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Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant [PV Calliope & Max]
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MessageSujet: Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant [PV Calliope & Max]   Mar 13 Déc - 22:08




Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant
Alban, Calliope & Max

C’était la deuxième nuit. La deuxième nuit depuis que Chell avait disparu. La deuxième nuit depuis que le petit esprit frappeur avait réalisé sa dernière volonté. Faire voler Alban de nouveau. Et puis, comme un rêve bien trop beau, Chell s’était évaporé. Dans les faits, Alban aurait dû être heureux que Chell - ou Cirrus, devrait-il dire - ait pu enfin partir l’âme en paix. Il aurait dû se réjouir de savoir que son défunt Roucarnage n’avait plus de regret qui le rattachait à ce monde. Mais c’était difficile. Voir un ami mourir une première fois était déjà douloureux. Le perdre une seconde fois l’était encore plus.

Alors il avait pleuré. Pleuré à s’en faire fondre les yeux. Pleuré jusqu’à ne plus avoir de voix. Il s’était recroquevillé dans son lit, où il dormait à présent seul. Sans la présence du petit esprit à côté de lui qui, comme un petit frère agaçant, avait eu besoin de lui tous ces longs mois durant. Sans ce fantôme version réduite qui lui piquait parfois la couette le soir. C’était comme si une partie de lui s’était envolée. Il parviendrait à faire son deuil, il en était persuadé. Mais à quel prix ? Et pendant combien de temps encore, le fantôme de Cirrus et de Chell allait-il le hanter ?

Il se redressa doucement sur le lit d’infirmerie qu’il occupait. Il frotta ses yeux rougis, et essaya de se rappeler des évènements de la veille. La veille… Tout était encore flou, comme s’il sortait d’un très long sommeil. Et pourtant, il savait qu’il n’avait pas énormément dormi. Peut-être une poignée d’heures ; trois ou quatre, tout au plus. Il essaya de faire le point. Doucement, les souvenirs affluaient. Il se revoyait au Dortoir Mentali, devant la chambre de Marie. Il se revoyait frapper doucement à la porte, en essayant de formuler des phrases dans son esprit. En essayant de lui annoncer la nouvelle sans trop la heurter. Il se souvenait s’être dit qu’il fallait qu’il reste fort. Mais il avait toujours été loin de l’être.

Alors il avait craqué. Il avait pleuré sur l’épaule de Marie. Pauvre Marie… Elle n’avait probablement dû rien comprendre à ce qui se passait. Mais elle l’avait soutenu pendant ces longues minutes où il avait été incapable de prononcer la moindre parole. Sa présence lui avait fait du bien. Son silence également… Elle n’avait pas vraiment posé de questions. Ou en tout cas, Alban ne s’en souvenait plus. Puis, après avoir assez craqué, il s’était dirigé de lui-même à l’infirmerie pour demander à Needle d’y passer la nuit. Il n’avait pas eu envie de retourner dans son dortoir. Il n’avait pas eu la force d’affronter Nolan et son équipe de Pokémon. On lui aurait forcément posé des questions. Mais il n’avait pas envie d’y répondre maintenant. Pas envie de voir des Voltali. Pas pour l’instant…

La nuit avait été courte, puisqu’il n’avait presque pas dormi. Il avait à peine envoyé des messages. Pas même à la fille qu’il aimait et avec qui il partageait un bout de sa vie depuis plusieurs mois déjà. Il faisait un bien piètre petit ami, hein ? Mais il avait besoin de temps pour être seul. Il n’avait pas envie de l’inquiéter encore avec ses problèmes. Alors il s’était contenté de se rattacher à son souvenir pour essayer de ne pas sombrer de nouveau. Elle était sa bouée, son point d’ancrage. Il avait envie de la voir. Il fallait qu’il aille la voir dès le lendemain. Sans qu’il ne s’en rende compte, il avait alors fini par s’endormir.

Et le voilà à présent. Dans sa chemise propre de la veille. Avec ses yeux explosés. Avec son teint pâle. Il faisait pas mal de peine à voir, mais on pouvait dire qu’il était mieux que ces deux derniers jours. Un piaillement faiblard s’éleva comme un léger gazouillis sur sa droite. Zéphyr leva vers lui une petite mine inquiète. Le pauvre Goélise avait dû se faire du sang d’encre pour lui. Alban ferma les yeux et pris la mouette chromatique entre ses bras. Il allait lui falloir du temps. Encore un peu. Mais il fallait absolument qu’il se ressaisisse. Et qu’il aille voir les personnes qui étaient importantes pour lui pour leur annoncer la nouvelle. Il leur devait bien ça, après tout, non ? Il fit la liste dans son esprit. En dehors de Marie, il y avait quatre ou cinq personnes qui étaient au courant de l’existence de Chell. C’était vers elles qu’il allait devoir se diriger en premier. Puis il irait voir les autres ; pour leur annoncer qu’il était de retour de sa Mission. Qu’il avait repris les courses aériennes. Qu’il avait gagné une médaille d’argent.

Fichtre que tous ces éléments lui semblaient dérisoires, face au départ de l’esprit frappeur.

Mais qu’importe. Il avait un programme bien chargé pour la journée, et heureusement qu’il était revenu la veille d’un Samedi. Car à présent, il n’aurait pas à retourner en cours et à affronter les yeux inquisiteurs des Givrali ou ceux de ses camarades Voltali. Il n’avait pas envie d’être le centre des commérages. Il n’avait pas envie d’indiscrétions à son sujet. Cela ne faisait que repousser l’échéance, certes. Mais il avait bon espoir que le Lundi suivant, il aurait meilleur mine que… eh bien… celle qu’il avait actuellement.

Il prit tout de même le temps de faire un brin de toilette. Puis, il changea de vêtements et se dirigea vers le bâtiment principal, où il savait que la fille qu’il aimait travaillait parfois le Samedi matin. Pour avancer ses projets, et des trucs du style. Il n’aurait pas grand mal à la trouver, il en était persuadé. Il n’avait jamais beaucoup de mal, après tout. Il fallait dire qu’elle occupait la majeure partie de ses pensées. Et qu’il avait passé bien trop de temps à l’observer pour ne pas capter ses habitudes. Il se para d’un sourire de circonstances. Elle s’inquiétait déjà beaucoup trop pour lui. Il ne voulait pas la voir et commencer par un truc nul du style « Hey salut, ça fait presque une semaine que je suis parti et je suis déprimé. Viens, je te raconte mes problèmes ». Ce serait beaucoup trop pitoyable.

Sur son épaule, Zéph’ se tourna vers lui avec une mine interrogative. Oh allons. Ils faisaient ce trajet TOUS les Samedis depuis le début de l’année. Ils allaient la voir presque tous les matins, quand elle était dans le coin. Ce n’était pas la peine de tirer cette tête-là, non ?

Il passa une main sur sa tempe pour la masser. Il avait un de ces fichus mal de crâne. C’était étrange. A chaque fois qu’il pensait à elle, il avait l’impression que sa tête le lançait. Probablement un contrecoup du fait d’avoir passé ses derniers jours à pleurer, non ? Bah. Il irait forcément mieux quand il la verrait enfin. Il allait toujours mieux quand il la voyait.

Alors, au loin, il l’aperçut enfin. De dos, avec ses cheveux aux couleurs chaudes qui brillaient doucement au soleil. Un véritable sourire se dessina malgré lui sur ses lèvres. C’était comme si sa simple présence parvenait à chasser un peu sa peine. Un éclat rose attira son attention, à demi camouflé derrière un mur, mais il n’y fit pas attention. Il était totalement subjugué par la jeune fille devant lui. Alors il s’avança. D’abord doucement, puis de plus en plus vite. Quand elle ne fut plus qu’à quelques mètres de lui, elle sembla sentir sa présence et se retourna. Il eut un sourire et déroula ses bras puis s’avança pour lui voler un baiser.

- Eh, salut-

Elle eut un mouvement de recul et ses lèvres ne rencontrèrent que de l’air. Il s’interrompit, la mine interrogative.

- Ben alors ? Ça fait une semaine qu’on ne s’est pas vus à cause de ma mission, et c’est comme ça que ma fantastique petite amie m’accueille ? Je t’ai connue un peu plus mignonne… Doc.

Il fronça un sourcil en voyant qu’elle avait l’air aussi surprise que lui. Eh bien… C’était le matin ou quoi ? Ce qui était étrange, puisque Calliope était pourtant une fille qui n’était pas du genre grognon au lever. N’y comprenant rien, Alban s’apprêta à faire un commentaire lorsqu’il remarqua l’éclat rose qui l’avait intrigué un bref instant avant qu’il ne l’oublie. Une touffe de cheveux. Qui appartenait à une fille de petite taille avec de grandes lunettes. Marrant. Il ne l’avait absolument pas remarquée avant de débouler sur Calliope. Mais c’était peut-être ça qui avait freiné la Médecin. Il comprenait mieux.

Un peu gêné de s’être un peu donné en spectacle, Alban se mit à rougir et à porter une main nerveusement derrière sa nuque. Ce n’était pas son genre d’embrasser Calliope en public. En général, il était plutôt du genre vraiment très discret. Confus, il se tourna vers la fille aux cheveux roses et se racla la gorge.

- Erm désolé, je ne t’avais pas vue. Essaye d’oublier la scène qui vient de se passer. Au fait, il ne me semble pas te connaître… Tu es du dortoir de Calliope ? Je m’appelle Alban. Enchanté.

Ce n’était vraiment pas la meilleure façon de se présenter, la première fois qu’on voyait quelqu’un. Mais dans les faits, ce n’était pas ça le plus dérangeant. Car au milieu de tout ce foutoir, on pouvait aisément dire que les présentations maladroites d’Alban étaient la dernière des préoccupations de la jeune fille. Mais ça, le Voltali était loin d’en avoir conscience. Allons, Alban. Combien de temps encore allais-tu encore faire souffrir cette pauvre Maxine Arago ?

HRP : Les souvenirs d'Alban ont été, à la date du 18 Novembre, modifiés par le Neitram de Sirius. Il est à présent persuadé que Calliope Pryde est sa petite amie, et n'a gardé aucun souvenir de Maxine Arago. Enjoy o/


Dernière édition par Alban Abernaty le Dim 25 Déc - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant [PV Calliope & Max]   Mar 20 Déc - 15:14




 
I hate you I love you I hate that I love you Don't want to, but I can't put Nobody else above you I hate you I love you I hate that I want you You want her, you need her And I'll never be her

avec Alban Abernaty & Calliope Pryde

Les mots résonnaient si fort dans dans sa tête. Et toi qui es tu ? Qui était-elle ? La question se posait en effet Alban. La question se posait. Elle ouvrit légèrement la bouche sous le choc. Enchanté. Ouais. Enchanté Alban. Max était enchantée. Comment, comment après tout ce qu’ils avaient vécu. Comment, après toute la souffrance, pouvait-il ne pas savoir qui elle était ? Comment avait-il put l’oublier. Elle sentait les larmes monter tandis qu’elle se tenait là, tout simplement incapable de réagir. Incapable de lui répondre. Elle aurait voulu crier, pleurer, le frapper. Le faire souffrir comme elle souffrait.

C’était pas juste.

Pas juste.

Il l’avait oublié. Comme ça.

Comme si elle n’était rien. Comme si tous les sentiments qu’elle avait eut, qu’elle avait, pour lui n’était rien. De simples boules de cristal éclatées au sol. Elle ne comptait pas pour lui autant qu’il comptait pour elle. Elle comptait si peu, si peu, qu’il l’avait oubliée. Elle n’était rien pour lui. Une ombre, un éclat rose. Une gamine pas à sa place. Et la façon dont il regardait Callie.

Ça avait toujours été Callie après tout. Elle aurait dût s’en douter. Elle n’était pas à la hauteur. Elle n’était pas assez jolie, elle était trop banale, trop timide, trop en arrière. Elle n’était pas flamboyante, elle n’était pas ensorcelante. Elle n’était pas Callie et ce n’était pas elle qu’Alban aimait. Elle voulait le détester. Elle voulait tellement le haïr pour tout ce qu’il lui faisait. Pour les larmes qu’il faisait rouler sur ses joues. Mais elle en était juste incapable. Et elle ne pouvait pas s’empêcher de remarquer à quel point il avait l’air mal.

La chemise un peu froissée, les cernes, les yeux tristes. Il allait pas bien et elle voulait savoir pourquoi. Elle voulait l’aider et lui il l’oubliait. Pourquoi tout était toujours aussi difficile avec ce garçon. Elle aurait voulut s’énerver, crier, pleurer. Et à la place, elle restait immobile, la bouche ouverte. Surprise. Il l’avait oubliée. Elle n’était rien pour lui. Elle n’était pas Calliope. Jamais il ne la regarderait comme il regardait sa préfète et peu importait de savoir que Callie aimait Leo et qu’elle était heureuse avec lui, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être terriblement jalouse. Tellement jalouse.

Elle serra les poings. Xerneas qu’elle avait envie d’en envoyer un dans le nez du Voltali. Qu’il arrête de lui sourire ainsi, avec tellement de politesse et de nonchalance. Où étaient les échanges de regards à la dérobé, les sourires timides et les joues rouges. Où était la colère et le froid dans ses yeux jaloux ? Où était la tendre et possessive attention dont elle était jusqu’alors entourée ? Qui aurait crut qu’elle regretterait leurs disputes. Elle voulait juste exister à ses yeux. Elle voulait juste qu’il la regarde avec le même éclat qu’avant, elle voulait que cet éclat ne soit que pour elle. Callie n’avait pas le droit de lui prendre.

- Tu … Tu ne sais pas qui je suis ?

Il devait faire une blague. C’était de mauvais goût bien sur. Mais c’était une blague pas vrai. On n’oubliait pas les gens. On ne pouvait pas oublier les gens. Il ne pouvait pas l’oublier. Il n’en avait pas le droit. Elle ne le lui permettait pas. Elle se sentait faiblir. Elle sentait la tristesse, le désespoir prendre le pas sur sa colère. Elle …

Elle regarda Callie, la vision un peu plus flou. Elle ne sortait pas avec Alban. Elle en était sure. Elle l’aurait sut. Elle était avec Leo. Elle était avec Leo. Elle n’aurait pas trompé le garçon pour lequel elle s’était tant battue. Elle n’aurait pas fait ça. Elle l’aimait trop. Max voulait qu’Alban retire sa main de la taille de Callie. La seule fille qu’il pouvait tenir c’était elle. Rien qu’elle. Juste elle. Il ne pouvait pas … Elle détourna les yeux.

C’était finit alors ? Jamais il ne l’aimerait. Jamais il ne ressentirait pour elle ce qu’elle ressentait pour lui. Elle voulait fuir. Elle ne voulait plus le voir. Elle avait besoin de temps pour remettre son cœur brisé. Elle avait besoin de panser ses plaies. Elle avait besoin qu’on la laisse en paix. Elle avait besoin d’hurler au vent à quel point le monde était injuste. Rien ne marchait jamais. Elle était un échec. Tout ce qu’elle entreprenait ne marchait jamais. Alban était juste la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Il la renversait, la bouleversait. Il avait un pouvoir bien trop grand sur elle. Un sourire la rendait heureuse et savoir qu’elle n’existait plus à ses yeux la rendait minable. Rien de plus qu’un caillou au bord du chemin.

Tous ses efforts.

Tout son travail.

Elle en avait tellement fait pour gagner son cœur. Pour qu’il la regarde comme il regardait Callie et tout s’était envolé ?  Plus rien n’existait. Il ne se rappelait plus d’elle. Il ne se rappelait plus de la barrette qu’elle portait. Il ne se rappelait pas du Nouvel An. Il ne se rappelait plus de Jirachi. Il ne se rappelait plus de la grotte. Il ne se rappelait de rien. Et elle. Et elle, elle se rappelait de tout et elle était bien stupide. Petite sotte accrochée à ce garçon ailé. Il était juste trop bien. Trop grand. Trop volatile. Elle ne faisait pas le poids, elle n’était pas assez prenante, intéressante pour qu’il ne regarde qu’elle. Elle n’avait pas sut le séduire et il s’envolait.

Loin d’elle.

C’était un inconnu. C’était Alban et en même temps c’était pas son Alban. Elle reconnaissait ses légères mimiques et en même temps, quand il la regardait ainsi, elle ne savait plus qui il était. Elle voulait fuir mais elle l’aimait. Elle l’aimait si fort qu’elle était prête à souffrir pour lui. Et cette perte de mémoire, aussi douloureuse soit elle, n’était pas naturelle. Elle se tourna vers Callie et la voix un peu tremblante, elle lui demanda :

- C’est pas normal … Il peut pas … On devrait l’amener chez Ghost. Si tu le souhaites bien sur.

La dernière phrase étant adressée au jeune homme. Elle inspira doucement avant de reprendre.

- On se connaît Alban, je pense que tu as eu un problème. C’est plus prudent d’aller voir un professionnel.

Elle prit sur elle pour esquisser un sourire. Elle était inquiète. Elle l’aimait mais qu’est-ce qu’elle pouvait souffrir.

_________________




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Dernière édition par Max Arago le Ven 13 Jan - 14:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant [PV Calliope & Max]   Ven 13 Jan - 14:04


LEO & ALL
Rotten Claws


a wild leo appear

Ça aurait put bien se passer.

Tu aurais pu faire preuve de civisme. Sans doute aurais-tu grogner. Forcement. Mais juste un peu, rien qu'un peu, histoire de faire passer le message. Tu aurais pu rester sage, assagir ton visage déjà tendu par un de tes nombreux sourires. Il aurait été faux. Oh par Arceus qu'il aurait été faux ce sourire, fade et laid. Mais ce serait resté un sourire. Quelque chose de pas bien méchant. Quelque chose de poli. Quelque chose qui ne se refuse pas. Tu aurais pu parler aussi. Tu sais, utiliser des mots. Faire des phrases. Sans doute aurais-tu eu la maladresse de les noyer de cynisme, ces mots là, mais ça seraient restés des mots. Inoffensifs. Anodins. Mais non. Là encore tu as foiré. Tu as merdé sur toute la ligne. Parce que tu n'es pas comme ça. Tu n'es plus comme ça. Tu ne sais pas gérer les mots, tu ne sais pas les utiliser comme il le faudrait, comme tu le voudrais. Alors oui, tu as dérapé. Complètement.

C'était pourtant un début de journée tout ce qu'il y avait de  plus ordinaire. Tu t'étais levé, en retard, pour changer, et avais traîné les pieds jusqu'aux salles. D'un bâillement à un autre tu avais fini par te réveiller, suivit de près par Gurren, ton Galekid. Aujourd'hui, pas cour, mais rendez vous spécial avec mister Roseverte, étude minéral et évolution des espèces en tête à tête. Quatre heures si ce n'est six assis à regarder la mine déconfite et blasé de ce cher Franklin. Un rendez-vous qu'on ne raterait pour rien au monde... Tu espérais croiser Callie au détour d'un couloir avant de te jeter en enfer. Alors d'un pas à l'autre, tu l'aperçois enfin. Bingo. Elle est là, juste là, de dos, toute belle. Et tu souris. Parce que t'es un peu bête, et que ça te fait plaisir de la voir. Mais il y a quelque chose qui cloche. Quelque chose de pas net. Alors là et seulement là, s’amorce la rage. C'est vif. Comme une piqûre. C'est douloureux. Comme un coup de couteau. C'est lourd. Comme l'acier. Tu as déjà ressentis ça. Mais là, c'est mille fois pire que tout le reste.

C'est comme un bon. Tu t'approches frénétiquement, bouillon de colère dans les yeux. L'instinct parle, frémis sous ta peau. C'est complètement automatique. Un peu trop animal. Tu traverses l'allée, abandonnant ton Galekid derrière toi. Il lance un couinement surpris, mais tu ne l'entend pas. A vrai dire tu n'entends plus rien, sauf le son lourd de ton cœur qui se serre dans ta poitrine. Il tape aussi. Il tambourine. Mais pas comme il faut...

Tu bouscules ceux se trouvant sur ton passage. Tu ne cherches pas a esquiver, ils sont ton excuse pour retarder l'inévitable. Mais l'impact tombe. Ta peau tendu sur quatre belles phalanges fait la connaissance d'un visage un peu trop mignon. Personne ne l'avait vu venir. Ni Callie. Ni Max. Et surtout pas Alban. Ton bras s'était bandé comme la corde d'un arc et la suite coupa court aux paroles de la rose. Le coup avait été violent, de quoi faire perdre l’équilibre au Voltali. Mais si tu en as finis ? Pas vraiment. Tu esquives de justesse l'épaule de la préfète et redresses le jeune garçon en l'attrapant par le col de son veston. Tout les regards sont fixés sur vous mais tu n'as d'yeux que pour ta proie.

▬ Calliope est avec moi. Approche la encore une fois comme ça et je te jures que tu vas boiter des deux jambes Abernaty. Froid. Très froid. Un rugissement traduis en un avertissement, jaloux à souhait.

En folie au plafond, le Goelise du Pokéathlete. Subjugués autour de vous, les élèves témoins. Au bout du couloir furieux, Roseverte. Tu finis par lâcher prise et te retournes vers les deux Givrali. Tu fais un pas. Un seul. Un grand pas, de quoi venir enlacer Callie. Ton menton se pose dans le creux de son épaule et tu serres fort avant qu'une voix grave ne vienne briser le silence de surprise que tu avais mis en place.

▬ BLACKHART.

Forcément, Roseverte en action. Tu ne dis pas un mot et tu viens juste embrasser furtivement la préfète des bleus avant de briser le contact. Tu aurais voulu rester un peu...Mais la large main du référent des Phyllai tombe sur ton épaule comme les serres d'un Noarfang. Tu as même droit à une vive tape derrière la tête.

▬ 18 ans mais toujours aussi immature à ce que je vois. Et vous deux. Lances-t-il aux demoiselles. Amenez ce pauvre Abernaty à l'infirmerie.

Mouai.

(hrp: voilà c'tout pour moi, pouvez continuer (a) )


_________________

Roar little lion man

kado:
 
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MessageSujet: Re: Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant [PV Calliope & Max]   Sam 21 Jan - 21:37



Le souvenir d'une certaine image n'est que le regret d'un certain instant

NOM 1
PRENOM 1
PRYDE
CALLIOPE
Lieu : Couloir
Date : Mi-novembre, un samedi
Pokémon utilisés :
//
Si Calliope s'était imaginée un seul instant que sa matinée allait être chamboulé dans un cocktail de sentiments ? Pas réellement. Pour elle, en quittant son lit, ce samedi matin aurait du être aussi banal que les précédents. Rien d'extraordinaire, juste une routine qui s'était installée progressivement depuis son admission à l'académie et qui prenait, au fur et à mesure que le temps passait, de l'ampleur. Avec ses nouvelles responsabilités de préfète, elle manquait de disponibilité. L'organisation secrète d'un événement pour la fin de l'année en était la cause... Mais rien ne l'empêchait, aujourd'hui, de passer du bon temps avec ses amis. Des amis qui répondaient tous présents, à l’exception d'un. En effet, l'absence d'Alban depuis quelques jours n'avait pas laissé de marbre notre douce médecin, ne faisant qu'accentuer ce sentiment d'inquiétude alors qu'aucune réponse ne lui parvenait malgré ses relances. Et cette mission, alors ? Peut-être devrait-elle s'en préoccuper davantage en s'informant auprès de la direction ? Était-il au moins revenu en chair et en os ? ...

Mais avant, ce matin, la rouquine avait prévu une séance de papotage avec l'une de ses plus proche amie : Max. Une fille charmante, qui avait eu la délicatesse de la soutenir alors que son moral était au plus bas. Qui avait su la conseiller, non pas uniquement pour les sentiments qu'elle éprouvait à Leo alors qu'elle avait des vues sur celui-ci, mais aussi pour des choix emblématiques comme le port de vêtement pour certaines occasions... Comme le ferait une véritable amie, quoi. Alors, forcément, le lien s'était resserré. Était-il solide ? Oui, aux yeux de la préfète. Elle savait qu'elle pouvait compter sur Max, tout comme inversement. Rien ne pourrait remettre ceci en doute. Et pourtant ...

A cet instant précis, Calliope ne savait plus du tout quel était son sujet de conversation avec la jolie rose. Alors qu'elle venait tout juste de terminer sa phrase, son instinct lui intimait de se retourner. Sentant une présence dans son dos, la rouquine désirait tout simplement mettre un nom sur cette silhouette qui l'observait. Malheureusement, à peine avait elle eu le temps de reconnaître Alban que ce dernier s'approchait d'elle. Un peu trop, même. Subitement avenant, il avait essayé de se saisir avec fermeté de la hanche de la demoiselle qui esquivait de justesse, ainsi que le baiser qu'il tentait de lui adresser. Un mouvement de recule arrivé in extremis, permettant d'éviter le drame.

Bon... D'accord. C'était clairement le drame en réalité. Mais ça aurait pu être pire, non ? Un regard en coin et Callie pouvait remarquer le visage de Max se décomposer sur place alors qu'Alban se permettait de rabrouer sa... "fantastique petite amie" ?! Pardon ? Clignant plusieurs fois des yeux, la rouquine avait cru mal entendre. Oui oui, il s'adressait bien à elle. De suite, la préfète des bleues comprenait que quelque chose clochait avec son ami Voltali. Son regard perplexe croisait le sien et tous les deux semblaient essayer de  comprendre. Pas la même chose, probablement. Réfléchissant à ce qu'il venait de se passer, à ce qu'il aurait pu se passer, Callie restait muette. Elle ne réalisait pas encore totalement de l'ampleur de cet acte qui paraissait apparemment totalement anodin pour Alban. A quoi jouait-il exactement ... ?

Consciente des sentiments que Max éprouvait pour ce garçon, Calliope commençait à culpabiliser. Bon, ce n'était pas trop sa faute mais c'était quand même vers elle qu'Alban s'était tourné pour tenter de l'embrasser, se permettant même de faire comme s'il ne connaissait pas son amie dans des postures qui ne le caractérisaient absolument pas. De où venait cette gêne ? Et ces mimiques ? Cette rougeur sur ses pommettes, aussi ?! Alors là, non, c'était trop ! Offusquée, la rouquine prenait une grande inspiration pour intervenir mais son élan était coupé par la petite voix de la rose effritée.

_ Tu … Tu ne sais pas qui je suis ?

Mordillant sa lèvre inférieure, Callie regardait de nouveau son amie Max dont les yeux étaient déjà inondés de larmes. « Vite, fais donc quelque chose, sombre idiote ! » pestait son esprit. En regardant droit dans les yeux son amie, la rouquine tentait de lui transmettre sa propre incompréhension face à cette situation et qu'elle n'y était pour rien. C'était forcément une... blague ? Non. C'était trop cruelle de la part d'Alban. Mais à quoi jouait-il, bon sang ? Et par Arceus, qu'il était terriblement crédible en plus ... Mais Max le savait. Elle devait avoir suffisamment confiance en elle, non ? Après tout, Callie tenait trop à Leo, elle connaissait ses sentiments profonds pour le préfet et elle ne pouvait s'en permettre d'en douter... D'avoir le moindre soupçon... Certes, sa relation avec Alban avait toujours été... ambigu. Sauf que ça s'arrêtait là. Ils étaient amis, de très bon amis. C'est tout. Et là, en une fraction de seconde, le Voltali remettait tout en doute.

Calliope perdait le contact avec Max, cette dernière détournait les yeux. Le cœur de la rouquine se serrait dans sa poitrine, un cri de douleur insupportable et inaudible. La situation était pesante, beaucoup trop tendue... La préfète regardait de nouveau Alban, qui restait là, comme un abrutit. Elle s'attendait à ce qu'il réagisse, qu'il brise d'un coup cette comédie loufoque afin de soulager les cœurs. Mais non. Il semblait sérieux... Quelque chose clochait. Il se rapprochait un peu plus de Callie, comme un instinct protecteur qui ne lui appartenait pas. Ce n'était pas son rôle à lui. Ce n'était pas les bras de Leo...

_ A-Alban ... commençait Callie, la voix toute tremblante.

La rouquine cherchait ses mots. Mais son esprit trop confus ne l'aidait pas. Max revenait à la charge, semblant avoir eu ce même élan de lucidité : Alban n'était pas dans son assiette et elles devaient agir. Lançant un regard dans sa direction, la demoiselle se contentait d'hocher positivement la tête pour dire qu'elle était d'accord avec cette proposition. Au moins, Max trouvait les mots. Elle arrivait à s'exprimer. Elle ne restait pas plantée là, à ne rien faire. Elle, elle cherchait des solutions. « Petite sotte ! » grondait avec violence son esprit.

*PAF*

Une masse venait de s'abattre sur le visage d'Alban qui disparaissait du champ de vision de Calliope. Cette dernière n'avait rien vu venir et tendait les bras en avant par réflexe afin de rattraper son ami. Mais devant elle, et de dos, elle reconnaissait la silhouette imposante du lion. Leonidas était là. Et vu la réaction qu'il avait, ça voulait dire qu'il avait tout vu. Absolument tout.

Callie se stoppait dans son élan. De toute façon, le blond avait fait le nécessaire pour ressaisir le Volatli et lui cracher son venin. C'était percutant. Déstabilisant aussi. Et sans savoir pourquoi, la rouquine se sentait... bête. Comme si elle avait fait une bêtise et qu'elle venait d'être prise en flagrant délit... Alors que non... Il n'y avait rien. Rien à se reprocher. D'où venait ce sentiment, exactement ? Le crainte de croire que Leo pouvait se permettre de penser qu'elle lui faisait des infidélité, peut-être ? Jouant avec ses doigts une fraction de seconde, elle finissait par se décaler de quelques centimètres sur le côté, tout en se mettant sur la pointe des pieds afin de voir par-dessus l'épaule de son petit ami. Sa main allait rencontrer son épaule. Mais il était stoïque. Impossible de le tourner vers elle afin qu'il lâche sa proie. Pendant ce temps, le cœur de la préfète ne cessait que de faire des montagnes russes et le rythme de celui-ci venait de se caler sur un rock endiablé.

_ Leo ... soufflait doucement la demoiselle. Leo, lâche-le. quémandait-elle tandis que tous les regards curieux étaient tournés vers eux.

Mais il n'y avait aucune réponse. Juste des menaces, furieuses. Des paroles qui grondaient avec force, à tel point que Calliope lâchait l'épaule et se reculait d'un pas, tremblante. Callie était sienne, avait-il dit. Hors contexte, cela l'aurait fait fondre, vous l'imaginez bien. Ça lui faisait plaisir, forcément... Cependant, c'était particulier. Il la défendait, certes. Sauf qu'elle ne tolérait pas spécifiquement ce genre de comportement. D'autant plus que cela ne ressemblait clairement pas à Alban. Et pourtant, elle ne bronchait pas. Elle restait juste en retrait, voyant bien qu'il était impossible de dégager Alban de la gueule du lion.

Si seulement, rien de tout cela se serait produit... Il n'y aurait pas eu de quiproquo. Max ne serait pas en larme. Leo ne serait pas en rage. Alban ne serait ni perdu, ni amoché. (#paf) Et Callie ne serait pas en panique. Finalement, le blond se retournait enfin. En une enjambée, le voilà déjà en train d'enlacer fermement la rouquine, comme s'il ne voulait pas la laisser s'échapper. Et elle se laissait faire. Les deux mains dans son dos, elle ne bougeait pas, sa tête plaquée contre son torse à écouter les battements de son cœur. Ils étaient saccadés. Derrière, Max devait aider Alban à reprendre ses esprits. Le silence était présent. Puis il y avait des murmures qui s'élevaient dans les airs. Les témoins commençaient à piailler. Et soudain, dans le couloir, au loin : le tonnerre. La voix de Roseverte résonnait, générant un léger sursaut à la demoiselle encore prisonnière dans les pattes du lion.

Elle ne lui en voulait pas... Du moins, pas vraiment. Callie n'était pas pour ce genre de violence, surtout quand celle-ci n'était pas méritée. Et dans ce cas de figure, c'était délicat. D'un côté, Alban avait quand même essayé de l'embrasser sans même y être invité. Alors, forcément, cela génère de la jalousie. Et ça, oui, elle le savait que Leo était jaloux. Cela créait une sensation de sécurité mais aussi particulièrement flatteur. Dans un sens, la jalousie prouvait que l'on tenait à l'être aimé. La rouquine aussi, pouvait éprouver ce genre de sentiment. Mais au point de blesser un autre ? Certainement pas. Et surtout, Alban restait son ami. Alors, pour le moment, Calliope n'avait pas de mot. Elle se laissait faire aussi quand il venait à peine déposer ses lèvres au coin des siennes. Le référent des Phyllali avait été trop rapide, il traînait déjà Leo au loin. (J'ai une image trop drôle de la façon dont Roseverte peut "traîner" les étudiants... XD) Un dernier regard significatif au blond (comprenez ici : on en reparle plus tard et putain, qu'est-ce que je t'aime #paaaaaf) ainsi qu'un discret signe de main et un sourire en coin,  et Callie retrouvait les deux autres.

Du revers de la main, la demoiselle essuyait le coin de ses lèvres, gardant encore l'exquis goût du lion sauvage. (Si, je vous assure que c'est vrai ! èé) Puis, elle s'intéressait au visage tuméfié d'Alban. La paume de sa main rencontrait cette joue fragilisée, mais avec bien plus de délicatesse que tout à l'heure. Son regard trahissait son inquiétude.

_ Tout va bien ? demandait-elle à Alban.

Non, forcément. Est-ce que ce simple coup de poing lui avait au moins remis les idées en place ? A voir la stupeur et l'incompréhension dans le regard du Voltali, la rouquine jugeait que non. Sans prévenir, sa main quittait la joue et glissait le long de son bras, l'effleurant du bout des doigts, afin de se saisir de son poignet. Elle ne réfléchissait pas aux gestes, à comment ils pouvaient être interprétés. Alban restait son ami, pourquoi devrait-elle faire attention à ce genre de chose ? Peut-être parce qu'il n'était pas lui, justement. Qu'il la prenait pour sa petite amie et que ça faisait souffrir Max ? Trop tard. Elle le tenait et l’entraînait à sa suite, Max juste à côté.

_ Inutile de voir Needle, ce serait une perte de temps. Allons voir Ghost, directement.

Calliope avait une idée bien précise dans la tête et elle comptait bien l'accomplir. Voir l'infirmière pour soigner un bobo à la tête ? C'était plus l'intérieur de cette dernière qu'il faillait s'inquiéter. Et donc, un psychologue semblait bien plus approprié. Un à un, ils passaient les couloirs tout en évitant les regards trop insistants de leurs camarades qui stoppaient leur occupation afin de se pousser pour les laisser avancer. Une fois devant la porte, la préfète des bleues abattait sa main libre sans ménagement et entrait sans prévenir.

_ Q-que .... ! Miss Pryde, mais qu'est-ce que...
_ Un cas d'urgence, monsieur.
_ Pour les crochets du droit, c'est à l'infirmerie que ça se passe. Ici on... commençait Ghost en lançant un regard au garçon.
_ Ce n'est pas pour ça. Callie lui coupait la parole. Puis elle prenait un air beaucoup plus sérieux. Nous avons un cas particulier ici, monsieur. Alban a... une sorte d'amnésie. De faux souvenirs, pour être exacte.
(c) Alban


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MessageSujet: Re: Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant [PV Calliope & Max]   Sam 25 Fév - 21:25




Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant
Alban, Calliope & Max

Il y avait quelque chose qui clochait, c’était sûr et certain. Pourquoi tous ces visages déconfits autour d’eux ? Pourquoi cet air perdu de Calliope ? Pourquoi ces larmes aux coins des yeux de la fille aux cheveux roses ? Il n’était certes pas dans un état correct, compte tenu de la disparition de Chell et de sa nuit passée à l’infirmerie à pleurer. Mais tout de même. Qu’y avait-il de si étonnant ? Faisait-il si peur que ça à voir ? N’y comprenant rien, il se tourna légèrement vers la petite Givrali lorsque cette dernière lui posa une question. Et là, le drame. Il ne savait pas qui elle était ? Mais évidemment. Il ne l’avait jamais vue. Peut-être avait-il au mieux été assis à côté d’elle lors d’un cours en classe, mais il n’en avait pas gardé un souvenir particulier. Brusquement, il se sentit un peu mal. Peut-être avaient-ils échangé deux ou trois mots un jour ; peut-être lui avait-il demandé une direction. Peut-être s’attendait-elle à un peu plus de reconnaissance de sa part - ou un peu moins d’ingratitude - ? Si c’était le cas, il avait fait une erreur, effectivement. Mais plus il essayait de s’en souvenir, et moins il y parvenait. Les gens pouvaient se vexer tellement facilement, des fois… Mais au point de revêtir pareille expression ? D’avoir l’air sur le point de pleurer ? D’avoir ces yeux dorés si tristes et si choqués à la fois ? Alban ouvrit légèrement la bouche, avant de la refermer et de se tourner vers sa petite amie, comme pour chercher de l’aide. Mais Calliope semblait être autant larguée que lui.

Zéphyr le regarda comme s’il ne comprenait pas la situation. Au moins, il se sentait un peu moins seul dans sa galère. Mais que se passait-il, au juste ? La jeune fille aux cheveux roses reprit cependant bien rapidement la parole, se tournant cette fois vers sa Préfète. Aller… voir Ghost ? Alban haussa un sourcil, encore plus perdu. Attendez, attendez… Ils envisageaient vraiment de l’envoyer chez le Psychologue de l’école ? Ce n’était pas une décision qui se prenait aussi facilement. Bordel… Que se passait-il, à la fin ? Il resta là, un peu confus, tandis que la fille aux cheveux roses lui expliquait avec douceur qu’ils se connaissaient, et qu’elle pensait qu’il avait eu un problème. Non… Pas possible. Il ne pouvait pas la connaître. Ou en tout cas, pas plus qu’une simple camarade à qui on adresse une ou deux fois la parole. Qu’est-ce qu’elle lui chantait ? Qu’est-ce que c’était que ce sourire de circonstances doux amer qui sonnait si faux ? Il recula d’un pas, tentant de trouver du réconfort dans les yeux de Calliope. Mais avant même qu’il n’ait eu le temps de formuler une question, il sentit l’impact d’un poing qui s’écrasait contre sa joue.

Surpris par cette vive agression, il se sentit partir en arrière avant d’être rattrapé par le col. Zéphyr s’envola en panique en piaillant comme un beau diable au-dessus d'eux. Encore sous le choc, Alban tourna la tête pour voir le faciès reconnaissable entre mille du Préfet Phyllali. Leo… Leo ?! Les yeux écarquillés, encore plus confus, Alban entendit le Lion cracher ses menaces sur lui. Calliope était avec lui. Et il ne fallait pas qu’il l’approche sous peine de se faire casser les deux jambes. Que… ? Depuis quand Calliope était avec Leo ? Que s’était-il passé durant cette dernière semaine où il avait été absent ? Et pire… depuis quand Leo, son ami depuis qu’ils faisaient des doubles sorties de couples, l’appelait-il par son nom de famille ? C’était tellement… illogique et burlesque. Avant même qu’il ne puisse poser des questions, Roseverte vint séparer les deux garçons en beuglant de l’autre bout du couloir. D’un pas, Leo alla prendre Calliope dans ses bras et l’embrassa, avant que les serres de son référent ne se referment sur lui. Affublant le blond d’une tape derrière le crâne, Roseverte conseilla aux deux filles de l’amener à l’infirmerie.

Alban suivit des yeux le départ de Leo, encore sous le choc de ce coup qu’il venait de se prendre. Et de ce baiser qu’il avait échangé avec Calliope. Calliope… Sa petite… copine ? Sentant qu’elle s’approchait de lui pour lui demander s’il allait bien, Alban se tourna vers elle en bredouillant. Allait-il bien ? Le coup lui avait fait mal, certes. Mais son cerveau était encore trop embrumé pour réellement sentir la douleur.

- J… Je… bégaya-t-il, les yeux affolés.

La main de sa Doc se referma sur son poignet, l’entraînant doucement à travers le couloir. La petite fille aux cheveux roses les suivit, tandis qu’ils se dirigeaient non pas chez l’Infirmière Needle, mais chez le Docteur Ghost. Alban resta silencieux. Il avait l’impression qu’il était là et en même temps pas vraiment. Qu’il ne vivait pas réellement. Qu’il était juste dans une espèce de rêve bizarre où tout son monde était sens dessus dessous. Ça allait s’arrêter bientôt, n’est-ce pas ? Il allait se réveiller, se rendre compte du fait que tout ça n’était qu’une vaste blague de son esprit, et rire de l’absurdité de cet ensemble de scènes. Il allait se réveiller… Il allait se réveiller…

Ils arrivèrent devant le bureau du Docteur Ghost, qu’Alban connaissait bien pour y avoir été plusieurs fois depuis un an. Si c’était un rêve, il était fichtrement précis et détaillé, en tout cas. Calliope poussa la porte et entraîna Alban à sa suite. Le Psychologue, occupé à prendre son thé avec son Branette, se leva d’un bond en les voyant arriver. Et là, Calliope lui expliqua le problème. Il avait une amnésie. Des faux souvenirs.

Alban tomba des nues. Il se tourna vers Calliope, puis vers Ghost, et enfin vers la fille aux cheveux roses. Une… amnésie ? Des faux souvenirs ? Cela expliquait effectivement les réactions bizarres de tout le monde à son égard, mais… ce n’était pas possible. Rien dans ses souvenirs n’était faux. C’était… juste pas possible. Se sentant chanceler, il croisa une nouvelle fois le regard du Docteur Ghost. Presque suppliant, il fronça les sourcils, comme pour lui demander de l’aider. De lui confirmer qu’il n’avait rien. Pas d’amnésie. Pas de douleur sur sa joue. Pas de personnes à qui il avait fait du mal. Pas… tout ça. Toutes ces… merdes.

- Je vois. Asseyez-vous, Monsieur Abernaty.

Tendant une main douce vers Alban, le Docteur l’amena jusqu’à un fauteuil en cuir. Il invita les deux jeunes filles à s’asseoir sur les chaises autour, puis se posa lui-même en face du châtain. Le Pokéathlète resta relativement docile, les informations faisant le bout de leur chemin dans son esprit. Il n’arrivait même plus à réfléchir correctement. Il était juste… totalement paumé.

- Monsieur Abernaty. Pouvez-vous me dire votre âge, votre nom, et vous présenter brièvement ? Votre cursus scolaire, votre famille, votre origine…

Alban haussa un sourcil. Etait-ce réellement nécessaire ? A cet instant ?! Il interrogea du regard Ghost, se faisant presque un peu pressant, mais le Psychologue hocha la tête de façon apaisante. Bon… Il est vrai qu’Alban avait appris à lui faire confiance, depuis le temps. Il ne faisait rien inutilement… Alors autant se prêter au jeu.

- Je m’appelle Alban Abernaty. J’ai 16 ans. Je suis Pokéathlète Coach à l’académie, dans le dortoir des Voltali. Je viens de Cimetronnelle. Mes parents sont des Postiers Pokémon, et j’ai une petite sœur du nom d’Arya.
- Bien. Vous souvenez-vous de ce que vous avez fait en ce début de journée ?
- Hm… J’ai dormi à l’infirmerie car je suis revenu hier de Mission et je ne me sentais pas vraiment bien. Je… J’ai perdu un être cher au cours de ma Mission et j’étais un peu déprimé, dirions-nous.
- Oh ? Pouvez-vous m’en dire plus ?

Alban regarda Calliope et la fille aux cheveux roses, avant de baisser la tête.

- Je… ne me sens pas trop d’en parler ici et maintenant…
- Bien, je comprends. Qu’avez-vous fait depuis que vous êtes revenu de Mission, du coup ? Avec qui étiez-vous parti ?
- Je suis parti avec le Général Jackie, mais elle est encore à Johto car elle n’a pas fini ses compétitions. Je suis revenu en ferry sans mes autres camarades, mais en compagnie d’un ami que je me suis fait là-bas. Ensuite je… suis revenu à l’académie et je suis parti voir Marie, une amie à moi. Puis je suis allé à l’infirmerie où j’ai dormi, et en me levant je suis parti rejoindre Calliope…

Le Docteur Ghost nota deux trois informations sur son calepin, avant de regarder les deux jeunes filles.

- Bien. Et pouvez-vous me dire qui sont ces deux jeunes filles ?

Alban les regarda, un peu gêné, et baissa la tête.

- Calliope Pryde, Préfète des Givralis et… ma petite amie depuis Noël. Et heu…

Il se tourna vers Maxine, la mâchoire tendue.

- … je ne sais pas.
- D’accord. Mesdemoiselles, je vous demanderais de me laisser examiner un peu Monsieur Abernaty et de ne pas intervenir. Monsieur Abernaty… Pouvez-vous me donner votre iPok ? Me permettez-vous de consulter la liste de vos contacts ?

Alban cligna des yeux, surpris par la demande, mais ne s’y opposa pas. Il n’avait rien à cacher, si cela lui permettait de comprendre un peu mieux cette situation. Alors, il alla dans sa liste de contacts et tendit son iPok à Ghost.

- Bien. Je vais consulter votre liste de numéros, en commençant par les numéros prioritaires… et vous allez me dire à chaque fois qui sont ces personnes pour vous, et me donner un peu d’informations sur elles. Ok ?
- D’accord.
- Bon, je vais passer la famille. Qui est Aaron S. Mightley ?
- Mon meilleur ami. Phyllali, Chercheur Pokémon.
- Nolan Deannàg ?
- Mon colocataire. Voltali, Spécialiste Psy.
- Maxine Arago ?

Il eut un blanc. Maxine Arago ? Il ne connaissait pas ce nom, et ne l’avait jamais entendu. Confus, il haussa les épaules. Le Docteur Ghost coula un regard discret vers la fille aux cheveux roses, avant de continuer.

- Marie R. Uana ?
- Une amie chère. Mentali, Ranger.
- Bien. J’ai ce qu’il me faut comme informations pour ça. Merci. Je vais maintenant vous demander de vous détendre et de rester tranquille. Avec Voodoo, nous allons tenter de vous endormir et de faire une percée dans votre esprit pour essayer de voir ce qui ne va pas. M’y autorisez-vous ?

Alban déglutit. Il n’y comprenait absolument rien, mais il sentait que c’était important pour y voir plus clair. Alors, après avoir regardé Zéphyr, il acquiesça lentement. Il suivit ensuite les ordres du Docteur Ghost. Il cala son dos contre le fauteuil, ferma les yeux, et essaya de faire le vide dans son esprit. Il tenta de ne penser à rien, tandis que le Branette l’endormait avec une attaque. Puis, tandis qu’il se sentait partir, il eut la vague impression que le Docteur Ghost lui touchait le front du bout des doigts…

Il ouvrit brusquement les yeux comme s’il venait de se réveiller d’un mauvais cauchemar. Autour de lui, rien n’avait vraiment changé. A part deux ou trois détails, comme l’emplacement de Zéphyr, les chaises des deux filles, et la couleur du ciel qu’on pouvait voir à travers la fenêtre. Qu’est-ce qui s’était passé ? Il essaya de se redresser, encore dans le gaz, et compris qu’il avait été endormi puis réveillé. Et vu l’air légèrement fébrile du Docteur Ghost, quelque chose lui disait qu’il avait découvert quelque chose.

- Bon. Je vais vous demander à tous les trois de garder votre calme et d’écouter mon diagnostic sans intervenir. Vous pourrez poser des questions à la fin… Compte tenu des circonstances, Monsieur Abernaty, vous pouvez choisir de me demander de congédier ces deux jeunes filles, si vous voulez que cela reste confidentiel. Que souhaitez-vous ?

Alban hésita quelques secondes, essayant de passer outre les expressions choquées des personnes autour. Dans un sens, c’était son problème. D’un autre côté… C’était les filles qui l’avaient amené ici. Elle avait le droit de savoir. Surtout si cela les concernait…

- Je ne vois pas d’inconvénients à ce qu’elles restent.
- D’accord. Alors… écoutez-moi.

Il s’assit en face des trois adolescents et croisa ses doigts entre eux. Puis, il s’adressa à eux tous en même temps.

- Monsieur Abernaty, ici présent, a été attaqué à son insu par un Pokémon ayant des capacités Psychiques. Il ne s’en est peut-être pas rendu compte, mais ses souvenirs ont été altérés. Je ne saurai dire à quel point ces derniers ont été modifiés, mais en tout cas, les faits sont bels et bien là. Je ne peux malheureusement pas vous dire quelle est la gravité de cette attaque, ni comment celle-ci s’est produite…

Le regard du Voltali se voila. Ses souvenirs avaient été… altérés ? Pas possible. Pas… possible…

- Docteur, vous devez faire une erreur. Je… Mes souvenirs ne sont pas… Enfin je n’ai pas… Enfin je…
- Monsieur Abernaty. Pouvez-vous me dire exactement de quelle façon vous vous êtes mis en couple avec Miss Pryde ici présente ? Pouvez-vous vous en souvenir ?
- C’est ridicule… Je ne vais pas parler de ça ici et…
- Pouvez-vous seulement vous en souvenir ?
- Bien sûr, je… on était… on…

Il s’interrompit et s’immobilisa. Il… Comment était-il sorti avec Calliope, déjà ? Il savait que c’était aux alentours de Noël, et qu’ils avaient passé beaucoup de beaux moments ensemble, depuis, mais… Comment cela s’était-il produit ? Qu’est-ce qui les avait menés à cette situation ? Il se sentit vidé de toute énergie. Incapable de se rappeler des détails. C’était comme essayer de saisir de l’eau. Plus il y réfléchissait, et plus les éléments semblaient se diluer dans son esprit. Il était… amnésique ?

Il se laissa tomber contre son fauteuil, et se prit la tête entre les mains. La disparition de Chell. Le départ de Zénith et Barber… Et maintenant ça ? Bordel… Ne pouvait-on pas le laisser tranquille, un peu ?! Il ne parla plus. N’ajouta aucun mot. Il en avait juste marre de tout ça. Marre de ce qui lui tombait dessus… Juste… marre.

- Mesdemoiselles. Je vous demanderai de prévenir ses autres amis de ce fait. Il va falloir que Monsieur Abernaty fasse quelques séances avec moi afin de voir s’il est possible de récupérer ses souvenirs. Tout n’est pas perdu. Les limbes de l’esprit sont parfois difficiles à interpréter, mais nous pouvons au moins essayer. Juste… S’il y a des souvenirs qu’il a oublié, et dont il peine à se souvenir… ne le brusquez pas. Il aura du mal à admettre la vérité si elle lui est imposée de force. S’il se trompe… Corrigez-le en essayant de le mettre sur la voie. Pouvez-vous… faire cela ? Je suis désolé, je suppose que cela doit être dur, pour vous. Mais c’est la seule solution, si vous voulez qu’il retrouve ses souvenirs. Cela va demander du temps. Beaucoup de temps.
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MessageSujet: Re: Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant [PV Calliope & Max]   

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Le souvenir d'une certaine image, n'est que le regret d'un certain instant [PV Calliope & Max]
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