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Fleur aux pétales d'or
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MessageSujet: Fleur aux pétales d'or   Lun 27 Fév - 20:10

Ruru s’il te plait je te demande d’arrêter ça !

Non non vous ne rêvez pas, ma Zoroark est bien en train de me trainer de force depuis une dizaine de minutes vers l’infirmerie. Je ne le répète peut être pas assez mais je ne peux pas voir en peinture l’infirmière. Elle m’énerve. Elle est désagréable et folle. Needle n’a rien à faire dans un établissement pour jeune. Elle serait mieux dans un asile. Je crois que je devrais arrêter de m’énerver sur le personnel de l’académie de manière générale, c’est voué à l’échec. Je me souviens la fois où elle séquestrait presque Hazel dans l’infirmerie et m’a déjà fait quitter la pièce à grand coup de pieds aux fesses. Je m’étais quand même ouverte le bras, et j’en porte toujours une petite cicatrice. C’est Hazel la Givrali qui m’avait fait la suture. Elle était très habile de ses mains pour quelqu’un de son âge. On voyait à ses mouvements qu’elle avait l’habitude de le faire. J’aurais beaucoup aimé mieux la connaitre. Malheureusement, elle est partie avant que cela puisse se faire. J’espère qu’elle est heureuse au moins.

En fait, pour être honnête, Ruru ne m’emmène pas à l’infirmerie pour m’embêter. Il y a une raison. Depuis une dizaine de jours, après mon excursion en ville pour la Saint-Valentin, ma main gauche me fait mal. La douleur me lance plus ou moins vivement et ça ne se calme pas. Pour le coup on peut vraiment dire que j'ai joué avec le feu. J’aurais bien dû me douter que le poison ne réagirait pas de la même manière chez moi que chez elle, puisqu’elle a déjà subi plusieurs traitements contre ce poison. Moi je n’ai rien. Seulement ma volonté pour résister et mes quelques infusions pour essayer de calmer ma douleur. Mais cette nuit ça n’a pas suffi. J’ai à peine fermé l’œil, passant mon temps à tenir ma main et à serrer les dents. Je sais que le poison ne se repend pas plus que ce qu’il n’est déjà, c’était l’objectif de mon traitement. Mais il stagne dans ma main et par moment, la douleur est très intense.

Ruru a bien vu que je n’avais presque pas dormi, et inquiète de me voir ainsi, elle a pris les devants si on peut dire ça comme ça. J’ai bien quelques médicaments dans ma chambre pour calmer mes baisses de tension mais rien contre la douleur. Et je ne pouvais pas demander aux autres sous peine de révéler mon secret. Je pensais tout simplement continuer à attendre, attendre que mon organisme digère ce corps étranger. Je sais que c’est possible, mais c’est plus ou moins long en fonction des personnes. Et visiblement pour moi, ça va être long.

Toujours en tapant du pieds, j’essaie de ralentir ma starter mais rien à faire, elle a plus de force que moi. Je dois dire qu’un anti-douleur ne me ferait pas de mal en ce moment, mais je n’ai jamais vraiment aimé en prendre. J’ai comme l’impression que c’est d’être trop faible d’y avoir recours. C’est aussi ça qui me motivait à ne pas demander d’aide. Je dois assumer mes bêtises seule, sans aide extérieur. Je pense que c’est la partie la moins rigolote de mes ambitions, de ma personnalité, mais j’ai bien l’intention de l’assumer jusqu’au bout. J’ai des convictions. Et même si je dois être la plus bornée du monde, je les tiendrais. Pas loin de l’infirmerie, Ruru se décide enfin de me lâcher. Contente, j’exclame ma joie.

Enfin tu t’es décidée à me lâcher. Je te dis que tout va bien ce n’est pas la peine d’aller voir le tyran.

Ma starter ne semblait pas réagir, comme si elle attendait quelque chose. Je m’apprête à faire demi-tour mais une silhouette me fait signe au fond du couloir de l’infirmerie. On dirait Sirius. Quelques pas de plus me permettent de confirmer que c’est bien lui qui s’avance joyeusement vers moi. Il est devenu costumier du groupe ECHO, ça me permet de le voir un peu plus qu’avant et ça me fait très plaisir. Même si j’avoue que tout de suite la maintenant c’est la dernière personne que j’aurais voulu voir. J’aurais dû me douter que Ruru de me lâcherait pas comme ça. Elle a fait exprès de me laisser devant lui, car elle sait que je ne pourrais pas fuir devant lui. Une fois à ma hauteur, je lui adresse un grand sourire en guise de bonjour.

Salut Sirius ! Comment vas-tu ? Qu’est ce qui t’amène vers l’infirmerie ? Rien de grave j’espère.

Il me répond calmement mais je vois bien que son regard s’abaisse vite vers ma main gauche bandée. Gênée, je réponds un peu n’importe quoi pour essayer de détourner l’attention. Il ne doit pas comprendre. Il ne doit pas savoir.

Ah ce n’est rien ça je me suis juste coupée profondément en brisant un pot dans ma chambre. Au lieu d’être trainée de force à l’infirmerie, je pourrais utiliser la « chanson » magique.

Inspirée, j’ouvre la bouche pour chanter ce petit extrait d’un film pour enfant. J’ai écouté les chansons récemment et j’ai trouvé les chansons très inspirantes.

Fleur aux pétales d'or
Répands ta magie
Inverse le temps
Rends-moi ce qu'il m'a pris

Guéris les blessures
Éloigne la pluie
Ce destin impur
Rends-moi ce qu'il m'a pris
Ce qu'il m'a pris

Tu le regardes gênée, encore plus qu’avant. Nerveusement, tu grattes ta nuque avec ta main bandée. Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu fais l’enfant alors que tu as bientôt 17 ans ? Pourquoi tu te dis toujours la plus responsable et mature et là tu n’assumes plus ? Pourquoi tu réagis comme ça avec lui alors qu’avec les autres tu es largement capable de trouver une excuse pour éviter le sujet ? Pourquoi avec lui c’est différent ?

Tout simplement parce que tu sais que depuis l’an dernier, il peut lire en toi comme dans un livre ouvert. Tu as peur de l’inquiéter. Tu ne veux pas qu’on se soucie de toi. Tu ne veux pas.

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MessageSujet: Re: Fleur aux pétales d'or   Sam 15 Avr - 17:00





Fleur aux pétales d'or

Sirius soupira en se réveillant ce matin là. Drôle de façon de commencer la journée n’est ce pas ? Pour être totalement honnête, c’était plus un soupire à l’annonce de la longue journée qui l’attendait qu’un soupir qui venait d’un ennui quelconque. Sirius était fatigué. Il avait rendez-vous avec l’infirmière de l’école. Examen de routine pour lui et Soleil. Sa cheville se remettait lentement et il avait abandonné ses béquilles une petite semaine auparavant. Soleil allait quand à elle bien mieux mais par simple mesure de sécurité, Sirius voulait lui faire un check up complet, surtout après son évolution. Il ne voulait pas risquer une blessure à cause d’une négligence. On ne l’y prendrait plus.

Sirius soupira en se levant. Il enfila un jean et un gros sweat à l’effigie de Deoxys et commença sa journée tout en gardant un œil sur l’heure pour ne pas être en retard. Needle le tuerait s’il arrivait en retard. Il s’enferma toute la matinée dans sa costumerie, n’en sortant que pour récupérer un sandwich à midi. Au milieu de l’après-midi, comme prévu, il attrapa la pokeball de Soleil et celle d’Adara qui était, comme d’habitude quand il avait ce sweat, dans sa capuche. « Je reviens dans pas très longtemps. Ne mettez pas le bordel. » Il fit un signe de main à sa petite équipe et se faufila dans le couloir des costumeries. Il était en avance. Comme d’habitude.

Alors qu’il était presque arrivé dans le couloir de l’infirmerie, il reconnu Idalienor qui se dirigeait visiblement vers le même lieu que lui. Il l’interpella vivement. « IDA ! » Il poussa légèrement sur sa cheville pour trottiner jusqu’à elle. « Simple examen de routine pour ma cheville. Et toi ? Tu t’es blessée ? C’est quoi ce bandage ? » Un peu curieux de ce qui avait put blesser la consciencieuse médecin, Sirius se pencha et attrapa la main de la demoiselle. Il leva un sourcil surpris face à la réponse maladroite et pas très naturelle de la Pyroli. Il la laissa néanmoins chanter la petite musique de ce dessin animé dont il gardait d’excellents souvenirs et sans mentir, la voix d’Idalienor était ravissante. Cependant, Sirius n’était pas né de la dernière pluie et s’il y avait bien une chose qu’il savait reconnaître, c’était les mensonges sur la santé. Après tout, il était expert en la matière.

Il soupira doucement, un sourire tendre sur les lèvres. La main de la médecin toujours dans la sienne, les longs doigts fins de Sirius titillait le bandage avec délicatesse. Il ne voulait pas lui faire mal. Juste savoir ce qu’elle cachait et pourquoi elle le cachait. « C’est un mensonge ça Ida. » Son visage se tordit légèrement, un peu blessé. Il comprenait les raisons d’Ida. Après tout, il en était lui même adepte. C’était peut-être un peu hypocrite de s’offenser ainsi mais Sirius était parfois un peu hypocrite. Souvent même. « Tu peux me le dire Ida. Il se passe quoi ? Évite pas mon regard. Ida ? » Il aimait vraiment pas la voir comme ça. Idalienor était une de ses amies les plus chères et la voir aussi fragile, les yeux fuyants et l’air d’en avoir gros sur la patate lui faisait mal. S’aidant de la main qu’il détenait, il entraîna la Pyroli jusqu’à des escaliers pour qu’ils s’y assoient. L’avantage de traîner à l’intérieur du bâtiment principal en week-end, c’était qu’on était sur que personne d’autre n’y traînerait. Ils étaient donc totalement seuls. Il hésita avant de reprendre la parole. « Je comprends tu sais. Pourquoi tu ne veux pas dire la vérité, ce qui se cache derrière ce bandage. J’ai fait la même il n’y a pas longtemps. Mais j’ai des amis qui ont poussés et qui ont cherché à connaître la vérité. Ils m’ont fait parler et honnêtement, ça fait un bien fou. Alors, je te préviens, je te lâcherais pas tant que je saurais pas. Parce que je tiens à toi Ida, tu es une de mes amies les plus importantes. J’aime pas te voir aussi triste et mal à l’aise. J’aimerais que tu me dises ce qui se passe, pour que je puisse t’aider. »

Il attrapa la main bandée de la jeune fille et la posa sur sa cuisse avant de la couvrir par sa propre main, plus grande. Il était vraiment sincère et s’était peut-être un peu trop dévoilé pour le bien de son ego, mais ça lui avait semblé important sur le coup alors il avait fait taire ses démons intérieur et avait dit ce qu’il avait sur le cœur à la jeune fille avec l’espoir que ça lui permettrait de craquer et de décharger un petit peu du fardeau qu’elle semblait porter sur ses épaules. C’était tellement Ida. C’était tellement elle, d’oublier de prendre soin d’elle pour sauver le reste du monde. Pourtant elle méritait qu’on se soucie d’elle et qu’on l’aide. Qu’on lui offre une épaule sur laquelle s’appuyer, une épaule sur laquelle pleurer, une épaule sur laquelle déposer un petit peu de son fardeau. Alors Sirius fit ses meilleurs yeux de grand frère inquiet et attira la jeune fille à lui pour poser son bras sur ses épaules et lui donner un semblant de câlin. Il voulait qu’elle soit suffisamment à l’aise, qu’elle lui fasse suffisamment confiance pour qu’elle se confie à lui. Il voulait l’aider, de tout son cœur, de toutes tripes. Comme elle aidait les autres, il allait l’aider. Il n’était peut-être pas aussi gentil et attentionné qu’elle, mais quand Sirius aimait, il s’occupait des personnes avec toute l’attention du monde. « Tu n’as pas à avoir peur. Même si tu ne veux pas que les gens s’inquiètent, les gens le font. Parce que tu es une personne merveilleuse et que les gens t’aiment. Et quand on aime quelqu’un, on se soucie de lui. On s’inquiète et on veut que cette personne aille bien. C’est ce que je ressens par rapport à toi et je suis sur à 100 % que je suis loin d’être le seul. Alors tu n’as vraiment pas à avoir peur. On s’inquiète déjà. »


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MessageSujet: Re: Fleur aux pétales d'or   Dim 16 Avr - 13:51

Je n'allais clairement pas bien. Ce n'est pas la peine de me mentir à moi-même. J'ai conscience de mon état et des risques que je prends en continuant dans cette voie. Mais je l'ai accepté. A la seconde où j'ai dit oui à Max, je savais ce qui m’attendait à la fin du parcours. Je ne me suis jamais faite d'illusion à ce sujet. Je connais ma façon de raisonner et mes méthodes. Dans l'heure qui suivait cet instant du mois de juillet, tout était planifie. Du déroulement jusqu’à la conclusion. Et cela me convenait tout à fait. Et aujourd'hui je ne regrette rien du tout. Tout n'est pas toujours simple, calme comme un fleuve tranquille mais je me dis que ça fait partit de la vie et des épreuves qu'elle nous réserve. Mais rien que pour cette situation, je crois que j'ai sous-estime sa difficulté.

Sirius est un être différent. Il n'est pas comme tout le monde. Chacun est différent c’est sûr, mais lui ce n'est pas pareil. Il est en quelque sorte mon point faible. Il peut lire en moi comme si on se connaissait depuis des années. Il voit toujours là ou ce ne va pas, là où les autres ne voient pas. Et le plus frustrant dans cette histoire, c'est que je suis incapable de le faire pour lui. Ruru l'a très bien compris et aujourd’hui elle a décidé de faire appel à lui en quelque sorte. Le brun était souriant comme à son habitude. Il évoque rapidement sa cheville mais éclipse vite le sujet sur moi. Moi.

J'ai bugué. Je ne savais pas quoi faire, quoi dire. J'ai cru que le chant allait m'aider à le sortir de ce mauvais pas, que comme dans les contes de fées, tout allait s'arranger par la bonne humeur et la musique. Mais il faut croire que non. Il n'en fallut pas beaucoup, seulement quelques mots pour briser cette idylle. Un mensonge. Oui c'est un mensonge. Le grand garçon attrape ma main bandée mais n’osa pas en faire plus. Il fixait simplement mes doigts, à la recherche de réponse. Il les attend, il les veut. Mais moi je ne veux pas lui donner. Je ne veux pas qu'il sache ce que j'ai fait.

Dans un mélange de douceur mais tenace, Sirius m'embarqua vers les escaliers, particulièrement vide mais logique pour un samedi. Assis sur les marches l'un à cote de l’autre, il essaie de me rassure, de me réconforter. Il utilise des mots doux, des mots gentils mais que je n'arrive pas à prendre comme je le devrais. Le regard fuyant, je n'arrive pas à le fixer dans les yeux. Trop peur de son jugement. Un moment même, il me surprend à me prendre à demi dans ses bras, comme un grand frère réconfortant sa petite sœur. Ces derniers mots me touchent. Je ne pensais qu'il me voyait de cette façon, que j'avais une telle place dans son cœur. Je pensais être une simple amie parmi d’autres. Une jeune fille parmi d'autres. Sirius est populaire. Il a beaucoup d'amis. J'avais l’impression de n’être qu'une petite pièce de ce puzzle que forme son cercle d’amis. Finalement, je suis peut-être un peu plus qu'une simple pièce.

Qu’est-ce que ça va m’apporter de lui montrer la vérité ? Parfois on dit qu’il vaut mieux ne pas savoir, ne pas chercher à comprendre des choses qui pourraient nous blesser. Vivre dans l’ignorance pour mieux se protéger. C’est souvent ce que font les jeunes enfants. Mais les adultes aussi le font. A tout âge, nous avons besoin de défendre notre esprit contre quelque chose qui nous fait du mal. Mais cette fois, ce n’est pas mon esprit qui risque d’avoir mal, c’est celui de Sirius. Celui de mon ami. Moi aussi je tiens à lui, je ne veux pas lui faire du mal, je ne veux pas le blesser. Mais je crois que ses mots m’ont convaincu.

Délicatement, je détache la première bandelette de ma main puis laisse glisser le reste au sol. Ma véritable blessure n’est plus cachée. La plaie en croix violette est découverte. Et le brun à côté de moi peut la voir. C’est le premier à la voir, à voir ma main abimée par les épreuves que je me suis imposée. La main dos contre sa cuisse, j’attends. Doucement, je lève les yeux vers mon ami. Je veux voir son visage. Je veux le voir.

***

A quoi je m’attendais ? Qu’est-ce que j’espérais en faisant ce geste ? Je n’en sais rien. Mais je sais déjà que je regrette de lui avoir montré. Son regard, d’abord surpris puis inquiet, trahit tout ce qu’il pense de moi à cet instant. De la peur, de l’inquiétude, et peut être un peu de pitié. Il n’ose rien dire. Mais j’ai bien compris ce qu’il pensait, je n’ai pas besoin de mot pour comprendre. Doucement, je me lève de cette marche et me place devant lui, pour lui parler.

Une amie avait besoin de moi. J’ai promis que je l’aiderais, et c’est ce que j’ai fait. Je l’ai fait à ma façon, avec mes méthodes. Et voilà où elles m’ont conduites.

Le regard du garçon ne change pas, toujours à me dévisager avec pitié. Mes yeux deviennent humides. Une certaine rage emplie mes mots et mes pensées. Inconsciemment, je me mets à la déverser sur lui. Sans m’en rendre compte, ce sont mes faiblesses que je jette sur l’un des plus gentils garçons que je n’ai jamais rencontré.

Mais pourquoi toi tu ne veux pas faire comme tout le monde en écoutant mes mensonges sans te poser de questions ?! Pourquoi tu ne peux pas simplement plaisanter sur ma maladresse et me dire de faire attention quand je te dis que je me suis coupée ?! Pourquoi tu ne veux pas être comme tout le monde, à simplement me sourire et passer ton chemin ?! Pourquoi tu cherches toujours à lire en moi ?! Sirius, pourquoi tu ne veux pas être comme tout le monde !

Mon poing gauche est serré. J’ai mal. Je me mords les lèvres, et une larme coule sur ma joue gauche. Je ne sais pas quoi faire ni quoi dire. Je ne sais pas comment je dois me comporter face à lui, qui je dois être. De ma bouche ne sort que des mots de rage contre moi-même, contre mes faiblesses.

Pourquoi tu ne veux pas…

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MessageSujet: Re: Fleur aux pétales d'or   Mer 28 Juin - 0:33





Fleur aux pétales d'or

La vie n’est pas un conte de fée. Sirius le savait depuis longtemps. Depuis que son frère était partit. Depuis sa petite vie parfaite avait éclaté en milles morceaux. Depuis qu’il portait ce masque dont il sentait encore les effets sur sa personnalité et qui il était. Il détestait ça. Parfois, quand il était seul le soir, quand toute son équipe était endormie et qu’il ne restait plus que lui, les yeux grands ouverts, perdus dans le noir de la nuit, il se rappelait à quel point il détestait. Il semblait plein d’amour, mais il était si plein de haine. On parle souvent de pièces, de miroirs. Ça sonnait toujours tellement vrai et tellement faux en même temps. Il détestait Sirius. La froideur de son père. Le silence de son frère. Le vide de sa mère. Monochrome. Noir. Blanc. Gris. Si fade. Si éloigné de qui il aspirait à devenir. Il voulait teindre le monde de toutes les couleurs de l’arc en ciel. Il était probablement un peu idéaliste dans sa vision de l’avenir, mais son passé pesait tellement qu’il voulait juste … rêver en couleur pour oublier le noir et blanc.

Il était égoïste, Sirius. Dans tout, pour tout. Il détestait égoïstement, il créait égoïstement, il aimait égoïstement. Pourtant, il grandissait. Il apprenait à laisser les autres entrer dans sa vie, dans son monde, dans ses étoiles. Il laissait peu à peu les gens devenir des étoiles aussi brillantes (importantes) que lui. Et il lui semblait que l’éclat d’Idalienor ternissait. Le sourire qu’elle abordait aujourd’hui était moins brillant, moins enchanteur, moins éclatant. Ça l’attristait. Plus que ça s’il était honnête. Ça le terrorisait. Autant pour lui que pour elle. Et c’était une des rares fois où ça lui arrivait. Et il avait peut-être un peu peur de l’affection qu’il avait pour Ida. Mais Ida c’était ce genre de personne trop gentille, trop honnête, trop adorable. Elle s’effaçait au profit des autres. Elle s’effaçait et personne de le remarquait.

Sauf Sirius.

Il voyait. La faiblesse de sa main, ses épaules basses, courbées, le regard terne, le sourire fade. C’était pas Ida tout ça. C’était pas la superbe médecin. C’était qu’une copie mal réussie. Il était surpris en réalité. Personne n’avait remarquer qu’elle perdait de ces couleurs. Peut-être était-ce parce qu’il avait si longtemps porté un masque qu’il remarquait sans mal le mensonge d’Ida et la faiblesse de ses arguments. Il est pas doué pour grand-chose Sirius, mais il est bon avec les mots. Il a toujours sut les manier, entortiller le monde autour de son petit doigt. C’est pas pour rien que sa table est toujours prise d’assaut à chaque repas. C’est pas pour rien qu’il doit refuser des confessions de jeunes filles quasiment tous les jours. C’est pas pour rien qu’il a retrouvé son casier plein de chocolat quand il est réapparut après la saint valentin. Il le sait, il est charismatique, il attire, rassure et protège. Et Idalienor est tombée pour ses mots doux et ses gestes. Pourtant, il était, pour une fois, entièrement sérieux. Pourtant, il pensait, pour une fois, le moindre des mots qu’il a prononcé.

Il avait eut le temps d’imaginer un million de chose. Il pensait à une coupure causée par un pokemon, une dispute avec quelqu’un, une attaque … Mais ce qu’il avait désormais sous ses yeux était bien loin de ce qu’il avait put croire. Adara hoqueta doucement, assise sur son épaule. Elle porta une de ses délicates mains à sa bouche. Et Sirius soupira et ferma les yeux quelques secondes. S’il avait crut échapper à la vision de la croix violette sur la main de son amie, il s’était trompé. Parfaitement claire dans son esprit, exacte copie de l’originale, l’image s’imprima définitivement sur sa rétine. Il plongea son regard chocolat dans les yeux de la jeune fille. Il ne savait pas vraiment quoi dire. Alors ce fut Idalienor qui parla. Qui s’énerva. Qui dévoila une multitude de couleurs.

Il fut un instant surpris par la violence des mots, la violence de cette colère. Rouge. Elle était rouge. Un rouge brillant, sombre, étouffant. Elle aurait put lui mettre une gifle que l’effet aurait été similaire. Il se figea. Elle était superbe. C’était peut-être pas ce qu’il devait penser à cet instant précis. Pourtant, c’est tout ce qu’il pouvait penser. Elle était incroyable. Ses yeux rougis, les larmes qui coulaient le long de ses joues, la lueur dans ses yeux bleus, sa voix qui se casse. Il assiste à quelque chose qu’il n’aurait pas crut possible. Forte et superbe, Idalienor s’écroule. Et il n’y a que lui pour le voir. Alors, quand elle a finit, quand sa rage semble se calmer un peu, il se lève et la prend dans ses bras. Il n’aurait probablement jamais oser la prendre aussi franchement dans ses bras. Sirius est toujours dans la subtilité. Il préfère murmurer qu’hurler, il préfère effleurer que toucher. Pourtant, c’est droit devant et fortement qu’il prend Idalienor dans ses bras. Et il la serre le plus fort possible contre son torse. Et si elle tente de le repousser il a suffisamment de force pour la forcer à rester là. Et il cache peut-être son visage dans ses cheveux pour qu’elle ne remarque pas qu’il pleure. Alors peut-être il murmure « Désolé. » Mais c’est pas vraiment la réalité. Parce que non il est pas désolé. Il peut peut-être pas l’aider à soigner sa main, mais il est là pour soulager son cœur. Alors il rectifie. « Désolé que tu es dût affronter tout ça toute seule. » C’est plus correct. « Je serais jamais comme les autres. Quand tu as signée pour être mon amie, tu as signée pour être amie avec le plus insupportable des garçons et le plus persistant et je suis pas désolé de t’avoir forcer à sortir tout et je suis désolé, parce que j’ai pas remarqué plus tôt. » Sa voix est probablement un peu cassé mais ça va pas l’empêcher de continuer. « Je sais peut-être mieux que quiconque dans cette académie ce que tu traverses et ce que tu vis tous les jours parce que tu m’as autorisé à voir cette part de toi et je suis tellement heureux que tu le fasses. » Il reprend son souffle, presque essoufflé. « Je peux pas faire semblant de te croire, je peux pas parce que je t’admire et que je t’aime et que je te trouve tellement merveilleuse. Tu es une des personnes sinon la personne la plus gentille que je connaisse et moi je suis qu’un connard égoïste alors c’est probablement ça qui fait que je te lâche pas et que je te soûle pour que tout ce que tu caches tu le révèles. » Il sort enfin son visage de ses cheveux et s’éloigne à peine.

Il la regarde dans les yeux. « Je sais pas si j’approuve tes méthodes, parce que ça te blesse, mais je t’admire énormément. Tu es une passionnée. Passionnée par sauver des vies, et c’est la plus belle des passions. » Il déglutit et essuie les joues de la brune. « Mais Ida, je serais toujours là pour te rappeler que tu peux aussi vivre pour toi et que tu le dois. » Elle est tellement différente de lui et c’est peut-être pour ça qu’ils s’entendent si bien. C’est peut-être pour ça que leur amitié est aussi forte. Il lui apprendra à être un peu plus égoïste et elle lui apprendra à devenir un peu plus généreux. « Accepte mon aide s’il te plaît. J’ai envie que quand tu as un problème tu viennes me voir pour m’en parler et ensemble on trouvera des solutions. Parce que t’es pas seule. Que tu le veuilles ou non. Si je dois traverser la moitié de cette putain de planète pour t’aider je le ferais. Parce que tu es mon amie et pour ceux qui sont mes amis, je ferais tout et n’importe quoi. » Il était mortellement sérieux. « Tu as le droit d’avoir des faiblesses, de te tromper et de faire des erreurs parce que je peux t’aider. » Il inspira une nouvelle fois et pour conclure ce qui était probablement le monologue le plus mièvre de sa vie il murmura « Je serais toujours là pour toi. » Il s’éloigna d’un pas et lui tendit son auriculaire dans un simili de ses promesses que font les enfants.  

« Promis. »


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MessageSujet: Re: Fleur aux pétales d'or   Lun 24 Juil - 21:55

La vérité explosa. Beaucoup trop brusquement. Comme une théière qui bouillit depuis trop longtemps. Ca fume. Doucement. Ca produit un petit sifflement imperceptible lorsqu’il est couvert par du bruit. Et puis, au bout d’un moment, ça saute. Aujourd’hui, c’était moi la théière. Et Sirius, c’est celui qui préparait son thé. Il n’a rien demandé à personne. Il était juste là, au mauvais endroit, au mauvais moment. J’aurais préféré ne jamais tomber sur lui. J’aurais préféré voir Needle. J’aurais accepté n’importe quoi pour ne pas voir ce visage déformé par l’horreur et la pitié. Même sa si jolie fleur, Adara, ne pouvait s’empêcher de détourner le regard de ma main. Comme une image qui reste imprimée sur la rétine, ma main est devenue le sujet de l’attention des êtres présents dans le couloir.

Les larmes coulent sur mes joues. La frustration m’envahit comme jamais je n’avais pu le ressentir. Pourquoi il faut toujours qu’avec lui, les choses soient différentes. Pourquoi devant lui, mon masque finit toujours par se fissurer ? Je n’en sais rien, et je crois que c’est ça qui me met le plus en colère. Mon ignorance. Cependant, le regard de Sirius finit par se détacher de ma main gauche pour se fondre dans ses cheveux bruns. D’un geste, il se lève des marches d’escaliers puis me saisit dans ses bras. Ses 30 centimètres de plus que moi lui donnent un avantage. Je ne peux plus m’échapper de son emprise chaleureuse. Au premier coup je résiste, je tente de le repousser avec mes petits bras, mais ça ne marche pas. Je suis prisonnière de son affection. Mes bras tombent le long de mon corps, dépité. J’ai l’impression de me décomposer.

Les mots de Sirius me traversent de plein fouet. Pourquoi un garçon si gentil que lui s’est intéressé à moi ? Pourquoi a-t-il voulu que l’on devienne ami ? De toute évidence, je ne lui attire que des ennuis. Ami, ennui, ça sonne pareil. Peut-être que l’un ne marche pas sans l’autre. Je sens une goutte sur mes cheveux. Une larme. Il pleure ? Il pleure pour moi ? Mes dents grincent. C’est bien pour ça que je voulais que personne ne soit au courant de tout ça. Je ne voulais pas qu’on me pleure, qu’on est pitié de moi. Je ne voulais pas qu’on me fasse des grands discours pour m’apporter de l’aide. Personne ne peut m’aider. Personne ne pourrait comprendre pourquoi je suis comme ça. Malgré toutes les belles paroles du Noctali, je suis presque sûr qu’au fond de lui, il doit me trouver ridicule.

Il se décala d’un cran, d’un tout petit pas. Mais suffisamment pour que je vois son visage. Il sourit, encore. Pourtant, moi j’en suis incapable. Je lève le regard, je l’observe, j’essaie de le comprendre. Mais je ne peux pas. Sirius est une énigme, un ensemble d’engrenage dont je n’arrive pas à déterminer le sens de rotation ni le mécanisme qu’il anime. Est-ce que c’est ça qui le rend si particulier, si intéressant ? Sa complexité ? Doucement, il tend son petit doigt vers moi, comme quand nous étions enfant. Des promesses pleines d’innocence et de candeur, qui ne révèle que la mignonnerie des jeunes enfants. Mais aujourd’hui, nous ne sommes plus des jeunes enfants. Nous sommes presque des adultes. Et pourtant, pour faire face aux difficultés, nous avons besoin de cet esprit d’enfant. Pour se décharger un peu de ce poids trop lourd pour nos épaules. Un léger sourire apparait sur mon visage, bien que ma main ne bouge pas.

Je ne peux pas te faire cette promesse aujourd’hui, tout simplement parce que je ne peux pas t’imposer ça. Je ne peux pas t’imposer la charge que je représente à l’heure actuelle. Je n’ai pas encore réussi. Je parcours un chemin difficile mais voulu. Il n’y avait bien que toi pour le voir. Mais ça ne me détourne pour autant pas de mes ambitions. Ma main va guérir, petit à petit, et seulement à ce moment-là, je pourrais te faire cette promesse, qu’on pourra compter l’un sur l’autre et s’aider dans toutes les circonstances. Je dois réussir ça toute seule, sans ton aide, parce que si je cède, je ne pourrais plus me regarder dans une glace. J’aurais l’impression pour toujours d’avoir trahi la promesse que j’ai faite à Maxine.

Je tourne brusquement le dos au grand garçon, faisant face à ma Zoroark, observatrice depuis le début. Mes yeux sèchent petit à petit, mais reste fragile. Il faut que j’abrège, sinon je pourrais craquer. Mon comportement peut paraitre ridicule. Mais je suis comme ça, je n’arrive pas à faire autrement. Pourtant, voir Sirius m’a redonné un peu confiance en moi et en mes facultés pour me sortir de ce mauvais pas. J’ai toujours réussi jusque-là, je peux à nouveau réussir aujourd’hui. Enfin je l’espère.

Une dernière chose avant que je m’en aille Sirius. J’ai besoin que ce que tu viens de voir reste entre nous. Maxine n’est pas au courant pour ça et je ne veux pas qu’une rumeur sur une élève qui s’auto-empoisonne pour en aider une autre se répande. Je ne veux pas lui faire du tort. Elle n’a rien demandé à tout ça. Surtout en ce moment, ce n’est pas la peine de rajouter cet incident. Alors la seule chose que je te demande, c’est de ne rien dire. Je pense que je peux te faire confiance.

Je tourne à nouveau la tête vers lui, accompagnée d’un sourire chaleureux. Quelques mèches de mes cheveux tournoient et se collent à mon visage. Je les repousse d’un geste de la main avant de conclure.

La prochaine fois que nous aurons une conversation de ce genre, tout ça sera de l’histoire ancienne et nous pourrons repartir sur de bonnes bases. Sur ce, je file, le devoir m’appelle. Prends soin de toi Sirius !

Mes pas se transforment en foulée, suivie de près par Ruru dans le couloir pour retourner vers chez les Pyrolis. Croisons les doigts pour qu’il fasse ce que je lui ai demandé. Mais j’ai confiance en Sirius, il est capable de garder ce secret. Il faut vraiment que j’arrête d’incommoder ce pauvre garçon ou il va finir par faire une attaque à cause de mes bêtises.

HRP : C'est terminé pour moi o/ Pardon c'est très caca, c'était le rp de la reprise T-T, j'espère que ça ira quand même.

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Fleur aux pétales d'or
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