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[Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]
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MessageSujet: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Sam 7 Jan - 13:47




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

Si on lui avait demandé s’il y avait une chose pire que la perte de son ami d’enfance Chell, Alban aurait probablement répondu que non. Et en effet, après avoir passé plusieurs mois avec un esprit frappeur inconnu, s’y être finalement attaché, puis avoir appris le jour où il est monté au ciel qu’il s’agissait en fait de la réincarnation de son défunt Roucarnage, on pouvait aisément comprendre pourquoi l’expérience avait été traumatisante. Mais malheureusement pour lui, Alban n’était pas un garçon du genre très chanceux. Et, après avoir subis le décès du même proche pour la deuxième fois, un nouveau fléau s’était abattu sur sa vie qui était pourtant loin d’être un fleuve très tranquille. La faute à une rencontre fortuite avec un Neitram qu’il ne se souvenait même pas avoir croisé. Puis, comme un coup d’éponge, ses souvenirs avaient été gommés et remodelés avec une facilité désarmante. Amnésie partielle, avait diagnostiqué le Docteur Ghost. Même le talentueux psychologue de l’académie n’était pas parvenu à refaire surgir tous ses vieux souvenirs lors de ces quatre dernières semaines de séances intensives. Il y avait du progrès, certes. Mais les dégâts semblaient irrémédiables. Et, avec eux, certains souvenirs chéris dont il ne parvenait même pas à se rappeler l’existence.

Alban ne se sentait pas particulièrement mal pour autant. Il n’avait certes pas forcément bien vécu ses deux premières semaines, où il avait été persuadé que Calliope Pryde était sa petite amie, mais… le choc passé et les premières explications données, il en était venu à la conclusion qu’il fallait qu’il s’ôte ces souvenirs de la tête. Ce qui n’était pas bien facile, il en concevait… Néanmoins, le Voltali était un garçon tellement rationnel et terre à terre qu’il n’avait pas mis trop de temps à se rendre compte que quelque chose clochait dans sa prétendue relation avec la Givrali. Des intuitions. Des souvenirs d’eux qu’il ne pouvait se remémorer, et qui étaient parfois remplacés par ce qu’il pensait être ses « vrais souvenirs ». Un peu comme sur une cassette avec deux films enregistrés l’un sur l’autre ; des images qui se superposent parfois. Une impression d’être dans le faux. Et puis, son entourage qui l’aidait à comprendre que ce n’était pas la vérité. Certes. A la fin de Décembre, il était enfin persuadé que ce souvenir n’avait été qu’une vaste fumisterie.

Mais qu’en était-il du reste ? S’il remettait en cause un souvenir auquel il avait cru tellement fort au départ, comment pouvait-il être certain que tout en ce qu’il croyait était vrai ? Etait-il bien ami avec les gens qu’il pensait connaître ? Avait-il réellement vécu certaines aventures avec des personnes qu’il aurait juré considérer comme des amis proches ? Il se sentait un peu perdu, comme spectateur externe de sa propre vie. Nolan, Aaron, Calliope, Marie, Alex, Audrey étaient des noms dont il se souvenait parfaitement. Mais faisait-il vraiment partie du monde de ces personnes ? Ou n’était-ce encore qu’une farce de son esprit ? Et puis dans les faits, il y avait aussi le cas de Maxine Arago. La petite Givrali aux cheveux roses qu’il ne reconnaissait pas et qui avait assez mal pris le fait qu’il l’ait oubliée. Celle qui l’avait amené jusqu’au Docteur Ghost en percevant son trouble. Cette fille était forcément spéciale pour lui. Mais de quelle façon ? Plus il essayait d’y penser, et moins il parvenait à s’en rappeler. Dans les méandres de ses rêves dans lesquels il plongeait avec Ghost et Vodoo, Alban pouvait néanmoins repêcher quelques éléments. Comme des fragments de sa mémoire d’antan. Ces souvenirs-là, il ne pouvait pas forcément être sûr qu’ils soient vrais. Mais étrangement, il avait envie d’y croire. Peut-être que dans le fond, ça l’arrangeait aussi, d’y croire…

***

Il cligna brusquement des yeux et se retrouva face au faciès réprobateur d’Hélios. Aïe. Où était-il ? Et depuis combien de temps s’était-il perdu dans ses pensées ? Discrètement, il releva légèrement la tête et son cerveau se remit dans le bon sens. Il était dans une salle de classe, au beau milieu de son dernier cours de la journée. En face de lui, Hélios prenait le cours avec une assiduité qui ne lui était pas habituelle… sauf lors des cours d’Andreas Hearnett, son idole. Ce qui ne pouvait signifier qu’une seule chose.

Alban déglutit et releva un peu plus la tête pour se retrouver face au visage rayonnant de son référent de dortoir. Vu la proximité de leurs nez respectifs, le châtain était persuadé que son enseignant le regardait roupiller depuis quelques longues secondes, au moins. Aucun risque qu’il ait loupé son assoupissement. Sauf s’il était bigleux comme un Minotaupe. Ce qui était impossible ; vue la précision avec laquelle il faisait son nail art, Alban était persuadé qu’il aurait été capable de repérer le moindre grain de poussière sur ses tenues de velours et de dentelles. Et d’ailleurs, son sourire faussement tiré voulait tout dire ; Andreas était furieux. Pire : Andreas était en train de réfléchir à une punition qui bousillerait probablement son honneur. Oh-oh.

- Mon cheeeeer Albaaaaaan ?
- O-Oui Professeur ?
- Pouvez-vous répéter ce que je viens de dire ?
- Heu-
- Evidemment que non, puisque vous vous étiez assoupi. Dans ce cas, je vais reformuler pour que vous puissiez noter l’information : retenue Mission au Village de Lansat, demain, à 14h.
- …

Eh merde. Pourquoi avait-il fallut qu’il s’endorme pile au moment où Andreas avait une Mission à refourguer ? Bon à la rigueur, il pouvait s’estimer heureux de ne pas risquer pire ; comme servir de mannequin pour des cosplays bizarroïdes. Maugréant néanmoins, Alban attrapa le papier que lui tendait Andreas, avec les diverses informations écrites dessus. Levant un sourcil, il remarqua que son référent venait également de distribuer le même papier à 4… 5… 6 personnes en plus de lui dans la classe ? Wait. C’était quoi cette Mission ? Oh pitié… pas un défilé grandeur nature dans des tenues confectionnées par Andreas. Oh mon Arceus… Tout sauf ça !

Retournant le papier les mains tremblantes, il lut une unique indication : « Association du bon goût et des bonnes manières ». Ok. Si l’Enfer existait sur Terre, il risquait de le vivre le lendemain. Alors, fourrant le papier dans sa poche, il lâcha une phrase qui résumait à peu près toute sa pitoyable situation.

- Eh merde…

***

Il était installé dans un bus, direction le centre-ville de Lansat. Ses Pokémon, assis à ses côtés, regardaient docilement le paysage défiler à travers la fenêtre. Après le choc de la nouvelle, Alban était parvenu à trouver un point positif à sa Mission imposée ; un point auquel il n’avait pas pensé tout de suite, mais qui risquait fort d’égayer sa journée. A savoir que, sa Mission tombant un Jeudi après-midi, il pouvait donc sécher sans aucun état d’âme le cours de Stratégie d’Ace Stupide Creed, a.k.a le professeur qu’il détestait le plus à l’académie. Un réel soulagement ! Pouvoir sécher un cours d’Ace était déjà une bénédiction, en soi. Pouvoir le faire grâce à une Mission imposée par Andreas ? C’était tellement ironique que c’en était jouissif. Etouffant donc un ricanement dans son écharpe, le châtain reprit néanmoins son sérieux lorsque le car perdit de la vitesse. Allons. Il était là en heure de colle, parce qu’il s’était endormi dans un cours qui était pourtant important dans son Parcours. Il n’y avait pas de quoi faire le fier. Oh, vraiment pas… Se forçant donc à reprendre une expression neutre de circonstance, le Voltali descendit du véhicule en même temps que quelques-uns de ses camarades qu’il connaissait à peine de vue. Sachant qu’ils n’étaient que 4 de l’académie, Alban supposa que les autres allaient les rejoindre par leurs propres moyens ; ou qu’ils avaient tout simplement pris le bus d’avant ou d’après. Ne s’embêtant donc pas à attendre, le châtain rejoignit le point de rendez-vous, où Andreas les attendaient déjà, entouré d’une bonne demi-douzaine d’élèves. Wait. Combien allaient-ils être pour cette Mission ?

Son référent ne semblait cependant pas s’en préoccuper. Face à cette joyeuse audience - un publiiiiic -, le Coordinateur enchaînait les jets de pétales et les petits pas chassés. Devant lui, de nombreux sacs étaient disposés un peu partout ; pots de peintures, billes de couleurs, sachets de paillettes… Ce qui ne le rassurait pas, loin de là. Que leur avait-on préparé ? Alban s’immobilisa lorsqu’il reconnut une silhouette dans leur groupe. Hm… Idalienor Edelwen ? Son esprit était parvenu à se souvenir de son nom complet assez rapidement. Ainsi que de leur première rencontre, dans le Bois de Brume… Vérité ou non ? Il ne pouvait pas en être sûr avant de lui avoir parlé, mais quelque chose lui disait que ses souvenirs vis-à-vis d’elle n’avaient pas été impactés par le bordel qu’y avait semé le Pokémon Psy de nature inconnue. Andreas toussota néanmoins, et il se détourna de la Pyroli pour écouter ce que son référent avait à leur dire. Il était certes suicidaire par moments, mais une fois mais pas deux…

- Cheeeers élèves ! Si vous êtes ici, c’est pour diverses causes… volontariat - il regarda quelques élèves d’un air ému -, tirage au sort - il pinça légèrement des lèvres - ou punition - il fronça carrément les sourcils, avant de reprendre son visage radieux -. Mais peu importe tous ces détails, car nous sommes tous ici pour la même… raison ! Qui est…

Il fit un geste dramatique et sortit un petit papier de son costume trois pièces mauve avec des paillettes noires ; le comble du chic de son humble point de vue.

- Que l’Association - il accentua ce mot avec une moue de dégoût - du bon goût et des bonnes manières *pfeuh*, non contente d’avoir attaqué mon cher Smeagol l’année dernière, a décidé qu’il était de bon ton de remettre en cause l’architecture de notre belle ville. Un scandale ! Après les Pokémon, voilà qu’elle attaque même les villes… où va le monde ?! Bon ceeertes. Dans les faits, je serai de mauvaise foi de dire que la ville est parfaite ; j’aurais moi-même ajouté un peu plus de glamouuur par ci ou par là… Mais je divague. Mon point est le suivant : l’Association a publié un torch-… erm, un article particulièrement dégradant où elle explique que l’architecture désastreuse de Lansat serait responsable du mauvais karma des habitants. Sur une entrevue avec Monsieur le Maire, j’ai donc décidé que nous allions la re-décorer afin que ces fichus pètes-secs n’aient plus rien à redire là-dessus.

Il s’inclina longuement après sa longue tirade, fit quelques effets de fumée puis redressa la tête.

- Votre Mission sera donc la suivante : vous avez toute l’après-midi pour trouver une solution afin de rendre la ville plus gaie, plus colorée, et plus à même de plaire à l’ADBGEDBM ! J’ai apporté du matériel qui sera à votre entière disposition, et j’ai également un partenariat avec « Costumes et accessoires en folie », la boutique qui se trouve par là-bas. Vous pourrez utiliser tout ce que vous voulez afin de mener à bien votre tâche ! Attention ! Je veux que le résultat soit absolument ma-gni-fi-que et je viendrai inspecter les travaux finis à 19h tapantes ! Vous êtes 14, donc le travail devrait être réalisable… En tout cas moi je vous laisse, car j’ai une manucu- heu… des copies à corriger. Et sur ce, mes amours…

Jet de fumée ninja qui fit suffoquer toute l’assemblée. Alban se protégea les yeux et crachota plusieurs secondes jusqu’à ce que Mistral dissipe la fumée grâce à ses grandes ailes. Là, tous purent constater qu’Andreas avait bel et bien disparu. Curieux, certains élèves commencèrent à se rapprocher des sacs pour en explorer le contenu. Alban, un peu dépité, suivi le mouvement sans grande conviction. Il laissa même un soupir traverser ses lèvres. Comment allaient-ils s’en sortir ? Et surtout… Comment allaient-ils s’entendre en travaillant à 14 élèves ? Bon sang… Cette Mission commençait décidemment bien mal.


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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Sam 7 Jan - 16:19



Purple rain, Andreas rain

Idalienor Edelwen
Alban Abernaty
Lieu : Centre ville
Date : 19/12/2016
Pokémon utilisés :
S’il y a bien un cours que je ne comprends pas c’est celui de Hearthness. C’est le référent des Voltalis et surtout le prof de coordination et tout ce qui s’en rapproche. Je vous rassure  je n’ai rien contre lui. Certes il est un peu bizarre, avec un look très décalé, à tendance à fatiguer beaucoup de monde, mais au fond ce n’est pas ça qui me gêne. C’est juste que je n’aie aucun intérêt pour la matière qu’il enseigne. Même si ce n’est pas mon parcours, que ce soit premier ou second, les cours de Roseverte sont toujours plus intéressants à mes yeux. Au moins ils me tiennent éveillée et j’ai l’impression d’apprendre des choses utiles. Là, franchement, je n’arrive pas à suivre. Mais la communication m’ennuie mais à un point. Je comprends qu’on puisse aimer mais moi je n’y arrive décidemment pas. Pendant ses cours, je m’installe tout le temps au fond de la classe et passe l’heure à regarder par la fenêtre. Observer les pokemons oiseaux voler est toujours plus intéressant. Le seul point positif c’est qu’il se débrouille pour que son cours soit animé, du coup je ne peux pas m’endormir. Ça m’évite des punitions.

Tiens d’ailleurs aujourd’hui c’est Alban qui prend. Dormir devant le nez de son propre réfèrent n’est pas une bonne idée, et il ne l’a compris que trop tard visiblement. Le jeune homme reçoit en guise de punition une mission au village de Lansat. Hearthness distribue le papier à d’autres élèves mais heureusement il n’a pas l’air de venir vers moi. Une chose de moins à faire. Surtout si c’est une mission en rapport avec la coordination. Quelle horreur.

La cloche sonne enfin, me permettant de quitter ma place pour partir. Ces cours sont décidemment beaucoup trop ennuyants. Je m’apprête à quitter la salle quand le prof m’interpelle. Tiens qu’est-ce qu’il me veut ? Bon mes résultats ne sont pas excellents dans la matière mais je me maintiens à la moyenne ça devrait suffire non ?

-Mademoiselle Edelwen ?

-Oui monsieur.

-Vous avez écrit de drôles de choses dans votre dernier devoir.

-Ah bon ?

J’essaie tant bien que mal de me souvenir de ce que j’avais écrit pendant ce devoir. Il fallait décrire une prestation je crois. Ca fait plus d’un an que je suis ses cours mais j’ai l’impression d’être toujours aussi nulle que le premier jour. Quand ça ne veut pas ça ne veut pas comme on dit. Le professeur sortit de la pile de copie mon devoir, toussota un instant et commença à lire.

- « Après avoir effectué son enchainement, le coordinateur fonce vers les boules lumineuses et les écartent, telle une boule de bowling jetterait les quilles de son chemin ». Combien de fois va-t-il falloir que je vous le répète, on n’utilise pas des comparaisons si grotesques pour décrire une performance de concours enfin ! En fait, je crois que j’ai dû vous l’écrire sur chacune de vos copies depuis que vous suivez mes cours. Franchement, jolie demoiselle que vous êtes je ne comprends pas comment vous pouvez m’écrire des choses qui manquent autant de finesse et de grâce ?

Oups. Il faut croire que cette fois il en a eu marre de lire mes bêtises. Quoi ce n’est pas ma faute, je ne suis jamais inspirée par ses sujets débiles. Qu’est-ce que j’en sais moi des mots à utiliser pour décrire une prestation ? Pourquoi je ne pourrais pas parler de bowling, ça revient au même en plus. Toujours est-il que le professeur me fixe, en attente d’une explication sur ces débilités. Et je n’en ai aucune.

-Je n’ai aucune excuse monsieur.

-Au moins vous avez le mérite d’être honnête. C’est bien une qualité que vous a transmis ma collègue. Je pense que si vous ne comprenez pas c’est parce que vous ne pratiquez pas assez ! Du coup pour arranger ça vous allez aussi participer à la mission sur Lansat demain avec les autres élèves. Rendez-vous demain à 14 heures, et pas de retard monsieur.

-Mais monsieur attendez j’ai cours à cette heure-là et puis…

Le professeur déposa l’un de ses doigts fins sur mes lèvres pour me faire taire.

-Mademoiselle, n’allez pas me dire que vous êtes triste de rater un cours de Monsieur Creed ? Croyez moi je vous rends service. Allez maintenant zoup, j’ai d’autres cours moi.

Hearthness me jeta littéralement de la salle pendant que les autres élèves s’installaient. Je regarde avec plus d’attention le papier qu’il m’a donné. Il y a simplement noté la date, l’heure du rendez-vous, le lieu ainsi que le que le nom d’une association. « Association du bon goût et des bonnes manières ». J’aurais vraiment du réfléchir avant d’écrire ça sur ma feuille.

***

Le lendemain, me voilà dans un bus en direction du lieu de cette fameuse mission. Bon j’avoue que louper le cours de stratégie m’arrange bien. Même si je suis passée Top-Dresseur en spécialité secondaire, ce n’est pas pour autant que j’apprécie le personnage qui me sert de professeur. Le souci c’est qu’actuellement je n’ai aucune idée de ce qui est le pire. Son cours ou une mission coordination. Je n’en ai encore jamais fait, normal ce n’est pas mon parcours, mais la situation ne m’a pas laissé le choix. Et puis peut être qu’avec un peu de chance, comme il me l’a dit, ça me permettra de mieux réussir mes devoirs de communication. On ne sait jamais.
A mes côtés dans le car se trouve Misis, tournoyant au-dessus de ma tête gentiment et Pop sur mes genoux. Je lui caresse doucement la tête tout en regardant dehors. Je me suis débrouillée pour prendre pas mal d’avance afin de ne pas être en retard. Le référent des Voltalis ne supporte pas ça alors si je pouvais ne pas me faire remarquer dès le début ça m’arrangerait.

D’ailleurs, est-ce que je vais retrouver Alban là-bas ? Ça fait un moment qu’on ne s’est pas parlé. La relation que j’entretiens avec lui est assez bizarre. En temps normal, il aurait été une connaissance parmi d’autres, mais le fait qu’il est été mon idole pendant un temps et qu’il en sache autant sur moi après la mésaventure du bois de brume me laisse un sentiment différent. Et puis, Max m’a dit que ça n’allait pas fort entre eux. Alors qu’elle semblait être dans un doux nuage cet été, dans son idylle romantique, la Givrali était bien plus abattue la dernière fois qu’on en a reparlé. L’envie me démange d’aller demander des explications au brun, mais je me résigne. Ce ne sont pas mes affaires, mais s’il blesse trop Maxine à l’avenir il aura à faire à moi.

Arrivée sur les lieux de la mission, je constate que plusieurs caisses remplies de tout un tas de choses colorées sont à côté de nous, avec pour but d’être utilisé je présume. Alors j’espère que quelqu’un est fort en harmonie des couleurs tout ça, parce que ce n’est pas mon cas du tout. Dans la foule je reconnais le Voltali mais lorsque je m’apprêtais à lui parler c’est son référent qui débarque tout en discrétion bien sûr. Quelques petits sauts et pluie de paillette avant de commencer à nous expliquer le principe de la mission.

Plus le discours avançait, plus j’écarquillais les yeux. Attendez je ne suis pas décoratrice ou je ne sais pas quoi. Je ne sais pas du tout comment décorer une ville pour rendre le tout plus joyeux. Finalement, je crois que j’aurais préféré le cours de Ace (oui je ne me serais jamais cru dire ça un jour). Le professeur disparait dans un écran de fumée qui ne me surprend même plus, nous laissant dans la galère. Les élèves se dirigent vers les différents objets à notre disposition pour voir ce que l’on peut en faire. Une des caisses est d’ailleurs remplie de matériel de Paintball. En rigolant, je m’adresse au groupe d’élève.

-S’ils veulent de la couleur dans cette association on n’a qu’à faire un Paintball dans toute la ville il y aurait des couleurs au moins. Ahah.

Sauf que ce que je ne savais pas, c’est que quelqu’un allait vraiment prendre au sérieux ce que je venais de dire. Une Pyroli se lève devant la caisse et parle fort pour que tout le monde l’entende, tout en récupérant un pistolet à encre.

-Pas bête Edelwen ça pourrait carrément le faire. Et puis de toute façon, plus vite on aura mis de la couleur et plus vite on pourra se tirer d’ici. Allez tous avec moi !

Les autres élèves, pas bien enthousiasmés par cette mission, se levèrent en cœur et saisir un pistolet avant de se lancer à la course dans les rues du village. En soit, l’idée est très marrante mais on va quand même avoir un problème. Les habitants du village ne vont pas apprécier qu’on se batte à coup de balle de peinture dans les rues. Me sentant carrément débile, je cherche du regard une âme charitable, prête à m’aider. Ah ouf Alban tu es encore là ! Merci !

-Alban je crois que j’ai fait une grosse bêtise. Je disais ça pour rigoler moi je ne pensais pas que quelqu’un allait vraiment le faire ! Comment je vais faire moi pour rattraper le coup. Zut zut zut.

Il faut vraiment que j’apprenne à me taire des fois quand même.

(c) Alban


_________________



Idalienor Edelwen ~ Il n'y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage


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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Dim 8 Jan - 15:22




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

La première pensée d’Alban fut de se dire qu’au moins, sa Mission n’impliquait aucun défilé ou aucun essayage, ce qui était déjà un sacré miracle, en soi. Sa seconde pensée fut néanmoins la suivante : à l’académie, RIEN ne pouvait se passer de façon « normale et agréable », surtout lors d’une Mission. Mieux valait-il ne pas être naïf pour ne pas se laisser surprendre. Amnésique, certes. Mais pas stupide pour autant. Et s’il y avait bien un souvenir qui était resté intact et en lequel il croyait dur comme fer, c’était bien celui-là. Avec appréhensions, il regarda donc les autres élèves commencer à farfouiller dans les diverses caisses mises à leur disposition. Lui-même s’approcha d’un sac pour en explorer le contenu. Paillettes, rubans, cotillons… Qu’allaient-ils faire avec ça, sérieusement ? C’était sur quelque chose de durable qu’ils devaient travailler. Pas sur la façon de décorer une ville pour un carnaval quelconque. Où Andreas avait-il la tête ? Qu’attendait-il d’eux ? Il leva la tête pour regarder les autres élèves participants. A part Idalienor, il n’avait presque jamais parlé aux autres. La réelle difficulté de cette Mission, en tout cas, allait être de coopérer. S’ils n’avaient été que deux ou trois, Alban aurait pu essayer d’imposer ses idées et son mode de fonctionnement. Selon lui, il leur fallait un plan pour ne pas partir dans tous les sens et perdre du temps inutilement. Faire un inventaire de tout le matériel à leur disposition, réfléchir tous ensemble sur ce qu’ils voulaient donner comme style à la ville, faire éventuellement des courses s’il leur manquait des choses, s’attribuer des tâches et commencer le travail. Il n’y avait que de cette façon qu’ils pourraient être efficaces, surtout compte tenu de leur effectif. Mais visiblement, beaucoup de gens n’avaient pas vraiment la même façon d’aborder un projet.

Tandis qu’il était en train de trier les cotillons, il releva la tête lorsqu’Idalienor fit une blague sur le Paintball. Il haussa un sourcil et regarda le contenu de la caisse qu’elle avait devant elle. Effectivement, des pistolets de Paintball et même des protections. Où Andreas était-il allé chercher tout ça ? Réprimant un sourire amusé face à la remarque sarcastique de la Pyroli, Alban se figea néanmoins lorsqu’une autre fille s’approcha de la Médecin. Grande, de carrure très carrée, avec une mâchoire digne d’un camionneur et des mains assez larges pour couvrir la totalité de son visage. Il essaya de se souvenir de qui était cette fille, sans succès. Il l’avait peut-être remarquée deux ou trois fois en cours de Pokéathlétisme mais ne lui avait jamais parlé. Il ne savait même pas son prénom et son dortoir. Avec conviction, la fille attrapa un pistolet et passa négligemment une sorte de gilet type pare-balles à motifs camouflages sur ses épaules. Puis, se tournant vers les autres élèves, elle annonça que l’idée d’Idalienor n’était effectivement pas bête, et qu’ils n’avaient qu’à faire ça pour aller plus vite. … Attendez.

L’idée fut reçue avec de grands cris. Les autres élèves, amusés à la perspective de faire du Paintball ET de finir la Mission plus rapidement, se bousculèrent pour attraper des pistolets et des protections à leur tour. Certains - et notamment ceux qui s’étaient portés volontaires -, essayèrent de calmer le jeu mais ne furent pas écoutés. Les choses commençaient clairement à dégénérer. Ce qui n’était absolument pas au goût d’Alban, qui avait toujours été un garçon ordonné et réfléchi.

- Att-, commença-t-il à dire pour retenir les autres, sans résultat.

La moitié des élèves était déjà partie au pas de course dans les ruelles, tandis que la fille qui avait lancé l’idée les regardait avec un air ahuri. Elle non plus ne s’attendait visiblement pas à ce que les gens réagissent aussi vite à sa proposition. Alban s’approcha d’elle d’un air décidé, tandis qu’Idalienor venait à sa rencontre, complètement paniquée. Une bêtise, ça oui. Mais dans les faits, ce n’était pas de sa faute à elle. Comme si elle avait pu prévoir qu’une simple blague pourrait autant tourner au vinaigre ! Lui adressant un bref regard indulgent - mais néanmoins teinté d’un brin d’agacement qu’il essaya de camoufler -, Alban se tourna enfin vers l’autre fille.

- Bravo, c’était vraiment l’idée du siècle, ça. Et maintenant, comment on va faire pour rattraper le coup ? La ville va devenir un véritable champ de bataille d’ici quelques minutes et il n’y a aucun moyen de contrôler ce que les autres vont faire.

Wow, depuis quand faisait-il dans le passif agressif ? Bon ok, depuis toujours. Mais il n’était clairement pas bien luné, et son irritation avait pris le pas sur sa patience. Soutenant le regard de la fille qui devait bien faire sa taille et deux fois sa largeur, Alban croisa les bras. Si elle avait voulu lui faire payer son impertinence, nul doute qu'elle en aurait été capable. Il était persuadé qu'elle devait bien connaître une ou deux prises de Krav Maga, et qu'elle pourrait le maîtriser sans aucun souci. Ce qui n’était pas une chose rassurante, en soi. Mais bon, il lui restait quand même un semblant d’honneur pour ne pas fondre comme neige au soleil face à une fille.

- Descend un peu, Abernaty. C’est pas parce que t’es une starlette que tu peux te permettre de te croire supérieur. L’idée EST bonne et si elle ne te plaît pas, c’est du pareil au même. Je suis Coordinatrice Performer alors j’estime que si quelqu’un sait de quoi elle parle ici, c’est bien moi. Alors ne remet pas en cause mes goûts et mes choix juste parce que t’as eu un peu de chance au dernier Concours de Coordination.

Elle fronça les sourcils et Alban fut désarçonné un court instant. Cette fille ? Coordinatrice Performer ? Il aurait pensé à peu près à tout sauf ça. Comme quoi, les apparences étaient bien souvent trompeuses. Profitant de son moment de bug, la Pyroli sortit un Ramboum de sa Pokéball et se pencha à la hauteur de ses oreilles hauts parleur. Puis, après avoir tapoté deux secondes dessus, elle parla à l’intérieur dans le but de faire passer un message à toute la ville.

- 1, 2, 3. Vous m’entendez tous ? Elèves de la PC, j’ai une annonce à vous faire : la partie de Paintball géant afin de redécorer la ville est officiellement ouverte ! Mais afin d’ajouter du piment, nous allons y inclure une petite règle. Si un autre joueur vous touche plus de 3 fois, vous êtes considéré comme étant éliminé et vous devrez quitter les lieux ! A 19h, les élèves qui seront encore dans la partie pourront voir Andreas et bénéficier de leur validation de Mission. Ceux qui seront out seront considérés comme des déserteurs et… eh bien… les gagnants diront à Andreas qu’ils ont fui et ont lâchement abandonné les autres. Ce qui, entre nous, ne risque pas de lui plaire du tout… Enfin bon ! Utilisation des Pokémon autorisée pour vous protéger et attaquer les autres. Si le Pokémon est touché trois fois par de la peinture, il ne peut plus être utilisé également. Un seul pistolet par joueur. Si vous arrivez à toucher un joueur ou un Pokémon, il vous est interdit de lui tirer dessus de nouveau dans un délai de 1 minutes. Egalement, chaque pistolet possède une couleur différente. Celui qui a réussi à repeindre le plus de murs à la fin aura droit de demander ce qu’il veut à la personne de son choix ! Possibilité de recouvrir la couleur des autres pour étendre sa zone. Et sur ce… que la partie commence !

Puis, se redressant, elle tira une balle dans le ventre d’Alban et s’enfuit en courant vers la première ruelle.

Sous l’impact, le châtain fit un vol vers l’arrière et tomba dos contre le sol. Sonné, il cligna plusieurs fois des yeux. Bordeeeeel. Ca faisait super mal une balle de Paintball, en fait !!! Surtout sans protections ! Cette espèce de… Elle allait le lui payer ! Maugréant tandis que ses Pokémon se rassemblaient autour de lui pour s’enquérir de son état, Alban se releva. Auster utilisa une attaque Rayon Lune pour le remettre d’aplomb, et le châtain constata les dégâts. Sa chemise blanche était à présent couverte d’une grosse tâche rouge au niveau de son ventre. Il souleva le tissu et grimaça en voyant que sa peau était rougie également. A cause de la peinture ou à cause de l’impact ? Toujours est-il que vu la douleur, il aurait forcément un bleu le lendemain. Calme, Alban. Il ne fallait pas que tu t’énerves. Rappelle-toi. Tu es un élève plutôt intelligent, réfléchi, avec une sagesse à toute épreuve et tu n’es pas du genre à répondre à la première provocation, n’est-ce pas ?

- Cette espèce de… Elle va me le payer.

Bon. Trop tard. Voilà qu’on l’avait perdu.

Se dirigeant vers la caisse, Alban attrapa une protection qu’il revêtit rapidement. Puis, il choisit son pistolet avec les munitions correspondantes. Jaune pour lui. A la couleur des Voltali. Patriote et fier de son dortoir même dans ce genre de situation, n'est-ce pas ? Se retournant ensuite vers Idalienor, la dernière personne qui était restée ici, il soupira.

- Il vaut mieux qu’on quitte les lieux rapidement, si on ne veut pas que les autres reviennent pour nous canarder. On est trop à couvert, là. Je suis désolé de ne pas pouvoir trouver d’autre solution mais… il va falloir jouer le jeu. Tu… Tu veux faire équipe avec moi ?

S’il y avait bien quelqu’un avec qui il voulait faire équipe, c’était Idalienor. Il ne connaissait pas véritablement les autres et il savait en outre qu'elle était Pokéathlète, tout comme lui. Par ailleurs, il était persuadé qu'ils pourraient plutôt bien travailler ensemble, étant donné qu'ils avaient déjà été forcés de coopérer quelques mois plus tôt, lorsqu'ils s'étaient rencontrés dans le Bois de Brume. Néanmoins, il n’était pas sûr qu’elle accepte. Surtout compte tenu du fait qu’il avait déjà reçu une balle de peinture, et qu’il était donc à deux tirs de se faire éliminer… Enfin bon. Quelle que soit sa réponse, Alban ne se sentait pas d’humeur à tirer sur la Médecin. Que ce soit maintenant en traître - ce qui n’était pas son genre -, ou plus tard lors du jeu. Si jamais elle refusait, il n’aurait qu’à la laisser là et s’enfuir assez vite pour ne pas qu’elle puisse lui tirer dans le dos. Mais après ce qu’ils avaient vécu… Il était à peu près sûr que ce n’était pas son style. Attrapant donc une protection, il la lança à Idalienor pour qu’elle puisse la revêtir. Puis, lui tendant un pistolet, il se releva.

- Dépêche-toi de mettre ça, en tout cas. Sans protections, les balles font assez mal. Et si t’es d’accord pour faire équipe, eh bien… Suis-moi.

Il rappela ensuite la majorité de ses Pokémon, ne laissant qu’Auster et Zéphyr hors de leurs Pokéball. Mieux valait ne pas risquer d’être trop repérable pour la première partie du jeu. Il solliciterait ses Pokémon lorsqu’il aurait besoin de leurs compétences. Pour le moment… Le Regard Vif de Zéphyr et le Psyko d’Auster suffiraient amplement pour déjà se protéger. Ensuite, il leur faudrait trouver un plan d’attaque… Mais il était nécessaire d’analyser la situation avant. Courant donc vers une ruelle pour s’y cacher, il sentit son cœur tambouriner. C’était comme dans les Hunger Games. Une sorte de jeu de la survie, mêlant excitation et peur. Essayant de refouler cette euphorie, il fit de son mieux pour garder son calme et son sérieux. Ce n’était pas le moment de redevenir un chasseur. Il ne fallait pas qu’il retombe dans ces travers-là. Et, il avait beau être partiellement amnésique… il se souvenait très bien de ce qui s’était passé lors de cette fameuse Mission avec son meilleur ami. Plus jamais… Il ne voulait plus jamais que son côté manipulateur et sournois prenne à ce point le pas sur le « gentil » Alban qu’il était.

Mais ce n’était pas pour autant qu’il ne souhaitait pas gagner.



Dernière édition par Alban Abernaty le Sam 14 Jan - 13:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Jeu 12 Jan - 20:51



Purple rain, Andreas rain

Idalienor Edelwen
Alban Abernaty
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Date : 19/12/2016
Pokémon utilisés :
Mais quelle patate je fais je vous jure moi. Il est vrai que redécorer le village ne me tentait pas du tout. Mes goûts sont plutôt simples, voir décalés par moment. Je ne suis pas sûre que je sois vraiment utile pour ce genre de tâche. J’aurais tout aussi bien pu me contenter de suivre les instructions des élèves volontaires, surement des coordinateurs eux, pas comme moi pokeathlète médecin qui n’avait rien à faire là. Au lieu de ça, je m’amuse, j’essaie de faire une petite blague, mais qui dérape. Faut croire que j’ai un certain don pour que tout dérape avec juste une phrase. C’est vrai, combien de fois avec juste une toute petite action de ma part tout part en vrille ? En un an, j’en ai cumulé des bêtises.

Mais à chaque fois, j’implique d’autres personnes, en l’occurrence ici Alban. C’est le seul élève que je connais du petit groupe, et également mon seul repaire et soutien éventuel. C’est vers lui que directement je me suis tournée, en espérant trouver de l’aide. Heureusement, même si je sens dans son regard une pointe d’agacement (un peu la même qu’à notre première rencontre, à croire que je ne fais que l’agacer), il essaie de raisonner les troupes, bien que déjà dispersées un peu partout dans le village. Malheureusement, il se heurte à un bon morceau. Je ne sais pas comment s’appelle la Pyroli qui a enchainé sur ma blague mais on la connait toutes de réputation dans le dortoir pour son franc parlé et sa délicatesse légendaire. Et ce n’est pas Alban qui va la contredire. Sa remarque me rappelle que la performance du Voltali pendant le concours avait été remarqué, et positivement. Lui aussi je pense qu’il a son mot à dire, mais elle n’a pas l’air de cet avis et le renvoi aussi sec.

Cependant, parce que l’anarchie ça ne serait pas drôle, la coordinatrice utilise un Ramboum en guise d’enceinte pour lancer un message à tous les élèves. Elle improvise sur le tas des règles qui ne sont pas sans me rappeler la course en deltaplane du début de l’été dernier. 3 vies, un pistolet, 2 pokemons, une couleur, que la guerre commence. On pourrait résumer le jeu ainsi je pense. Et puis, à l’annonce de ces règles, un drôle de sentiment que je ne connais que trop bien s’installe. La montée de l’adrénaline et un désir fou de relevé ce nouveau défi, et surtout de le gagner. C’est mon esprit de compétitrice qui ressort dans ces moments-là. Un milliard de pensée me traverse l’esprit, comme l’état dans lequel va se retrouver la ville avec cette compétition improvisée, la punition que va me coller Andreas si je participe à ce jeu, la colère potentielle des habitants. Mais tout ceci ne reste pas bien longtemps, préférant me concentrer sur le jeu.

Après avoir mis au courant tout le monde des règles, la Pyroli se tourne vers Alban, lui tire une balle dans le ventre avant de s’enfuir avec les derniers élèves restants. Mais c’est pas juste ça et déloyal ! Il était complètement à découvert. Moue boudeuse, je tire la langue au dos de ma camarade de dortoir et regarde le Voltali au sol. Un pistolet de Paint ball tire relativement fort, et à cette distance, ça lui laissera un beau bleu. Je l’aide rapidement à se relever pendant qu’il étouffe un juron. Vite pris de court par ce jeu, il se précipite vers la caisse de matos, enfile une protection et choisit un pistolet jaune, ce qui ne m’étonne pas du tout. A ma grande surprise, il prend ce jeu très au sérieux et part déjà sur diverses stratégies. Je pensais sincèrement qu’il refuserait de participer ou un truc du genre. Les apparences sont trompeuses, je suis la première à le savoir. En revanche, j’ai du mal à saisir le sens de sa remarque. Si je veux me mettre en équipe avec lui ? Je réponds en cœur.

Tu n’as pas tort, tu as certes déjà été touché donc ça fait une chance en moins, et en plus on n’utilise pas la même couleur alors bon à première vue faire équipe est à mon désavantage. Mais j’ai déjà fait un jeu de ce genre avec Callie, qui a largement suffit à me faire comprendre qu’une équipe est indispensable dans ce genre de compétition. Et puis je n’allais pas te laisser tout seul alors que c’est de ma faute si on est dans cette galère, alors oui on se met en équipe, et oui aussi on doit bouger rapidement.

Le brun me lance un gilet de protection et à mon tour je choisis ma couleur. Il ne me reste plus grand choix mais disons que ça sera le orange. C’est un peu ma couleur, et je l’aime bien alors autant la porter fièrement. Il me met en garde contre les balles et choisit ses pokemons pour le jeu. J’en fais de même, mais le choix est déjà fait.

Bon alors Misis et Pop je vous ai choisi pour cette mission même si à la base ça ne devait pas se passer comme ça j’ai décidé de vous choisir quand même. Pop tu as déjà participé à un jeu de ce style alors tu connais mais toi Misis c’est tout nouveau. Tu as entendu les règles tu ne dois pas être touché par les balles de peinture. Je compte sur toi pour nous servir de bouclier, à Alban et moi, grâce à ton attaque Mur Lumière. Tu peux le faire ?

Strassie se contenta de faire bouger ses longues oreilles, me faisant comprendre que les consignes étaient claires. Pop grimpa sur mes épaules et nous voilà partit, tels de petits soldats dans une bataille de couleurs à travers les ruelles. Vu les bruits perceptibles, il y a l’air d’avoir un petit affrontement un peu plus loin. Sur notre chemin, on remarque déjà des murs colorés que l’on ne se gêne pas pour recouvrir à notre couleur. Après tout c’est le jeu, et tant qu’il n’y a personne, on n’a pas trop de questions à se poser, du moins je pense.

Nous nous engageons au détour d’une autre ruelle pour être le moins à découvert pour l’instant. Pour moi, puisqu’Alban a déjà une « vie » en moins, il vaut mieux mettre de la couleur un peu partout avant de se lancer dans la mêlée pour éliminer les autres. Je ne doute pas que le Voltali a une revanche à prendre sur l’investigatrice de tout ceci mais il faut être raisonné pour l’instant, ou on court à la défaite.

En prenant un virage, je n’eus quasiment pas le temps de comprendre ce qu’il se passait qu’un mur magique se dressait entre nous et le reste de la ruelle, nous protégeant d’une vague de peinture bleu, dans différentes nuances. Vite, on se précipite derrière le mur d’où nous venons pour réfléchir. Visiblement, les autres ont aussi fait des alliances, j’aurais dû m’y attendre. Je tourne le regard vers Alban, la main sur mon pistolet, prête à dégainer au moindre moment.

Bon, ils ont l’air d’être au moins deux vu les couleurs présentes sur le mur lumière. Il nous faut une stratégie pour les éliminer, sinon c’est eux qui vont le faire. Une idée ?

(c) Alban


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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Sam 14 Jan - 15:33




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

Quelques mots, et voilà qu’une Mission dérape totalement. Si Alban n’avait pas été déjà assez habitué à ce genre de choses, il se serait sans doute roulé en boule dans un coin en couinant pour qu’on l’achève. Mais plus d’un an à l’académie, ça forge le caractère et ça vous relève considérablement votre seuil de tolérance. Après tout, cette Mission, ce n’était pas non plus la pire qu’il avait eue à subir. Ce n’était qu’un retour aux sources. Un retour aux Hunger Games auxquels il avait participé en compagnie de son meilleur ami. Même si le souvenir était lointain, Alban n’avait jamais oublié tout ce qui s’y était déroulé. La difficulté de trouver de la nourriture. Celle d’être constamment sur ses gardes pour ne pas se faire prendre par surprise. Celle de ne dormir que sur une seule oreille, les sens toujours en alerte en cas d’attaque nocturne. Au moins ici, il était dans un environnement connu, en plein jour. Il avait plutôt une bonne mémoire des endroits qu’il visitait. Et, pour avoir déjà passé plus d’un an à se balader dans le village de Lansat régulièrement, Alban pouvait se vanter d’en connaître les moindres recoins. La carte était déjà marquée dans son esprit. Il n’y avait pas de forêt luxuriante où on pouvait se perdre. Ni de grosses cachettes. Les buissons étaient remplacés par les boutiques et les bancs. Les points de nourriture sauvage, par des échoppes ou des stands de churros. En outre, la majorité des autres participants étaient des abrutis finis qui avaient foncés tête la première dans le jeu sans prendre la peine de réfléchir. Rien à voir avec les candidats gonflés à bloc avec un instinct de compétition hors norme qu’Aaron et lui avaient pu affronter.

Pourtant, Alban n’était pas rassuré pour autant. Il s’était déjà fait attaquer une première fois et n’avait même pas vu le coup venir. Qui que soit cette fille, elle avait des réflexes vraiment très bons. Et quelque chose disait au Voltali qu’elle allait se faire un malin plaisir à le prendre en chasse s’il croisait son chemin. Ce qui arriverait forcément. Car Alban n’aimait pas perdre. Car Alban pouvait être extrêmement rancunier, surtout quand on venait de l’humilier sans aucun état d’âme. C’était carrément une affaire personnelle, à ce stade. Armé de son pistolet aux balles de peinture jaunes, le châtain s’engouffra donc dans une ruelle en compagnie d’Auster et Zéphyr, ses acolytes de toujours. C’était eux-mêmes qui l’avaient accompagné lors de son périple aux Hunger Games. Il savait d’avance qu’il pouvait leur faire confiance, surtout qu’ils étaient déjà habitués à ce genre de choses. Plaqué contre un mur, ses Pokémon postés en éclaireurs, Alban se mit donc à réfléchir. L’architecture de la ville était bien différente d’une forêt. Lansat était en outre assez grande pour permettre aux 13 autres participants de se cacher n’importe où. Il allait devoir redoubler de prudence. D’autant plus que des alliances avaient dû naturellement se former…

Quelques pas se firent entendre derrière lui. Idalienor était juste là, à moins d’un mètre. Elle avait manifesté l’envie de faire équipe avec lui. Son sens du devoir, c’était quelque chose, quand même… Mais pour le coup, cela l’arrangeait bien. Il ne savait pas encore s’ils allaient pouvoir fonctionner comme une bonne équipe, mais il lui faisait confiance pour cela. Loin d’être semblables, ils étaient tout de même assez intelligents l’un comme l’autre pour ne pas se trahir. Enfin… Si ses souvenirs d’elle étaient vrais. Se tournant légèrement vers la brune, Alban la regarda du coin de l’œil. Il n’avait pas pris le temps d’y penser depuis qu’ils s’étaient croisés, mais est-ce qu’Idalienor était bien la personne qu’il croyait ? Elle était venue naturellement lui parler, donc cela prouvait qu’ils se connaissaient au moins, mais… et si son idée d’elle était fausse ? Et si la Pyroli n’était pas la personne à laquelle il pensait ? Et si elle profitait de sa confiance pour le trahir et l’éliminer ? Son esprit commença à se brouiller, comme à chaque fois qu’il essayait de démêler le vrai du faux dans ses souvenirs chamboulés. Voilà que ce paramètre qu’il n’avait pas prévu venait se coincer dans ses rouages parfaits. Petit grain de sable dans la machine. Lui qui avait commencé le jeu en étant confiant, voilà qu’il ne savait à présent plus comment ce dernier risquait de se dérouler. Le danger pouvait provenir de n’importe où… Et il n’était qu’à deux doigts de se faire éliminer…

Il baissa les yeux vers Auster, qui venait de se coller à ses jambes en sentant son trouble. Son regard semblait lui dire de ne pas s’inquiéter. Mais les expressions des Pokémon étaient parfois difficiles à interpréter. Ne pas s’inquiéter pourquoi ? Parce qu’il n’y avait effectivement pas de raison de soupçonner Idalienor, ou parce que son Noctali avait confiance en ses capacités à le protéger dans n’importe quelle circonstance ? Ergl. C’était si compliqué. Des bruits de peinture au loin le firent cependant reprendre le fil. Dans l’immédiat, Idalienor était obligée de coopérer avec lui, lui semblait-il. Il n’y avait aucune raison pour qu’elle n’accepte pas son idée d’alliance. Au moins dans un premier temps. Peut-être finirait-elle par le trahir lorsque les choses deviendraient plus compliquées, en rejoignant par exemple une autre équipe ou en lui tirant dans le dos à la fin. Mais pour le moment… Il avait encore besoin d’elle, et inversement. Rester sur ses gardes… C’était la seule chose qui devait le préoccuper, pour le moment.

Lui faisant donc signe de le suivre, Alban tira quelques balles vers les murs. Pour commencer, il fallait qu’il repeigne la ville et avance le relooking des infrastructures. Il se retrouverait bien stupide, s’il parvenait à survivre jusqu’à la fin mais devait se retrouver à exécuter l’ordre de cette débile qui avait lancé le jeu. Aspergeant donc de jaune les briques, il entendit Idalienor faire de même. Orange et jaune. Pas des couleurs qui marchaient forcément bien ensemble, mais dans tous les cas, un accord tacite semblait avoir été passé entre les deux adolescents. Chacun s’occupait de son propre espace, sans chercher à gêner l’autre. Oui. Mais pour combien de temps ?

Çà et là, des balles de peintures recouvraient la morosité des briques. Plusieurs élèves étaient déjà passés par ici. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Alban s’étonnait de ne croiser personne. Il avait certes choisi une ruelle qui était plutôt déserte de façon générale, mais les traces sur les murs prouvaient qu’au moins trois élèves étaient passés par ici. Où se trouvaient-ils à présent ? Déjà beaucoup plus loin ? En embuscade quelque part ? Les stratégies étaient multiples, pour ce jeu. Et il ne connaissait pas assez les autres pour prévoir ce qu’ils allaient choisir…

Brusquement, un mur se matérialisa devant eux. Des bruits de tirs se firent entendre, droit devant, et des balles de peinture bleues vinrent s’écraser sur une paroi à peine visible. Auster aboya, déclenchant sa Psyko pour venir soutenir l’effet d’un mur qui n’était apparemment pas une attaque Abri. Alban plongea sur sa droite pour se protéger derrière un pan de brique, tandis que des tirs nourris continuaient de pleuvoir sur eux. Merde ! Déjà des adversaires alors qu’ils venaient juste de commencer ? Il se tourna d’instinct vers Idalienor, qui était proche de lui et avait la main sur son pistolet, prête à tirer. Un souvenir lui revint comme une sorte de flash. Idalienor faisait du tir à l’arc, avait-il entendu… Dans ce cas, probablement devait-elle être douée pour les exercices de précision comme celui-ci. Une bonne alliée… mais une dangereuse ennemie. Voilà qu’il allait devoir se méfier encore plus d’elle.

Hochant néanmoins la tête pour confirmer qu’ils étaient au moins deux, Alban siffla légèrement. Dans un scintillement léger, Zéphyr plongea vers eux en évitant une balle de couleur et vint se poser docilement sur le poignet tendu de son dresseur.

- Zéph’, combien sont-ils ? Deux ? Trois ?

La mouette chromatique hocha la tête sur la première proposition et secoua le bec à la seconde. Ok. Ils étaient donc bien deux.

- Tu as réussi à les localiser ?

Zéphyr agita la tête de haut en bas et pointa le bec successivement vers la droite, puis vers la gauche un peu plus haut. Il croisa également les ailes et lâcha un petit piaillement pour que son explication soit plus claire. Alban eut un léger sourire. Décidemment, le Regard Vif de son Goélise était toujours aussi pratique.

- Alors ils sont bien deux. Un se cache dans la ruelle, à droite. Quant à l’autre, il a dû grimper l’échelle qui permet d’accéder au toit et est légèrement en hauteur, sur la gauche. De l’emplacement où il est, il ne peut néanmoins pas nous atteindre vu que nous sommes dans une zone morte pour lui.

Lâchant Zéphyr pour que ce dernier continue de surveiller les environs discrètement, Alban fit signe à Ida de s’accroupir. Du bout du doigt, il lui montra le sol, qui était terreux.

- Ne t’inquiète pas pour eux, Zéph’ nous alertera lorsqu’ils seront trop près. Alors je ne sais pas si tu connais cette rue, mais voici l’architecture générale. Je l’ai choisie parce que je la connais bien. Ici, c’est l’allée principale sur laquelle on était avant l’attaque.

Il traça un long couloir droit et une flèche pour indiquer qu’ils marchaient dans cette direction avant les premiers tirs.

- Ici, c’est la rue perpendiculaire où nous sommes. Elle débouche sur une autre rue ; celle vers laquelle la fille qui a lancé le jeu est partie. Plus loin dans la rue où les deux bleus se cachent, il y a également une seconde rue perpendiculaire, que nous pouvons rallier en passant discrètement par la rue de la fille rouge. Tu me suis ?

Il dessina une sorte de H à double barre centrale et fit quatre points représentant Ida, lui, et les deux adversaires inconnus.

- Je peux te proposer plusieurs choses. La première : nous fuyons par la rue sur notre droite - celle de la fille rouge - pour contourner les deux bleus et aller ailleurs. Mais cette solution ne me plaît pas car cela voudrait dire que ces deux types se sécurisent toute une ruelle où nous ne pourrons pas laisser de peinture de notre couleur. Ce qui m’amène donc à la seconde possibilité…

Avec son doigt, il fit se déplacer un des points représentant leur équipe.

- L’un de nous reste ici pendant que l’autre contourne discrètement en empruntant la rue de la rouge. Puis, il va prendre la petite rue parallèle à celle dans laquelle nous nous cachons, pour prendre par surprise les deux gars qui s’attendront à ce que nous soyons ici. Zéphyr pourra coordonner les actions en donnant un signal lorsqu’il verra que nous serons tous les deux positionnés. Lorsque le premier - celui qui restera ici - sort pour faire l’appât, celui de derrière canarde les deux autres dans le dos. Et… en profitant de l’effet de surprise, l’appât peut utiliser notre botte secrète.

Un sourire espiègle sur les lèvres, il tapota doucement sur une de ses Pokéballs. Dans un rayon rouge, Hélios son Larveyette se matérialisa. Son air gonflé d’autosuffisance semblait vouloir dire qu’il était prêt à en découdre pour être au centre des hostilités.

- Pendant que les deux bleus sont tournés vers celui qui leur aura tiré dessus, Hélios va utiliser ses Sécrétions pour les immobiliser. Oh, rien de bien méchant, ils mettront juste quelques longues minutes à se défaire de leurs liens. Mais ça nous permettra déjà de piquer leurs pistolets. Je sortirai alors Mistral pour qu’il aille porter les pistolets ailleurs. Comme ça, on peut repeindre cette ruelle sans risquer qu’elle soit repeinte de bleu juste derrière. Quant à nos adversaires… Dommage pour eux, mais ils perdront un peu de temps à devoir chercher leur pistolet… Je n’aime pas trop jouer comme ça mais au moins, on ne leur fait pas de mal et on les délocalise juste ailleurs en leur laissant encore la possibilité de revenir dans le jeu… Je demanderai à Mistral de les mettre à l’autre bout de la ville. Comme ça… On se sécurise au moins cette zone.

Bon certes, il faisait toujours autant des plans diaboliques, mais celui-ci n’avait pas pour objectif que de nuire. Et en plus, il donnait la possibilité à ces gars de jouer encore, mais ailleurs. Ce n’était pas si méchant, hein ? Il aurait pu faire bien pire en les immobilisant et en restant à côté pour leur tirer trois fois dessus en attendant que le délai soit écoulé. Ou alors il aurait pu casser leurs pistolets pour ne plus qu’ils puissent continuer. Au final… il restait modéré comme joueur, hein ? Se grattant l’arrière de la tête, un peu gêné, il baissa les yeux.

- Qu… Qu’est-ce que tu en dis ? Si tu as une autre idée, ne te gêne pas, hein…

Dans le fond… C’était ces gars qui avaient commencé par les attaquer, n’est-ce pas ? Ils ne faisaient que se défendre…

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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Aujourd'hui à 21:17

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[Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]
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