Des retrouvailles attendues - PV Leonidas Blackhart
Calliope Pryde
Calliope Pryde
Région d'origine : Unys.
Âge : 18 ans
Niveau : 51
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Points d'Expériences : 1579
Adulte Médecin Débutante
Sujet: Des retrouvailles attendues - PV Leonidas Blackhart   Mer 6 Juil - 14:33

DES RETROUVAILLES ATTENDUES
FT; LEONIDAS

La sortie avait été programmé bien plus tôt que prévu, ce qui enchantait Calliope. La pauvre jeune fille commençait un peu à en avoir marre de vivre à l'hôpital et la visite de ses parents inquiets ne faisait qu'accentuer ce sentiment désagréable. Alors, lorsque le médecin était venu dans sa chambre ce soir là, elle avait décollé de son lit, gagnant une soudaine énergie. Et pour la première fois depuis une semaine, un véritable sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Il lui avait tardé de sortir de là, de rejoindre l'académie, de reprendre sa vie d'avant et surtout, de retrouver ses camarades. Un en particulier, d'ailleurs. C'est celui-ci qu'elle avait contacté en premier, dans l'espoir de le voir dès qu'elle poserait pied à Lansat.

Calliope rentrait enfin. Ayant regagné des forces, elle pouvait profiter de l'air marin un court instant, juste avant de monter sur son embarcation. Hana était toujours avec elle, fidèle au poste. Mystik restait dans les bras dans sa dresseuse, générant un certain apaisement chez cette dernière. Sur le trajet du retour, elle repensait à ce qu'elle venait de vivre. Son départ précipité, le soutient  particulier d'Idalienor, ses parents attentionnés mais un peu trop collants, la compassion de ses Pokemon, l'annonce du diagnostique possible et les examens lancés dans la foulé tout comme les traitements. Sans oublier les nombreux médecins, son professeur qui avait fait spécialement le déplacement... Il y avait eu tellement d'éléments sur une courte période. Finalement, sa pathologie évoluait. Et forcément, ce n'était pas dans le positif. Conditionnée depuis la découverte de celle-ci, Callie savait très bien qu'un jour, à moins qu'un miracle ait lieu, son état général se dégraderait.

Le cancer n'était pas encore là pour autant. Pas de chimiothérapie. Pas de radiothérapie. Ils l'avaient laissé tranquille sur ça mais elle restait en étroite surveillance. Ils avaient fait un courrier à la direction, contenant apparemment les mesures à prendre en cas de problème. La faiblesse générale qu'avait ressenti Callie était en lien avec la progression de la maladie, tous étaient d'accord là-dessus. Alors, que faire ? Malheureusement, pas grand chose. A ce jour, il n'existait pas réellement de solution. La rouquine devait continuer à faire attention, c'est-à-dire d'appliquer sa crème toutes les deux heures et de se couvrir avec ses vêtements chaque parcelle de peau. D'appeler au moindre doute pour avoir des conseils.

Maintenant, il faillait mettre cet évènement de côté, tourner la page pour avancer. Mais avant, elle allait devoir donner des explications. Mentir pour ceux qui ne savaient pas et donner tous les détails possible à Leo, Alban et Idalienor. Revenir là-dessus ne l'enchantait guère mais elle comprenait aussi que ses camarades étaient dans le désir d'en savoir un petit peu plus. Elle leur devait bien cela, après tout. Alors, elle s'y préparait mentalement, s'efforçant à trouver les mots justes pour ne pas choquer ou encore inquiéter davantage. Callie savait déjà que ce serait plus difficile avec Leonidas. Pourquoi ? Car elle n'arrivait pas du tout à anticiper ses réactions. Ses messages lui avaient paru tellement froids au début, l'amenant à se questionner. Et puis, il n'y avait pas que cela qui la faisait cogiter. Où en étaient-ils dans leur relation exactement ? Restait-elle la simple amie proche ou est-ce que ça avait évolué ? Avec tout cela, elle s'était perdue et restait dans l'incapacité à répondre à ses questionnements. Une chose était sûre, pourtant... C'est que ce baiser lui avait paru tellement vrai.

Assise, boisson chaude à la main, elle parcourait son iPok et regardait de nouveau sa conversation avec le blond. Elle retombait de nouveau sur cette photo qui l'avait énormément attendrit, surtout lors de cette période difficile. Il faillait remercier Cael comme il se doit pour ce présent, bien que cela ne semblait pas trop enchanter le lion, apparemment gêné. Lui qui était si confiant habituellement ! Il n'y avait pas de honte à avoir, ni même de crainte. Callie allait garder précieusement ce contenu, ne le partageant pour rien au monde. Un nouveau sourire et elle verrouillait l'écran sur cette photo qu'elle ne se lassait pas de contempler -même si Cael apparaissait en premier plan.

Un dernier soupire et elle s'étirait de son fauteuil, jetant un rapide coup d'œil à l'horloge. L'heure avait bien avancé. Comme quoi, être prise dans ses pensées faisait avancer rapidement le temps. Le navire ralentissait. Un signal sonore annonçait l'arrivée à Lansat et Calliope se précipitait à la sortie, s'appuyant contre la rambarde pour pouvoir observer son entrée au port. Est-ce que Leonidas était déjà présent ? Selon son message d'hier soir, il disait être là avant. Il n'y avait pas trop de monde, ce qui lui permettait de repérer cette petite tête blonde poster contre une caisse en bois. A la vue de ce dernier, le coeur de Calliope ratait un battement. Ces habitudes là n'ont pas changé... Lorsqu'elle le distinguait, elle repensait aussitôt à la saint valentin, revoyant le moment où ils s'étaient embrassés, ce qui forcément, l'embarrassait.  Devait-elle faire comme si rien ne s'était produit ? Quelle réaction avoir au moment où elle irait à son encontre... ? Elle ne savait pas quelle attitude adopter. Il avait lui-même dit qu'il avait hâte de la revoir.

Pas le temps de torturer l'esprit pour ça, les passagers étaient déjà prêts à descendre. Callie restait cependant immobile, pensive. Allez, courage. Elle prenait une grande inspiration, se saisissait convenablement de la couveuse contenant un oeuf entre ses mains et avançait à son tour parmi la foule. Pandespiègle se chargeait de sa petite valise. La brise, un peu trop fraiche encore, allait caresser son visage. Et quand, enfin, son pied se posait au sol, c'était comme si un énorme poids s'envolait. Elle se sentait bien mieux. En marchant doucement, droit devant elle, la rouquine guettait Leo du regard. Ce dernier était en train de s'avancer vers elle, un peu plus loin. A chaque pas, la distance entre eux se séparait, son rythme cardiaque s'accélérait, sa respiration en devenait saccadée. Qu'est-ce qu'il lui avait manqué. Callie s'était imaginée le pire dans son lit d'hôpital et finalement, elle était parvenue à le retrouver.

Laissant ses émotions la guider, elle confiait la couveuse à Hana et se accourait dans les bras de son beau lion. Désolée Leo, mais cette privation avait été trop difficile à surmonter. Nez enfuit dans son épaule, elle le serrait doucement contre elle, bien heureuse de sentir sa présence. La fragile demoiselle restait ainsi, sans dire un mot, savourant ces quelques secondes de retrouvailles en silence. Elle s'en voulait encore. Elle l'avait prévenu, certes, mais leur échange n'avait été que superficiel. Il ne connaissait pas les détails de son départ. Elle s'était refusée de le faire. Mais il avait sûrement tout un tas de question. Et puis, le Phyllali n'était pas idiot, il devait savoir que son absence avait un lien avec sa pathologie. D'ailleurs, la connaissait-il vraiment, cette maladie ?Elle en doutait, car elle avait coupé court le jour où elle lui avait avoué.

_ Il est si bon de te revoir...

C'était sorti comme un soupir de soulagement. Les peines étaient toutes envolées à présents. Elle se redressait un peu, regardait ses yeux qu'elle pouvait à présent mieux admirer car ses lunettes n'étaient plus opaques. Deux belles lueurs ambrées qui avait aussi la charmer. Puis, elle souriait et se détachait de lui, à une distance qu'elle jugeait raisonnable. C'était devenu embrassant, comme toujours. Et même s'il lui semblait s'être un peu rapproché de lui, elle n'était pas encore totalement sûre de ce qu'ils formaient.  

_ Regagnons-nous directement le bus ou préfères-tu te poser quelque part ?


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Leonidas Blackhart
Leonidas Blackhart
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Sujet: Re: Des retrouvailles attendues - PV Leonidas Blackhart   Ven 22 Juil - 12:22

LEO & CALLIE
may we meet again

Elle était partie. Ce fut si soudain. Comme la dernière fois. Encore. Partie Leo'. Partie. Pour toujours ? Tu en avais eu l'impression. Ce n'était pas la première fois qu'on te faisait le coup, qu'on baladé le peu de cœur qu'il te restait pour finalement l'abandonner. Tu sais très bien que Callie n'est pas comme ça, qu-que... qu'elle n'aurait pas fait une chose pareil sans une bonne raison. Les choses sont différentes ici. Très différentes. Et pourtant... Tu es devenu si méfiant... si craintif aux idées, aux marches à suivre. Tu as longtemps été perdu, confus et terriblement maladroit sur ce sujet. Il n'y avait qu'a voir les messages que tu avais envoyé à la Givrali. Froid... presque glacé. Tu regrettes.

Estelle non plus, n'aurait pas dut être comme ça... Et pourtant elle était partie elle aussi... Sans un mot, sans une explication...Il était donc justifié de te voir faire les cents pas, d'être ce lion en cage qui attend qu'on vienne le voir, qu'on passe sa douce main dans sa crinière, qu'on vienne recoudre ses blessures... Calliope était... salvatrice. Tu avais confiance... A moins que cela est été une part d'espoir... Quelque chose au final sur laquelle tu ne saurais réellement donner un nom ou une forme.

Il n'y avait rien a comprendre, tu avais fini par fondre, par te laisser aller... par tomber, comme elle avant toi. Tu es sans doute le mieux placé pour savoir que ce genre de chose ne se contrôle pas. Ça vient, ça frappe, ça se colle et ça ne veut plus vous lâcher. C'est une drogue. De l'opium qui se love autour du cœur. Parfois ça le fait battre, à toute vitesse, qu'on pourrait le croire bondir hors de sa poitrine. Ça peut vous faire planer, ça peut vous rendre léger et insouciant. Et parfois... ça le freine, d'un coup d'un seul, et sa le retourne, ça le secoue, ça lui fait faire des tonneaux, en perpétuelle accident de la route, qui recommence, encore et encore... Ça peut vous rendre malade. Complètement malade...

Et tu t'étais encore fais avoir. Tu avais sombré, c'était indéniable. La disparition de Callie après la saint-valentin avait fait exploser en toi quelque chose que tu avais finis par comprendre. Ce baiser n'avait pas juste était une impulsion naturelle de ce qu'elle avait eu le délicieux plaisir de te laisser... non, c'était bien plus. Du désir oui... certainement, tu ne pourrait prétendre le contraire, mais il y avait autre chose. Ce petit quelque chose qui fait la différence, qui peut rendre fou.

Soudain, en un petit sursaut, tu redresses ton regard vers l'horizon. Sur le large, la silhouette du bateau dont tu attend l'arrivé depuis presque deux heures pointe enfin le bout de sa proue. Tu restes collé sur les caisses de bois empilées derrière toi. Le regard pétillant, tu laisses se dessiner sur ta frimousse de jeune homme un large sourire. Tu es venu seul, ou presque. Luné a embarqué la petite troupe dans le petit bois de l'académie. Pour l'heure, tes yeux étaient fixés sur l'approche du navire.  Elle était là n'est-ce pas ? Elle devait être là. De terribles doutes et questionnent viennent alors – une fois de plus – assommer ton cerveau. Ton pied tape le sol, allant de l'impatience à la nervosité. Des frissons étranges, tous autant agréable qu’écœurant, galopent sur tes bras, suintent ta nuque, dévalent ton échine paralysée par mille et une questions. Tu espères qu'elle va bien...Qu'elle ne va pas te dire qu'elle doit repartir... Tu grognes, silencieusement, ébrouant cette vilaine grimace de ta frimousse.

Le bateau fini par amarrer et la personne tant attendue apparaît. Le cœur battant, tu fais un pas en avant. Callie elle, se fait pressée et vient se jeter directement dans tes bras. Tu manques de perdre un peu ton équilibre, que tu rattrapes d'un pas en arrière. Surpris, c'est le mot. Tes yeux se sont écarquillés par le geste et tes bras se sont automatiquement retrouvaient autour de sa taille. Visage dans le creux de ton épaule, elle s'y frotte et tu l'enlaces d'avantage – si cela est possible. Le temps semble s’arrêter. Tu profites, autant qu'elle de vos retrouvailles tant attendues. Elle est là. Juste là, tout contre toi. Tu peux sentir son parfum, la sentir respirer contre ton buste tendu d'une certaine fierté. Un soupire de sa part, quelques mots qui chassent les doutes et la revoilà qui te regarde droit dans les yeux. Tu ne peux être plus direct au travers de tes mirettes dorés. Regard épris et attentionné, pétillant de passion. La jeune fille finie cependant par se détacher, reculant, créant de la distance. Tes bras la laisse se glisser hors de ton étreinte. Tu grimaces. Grognon et sans aucun doute égoïste, tu la laisses finir sa phrase avant de grignoter a nouveau ce même écart précédemment crée.

▬ Hey... Je n'en ai pas fini avec toi.

Une main malicieuse vint se poser dans le bas de son dos, pendant que l'autre s'occupe d'écarter les mèches susceptibles de te gêner. ▬ Tu m'as manqué... Beaucoup trop... Tu prends le temps de la détailler, de lécher du regard chaque parcelle de son visage. De ses yeux passant par l’arrête de son nez, distinguant ses joues empourprées d'embarras, pour finalement glisser tendrement sur ses lèvres que tu t'empresses de capturer des tiennes. Différent de celui de la saint-valentin, moins sauvage, moins fougueux. Un baiser délicieusement appétissant -pas que le dernier en date n'est pas était a ton gout (au contraire). Ta peau finie par s’électrocuter. Ce n'est pas forcement visible, mais les poils blonds de tes avants bras se redressent. L'intégralité de ton être est parcouru de frissons amoureux. L'échange terminé, tu restes sans voix, le souffle quelque peu saccadé, front posé sur celui de Calliope.

Un sourire, et tu te redresses, charmeur, comme d’accoutumé, essayant de dissimuler grâce à ton attitude le rouge qui t'a gagné les joues.

▬ Pourquoi ne pas rentrer mais en prenant notre temps ? Tu dois être fatiguée du voyage. Tu veux que je t'aides a porter quelques affaires ? Dis-tu en lançant un regard par dessus son épaule en apercevant la couveuse dans les bras de la Fragilady visiblement gênée de ce qu'elle venait de voir.





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Calliope Pryde
Calliope Pryde
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Sujet: Re: Des retrouvailles attendues - PV Leonidas Blackhart   Dim 24 Juil - 7:00

   
DES RETROUVAILLES ATTENDUES
   FT; LEONIDAS

   Calliope n'était pas sûre d'une chose : c'était de sa liaison avec le blond. Ce départ précipité et le peu d'échange qu'ils avaient eu le temps de son hospitalisation ne l'avaient pas aidé. La dernière fois qu'ils s'étaient véritablement entretenus, c'était à la Saint-Valentin, là où après un moment plutôt cocasse, il était venu chercher les lèvres de la rouquine pour échanger un baiser empli de fougue. Puis après, plus rien... La reprise des cours et la gène mutuelle y étaient pour quelque chose aussi. Mais là, ils se retrouvaient enfin, laissant planer un doute dans l'esprit de la jeune fille qui n'osait pas faire plus que de se jeter dans ses bras. Et la réception avait été positive puisque le blond ne s'était pas privé pour la serrer doucement contre lui. Au moins, l'attente de ces retrouvailles étaient partagées.  Mais quelque chose la bloquait encore. Elle attendait juste le petit signe, celui qui pouvait lui donner la permission d'aller plus loin. Par crainte de faire un faux pas, la demoiselle avait préféré en faire un en arrière pour retrouver une distance qu'elle jugeait adéquate. Juste après avoir prit le temps de toucher son corps dans une étreinte, d'observer son regard ambré pénétrant, et de respirer son parfum enivrant. Bref, de retrouver toutes ces sensations qui lui permettait de caractériser Leonidas, d'en faire un être parfaitement unique et désirable.

   Callie l'avait questionné sur ses attentes, quant à savoir s'il préférait se poser dans un endroit calme ou de rentrer tranquillement vers l'académie. La réponse avait été différente. Surprenante, aussi, puisqu'elle ne s'y attendait absolument pas. L'écart à peine creusé entre eux se comblait par un rapprochement furtif. La pression en bas de son dos amenait la jeune fille à se rapprocher de nouveau du garçon qui laissait échapper une phrase qui lui paraissait être dénudée de sens. Finir ? C'est-à-dire ... ?  Tu es si naïve, Calliope, pestait son esprit. Très vite, la rouquine comprenait le sens de ses propos au moment même où il écartait quelques unes de ses mèche de cheveux. Son regard velouté était en train de la détailler. Callie ne pouvait empêcher ses joues de s'empourprer d'une coloration rosée. Elle se sentait menacée, prête à être dévorée.

   Elle l'avait manqué. Voilà sa déclaration. Une déclaration qui faisait écho dans son âme. Une déclaration peut-être maladroite pour lui mais juste parfaite pour la rouquine qui succombait totalement. Elle se sentait présente dans le coeur de Leo. Elle avait enfin prit une place importe, veillant de jour en jour à gagner du terrain dans celui-ci. Le baiser ne venait que sceller ce à quoi elle aspirait depuis plusieurs mois déjà : il officialisait enfin ce qu'ils étaient devenus, soit un couple. Elle ne pouvait espérer mieux de sa part. Le blond s'était vraiment ouvert à elle, l'évènement à la Saint-Valentin n'était pas un leurre ! Le tout était de savoir si elle n'était pas en train de rêver car, là, actuellement, elle se sentait flotter. C'est la sensation que lui donnait ce baiser auquel elle répondait positivement, bien évidement. Un contact chaud (et humide #paf) qui l'amenait à détendre tous ses muscles et à laisser son cœur envahir sa poitrine d'un chant mélodieux. Un baiser divergent à tous les autres, notamment de celui qui remontait de quelques semaines déjà. La passion était bien là, mais la fougue avait diminué. Tous les sens  de Callie était en émoi, un véritable délice. L'espace de cet instant, plus rien n'existait. La rouquine en avait même oublié ses Pokemon qui la suivaient. Hana, gênée, avait détourné le regard contrairement à Ephraim  qui les fixait bouche bée.

   Malheureusement, toute bonne chose avait une fin. La séparation restait cependant douce. Il y eut un court silence et Calliope en profitait pour se remettre de ses émotions mais aussi pour reprendre son souffle. Elle levait les yeux vers le blond au sourire triomphant, abordant ensuite cet air charmeur qui lui collait si bien à la peau. Un soupire de la part de la jeune fille, non pas d'exaspération mais plutôt de soulagement et elle lui souriait à son tour. Voilà  qui avait le mérite d'éclaircir davantage son questionnement. Leonidas n'était donc pas resté sur un simple baiser à la demande d'un camarade. Celui-ci était bien plus, et de toute évidence, il faisait part de ses propres sentiments amoureux vis à vis de la jeune fille. Un sentiment enfin partagé. Elle ne pouvait être que comblée. Elle qui avait été si maladroite tout en étant courageuse, en faisant en sorte de l'accompagner, de lui laisser du temps et même de se refuser de continuer de le conquérir, par crainte de le perdre aussi en tant qu'ami. Et il était là, juste en face, l'ayant tout juste embrassé. La rouquine ne pouvait rêver mieux. Ni même espérer un meilleur retour sur l'île. Leo était présent, c'est tout ce qui comptait maintenant.

   _ D'accord, merci. répondait-elle, encore toute émoustillée par leur baiser.  Ephraim semble bien s'en sortir. Dans la précipitation, je n'ai pris qu'une seule valise. Ca devrait donc aller pour lui. De toute façon, le Pandespiègle comptait bien garder ce qu'il avait, pas prêt à se laisser doubler par un beau gosse à la tête d'ange. Il serrait d'ailleurs la poignée fermement, bombant le torse afin de prouver qu'il avait encore pas mal de réserve. Levant les yeux vers le ciel, Callie l'ignorait et poursuivait. Par contre, ce que tient Hana te revient. C'est un cadeau de ma part. Pour m'excuser d'être partie. Je me doute à quel point ça a du être... Difficile.

   Difficile de revivre ça. Mais pas besoin de le préciser. Cela ne ferait qu'ouvrir une blessure déjà -presque- refermée. De toute évidence, Leo savait très bien où Calliope voulait en venir. Elle projetait bien évidemment cet évènement avec le départ d'Estelle. Sauf que ce n'était pas totalement comparable. Car consciente de cela, Callie avait averti son lion. En donnant peu de détail, certes, mais suffisamment pour qu'il se sente rassuré, qu'il sache où elle se trouvait. Du moins, c'est ce qu'elle avait pu croire. Finalement, peut-être que ça n'avait pas suffit, expliquant alors la froideur des messages. La demoiselle n'en était pas sûre. Mais de toute évidence, c'était à elle de demander pardon. Enfin, s'il désirait en savoir davantage, c'était à lui de poser les questions. Jamais elle n'irait tout lui raconter. Ou du moins, pas dans le détails. Subtile ? Par vraiment. C'était surtout pour le protéger, d'une certaine manière.

   _ C'est un futur Sabelette. Il provient de la pension de mes parents. Je leur avais demandé il y a un moment déjà... Et comme j'ai eu l'occasion de les revoir, ils ont pu me le confier, malgré les circonstances. J'espère qu'il pourra se montrer utile dans tes prochaines fouilles. Mais avant, il va falloir bien s'en occuper. Et bien évidemment, je suis disponible pour t'épauler dans cette tâche.

   Explication donnée, un large sourire illuminait  le visage tout joyeux de la préfète des bleues et Hana donnait la couveuse à sa dresseuse qui tenait tout particulièrement les remettre en mains propres au garçon. Un geste bien particulier.

   Ensuite, les adolescents repartaient tranquillement vers le bus, marchant l'un à côté de l'autre. La présence du lion mettait étrangement mal à l'aise Callie, sûrement parce que ce dernier avait un regard assez "insistant" dans sa direction. Il attendait... Quoi ? Des informations, bien entendu. Mais Callie n'en avait pas le courage, pas pour en parler directement sans qu'on la convie à le faire. (Des empotés, je vous l'dis !) Elle n'appréciait pas étaler ses problèmes sans que quelqu'un s'y intéresse de façon direct. Pour elle, se plaindre ne faisait pas parti de ses habitudes. Et Leonidas ne connaissait pas tous les détails. Alors, que faire ? Reprendre depuis le début ? Peut-être.

   _ Comme tu te doutes, la maladie a évolué. se lançait-elle, la tête penchée sur ses pieds. Les examens restent cependant positifs dans le sens où cette évolution n'est pas très conséquente. Ils m'ont quand même dit de faire un peu plus attention. Mais... Sa voix commençait à dérailler, la crainte la submergeant sans qu'elle puisse y faire quelque chose. Les mots s'enchainaient naturellement, sans même prendre le temps de réfléchir à ceux qu'elle devait employer. J-J-ai peur... Peur de tout perdre du jour au lendemain. Pire. D'avoir fait tout cela pour rien, pour te rendre triste, encore une fois. Je n'aurais peut-être jamais du m'attacher autant à toi...

   Voilà des propos qui ne ressemblaient pas du tout à la jeune fille, elle qui, d'habitude, avait toujours le sourire, qu'importe les circonstances. Mais la situation était un peu plus grave et positiver sur des choses qui la concernaient était difficile, surtout quand le pronostic n'était pas à son avantage. Elle savait bien, qu'un jour, elle allait s'éteindre. C'était une éventualité à ne pas prendre à la légère, même si son professeur ne cessait de la rassurer, car sa maladie était une variante. La plupart ne passait pas le cap des 17 ans et elle en avait 18. Malgré tout, elle n'arrêtait pas de s'imaginer le pire. Et pourtant, elle ne regrettait pas ses choix. Pas totalement. Car elle avait eu le bonheur de gouter au plaisir, celui de se retrouver dans les bras de l'être aimé, de le contempler et de l'embrasser.


[Don de l'oeuf de Sabelette]

   

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Leonidas Blackhart
Leonidas Blackhart
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Sujet: Re: Des retrouvailles attendues - PV Leonidas Blackhart   Mer 3 Aoû - 16:36

LEO & CALLIE
may we meet again

Tu sens la surprise se peindre sur tes traits à la réponse enjouée de Calliope sur tes lèvres. Force et conviction, envie et passion. Tu l'avais rapproché vers toi, comme ça, avec tendresse et subtilité. Tu l'avais empêché de fuir ayant agripper ses hanches d'un geste plein d'affection.. Pour une nouvelle fois, pour de vrai, pas une once de résistance. Le juste abandon. En premier temps paralysée, la Givrali avait fini par bouger. Ta maladresse, tu l'avais écarté, repoussé pour faire place à la confiance, au désir... Un geste bien amené, des lèvres ouvertes qui s’effleurent avec audace, qui se cherchent, fiévreux l'un pour l'autre. Deux souffles qui se mélangent pour une énième fois, scellant ce que tu avais mis si longtemps à comprendre. Tu fermes ensuite les yeux, naturellement happé, attiré. Finalement, porté par cet élan de désir, tu te fais plus fougueux, plus fort. Tout autour de toi s'efface, s'estompe. Ta main se resserre autour de sa taille. Peur peut-être qu'elle ne s'échappe, tu lui empêches toute retraite. C'est instinctif, débordant d'envie. Incontrôlable et frénétique. Tu te détaches à nouveau pour revenir aussitôt prendre d'assaut ses lèvres. La chaleur de cet échange, opéré sous les yeux de tous, se prolonge jusqu’à ce que le manque de souffle vous rappel à l'ordre.

Redressant doucement mais sûrement la tête, tu avais croisé le regard d'une femme qui aussitôt avait pour seul réaction baissé les yeux. Ton front s'était finalement déposé sur celui de la préfète des Givrali, reprenant progressivement quelques bouffés d'air marin. Délicieux moment, foutrement gênant, qui te força a reprendre ce petit air fière pour cacher ce vermillon qui teinte à présent tes joues. Une reprise de normalité, des regards qui se perdent entre l'horizon et son visage. Tu ne peux t'empêcher de la détailler et te sachant en droit de le faire sans te cacher t’étires un bien large sourire que tu finis par adresser au Pandespiegle, bien trop fier pour te passer la valise de la demoiselle. Tu hausses les épaules, jouant ce petit jeu de fierté avec lui.

▬ Par contre, ce que tient Hana te revient. C'est un cadeau de ma part. Pour m'excuser d'être partie. Je me doute à quel point ça a du être... Difficile.

Tu déglutis, fronces les sourcils et détournes le regard. Blessé ? Peut-être pas... Mais tu vois où elle veut en venir et ça te froisse le sourire. Évidement que de la voir disparaître comme ça t'as foncièrement abîmé le cœur  et l'esprit. Ce n'est plus si ressent... cette histoire, mais c'est toujours là, gravé dans tes os, inscrit dans ta tête et ce pour toujours. Tu grognes le plus silencieusement possible, retenant ce petit quelque chose d'irrité dans ta voix et re-forces un sourire sur ton minois.

▬ Tu n'aurais pas dut... Et toi Leo', tu n'as pas a grogner comme tu le fais. Ne sois pas aussi égoïste... ne soit pas aussi blessé... c'est fini tout ça, tu le sais. Finis. La page à était tournée, le livre a même était fermé, c'est un tout autre tome sur lequel tu t'engages a présent. Alors arrêtes avec ces petits yeux, et reprends toi bien comme il le faut. Tu inspires profondément et lâches un petit soupire en observant Calliope presser la couveuse contre ton torse. Elle t'explique d'une petite voix qu'il s'agit là d'un œuf de Sabelette. Tes mains se posent soigneusement sur celles de la Givrali et un grand sourire taquin s'annonce déjà sur tes lèvres. Tu n’hésites pas a t'approcher un peu, baissant légèrement la voix pour la remercier et ajouter ces quelques mots : C'est un peu comme si c'était notre enfant. Et tu lâches un rire cristallin, faisant en sorte de tenir fermement la couveuse. Tu fais en sortes de ne manquer aucune réaction de la Givrali, trouvant le tout parfaitement adorable et commences a marcher a sa suite pour rejoindre l’arrêt de bus qui vous mènera jusqu'à l'académie.

Sur le chemin, tenant comme papa protecteur le sasse contenant l’œuf du Sabelette, tu commences a fixer la demoiselle avec une certaine insistance. Pas besoin de se demander pourquoi. Elle était partie, vite, sans réelle explication et de surcroît sans te prévenir. Tu n'es pas du genre a être insistant et peux te montrer particulièrement patient, mais tu voulais savoir et quelque part, tu savais que Calliope voulait se débarrasser de ce poids constant qu'elle portait sur ses frêles épaules. Elle n'a pas osé relever son regard, mais de ses lèvres ce sont déjà échappés quelques mots troublants. Sa maladie... Tu t'en étais douté. Sans surprise, tu serres les crocs, enlaçant d'avantage la cuve contre ton thorax. Sa maladie a évolué...Difficile a admettre mais dure réalité. Elle ne t'en avais jamais vraiment parlé... de sa maladie. Jamais directement, ou jamais précisément. Tu savais que le soleil était pour elle – tout comme pour toi – un ennemi redoutable et vicieux.

▬ Les examens restent cependant positifs dans le sens où cette évolution n'est pas très conséquente. Ils m'ont quand même dit de faire un peu plus attention. Mais..

Tu ne la quittes pas des yeux, déjà terrifier a l'idée de la revoir disparaître. A te croire réellement maudit mon cher Leo'. Toujours le même chemin, ce même mécanisme qui se met en place pour toi et toi seul. Appelez ça comme vous voulez... le destin … la fatalité. Tomber pour mieux se relever, sourire et rire pour mieux pleurer. Acquérir l’impensable et le voir aussitôt s'évanouir dans la nature... Tu as un don pour les histoires brises cœur...

Tu finis par lâcher un petit soupire, acceptant l'adversité.

▬ J-J-ai peur... Peur de tout perdre du jour au lendemain. Pire. D'avoir fait tout cela pour rien, pour te rendre triste, encore une fois. Je n'aurais peut-être jamais du m'attacher autant à toi...

Si elle a le temps de finir sa phrase ? Tout juste... Tu as déposé l’œuf au sol pour libérer tes bras. Tu as saisis ses mains tremblantes, tu as planté ton regard dans ses yeux et ce malgré tes lunettes. Ton regard est trahis par la tristesse de cette vérité, mais tu fais ton possible pour lui apparaître fort et déterminé. Comme un geste naturelle tes doigts se faufilent entre les siens, rendant l’intégralité de sa paume prisonnière de ta poigne. Tu grignotes le peu de distance qui peut vous séparer. Tu n'as jamais été un bon orateur. Ta langue de prédilection est celle du geste, du toucher et des sursauts de l’épiderme. Tu parles en frissons et en caresses... Mais cette fois, il te faudra te délier la langue. Cette fois... il te faudra faire preuve d’éloquence.

▬ C'est normal d'avoir peur. Mais.. ne dis pas... ne dis pas que tu n'aurais pas dut t'attacher comme tu l'as fais... Ne dis pas que tu regrettes...Dans dix ans, dans un an, dans trois semaines ou bien demain... Ça ne changera pas le fait que je t'aime... C'est trop tard pour regretter. Je suis amoureux... Calliope. Alors je ne te laisserais pas. Jamais. Si je dois trouver Jirachi pour te guérir je le ferais. Sois en certaine !
 

Et tu lui offre un nouveau sourire avant de baisser les yeux vers l’œuf déposé à tes pieds. Tu gardes une main liée a la sienne et tandis que l'autre s'empresse de se lover autour de la couveuse tu entraînes Callie sur tes pas. C'est le dos tourné que tu te permets de rajouter ceci :

▬ Crois en mon expérience... Regardez en arrière et se poser ce genre de question n'arrange rien... Tout proche de l’arrêt de bus, à quelques mètres seulement, tu t’arrêtes, serrant sa main dans la tienne tout en te retournant, affichant un sourire jusqu'aux oreilles. Profitons un maximum. D’accord ?

(acquisition œuf de sabelette)



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selkies mood


Des retrouvailles attendues - PV Leonidas Blackhart Hmtm3bv
kado:
 
Calliope Pryde
Calliope Pryde
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Niveau : 51
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Adulte Médecin Débutante
Sujet: Re: Des retrouvailles attendues - PV Leonidas Blackhart   Ven 12 Aoû - 15:13

   
DES RETROUVAILLES ATTENDUES
   FT; LEONIDAS

Front contre front. Qu'est-ce qu'elle appréciait cette position. Celle d'avoir le sentiment d'être enfermée quelque part, de n'appartenir qu'à un seul être. De pouvoir contempler son regard -bien qu'encore dissimulé- avec passion, détaillant chacune des teintes et des formes de sa pupille pour finir par s'y perdre définitivement. Envoutée, c'était le mot. Calliope l'était totalement. Et tout se suivait ; chaque parcelle de son corps réagissait : Son rythme cardiaque avait forcément augmenté mais avec l'habitude, elle avait la capacité de l'ignorer. Les poils de ses avant-bras s'étaient redressés brusquement, d'un frisson nommé désir. Le contact si proche, une main sur sa hanche pour la faire prisonnière la faisait frémir. Il n'y avait pas de crainte à avoir, elle n'allait pas s'enfuir. Le regard qu'ils avaient l'un envers l'autre en disait long, inutile de s'exprimer avec le mot, le corps faisait tout le travail.

Jamais Calliope n'avait ressentit cela avec autant d'intensité. Peut-être parce que d'autres circonstances -ici son hospitalisation- rentraient en jeu. Mais aussi parce qu'elle se sentait soulagée. Les derniers doutes étaient levés à présent mais elle rappelait sans vraiment le vouloir des mauvais souvenir à son interlocuteur. Elle l'avait senti se crisper légèrement. Mais elle ne lui en tenait pas rigueur. Elle aurait mieux fait de ne pas remettre cela sur le tapis. Mais sa spontanéité naturelle lui faisait encore défaut. Ne cherchant pas à rattraper le coup, au risque de davantage s'enfoncer, la rouquine offrait son présent en espérant gommer le peu de pensées négatives qui avaient du s'incruster dans l'esprit du blond. La prochaine fois, elle ferait un peu plus attention.

Elle n'aurait pas du ... ? Si, elle le devait. Pour plusieurs raisons. Notamment s'excuser et faire plaisir. Et pour montrer qu'elle était différente. Qu'elle s'en voulait... Alors, pour chasser une bonne fois pour toutes ces mauvais souvenirs, Calliope pressait la couveuse contre le garçon. La concentration de ce dernier devait revenir sur l'œuf et non pas vers quelque chose qui lui était inaccessible à présent. Un Sabelette. Un choix astucieux selon elle... Alors, la préfète guettait la réaction du blond du coin de l'oeil. Un vrai sourire dessinait son visage. Et comme par hasard, il arrivait à mettre la rouquine en difficulté.

Leur... enfant ? La demoiselle le regardait avec de grands yeux pour voir s'il était sérieux. Oui, elle était surprise. Venant de Leo, elle ne s'y était pas vraiment attendu. Pourquoi est-ce que ce détail lui avait traversé l'esprit exactement ? Peu sûre de comment réagir, Callie se contentait de sourire en hochant timidement la tête de façon positive. Et forcément, elle s'imaginait un futur soudain avec le garçon. Eux deux, vieillissant et devenant des adultes responsables avec une ribambelle de chérubin. Heureusement, Leonidas riait pile à cet instant, permettant à la demoiselle de suivre le mouvement et de fuir la gêne occasionnée. Une situation gênante évitée, une ! Du moins, en partie...

Prenant la direction de l'arrêt de bus, Calliope avait bien ressenti le regard pesant du blond dans sa direction. Il voulait des informations... Et elle hésitait encore à lui fournir. Et pourtant, elle en mourrait d'envie. Elle appréhendait juste sa réaction. Prenant un peu plus confiance en elle, la rouquine déliait sa langue sans pour autant adresser un regard un son interlocuteur. Cette fois-ci, elle ne voulait pas surveiller sa réaction. Cette fois-ci, elle réfléchissait à chacun de ses mots, lourds de signification. Cette fois-ci, elle évoquait ses craintes réelles... La cadence ralentissait au fur et à mesure que Calliope s'exprimait et elle se refusait toujours de regarder Leonidas. Elle savait juste qu'il était en train de l'observer en soupirant. Elle n'y prêtait pas d'attention et continuait...
Malgré des propos si négatifs, au fond d'elle, la demoiselle pensait le contraire. Elle avait juste besoin d'un rappel. Sa rencontre avec Leo, elle ne la regrettait pas. Les amis qu'elle s'était fait à l'académie, elle en avait toujours rêvé. Etre enfin elle-même, vivre sa vie à cent pour cent, malgré la fatalité de son destin. Car chaque vie est précieuse. Chaque jour l'est tout autant. Elle était passée par tout un tas de sentiments qui faisaient d'elle ce qu'elle était à présent. Une personne pleine de vie, ayant des objectifs et des envies. Et à côté de ça, tout ce qu'elle avait bâti pouvait s'écrouler, tel un château de carte non épargné par la brise. A présent, Callie s'imaginait la réaction des êtres qui lui étaient chers si elle disparaissait. Ils seraient forcément triste. Et c'est ce qu'elle redoutait. Car elle ne voulait pas que l'on s'en souvienne ainsi. Elle préférait les voir sourire en pensant à elle.

Sa tirade émotive eut à peine le temps de se terminer que le garçon allait attraper ses mains, stoppant ainsi toute progression. Ce geste, pourtant si simple, avait eu le don de la calmer un petit peu et de se ressaisir. Aussitôt, ses iris croisaient celles de Leo et elle comprenait presque immédiatement ce qu'elles étaient en train de lui transmettre. Callie pouvait ressentir la tristesse dans son regard mais il y avait autre chose... Elle laissait ensuite ses doigts glisser le long des siens et se fermer comme ses compères sur cette main plus grande que la sienne. C'était automatique, comme si ils l'avaient toujours fait.

Sa voix résonnait dans l'esprit de Calliope, l'amenant à réfléchir. Une réflexion de courte durée, forcément, car il y avait bien quelque chose qu'elle retenait dans cette réponse : il l'aimait. Ca pouvait paraitre stupide mais c'était bien la première fois qu'elle l'entendait. Son coeur avait fait un bon dans sa poitrine et sa respiration s'emballait. Avait-elle bien entendu ? Oui. Il est amoureux. Second bon. Callie ne savait plus où elle se trouvait et ce qu'elle faisait. Elle ne le quittait plus des yeux. Pour réponse, ses mains se serraient doucement sur la sienne. Elle buvait ses paroles. Il l'avait convaincu. A sa place, elle aurait fait probablement la même chose. Tu n'es peu être pas un bon orateur Leonidas Blackhart, mais tes propos ont un très grand impact sur notre petite rouquine.

Après cela, la préfète affichait un sourire timide et ne donnait pas de suite. Les deux adolescents reprenaient la route, encore une main dans l'autre. Et alors qu'elle pensait qu'il avait terminé, Leo reprenait.

_ Crois en mon expérience... Regarder en arrière et se poser ce genre de question n'arrange rien... Ils étaient proche de l'arrêt à présent. Callie savait pertinemment où il voulait en venir. Elle avait soutenu le moral du blond comme elle avait pu, à ce moment là. Au moins, il savait en tirer les leçons. Il serrait sa poigne, et elle redressait la tête, intriguée alors qu'ils venaient juste de s'arrêter. Leo venait de se retourner, affichant un énorme sourire. Profitons un maximum. D’accord ?

Callie acquiesçait simplement. Le bus était arrivé et ne lui permettait pas de poursuivre immédiatement leur conversation. Quand les portes s'ouvraient, elle grimpait à l'intérieur et guettait les premières places qui pouvaient lui convenir. Etant donné qu'il y avait peu de monde, il y avait du choix. La rouquine se dirigeait plus vers le fond et s'installait. Pandespiègle allait bazarder la valise de sa dresseuse dans un coin, juste devant, et se postait sur le siège d'à côté, les bras croisés. Par moment, il se relevait pour épier les amoureux mais Hana le rappelait à l'ordre.

Assise à côté de Leonidas, près de la fenêtre, la rouquine contemplait rapidement le paysage qui défilait sous ses yeux. Sa main était toujours liée à celle du blond, elle l'avait retrouvée à l'instant même où le bus avait démarré. La couveuse était sur les genoux du garçon. Callie l'observait d'un oeil attentif, en ce demandant combien de temps il allait mettre pour éclore. Revenait ensuite dans son esprit les propos que le garçon avait eu tout à l'heure. Leur enfant. Elle se redressait doucement, plaquant son dos contre le dossier. Ses yeux allaient ensuite se poser sur le blond qui regardait devant lui, lui permettant de voir son visage de profil. Elle imaginait encore Leo avec sa carrure de père aimant. Dès qu'il remarquait qu'elle l'observait, Callie souriait et allait se lover contre l'épaule et une partie de son torse. Relevant doucement son visage, son nez arrivait juste en dessous du menton du jeune homme et sa bouche sur son cou. Son souffle allait d'ailleurs le chatouiller. Ses lèvres finissaient par embrasser cette zone sensible.

_ Merci, Leo.

Merci de la laisser s'imaginer un futur avec toi.

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Des retrouvailles attendues - PV Leonidas Blackhart
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