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[Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]
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MessageSujet: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Sam 7 Jan - 13:47




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

Si on lui avait demandé s’il y avait une chose pire que la perte de son ami d’enfance Chell, Alban aurait probablement répondu que non. Et en effet, après avoir passé plusieurs mois avec un esprit frappeur inconnu, s’y être finalement attaché, puis avoir appris le jour où il est monté au ciel qu’il s’agissait en fait de la réincarnation de son défunt Roucarnage, on pouvait aisément comprendre pourquoi l’expérience avait été traumatisante. Mais malheureusement pour lui, Alban n’était pas un garçon du genre très chanceux. Et, après avoir subis le décès du même proche pour la deuxième fois, un nouveau fléau s’était abattu sur sa vie qui était pourtant loin d’être un fleuve très tranquille. La faute à une rencontre fortuite avec un Neitram qu’il ne se souvenait même pas avoir croisé. Puis, comme un coup d’éponge, ses souvenirs avaient été gommés et remodelés avec une facilité désarmante. Amnésie partielle, avait diagnostiqué le Docteur Ghost. Même le talentueux psychologue de l’académie n’était pas parvenu à refaire surgir tous ses vieux souvenirs lors de ces quatre dernières semaines de séances intensives. Il y avait du progrès, certes. Mais les dégâts semblaient irrémédiables. Et, avec eux, certains souvenirs chéris dont il ne parvenait même pas à se rappeler l’existence.

Alban ne se sentait pas particulièrement mal pour autant. Il n’avait certes pas forcément bien vécu ses deux premières semaines, où il avait été persuadé que Calliope Pryde était sa petite amie, mais… le choc passé et les premières explications données, il en était venu à la conclusion qu’il fallait qu’il s’ôte ces souvenirs de la tête. Ce qui n’était pas bien facile, il en concevait… Néanmoins, le Voltali était un garçon tellement rationnel et terre à terre qu’il n’avait pas mis trop de temps à se rendre compte que quelque chose clochait dans sa prétendue relation avec la Givrali. Des intuitions. Des souvenirs d’eux qu’il ne pouvait se remémorer, et qui étaient parfois remplacés par ce qu’il pensait être ses « vrais souvenirs ». Un peu comme sur une cassette avec deux films enregistrés l’un sur l’autre ; des images qui se superposent parfois. Une impression d’être dans le faux. Et puis, son entourage qui l’aidait à comprendre que ce n’était pas la vérité. Certes. A la fin de Décembre, il était enfin persuadé que ce souvenir n’avait été qu’une vaste fumisterie.

Mais qu’en était-il du reste ? S’il remettait en cause un souvenir auquel il avait cru tellement fort au départ, comment pouvait-il être certain que tout en ce qu’il croyait était vrai ? Etait-il bien ami avec les gens qu’il pensait connaître ? Avait-il réellement vécu certaines aventures avec des personnes qu’il aurait juré considérer comme des amis proches ? Il se sentait un peu perdu, comme spectateur externe de sa propre vie. Nolan, Aaron, Calliope, Marie, Alex, Audrey étaient des noms dont il se souvenait parfaitement. Mais faisait-il vraiment partie du monde de ces personnes ? Ou n’était-ce encore qu’une farce de son esprit ? Et puis dans les faits, il y avait aussi le cas de Maxine Arago. La petite Givrali aux cheveux roses qu’il ne reconnaissait pas et qui avait assez mal pris le fait qu’il l’ait oubliée. Celle qui l’avait amené jusqu’au Docteur Ghost en percevant son trouble. Cette fille était forcément spéciale pour lui. Mais de quelle façon ? Plus il essayait d’y penser, et moins il parvenait à s’en rappeler. Dans les méandres de ses rêves dans lesquels il plongeait avec Ghost et Vodoo, Alban pouvait néanmoins repêcher quelques éléments. Comme des fragments de sa mémoire d’antan. Ces souvenirs-là, il ne pouvait pas forcément être sûr qu’ils soient vrais. Mais étrangement, il avait envie d’y croire. Peut-être que dans le fond, ça l’arrangeait aussi, d’y croire…

***

Il cligna brusquement des yeux et se retrouva face au faciès réprobateur d’Hélios. Aïe. Où était-il ? Et depuis combien de temps s’était-il perdu dans ses pensées ? Discrètement, il releva légèrement la tête et son cerveau se remit dans le bon sens. Il était dans une salle de classe, au beau milieu de son dernier cours de la journée. En face de lui, Hélios prenait le cours avec une assiduité qui ne lui était pas habituelle… sauf lors des cours d’Andreas Hearnett, son idole. Ce qui ne pouvait signifier qu’une seule chose.

Alban déglutit et releva un peu plus la tête pour se retrouver face au visage rayonnant de son référent de dortoir. Vu la proximité de leurs nez respectifs, le châtain était persuadé que son enseignant le regardait roupiller depuis quelques longues secondes, au moins. Aucun risque qu’il ait loupé son assoupissement. Sauf s’il était bigleux comme un Minotaupe. Ce qui était impossible ; vue la précision avec laquelle il faisait son nail art, Alban était persuadé qu’il aurait été capable de repérer le moindre grain de poussière sur ses tenues de velours et de dentelles. Et d’ailleurs, son sourire faussement tiré voulait tout dire ; Andreas était furieux. Pire : Andreas était en train de réfléchir à une punition qui bousillerait probablement son honneur. Oh-oh.

- Mon cheeeeer Albaaaaaan ?
- O-Oui Professeur ?
- Pouvez-vous répéter ce que je viens de dire ?
- Heu-
- Evidemment que non, puisque vous vous étiez assoupi. Dans ce cas, je vais reformuler pour que vous puissiez noter l’information : retenue Mission au Village de Lansat, demain, à 14h.
- …

Eh merde. Pourquoi avait-il fallut qu’il s’endorme pile au moment où Andreas avait une Mission à refourguer ? Bon à la rigueur, il pouvait s’estimer heureux de ne pas risquer pire ; comme servir de mannequin pour des cosplays bizarroïdes. Maugréant néanmoins, Alban attrapa le papier que lui tendait Andreas, avec les diverses informations écrites dessus. Levant un sourcil, il remarqua que son référent venait également de distribuer le même papier à 4… 5… 6 personnes en plus de lui dans la classe ? Wait. C’était quoi cette Mission ? Oh pitié… pas un défilé grandeur nature dans des tenues confectionnées par Andreas. Oh mon Arceus… Tout sauf ça !

Retournant le papier les mains tremblantes, il lut une unique indication : « Association du bon goût et des bonnes manières ». Ok. Si l’Enfer existait sur Terre, il risquait de le vivre le lendemain. Alors, fourrant le papier dans sa poche, il lâcha une phrase qui résumait à peu près toute sa pitoyable situation.

- Eh merde…

***

Il était installé dans un bus, direction le centre-ville de Lansat. Ses Pokémon, assis à ses côtés, regardaient docilement le paysage défiler à travers la fenêtre. Après le choc de la nouvelle, Alban était parvenu à trouver un point positif à sa Mission imposée ; un point auquel il n’avait pas pensé tout de suite, mais qui risquait fort d’égayer sa journée. A savoir que, sa Mission tombant un Jeudi après-midi, il pouvait donc sécher sans aucun état d’âme le cours de Stratégie d’Ace Stupide Creed, a.k.a le professeur qu’il détestait le plus à l’académie. Un réel soulagement ! Pouvoir sécher un cours d’Ace était déjà une bénédiction, en soi. Pouvoir le faire grâce à une Mission imposée par Andreas ? C’était tellement ironique que c’en était jouissif. Etouffant donc un ricanement dans son écharpe, le châtain reprit néanmoins son sérieux lorsque le car perdit de la vitesse. Allons. Il était là en heure de colle, parce qu’il s’était endormi dans un cours qui était pourtant important dans son Parcours. Il n’y avait pas de quoi faire le fier. Oh, vraiment pas… Se forçant donc à reprendre une expression neutre de circonstance, le Voltali descendit du véhicule en même temps que quelques-uns de ses camarades qu’il connaissait à peine de vue. Sachant qu’ils n’étaient que 4 de l’académie, Alban supposa que les autres allaient les rejoindre par leurs propres moyens ; ou qu’ils avaient tout simplement pris le bus d’avant ou d’après. Ne s’embêtant donc pas à attendre, le châtain rejoignit le point de rendez-vous, où Andreas les attendaient déjà, entouré d’une bonne demi-douzaine d’élèves. Wait. Combien allaient-ils être pour cette Mission ?

Son référent ne semblait cependant pas s’en préoccuper. Face à cette joyeuse audience - un publiiiiic -, le Coordinateur enchaînait les jets de pétales et les petits pas chassés. Devant lui, de nombreux sacs étaient disposés un peu partout ; pots de peintures, billes de couleurs, sachets de paillettes… Ce qui ne le rassurait pas, loin de là. Que leur avait-on préparé ? Alban s’immobilisa lorsqu’il reconnut une silhouette dans leur groupe. Hm… Idalienor Edelwen ? Son esprit était parvenu à se souvenir de son nom complet assez rapidement. Ainsi que de leur première rencontre, dans le Bois de Brume… Vérité ou non ? Il ne pouvait pas en être sûr avant de lui avoir parlé, mais quelque chose lui disait que ses souvenirs vis-à-vis d’elle n’avaient pas été impactés par le bordel qu’y avait semé le Pokémon Psy de nature inconnue. Andreas toussota néanmoins, et il se détourna de la Pyroli pour écouter ce que son référent avait à leur dire. Il était certes suicidaire par moments, mais une fois mais pas deux…

- Cheeeers élèves ! Si vous êtes ici, c’est pour diverses causes… volontariat - il regarda quelques élèves d’un air ému -, tirage au sort - il pinça légèrement des lèvres - ou punition - il fronça carrément les sourcils, avant de reprendre son visage radieux -. Mais peu importe tous ces détails, car nous sommes tous ici pour la même… raison ! Qui est…

Il fit un geste dramatique et sortit un petit papier de son costume trois pièces mauve avec des paillettes noires ; le comble du chic de son humble point de vue.

- Que l’Association - il accentua ce mot avec une moue de dégoût - du bon goût et des bonnes manières *pfeuh*, non contente d’avoir attaqué mon cher Smeagol l’année dernière, a décidé qu’il était de bon ton de remettre en cause l’architecture de notre belle ville. Un scandale ! Après les Pokémon, voilà qu’elle attaque même les villes… où va le monde ?! Bon ceeertes. Dans les faits, je serai de mauvaise foi de dire que la ville est parfaite ; j’aurais moi-même ajouté un peu plus de glamouuur par ci ou par là… Mais je divague. Mon point est le suivant : l’Association a publié un torch-… erm, un article particulièrement dégradant où elle explique que l’architecture désastreuse de Lansat serait responsable du mauvais karma des habitants. Sur une entrevue avec Monsieur le Maire, j’ai donc décidé que nous allions la re-décorer afin que ces fichus pètes-secs n’aient plus rien à redire là-dessus.

Il s’inclina longuement après sa longue tirade, fit quelques effets de fumée puis redressa la tête.

- Votre Mission sera donc la suivante : vous avez toute l’après-midi pour trouver une solution afin de rendre la ville plus gaie, plus colorée, et plus à même de plaire à l’ADBGEDBM ! J’ai apporté du matériel qui sera à votre entière disposition, et j’ai également un partenariat avec « Costumes et accessoires en folie », la boutique qui se trouve par là-bas. Vous pourrez utiliser tout ce que vous voulez afin de mener à bien votre tâche ! Attention ! Je veux que le résultat soit absolument ma-gni-fi-que et je viendrai inspecter les travaux finis à 19h tapantes ! Vous êtes 14, donc le travail devrait être réalisable… En tout cas moi je vous laisse, car j’ai une manucu- heu… des copies à corriger. Et sur ce, mes amours…

Jet de fumée ninja qui fit suffoquer toute l’assemblée. Alban se protégea les yeux et crachota plusieurs secondes jusqu’à ce que Mistral dissipe la fumée grâce à ses grandes ailes. Là, tous purent constater qu’Andreas avait bel et bien disparu. Curieux, certains élèves commencèrent à se rapprocher des sacs pour en explorer le contenu. Alban, un peu dépité, suivi le mouvement sans grande conviction. Il laissa même un soupir traverser ses lèvres. Comment allaient-ils s’en sortir ? Et surtout… Comment allaient-ils s’entendre en travaillant à 14 élèves ? Bon sang… Cette Mission commençait décidemment bien mal.


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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Sam 7 Jan - 16:19



Purple rain, Andreas rain

Idalienor Edelwen
Alban Abernaty
Lieu : Centre ville
Date : 19/12/2016
Pokémon utilisés :
S’il y a bien un cours que je ne comprends pas c’est celui de Hearthness. C’est le référent des Voltalis et surtout le prof de coordination et tout ce qui s’en rapproche. Je vous rassure  je n’ai rien contre lui. Certes il est un peu bizarre, avec un look très décalé, à tendance à fatiguer beaucoup de monde, mais au fond ce n’est pas ça qui me gêne. C’est juste que je n’aie aucun intérêt pour la matière qu’il enseigne. Même si ce n’est pas mon parcours, que ce soit premier ou second, les cours de Roseverte sont toujours plus intéressants à mes yeux. Au moins ils me tiennent éveillée et j’ai l’impression d’apprendre des choses utiles. Là, franchement, je n’arrive pas à suivre. Mais la communication m’ennuie mais à un point. Je comprends qu’on puisse aimer mais moi je n’y arrive décidemment pas. Pendant ses cours, je m’installe tout le temps au fond de la classe et passe l’heure à regarder par la fenêtre. Observer les pokemons oiseaux voler est toujours plus intéressant. Le seul point positif c’est qu’il se débrouille pour que son cours soit animé, du coup je ne peux pas m’endormir. Ça m’évite des punitions.

Tiens d’ailleurs aujourd’hui c’est Alban qui prend. Dormir devant le nez de son propre réfèrent n’est pas une bonne idée, et il ne l’a compris que trop tard visiblement. Le jeune homme reçoit en guise de punition une mission au village de Lansat. Hearthness distribue le papier à d’autres élèves mais heureusement il n’a pas l’air de venir vers moi. Une chose de moins à faire. Surtout si c’est une mission en rapport avec la coordination. Quelle horreur.

La cloche sonne enfin, me permettant de quitter ma place pour partir. Ces cours sont décidemment beaucoup trop ennuyants. Je m’apprête à quitter la salle quand le prof m’interpelle. Tiens qu’est-ce qu’il me veut ? Bon mes résultats ne sont pas excellents dans la matière mais je me maintiens à la moyenne ça devrait suffire non ?

-Mademoiselle Edelwen ?

-Oui monsieur.

-Vous avez écrit de drôles de choses dans votre dernier devoir.

-Ah bon ?

J’essaie tant bien que mal de me souvenir de ce que j’avais écrit pendant ce devoir. Il fallait décrire une prestation je crois. Ca fait plus d’un an que je suis ses cours mais j’ai l’impression d’être toujours aussi nulle que le premier jour. Quand ça ne veut pas ça ne veut pas comme on dit. Le professeur sortit de la pile de copie mon devoir, toussota un instant et commença à lire.

- « Après avoir effectué son enchainement, le coordinateur fonce vers les boules lumineuses et les écartent, telle une boule de bowling jetterait les quilles de son chemin ». Combien de fois va-t-il falloir que je vous le répète, on n’utilise pas des comparaisons si grotesques pour décrire une performance de concours enfin ! En fait, je crois que j’ai dû vous l’écrire sur chacune de vos copies depuis que vous suivez mes cours. Franchement, jolie demoiselle que vous êtes je ne comprends pas comment vous pouvez m’écrire des choses qui manquent autant de finesse et de grâce ?

Oups. Il faut croire que cette fois il en a eu marre de lire mes bêtises. Quoi ce n’est pas ma faute, je ne suis jamais inspirée par ses sujets débiles. Qu’est-ce que j’en sais moi des mots à utiliser pour décrire une prestation ? Pourquoi je ne pourrais pas parler de bowling, ça revient au même en plus. Toujours est-il que le professeur me fixe, en attente d’une explication sur ces débilités. Et je n’en ai aucune.

-Je n’ai aucune excuse monsieur.

-Au moins vous avez le mérite d’être honnête. C’est bien une qualité que vous a transmis ma collègue. Je pense que si vous ne comprenez pas c’est parce que vous ne pratiquez pas assez ! Du coup pour arranger ça vous allez aussi participer à la mission sur Lansat demain avec les autres élèves. Rendez-vous demain à 14 heures, et pas de retard monsieur.

-Mais monsieur attendez j’ai cours à cette heure-là et puis…

Le professeur déposa l’un de ses doigts fins sur mes lèvres pour me faire taire.

-Mademoiselle, n’allez pas me dire que vous êtes triste de rater un cours de Monsieur Creed ? Croyez moi je vous rends service. Allez maintenant zoup, j’ai d’autres cours moi.

Hearthness me jeta littéralement de la salle pendant que les autres élèves s’installaient. Je regarde avec plus d’attention le papier qu’il m’a donné. Il y a simplement noté la date, l’heure du rendez-vous, le lieu ainsi que le que le nom d’une association. « Association du bon goût et des bonnes manières ». J’aurais vraiment du réfléchir avant d’écrire ça sur ma feuille.

***

Le lendemain, me voilà dans un bus en direction du lieu de cette fameuse mission. Bon j’avoue que louper le cours de stratégie m’arrange bien. Même si je suis passée Top-Dresseur en spécialité secondaire, ce n’est pas pour autant que j’apprécie le personnage qui me sert de professeur. Le souci c’est qu’actuellement je n’ai aucune idée de ce qui est le pire. Son cours ou une mission coordination. Je n’en ai encore jamais fait, normal ce n’est pas mon parcours, mais la situation ne m’a pas laissé le choix. Et puis peut être qu’avec un peu de chance, comme il me l’a dit, ça me permettra de mieux réussir mes devoirs de communication. On ne sait jamais.
A mes côtés dans le car se trouve Misis, tournoyant au-dessus de ma tête gentiment et Pop sur mes genoux. Je lui caresse doucement la tête tout en regardant dehors. Je me suis débrouillée pour prendre pas mal d’avance afin de ne pas être en retard. Le référent des Voltalis ne supporte pas ça alors si je pouvais ne pas me faire remarquer dès le début ça m’arrangerait.

D’ailleurs, est-ce que je vais retrouver Alban là-bas ? Ça fait un moment qu’on ne s’est pas parlé. La relation que j’entretiens avec lui est assez bizarre. En temps normal, il aurait été une connaissance parmi d’autres, mais le fait qu’il est été mon idole pendant un temps et qu’il en sache autant sur moi après la mésaventure du bois de brume me laisse un sentiment différent. Et puis, Max m’a dit que ça n’allait pas fort entre eux. Alors qu’elle semblait être dans un doux nuage cet été, dans son idylle romantique, la Givrali était bien plus abattue la dernière fois qu’on en a reparlé. L’envie me démange d’aller demander des explications au brun, mais je me résigne. Ce ne sont pas mes affaires, mais s’il blesse trop Maxine à l’avenir il aura à faire à moi.

Arrivée sur les lieux de la mission, je constate que plusieurs caisses remplies de tout un tas de choses colorées sont à côté de nous, avec pour but d’être utilisé je présume. Alors j’espère que quelqu’un est fort en harmonie des couleurs tout ça, parce que ce n’est pas mon cas du tout. Dans la foule je reconnais le Voltali mais lorsque je m’apprêtais à lui parler c’est son référent qui débarque tout en discrétion bien sûr. Quelques petits sauts et pluie de paillette avant de commencer à nous expliquer le principe de la mission.

Plus le discours avançait, plus j’écarquillais les yeux. Attendez je ne suis pas décoratrice ou je ne sais pas quoi. Je ne sais pas du tout comment décorer une ville pour rendre le tout plus joyeux. Finalement, je crois que j’aurais préféré le cours de Ace (oui je ne me serais jamais cru dire ça un jour). Le professeur disparait dans un écran de fumée qui ne me surprend même plus, nous laissant dans la galère. Les élèves se dirigent vers les différents objets à notre disposition pour voir ce que l’on peut en faire. Une des caisses est d’ailleurs remplie de matériel de Paintball. En rigolant, je m’adresse au groupe d’élève.

-S’ils veulent de la couleur dans cette association on n’a qu’à faire un Paintball dans toute la ville il y aurait des couleurs au moins. Ahah.

Sauf que ce que je ne savais pas, c’est que quelqu’un allait vraiment prendre au sérieux ce que je venais de dire. Une Pyroli se lève devant la caisse et parle fort pour que tout le monde l’entende, tout en récupérant un pistolet à encre.

-Pas bête Edelwen ça pourrait carrément le faire. Et puis de toute façon, plus vite on aura mis de la couleur et plus vite on pourra se tirer d’ici. Allez tous avec moi !

Les autres élèves, pas bien enthousiasmés par cette mission, se levèrent en cœur et saisir un pistolet avant de se lancer à la course dans les rues du village. En soit, l’idée est très marrante mais on va quand même avoir un problème. Les habitants du village ne vont pas apprécier qu’on se batte à coup de balle de peinture dans les rues. Me sentant carrément débile, je cherche du regard une âme charitable, prête à m’aider. Ah ouf Alban tu es encore là ! Merci !

-Alban je crois que j’ai fait une grosse bêtise. Je disais ça pour rigoler moi je ne pensais pas que quelqu’un allait vraiment le faire ! Comment je vais faire moi pour rattraper le coup. Zut zut zut.

Il faut vraiment que j’apprenne à me taire des fois quand même.

(c) Alban


_________________
~ Idalienor Edelwen ~
Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres

Petit plus (Max qui gère ♥):
 


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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Dim 8 Jan - 15:22




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

La première pensée d’Alban fut de se dire qu’au moins, sa Mission n’impliquait aucun défilé ou aucun essayage, ce qui était déjà un sacré miracle, en soi. Sa seconde pensée fut néanmoins la suivante : à l’académie, RIEN ne pouvait se passer de façon « normale et agréable », surtout lors d’une Mission. Mieux valait-il ne pas être naïf pour ne pas se laisser surprendre. Amnésique, certes. Mais pas stupide pour autant. Et s’il y avait bien un souvenir qui était resté intact et en lequel il croyait dur comme fer, c’était bien celui-là. Avec appréhensions, il regarda donc les autres élèves commencer à farfouiller dans les diverses caisses mises à leur disposition. Lui-même s’approcha d’un sac pour en explorer le contenu. Paillettes, rubans, cotillons… Qu’allaient-ils faire avec ça, sérieusement ? C’était sur quelque chose de durable qu’ils devaient travailler. Pas sur la façon de décorer une ville pour un carnaval quelconque. Où Andreas avait-il la tête ? Qu’attendait-il d’eux ? Il leva la tête pour regarder les autres élèves participants. A part Idalienor, il n’avait presque jamais parlé aux autres. La réelle difficulté de cette Mission, en tout cas, allait être de coopérer. S’ils n’avaient été que deux ou trois, Alban aurait pu essayer d’imposer ses idées et son mode de fonctionnement. Selon lui, il leur fallait un plan pour ne pas partir dans tous les sens et perdre du temps inutilement. Faire un inventaire de tout le matériel à leur disposition, réfléchir tous ensemble sur ce qu’ils voulaient donner comme style à la ville, faire éventuellement des courses s’il leur manquait des choses, s’attribuer des tâches et commencer le travail. Il n’y avait que de cette façon qu’ils pourraient être efficaces, surtout compte tenu de leur effectif. Mais visiblement, beaucoup de gens n’avaient pas vraiment la même façon d’aborder un projet.

Tandis qu’il était en train de trier les cotillons, il releva la tête lorsqu’Idalienor fit une blague sur le Paintball. Il haussa un sourcil et regarda le contenu de la caisse qu’elle avait devant elle. Effectivement, des pistolets de Paintball et même des protections. Où Andreas était-il allé chercher tout ça ? Réprimant un sourire amusé face à la remarque sarcastique de la Pyroli, Alban se figea néanmoins lorsqu’une autre fille s’approcha de la Médecin. Grande, de carrure très carrée, avec une mâchoire digne d’un camionneur et des mains assez larges pour couvrir la totalité de son visage. Il essaya de se souvenir de qui était cette fille, sans succès. Il l’avait peut-être remarquée deux ou trois fois en cours de Pokéathlétisme mais ne lui avait jamais parlé. Il ne savait même pas son prénom et son dortoir. Avec conviction, la fille attrapa un pistolet et passa négligemment une sorte de gilet type pare-balles à motifs camouflages sur ses épaules. Puis, se tournant vers les autres élèves, elle annonça que l’idée d’Idalienor n’était effectivement pas bête, et qu’ils n’avaient qu’à faire ça pour aller plus vite. … Attendez.

L’idée fut reçue avec de grands cris. Les autres élèves, amusés à la perspective de faire du Paintball ET de finir la Mission plus rapidement, se bousculèrent pour attraper des pistolets et des protections à leur tour. Certains - et notamment ceux qui s’étaient portés volontaires -, essayèrent de calmer le jeu mais ne furent pas écoutés. Les choses commençaient clairement à dégénérer. Ce qui n’était absolument pas au goût d’Alban, qui avait toujours été un garçon ordonné et réfléchi.

- Att-, commença-t-il à dire pour retenir les autres, sans résultat.

La moitié des élèves était déjà partie au pas de course dans les ruelles, tandis que la fille qui avait lancé l’idée les regardait avec un air ahuri. Elle non plus ne s’attendait visiblement pas à ce que les gens réagissent aussi vite à sa proposition. Alban s’approcha d’elle d’un air décidé, tandis qu’Idalienor venait à sa rencontre, complètement paniquée. Une bêtise, ça oui. Mais dans les faits, ce n’était pas de sa faute à elle. Comme si elle avait pu prévoir qu’une simple blague pourrait autant tourner au vinaigre ! Lui adressant un bref regard indulgent - mais néanmoins teinté d’un brin d’agacement qu’il essaya de camoufler -, Alban se tourna enfin vers l’autre fille.

- Bravo, c’était vraiment l’idée du siècle, ça. Et maintenant, comment on va faire pour rattraper le coup ? La ville va devenir un véritable champ de bataille d’ici quelques minutes et il n’y a aucun moyen de contrôler ce que les autres vont faire.

Wow, depuis quand faisait-il dans le passif agressif ? Bon ok, depuis toujours. Mais il n’était clairement pas bien luné, et son irritation avait pris le pas sur sa patience. Soutenant le regard de la fille qui devait bien faire sa taille et deux fois sa largeur, Alban croisa les bras. Si elle avait voulu lui faire payer son impertinence, nul doute qu'elle en aurait été capable. Il était persuadé qu'elle devait bien connaître une ou deux prises de Krav Maga, et qu'elle pourrait le maîtriser sans aucun souci. Ce qui n’était pas une chose rassurante, en soi. Mais bon, il lui restait quand même un semblant d’honneur pour ne pas fondre comme neige au soleil face à une fille.

- Descend un peu, Abernaty. C’est pas parce que t’es une starlette que tu peux te permettre de te croire supérieur. L’idée EST bonne et si elle ne te plaît pas, c’est du pareil au même. Je suis Coordinatrice Performer alors j’estime que si quelqu’un sait de quoi elle parle ici, c’est bien moi. Alors ne remet pas en cause mes goûts et mes choix juste parce que t’as eu un peu de chance au dernier Concours de Coordination.

Elle fronça les sourcils et Alban fut désarçonné un court instant. Cette fille ? Coordinatrice Performer ? Il aurait pensé à peu près à tout sauf ça. Comme quoi, les apparences étaient bien souvent trompeuses. Profitant de son moment de bug, la Pyroli sortit un Ramboum de sa Pokéball et se pencha à la hauteur de ses oreilles hauts parleur. Puis, après avoir tapoté deux secondes dessus, elle parla à l’intérieur dans le but de faire passer un message à toute la ville.

- 1, 2, 3. Vous m’entendez tous ? Elèves de la PC, j’ai une annonce à vous faire : la partie de Paintball géant afin de redécorer la ville est officiellement ouverte ! Mais afin d’ajouter du piment, nous allons y inclure une petite règle. Si un autre joueur vous touche plus de 3 fois, vous êtes considéré comme étant éliminé et vous devrez quitter les lieux ! A 19h, les élèves qui seront encore dans la partie pourront voir Andreas et bénéficier de leur validation de Mission. Ceux qui seront out seront considérés comme des déserteurs et… eh bien… les gagnants diront à Andreas qu’ils ont fui et ont lâchement abandonné les autres. Ce qui, entre nous, ne risque pas de lui plaire du tout… Enfin bon ! Utilisation des Pokémon autorisée pour vous protéger et attaquer les autres. Si le Pokémon est touché trois fois par de la peinture, il ne peut plus être utilisé également. Un seul pistolet par joueur. Si vous arrivez à toucher un joueur ou un Pokémon, il vous est interdit de lui tirer dessus de nouveau dans un délai de 1 minutes. Egalement, chaque pistolet possède une couleur différente. Celui qui a réussi à repeindre le plus de murs à la fin aura droit de demander ce qu’il veut à la personne de son choix ! Possibilité de recouvrir la couleur des autres pour étendre sa zone. Et sur ce… que la partie commence !

Puis, se redressant, elle tira une balle dans le ventre d’Alban et s’enfuit en courant vers la première ruelle.

Sous l’impact, le châtain fit un vol vers l’arrière et tomba dos contre le sol. Sonné, il cligna plusieurs fois des yeux. Bordeeeeel. Ca faisait super mal une balle de Paintball, en fait !!! Surtout sans protections ! Cette espèce de… Elle allait le lui payer ! Maugréant tandis que ses Pokémon se rassemblaient autour de lui pour s’enquérir de son état, Alban se releva. Auster utilisa une attaque Rayon Lune pour le remettre d’aplomb, et le châtain constata les dégâts. Sa chemise blanche était à présent couverte d’une grosse tâche rouge au niveau de son ventre. Il souleva le tissu et grimaça en voyant que sa peau était rougie également. A cause de la peinture ou à cause de l’impact ? Toujours est-il que vu la douleur, il aurait forcément un bleu le lendemain. Calme, Alban. Il ne fallait pas que tu t’énerves. Rappelle-toi. Tu es un élève plutôt intelligent, réfléchi, avec une sagesse à toute épreuve et tu n’es pas du genre à répondre à la première provocation, n’est-ce pas ?

- Cette espèce de… Elle va me le payer.

Bon. Trop tard. Voilà qu’on l’avait perdu.

Se dirigeant vers la caisse, Alban attrapa une protection qu’il revêtit rapidement. Puis, il choisit son pistolet avec les munitions correspondantes. Jaune pour lui. A la couleur des Voltali. Patriote et fier de son dortoir même dans ce genre de situation, n'est-ce pas ? Se retournant ensuite vers Idalienor, la dernière personne qui était restée ici, il soupira.

- Il vaut mieux qu’on quitte les lieux rapidement, si on ne veut pas que les autres reviennent pour nous canarder. On est trop à couvert, là. Je suis désolé de ne pas pouvoir trouver d’autre solution mais… il va falloir jouer le jeu. Tu… Tu veux faire équipe avec moi ?

S’il y avait bien quelqu’un avec qui il voulait faire équipe, c’était Idalienor. Il ne connaissait pas véritablement les autres et il savait en outre qu'elle était Pokéathlète, tout comme lui. Par ailleurs, il était persuadé qu'ils pourraient plutôt bien travailler ensemble, étant donné qu'ils avaient déjà été forcés de coopérer quelques mois plus tôt, lorsqu'ils s'étaient rencontrés dans le Bois de Brume. Néanmoins, il n’était pas sûr qu’elle accepte. Surtout compte tenu du fait qu’il avait déjà reçu une balle de peinture, et qu’il était donc à deux tirs de se faire éliminer… Enfin bon. Quelle que soit sa réponse, Alban ne se sentait pas d’humeur à tirer sur la Médecin. Que ce soit maintenant en traître - ce qui n’était pas son genre -, ou plus tard lors du jeu. Si jamais elle refusait, il n’aurait qu’à la laisser là et s’enfuir assez vite pour ne pas qu’elle puisse lui tirer dans le dos. Mais après ce qu’ils avaient vécu… Il était à peu près sûr que ce n’était pas son style. Attrapant donc une protection, il la lança à Idalienor pour qu’elle puisse la revêtir. Puis, lui désignant la caisse avec les pistolets, il se releva.

- Dépêche-toi de mettre ça, en tout cas. Sans protections, les balles font assez mal. Et si t’es d’accord pour faire équipe, eh bien… Suis-moi.

Il rappela ensuite la majorité de ses Pokémon, ne laissant qu’Auster et Zéphyr hors de leurs Pokéball. Mieux valait ne pas risquer d’être trop repérable pour la première partie du jeu. Il solliciterait ses Pokémon lorsqu’il aurait besoin de leurs compétences. Pour le moment… Le Regard Vif de Zéphyr et le Psyko d’Auster suffiraient amplement pour déjà se protéger. Ensuite, il leur faudrait trouver un plan d’attaque… Mais il était nécessaire d’analyser la situation avant. Courant donc vers une ruelle pour s’y cacher, il sentit son cœur tambouriner. C’était comme dans les Hunger Games. Une sorte de jeu de la survie, mêlant excitation et peur. Essayant de refouler cette euphorie, il fit de son mieux pour garder son calme et son sérieux. Ce n’était pas le moment de redevenir un chasseur. Il ne fallait pas qu’il retombe dans ces travers-là. Et, il avait beau être partiellement amnésique… il se souvenait très bien de ce qui s’était passé lors de cette fameuse Mission avec son meilleur ami. Plus jamais… Il ne voulait plus jamais que son côté manipulateur et sournois prenne à ce point le pas sur le « gentil » Alban qu’il était.

Mais ce n’était pas pour autant qu’il ne souhaitait pas gagner.



Dernière édition par Alban Abernaty le Mar 21 Fév - 13:56, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Jeu 12 Jan - 20:51



Purple rain, Andreas rain

Idalienor Edelwen
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Date : 19/12/2016
Pokémon utilisés :
Mais quelle patate je fais je vous jure moi. Il est vrai que redécorer le village ne me tentait pas du tout. Mes goûts sont plutôt simples, voir décalés par moment. Je ne suis pas sûre que je sois vraiment utile pour ce genre de tâche. J’aurais tout aussi bien pu me contenter de suivre les instructions des élèves volontaires, surement des coordinateurs eux, pas comme moi pokeathlète médecin qui n’avait rien à faire là. Au lieu de ça, je m’amuse, j’essaie de faire une petite blague, mais qui dérape. Faut croire que j’ai un certain don pour que tout dérape avec juste une phrase. C’est vrai, combien de fois avec juste une toute petite action de ma part tout part en vrille ? En un an, j’en ai cumulé des bêtises.

Mais à chaque fois, j’implique d’autres personnes, en l’occurrence ici Alban. C’est le seul élève que je connais du petit groupe, et également mon seul repaire et soutien éventuel. C’est vers lui que directement je me suis tournée, en espérant trouver de l’aide. Heureusement, même si je sens dans son regard une pointe d’agacement (un peu la même qu’à notre première rencontre, à croire que je ne fais que l’agacer), il essaie de raisonner les troupes, bien que déjà dispersées un peu partout dans le village. Malheureusement, il se heurte à un bon morceau. Je ne sais pas comment s’appelle la Pyroli qui a enchainé sur ma blague mais on la connait toutes de réputation dans le dortoir pour son franc parlé et sa délicatesse légendaire. Et ce n’est pas Alban qui va la contredire. Sa remarque me rappelle que la performance du Voltali pendant le concours avait été remarqué, et positivement. Lui aussi je pense qu’il a son mot à dire, mais elle n’a pas l’air de cet avis et le renvoi aussi sec.

Cependant, parce que l’anarchie ça ne serait pas drôle, la coordinatrice utilise un Ramboum en guise d’enceinte pour lancer un message à tous les élèves. Elle improvise sur le tas des règles qui ne sont pas sans me rappeler la course en deltaplane du début de l’été dernier. 3 vies, un pistolet, 2 pokemons, une couleur, que la guerre commence. On pourrait résumer le jeu ainsi je pense. Et puis, à l’annonce de ces règles, un drôle de sentiment que je ne connais que trop bien s’installe. La montée de l’adrénaline et un désir fou de relevé ce nouveau défi, et surtout de le gagner. C’est mon esprit de compétitrice qui ressort dans ces moments-là. Un milliard de pensée me traverse l’esprit, comme l’état dans lequel va se retrouver la ville avec cette compétition improvisée, la punition que va me coller Andreas si je participe à ce jeu, la colère potentielle des habitants. Mais tout ceci ne reste pas bien longtemps, préférant me concentrer sur le jeu.

Après avoir mis au courant tout le monde des règles, la Pyroli se tourne vers Alban, lui tire une balle dans le ventre avant de s’enfuir avec les derniers élèves restants. Mais c’est pas juste ça et déloyal ! Il était complètement à découvert. Moue boudeuse, je tire la langue au dos de ma camarade de dortoir et regarde le Voltali au sol. Un pistolet de Paint ball tire relativement fort, et à cette distance, ça lui laissera un beau bleu. Je l’aide rapidement à se relever pendant qu’il étouffe un juron. Vite pris de court par ce jeu, il se précipite vers la caisse de matos, enfile une protection et choisit un pistolet jaune, ce qui ne m’étonne pas du tout. A ma grande surprise, il prend ce jeu très au sérieux et part déjà sur diverses stratégies. Je pensais sincèrement qu’il refuserait de participer ou un truc du genre. Les apparences sont trompeuses, je suis la première à le savoir. En revanche, j’ai du mal à saisir le sens de sa remarque. Si je veux me mettre en équipe avec lui ? Je réponds en cœur.

Tu n’as pas tort, tu as certes déjà été touché donc ça fait une chance en moins, et en plus on n’utilise pas la même couleur alors bon à première vue faire équipe est à mon désavantage. Mais j’ai déjà fait un jeu de ce genre avec Callie, qui a largement suffit à me faire comprendre qu’une équipe est indispensable dans ce genre de compétition. Et puis je n’allais pas te laisser tout seul alors que c’est de ma faute si on est dans cette galère, alors oui on se met en équipe, et oui aussi on doit bouger rapidement.

Le brun me lance un gilet de protection et à mon tour je choisis ma couleur. Il ne me reste plus grand choix mais disons que ça sera le orange. C’est un peu ma couleur, et je l’aime bien alors autant la porter fièrement. Il me met en garde contre les balles et choisit ses pokemons pour le jeu. J’en fais de même, mais le choix est déjà fait.

Bon alors Misis et Pop je vous ai choisi pour cette mission même si à la base ça ne devait pas se passer comme ça j’ai décidé de vous choisir quand même. Pop tu as déjà participé à un jeu de ce style alors tu connais mais toi Misis c’est tout nouveau. Tu as entendu les règles tu ne dois pas être touché par les balles de peinture. Je compte sur toi pour nous servir de bouclier, à Alban et moi, grâce à ton attaque Mur Lumière. Tu peux le faire ?

Strassie se contenta de faire bouger ses longues oreilles, me faisant comprendre que les consignes étaient claires. Pop grimpa sur mes épaules et nous voilà partit, tels de petits soldats dans une bataille de couleurs à travers les ruelles. Vu les bruits perceptibles, il y a l’air d’avoir un petit affrontement un peu plus loin. Sur notre chemin, on remarque déjà des murs colorés que l’on ne se gêne pas pour recouvrir à notre couleur. Après tout c’est le jeu, et tant qu’il n’y a personne, on n’a pas trop de questions à se poser, du moins je pense.

Nous nous engageons au détour d’une autre ruelle pour être le moins à découvert pour l’instant. Pour moi, puisqu’Alban a déjà une « vie » en moins, il vaut mieux mettre de la couleur un peu partout avant de se lancer dans la mêlée pour éliminer les autres. Je ne doute pas que le Voltali a une revanche à prendre sur l’investigatrice de tout ceci mais il faut être raisonné pour l’instant, ou on court à la défaite.

En prenant un virage, je n’eus quasiment pas le temps de comprendre ce qu’il se passait qu’un mur magique se dressait entre nous et le reste de la ruelle, nous protégeant d’une vague de peinture bleu, dans différentes nuances. Vite, on se précipite derrière le mur d’où nous venons pour réfléchir. Visiblement, les autres ont aussi fait des alliances, j’aurais dû m’y attendre. Je tourne le regard vers Alban, la main sur mon pistolet, prête à dégainer au moindre moment.

Bon, ils ont l’air d’être au moins deux vu les couleurs présentes sur le mur lumière. Il nous faut une stratégie pour les éliminer, sinon c’est eux qui vont le faire. Une idée ?

(c) Alban


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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Sam 14 Jan - 15:33




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

Quelques mots, et voilà qu’une Mission dérape totalement. Si Alban n’avait pas été déjà assez habitué à ce genre de choses, il se serait sans doute roulé en boule dans un coin en couinant pour qu’on l’achève. Mais plus d’un an à l’académie, ça forge le caractère et ça vous relève considérablement votre seuil de tolérance. Après tout, cette Mission, ce n’était pas non plus la pire qu’il avait eue à subir. Ce n’était qu’un retour aux sources. Un retour aux Hunger Games auxquels il avait participé en compagnie de son meilleur ami. Même si le souvenir était lointain, Alban n’avait jamais oublié tout ce qui s’y était déroulé. La difficulté de trouver de la nourriture. Celle d’être constamment sur ses gardes pour ne pas se faire prendre par surprise. Celle de ne dormir que sur une seule oreille, les sens toujours en alerte en cas d’attaque nocturne. Au moins ici, il était dans un environnement connu, en plein jour. Il avait plutôt une bonne mémoire des endroits qu’il visitait. Et, pour avoir déjà passé plus d’un an à se balader dans le village de Lansat régulièrement, Alban pouvait se vanter d’en connaître les moindres recoins. La carte était déjà marquée dans son esprit. Il n’y avait pas de forêt luxuriante où on pouvait se perdre. Ni de grosses cachettes. Les buissons étaient remplacés par les boutiques et les bancs. Les points de nourriture sauvage, par des échoppes ou des stands de churros. En outre, la majorité des autres participants étaient des abrutis finis qui avaient foncés tête la première dans le jeu sans prendre la peine de réfléchir. Rien à voir avec les candidats gonflés à bloc avec un instinct de compétition hors norme qu’Aaron et lui avaient pu affronter.

Pourtant, Alban n’était pas rassuré pour autant. Il s’était déjà fait attaquer une première fois et n’avait même pas vu le coup venir. Qui que soit cette fille, elle avait des réflexes vraiment très bons. Et quelque chose disait au Voltali qu’elle allait se faire un malin plaisir à le prendre en chasse s’il croisait son chemin. Ce qui arriverait forcément. Car Alban n’aimait pas perdre. Car Alban pouvait être extrêmement rancunier, surtout quand on venait de l’humilier sans aucun état d’âme. C’était carrément une affaire personnelle, à ce stade. Armé de son pistolet aux balles de peinture jaunes, le châtain s’engouffra donc dans une ruelle en compagnie d’Auster et Zéphyr, ses acolytes de toujours. C’était eux-mêmes qui l’avaient accompagné lors de son périple aux Hunger Games. Il savait d’avance qu’il pouvait leur faire confiance, surtout qu’ils étaient déjà habitués à ce genre de choses. Plaqué contre un mur, ses Pokémon postés en éclaireurs, Alban se mit donc à réfléchir. L’architecture de la ville était bien différente d’une forêt. Lansat était en outre assez grande pour permettre aux 13 autres participants de se cacher n’importe où. Il allait devoir redoubler de prudence. D’autant plus que des alliances avaient dû naturellement se former…

Quelques pas se firent entendre derrière lui. Idalienor était juste là, à moins d’un mètre. Elle avait manifesté l’envie de faire équipe avec lui. Son sens du devoir, c’était quelque chose, quand même… Mais pour le coup, cela l’arrangeait bien. Il ne savait pas encore s’ils allaient pouvoir fonctionner comme une bonne équipe, mais il lui faisait confiance pour cela. Loin d’être semblables, ils étaient tout de même assez intelligents l’un comme l’autre pour ne pas se trahir. Enfin… Si ses souvenirs d’elle étaient vrais. Se tournant légèrement vers la brune, Alban la regarda du coin de l’œil. Il n’avait pas pris le temps d’y penser depuis qu’ils s’étaient croisés, mais est-ce qu’Idalienor était bien la personne qu’il croyait ? Elle était venue naturellement lui parler, donc cela prouvait qu’ils se connaissaient au moins, mais… et si son idée d’elle était fausse ? Et si la Pyroli n’était pas la personne à laquelle il pensait ? Et si elle profitait de sa confiance pour le trahir et l’éliminer ? Son esprit commença à se brouiller, comme à chaque fois qu’il essayait de démêler le vrai du faux dans ses souvenirs chamboulés. Voilà que ce paramètre qu’il n’avait pas prévu venait se coincer dans ses rouages parfaits. Petit grain de sable dans la machine. Lui qui avait commencé le jeu en étant confiant, voilà qu’il ne savait à présent plus comment ce dernier risquait de se dérouler. Le danger pouvait provenir de n’importe où… Et il n’était qu’à deux doigts de se faire éliminer…

Il baissa les yeux vers Auster, qui venait de se coller à ses jambes en sentant son trouble. Son regard semblait lui dire de ne pas s’inquiéter. Mais les expressions des Pokémon étaient parfois difficiles à interpréter. Ne pas s’inquiéter pourquoi ? Parce qu’il n’y avait effectivement pas de raison de soupçonner Idalienor, ou parce que son Noctali avait confiance en ses capacités à le protéger dans n’importe quelle circonstance ? Ergl. C’était si compliqué. Des bruits de peinture au loin le firent cependant reprendre le fil. Dans l’immédiat, Idalienor était obligée de coopérer avec lui, lui semblait-il. Il n’y avait aucune raison pour qu’elle n’accepte pas son idée d’alliance. Au moins dans un premier temps. Peut-être finirait-elle par le trahir lorsque les choses deviendraient plus compliquées, en rejoignant par exemple une autre équipe ou en lui tirant dans le dos à la fin. Mais pour le moment… Il avait encore besoin d’elle, et inversement. Rester sur ses gardes… C’était la seule chose qui devait le préoccuper, pour le moment.

Lui faisant donc signe de le suivre, Alban tira quelques balles vers les murs. Pour commencer, il fallait qu’il repeigne la ville et avance le relooking des infrastructures. Il se retrouverait bien stupide, s’il parvenait à survivre jusqu’à la fin mais devait se retrouver à exécuter l’ordre de cette débile qui avait lancé le jeu. Aspergeant donc de jaune les briques, il entendit Idalienor faire de même. Orange et jaune. Pas des couleurs qui marchaient forcément bien ensemble, mais dans tous les cas, un accord tacite semblait avoir été passé entre les deux adolescents. Chacun s’occupait de son propre espace, sans chercher à gêner l’autre. Oui. Mais pour combien de temps ?

Çà et là, des balles de peintures recouvraient la morosité des briques. Plusieurs élèves étaient déjà passés par ici. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Alban s’étonnait de ne croiser personne. Il avait certes choisi une ruelle qui était plutôt déserte de façon générale, mais les traces sur les murs prouvaient qu’au moins trois élèves étaient passés par ici. Où se trouvaient-ils à présent ? Déjà beaucoup plus loin ? En embuscade quelque part ? Les stratégies étaient multiples, pour ce jeu. Et il ne connaissait pas assez les autres pour prévoir ce qu’ils allaient choisir…

Brusquement, un mur se matérialisa devant eux. Des bruits de tirs se firent entendre, droit devant, et des balles de peinture bleues vinrent s’écraser sur une paroi à peine visible. Auster aboya, déclenchant sa Psyko pour venir soutenir l’effet d’un mur qui n’était apparemment pas une attaque Abri. Alban plongea sur sa droite pour se protéger derrière un pan de brique, tandis que des tirs nourris continuaient de pleuvoir sur eux. Merde ! Déjà des adversaires alors qu’ils venaient juste de commencer ? Il se tourna d’instinct vers Idalienor, qui était proche de lui et avait la main sur son pistolet, prête à tirer. Un souvenir lui revint comme une sorte de flash. Idalienor faisait du tir à l’arc, avait-il entendu… Dans ce cas, probablement devait-elle être douée pour les exercices de précision comme celui-ci. Une bonne alliée… mais une dangereuse ennemie. Voilà qu’il allait devoir se méfier encore plus d’elle.

Hochant néanmoins la tête pour confirmer qu’ils étaient au moins deux, Alban siffla légèrement. Dans un scintillement léger, Zéphyr plongea vers eux en évitant une balle de couleur et vint se poser docilement sur le poignet tendu de son dresseur.

- Zéph’, combien sont-ils ? Deux ? Trois ?

La mouette chromatique hocha la tête sur la première proposition et secoua le bec à la seconde. Ok. Ils étaient donc bien deux.

- Tu as réussi à les localiser ?

Zéphyr agita la tête de haut en bas et pointa le bec successivement vers la droite, puis vers la gauche un peu plus haut. Il croisa également les ailes et lâcha un petit piaillement pour que son explication soit plus claire. Alban eut un léger sourire. Décidemment, le Regard Vif de son Goélise était toujours aussi pratique.

- Alors ils sont bien deux. Un se cache dans la ruelle, à droite. Quant à l’autre, il a dû grimper l’échelle qui permet d’accéder au toit et est légèrement en hauteur, sur la gauche. De l’emplacement où il est, il ne peut néanmoins pas nous atteindre vu que nous sommes dans une zone morte pour lui.

Lâchant Zéphyr pour que ce dernier continue de surveiller les environs discrètement, Alban fit signe à Ida de s’accroupir. Du bout du doigt, il lui montra le sol, qui était terreux.

- Ne t’inquiète pas pour eux, Zéph’ nous alertera lorsqu’ils seront trop près. Alors je ne sais pas si tu connais cette rue, mais voici l’architecture générale. Je l’ai choisie parce que je la connais bien. Ici, c’est l’allée principale sur laquelle on était avant l’attaque.

Il traça un long couloir droit et une flèche pour indiquer qu’ils marchaient dans cette direction avant les premiers tirs.

- Ici, c’est la rue perpendiculaire où nous sommes. Elle débouche sur une autre rue ; celle vers laquelle la fille qui a lancé le jeu est partie. Plus loin dans la rue où les deux bleus se cachent, il y a également une seconde rue perpendiculaire, que nous pouvons rallier en passant discrètement par la rue de la fille rouge. Tu me suis ?

Il dessina une sorte de H à double barre centrale et fit quatre points représentant Ida, lui, et les deux adversaires inconnus.

- Je peux te proposer plusieurs choses. La première : nous fuyons par la rue sur notre droite - celle de la fille rouge - pour contourner les deux bleus et aller ailleurs. Mais cette solution ne me plaît pas car cela voudrait dire que ces deux types se sécurisent toute une ruelle où nous ne pourrons pas laisser de peinture de notre couleur. Ce qui m’amène donc à la seconde possibilité…

Avec son doigt, il fit se déplacer un des points représentant leur équipe.

- L’un de nous reste ici pendant que l’autre contourne discrètement en empruntant la rue de la rouge. Puis, il va prendre la petite rue parallèle à celle dans laquelle nous nous cachons, pour prendre par surprise les deux gars qui s’attendront à ce que nous soyons ici. Zéphyr pourra coordonner les actions en donnant un signal lorsqu’il verra que nous serons tous les deux positionnés. Lorsque le premier - celui qui restera ici - sort pour faire l’appât, celui de derrière canarde les deux autres dans le dos. Et… en profitant de l’effet de surprise, l’appât peut utiliser notre botte secrète.

Un sourire espiègle sur les lèvres, il tapota doucement sur une de ses Pokéballs. Dans un rayon rouge, Hélios son Larveyette se matérialisa. Son air gonflé d’autosuffisance semblait vouloir dire qu’il était prêt à en découdre pour être au centre des hostilités.

- Pendant que les deux bleus sont tournés vers celui qui leur aura tiré dessus, Hélios va utiliser ses Sécrétions pour les immobiliser. Oh, rien de bien méchant, ils mettront juste quelques longues minutes à se défaire de leurs liens. Mais ça nous permettra déjà de piquer leurs pistolets. Je sortirai alors Mistral pour qu’il aille porter les pistolets ailleurs. Comme ça, on peut repeindre cette ruelle sans risquer qu’elle soit repeinte de bleu juste derrière. Quant à nos adversaires… Dommage pour eux, mais ils perdront un peu de temps à devoir chercher leur pistolet… Je n’aime pas trop jouer comme ça mais au moins, on ne leur fait pas de mal et on les délocalise juste ailleurs en leur laissant encore la possibilité de revenir dans le jeu… Je demanderai à Mistral de les mettre à l’autre bout de la ville. Comme ça… On se sécurise au moins cette zone.

Bon certes, il faisait toujours autant des plans diaboliques, mais celui-ci n’avait pas pour objectif que de nuire. Et en plus, il donnait la possibilité à ces gars de jouer encore, mais ailleurs. Ce n’était pas si méchant, hein ? Il aurait pu faire bien pire en les immobilisant et en restant à côté pour leur tirer trois fois dessus en attendant que le délai soit écoulé. Ou alors il aurait pu casser leurs pistolets pour ne plus qu’ils puissent continuer. Au final… il restait modéré comme joueur, hein ? Se grattant l’arrière de la tête, un peu gêné, il baissa les yeux.

- Qu… Qu’est-ce que tu en dis ? Si tu as une autre idée, ne te gêne pas, hein…

Dans le fond… C’était ces gars qui avaient commencé par les attaquer, n’est-ce pas ? Ils ne faisaient que se défendre…

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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Lun 30 Jan - 21:47

Ca y est. Le jeu commençait réellement. Il a fallu effectivement quelques minutes avant que la partie se mettent en place mais seulement quelques secondes pour que mon cœur batte la chamade. Appuyée contre un mur de brique, je réfléchissais tant bien que mal à une idée. On ne pourra pas rester planqués très longtemps. La vitesse de réaction est primordiale pour une partie de ce style, surtout vu le nombre de joueur. Heureusement que l’obligation d’attendre au moins une minute avant de tirer de nouveau sur quelqu’un est présente, nous laissant un peu de répit pour reprendre nos esprits. Dis comme ça, on dirait presque que nos vies est en jeu. A la base c’était simplement une mission coordination. Mais tout prend des proportions incroyables à PC, comme si rien ne pouvait se passer normalement.

Je ne suis décidemment pas une grande stratège, car à part foncer dans le tas aucune idée ne me vient en tête. Pas l’ombre d’une stratégie, rien du tout. Pourtant, il m’est déjà arrivé de faire preuve d’un peu de logique lors d’une mission. Pendant la compétition de deltaplane avec Calliope. Instinctivement, de nombreuses idées me sont venues en tête pour nous éviter des malheur, et surtout gagner. Aujourd’hui, il faut croire que la situation est différente dans mon esprit. Mais fort heureusement le Voltali est là pour m’épauler. D’ailleurs, il ne parait pas très serein à mes yeux. Dans mes souvenirs, le garçon était un peu renfermé, mais pas autant. Il m’avait protégé plusieurs fois pendant notre expédition et même si nous ne sommes pas grands amis, j’ai un profond respect pour lui. Mais bizarrement aujourd’hui, le brun semble vouloir garder ses distances, comme si quelque chose n’allait pas avec moi. Evidemment qu’il a surement peur d’être trahi, de perdre le jeu et d’être humilié devant son référant. Mais j’étais probablement trop gentille pour le concevoir. L’idée de lui tirer une balle dans le dos alors que j’ai acceptée de faire équipe avec lui ne m’a même pas traversé l’esprit. Je suis peut-être un peu trop naïve, mais c’est avec des gens idéalistes qu’on réalise de grande chose non ?

Alban commença alors à m’expliquer son idée. Ce qui me frappe tout de suite, c’est son esprit d’analyse. Il connaissait déjà toutes les ruelles par lesquelles nous sommes passées et est capable de redonner un plan complet. Il est vraiment fort. Un jour peut-être que moi aussi je serais capable de me repérer avec une si grande précision en ville. Je fais des progrès en nature et arrive désormais à me repérer sans trop de problème mais la ville reste pour moi encore un grand labyrinthe. Toujours est-il que les idées du Voltali, bien qu’extrêmement méchante, sont très bien vus et ont de grandes chances de fonctionner. Hésitante néanmoins face à ses propositions, je me décide tout de même à lui faire confiance.

Je ne le doutais pas que tu aurais un esprit aussi tordu pour trouver une idée pareille mais je marche. En plus tu ne les prives pas complètement du jeu donc je te suis. D’ailleurs c’est moi qui vais les attaquer de front. Déjà j’ai encore toutes mes vies, et en plus tu me parais plus approprier pour les trucs délicats. Je suis une Pyroli après tout, il faut croire que Jackie m’a contaminé. Bon courage.


Je tendis mon poing, comme pour lui souhaiter bonne chance et laisse le brun partir faire le tour des ruelles. Normalement, Mystral m’enverra un petit signal quand Alban sera en place, me donnant le top départ. Prête à me lancer à n’importe quel moment, je respire un grand coup et repense une dernière fois à sa petite mise en scène. De toute manière, c’est Alban qui portera le coup de grâce. Je ne sers que d’appât dans cette histoire. Ça ne me gêne pas beaucoup, au final je pourrais quand même rependre ma couleur. Si je pouvais quand même valider ma mission ça m’arrangerait, histoire de ne pas avoir perdu mon temps.

Le Goélise chromatique revient vers moi, lançant l’assaut. L’air nonchalant, je sortis de derrière le mur, le pistolet chargé mais pas en position de tirer. La seule chose que je trouvais à faire, c’est de tirer la langue vers mes adversaires comme une gamine de 6 ans avant de filer de l’autre côté du mur. Les garçons ne s’attendaient tellement pas à me voir débarquer comme ça qu’ils n’ont même pas eu le temps de tirer une balle. A nouveau planquée derrière le mur d’en face, j’écoutais attentivement les bruits alentour. Ils ont dû voir une occasion de m’abattre puisque j’entends déjà des pas se rapprocher vers moi. Mais j’ai confiance en Alban, il saura réaliser sa tâche.

Et avant même de me sentir menacer, des bruits de pistolet se font entendre, et des grincements de douleurs de la part des garçons, qui viennent de se prendre une balle jaune chacun dans le dos. L’air agacé, ils se retournent vers le brun, comme il l’avait prévu. Un sourire en coin, je sors tranquillement de ma planque tout en repeignant un mur de ma couleur orange. En quelques instants, c’est Helios qui a pris le relai, les enroulant tous les deux dans un solide cocon. Alban en profite à son tour pour colorer l’autre mur. Et voilà le tour est joué. Enfin je croyais.

Vous croyez être les seuls à réfléchir ? Saphira à toi !

Le regard d’un des deux garçons a largement suffi à trahir ses intentions. Derrière nous. Sur le toit d’en face. Il y en a une autre. Je me retourne vivement et écarte mon bras droit devant la figure du Voltali, espérant le protéger. Initiative presque vouée à l’échec. C’est vrai ça, franchement, mon bras est loin d’être suffisant pour faire une couverture. Et pourtant, c’est bien une balle rose fuchsia qui vient s‘exploser dans ma main, provoquant une drôle de sensation, un fort frisson.

A partir de là, je n’ai pas bien suivi moi-même ce que j’ai fait. C’est comme si mon moi-même avait été remplacé par une moi uniquement guidée par ses instincts les plus primitifs. La survie et rien d’autre. J’ai une arme de choix dans la main, que je sais manier. Déterminée, je m’empare du fusil et tire une balle orange en direction de mon adversaire. A nouveau, ce sont mes instincts du tir à l’arc, les instincts de « chasseuse » qui prennent le dessus. Ma balle de couleur vient littéralement s’écraser contre la gorge de mon adversaire, la faisant immédiatement disparaitre de mon champ de vision. Après avoir tiré cette balle, ce bond soudain d’adrénaline retombe, me permettant de réaliser mon geste. J’ai pris une camarade de l’académie pour une proie que je pourrais chasser, comme une cible d’un parcours. C’était terriblement dangereux et inconscient. Sans ouvrir la bouche, je saisis le poignet du blond et quitte la zone d’affrontement, pour changer complètement d’endroit. Toujours dans les petites ruelles, je finis par m’arrêter dans une d’elle, lâchant par la même occasion la main d’Alban. Je m’appuis contre le mur encore neutre et me laisse glisser jusqu’au sol. Les jambes étendues, le regard dans le vide, je marmonne dans ma barbe.

Qu’est ce qui m’a pris ….


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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Lun 6 Fév - 23:41




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

Trouver des stratégies alambiquées afin d’atteindre son but, c’était ce qu’il savait faire de mieux. Après tout, c’était le plan du faible par excellence. Se servir de son cerveau pour pallier son manque de force physique. Pour autant, et contrairement aux Hunger Games, Alban avait retrouvé ses pleines capacités sportives. Jusqu’où pourrait-il aller s’il associait les deux ? Excité à l’idée de se mettre une fois de plus en compétition avec des jeunes de son âge, le châtain acheva d’exposer son plan à Idalienor. Pas un plan parfait, étant donné qu’il l’avait élaboré très rapidement. Mais au moins un plan qui tenait la route et leur permettrait d’agir dans les plus brefs délais. En outre, sa camarade Pyroli avait l’air de marcher. Faute de mieux.

Esquissant un léger sourire lorsqu’elle qualifia son esprit de « tordu » - ce qui était probablement la traduction polie pour « diabolique » -, Alban hocha la tête de haut en bas. Elle voulait attaquer de front ? Aucun souci à cela. Lorsqu’il avait proposé son plan, il avait vu les rôles inversés, mais bon… S’il lui avait laissé le choix, c’était bien qu’il n’y prêtait pas vraiment d’importance. Autrement, il aurait manié les mots de façon à imposer subtilement ses envies. Il était certes pour le travail d’équipe, mais s’il estimait que son idée était meilleure, il ne se gênerait pas pour insister habilement. M’enfin. S’armant de son pistolet, il échangea un regard entendu avec Hélios, son Larveyette. Au fond de sa Pokéball, le type Insecte avait tout entendu. S’il ne voulait pas perdre la face devant Andreas Hearnett - son idole -, il allait devoir coopérer avec son dresseur. Au moins pour quelques heures. Un peu un genre de stratégie gagnant-gagnant. M’enfin. Nous ne sommes pas là pour parler des états d’âme d’un insecte avec des problèmes d’ego. Avec détermination, le Larveyette hocha donc la tête et s’échauffa pour se préparer à entrer dans la bataille. Très bien.

- Faisons comme cela, alors. Bon courage à toi aussi, répondit le châtain à la Pyroli.

Tapant son poing contre celui que lui tendait Idalienor, Alban se releva. Dans son esprit, la cartographie de la ville de Lansat était clairement imprimée. Ok. Minimum de déplacement, maximum de discrétion. C’était dans ses cordes. Partant donc de son côté en rasant les murs, Alban laissa Idalienor seule dans la ruelle où on les avait coincés. Auster le suivit à la trace, son corps souple et noir semblant se fondre dans les ombres. Silencieusement, le châtain progressait. Autour de lui, la ruelle semblait déserte. Pas de trace de peinture non plus… Mais il aurait pris de trop gros risque à déclencher une rafale de balles jaunes. Après tout, il n’avait pas envie de se faire repérer. Se promettant néanmoins de revenir ici apposer sa marque, le châtain parvint enfin à sa destination. Au-dessus, il voyait le plumage blanc et or de Zéphyr par intermittence. La mouette chromatique rasait également le toit pour observer sans se faire prendre pour cible. Bien. D’ici, il aurait une vue parfaite sur les deux autres élèves. Il prit une grande inspiration. Il n’avait jamais été le meilleur en termes de précision, mais il estimait qu’il pouvait tirer sur deux personnes de façon presque simultanée. D’autant plus que ces deux personnes auraient le dos tourné, et qu’elles se situaient à quelques mètres à peine de lui. Allons. Il ne pouvait quand même pas se rater, n’est-ce pas ?

Il posa une main sur le dos d’Auster. Son Noctali redressa ses oreilles puis plongea ses grands yeux rouges dans les siens. Si jamais il était un peu à côté, Auster pourrait corriger la trajectoire avec un Psyko. Mais s’il se foirait trop… Même les pouvoirs psychiques de son acolyte ne seraient pas suffisants pour rattraper son ratage. Wow. La pression. Décidant néanmoins de se comporter comme un Pokéathlète digne de ce nom, le Voltali se redressa. Silencieusement, il fit un petit signe à Zéphyr. Démarrage du plan dans 3… 2… 1…

De l’autre côté de la rue, il entendit de l’agitation. Idalienor venait de sortir de sa cachette. Pas de balles tirées néanmoins. Juste les pas des gars qui s’éloignent. Merde. Voilà que ses cibles augmentaient la distance entre eux et lui. Sans se laisser démonter néanmoins, Alban surveilla le ciel. Et là, le signal. Un éclat doré et Zéphyr qui venait lui indiquer qu’il pouvait sortir. Ok. Concentration.

Quittant sa cachette, Alban visa un premier gars et lui décocha une balle jaune dans le dos. Puis, changeant de trajectoire, il alla viser le second. Sa balle jaune se nimba d’une aura violette, et le tir rectifié par la Psyko d’Auster vint toucher son adversaire entre les omoplates.

- Bien joué, Auster !

Le Noctali hocha la tête avec noblesse, tandis que de l’autre côté, Hélios en profitait pour arroser copieusement les deux garçons de Sécrétion, les enroulant dans un solide cocon. Le plan fonctionnait à la perfection ! Enfin… C’était ce qu’il croyait.

Sans qu’il n’ait pu la voir venir, une balle fuchsia fusa vers lui. Elle l’aurait d’ailleurs percuté de plein fouet si la main d’Idalienor n’était pas venue s’intercaler entre les deux boulets. Avec un claquement désagréable, la balle éclata dans la main de la Pyroli. Alban grimaça. L’impact avait sûrement dû être douloureux. Mais il y avait plus important pour le moment. D’où ça venait, ça ? Alban redressa la tête et avisa la présence d’une jeune fille postée sur un toit. A peine eut-il le temps de la voir cependant, qu’une balle orange s’était écrasée contre son cou. Sous l’impact, la fille fut projetée en arrière et Alban eut peur pour elle. Merde. Est-ce qu’elle n’était pas trop grièvement blessée ? Encore sous le choc - après tout, la fille aurait pu tomber du toit -, Alban sentit la main d’Idalienor attraper la sienne et l’entraîner. Le cerveau encore confus, il se laissa faire et ils quittèrent les lieux.

Leurs pas se répercutaient en écho contre les pavés de pierre. Alban, complètement amorphe, regardait la chevelure d’Idalienor se balancer devant lui. Sa main, serrée contre celle - tâchée de peinture - de sa partenaire, semblait étrangement moite. C’était comme lorsqu’Aaron avait attaqué cette fille lors des Hunger Games, et qu’elle s’était explosée contre le sol après une chute de quelques mètres. C’était dangereux. Ce jeu était dangereux. Les comportements de chaque participant étaient dangereux. Et leurs réflexes encore plus… Car Idalienor n’aurait probablement jamais pu faire grand mal à cette fille si cette abrutie n’était pas allée se percher en haut d’un immeuble. C’était… terriblement malsain.

Reprenant son souffle, Alban s’arrêta lorsqu’Idalienor le lâcha. La Pyroli semblait sous le choc. Se laissant glisser le long d’un mur, elle marmonna quelques paroles. Elle regrettait, c’était sûr et certain. Leur plan avait tourné au fiasco. Dans les faits, c’était un peu de sa faute à lui aussi ; de ne pas avoir anticipé qu’il y aurait un nuage sur son ciel limpide. Il avait été naïf. Et en voilà le résultat… Pauvre Idalienor. Dans les faits, elle avait juste réagi par instinct ; ce que lui-même aurait très bien pu faire. Sous le coup d’une attaque, il n’y avait pas meilleure défense que la riposte. Mais à quel prix…

Se penchant vers sa camarade, il lui attrapa la main. Elle se laissa faire, de toute façon encore trop sonnée pour le repousser ou quoi que ce soit.

- Auster, Rayon Lune.

Un léger scintillement vint nimber la main d’Idalienor. Pas suffisant pour faire partir totalement la douleur, mais au moins assez efficace pour atténuer les picotements. Alban soupira. Au moins, ils avaient limité les dégâts. Puis il réfléchit. Que devait-il lui dire pour qu’elle aille mieux ? Il n’avait jamais été le mieux placé pour ça, même s’il comprenait ce qu’elle pouvait penser pour le moment. Il avait déjà ressenti ça. Déjà laissé ses instincts primitifs prendre le dessus. Peut-être allait-il trouver les mots, alors ?

- Ecoute, Idalienor…

Il s’accroupit à sa hauteur et posa une main sur son épaule, la forçant à le regarder.

- Je sais que tu dois t’en vouloir pour ce qui s’est passé, mais ce n’était qu’un réflexe, n’est-ce pas ? Il ne faut pas que tu restes là-dessus. C’est arrivé, c’est comme ça. Ça ne fait pas de toi une mauvaise personne ou quoi que ce soit. C’est le jeu qui veut ça… Alors si tu veux qu’on annule toutes ces règles idiotes, il va falloir qu’on donne du nôtre et qu’on se bouge pour essayer de gagner.

Il se redressa et regarda loin devant lui. La ruelle était aussi déserte que l’autre. Mais de l’autre côté du mur, il entendait les clameurs de la foule. Ils arrivaient enfin dans une allée beaucoup plus fréquentée. Ce qui n’était pas pour le rassurer… Un soupir traversa ses lèvres. Il ne savait clairement pas quoi dire pour lui remonter le moral, d’autant plus qu’il ne la connaissait pas tant que ça. S’armant néanmoins de son pistolet, il arrosa copieusement le mur en face de celui contre lequel Ida était appuyée, puis se retourna lorsqu’il sentit qu’une petite patte venait de lui tirer sur le pantalon.

Hélios, tout fringant, redressa la tête avec fierté. Derrière lui, collés à des fils de Sécrétion, deux pistolets étaient emballés. Les deux pistolets des garçons qu’ils avaient affrontés. Eh bien… Comme quoi, cette fichue diva n’avait pas perdu son temps.

- Bien joué, Hélios ! le félicita son dresseur.

Le Larveyette gonfla sa poitrine d’auto-suffisance, tandis qu’Alban faisait sortir Mistral de sa Pokéball. L’Altaria blanc neige déploya ses ailes, content qu’on fasse enfin appel à lui. Avec des gestes précis, Alban attacha les pistolets aux pattes de Mistral.

- A ton tour, mon grand. Je veux que tu amènes ces pistolets à l’autre bout de la ville. Passe par la rue Coupe-gorge, par contre, pour que les propriétaires de ces pistolets puissent te voir et savoir où les récupérer. Mais ne vole pas trop bas. Ne te fais pas attraper, ni toucher. Sois prudent. Ok ?

Mistral lança un cri mélodieux, puis déploya ses ailes. Sans un bruit, Alban le regarda s’éloigner dans le ciel. Puis, il rappela Hélios dans sa Pokéball. Pour le moment, il préférait voyager léger. Aidant Idalienor à se relever, le châtain essaya de voir si elle allait bien. Elle avait l'air d'avoir repris du poil de la bête, même s'il ne la sentait pas totalement dans son assiette. Néanmoins, ils n'étaient pas exactement dans un endroit qui leur permettrait de parler, posés autour d'un thé. Si elle voulait se confier plus, elle le ferait certainement en temps et en heure, dans un endroit bien plus approprié…

Il se reconcentra sur sa Mission. Ce qu'il y avait de plus important en ce moment, c’était tout ce brouhaha, de l’autre côté du mur. Un Jeudi après-midi en plein Lansat, forcément, ça faisait du bruit. Pour autant, Alban n’avait pas vraiment l’habitude d’un raffut pareil. C’était… inhabituel… Invitant d’un signe de la tête Idalienor à le suivre, le châtain se faufila doucement vers la place principale. Il resta néanmoins derrière le mur de pierre, afin de pouvoir épier sans se faire voir. Et le spectacle devant lui n’avait rien de bien plaisant.

Au milieu de la place - sur laquelle on pouvait voir les habituels étals de marchandise -, un groupe de trois élèves s’était fait encercler par des villageois particulièrement remontés. Leurs vêtements n’étaient pas couverts de peinture, mais divers aliments étaient venus s’écraser contre les combinaisons de Paintball. Tomates, salades, et même baies trop mûres. Spectacle de désolation en perspective. Avec une grimace, Alban fit signe à Idalienor de rester en retrait. C’était pas beau à voir, la colère des villageois. Mais en même temps, c’était plus que compréhensible. Voilà ce qui arrivait lorsqu’on foutait le bordel sur Lansat. Tendant l’oreille pour essayer de capter des bribes de conversation, Alban ne put néanmoins rien déceler tant le brouhaha de la foule était confus.

- Je crois qu’ils sont furieux à cause de la dégradation des murs… souffla-t-il à Idalienor. Je pense que cette zone est un peu dangereuse. Rebroussons chemin et contentons-nous des allées désertes…

Visiblement, la Pyroli n’était pas contre l’idée. Se fondant donc dans les ombres en reculant discrètement, les deux adolescents prirent la fuite. Aller se frotter contre des villageois furieux ? Très peu pour Alban. Néanmoins, quand il n’allait pas vers les embrouilles, c’était les embrouilles qui venaient vers lui.

Au bout de la ruelle par laquelle ils étaient arrivés, deux boulangers armés de sacs de farine et de rouleaux pâtissiers leur barraient la route. Leurs airs furieux ne disaient rien qui vaille. Alban déglutit. Depuis quand leur partie de paintball s’était-elle transformée an bataille de nourriture ?

- Alors comme ça, les jeunes, on s’amuse à retapisser la ville avec de la peinture ? Et en plus de ça, on a tellement le melon qu’on y ajoute même un peu de piment en transformant ça en Paintball géant ? Bonne surprise pour vous, les gosses. Nous aussi, on peut s’amuser.

Pire punchline de nanar de cowboy. Alban ne perdit néanmoins pas son temps à faire un quelconque commentaire là-dessus. Attrapant Idalienor, il plongea sur le côté pour éviter un premier jet de farine. Loin de se laisser impressionner, les boulangers se ruèrent vers eux en brandissant leurs rouleaux pâtissiers et en beuglant des insultes. Quelle était donc la probabilité qu’Alban attrape Idalienor pour s’enfuir vers le seul endroit qui leur était accessible - à savoir, la ruelle bondée - ? A peu près 100%. Bingo.

Et voilà ce qui s’appelle se jeter dans la gueule du loup.



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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Sam 11 Fév - 13:19

Pourquoi ça s’est passé comme ça ? Je veux dire pourquoi était-elle perchée sur ce toit si près du bord ? Non ce n’est pas la bonne question. Ne cherche pas à te voiler la face tu sais très bien qu'elle est la bonne question à se poser. Pourquoi j’ai tiré ? Déjà premièrement. Et surtout pourquoi j’ai visé à cet endroit ? Elle était si près du bord qu’en basculant, elle aurait pu s’écraser à mes pieds dans la ruelle. Les blessures auraient été terribles et lourde de conséquence, peut-être même irréversible. Et pourtant, le sachant bien, je l’ai fait. J’ai visé à l’endroit le plus vulnérable, comme on m’a appris à le faire quand je tirais sur des cibles en polystyrène avec mon arc. J’ai visé la zone qui aurait tué un pokemon en un coup. Mais là je n’avais pas un arc en main mais un fusil de peinture. Et devant moi ce n’était pas un pokemon mais un humain. Un être humain.

Dans ma redescente d’adrénaline, j’ai embarqué Alban dans une course à travers les ruelles pour trouver une planque. Un endroit où je pourrais me calmer quelques secondes. Moi aussi j’ai été touché, j’ai pris une balle en pleine main, et même si sur le coup je n’ai rien senti, ce n’est que maintenant que je constate avoir un énorme bleu sous la couche de peinture fuchsia. La main un peu engourdie, je n’y pense vite plus en comparant ça et la blessure au cou que va avoir la bleu à cause de moi. Marmonnant toute seule pour me calmer, je ne fais même pas attention au brun à côté de moi. Le pauvre. A chaque fois qu’il est avec moi je fais des bêtises. Au bout d’un moment il ne voudra sans doute même plus m’approcher, et il en aura parfaitement le droit. Il a tout de même attrapé ma main, et sans riposter, je laisse son Noctali utiliser son attaque de soin sur la zone douloureuse. L’engourdissement est moins fort, mais le bleu est toujours là, comme une punition que je mérite bien.

Il continua dans son geste en posant une main sur mon épaule, me forçant à le regarder non pas sans une certaine honte. Je comprends maintenant pourquoi il hésitait à faire équipe avec moi. En voyant ce que je suis capable de faire, il est tout à fait en droit d’hésiter quant à ma sincérité. Il est sympa à essayer de me rassurer, mais le début de ses paroles sonnent presque vides à mes yeux, elle ne m’atteigne pas. En revanche, la dernière phrase est plus intéressante et provoque en moi un déclic. Il a raison sur toute la ligne, si je reste ici à me morfondre le jeu va continuer, et d’autres accidents de ce genre pourront se produire, même de la part des autres qui ne sont pas à l’abri de leurs instincts premiers, peut être différents des miens mais avec le même potentiel de connerie en vue. Pendant que le Voltali donnait quelques instructions à ses pokemons pour finir son idée de base, je m’occupais de repeindre l’un des murs de ma couleur. Autant profiter de l’arrêt pour faire des dégâts.

Nous finissons par repartir par les petites ruelles, attirés par les bruits plutôt agités qui nous arrivaient aux oreilles. Il y a du avoir une grosse confrontation quelque part. Planqués derrière un mur, on observe avec prudence la scène. Cette fois, c’est au tour des habitants de prendre part au jeu, avec leurs propres armes, à savoir de la nourriture. Ils doivent être furax après le bazar qu’on a fichu dans la ville. Un groupe de trois élèves sont complétement encerclés par les habitants en colère et sont couverts de nourriture. Beurk. Dans un sens, c’est un bon point pour nous mais dans un autre côté cela nous empêche de rependre notre couleur sur toute une zone. Alban essaie de me transcrire les propos des villageois en colère, assez logique.

En même temps il y a de quoi, tu as vu le bazar qu’on a mis ? Mais je suis d’accord avec toi, pour l’instant on ferait mieux d’éviter les combats inutiles, rebroussons chemin.


Se faufilant comme on peut, nous nous éloignons de la place centrale pour revenir sur nos pas. Si ça avait été aussi simple. On a PC quand même, et si les élèves fichent le bazar, alors pourquoi pas les habitants ? Deux boulangers nous bloquent la route armés de sac de farine. Encore de la nourriture, on n’est pas rendu. Quoi que la farine reste acceptable. Enfin disons que je préfère me prendre de la farine dessus que des œufs. Mais ça n’a pas l’air d’être le cas d’Alban qui me tire sur le côté pour éviter un premier jet de farine. Si j’avais été seule, j’aurais surement foncé sur les boulangers pour forcer le passage, quitte à être couverte de farine de la tête aux pieds. Après le brun n’est surement pas de cet avis puisqu’il m’attire avec lui à l’ opposé des deux hommes. Le souci c’est que même si je suis nulle en orientation je me souviens quand même où mène cette rue.

Alban, calme toi ce n’est que de la farine ! Et puis je te rappelle que là-bas il y a …


Nous voilà atterri en plein centre du lieu de combat entre les élèves et habitants.

…la place de combat de tout à l’heure. Bon cette fois, c’est à mon tour d’agir.

Je traine le garçon jusque contre l’un des murs de la place central pour éviter d’être pris par surprise et lance « l’opération d’urgence » (oui c’est nul comme nom mais pas le temps de trouver mieux). Dos au mur, pistolet chargé, je lance les premières instructions.

Misis, lance ton Mur Lumière pour nous protéger Alban et moi, et toi Pop utilise Cage Eclair pour empêcher les autres d’avancer vers nous ! Je compte sur vous deux allez !

Misis agit le premier et nous recouvra tous les deux d’un mur légèrement doré, qui devrait nous protéger des balles et de la nourriture pour un court moment. Pop, quant à lui, a posé une sorte de champ électrique, empêchant les autres de s’approcher trop de nous. Il fallait également éviter qu’il soit trop près, au risque de briser le mur. Tous les deux se donnaient à fond dans leur mission. J’ai décidé aujourd’hui de n’utiliser que ces deux-là. Je dois apprendre à exploiter au mieux mon équipe, sans toujours faire confiance au même. Les pouvoirs de Ruru sont très puissants et nous auraient largement simplifiés la tâche dans cette mission, mais j’ai trop tendance à me reposer sur ses talents. Si un jour elle n’est pas en mesure de m’aider, je dois pouvoir réussir autrement. Et pour ça, rien de mieux qu’une mission pour s’entrainer dans des conditions moins extrêmes. Enfin moins extrêmes tout est relatif. De mon côté, avec Alban, nous essayons de viser au mieux les autres avec nos fusils de paintball pour au moins essayer de mettre hors-jeu des participants. Tout se passait bien, mais ça ne serait pas éternel. Je m’adresse à Alban, espérant qu’il puisse débloquer la situation.

Alban, j’ai besoin de toi maintenant. Il y a 4 ruelles par lesquelles nous pouvons nous enfuir, je ne connais pas suffisamment la ville pour savoir laquelle est la plus sure pour nous. Le mur ne tiendra pas éternellement, il nous faut une solution ou on sera hors-jeu en moins de d’une minute.

Je continuais à tirer sur nos adversaires, laissant à Alban du temps pour réfléchir. J’en ai touché deux, mais comme le veut la règle, je dois attendre une minute avant de les toucher de nouveau. En  attendant, je tente de viser les murs mais la tâche devient de plus en plus complexe. Les débris et les couleurs s’accumulent sur le mur de protection, le fragilisant à chaque instant. Inquiète, j’essaie de presser Alban.

Alban, le mur ne va plus tenir il nous faut une idée au plus vite…

Comme quoi j’ai un bon instinct puisqu’au moment où je dis ça, une faille s’ouvre dans le Mur Lumière, laissant une balle peinture vert clair s’écraser contre le Strassie chromatique.

Misis, tout va bien ?!

Le mur n’était pas encore rompu mais je n’avais jamais vu mon pokemon comme ça. Lui habituellement si calme, il tremblait maintenant de colère d’avoir un de ces magnifique cristaux recouverts de vert. Je sentais la bêtise arriver mais une fois de plus, je n’avais déjà plus le contrôle sur mon pokemon.

Misis, ne fais rien d’imprudent !

Trop tard. Au-dessus de nos têtes se créaient des gros morceaux de roche, et dans un mouvement de son petit corps, ils s’abattirent tous sur le champ de batailles, à la place des champs électrique du Posipi. Nous étions alors complètement isolés des autres, bloqués par les énormes blocs de pierre.

Misis, tu es complètement malade ! Ca va pas ou quoi ! Imagine s’ils sont blessés ou même pires ?

Le Strassie tourna la tête, boudeur. Mais vu les insultes qui fusent à tout va, il n’y a pas de blessé. Juste un profond agacement. Sinon on aurait entendu des cris différents, des cris d’horreur. Toutefois, il reste une petite allée par laquelle on peut s’échapper. Il est grand temps qu’on file sinon on va être réduit en miette par les autres.

Alban c’est notre chance, on file d’ici.

Tous les deux nous partions vers cette ruelle, mais je n’ai aucune idée d’où elle mène…

_________________
~ Idalienor Edelwen ~
Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres

Petit plus (Max qui gère ♥):
 


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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Mar 21 Fév - 15:59




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

Il y avait des jours où l’expression « réflexe stupide » prenait tout son sens. Comme donner un grand coup de pied pour essayer de rattraper son bol de céréale. Ou comme se précipiter au milieu d’une foule d’habitants de Lansat remontés contre votre génération entière, par exemple. Ouais. Dans tous les cas, il s’agit d’une mauvaise idée. Mais à chaque fois, on ne s’en rend compte qu’un petit peu tard… Le cerveau totalement embrumé, Alban avait donc entraîné Idalienor au milieu de la cage aux fauves. Il avait beau entendre ses paroles et ses protestations, ses neurones refusaient de traiter l’information. Et puis bon, hein, quand même. Des sacs de farine, certes, ce n’était pas bien dangereux. Mais que dire de ces rouleaux à pâtisserie prêts à s’écraser contre leurs jolis minois ? Voyons Idalienor. Entre des fruits pourris ou se faire refaire le portrait à coup de rouleau… Alban avait vite fait de choisir quelle situation était la moins dangereuse. Même si bon, OK, avouons-le… A cet instant précis, le châtain ne savait absolument pas ce qu’il était en train de faire. Il était juste en totale impro. Et comme chacun le sait ici, l’impro sur Lansat, même si nécessaire, ne donne pas toujours de très bons résultats.

Nos jeunes étudiants étaient donc à présent face à la grande place de lapidation publique de Lansat, où trois de leurs camarades étaient en train de pleurnicher avec honneur et fierté. Comprendre par la que l’humiliation était de mise, et que le triste décor de leurs combinaisons maculées de denrées pourries incitaient forcément la pitié. Pas assez pour qu’Alban ne tente une opération commando afin de les délivrer, ceci dit. Il avait de l’empathie, mais n’était pas suicidaire pour autant, merci pour lui. A leur arrivée néanmoins, la foule sembla se calmer un instant, comme si elle voyait des adolescents - propres et pas couverts de déchets, j’entends - pour la première fois. Bug mental généralisé. Probablement devaient-ils se demander comment il était possible que ces deux-là soient assez stupides pour venir dans cette zone dangereuse pour eux. Ce moment de flottement ne dura cependant que quelques secondes, et rapidement, les cris redoublèrent d’intensité. Se désintéressant de leurs proies d’origine, les habitants crièrent haro sur les crétins et se mirent à les canarder de divers objets pas toujours identifiable.

Zéphyr lança un cri d’alerte et plongea vers son dresseur, juste au moment où le Strassie d’Idalienor érigeait un Mur Lumière autour d’eux. Les premiers projectiles s’écrasèrent donc contre la paroi légèrement dorée, tandis qu’Alban lâchait la main de sa camarade. Auster se mit à aboyer pour intimer aux habitants de reculer, mais ces derniers étaient trop furieux pour l’entendre. A ses côtés, la Pyroli commençait à lui poser des questions. Mais avec le brouhaha ambiant, Alban l’entendit à peine. Surtout que…

- Merde merde merde merde merde !

D’une Pokéball attachée à sa ceinture, une petite silhouette venait de s’échapper. Alban eut à peine le temps de voir la forme d’Hélios se matérialiser, que ce stupide Larveyette s’était déjà précipité hors du Mur Lumière de Misis pour une opération kamikaze aussi honorable que stupide. Les bras écartés dans une posture de messie, l’Insecte s’approchait à petits pas de la foule d’habitants furieux, le corps nimbé d’une aura verte qu’Alban identifia comme une Ecosphère. Wait. Il ne comptait tout de même pas attaquer des gens ?! Auster, remarquant le bordel qui était en train de se créer, grogna et se précipita hors du Mur Lumière. D’un sprint Vive-Attaque, il rattrapa Hélios et referma ses crocs autour de sa cape-feuille afin de le porter comme un chiot qu’on attrape par la peau du cou. Pendant ce temps néanmoins, Alban voyait clairement que ses deux Pokémon risquaient de se prendre des jets de chaussures et de peaux de Nanab. Et son Noctali, ralenti par son Larveyette, risquait de ne pas être en mesure de se défendre face aux attaques. Raaaaah bordeeel !

- Zéphyr ! Je vais te créer une ouverture. Va récupérer Hélios dès que possible, et revenez au plus vite avec Auster ! Aura…

Il tapota sur une de ses Pokéball et la petite Togepi espiègle se matérialisa. Un grand sourire aux lèvres, elle se tourna vers son dresseur qui… l’attrapa sans aucun ménagement par la coquille.

- … Conformation boule de bowling pour… Eclate-Roc !

La petite Togepi rentra ses pattes et sa tête à l’intérieur de sa coquille, et Alban la jeta sur la foule comme s’il s’agissait d’une boule de bowling. Habituée à rouler ainsi, Aura décupla en plus ses capacités en utilisant son attaque Eclate-Roc. Son corps se mit à prendre de plus en plus de vitesse, tandis qu’elle creusait un véritable passage parmi les habitants, décanillant sans aucune honte ses adversaires. Zéphyr, profitant de l’effet de surprise - et du ménage, appelons un chat un chat -, plongea pour attraper Hélios entre ses pattes. Hélios qu’Auster venait de balancer en l’air sans aucune autre forme de procès. Allant ensuite récupérer Aura, le Noctali sprinta en sens inverse pour retourner derrière le Mur Lumière, tandis qu’Alban couvrait leurs arrières en arrosant copieusement la foule de balles de peinture jaune. Opération sauvetage réussie !

- Alban, le mur ne va plus tenir, il nous faut une idée au plus vite…

Hein ? Que ? Quoi ?

Se rappelant brusquement de la présence d’Idalienior, Alban eut tout juste le temps de voir le mur se fissurer avant que ce dernier n’éclate. Des balles de peinture fusèrent vers eux et Alban plongea à terre pour se protéger. Ce fut néanmoins le Strassie d’Idalienior qui fut arrosé d’une balle vert clair. Tout s’enchaîna alors très vite. Alban se releva pour protéger ses Pokémon revenus vers lui - Zéphyr, Hélios, Aura et Auster -, Idalienior cria quelque chose, et le Strassie se mit à trembler. Puis, de grands morceaux de roche s’élevèrent et vinrent s’écraser juste devant eux, créant une barrière de quelques mètres de haut. Surpris, Alban recula, et un souvenir lui revint en mémoire comme un flash.

C’était l’été. Il était à côté d’Opale, une de ses premières amies à l’académie. Ils étaient sur une île qu’Alban identifia comme étant Touga. Et en face, il y avait Maxine et… ce type… Josh ? Une immense barrière de roche s’érigeait alors entre eux, et Zénith évoluait en magnifique Dracaufeu…

Sous le choc, le châtain posa une main contre son front et ferma les yeux. C’était rare qu’il se rappelle d’un souvenir oublié alors qu’il était en dehors du bureau du Docteur Ghost. Légèrement pâle, le Voltali haleta. C’était un souvenir important. Il en était sûr et certain. D’ordinaire, il se serait assis et aurait fermé les yeux pour tenter de se rappeler de plus de choses… Mais là… Il n’avait pas le temps. Ce n’était clairement pas le moment. Serrant donc les dents, frustré, Alban se dirigea vers Idalienor qui était en train de corriger son Strassie. Acquiesçant lorsqu’elle se tourna vers lui en lui disant que c’était leur chance de filer d’ici, Alban se mit à courir en même temps qu’elle.

Ils continuèrent de s’enfuir le long de la ruelle, passèrent devant des boutiques vides, et s’arrêtèrent finalement contre un mur. Là encore, des traces de peinture recouvraient les briques. Alban en profita pour repeindre en jaune, puis s’assit finalement, à bout de souffle. Les choses avaient rapidement dérapé. En partie par sa faute…

- Je suis désolé. J’ai agis par réflexe et je n’ai pas pris les meilleures solutions. Ton Strassie va bien ?

Il examina rapidement Misis, qui ne semblait pas avoir été vraiment blessé, puis soupira de soulagement. Se tournant ensuite vers Hélios, il posa ses mains sur ses hanches.

- Qu’est-ce qui t’a pris, à toi aussi ? C’était vraiment dangereux, ce que tu as essayé de faire. Nous ne sommes pas là pour blesser les gens. De même que tu as mis en danger tout le reste de l’équipe.

Le Larveyette tourna la tête d’un air suffisant, et Alban fronça les sourcils. Ecoutait-il au moins ce qu’il lui disait ? Hélios semblait cependant sur le point d’exploser. Levant les bras, il enchaîna une série de petits cris mécontents. A grands renforts de gestes dramatiques, il tenta d’expliquer quelque chose à Alban… qui ne comprit presque rien. Ses autres Pokémon néanmoins se tournèrent les uns vers les autres, comme si ce que disait Hélios n’avait pas l’air si dénué de sens, pour une fois. Ola. Stop stop stop.

- Attends, je comprends rien. Tiens, prends cette feuille et ce stylo et essaye de m’expliquer plus clairement.

Hélios leva les yeux au ciel, mais attrapa tout de même le papier. Habitué à écrire et dessiner - après tout, il était un Larveyette de qualité supérieure -, l’Insecte traça quelques traits et fit quelques schémas… qui étaient bien plus clairs, à présent. Oooh… Pas bête. Se tournant vers Idalienor - qui n’avait sûrement rien compris à la scène qui venait de se dérouler -, Alban lui expliqua le pourquoi du comment.

- Erm. Ce que mon Larveyette veut dire, c’est qu’en ne faisant que repeindre la ville, Heartnett ne sera jamais satisfait. Ça manque d’originalité, d’imagination, de goût… alors qu’à la base il a prévu plein d’objets pour nous, nous n’utilisons que de la peinture. C’est… trop faible, d’après mon Larveyette. C'est pour ça qu'il était aussi énervé et qu'il a essayé de bousiller tout le monde. Je ne te félicite pas pour tes crises, bonhomme, mais on va dire que c'est pardonné pour cette fois. Ceci dit… Hélios, si on se focalise sur la décoration autre que de la peinture, nous allons perdre la partie de Paintball et notre travail n’aura servi à rien, car l’autre grognasse va s’attribuer tout le mérite. Comment faire, dans ce cas ?

Il se tourna vers le Larveyette, qui parut réfléchir un moment. Puis, après quelques secondes, le Larveyette pointa du doigt lui-même et Auster, puis Alban, Aura et Zéphyr… Oh… Pas bête, effectivement.

- Tu suggères qu’on se sépare en plusieurs équipes ? Tu veux partir avec Auster t’occuper de la partie décoration autres ?

Le Noctali leva un regard blasé vers lui, comme s’il semblait le supplier de ne pas l’envoyer en mission avec Hélios. Effectivement, Alban avait toujours besoin d’Auster comme support. C’était son meilleur combattant… D’un autre côté, Hélios pourrait bénéficier de toutes les compétences du Noctali pour mener à bien sa part du travail. Diviser les compétences de façon équilibrée allait leur permettre d’être plus efficace. Se penchant donc vers Auster, Alban lui gratouilla les oreilles. Après quelques caresses, le type Ténèbres sembla comprendre que c’était la meilleure solution, et il acquiesça noblement - non sans cacher son air blasé pour autant -. Ok.

- Ida. Je vais envoyer mon Noctali et mon Larveyette décorer la ville avec autre chose que de la peinture. Ils vont récupérer les affaires laissées à l’abandon là où Andreas nous avait donné rendez-vous, et décorer la ville à leur manière. Le reste de mon équipe et moi-même allons-nous concentrer sur le Paintball. Aurais-tu, heu… Des Pokémon à envoyer avec Auster et Hélios pour leur prêter main forte ? Hélios n’en a pas l’air comme ça, mais c’est un excellent styliste et metteur en scène… Il saura forcément décorer la ville avec goût, même s’il risque d’être un peu… em… tyrannique. Si tu as des Pokémon que ça ne dérange pas, on pourrait renforcer son équipe, qu’en penses-tu ?

Puis, se tournant vers ses deux Pokémon, il leur fit un petit sourire.

- Je compte sur vous deux pour faire un super travail, en tout cas. Ok ? Il nous reste du temps. Tâchez de rester prudent pour ne pas qu’on vous prenne pour des cibles. De notre côté… On va reprendre la partie.

Hélios et Auster acquiescèrent, puis prirent la direction des affaires d’Andreas. Alban, rajustant son pistolet, laissa à Ida le soin d’envoyer des membres de son équipe avec ses Pokémon. Puis, repeignant un mur de peinture jaune, il lui désigna une direction.

- Je pense que nous devrions aller par là-bas. Ecoute, je… Je sais que ce n’est pas forcément facile, et que je ne prends pas forcément les meilleures décisions depuis le début du jeu, mais… Sache que j’ai vraiment envie de gagner, et que je fais de mon mieux. Je suis désolé encore une fois, de ne pas avoir vraiment géré sur la place, tout à l’heure, mais…

Il s’interrompit et leva la tête. Au-dessus de lui, sur un balcon, une silhouette bien connue venait de débouler. La fille, d’une carrure supérieure à la normale, les regarda un instant. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres. Dans sa main droite, un grand pistolet de Paintball chargé de balles rouges n’attendait qu’à être utilisé. Derrière elle, un Ramboum levait les bras, prêt à en découdre. Ah. Ahahaha… Plus tôt que prévu, hein ?

- Salut les tocards, comme on se retrouve.

La confrontation. Enfin. Alban eut un léger sourire en retour, et salua son adversaire d’un air nonchalant. Situation de guerre froide. Les deux camps s’observaient, sans oser lancer le premier assaut. Alban savait que dès lors qu’un des deux bougerait, ce serait une véritable bataille qui allait se livrer. Et Ida et lui n’étaient pas vraiment en position de force. D’autant plus qu’Hélios et Auster venaient tout juste de partir… Que fallait-il faire, dans ce cas ? Attaquer ? Fuir ? La meilleure solution aurait été de fuir, bien évidemment. Mais Alban avait une revanche à prendre sur cette fille-là…

- Ramboum, utilise Mégaphone !

Le Ramboum ouvrit la gueule et lâcha un immense cri qui fit voler en éclats les fenêtres. Par instinct, Alban se boucha les oreilles. Une balle de peinture rouge fusa vers lui, mais Zéphyr s’interposa. D’une Lame d’Air, le Goélise fit éclater la balle avant qu’elle ne touche leur équipe. La peinture rouge vola un instant dans les airs avant d’aller éclabousser le mur opposé grâce à la rafale de Zéphyr. Le Ramboum ouvrit une nouvelle fois la gueule pour lancer un second assaut, mais Alban tapota sur la Pokéball d’Ether. Dans un bâillement, le Ramoloss chromatique se matérialisa sur son épaule.

- Ether ! Entrave !

Grâce à une décharge d’adrénaline, Ether parvint à lancer son attaque pile au moment où le Ramboum allait lâcher son cri. Ce dernier s’étouffa dans sa gorge, et Alban profita de l’effet de surprise pour attraper la main d’Idalienor pour s’enfuir. Non sans avoir auparavant tiré dans l’épaule de son adversaire. Une balle de peinture jaune s’écrasa contre elle, et elle hurla de douleur et de rage tandis qu’Alban plongeait dans une ruelle annexe…



Dernière édition par Alban Abernaty le Dim 26 Fév - 14:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Mer 22 Fév - 15:13

Encore une fois la situation dérape. Un pokemon enragé fait finalement beaucoup plus de dégâts que l’on pourrait le penser. C’est aujourd’hui Misis qui m’a montré l’étendue de ses pouvoirs. C’est vrai qu’avec moi il n’utilise jamais ses attaques de pokemon donc je n’ai pas de véritables idées de ses capacités. Je sais désormais qu’il est capable d’en faire beaucoup. Les rochers qui sont tombés d’un seul coup sur la place sont bien réels et d’une taille incroyable. Ils auraient largement pu blesser gravement les habitants, voire pire les tuer s’ils étaient tombés sur eux. Heureusement, mon Strassie sait viser. Il faut tout de même reconnaitre que c’était incroyablement dangereux. Il va falloir lui expliquer ça plus calmement. Actuellement la seule chose qui a dicté mes paroles est la peur d’un éventuel incident. Me calmant enfin, je décale mon regard vers mon partenaire. Je sais qu’il n’est pas blessé, aucun rocher n’est tombé dans sa zone mais je tenais tout de même à vérifier. Pourtant, j’ai remarqué autre chose. Le brun a l’air plus pâle que tout à l’heure, et on dirait qu’il tremble ? Je ne suis pas bien sûr de loin mais il n’a pas l’air bien. Les rochers lui ont fait si peur que ça ? Je sais c’était dangereux mais aucun n’a atterri près de lui ni de des pokemons. Je ne sais pas trop, je ne vais pas chercher à en savoir plus mais cela m’intrigue un peu.

Alors une fois de plus, nous avons fui le lieu du combat pour trouver un endroit plus sûr, histoire de repartir sur de bonnes bases. Bien sûr, on en a profité pour répandre nos couleurs sur les murs des ruelles mais de façon moins intense. Nous finissons tout de même par nous arrêter dans un coin plus tranquille. Alban s’assoit par terre, essoufflé. Quant à moi, je reste debout mais tout de même un peu fatiguée, la respiration plus rapide. Mes deux pokemons nous ont suivi et Misis boude un peu de son côté. Je m'approche de lui pour lui parler.

Misis, excuse-moi tout à l’heure si je t’ai crié dessus mais tu m’as fait peur à utiliser ton attaque comme ça, il y aurait pu avoir des blessés. La prochaine fois vas-y plus doucement d’accord ?

Le pokeon rocher agite ses oreilles de haut en bas mais boude toujours encore, probablement à cause du vert présent sur son cristal rose. Malheureusement je ne peux pas te l’enlever pour l’instant, par respect des règles je dois montrer que tu t’es pris une balle de peinture. Mais promis des qu’on rentre à l’académie je te lave avec soin. Alban, après avoir repris son souffle, me demande si mon pokemon va bien.

Tu n’as pas à t’excuser, la situation était tendue il faut le dire. Et oui ça va, il n’est pas blessé. Enfin disons que son ego si. Il en faut plus que ça pour briser sa carapace de roche. Et toi tes pokemons vont bien ? Ils se sont tout de même bien exposés pendant la bataille de tout à l’heure.

Les pokemons d’Alban avaient traversé le mur lumière et s’étaient approchés dangereusement de nos adversaires. Je n’avais pas bien compris pourquoi mais j’ai laissé gérer leur dresseur, trop occupée à utiliser mon pistolet pour toucher nos ennemis. D’ailleurs, Hélios se lance dans un jeu de scène très bizarre. Il essaie de communiquer avec son dresseur mais j’avoue que de ma position je ne comprends rien. Pop s’approche un peu pour lui aussi essayer de comprendre ce qu’il raconte. Il s’agite dans tous les sens et Alban finit par lui donner une feuille pour faciliter le dialogue. C’est un pokemon très malin pour être capable de communiquer par écrit. Bravo. Mais bon je dois dire que même avec le dessin je ne comprends pas du tout ce qu’il veut dire. Je vais plutôt écouter la traduction faite par Alban ça sera plus clair.

Euh ouais surement, je dois t’avouer que je n’y connais pas grand-chose en décoration.

Le Larveyette d’Alban suggère qu’on doit faire plus que peindre la ville, qu’on doit aussi la décorer avec le matériel que le professeur nous a donné. Il a très certainement raison, le référent des Voltalis ne se contentera pas d’une simple bataille de peinture, il en veut plus. Mais pas mal de problèmes se posent, ce qu’Alban a tout de suite vu, malin comme il est. Il interroge son pokemon pour essayer de trouver des solutions ensemble. De mon côté je me contente d’écouter. Le brun a toujours été meilleur que moi au niveau des stratégies. Quand je suis plus dans le « foncer tête baissée », il a des idées plus fine et souvent meilleur. Je lui fais confiance pour ça.

Ton idée me va très bien. Et je suis d’accord il me parait plus sage de laisser les pokemons gérer la décoration pendant qu’on continue le paintball. Pour ma part je serais plus efficace à ce poste. Donc oui bien sûr, je vais renforcer l’équipe avec deux de mes pokemons.

Je fixe un instant mon Posipi, revenu sur mon épaule. Tu veux rester avec moi où y aller ? Son petit regard montre bien son intention et je suis plutôt d’accord. Il est assez efficace pendant les batailles, mieux vaut qu’il reste avec moi. Hummm dans ce cas, on va envoyer ces deux-là. Zeno, Hiro, j’ai besoin de vous. Je libère les deux pokemons de leur pokeball et leur explique rapidement la situation.

Tous les deux, il va falloir que vous aidiez Auster et Helios à décorer la ville avec des accessoires. Helios vous guidera, c’est un expert dans ce domaine. Votre rôle a tous les deux est de l’aider et de le protéger si des adversaires venaient à vous attaquer. Je peux compter sur vous.

Mon Galifeu lève le bras en guise de salut et Galvaran hoche la tête et se dirige vers les deux pokemons. Parfait, l’équipe est au complet. Les 4 pokemons partent donc en direction d’une autre ruelle qui devrait les ramener au point de départ de ce drôle de jeu. J’ai confiance en eux, je sais qu’ils réussiront. Les pokemons d’Alban sont forts aussi alors tout ira bien. Alban finit d’ajouter un peu de peinture jaune puis se retourne vers moi.

Tu dis n’importe quoi tu as été très efficace depuis le début. C’est toi qui a trouvé la plus part des plans pour nous en sortir. Je te fais confiance. Et puis de toute façon moi aussi j’ai très envie de gagner…

Le garçon s’interrompit et leva la tête. Intriguée, j’en fais de même et découvre sur l’un des balcons ma camarade de dortoir. Pfff c’est à cause d’elle qu’on en est là quand même. Je lui enverrais bien  une balle tout de suite mais elle est plus rapide. Rahhhh qu’elle m’énerve. Des tocards, c’est elle la tocardes. Mais je ne peux pas répliquer, elle a un trop gros avantage sur nous : la hauteur. Si je commence, j’ai deux fois plus de chance de la louper qu’elle. Tout à l’heure c’était un coup de chance. Rien ne dit que je réussirais une deuxième fois cet exploit.

La voilà qui utilise son Ramboum maintenant. Un cri qui explosa les fenêtres et mes tympans au passage. Les mains autour de la tête, je tente de faire abstraction avec difficulté du bruit que lance ce pokemon. Heureusement, le Goélise d’Alban nous protège des balles de peinture le temps que le cri cesse. Il allait recommencer une seconde fois mais Alban l’en empêcha. Je n’ai pas bien compris ce qu’il a fait mais une chose est sûre en à peine quelques secondes, une première balle de peinture a explosé sur l’épaule de la fille et son Ramboum était incapable de faire le moindre son. Je viens juste de réaliser et le voilà qui m’entraine dans une autre rue. Un peu dégoutée, je ne me gêne pas pour le faire savoir.

Alban attends, moi aussi je voulais tirer sur elle. Il n’y a pas que toi qui dois te venger !

Trop tard, nous étions déjà bien loin. Boudeuse, je gonfle un peu les joues sous l’autorité du Voltali. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois. Une fois suffisamment éloignés, nous faisons une pause pour repartir dans une autre direction. On prend des rues peu fréquentées pour les repeindre de nos couleurs mais des bruits de lutte entre d’autres joueurs se font entendre. Et étrangement, j’ai presque envie de me jeter dans la mêlée pour combattre. Je suis un peu bizarre il faut croire mais l’excitation du duel est trop forte. Je tourne rapidement les yeux vers Alban pour lui annoncer mes bêtises.

Alban, je m’apprête à faire des bêtises pour le stratège que tu es. Tu n’es pas obligée de me suivre mais l’excitation est trop forte je n’en peux plus d’attendre. Je te retrouve dans pas longtemps promis !

Je me mets alors à courir à toute vitesse vers les bruits de foule. Moi aussi je veux m’amuser et jouer au paintball. Je ne suis pas stratège si coordinatrice. Je suis avant tout Pokeathlète, et Jackie nous a appris à faire une chose : ne jamais fuir un combat.

***

Pendant ce temps, du côté des pokemons…

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Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres

Petit plus (Max qui gère ♥):
 
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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Lun 27 Fév - 16:41




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

Le Strassie d’Idalienor avait l’air d’aller bien, d’après les dires de sa dresseuse. Même si son ego avait pris un sacré coup. Alban hocha la tête, comprenant parfaitement ce genre de comportement. Après tout, dans sa propre équipe, plus de la moitié de ses Pokémon auraient réagi de la même façon. Et il avait typiquement eu un exemple du même acabit l’été précédent, lorsque son Reptincel s’était interposé pour le protéger et avait évolué par la même occasion. Il frissonna. Ce souvenir, encore une fois… Pourquoi ne s’était-il jamais vraiment posé la question, avant ? Il savait qu’il avait en sa possession un Dracaufeu, même si ce dernier était actuellement avec le Coach Finnigan. Ne s’était-il jamais demandé comment il l’avait eu ? Comment cette évolution s’était produite ? Encore une fois, il se sentait prisonnier de son propre cerveau. Comme si ses souvenirs tissaient une cage dorée dans laquelle il se sentait juste assez à son aise pour ne pas aller mal, tout en sachant qu’il y avait quelque chose d’anormal. Les images lui revenaient comme dans un flash. Opale. Sa main jointe avec celle de Max, qui la lâchait presque par automatisme lorsqu’il retrouvait enfin la fille dont la disparition l’avait en quelques sortes hanté. Ce sentiment confus de culpabilité. C’était quoi… tout ça ? Pourquoi se revoyait-il marcher dans Touga avec Maxine ? Pourquoi se revoyait-il si complice avec elle ? Pourquoi se revoyait-il la dévorer des yeux, un peu à la dérobée, tout en étant heureux d’avoir sa main entrelacée avec la sienne ? Et pourquoi toute cette scène, ensuite ? La jalousie apparente de Maxine quand il retrouvait Opale. Ces discussions étranges. Ces menaces de la part de Josh - voilà qu’il se souvenait enfin de son nom -. Il se sentit nauséeux, comme à chaque fois qu’un souvenir lui revenait trop brusquement. Ce souvenir… Il était important. Il en était vraiment sûr. Mais à quelle échelle ? Et surtout… qu’est-ce qu’il signifiait ?

Son regard se fit trouble un instant, avant qu’Ida ne le ramène sur terre. Vrai. Il était en Mission, et il n’avait pas le temps de se perdre dans ses pensées. Il fallait qu’il se bouge pour le bien de leur équipe. Même si… même si ce souvenir le rendait dingue. Même s’il avait envie d’en savoir plus. Même s’il avait envie de tout plaquer pour aller s’isoler afin de replonger dans les abysses de sa mémoire… Assez. Il n’était pas égoïste au point de laisser sa camarade en plan comme ça. Alors, il se secoua. Frottant son front couvert de sueur, il esquissa une sorte de sourire un peu tordu et maladroit.

- Ils vont bien, ne t’en fais pas. C’est encore Hélios qui a fait des siennes…

Il coula un regard vers son Larveyette, qui le fixa de ses yeux brillants de défi. Puis, après s’être assuré qu’Idalienor allait bien, il sermonna Hélios. Allons bon. Il n’allait tout de même pas encore laisser passer un truc pareil, hein ? Dans l’histoire, il avait mis en danger Zéphyr, Auster et Aura pour aller sauver cet abruti. Soit, la majorité de son équipe Pokémon. Il aurait dû être furieux pour ça. Mais il n’y arrivait pas.

Car sans cet abruti, Alban aurait pu aider Idalienor en priorité. Sans cet idiot d’Hélios, Misis n’aurait probablement pas été touché, et n’aurait donc pas lancé son attaque Roche. Sans ça… Alban n’aurait donc pas eu ce flash sur son passé. Flash qui, même s’il ne pouvait pas le décortiquer pour l’instant, lui en disait bien plus qu’il ne souhaitait en comprendre. Sur lui... Sur Maxine… Et sur leur relation, avant qu’il ne l’oublie… Il hocha la tête. Focus, Alban. Focus. Un peu exaspéré tout de même, le Voltali acheva de gronder Hélios. Hélios, qui, en bon Larveyette imbu de lui-même qu’il l’était, ne tarda pas à montrer son mécontentement. Et là, l’idée de génie. LA chose qui allait leur permettre, au final, de boucler leur travail avec beaucoup plus d’efficacité et de résultats. Car bon, couvrir la ville de peinture, ça allait deux secondes. Mais Hélios soulevait un point important. Andreas serait-il satisfait avec uniquement de la peinture ? N’attendait-il pas plus de paillettes, de pétales, de glamour ? Ils étaient ridicules, à courir partout avec leur partie de Paintball. Au final, ils n’allaient vraiment nulle part. Leur tâche importante s’était transformée en un champ de bataille croisé à un parc de loisir. Alors qu’à la base, ils n’étaient pas là pour ça. Ils étaient en Mission. Par choix, par envie, ou par punition. Et dans les faits, ils devaient se comporter en tant que tel.

Idalienor avait l’air d’adhérer à son raisonnement, en tout cas. Cela facilitait bien des choses… Avec un sourire reconnaissant, Alban la regarda sortir deux de ses Pokéballs pour appeler un Galifeu et un Galvaran. Il eut une petite bouffée de joie, à peu près persuadé que ce Galifeu était un Poussifeu, la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. Deux compagnons pour Hélios et Auster… Voilà qui allait former une fine équipe. Les quatre Pokémon, après s’être jaugés quelques secondes, disparurent dans une rue annexe. Alban les regarda partir, avant de se tourner vers Idalienor pour… s’excuser. Il le lui devait, en réalité. Il n’avait pas du tout géré les évènements, dès le début de l’attaque des boulangers. Et même après. Depuis la chute de roches et son flash, il se sentait vidé de toute énergie et complètement amorphe. Il avait l’impression de ne plus être vraiment dans le truc. C’était frustrant. Et tellement égoïste…

Il écouta vaguement ce que lui disait la Médecin. Elle lui faisait confiance, visiblement. Il avait envie de lui parler de ses problèmes. De lui dire pourquoi il avait été si méfiant depuis le début, et pourquoi il continuait un peu de l’être. Pourquoi il se sentait si mal depuis l’attaque de Misis. Mais il n’en eut pas le temps. Au-dessus d’eux, la Pyroli Schwarzenegger venait de refaire son apparition. Et quelque chose dans son regard et dans son sourire ne disait rien qui vaille. Alban se tendit. Comme à chaque fois qu’il était sous pression, et qu’il savait qu’il n’avait pas une grande fenêtre de tir pour s’en sortir. Son regard gris d’anthracite croisa celui, plus flamboyant, de sa rivale du jour. Dans leurs silences butés, on semblait au contraire lire beaucoup de paroles.

Et puis, comme dans un film de cowboy, l’affrontement final. Les évènements se passèrent tous très vite. Avec efficacité, Zéphyr parvint à protéger Idalienor et son dresseur des premiers tirs opposés. Le second assaut, paré avec brio par Ether, permis au Voltali de décocher une balle gagnante dans l’épaule de la Coordinatrice. Puis, profitant de cet instant réflexe où elle portait sa main à sa blessure, le châtain attrapa Idalienor et s’enfuit dans une ruelle annexe.

Il courut jusqu’à s’en faire exploser les poumons. L’objectif, dans l’immédiat, était de mettre le plus de distance possible entre cette fille et eux. De ce qu’il avait pu en voir, elle ne s’était pas encore fait toucher depuis le début. A moins qu’elle se soit pris une balle dans le dos, chose qu’il n’aurait pas pu remarquer dans leur face à face. Cela voulait donc dire qu’il était le premier à la toucher ? Il continua de courir, sourd aux protestations d’Idalienor. Elle voulait également se venger. Oui mais dans les faits, ils étaient désavantagés. Car Alban n’avait plus le droit de lui tirer dessus dans la minute suivant son premier tir. Et Idalienor, même si elle le pouvait probablement - Alban n’était pas forcément clair sur cette règle -, se retrouverait à ne plus pouvoir se défendre si elle la touchait également. Désolé, Ida, mais ce n’était clairement pas le bon moment.

Une fois qu’ils furent assez loin, Alban s’arrêta et se retourna. La ruelle derrière eux était déserte, et Zéphyr, lui indiqua qu’elle ne les avait pas suivis. Parfait. Reprenant doucement son souffle, il souleva légèrement sa combinaison de Paintball pour récupérer un peu d’air. C’était qu’on transpirait fichtrement, dans ces trucs-là !

- Je suis désolé Ida, mais on s’exposait à trop de dangers en restant encore là-bas. Si tu l’avais touchée, l’un d’entre nous aurait probablement pris une balle en retour ; si ce n’est pas nous deux. On n’aurait pas eu le droit de lui tirer dessus vu qu’on aurait dû attendre une minute de plus. Et contrairement à nous, elle n’a montré qu’un seul de ses Pokémon. Une bonne partie de mon équipe actuelle est déjà partie en vadrouille, je ne me sentais pas de parer un second assaut. En plus…

Il tapota doucement sur son oreille droite.

- Son attaque me fait encore bourdonner l’oreille. C’est difficile de communiquer si on ne peut pas s’entendre, et je pense que c’était en partie ce qu’elle voulait en envoyant un Mégaphone. On n’était pas dans les meilleures conditions… Mais ne t’en fais pas, je t’assure que tu pourras te venger plus tard. A mon avis, après l’affront qu’elle vient de se prendre, elle va nous chasser d’ici peu de temps.

Il esquissa un sourire légèrement mesquin. L’arroseur arrosé. Voilà que les rôles s’inversaient, à présent. Il comprenait qu’Idalienor aurait bien aimé sa part du gâteau, mais… disons qu’il lui laisserait le prochain assaut, hein ?

Se posant légèrement contre un mur pour reprendre son souffle, il fit descendre Ether de son épaule. Le petit Ramoloss avait étonnement bien fait son travail. Il était encore surpris que l’attaque Entrave ait atteint le Ramboum avant qu’il ne puisse sortir son Mégaphone. C’était étonnant. Et réjouissant, puisque c’était la première fois qu’Ether faisait vraiment preuve d’utilité dans son équipe. Félicitant son Ramoloss d’une caresse sur le haut du crâne, Alban le rappela dans sa Pokéball. Il ne fallait pas non plus trop tenter sa chance. Ether avait fait son boulot, il valait mieux qu’il se repose, à présent. Un miracle ne se produisait pas deux fois…

A présent qu’ils étaient tranquilles, Idalienor et Alban traversèrent des rues un peu moins peuplées. Ils en profitèrent pour repeindre allègrement les murs de brique au passage. Malgré tout, le châtain se sentait nerveux. A quel stade d’avancée étaient-ils ? Les autres avaient-ils mis plus de peinture qu’eux ? S’ils réussissaient à survivre jusqu’à la fin mais qu’ils étaient derrière au niveau de la couleur, ils seraient disqualifiés. A moins que…

Il était en train de réfléchir lorsqu’un chant mélodieux se fit entendre, au-dessus de sa tête. Dans un bruissement de plumes cotonneuses, Mistral piqua vers eux. L’Altaria chromatique avait achevé sa mission, visiblement. Alban ouvrit les bras pour que son Pokémon vienne s’y loger. D’une caresse, il remercia le bel oiseau. Voilà qui allait renforcer un peu plus son équipe. Auster et Hélios étant partis, il n’était pas mécontent de revoir Mistral maintenant. Avec Zéphyr et Aura, ils parviendraient sûrement à faire quelque chose. Ok…

Il se tourna une nouvelle fois vers Idalienor pour qu’ils essayent d’élaborer un plan. Néanmoins, la brune avait une autre idée en tête. Avant même qu’il n’ait pu ouvrir la bouche, sa binôme lui annonça qu’elle allait faire des bêtises, et qu’il fallait qu’elle aille quelque part. Où ? Alban leva un sourcil d’incompréhension, avant de capter grâce à l’expression de ses Pokémon, qu’il y avait de la lutte un peu plus loin. Il tapota sur son oreille droite, visiblement un peu bouchée depuis l’attaque Mégaphone. Hm… Se tournant de son côté gauche, il hocha la tête. Effectivement, maintenant qu’il était du bon côté, il arrivait clairement à entendre les bruits de bataille. Ceci dit… Ce n’était pas vraiment la meilleure idée du siècle. Mais tant pis. Il n’allait pas empêcher Idalienor de faire ce qu’elle voulait, non ? La laissant donc se précipiter vers le danger, il échangea un regard avec ses Pokémon. Ce serait bien peu gentleman que de la laisser s’amuser seule, n’est-ce pas ? Il eut un sourire. Il avait toujours un peu rêvé de faire ça, après tout.

- Mistral. On y va.

L’Altaria chromatique vint se mettre à sa hauteur, et Alban grimpa souplement sur son dos. Installé juste devant ses ailes, le Pokéathlète se trouva un endroit dans les plumes où tenir sa monture pour ne pas la blesser. Faute de brides et de véritable équipement, il allait faire comme il le pouvait. Puis, récupérant Aura derrière lui, il fit signe à Zéphyr de les suivre. Le massacre allait commencer.

Donnant un léger coup sur les flancs de Mistral, Alban s’accrocha. L’Altaria battit des ailes et ils s’élevèrent dans les airs. Comme à chaque fois qu’il s’envolait, le châtain se sentit libre de toute attache. Comme s’il était enfin dans son élément. Avec un sourire, il rajusta son pistolet de Paintball et se jeta dans la bataille…

Avec souplesse, Mistral survola la place où Idalienor venait de se précipiter. Il eut une vision claire du carnage : une dizaine d’étudiants à moitié cachés derrière des poubelles, bancs et poteaux, tentant de canarder les autres. Idalienior qui venait juste d’arriver, et qui était bien décidée à faire un massacre. Bien. Très bien. Plongeant vers un Noctali, il brandit son pistolet et lui décocha une balle de peinture sur l’épaule. Puis, donnant un coup de son pied gauche, il fit remonter Mistral en chandelle, juste à temps pour éviter deux jets de peinture noire. Faire un Paintball sur le dos d’un Pokémon Vol ? Check ! Les autres n’avaient qu’à bien se tenir !

***


Tu te faufiles à travers les ruelles pavées, ô toi Hélios, Larveyette parmi les Larveyette. Devant toi, Auster ton larbin ouvre la voie et fait office de guide touristique low cost. Derrière toi, deux Pokémon que tu ne connais pas encore vraiment, et qui appartiennent à la fille qui était avec Stentor. Quels étaient leurs noms, déjà ? Tu ne sais plus trop… et à dire vrai, tu t’en fiches. Ce sera KFC et court-sur-pattes. Ouais. Quelque chose dans ce goût-là, ça ira très bien. Et puis bon, après tout, faut dire qu’ils ne ressemblent pas à grand-chose, n’est-ce pas ? Un petit relooking ne leur ferait pas de mal. Mais tu ne leurs en veux pas. Après tout, ils ne peuvent pas avoir ta classe et ton charisme Hélios.

Tu t’arrêtes brusquement, voyant droit devant les vestiges du dur labeur de ton idole, Andreas Heartnett. Et dire qu’il a sûrement porté tous ces sacs à la sueur de son magnifique front ! Bon certes, ce cher Andreas transpire des paillettes et ne sent jamais mauvais, donc qu’importe… mais tout de même ! Quelle ingratitude de la part de ces humains, que d’avoir décidé, comme ça, de faire une partie de Paintball. Du Paintball ! Il n’y a pas de sport plus salissant… à part les combats dans la boue. Mais restons civilisés, voulez-vous ! Avec un soupir de dédain, tu te tournes vers le reste de l’équipe. KFC et court-sur-pattes n’ont pas encore manifesté leur motivation, et tu souhaites que le message soit bien clair. Comme l’a dit Stentor, c’est toi le chef, aujourd’hui. C’est toi qui décide. C’est toi le metteur en scène ! Et les autres, eh bien… Ce ne sont que tes commis. Mais autant leur rappeler leur place, plèbe qu’ils sont !

(Erm, erm). Tu t’éclaircis la gorge avec élégance et distinction. (Au cas où vous ne le sauriez pas encore, je me prénomme Hélios… Mais vous pouvez également m’appeler Apollon, si le cœur vous en dit. Je suis un Larveyette couturier, et un grand metteur en scène… Pour preuve, j’ai même gagné la couronne lors de la précédente Compétition de Coordination de l’académie…)

Tu vois Auster lever les yeux, mais tu n’y prêtes pas attention. C’est ton moment, Hélios, et il ne doit pas être gâché !

(Mais cessons de parler de moi, et parlons de nous) - un peu de modestie feinte est toujours appréciable pour embobiner les simples d’esprit - (Notre Mission est de décorer la ville autrement qu’avec ces horribles tâches de peinture. Alors, votre premier travail, si vous l’acceptez, sera de décortiquer l’ensemble de ces sacs et de me sortir tout ce qui vous paraît utile. Je veux des guirlandes, je veux des paillettes, je veux des fleurs, je veux de la couleur. Il faut que la ville soit digne d’un 14 Juillet ! Il faut… il faut… des guirlandes de lumières, des lanternes ! Alors, pronto, mettons-nous en chemin, jeunes polissons)

Tu claques des pattes, et la petite équipe te suit. Rejetant ta cape-feuille en arrière, tu commences à farfouiller dans un premier sac, tandis que les autres font de même. Tu ne sais pas encore vers quoi tu te diriges, mais une chose est sûre : c’est TOI qui dirige. Tu vas les avoir, les idées. Et, tandis que tu trouves un sac plein de ces drôles de lanternes en tissu, tu sens déjà l’inspiration affluer et les idées de génie te venir en tête… Mais avant ça…

(Vous avez trouvé quoi ?)

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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Lun 6 Mar - 21:07

Je n’en pouvais plus de rester là, planter dans des ruelles sombres à fuir le moindre danger quand il se présentait. Ce n’est pas du tout mon style de rester en arrière. Moi j’aime faire de mon mieux tout en étant direct. C’est ça ma façon de faire. Elle n’est pas très subtile il faut l’avouer mais dans ce genre de situation, je ne pense pas que la subtilité et la stratégie suffisent. Parfois, il me semble que l’instinct nous permet de faire des choses encore plus grandes. Lors de ma mission avec Callie, j’avais fait exception, en la jouant plus finement. Mais je l’ai voulu, et c’était un peu le principe du jeu des ballons. Mais là c’est différent. On m’a embarqué dans un truc qui je n’approuve pas forcement. Cependant, je dois avouer que je m’amuse bien. Et puis comme on dit, advienne que pourra.

Ceci dit, j’abandonne un peu mon compagnon en faisant ça. Avec Alban, nous avons des points de vue très différents sur la façon de faire les choses. Il est plus fin, plus réfléchi que moi, tandis que je suis plus directe. De toute façon, je ne l’ai pas obligé à me suivre et tant que je ne lui tire pas dessus, je ne le trahis pas. J’arrive vite à la place transformée en véritable champ de bataille. Vu le nombre de personnes, tout le monde doit s’être retrouvé là pour un grand combat. La bataille finale. Au plus vite, je me jette derrière de haute caisse appartenant surement au commerçant et je jette un regard sur la place à travers les trous entre cartons. Ça va être tendu, il va falloir être rapide.

Et puis, en relevant la tête, j’aperçois une chose que je qualifierais d’extraordinaire. Là, au-dessus de ma tête, était en train de voler le génie du vol. Alban Abernaty chevauchant fièrement sa Altaria. Cette vision me fait plonger dans le passé, à l’époque où il chevauchait encore son Roucarnage. Je désirais plus que tout aller le voir en vrai, voir celui qui me faisait rêver. Malheureusement, je n’ai jamais pu. Mais aujourd’hui, j’ai la chance de le voir en personne, en train de tirer des balles jaunes dans tous les sens sur le champ de bataille. Sortant de ma rêverie, je reprends position. Réfléchissons. De ma position, j’ai vu sur pas mal des candidats depuis ici. Je pourrais facilement tirer de nombreuses balles et faire des dégâts considérables. Mais je dois aussi exploiter mes pokemons pour rendre le tout plus efficace. Bon déjà une première chose.

Ainara, j’ai besoin de toi.

J’actionne la pokeball de mon amie volante qui se tient en suspension juste au-dessus de ma tête, attendant les instructions. Je lui caresse rapidement la tête et lui fait un bref topo.

Ainara, nous sommes en pleins milieu d’un champ de bataille. Au-dessus de nos têtes, il y a Alban. Tu te souviens de lui ? J’ai besoin que tu l’aides en empêchant les balles de couleur de le toucher grâce à tes attaques vols pendant que lui continue de toucher nos adversaires. Tu es prête ?

La Nirondelle m’adresse un petit cri et s‘élève dans le ciel, retrouvant vite le Voltali et sa Altaria. C’est surement en cette position qu’elle sera la plus efficace. Entant que protectrice et en repérage, elle fera des miracles. Bon revenons ici. Je crois que je vais devoir garder à couvert les deux autres. Ils ne pourront pas être au maximum de leur capacité, alors au lieu de les envoyer se prendre de la peinture dessus. Dans cette situation, c’est à moi de gérer la dernière partie. Eliminer les autres adversaires du jeu. C’était aussi l’un des objectifs de la bataille de Paintball. Je place mon pistolet à encre dans l’une des fentes présentes entre les caisses, telle une snipeuse prête à tuer ses ennemis. Heureusement ici, je me contente de viser leur épaule. J’ai aussi la chance d’être bien caché. Je pourrai garder ma cachette quelques temps avant que quelqu’un ne comprenne d’où viennent toutes ses balles orange.  Calmement, je pose mes doigts sur la gâchette et vise chaque personne, en forme d’arc de cercle, de ma gauche vers la droite. Comme ça, si tout va bien, les 1 minutes réglementaires seront écoulées avant que je ne doive refaire le tour des concurrents.

1 balles, 2 balles, 3 balles ect et toujours des succès. Cependant, lorsque mon regard se pose sur la cible juste en face de moi. Nos regards se croisent. Chacune s’est reconnu dans le viseur. C’est celle qui a déclenché ce chantier. Ma vengeance va être terrible.

***


Ça ne fait même pas 5 minutes que je suis avec lui qu’il m’énerve déjà. Non mais c’est vrai pour qu’il se prend avec ses grands airs là pour nous diriger. On n’est pas ses esclaves non plus. D’ailleurs, je n’ai pas tout compris du pourquoi nous sommes là. Pourquoi les humains ont lancé une bataille de peinture, et surtout pour c’est à nous d’aller décorer la ville ? Je n’ai aucune idée de comment faire. J’aurais surement été plus efficace auprès de ma dresseuse, là où je pouvais me battre et la protéger. Ici je suis clairement inutile. Mais je présume que si je suis là, c’est qu’elle a confiance en moi, et en Hiro. Nous devons nous montrer à la hauteur de ses exigences.

Nous arrivons vite à l’entrée du quartier commerçant où sont entreposés une tonne de carton, regorgeant surement des fameuses décorations. Franchement je ne vois vraiment pas comment on va rendre ce bazar « joli ». Il y a des couleurs dans tous les sens, et rien ne m’inspire. A tiens, revoilà monsieur qui se donne des grands airs. Il m’énerve à se venter comme ça. Je ne peux m’empêcher de le remettre à sa place un peu.

Bon ça va on a compris que tu étais une diva tout ça tout ça mais on n’est pas tes larbins alors parle sur un autre ton.
Zeno ne commence pas on n’est pas là pour se battre.
Désolé Hiro mais là il cherche à me provoquer

La discussion reprend et cette gentille bestiole nous demande de vider les sacs pour trouver des idées. Avec mes grands bras, je vide les cartons assez rapidement mais à part des guirlandes et des paillettes je ne vois rien de bien intéressant. Ida déteste les cours de ce professeur et il faut croire que sans le vouloir elle m’a refilé son point de vue parce que je suis presque dégouté de voir autant de paillettes de couleur. Pourtant, le dernier carton que j’ouvre contient des choses plus sympas. Des pinceaux et de la peinture noire. Et ça, ça me donne une idée. Pas trop flashy, juste comme ça me plairait moi. Et c’est pas l’insecte qui va trouver à redire. De son côté, Hiro sort des paillettes et de la colle des cartons. Je ne sais pas ce qu’il a derrière la tête, on verra bien.

De mon côté j’ai de la peinture noir et des pinceaux. Je vais faire des démarcations des taches de couleur en noir. Ca donnera un côté moins brouillon et plus travailler à l’ensemble. Si on peut exploiter ce qui est déjà fait, je le fais sans hésiter.

De mon côté je vais utiliser de la colle. Je vais plonger mes pattes dedans et faire des traces de colle. Après je mettrais des paillettes dessus. Je trouve ça plutôt joli.


Hélios n’eut pas le temps d’approuver (ou le contraire on ne sait jamais avec lui) que je sentis une présence dans mon dos. Sur mes gardes, je me retourne vivement et cri.

Qui est là ?!
Doucement, on ne vous veut pas de mal.

Un groupe de 4 pokemons, un Azumarill, un Psykokwak, kadabra Mackogneur, sortent d’une ruelle, l’air pacifique et non armé. Je me détends un peu, puis c’est Hiro qui me remplace pour parler.

Vous aussi vous venez décorer le chantier de nos dresseurs ?

Oui, nous n’avons pas trop le choix de toute façon, si on veut que cet après-midi est servi à quelque chose.
Super, dans ce cas si vous le voulez bien Mackogneur vous aiderez Galifeu à peindre les contours des zones en noirs, Psykokwak vous m’aiderez à faire des empreintes de paillettes. Azumarill et Kadabra, vous pourrez aider Auster et Helios. Je suis sûre qu’eux aussi ont pleins d’idées.
Aucun problème. A nous de jouer et de rattraper les bêtises des humains.

Et c’est ainsi que nous 8 nous commencions la décoration. Moi et le Mackogneur, nous peignons les murs de belles bordures noires, donnant un aspect très classe et fini à cet ensemble de tâche. C’est vrai qu’avec ses 4 bras, tout va beaucoup plus vite. De son côté, Hiro est aidé par le Psykokwak. Grâce à lui, il a simplement besoin de tremper ses pieds dans la colle, puis le canard le soulève grâce à l’attaque Psycho. Il place ses pieds sur les murs et dépose la colle liquide. Ensuite, ils jettent tous les deux des paillettes sur le mur et en soufflant un peu avec des attaques « vents », le résultat apparait. Je dois dire que c’est plutôt pas mal. Je ne regarde pas trop ce que font les 4 autres mais je leur fait confiance. De toute façon, ils ne pourront pas faire pires que le champ de ruine actuelle.

Je ne sais pas trop combien de temps nous y avons passé mais je dois dire que c’était amusant. Nous reculons tous de nos œuvres et dans la bonne humeur, nous nous applaudissons mutuellement. C’est plutôt pas mal finalement. Pour des débutants en tout cas.

Eh bien, je suis heureux de voir que certains bossent quand même ici.

Tiens ça ne serait pas…
***

Le duel le plus excitant de la journée pouvait enfin commencer. Je me retrouvais en face à face avec cette fille qui a déclenché tout ce souk et qui en plus est loin d’être aimable au dortoir. Double raison de donner tout ce que j’ai pour la couvrir de peinture. Au début, nous tirions des balles à tout va l’une vers l’autre dans l’espoir de nous toucher. Mais nous étions bien cachées l’une l’autre et les balles n’avaient que pour destinées de s’éclater contre les poubelles. Bon changement d’option. Je vais la provoquer plus directement. D’un bon, je saute sur les caisses de bois et attends qu’elle en fasse de même. En m’exposant ainsi, je savais qu’elle allait réagir. Bien sûr, elle se découvre entièrement et nous repartons pour une série de belles de couleurs.

Rapidement, une de mes balles orange la touche droit sur l’épaule qu’Alban n’avait pas touché. Mais c’est sans compter sur son retour. Moins précautionneuse que moi à l’idée de ne pas faire mal dans la mesure du possible, elle tire une balle en pleins sur mon arcade sourcilière gauche. La vache, ça fait super mal. Le rouge dégouline sur mon œil, que je dois contraindre à rester fermer jusqu’à ce que je puisse le laver. Ca tu vas me le payer très cher. Je charge mon fusil et à l’instant où j’allais répliquer la balle…

Qui A Osé Me Lancer Cette Baie Pourrie Sur Ma Superbe Coiffure ?

Vous voyez dans les dessins animés quand ‘un coup tout s’arrête, et tous les objets qui étaient en l’air tombent au sol, comme si la gravité avait doublé. Et bien c’est exactement ce qu’il vient de se passer. Un silence de plomb tombe d’un seul coup, pendant que chacun fixe du regard le référent des Voltalis, avec une baie Framby écrasée sur la tête. Le plus étonnant c’est que derrière lui se trouve 8 pokemons, dont les miens et ceux d’Alban. Quelque chose me dit que le jeu est terminé.
HRP:
 

_________________
~ Idalienor Edelwen ~
Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres

Petit plus (Max qui gère ♥):
 
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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Mer 8 Mar - 23:40




Purple rain, Andreas rain
Alban Abernaty & Idalienor Edelwen

S’envoler dans le ciel avait toujours été l’une des meilleures sensations qu’il ait ressentie. Alors s’envoler avec une arme à la main pour une partie de Paintball endiablée ? C’était carrément dément ! Le sourire aux lèvres, Alban pris de la hauteur sur le dos de son Altaria chromatique. Il avait un peu conscience du fait qu’utiliser une tactique pareille pour pouvoir canarder tous les autres depuis un point inatteignable, c’était un peu tricher. Mais eh ! S’il ne s’approchait pas assez d’eux, il était incapable de les toucher avec ses balles de peinture. Dans les faits, il s’exposait dix fois plus que n’importe quel joueur, à survoler le terrain sur une monture bling bling digne d’une Princesse Starla. Et pourquoi est-ce qu’il pensait justement à Princesse Starla et les Strassie magiques ? Il secoua la tête pour essayer de penser à quelque chose de plus sérieux. Mais il avait totalement perdu sa concentration, tant la sensation était grisante.

En bas, il voyait presque tous ses camarades. De l’endroit où il se trouvait, il avait une vue parfaite sur leurs cachettes. Il pouvait même à peu près déterminer les alliances. Certains jouaient finement en se cachant derrière des cartons, des poteaux ou des bancs. D’autres y allaient plus franchement en mode kamikaze. Le nombre de joueurs rendait cependant le tout bien difficile. Parfois, Alban voyait un élève se faire toucher pour la troisième fois, et mettre un peu de temps à capter qu’il devait quitter le terrain. Combien de ses adversaires avaient été éliminés, depuis le début de la partie ? Et puis, depuis combien de temps avaient-ils commencé ? Il avait l’impression que ça faisait trente minutes à peine… Mais tout cela était trompeur. Ils avaient passé de longues périodes à fuir dans les rues, à se reposer, ou à établir des stratégies. Peut-être qu’il était bien plus tard que ce qu’il pensait.

Zéphyr émit un cri perçant, et Alban remarqua du coin de l’œil une balle de peinture qui fusait vers lui. Il tapota sur le flanc de Mistral et l’Altaria effectua une vrille sur la droite, évitant avec habileté le projectile. Visiblement, il avait sous-estimé la portée de ces balles. Si les autres ne lui tiraient pas dessus, c’était simplement parce que si la balle ne touchait rien, elle pouvait retomber. Il y avait trop de risques de toucher un allié par erreur.

Bien. Caressant doucement les plumes de Mistral au niveau de son cou, Alban plongea en piqué. Il avait repéré sa cible, un groupe d’élèves qui étaient concentrés à livrer une bataille contre un autre gang. Armant son fusil, il tira en rafale et arrosa copieusement les trois garçons. Puis, remontant en chandelle, il évita des tirs retour. Ah ! Qu’il se sentait bien, ici ! Il avait une vue imprenable sur le terrain, et il pouvait pratiquer du hit and run. Pas forcément la tactique la plus honorable, mais bon. S’il gagnait, il comptait de toute façon annuler les règles de ce stupide pari. Autant éliminer le maximum de personnes afin de pouvoir repeindre la ville à sa guise et de coiffer au poteau cette fichue Pyroli.

Une petite masse noire vola jusqu’à lui, et Alban se tendit jusqu’à ce qu’il reconnaisse la silhouette du Nirondelle d’Idalienor. Visiblement, elle le lui avait envoyé pour qu’il vienne l’aider. Avec un sourire, Alban tendit son poignet pour que le type Vol vienne s’y poser.

- Merci, c’est gentil, commenta-t-il, tandis que le Nirondelle émettait un petit cri.

Il le laissa ensuite s’envoler, et arma de nouveau son fusil. Il observa ensuite le terrain, pour déterminer ses prochaines cibles.

Là-bas, contre un coin de la place, deux Phyllali étaient en train de planifier une attaque. Il le voyait aux mouvements de main qu’ils faisaient. Il ne comprenait pas forcément tout, mais ces deux-là avaient l’air assez concentrés pour ne pas remarquer sa présence. Ok. Prochaine cible verrouillée.

Avec un sourire, Alban attendit que les deux se relèvent pour tirer sur une fille seule. A ce moment, il plongea pour tirer sur eux. Une balle jaune s’écrasa sur un des garçons, tandis que les autres arrosaient le mur derrière. A défaut de toucher tout le monde, au moins agrandissait-il son territoire de peinture.

Il était en train d’amorcer un mouvement pour remonter lorsqu’il entendit un BANG sonore. Sur sa droite, un Ramboum venait de lancer une énorme attaque Mégaphone. Il fut légèrement déporté sur la gauche à cause du souffle, et lâcha Mistral pour se couvrir le visage. De la poussière et du sable vinrent obstruer temporairement sa vue. Son Altaria poussa un cri, et il sentit une balle de peinture s’écraser en plein sur son bras gauche.

Il fut légèrement projeté en arrière et se rattrapa in extremis aux ailes de Mistral. Ce dernier étouffa un cri de panique et remonta en chandelle. Alban vit des balles écarlates fuser vers lui, mais Ainara et Zéphyr se chargèrent de les exploser en plein vol grâce à des Lames d’Air. Ce bouclier temporaire permit à Alban et Mistral de remonter se mettre à l’abri.

- Ça va, mon grand ? demanda-t-il à son Altaria, qui émit une petite plainte mélodieuse.

Sur une de ses ailes cotonneuses, une tâche de peinture bleue brillait. Alban se mordit la lèvre.

- Tu peux continuer ?

Mistral hocha la tête. Bon. Il fallait qu’il essaye d’être plus prudent à l’avenir. Cette attaque s’était soldée par deux coups. Et il était à une seule balle de se faire éliminer.  

- On va faire un truc. Zéphyr, Ainara, vous voyez cette zone, sur la droite ? Elle est assez loin d’Idalienor donc on ne risque pas de la gêner. Zéphyr, je veux que tu utilises ton attaque Brume pour diminuer la visibilité de tous les joueurs. Ensuite, avec ton Regard Vif, tu vas les repérer et me signaler leur position en lançant un cri au-dessus de leur tête. Je n’ai plus une très bonne ouïe depuis l’attaque du Ramboum, donc Ainara, tu vas rester sur mon épaule. Dès que Zéphyr te criera quelque chose, tu tourneras le bec vers la direction du son pour me guider. Je lancerai ensuite une balle à l’aveugle dans cette direction. Et ce, jusqu’à ce qu’on ait éliminé tous les joueurs. Si Zéphyr, tu vois qu’un joueur braque son arme sur moi, lance un cri différent. Ainara, tu battras alors des ailes pour me dire d’aller me cacher derrière cette caisse qui se situe là-bas. Je pense que même dans la Brume de Zéph’, je parviendrai à retrouver le chemin. Mistral, dépose-moi simplement quand je te le demanderai, et remonte te mettre à l’abri. Ok ?

Les Pokémon acquiescèrent à la mention du plan, et Alban rajusta son arme. C’était risqué, mais ça le rendait euphorique en même temps. C’était plutôt excitant, à dire vrai… Quelque part, ça lui ressemblait peut-être un peu plus. Commençant donc à lancer l’opération, il envoya Zéphyr cracher des volutes de fumée.

Rapidement, la Brume se répandit sur la partie ouest du terrain. Silencieusement, Mistral descendit poser son cavalier au sol. Et le massacre commença.

Un cri de Zéphyr se fit entendre sur la droite. Ainara pointa le bec dans la bonne direction, et Alban tira une rafale de balles jaunes. Puis, un autre cri de Zéph’. Le châtain répéta l’opération trois fois avant que le signal d’alerte de son starter ne se fasse entendre. A ce moment, il alla se cacher derrière son carton. Même avec une oreille non valide, il entendait les gens pester et les balles s’écraser sur sa cachette. Sans succès. Il eut un petit sourire en coin. Il était temps de ressortir.

Alors qu’il pointait son arme vers sa prochaine cible, il sentit cependant une bourrasque. Il vit Zéphyr revenir se cacher derrière son dos, et recula. Un Roucoups adverse venait de dissiper totalement la Brume de Zéphyr, et Alban se retrouva pris entre un groupe totalement éparpillé. Manque de chance pour lui, deux personnes le visaient par le plus grand des hasards.

La première balle lancée toucha son fusil, et il se retrouva totalement désarmé face aux autres élèves. Levant les bras par réflexe, il sentit une goutte de transpiration couler le long de son cou…

***


Tu regardes l’allée principale en essayant de voir quel genre de décoration chic pourrait bien l’habiller. Tu sens déjà tes petites pattes s’agiter à l’idée de tout ce que tu pourrais faire ; tu es impatient à l’idée de commencer le travail. Mais avant ça, tu te dois de rappeler aux autres que c’est toi qui commande parce que, eh, tu es le meilleur. LE Pokémon Coordinateur par excellence. Le type chic qui a du style, de la classe, de la verve. Tu es forcément meilleur qu’eux, il n’y a aucun doute à avoir là-dessus. Après tout, n’était-ce pas toi qui avais gagné le Concours de Coordination de l’année précédente ? Allons bon, il n’y avait que les imbéciles pour ne pas comprendre une chose aussi triviale et simp-

(Bon ça va, on a compris que tu étais une diva tout ça tout ça mais on n’est pas tes larbins alors parle sur un autre ton)

Dans le décor derrière toi, des nuées d’éclair s’abattent comme dans les mangas, tandis que ton monde s’effondre. Tu viens d’être rabaissé, insulté, offensé par… un chicken nugget ? Sérieusement ? Complètement dans les vapes après cet affront impardonnable - à dire vrai, tu es encore en train de te demander si tu as bien entendu ce que tu as entendu -, tu suis à peine la suite de la conversation. Auster, lui, par contre, est bien alerte quant à ce qu’il se dit. Il sait que KFC a raison - tu sais qu’il ne te supporte pas lui non plus -. Néanmoins, solidarité oblige, il est forcé de se positionner devant toi pour te protéger, fronçant ses sourcils - qu’il n’a pas Coucou Etchebest - pour dissuader le katsudon de tenter quoi que ce soit. C’est bien, le petit chien ! Stentor t’a bien éduqué… Ah oups, tu ne devrais pas dire des choses pareilles alors que quelqu’un essaye de te défendre, non ? Bah si, en fait. Tu es Hélios, Larveyette parmi les Larveyette. Tu ne connais ni la reconnaissance, ni la compassion. Après tout, c’était le devoir d’Auster que de te protéger. Tu es le chef, non ?

Ignorant court-sur-patte qui essaye de raisonner son coéquipier, tu hausses les épaules d’un air désinvolte. Qu’il parle tant qu’il le peut, le poulet. Ce n’est pas toi qui finiras pané dans une chaîne de fast food low cost, hein.  Bon certes, tu te dis qu’il vaudrait mieux ne pas TROP le provoquer puisqu’il est capable de te faire griller aussi vite que ses collègues l’ont été entre les mains de cuisiniers peu scrupuleux, mais… Oh et puis peu importe, après tout. Tu sais qu’Auster est puissant et qu’il serait capable de te sauver si les choses sentent le roussi - badum tss -. Des fois, tu t’étonnerais presque tant tes traits d’humour sont dignes des plus grands, ehehehe.

Avec le même ton égal qu’avant - prouvant ainsi à KFC que tu t’en tamponnes allègrement la babouche, de ce qu’il raconte -, tu ordonnes à tes domestiques de vider les sacs et de te faire un inventaire. Tu te prêtes toi-même à la tâche. Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et en plus, toute cette inactivité te pèse un peu. Tu sens fourmiller dans le bout de tes pattes un besoin impérieux de créer. Et avec tout ce matériel à ta disposition, tu vas t’en donner à cœur joie ! Voyons, voyons…

Mettant de côté les lanternes de tissu blanches, tu trouves également de la peinture multicolore, des fleurs fraîches et du matériel de base d’artiste. De la colle, des ciseaux, des petits accessoires plus ou moins utiles… et même des cutters. Sérieusement ? Tu te fais la réflexion que ce n’est pas la meilleure des idées, que de remettre dans les mains de gosses insupportables et intenables, des objets tranchants qu’ils seraient bien capables d’utiliser pour s’assassiner les uns les autres. Mais ce cher Andreas est toujours trop bon et trop aimable. Il n’a probablement pas pensé à ce point de détail. Boh. Au pire, ça fera de la sélection naturelle, non ? Tu soupires et pose le tout au sol, tandis que les autres commencent à faire leur inventaire.

Comme d’ordinaire, Auster n’est pas vraiment bavard. Il se contente de t’aboyer dessus et de te montrer des sortes de fausses bougies qui diffusent une lumière de couleur différente. En plein jour, des lumières ? T’es stupide ou quoi, le clébard ?

Tu décides de l’ignorer pour te tourner plutôt vers KFC, qui te montre les pots de peinture derrière lui. Visiblement, il a envie de faire des démarcations noires autour des tâches de couleur. Heu, sérieux ? Qui a eu l’idée de te refiler un pareil incapable ? C’est quoi ces idées datant du siècle dernier ? De la couleur avec du noir autour ? Il veut que la ville soit en deuil ou quoi ? Tu ne trouves ça ni intéressant, ni classe. Mais avant même que tu n’aies eu le temps de protester, court-sur-patte enchaîne avec ses idées. Des paillettes avec de la colle. Ouais. C’est pas mal, ça, au moins. Mais on est plus à la maternelle les enfants, hein. Soyez un peu inspirés et inspirants, bon sang !

Retenant une moue sceptique quant aux propositions des autres - de toute façon ce ne sont pas tes idées, donc elles sont forcément pourries -, tu te retournes lorsque tu entends KFC paniquer. AHA ! Rapports de forces inversés ! Voilà que derrière KFC, se tient un lapin de Pâques aquatique. Un peu rassuré par la présence de ce truc difforme mais aux allures sympathiques, tu bombes le torse pour provoquer le chicken wings. Qui fait le malin, à présent ? Bon ouais, c’est clairement toi, ehehe.

Laissant donc les nouveaux arrivants se présenter, tu les détailles pour essayer de sonder leur potentiel. Au moins, ils ont l’air d’être plus enclins à t’écouter que les deux autres abrutis qu’on t’a refourgué. Tu hoches la tête et sort une pastille à la menthe de ton costume pour te rafraîchir l’haleine lorsque court-sur-patte reprend la parole. Et là.

Tu t’étrangles à moitié avec ton bonbon et part dans une quinte de toux incontrôlée. Auster vient immédiatement derrière toi pour te tapoter le dos - un peu fort, d’ailleurs. Il y prend sûrement du plaisir, cette pourriture -, tandis que dans ton esprit, c’est Hiroshima. Viens-tu réellement d’entendre court-sur-patte prendre le lead des opérations ? A ta place ? Sans même te consulter ? Mais quel affront ! Si tu n’avais pas cette pastille au mauvais endroit, tu lui aurais probablement hurlé un truc dessus. Mais pas possible pour l’instant. La bougresse ne veut pas descendre le long de ton œsophage et tu jurerais presque que tes yeux sortent de leurs orbites tellement le truc est coincé.

Quand tu parviens enfin à te dégager le tuyau, les Pokémon de la Médecin sont déjà partis avec leurs nouveaux acolytes, tandis que les autres se rassemblent autour d’Auster et toi pour attendre les ordres.

(Non. Non-non-non et non !) pestes-tu en jetant un petit pot de paillettes au sol.

Le Kadabra et l’Azumarill échangent un regard, tandis que tu boudes ostensiblement, comme la diva que tu es. Du coin de l’orifice auditif, tu entends Auster soupirer puis dire aux autres de ne pas s’inquiéter, que tu as juste des ragnagnas. Vexé, tu lui lances un regard courroucé et croise les bras. Pas question que les deux autres idiots récoltent tous les lauriers ! Tu auras des idées ! Et meilleures que les leurs !

Te tournant vers les sacs, tu sors des objets pêle-mêle et les balance partout autour de toi pour clairement montrer ton mécontentement. Puis, faisant de l’ordre dans tes idées, tu te retournes vers les deux Pokémon.

(BON. On va faire comme je l’ai décidé.)

Les deux Pokémon inconnus échangent un regard, mais ne disent pas grand-chose. Auster les a sûrement prévenus qu’il vaut mieux ne pas te froisser.

(Puisque les deux autres ont décidé de se la jouer dark kikoo mystérieux, on va partir sur une thématique multicolore à contraste noir. Vous ne savez pas ce que ça veut dire ? Je m’en fiche ! On va faire quelque chose d’à la fois classe et déluré. D’à la fois sobre et excentrique. Sombre et clair. Ces différences permettront de faire ressortir leur opposé, pour un résultat qui s’inscrira dans la nouvelle vague d’art moderne. Alors… TOI !)

Tu pointes le doigt vers le Kadabra.

(Tu vas m’aider à faire des guirlandes de fleur. Il en faut absolument dans toutes les rues et dans toute la ville. Je vais sortir des fils de Sécrétion qui serviront de fil d’attache. Ton rôle, ce sera de récupérer toutes ces fleurs fraîches là-bas et de les attacher le long des fils. Avec tes pouvoirs psychiques, ça devrait être faisable assez rapidement, non ? Il y a encore les tiges mais tu n’as qu’à les couper avec Coupe Psycho. Tu as forcément cette attaque, non ?!)

Le Kadabra hoche la tête, et tu acquiesces. Au moins, il est plutôt coopératif.

(Bien. Les fleurs sont multicolores donc nous allons procéder ainsi. Une guirlande avec des fleurs colorées. Une guirlande avec des fleurs trempées dans la peinture noire. Une guirlande avec alternance fleurs colorées/fleurs noires. Et on recommence ainsi de suite jusqu’à épuisement des stocks.)

Tu te tournes vers Auster et tu attrapes les lanternes de tissu.

(Toi, tu vas utiliser les restes de peinture pour colorer le tissu de ces lanternes. Il m’en faut la moitié en multicolore, et l’autre moitié en noir. Fais des tâches un peu comme celles sur les murs pour les lanternes multicolores. Pendant ce temps, je vais créer un tampon encreur avec du bois. Une fois que toutes les lanternes seront sèches, je vais appliquer le motif sur toutes les faces. Pour les lanternes multicolores, le motif sera fait à l’encre noire. Pour les lanternes noires, le motif servira uniquement de patron. On découpera grâce à nos attaques Coupe respectives pour faire un genre de jeu d’ombres chinoises. Je t’aiderai là-dessus, ça ira vite. Une fois que ce sera fait, on mettra les fausses bougies à l’intérieur. L’intérêt c’est que, quand la nuit tombera, les lanternes noires vont diffuser de la lumière multicolore qui ira se répercuter sur les murs. Garde les lumières neutres pour les lanternes multicolores. Celles-ci n’ont pas de trou donc pas besoin de jeu de lumière. Et mettre des bougies de couleur dans une lanterne de couleur, c’est ridicule.)

Enfin, tu te tournes vers le lapin et croise les bras.

(Tu possèdes une attaque Glace ?)
(Oui, Laser Glace, Blizzard et…)
(Ok ok ça ira, calme ta joie. Toi, je vais te charger de faire des mini sculptures de glace. La procédure est la suivante : crée-toi un gros bloc de glace et explose-le avec une attaque physique puissante. Puis, une fois que tu as fait de plus petits morceaux, tu te débrouilles pour les polir comme des diamants. Les tailleurs de pierre se servent parfois d’un jet d’eau très puissant pour leurs découpes, alors débrouille-toi, trouve quelque chose. Auster t’aidera à ajouter des abrasifs dans ton eau en te faisant un tas de sable grâce à son Jet de Sable. Le but c’est de les faire briller un maximum, comme des diamants, pour ensuite les accrocher à nos guirlandes pour les compléter. Tu es en charge de la partie « décoration éphémère ». Ça fait toujours son effet, je te le garantis. Quand on aura fini de tout installer, tu feras des bulles de savon dans toute la ville pour répandre un peu de magie. Evidemment, ça ne durera pas longtemps mais si ce cher Andreas peut voir ce spectacle, ce sera tout bénef. Roger ?)
(Roger !)

Parfait. Les tâches ainsi distribuées, vous pouviez commencer le travail. Grâce à ton attaque Sécrétion, tu sors des quantités astronomiques de fil pour le Kadabra, qui commence à trier et préparer les fleurs. Du coin de l’œil, tu le vois utiliser une attaque psychique pour tremper les fleurs dans la peinture noire, et ensuite les maintenir dans les airs afin qu’elles s’égouttent et que le surplus de peinture retombe dans le pot. Sans te déconcentrer, tu attrapes les planches de bois que tu as repéré dans un sac, et utilise l’attaque Coupe pour former des carrés. Tu y colles ensuite un genre de manche pour mieux les manipuler. Sur une autre planche de bois carrée, tu traces les formes voulues au crayon à papier, et les découpe à l’aide du cutter et de tes feuilles tranchantes. Dans ces motifs, tu as voulu représenter Lansat. Il y a des vagues, des gens, des étals de marché… tout plein de chose. Ce sera un véritable spectacle une fois la nuit venue, tu en es persuadé.

Esquissant un sourire satisfait, tu te tournes vers Auster et l’Azumarill pour voir où ils en sont. Le lapin a réussi à faire un gros bloc gelé avec son Laser Glace. Il fonce ensuite dessus pour le pulvériser. Un Damoclès a vite fait de réduire l’impertinent à l’état de petits morceaux. Puis, il utilise Hydrocanon en concentrant le jet à un diamètre de cinquante millimètres à peine afin de polir les pierres. Il a bien pris soin auparavant de récupérer du sable qu’Auster a préparé pour lui pour que le jet contienne assez d’éléments abrasifs. Eurk, c’est un peu dégueulasse mais s’il n’y trouve rien à redire, tant pis. Dzouiii, dzouiiii ! La glace se découpe, et tu vois d’ici le scintillement de ces imitations de pierres précieuses. Par-fait ! Tu le laisses continuer son bon travail, et coule un regard vers Auster.

Le bougre ne s’est pas embêté. Il plonge ses pattes dans la peinture puis en balance des grosses tâches sur les lanternes. Tu vois également que son corps est nimbé d’une aura mauve. Autour de lui, quelques gerbes de peinture sortent par intermittence des pots pour aller repeindre le tissu. Sûrement une attaque Psyko ? Ce n’est pas précis puisqu’Auster fait deux choses à la fois, mais ça donne à l’ensemble un aspect chaotique plus qu’appréciable. Un peu comme le Paintball des humains, quoi. Le seul problème que tu y vois c’est que vous allez devoir nettoyer le bordel qu’il a fait sur le sol. Mais bon, tant pis. Un peu plus de peinture partout ne va pas changer grand-chose.

Tu termines de créer tes tampons, et regarde d’un air satisfait ton travail. Le Kadabra te signale également qu’il aura assez de fils de Sécrétion. Tu arrêtes donc d’en tirer machinalement, et peut te dédier pleinement au reste. Rejoignant Auster, tu trempes un tampon dans la peinture noire et applique les motifs sur ses lanternes colorées. Le travail est fastidieux et te prend du temps, mais tu estimes que le Kadabra qui est en train d’enfiler les fleurs sur les fils de soie à la force de ses pouvoirs psychiques a peut-être une tâche encore plus chiante. Donc, tu ne fais aucun commentaire et continue. L’un après l’autre. L’un après l’autre. Tu alternes également avec les tâches de couleur sur les lanternes noires, et tu t’arrêtes deux secondes pour expliquer à Auster, qui a achevé de repeindre toutes les lanternes, comment tu veux qu’il coupe le tissu.

Les griffes aiguisées d’Auster se tendent, et il entreprend de suivre les motifs tamponnés pour créer des trous stylisés. Le travail n’est pas parfait, mais tu t’en contenteras. Les autres idiots auront sûrement fini de repeindre et de pailleter les murs d’ici peu, et tu ne veux pas leur donner l’impression d’être à la ramasse. Soupirant, tu reprends le travail. A présent que tu as fini tes propres tampons, tu peux commencer à aider Auster pour la découpe. Ça ira vite, puisque tu as l’habitude de ce genre de choses.

A côté, tu vois que le Kadabra a fini d’utiliser la dernière fleur et qu’il entreprend à présent avec l’Azumarill de coller les cristaux de glace. Tu les laisses se débrouiller seuls. Ils ne sont certes pas bien intelligents, mais ils peuvent réaliser une tâche aussi triviale sans que tu ne leur mâches le travail. Bien. De ton côté, tu en as bientôt fini avec les découpages. Auster utilise même son attaque Psyko pour faire léviter les bougies et les déposer à l’intérieur de la lanterne, ce qui te fait gagner un temps non négligeable.

Tu achèves la dernière lanterne et te recule pour admirer le travail. C’est… pas mal, non ?

(Bon, je vois que vous avez tous fini. La partie la plus longue, maintenant ! Alakazam, tu vas accrocher les guirlandes avec l’aide d’Azumarill. Utilise tes pouvoirs psychiques pour les accrocher en hauteur. Azumarill, toi, il me semble que tu es un peu acrobatique grâce à ta queue extensible, non ? Essaye de faire le Tarzan et d’accrocher tout ça. Je change mon plan initial sur les bulles. N’attend pas que tout soit fini : sors-en à chaque fois que tu accroches une guirlande. Comme ça, il y en aura dans toute la ville. Auster et moi, on va s’occuper des lanternes.)

Sans y avoir été invité, tu grimpes sur le dos d’Auster qui ne bronche pas. Derrière toi, tu tiens un gros filet composé de fils de Sécrétion que tu as créé, et dans lequel vos lanternes sont solidement attachées. Parfait ! Tu tapotes sur son flanc comme Stentor le fait avec Mistral, et vous voilà partis dans les rues de Lansat. La ville n’est pas si grande, même pour deux Pokémon de petite taille. Surtout avec la vitesse d’Auster. Vous vous arrêtez quand tu le demandes, et vous travaillez de concert pour attacher la lanterne. Auster la monte grâce à Psyko, et toi tu la fixes grâce à Sécrétion. Le travail n’est pas parfait, mais c’est un peu le but. Du bordel organisé. De la couleur et de la sobriété. Exactement l’effet que tu veux donner à la ville. Enfin… Ce n’était pas ton intention à la base, mais il faut bien rattraper les bêtises des autres.

Au-dessus de ta tête, tu vois les guirlandes se dresser. Elles sont jolies, ces guirlandes. Un peu mystérieuses avec les fleurs peintes et les cristaux scintillants. Et puis ces bulles qui volent dans toutes les rues ! C’est magique !

Vous retournez jusqu’au point de départ en compagnie des autres et là, les applaudissements sont de mise. Ouais. Tu consens même taper doucement dans tes pattes. Les autres ont fait un travail « acceptable ». Tu ne t’attendais pas à ce qu’ils fassent un bon travail, donc on va dire que tu es agréablement surpris. Hm. Un truc comme ça. Avec un sourire, tu descends du dos d’Auster. Andreas va être content, c’est sûr et certain. Et d’ailleurs, quand on parle du loup…

- Eh bien, je suis heureux de voir que certains bossent quand même ici.

Tu esquisses un sourire parce que c’est PARFAITEMENT ce que tu voulais entendre. Puis, à la demande de ton idole, vous vous tenez tous la main pour que le Kadabra vous téléporte vers les autres élèves…

***

Bras levés, Alban attendait que quelqu’un l’élimine. Il n’avait pas le temps de se mettre à couvert. Il n’avait plus d’arme pour se défendre. Et deux personnes avaient encore leurs fusils braqués sur lui. Il fallait juste qu’ils assimilent qu’ils n’avaient touché que son arme. Quand l’information aurait fait son cheminement dans leur tête, ils pourraient le canarder.

Néanmoins, le tir ne vint jamais puisque, suivant son instinct héroïque, Zéphyr se mit à balancer des Vibraqua dans tous les sens.

Des trombes d’eaux vinrent percuter les joueurs autour d’Alban, qui furent projetés en arrière en criant. Le châtain profita de l’effet de surprise pour plonger récupérer son arme. Se retournant brusquement, il visa quelqu’un totalement au hasard, lorsque…

- Qui A Osé Me Lancer Cette Baie Pourrie Sur Ma Superbe Coiffure ?

On aurait dit que quelqu’un venait d’appuyer sur le bouton STOP. Les tirs cessèrent et les joueurs s’immobilisèrent, certains dans des positions assez grotesques. Alban lui-même arrêta de bouger, à moitié accroupi. Seuls ses yeux osèrent s’agrandir, pour pouvoir assister à un spectacle des plus effrayants.

Dans une nouvelle tenue Noadkoko Chanel - veste de velours et pantalon argenté -, Andreas les regardait, ses ongles parfaitement vernis levés en l’air comme si étrangler quelqu’un le démangeait. Sur sa coiffure qu’il venait probablement de se refaire faire dans l’après-midi, une baie Framby à moitié marron gisait. Son jus coulait légèrement sur une partie du fond de teint du référent Voltali. Et les yeux délicatement prune du Coordinateur semblaient enflammés. Oh oh.

Les élèves n’osaient toujours rien dire. Avec discrétion, Alban coula un regard vers l’assemblée et repéra Idalienor, une partie du visage repeinte en rouge, face à la Pyroli à cause de qui tout ce bordel avait été possible. Bon au final, elle n’était pas totalement à blâmer. Ce serait mentir que de dire que personne n’y avait pris un minimum de plaisir. Andreas ne l’entendait cependant pas de cette oreille-là. Il lança un cri strident et perçant qui fit même reculer le Ramboum de la Performer, et jeta rageusement la baie au sol.

- Votre comportement à tous est INADMISSIBLE. Vous avez mis la ville à feu et à sang et en plus, vous venez de bousiller UNE HEURE DE COIFFURE HORS DE PRIX. Non mais regardez ça, les murs sont couverts de peinture et d’aliments pourris, et IL Y A MÊME DU JUS DE BAIE SUR MON BEAU VISAGE. Vous êtes carrément irresponsables ! C’est ça que vous appelez de l’art ?! Non mais voyez ce carnage. MES CHAUSSURES SONT TOUTES SALES !

Alban vit qu’Hélios tapotait doucement sur la cheville d’Andreas, comme pour le consoler. Le Coordinateur enfouit sa tête dans ses mains de façon dramatique, et se laissa tomber au sol en exécutant quelques pas de danse. Il ne pouvait décidemment pas s’en empêcher, même fou de rage.

- Heureusement que ces chers Pokémon ont fait un travail remarquable pour décorer le reste de la ville. Leur art m’a touché. Et comme ils appartiennent à quelques-uns d’entre vous, j’ai décidé de me montrer tout de même indulgent…

Il sortit un mouchoir pailleté de sa veste et se moucha avec raffinement. Alban, sentant qu’il allait peut-être être sauvé, releva la tête avec excitatio-

- … vous n’aurez pas d’heure de colle, mais je veux que tout le monde ramasse tous ces déchets et ces fruits qui jonchent la ville. TOUS. Sans exception. Enfin, à part ces huit charmants Pokémon, évidemment.

Alban tomba des nues. Il avait envie de protester mais se retint. Il n’avait pas envie que certains de ses camarades qui n’avaient rien fait paient alors que lui s’en sortait. La Pyroli à l’origine de tout ça ne l’entendait cependant pas de cette oreille.

- Nous avons repeint les murs avec art ! Les déchets et les fruits pourris, ce n’est PAS nous mais les habitants ! Je refuse de ramasser leur bordel !

Andreas se tourna vers elle et fronça ses sourcils parfaitement épilés. En voyant son expression, Alban eut une toute autre image de son référent. Il sentait toute sa colère gonfler dans sa poitrine. Ce visage-là ne resta cependant pas longtemps, et le Coordinateur se redressa avec douceur et classe.

- Ma chère Clarisse. Si les habitants ont réagi de cette manière, à qui la faute ? Je vous demande juste d’assumer vos responsabilités et de réparer vos dégâts. Vous êtes à l’origine de tout ça, et je pense que vous le savez tous. Alors je ne veux rien entendre de vos jérémiades. Et plus vite que ça, jeunes gens ! Et pas de moues boudeuses, oust ! Vous allez avoir des rides avant l’âge…

Levant les bras, il disparut dans une explosion de fumée violette. Les élèves à proximité toussèrent, puis, quand ils remarquèrent que l’enseignant était parti, protestèrent à grands cris. Ils s’exécutèrent cependant, chacun s’assignant une zone. La Pyroli - Clarisse, donc -, râla un bon moment mais finit par s’en aller. Sans avoir oublié d’adresser des insultes à Idalienor et Alban au passage, évidemment. Décidant de l’ignorer, le Voltali entraîna la brune à sa suite, dans le carré qui leur était assigné. Muni d’un sac poubelle, il commença alors à nettoyer la ville. Sans oublier le plus important, néanmoins…

- Vous avez fait du bon boulot. Je suis vraiment fier de vous.

Auster et Hélios, qui venaient de les rejoindre, parurent plutôt satisfaits du compliment. Eclatant de rire, Alban se baissa pour ramasser un fruit et le fourrer dans le sac poubelle. Se tournant ensuite vers Idalienor, il reprit une expression plus sérieuse.

- Ça ne s’est pas fini comme on le voulait, mais on pourra dire qu’on a repris tous les deux notre revanche, hein ? En tout cas, je suis content d’avoir fait équipe avec toi. Et aussi, heu… Il y a quelque chose que je voulais te dire…

Il suspendit son geste et regarda la Médecin droit dans les yeux. Son sourire avait disparu. Il avait pas mal hésité à le lui dire, et n’avait jamais trouvé le bon moment pour le faire. Ce n’était toujours pas une condition idéale, mais à défaut de mieux…

- Je ne te l’ai pas dit, mais depuis Novembre je… hm… j’ai une sorte d’amnésie partielle. Un Pokémon Psy a modifié mes souvenirs. Certains se sont effacés, d’autres ont été remplacés par d’autres. Honnêtement, je me souvenais encore de toi mais je n’étais pas sûr que ce souvenir soit réel ou non. Du coup, je me suis méfié de toi pendant une bonne partie du jeu, et j’en suis désolé. Je n’aurais pas dû, surtout après t’avoir proposé de faire équipe avec moi. Je ne me suis pas comporté comme j’aurais dû le faire. Mais je pense qu’après tout ça, je suis à peu près sûr de mes souvenirs te concernant. Disons que tu m’as prouvé que la bonne image que j’avais de toi n’était pas qu’un tissu de mensonges.

Il s’interrompit, et surprit l’expression de la Pyroli.

- Oh ah et heu… ne t’inquiète pas. Ce n’était pas mon intention de faire mon gars dramatique. Le Docteur Ghost s’occupe de moi, et je me rappelle progressivement de pas mal de choses. Alors tout va bien. C’est un peu frustrant d’avoir l’impression de ne pas être totalement sain dans sa tête, mais je t’assure qu’en dehors, tout va très bien. Sinon je ne serai pas en train de plaisanter en ramassant des déchets. Sérieusement, c’est quoi ça ?

Il fit la grimace en posant sa main gantée sur une bouillie sombre, puis la ramassa avec le sac. Ils continuèrent ainsi à travailler pendant une bonne heure encore. Parfois, ils s’arrêtaient pour parler un peu et pour pacifier les habitants qui voulaient leur coller des coups de rouleaux à pâtisserie. Parfois, Alban se livrait un peu plus à cœur ouvert à Idalienor.

Alors, lorsqu’ils eurent achevé de nettoyer la ville, ils reprirent le bus ensemble jusqu’à l’académie, assis côte à côte. Appuyé contre la fenêtre, Alban coula un regard vers la jeune Pyroli. Il se souvenait qu’il l’avait trouvé mignonne lors de leur première rencontre, mais c’était un sentiment qu’il n’avait pas vraiment entretenu. Non… S’il avait eu des sentiments pour quelqu’un avant son amnésie, ce n’était clairement pas Ida. Alors… Qui ?

Le véhicule s’immobilisa devant le portail du campus qu’ils connaissaient bien. Courbaturés, les élèves descendirent un à un afin de retourner dans leurs dortoirs respectifs. Alban se tourna une dernière fois vers la Pyroli, tandis que cette dernière bifurquait vers son pavillon. Un peu moins que des amis, mais un peu plus que des connaissances, hein ? Etrange, ce lien qu’il avait avec elle. Peut-être qu’un jour arriverait-il à mettre un nom là-dessus ? Il agita la main pour la saluer et lui souhaiter une bonne soirée.

Peut-être un jour, oui.

HRP : RP Terminé pour Alban
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MessageSujet: Re: [Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]   Dim 12 Mar - 18:32

Pourquoi il faut toujours qu’il arrive au mauvais moment ? C’est vrai quoi, la bataille était à son meilleur point, les plus gros affrontements allaient bientôt se terminer, l’excitation était à son maximum et mon esprit de compétition enflammé comme jamais. Mais non, il faut que le préfet des Voltalis appuie sur le bouton STOP au meilleur moment. Et puis ce n’est pas la peine de contester. 8 pokemons dont les miens sont avec lui. Je ne peux dire qu’une seule chose vu la situation. Nous, les élèves, nous avons perdu la partie. Mais avec un peu de chance, les pokemons ont peut être gagné.

Andreas contrastait terriblement avec la bande d’élèves devant lui. Nous sommes tous à peu près couvert de peinture de la tête au pied, avec parfois un supplément farine ou baie. Lui, il est toujours dans ses tenues tout droit sorties des dernières collections très chics qu’ils nous ventent sans cesse pendant ses cours. La mode c’est très important pour lui, plus que pour n’importe quoi surement. Dommage qu’une baie Framby se soit explosée sur son brushing. Comme une tâche sur une magnifique toile. Ce n’est pas de ma faute de toute façon, je ne me bats qu’avec mon fusil. Quoi que maintenant, ballant à bout de bras il ne me sert plus à rien. De mon œil encore intact, je cherche du regard mon partenaire. Il est revenu au sol, son pokemon a ses côtés. Ainara vole juste à côté de lui doucement. Elle n’a pas l’air blessé je suis rassurée. Et lui non plus d’ailleurs. Juste un pistolet entièrement repeint. Enfin bon de toute façon maintenant ça n’a plus d’importance.

Le référent commençait à exécuter son petit numéro de comédien complètement choqué par ce qu’il vient de voir. Il va falloir t’en remettre. On est jeune, et notre amusement c’est aussi ça. La compétition dans n’importe qu’elle domaine. Je crois que Jackie devrait lui donner quelques leçons la dessus, ça serait toujours ça de gagner. Après il n’a pas tout à fait tort sur un point, nous avons saccagé la ville. Entre la peinture et la nourriture des habitants, tout est dans un état pitoyable. A côté, le jus de baie sur la tête d’Andreas n’est qu’un détail. D’ailleurs, de ma position je peux voir mon Galifeu complètement exaspéré par le discours du professeur et par le comportement d’Hélios, qui se montre extrêmement compatissant. Ça me fait sourire. Tu tiens de moi pour le coup Zeno. Mais soit fort, ton calvaire est presque fini. Andreas nous annonce que, puisque nos pokemons ont fait du beau travail, il sera plus gentil. Peut-être, mais je n’ai pas grand espoir dans l’idée de valider cette mission. Le positif de l’histoire c’est que je me serais bien amusée.

La punition est simple. Nous devons nettoyer toute la ville. Ça risque d’être long mais ça me parait honnête. On a fichu le bordel, on assume désormais. Des balais et des sacs, voilà ce qu’il nous attend. Clarisse s’y oppose évidemment. Je lui aurais bien dit de fermer sa bouche mais Andreas s’en charge pour moi. Un bon point pour lui. Toujours avec un langage soutenu, il lui fait clairement comprendre qu’il n’acceptera aucun refus. Boudeuse, elle saisit un balai et quitte la grande place à travers une ruelle. De mon côté, je descends des caisses en bois et me dirige vers mes pokemons. Ils se sont tous les 5 rassemblés, prêt à m’aider dans cette nouvelle mission. En les voyants presque au garde à vous, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire.

Ahahah vous devriez vous voir tous les 5. Inutile de me regarder comme ça en attendant mes instructions, la mission est finie pour vous. Vous avez été tous géniaux. Sans vous je ne sais pas ce que j’aurais fait. Mais le nettoyage, c’est mon boulot. J’ai choisi de faire le bazar, je vais assumer toute seule. Vous n’avez rien à faire. Encore merci pour aujourd’hui.

J’ai bien vu qu’ils allaient protester mais je coupe net leurs élans en les rappelant tous dans leur pokeball. Vous êtes décidemment trop loyaux, mais je vous aime tellement. J’avoue cependant avoir un autre problème. J’ai l’œil gauche en feu. La peinture me brûle et je n’ai aucun moyen de bien me nettoyer maintenant. Bon on va faire avec les moyens du bord. Rapidement, je sors de mon sac ma trousse de soin rapide. Après avoir enlevé un maximum de peinture, je ferme mon œil et place un pansement dessus, histoire qu’il soit au repos un peu et calmer un peu la douleur. Par-dessus, je noue un morceau de tissus autour de ma tête pour faire plus classe. J’ai l’air d’une pirate comme ça c’est drôle. Ça sera suffisant le temps de rentrer à l’académie. Avec Alban, nous plongeons vers une des rues pour commencer le nettoyage.
Il reprit la parole, comme pour ajouter une conclusion à cette histoire. Enthousiaste, je réponds bien qu’intriguée par la fin de ses mots.

Tu sais, je n’avais pas grand espoir que cela se finisse bien vu le chantier qu’on a mis. Je trouve notre punition presque simple vu ce qu’on a fait. Et puis comme tu le dis j’ai eu ma revanche, donc je suis satisfaite. Et…qu’est-ce que tu veux me dire ?


Plus sérieusement, il m’explique son problème. Très surprise, j’ai failli ouvrir mon œil bandé mais je me retiens à la dernière seconde. Sa mémoire modifiée ? Les pouvoirs des pokemons sont impressionnants, et Alban en a fait les frais on peut dire. Il m’avoue tout, de façon très sincère. J’avais bien remarqué qu’il se méfiait de moi, qu’il n’avait pas confiance. Mais je mettais ça sur le dos du stress du jeu, pas sur une incertitude concernant sa mémoire. Mais maintenant qu’il me dit ça, beaucoup de chose font sens dans ma tête. Plusieurs fois, Maxine, en me parlant d’Alban, m’a dit « que ce ne serait plus jamais pareil » « qu’elle a disparu à ses yeux ». Je pensais que c’était de simple métaphore pour décrire son mal être. J’ai essayé plusieurs fois de la rassurer, mais je ne pensais pas que le problème était si grand. Surement intrigué par mon visage, il essaie tant bien que mal de changer de sujet. Essayant de paraitre la plus naturelle possible, je lui réponds tout de même.

Je suis contente que tu penses ça de moi, ça me touche. Et puis…pour cette histoire…j’ai une amie qui souffre beaucoup à cause de ça. Je te demanderais juste de ne pas transformer son cœur en un puzzle que je ne pourrais reconstruire…

C’est à mon tour de constater sur son visage cette expression d’étonnement.

Laisse tomber je n’ai rien dit. On n’a quand même laissé un sacré bazar, on dirait un champ de guerre.

Avec mon sac et mon balai, je ramasse au mieux les déchets pour aller les jeter ensuite. De temps en temps, nous échangeons quelques mots avec Alban. Je suis intriguée par ce garçon. Je sais qu’un lien particulier nous uni, mais je n’arrive pas à le décrire. Je n’arrive à placer aucun mot dessus. C’est vraiment étrange. Il sait des choses sur moi qui me font encore mal, et moi aussi j’ai eu un aperçu de ses faiblesses. Mais je sais que je peux compter sur lui. La seule chose que je crains, c’est son potentiel destructeur sur l’une de mes meilleures amies. Mais le pire, c’est qu’il ne s’en rend même pas compte.

Lorsque les premiers rayons du soleil baissent, nous quittons la ville pour rentrer à l’académie. Assise dans le bus, j’ai le sentiment qu’enfin cette journée folle s’achève. Rapidement, je peux voir le travail que les pokemons ont accompli. C’est très beau, la ville prend un aspect oriental. Ils ont fait du très beau travail. Il faudra que je félicite Hiro et Zeno encore une fois en rentrant au dortoir. Assis à côté de moi, je sens le regard du brun braqué sur moi. Je ne lui rends cependant pas. Je ne sais pas ce qu’il observe, peut être mon ruban noir de pirate ? Ce n’est pas très important de toute façon.

Une fois à l’académie, nous descendons tous les deux du bus. Quelques mètres plus loin, nous nous séparons pour rejoindre nos dortoirs respectifs. Je lui adresse de grands signes de la main avant de filer vers ma chambre. J’ai un œil à nettoyer moi si je ne veux pas qu’il reste rouge définitivement.

Hrp : Rp fini pour moi aussi o/

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[Mission] Purple rain, Andreas rain [PV Idalienor]
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