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[Cours été 2016] Retour aux sources
 Pokéathlète Médecin
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Pokéathlète Médecin
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MessageSujet: [Cours été 2016] Retour aux sources   Lun 1 Aoû - 1:54

Sujet : - Une nouvelle technique thérapeutique, qui met l'accent sur la relation entre les malades et des Pokémon durant leur convalescence est actuellement à l'étude au sein d'un hôpital spécialement choisi pour l'occasion. À vous d'en démontrer les effets et répercussions.



Retour aux sources
Solo
Cela fait 15 jours que nous avons débuté les vacances et les cours d’été arrivent déjà. On nous en a vaguement parlé avant de partir pour Touga, comme quoi nous aurions un devoir à rendre sur un sujet au choix, mais aucune précision supplémentaire. Nous étions bien avancés. Mais d’après les élèves plus anciens, ces cours n’ont rien à voir avec ce que l’on fait toute l’année. Après tout, un peu de diversité ne fait pas de mal. J’espère que je serais étonnée par ce qui sera proposé. Mais je vais avoir la surprise puisque je dois partir en mission avec Maxine pile au moment où ils seront publiés. On verra à notre retour.

Nous sommes revenues tard dans la nuit et j’avoue ne pas avoir eu le courage d’aller tout de suite voir. Dodo et puis je verrais demain.

Je suis désormais plantée devant ce gigantesque panneau affiché dans la hutte « d’accueil » de l’île. Les professeurs ont profité de sa visibilité pour que tout le monde puisse facilement y accéder.  Mais vu mon train de retard, il n’y a pas foule et je peux facilement constater l’étendu de ce que voulait dire les anciens par « cours inhabituels ». Il y a tellement de choix qu’on s’y perdrait presque. Il y en a pour toutes les spés mais aussi des choses plus générales, surement pour les nouveaux qui ne savent pas encore bien quoi choisir. Mais évidemment il y a une section que je cherche en priorité, celle des cours Pokeathlètes. Il y a des choses intéressantes mais un en particulier retient mon attention : étudier la relation entre humains et pokemon dans le cadre hospitalier. Il est vrai que ça n’a rien à voir avec ce que je souhaite faire plus tard mais c’est une expérience totalement inédite pour moi qui ne pourra que m’être utile. C’est décidé je vais réaliser ce cours !

Il est très tôt quand le bateau quitte le port pour se rendre vers sa destination. Le soleil est à peine levé et je le contemple avec une légère amertume. Ce n’est que lorsque j’ai demandé à participer à ce cours que la direction m’a prévenu de l’hôpital qui acceptait de m’accueillir. C’est celui de Lavandia. Sur tous les hôpitaux, il fallait que ce soit celui-ci. Celui où Papa travaillait avant, et surtout celui où Maman est morte. Mais malgré ce sentiment, je me dis que ce n’est pas plus mal que ça se passe comme ça. Il est temps que je dépasse tout ça, en affrontant le problème directement. Si j’arrive à rester dans ce lieu qui pèse tant dans mon cœur, peut-être cela signifie que j’aurais franchis une étape. Et en plus si je me débrouille bien, je pourrais en apprendre plus sur Marc Addeo, le médecin qui nous a aidées avec la préfète à Voilaroc et qui était en charge du dossier de maman. S’il a des choses à se reprocher, je trouverais surement des réponses là-bas.

Une fois arrivée au port de PoivreSel, je dois prendre un bus qui va me mener jusqu’à Lavandia. Ce n’est pas tout près mais je n’ai pas trop le choix. Marie, quand elle a su que je revenais pour les cours à Hoenn, m’a proposé de m’emmener mais j’ai refusé. Je veux rester au maximum dans cette ambiance d’observation et ne pas être distraite par la présence de ma famille. Enfilant mon casque sur les oreilles, je profite du trajet pour me reposer un peu. Le réveil à 4 heures a été, je l’admets, un peu dur. Très vite, les bâillements s’enchainent et je tombe dans les bras de Morphée.

C’est le chauffeur de bus qui me sort de ma rêverie. Il me secoue légèrement l’épaule et me signale que nous sommes arrivés. J’ai bien dormi mais il est temps d’attaquer les choses sérieuses. J’ai du boulot pour rendre un bon devoir. Par chance, le terminus de la ligne est à quelques pas de l’hôpital. Tout me revient en mémoire. Là où nous garions la voiture quand maman passait ses examens, la route que nous empruntions pour rejoindre la maternité intégrée dans l’hôpital et cette grande porte qui m’impressionnait plus jeune. Rien n’a changé. Tout est exactement pareil qu’à cette époque. Prenant une grande inspiration, je me place sous le détecteur, ouvrant ainsi la grande porte.

A l’intérieur, c’est assez calme. Il y a juste une infirmière à l’accueil accompagnée d’un Leveinard, pokemon traditionnel des hôpitaux grâce à ses bonnes capacités de soin. Justement, l’infirmière remarque ma présence et m’adresse un grand sourire. Puis elle décroche un téléphone noir avant de composer un numéro. C’est une voix féminine qui s’échappe du combiné et qui visiblement n’a pas l’air contente qu’on la dérange. Mais elle change vite d’avis quand l’infirmière lui indique ceci : « votre apprentie est arrivée madame ». D’un seul coup, le téléphone s’est coupé et un grand claquement de porte qui venait de l’autre bout du couloir brise le silence installé. Et en un quart de seconde, une grande femme aux longs cheveux violets accourt vers moi puis me prend les deux mains.

C’est donc toi qui va venir observer mon travail ? Ravie de faire ta connaissance, je suis Kathy Altava, responsable du projet que tu viens étudier. Viens avec moi je vais te montrer où tu vas pouvoir installer tes affaires.

Elle garde alors une de mes mains entre les siennes avant de m’emmener vers un autre couloir. Elle est très enthousiaste ça fait plaisir. Ça change de ma récente mission. Elle est assez grande, de beaux cheveux violets avec de grands yeux de la même couleur. Elle porte aussi une blouse blanche ouverte avec son badge. Il doit lui permettre d’accéder à des endroits plus limités. En tout cas, c’est une très belle femme. S’arrêtant net au milieu du couloir, elle se retourne vers moi pour me questionner.

J’ai lu ton dossier que m’a envoyé l’académie mais je crois que j’ai oublié de regarder ton nom. Je suis désolée je suis un peu tête en l’air. Tu veux bien me le rappeler ?

Ce n’est pas grave, vous avez beaucoup de boulot et puis ça arrive à tout le monde. Je suis Idalienor Edelwen, enchantée de faire votre connaissance.

Lorsque j’ai eu finis de me présenter, son visage s’est soudainement assombri. Et la raison est plus qu’évidente. Mon nom de famille ne lui ait pas inconnu. Voyant que j’attends une réponse, elle se décide à parler.

Je présume que tu es de la même famille qu’Alexandre Edelwen ? D’un hochement de tête, je lui fais comprendre que oui, c’est le cas. Ton père est un excellent chirurgien, tu lui passeras le bonjour de ma part.

Je lui transmettrais la prochaine fois que je le verrais Madame Altava.

Oh non s’il te plait pas de Madame, appelle moi Kathy.

L’échange terminé, elle reprit sa route à travers les longs couloirs blancs. J’accélère vite le pas pour ne pas la perdre de vue. Ce qui est sûr c’est que c’est une personne vraiment atypique. Je ne risque pas de m’ennuyer avec elle. Après quelques virages, elle ouvre une porte laissant place à une toute petite chambre avec un lit et un bureau. C’est très sommaire mais le minimum vitale y est, c’est ce qui compte. Et puis, vu le rythme soutenu que doit tenir un hôpital, je ne serais pas de trop pour les aider alors je risque de ne pas passer beaucoup de temps dans cette pièce. Je dépose mon gros sac à l’intérieur puis ressort de la pièce.

Désolé pour le peu de confort mais je n’ai pas pu te trouver mieux. Tu vas passer deux jours et deux nuits dans cet hôpital. Ça devrait te laisser le temps pour observer ce qu’il se passe ici. Donc comme tu l’as vu, je travaille sur le lien entre humains et pokemons pendant la convalescence des patients. Ta chambre est juste à l’entrée du quartier qui accueille cette nouvelle technique. Une fois que nous aurons passé cette porte, tu vas découvrir un univers complètement différent. Il n’existait pas lorsque ton père était ici. Je l’ai créé un an après son départ. Tu es prête ?

Ce n’est pas grave pour la chambre, à vrai dire ça m’importe peu. Bien sûr que je suis prête, je suis venue pour ça !


Allons-y dans ce cas.

Kathy tendit les bras puis poussa avec force la grande porte battante. J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à voir ça. Il y a des pokemons pleins le couloir. Ils font des va et vient entre les salles, comme s’ils avaient toujours vécu ici. C’est assez impressionnant je dois l’admettre. En plus, il y a vraiment tout type de pokemon. On passe des mignons Toudoudou à Lucario en passant par Gardevoir ou autre Trousselin. Sans s’attarder, elle longe l’un des couloirs pour arriver à son bureau qui se situe juste au bout. Avant d’y pénétrer, elle se retourne une dernière fois vers moi.

Voilà, maintenant que tu connais les quartiers, je te laisse te promener à ta guise pour faire tes observations. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à venir me voir. Et si tu as faim, il y a un distributeur à l’accueil, tu devrai trouver de quoi manger. Tu veux un carnet pour prendre des notes ?

Merci beaucoup, et oui je veux bien pour le carnet.

Tiens en voilà un avec un stylo, bon courage.

Et elle ferma la porte. Bon, c’est à moi de me débrouiller maintenant. Par quoi vais-je bien commencer ? J’ai deux jours pour tout étudier. Je vais commencer par retourner dans le hall de l’annexe puis faire un petit croquis du lieu avec mon impression du moment, ça me sera surement utile pour la rédaction complète de mon cours.

12h03:
 

Après mes premières notes, je décide de refaire un tour des lieux pour me décider. Ah oui, Kathy m’a donné une tenue que je devais porter. Enfin, elle m’a juste donné une blouse avec mon nom écrit dessus. Elle est obligatoire d’après ses dires. Et j’avoue que ça donne un côté sérieux à l’ensemble.

Dans le couloir le plus à gauche, je remarque que ce sont pas mal de pokemon de type combat et humanoïdes qui le parcourent. A quoi peuvent-ils bien servir et quels sont leurs rôles dans cette nouvelle technique thérapeutique ? Intriguée, je m’avance à travers ce couloir. Sur l’une des portes est inscrit en caractères gras "salle d’entrainement ". Ah mais oui quelle idiote. Tous ces pokemons, c’est pour de la rééducation physique. Je toque à la porte.

Excusez-moi, je peux entrer ?

Bien sûr, allez-y.

Ecoutant la voix masculine qui venait de la pièce, j’ouvre la grande porte coulissante de cette salle. Comme je l’imaginais, c’est un lieu spécial pour la rééducation. On y trouve toutes sortes de machines et aussi des choses plus concrètes comme deux barres pour s’entrainer à remarcher. Justement, sur cette barre, il y a un jeune garçon qui a surement le même âge que moi. Il est en tenue classique des patients d’un hôpital et à l’air vraiment déterminé à faire cet exercice. Trop impressionnée pour parler, je me contente de l’observer. La volonté qui se lit sur son visage mais aussi la douleur ressentie me donne des frissons. On voit qu’il s’accroche et qu’il ne va pas renoncer. Je m’avance un peu plus pour l’observer. Autour de lui, il y a un Karaclee et un Judokrak, deux pokemons combats.

Le garçon arrive enfin au bout de la barre mais ses jambes lâchent. Le voyant tomber, par réflexe, je viens le rattraper. A moitié dans mes bras, il devient rouge comme une tomate avant de sourire. Ce garçon est très charmant je dois le dire. Le Karaclee vient ensuite près de nous et apporte son fauteuil roulant. Je le dépose doucement à l’intérieur. Je peux le détailler maintenant qu’il se tient face à moi. Je pense qu’il est un peu plus grand que moi en taille, visage rond, cheveux bruns et surtout un très joli sourire. Il passe sa main dans ses cheveux avant de me parler.

Merci pour le coup de main. Mais dis-moi tu es nouvelle ? Je ne t’avais jamais vu. Ah oui je ne me suis pas présentée, je m’appelle Eric. Et toi tu es ?

Moi je suis Idalienor, mais tu peux m’appeler Ida. Je ne suis pas nouvelle ici. Disons que je suis de passage. Je vais rester deux jours pour étudier le travail du docteur Altava.

Oh je comprends mieux. Ne t’inquiètes pas, elle peut paraitre un peu enfantine tout ça mais c’est une excellente médecin et super gentille avec les patients.

Je n’en doute pas une seconde. Excuse-moi si je suis indiscrète mais tu veux bien me dire ce qui est arrivé à tes jambes ?

Oh non ne t’inquiètes pas ça ne me gêne pas d’en parler. Je me suis fait renverser par un camion étant plus jeune. On pensait que tout allait bien mais les symptômes d’avant sont revenus et me voilà dans un fauteuil ! Mais bon, je ne desespère pas. Je vais faire de mon mieux pour pouvoir rejouer au football. C’est en quelque sorte cette idée qui me motive.

C’est un super objectif ! Hâte de te voir rejouer ! Tu veux bien que je reste un peu dans cette salle pour t’observer ainsi que les pokemons qui t’accompagnent ?

Pas de soucis, je dois y retourner de toute façon.

Je me recule un peu d’ici pour m’installer sur l’une des grosses caisses de matériel. On va rester sur l’observation et noter des choses sur mon carnet. En tailleur, je commence à écrire.

13h15:
 

M’étant le point final à cette observation, il est temps de repartir pour découvrir de nouveaux aspects de cet hôpital.


Merci pour m’avoir laissé observer le lieu. Je dois continuer ma visite. Bon courage pour ton entrainement.


Tout le plaisir est pour moi. Si tu veux venir me voir, je suis dans la chambre 301. A plus Ida’

Lui adressant un dernier sourire, je sors de la pièce et referme la porte derrière moi. Adossée contre la porte, je souffle un grand coup. Heureusement que j’ai l’habitude des hôpitaux autrement j’aurais déjà les larmes aux yeux. La détermination de ce garçon faisait chaud au cœur. Je repasserais surement le voir à la fin de la journée. Bon il est temps d’aller ailleurs moi. Je retourne donc dans le hall principal pour faire un point sur la situation. Si j’ai bien compris chaque couloir est dédié à une catégorie de patient. Là où il y avait Eric, c’est pour ceux qui ont besoin de rééducation physique. Après un rapide coup d’œil, je constate que le couloir central est vide. Pas d’humains ni de pokemons. Curieuse, je décide de m’approcher pour mieux comprendre ce qui s’y cache. C’est curieux, il y a pourtant bien des chambres avec les noms des patients qui se trouvent à l’intérieur. Sur cette chambre du milieu de l’allée, il est inscrit « Julia Ito ». En me hissant sur la pointe d’un pied pour observer l’intérieur de la pièce, je n’arrive qu’à distinguer un Kirlia. Le programme de Kathy est donc aussi valable pour cette pièce. Je toque à la porte pour continuer mes observations.

Excusez-moi, je peux entrer ?

Pas de réponse.

Il y a quelqu’un ?

Pas de réponse.

Bon bah je vais rentrer tant pis. J’ouvre donc doucement la porte et comprends tout de suite pourquoi personne ne me répondait. Je ferme la porte et m’approche doucement du lit qui trône dans la pièce. A l’intérieur, une petite fille qui doit avoir l’âge de Matthieu et Amandine. Elle est reliée à une multitude d’appareil et porte un masque à oxygène. De plus, elle semble dormir. Heureusement, la machine montre que son rythme cardiaque est constant. Au-dessus du lit, il y a un Kirlia en lévitation. On dirait qu’il utilise ses pouvoirs. Peut-être pas en fait, c’est assez étrange. Au moment où j’allais partir, comprenant que je n’avais rien à faire ici, le pokemon se met à me parler via télépathie.

Je ne savais pas que le docteur Altava avait une apprentie. En plus, tu m’as l’air bien jeune pour être étudiante ici. D’où viens-tu ?

Je m’appelle Idalienor et je viens de la Pokemon Community qui se situe sur Lansat. Je suis venue pour étudier la nouvelle thérapie de Madame Altava. Je peux savoir ce que vous faites en ce moment ?


Je comprends mieux. Tu vois cette fille ? Elle est dans le coma. Pour l’instant, son état est stable mais elle demeure toujours endormie. Grâce aux capacités de mon espèce, je peux ressentir les émotions des gens. Sur demande de Kathy, j’observe donc cette patiente et tente de comprendre comment son cerveau travaille.

C’est la première fois que j’entends parler de ce genre de thérapie. Je peux rester ici pour prendre des notes ?

Tu vas surement voir beaucoup de première fois ici. Je te laisse faire à ta guise.


Je m’assois donc sur le bord du lit, regardant cette petite avec tristesse. J’espère que tu te réveilleras bientôt. Tout en discutant mentalement avec le Kirlia, je prends des notes.

15h00:
 

Ma conversation avec le pokemon psy via nos esprits se poursuit et se conclue donc. J’ai appris beaucoup de choses en lui parlant. Je caresse doucement la tête de la jeune fille aux tresses quand quelqu’un rentre dans la pièce. Par réflexe, je me relève pour constater que c’est un garçon aux cheveux blancs qui vient d’entrer. Coiffé d’une drôle de manière, surement avec beaucoup de gel, il dépose un vase de fleur sur un petit bureau et salut le pokemon. Son regard me fait très clairement comprendre que je n’ai rien à faire ici.

Désolé, je ne voulais pas te déranger, je m’en vais tout de suite. Merci pour ton aide Kirlia.

Je m’approche de la porte pour quitter la chambre. De toute évidence, il voulait être seul avec cette petite. Me retournant une dernière fois par curiosité, je constate qu’il lui fait un bisou sur le front. Je pense que c’est son grand-frère. Cette fois je quitte définitivement la pièce, j’en ai assez vu je pense.

Je relis les notes que j’ai jusqu’alors prise. J’ai visité deux parties de cette annexe mais il me reste beaucoup de travail encore. Encore trois couloirs a exploré et à observer pour mon rapport. Mais mon ventre me rappelle à l’ordre. Je n’ai rien mangé depuis 12 heures et je commence à vraiment avoir faim. Sur le conseil de Kathy, je retourne dans le hall de l’hôpital pour me chercher un truc à grignoter. Il y a déjà plus d’activité que ce matin. Il y a plus de monde en attente d’un médecin. Le service des urgences quoi. Je m’éloigne un peu de la foule pour grignoter mon gâteau près du distributeur. Tiens voilà d’ailleurs Kathy. Elle se dirige vers moi et tient dans ses bras un mignon Evoli. Toujours dans le cadre de son programme je présume.

Coucou Idalienor ! Alors ta visite se passe bien ? Dis-moi qu’est-ce que tu es allée voir ?

Oui tout va bien pour l’instant. Je suis allée en salle de rééducation et j’ai pu discuter avec Eric, un garçon de mon âge et je suis allée aussi dans la chambre de Julia Ito, une jeune fille dans le coma.

Tu n’as pas commencé par les cas faciles c’est le moins que l’on puisse dire. Mais avec un père chirurgien ça ne m’étonne pas du tout. Tu veux venir avec moi, je vais voir un patient qui vient d’être opéré ?


Je ne suis pas venue ici pour être ménagée. Bien sûr je vous suis.

Elle parait assez surprise de ma réponse mais retrouve très vite son sourire habituelle et me guide à travers ce lieu qu’elle connait désormais comme sa poche. Je jette mon paquet vide de gâteau dans une poubelle avant de pénétrer une fois de plus dans l’annexe. Elle m’emmène alors dans un autre couloir, un que je n’ai pas encore visité. Ce couloir est parcouru essentiellement par des Leuphorie et Grodoudou. Ce sont les pokemons du service hospitalier, ceux qui aident les médecins en gros. Mais je doute qu’il y ait des opérations ici. Ça me parait bien trop calme. Habituellement, enfin d’après ce que me racontait mon père parce que je n’ai jamais eu le droit d’y entre, le bloc c’est une sorte de course contre la montre. Tout le monde court dans tous les sens. C’est stressant mais d’après lui on s’y fait vite. Je me demande donc bien la raison de la présence de ces pokemons. Kathy s’arrête devant une porte avec le nom de Milio Zona inscrit sur une étiquette. Elle ouvre d’un coup sec à la porte et entre en furie.

Milio je t’avais dit de ne plus faire de saut à l’élastique, je sais que tu adores ça mais quand même. Dois-je te rappeler que tu as des valses artificielles pour que ton cœur fonctionne correctement ? Tu ne peux pas faire n’importe quoi avec ! Tu es assez grand pour te gérer tout seul tu ne crois pas ?! Et puis tu ne veux pas mettre un t-shirt ?! Je sais que tu es tout seul dans cette chambre mais quand même.

Doucement Kathy, tu sais bien qu’il en faut plus pour me tuer. Et puis si tu veux savoir, je n’ai même pas de caleçon sous cette couverture.

Non je ne veux pas savoir merci ! Tu ne grandiras donc jamais ma parole.

Cette discussion qui frise le ridicule à bien lieu entre Kathy et l’un de ses patients. C’est marrant, on dirait qu’elle le connait bien. Est-ce ça le lien qu’elle entretient avec ses patients ? L’homme à demi redressé dans son lit à l’air d’être du genre frimeur. Il a des cheveux bleus en pétard et une assez grosse cicatrice sur le torse. Il a l’air assez atypique aussi. Ils font un beau duo tous les deux. Elle dépose aussi le Evoli qu’elle tenait dans ses bras sur ses jambes et il s’empresse aussitôt de le caresser. Sans oser m’immiscer dans la conversation. Je m’appuie contre le mur pour prendre mes notes.

18h11:
 

Même si mes observations sont terminées, je reste dans la chambre rien que pour regarder les deux adultes se disputer. Bien que Kathy soit en colère, on comprend qu’elle s’est inquiétée pour lui. Lui prend ça à la légère mais au fond, cet accident avec ses valves mécaniques lui a fait peur aussi. On dirait deux grands enfants. Le sourire aux lèvres, je constate que même si nous grandissons, on ne perd jamais notre âme d’enfant.

Une fois qu’ils ont enfin finit de se chamailler, le docteur Altava souhaite une bonne soirée à son patient avant de repartir. Il m’adresse aussi un signe de la main que je lui rends amicalement. Le temps est passé si vite, il est déjà 19 heures. J’ai l’impression que je suis arrivée il y à peine une heure.

Bon il commence à se faire tard, tu peux arrêter tes observations pour aujourd’hui. Il te reste deux sections à voir, les plus importantes. D’ailleurs si tu veux tu peux apporter le repas d’Eric dans sa chambre qu’en dis-tu ?

Oh oui ce serait super !

Elle me montre où se trouve les paniers repas puis repart dans son bureau. Il ne reste plus qu’à trouver sa chambre. Il m’a dit que c’était la 301, donc au troisième étage. Elle ne se trouve pas dans l’annexe mais ce genre de bâtiment est souvent conçu de manière logique, je ne devrais pas avoir trop de mal à trouver. Et en quelques minutes, j’arrive devant la chambre d’Eric. Son nom de famille est donc Enciel.

Salut Eric c’est Ida ! Je t’apporte ton repas !

Oh Ida entre vas-y !

J’entre dans la chambre et retrouve mon nouvel ami, allongé sur son lit en train de regarder la télé. Un match de foot visiblement. Il l’éteint à l’aide de la télécommande pour m’accueillir. Presque naturellement, je me suis assise sur son lit et nous avons commencé à discuter. Nous parlions de tout et de rien, de nos vies, de nos passions, des pokemons. C’est très agréable de parler avec lui, on a pleins de points communs. Il a accepté de partager son repas avec moi. Nous rigolions bien. Tellement qu’à 23 heures j’étais toujours avec lui à parler. Sentant la fatigue arriver des deux côtés, je file de sa chambre en lui souhaitant une bonne nuit. C’est le cœur rempli de bonnes expériences que je retourne dans ma chambre pour dormir.

Mais la nuit ne fut pas aussi tranquille que voulu. Je m’éveillais en plein milieu de la nuit après un rêve peu plaisant. Ca faisait longtemps que je n’avais pas rêvée de cette façon de toi maman. C’est surement le lieu qui stimule de façon différente mon cerveau. Pour me calmer un peu, je sors de ma chambre pour me promner à travers les couloirs de l’hopital. Il n’y a plus personne à cette heure-là, je ne risque pas grand-chose. Le long des couloirs, il y a des petites lumières bleus pour nous permettre de se déplacer même en pleine nuit.

Mais lorsque je passe devant l’une des chambres, j’entends des pleurs. On dirait une jeune enfant. Je pousse doucement la porte, en espérant pouvoir la calmer. Une fois à l’intérieur, elle me fixe avec sa bouille adorable. Elle doit avoir 5 ans tout au plus. Cheveux couts et yeux bruns se reflétant à la lumière de la lune et les yeux embrumés de larmes, elle me désigne du doigt.

Pourquoi tu es dans ma chambre ?

Je t’ai entendu pleurer alors je suis venue voir ce qui n’allait pas. Pourquoi tu pleures ?

Doudou n’est plus là, il m’a laissé toute seule.

Doudou ? Comme une peluche ? Je regarde un peu partout dans la pièce pour essayer de le retrouver mais la seule chose que je vois c’est une grosse boule rose. Ah d’accord je comprends. Elle abrège le Toudoudou en Doudou pour faire plus simple. En plus, c’est le genre de pokemon impossible à réveiller. Je saisis le pokemon dans des mains avant de m’assoir sur le bord du lit.

Il ne t’a pas laissée toute seule, Doudou est juste en train de dormir.

C’est vrai ? Alors demain, il rejouera avec moi ?

Bien sûr.

Elle sourit et ses larmes disparaissent petit à petit. Je me lève alors pour retourner dans ma chambre quand elle attrape ma main.

Reste avec moi s’il te plait

Elle me regardait d’une telle manière que je ne pouvais refuser. Bon d’accord petite je vais rester avec toi. Je m’assois de nouveau sur le lit et lui caresse les cheveux doucement. Petit à petit ces yeux se ferment puis elle s’endort paisiblement. Tant que je suis là, je vais en profiter pour prendre des notes.

3h28:
 

A force de parler de dormir, c’est à mon tour de m’endormir au côté de cette petite.

~

Je sens que quelqu’un secoue mon épaule. Ouvrant doucement les yeux, je constate que Kathy est là, en train d’essayer de me réveiller. Je me redresse du lit puis je me lève pour la suivre hors de la pièce. J’ai bien dormi pour ma deuxième partie de nuit disons, je m’en frotte encore les yeux.

Je ne te trouve plus dans ta chambre et à la place tu dors avec Mina. Il s’est passé quelque chose ?

Hier elle pleurait *baille* alors je suis restée avec elle et j’ai finis par m’endormir aussi.

Je comprends. File prendre une douche et un petit déjeuner. Ce matin tu vas aller voir les enfants de l’hôpital d’accord.

Très bien *baille*

De toute évidence, je manque encore de sommeil mais je n’ai pas bien le choix. Une bonne douche chaude, un croissant et me voilà prête à attaquer la deuxième journée. Je rejoins Kathy dans son bureau pour lui signaler que je suis prête à aller voir les enfants. Elle sourit puis me guise jusqu’à une fameuse salle de jeu. Comme à son habitude, elle ouvre en très grand la porte et annonce ouvertement son arrivée.

Coucou les enfants, c’est Kathy ! Vous allez bien ? Aujourd’hui, je vous ai emmené une camarade de jeu, elle s’appelle Ida, soyez gentils avec elle d’accord ?

Les enfants répondirent tous en cœur.

Oui Kathy.

Il y a ici une grande diversité d’enfant. Certains ne présentent aucun problème apparent, d’autres ont des bandages, surement à cause de brûlures et certains n’ont plus de cheveux… A cause de la chimiothérapie qui doit être infligée aux enfants, ils perdent tous leurs cheveux. C’est très triste à voir mais je ne dois pas leur montrer. Leur adressant mon plus beau sourire, je m’approche pour jouer avec eux. Chacun ont leurs habitudes. Il y a aussi les pokemons qui sont avec eux. Il y en a pleins, tous de l’odre du mignons pour ne pas les effrayer je présume. Mais un petit groupe de trois s’avance vers moi. Ils ont surement une dizaine d’année. 2 garçons et une fille. La fille n’a malheureusement plus un seul cheveu sur la tête.

Tu es une nouvelle ici ? Tu as quoi comme maladie ?

Je n’ai pas de maladie, je viens observer le professeur. Mais là je viens jouer avec vous.

La jeune fille s’approche de moi et touche ma tresse avec une grande attention.

Tu as de jolis cheveux. Quand j’aurais battu le méchant cancer, j’en aurais des comme toi.

Les garçons répondirent en cour à ses paroles. Et nous quand on aura trouver un donneur, on retourna à l’école, tous les trois !

Ouiiiii

Ils étaient si courageux. Ils résistent et se battent de toutes leurs forces pour gagner contre leurs maladies. Les larmes montent mais je ne dois pas pleurer. Ce serait leur manquer de respect.

Je suis sûr que vous réussirez ! Je compte sur vous !

Et hop je me relève pour attraper le garçon dans mes bras et faire l’avion. Il rigolait aux éclats et ça me faisait plaisir. Ils m’ont montré leurs pokemons préférés, les jeux qu’ils aiment faire, et leurs dessins aussi. Malgré toutes les souffrances qu’ils éprouvent, ils font de leur mieux pour continuer à vivre. Certains adultes n’en sont même pas capables. Je les admire pour ça. Arrive très vite la pause déjeuné. Bastien, Armand et Charlotte, mes nouveaux amis, filent manger leurs repas. Pendant ce temps, j’en profite pour m’éclipser de la salle et rédiger mes observations.

12h45:
 

Errant dans les couloirs, je respire un bon coup pour me remettre de toutes ces émotions. Je comprends ce qu’elle voulait dire par partie la plus difficile de l’annexe. Dans l’un des couloirs, je retrouve le docteur Altava, qui semblait m’attendre.

Tu en as finis avec les notes sur les enfants ? Je sais que c’est difficile mais on doit être là pour eux.

Je sais bien, mais c’est dur parfois.

Et ce n’est pas terminé, il reste la partie la plus dure pour toi…

Les femmes enceintes je suppose ?

Oui, tu t’en sens capable ?

Je ne vais pas m’arrêter maintenant, j’ai un cours à rendre.

Je rebrousse chemin pour retourner vers l’annexe. Il faut que je le fasse. Ce n’est que comme ça que je pourrais tourner la page, en affrontant mes démons.

Me voilà devant une nouvelle chambre de ce dernier couloir. Je me suis arrêtée devant le nom de Emilie Faust, surement parce qu’il sonnait bien à mes oreilles. Une dernière inspiration et je pousse cette porte. Une jolie femme aux cheveux courts se tient sur son lit. Dans la même pièce, il y a un Méganium et un Eoko qui lui tienne compagnie. Elle a l’air toute heureuse. Elle sert également dans ses bras une grosse peluche rose avec deux traits en guise des yeux et une bouche qui sourit. Quand elle remarque ma présence, elle m’invite vers elle.

Bonjour, qui es-tu ? Il ne me semble pas t’avoir déjà vu ici.

Non, je suis de passage pour étudier la thérapie du docteur Altava. Je peux rester un peu avec vous ?

Ça ne me gêne pas et puis si c’est pour tes études, raison de plus pour que tu restes.

Je m'approche plus de Emilie pour discuter et en apprendre plus sur elle. C'est son premier enfant mais vu qu'elle a une santé fragile, elle a été placé en hôpital pour pouvoir la surveiller. Tout en discutant avec moi, elle caresse frénétiquement la tête du Méganium et le Eoko joue avec sa clochette, produisant un son très joli. Elle me raconte aussi comment elle tue le temps ici, puisqu'elle n'a pas le droit de bouger de sa chambre. Il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup d'activité à part lire et la télévision mais les pokemons l'aident aussi à passer le temps. j'ai beaucoup rit qu'en elle m'a parlé de son mari maladroit. Sa description me fait penser à celle de mon propre papa. C’était assez doux comme moment. Je lui souhaite tout le bonheur du monde. Pendant qu’elle regarde sa série préférée, je note sur mon petit cahier.

14h56:
 

Après la fin de sa série d’enquêtes policières sur des squelettes, je quitte la chambre d’Emilie, lui souhaitant pleins de bonheur pour sa futur famille. Elle est adorable te le mérite grandement. Finalement, ça été moins difficile que ce que je pensais. Je m’améliore c’est bon signe.

Mais il restait une chose à faire.

J’ai attendu jusque vers les deux heures du matin avant de sortir de ma chambre. Toutes les réponses que je désire sont ici et la tentation est trop grande. Je veux comprendre pourquoi Marc Addeo, médecin au service maternité, a disparu juste après la mort de maman et pourquoi il a une dette envers moi. Tout doit être dans les archives, il ne me reste plus qu’à trouver le fameux dossier sans me faire attraper. Avant le couvre-feu de l’annexe, je m’étais arrangée pour savoir où elle se situait. Et en plus, il n’y a pas de serrure.

Une fois à l’intérieur, avec ma petite dynamo je cherche le casier des « patients décédés ». il faut déjà que je confirme les premiers soupçons. Une fois le tiroir trouvé, je chercher l’année. 2010. Il n’y a pas énormément de dossier et celui de ma mère apparait vite. Il y a toutes les informations dessus concernant son décès mais ce n’est ça que je chercher. Ah ça y est j’ai trouvé. Médecin en charge du patient : Marc Addeo. C’est donc bien ça mes souvenirs ne m’avaient pas trompé. C’est lui qui devait s’occuper d’elle. D’après le dossier, il était absent ce jour-là et c’est un certain Vincent Dupont qui l’a remplacé. Et le drame a eu lieu.

Je range vite ce dossier dans le tiroir où il était pour m’attaquer à ma deuxième recherche. Maintenant, c’est celui de ce Marc Addeo que je veux. Tout est super bien rangé, et trouver les dossiers des anciens médecins n’est pas bien compliqué. Il a visiblement disparu quelques mois après la mort de maman, donc en 2010-2011. Le voilà, son dossier ! Je vais enfin avoir toutes mes réponses. Mes mains tremblent à l’idée de l’ouvrir. Mais j’ai trop attendu, je ne peux pas reculer. Mais lorsque je l’ouvre, il n’y a rien. Pas une feuille, rien. Ce n’est pas possible.

C’est donc ça que tu cherchais dans les archives ?

Surprise par cet appel venant de nulle part, je sursaute et échappe ce dossier vide. C’est Kathy qui m’observait avec sa lampe torche.

Pourquoi il n’y a rien dans le dossier de marc Addeo ?! Je veux savoir ce qui est arrivé ! J’ai rencontré ce Marc Addeo récemment et il m’a dit qu’il avait une dette envers moi. Ça veut dire qu’il est impliqué dans l’accident qui a tué ma mère d’une façon ou d’une autre ! Vous n’avez pas le droit de me le cacher !

Surprise par ce que je venais de lui dire, elle me regarda avec de grands qui montraient son désarroi.

Tu l’as vu ? Mais où ?

Vous ne seriez pas heureuse de savoir ce qu’il est devenu. Maintenant dites-moi tout ! Je m’estime en droit de le savoir !

Elle a compris que j’y tenais, et que de toute façon je ne la lâcherais pas tant qu’elle ne m’aura pas tout dit.

Très bien, si tu veux tout savoir, tu sauras. Marc était un de mes collègues, j’étais dans le service maternité avant. Il était en charge du dossier de ta mère. Il savait que cette grossesse était plus à risque que les précédentes et voulait donc la surveiller de très près. Mais en dehors de ses patients, il avait aussi une vie. Il était fiancé.

Il allait bientôt se marier. Malheureusement, coïncidence tragique, il a pris son jour de congé le jour de l’accouchement de ta mère. Ce jour en question, il allait aider sa future femme à choisir sa robe de mariée. Mais ta mère ayant accouché en avance, il n’a pas pu transmettre les informations nécessaires à son remplaçant. C’est comme ça que ta mère est morte d’une hémorragie interne.


Mais ce n’est pas finit.

Marc s’en voulait terriblement. Il savait que la mort de ta maman aurait largement pu être évitée. Une césarienne et ta mère serait toujours avec toi à l’heure qu’il est. En voulant se soulager de ce poids, il en parla à sa femme. Mais l’insoupçonnable est arrivé. Elle s’est mise en tête que le décès de cette femme était de sa faute car c'est elle qui avait demandé à son mari d'être avec elle et non à l’hôpital. Marc a tenté de la raisonner mais il était trop tard. Elle est devenue folle. Plus les jours passaient, plus son état se dégradait et Marc aussi en souffrait. Au bout de 6 mois de souffrance, sa femme, Claire, s’est pendue.

J’avais le souffle coupé. Comment était-ce possible ?

Il a ensuite disparu de l’hôpital. Voilà tout ce qu’il y a à savoir. Est-ce ton cœur est soulagé désormais ?

Les larmes coulaient à flot. Je serrais les poings et me mordait les lèvres. C’était donc elle la femme dans son collier que Pop a vu ? Comment avais-je pu être aussi égoïste ? Je pensais que la mort de Maman était due à ces médecins qui n’avaient pas fait attention, et à ma passivité face à ce qui arrivait. Mais je découvre que la mort de ma maman a touché bien plus de personne que je ne le pensais. Je m’en veux tellement. Mais toutes les réponses sont enfin là. Tout ce que je voulais.

Kathy s’est approchée de moi et me sert dans ses bras. Comme Maman. Je pleure. Je pleure à chaudes larmes comme une enfant. Je comprends que je m’étais trompée pendant toutes ces années. J’ai cherché un fautif. Mais il n’y en avait tout simplement pas.

~

Je suis sur le bateau pour rentrer sur Touga. J’ai appris beaucoup de choses pendant ce stage. Que ce soit sur mon sujet de base ou sur mon passé. Les pokemons sont des atouts essentiels aux humains, et ce qui est fait dans cet hôpital devrait être fait partout. C’est un progrès majeur pour le confort des patients qu’on ne peut négliger. Et je sais enfin tous sur Marc Addeo. Il faut que je le voie, il faut que je m’excuse, il faut que je lui dise que ce n’est pas de sa faute. Mais cette fois, je vais enfin pouvoir tourner la page…

Spoiler:
 

© BB Dragon



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