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[Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]
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MessageSujet: [Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]   Mer 20 Juil - 1:52




Voyage au bord de l'abîme
Alban Abernaty & Orren Losvrôk

Le ciel matinal de Cimetronelle avait ce petit quelque chose qui le rendait à la fois troublant et infiniment beau. Sous la voûte d’un bleu d’outremer, les rubans d’or et de bronze commençaient lentement à danser, faisant scintiller les feuilles d’arbre qui composaient les maisons des habitants. La prouesse visuelle n’était cependant pas uniquement céleste, car les gouttes de rosée difractaient également la lumière pour dessiner des tâches arc-en-ciel sur le sol. Dans la rumeur sourde du village qui s’éveillait doucement, les petites cabanes de bois en hauteur donnaient à cette peinture des allures de conte fantastique. Assis sur le rebord de la fenêtre d’une de ces maisons, une de ses jambes se balançant dans le vide, Alban contemplait le lever du soleil avec un visage aussi inexpressif que d’ordinaire. Le vent délicatement frais de son village natal n’avait rien à voir avec la canicule de l’île de Touga. Appréciant la brise qui venait agréablement chatouiller son visage, le châtain ferma les yeux et s’appuya contre l’encadrement de sa fenêtre. Il tourna ensuite doucement la tête vers l’intérieur et vit Chell qui dormait paisiblement sur son lit, tenant Auster dans ses bras comme une grosse peluche.

Cela faisait plusieurs jours qu’il était retourné dans sa Cimetronelle natale. Plusieurs jours, depuis sa fameuse grosse dispute avec Maxine, où il avait tout simplement dépassé les bornes. Que lui avait-il pris de faire ça ? Il avait beau avoir sorti toutes ces phrases de mec mature face à Josh lorsqu’ils s’étaient rencontrés pour la première fois… Au final, il ne valait pas mieux que cet abruti au cerveau creux. Il faisait vraiment pitié, surtout après avoir claqué la porte de la hutte et être parti façon Hélios drapé dans sa feuille d’indifférence. Ouais. Disons plutôt qu’il avait fui Touga en se cachant derrière une excuse à deux balles de visite chez ses parents, hein ? Il était réellement pitoyable.

Rentrant dans sa chambre, Alban s’assit sur son canapé sur balancelle et se laissa bercer quelques secondes. Aujourd’hui, il allait devoir partir pour Nénucrique et prendre le ferry qui le mènerait jusqu’à Rhode, où il rejoindrait Orren pour leur Mission auprès de PALLADIUM. Mais son Préfet avait-il eu vent de ce qui s’était passé entre Maxine et lui ? Alban savait que le brun n’écoutait que peu les ragots, mais ne savait-on jamais. Le détesterait-il pour son attitude envers Max ? Nerveux, Alban agita ses jambes et prit un peu plus d’élan pour se balancer. Il fallait avouer que ce point obscur le rendait encore plus anxieux que le fait de travailler pour une multinationale. Ce n’était clairement pas la bonne attitude à avoir lorsqu’on allait commencer un stage aussi important. Aussi, Alban se força à chasser ses pensées négatives et à se concentrer sur sa Mission.

Attrapant une pile de feuilles, il posa ses lunettes sur son nez et commença à plancher les informations que PALLADIUM lui avait envoyé par Noarfang postal quelques jours plus tôt. Sentant aussitôt son sérieux prendre le dessus sur ses sentiments et ses états d’âme, Alban se laissa facilement entraîner dans l’étude des documents. C’était comme un exutoire. Une façon pour lui d’oublier et de repousser ses problèmes jusqu’à une date ultérieure. Il ne devait penser qu’à son travail. Et occulter le reste. Occulter le fait que Maxine ne lui adresserait probablement plus jamais la parole. Occulter le fait qu’il avait été détestable avec elle. Occulter le fait qu’il l’avait sûrement autant blessée physiquement que mentalement. Occulter le fait qu’il était finalement comme tous ces autres garçons qu’il détestait. Occulter le fait que sa jalousie le rongeait de l’intérieur et enflait en lui comme une tumeur. Occulter le fait que Maxine n’était pas à lui, et ne le serait jamais…

Son doigt tourna une nouvelle page. Etudier avec rage lui permettait souvent d’être incroyablement efficace. Comme des données informatiques, les lignes tracées sur le dossier s’imprimaient dans son esprit. Il fallait qu’il réussisse cette Mission. Il fallait qu’il se rende utile et se montre efficace. Ainsi, il aurait au moins la sensation de ne pas être un incapable.

Il mordilla l’ongle de son pouce, tandis que le dossier de PALLADIUM lui livrait une nouvelle fois ses secrets. Au cœur même de Rhode, une méthode révolutionnaire pour rendre des Pokémon plus puissants avait été découverte. Dopage aux pilules ou réelle avancée technologique pour le monde des Pokémon ? Alban n’avait pas eu d’informations là-dessus, et c’était justement ce qu’ils allaient devoir découvrir à Rhode. Accompagnés de Coach et de TopDresseurs, Orren et lui allaient rencontrer ces fameux Pokémon, réputés pour être agressifs. Parviendraient-ils à remplir les objectifs fixés par PALLADIUM ? Alban l’espérait, en tout cas. Même si on leur avait signalé que la Mission était particulièrement difficile, et que les résultats n’étaient pas forcément garantis. Toujours est-il que son profil avait été retenu. Visiblement, quelqu’un, dans cette grande multinationale, voulait lui faire confiance. De quoi regonfler un peu son égo mis trop souvent à mal ces derniers temps, non ? Cette Mission ne pourrait que lui faire du bien, en tout cas. Enfin… Si tout se passait bien avec Orren.

Regardant son iPok, Alban ne vit aucune réponse de la part de son Préfet. Cela faisait pourtant une journée qu’il lui avait demandé comment il allait de façon innocente. Mais aucune nouvelle du brun. Etait-ce à cause d’un problème de réseau relatif à Touga, ou son Préfet avait-il réellement eu vent de son histoire avec Max ? Le Coach ferma les yeux et essaya de faire le vide dans son esprit. Non. Orren n’était pas comme ça. S’il avait un problème avec lui, il lui dirait clairement au lieu de l’ignorer. Ce devait sûrement être autre chose…

- De toute façon, on verra bien, hein ? dit-il à son reflet dans le miroir qui le regardait avec des pupilles inquiètes.

Oui. Rien ne servait d’épiloguer trop longtemps là-dessus. Se faisant donc une raison, Alban quitta son canapé pour finir de préparer ses affaires. Il rappela ensuite ses Pokémon dans leurs Pokéballs respectives pour ne pas avoir de problèmes sur le ferry. Si quelqu’un de PALLADIUM s’y trouvait, Alban n’avait pas envie de passer pour un amateur à cause d’Aura et d’Hélios. En parlant de ça, le châtain sortit les Pokéballs d’Aura et de Ceres. Puis, après réflexion, il abandonna également celle d’Ether. Mieux valait voyager léger, surtout dans une région comme Rhode. Et puis… Vu le climat politique de la ville mal famée où ils allaient crécher, Alban préférait ne pas risquer qu’il arrive quelque chose aux Pokémon de son équipe qui étaient trop faibles ou pas assez utiles dans ces circonstances.

Il aurait donc avec lui Zéphyr, Auster et Mistral, évidemment. Hélios serait également de la partie, malgré son caractère parfois difficile. Enfin, le dernier membre de l’équipe serait Spike, le Carchacrok d’Orren. Alban aurait également aimé avoir Zénith ou Barber avec lui, mais… vu que ces deux-là étaient resté sur Touga, il n’avait pas vraiment le choix. Son équipe au complet, Alban fit une bise à Chell en lui souhaitant au revoir. Comme il l’avait décidé avec sa famille et Chell, le petit esprit resterait à Cimetronelle pour le reste des vacances d’été. De fait, ils ne se verraient pas avant un mois… Esquissant un sourire triste, Alban passa une dernière fois une main dans les cheveux du fantôme endormi, puis quitta sa chambre. Il n’avait pas envie d’une autre raison d’être mélancolique. Et puis… il était temps de mettre les voiles pour Nénucrique.

***

Le voyage vers Nénucrique s’était déroulé dans une tranquillité relative. Alban n’avait pas eu le cœur à laisser Zéphyr dans sa Pokéball, et l’avait donc laissé se reposer sur son épaule tout le trajet durant. Spike également n’avait pas accepté de rentrer dans sa sphère métallique. Il s’était donc posté derrière son Coach, garde du corps écailleux qui défiait quiconque de venir leur chercher des noises. Après une bonne heure de voiture, Alban avait donc rejoint le ferry et avait passé son voyage à plonger ses yeux dans l’océan.

Il se sentait presque mis à nu, sans la moitié de ses Pokémon. Pour autant, il avait étudié Rhode avec les guides touristiques qui existaient sur la région, et avait trouvé plus judicieux d’éviter le moindre problème. De ce qu’il avait lu, Pyrite, la ville où ils se rendraient, était réputée pour ses nombreux larcins. Plus il voyagerait léger, et mieux il se porterait. En outre, il avait entendu dire que la région désertique était hostile. Autant à cause de ses habitants, qu’à cause des caprices de mère Nature. Mieux valait donc rester prudent.

La traversée achevée, il accosta aux alentours de midi au Port de Rhode. Ayant encore du temps devant lui, Alban s’assit sur un banc en attendant que les autres arrivent. De ce qu’il avait compris, ils seraient avec deux Coach et deux TopDresseurs. Un Scientifique de PALLADIUM serait également présent au départ, pour leur expliquer leur Mission et les conduire vers les laboratoires de Pyrite. Ils avaient néanmoins rendez-vous à 12h30, heure qui permettait à tous les participants d’accoster sur Rhode depuis leurs différentes destinations. Anxieux de nouveau, Alban agita nerveusement ses jambes, tandis que Spike humait l’air. Intrigué par les renâclements du Carchacrok, Zéph’ et Alban levèrent la tête vers lui.

- Qu’y a-t-il, Spike ? demanda Alban.

Le Carchacrok avait les pupilles dilatées, comme s’il était méfiant de quelque chose. Sur ses gardes, Alban garda son sac près de son corps. S’il y avait un voleur dans le coin, mieux valait ne pas se présenter comme une cible trop facile. Et en l’absence d’Auster, qui détectait normalement les situations qui sentaient mauvais… Alban préférait faire entièrement confiance à Spike.

Ce n’était cependant pas un voleur que Spike flairait. Visiblement, et malgré la présence de désert qu’il affectionnait, le Carchacrok ne se plaisait pas à Rhode. Sûrement devait-il percevoir tout ce qu’il y avait de mauvais et de pourri dans cette région. Les ondes négatives, la misère, et l’agressivité des habitants à leur égard. L’attention de Spike fut néanmoins détournée quelques secondes lorsqu’un ferry énorme vint accoster tout près d’eux. Reconnaissant l’emblème de la compagnie qui figurait sur ce bateau, Alban su immédiatement qui venait d’arriver. Et il ne s’était pas trompé puisque, deux minutes à peine plus tard, un grand brun bien connu descendait de l’escalier avec ses bagages. Se levant spontanément, Alban esquissa un sourire gêné puis s’avança vers le garçon.

- Bonjour Orren, comment vas-tu ? Pas trop fatigué par le voyage ?

Le brun leva ses yeux bleus vers lui, et Alban se sentit un peu plus rassuré. Dans le regard de son Préfet, il ne sentait pas particulièrement d’animosité. Il laissa donc Spike et Orren à leurs retrouvailles, et lui proposa de venir s’assoir sur le banc pour attendre les autres. Zéphyr émit même un petit cri pour saluer le nouvel arrivant.

- On va attendre les autres là, si ça te va. Comment ça se passe, sur Touga ? Comme je t’ai dit dans mon message il y a quelques jours, je suis retourné sur Cimetronelle voir ma famille donc je n’ai pas trop suivi les derniers événements… En tout cas, je suis impatient de commencer la Mission et de rencontrer les gens avec qui on va passer notre séjour.

Il eut un sourire un peu plus franc, et sursauta quand Zéphyr battit des ailes frénétiquement. Que ?

Essayant d’y voir quelque chose dans l’enchevêtrement de plumes, Alban tenta de calmer son Goélise. Ce dernier venait cependant de s’envoler de son épaule, pour aller voir un homme plus âgé qu’eux, avec une silhouette un peu ronde et un visage qui ne lui était pas inconnu. Homme qui se dirigeait vers eux, d’ailleurs. Plissant les yeux, le châtain essaya de voir de qui il s’agissait.

- Non… William ? C’est toi William ?

Il se leva d’un bond et se précipita vers l’homme pour l’accueillir comme il se devait, rejoignant Zéphyr en quelques enjambées.

- Wow ça fait tellement longtemps ! Si je m’attendais à te voir ici ! Comment vas-tu ? Qu’est-ce qui t’amène à Rhode ? Tes Pokémon vont bien ?

Tant de questions et tant d’agitation. William eut un petit rire timide et répondit au sourire d’Alban par une expression gênée.

- Salut Alban ! Oui c’est bien moi, je n’ai pas trop changé, comme tu vois. Je vais bien, et toi ? Mes Pokémon vont bien également, sinon. Quant aux raisons de ma venue ici, eh bien... Tu sais, quand tu as postulé pour l’offre de PALLADIUM. Tu avais mis mes références dans ton CV. Pour vérifier que tu n’avais pas menti sur le Coaching, les recruteurs m’ont appelé pour me poser des questions sur toi. De fil en aiguille, j’ai appris ce pour quoi tu postulais, et ça m’a intéressé également. Je ne suis pas forcément un excellent Coach, comme tu as pu le constater l’an dernier mais… j’ai fait énormément de progrès en un an, et même si je n’excelle pas dans les courses, j’ai heu… quelques compétences, on va dire. Je ne suis pas le champion des Relais, mais j’ai pas mal d’expérience pour tisser des liens forts entre Pokémon et dresseurs. Le Coaching ne se résume pas uniquement aux Compétitions sportives, et j’ai pas mal brillé dans ma jeunesse sur mes méthodes pour améliorer l’entente entre dresseur et Pokémon. En plus de heu… n’être pas mauvais comme TopDresseur. J’ai même déjà gagné plusieurs badges, tu sais ? Enfin heu… bref, voilà. Du coup j’ai également été retenu pour cette Mission, et on va la faire ensemble. Je suis vraiment content de pouvoir te revoir, après tout ce que tu as fait pour moi, et je suis ravi de pouvoir travailler avec toi de nouveau.

Wow. Si Alban s’était attendu à ça ! De toute façon, comment aurait-il pu y songer ? Lorsqu’il l’avait rencontré, William était un Pokéathlète tellement gauche qu’Alban n’aurait jamais imaginé qu’il puisse être bon dans quoi que ce soit. Comme quoi… les gens ne choisissent pas toujours la facilité en faisant ce dans quoi ils sont bons. Parfois, ils suivent juste la voie qu’ils souhaitent parce qu’ils l’aiment d’avantage. C’était tout de même amusant de voir William aussi gêné en lui racontant tout ça. Comme d’ordinaire, il avait toujours aussi peu confiance en soi…

Tapotant sur son épaule amicalement, Alban se rappela de la présence d’Orren et du fait que ce dernier ne devait sûrement rien comprendre. Attrapant William par le poignet, il l’entraîna donc vers le brun et fit les présentations.

- William Haberseitzer, Orren Losvrôk. William, Orren est un élève de l’académie où j’étudie, et un excellent TopDresseur spécialisé dans les Pokémon Dragon. Il est également Préfet de mon dortoir, et fera partie de l’équipe comme stagiaire, avec moi. Orren, William est un Pokéathlète que j’ai rencontré l’été dernier. Il avait besoin d’aide pour un Coaching de ses Pokémon, et j’ai donc répondu à son appel d’offre en le valorisant comme un cours. On va tous être dans la même équipe, donc autant commencer à s’entendre, non ? Je ne me fais pas trop de soucis pour vous deux, de toute façon, et-

Il s’interrompit lorsqu’il vit la tête d’Orren disparaître dans deux ENORMES obus. Non, sérieusement. Etait-ce normal d’avoir des seins aussi gros ? Et pourtant, Alban avait vu ceux de Chloe, qui étaient bien plus supérieurs que la normale. Comment cela pouvait-il être possible ? Ah et heu… plus important. Il fallait qu’il aide Orren à sortir de là s’il ne voulait pas mourir étouffé.

- Orr-

- Goood morning les gamins ! tonna une voix puissante, qui semblait provenir du visage au-dessus de la paire de seins.

Ah oui. Peut-être Alban aurait-il dû commencer par là.

Levant donc ses yeux bleus vers la détentrice de pareil tour de poitrine, Alban se retrouva nez à nez avec une femme qui devait avoir aux alentours de 27 ans. Son visage était loin d’être disgracieux, mais elle avait cette lueur inquiétante dans le regard qui vous hurlait de ne pas lui faire confiance les yeux fermés. Elle avait les cheveux coupés courts, mais elle ne faisait pas masculine pour autant ; ses mèches châtain légèrement recourbées encadraient son visage en lui donnant des airs d’actrice de cinéma d’action. Et, plus impressionnant, elle était habillée d’une tenue de motarde moulante en cuir noir, d’où dépassaient deux énormes seins qui frôlaient le bonnet E. A moins que ce ne soit du F ? Rah ! Alban n’en savait rien !

La jeune femme au rouge à lèvre rouge éclatant libéra Orren de son étreinte, et le Dracologue pu enfin sortir son nez des seins de la belle. Estomaqués, William et Alban observaient la scène avec un air interdit…

- Ben alors, pas de réaction ? Enfin bon, tant pis. Je m’appelle Joyce, et je suis d’accord avec le petit mignon quand il dit qu’une bonne entente est essentielle à la réussite d’une bonne Mission. Car sinon, ça fait des emmerdes avec la société qui nous a embauchés, et je suis encore obligée de passer mes nerfs en roulant sur mes collaborateurs avec ma moto…

Elle soupira et regarda d’un air blasé, ses bottes aux hauts talons. Alban ne savait même pas si elle plaisantait ou non.

- Vous êtes décidemment pas bavards. Je vais donc me permettre de faire les présentations à votre place. Joyce McHellen. 27 ans. Je suis une Coach, embauchée par PALLADIUM pour la même Mission que vous, je suppose. Ah oui, et je suis une championne de courses à obstacles dans la région de Kantô. Trois fois détentrice du titre, trois années d’affilée. Vous êtes les ptits stagiaires vous deux, c’est ça ? C’est super, vous allez sûrement beaucoup apprendre ! En tout cas, c’est la première fois que j’ai des stagiaires et je suis vraiment ra-vie. N’hésitez surtout pas à poser des questions au besoin, hein ?

Elle leur fit un clin d’œil, et Alban se sentit rougir. Entre William et cette Joyce, on pouvait dire qu’il y avait une véritable différence de caractère. Comment seraient les deux autres ? Et plus important… comment se passerait la Mission ?

Ne sachant que répondre face à Joyce, Alban lança un appel au secours visuel à Orren. Allait-il bien d’ailleurs, le pauvre ? Il avait sûrement beaucoup trop manqué d’air sur quelques secondes. Comment allait-il réagir ?

Ses questions furent néanmoins balayées lorsqu’un nouveau ferry arrivant. Dedans… Leurs derniers collègues ?


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Dernière édition par Alban Abernaty le Mar 2 Aoû - 0:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]   Ven 29 Juil - 23:30

Voyage au bord de l'abîme



Rhode. Une région qu'Orren connaissait vraiment très mal. IL ne s'y était jamais véritablement intéressé et ne savait vraiment pas ce qu'il allait y trouver. En plus malgré ses tentatives de recherches, ne pas avoir accès à la bibliothèque de son école avait quelque chose de rageant. Enfin le plus énervant était sans aucun doute de tenter en vain de se connecter sur internet pour faire des recherches sur ce lieu si étranger à ses connaissances depuis Touga. L'île avait un réseau.... merdique c'est le mot ? Oui. Merdique. Il devait attendre longtemps avant de pouvoir afficher un page et encore, si il arrivait à conserver son réseau plus d'une dizaine de minutes. Il avait donc abandonné ses recherches, espérant qu'Alban en saurait un peu plus. Bon après tout ils étaient là bas pour suivre une véritable équipe de Top Dresseurs et Coachs et ne feraient à priori qu'observer leurs aînés. Enfin bon ça c'était sur le papier. Il se doutait qu'il devrait mettre la main à la pâte, et l'espérait même. Très peu pour lui d'être un simple spectateur.
Bon en tout cas il s'était mis à un entraînement des plus intensifs avec son équipe. Loki faisait d'immenses progrès, montrant un potentiel de combat de plus en plus destructeur qui faisait sourire Orren. Mais il y avait aussi Mjölnir qui était bien en forme et pouvait de nouveau suivre le dracologue pendant les entraînements, même si ce n'était pas la plus combative. Son travail de nounou touchait à sa fin avec les autres membres de l'équipe qui commençaient à tous montrer une plus grande maturité. Désormais c'était Killer qui surveillait Hati et Ragnarok. C'était une chose plutôt amusante de voir la petite Skitty mater le grand Ptyranidur du haut de ses courtes pattes. IL avait donc assez aisément choisi ceux qui viendraient avec lui. Bien sûr les deux premiers choisis furent Loki et Skoll, mais ils seraient accompagnés de Kali, Mjölnir et Freya. Une bien belle équipe de spécialiste du type dragon. Il était confiant en leur capacités à chacun et ne doutait pas qu'ils seraient utiles si jamais la situation venait à mal tourner.

En tout cas le jour de prendre le ferry était arrivé et Orren était allé tôt le matin prendre un Tropius pour se rendre au port de l'île. Il avait exprès voulu voyager quand le soleil était encore bas pour ne pas trop souffrir de la chaleur écrasante de l'île. Même si aux premiers rayons de soleil son visage se parsema de gouttelettes de sueur. Le jeune homme laissa sortir sa Sonistrelle et son starter avant de monter sur le ferry qui l'emmènerait à Rhode. La première se mit à voleter au ras des vagues, s'amusant à fendre l'écume pendant que le jeune homme s'installa sur un banc en grignotant avec son Diamat son petit déjeuner qui était composé de quelques fruits. Quelque chose de bien maigre pour lui et son Pokémon qui les laissa avec la sensation de ne pas être repus. Le trajet se passa presque sans encombres si on oubliait les quelques incidents dû aux chapardages de la petite chromatique volante. Il profita encore un peu du voyage pour entraîner cette dernière quand elle n'allait pas faire les 400 coups. Quelques exercices simples de vol qui attirèrent parfois l'attention d'un curieux qui voyait le dresseur donner des ordres sans un mot à la petite chauve souris draconnique. Le trajet fut donc plutôt paisible et Orren arriva peu après midi sur Rhode. La faim le tenaillait légèrement et il se sentait comme un Ginji un jour de diète. Mais il était trop pressé d'arriver. Il était content de revoir Alban et de faire cette mission avec le jeune Coach, et il était aussi pressé de retrouver Spike. Cela faisait un bon temps qu'il l'avait confié au jeune Voltali et le brun était pressé de retrouver son dragon.

Hissant son sac de voyage sur son épaule massive, il s'approcha de la passerelle quand le bateau accosta. Il descendit pour rejoindre le ponton sur lequel était amarré son embarcation avant de repérer immédiatement son Carchacrok. Il se dirigea alors avec un grand sourire vers le châtain qui se tenait juste à coté.

-Salut Alban ! Oui tout s'est bien passé merci., ça va, juste un peu faim, j'ai pas trop eu le temps de déjeuner ce matin. Et toi tout va bien ? Spike a pas été trop chiant ?

Le jeune homme eut un rire quand son Carchacrok se tourna vers lui pour lui donner un très léger coup de tête auquel Orren riposta avec un coup de poing dans l'épaule de dragon. Il sentit les dures écailles sous ses articulations qui ripèrent. Un rire s'éleva de nouveau du Top dresseur tandis qu'un grondement similaire à une forme d'hilarité résonna dans la gorge du requin des sables. Orren caressa la tête de Spike, content de le retrouver et de voir qu'il était toujours aussi.... aussi lui-même. Il laissa alors Loki et Kali s'amener chez le dragon pour le saluer en suivant Alban. Quand Zéphir le salua, le préfet tendit sa main vers l'oiseau pour passer sa main sur le haut de sa tête. Il était content de voir que le starter d'Alban semblait content de les voir. En fait il appréciait vraiment beaucoup le Coach et le tenait en très haute estime. Il s'installa à coté du châtain, très détendu d'apparence malgré les légers tics nerveux qui secouaient ses muscles et les commissures de ses lèvres. Il était impatient de commencer et avoir passé toute la matinée dans le ferry n'avait pas arrangé son envie de se dégourdir les jambes en commençant cette mission. Bien sûr, son ventre gargouilla légèrement quand une légère odeur arriva au loin, porté par le vent.

-Oh les nouvelles de Touga... Eh bien tu sais je ne suis pas vraiment le mieux informé, je suis un peu hors des rumeurs ou des activités. Mais tout à l'air de bien se passer. Du moins pour moi ces vacances sont parfaites. DU temps pour l'entraînement, Ruby, que demander de plus ! Il s'arrêta pour laisser échapper un léger rire. oui Ruby lui manquerait pendant ces quelques jours, mais il était plus que content d'être ici. Mais je dois aussi avouer être impatient de commencer. J'ai pas réussi à trouver beaucoup d'infos sur Rhode depuis Touga, je n'ai reçu que ton message hier pour dire. C'est un peu la galère. Mais on s'est bien entraînés et on est tous plus que prêt et... Alban ?

Juste après son Goelise, Orren vit Alban se lever précipitamment et se diriger vers un homme à l'air débonnaire. Restant interdit quelques secondes, il questionna son Carchacrok du regard qui lui renvoya un coup d'oeil tout aussi interrogatif. Donc sans se presser, Orren se releva pour se diriger vers le duo et comprendre ce qu'il se passait. Il arriva en pleine milieu de la tirade de l'homme et resta un peu en retard, sa Sonistrelle perchée sur son épaule. De ce qu'il comprenait l'homme allait les accompagner pendant la mission pour PALLADIUM et il avait même déjà obtenu des badges. Chose qui ne tomba pas hors des oreilles du jeune homme qui eut un regard d'un coup plus intéressé. Donc ce gars avait eu des badges ? Il se demandait bien de quels champions.
Il s'approcha alors un peu plus d'eux et tapota l'épaule d'Alban pour se présenter à son tour. Le châtain se retourna alors d'un coup, comme se souvenant de la présence du préfet qui ne s'en offusqua pas. Le Coach élève présenta alors son aîné au dracologue qui eut un sourire un peu gêné aux compliments de son cadet. Il tendit alors la main au dénommé William avant que Kali ne s'envole de son épaule sans prévenir. La suite se passa bien trop vite pour qu'il comprenne ce qu'il se passe. Il vit sa vision devenir noir et sentit quelque chose lui envelopper complètement la tête tandis qu'il sentait qu'on s'appuyait sur ses épaules tout en le maintenant fermement contre quelque chose de chaud. Mêm chaleur qui encadrait son visage. Une sensation, douce, moelleuse.... Il connaissait cette sensa... Attendez.... Non. Ce n'était pas ! BORDEL ! Il commença à tenter de se débattre, mais la poigne de la détentrice de ces... ces.... obus était vraiment forte. Impossible d'en sortir sans que cette femme ne le veuille. Il laissa alors ses bras tomber à ses côtés, abandonnant ce combat inégal.

Ce fut le moment que choisit la propriétaire de cette opulente poitrine pour le laisser sortir de ce chaud cocon moelleux qui laissa apparaître un Orren au visage cramoisi. Immédiatement, il tenta de faire retomber les mèches de sa noire chevelure sur sa face qui arborait des pommettes rougies de gêne. Il se tourna alors vers leur nouvelle interlocutrice qui  approuva l'idée d'Alban avant d'enchaîner sur ce qu'Orren prit comme une menace à peine camouflée. Ok, cette femme était un danger. Jackie version sexy, donc autant dire qu'elle était même mortelle. Elle avait tout de cette beauté fatale et forte qu'on voyait dans certains films un peu clichés du Pokéwood. Devant l'air interdit des hommes devant elle et la face encore un peu empourprée d'Orren elle sembla soupirer avant de continuer et de se présenter. Et bien comme Orren se doutait, voilà la deuxième Coach et une autre de leur collègue.... Génial ? Enfin elle avait l'air calé et forte dans son domaine, mais quelque chose chez cette femme lui faisait sentir un véritable danger. Même Spike sembla s'en tenir éloigné. Prenant son courage à deux mains après son clin d'oeil Orren s'avança et tendit sa main avec un raclement de gorge gêné.

-Ahem... Bonjour Joyce, je suis Orren Losvrôk, Top Dresseur spécialiste du type Dragon et un des stagiaire avec Alban, mon ami et Coach. Et voilà William un autre Coach qu'Alban connaît vraisemblablement et... Hmpf !

Et boum retour entre les deux montagnes de la femme quand celle-ci l'attrapa et le tira pour le serrer contre elle. Sérieux si Ruby en entendait parler.... Glps.... Il chercha du regard le soutien d'Alban en pensant une simple chose "T'as pas intérêt à en parler." Mais il fut soulagé quand la femme le lâcha rapidement.

-Ah voilà un gamin qu'a du cran ça me plaît ! Bon quand ils arrivent les autres ?

Et aussitôt demandé par Madame 95E, aussitôt obtenu. Voilà qu'un dernier ferry accosta au ponton. Orren tiqua à la compagnie qui venait d'arriver. Elle était d'origine kalosienne. Alors là voilà sa curiosité piquée au vif, au point qu'il oublia sa gêne à s'être encore une fois retrouvé collé aux obus de la Coach. Il regarda avec intérêt les passagers descendre avant qu'une voix stridente ne lui écorche les tympans.

-Oh mais c'est pas vrai ! Qui m'a fichu un tel empoté ! Cedriiiiiiiiiiiiiic !!!! Tu te pointes oui ? J'en ai assez d'être dans ce bateau miteux et j'ai hâte de poser mes affaires. ET fait attention à mes tenus ! J'ai pas envie que tu fasse encore tomber mes valises !

Une jeune femme apparut alors sur l'embarcadère, un visage poupin et une coiffure ne trouvant de rivalité d'extravagance qu'avec la tenue qu'elle arborait. Des cheveux d'un blond d'or qui dessinaient une coiffure complexe de boucles remontées dans une coupe qui donnait à cette petite personne une stature plus imposante. Des petites chaussure à talon, une robe totalement lolita qu'on aurait mieux vu sur une jeune adolescente. En fait tout dans cette apparence aurait put être le signe d'une personne candide et adorable, si ce n'était le pli sévère de ces lèvres fines et ce regard émeraude froid et hautain qui dévisageait chaque passant, comme les jaugeant et les jetant tels des déchets puants. Derrière elle, sous un amas affolant de valises (sérieux y en avait pus que Loan pour dire !) se trouvait un gars maigrichon aux cheveux sombres. Il aurait l'air d'un homme plutôt beau si sa tenue légèrement débraillée et ses lunettes tordues ne venait pas ridiculiser son apparence.  Ce petit duo s'avança vers eux et la jeune femme s'écria alors de son ton aussi agréable qu'une baffe en plein visage.

-Bonjour vous savez où se trouve PALLADIUM ? Qu'est ce que vous avez à me regarder comme des Magicarpes ahuris ? Ne me dites pas que... CEDRIC ! J'avais pas dis que je voulais des personnes COMPETENTES avec nous ? C'est quoi ce ramassis de ratés ? Non mais sérieusement ! Je m'en vais trouver les responsables, toi tu t'occupes des bagages ! ET FAIT ATTENTION ! Ah parfois je me demande ce que je fait avec un pareil idiot, je vous jure !

-Oui ma princesse ne t'en fais pas... Pfiou. Bonjour, donc vous êtes vraiment nos futurs collègues ? Enchanté Cedric Meyer, je suis chroniquer stratégique sur TopCombat, la station radio kalosienne spécialisée dans les combats. Et là bas c'est ma compagne, Marielle DelaCroix, une dresseuse de l'arène de ROmant-sous-Bois, spécialiste du type Fée. Désolé pour sa scène, elle est.... un peu contrariée. La championne de l'arène avait prévu un défilé demain et à cause de notre participation à la mission elle ne peut pas y aller. Et vous vous appelez ?

-Orren Losvrôk, spécialiste Dragons. Enchanté de même.

Orren avait un ton froid et ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'oeils à la femme qui s'écriait au loin sans arrêts. Autant Joyce était dangereuse, mais plutôt agréable, du moins l'espérait-il. Autant cette Marielle... C'était une peste de ce qu'il voyait. Et en plus une spé Fée. Brrr comment pouvait-on aimer ce type sérieux ? Ce qui était sûr c'est qu'il commença à se demander si niveau Top Dresseur ces deux-là n'étaient pas plus un second choix, ou pire. La criarde là-bas semblait plus intéressée par son confort que les combats et ce type... Eh bien il semblait gentil même si soumis, mais il ne payait pas de mine. Enfin bon... L'homme retourna auprès de sa chère Brouhabam lolita et Orren échangea un regard dépité avec Alban. Il ne regarda pas la réaction des deux Coachs qui les encadraient et s'avança avec ses Pokémons vers le duo bruyant. Merde mais elle pouvait pas se taire à la fin ? Tout le monde les regardait maintenant. Ils allèrent alors attendre avec eux l'arrivée du responsable de PALLADIUM. Profitant d'un moment où il put titrer Alban vers lui, Orren en profita.

-Alors ces deux-là, le Brouhabam et son esclave, je sens que ça va pas être de la tarte. Mais l'autre me fait froid dans le dos, et surtout je veux plus me retrouver entre ses.... Voilà tu m'as compris hein ? Bon j'espère au moins ça va se calmer quand on va commencer.

Pauvre petit dracologue. Tu ne sais pas encore ce qui t'attends.


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MessageSujet: Re: [Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]   Mar 2 Aoû - 17:10




Voyage au bord de l'abîme
Alban Abernaty & Orren Losvrôk

Encore incertain du comportement qu’allait adopter Orren envers lui, Alban fut soulagé de le voir lui parler totalement normalement. Ah… Il était vrai que son Préfet n’était pas du genre à écouter les ragots. Ni même à se mêler de ce qui ne le regardait pas, après tout ; pas comme un certain Phyllali dont on taira le nom. Mais trêve de babillages. Renvoyant son sourire au brun, Alban eut un petit rire lorsqu’Orren lui annonça qu’il allait bien, si on exemptait son estomac. C’était tellement rare de voir son Préfet faire un semblant d’humour que c’en était notable. Quoique. Lui non plus n’était pas un modèle de perfection dans ce domaine, donc il pouvait se passer de commentaires. Amusé, il se tourna néanmoins vers Spike lorsque le Dracologue lui demanda s’il n’avait pas été trop chiant. Spike ? Avec Alban ? Bon, il fallait avouer qu’un brin. Mais c’était bon enfant. Enfin… sûrement ?

- Je vais bien, merci. Et le coaching avec Spike s’est bien passé, il n’y a eu aucun souci. J’ai sa Pokéball et son dossier d’entraînement dans ma valise, donc si tu veux je te restituerai tout ça quand on sera posé dans notre logement. Les résultats sont positifs donc je suis plutôt satisfait, et je crois que lui aussi. Enfin bon, à part ses habitudes bizarres, il n’y a rien eu de gênant. Oh et si tu veux manger, il y a un stand par là-bas qui vend des spécialités locales.

Il désigna une roulotte tandis que Spike et Orren fêtaient leurs retrouvailles à leur manière. Les Pokémon du Préfet n’attendirent d’ailleurs pas plus pour accueillir de nouveau leur ami, tandis que Zéphyr se laissait cajoler par le brun. Dans cette ambiance en apparence légère, Alban savait qu’il y avait bien plus de pression qu’on ne lui laissait croire. A rire et s’amuser sur le port principal de Rhode, Alban et Orren attiraient forcément l’attention. Quelques passants en habits de sans abri les regardèrent d’ailleurs d’un mauvais œil, avant de se tapir dans l’obscurité d’une ruelle adjacente. C’était peut-être à cause de tout ce qu’il avait lu sur Rhode, mais Alban ne se sentait clairement pas en sécurité, ici. Par réflexe, il se blottit un peu plus contre son sac à dos, ses mains touchant les Pokéballs accrochées à sa ceinture pour les protéger. Cette ville avait quelque chose de malsain, même si le port était sûrement l’un des endroits les moins mal famés du coin. En dehors de ces deux villes encore proches de la nature dont il avait vu les photos.

Soupirant, Alban se tourna vers son Préfet qui s’était assis sur le banc, juste à côté de lui. Avoir la présence d’Orren était quelque chose de rassurant. Sa carrure et son expérience en faisaient un partenaire de choix, pour ce genre de Mission. Lui, à côté, n’avait pas grand-chose de bien imposant ou impressionnant. Sûrement se serait-il déjà fait victimiser, s’il n’avait pas ses Pokémon avec lui. Ecoutant néanmoins attentivement les réponses d’Orren, Alban acquiesça avec un sourire. Loin des rumeurs de Touga, son Préfet et Ruby passaient des vacances parfaites. Ce qui était loin d’être le cas du châtain. Mais autant ne pas casser l’ambiance en recentrant tout sur sa propre personne. Il voulut donc poursuivre la conversation en demandant des nouvelles de la Pyroli, mais Zéphyr attira son attention ailleurs. Laissant Orren sur le banc, Alban courut pour rattraper Zéphyr. Qui la mouette chromatique avait-elle reconnu ? Alors que ses pas claquaient sur l’allée pavée, le Voltali s’immobilisa, encore un peu sous le choc de ces retrouvailles inattendues avec un certain Coach de sa connaissance… William Haberseitzer.

Wow. Même s’il avait prévu plusieurs cas de figure, le châtain n’avait même pas envisagé l’infime possibilité que William soit de la partie. Et pour cause ! Ce grand Pokéathlète au cœur tendre s’était montré peu sûr de lui, perdant tous ses moyens et se décourageant à la moindre complication, lorsqu’ils s’étaient vus la dernière fois. Alban n’aurait jamais songé qu’il puisse postuler pour une offre de PALLADIUM. Ni même qu’il soit retenu, d’ailleurs. Discuter avec lui permit cependant de lui faire réaliser certaines choses. Il n’avait vu que la partie supérieure de l’iceberg, finalement. Et ce genre de surprise n’était pas pour le déplaire, au contraire. En outre, Alban ne pouvait espérer mieux pour un tuteur de stage. Bien que gauche et timide, William avait un grand cœur et pouvait se consacrer totalement à ce qu’il faisait. Deux valeurs que le châtain appréciait énormément. D’autant plus que William était une figure connue ; et au milieu de ce groupe de professionnels, Alban devait avouer qu’avoir un point d’ancrage familier lui permettait de se sentir moins anxieux.

Il eut cependant à peine le temps de faire les présentations, puisque le deuxième Coach de leur Mission se présenta à eux. Ou plutôt s’imposa à eux, devrais-je dire. Etouffant Orren dans deux énormes seins sortis tout droit d’une bande dessinée, la nouvelle arrivante - Joyce - s’introduisit de façon plutôt… percutante, c’était le mot. A la fois fasciné et effrayé, Alban ne pouvait s’empêcher de fixer l’opulent tour de poitrine. Elle s’appelait Joyce, n’est-ce pas ? Curieusement, elle lui rappelait le Dedenne d’Aileen Sôma qui portait le même nom. Mais chez la jeune femme, ce n’était pas vraiment les joues qui étaient anormalement gonflées. Déglutissant avec difficulté tandis que son Préfet se faisait enfin relâcher par le bonnet F, Alban ne put qu'admirer avec quelle aisance et quelle assurance Joyce leur parlait. Elle le faisait néanmoins avec gentillesse et politesse - bien que ponctuant ses phrases de menaces à demi cachées -, ce qui signifiait certainement qu’elle les respectait et les considérait comme des membres à part entière de son équipe.

Cherchant du soutien auprès de son Préfet, Alban fut choqué - oui, oui, totalement choqué - de voir Orren ROUGIR. MAYDAY ! On avait atteint un nouveau palier dans les expressions Losvrôkiennes ! Quoique, l’important n’était pas là. Car si le TopDresseur se sentait gêné face à Joyce, cela signifiait qu’il en était intimidé, quelque part. Et sachant qu’Alban comptait sur son Préfet pour lui donner un peu plus d’assurance au cours de cette Mission, on pouvait dire que c’était mal parti… Orren se racla cependant la gorge pour dissiper ce malaise qui flottait dans l’air comme un poison de Smogo, et Alban acquiesça timidement lorsque son aîné les présenta.

Joyce ne lui laissa cependant même pas le temps de finir. Attrapant Orren, elle le cala avec une aisance effrayante entre ses deux seins, façon cache-oreille. Mal à l’aise, William et Alban firent de leur mieux pour regarder ailleurs. Le jeune Coach tenta d’ailleurs d’éviter le regard perçant et menaçant de son Préfet. Comme s’il risquait de cafter à Ruby, lui ! Il tenait à sa vie, voyons… Un blanc s’installa sur leur petit groupe, et Alban pria pour qu’il y ait une intervention divine. N’importe quoi. Et, comme si Arceus avait entendu ses supplications, la fameuse « intervention » se manifesta par l’arrivée d’un flot de passagers d’un ferry en provenance de Kalos. Un nouvel espoir ?

- CEDRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIC !

Ah non. Se bouchant les oreilles et fermant un œil, ses tympans explosés par la voix stridente d’une ravissante petite blonde, Alban riva son regard sur les nouveaux arrivants. En premier plan, une minuscule jeune femme dans une tenue de fille de conte de fée. Elle était belle, c’était indéniable. Son format portatif et sa robe à froufrous lui donnaient l’air d’une poupée de collection. Mais ce n’était clairement pas le style d’Alban. Quelque part, elle lui faisait penser à une riche héritière hautaine et imbue de sa personne. Le genre de fille enfant gâtée à qui on cèderait tout. Pour couronner le tout, elle était accompagnée d’un type totalement soumis, qui lui portait ses bagages et semblait marcher au fouet et à la baguette. Pauvre gars… Alban en aurait presque ressenti de la compassion. Observant la scène silencieusement, le châtain se tourna légèrement vers Joyce qui venait de se mettre à sourire. Mais pas de ce sourire aimable et mutin qu’elle leur avait servi en arrivant, plus tôt. Ce sourire était… inquiétant. Presque mesquin. Ola. Les relations risquaient d’être houleuses. Mais après tout, Alban comprenait son aînée ; se faire traiter de Magicarpe ahuris, d’incompétents et de ramassis de ratés… Très peu pour lui.

Joyce resta cependant silencieuse, se contentant de relâcher Orren et de suivre le mouvement. Le fameux Cédric se présenta alors à eux, parlant étrangement beaucoup pour quelqu’un qui avait l’air si peu sûr de lui. Un chroniqueur stratégique et une Spécialiste du type Fée, hein ? Alban ne pouvait s’empêcher de voir une copie féminine et mignonne d’Ace S. Creed en Marielle DelaCroix. Attendant qu’Orren se présente, Alban inclina légèrement la tête à son tour.

- Et je suis Alban Abernaty, Coach. Nous sommes les stagiaires de l’académie de Lansat.

Cédric hocha la tête avec un enthousiasme timide. Ralentissant légèrement la cadence pour être au même niveau que son Préfet, Alban laissa William se présenter à Cédric et engager la conversation. Il eut un petit haussement d’épaule lorsqu’Orren lui jeta un regard dépité.

- Cédric a l’air sympathique, mais j’ai plus de mal avec la fille de Romant-sous-Bois. Quant à Joyce heu… erm… oui, j’espère que ça se calmera et qu’elle ne te taquinera pas trop sur le reste du séjour…

Enfin, ils verraient bien de toute façon. Guidés - malgré eux - par une Marielle DelaCroix toujours aussi bruyante, le groupe quitta le pont pour se diriger vers une première avenue. A l’image du reste de Rhode, le paysage semblait totalement désolé. Seules quelques maisons délabrées et quelques mobil-home poussaient çà et là. Tenant ses affaires toujours plus proches de lui, Alban profitait de la présence rassurante de Spike juste derrière lui. Alerte depuis le début de leur arrivée sur Rhode, le Carchacrok reniflait l’air en grognant, comme si quelque chose n’allait pas. Autour d’eux, une demi-douzaine d’adultes miteux déambulait sans but. Barbe mal rasée, yeux fatigués et habits poisseux, ils regardèrent Marielle et Joyce traverser leur « territoire ». L’une, immanquable avec ses talons hauts, sa tenue moulante en cuir et sa poitrine énorme. L’autre, clinquante avec sa robe colorée, ses bijoux hors de prix qui cliquetaient autour de ses poignets et ses plaintes incessantes.

- Non mais franchement, c’est vraiment insensé ! Comment a-t-on pu me ficher avec des idiots pareils ? Il faut ABSOLUMENT que je parle à un responsable de PALLADIUM. Et ce coin est vraiment pourri. C’est quoi cet endroit miteux et ces clochards qui traînent partout ? A Romant-sous-Bois, ça ne se passerait pas comme ça. J’espère que l’hôtel sera convenable, au moins. Et qu’il y aura un porteur pour mes valises. Ce sera toujours mieux que cet idiot et- CEDRIIIIIC ! Combien de fois dois-je te rappeler de PORTER la valise quand tu montes des marches, et pas de la faire se cogner partout. Je te jure que si tu as abimé quelque chose…

Et bla, et bla, et bla. Alban ne put empêcher un soupir de traverser ses lèvres, tandis que leur groupe attirait de plus en plus l’attention. Il s’apprêta à se tourner vers Orren pour faire un commentaire, lorsque Zéphyr se crispa sur son épaule. Aussitôt, un homme se détacha de la foule pour se ruer vers Marielle, couteau au poing. Dans le même moment, un second voleur bouscula Alban pour attaquer Joyce de derrière…

- Att- commença à crier Alban.

Trop tard. Dans un éclair lumineux, un Ossatueur apparut et ses yeux rusés observèrent une fraction de seconde la scène. Se tournant avec une vivacité étonnante, Joyce tendit son bras aux ongles parfaitement vernis, attrapa le poignet de son agresseur et le força à lâcher son arme. Puis, d’un coup de talon, elle lui fit perdre l’équilibre et le plaqua au sol. Bondissant ensuite vers Marielle, elle la plaqua violemment au sol en lui faisant une balayette, puis baissa la tête pour laisser l’Ossatueur se ruer vers le second voleur et lui asséner un coup de Massd’Os dans la figure. Tombant en arrière, l’homme posa une main sur son nez ensanglanté, puis, ramassant rapidement son couteau, il prit la fuite pour disparaître dans une ruelle. Son acolyte semblait d’ailleurs s’être tiré également. Tout ça avant même qu’Orren, Cédric, Alban ou William n’aient pu faire le moindre geste.

Soupirant, Joyce se releva et tapota ses mains entre elles.

- Leçon numéro 1, les garçons. Dans une ville à risque comme celle-ci, ne jamais se montrer sur ses gardes. S’il y a des voleurs, ne cachez pas vos objets de valeur. Si vous montrez que vous êtes sur vos gardes, ils se méfieront mais vous attaqueront quand même puisque vous serez des cibles faciles. Au contraire, ils savent à peu près à quoi s’attendre avec les riches imbéciles qui se baladent en exhibant leurs bijoux, donc ils seront forcément un peu moins prudents. C’est là qu’il faut les prendre à revers. Restez toujours sur vos gardes, en somme, mais ne le montrez jamais.

Elle croisa les bras sous sa poitrine, ce qui eut pour effet de faire rebondir ses seins.

- Ah et sinon je ne me suis pas présentée. Joyce McHellen, Coach et championne de courses d’obstacles. Voici Jaspe, mon Ossatueur. Comme vous pouvez le voir, nous sommes plutôt vifs et expérimentés quand il s’agit de se montrer efficace dans les situations de crise. Enfin nous restons tout de même modestes et heu… c’était quoi déjà ? Incompétents ?

Elle lança un regard à Marielle, encore au sol, et eut un petit rictus. Alban se ratatina littéralement sur place. Ça ne sentait pas bon… Pas bon du tout…

La petite blonde serra le poing. Se redressant avec difficulté, le corps secoué de tremblement de rage, elle contempla sa robe couverte de poussière. Cédric, son petit ami, se recula de quelques pas et se cacha derrière une valise. Orage dans trois… deux… un…

- MAIS CA NE VA PAS LA TÊTE ?!!!!!!!! hurla Marielle en secouant les bras comme une fille de manga. Regarde ça, REGARDE CE QUE TU AS FAIT A MA ROBE ! Et mes cheveux et mes bas… CEDRIIIIIIC ! Mais sérieusement, QU’EST-CE QUI NE VA PAS CHEZ TOI, ESPECE DE STUPIDE DINDE SILICONEE ?!!

Ses doigts attrapèrent une Pokéball attachée par un ruban au niveau de la taille de sa robe, et un Nymphali en sortit. Spike se mit à grogner de plus belle, et Zéphyr agita ses ailes bordées d’or. Ça sentait le roussi, clairement.

- C-c-c-calmez-vous… essaya de les raisonner William.

Mais rien à y faire. Marielle et Joyce étaient parties dans une sorte de compétition, et elles se toisaient avec des regards remplis de haine. L’ambiance était électrique. Ne sachant que faire, Alban amorça un pas en avant pour essayer de calmer le jeu, lorsqu’un homme tapa dans ses mains.

Avec curiosité, le Voltali se tourna vers ce type qu’il avait remarqué traîner près d’eux sur le Port, et qui était habillé comme n’importe quel autre habitant de Rhode.

- Bien, bien, bien. Je crois que le spectacle se termine ici. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs… Je vous souhaite la bienvenue sur Rhode et plus particulièrement au Port Amarrée. Je m’appelle Edward Edfort, le représentant de PALLADIUM et l’un des dirigeants du centre de recherche sur les Pokémon surpuissants que nous vous avons demandé d’apprivoiser. Voici ma carte…

Il sortit un pass qui comprenait son nom et sa photo, ainsi que le logo de PALLADIUM, avant de le ranger dans sa poche.

- Je vous observe depuis que vous êtes arrivés sur le Port. Sans rencontrer des gens en entretien, il est toujours compliqué de savoir si vos recrues seront à la hauteur de vos attentes… Je dois avouer que je suis plutôt mitigé par cette première impression, même s’il est indéniable que certains d’entre vous sortent du lot.

Son regard se posa sur Joyce, qui se contenta de croiser les bras sous sa poitrine.

- Enfin bon. Vous avez encore des chances de redorer votre blason, et sachez que, comme indiqué dans l’annonce, vous ne recevrez la totalité de votre salaire que si vous nous apportez entière satisfaction. Sur ce, je vous invite à rejoindre les véhicules que j’ai préparé pour vous et qui vous permettrons de rejoindre Pyrite sans avoir à marcher. Nous en aurons pour un petit bout de temps, donc n’hésitez pas à vous mettre à l’aise. A votre arrivée, je vous accompagnerai jusqu’à votre hôtel pour que vous puissiez vous installer et poser vos affaires. Puis, une heure plus tard, nous aurons un meeting dans la salle de réception et je vous expliquerai plus précisément les tâches qui vous seront attribuées. Enfin, nous visiterons les laboratoires et je vous laisserai commencer votre travail. Maintenant, si vous voulez bien me suivre…

Il leur fit un signe de le suivre et, captant le regard hargneux de Marielle, s’inclina légèrement devant elle.

- Miss DelaCroix. Comme vous l’avez demandé, une voiture confortable avec coffre élargi a été préparée pour que vous puissiez voyager uniquement avec votre compagnon et vos valises.

La TopDresseuse sembla s’adoucir à cette mention. Puis, levant le nez, elle snoba Joyce et lui passa devant sans dire un mot de plus. Cédric suivit sa « princesse » en se pressant et en tirant les nombreuses valises. Enfin, William, Alban et Orren suivirent le mouvement.

Comme Edward l’avait précisé, des voitures avec chauffeur avaient été préparées. Sans leur adresse un mot, Marielle s’engouffra dans la première avec Cédric. Dans la seconde, William, Orren et Alban s’entassèrent sur la banquette arrière, tandis que Joyce leur faisait un signe de la main.

- J’ai ma moto donc je vous rejoindrai directement là-bas. A tout à l’heure.

Puis, revêtant son casque, elle fit vrombir son véhicule et disparut. Claquant les portes, le trio de garçons s’élança sur les routes. Côté fenêtre, Alban en profita pour regarder le paysage de Rhode qui défilait devant ses yeux.

- C’est plutôt tendu comme ambiance. Heureusement que nous trois, on s’entend bien… soupira-t-il.

William acquiesça avec ferveur et durant le trajet, tous trois discutèrent de choses et d’autres. Au bout d’un certain temps, ils parvinrent enfin à l’hôtel de Pyrite - plutôt miteux. Alban en connaissant une qui allait se plaindre - et le duo d’élèves s’éclipsa pour aller découvrir leur chambre. Clé en main, le châtain ouvrit la porte qui grinça mais pivota finalement sur ses gonds, leur délivrant un spectacle plutôt triste. Dans une chambre au bois abimé et au meuble pauvre, deux lits usés trônaient d’un côté et de l’autre. Alban fit glisser sa valise sur roulette puis la posa à côté d’un lit au hasard, avant d’aller explorer la salle de bain. Cette dernière, munie de toilettes et d’une minuscule cabine de douche, sentait l’humidité et le renfermé. C’était plutôt loin des 5 étoiles espérées par Marielle. Et même loin d’un hôtel low cost, d’ailleurs.

Soupirant, Alban rejoignit Orren. Ouvrant sa valise, il récupéra un dossier et une Pokéball, qu’il tendit à son aîné.

- Tiens, tant que j’y pense. Je te rends tout ça. On prendra le temps d’en discuter un peu plus tard. Là je pense qu’il vaut mieux se dépêcher de rejoindre les autres dans la salle de réception, sinon Marielle va encore hurler et Joyce risque de…

De les plaquer au sol après une balayette meurtrière ? Sûrement.

- Enfin bon, allons-y, conclut Alban en sortant de la chambre, Orren sur les talons.

Dépité, il soupira longuement. Qu’allait donner cette Mission ?

HRP : Fin du Coaching de Spike, Carchacrok d'Orren Losvrôk
Joyce écrit en #0099cc
Willia pleure en tomato
Edward explique en #009966
Marielle hurle en #996699


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MessageSujet: Re: [Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]   Mer 17 Aoû - 19:28

Voyage au bord de l'abîme



Orren eut un hochement de tête affirmatif à la réponse d'Alban. En effet il espérait qu’entre les deux femmes, cela ne fasse pas trop d'étincelles. Ou plutôt de feu de forêt quand on voyait le tempérament de la Coach et de la Spé type. En tout cas ce début de mission s'annonçait tout sauf reposant. L'ambiance était même électrique et Orren ne cessait de jeter des regards un peu partout autour de lui. Déchéance, désolation, pauvreté, criminalité sous-jacente même à n'en pas douter. Ils étaient à des lieux de Lansat et de son climat prospère et accueillant. Ici les gens les regardaient comme des intrus, surtout vu la composition de leur groupe. Kali s'agitait même souvent sur l'épaule d'Orren et le dracologue devait la calmer de quelques mots mêlés à des caresses. Loki était aussi très sombre et suivait simplement son dresseur en grondant dès qu'une personne s'approchait d'eux. Et Spike... Le dragon des sables se tenait juste derrière Alban, comme un garde du corps et humait l'air en grognant. Ses lèvres se soulevaient par à-coup pour laisser apparaître ses crocs acérés et il frottait ses griffes entre elles, comme se préparant à tout moment à se battre. Même Orren la ressentait maintenant cette ambiance pesante et il n'était vraiment pas tranquille. Surtout avec cette pimbêche qui continuait de leur casser les oreilles en se plaignant à tout va de sa voix stridente et agaçante. Si seulement il pouvait lui dire de la fermer, elle énervait tout le monde avec ses plaintes incessantes.

Puis d'un coup un homme se faufila entre les deux élèves, les bousculant. Il n'eurent le temps de réagir. Au même instant un homme s'avança vivement vers Marielle, couteau au poing. Merde ! Il n'eut pour autant pas le temps d'agir. Il reprit du mieux qu'il pouvait son équilibre pour ne pas s'étaler au sol après la rude bousculade et ne put qu'observer ce qui allait se dérouler. Un Ossatueur apparut dans un flash et en quelques secondes Joyce se débarrassa de son agresseur avant de coller violemment la petite poupée au sol. Moment que choisit le type Sol pour frapper l'agresseur en plein pif de son os. L'homme tituba, ramassa son arme et parti à toute allure. L'autre homme se fit aussi la mal en boitillant, manquant de se retrouver face à Spike qui gronda férocement. Mais l'homme s'en alla et Orren siffla son Carchacrok pour qu'il ne parte pas à la poursuite des deux hommes. Ca ne servait à rien.
En tout cas la vitesse et la violence de cette agression laissait Orren sans voix. Mais ce n'était rien à coté de la manière dont Joyce s'était débarrassée des deux attaquants. Cette femme était vraiment redoutable et dangereuse, il n'en avait plus le moindre doute. Et ses mâchoires se serrèrent quand elle prit la parole. Il écouta avec attention ce qu'elle leur expliqua tandis que dans sa tête il eut une étrange impression. Il avait l'impression de voir sa soeur. Il avait l'impression de voir Aileen, mais encore plus dangereuse et efficace. Cette femme, une simple championne ? Vu la vitesse à laquelle elle avait démonté ces gars il avait des doutes, mais les garda pour lui. Il fallait croire qu'Ai' avait déteint sur lui.

Pourtant ça ne se transforma qu'en le cadet de ses soucis, car la dernière phrase que la femme fatale prononça était clairement adressée à Marielle. Et cette dernière semblait fulminer de rage en se relevant. Il jeta un regard à Cédric et vit celui-ci se mettre derrière la valise. Oh merde, ça allait vraiment pas être beau à voir. Et en effet la petite hurla, encore plus fort qu'avant (comme si c'était possible) et elle se mit à insulter Joyce. Les deux femmes se toisèrent ensuite comme si elles allaient en venir aux mains au moindre mouvement de l'autre. Kali s'envola même de l'épaule de son dresseur pour voleter au-dessus, comme voulant s'éloigner de cette ambiance d'agressivité et de haine. Au même moment elle se saisit d'une Pokéball à sa ceinture et fit apparaître un Nymphali qui se mit devant elle. Spike grogna et se tendit, comme prêt à sauter dans la mêlée. Orren se rapprocha de lui pour lui poser une main sur sa peau écailleuse et le maintenir au calme, mais même lui avait une pointe de colère. Il n'avait pas vraiment aimé se faire insulter et comprenait la championne sportive, même si elle l'inquiétait.
Orren laissa même Alban avancer vers les jeunes femmes tandis eu William tentait de calmer les tensions. Le préfet n'interviendrait pas. Joyce avait raison et le plaisir sournois de voir Marielle se faire coller au sol lui avait tout de même plut. Et puis il devait garder Spike sous contrôle, car le Carchacrok semblait encore plus énervé qu'à l'accoutumé.

Soudain le bruit d'une personne qui tapait dans ses mains résonna derrière eux et Orren se retourna, surpris. Un homme qui ne sortait pas du lot s'avança vers eux avant de commencer à parler. Il se présenta comme Edward Edford, représentant de PALLADIUM et chargé de les accueillir. Et de ce qu'il disait il les suivait depuis un moment. Il fit alors part de son impression sur le groupe, avouant sa légère déception sauf envers Joyce. La femme prit alors une posture qui fit ressortir encore plus son imposante poitrine (comme si il y en avait besoin), ce qui fit déglutir le dracologue qui retourna son regard azur vers l'homme. Orren continua donc d'écouter tout en caressant le coté de Spike pour le calmer, car le Carchacrok était toujours tout aussi tendu. Il suivit alors le groupe quand celui-ci se remit en marche pour leurs véhicules. Une voiture spéciale était affrétée pour DelaCroix, ce qui tira un rictus méprisant à Orren. Elle ne se prenait vraiment pas pour de la merde et c'était regrettable de voir Cédric la suivre comme un petit Ponchiot à sa mémère.

Enfin bon comme ça ils n'auraient pas à supporter ses plaintes et sa mauvaise humeur à cette chieuse. Elle s'engouffra d'ailleurs dans sa voiture avec l'homme après que celui-ci est rangé (ET AVEC LA PLUS GRANDE ATTENTION comme dirait l'autre) les imposantes valises dans le coffre. Alban, William et Orren allèrent donc dans un autre véhicule tandis que Joyce parti de son coté avec sa moto qui partit en vrombissant sourdement.
A la remarque du châtain le dracologue poussa un soupir dépité.  Tendu c'était même faible. Enfin bon, il espérait tout de même que tout se passe bien. Heureusement Cédric n'avait pas l'air méchant même si c'était un soumis et William et Alban étaient vraiment de bonne compagnie. Le préfet profita même du trajet pour discuter avec ses deux collègues. Il leur fit part de son malaise à coté de Joyce qu'il jugeait à la fois efficace et impressionnante, mais en même temps un peu inquiétante. Sans parler de son petit jeu à aimer déjà mettre mal à l'aise le pauvre brun.

Enfin ils arrivèrent à leur hôtel, qui était vraiment en mauvais état, et descendirent du véhicule pour aller prendre leurs chambre. Les deux élèves se retrouvèrent ensemble ce qui soulagea le dracologue. Il n'aurait pas voulu se retrouver avec quelqu'un d'autre. Orren rentra après Alban et dut forcer pour fermer la porte avec son épaule contre le bois. Eh ben les voilà dans un sacré taudis. A coté, même Touga semblait plus accueillant avec ses huttes. Il posa son sac de voyage à coté de l'autre lit avant de tirer les couvertures pour découvrir un matelas dégueulasse avec plusieurs vieilles traces de crasse. Il laisse s'échapper un soupir avant de se tourner vers Alban qui sortait de la salle de bain et fouillait dans ses affaires pour sortir un dossier. Ah, l'habituel dossier de coaching d'Alban. Il avait hâte de lire celui-ci et remercia le jeune homme avec un grand sourire.

-Merci Alban. Ouais on en parlera plus tard, mais voilà tiens pour toi. Ouais je sais pas ce que ferait Joyce, et je préfère pas savoir. Mais juste entendre l'autre hurler ça me suffit, donc allons-y.

Orren tendit les jetons qu'il devait à son camarade avec ce même sourire avant d'aider Alban à ouvrir la porte récalcitrante et de sortir dans le couloir. Un jour cette porte allaient les enfermer dans la chambre, il le sentait venir gros comme un Wailord. Dehors ils croisèrent William qui sortait lui aussi de sa chambre et semblait aussi galérer avec la porte.

-Ca va ? Votre chambre est pas trop mal ?

-Oh ça pourrait être pire. Et vous deux ?

Orren haussa les épaules d'un air dépité. Il s'attendait au moindre moment à entendre l'horrible voix de Marielle. Et à peine s'approchèrent-ils de l'accueil de l'hôtel que ce fut le cas.

-J'EXIGE que les matelas soient changer AU.PLUS.VITE ! Je ne dormirais pas dans ces draps écoeurants et j'avais bien précisé que je voulais un lit A BALDAQUIN ! Je suis sûr que dans votre région les insectes sont légions et j'ai HORREUR DE CES BÊTES ! Si je retrouve le moindre Chenipan dans ma chambre vous allez m'entendre... CEDRIIIIC ! Mais ne reste pas là à bailler aux Cornèbres comme ça ! Dis lui toi aussi espèce d'empoté !

Orren poussa un long et profond soupir. Collaborer avec cette mégère de première allait vraiment, vraiment être dur. Il remarqua alors Joyce dans un coin de la pièce, des écouteurs sur les oreilles qui semblait attendre avec un calme étrange. En les voyant elle leur fit un grand sourire qui fit déglutir Orren. Non c'était adressé à eux tous. Elle ne lui ferait pas ce signe de la main à lui hein ? Hein ? Depuis qu'elle l'avait séquestré entre ses deux obus, le jeune homme avait l'impression qu'elle cherchait à tout prix à le mettre mal à l'aise. Yveltal qu'avait-il fait pour mériter cela ? Ils se rapprochèrent et la jeune femme enleva ses écouteurs pour les ranger dans une poche de sa tenue moulante.

-Bon j'espère qu'il va pas tarder notre contact avec PALLADIUM. Si j'entends encore l'autre Leviator à froufrou hurler pendant une heure je vais vraiment envisager de lui la faire fermer.

Orren sentit que derrière ce ton léger et pseudo-blagueur se cachait une vraie menace qu'il ne doutait pas qu'elle mettrait à exécution. Après tout elle avait bien déjà montré qu'elle n'aimait pas Marielle. En même temps comment aimer se faire insulter ? Mais ses espoirs s'accomplirent avec l'arrivée Edward.

-Parfait je vois que vous avez tous prit possession de vos chambres. Bien veuillez me suivre que je vous explique exactement pourquoi vous êtes là.

Il se dirigea donc vers une pièce adjacente à l'accueil servant sûrement au personnel de l'hôtel (qui semblait aux abonnés absents vu que la seule personne croisée était le standardiste à l'accueil), mais actuellement réquisitionné à PALLADIUM pour le meeting. Ils rentrèrent donc dans une pièce munie d'une grande table ovale avec au bout un tableau blanc qui semblait tenir par l'action du Saint Esprit. Edward déposa un vidéo-projecteur et un ordinateur portable dernier cri qu'il brancha. Il s'assit derrière après les avoir invité à prendre place et commença à tapoter sur son PC. Orren s'installa à coté d'Alban et s'apprêta à proposer la place à coté de lui à William avant que Joyce ne vienne s'installer d'elle-même, lui adressant un petit sourire. Frisson le long de l'échine. Merde, coincé. Pourquoi se sentait-il comme un Rattata en face d'un Arbok ? Il regarda alors William s'installer à coté d'Alban tandis que Marielle DelaCroix et Cédric allèrent se mettre de l'autre coté. Orren se rapprocha instinctivement plus d'Alban et sorti un petit carnet et un crayon de son sac pour prendre des notes.

-Oh on est studieux ? C'est bien ça, mais tâche de faire fonctionner ta mémoire aussi.

- S'il vous plaît, puis-je avoir toute votre attention ? Joyce se tourna alors vers l'homme et croisa ses bras sous sa poitrine avant de prendre une posture détendue dans son siège. Leur contact avec PALLADIUM se racla alors la gorge avant de commencer. Bien. Donc comme vous le savez vous êtes ici pour étudier des Pokémons que nous avons récemment découvert sur Rhodes. Ce sont toutes des espèces bien connues déjà dans d'autres régions, mais à la différence de leur potentiel. En effet nous avons remarqué que ceux-ci sont bien plus puissants que la normale. Vous pouvez par ailleurs voir sur ce court extrait vidéo un Tortank qui a manqué de blesser certains de nos scientifiques lors d'une étude. Vous voyez qu'il a manqué de percer le mur du laboratoire avec son Hydrocanon. Il a ensuite fallut une très forte dose de tranquillisant pour qu'il puisse enfin se calmer. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. L'homme fit alors passer plusieurs photos  où l'on pouvait voir des Pokémons semblant presque enragés et causant des dégâts énormes. A la fin il éteignit son vidéo projecteur et tapa dans ses mains. Maintenant que vous êtes tous bien informés, vous allez connaître donc la nature de votre mission. Mademoiselle McHellen, Monsieur Haberseitzer vous allez devoir nous aider à étudier ces Pokémons et à savoir comment les espèces que nous possédons ont put faire pour arriver à un tel niveau de puissance, le tout bien entendu en usant de vos connaissances avec de dresser au mieux ces spécimens pour qu'il soit possible de les étudier sans dangers pour nos équipes.  Quand à vous Mademoiselle DelaCroix et Monsieur Meyer vous devrez protéger vos collègues pendant qu'ils tentent de les apprivoiser et prévenir tout risque d'attaque, et le cas échéant aider à gérer les spécimens en attendant notre équipe d'intervention qui se tiendra bien évidemment prête à tout moment.  Messieurs Abernaty et Losvrôk vous, dans le cadre de votre stage, vous devrez assister vos aînés et tuteurs dans leurs tâches. Malgré votre jeune âge j'attends de vous tout de même autant de professionnalisme que des autres membres de l'équipe. JE vous rapelle que PALLADIUM attends les meilleurs résultats possibles. Bien est-ce que tout est clair pour chacun ?

Tout le monde sembla plutôt avoir compris la tâche qui les attendait et les quelques petites questions qui se présentèrent furent rapidement écartées par les réponses de l'employé de PALLADIUM. Ainsi ils sortirent de la salle de meeting pour retourner aux voitures et être conduits non-loin de là aux laboratoires de la firme. Sur le trajet tous étaient bien concentrés et les mines étaient plutôt graves. Après les événements du port personne ne prenait à la légère les risques que présentait la mission. Orren relisait sans cesse ses maigres notes et tentait déjà de comprendre ce qui aurait bien put donner une telle puissance et agressivité à des Pokémons. C'était un sujet particulièrement intéressant pour lui, mais ses connaissances ne l'aidèrent bien évidemment en rien. Comment un petit élève pourrait trouver une réponse là ou de nombreux chercheurs avaient déjà échoués. Il avait par ailleurs remarqué que Marielle s'était tenue très correcte lors du meeting, restant très sérieuse. William aussi paraissait presque anxieux, comme si la vue des images avait peut être intimidé le Coach. Ne restait que Joyce et Cédric qui ne semblèrent pas avoir de changement de comportement. L'homme était toujours aussi effacé et la femme gardait son air fier et sûr d'elle. Mais peut ne le montraient-ils pas comme les autres. Pendant le trajet en voiture Orren se permit de questionner William et Alban.

-Je ne m'attendais vraiment pas à ce genre de faits. Une puissance accrue et une plus grande agressivité ok, mais pas à ce point. Va falloir se montrer vraiment prudent... J'espère que Marielle et Cédric sont bien efficaces comme Joyce. J'ai pas trop envie de me refaire ouvrir le torse.

Oui Orren était anxieux et malgré son air naturellement impassible, on pouvait remarquer qu'il était nerveux à cause de sa tendance à se frotter les mains comme si il les lavait et les quelques tics nerveux qui secouaient les commissures de sa bouche. Ils arrivèrent alors au laboratoire, rapidement rejoints par Joyce et sa cylindrée puissante. La femme ne semblait pas du tout souffrir de la chaleur estivale de l'endroit dans sa tenue et les rejoins avec une démarche détendue et envoûtante. Marielle, quand à elle était très calme et silencieuse, chose surprenante vu ses éclats du début de journée. Cédric se tenait à coté d'elle et n'arrêtait pas de lui parler à voix basse et calme tout en s"enquérant à chaque instant de son bien être. Un gentil gars tout de même. Soumis mais qui semblait aussi très attentionné. Ils rentrèrent dans le bâtiment imposant, mais ne s’attendirent sûrement pas à un tel étalement de technologies de pointe. Les couloirs et salles étaient d'un blanc immaculé et même à l'accueil où on leur fournit un badge avec leur nom, prénom et photo était parsemé d'appareils high-tech. Ils passèrent dans un couloir où ils eurent vue sur des bureaux emplis de scientifiques travaillant sur divers projets, mais pourtant mineurs. PALLADIUM n'allait pas ainsi exposer ses recherches les plus importantes. Ils allèrent alors dans un ascenseur qui les emmena vers le sous-sol, là où les Pokémons se trouvaient. On leur expliqua qu'ils ne devaient en aucun cas se balader sans accompagnateur dans le centre de recherches. Les étages du dessus étant réservés à l'administration du lieu, ils n'avaient rien à y faire. Seul le rez-de chaussée était à leur libre accès pour y trouver une salle de repos, une cantine et l'infirmerie où l'on espérait qu'ils n'auraient pas besoin de se rendre. Orren l'espérait aussi.

En voyant le nombre d'étages, le préfet se demanda si ce centre plongeait vraiment aussi profondémment sous terre et combien de personnes pouvaient bien y travailler. On leur signala alors que chaque étage, dont celui où ils travailleraient, disposait de sa propre salle de repos et de tout ce dont ils pourraient avoir besoin. En fait ne manquait sûrement que des dortoirs où ils auraient put rester et ils auraient bien put ne jamais quitter la base le temps de leur mission. Enfin ils arrivèrent à l'étage où Edward les invita à le suivre. Aucuns mots n'étaient quasiment échangées pendant tout le temps jusqu'à une pièce fermée d'un épaisse porte d'acier verrouillée par un système de reconnaissance de badge et d'empreinte digitale qu'utilisa l'employé de PALLADIUM. Un peu partout se trouvait aussi le logo de la firme, et on pouvait bien voir la puissance et l'argent à sa disposition. La porte s'ouvrit alors qu'Edward les invita à entrer tous et leur donna avant ça pour simple indication.

-Vous allez à présent voir le sujet numéro 28 dans cette pièce. C'est le moins dangereux de tous, mais restez sur vos gardes malgré tout. Je resterais non loin et vous pouvez utiliser à tout moment l'interphone à coté de la porte pour contacter notre personnel de sécurité qui restera en garde à coté de l'accès. Si vous devez quitter l'endroit, utilisez votre badge pour activer le sas et y entrer avant de sortir. Bien maintenant je vous souhaite une bonne réussite et n'oubliez pas que PALLADIUM attend impérativement des résultats. Redorez donc votre blason. Mesdames, Messieurs.

Et le scientifique les laissa là, avec deux agents de sécurité visiblement armés des fameux fusils tranquillisants. Le groupe se mit en marche pour rentrer dans le sas, Joyce passant devant. Orren resta quelques instants bloqué devant la porte à regarder ce sas qui semblait comme une prison. Un peu comme cette grille qu'on doit traverser avant de se jeter corps et âme dans l'arène. Un instant son assurance s'effondra et il eut une inquiétude puissante mais indéfinissable qui lui étreignit les entrailles avant de sentir la main d'Alban sur son bras. Il secoua alors rapidement sa tête avant de sourire faiblement à Alban et de rentrer dans la pièce. Il avait la main à coté de ses Pokéballs et ne se sentait pas du tout à l'aise. La porte se ferma et le sas s'ouvrit devant eux pour les laisser pénétrer dans le lieu où ils devraient chercher à apprivoiser le premier sujet. Par Xerneas, faites que tout se passe bien.


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Orren Losvrôk
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MessageSujet: Re: [Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]   Lun 22 Aoû - 11:42




Voyage au bord de l'abîme
Alban Abernaty & Orren Losvrôk

Dire que la chambre était en mauvais état aurait été un euphémisme. En réalité, l’insalubrité des lieux était telle qu’Alban se demandait comment l’établissement avait pu rester ouvert aussi longtemps. N’y avait-il pas des organismes d’inspection ? Il était à peu près sûr de repartir de son séjour ici avec une ou deux maladies dues à la saleté. Retenant un soupir, le châtain se passa une main dans les cheveux. Pour les matelas et les draps, il n’allait pas pouvoir faire grand-chose. Il se promit néanmoins d’envoyer Mistral au nettoyage complet de la chambre dès qu’ils y reviendraient, le soir-même. Son Altaria chromatique allait sûrement faire une crise d’angoisse en voyant tant de saleté, mais il leur fallait bien ça. Aucun de ses Pokémon n’aurait accepté de dormir dans un tel endroit. Et il doutait fort que le « service de chambre » passe pour la remettre en bon état. S’ils étaient capables de leur livrer une chambre « intacte » dans un tel désordre, il ne fallait pas s’attendre à grand-chose… Fouillant rapidement dans sa valise, Alban attrapa le dossier qu’il avait préparé pour Orren et le lui tendit, en même temps que la Pokéball de Spike. Ce n’était pas le meilleur moment pour le faire, mais le châtain préférait s’en occuper avant d’être totalement pris dans le tourbillon de leur Mission pour PALLADIUM. Avec une équipe pareille, le Voltali ne savait pas du tout comment les choses allaient se passer ; et quelque chose lui disait que ce ne serait pas du genre calme. Avec un sourire, Orren récupéra l’épaisse pile de documents et lui remit les jetons qu’il lui devait pour le Coaching.

- Pas de soucis, merci à toi.

Il hésita avant de ranger ses jetons dans sa valise. Ils n’étaient pas à l’abri d’un vol ; dans une région comme Rhode et dans un hôtel si miteux, ça ne l’aurait pas étonné. Il décida donc de procéder comme il l’avait fait lors des Hunger Games avec Aaron, pour stocker des objets en toute discrétion et en toute sécurité. Sortant Hélios de sa Pokéball, il lui attacha la petite bourse de jetons autour d’une patte, et fronça les sourcils.

- Ce n’est pas pour toi, Hélios. Contente-toi juste de les garder, prévint-il.

Manquerait plus que son Larveyette se mette à croire qu’il le payait pour un de ses quelconques services. S’il commençait comme ça, Alban était sûr de ne jamais en finir. Rappelant ensuite son Larveyette sans faire attention aux piaillements de protestation, Alban se releva et se dirigea vers la sortie en compagnie de son Préfet. Préfet qui semblait plutôt anxieux de la réaction de Joyce s’ils étaient en retard. Le châtain ne put s’empêcher d’avoir un sourire narquois et taquin.

- Ouais. Elle pourrait te caler entre ses seins, encore une fois, plaisanta-t-il.

Puis il s’avança joyeusement dans le couloir pour éviter le regard meurtrier d’Orren et une éventuelle tape sur la tête.

De l’autre côté du couloir, William venait également de finir de s’installer. Il rencontra quelques difficultés à fermer la porte et Alban eut un nouveau sourire lorsqu’il leur répondit. Comme d’ordinaire, William répugnait à dire du mal des choses ou des gens. Alban s’apprêta donc à lui répondre la même chose lorsque la voix de Marielle s’éleva du comptoir de l’accueil. Visiblement, il y en avait une qui allait être moins arrangeante qu’eux. Et pas de chance pour le réceptionniste, il s’agissait d’une petite boule de nerf d’un mètre cinquante dont les ongles parfaitement manucurés avaient la même efficacité que Griffe Acier sur le bois de son bureau. Se penchant légèrement vers Orren et William pour qu’ils soient les seuls à l’entendre, le châtain souffla à voix basse :

- Vous croyez que si je sors Hélios, elle va tomber dans les pommes ? Ca nous ferait des vacances. Quoique, je ne sais pas lequel des deux serait le plus insupportable.

William pouffa de rire avant de répondre au salut de Joyce qui les regardait depuis son banc. Ils s’avancèrent vers elle et elle croisa les bras sous sa poitrine, faisant ressortir ses seins énormes. De l’autre côté, Marielle était encore aux prises avec l’employé de leur hôtel miteux. Et dans le fond, Alban ne trouvait pas vraiment de quoi la contredire. L’intervention de leur contact chez PALLADIUM arriva donc à point nommé, et Alban tourna la tête vers Edward Edford. A ses côtés, Zéphyr se crispa, quelque peu nerveux à cause de cette tension qu’on sentait dans l’air depuis leur arrivée. D’une caresse rassurante, le Coach apaisa son Goélise chromatique, tout en évitant le regard des quelques hommes qui venaient d’entrer dans l’hôtel. Etait-ce seulement une impression où étaient-ils réellement en train de le dévisager ? La scène de la tentative d’agression de plus tôt l’avait pas mal ébranlé. Cette ville et ses habitants leurs étaient hostiles, clairement. Mais il était aussi peut-être un peu fermé d’esprit en imaginant des choses là où il n’y en avait pas.

Décidant de laisser de côté ses préoccupations, le châtain suivit leur employeur dans une sorte de salle de réunion, où ils s’installèrent maladroitement. Observant l’endroit d’un œil critique, Alban se fit la réflexion que ce n’était vraiment pas professionnel. Allaient-ils réellement parler d’un projet confidentiel au beau milieu d’un hôtel miteux dont les salles n’étaient sûrement pas insonorisées ? C’était clairement étrange. N’importe qui aurait pu venir écouter aux portes. Un peu mitigé par la façon de procéder, le Voltali s’assit néanmoins sagement, tout en sortant son calepin pour prendre des notes. Il comptait bien faire de son mieux pour que la Mission soit une réussite. Et cela passait par une première phase d’analyse et de compréhension du phénomène.

Edford commença alors son discours d’accueil. Avec un hochement de tête, Alban approuva les premières phrases émises. Griffonnant quelques mots du bout de son stylo, il s’arrêta un instant pour observer ce Tortank fou de rage balancer un Hydrocanon dévastateur contre le mur. S’ils se prenaient ça dans la figure par accident, le résultat ne serait pas joyeux. Il déglutit avec difficulté.

Plus il voyait les images qui défilaient sur la vidéo, plus il comprenait la présence de « gardes du corps ». Il se tourna machinalement vers Orren. Il n’avait pas particulièrement confiance en Cédric en tant que TopDresseur, étant donné qu’il avait l’air tellement mou et soumis qu’il l’imaginait se cacher derrière la moindre valise dès que la situation deviendrait difficile. Quant à Marielle, il la voyait mal agir pour autre chose que son intérêt. Mais peut-être l’avait-il jugée trop vite ? Quoi qu’il en soit, il n’y avait que son Préfet qui bénéficiait de sa totale confiance sur cette Mission. Pour le côté TopDresseur, tout du moins. Car il ne doutait pas que William ferait tout pour l’aider du mieux qu’il le pouvait. Quant à Joyce, elle avait montré qu’elle était extrêmement compétente dans tout ce qu’elle entreprenait, et qu’elle mettait un point d’honneur à livrer des résultats. Mais ces deux-là allaient avoir la même fonction que lui. Et de ce fait, ils ne pourraient pas le protéger… Globalement, les facultés des deux groupes étaient mal réparties. Quelque chose disait à Alban qu’il y avait un peu plus de niveau chez les Pokéathlète professionnels…

Il rangea ses affaires et se leva en même temps que tout le monde. Il essayait de ne pas le montrer, mais il se sentait incroyablement nerveux. La peur de mal faire. Et la peur de ces étranges Pokémon, tout simplement… Quel mystère se cachait derrière leurs puissances dévastatrices ? Il sentit un frisson lui parcourir l’échine, et se retourna. Dans le hall de l’hôtel qu’ils venaient de traverser de nouveau, il se sentait observé. Hochant la tête de gauche à droite, il essaya de chasser cette impression. Allons. Ce n’était pas parce qu’il était à Rhode qu’il devait se sentir aussi menacé, non ? Il y avait Joyce avec eux, de toute façon…

Ils remontèrent dans la voiture et s’entassèrent de nouveau sur la banquette arrière tous les trois. Pendant le trajet, Orren en profita pour leur parler de ce qu’ils avaient vu. Avec un air neutre, Alban haussa les épaules.

- Je ne sais pas trop, mais ça ne m’enchante pas d’aller en première ligne en sachant que le seul soutien sur lequel je peux compter est le tiens. Enfin disons que tu es le seul TopDresseur du groupe en qui j’ai réellement confiance. Mais je me fais peut-être une fausse idée. Nous verrons. Marielle et Cédric sont peut-être beaucoup plus efficaces sur le terrain.

Zéphyr roucoula doucement sur son épaule et se colla contre son cou pour le réchauffer.

- N… Nous allons faire de notre mieux de toute façon. N’est-ce pas ? Ils ne seront peut-être pas aussi agressifs que sur les vidéos si nous employons une méthode douce…

Alban eut un sourire encourageant pour rassurer William, mais il n’y croyait pas vraiment. Il n’était pas sûr que ces Pokémon se soient juste montrés agressifs parce qu’on les avait eux-mêmes agressés. Selon lui, la raison était beaucoup plus complexe et profonde… Mais qu’avait-il pu bien se passer pour qu’ils deviennent ainsi ? Tout à sa réflexion, Alban ne vit même pas le temps passer. Ils arrivèrent bientôt devant un laboratoire de Pyrite, situé un peu plus au centre de la ville. Levant la tête, le jeune Coach constata que le bâtiment tranchait assez avec le reste de la région. Ce qui signifiait qu’il était sûrement très récent.

Ils pénétrèrent dans le laboratoire et ils débouchèrent dans un grand hall. A l’accueil, une personne en uniforme PALLADIUM les attendait. Ils prirent quelques minutes pour montrer leurs cartes d’identité et récupérer leurs badges attitrés, puis Alban l’épingla à sa chemise, comme on le lui avait demandé. Avec une très légère curiosité, il regarda les différentes salles qui s’étalaient de part et d’autre du couloir qu’ils empruntèrent. Très moderne et neuve, l’installation leur semblait de toute confiance. Contrairement à l’hôtel miteux et à leur salle de réunion improvisée, on passait clairement au niveau supérieur. Reconnaissant un peu plus la multinationale PALLADIUM dont on leur avait tant parlé, Alban se détendit légèrement. Avec une telle technologie de pointe, il ne risquait pas grand-chose, n’est-ce pas ?

Un peu plus motivé, le Voltali s’arrêta quand Edford les amena devant une grande porte en acier, dont l’accès ne pouvait se faire que par système de reconnaissance de badge. Derrière se trouvait le « sujet numéro 28 », apparemment le moins dangereux du groupe. Alban déglutit. Au moins, ils n’auraient pas à s’occuper de l’énorme Tortank vu sur les vidéos. Hochant la tête en même temps que les autres lorsque leur supérieur leur fit ses dernières recommandation, Alban le regarda s’éloigner et disparaître derrière une porte. Il se tourna alors vers William et lui tapota doucement le bras pour le rassurer. Laissant Joyce et les autres passer devant, Alban se positionna à côté de son ami pour essayer de trouver les mots justes.

- Ne t’en fais pas William, tout ira bien.
- J… Je l’espère. Tu crois que je devrais sortir mes Pokémon ?
- Hm… Pas une bonne idée, non. Attendons de voir de quoi il s’agit, avant. Ça se trouve, la présence d’autres Pokémon va le stresser. Zéphyr ?

Il tapota sur le bec de son Goélise, qui se cacha dans sa chevelure et recroquevilla ses ailes pour se faire un peu plus discret. Ce n’était pas parfait comme camouflage mais bon, on allait faire avec…

Traversant le sas avec Joyce en tête de groupe, l’équipe finit par déboucher dans une grande pièce aux murs blancs. Les portes automatiques se refermèrent juste derrière eux, les emprisonnant complètement. Alban comprit pourquoi un tel système avait été mis en place ; au moins, ils ne risquaient pas de se faire attaquer dès que les premières portes s’ouvraient, ce qui empêchait le sujet d’étude de s’enfuir. Les sens en alerte, Alban rejoignit Joyce, Marielle, Cédric et Orren et regarda autour de lui. Il y avait une grande vitre en verre juste devant eux, et…

- WAF !

Une masse se précipita vers eux et bondit avec puissance et agilité. Marielle se retourna brusquement, main sur sa Pokéball, et elle appela son Nymphali dans un éclat rougeâtre. Alban eut à peine le temps de comprendre ce qu’il se passait qu’une boule de poil le percuta, l’envoyant rouler au sol.

- ALBAN !

Le Coach leva les bras par réflexe pour se protéger la nuque, tandis que Zéphyr s’envolait en piaillant. Il sentit deux petites pattes griffues venir se poser sur son torse, et un filet de bave chaude s’écoula contre sa chemise. Il ferma les yeux. Etait-il mort ? Dans le brouhaha et la panique, il entendit un jappement joyeux, et écarta ses bras. Sur lui, un petit Caninos était en train d’agiter la queue, visiblement fou de joie d’avoir de la visite.

- Heu... bredouilla-t-il tandis que le Caninos agitait sa truffe de façon comique pour le renifler de partout.

- Aaaaah, désolé, désolé ! s’exclama une voix d’homme.

Un Scientifique en blouse blanche accourut et récupéra le Caninos dans ses bras. Ce dernier se mit à lui lécher copieusement le visage en jappant comme un fou. Joyce soupira et se tourna vers Marielle, un air condescendant sur le visage.

- Tu n’es pas capable de reconnaître un chiot d’un Pokémon agressif ? Détend-toi, ma grande.

Elle passa une main désinvolte dans ses cheveux, et Alban se rappela qu’elle n’avait effectivement pas bougé d’un poil quand le Caninos avait déboulé sur lui. L’avait-elle vu arriver à l’avance ? Lui n’avait rien capté. Marielle, le visage rouge, rappela sa Nymphali et ne répondit rien malgré la diatribe qui lui brûlait les lèvres et qu’elle rêvait de déverser sur sa collègue féminine. Au milieu des deux femmes, Cédric leva les bras avec un air paniqué.

- C-c-c-c-calmez-vous, bredouilla-t-il.

Mais ses mots se perdirent et furent inaudibles à cause des aboiements du Caninos et des grognements des deux demoiselles.

Se redressant avec l’aide d’Orren et de William, Alban essuya la bave sur sa joue et tendit les bras vers Zéphyr, qui revint s’y loger, les yeux larmoyants. Il le caressa quelques secondes pour le rassurer. Le pauvre Goélise avait eu la peur de sa vie…

- Encore navré ! C’est Husk, mon Caninos. Il m’aide dans mes recherches mais… il est encore jeune donc encore un peu foufou. J’espère qu’il ne vous a pas fait peur. Je suis Ian, un Chercheur qui travaille sur le spécimen 28… Enfin, entre autres. Je serai là pour observer votre avancée et pour vous donner des conseils de temps en temps. Je pense qu’Edford ne vous a pas parlé de moi parce que je ne serai pas toujours avec vous… J’ai pas mal de choses à faire un peu partout donc c’est plutôt rare de me voir, mais j’ai entendu dire que vous arriviez aujourd’hui donc je voulais au moins vous accueillir et vous parler un peu de-

Il sursauta violemment lorsqu’une masse percuta la vitre en verre renforcé. Alban fit lui-même un bond, et Joyce fit volte-face, main sur sa Pokéball. Puis, fronçant les yeux, elle distingua ce qui venait de foncer vers eux.

C’était un Arcanin de belle taille. Sa crinière était d’un jaune flamboyant, évoquant des flammes, et son pelage était roux zébré de noir. Ses babines étaient retroussées sur des crocs acérés et recouverts de bave, tandis que ses pupilles étaient en forme de fentes, comme celles des reptiles agressifs. A ses pattes, de puissantes griffes luisantes étaient en train de gratter le sol, tandis que la bête grognait, prête à charger une nouvelle fois dans la vitre qui les séparait de lui. Alban sentit une nouvelle bouffée d’anxiété le gagner. Il comprenait l’organisation des salles d’étude. Un sas pour qu’ils puissent entrer dans la salle sans soucis et sans risque de fuite, et une nouvelle salle avec une cage de verre renforcé dans lequel le Pokémon étudié vivait. Ce qui permettait de l’observer, à l’abri derrière la glace, mais également d’entrer en contact avec lui si besoin. Ian soupira et passa une main dans ses cheveux bruns. Il rajusta ses lunettes et expliqua :

- Je disais donc que je voulais vous accueillir pour vous parler un peu du spécimen numéro 28. Comme vous avez pu le voir, il s’agit d’une femelle Arcanin. En temps normal elle n’est pas si agressive que ça. Disons que si on ne s’en approche pas trop, elle se contente de rester dans son coin avec un regard vide, comme si elle était sans vie. Normalement, on peut s’approcher d’elle à 4 mètres de distance sans qu’elle ne se mette à attaquer, ce qui est pratique pour l’étude et permet de recueillir pas mal de données. Je pense que c’est pour ça qu’Edford a voulu que vous commenciez par celle-ci ; pour des gens qui viennent juste d’arriver, c’est la solution la plus facile. M’enfin, cela ne signifie pas qu’elle est facile pour autant ; tout est une question de référentiel après tout.

Il fit une pause et se pencha vers le petit Caninos qui jappait à ses pieds, en regardant l’Arcanin d’un air poliment curieux.

- Husk est le fils de cette Arcanin. Mais il ne s’en rend pas bien compte. Il lui a été enlevé à la naissance parce qu’elle était agressive. Si nous n’étions pas intervenus, elle aurait piétiné son œuf sans vraiment s’en rendre compte… Enfin. Généralement, elle est plutôt calme mais je pense que l’arrivée d’autant de personnes l’a rendue un peu nerveuse. Il faudra attendre qu’elle s’apaise un peu avant de rentrer directement dans la cage. Ce serait suicidaire, sinon.

Alban coula un regard vers le petit Caninos qui agitait la queue en regardant sa mère qu’il ne reconnaissait pas, comme s’il souhaitait qu’elle vienne jouer avec lui. Il ne put s’empêcher de trouver cette scène émouvante et dramatique. Comment un si triste destin pouvait-il exister ? Il baissa légèrement la tête, et William lui posa une main rassurante sur l’épaule. Dans cet échange silencieux, Alban et William semblaient se comprendre. S’ils réussissaient leurs Missions, peut-être parviendraient-ils à rétablir l’équilibre des choses entre cette mère et son enfant ? Joyce, pas vraiment émue par la scène, s’avança d’elle-même au milieu de la pièce.

- Je vois. Mieux vaut donc l’observer dans un premier temps derrière cette vitre, jusqu’à ce qu’elle se calme. Une fois qu’elle sera retournée dans son coin, on pourra tenter une première approche. Ça ne me dérange pas, pour ma part. Même si cela nous fait perdre un peu de temps, au moins, nous ne prenons pas de risques inutiles. Si on reste derrière la vitre, elle s’habituera forcément un peu plus à notre présence.

Ian acquiesça.

- C’est la meilleure solution, effectivement. En attendant, j’ai quelques minutes à vous accorder, donc souhaiteriez-vous étudier les documents que j’ai sur le sujet numéro 28 ? Oh d’ailleurs, vous ne vous êtes pas présentés et je ne sais pas trop qui a quelle profession.
- Je suis Joyce McHellen, Coach. Derrière moi il y a William Haberseitzer qui l’est également, et Alban Abernaty qui est notre stagiaire. Ça, c’est pour le groupe des Pokéathlètes.

Elle présenta ensuite vaguement Marielle en l’appelant « blondie », et Cédric en l’appelant « lui là-bas ». Arrivé à Orren, elle l’appela par son propre nom et prénom, puis clôtura les présentations ainsi. Ian hocha la tête pour montrer qu’il avait bien compris, et tendit son dossier à Joyce.

- Ce sont des données de Coaching donc c’est à vous que je les confie. Pour les Topdresseurs, eh bien…

Il s’approcha de Cédric et lui donna une sorte de mini tablette.

- Dans le dossier du sujet numéro 28 sont compilées de nombreuses vidéos. Je vous laisse les étudier un peu pour que vous puissiez comprendre comment cette Arcanin se déplace, comment elle réagit, et surtout, comment elle attaque. Ça vous permettra de mieux savoir quand elle compte être agressive ou non, et comment mieux défendre vos camarades, donc.

Un petit sourire s’inscrivit sur ses lèvres, et Husk sautilla entre ses jambes. Le Scientifique se baissa pour le récupérer entre ses bras.

- Je dois aller m’occuper d’un autre sujet, donc je vais vous laisser ici. Je vous donne mon numéro pour que vous puissiez me joindre en cas de problèmes. Je repasserai de temps à autres pour voir l’avancée du projet, de toute façon. Bon courage !

Husk se précipita vers Alban en agitant la queue et en se dressant sur ses pattes arrières pour poser celles de devant sur les jambes du garçon. Avec un sourire, le châtain se pencha pour un petit câlin. Il reçut une nouvelle dose généreuse de bave sur la joue avant que le petit Caninos ne reparte avec son dresseur. Les portes du sas se refermèrent sur eux, et le jeune Coach se dirigea vers Joyce pour l’étude des premiers documents. William, Joyce et Alban s’assirent en cercle et la femme déposa les documents au milieu pour que chacun puisse les lire. De l’autre côté de la salle, Cédric avait réuni Orren et Marielle pour les premières vidéos. Alban se détourna de son Préfet pour se concentrer sur sa propre tâche, tandis que l’Arcanin repartait dans son coin.

- Alors, récapitulons les garçons. Pour le moment, les approches de cette Arcanin n’ont rien donné de fructueux. Elle se laisse observer à cette distance mais elle n’accepte pas qu’on la touche. Les Scientifiques peuvent lui parler mais elle ne réagit pas forcément. En outre, elle peut avoir des pics d’agressivité assez aléatoires, mais qui semblent dépendre de plusieurs choses : la proximité physique ou un bruit très important.
- En clair, lui parler à distance ne donnera pas de résultat, mais s’approcher d’elle se solderait par une attaque. Nous sommes relativement coincés dans le sens où, pour créer un lien avec un Pokémon inconnu, ces deux paramètres sont essentiels…
- Je suis d’accord avec toi William, mais sur ce dossier, il est indiqué que les Pokémon ont moins de chances de se faire attaquer que les humains. Nous pouvons toujours nous aider de nos Pokémon comme relai pour la communication avec cette Arcanin, non ?
- Bien vu, Alban. Il ne faut toutefois pas oublier qu’elle est actuellement agressive et sur les nerfs à cause de notre arrivée trop remarquée. Il faut continuer de l’observer un peu jusqu’à ce qu’elle se calme totalement.

D’un seul mouvement, ils relevèrent la tête pour regarder l’Arcanin. Cette dernière s’était allongée sur le flanc et regardait devant elle avec un air vide.

- Ou… elle est peut-être apte à recevoir de la visite, à présent. Par contre, il va falloir qu’on aille briefer l’autre équipe…

Joyce se leva et ils se dirigèrent tous les trois vers Marielle, Cédric et Orren. Alban ne savait pas s’ils avaient déjà fini d’étudier leurs vidéos, mais la terrible Coach semblait avoir envie de démarrer au plus vite.

- Nous avons fini d’étudier nos propres documents, et nous souhaitons tenter une première approche. Est-ce que vous êtes prêts ? Si oui, il faut savoir que cette Arcanin n’aime ni le bruit, ni qu’on s’approche trop d’elle. Donc restez derrière nous et bouclez-là pendant toute la durée du premier contact. Sinon…

Elle haussa les épaules et Marielle fronça les sourcils, comme si elle se retenait de dire quelque chose. Alban observa la scène avec appréhension, mais il ne se passa rien de notable. D’un commun accord, ils se dirigèrent donc vers la cage et ouvrirent la porte automatique grâce au badge de Joyce. Anxieux, ils entrèrent l’un après l’autre dans la salle de verre. L’Arcanin ne bougea pas.

- Bon… A présent, sortons à présent un Pokémon chacun capable de le maîtriser, murmura Joyce à ses deux collègues Coach.

William hocha la tête puis sortit un Flagadoss - Alban remarqua qu’il avait évolué, depuis un an -. Alban, quant à lui, appuya sur la Pokéball d’Auster pour que son Noctali soit libéré. S’ébrouant doucement, Auster lança un regard à son dresseur, qui se pencha vers lui pour qu’il lui explique la situation. Dans le pire des cas, si une attaque Feu était utilisée, Zéphyr serait là pour l’éteindre avec ses attaques aquatiques. Joyce, elle, sortit son Ossatueur. Ok. Au moins ces trois Pokémon ne risquaient pas trop face à l’Arcanin. Doucement, ils s’approchèrent du sujet d’étude, qui ne bougea pas d’un pouce. William tenta un premier contact.

- Erm… Tu nous entends ? demanda-t-il.

Mais l’Arcanin ne cilla même pas, le regard toujours aussi vide. Joyce fit signe à son Ossatueur d’avancer un peu, et le type Sol pénétra dans la zone interdite aux humains. Aussitôt, l’Arcanin tourna la tête vers lui et se rua dans sa direction, tous crocs sortis. Joyce réagit au quart de tour et alla ordonner une attaque Sol pour se défendre, quand une lumière violette vint auréoler l’Arcanin. La Coach se tourna une seconde vers le Noctali d’Alban, qui venait de déclencher une attaque Psyko qui forçait l’Arcanin à ne pas bouger.

- Joyce, je crois que tu devrais faire reculer ton Ossatueur, suggéra Alban.
- C’est insensé, les études disaient qu’il n’était pas agressif envers les Pokémon, et…
- Peut-être est-ce uniquement pour des Pokémon contre lesquels il n’est pas faible. S’il sait qu’il peut être menacé par une attaque qui lui fera beaucoup de dégât, il se montre agressif.
- Oh…

Elle siffla pour que son Ossatueur sorte de la zone, et l’Arcanin s’apaisa directement. Voyant qu’elle était plus calme, Auster arrêta son attaque Psyko. Et effectivement, la Pokémon n’attaqua pas. Ils se contentèrent d’observer, l’air interdit, les étranges réactions de leur sujet d’étude. Derrière eux néanmoins, un rire léger se fit entendre.

- Pffft. Alors ça, c’était ri-di-cu-le, commenta Marielle, en partant dans un grand éclat de rire.

Alban voulut ouvrir la bouche pour lui dire de se taire, mais il était trop tard. L’Arcanin redressa vivement la tête, puis, avec une vitesse fulgurante, elle se rua vers Marielle pour l’attaquer, ignorant totalement William, Joyce et Alban qui étaient au premier plan. Joyce était trop loin pour que son Ossatueur puisse atteindre l’Arcanin avant que cette dernière n’atteigne elle-même Marielle. William, néanmoins, réagit avec rapidité. Son Flagadoss utilisa Psyko sur toutes les personnes présentes excepté l’Arcanin, et les fit voler de l’autre côté de la salle. Auster utilisa également ses pouvoirs psychiques pour maintenir l’Arcanin au sol. Mais cette dernière semblait beaucoup trop furieuse. Alors, Joyce atteignit enfin la porte pour l’ouvrir avec son badge. William ordonna une nouvelle Psyko qui fit sortir tout le monde en les projetant en arrière comme de vulgaires poupées de chiffon, et la porte se referma pile au moment où l’Arcanin fonçait dedans, les crocs chargés de flammes.

Alban roula sur le dos et percuta au passage une étagère métallique. Il grimaça de cette réception peu glorieuse, et se redressa en même temps que les autres. Derrière la paroi de verre, l’Arcanin semblait folle de rage. Joyce se tourna vers Marielle en la fusillant du regard.

- Tu n’aurais pas pu te la fermer, pour une fois ?!!

Et voilà qu’on était reparti pour un tour… Pour un premier essai, il y avait déjà eu plus efficace.

HRP :
Joyce écrit en #0099cc
Willia pleure en tomato
Edward explique en #009966
Marielle hurle en #996699
Cédric bégaye en #009900
Ian aide en #ff9900


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MessageSujet: Re: [Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]   Lun 5 Sep - 17:12

Voyage au bord de l'abîme



Finalement tout le groupe pénétra dans le sas et les portes s'activèrent. Pendant ce léger temps d'attente, la tension était clairement palpable. Chacun avait un regard concentré, même inquiet pour le pauvre William qu'Alban rassura doucement. Orren pouvait clairement sentir son coeur tambouriner dans sa poitrine. Il stressait. Il n'arrêtait pas de passer la main sur ses Pokéballs à sa ceinture tout en se demandant face à quel type de Pokémons ils allaient tomber. Ils passèrent alors tous la porte pour se retrouver dans une salle blanche et fermée après que les portes ne se soient verrouillées derrière eux. Joyce avançait en avant du petit groupe. Une grande vitre renforcée leur faisait face, donnant sûrement sur l'endroit où se trouvait le fameux sujet 28. Orren était à l’affût du moindre mouvement, du moindre bruit. Il respirait doucement, comme si le simple bruit de sa respiration pouvait attirer un monstre sur eux.

Un aboiement brisa d'un seul coup le silence avant qu'une masse ne déboule en trombe et ne leur fonce droit dessus. Orren se décala sur le coté et se saisit de la Pokéball de Spike et s'apprêta à le libérer en même temps que Marielle qui appela sa Nymphali. Alban fut percuté par cette forme et fut envoyé au sol. Le dracologue alla appuyer sur le bouton central de sa Pokéball avant d'enfin voir après que Zéphyr soit passé devant son champ de vision que ce n'était qu'un petit Caninos qui trônait sur le buste du Pokéathlète.
Presque immédiatement un homme en blouse blanche arriva pour s'excuser. Ce devait sûrement être son Pokémon à moins que... Non ce n'était sûrement pas ce petit Caninos le sujet 28, non ? Non clairement pas. Alors que le scientifique l'enleva du torse du jeune homme le canidé jappait joyeusement en faisant subir à l'homme un véritable nettoyage facial.
C'est alors que Joyce fit une remarque assez piquante à Marielle, se moquant ouvertement d'elle qui avait appelé son Pokémon pour les protéger. Aussitôt Orren remarqua qu'il tenait toujours dans la main la Pokéball de Spike et rangea celle-ci avec une expression mal à l'aise. La dresseuse n'avait pas été la seule à ne pas avoir reconnu le Caninos. Le préfet non plus n'avait absolument pas fait attention à ce que c'était et avait simplement agi par réflexe, guidé par cette tension qui lui nouait le ventre. Orren recula de quelques pas pour s'éclipser un peu, se sentant étrangement honteux. Elle avait raison, même lui avait flippé pour un simple chiot. Il devait vraiment se calmer et respirer un bon coup.

Il écouta avec attention le scientifique se présenter et fut étrangement soulagé de cette présence parmi eux. L'homme connaissait le spécimen 28 et avait déjà travaillé avec. Avoir une personne informée qui pouvait les aider et les conseiller avait quelque chose d'extrêmement rassurant pour le jeune homme sous tension. Mais un nouveau choc se fit et cette fois sur la vitre en verre renforcé en face d'eux. Une immense masse venait de s'y abattre avec férocité et Orren avait lâché un cri de surprise en bondissant en arrière. Cette fois ses réflexes furent plus rapide que sa pensée et il libéra Spike avant même de réfléchir à quoi que ce soit. Son coeur battait la chamade et il avait des yeux exorbités qui fixaient l'Arcanin énervée et qui grognait en les fixant à travers la paroi transparente. Joyce vint rapidement à coté de lui pour poser ses mains sur les épaules du jeune homme, manquant de le refaire sursauter.

-Allons calme toi c'est bon. Il y a la paroi qui nous sépare, tu peux souffler.

-Et après on me dit de me détendre

Marielle gloussa dans son coin, ignorant totalement le regard du dracologue qui la fusillait. Joyce tapota à nouveau les épaule du jeune homme avant d'aller écouter ce que Ian leur expliqua sur le spécimen 28. Spike vint se poster à coté d'Orren, fixant l'Arcanin avec méfiance. Orren prêta alors aussi une oreille attentive au discours du scientifique. Donc l'Arcanin était une femelle et le spécimen le plus calme de cet endroit ? Intérieurement il eut un rire nerveux. Elle était le Pokémon le plus calme qu'ils possédaient ? Il préférait à ce moment ne pas savoir lequel était le plus violent. Même il y avait de quoi avoir froid dans le dos. Et dire qu'ils l'observaient parfois dans la cage dans laquelle elle se trouvait. Quand l'homme expliqua le comportement actuel de l'Arcanin, Orren ne put s'empêcher d'avoir un très léger rire ironique. Suicidaire ? Non, il ne l'avait pas remarqué. Il avait l'impression que l'Arcanin souhaitait les éventrer tous. Cependant il ne put s'empêcher d'avoir un léger pincement au coeur pour Husk. Le petit Caninos semblait si joyeux, si énergique. C'était vraiment triste pour lui, heureusement qu'il ne comprenait pas trop ce qui se passait.

Joyce prit ensuite la parole pour énoncer ce qu'elle pensait le mieux à faire et Ian confirma sa proposition quand à l'approche à accepter. Elle présenta ensuite rapidement le groupe, passant très rapidement sur Cédric et Marielle au point que cette dernière commença à se hérisser avant que son conjoint à lunettes ne pose ses mains sur ses épaules pour l'empêcher d'exploser. Ian fournit donc à Joyce et à Cédric chacun une tablette avec dessus toutes les informations qui pourraient leur être utile durent cette mission. Le stratège invita le dracologue à le rejoindre pour étudier ensemble tout cela. Orren glissa rapidement un regard à Alban. Il aurait voulu lui faire un sourire confiant même son regard était grave. Il ne prenait vraiment pas la situation à la légère et s'en inquiétait même visiblement. Protéger les Coachs pendant leur travail allait se révéler bien plus dur que ce qu'il avait pensé.

De l'autre coté Cédric commença à faire passer les vidéos les unes après les autres. La violence que développait l'Arcanin était surprenante et terrifiante et il était aisé de lire la peur dans le regard de Marielle. Néanmoins la type Feu semblait attaquer sans vraiment de réflexion. Elle n'usait pas vraiment d'attaques spéciales et se contentait de violents assauts frontaux à coup de Vitesse Extrême, Crocs Feu et Bêlier. Ses attaques n'étaient pas du tout coordonnées et semblaient viser ce qui était la menace la plus proche. Il n'était pas rare de la voir ignorer un scientifique pour attaquer le Pokémon juste derrière lui.

-Elle est puissante, mais elle ne fait que des attaques frontales. Elle ne cherche pas à attaquer depuis les côtés et à prendre à revers.

-Oui, mais elle est foutrement rapide. Ca va être dur de prévoir ses attaques, elle les fait vraiment sans signe avant coureur, elle passe à l'assaut d'un seul coup. On va devoir être vraiment très attentifs pour protéger les Coachs.

-Il faut déjà nous protéger nous aussi avant...

- Nous avons fini d’étudier nos propres documents, et nous souhaitons tenter une première approche. Est-ce que vous êtes prêts ? Si oui, il faut savoir que cette Arcanin n’aime ni le bruit, ni qu’on s’approche trop d’elle. Donc restez derrière nous et bouclez-là pendant toute la durée du premier contact. Sinon…

Marielle semblait fulminer et brûler d'envie de lui rétorquer violemment quelque chose, mais la blonde s'abstint. Les trois Topdresseurs se regardèrent et Cédric hocha la tête. Orren ne se sentait pas du tout prêt, mais il n'avait étrangement pas envie de le dire de vive voix. Comme si le regard de Joyce l'en prévenait d'une menace silencieuse. ALors il soupira simplement et tous allèrent devant la porte de la cage de l'Arcanin. Ils pénétrèrent dans cette salle de verre, Marielle fermant la marche avec un regard qui ne déviait pas de l'Arcanin. On pouvait presque voir ses mains trembler malgré qu'elle tienne serrée les pans de sa robe de princesse.

Les Coachs s'avancèrent un peu plus et libérèrent chacun un Pokémon. Orren avait toujours Spike à coté de lui, le dragon reniflant avec méfiance l'air de cette pièce, comme si quelque chose de vicié s'y trouvait. William tenta un premier contact, mais l'Arcanin ne bougea pas d'un poil, continuant de fixer le vide d'un air éteint. Orren échangea un regard vers Cédric qui avait en main une Pokéball, visiblement prêt à libérer le Pokémon qu'elle contenait au moindre mouvement. Joyce fit alors avancer son Ossatueur et la réaction ne se fit pas attendre. L'Arcanin bondit tout crocs sortis et Joyce donna un ordre à son type Sol. Spike s'était aussi avancé, ses griffes commençant à prendre une lueur vive avant qu'Orren ne l'arrête avec la main. Le Noctali d'Alban avait visiblement stopper net l'avancée de la créature agressive d'une attaque Psyko.

Alban demanda alors à son aînée de faire revenir son Pokémon avant d'avoir une remarque pour le moins intéressante. Oui, un Pokémon Feu devait savoir qu'un type Sol avait des attaques particulièrement efficaces contre lui et donc ses instincts le guidait et lui disait de se débarrasser de cette potentielle menace. Comme ils l'avaient vu auparavant sur les vidéos le Pokémon pouvait ignorer des personnes et Pokémons pour s'attaquer uniquement à la menace la plus évidente pour lui. Elle rappela alors son Ossatueur et directement l'Arcanin se calma. Orren eut un sourire fier pour Alban, il avait très bien analysé la situation et avait très bien réagit.

Néanmoins leurs problèmes étaient loin d'être terminés, car Marielle se mit à rire après une remarque envers la sulfureuse sportive. Elle était conne ou quoi ?! Ian leur avait bien dit que l'Arcanin réagissait violemment aux sons forts et nul doute que sa voix stridente... Merde !

-Spike Dracogriffe !

Alors qu'ils commencèrent tous à s'élever dans les airs grâce aux pouvoirs psychiques du Flagadoss de William, Spike abattit sa griffe sur l'Arcanin, la clouant au sol avant que le Noctali ne l'y maintienne avec une nouvelle attaque Psyko. Mais il ne tiendrait pas longtemps devant la rage de la type Feu qui continuait de se débattre follement en grondant férocement. Joyce ouvrit la porte et ils furent tous expédiés hors de la pièce par cette énergie invisible qui les avait sauvé avant. La porte se referma sur la vision des crocs enflammés de l'Arcanin qui fonçait droit sur eux.

Orren glissa au sol et atterrit juste à coté d'Alban, se heurtant la tête contre l'étagère pour sa part. Une vive douleur lui vrilla le crane et il tenta tant bien que mal de se relever avec l'aide de Spike et d'Alban avant que Joyce ne perde patience et se retourne pour fulminer contre la blonde.

-Tu n’aurais pas pu te la fermer, pour une fois ?!!

-Si t'avais pas été une idiote qui envoie son Pokémon énerver cette bête, rien ne se serait passée ! On nous a dit de l'observer à distance espèce de bimbo où le cerveau lui a coulé dans sa poitri...

-TA GUEULE !

Orren qui venait de complètement reprendre ses esprits hurla furieusement en frappant du poing sur le mur. Son regard était vrillé sur Marielle et il la dévisageait avec une colère bouillante.

[color:8387=#darkred]-T'était vraiment obligé de t'esclaffer comme ça ?! T'es obligé d'être aussi bruyante qu'un Brouhabam sous hélium ? Le premier truc qu'on nous a dit sur le spécimen 28 était qu'il ne fallait pas faire de gestes brusques et rester silencieux et tout se passe bien, elle reste calme. Alors franchement apprends à la fermer.

-Non mais il va e parler autrement le stagiaire ! QU'est ce qui a tu défends cette allumeuse ? Retourne te mettre en ses seins si tu tiens tant que ça à te faire bien voire !

La rage d'Orren ne fit qu'augmenter et il avança vivement vers cette petite blonde médisante, levant son poing pour lui écraser dans la face. Il allait pas se laisser insulter comme ça par une pareille prétentieuse. Alban vint l'attraper et le tirer en arrière pour l'en empêcher et Willaim aidé de Cédric se postèrent au milieu pour séparer les deux dresseurs tandis que Joyce lâcha un grognement de dédain. Finalement Orren abandonna sa tentative de la frapper et se recula pour laisser Alban le lâcher. Il fulminait contre cette peste qui se croyait tout permis et venait de passer à deux doigts de les mettre tous en grand danger. Le châtain tenta de calmer son préfet, mais celui-ci était encore trop énervé pour être vraiment calme.

-Pfeuh pour le moment elle s'est pas vraiment montrée utile et faut bien la remettre à sa place. On est tous en danger avec cette Arcanin et elle fait son intéressante...

Il continua de grommeler dans sa barbe en s'éloignant avec Spike pour se calmer. Cédric vint le rejoindre en saisissant son avant bras tandis que de l'autre coté William et Alban tentaient de calmer Marielle et Joyce qui se fusillaient du regard.

-D-désolé pour Marielle, je... suis sûr qu'elle ne voulait pas être blessante. O-on est juste tous sous tension là et...

-Pas la peine de lui chercher des excuses, j'ai très bien compris ce qu'elle voulait dire et je... Ahhh... Ouais on est tous sous pression. C'est bon je vais me calmer. Désolé du coup de sang.

William lui tapota l'épaule avant de s'en retourner vers le groupe. Orren resta quelques instants seul avec Spike et regarda vers la cage de verre où l'Arcanin tournait comme un Némélios en cage. Elle semblait cependant s'être calmée et n'attaquait plus sans discernement les vitres renforcées qui la séparait du groupe. Orren revint alors vers tout le monde. Visiblement la crise avait été évitée et Orren s'en sentait soulagé. Il y avait assez de stress pour tout le monde pour pas qu'en plus ils s'entre déchirent. Il glissa un regard vers Alban et le rassura d'un sourire qu'il voulut le plus calme possible, mais ses yeux trahissaient de sa colère encore en suspens.

[color:8387=#tomato]-Bon euh eh bien je penses qu'on va devoir qu'elle soit de nouveau calme pour retenter l'expérience.

-J'ai peur que nous n'avons plus le temps pour aujourd'hui. Le soir arrive et l'équipe a sûrement terminé. Je penses qu'il serait mieux de rentrer à l’hôtel . Nous continuerons d'étudier les documents fournis par le scientifique et nous préparer pour essayer demain. William, Alban on ira dans ma chambre pour voir les dossiers ensembles.

-Très bien donc nous irons...

-Ah nous hors de question que qui que ce soit mette un pied dans ma chambre !

Cédric tourna alors un regard désolé vers Orren. Le dracologue roula des yeux avant de pousser un profond soupir après un coup d'oeil navré à Alban.

-Très bien, nous n'irons qu'à nous poser dans notre chambre à Alban et moi. Si ça ne te dérange pas Alban.

Le coach ne vit visiblement rien à y redire et Orren souffla. Ils prirent donc la direction de la sortie en passant à nouveau par le sas après avoir appelé les gardes de l'autre coté et utilisé le badge. Ils firent le chemin inverse pour retourner à l'ascenseur et delà se diriger à l'accueil du bâtiment de PALLADIUM. La réceptionniste les prévint d'ailleurs qu'Edward Edford n'était pas présent, mais qu'il avait laissé un message disant qu'il passerait les voir demain matin à la pause déjeuner pour savoir leurs avancées. Orren eut un soupir dépité. Des avancées ? Ils n'en avaient pas fait la moindre. Ils retournèrent donc dans le véhicule qui les ramena à leur hôtel tandis que Joyce rentrait avec sa cylindrée. Orren resta silencieux tout du long du trajet. Il était perdu dans ses pensées, ne répondant que rapidement quand on l'interrogeait par des grognements.
Il était encore en rogne. En rogne et aussi inquiet. Avec cette équipe qui ne s'entendait pas du tout et quelques éléments perturbateurs ils n'avaient pas fait la moindre conclusion, pas l'ombre d'une piste sur ces Pokémons violents. Même pire, leur premier essai avait été un cuisant échec.

Ils retournèrent à leur hôtel et le trio se sépara devant la chambre des deux étudiants qui l'ouvrirent pour aller se laisser s'écrouler sur leur lit respectif.

-Je sais vraiment pas si on va arriver à quelque chose ici... J'ai l'impression qu'on ne fait que perdre du temps. Et puis cette espèce de petite.... Rahh... Désolé de réquisitionner la chambre d'ailleurs, mais bon.

Orren se redressa regarder son ami.

[color:8387=#darkred]-J'ai même pas faim après tout ça. J'ai juste envie de me coucher là et de dormir. Cette Arcanin... Elle a prit une attaque de Spike de plein fouet sans parler de ton Noctali, et pourtant on aurait dit que ça lui a rien fait.

Ils restèrent ainsi à discuter un peu ce qui fit du bien à Orren. Il se sentait de laisser sortir tout ce qu'il avait sur le coeur, chose qu'il ne faisait que rarement. Mais là il était vraiment inquiet pour le bon déroulé de la mission. Et puis cette Arcanin. Pourquoi était-elle comme ça. Il avait refusé d'y penser sur le coup, mais c'était vraiment terrible ce qui lui arrivait. Séparée de son petit qu'elle n'a jamais vu ni connu. Une simple bête, une coquille vide violente. C'était vraiment dommage. Même Spike n'avait jamais été comme ça, aussi.... vide. Il était à l'époque une créature hargneuse, mais tout de même doté d'une sensibilité. Il avait l'impression qu'on avait arraché à cette type Feu toute sa personnalité, ne laissant que de bas instincts de violence.

Au bout d'un moment William toqua à la porte pour demander à Alban si il était prêt à aller discuter et analyser avec eux les documents de Ian. Il prévint aussi le coach qu'il avait prit de quoi manger au self de l'hôtel. Orren eut un léger sourire en saluant son camarade et en le rassurant que tout se passerait bien. Puis il poussa un long soupir une fois la porte fermée. Il avait de la chance tout de même. William était un chic type et même si Joyce lui faisait froid dans le dos, elle était efficace et sérieuse. Lui... Ah Cédric était pas un mauvais bougre, ne restait que Marielle. Mais il devait prendre sur lui. Il devait y arriver pour le bien de cette mission. Quand on toqua à sa porte à nouveau, il se leva et prit une profonde inspiration. Allons'y. Il pouvait le faire !



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Orren Losvrôk
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MessageSujet: Re: [Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]   Mer 7 Sep - 3:27




Voyage au bord de l'abîme
Alban Abernaty & Orren Losvrôk

La situation virait au réel cauchemar. Après l’attaque de l’Arcanin, le cœur d’Alban tambourinait dans sa poitrine comme s’il n’aspirait qu’à sortir de sa cage thoracique. Une goutte de sueur vint couler le long de sa nuque et finir sa course dans le creux de son dos. Peur. Il avait réellement eu peur, sur le coup. Et pourtant, ce n’était pas la première fois qu’il vivait ce genre de choses. On pouvait même dire qu’il était passé près de la mort plus que n’importe lequel de ses camarades à l’académie… Mais ce n’était pas pour autant qu’il s’en était accommodé ou qu’il avait développé une immunité ; au contraire. Encore tremblant, le châtain sentit Auster venir coller sa truffe contre son poignet. Il coula un regard rapide vers son Noctali, qui avait extrêmement bien réagit dans cette situation. Mieux que lui, en tout cas… Le regard encore brouillé de panique, il ne put cependant s’empêcher de ressentir une bouffée de fierté envers son Pokémon. Avant de lâcher un gémissement de douleur lorsqu’il sentit une nouvelle fois la blessure à sa tête le lancer. Piaillant de panique, Zéphyr vint immédiatement se blottir dans ses bras, et Alban passa ses doigts entre le plumage chaud de sa mouette chromatique. Tout allait bien. Ils étaient là, ensemble, tous les trois… C’était terminé.

De l’autre côté de la vitre en verre, l’Arcanin semblait complètement déchaîné. Ses crocs étaient brûlants de flammes écarlates qui venaient lécher les parois de sa prison. Encore sous le choc, Alban l’observa une fraction de seconde. Il s’était déjà fait attaquer de nombreuses fois par des Pokémon. En Sorties Captures, lorsqu’il croisait des Pokémon sauvages… Pendant son premier été à l’académie, lorsqu’il avait fait un cours sur l’île aux oiseaux de l’Archipel Orange… Lors des Hunger Games, avec Aaron… Mais à chaque fois, il y avait eu une retenue dans ces attaques. Ces dernières avaient toujours été contrôlées et dirigées. Par instinct de survie, ou de protection. Par malveillance, certaines fois… Mais jamais il ne s’était fait attaquer de la sorte. De façon aussi injustifiée… Et sans aucun état d’âme. Dans un éclat de lucidité, Alban sembla comprendre quelque chose. Dénué de tout sentiment et de toute capacité à raisonner, cette Arcanin aurait pu être capable de le tuer. Et non pas par accident. Mais par réel réflexe.

Le châtain n’eut cependant pas le temps de pousser son raisonnement plus loin, car Orren lâcha un petit grognement à côté de lui. Se précipitant aussitôt pour l’aider à se lever en compagnie de Spike, Alban croisa le regard du Carchacrok. Ils se toisèrent un instant, et Alban le remercia silencieusement de l’avoir défendu face à l’Arcanin. Avec un clignement d’œil, le Dragon se redressa et remit son dresseur sur pieds. Un éclat de voix les fit alors sursauter. Au milieu de la pièce, Joyce et Marielle semblaient encore en train de se disputer, tandis que Cédric se cachait derrière une machine et que William observait la scène sans souhaiter intervenir. Un peu gêné de cette énième prise de bec, Alban ne put cependant que se ranger du côté de Joyce. Dans les faits, Joyce, William et lui étaient censés ne devoir se concentrer que sur leur coaching, en faisant entièrement confiance aux TopDresseurs pour leur protection. Or, au final, seul Orren avait été utile dans l’histoire… Si William et son Flagadoss n’avaient pas été là… - Alban déglutit avec difficulté -. Sûrement s’en serait-il tiré avec plus qu’une simple égratignure à la tête.

A sa grande surprise néanmoins, Orren s’avança et hurla sur Marielle en frappant son poing contre le mur. Alban sursauta et se tourna d’instinct vers son Préfet, les yeux écarquillés. Que se passait-il ? Avait-il perdu les pédales ? L’air interdit, le châtain observa son aîné complètement hors de lui. Le Dracologue semblait cependant ne plus se tenir aux règles de hiérarchie tacitement imposées lors du début de la Mission. Vociférant aussi fort que Marielle plus tôt, il lui reprocha de s’être esclaffée et se permit même de la comparer à un Brouhabam. Le jeune Coach ne fit aucun commentaire, se contentant d’observer la scène sans intervenir. De son avis, il trouvait qu’Orren était allé un peu loin. Il n’était pas totalement en désaccord avec lui, mais… jamais il ne se serait permis de parler ainsi à ses supérieurs. Au fond, ils étaient encore des stagiaires dans l’histoire. Et les conséquences risquaient d’être plutôt dramatiques s’il continuait de s’en prendre ainsi à la Spécialiste Fée.

Cette dernière sembla d’ailleurs s’offusquer de ce brusque coup d’éclat. Perdant totalement contrôle, elle hurla encore plus fort qu’Orren - ce qui relevait du réel exploit - en le remettant à sa place et en ajoutant des commentaires qui n’étaient ni à faire, ni à refaire. Alban se ratatina sur place. Il avait trouvé pire que Marielle et Joyce : Marielle et Orren. Et autant dire que quand ces deux-là étaient énervés, il n’y avait même pas à espérer un débat réfléchi et cordial. Ce n’était que des piques acides qu’ils se jetaient à la figure sans même réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir. Il reprit néanmoins ses esprits lorsqu’Orren s’avança vers Marielle d’un air menaçant, poing en l’air. Décidant cette fois-ci d’intervenir pour éviter que la situation ne s’envenime encore plus - et que son Préfet soit viré de l’équipe, au passage -, Alban lui attrapa le bras pour le tirer en arrière. Geste qui aurait été inutile vu sa faible carrure si William et Cédric ne s’étaient pas interposés entre les deux TopDresseurs pour calmer le jeu.

Finalement, Orren reprit son sang-froid et Alban pu le lâcher.

- Calme toi Orren, lui dit-il à voix basse. Si tu lèves la main sur elle, tu peux être sûr que PALLADIUM prendra des mesures contre toi… Je sais que c’est agaçant, mais prends sur toi…

Mais son Préfet ne semblait pas d’humeur à l’écouter lui faire la morale. Avec un grognement dédaigneux, il tourna la tête et balaya au loin les avertissements du châtain. Puis, s’éloignant en compagnie de son Carchacrok, il alla s’isoler dans un coin de la pièce. Les sourcils froncés d’inquiétude, Alban se demanda s’il ne venait pas là de se brouiller avec son aîné. C’était la première fois qu’il le voyait aussi énervé, même si Maxine lui avait brièvement parlé de ce qui s’était passé lors de la soirée d’Halloween. Aurait-il dû ne rien dire à Orren pour préserver leur relation ? Le Coach n’en savait rien, et, dépité, il se tourna vers William.

- Tu as bien agis Alban, ne t’en fais pas pour ça. Il va se calmer, le rassura son ami avec un sourire bienveillant.

Puis, se tournant vers Marielle et Joyce, il soupira.

- Nous sommes une équipe. Essayons de nous entendre, d’accord ? proposa-t-il timidement devant les deux filles.

Ces dernières l’ignorèrent cependant superbement, et elles continuaient de se jeter des œillades meurtrières lorsque Cédric et Orren revinrent vers eux. Derrière la vitre, l’Arcanin s’était calmée et elle faisait les cents pas, sans aucun but apparent. Alban fut frappé de voir à quel point elle semblait détachée et inexpressive. Comme si rien ne venait de se passer… Etrange…

Croisant le regard de son Préfet, Alban vit le sourire que ce dernier lui adressait. Néanmoins, ses yeux étaient restés ardents. Déglutissant difficilement, le châtain brisa le contact oculaire et fixa ses chaussures. Qu’est-ce que cela signifiait ? Essayait-il de le rassurer ou autre chose ? Incapable de savoir ce que le brun avait voulu réellement lui transmettre, Alban se sentit étrangement mal à l’aise. Entre cette équipe qui ne s’entendait pas, la difficulté de leur Mission et leur faible progression… il n’avait pas en plus envie de se brouiller avec Orren. Avec William, c’était les deux seuls points d’ancrage qu’il avait dans cette aventure. Si jamais il perdait Orren… Comment parviendrait-il à finir sa Mission ?
Joyce proposa de s’arrêter là pour aujourd’hui mais de continuer à étudier la documentation dans leurs chambres en se séparant par groupes de projet. Encore bouleversé de ce qui venait de se passer, Alban acquiesça lentement. Il n’était pas mécontent de s’arrêter là pour aujourd’hui. Pour être honnête, il ne s’était pas attendu à ce que cette Mission soit si difficile. Jamais il n’aurait imaginé que les Pokémon surpuissants de PALLADIUM étaient aussi… dénués de sentiments et de retenue. Jamais il n’aurait pensé qu’il risquerait autant sa vie. Anxieux, le châtain se mit à douter. Parviendraient-ils à finir leur Mission ? Ils n’en étaient qu’à leur premier jour, mais la tâche semblait insurmontable… La main de William se posa cependant sur son épaule, rassurante, et le Voltali leva la tête pour suivre la suite de la conversation.

D’un commun accord, il fut décidé que les Coach iraient dans la chambre de Joyce pour poursuivre l’étude. Les TopDresseurs, quant à eux, annexeraient la chambre d’Orren et Alban… Trop inquiet de contrarier une nouvelle fois son Préfet, le châtain hocha précipitamment la tête de haut en bas.

- P… Pas de soucis… dit-il en baissant légèrement le nez.

Ça ne le dérangeait pas particulièrement, surtout qu’il n’avait rien emporté de vraiment précieux. Il était en plus certain qu’avec Orren dans la chambre, ni Marielle ni Cédric n’oserait fouiner. Ce qui l’inquiétait un peu plus, c’était d’enfermer ces trois-là dans la même pièce sans personne d’autre pour tempérer le jeu. En outre, la TopDresseuse allait sûrement faire une crise de panique en voyant l’état de leur dortoir… mais qu’importe, après tout. Regroupant ses affaires et sifflant ses Pokémon, Alban suivit le reste du groupe et traversa le sas. Avant que les portes automatiques ne se referment, il regarda une dernière fois l’Arcanin qui s’était allongée, tête entre les pattes. Il ne put s’empêcher d’avoir une pensée furtive pour Husk, en se demandant s’il pensait parfois à sa mère…

Les portes se refermèrent définitivement, mettant un point final à leur première journée.

Reprenant le chemin de l’hôtel, Alban, Orren et William s’entassèrent une nouvelle fois à l’arrière de la voiture. Il était convenu que le lendemain, ils aient un meeting avec le représentant de PALLADIUM. Néanmoins, ce dernier allait sûrement être déçu. Pour le moment, ils n’avaient pas vraiment de résultats à présenter… Ils allaient devoir passer une bonne nuit blanche pour éplucher tous les documents et tenter de trouver quelque chose d’intéressant. Mais Alban doutait fort que la solution à leur problème se trouve dans les pages d’un classeur qui avait sûrement été étudié de nombreuses fois par les Scientifiques de PALLADIUM. Pour lui, il fallait mieux se concentrer sur l’étude terrain. Mais bon… Il n’avait pas envie de contrarier Joyce, et apprendre à mieux cerner leur sujet leur permettrait très certainement d’être plus efficaces.

Une fois arrivés à l’hôtel, Alban et Orren se dirigèrent directement vers leur chambre. A peine arrivés, le Préfet se jeta sur son lit en soupirant. Alban en fit de même et laissa sa tête frapper avec délices son oreiller moisi. Ils avaient à peine passé une journée sur Rhode, et déjà ils étaient dans cet état. Ecoutant les doutes de son Préfet, Alban se sentit un peu plus serein. Visiblement, Orren ne lui tenait pas rigueur de ce qu’il avait fait plus tôt… Heureusement…

- Ce n’est que la première journée. On fera mieux demain, essaya-t-il de le rassurer.

Mais il avait exactement les mêmes doutes. Se relevant brusquement, Orren le regarda et lui parla de l’Arcanin. Il lui fit part de sa surprise quant à sa résistance, et Alban dû avouer qu’il n’y avait pas réellement pensé.

- Auster n’a utilisé Psyko que pour la maintenir au sol, et non pas pour la blesser. C’est un sujet d’étude donc j’ai briefé mes Pokémon pour qu’ils n’utilisent que des attaques d’entrave. Mais effectivement, une attaque de Spike aurait dû lui faire plus de dégâts. Elle a l’air d’avoir une excellente Résistance, en plus d’une bonne Attaque. J’ai l’impression que ses attaques sont bien plus puissantes que la normale, d’ailleurs. Tu pourrais essayer de voir ça ce soir avec les deux autres ? Je vais revisionner les vidéos pour être sûr mais… J’ai l’impression que ce n’est pas un résultat qu’on puisse obtenir chez une Arcanin de ce gabarit, même avec un entraînement qui aurait poussé ses statistiques au maximum.

Il roula sur le côté de son lit et se mit en position assise. Zéphyr le regardait avec inquiétude, quelque part sur un bout de son oreiller.

- Non, ce n’est décidemment pas normal. Admettons qu’elle ait subis un entraînement révolutionnaire. Et qu’elle soit maximisée en Attaque et Attaque Spéciale. Une attaque Croc de Feu tape à 65 ou 70 de puissance je crois, non ? Je suis persuadé que cette attaque aurait fait bien plus de dégât si elle avait touché sa cible. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’était du simple ou double mais…

Tout cela n’avait ni queue ni tête. Il continua donc de parler avec Orren pendant tout le reste de son temps libre, libérant Mistral pour qu’il fasse un peu de ménage avec que Marielle n’arrive. Puis, William vint le chercher et Alban salua rapidement son aîné, avant de ranger sa valise sous son lit ; ainsi, Marielle ne risquait pas de tomber sur ses vêtements et de criser parce qu’il ne portait pas la dernière marque de boxer à la mode. Suivant donc William à travers le couloir, Alban parvint jusqu’à la chambre de Joyce, qui les attendait, assise sur un tapis à même le sol.

Contrairement à la chambre d’Orren et d’Alban, celle de Joyce était équipée d’un unique lit. Elle était cependant assez spacieuse pour les accueillir tous les trois, et le châtain s’installa autour de la pile de documents et de la tablette ramenée des laboratoires de PALLADIUM. Piochant dans les sandwiches rapportés par William, le trio commença à parler de ce qui s’était passé dans la journée. Joyce semblait bien plus détendue lorsque Marielle n’était pas dans les parages, et elle passa une main dans ses cheveux humides. Visiblement, elle venait à peine de sortir de la douche et diffusait une bonne odeur d’agrumes. Tentant de ne pas se déconcentrer, Alban attrapa la première pile de documents et commença à l’étudier.

Ils travaillèrent ainsi pendant près de deux heures. Parfois, l’un d’entre eux faisait part d’une de ses découvertes à l’autre. Ils se mettaient alors à échanger des théories, basées sur des faits scientifiques et des observations précises. Impressionné, Alban ne put qu’admirer l’aisance avec laquelle ses deux aînés épluchaient les informations. Il ne s’était pas inquiété pour Joyce ; la femme fatale avait également une intelligence redoutable et une confiance en elle qui forçait le respect. Il était persuadé qu’elle était extrêmement compétente dans ce qu’elle faisait. William le surprenait déjà un peu plus. Il semblait avoir beaucoup changé en un an, et il découvrait sans cesse de nouvelles facettes de sa personnalité qu’il n’avait pas pu voir. En outre, il restait impressionné de la facilité avec laquelle il les avaient tous sauvés, lors de l’attaque de l’Arcanin. L’ayant connu beaucoup plus gauche, il ne pouvait s’empêcher d’être surpris…

- Récapitulons, annonça Joyce.

Alban sursauta légèrement et sortit de sa torpeur. Aussitôt, il se sentit honteux d’avoir failli s’endormir. Mais ni William ni Joyce ne semblait avoir remarqué.

- On pourrait croire que cette Arcanin a régressé à son état primitif, à savoir celui de cette époque d’antan « supposée » où il n’existait pas encore de dresseurs et où les Pokémon n’étaient pas apprivoisés. Elle possède encore son instinct de survie, mais…
- … cette théorie est bancale puisque cette Arcanin ne possède pas d’instinct maternel.
- Ce qui veut dire qu’il s’agit autre chose que de la simple sauvagerie. On ne sait pas comment ces Pokémon sont devenus comme ça, mais il y a clairement un élément déclencheur. Nous sommes tous d’accords pour dire que ce Pokémon ne peut pas être né comme ça. Sinon, comment aurait-elle pu se reproduire et donner naissance ? M’est d’avis qu’elle est devenue comme ça après être tombée enceinte.
- On peut également écarter le facteur génétique, puisque Husk est parfaitement normal. A moins que ce soit une histoire d’allèle récessif, mais ça m’étonnerait beaucoup…
- Oui… Il y a donc un élément perturbateur… mais lequel ?

Ils se regardèrent tous les trois, sans comprendre. Alban tenta une théorie.

- Hm… Au cours du semestre précédent, certains de mes camarades sont partis en Mission sur des cas de Pokémon qui devenaient brusquement agressifs et se mettaient à attaquer leurs dresseurs. Dans la majorité des cas, il s’agissait d’une sorte d’hypnose effectuée sur les Pokémon, qui les rendait agressifs… Il pourrait s’agit de quelque chose du style, non ?

Joyce se mordilla l’ongle du pouce.

- C’est une information intéressante, effectivement. Même si je pense qu’il y a plus qu’une histoire d’hypnose. Parle-nous un peu plus de ces histoires. Pourquoi avaient-ils été hypnotisés ?
- Hm… Je ne sais pas pour tous les cas, mais il semblerait que ce soit l’œuvre d’une organisation criminelle. Des gens malveillants qui voudraient voler des Pokémon ?
- Si tel est le cas, ils ont bien raté leurs coups. PALLADIUM doit avoir une centaine de ces spécimens, dans leurs laboratoires.
- Je vous avoue que je n’en sais pas plus… Mais je peux demander à un ami, il a été sur une Mission du genre. Je pense que je peux encore l’appeler à cette heure-là.
- Hm si tu peux, oui.

Alban sortit son iPok, mais fit la moue en constatant qu’il n’avait pas de réseau. Joyce se dirigea vers la fenêtre et l’ouvrit d’un coup brusque.

- Essaye de sortir, tu aurais peut-être plus de rés- HEY !

Elle posa la main sur sa Pokéball et s’apprêta à sauter par la fenêtre mais se ravisa. William et Alban la rejoignirent rapidement pour comprendre ce qui venait de se passer.

- Il y avait une espèce de voyou qui était juste sous la fenêtre. On aurait dit qu’il espionnait. Je n’aime pas trop ça… Je vais demander à être dans une chambre à l’étage, comme vous. Pas envie que ces canailles de Rhode viennent voler mes affaires quand je ne suis pas ici.

Elle attrapa son propre téléphone et le sortit par la fenêtre. Mais il n’y avait pas de réseau non plus dans le secteur. Joyce pesta et ferma sa fenêtre d’un coup brusque. Elle grommela quelque chose à propos des voleurs, et revint s’assoir. Alban cependant, se sentait un peu moins serein qu’elle. Etait-ce seulement un voleur ? Ou quelqu’un essayait-il de les espionner ? Il eut un mauvais pressentiment. Depuis qu’il était arrivé ici, il avait l’impression que tout le monde l’observait… Mais sûrement devenait-il paranoïaque.

- Je l’appellerai demain dès que je peux. En attendant…

Il attrapa sa tablette et montra une séquence de l’Arcanin qui avait été filmée quelques jours avant leur arrivée. Nimbé d’une aura noire, le Pokémon chargeait à travers sa cage. L’aura s’éteignait tout de suite après la fin de l’attaque.

- Les Scientifiques ont nommé ça arbitrairement Charge Noire, mais cette attaque n’est d’aucun type connu. Elle ressemble à une attaque de type Ténèbres, mais c’est apparemment différent… Le rapport dit que tous les Pokémon du centre ont cette attaque en commun. Mais elle n’a été observée chez aucun Pokémon « normal » connu à ce jour. Qu’est-ce que ça peut être ?
- Je n’en sais rien, mais ça ressemble à Bélier, un peu. Regardez, le Pokémon s’épuise en l’utilisant.

Joyce bailla ouvertement et consulta l’heure.

- Enfin… C’est pas tout, mais il est peut-être temps d’aller se coucher. Il est déjà deux heures du matin… On fera part de nos observations demain aux autres, et on recoupera nos informations. Peut-être parviendrons-nous à apprendre quelque chose de plus…

William et Alban acquiescèrent, puis, après avoir souhaité bonne nuit à Joyce, ils retournèrent dans leurs chambres respectives. William raccompagna le châtain jusqu’à la sienne, et, mal assuré, lui dit à voix basse.

- Ce type qui espionnait… tu penses réellement que c’était un voleur ?

Alban échangea un regard brillant avec lui.

- Non… Mais je suis de nature assez suspicieuse. Ça se trouve, ce n’est rien de bien important.
- Je vois…
- Ne t’inquiète pas, va. Ceci dit, je voulais te dire quelque chose…

William attendit, un sourcil levé.

- Merci de nous avoir sauvés, tout à l’heure, lui dit Alban avec un sourire chaleureux.
- Oh… Ce n’était rien… bredouilla le Coach, gêné.

Ils se sourirent mutuellement.

- Bon eh bien. Bonne nuit…
- Oui. Bonne nuit à toi aussi, Alban.

Puis ils se séparèrent pour regagner leurs chambres. Lorsqu’il entra dans la sienne, Alban constata que les lumières étaient déjà éteintes et qu'Orren devait sans doute dormir. Alors, se dirigeant vers son lit, il s’y laissa tomber et s’endormit presque aussitôt.

HRP :
Joyce écrit en #0099cc
Willia pleure en tomato
Edward explique en #009966
Marielle hurle en #996699
Cédric bégaye en #009900
Ian aide en #ff9900


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[Missions d'été 2016] Voyage au bord de l'abîme [PV Orren]
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