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« Papa avait sûrement beaucoup à te dire. Mais tu pris la fuite. » {flashback}
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Nouvel(le) Etudiant(e)
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MessageSujet: « Papa avait sûrement beaucoup à te dire. Mais tu pris la fuite. » {flashback}   Dim 26 Fév - 18:45


Un brouillard épais t'empêchait de voir correctement la ville. C'était sombre, si sombre. Pas un bruit. Les passants se taisaient. C'était comme si ta colère se laissait pressentir. Les poings serrées, le regard meurtrier, cela faisait plus de deux heures que tu restais plantée devant cet hôtel. Tu pouvais voir les ombres chinoises de cet homme qui s'amusait avec une autre femme que ta mère. Tu l'injuriais de toutes tes forces dans ta tête. Tu pouvais attendre encore très longtemps devant cet immeuble immonde d'Unionpolis. Il vous avait tous trahit. Il avait trahi maman. Il t'avait trahi toi.

Quand tu étais petite, ton père, c'était le meilleur. Dès qu'il rentrait du boulot, il alla jouer avec toi. Tu lui montrais tes exploits comme tes dessins et constructions d'enfant. Ton paternel t'aimait beaucoup. Mais toi encore plus. Tu voulais te marier avec lui, c'était ce que tu disais dans ta plus grande innocence. Quel choc cela t'avais fait quand tu avais ouïe la dispute de maman et papa. Ce dernier ne vous aimait pas. Il ne vous avait jamais aimé, c'était ce que tu te mettais en tête. Comme une souris, tu regardais avec peine cette querelle violente mais d'un silence sournois. Tes trois autres frères et sœurs dormaient, maman était enceinte d'Enzo. Papa voulait nous abandonner. Maman allait bientôt accoucher, et on lui avait révélé les difficultés qu'engendrait cet enfant anormal. Mais tout le monde était prêt à l'aimer. Sauf papa parce qu'il était un lâche. À tes dix ans, ton père te quitta, laissant ta mère et ses cinq enfants. Tes autres frères et sœurs étaient trop petit pour comprendre quoi que ce soit. Mais toi, tu rentrais dans la puberté, avec le goût amer de l'abandon.

Ton père avait tenté de vous garder contact. Mais maman ne voulait pas. Il voulait avoir ta garde, parce que tu étais celle qui connaissait le mieux, celui qu'il aimait le plus. Tu étais sa petite Anna, la petite enfant remplie d'énergie avec ses frisettes indémêlables. Tu n'avais pas le droit de dire ton mot. En vérité, tu voulais rejoindre papa. Tu avais besoin de lui. Mais maman t'en avais empêché. Tu ne pouvais pas l'abandonner elle aussi. Comme tu te le répétais souvent : l'idée de perdre un de ses enfants étaient la pire chose qu'il eut été. Du coup, ta maternelle te bourrait le crâne en pestant sur ton papa chéri. Son manque eut été remplacé par la haine. Tu te disais ô combien c'était stupide de penser à quitter ta pauvre famille délaissée pour une personne aussi misérable que lui. Le temps des hormones commençaient. Ton paternel avait disparu. Mais tu étais complètement obsédée par lui.

Alors, dès que tu trouvais du temps, tu t'en alla l'espionner. Il n'y avait pas un jour dans la semaine où tu ne t'accordais pas cela. Il te hantait. Comment ne pouvais-tu pas y penser ? Il avait perdu tout contact avec sa Anna. Même cela, il avait osé. Tu le suivais à son travail, à ces bars, à ces hôtels qu'il côtoyait régulièrement. Dès que tu en avais l'occasion, tu récoltais les moindres informations sur lui. Il n'avait toujours pas quitté son travail de fonctionnaire. Tu te souviens, Maman n'était pas contente quand il partait travailler. Elle voulait qu'il bosse dans sa petite entreprise familiale, ce fameux petit bar que tu détestais secrètement. Ton papa passait ses soirées à boire et parfois, il ramenait des jeunes filles avec lui. C'était tout ce que tu savais. Il t’écœurait profondément. Il t'avait fallut attendre un bon moment avant de mettre ton plan à exécution. Vu qu'il ne venait plus à toi, tu allais venir à lui. Tu avais besoin de lui parler. Quelque chose en toi trouvait cette histoire louche. Et tu n'étais absolument pas en paix avec toi-même. Parce que tu avais beau le cacher, mais on voyait ton mal-être te ronger de l'intérieur. Tu te détestais sans vraiment savoir pourquoi. Et quelque chose allait se briser en toi, comme si tu n'en pouvais plus de quelque chose.

Une charmante dame sortit de l’hôtel. Elle venait de cette chambre. Il n'était pas encore sortit, il te fallait rentrer dans la chambre. De toute façon, il allait y rester toute la nuit. Tu te précipitas d'un pas lourd vers l'immeuble, fusillant du regard la salope qui en fut sortit. A l’accueil, on t'indique la chambre souhaitée. Le réceptionniste te regarda circonspect. Une fois dirigée, tu frappas à la porte. Deux fois. Un toque de plus en plus nerveux. En effet, tu stressas. Qu'allais-tu dire précisément ? Tu avais besoin d'explication mais lesquelles ? Finalement, il ouvrit la porte.

« Qui est-ce? »

Tu serras les dents. Il ne te reconnaît pas et cela te blessais profondément. Tu ne lui adressas pas un mot. Tu le fixas froidement. Cela le rendit mal à l'aise d'autant plus qu'il n'était pas très habillé.

« Eh, réponds moi petite, que fais-tu ici ? Ce n'est pas un endroit pour les demoiselles comme toi. »

Il puait l'alcool. Sa voix était si désaccordée, c'était triste. Tu avais les larmes aux yeux. Papa avait l'air tout aussi perdu que toi. Il semblait si désespéré, c'était un sentiment étrange que tu avais là. Tu compatissais son désespoir. Pourtant, quand tu venais le voir, il ne semblait pas si malheureux. Le paternel avait un faciès ridicule qu'il affichait tout le temps. Là, il avait abandonné son éclat de débilité pour opter un assombrissement, comme si il se noyait dans sa propre misère. Papa avait sûrement beaucoup à te dire. Mais tu pris la fuite.

***

Tu te réveillas en sueur, dans un halètement bruyant. Marilyn grogne. Elle était bien dans le creux de ton cou. Tu te levas. Le clair de lune éclaircit la cuisine. Tu y allas, te servant un verre d'eau. Tout le monde dormait. Pas un bruit. Tu regardas à travers la fenêtre de la cuisine le ciel étoilé illuminé par la lune gibbeuse. Tu songeas à ton père et à ces moments cruels. Tu ne voulais vraiment pas devenir comme lui.

Depuis, tu ne lui avais plus jamais adressé la parole. Tu ne te retrouvais plus au pas d'un bar miteux où il avait l'habitude d'y aller. Ce manque paternelle ne fut jamais comblé. Mais cela t'allais. Malgré ces cauchemars répétitifs, tu te contentais de l'oublier et de ne pas faire les mêmes conneries que lui pour ne pas te retrouver dans un tel état.

Tu revenais dans le lit en t'étalant sur la femme qui dormait. Elle grogna de plus belle.

« Bordel Annabelle qu'est-ce que tu fais ? » grommela-t-elle.

Tu la pris dans tes bras et la serra très fort en lui grattouillant le dos. Tu la fais râler de plaisir et elle se tait, ronronnant et profitant de tes caresses. Tu brisas le silence.

« Marilyn.

- mhmm … quoiiii ?

- Je sais que tu es très jalouse et possessive mais il faut vraiment que tu saches.

- Mrhrhhmmm ?

- Jamais je ne te tromperai. Tu peux compter sur ma fidélité et mon amour. Jamais, jamais je ne t'abandonnerai. »

Marilyn était fatiguée, elle ne répondit rien si ce n'est qu'un de ses sourires adorables qui te donnais envie de l'embrasser. En paix, tu te rendormis.

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