Pas volé, emprunté.
Cylian A. Kerns
Région d'origine : Unys
Âge : 14 ans
Niveau : 7
Jetons : 1032
Points d'Expériences : 94
Pokeathlète Novice
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Sujet: Pas volé, emprunté.   Ven 5 Aoû - 14:04
Pas volé, emprunté.
Feat. Anna Selwyn

Il ne faisait pas chaud, ce matin. Ou plutôt, l’humide lourdeur du temps tranchait avec l’habituelle ardeur sèche et étouffante régnant sur l'île Touga. Aujourd’hui, de sombres nuages orageux tachaient le ciel de noir et de gris annonciateur de pluie. Sentant un vent doux mais bien présent se lever, les pokémons insectes qui envahissaient un peu plus tôt l’atmosphère déjà surchargée s’était tous évanouirent dans l’air. Ne subsistaient maintenant que quelques bestioles cherchant encore un abri pour les heures à venir. L’absence de parasites laissait comme une vide étrange dans l'environnement sonore du village et de ses alentours. Après des semaines d’agitation, la nature semblait retrouver son calme, le temps d’un orage. Au loin, on entendait le tonnerre rouler et gonfler, avalant les kilomètres pour venir tonner juste au-dessus de la tête des jeunes élèves de l'académie. Ces derniers avaient d’ailleurs, pour la plupart, fuient les espaces découverts, s’abritant à droite et à gauche.

Ainsi, lorsque Cylian quitta sa hutte, il mit les pieds dans une rue anormalement calme et silencieuse. Si d’ordinaire, il était presque impossible de marcher sans se faire bousculer, le jeune garçon n’eut pas à se concentrer pour ne pas écraser un pied traînant là où donner un coup de coude à une pauvre personne n’ayant rien demandé. Cette bienvenue tranquillité eue le don de le mettre de bonne humeur. Un fin sourire aux lèvres, le regard haut, il avançait lentement sur le pavé inégal de la route, se baladant. Ces derniers temps, sa vie avait été bien agitée et il avait fait quelques étonnantes rencontres. Mais ces péripéties l’avaient laissé comme usé et il ne cherchait qu’un peu de répit depuis lors. Enfin, cette île lui accordait l’un de ses souhaits, au lieu de le plonger dans il-ne-savait-quelle situation improbable.

Le phyllali ne craignait pas la pluie. Il ne doutait pas que les lourdes gouttes qui allaient bientôt s’écraser sur le sol brûlant ne serait pas ces éclats glacés qui tombaient sur sa ville natale. Ainsi, il se promenait avec pour seul haut un fin t-shirt de lin clair. Pour ne rien changer, son Grainipiot de compagnie, Mara, marchait dans ses pas, paisible. Même elle semblait atteinte par l’ambiance légère de la matinée. Elle ne faisait pas un bruit, se contentant de flâner. Lorsque, à cause de son allure un peu lente, elle se faisait distancer par son dresseur, elle forçait le pas pour le rattraper avant de reprendre son avancée amorphe et de recommencer. Cette démarche variable amusait Cylian qui, de bonne volonté en ce jour, l’attendait régulièrement.

Leurs joyeuses déambulations lui amenèrent bientôt en bordure de la forêt tropicale. Si, une semaine plutôt, le blond aurait immédiatement fait demi-tour, il estimait maintenant qu’il avait connu le pire et ne tremblait plus à l’idée de passer sous le couvert des hauts arbres tropicaux. Ainsi, le petit cortège ne vit bientôt plus le ciel au-dessus de sa tête tant les feuilles qui les surplombaient étaient dense. La luminosité n’en devint que plus faible encore et Cylian dû plisser les yeux quelques instants avant que ses pupilles ne se fassent à l’obscurité ambiante et qu’il ne puisse se déplacer sans trébucher sur une branche qu’il n’aurait pas vue. Mara, elle, ne possédait pas une telle faculté d’adaptation à en croire ses petits couinements réguliers lorsqu’elle percutait un tronc pourtant bien visible.

Les premières fois, Cylian s’en amusa. Mais bientôt, il dut se résoudre à porter la demoiselle de peur qu’elle ne se blesse réellement. Si celle-ci gigota un instant, trop fière, elle finit par s’apaiser et même sommeiller au creux des bras de son propriétaire. Comme souvent, ce dernier si fit la réflexion qu’il n’y avait qu’ainsi qu’elle était supportable.

Ne cessant de progresser, il parvint bientôt plus au cœur de la sylve, là ou l'humidité ne se constatait plus dans l’air mais formait de profonds lacs aujourd’hui délaissés. C’était une bien étrange expérience que de visiter un lieu habituellement si bruyant et fréquenté en ces conditions. Mais cela plut à Cylian qui se posa au pied d’un arbre, laissant son fardeau reposer sur ses cuisses. Les yeux clos, il goûtait au silence maître ici-bas. Il se sentit même sombrer doucement dans un demi-sommeil, la respiration lourde, inerte. Cet état dura suffisamment longtemps pour que sa compagne émerge, s’agite un instant sans le réveiller pour autant et quitte finalement ses genoux. Bien, il lui fallait maintenant une occupation. C’est en quête de celle-ci qu’elle s’éloigna, d'abord de quelques mètres seulement, sondant les bois. Mais après avoir barboté dans l’eau une minute, elle se figea. Si sa vision n’était pas in croyable, elle entendait parfaitement. Un bruit non loin l’avait alerté. Cela ressemblait fortement au pas de son maître. Elle en déduisit qu’il s'agissait, comme lui, d’un humain. Trop curieuse, elle vérifia prudemment que le concerné dormait toujours avant de filer à travers les fourrées, trop curieuse.

@Kirsan
Anna Selwyn
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Sujet: Re: Pas volé, emprunté.   Ven 5 Aoû - 17:42
Dormir, se lever, manger, réviser, s'entrainer, manger, jouer, s'entrainer, réviser, manger, réviser et encore recommencer. Ses vacances n'avaient rien de bien amusante d'un point de vue extérieur mais l'enfant s'en contentait très largement, se plaisant à cette routine et à ces progrès qu'elle constatait parfois. Si son niveau n'était pas exceptionnel, elle comptait bien se rattraper pendant l'été et ainsi se permettre pendant l'année d'avoir un peu plus de temps à elle. Le retard qu'elle avait dût combler avait été tel que les jeux étaient devenu rare et Nevio en avait souffert, pas même la venue de Kona dans l'équipe ne lui avait permis de pouvoir s'occuper sans sa dresseuse. Les pattes plongées dans l'eau de l'aquarium à remuer la surface de l'eau et frôler, il s'ennuyait profondément. Alors ce matin là quand sa jeune dresseuse lui avait proposé de sauter les révision et de sortir jouer avant de s'entrainer, il n'avait pas hésité une seconde et était sortit en catastrophe, ignorant son colocataire de sablette sur lequel il avait marché.

En levant le nez vers le ciel sa queue retomba mollement, l'air était lourd et une odeur de pluie dérangeait son odorat fragile, à tous les coups ils serraient contraint de rentrer à peine avaient-ils eu trouver un endroit où s'occuper. Derrière le petit evoli, Anna ne semblait aucunement s'en soucier : on les avait prévenu que les orages tropicaux, loin de ceux des régions tempérées de leurs origines pouvaient être chaud et ne posaient au final que peu de problème. Ils se dirigèrent droit vers la forêt juste derrière leur hutte, filant droit vers les nombreux petits lacs qui parsemaient les lieux, parfois s'amusait-elle à les imaginer comme autant d'emprunte de pas de pokemon gigantesque qui avaient parcourus les lieux il y avait de cela des millions d'années.

Les nuages épais et noir au dessus de leur tête, formaient une double protection avec la canopée contre la lumière du soleil et il était devenu compliqué de se diriger convenablement. Avec ce premier mois passé sur l'île, elle avait appris à se diriger ici, chaque pierre et chaque arbre formant des indications géographiques précises, mais là dans la pénombre, parfois même des nuages de brume, elle avait du mal à trouver son chemin. L'enfant commençait à perdre patience quand elle trouva enfin un point d'eau convenable, profitant du trou qu'il formait dans les arbres elle vérifia l'état du ciel et se déshabilla pour ne porter que le maillot qu'elle avait reçu lors de son stage. L'habitude qu'ils avaient pris à tous nager ensemble pour jouer ne s'était pas perdue et Kona, jeune magicarp privé de terre ferme, ne semblait jamais pouvoir s'en passer. Ils y jouèrent alors, se lançant des fruits creux et flottant qui servaient de balle, s'amusaient à essayer de les couler ou faisaient des concours d'apnée que le petit poisson gagnait toujours. Ce fut l'evoli, perché sur le crâne de sa dresseuse pour se protéger des faibles jets d'eau que son compagnon envoyait sur lui, qui le premier remarqua la présence d'un inconnu.

Scrutant cette étrange noix sur patte, il inclina doucement la tête et poussa un faible bruit pour signaler sa présence aux autres membres de la troupe. Le magicarp et Anna s'en désintéressèrent rapidement, laissant ce pokemon probablement sauvage à sa balade, ignorant les réserves de nourriture pokemon dans le sac, abandonné avec les vêtements au bort de l'eau. Après tout que pouvait-il bien arriver si ce n'était qu'il en sente l'odeur et se décourage sur le couvercle ?

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Cylian A. Kerns
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Sujet: Re: Pas volé, emprunté.   Dim 7 Aoû - 13:08
Pas volé, emprunté.
Feat. Anna Selwyn

Mara était un pokémon de petite taille, même pour son espèce. Son corps était frêle et son apparence inoffensive. Ainsi, il arrivait souvent qu’au détour d’une balade, elle profite de son poids plume pour s’amuser un peu au dépit d’un dresseur attendri ou ne la jugeant tout simplement pas dangereuse. Alors, lorsqu’elle tomba nez à nez avec cette petite équipe s’amusant dans l’eau, l’ignorant en partie, elle sauta sur l’occasion de se divertir un peu. Dans un premier temps, elle se contentait d’observer, sagement, l’humaine et ses compagnons patauger, immobile. Elle se sentait surveillée par ce Evoli qui, du sommet du crâne de la demoiselle, la toisait. Têtu, la Grainipiot se perdit un instant dans une joute silencieuse bien inutile. Mais bien vite, quelque chose d’autre attira son attention. Non loin de la berge, quelques vêtements ainsi qu’un sac reposent, sans plus de surveillance. Il ne fallut pas plus d’une seconde pour que Mara en devine le contenu, reconnaissant l’odeur alléchante de nourriture pokémon. Aussitôt, l’eau lui monta à la bouche.

Le regard rivé sur l’objet de ses convoitises, Mara fit un premier pas en avant, suivi d’un autre. Comprenant que la foudre ne la frapperait pas instantanément pour ce qu’elle s'apprêtait à faire, elle se mit rapidement à courir en direction du sac. Dès qu’elle le put, elle plongea dans ce dernier à la recherche de ce qui l'intéressait. Et là, au milieu de l'équipement que tout dresseur lambda se devait d’avoir toujours sur lui, une boite trônait. Victorieuse, la petite voleuse la tira comme elle le put hors de sa prison de tissu. C’était curieux, l’odeur était bien là mais elle ne voyait qu’un objet de plastique froid. Comment ouvrait-on ce genre de chose ? Elle avait vu de nombreuses fois Cylian manipuler un tel récipient et savait plus ou moins qu’il fallait en ôter le couvercle. Malheureusement, dénué de pouces opposables, elle en était incapable. Il lui fallait trouver une autre solution. Frustrée, elle prit enfin la sage décision de traiter l’objet à l'écart, sous le couvert d’un buisson. De là où elle se tenait, elle pouvait de nouveau voir Cylian, toujours aussi inerte.

Là, elle recommença à frapper la boite qui lui résistait tant. Mais tous ces essais ne faisaient que renforcer son irritation. Bientôt à bout de souffle, elle se concentra une dernière fois. Si la force ne fonctionnait pas, elle trouverait un autre moyen. Se concentrant, elle rassembla cette énergie toute spéciale qui lui permettait d’utiliser ces fameuses attaques caractérisant les pokémon. Elle relâcha d’un coup celle-ci, elle vit tout juste une sphère verdâtre filer en direction de l’objet et en briser l’une des parois. Enfin ! La boite révélait son contenu appétissant sur lequel se jeta littéralement Mara sans remarquer que, dans son dos, la lumière et le fracas avaient alerté son dresseur qui s’étirait, la cherchant des yeux.

@Kirsan
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Sujet: Re: Pas volé, emprunté.   
Pas volé, emprunté.
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