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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Alban Abernaty
http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3557-alban-abernaty-le-ciel-se-nourrit-d-ailes
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Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2487
Hoenn
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach



I can't help falling in love with you
Alban Abernaty & Max Arago

Elle était si belle.

Avec son visage pâle et ses grands yeux ambrés qui regardaient le monde comme s’ils s’émerveillaient de chaque petit détail. Avec ses mèches d’un rose de pêche qu’elle remettait parfois derrière son oreille, l’air de rien. Avec ses lunettes aux montures rouges qui agrandissaient de façon comique son visage, et qu’elle replaçait régulièrement puisqu’elles glissaient sur le bout de son nez. Avec tous ces gestes maladroits qu’elle faisait sans les contrôler, et qui la mettaient dans l’embarras. Avec cette habitude qu’elle avait de regarder autour d’elle comme un petit animal apeuré dès qu’elle faisait une bêtise. Avec sa manie de toucher du bout des doigts le pendentif Jirachi qu’il lui avait offert, ou encore la barrette de fleur de Gracidée qui maintenait ses cheveux. Tout, tout chez elle lui plaisait.

Elle était si belle.
Mais elle n’était pas à lui.

Accoudé sur le canapé, sa main soutenant son menton fuyant, Alban observait Maxine s’afférer autour de la table à manger. Il ne savait pas ce qu’elle était en train de faire - ou ce qu’elle était en train d’essayer de faire -, mais sa maladresse habituelle venait de la rattraper. C’était drôle à quel point elle pouvait être adorable, quand elle piaillait d’embarras comme un petit oisillon qui se serait coincé entre deux brindilles de son nid. Elle avait ce quelque chose de craquant qui le faisait réellement fondre. Mais il n’avait pas le droit de la regarder autrement que comme une amie. Après tout, n’était-ce pas lui qui avait imposé sa vision des choses à la Givrali, lors de cette soirée du Nouvel An ? A l’époque, il avait eu les yeux tellement rivés sur Calliope qu’il n’avait même pas pu remarquer ce que Max attendait de lui. Avait-elle un jour désiré plus que de l’amitié, entre eux ? Même ça, il n’aurait su le déterminer. Il avait fait l’idiot, à courir après la silhouette insaisissable de Calliope. Il n’avait fait attention à rien d’autre autour de lui. Peut-être avait-il blessé Max, ce soir du Nouvel An. Peut-être avait-il éradiqué le peu de sentiments qu’elle avait commencé à nourrir à son égard. Toujours est-il qu’à présent, il ne restait plus rien.

Maxine était une fille intelligente. Maxine était une fille qui n’avait pas besoin de lui pour continuer de plaire et d’exister. Elle s’était sûrement intéressée à d’autres personnes que lui, depuis qu’il l’avait repoussée sans même se demander si elle nourrissait un espoir ou non quant à une possible relation. Et à présent qu’il avait envie de l’avoir rien que pour lui, voilà qu’il devait subir les conséquences de ses erreurs passées.

Car il ne voulait plus être « juste un ami » pour Maxine. Il l’avait compris depuis plusieurs mois déjà, mais se refusait à se l’avouer. Il s’était senti égoïste, de désirer alors qu’il avait rejeté. Maxine n’était pas un objet qu’on pouvait repousser et dont on pouvait disposer à sa guise. Elle n’était rien de tout ça. Et lui, ne voulait pas risquer de la blesser.

Alors il avait essayé d’éliminer ces sentiments. Il avait essayé de se changer les idées. De s’intéresser à d’autres filles, pour tenter de trouver du réconfort auprès d’autres bras qui voudraient bien de lui. Mais s’attacher à une personne par défaut lui était impossible. Il avait beaucoup trop de respect pour autrui, et beaucoup trop de valeurs pour pareil égoïsme. Alors il n’avait jamais pu aller plus loin que l’action de songer qu’une fille était jolie. Il n’avait jamais pu répondre aux avances qu’on lui faisait parfois de façon bien trop évidente pour qu’il ne le remarque pas. Il n’avait jamais répondu à ces baisers qu’on lui volait parfois. Et surtout, il n’avait jamais pu s’ôter le visage de Max de l’esprit.  

Leur relation avait pourtant atteint un état de stabilité relative. Alban avait essayé de masquer cette jalousie qui grondait en lui dès lors que Max parlait à un autre garçon. Dès lors qu’un garçon la regardait d’un peu trop près. Dès lors qu’un garçon s’intéressait à elle. Et des personnes comme ça, il y en avait. Car Max attirait les regards. Car Max était jolie, gentille, intelligente et attachante. Alban était loin d’être le seul à avoir remarqué la Givrali. Mais il était persuadé d’être le seul à la connaître et à la vouloir pour des raisons nobles.

Les choses avaient néanmoins dégénérées lors de leur arrivée sur Touga. Il ne savait pas pourquoi. Ni comment. Mais les faits étaient là ; ils s’étaient entredéchirés, sans même échanger un mot. Et c’était peut-être ça, qui avait été le plus destructeur. Le silence de Max lorsqu’il lui avait demandé d’une voix suppliante si elle voulait qu’il parte. Dans ses mots, il avait tenté d’avoir une réponse. Une seule. « Ne pars pas. Reste avec moi. » Mais elle ne l’avait pas dit.

Et après tout, comment l’en blâmer ? Il n’avait pas le droit d’exiger qu’elle pense ce genre de chose ; encore moins qu’elle les lui dise. Peut-être avait-il espéré, au fond. Mais son silence avait été lourd de significations. Si elle ne voulait pas qu’il reste, elle voulait donc qu’il s’en aille, n’est-ce pas ? Il n’avait jamais eu l’occasion d’avoir une réponse à cette question. Et ne l’aurait probablement jamais, d’ailleurs. Puisque depuis, le silence avait continué de s’immiscer ; poison sournois qui détruit tout sur son passage.

Perdu dans ses pensées, Alban réagit trop tard lorsque Max se tourna vers lui. Détournant les yeux automatiquement, il se sentit rougir. Avait-elle remarqué qu’il était en train de la dévorer des yeux ? Probablement que oui. Comment aurait-il pu ne pas le voir ? Gêné, Alban lui tourna le dos et s’allongea sur le canapé de façon à disparaître totalement de son champ de vision. Il ne voulait pas qu’elle le surprenne à l’observer. Qu’en penserait-elle ? Bah. Probablement ne lui dirait-elle rien, comme depuis deux semaines. A part quelques formules de politesse qu’ils s’échangeaient plus par convention que par réelle envie, ils ne dialoguaient de toute façon plus.

Se rongeant le bout du pouce, Alban ferma les yeux. Il aurait tant voulu que les choses redeviennent comme avant, avec Max. Pouvoir lui parler naturellement. Pouvoir la faire sourire et rire à ses blagues imbéciles. Pouvoir simplement se tenir à ses côtés, sans ressentir une vive douleur lui enserrer le cœur. Il avait envie d’être avec elle. Il en avait tellement envie…

Son iPok vibra un coup. Son qui indiquait qu’il avait enregistré une alerte dans son calendrier. L’ouvrant d’un geste machinal, Alban se redressa vivement. Ah oui. Alex et Aaron avaient absolument insisté pour qu’ils aillent camper dans la Grotte Luminescente, tous les quatre. Une perspective qui ne l’avait pas trop emballé, puisqu’il préférait éviter de sortir avec Maxine le plus possible. Quoi qu’il en soit, les deux roux ne lui avaient pas donné le choix, et Alban avait fini par accepter. Néanmoins, il était déjà 19h, heure à laquelle ils avaient prévu de partir, et ni Aaron ni Alex n’étaient dans la hutte.

Tentant d’appeler sans succès son meilleur ami, Alban haussa les épaules. Que pouvaient-ils faire ? Où étaient-ils ? Le châtain avait peur qu’à force de tarder, ils se retrouvent pile dans les horaires de patrouille de Jackie. Si on les surprenait hors de leur hutte après l’heure réglementaire, ils risquaient gros. Mieux valait se diriger directement dans la grotte pour ne pas croiser les Professeurs, non ? Maugréant, Alban reçu un texto d’Aaron qui lui disait de partir avec Max vu qu’il était proche du point de rendez-vous avec Alex. Alban sentit son humeur devenir massacrante. Ah. Ces idiots n’étaient-ils pas au courant qu’il y avait UN PEU un froid entre Max et lui ? Et que de ce fait, c’était totalement stupide de leur dire de se rendre dans la grotte tous les deux ? N’avaient-ils pas réfléchi avant ?

Alban se massa les tempes. Heureusement que Chell était parti voir Nolan ou Marie. Sinon, il aurait sans doute pété un plomb.

Prenant néanmoins sur lui pour avoir un ton de voix calme, il prit son courage à deux mains et se tourna vers Max.

- Maxine.

Sa voix paraissait incroyablement rauque, comparé à d’habitude.

- Aaron et Alex sont déjà à la grotte, apparemment. Ils nous ont dit de les rejoindre directement là-bas. Vu l’heure, on ferait mieux d’y aller maintenant si on ne veut pas tomber sur une patrouille. Tu es prête ?

Sur ses mots, il se redressa et déposa ses Pokéballs sur la table. Aaron et Alex leur avait dit de n’emporter aucun de leurs Pokémon, pour une raison qu’il ne s’expliquait pas. Quel était le problème à les avoir sur eux ? Bah… Tant pis, après tout. Alban n’était pas l’organisateur de ce fiasco. Si ça tournait mal, Alex et Aaron pouvaient être sûrs qu’il ne se gênerait pas pour le leur faire remarquer. M’enfin.

Attrapant son sac de camping, quelques vivres pour la soirée et ce qu’il avait préparé pour passer une nuit de camping tout confort, Alban ouvrit la porte de la hutte et invita Max à sortir avant lui. Puis, verrouillant la hutte, il prit le chemin de la Grotte Luminescente, marchant aux côtés de la rosée.

Le trajet se fit dans un silence relativement gênant. Ne sachant trop que dire à la Givrali, Alban se contenta de lui signaler la direction de temps à autres. Pas la balade la plus agréable de leur vie, en somme. Ils parvinrent néanmoins au bout d’une bonne dizaine de minutes - qui parurent durer des heures - à la grotte. De là, Alban sortit sa carte téléchargée sur iPok et alluma sa lampe torche pour se repérer dans les lieux. Geste bien inutile, vu l’endroit où ils se trouvaient.

Malgré son humeur maussade, Alban ne put s’empêcher de trouver l’endroit magnifique.

Les rochers lisses étaient bordés de mousses étranges qui diffusaient une lumière tantôt bleue, tantôt jaune, tantôt mauve. Les jeux de couleurs étaient exceptionnels, et ce patchwork de points lumineux donnait l’impression de marcher entre des aurores boréales. Emerveillé par la beauté de cette grotte, Alban en oublia presque qu’il était là avec Max. Se tournant vivement vers cette dernière, il bredouilla donc deux trois mots inintelligibles avant de pointer une direction du doigt.

- C’est par là, baragouina-t-il maladroitement.

Puis, sans se retourner, il marcha vers l’endroit du campement.

Au bout de quelques minutes, ils parvinrent enfin au point où Aaron et Alex leur avait donné rendez-vous. Alban était sûr qu’il s’agissait de cet endroit car il voyait la croix caractéristiques qui était marquée au sol, entre les mousses. En outre, lorsqu’il leva la tête, il vit cette ouverture qui permettait d’avoir une vue imprenable sur le ciel étoilé. Nul doute qu’il s’agissait de leur campement. Déposant donc ses affaires, il commença à poser les couvertures par terre et à installer confortablement un coin où ils pourraient pique-niquer, avant de s’allonger et de dormir à la belle étoile. Bien. Malgré le froid qui s’était abattu dans la grotte et qui n’avait rien à voir avec la météo de Touga, Alban parviendrait tout de même à passer une bonne soirée. Enfin… Si Alex et Aaron se dépêchaient d’arriver.

- C’est bizarre, ils sont en retard. Tu crois qu’ils se sont perdus ?

Il dégaina son iPok pour essayer d’appeler Aaron. Sans succès. Ah ? N’avait-il aucun réseau, par là ? Bon. S’ils patientaient quelques minutes, leurs amis finiraient bien par arriver, non ? En attendant, mieux valait meubler du mieux qu’il le pouvait.

- Tu… n’as pas trop froid ?

Sur Touga ? Alors que même à la nuit tombée, il faisait encore 25°C ? Question stupide, mon pauvre Alban. Certes, aux alentours de 3h du matin, la température commençait à se rafraîchir, mais bon… Décidément. La stupidité n’avait pas de limites.




Dernière édition par Alban Abernaty le Lun 18 Juil - 23:31, édité 1 fois


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Max Arago
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Max Arago
est un Scientifique Archéologue



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Avec Alban Abernaty

Elle ferma les yeux un instant. Ne pas voir la goutte rouge qui venait de perler au bout de doigt. Elle le porta à sa bouche, teintant cette dernière de l'arôme de fer de son sang. Une fois sûre qu'il ne coulait plus, elle rouvrit ses prunelles ambrés. Rien de grave, elle s'était juste légèrement coupée en coupant le pain. Elle soupira. Elle savait certes gérer ce genre de petits problèmes quotidiens, mais elle devait reconnaître que c'était embêtant. Un jour peut-être essaierait-elle de régler cette phobie. En attendant, ça faisait une excellente diversion à l'étrange silence qui c'était posé sur leur hutte.

Après tout, il n'y avait qu'Alban et elle.

Alban et elle.

Elle soupira. Elle était déchirée. Elle avait la terrible impression d'avoir fait un choix. Un choix qu'elle ne voulait pas faire, un choix qui n'était pas à faire à ses yeux. Tout avait échappé à son contrôle. Si elle avait un jour contrôlé quelque chose. Comme si un jour, elle s'était levé et avait décidé de tomber amoureuse. Elle coupa la tomate avec un peu trop de brusquerie pour que cela reste naturel. Ne pouvait-elle pas juste effacer ce stupide sentiment de son cœur pour pouvoir rire avec Alban comme avant ? Pourquoi devait-elle supporter cette douce douleur ? Pourquoi, alors qu'elle avait si mal, voulait-elle toujours se perdre dans les kaléidoscopes du Voltali ?

Le silence qui pesait dans la hutte était presque plus lourd que la chaleur. Aurait-elle dût dire quelque chose ? Mais quoi ? Elle avait le sentiment d'avoir tout gâché. Mais gâché quoi ? Y'avait-il eut quelque chose à gâché ? Alban ne lui avait-il pas dit clairement qu'il voulait être juste un ami ? Et elle, malgré ça, était tombée, de plus en plus bas. Elle était stupide. Si stupide. D'un geste habitué de la main, elle coupa le feu avant d'essorer le riz qu'elle faisait jusqu'à lors cuire avant de l'arroser eau froide.

Pourquoi, pourquoi son cœur ne voulait-il pas lui obéir ? Pourquoi s'obstinait-il alors que tout était sans espoir. Alors que tout la poussait à abandonner. Elle avait toujours été un peu têtue, cela jouait peut-être avec les décisions déraisonnables de son cœur. Peut-être que comme elle, il se mettait à n'en faire qu'à sa tête. Ironique situation pour un cœur. Elle secoua la tête. Qu'allait-elle imaginer ? C'était pas la faute de son cœur. Ou si ça l'était, c'était que c'était sa faute à elle entière. Elle ne pouvait pas détacher ainsi une partie de son corps pour lui faire porter le chapeau.

Elle glissa un regard à Alban, allongé sur le canapé. Leurs regards se croisèrent. Elle détourna immédiatement le regard. Il l'observait ? Il la regardait ? Ses joues rougirent à cette idée. Elle se reconcentra sur sa salade. Rien n'était possible, pourtant, il y avait eut cet éclat, un je-ne-sais-quoi qui la rendait toute chose et qui l'emplissait d'espoir.

Peut-être que ce n'était pas entièrement sa faute au final ? Ou peut-être qu'elle interprétait toujours tout de la mauvaise façon.

Elle versa le riz dans un gros tupperware, elle y ajouta les tomates et le reste des ingrédients. Elle rangea le tout dans le gros panier où s'entassait déjà bon nombre de petits plats pour leur camping de ce soir. Elle soupira. Sa meilleure amie insistait parfois sur des causes vaines. La rouquine était persuadée qu'elle avait ses chances et qu'elle devait continuer à se battre.

Se battre. Max trouvait le mot mal choisi. L'amour n'était-il pas le contraire même d'une bataille ? Ou, au contraire, l'amour était une guerre où l'on devait éliminer ses concurrentes pour conquérir le cœur de celui qu'on aimait ? Non, elle n'aimait pas cette conception de l'amour. Elle préférait le voir comme … comme quoi ? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Elle avait toujours cru à l'amour au premier regard. Mais elle n'était pas tombée amoureuse d'Alban au premier regard. C'était en apprenant à le connaître. C'était en le côtoyant, que petit à petit, elle était tombée amoureuse de lui. Pouvait-elle donner le jour exact où elle était tombée amoureuse ? Non, définitivement pas. C'était cette succession d’événement. Une main tendue au bon moment, un éclat de rire si doux à ses oreilles, sa gentillesse, sa générosité. Ses yeux. Lui. Tout entier. De sa plus grande qualité à son pire défaut.

C'était peut-être sa finalement sa conception à elle de l'amour. Aimer l'autre tout entier.

Elle ferma le sac avec attention. La voix d'Alban résonna. On disait que le premier amour était le plus dur à oublier. Max voulait bien le croire, surtout quand on le côtoyait tout les jours. Elle lui adressa ce petit sourire si fade. Si douloureux. Elle aurait voulu sourire de toutes ses dents, mais elle avait trop mal en voyant son visage, qu'elle en était incapable.

Elle aurait tellement voulu le lui dire. Là. Maintenant. Je t'aime. C'est pas si dur. Juste trois petits mots. Rien de bien méchant pour elle qui était capable de sortir de longues tirades passionnées dès qu'on la lançait sur ses bien aimés dragons.

Son prénom entier dans sa bouche ne la gênait pas. Pourtant, elle avait toujours un étrange sentiment quand on l'utilisait. Comme si on ne s'adressait pas elle. Mais dès qu'Alban l'utilisait, il n'y avait aucun doute. Elle voulait bien être sa Maxine s'il voulait. Sa Maxine et la Max des autres. Ça le rendait spécial. Il était plus. Et d'une certaine façon, qu'elle accepte aussi facilement qu'il l'appelle ainsi ne faisait que le marquer oralement alors que tout était si clair à l'intérieur.

Et malgré cette clarté intérieure sur ses sentiments, l'extérieur était tellement obscur. Pourquoi ne pouvait-il pas comprendre ? Elle était sûre que toute l'académie savait qu'elle l'aimait et pourtant parfait petit idiot, il ne comprenait rien et elle, stupide petite timide, elle ne savait pas le dire.  

- D'accord, pas de soucis, je vais juste chercher mon sac.

Elle vérifia une dernière fois la nourriture avant de récupérer son sac, remplit du nécessaire à une nuit de camping. Malgré son appréhension, à l'idée de cette soirée un peu particulière avec Alban, bien qu'Alex et Aaron soient également là, elle avait hâte de voir de ses propres yeux cette grotte. On en disait tellement de bien qu'elle mourrait d'envie de la voir de ses propres yeux. Après un instant de doute, elle attrapa son carnet à dessin et ses crayons et l'ajouta à son sac. Elle mit le tout sur son dos et rejoignit Alban, attrapant de sa main gauche le sac de victuailles.

- Voilà, je suis prête.

Un dernier arrêt inquiet auprès d'Apa, Ladon et Nessie pour vérifier que son équipe se porterait bien lors de cette nuit sans elle puis elle suivit pour de bon Alban. Côte à côte, dans le même silence gênant qu'elle avait instauré ce jour là, ils avancèrent. Pourquoi n'avait-elle pas dit quelque chose ? La douleur quand elle l'avait vu tout lâcher, y compris elle, surtout elle, quand Opale était revenue, avait été trop vivace pour qu'elle, égoïste petite personne, ne puisse passer outre. Elle le savait et se détestait pour ne pas être capable d'être plus forte. À cause d'elle tout partait n'importe comment.

Le trajet parut si long dans ce fichu silence. Pourtant, ça valait le coup. La grotte dans laquelle ils devaient camper était totalement à la hauteur de toutes les rumeurs qu'elle avait pu entendre. Et même au dessus. Il n'y avait pas de mot pour décrire la beauté de ce lieu.

Max lança un regard enthousiaste, plein d'étoile au jeune homme qui l'accompagnait, toute gêne pour un instant oubliée face à la grandeur du lieu. Digne des plus grandes toiles de maître, la grotte luminescente, chef d’œuvre de la Nature, était un régal pour les yeux. Les couleurs se mêlaient pour créer de sublimes palettes que l'artiste dans les yeux de Max ne pouvait qu'admirer. Elle avait bien fait de prendre ses crayons. Elle mourrait d'envie de s'asseoir là et dessiner. Dessiner encore toujours, pour enlever toute la peine de son cœur.

C'est la voix du châtain qui arracha les yeux de la rosée du tableau spectaculaire face à elle. Elle hocha la tête avant de le suivre, s'émerveillant de la moindre variation de couleur, laissant le jeune homme la guider dans le dédale. Elle lui faisait entièrement confiance, bien plus qu'à elle même en réalité.

Le coin choisit par leurs amis pour la soirée de camping était sublime et la plus belle surprise était probablement celle qu'on avait en levant les yeux. Mélange de ciel étoilé et de ses étranges mousses colorées, la bouche de Max s'ouvrit d'étonnement. Wow. Elle resta un moment, le nez en l'air, surprise par l'incroyable beauté de l'endroit. Elle secoua la tête, agitant ses mèches roses avant d'aider Alban à installer leur campement, gênée de remarquer qu'il avait presque tout fait alors qu'elle avait la tête perdue dans les étoiles.

Elle s'installa confortablement. Elle se sentait bien là. Il aurait juste fallut que le silence se brise et qu'ils reparlent comme avant. Il bégaya. Évidement. Il ne devait pas vraiment avoir envie de passer la soirée avec elle alors qu'elle était aussi silencieuse avec lui. Aussi froide. Elle ne voulait pourtant pas l'être. Elle se laissa tomber sur le dos pour mieux observer le ciel étoilé. Elle redressa la tête pour répondre au châtain.

- Non, ça va. C'est plutôt agréable en fait. Un peu de fraîcheur après la chaleur étouffante qu'on a en journée, c'est pas de refus. Je tente d'appeler Alex, c'est bizarre.

Exécutant ce qu'elle venait de dire, elle tapa le numéro de sa meilleure amie pour ne tomber que sur sa messagerie. Elle soupira. La voilà en tête à tête avec le garçon dont elle était amoureuse, et aussi en froid, dans un endroit qui était, maintenant qu'elle y réfléchissait, terriblement romantique. Une violente rougeur lui monta aux joues au moment même où la pensée lui traversa l'esprit.

- Je .. euh, elle répond pas.

En effet. Il avait put le remarquer tout seul. Elle secoua la tête alors qu'un gênant gargouillis s'échappa de son ventre et que la rougeur sur ses joues augmentaient. Elle avait peut-être un peu faim. Mais ils devaient attendre leurs amis. Son iPok vibra. Un nouveau message. D'Alex. Elle le parcourut rapidement. Et de rougir encore plus -à croire qu'elle voulait battre un record-. Son amie était vraiment … pas possible.  

- Alex et Aaron viennent de se faire prendre par le Général Jackie, ils vont pas pouvoir venir …

Inutile de préciser qu'à la fin du message, sa rousse lui conseillait de profiter de la nuit en tête à tête avec son amoureux. Non. Pas utile du tout même.

- Euh. Du coup, on peut commencer à manger ?

© BB Dragon



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Alban Abernaty & Max Arago

Il avait envie de prendre sa main. Il avait envie de se retourner et de tendre ses doigts pour les entrelacer avec les siens. La rassurer à la chaleur de sa paume. Lui dire que tout allait bien. La serrer fort contre lui pour être sûr qu’elle n’allait pas s’envoler et se perdre parmi les morceaux d’aquarelle autour d’eux. Pour autant, il ne le pouvait pas. Face aux grands yeux dorés cerclés des montures à écailles, Alban ne savait que faire. Il aurait voulu rembobiner le fil de leur vie, et revenir à ce jour où il n’aurait jamais dû lâcher sa main. Car s’il ne l’avait pas fait, peut-être n’aurait-elle pas pu s’enfuir et rejoindre Josh. S’il ne l’avait pas fait, peut-être auraient-ils pu se soutenir mutuellement face à Opale. S’il ne l’avait pas fait… où en seraient-ils, aujourd’hui ? Ses pas pourtant si sûrs d’eux depuis qu’ils étaient entrés dans la Grotte Luminescente ralentirent brusquement, face à des doutes qui n’avaient rien à voir avec l’orientation. Etait-ce ça, la raison de tous leurs problèmes ? Etait-ce à cause de ce fugace moment auquel il n’avait pas assez prêté attention, ce premier jour de Juillet ? Il baissa ses yeux turquoise pour fixer le sol. Maintenant qu’il y repensait, il se rendait compte de la bêtise de ses actes. Il ne savait pas ce que ce geste avait réellement signifié pour Maxine, mais il savait que leurs doigts entrelacés étaient chargés de symboles. Il n’y avait peut-être que de l’amour pour lui. Pour autant, au-delà de ses propres sentiments, il en existait d’autres, bien plus forts. L’amitié. La confiance. Ce qui faisait l’essence même de leur relation, tout simplement. Aussi indescriptible soit-elle…

Accélérant le pas, Alban n’osa pas se retourner. A présent qu’il venait de réaliser tout ça, il se sentait incroyablement stupide. Orphée ne souhaitant perdre son Eurydice, il attendit d’être arrivé au point de rendez-vous pour la contempler un instant, avant de se détourner vivement. Plus il la regardait, et plus il sentait l’envie le ronger. Il voulait la prendre dans ses bras. Il voulait passer une main dans ses cheveux et la serrer contre lui. Il voulait plus avec elle. Toujours plus… Goûter ses lèvres et se griser de son parfum. Assez.

Il s’asséna une claque mentale et occupa son esprit en installant le campement. Il n’avait pas envie de penser plus à elle. Car seuls tous les deux, dans ce décor idyllique qui lui étourdissait le cerveau, Alban ne savait pas ce qu’il était capable de faire. Et, vu les circonstances actuelles, mieux valait qu’il refreine ses ardeurs s’il ne voulait pas risquer de la perdre définitivement. Mais au final, parviendrait-il à se rattraper ? Il avait l’impression que leur relation n’avait été qu’une chute sans fin, depuis que Zénith les avaient séparé. Il avait eu beau tendre les doigts pour tenter de se raccrocher à ce fil rouge qui le liait à Maxine… il n’avait rencontré que du vide. Ses essais s’étaient soldés par des échecs. Et ces échecs n’avaient fait qu’accentuer sa douleur.

Achevant de poser les couvertures, Alban ferma les yeux pour humer l’air. Au milieu de cette grotte, sous l’ouverture qui leur permettait d’avoir accès au ciel étoilé, le châtain se sentait au plus près de la nature. Il y avait ces odeurs de roche caractéristique. Le doux frétillement en fin de narine qui indiquait la présence de mousse. Et quelques notes plus sucrées, également, qu’il ne parvenait pas à identifier… Le décor était réellement magnifique. Aaron et Alex avaient vraiment eu une idée superbe, en les conviant ici pour un camping. Pour autant, son froid avec Maxine risquait de leur gâcher la soirée à tous. Comment allaient-ils se débrouiller avec cela ?

Se tournant vers la jeune rosée pour engager la conversation, Alban se surpris à entendre sa voix aussi déformée. Il avait comme l’impression que ce n’était pas vraiment lui qui parlait. Comme un automate qui réciterait un texte sans grande conviction. Tendu, il eut néanmoins rapidement une réponse de la part de Max, qui s’était allongée dos contre la couverture pour contempler le ciel. Evidemment, qu’elle n’avait pas froid. D’une, il ne faisait pas froid. De deux… elle qui ne refusait d’habitude jamais les vêtements qu’il lui proposait… peut-être n’en avait-elle plus envie ? A cette idée, il ressentit un nouveau pincement au cœur. Il se souvenait de cette écharpe qu’il avait passée autour de son cou lors de leur sortie ski avec Nolan. Il se souvenait de sa veste qu’il lui avait prêtée, lorsqu’elle était sortie de l’eau à l’issu de sa plongée pour retrouver Momo l’Ecayon. Il se souvenait de sa veste de costume qu’il lui avait tendue alors qu’elle était trempée de la tête au pied, à la soirée de l’Arborescence. Tous ces moments étaient-ils réellement terminés pour de bon ?

Perdu, il acquiesça d’un air absent lorsque Maxine lui annonça qu’elle allait appeler Alex. Assis sur la couverture, les yeux dans le vague, Alban entendit à peine l’iPok de la rosée sonner dans le vide. Puis cette dernière lui dire que la rousse ne répondait pas.

N’ayant même pas le cœur à rouspéter à propos de ses deux autres colocataires, Alban soupira et se laissa tomber dos contre le sol. A cette heure-ci, les étoiles étaient à peine visibles, le ciel n’étant pas encore assez foncé. Il leur faudrait attendre encore une petite demi-heure, avant de pouvoir contempler la voie lactée. Avec lenteur, le Voltali se tourna vers l’Archéologue lorsque l’iPok de cette dernière vibra. L’observant en silence, Alban vit son visage devenir plus rouge. Jaloux, il se demanda un instant si elle venait de recevoir un message d’un garçon qui lui plaisait, avant d’être rassuré en entendant qu’il s’agissait d’Alex. Néanmoins, la nouvelle n’était pas vraiment plus réjouissante… même si d’un côté, Alban préféra ça plutôt que l’autre solution. Il se redressa brusquement, surpris. C’était bizarre quand même… Aaron ne lui avait-il pas dit qu’ils n’étaient pas loin de la grotte, avec Alex ? A quatre pattes, il se rapprocha de Max pour tenter d’avoir une vue sur l’écran de son iPok.

- C’est bizarre, Aaron m’a dit qu’ils n’étaient pas loin. Comment ont-ils pu se faire surprendre par Jackie ?

Délibérément ou non, Maxine lui cacha l’écran de son iPok et Alban s’immobilisa, avant de se rendre compte du fait qu’il s’était beaucoup trop approché d’elle. Gêné, il recula et s’assit en tailleur, à distance respectable de la jeune fille.

- Ah heu… et ils ne veulent pas qu’on les aide ? Quoique. Connaissant la Générale, elle doit être en train de leur faire faire des pompes. Ça leur apprendra, à nous organiser un plan aussi foireux…

Il passa nerveusement une main dans ses cheveux, puis se détendit grâce à Max. Cette dernière lui proposa d'ailleurs de commencer à manger. Bah. Ils allaient certes être tous les deux ensembles finalement, mais ils n’avaient pas le choix, non ? Et puis… peut-être pourraient-ils profiter de cette occasion pour briser un peu la glace et se réconcilier ? Hm. Plus facile à dire qu’à faire, malheureusement… Complètement paniqué, Alban prit de grandes inspirations pour calmer son rythme cardiaque. Il était trop risqué pour eux de retourner à leur hutte maintenant ; ils se feraient chopper par Jackie à coup sûr. Ils allaient donc devoir passer la nuit ici, seuls tous les deux. Aaah… Heureusement qu’ils avaient prévu assez de couvertures pour pouvoir dormir éloignés les uns des autres. Sinon, Alban n’aurait même pas osé imaginer le genre de scène gênante qui risquait de se dérouler ici. Allons, respire !

- Je suppose que oui… Tu as l’air d’avoir faim, en plus.

Il parvint à lui adresser un petit sourire timide. S’approchant ensuite du grand panier qu’ils avaient préparé, il sortit les boîtes et les disposa entre eux d’eux. Il y avait beaucoup trop de nourriture pour juste deux personnes, mais tant pis. Il laissa Max servir ce qu’elle avait préparé et s’occupa plutôt de ses propres tests culinaires. Sortant deux assiettes en carton, il disposa quelques roulés de poivrons au fromage d’Ecremeuh et des tranches de pain toastées à l’aubergine et aux tomates cœur de bœuf. Pas de la grande cuisine, mais au moins quelque chose de facile à manger en pique-nique. Enfin… il l’espérait. Il n’avait pas trop l’habitude de cuisiner pour autre chose que des Pokémon.

Servant un verre de limonade maison à Maxine, il le glissa vers elle et baissa les yeux dans son assiette. Il attrapa ensuite ce qu’elle lui servait, et osa à peine la regarder dans les yeux.

- Bon ben… Bon appétit…

Il commença ensuite à piocher distraitement dans son assiette, essayant de faire passer ce silence gênant en regardant autour de lui. Allons… Trouve un truc à dire… trouve un truc à dire… trouve un truc à-

- C’est très bon.

Un truc un peu moins con, peut-être ? Rah Alban, comment pouvais-tu être aussi stupide, parfois ? Noyant sa gêne dans une grande rasade de limonade, le châtain essaya de calmer les battements de son cœur. Il avait tellement de choses à lui dire… et pourtant, si peu de choses qu’il était prêt à lui dire maintenant. Néanmoins, il fallait qu’il se jette à l’eau. Qu’il mette les choses au clair. Il n’avait pas envie de continuer dans cette situation plus longtemps… Surtout s’ils allaient passer une nuit entière ensemble.

Posant donc son assiette sur le côté, Alban essaya de se donner de la contenance. Peu ému par l’abandon de son repas - après tout, il n’avait pas faim -, le Voltali prit deux grandes inspirations. Avant de se lancer.

- Ecoute, Maxine. Je sais que ça fait quelques semaines que ça dure, et qu’il y a probablement peu de chances pour que tu me pardonnes. Tu dois certainement me considérer comme le dernier des cons de te dire ça maintenant, surtout que t’es en train de manger ta salade de riz mais… je suis désolé pour ce qui s’est passé le jour de la rentrée. Désolé de m’être comporté comme je l’ai fait. De t’avoir dit les choses que je t’ai dites. C’était injuste de ma part, et je m’en excuse. Je sais que tu m’en veux et que c’est également injuste de te demander ça mais… je te demande pardon. Je ne m’attends pas à ce que tout redevienne comme avant, même si je le désire plus que tout. Juste… Sache que c’est ce que je pense, et que cette situation me tue parce que je…

Allons, tu pouvais bien être franc au moins une fois dans ta vie, non ? Grande inspiration.

- Je tiens à toi et je ne veux pas te perdre…

Silence de mort. Voilà qu’il avait déballé tout ce qu’il avait sur le cœur. Et autant dire que parler sans réfléchir, ce n’était pas toujours une idée judicieuse.




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Avec Alban Abernaty

Elle était cruelle.

Elle se sentait cruelle. Elle faisait du mal autour d'elle. Elle se faisait du mal. Était-elle stupide ? Elle mourrait d'envie de se blottir dans les bras d'Alban, d'accepter les mains qu'il lui tendait, mais elle en était incapable. Totalement incapable. Parce que ça faisait trop mal. Parce que ça faisait trop mal de sentir sa main se faire lâcher face à une apparition presque fantomatique. Parce que. Parce que.

Elle n'avait aucune raison autre que son égoïsme.

Elle leva les yeux au ciel, assise sur le duvet qu'elle avait apporté. Pourquoi ne pouvait-elle pas se lever, se planter devant Alban et lui dire. Pourquoi en était-elle aussi incapable ? Pour préserver une amitié qui de toute façon partait en lambeau à cause de ses erreurs ? Comment pouvait-elle rester là, sans agir alors que tout ce qui comptait était en train de s'effondrer sous ses pas ? Comment, comment, comment.

Le ciel était vraiment beau ce soir. Pas un nuage, juste ces milliers de petits points brillants à des kilomètres au dessus de leurs têtes. Une beauté sublime. Un spectacle comme on en voyait peut. Parfaite palette de couleur qui rayonne, qui réchauffe les cœurs. Milliers d'étoiles qui semblent lui chuchoter qu'elles sont là pour eux, pour elle. Après tout, il y avait bien une étoile gardienne. Peut-être que réellement, quelque part, là haut, quelqu'un, quelque chose, veillait sur elle.

Elle serra le point. Elle était pas si douée que ça son étoile.

Elle baissa le regard pour le poser un instant sur Alban. Pourquoi était-elle amoureuse. Pourquoi était-elle tombée, pourquoi tombait-elle, amoureuse d'un garçon qui lui était inaccessible ? Peut-être à cause de son grand cœur. Peut-être à cause de la passion qu'il avait quand il parlait. Peut-être pour cette jalousie qui semblait parfois le dévorer et qui la faisait se sentir si spéciale. Peut-être pour que, pour toujours, ses sublimes yeux de toutes les couleurs se déposent sur elle. Peut-être parce qu'elle voulait être la seule qu'il voyait. Elle voulait être le centre de son monde comme il était le centre du sien. C'était donc ça l'amour dont parlait ses romans. Quelque chose qui vous rend tellement faible, quelque chose qui te fait mal, quelque chose qui réchauffe ton cœur, quelque chose qui te rend tellement heureux.

Sa main semblait si éloignée de la sienne. Pourquoi ne pouvait-elle pas glisser ses doigts entre les siens. Elle était sûre que le monde serait beaucoup moins dur à deux. Le monde serait alors un terrain de jeu. Il ne serait plus ce champs de bataille où elle luttait. À deux, sa main n'aurait plus d'importance car elle serait logée dans celle d'Alban. Ses pleurs ne seraient plus un problème car elles seraient effacés d'un sourire. Le monde de ses problèmes deviendrait alors le monde de ses solutions. Et tout irait bien. Tout irait bien, si sa main était dans celle d'Alban.

Mais elle ne l'était pas.

Elle haussa vaguement les épaules. Elle n'allait pas lui dire qu'elle soupçonnait fortement sa meilleure amie de lui avoir organisé ce pseudo rendez-vous romantique. Elle n'allait pas lui dire qu'elle était terrifié mais qu'elle voulait améliorer les choses. Elle n'allait pas lui dire qu'elle lui en était reconnaissante.

- Je sais pas … C'est vrai que c'est bizarre.

Elle reporta son regard sur le ciel. Elle avait faim. Elle proposa ainsi à son ami, s'il l'était encore, de manger. En tête à tête. C'était d'un cliché. Alex avait bien réussit son coup. Si elle était bien derrière tout ça. Elle esquissa un petit sourire avant d'hocher franchement de la tête. Elle mourrait de faim. Elle était si mal à l'aise. Ne pouvait-elle pas rire et parler comme avant ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe amoureuse ? Pourquoi l'avait-il fait tomber amoureuse ? Ce garçon était trop fort pour son propre bien. Elle voulait tellement que tout redevienne comme avant. Elle voulait revenir en arrière et mieux agir. Ne plus l'éviter. Tout laisser en elle pour que jamais il ne remarque et que jamais elle ne s'éloigne. Il comptait tellement et elle n'avait pas sut garder son amitié.

Elle sortit les plats qu'elle avait préparer, largement trop pour deux, juste assez pour quatre. Elle eut une légère moue. Alex et Aaron ne pourrait pas manger tout ça. Elle soupira, tous ses efforts réduits à néant. Quoique, il restait Alban. Elle espérait que ça lui plairait et que les années en cuisine avec sa mère ressortirait. Elle déballa du papier aluminium la tarte à la baie Oran. Elle coupa deux parts et les servit dans les assiettes en carton que lui tendait Alban, elle le remercia d'un sourire.

- Bon appétit !

Armé de ses couverts en plastique, Max attaqua de manger. Elle poussa un petit soupir de plaisir et ses yeux se fermèrent un bref instant. Délicieux. Quelle douce sensation que celle de sentir son estomac se remplir. Elle redressa la tête en entendant le commentaire d'Alban. Une légère rougeur se diffusa sur ses joues.

- Je … Merci. Ce que tu as fait est très bon aussi.

Elle ne mentait pas. C'était frais et bon. Un excellent pique-nique. La seule déception de ce repas était ce silence constant. À croire que depuis ce jour là, ils étaient incapable de se parler pour autre chose que des banalités. Elle aurait voulu prendre des nouvelles de Zénith. Elle aurait voulu lui demander des nouvelles de son bras. Elle aurait voulu l'épauler. Mais elle avait peur. Peur de le voir la rejeter. Peur de le perdre pour de bon en faisant une erreur.

Mais c'était trop dur, trop lourd. Alors elle se décida, elle releva les yeux, prête à les planter dans ceux d'Alban mais elle fut prise de vitesse. Alban, Alban. Il commençait à parler. À laisser couler ce qu'il ressentait. Ce qu'il voulait qu'elle sache. Elle sentait ses yeux se tremper mais elle refusait de laisser les larmes couler. Elle ne l'avait que trop fait. Alors, les yeux dans les yeux, elle le laissa parler. C'est fou de constater qu'au final, ils ressentaient la même chose. C'était juste qu'elle … elle était incapable de faire ce qu'il venait de faire.

Il hésita. Puis ses mots frappèrent en plein cœur.

Il tenait à elle. Et elle alors. Qu'est ce qu'elle pouvait tenir à lui. Elle tenait tellement à lui que ça faisait mal. Elle voulait juste, juste …

- Je … On est pas vraiment doués pour la communication pas vrai ?

Le bref rire qu'elle eut fut presque inaudible.

- Je, je … Je tiens énormément à toi Alban. Je … Je sais juste pas comment … J'ai l'impression d'avoir fait tellement d'erreur et j'arrive pas … j'arrive pas à me convaincre que c'est rattrapable alors je crois que je … j'ai juste trop peur. Peur que tu ne veuilles plus être mon ami. Peur que … Que tout ce que l'on a vécu disparaisse à cause de quelques mots, à cause de quelques silences. Il n'y a rien dont tu dois te faire pardonner. C'est … je crois que c'est moi qui te doit des excuses, parce que je suis incapable de … de faire ce dont j'ai envie parce que je suis morte de trouille à l'idée que ça te blesse et que tu partes. Alors au final, je te blesse quand même et je me blesse aussi. Je suis tellement, tellement désolée. Je suis pas une très bonne amie.  

Elle laissa un blanc. Elle devait lui dire. Il fallait qu'elle lui dise. Elle voulait lui dire.

- J'aurais probablement dut le dire plus tôt mais. Je veux vraiment que tu restes avec moi.

Et voilà. Une larme coula sur sa joue, suivie rapidement par ses sœurs. Pourquoi finissait-elle toujours en larme ? Elle était beaucoup trop fragile. Mais elle était tellement sincère. Elle avait l'impression d'être à nue devant le garçon qu'elle aimait. Ses mots, ses yeux, ses gestes, tout était si sincère. Tout venait de tellement profond. Et elle murmurait comme une litanie une foule de désolée  sans être capable d'affronter le regard qu'elle lui portait. Elle était tellement ridicule.

Son assiette tomba et se renversa mais elle n'en prit pas garde. Il n'y avait que lui et elle. Alban et Max. Et elle voulait qu'il reste.

Pour toujours.

© BB Dragon



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Alban Abernaty
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Alban Abernaty
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Alban Abernaty & Max Arago

Il avait envie d’éclater de rire. De pleurer. De rire nerveusement et de pleurer de joie, aussi. Une foule de sentiments tourbillonnait dans son esprit et il ne parvenait même pas à comprendre ce qu’il ressentait, actuellement. Tout ce qu’il savait était que Maxine tenait à lui. Qu’elle tenait énormément à lui. Qu’elle avait peur qu’il ne veuille plus être son ami. Qu’il s’éloigne. Qu’il s’en aille. Dans les pupilles mordorées de la rosée, Alban voyait tout ce qu’il avait voulu voir, quelques jours plus tôt. Ce qu’il avait essayé désespérément de lui arracher. Cette affection. Cet attachement. Et surtout, ces quelques mots. « Je veux vraiment que tu restes avec moi. » Lorsque leurs yeux s’étaient croisés, avant qu’il ne s’envole avec Zénith, Alban l’avait recherché. Ce n’était pas vraiment qu’il attendait une preuve de quoi que ce soit. Il avait juste… souhaité entendre cette phrase qui lui ferait comprendre que tout allait bien, et que tout irait bien du moment qu’ils tenaient assez l’un à l’autre pour cela. Alors doucement, ses muscles se détendirent. Ses yeux clignèrent un instant pour essayer de chasser ses larmes naissantes, et il se mit à sourire réellement pour la première fois depuis le début de la soirée. Il n’y avait plus qu’elle et lui qui comptaient. Juste elle…

Son sourire doux toujours fixé sur les lèvres, Alban vit une larme rouler sur la joue de Maxine. Puis une seconde. Puis une troisième… Il ne savait pas si c’était de la tristesse, de la joie, du soulagement… ou simplement la peur qu’il s’en aille. Il avait envie de la serrer dans ses bras, tout simplement. Mais il ne le fallait pas. Pas comme ça, et pas maintenant. Il avait encore trop peur de la voir s’envoler s’il brusquait les choses. Alors, il s’approcha tout simplement d’elle et, du bout des doigts, vint essuyer les larmes.

Dans un flash, il eut l’impression d’être revenu à ce premier jour de vacances sur Touga, où il avait également essayé de chasser les larmes de Maxine. Il avait l’impression que c’était toujours à cause de lui qu’elle pleurait. Pourtant, cette fois-là, il n’avait pas besoin de morceau de tissu pour cela. Il voulait qu’elle puisse ressentir cette chaleur qu’il lui transmettait, sans aucune entrave. Qu’elle essaye de comprendre à quel point il tenait à elle. Proche d’elle, il sentait son souffle se mélanger au sien, tandis que ses doigts séchaient ses larmes tout en lui caressant les joues. Du bout du pouce, il frôla la peau sous l’œil de la Givrali. Cessant de réfléchir, il se contentait simplement de faire ce qu’il avait envie de faire. Coller son front contre celui de la jeune fille. Sentir l’arôme de baie qu’elle exhalait à chaque halètement. Frissonner de la proximité dangereuse de leurs lèvres, tandis que ses mains exploraient chaque centimètre carré du visage de Max.

Il l’aimait. De ça, il en était sûr. Et, qu’elle l’aime ou non, il n’avait pas envie de refaire les mêmes erreurs qu’avec Calliope. Il voulait être là pour elle. Il voulait profiter de sa présence. Juste ça. Pour le moment, il se contenterait de ça… Il ne savait pas quand est-ce que son désir reviendrait le consumer. Ni quand son amour en viendrait à être trop intense et violent pour qu’il puisse retenir ces envies qu’il avait. Cette envie qu’elle soit à lui, et uniquement à lui. Cette envie de l’avoir toute entière. Cette envie de pouvoir la dévorer entièrement. Celle de vouloir l’étreindre contre lui. De goûter le parfum de ses lèvres. De poser sa tête contre son épaule pour embrasser chaque parcelle de sa peau. D’entrelacer ses doigts dans les siens pour ne plus jamais les lâcher.

Il soupira et se recula pour briser leur proximité. Il fallait qu’il se montre patient et avenant. Peut-être aurait-il plus tard une occasion d’être la personne spéciale pour elle. Peut-être pas. Il n’en savait rien, et à dire vrai, il s’en moquait à l’instant présent. Il voulait juste profiter d’être là, dans cette grotte magnifique, en présence de cette personne magnifique. Celle qui faisait battre son cœur. Et celle pour qui il avait, malheureusement, encore des secrets.

Gêné, il chercha néanmoins la chaleur de la main de Maxine pour se rassurer. Ses doigts rencontrèrent le bandage qu’elle portait habituellement, puis vinrent naturellement chercher à s’entrelacer. Il verrouilla sa prise, conscient de l’étrangeté de la scène. Mais qu’importe. S’il voulait lui tenir la main, quel mal y avait-il à cela ? Ils étaient seuls, ici. Personne pour les observer. Personne pour les juger. Juste elle et lui. Juste elle…

- N’y pensons plus. Du moment que tu veux de moi, je ne partirai pas. Jamais.

Il serra ses doigts pour lui montrer son engagement. Il n’avait pas vraiment grand-chose de plus à dire. Il avait l’impression que tout se passait dans leurs jeux de regards. Dans la chaleur qu’ils se transmettaient l’un à l’autre. Dans leurs mains qui se cherchaient et se serraient, comme si elles avaient peur que l’autre s’en aille. Alban ne voulait pas que Maxine s’en aille. Jamais. Et il allait tout faire pour que cela ne se reproduise plus…

Toujours sans lâcher la main de la rosée, Alban sentit son cœur se serrer. Avec douceur, il posa sa tête sur l’épaule de Maxine, juste près du creux de son cou. Son souffle chaud vint caresser la peau nue de la jeune fille. Son front vint rencontrer la chair. Il ne savait pas pourquoi, mais il se sentait bien, comme ça. Il n’était pas vraiment dans ses bras, mais c’était tout comme. Ils étaient… comme liés, tous les deux. Alors, il prit sa décision. Celle de se confier. Celle de s’ouvrir à Maxine, et de lui révéler ses secrets. Secrets qu’elle connaissait probablement en partie à cause des bruits de couloirs, mais dont il ne lui avait jamais parlé sincèrement en face à face. Probablement par lâcheté, par peur et par déni. Mais il ne voulait plus occulter ce passage de sa vie. Si Calliope était au courant, il ne voulait pas que Maxine ne le soit pas.

- Maxine… Il y a quelque chose que je voulais te dire depuis longtemps mais que je n’ai jamais eu le courage de faire. Néanmoins, je ne saurai pas te dire pourquoi, mais je pense que c’est le bon moment pour.

Il se recula doucement, et planta ses prunelles turquoise dans celles de Maxine. C’était toujours aussi douloureux d’en parler. Mais il le fallait.

- Je… Je pense que tu as remarqué que je boitais un peu, quand on s’est rencontré. Cela fait quelques temps que je suis plus ou moins rétabli et que c’est moins flagrant mais j’ai toujours un peu de mal à en parler. Une bonne partie du campus doit être au courant des raisons de ce handicap puisque les rumeurs vont vite, mais je me suis très rarement confié là-dessus. C’est arrivé uniquement une fois depuis que je suis ici, pour tout te dire…

Une seule fois. Pour Calliope. Pour une fille qui était spéciale pour lui. Mais à présent, ce n’était plus elle qui comptait le plus… Reprenant donc son souffle, il poursuivit.

- Tu en as peut-être entendu parler via les bruits de couloirs, mais avant de venir ici, j’étais une sorte de champion junior de courses aériennes. Mes parents tiennent une Poste Pokémon, donc j’ai toujours été proche des Pokémon Vol. J’ai commencé très tôt à m’intéresser aux courses aériennes, et je m’y suis beaucoup impliqué, ce qui m’a permis d’atteindre un haut niveau très rapidement. C’était ma passion. Ce qui me faisait vibrer. J’avais un Roucool, qui a évolué en Roucoups puis en Roucarnage. C’était ma monture, mon meilleur ami. Cirrus, qu’il s’appelait. Il n’était semblable à aucun de mes Pokémon actuellement, même si je ne les aime pas plus ou moins que Cirrus. Enfin… Les victoires ont commencé à se multiplier. J’ai commencé à être de plus en plus bon, de plus en plus connu. C’était grisant d’être sous le feu des projecteurs. Et plus encore, de pouvoir faire des courses aériennes contre de grands coureurs. Je me voyais faire carrière dans les courses. C’était tellement fou ce qui m’arrivait… Puis un jour, Cirrus et moi avons fait une course, à Nénucrique. Pour la première fois, j’avais eu la bénédiction d’Alizée, la championne de mon village natal. Une dresseuse exceptionnelle que j’ai toujours admirée. On était si fier, Cirrus et moi…

Il eut un sourire en se rappelant de toute l’euphorie de cette journée. De ses échanges de regard avec Cirrus. De leur fierté mutuelle…

- Mais la course ne s’est pas passée comme on l’aurait souhaité. Un candidat a triché pour essayer de nous mettre hors course, et on a été attaqué en plein vol. Cirrus n’a pas réussi à accuser l’impact, et nous sommes tombés tous les deux. C’est là que… je me suis blessé au genou, en percutant un banc de sable au fond de l’océan.

La main qui ne tenait pas celle de Max alla machinalement se crisper autour de son genou. Le souvenir était encore trop vif dans son esprit. La douleur, presque encore présente.

- Il y avait des secouristes tout le long de la course, et ils sont intervenus quand je suis tombé, ce qui a permis de limiter les dégâts. Je pense que s’ils n’avaient rien fait, je ne serai pas là à l’heure qu’il est. Toujours est-il que j’ai été transporté en urgence à l’hôpital. Quand je me suis réveillé, quelques jours plus tard, j’ai appris que mon genou avait été gravement endommagé, et qu’ils y avaient placé un bout de métal pour tenter de me « réparer ». J’ai passé plusieurs semaines en fauteuil roulant, avant de pouvoir remarcher avec des béquilles. Mais je ne pouvais plus voler. On m’avait interdit de course, et je ne savais même pas si je serai un jour en mesure de remonter sur un Pokémon Vol. Et, pire que tout…

Ses doigts se serrèrent contre ceux de Maxine, dans la recherche d’un quelconque réconfort. Il sentit le coin de ses paupières piquer, mais il refoula ses larmes et sa tristesse.

- J’ai appris que Cirrus n’était plus.

Il l’avait dit. Il avait fini l’histoire pour Maxine. Légèrement tremblant, il releva ses yeux vers elle pour tenter de s’y noyer. Il y avait toujours quelque chose d’apaisant dans le regard de Max. Quelque chose qui lui permettait de se sentir bien. Ou à défaut, de se sentir mieux.

- Après ça, j’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre. Psychologiquement, je ne voulais plus faire de courses. Je me suis isolé de tous parce que j’avais l’impression que les gens me fuyaient. Je me sentais mal, et je ne savais plus quoi faire. J’avais perdu mon meilleur ami, mes rêves, ma carrière… Tout, d’un seul coup. Comme un coup de peinture blanche qui vient effacer tout ce que j’avais essayé de construire couleur par couleur. C’était frustrant. Et déprimant. Venir ici, et tous vous rencontrer, m’a permis de sortir de cette carapace et d’aller mieux. Je sais que j’aurais toujours le fantôme de Cirrus qui plane au-dessus de moi. Mais progressivement, j’ai réussi à faire le deuil de Cirrus. Et le deuil de ce que j’étais avant. Et pour ça, je vous en suis reconnaissant à tous. Mais j’ai encore du mal à en parler. A mettre des mots sur tout ce qui s’est passé. Parce que finalement, ce serait avouer mes faiblesses, que j’ai toujours essayé de cacher. Mais avec toi, Max, je veux être entier. J’ai envie de me livrer totalement à toi. De ne plus avoir de secrets.

Il ferma les yeux un instant pour se donner plus de contenance.

- Parce que tu es quelqu’un de spécial pour moi.

Et voilà, il l’avait dit. Encore légèrement tremblant, il essaya de chercher du réconfort auprès d’elle. Mais en même temps, il avait l’impression de s’être libéré d’un poids certain. Quelque part, peut-être que partager son fardeau le rendrait moins lourd à supporter seul ?



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Avec Alban Abernaty

Qu'est ce que ça pouvait faire mal l'amour. Ça vous tourmentait, ça vous harcelait, ça vous blessait. Mais peut-être qu'au final, ça valait le coup. Peut-être qu'au final, leurs longs silences, leurs yeux qui s'évitaient, peut-être qu'au final, tout ça valait le coup. Peut-être que la douleur de l'absence rendait plus forte la joie des retrouvailles. Peut-être que passer par cette phase noire leur permettrait de vivre plus fortement les phases blanches ? Le monde était fait de haut et de bas.

L'amour aussi.

Elle avait du retard. Elle aurait dut le dire bien avant. Elle aurait dut attraper sa main. Attraper cette main qu'il avait lâché et le lui dire. Faire fit des différents qui s'étaient joués sous ses yeux. Après tout, Alban comptait plus que des pseudo disputes. Alban comptait bien plus. Mais elle avait eut tellement peur de la réaction de Josh. De la réaction d'Alban. De la réaction d'Opale. Beaucoup trop peur pour pouvoir agir normalement pour lui dire de rester là.

Peut-être aussi que son égo blessé, que la fatale jalousie qui l'avait envahie avait voulu le faire souffrir comme il la faisait alors souffrir. Une base vengeance qui ne lui ressemblait pas vraiment. Elle avait cru que ça la soulagerai, de savoir que lui aussi avait mal, mais au final ça lui faisait juste plus mal encore. C'était stupide. Totalement stupide. Incroyablement stupide.

Il tenait à elle. Pas Xerneas qu'est ce qu'entendre ces quelques mots pouvait faire du bien. Elle avait envie de chanter de danser, de pleurer, de rire. Tourbillon de sentiment et d'émotion. Elle ne savait plus quoi faire, elle sentait le bonheur rouler sur ses joues alors qu'elle perdait ses yeux dans ceux de son si cher ami.

Leurs fronts se touchèrent comme une promesse de ne plus se quitter. Elle n'avait jamais été aussi proche de lui. Jamais encore elle n'avait put admirer les incroyables yeux du jeune homme d'aussi prêt. Jamais encore elle n'avait put se perdre dans les fantastiques couleurs qui les composaient. Ses joues rougirent. Leurs souffles n'étaient plus qu'un. Il n'y avait plus rien d'autre qui comptait. Rien d'autre que la proximité du jeune homme. Ses mains qui essuyaient ses larmes. Elle voulait se perdre à jamais dans ces bras. Dans ses mains. Elle voulait tellement avoir le droit de placer ses mains autour de son cou pour se blottir contre lui et ne plus jamais le lâcher. Être toute à lui. Qu'il soit tout à elle.

Elle voulait que ce moment dure une éternité. Une éternité de tendresse où il la protégeait de tout. Où il la protégeait du monde et des ténèbres de son cœur. Que pour toujours, de son sourire si doux, de ses mains si délicates mais si fortes qui chassaient de leur présence la forte présence de Dame jalousie. Elle voulait tellement se cacher dans ses bras. Elle aurait voulu qu'ils soient toujours ouverts à sa présence, qu'elle puisse s'y blottir quand ça n'allait pas et quand retour, parfait équilibre, il se blottisse dans les siens quand il n'allait pas bien. Elle voulait être la gardienne de ses secrets et qu'il soit le gardien des siens. Elle posa sa main sur la sienne quand il se retira et suivit son mouvement. Elle voulait garder un contact. Elle ne voulait pas qu'il s'envole loin d'elle. Elle voulait être son attache. Elle ne le laisserait pas partir.

Elle eut un sourire ravi quand elle sentit ses doigts se refermés sur les siens. C'était plus qu'une simple étreinte à ses yeux, c'était une promesse. Et elle avait envie d'y croire. Elle avait envie de retirer son bandage pour profiter au maximum de la chaleur de son contact. Mais pas encore, pas immédiatement. Elle avait tellement peur. Un mélange étrange l'animait. Elle mourrait d'envie de lui dire tout d'elle. De ne rien lui camoufler. Pourtant, cette blessure, cette cicatrice, elle était horrible, elle ne l'aimait pas, elle la détestait, elle était gardienne de bien trop de secret pour qu'elle puisse l'apprécier. Et si Alban la trouvait horrible lui aussi. S'il la trouvait dégoûtante ? Elle ne voulait pas ça. Elle ne le voulait vraiment pas.

Elle sentit la tête de son si cher ami s'enfouir dans son épaule, il exécutait ce geste dont elle avait tant envie. Sa tête se pencha pour mêler ses mèches rosées à celle châtains de son tendre oiseau. Sa main était fermement accroché à la sienne et le monde autour d'elle devenait peu à peu inexistant. Il n'y avait que lui et elle. Elle ferma les yeux se laissant emportée par la présence du corps à ses cotés. Elle profita autant que possible de ce contact qu'elle savait éphémère. Comme si Alban était venu chercher du courage. Elle le laissa se retirer quand il fut prêt et elle l'écouta. Elle n'eut guère besoin de plus qu'une légère pression sur la main du Voltali et de leurs yeux unis dans un même regard pour qu'il comprenne qu'elle était là. Qu'elle l'écoutait.

Elle hocha doucement la tête. Bien sur qu'elle l'avait remarqué. Elle avait passé suffisamment de temps à l'observer pour savoir qu'il boitillait. Elle n'avait jamais rien demandé. Aucune question ne s'était échappé de sa bouche. Elle n'avait jamais fait la moindre recherche, elle n'avait jamais demandé aux Givralis bien qu'il ne fit aucun doute qu'elle aurait réponse à ses interrogations. Mais elle avait voulu attendre, attendre que ce soit lui et lui seul qui prenne la décision de lui en parler, parce qu'il lui vouait une confiance suffisamment grande. Cette confession, peut-être plus que tous leurs mots marquait à quel point il tenait à elle.

Elle esquissa un doux sourire. Elle était la deuxième. La deuxième personne à qui il se confiait. Elle était importante pour lui. Elle serra un peu plus sa main sur celle d'Alban. Ça la touchait sincèrement qu'il lui en parle. Elle l'écouta, souriant doucement à l'image d'un jeune Alban s'amusant avec un petit Roucool, ça lui va si bien. Son imagination débordante lui permet de les voir, lui et son précieux Cirrus au sommet du monde, se dopant à la vitesse. D'un seul coup, la course en traîneau de cet hiver prend un autre goût et elle comprenait bien mieux.

La main qui n’enlaçait pas celle de son ami se plaqua sur sa bouche. Une chute pareille est mortelle.   Alban avait eut de la chance dans son malheur. Il n'avait été « que » blessé. Elle tenta de garder le plus possible son calme, de ne pas éclater en sanglot suite à l'horreur qu'il avait vécu. Cirrus était mort. Sa main délivra sa bouche pour se poser sur leurs mains liées. « Je suis là. Je te soutiens. »

Elle attendit la fin de son histoire pour lâcher la main et entourer ses bras autour du corps du jeune homme en une étreinte la plus puissante qu'elle passait. Elle ne savait pas quoi lui dire. Que dire suite à ça. Sa main droite la lança légèrement, alors elle se retira et s'éloigna légèrement du jeune homme avant de machinalement retirer son bandage.

- Tu sais, je … J'ai voulu écouter toutes les histoires qui tournaient autour de ton genou. C'était peut-être égoïste et présomptueux de ma part mais je voulais l'apprendre de ta bouche. Ça a tellement plus de valeur. C'est tellement plus fort quand c'est toi qui parle. Ton histoire … c'est juste horrible. Un avenir qui s'écroule comme l'on déchire une toile. C'est … ça me parle. Je …

Elle pointa vaguement sa main droite, à l'air libre sous les yeux du jeune homme pour la première fois. Et dire qu'elle s'était fait la promesse d'apprendre à l'accepter. À ne pas la rejeter. La cicatrice empirait ces derniers temps et bien qu'elle sache que son médecin et Idalienor cherchaient un remède, elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur en la voyant ainsi. La peau du centre de sa main avait été déchiré et une cicatrice jumelle reposait des deux cotés de celle ci. Marque indélébile de sa fin d'une vie. Le violet jusqu'alors assez pâle était au fil des derniers mois redevenu vif.

- Je …

Elle ne savait pas par où démarré. Et si Alban n'en avait rien à faire ? Et si elle ne faisait que l'embêter ? Après tout, elle causait toujours des problèmes aux personnes qu'elle aimait …

- J'ai habité pendant les premières années de ma vie à Romant-sous-Bois. Puis mon père nous a abandonné ma mère et moi. Elle a décidé de déménager à Illumis. Là bas, on a refait notre vie, je me suis fait un petit groupe d'ami très solide. On passait notre vie ensemble. Même quartier, même école, on était toujours ensemble. Puis, à 10 ans, ils ont reçut leur premier pokemon. Ma mère n'a pas voulu que je participe, je crois qu'elle avait peur que je la quitte pour toujours, comme mon père.

Elle eut un sourire nostalgique en se rappelant de tous ces moments là.

- Deux de mes amis sont partis à l'aventure. Mais Anthony est resté avec moi. C'était comme un grand frère. Ensemble, on a entraîné et on s'est occupé de son Grenousse. Puis, un jour, alors qu'on prenait la route pour aller à Romant, on s'est fait attaqué. Personne n'a eut le temps de réagir que … Qu'Antony s'est fait transpercé par le dard du Drascore.

Sa voix se faisait de plus en plus faible et ses yeux étaient rivés sur sa cicatrice.

- Je … j'ai probablement été stupide de pensé que je pouvais le repousser à la main, mais j'ai pas réfléchit. Il est juste … partit comme ça. Et … je m'en veux tellement. Si j'avais pas insisté pour qu'on sorte ce jour là, jamais tout ça ne se serait passé.

Terrible sentiment que celui de la culpabilité. Ça la bouffait littéralement. Elle aurait voulu que tout se passe différemment. Il était tellement talentueux. Elle se rappelait avec une précision folle les regards de ses parents. Elle se rappelait avoir voulu prendre sa place. Elle n'osait même plus prendre la main d'Alban. Elle était horrible. Par sa faute. Par sa faute, Anthony n'avait pas put vivre un million de chose. Il n'avait pas put connaître l'amour. Il n'avait pas put faire du sky. Il n'avait pas put sauter depuis une falaise. Il n'avait pas put se faire assaillir par les câlins de son équipe. Tant de chose qu'il n'avait pas put vivre parce qu'elle les lui avait arrachées.

Elle n'osait même plus le regarder dans les yeux. Dire qu'à la base, elle avait voulu lui en parler pour lui faire comprendre qu'elle comprenait, plus ou moins, l'horreur qu'il avait vécu. Et maintenant, elle se sentait trop horrible pour ne faire que le regarder dans les yeux.

© BB Dragon



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Alban Abernaty
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach



I can't help falling in love with you
Alban Abernaty & Max Arago

Il avait mal. Parler de son passé lui faisait mal. Se livrer à cœur ouvert lui faisait mal. C’était comme si il venait de s’écorcher une nouvelle fois pour se montrer complètement à nu, la chair à vif. Comme s’il revivait cette scène, encore et encore. C’était douloureux. C’était compliqué à avouer. Un secret à peine dissimulé qu’il n’avait pour autant voulu révéler à presque personne dans l’académie. Quand bien même il était au courant que tout le monde le savait déjà. Un peu anxieux quant à la réaction de Maxine, Alban baissa les yeux un instant. Il se sentait mal d’en avoir parlé à voix haute. Mais en même temps, il avait l’impression que le poids qui pesait sur ses épaules venait de s’alléger un peu. A présent, ils portaient le fardeau à deux. A sa façon, Maxine lui était d’une aide considérable. Pas de la même manière que Calliope, qui avait pris en main sa rééducation. Mais… Il n’aurait su comment décrire ce sentiment. Elle était simplement là. Et c’était tout ce dont il avait besoin en ce moment.

Avec douceur, la main qui était entrelacée avec la sienne vint s’éloigner, comme pour prendre son élan pour l’étreinte qui s’en suivi. Le cœur lourd, Alban sentit la Givrali le serrer contre elle. Il ferma les yeux un instant tandis que son menton venait frôler l’épaule de la rosée. Que son nez venait rencontrer la douceur de ses cheveux coupés au carré. Que ses narines venaient humer le parfum qu’elle dégageait. Encore un peu léthargique, il ne put apprécier pleinement toutes les sensations agréables qu’elle lui procurait. Mais pour le moment, c’était suffisant. Il aurait tout le loisir de profiter de ces étreintes plus tard. A présent qu’il avait réalisé qu’ils pouvaient passer au-dessus de tout, Alban était persuadé qu’ils pourraient se retrouver encore une fois, dans les bras l’un de l’autre. Ou en tout cas, il ferait tout son possible pour que ce soit le cas.

Après un court silence, Maxine s’éloigna de nouveau de lui. Elle recommença alors à parler, pour lui livrer ce qu’elle-même avait sur le cœur. Tandis qu’elle faisait ça, elle se mettait à retirer le bandage qu’elle portait constamment et sur lequel Alban ne l’avait jamais interrogée. Bien placé pour savoir que chacun pouvait avoir ses propres démons, il évitait en général d’aborder les sujets qui pouvaient être sensibles. Bien que curieux, il ne regarda néanmoins pas la main de la jeune fille, trop occupé à plonger ses iris dans les siens. La voix de Maxine se répercuta comme un écho sur les parois de la Grotte Luminescente. Avec douceur, elle lui expliqua qu’elle n’avait jamais voulu écouter toutes les histoires qui tournaient sur son genou. Emu qu’elle ait fait la sourde oreille aux rumeurs, surtout compte tenu de sa curiosité naturelle et du dortoir dans lequel elle se trouvait, Alban ferma les yeux une fraction de seconde pour lui signifier qu’il la remerciait pour cela. Il les rouvrit néanmoins quand elle pointa du doigt sa main droite pour lui montrer quelque chose. Il sentit alors que son cœur ratait un battement.

La main bandée de Maxine n’était pas un effet de mode ou un accessoire fantaisiste. Au cours des derniers mois, Alban s’était beaucoup interrogé sur ce bandage si singulier. Il ne l’avait pas forcément remarqué lorsqu’ils s’étaient rencontrés la première fois, pensant probablement qu’il s’agissait d’une banale égratignure… mais les mois qui avaient suivi, le châtain avait beaucoup plus fait attention à Maxine. On ne pouvait ne pas remarquer ce bandage qu’elle portait constamment. Mais il avait décidé de ne rien dire jusqu’à ce qu’elle lui en parle. Ou qu’elle ne le fasse jamais, d’ailleurs ; ça n’aurait pas été important. A présent qu’il savait de quoi il s’agissait, néanmoins, Alban se demandait comment il avait fait pour ne pas remarquer avant que c’était quelque chose de grave. Silencieux, il observa la longue cicatrice violacée sur la main de la fille qu’il aimait. Une attaque de Pokémon, à n’en pas douter… De Pokémon Poison ? Qu’avait-il pu bien se passer ?

Respectueux néanmoins, il laissa Maxine s’exprimer comme lui-même l’avait fait, un peu plus tôt. Il ne l’interrompit pas, jamais. Il suivit le regard ambré de la rosée qui se posait régulièrement sur sa cicatrice. Il sentit l’émotion dans sa voix, tandis qu’elle lui racontait sa propre histoire. Tandis qu’elle parlait de son ami d’enfance, qu’elle avait perdu à cause d’un Drascore…

Alban ne la quitta pas des yeux une seconde. Dans l’histoire de Maxine, il sentait toute sa tristesse et sa détresse. Dans le fond, ils étaient pareils. Ils avaient vécu le même conte tragique. Ils avaient vécu la même perte d’un être cher. C’était tellement triste qu’Alban ne parvenait même pas à ressentir de la jalousie envers cet Antony. Et il y avait ce sentiment de culpabilité, aussi. Et cette honte de se sentir si faible. Si physiquement abject… Le Voltali prit une grande inspiration. Il savait ce qu’elle ressentait. Il savait quelle honte on pouvait ressentir, à s’être blessé et à en garder des séquelles. Il avait longtemps souffert de son boitillement. Il s’était longtemps senti différent. Mais il n’avait pas eu d’autres choix que de l’assumer, puisqu’il ne pouvait pas le cacher. Mais Maxine, elle…

Avec une infinie douceur, il attrapa la main blessée de Maxine. Sourd à ses souffles de protestation et à ses tremblements, il souleva sa main entre les siennes pour observer la blessure de plus près. C’était profond. L’entaille avait percé sa main pour y faire suinter le poison. Il ne savait pas vraiment comment elle s’était soignée, ni même si elle avait tenté de le faire, mais… la main était légèrement boursoufflée, et la pâleur de la peau de son amie était gâchée par des touches de couleur violettes et mauves. C’était… C’était…

- C’est magnifique, lâcha-t-il en se baissant légèrement.

Ses lèvres vinrent frôler le dos de la main de Maxine, à l’endroit précis de sa blessure. Il ne savait pas si le poison était encore actif, ni même s’il risquait quelque chose à cause de ce contact. Mais peu lui importait. Maxine était belle. Avec ses blessures. Avec ses faiblesses. Et il voulait qu’elle le comprenne.

Il resta quelques longues secondes ainsi, à lui faire ce baisemain incongru. Il ne ressentit aucun picotement le long de ses lèvres, signe qui indiquait que la blessure ne lui était pas hostile. Néanmoins, tout son corps fut parcouru d’une petite décharge électrique qui n’avait rien de désagréable. Comme à chaque fois qu’il était si proche d’elle… Se redressant finalement, il garda la main droite de Maxine dans la sienne et caressa sa joue de son autre main valide.

- Tu es belle, Maxine. Et loin d’être stupide, ou fautive, ou quoi que ce soit d’autre que tu puisses penser. Tu ne devrais pas avoir honte. Cette marque, c’est la preuve de ton courage. De ton esprit. De ta dévotion pour les gens que tu aimes. Les gens seraient ridicules de s’en moquer. Moi, je…

Il sentit les mots se coincer dans sa gorge, mais refoula ses émotions au loin. Il fallait qu’il puisse continuer ce qu’il avait à dire, sans s’embarrasser de sa stupide timidité.

- Je la trouve belle, cette marque. Et je te trouve belle. Tout chez toi me plaît. Si j’avais été à la place de cet Antony, je ne t’en aurais pas voulu. J’aurais juste été heureux de…

Il tourna la tête pour qu’elle ne puisse pas voir qu’il avait les joues complètement écarlates.

- … d’avoir quelqu’un de prêt à tout pour moi.

Tant pis pour la timidité.

N’y tenant plus, Alban se précipita vers elle pour la prendre dans ses bras. Sa main droite vint s’enrouler autour des cheveux de Maxine, tandis que la gauche venait se saisir délicatement de sa main blessée. Leurs corps joints ainsi vibraient à l’unisson. Il ressentait tout ce qu’elle ressentait. Chaque tremblement, chaque tressautement. Chaque pleur, peut-être. Il ne savait plus vraiment ce qui se passait. Dans sa tête, tout était devenu flou. C’était comme s’ils venaient de s’enfermer dans une bulle de coton, que personne ne pourrait percer. Sous la chaleur fiévreuse de Touga, Alban sentait la passion dévorante qu’il avait pour elle. Ses caresses de réconfort se firent plus passionnelles. Plus tendres. Ses lèvres vinrent déposer quelques baisers sur les joues baignées de larmes de la rosée, tandis que sa main jouait avec celle de Max, caressant ses doigts et sa cicatrice avec délicatesse. Il lui murmurait des choses à l’oreille. Des paroles de réconfort. Des paroles de soutien. Des paroles pour qu’elle cesse de culpabiliser. Tout. Tout ce qu’il pensait d’elle. Tout ce qu’elle lui inspirait.

Tout sauf son amour pour elle.

Il perdit la notion de temps et d’espace. Au-dessus de leurs têtes, le ciel était d’un noir d’encre et les étoiles filaient par milliers. Au creux de ses bras, il sentit que Maxine venait de s’endormir de fatigue. De ses yeux bleu mouchetés d’or, Alban la regarda avec tendresse, avant de la poser délicatement sur la couverture qu’ils avaient apportée pour dormir. Avec ses mains, il soutint sa nuque jusqu’à ce qu’elle soit bien installée. Puis, penché vers elle, il contempla son visage endormi.

Elle était si belle. Si parfaite. Avec ses défauts comme ses faiblesses. Alors, n’y tenant plus, il se pencha vers elle et ses lèvres se rapprochèrent dangereusement des siennes. Il en avait envie. Il voulait l’embrasser. Il la voulait elle, toute entière. Mais il ne voulait pas que les choses se passent comme ça. Pas envie de tout gâcher ou de tout précipiter. Alors, il s’arrêta à quelques centimètres à peine. La respiration de la jeune fille venait réchauffer doucement ses lèvres. Oui… Il se contenterait de ça. Pour le moment…

Sortant une couverture légère, il la déposa sur Maxine et la regarda dormir quelques longues minutes, allongé à côté d’elle, à distance respectueuse. Puis, apaisé par le son de sa respiration régulière, et par le silence qui régnait dans la Grotte Luminescente, il finit par s’endormir également.

Au final, leur dispute lui paraissait bien lointaine, à présent…

***

Il ouvrit un œil vitreux trois heures plus tard, sans trop savoir où il était. Encore complètement ensommeillé, il vit la silhouette de Maxine à quelques centimètres de lui, à portée de bras. Elle était comme… une grande peluche rose qui avait l’air chaleureuse et confortable. Alors, sans réfléchir, il se rapprocha d’elle et la prit dans ses bras, avant de se rendormir tout aussi rapidement.

Plus tard, tout souvenir de cette scène de somnambulisme avait disparu de son esprit. N’en resterait que la sensation de chaleur et d’apaisement total qu’il avait ressentie, lorsqu’il était venu l’étreindre dans son sommeil. Comme le souvenir d’un rêve trop vite oublié.

Comme le souvenir de leur rêve trop vite oublié.

HRP : RP Terminé pour Alban



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Max Arago
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Max Arago
est un Scientifique Archéologue



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Avec Alban Abernaty

Fall for you - Un jour, elle s'était demandé ce que ça faisait de voler. De ne plus rien sentir d'autre que le vent dans ses cheveux. La force des éléments contre son visage. La puissance de la nature autour d'elle. Le vide sous ses pieds. L'impression que sa vie ne tenait qu'à un fil. Qu'elle marchait sur une corde qui pouvait se briser à n'importe quel moment. Est-ce que ça faisait peur ? Est-ce que c'était excitant ? Est-ce que c'était les deux ? Peur et excitation allait souvent de pair. Elle le savait bien. Elle s'était demandé ce que ça lui ferait, ce qu'elle ressentirait, si elle se retrouvait, un jour, dans la possibilité de s'envoler. Une sorte de rêve étrange comme on en fait parfois. Elle s'était demandé ce que ça faisait de voler.

Et là. Alors que ça situation n'avait strictement rien à voir avec le fait de voler ou pas, elle se demandait si on ressentait ce qu'elle ressentait actuellement. Parce que, si ce n'était pas au moins aussi intense, aussi puissant, aussi impressionnant, ça n'avait aucun intérêt, car elle avait tout ce dont elle avait besoin à ce moment là.

Le nez enfoui dans le cou de son ami, elle se demandait par quelle magie elle pouvait se passer de tout ça à chaque instant de sa vie. De ces mots si doux qui apportait une délicate rougeur sur ses joues. Comment arrivait-elle encore à penser à lui avec le terme d'ami. Il était tellement plus. Il était celui qui la faisait sourire dans la tempête. Il était celui dont les bras semblait être faits pour s'enrouler autour d'elle. Il était tout ce qu'elle avait jamais put rêver. Et il était son ami.

Cher et tendre ami.

Qu'est-ce qu'elle pouvait l'aimer.

Qu'est-ce que la chute était longue.

Il y avait-il un fond dans le ravin de l'amour ? Elle espérait qu'elle continuerait à tomber pendant tout le temps qui lui restait à vivre. Parce que la chaleur qui la réchauffait était tellement agréable, parce que pour le bonheur qu'elle ressentait, ça valait bien tous les coups qu'elle s'était prise durant la chute.

Il avait des mots tellement juste, tellement doux, tellement ce qu'il fallait. Les gestes qu'il faisait étaient comme ceux d'un rêve. Si elle osait, elle le qualifierait de parfait. Parfait dans ses qualités et dans ses défauts. Parfait quand il avait cette ride de colère entre les yeux parfois. Parfait quand il remontait ses lunettes d'un geste travaillé quand il travaillait sur elle ne savait quoi. Elle n'était qu'une pauvre collégienne qui vivait son premier amour. Qui découvrait avec toute sa curiosité et son plaisir les joies et les peines. Mais Xerneas qu'elle aimait ça. Xerneas qu'elle voulait que ça dure pour toujours.

Elle l'aimait vraiment beaucoup.

Ça l'inquiétait un peu parfois mais quand elle voyait le regard si coloré, si changeant, de son cher et tendre ami, alors elle se disait qu'elle n'avait pas à s'en faire. Même s'ils se blessaient, même si ça faisait mal, c'était tellement parfait. C'était tellement évident. C'était pas un coup de foudre. Mais une amitié qui s'était transformée. Et c'était probablement ce qui faisait qu'elle l'aimait autant. Elle avait été amie avec lui avant de tomber amoureuse. Elle l'aimait pour ce qu'il était plus que pour ce à quoi il ressemblait, même si c'était un agréable bonus.

Que c'était bon.

Que c'était bon, de le voir se pencher sur sa main, de la prendre entre les siennes comme si c'était la chose la plus importe à ses yeux. De poser ses lèvres si chaudes sur sa blessure, sur cette cicatrice qui la hantait, sur ce fantôme. C'était comme si il pouvait effacer ses peines avec un sourire, avec un baiser. À ce moment là, aucune considération ne l’effleura. Elle était bien trop prise dans la magie de l'instant pour penser à quoi que soit d'autre qu'Alban. Alban. Alban.

Et leurs yeux liés. Et leurs cœurs ouverts. Et sa main sur sa joue.

Elle était totalement détendue, totalement en confiance avec ce garçon qu'elle aimait tant. La force de ses mots la toucha en plein cœur. Les rares larmes qui roulaient encore sur ses joues s'arrêtèrent. Elle savait qu'Alban était un habile orateur, c'était peut-être parce qu'il y avait cette sincérité quand il parlait. Cette vérité dans ses yeux multicolores. La force de ses bras. C'était lui et c'était elle. C'était eux. Ce soir était leur soir.

Ce soir était le soir où elle retombait amoureuse.

Encore et encore.

Elle sentait Alban. Son corps pressé contre le sien. Ses caresses. La force de ses mains dans sa nuque, dans son dos. La chaleur de ses lèvres sur ses joues trempées. La douceur de ses mots. Leurs mains s'embrassaient, se déliaient pour mieux se lier à nouveau. C'était comme un jeu. Elle était tellement bien là. Tellement confortable. Sa tête bien installée dans le creux de l'épaule du jeune homme, profitant sans gêne de toute l'affection, de toute la tendresse qu'il lui offrait alors qu'elle se contentait de tenir fermement l'épaule du jeune homme avec sa main non occupée par son si cher ami. Blottie contre lui, elle se laissa totalement aller, épuisée émotionnellement par cette soirée, et s'endormit.

Elle ne sut pas l'hésitation du jeune homme. Elle ne sut pas les tendres gestes qu'il eut à son égard, elle se contenta, quelques heures plus tard de se blottir dans la chaleur des bras du jeune homme. Devenue peluche, elle profita sans honte de ce rare moment de douceur. Les tensions du début d'été semblait si éloignée. Peut-être avait-elle vraiment ses chances au final. Peut-être pouvait-elle se remettre à espérer. Peut-être qu'elle aurait le droit de se blottir contre le jeune homme quand elle voulait.

Elle était addict.

Totalement accro.

Et peut-être pourrait-elle enfin laisser les mots qu'elle retenait depuis si longtemps s'échapper.

Je t'aime.

© BB Dragon



Rp terminé !


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