps modernes, tu eus un dernier râle et ferma les yeux, terrassé par la douleur de la perte de ton aimée et de ton abdomen percé d’un coup de poignard.

Utilisant Psyko, Auster souleva une dernière fois les feuilles et les plumes pour les faire tourbillonner autour de ton corps. La Brume et le Brouillard de Mistral et Zénith s’élevèrent de nouveau, tandis que, discrètement, Stentor te tirait le long de la scène grâce à un fil de Sécrétion presque invisible qui vous avait relié depuis le départ.

Ainsi s’acheva ta première scène devant un public.

Et au fond, tu étais heureux de ce que tu avais pu faire ; Hélios, Larveyette parmi les Larveyette. Aujourd’hui, dans la sensibilité, la subtilité, la tragédie et la beauté… tu avais brillé.


HRP : Informations
Pokémon utilisé : Hélios (Larveyette)
Points de Beauté : 5
Objets Bonus attachés : Pendentif Feuille de Jade (+2), Plumes de cristal (+2)
Points Pokéblocs : 3
Note : Le conte de la femme-grue est un récit japonais typique, mais je l'ai réécris à ma façon pour les besoins de la Compétition.


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Niveau : 0
Jetons : 5000000
Points d'Expériences : 365

MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   Mar 19 Juil - 8:28

La compétition est bien évidemment terminée. Je clos le topic. =)
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MessageSujet: Re: Compétition Coordination#4 - Défilé de mode   

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Compétition Coordination#4 - Défilé de mode
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