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[Intrigue #9] Il n'y a pas de fumée sans feu...
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MessageSujet: Re: [Intrigue #9] Il n'y a pas de fumée sans feu...   Lun 7 Aoû - 3:59

Il ne réagit pas. Enfin si. Mais plus tard. Debout, elle l’observait. Que voulait-il ? Était-il en train de crever ? Était-ce grave ? Elle n’en avait pas particulièrement l’impression. Et puis, finalement, il parla. Il s’excusa dans une longue tirade. Pourquoi ? Pour quoi ? On aurait dit un de ces personnages de dessin animé qui soudainement retrouve toute leur forme, se rendent compte de leur stupidité, de leur erreur. Jouait-il la comédie ? Elle plissa les yeux. Sur le coup, elle ne lui faisait pas confiance. À quoi pensait-il ? Pas grand-chose, probablement. Il est stupide.
Stupide. C’est le mot qui lui vint à l’esprit. Et quand il lui demanda comment cela se passait l’incendie, à l’intérieur, cela lui renforça cette pensée. Elle ne sut pas quoi répondre. Faisait-il exprès ou… ? Devait-elle lui répondre sérieusement ou non ? Elle le fixa un moment. Elle plissa les yeux. Puis elle haussa les épaules. Flemme. De toute manière, il ne comprendra pas.
« Bon, c’est pas tout, mais je dois me barrer. ‘Plus. »
Déjà, elle n’était pas rentrée à l’intérieur. À l’intérieur des flammes, peut-être, mais pas dans le bâtiment. Et elle se sentait elle-même stupide de s’être fourrée dans une situation pareille pour une raison débile. Stupide. Et de n’avoir eu aucune once de réussite.
N’ayant pas particulièrement envie de papoter avec quelqu’un incapable de la comprendre, elle décida simplement de s’en aller. Où ? Elle ne savait pas vraiment. Après s’être assez éloigné pour se poser dans un coin tranquille, son regard se posa sur son doigt bandé. Elle étouffa un rire.

Des Carapuces arrivent de partout. Assise sur son coin de gazon, Hope les observent éteindre l’incendie, bien plus efficacement que ce que la plupart des élèves avait pu faire. Au loin, des professeurs commencent à rappeler les élèves. Bientôt, ils seront acheminés à l’académie pour y finir leur nuit. Ils en avaient bien besoin. Beaucoup n’étaient pas en très bon état, mais la Pyroli ne s’en souciait guère. Elle ne savait que penser de ces évènements. Et alors qu’elle s’apprêtait enfin à se lever pour rejoindre les autres élèves et retourner à l’académie, le dernier étage du bâtiment explose. La crinière de Hope s’envole. Elle se cache les yeux. Du sable vole, accompagnant les morceaux de béton. Autour d’elle, personne en particulier semblait avoir été touché. De toute manière, il y avait assez de monde pour s’en occuper à sa place.
Et dans le clair de lune, elle vit une silhouette s’envoler.

De retour dans sa chambre, la seule question qui la turlupine reste celle de l’entraînement matinal. La jeune fille essayait de s’occuper avec d’autres pensées. Elle sentait les fantômes d’un ancien événement qui lui remontait dans l’esprit, cela ne la plaisait guère. Cela avait engendrer beaucoup trop d’actions qui n’avaient pas lieu d’être. Elle avait l’impression qu’ils la poursuivaient encore. Alors, presque inconsciemment, elle réfléchit à autre chose, des questions qui importent peu. Mais au fond, qu’est-ce qui est vraiment important ?

[Fini aussi, pour moi]

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MessageSujet: Re: [Intrigue #9] Il n'y a pas de fumée sans feu...   Mer 9 Aoû - 23:35

La jeune adolescente se nommait donc Gwenn et comme l'avait deviné Ellen, elle logeait dans la chambre au dessus de la sienne et était donc bien une Givrali.

- Et non je ne suis pas la depuis très longtemps, je suis arrivé au mois de février.

Tandis qu'elle parlait, la blonde remarqua que la mignonne brune n'était pas à son aide, sûrement n'était-elle pas du genre bavarde. D'ailleurs, cette dernière profita du moment où la coach lui répondait pour faire apparaître un Lockpin d'une pokéball puis donna quelques instructions à ses deux pokémons qui s'affairèrent ensuite
autour de la Givrali aux yeux bleus.

Tout comme lui demanda Gwenn, la gamine se laissa faire, et se sentit soudain rafraîchit lorsque le Lockpin appliqua sur ses plaies une mousse gorgée d'eau.

La brune tenta une discussion mais elle se perdit dans ses propres paroles mais, as-ce qu'en compris Ellen, elle était toujours sous le choc de l'incendie. Ce qui était tout à fait compréhensible. Chaque élève présent à cet événement n'en reviendrait pas sans séquelles, autant morales que physique.
Et bien sûre que personne ne pouvait considérer cela comme une aventure banale, c'était tout simplement un nouveau tournant dans la vie pour le moins traumatisant selon les personnes. Et comme l'avait dit Gwenn, elle avait l'impression que " ce n'était pas sa vie ", et bien qu'elle n'en avait pas l'air si certaine avec sa voie bafouillante, elle avait raison. Aucun élève n'aurait du vivre ça, ce n'était pas leur vie.

Ellen pensait pouvoir vite s'en remettre bien que pour le moment elle ne soit pas en état de le prouver. Mais elle ne savait que dire de Gwenn... en tous cas, elle espérait revoir sa camarde de dortoir afin de reprendre de ses nouvelles... mais encore faudrait-il qu'elles sortent d'ici.

Revenant à la réalité, Ellen se rendit compte qu'elle avait été absente pensant quelques instants et les derniers mots de la brune résonnèrent dans sa tête comme le bruit d'un tambour. Elle se précipita de répondre :

- Oui oui ne t'en fais je vais beaucoup mieux ! C'est très gentil de ta part et de la part tes pokémons aussi.

Elle sourit au deux pokémons puis passa une main dans ses cheveux couverts de cendre puis soupir.
Elle était bien partie pour plusieurs shampooing vu l'état.

Son regard balaya les environs. Quelque chose semblait avoir changé. Comme si le chaos venait soudain de disparaître et que la terre entière retenait son souffle.

Puis il y eut cet alarme, signe que le calvaire allait s'arrêter et que tous allait enfin redevenir comme avant.

Les pompiers étaient arrivés !
Ellen se releva soudainement puis entraîna Gwenn avec elle.

- Vite allons voir !

La situation semblait s'être améliore depuis qu'elles s'étaient partis s'isolés quelques instants. Des carapuces de pompier s'activaient pour éteindre les flammes,  quand soudain, le toit du dernier étage explosa.

Sans réfléchir, la pokéathelte attrapa son amie par le poignet puis la fit reculer d'un bond. Une plaque en béton venait d'atterrir à quelques mètres de l'endroit où elles se trouvaient. Une odeur nauséabonde de fumée remplit leurs narines et les prit d'une nouvelle trinque de toux.

Malgré ses yeux rougis par la fumée et la cendre, Ellen leva les yeux en direction de l'explosion et réussit à discerner à travers tout ce nuage de fumée une silhouette floue s'envoler de ce qui restait du toit. Elle plissa les yeux mais ne réussit pas à en voir plus et bientôt l'étrange silhouette disparu. Une chose était sûre, elle n'avait rien d'humaine.
Elle fut parcouru d'un frisson puis fit signe à Gwenn et ses pokémons de la suivre.

- Ne restons pas ici.

Elles ne tardèrent pas à tomber sur un professeur qui les pressa de rejoindre les autres élèves. Tous abordaient une mine inquiète et étaient recouvert d'égratignures et de cendre.
Ellen ne préféra pas s'attarder sur les blessés, de peur de retrouver un de ses amis.

Elle du abandonnée quelques instants Gwenn lorsque les élèves durent réformer les cercles puis ferma les yeux et se retrouva l'instant suivant dans l'académie.

Son coeur se fit soudain plus léger mais sa conscience resta déranger.

Un brouhaha s'installa mais les professeurs ainsi que les préfets réussirent vite à prendre le dessus et rangèrent les élèves par dortoir.
Ellen retrouva ensuite Gwenn, avec qui elle fit le chemin. Elles n'osaient pas trop se parler mais avant d'aller dans leur chambre, la blonde demanda à faire en sorte qu'elles se revoient puis lui fit la bise et lui souhaita bonne nuit.

Elle retrouva Aria et à part s'assurer que tout allait bien pour son amie, elle ne discuta pas plus.

Elle s'allongea sur son lit puis contempla l'astre lumineux de la nuit par sa fenêtre. Autant ne pas se mentir et avouez qu'elle ne dormit que très peu cette nuit et que ses courtes minutes de somnolence furent dérangés par des cauchemars.

Disons tout simplement que cette nuit n'avait pas été facile.

HRP:
 

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Dernière édition par Ellen Whirst le Dim 27 Aoû - 16:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue #9] Il n'y a pas de fumée sans feu...   Sam 12 Aoû - 1:09

En retard, Gwenn, tu es en retard. Tu agis toujours un temps après tout le monde, fichue hésitation. Pourquoi ne te fais-tu pas confiance ? Pourquoi passes-tu ton temps à hésiter pour au final ne plus avoir le temps de rien faire ? Cette fois-ci encore. Quand apprendras-tu ?

Les pompiers étaient arrivés. La jeune fille soupira. Un mélange de soulagement et de déception. En effet, d’un côté, elle était rassurée que des personnes compétentes et professionnels viennent finalement s’occuper de l’incendie. Celui-ci semblait d’ailleurs se faire plus docile. Et de l’autre, elle n’avait pas su se rendre utile. Même pas un petit peu. Autour d’elle, elle voyait tout le monde aider à soigner, à maîtriser le feu, parfois au péril de leur vie. Et Gwenn ? Elle n’avait pas fait grand-chose. Elle s’était contenté d’emmener un blessé à l’infirmerie après avoir glander sur le gazon pendant un bon quart d’heure. Elle savait que personne ne blâmerait, mais elle-même n’était pas fière. Un certain malaise s’instaura en elle. Elle fut tirée de ses pensées par Ellen qui l’entraîna observer les pompiers à l’action. Une horde entière de carapuces s’affairaient à gérer l’incendie. Ces derniers étaient d’ailleurs adorables. La brune ne put retenir un sourire en les voyant, si concentré pour la bonne cause.
Et soudain, quelque chose explosa. Si Gwenn était un peu longue à la détente, ce ne fut pas le cas d’Ellen qui la plaqua immédiatement en arrière pour éviter une plaque en béton. Stupéfaite, elle mit un moment à réaliser ce qui venait de se passer. Un mélange de fumée et de poussière les entourait. Elle secoua sa main pour essayer d’atteindre un peu d’air frais. En levant la tête, elle vit au dernier étagem qui n’était plus après l’explosion, une vague silhouette. En un clin d’œil, celle-ci disparut. Elle eut beau continuer à fixer l’endroit où elle se trouvait, elle ne réapparut plus. Elle se tourna finalement vers la blonde.
« Merci. »
Puis elle repensa à ce qu’elle venait de dire. Elle réalisa qu’elle venait de frôler la mort peut-être. Et elle ne trouvait rien de mieux à dire qu’un simple merci ? Devrait-elle se montrer plus expressive, plus redevable ? Cela ne dérangea pas son interlocutrice qui lui fit signe de la suivre. Elle ne se fit pas prier. Venait-elle de frôler la mort ? Probablement que non. Elle avait de la peine à le réaliser. En s’en allant, elle jeta un regard par-dessus son épaule vers la plaque en béton. Oui, elle devait être lourde.

Les deux filles se quittèrent le temps du transport pour retourner à l’académie. Cependant, elle se retrouvèrent bien vite une fois dans l’enceinte de l’établissement. Le bruit lui donnait un peu mal à la tête. En prenant du recul, elle se demandait comment ils pouvaient être aussi bruyants, mais d’un côté, vu le nombre d’élèves, il ne serait pas étonnant que seul un maigre dixième de ceux-ci ne soient en train de parler. Le silence de la nuit amplifiait le vacarme.
Le silence tomba finalement. Gwenn fit le chemin de retour vers son dortoir en compagnie de la blonde. Silencieuses, aucune des deux ne parla. Cela arrangeait bien la brune, elle appréciait cette atmosphère nocturne si on omettait tous les évènements qui venaient de se passer. Avant de se séparer une fois dans la cage d’escalier, elle se promirent de se revoir. Et Gwenn retourna se coucher avec presque un sourire aux lèvres. Ellen s’était montrée très gentille.
Le sommeil l’emporta rapidement. Elle voulait penser le moins possible au sinistre.

HRP : Fini aussi !
Ellen > Tkt, c'est pas grave x)
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MessageSujet: Re: [Intrigue #9] Il n'y a pas de fumée sans feu...   Ven 1 Sep - 14:22

Du feu. Des cris. Du sang.
Aria ne voyait plus que ça.
Partout.
Elle ne pouvait pas y échapper.
Elle était sur place depuis quelques minutes et elle n’arrivait pas à s’habituer. Elle n’arrivait pas à se dire que c’était normal. Qu’un incendie s’était comme ça. Elle avait envie de partir. Loin d’ici. De fuir.

Elle ne s’attendait pas à ça. Un incendie, une demande de renfort, ok bien sûr ! Quand on peut aider on y va ! Elle croyait que l’incendie allait être vite maîtrisé, que c’était un petit feu, qu’il n’y aurait n’y blessés, ni morts. Comme la maison de leurs voisins qui avait brûlée il y a deux ans ! A l’époque, ils avaient regardé les flammes engloutir la demeure. Ils ne pouvaient rien faire de toute façon, à part encourager les pompiers qui luttaient contre l’inéluctable. Elle avait trouvé ça plutôt beau. Quand on oubliait le côté catastrophique de l’incendie. Elle avait senti une force invisible la réchauffer au plus profond d’elle-même. Elle avait trouvé magnifique le dégradé orangé des flammes. Alors non. Elle n’avait pas peur du feu. Elle n’en avait jamais eu peur. Et elle pensait qu’elle continuerait ainsi.
Mais là c’était différent. Les flammes atteignaient le ciel et le remplissaient d’une fumée noire opaque qui cachait tout. Le bleu, la lune, les étoiles. Cette fumée saturait l’air. Elle avait l’impression de ne respirer que ces particules noires. L’air était étouffant, pas un vent frais pour la sortir de sa suffocation. Mais plus que tout, l’odeur. L’odeur lui donnait envie de vomir. Sa tête tournait rien qu’à la sentir, et elle aurait donné n’importe quoi pour y échapper.

C’était une odeur de chair grillée, rotie, carbonisée. L’odeur d’un barbecue qui avait mal tourné. Sauf que là elle n’était pas un barbecue. Ce n’était pas un grill. Les flammes ne léchaient pas des travers de porc.

Penser d’où venait l’odeur la rendait malade. Si elle tombait sur un des « steaks » de l’incendie elle savait qu’elle allait gerber.

Autour d’elle, tout le monde s’affairait. A son arrivée, un peu hagarde, elle avait suivi le mouvement mais maintenant elle ne savait plus où aller. Ses camarades étaient allés aider les blessés, sortir des rescapés des décombres. Mais ça, Aria ne pouvait pas le faire. Elle ne voulait pas. Alors elle restait là comme une idiote, l’erreur du metteur en scène qui avait mis une statue vivante dans son spectacle infernal.

Une statue qui était dans le passage. Un adolescent venait de la pousser violemment sur le côté. Son regard exprimait clairement « Tu gênes ! » mais il ne prit même pas la peine de le dire et continua à courir vers le poste des infirmiers. Dans ses bras, il tenait une fillette qui avait l’air mal en point. La Pyroli eut un instant de lucidité dans lequel elle se demanda ce que foutaient tous ces enfants dans l’entreprise quand elle avait pris feu.

Ouais, bon. On est d’accord, on s’en fout. Elle se retira un peu en dehors de la foule. Il était temps qu’elle se calme. De toute façon, elle ne pouvait pas repartir, elle était obligée de rester ici jusqu’à l’arrivée des renforts. Elle libéra ses pokemons et leur montra sans un mot l’ampleur du massacre. Ils avaient le cœur mieux accroché qu’elle car, à part Pachi et Titik qui vinrent se réfugier dans ses jambes, les autres regardèrent autour d’eux d’un air plutôt indifférent. Après avoir tourné sur eux-mêmes pour avoir une idée de la situation, ils s’y désintéressèrent complétement pour encercler Aria. Celle-ci les regarda un peu médusée. Ils avaient mis tout au plus 30 secondes à s’adapter à la situation et à revenir à leur comportement habituel, c’est-à-dire tous se chamailler autour d’elle. C’était un peu blessant pour son amour-propre, mais en même temps elle ne pouvait pas dire qu’elle avait assuré quand ils n’étaient pas encore là alors il ne restait plus qu’à suivre leur exemple.

Elle inspira.
Elle expira.

Elle ferma les yeux et quand elle les rouvrit, tout lui parut plus petit. Moins dangereux. Maitrisables. Sa mère utilisait cette méthode pour la calmer quand elle était enfant, et même si Aria l’avait toujours trouvé détestable, vu qu’elle signifiait que le temps de jouer devait s’arrêter, elle la faisait encore inconsciemment pour se reprendre.

Que pouvait-elle faire maintenant ? Au loin, elle aperçut un groupe qui était proche des flammes, il paraissait évident qu'ils luttaient contre la propagation de l'incendie. Ca elle pouvait le faire. Contrairement à la vue des blessés qu'elle avait peur de ne pas supporter, affronter le brasier lui semblait plus accessible. Surtout que la chaleur ne la dérangeait pas. Elle avait fini par réussir de faire abstraction de l'odeur de grillade et tout ce qui était sous-entendu derrière, il ne restait donc plus que la chaleur et les flammes gigantesques qui extraordinairement, étaient moins effrayantes.
Elle courut vers le groupe.

- Qu'est-ce que tu fais là toi ? lui demanda un des garçons qui semblait être un peu plus âgé qu'elle.
- Je viens vous aider à contenir les flammes.
- Dégage ! Qu'est-ce que tu veux faire à mains nues ? Tu ne vas pas nous aider, tu vas nous gêner.
- Mais...
- Va aider les blessés je te dis, tu nous sers à rien ici.

Considérant que la discussion était close, il se désinteressa d'Aria et alla donner des ordres à un carapuce qui enchainait pistolet à eau sur pistolet à eau sur les flammes. Maintenant qu'elle était plus proche, Aria se rendait en effet compte que c'étaient les pokemons et non les dresseurs qui luttaient contre les flammes. Les attaques eau se multipliaient pour faire ternir le rouge sang du brasier.

Aria n'avait pas de pokemons eau. Donc elle n'était pas utile. Elle le comprenait mais : de un, elle ne pardonnerait pas au mec qui lui avait parlé comme ça, s'il n'y avait pas manque d'effectif, il serait KO par terre et ne bougerait plus, et de deux, même si elle servait à rien il était IMPENSABLE qu'elle lui obéisse et aille s'occuper des blessés. Elle ne voulait pas. Mais pas du tout. Elle n'allait même pas approcher l'infirmerie à moins de 100 mètres. Alors elle resta là. Parce qu'elle n'avait pas envie d'obéir à ce mec, parce qu'elle ne voulait pas s'occuper des blessés et surtout... parce qu'elle n'allait pas être inutile.

Le garçon qui l'avait accueilli avait sûrement regardé rapidement l'équipe de pokemons à ses pieds et en avait conclu qu'elle n'avait pas de pokemon eau et donc qu'elle ne servait à rien. Sauf qu'il n'y avait pas que le type eau qui pouvait servir contre un incendie. Le pauvre n'avait donc pas beaucoup d'imagination...

Aria avait un peu de mal à calmer sa colère et elle avait vraiment envie de rattraper son interlocuteur et de lui faire mordre la poussière. Elle détestait être sous-estimée. Malgré tout, son semblant de bon sens l'orienta vers ses pokemons et elle leur expliqua le plan.

- Alors, contre cet incendie, la plupart de vous ne peuvent rien faire. Je vais donc vous rappeler dans vos pokeballs,
elle ignora les murmures de protestations, afin que vous ne soyez pas blessés d'une façon idiote qu'on aurait pu éviter. Je garde avec moi Loki, l'attaque Hydroqueue que tu as appris il y a quelques temps va nous être utile, et Nuts. Les autres vous rentrez dans vos pokeballs et je vous libérerai quand tout sera fini, ok ?

Malheureusement pour Aria, son équipe n'avait vraiment pas l'air encline à replier et laisser leur dresseuse toute seule dans cet enfer. Loki lui avait l'air plutôt heureux d'avoir été choisi pour rester et pavanait un peu devant le regard jaloux des autres. Aria se demanda encore une fois s'ils se rendaient compte que ce n'était pas un terrain de jeu mais une vraie situation dangereuse à risques. Elle aurait préféré tous les savoir à l'abri, mais elle savait que sans eux, elle ne pourrait rien faire.

Poli fut le premier à accepter de rentrer. Il avait compris que la suite risquait de ne pas être drôle et préférait donc se prélasser dans la pokeball et attendre un autre moment pour faire ses farces. La tout le monde était en panique, même s'il était apparu devant eux en costume de Drakraï ça n'aurait fait aucune effet. Zéro motivation pour aujourd'hui. Il sourit à Aria et dans un éclat de lumière blanche disparut.

Le problème d'Aria résidait avec Mysdi, Pachi et Titik. Aucun d'eux ne voulaient la quitter. Tous pour des raisons différentes. Pachi voulait rester dehors pour jouer. Il ne trouvait pas la situation catastrophique mais au contraire très amusante avec un nouveau terrain de jeu.
Titik refusait de quitter Aria. Et elle ne comprenait pas pourquoi, comme il était plutôt froussard elle aurait cru que ce serait le premier à retourner dans le confort de la pokeball. Mais le statitik ne voulait pas s'éloigner de sa dresseuse et qui lui arrive malheur.
Mysdi, quant à elle, estimait que laisser Aria sans elle pour repasser derrière et la canaliser, c'était courir droit à la catastrophe et elle refusait catégoriquement de bouger.

Devant les regards têtus des 3 pokemons, Aria était un peu désemparée. Elle n'avait pas forcement de leur accord pour les rentrer dans les pokeballs mais elle n'aimait pas les forcer. De plus, Titik était capable de ressortir de sa pokeball tout seul, donc il était impossible de l'empêcher de rester. Et elle avait le pressentiment que Mysdi arriverait à résister et à rester en dehors de sa pokeball aussi.

Elle soupira. S'il leur arrivait quelque chose, elle s'en voudrait à vie. Finalement, elle décida de rentrer Pachi car c'était vraiment trop dangereux de laisser ce pokemon inconscient du danger en plein incendie. Il était en train de chasser un papillon (c'était vraiment le seul capable de trouver un papillon ici) quand il se transforma en lumière et retourna dans sa pokeball. Aria s'en voulait un peu de l'avoir forcé mais elle se doutait que le pachirisu aurait bientôt oublié et ne lui en voudrait pas.

- Finalement on reste nous cinq, dit-elle en regardant les quatres pokemons devant elle, PAR CONTRE Titik et Mysdi je ne veux pas vous voir à moins de dix pas du feu. Si vous dépassez cette limite, que vous le vouliez ou non c'est retour dans la pokeball !

Mysdi acquiesca, dix pas était une distance acceptable pour surveiller sa dresseuse et de toute façon, elle n'allait quand même pas risquer d'être décoiffer par ce four ambulant. Titik par contre, n'était pas du même avis et se dépêcha de monter sur l'épaule d'Aria. De son point de vue, dix pas était beaucoup trop loin pour la protéger en cas de danger. Mais Aria resta inflexible.

- Titik ? Qu'est-ce que j'ai dit ? rappela-t-elle d'un ton qui ne plaisantait pas.

Le petit pokemon électrique dû descendre à contre coeur et aller se positionner à côté de Mysdi.

- Mysdi je compte sur toi pour le surveiller.

Sa starter acquieça, elle n'allait pas tolérer que d'autres problèmes s'ajoutent déjà à tout ceux que causaient Aria, elle lança un regard intimidant en direction du statitik.

- Sur ce, on y va, dit la Pyroli en se retournant vers Loki et Nuts, Loki tu utilises ton Hydroqueue sur les flammes et Nuts je compte sur toi pour projeter de la terre sur le brasier. Si on les étouffe, il y aura manque d'oxygène et la combustion ne sera plus possible. Je suppose que c'est des attaques sol qui conviennent du coup, je te laisse les choisir ok ?

Un claquement de mâchoire se fit entendre et Aria en conclut qu'il avait compris.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Je t'avais dit de dégager.

Elle venait à peine d'arriver au coeur de la bataille que le garçon l'avait saisi par l'épaule et l'interpellait.

- Je fais ce que je dois faire, j'aide,
lui répondit-elle en se dégageant de son emprise puis sans lui porter plus d'attention que nécessaire, elle ordonna à Loki et Nuts, allez-y ! Essayez de concentrer vos efforts sur le même endroit, ce sera plus efficace !

Les deux pokemons s'executèrent et ils n'eurent vite plus besoin d'Aria car une fois qu'elle avait donné les ordres, ils étaient indépendants. La Pyroli se retourna donc vers le garçon qui n'avait toujours pas lâcher l'affaire.

- Reste pas ici, insista-il.
- Tu m'énerves ! répondit Aria qui n'en pouvait plus, ferme-là ! Je fais exactement ce que tu fais toi-même alors si je dois partir toi aussi ! Maintenant fais-moi plaisir et laisse-moi passer, contrairement à ce que tu prétends, on a besoin de moi ici !

Elle venait de repérer à sa droite un pokemon eau qui remplissait des seaux et des bassines, les étudiants se servaient et les jetaient dans les flammes. Alors comme ça, elle ne pouvait rien faire ici ? Il lui avait juste menti sur toute la ligne. Elle n'attendit pas qu'il se dégage et le poussa.

- Tu vas le regretter, se contenta de dire le garçon en la suivant du regard.

Aria ne put s'empêcher de frissonner devant la sombre prédiction mais elle l'ignora et alla aider sans se retourner.


Un quart d'heure plus tard, Aria avait rejoint l'escouade "Seau d'eau" mais même s'ils arrivaient à contenir les flammes et à les empêcher de gagner du terrain, celles-ci ne diminuaient pas de volume. La Pyroli était couverte de sueur et la chaleur était si intense qu'elle avait l'impression d'être en train rôtir dans un four. A côté d'elle, les autres adolescents s'affairaient, tandis que le garçon avait disparu ce qui n'était pas pour déplaire à Aria. Elle s'accorda deux minutes de pause et voulut aller vérifier si tout se passait bien du côté de Loki et Nuts. Quand elle les rejoignit, ils étaient toujours en train de lutter contre les flammes, mais Aria remarqua qu'ils avaient changé d'endroit. Un homme qui passa derrière elle l'interpella :

- Ils sont à toi ce kraknoix et ce minidraco ? Ils sont impressionnants en dix minutes, ils ont éteints un foyer sur lequel on galérait depuis des heures et ils ne s'arrêtent pas !

Aria fut soulagée de voir que sa technique marchait. A la vue du tas de terre gigantesque qui recouvrait l'ancien brasier, elle se dit que Nuts avait vraiment dépassé ses limites. Derrière elle, l'homme continua.

- Les pokemons sont bien plus utiles que nous contre les flammes. Quel dommage qu'on n'en est pas plus, ce serait plus vite fini !

Sur ces paroles, il partit car personne ne pouvait se permettre de s'éloigner des flammes trop longtemps. Ici, on avait besoin de tout le monde et Aria allait aussi bientôt devoir y retourner. Mais quelque chose lui avait fait froncer les sourcils. Elle rappela Nuts et Loki qui abandonnèrent un instant le brasier contre lequel il luttait. En les voyant s'avancer, Aria confirma ce qu'elle craignait, Nuts qu'elle aura pourtant pensé plus résistant que Loki, présentait plusieurs brulures sur sa carapace orangée. Après un examen rapide, Aria comprit qu'elles n'étaient que superficielles mais elle refusa de renvoyer Nuts dans cette tempête de braises.

- Nuts tu rentres dans ta pokeball, tu as bien travaillé je suis fière de toi, lui dit-elle avec un sourire.

Le pokemon ne contesta pas et Aria comprit qu'il avait vraiment besoin d'aller se reposer.

- Quand tout ça sera fini, j'irai voir à l'infirmerie pour m'assurer que tout va bien pour vous, dit-elle plus pour elle-même qu'à Loki tout en rangeant la pokéball de Nuts.

Maintenant que Nuts était rentré, elle n'osait pas envoyer Loki tout seul contre les flammes gigantesques. Son Hydroqueue restait assez peu effective en comparaison aux attaques des pokemons eau et elle savait qu'il n'arriverait pas à contenir seul les flammes. Elle réfléchit. Depuis le début, elle hésitait. Elle aurait préféré une meilleure occasion pour le faire sortir et surtout elle ne savait pas comment il réagirait. Mais il était le seul de ses pokemons qui pouvait réellement servir.

Elle sortit sa pokeball de son sac et hésita encore un instant avec de la lancer en criant "Jira !". Le Marcacrin apparut aussi endormi que d'habitude et il n'ouvrit même pas les yeux. Aria soupira voilà ce qu'elle craignait. Elle avait vraiment du mal avec lui. Elle l'adorait mais malgré ça, elle ne savait pas comment le gérer. Contrairement à tous les autres, elle ne le sortait qu’occasionellement de sa pokeball. Car quand elle le sortait, il ne faisait que dormir. Il ne réagissait pas aux piaillements de Pachi, aux farces de Poli. Il ne s'intéressait à rien et ne faisait rien. L'antipode de la personnalité d'Aria. Alors elle ne le comprenait pas. Elle essayait mais elle n'y arrivait pas.

Elle s'apprêta à le rentrer dans sa pokeball. S'il ne se réveillait pas autant ne pas l'exposer aux risques de l'incendie.

Mais tout se passa très vite. Une flamme encore plus haute que les autres s'entendit soudain vers le ciel. Une vague de chaleur intense vint balayer toutes les personnes et les pokemons. Aria sentit son souffle se briser. Ses poumons brulaient et elle n'arrivait plus à respirer. Paniquée, elle ne vit pas ce qui se passait devant elle.

Jira avait ouvert les yeux. Des yeux blancs. D'un blanc pur comme la neige. Le pokemon trembla et libéra soudain un vent glacial tout autour de lui. La chaleur des flammes sembla se cristalliser et disparaitre. Vent glace, murmura Aria qui avait maintenant les lèvres gelées. L'avantage de cette technique était qu'elle avait refroidi l'air considérablement, Aria se sentait beaucoup plus à l'aise maintenant. Mais le vent n'était pas la bonne réaction contre les flammes. Attisées, celles-ci se mirent à monter encore plus haut dans la nuit noire. L'effet glacial ne dura que quelques secondes avant que la chaleur ardente reprenne le dessus.

Tous durent reculer. La proximité des flammes n'étaient plus supportable. Il ne restait plus qu'à espérer que le boost accordé par le coup de vent ne soit que passager. La Pyroli sentit les regards lourds de reproches derrière son dos. Elle les ignora. Elle avait des choses plus importantes à faire. Jira avait refermé les yeux et ne bougeait plus. Il était dangereusement près des flammes. Aria s'avança. Elle devait le récupérer.

Ce qui la marqua quand elle arriva au niveau de Jira ce ne fut pas la chaleur infernale. Ce furent les pupilles blanches du pokemon. Ce fut l’étincelle qui passait soudain dans leur ciel ivoire. Ce fut l’éclat de glace qui passa à côté d’elle en lui éraflant la joue. Et tous ceux qui l’accompagnaient.
Elle se courba et sauta en arrière. Un autre éclat de glace arriva dans sa direction et lui érafla le bras. Elle était trop proche !

- Jira ! Jira ! Calme-toi !

Sa voix ne l’atteignait pas. Le pokemon paniquait trop. Il ne voyait rien, les bouts de glace fusaient de partout. Dans les flammes ou dans la foule de personnes. Aria sentit soudain quelque chose la tirer vers l’arrière. Mysdi se tenait derrière elle et d’un coup de mâchoire puissant agrippa les vêtements d’Aria pour la projeter derrière Loki et elle. Dès qu’elle ne se trouva plus entre lui et Jira, Loki passa à l’attaque. Aria pouvait sentir qu’il était fou de rage… et blessé ? Du sang sortait d’une plaie sur son dos. Jira se fit heurter de plein feu par le Draco-rage qu’il venait de lancer. Mais Loki ne s’en contenta pas et continua d’en lancer, bombardant le marcacrin.

- Loki ! Arrête !

Une nouvelle pluie de glace s’abattu sur eux et sépara Aria de Loki et alors qu’elle allait l’escalader, une liane sortit du sol pour la clouer à terre.

- Lokiiiiii !!

Le minidraco ne se retourna pas. Le vent commença à se rassembler autour de lui, à tourner si vite qu’il aspirait les flammes dans sa course folle. Puis l'ouragan fonça sur Jira.

- Lokiiiiii !

Cette fois pas de ton suppliant, pas de rappel, juste de la rage dans la voix d'Aria. Elle arracha les lianes qui la retenait au sol et se précipita vers le minidraco. Elle le saisit au cou.

- Tu arrêtes tout de suite !

La tornade ne cessa pas. La situation avait évolué tellement dangereusement que tous les autres étudiants s'étaient réfugiés sur la colline. La tornade était en feu, les flammes augmentaient à chaque seconde. Tout leur travail s'évanouissait en fumée. Aria ne chercha même plus à raisonner le minidraco, elle sortit la pokeball et lui lança dessus. Il l'envoya valser avec sa queue.

Aria dut se retenir de frapper le pokemon. Heureusement Mysdi arriva derrière elle et utilisa Tête de Fer en rafale sur Loki. Titik sortit du cou d'Aria et envoya une boule elek en guise de coup final. Loki tomba évanoui et Aria le rappela dans sa pokeball sans un mot de plus. L'ouragan s'évanouit en même temps que le minidraco, les flammes qui l'accompagnaient s'évanouirent dans l'air. Mais ce ne fut pas le cas des débris.

Quand le vacarme assourdissant se tut, Aria se précipita vers le nuage de poussières. Il commençait à disparaitre révélant un tas de morceaux de murs, de tuyaux, de mobilier et de bout de bois. Tout ce que la tornade de Loki avait arraché aux batiments était retombé lorsque celle-ci avait disparu. Devant les yeux impuissants d'Aria. Elle n'avait même pas eu le temps de se lever que tout s'était abattu au sol. Là. En plein milieu de la tornade. Là où était Jira.

Elle le cherchait des yeux. Il n'était nulle part. Elle commença à soulever les débris, elle se brula sur les tuyaux chauffés à blanc. Elle mit cinq minutes avant de le trouver enfin. En dessous de tout. Heureusement 2 blocs s'étaient entrechoqués au-dessus de lui, lui évitant la pression de toute la pile. Mais un tuyau lui était tombé dessus avant. Aria le retira avec hâte. Il était brulant lui aussi. Il avait imprimé sa marque. Une ligne sanglante, brulée. Aria hoqueta en la voyant. Elle saisit Jira. Sans un mot elle rappela Mysdi et Titik dans leur pokeball et elle commença à courir.

- Eh toi ! Tu te rends compte..

Aria ne sut pas si ce fut les larmes qui n'arrêtaient pas de couler sur son visage ou le regard qu'elle lui avait lançé qui empêcha la fille de finir la phrase. Mais elle passa sans s'arrêter, continua à courir vers l'infirmerie avec le Marcacrin dans les bras. Elle voyait flou, les larmes ne s'arrêtaient pas, elles coulaient sans fin. Elle voulait crier. Elle voulait que tout s'arrête. Que tout recommence. Elle voulait ne jamais être venue. Elle voulait que rien ne soit jamais passé. Elle pleurait comme une enfant. Ses pas se faisaient de moins en moins rapides. Elle titubait. Elle trébuchait. Elle se sentait sombrer dans une tour sans fond.

Quand elle arriva au post d'infirmerie, elle était complétement paniquée, en pleurs, quelqu'un qui la connaissait ne l'aurait jamais reconnu. Elle attrapa la manche d'une femme en blouse en lui tendant le marcacrin et en articulant entre deux sanglots :

- Jira... Besoin d'aide.. s'il vous plait...

Quand la femme aperçut le marcacrin, son regard se figea.

- La section des pokemons est à côté. Je leur apporte, ils feront leur possible.

Elle partit en courant vers un autre groupe. Aria la regarda s'éloigner avec Jira puis se retourna et ressortit comme un robot. Elle ne voyait plus rien autour d'elle. Juste ses mains. Couverte de sang. Du sang brulant. Elle s'éloignait de la foule. Elle hoquetait. La chaleur ne suffisait plus à sécher ses joues, les larmes ne s'arrêtaient plus. Elle hoquetait. Elle tomba et s'effondra la tête la première au sol. Elle sentit le sang de son front se mêler aux larmes. Elle cria contre le sol. Elle s'étouffa avec la terre. Elle frappa le sol de ses mains. Rien n'y faisait, rien n'importait, rien changeait. Elle sentait seulement cet énorme vide qu'elle avait dans le coeur.

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MessageSujet: Re: [Intrigue #9] Il n'y a pas de fumée sans feu...   Mer 6 Sep - 18:28



Il n'y a pas de fumée sans feu...

BLACKHART
LEONIDAS
PRYDE
CALLIOPE
Lieu : Bâtiment PALLADIUM
Date : 20 avril, 3h
Pokémon utilisés :

Calliope savait qu’elle en demandait beaucoup à la petite Aria… Mais malheureusement, elle ne pouvait faire autrement. Il y avait tellement de chose à gérer ! Elle en perdrait presque la tête… Alors, pour éviter de trop se perdre et surtout de rester immobile à rien faire, la rouquine se concentrait sur sa nouvelle victime qui était vraiment mal en point. A part prodiguer les premiers soins, la demoiselle ne pouvait faire rien de plus pour ce malheureux. Elle ne devait donc pas plus tarder pour l’adresser aux personnes bien plus compétente qu’elle. Mais elle devait déjà attendre le retour de son Torterra pour assurer le transport.

Entre temps, Callie s’était retournée pour revenir vers la dame qu’Aria devait aider à respirer. Mais elle ne trouvait qu’un Coupenotte et sa consœur avait totalement disparu de son champ de vision. Paniquée, la préfète se redressait et se mettait même sur la pointe des pieds dans l’espoir de retrouver sa petite sœur. Pourquoi avait-il fallu qu’elle s’éloigne ?! L’inquiétude grandissait petit à petit dans le cœur de Calliope qui se demandait bien où est-ce qu’elle pouvait se trouver.  Des larmes venaient même à perler aux coins de ses yeux, et la fumée suffocante lui piquait même la rétine ce qui ne l’aidait pas à retenir ces quelques larmes.

Il faillait se ressaisir. Il n’y avait pas de temps pour pleurer, ou même s’inquiéter. Aria allait bien. Oui, forcément ! Elle devait être en train d’aider autre part… il n’y avait pas d’autre explication. C’est donc en pensant de cette façon que la préfète des bleues reprenait là où elle s’était arrêtée. Leonidas était déjà reparti secourir des blessés, en compagnie d’Ephraim. Ils n’avaient même pas pu échanger un mot. Au fond d’elle, Callie espérait que le blond aille bien. Et elle n’avait qu’une hâte : que tout se terminer pour venir se nicher dans ses bras, à la recherche du seul réconfort qu’elle pouvait avoir.

Le temps passait relativement vite. La rouquine n’avait pas une seconde à elle, même pas pour s’hydrater. Ainsi, à peine avait-elle attrapé sa bouteille d’eau que la voix d’Aria lui parvenait à ses oreilles. En faisant volte-face, la préfète découvrait sa consœur en compagnie de Florizarre qui transportait un cas d’urgence. Sauf que pour le moment, la priorité de Calliope n’était pas de regarder la victime mais plutôt de serrer la petite Givrali dans ses bras.

_ Aria ! Ne t’éloigne plus de moi ! Je me suis trop inquiétée… soufflait lentement Callie. On pouvait réellement sentir son inquiétude dans le timbre de sa voix. Mais ce que tu viens de faire est exceptionnel, quel courage… ! commentait-elle tout en jetant un œil à l’homme qui perdait pas mal de sang. Je vais stopper son hémorragie.

Puis elle grimpait sur Florizarre et s’occupait sans plus attendre de ce nouveau blessé.

Les victimes arrivaient par vague, certains étaient plus blessés que d’autres. En général, Calliope ne traitait pas la « bobologie » et préférait se concentrer sur des cas un peu plus poussés. Bien évidemment, si c’était hors de ses compétences, elle passait rapidement le relais. Petit à petit, l’épuisement se faisait sentir. Tenir un rythme avec cette envergure, ce n’était pas rien. Mais au final, l’incendie ralentissait et le nombres de victime semblait lui aussi s’amoindrir. Touchait-on à la fin ? C’est ce que Calliope pensait. Jusqu’à ce que les professionnels arrivent enfin !

Tout était terminé. On plaçait les élèves à l’écart. Callie gardait un œil sur Aria, ne voulant pas de nouveau s’en séparer. Mais avec tout ce monde, difficile de se frayer un chemin pour la rejoindre. De nouveau, elles se perdaient… Désirant la retrouver, la rouquine fût coupée dans son élan lorsqu’elle croisait son lion. Et là, toutes les pensées ne se tournaient que vers lui. L’explosion n’avait fait que de précipiter leur rencontre et elle l’enlaçait de toutes ses forces tout en observant cette drôle de silhouette s’élever dans les airs. Qu’est-ce que c’était ? Personne ne pouvait y répondre et cette question restera gravée longtemps dans l’esprits de tous les élèves qui regagnaient leur académie puis ensuite leur dortoir, sans conviction d’y trouver le sommeil.

HRP:
 
(c) Alban


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MessageSujet: Re: [Intrigue #9] Il n'y a pas de fumée sans feu...   

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[Intrigue #9] Il n'y a pas de fumée sans feu...
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