Partagez | .
Reconstruire ces fragments de nous [PV Max] [Terminé]
 Pokéathlète Coach
avatar
Pokéathlète Coach
Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2486

MessageSujet: Reconstruire ces fragments de nous [PV Max] [Terminé]   Mar 25 Avr - 21:28




Reconstruire ces fragments de nous
Alban Abernaty & Max Arago

L’œuf se fendilla doucement, annonciateur de bonnes nouvelles. Le long de la coquille nacrée, une zébrure venait interrompre l’harmonie du blanc ; petite tâche de noir sur la toile immaculée. Il y eut un petit mouvement sec sur le côté. Puis un second. La coquille se brisa un peu plus et brusquement, un morceau plus gros que les autres se détacha pour retomber avec un bruit mat sur la table. Un couinement aigu, comme une plainte offusquée. Une petite écaille rugueuse qui se frottait contre l’œuf pour essayer de se frayer un chemin. Un coup. Deux coups. Et deux yeux en fente vinrent croiser ceux, plus ronds et plus bleus, du jeune dresseur. Nouveau couinement, comme un appel au secours.

Avec un sourire tendre, Alban tendit délicatement ses doigts vers le bébé Pokémon. Ce dernier se rétracta un instant, peu sûr de lui, mais le châtain parvint à le détendre. Il figea son mouvement à quelques centimètres de la créature, afin que celle-ci puisse le renifler et s’habituer à son odeur. Puis, lors ce fut fait, le bébé lâcha un nouveau couinement pour l’autoriser à venir le dépêtrer de sa prison. Des mains d’une douceur inhabituelle vinrent se refermer autour du petit corps rugueux du Pokémon. Ce dernier ferma les yeux tandis qu’on le sortait de sa coquille, puis il souleva une paupière, curieux.

Il était dans une pièce plutôt spacieuse, meublée d’objets qu’il ne connaissait pas encore. Les odeurs étaient douces, un peu sucrées et musquées, mais loin d’être désagréables pour autant. Il y avait également d’autres Pokémon autour, qui le regardaient avec des yeux surpris pour certains, indifférents pour d’autres. Il ouvrit sa gueule et montra ses crocs minuscules pour essayer d’intimer le respect, avant que des serviettes chaudes ne viennent l’entourer chaleureusement.

Il se sentait bien, ici. Il se sentait rassuré. Confortable. Tout était moelleux et chaud. Tout lui rappelait une époque déjà bien lointaine dont il ne se souvenait pas des détails. Alors, le jeune garçon aux yeux bleus approcha son visage du sien ; et il vit de l’amour, de la joie, de la fierté dans ses iris océan. Puis, d’une voix calme et mesurée, il l’accueillit parmi eux.

- Bienvenue…

***

- Ch… Reste calme, mon grand. Ça ne durera pas longtemps… murmura Alban.

Dans ses bras, la petite boîte rectangulaire se secoua légèrement, et un couinement plaintif en sortit. Un peu exaspéré, Alban souleva le couvercle et regarda la créature, visiblement ravie de le voir de nouveau. Il s’était pourtant assuré que la boîte était assez spacieuse pour que le bébé ne se sente pas mal à l’aise. Il lui avait fait de nombreuses ouvertures pour qu’il puisse respirer à son aise, avait tapissé le fond de couvertures moelleuses, et avait même préparé un petit coin nourriture. Mais rien à y faire ; le Bébécaille semblait trouver la boîte trop ennuyeuse à son goût, et il ne se sentait rassuré que quand il voyait le Voltali. Ce trajet ne devait pourtant pas durer vraiment longtemps. Juste le temps de traverser le parc pour rallier les alentours du dortoir Givrali. Là où Alban avait donné rendez-vous à Maxine.

A cette pensée, le cœur du châtain rata un battement et il déglutit avec difficulté. A présent qu’il y était, il n’était plus totalement sûr de vouloir le faire. Il avait certes préparé ce moment depuis un bon bout de temps, mais… rien à y faire. Il se sentait nerveux comme pas possible. Complètement perdu. Il n’aurait pas dû, pourtant. Quand il avait pris la décision d’offrir ce bébé Pokémon à Maxine, quand il avait acheté cet œuf au Collectionneur, Alban avait été ferme et déterminé. Mais ça, c’était bien, bien avant qu’il ne mette le doigt sur ses derniers souvenirs.

Car oui. Après plus de cinq mois à avancer dans un flou quasi constant, Alban avait retrouvé l’intégralité de ses souvenirs. Ou en tout cas, c’était ce que le Docteur Ghost lui avait dit au cours de leur dernière séance. Il avait enfin réussi à rassembler ses souvenirs éparpillés. Il avait enfin réussi à se rappeler totalement de Maxine, ainsi que de tout ce qu’ils avaient pu vivre ensemble jusqu’à ce qu’il revienne de sa Mission en solitaire. Mais pour autant, cette nouvelle n’était pas parvenue à le rendre totalement joyeux.

Car se souvenir de tout, c’était également se souvenir de ça. C’était se rappeler de son amour pour la jeune Givrali. C’était se rappeler de leur première dispute, à Touga. C’était se rappeler des longues journées douloureuses où ils se parlaient à peine. C’était aussi se rappeler de leur soirée magique, dans la Grotte Luminescente… C’était se rappeler de sa faiblesse à ce moment-là ; celle qui l’avait empêché de lui dire les fameux trois mois. Celle qui l’avait empêché de faire disparaître les quelques centimètres qui les avaient séparés, pour pouvoir enfin goûter ses lèvres… Et puis c’était surtout se rappeler de leur dernière dispute à cause d’Andersen. De la violence de ses gestes et de ses mots. De sa bêtise. De leur destruction mutuelle. De ce sentiment qu’il avait de n’être qu’un moins que rien ; d’avoir merdé avec la seule personne pour qui il ait jamais eu des sentiments aussi forts. Et puis c’était se souvenir de son état d’Août à fin Octobre. Sa colère contre Andersen. Sa colère contre elle. Et surtout, sa colère contre lui-même. Contre lui qui avait été lâche au point de ne jamais oser tenter quelque chose. Contre lui qui s’était laissé consumer par sa frustration et sa jalousie. Contre lui qui n’avait jamais osé s’excuser, à cause de cette stupide fierté.

Il comprenait. Il comprenait à présent les mots qu’elle lui avait dits lors du bal de fin d’année. Ses excuses à elle. Elle, avait réussi à faire ce qu’il n’avait jamais osé faire. Et lui en comparaison, que lui avait-il donné en retour ? Pas grand-chose. Il était même parvenu à l’oublier pendant ces quelques mois. Quel abruti… Il ne la méritait clairement pas.

Et pourtant, il avait envie de se battre pour elle. Il était Alban, avec sa jalousie, sa bêtise, ses imperfections. Il était Alban, avec son amour tellement intense qu’ils s’en brûlaient les ailes. Mais il était lui avec Maxine. Il avait besoin d’elle. C’était celle sans qui il ne pourrait jamais se sentir entier. Celle qui connaissait ses côtés les plus sombres, les plus détestables. Et qui, malgré tout, avait l’air de continuer de l’accepter. Il était pitoyable. Il était maladroit. Et il n’osait pas, Alban.

Il faisait toujours les choses à moitié. Dans cette Grotte, à Touga, il n’était parvenu qu’à la serrer contre lui en la berçant de caresses et de murmures rassurants. Lors de leur dispute, il n’était parvenu qu’à lui avouer qu’il était en colère ; et pas la raison réelle de cette colère. Lors de son anniversaire, l’an dernier, il n’avait été que capable de lui avouer ses sentiments à travers la signification de quelques fleurs ; mais jamais de dire qu’il en était l’expéditeur. Il foirait tout, Alban. Il foirait réellement tout.

Et il avait peur, aussi.

Peur de lui dire qu’il se souvenait de tout ça, finalement. Peur de ne pas savoir quoi lui dire d’autre. Peur qu’elle prenne peur. Il ne voulait pas apporter de problèmes, s’il n’en avait pas la solution. Il ne voulait pas d’autres disputes. Il ne voulait pas d’autres larmes. Il ne voulait pas laisser ce goût d’inachevé, encore une fois. Le jour où il lui dirait, il lui dirait tout en même temps. Il lui révèlerait pourquoi il s’était comporté ainsi. Pourquoi il s’était autant laissé emporter. Il lui expliquerait qu’il était tombé amoureux non pas une, mais deux fois d’elle. Il lui expliquerait qu’il n’y avait qu’elle ; et qu’il ne voulait qu’elle.

Mais pas maintenant. Ce n’était pas le moment.

Il voulait faire les choses bien. Alors il avait prévu. Il avait planifié. Il ne voulait rien laisser au hasard, cette fois-ci.

Et il était mort de trouille.

Il dégaina son iPok et regarda le dernier message qu’il lui avait envoyé, lui demandant de le rejoindre devant le dortoir Givrali. Il referma doucement la boîte en ayant rassuré une dernière fois le bébé Pokémon. Puis il noua rapidement un ruban autour, et attendit qu’elle arrive.

C’était stupide, mais il se sentait nerveux. Ce n’était pas juste l’histoire de lui offrir un cadeau. Ce n’était pas juste ça. C’était beaucoup plus complexe. Et de sa réponse, dépendrait sûrement son état pour le reste de la journée. Il déglutit. C’était trop de pression. Beaucoup trop de pression pour un lâche comme lui.

Alors, une odeur familière vint lui chatouiller les narines et il releva la tête. Elle était là. Aussi belle que d’habitude. Si ce n’était plus.

Il parvint à lui offrir un sourire un peu bizarre et tordu. Fichue nervosité.

- S-salut Maxine… Comment vas-tu ? bredouilla-t-il en essayant de faire son possible pour ne pas se liquéfier sur place.

Bon sang qu’elle devait penser qu’il était benêt. Il prit une grande inspiration et essaya d’articuler le reste.

- Je suis désolé de t’avoir fait venir comme ça, un peu au dernier moment, mais j’avais quelque chose pour toi. Pour heu… te remercier pour un peu tout.

Il lui tendit la boîte rectangulaire qui s’agita de gauche à droite en sentant l’absence des bras d’Alban. Puis, fouillant dans sa poche, il lui tendit également un snowglobe.

C’était le quatrième qu’il lui offrait. Le premier représentait leur première rencontre au Musée, avec ses pierres volcaniques, ses tâches d’aquarelle et cette douceur… Le second représentait leur excursion aux Ruines Jirachi, avec son sable, ses vieilles reliques, ses pierres érodée par le temps et ses petites pièces dorées de la fontaine aux vœux. Le troisième faisait allusion à leurs vacances d’Hiver avec Nolan, au chalet. De la fausse neige, quelques morceaux de Glace éternelle récupérés dans la Grotte Granite, et un petit traineau en bois. Le dernier, quant à lui, rappelait leur Mission en compagnie de Rod. Quelques mousses et coraux glanés au lac Corail. De l’eau, beaucoup d’eau. Des algues et des petits débris multicolores qui reposaient au fond, se mélangeant avec le sable.

- Je n’étais pas venu sous l’eau avec toi à ce moment, mais je suppose que ça devait un peu ressembler à ça. Enfin… C’était pour te dire que je m’en souvenais, du coup.

Il esquissa un sourire nerveux. Il n’osa pas lui dire qu’il se souvenait d’encore plus de choses. Qu’il aurait pu lui réaliser le snowglobe de son anniversaire avec elle, aux sources chaudes. Mais également celui de leur nuit magique, à la Grotte Luminescente…

C’était trop tôt. Beaucoup trop tôt.

Et il était encore trop effrayé pour lui révéler qu’il l’aimait.

HRP : Eclosion de l’œuf de Bébécaille chromatique
Don de Bébécaille chromatique à Max



Dernière édition par Alban Abernaty le Dim 30 Juil - 21:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3557-alban-abernaty-le-ciel-se-nourrit-d-ailes http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3559-alban-abernaty-voltali
 Scientifique Archéologue
avatar
Scientifique Archéologue
Région d'origine : Kalos, Romant-Sous-Bois/Illumis
Âge : 16 yo
Niveau : 50
Jetons : 842
Points d'Expériences : 1518

MessageSujet: Re: Reconstruire ces fragments de nous [PV Max] [Terminé]   Ven 7 Juil - 23:29




 
Si tu me demandes combien de fois tu as traversé mon esprit, je te répondrais une fois. Parce que tu y es venu et tu n'es jamais reparti.

avec alban abernaty

C’était un peu stupide.

Voir carrément stupide.

Oui, définitivement stupide.

Le large sourire sur son visage ne pouvait refléter que sa bêtise. Mais Max était a m o u r e u s e. Elle le murmurait comme un secret. Oh, pas ce genre de secret honteux, non, plus le genre de secret qu’on veut garder pour soi parce que c’est tellement important qu’on veut pas que les autres interfèrent. C’est son délicieux petit secret qu’elle veut égoïstement garder rien que pour elle.

Elle fixe le message qu’il lui a envoyé. C’est rien du tout. Le rejoindre devant le dortoir Givrali. Oh bien sur, elle sait qu’elle sera probablement espionnée. Elle sera face aux Givrali (ou plus exactement dos à elles mais le résultat est le même). Elle sait qu’elle en aura rien à faire car à l’instant où elle posera ses yeux sur lui, il n’y aurait plus que lui. En réalité, il n’y a jamais que lui.

Elle attend sa colocataire ricaner. Max ronchonne mais se laisse maquiller et coiffer par sa meilleure amie. C’est si agréable, de se sentir légère comme ça. De profiter de la présence d’Alban, de leurs regards qui se croisent, de leurs mains qui se frôlent. C’est doux, frais et délicat. Elle aime vraiment beaucoup ça. Peut-être pas autant que ce qu’elle l’aime lui, mais en même temps, qu’est ce qu’elle aime plus que lui.

Elle rougit sous le regard attendrit d’Alex. Elle lisse une dernière fois sa jupe. Elle a peut-être fait un peu trop d’effort pour aller voir un ami, mais Alban n’a jamais vraiment été qu’un ami. Elle pose ses lèvres légèrement brillantes sur la joue de sa rousse en lui soufflant un merci. Elle attrape son sac et sifflote pour demander à ses pokemons qui souhaitent l’accompagner.

Smaug saute sur l’occasion, bien évidement et par conséquent, Naor suivra. Elle a un léger sourire puis sort de sa chambre. Elle salue discrètement ses connaissances dans la salle commune en éludant les questions sur son look un peu trop soigné. Non non, elle ne va pas à un rendez-vous. Du moins, pas un romantique. Elle attend les murmures. Elle est habituée. C’est pas important. Ce qui importe c’est cette silhouette, ces cheveux châtains, ces yeux multicolores.  

Elle rougit un peu. « Bonjour ! Je vais bien, et toi ? » Comment pourrait-elle aller mal puisqu’il est avec elle ? Elle tortille les mains. Collégienne amoureuse. Elle se croirait dans l’un de ces films à l’eau de rose qu’elle regarde parfois.

Qu’il est beau. Ça l’étonne à chaque fois. Il a cette manière de se tenir, de se comporter, de bouger qui le rend élégant dans ses gestes. C’est comme une sorte de prince. Son Prince. Elle rougit en y pensant. Elle ferait une bien piètre princesse au coté d’un tel prince. Alban la domine d’une tête ou deux. Il a une fine musculature, il n’est pas un de ces garçons avec les muscles si gros que ça en devient disgracieux. Non, il est plus dans l’élégance, la subtilité. Mais elle connaît sa force. La force de ses mains autour de ses poignets. La sensation de sa main sur son épaule. De sa main sur sa taille. Décidément, il est juste vraiment beau. Un peu trop peut-être.

Elle est jalouse Max. Jalouse des regards qu’il attire, jalouse de l’attention qu’il porte parfois sur d’autres filles qu’elle. Mais Max sait, qu’elle est la seule à voir cet aspect là d’Alban. Quand il évite son regard, qu’il s’agite un peu nerveux, qu’il a cette petite rougeur sur ses joues. Max est prête à accepter qu’il soit si beau aux yeux de tous, si elle est la seule à le connaître aussi mignon. Elle a envie de poser une main sur sa joue et de se mettre sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres.

(Il y a bien longtemps qu’elle ne se soucie plus du fait que ça sera son premier baiser. Elle veut offrir ses premières fois à Alban.)

Juste comme ça. Parce qu’elle en a envie. Elle se mordille les lèvres. Il lui tend une boîte en bafouillant un peu. Elle a un tendre sourire et ses joues se colorent (encore). La boîte est très agitée. Il lui tend un nouveau snowglobe. Elle adore ces petits objets, ça prouve qu’il fait de gros efforts pour récupérer toute sa mémoire, pour récupérer tous leurs souvenirs. Ça lui fait tellement plaisir. Elle regarde les couleurs changeantes à peine une minute. La boîte s’agite vraiment beaucoup.

Elle l’ouvre. Sa bouche dessine un léger « o » sous la surprise. Elle relève les yeux vers Alban. « C’est vraiment pour ? » Elle n’ose pas finir la phrase et se consacre au petit qu’elle a dans les bras. Elle dépose la boite sur le sol pour ne prendre que le petit dragon dans ses bras. Bébécaille, le dragon d’Alola. Sa passion pour ce type est bien connue de tout le monde, ce n’est pas un secret et dès qu’on a commencé à parler de ce nouveau pokemon, Max s’est empressée d’apprendre tout ce qu’il y avait à savoir sur lui. Elle n’aurait pas crut pouvoir en avoir un dans son équipe cependant. « Merci ! Il est adorable ! » Il a des jolies couleurs. Il est pastel, bleu et doré. Elle regarde Alban et se perd un instant dans les yeux clairs et les cheveux aux reflets dorés. Il lui offre un chromatique dont les couleurs lui sont si directement associées. Elle sourit. « Tu lui as déjà donné un nom ? » Elle le pose par terre, pour qu’il puisse s’avancer vers ses nouveaux partenaires. Smaug tourne autour du bébé à tout vitesse tandis que Naor, bien plus calme, semble prendre le petit sous son aile.

Elle reporte son attention sur lui et le snow globe qu’il lui a donné. Leur mission à trois avec Rodrigue. Elle a un sourire nostalgique. C’est un joli souvenir. « Il est vraiment joli. Les couleurs sont magnifiques, surtout au soleil ! Regarde ! » Elle s’approche de lui, un peu malicieuse, un peu entreprenante, un peu confiante. Elle est si prêt de lui et elle soulève le snow globe de manière à ce que les rayons du soleil viennent frapper et nuancer les couleurs du cadeau. Elle ne regarde le snow globe que quelques secondes cependant. Bien sur le spectacle est sublime, mais Alban est bien plus sublime. Elle monte alors sur la pointe de ses pieds et comme une réponse à son geste du début de l’année, elle dépose un léger baiser sur sa joue. Quand ses pieds sont à nouveau bien à plat sur le sol, elle baisse doucement la tête, les joues brûlantes. « Merci. »

Elle ne recule pas pour autant et son bras qui tenait le snowglobe si haut est retombé sur sa cuisse. Peut-elle oser le dire ? Il le faut. Elle agrippe la manche du garçon et garde son regard fixé sur ses pokemons qui font connaissance. « Je … Je suis vraiment heureuse que tu commences à te souvenir de tout. J-Je te l’ai jamais dit mais … Ces snowglobes … ils sont vraiment important pour moi ! C’est la preuve que tu fais tout ce que tu peux pour te souvenir, alors vraiment Alban, c’est pas toi qui devrait me remercier, mais moi qui devrait le faire. Ç-ça veut vraiment dire beaucoup pour moi parce que … aaaaah, c’est vraiment gênant. » Elle pose ses deux mains sur son visage et laisse sa tête pencher légèrement en avant. Elle n’est qu’à quelques centimètres (millimètres) de son torse. Elle est entourée de son odeur et ça lui donne un peu de force. « Parce que je tiens énormément à toi et ça me fait vraiment plaisir de voir que tu traites notre relation avec autant de sérieux et te voir faire tous ces efforts, ça me touche énormément ! » AAAAH. Elle l’a dit. Elle souffle bruyamment, les joues brûlantes cachées derrière ses mains qui sont légèrement descendues. Elle ne relève pas la tête. Pas alors qu’elle est aussi proche. Pas alors que son cœur bat si vite.

(Comment fait-il pour ne pas entendre la frénésie des battements de son cœur ?)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3773-0269-maxine-max-arago-terminegivrali http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3774-maxine-max-arago-givrali
 Pokéathlète Coach
avatar
Pokéathlète Coach
Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2486

MessageSujet: Re: Reconstruire ces fragments de nous [PV Max] [Terminé]   Dim 30 Juil - 21:13




Reconstruire ces fragments de nous
Alban Abernaty & Max Arago

Elle était tellement belle.

Avec ses cheveux roses légèrement ondulés, son teint de porcelaine et ses yeux mordorés qui pétillaient de malice. Quand Alban la voyait, il ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’elle s’était faite jolie pour lui. Car oui, il était évident que Maxine avait fait plus d’efforts que d’ordinaire. Ses lèvres étaient légèrement plus roses. Sa jupe était légèrement plus stylisée. Tout dans son attitude était tellement différent de d’habitude… et pourtant, elle restait si craquante à ses yeux. Elle n’avait pas besoin d’artifices pour lui plaire. Elle n’avait pas besoin de passer des heures à se pomponner pour faire battre son cœur. Mais rien que le fait de l’imaginer faire tout ça pour lui le mettait dans des états incroyables.

Il avait envie de faire tellement de choses à la fois. La prendre dans ses bras. Respirer son parfum. Glisser son nez entre les mèches de ses cheveux nymphe. Etre ce garçon amoureux et stupide à la fois. Paraître niais s’il le devait, rien que pour quelques minutes à se perdre dans ses yeux. Peu importe le regard des autres. Peu importe ce qui devait probablement se dire autour d’eux. C’était elle et lui. Lui et elle.

Et ça valait tout l’or du monde.

- Je vais bien, merci, lui répondit-il avec un sourire tendre.

Ces sourires qu’il ne réservait qu’à elle. Ces sourires qu’il ne faisait à personne d’autres. Ceux qui devaient sûrement le rendre tellement évident à des kilomètres à la ronde. Peut-être était-ce également ce qu’il attendait. Qu’elle se rende compte de tout l’amour qu’il lui portait. Qu’elle fasse le premier pas, pour que lui n’ait pas à le faire. C’était probablement lâche, comme tout le reste de sa personne… mais il était déjà tombé de bien trop haut pour avoir envie de s’y risquer de nouveau. Encore que…

Pour elle, il était peut-être prêt à s’y risquer, après tout.

Le petit dans sa boîte le fit redescendre sur terre. Le Bébécaille était visiblement impatient de rencontrer sa nouvelle dresseuse. A moins qu’il ne soit encore en train de se jeter contre les parois pour s’amuser. Il fallait dire qu’avec l’épaisseur de ses écailles, ce petit pouvait à peu près tout se permettre. M’enfin. Ça donnait à Alban l’occasion de faire une entrée en matière qui ne soit pas trop ridicule. Quoique… C’était Alban après tout. Le ridicule faisait partie de l’essence même de son personnage.

Bafouillant quelques explications approximatives concernant ce cadeau, il le tendit à Maxine comme s’il s’agissait d’une bombe dont il voulait se débarrasser. Dans sa tête, il n’avait pas vraiment voulu que la scène se déroule ainsi. Mais bon visiblement, les pluies de pétales de cerisier et les violons qui jouent en arrière-plan, ce n’était que dans les films.

La Givrali ne lui en tint cependant pas rigueur. Sans lui laisser le temps de regarder ce qu’il y avait dedans, Alban lui tendit un nouveau snowglobe. Celui de leur Mission avec Rodrigue. Un souvenir qu’il estimait important, puisque c’était la première fois qu’ils étaient en « froid » tous les deux. Enfin. C’était plus à cause d’un quiproquo qu’Alban s’était éloigné d’elle… Encore une fois, à cause de sa stupide jalousie et de sa possessivité maladive… M’enfin. Elle ne comprenait pas forcément le message caché qu’il y avait derrière, mais pour le Pokéathlète, cela signifiait qu’ils étaient capables de se pardonner. Capables de passer à autre chose. Capables de laisser leurs erreurs de côté. C’était en un sens le premier réel obstacle par lequel ils étaient passés tous les deux.

Il esquissa un doux sourire en voyant la jeune fille s’émerveiller devant les couleurs pastel et les bulles d’eau. Avant que la boîte ne s’agite de nouveau, captant son attention ailleurs.

Intriguée, Maxine ouvrit la petite boîte. Alban observa attentivement son expression, et il décida de graver à jamais cette image d’elle dans sa mémoire. Afin de pouvoir la regarder juste en fermant les yeux, encore et encore.

Elle avait l’air sous le choc. Mais ravie, également. Il la connaissait assez bien pour le remarquer, rien qu’à son expression. Ce n’était pas des faux semblants. Elle ne jouait pas la comédie comme il était de coutume de le faire lorsqu’on recevait un présent, qu’il nous plaise ou non. Alban savait. Il le voyait très clairement. Il s’approcha doucement d’elle pour l’aider à déposer la boîte au sol. Le Bébécaille - Arceus merci - avait l’air beaucoup plus sage, maintenant qu’il était serré tout contre sa nouvelle dresseuse. Pas de griffes, pas de morsures, et pas d’agitation inutile. Malgré son air peu expressif, le Bébécaille avait l’air de se plaire avec Maxine.

Ses couleurs blanches, bleues et or pâle se mariaient parfaitement avec la Givrali. Complètement perdu dans sa contemplation de la jeune fille, Alban sursauta lorsqu’elle le remercia vivement. Ah, mince. Avait-elle remarqué qu’il n’avait eu d’yeux que pour elle, et qu’il avait lâché le fil de leur conversation l’espace d’un instant ? Il tenta de sourire maladroitement.

- Oui, je… hein, bredouilla-t-il, s’emmêlant complètement dans ce qu’il voulait dire.

Allons Alban, ce n’était pas SI difficile d’aligner quelques mots pour faire une phrase, non ?! Se désespérant lui-même, il détourna le regard et desserra très légèrement le col de se chemise. Il crevait de chaud. Il aurait dû mettre quelque chose d’un peu plus léger et aéré. Quel abruti il faisait…

- Il n’a pas encore de nom… Je trouvais qu’il avait une tête à s’appeler Cotylédon, mais je crois que ça ne lui plaît pas beaucoup…

Le Bébécaille se tourna vers lui et montra ses crocs. Oui bon hein p’tite tête, pas la peine de faire ton effarouchée ! D’après toi, qui avait passé ces derniers mois à frotter ta coquille et à prendre soin de toi, hein ? Ingrat, va.

- Donc tu peux l’appeler comme tu veux, conclut-il maladroitement.

Ben non, elle ne s’en serait pas doutée, tiens. Ah Alban… Tu pouvais vraiment être socialement insortable, dans certains cas…

Comme si Maxine avait pour objectif de l’intimider encore plus, elle s’approcha de lui à enjambées malicieuses. Elle tendit ensuite son bras pour lui montrer le snowglobe au soleil, en commentant sur ses jolies couleurs. Au diable les jolies couleurs. Alban était à peu près incapable de regarder autre chose que la jeune Archéologue, qui était à quelques centimètres A PEINE de lui. Il pouvait presque sentir la chaleur qu’elle dégageait. Bon sang. Proches comme ça, il était sûr et certain qu’elle ressentirait la chaleur que ses joues à LUI diffusaient.

Pour l’achever un peu plus, Maxine se dressa sur la pointe de ses pieds et déposa un léger baiser sur sa joue. Oh. Mon. Dieu.

Pourquoi est-ce que c’était beaucoup moins effrayant lorsque c’était lui qui le faisait ?!

Il eut l’impression qu’il allait se liquéfier sur place.  

- Merci à toi, répondit-il stupidement.

Sa phrase n’avait absolument aucun sens dans le contexte présent. En quoi devait-il la remercier ? Pour ce baiser sur sa joue ? Ah ça oui, il avait envie de la remercier. Mais ce n’était clairement pas quelque chose qu’on disait, stupide Alban ! Complètement confus, le Voltali détourna le regard. Il était loin, l’Alban confiant, qui ne montrait que peu ses expressions. Quand elle était à ses côtés, il avait l’impression d’être encore plus incertain qu’un enfant. Il n’était clairement pas prêt pour ce genre de choses…

Il sentit qu’elle venait de lui attraper la manche. Gardant désespérément son regard fixé sur un point imaginaire, Alban se détendit néanmoins lorsqu’elle lui expliqua qu’elle était heureuse de ses efforts pour retrouver ses souvenirs. Evidemment qu’il allait faire des efforts… Il n’avait jamais souhaité l’oublier. Et à présent que tous ses souvenirs étaient revenus, il se sentait encore plus coupable d’avoir ne serait-ce qu’osé l’effacer de sa mémoire. Jamais… Jamais plus…

Il le savait. Et il l’avait su, avant de croiser le chemin du Pokémon Psy qui lui avait scellé ses souvenirs d’elle. Il voulait être avec elle. Malgré les crises de jalousie. Malgré les crises de larmes. Malgré cette sensation d’avoir le cœur en mille morceaux. Il n’éprouvait ce genre de sentiments que pour elle. Et c’était à elle qu’il voulait tout dédier.

Sans même la voir, il sut qu’elle venait de se rapprocher de son torse. Il osa enfin la regarder. Elle semblait tout aussi terrorisée que lui ; minuscule, positionnée devant lui ainsi.

- Parce que je tiens énormément à toi et ça me fait vraiment plaisir de voir que tu traites notre relation avec autant de sérieux et te voir faire tous ces efforts, ça me touche énormément !

Un sourire doux se dessina sur ses lèvres. Ça suffit. Il abandonnait.

Avec des gestes délicats, il étendit ses bras et la serra contre lui. Une de ses mains vint se placer automatiquement derrière la nuque de Maxine, tandis que l’autre frôlait doucement sa taille. Sa tête se pencha d’instinct, et il posa sa joue contre le front de la demoiselle. Comme ça. Comme ça, elle devait probablement ressentir toute sa panique. Toute son incertitude. Toute son inexpérience concernant ce genre de gestes. Mais tant pis. Là, tout de suite, il avait simplement envie de la prendre dans ses bras et de la serrer contre lui.

- Je…

Sa gorge se serra. Les mots étaient trop difficiles à prononcer. Il n’était pas habitué à devoir gérer tant d’émotions… Prenant une grande inspiration, il resta comme ça, son cœur tambourinant dans sa poitrine.

- Je n’ai jamais souhaité t’oublier, Maxine. Même après tout ce qui s’est passé entre nous, malgré cette dispute dont tu me parles… Jamais… je n’ai voulu t’effacer de ma vie. Je ne peux pas, parce que tu es beaucoup trop importante pour moi. Même si je pense que ce serait peut-être plus simple des fois, pour toi comme pour moi, je… je n’en ai pas envie. J’ai envie que tu sois là pour moi, et j’ai envie d’être là pour toi. Je sais que c’est incroyablement égoïste, mais tu m’as rendu égoïste. Et honnêtement, je n’ai pas envie de m’excuser à qui que ce soit de vouloir te garder dans ma vie.

Il ferma les yeux et expira doucement. Rien qu’un tout petit peu. Il avait envie de rester rien qu’un tout petit peu comme ça.

Il ne sut combien de temps il la garda dans ses bras. Il avait l’impression que c’était à la fois une éternité et un battement de paupières. Au bout d’un moment néanmoins, le Bébécaille vint mordre sa chaussette en grognant et Alban se détacha à contrecœur de la rosée. Lorsqu’il se rendit enfin compte de ce qu’il venait de faire, il se mit à rougir violemment et se recula de quelques pas.

- E-e-e-e-enfin bon…

Il agita le pied pour essayer de faire lâcher prise. Qu’est-ce que ses chaussettes avaient de si intéressant ?

- Désolé, je t’ai donné une sorte de petite teigne. J’espère qu’il sera plus sage avec toi. Enfin… Je vais devoir y aller, c’était sympa de te voir. Avant néanmoins, je voulais erm…

Il en avait déjà beaucoup trop dit aujourd’hui, mais il se devait au moins de respecter ses engagements envers lui-même. Allons. Encore une toute petite dose de courage ?

- J’aimerais bien t’amener quelque part un week-end, cet été. Si tu es disponible, évidemment. On irait passer deux jours sur une île pour camper, je m’occuperai de tout réserver, et on pourrait assister à un spectacle nocturne assez sympathique. Je garde le lieu secret, ce sera une surprise. Est-ce que tu es partante ?

Plein d’espoir, il releva la tête, en attente d’une réponse de sa part. Puis, se rendant compte qu’il n’avait pas abordé le plus important, il détourna les yeux.

- Heeeeu et erm… Ce serait juste tous les deux. Il n’y aurait pas Alex, ou Aaron, ou Nolan, ou les autres…

Va-y, continue de lui vendre le truc. Je suis sûre qu’avec tout ça, elle se barrerait en courant.

- Uniquement si ça te dit. Je n’ai pas envie que tu te sentes forcée d’accepter. Je… écoute, je te laisse réfléchir et tu me répondras par message iPok, d’accord ? Faut que je file… J’ai… heu… le bain à donner à Zéphyr…

S’il avait été là, le Goélise chromatique lui aurait sans doute lancé un regard blasé. Sautant néanmoins sur cette excuse pourrie pour s’enfuir, Alban adressa un sourire crispé à Maxine, avant de prendre son courage à deux mains. S’approchant d’elle, il déposa un rapide baiser sur sa joue.

- B-bonne journée Maxine. On se revoit vite, ok ?

Sans attendre sa réponse, il se retourna ensuite et se mit à détaler jusqu’au dortoir des Voltali.

Il ne se retourna pas une seule fois. Après tout, il n’avait pas envie de la voir se moquer de lui. Sur le chemin, il vit une pâquerette et la cueillit pour la faire tourner entre ses doigts. Et, tandis qu’il revenait dans sa chambrée le cœur plus léger, il s’amusa à compter le nombre de pétales.

Je t’aime un peu,
Beaucoup,
Passionnément,
A la folie,
Plus que tout.

HRP : RP Terminé pour Alban
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3557-alban-abernaty-le-ciel-se-nourrit-d-ailes http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3559-alban-abernaty-voltali
 Scientifique Archéologue
avatar
Scientifique Archéologue
Région d'origine : Kalos, Romant-Sous-Bois/Illumis
Âge : 16 yo
Niveau : 50
Jetons : 842
Points d'Expériences : 1518

MessageSujet: Re: Reconstruire ces fragments de nous [PV Max] [Terminé]   Lun 21 Aoû - 20:53




 
Si tu me demandes combien de fois tu as traversé mon esprit, je te répondrais une fois. Parce que tu y es venu et tu n'es jamais reparti.

avec alban abernaty

Max est toute embarrassée. Toute embarrassée et si heureuse. Ses délicates attentions réussissent toujours à faire brûler ses joues et son cœur. À chacun de ses sourires, elle retombe amoureuse. Elle adore cette timidité et l’embarras qu’elle lit dans ses gestes et ses regards. Elle adore trouver écho en lui de tout ce qu’elle ressent. C’est si gratifiant. Elle compte à ses yeux autant qu’il compte aux siens et puisque c’est un fait, le reste du monde peut bien brûler comme son cœur brûle pour lui.

Elle n’arrive pas vraiment à s’intéresser à  s’intéresser à ses cadeaux. Aussi bien le petit Bébécaille que le snowglobe. La présence d’Alban est bien trop globale et prenante pour qu’elle fasse attention à quoi que ce soit d’autre. Elle lâche un léger rire. « Cotylédon ? Ça a une signification particulière ? » Connaissant le garçon, c’est sûrement un nuage, ou bien un vent. Elle se pince les lèvres. Elle doit le nommer donc. Un nom mignon, flottant, agréable. Peut-être en rapport avec le vent, en hommage à celui qui lui avait offert. Bahamut était le seigneur du vent dans les légendes. Elle repoussa l’idée, trop violent. Elle voulait une consonance volante, aérienne. Quelque chose qui roulerait sur sa langue comme quand elle disait Alban. Alban avait pour signification blanc. Quelque chose associé au blanc … La neige était trop classique et évidente. Peut-être l’écume ? Non, ça n’allait ni à l’un ni l’autre.

« Ce sera Eliott alors. » Eliott était un prénom associé à la couleur blanche. Il sonnait bien à ses oreilles et il est en rapport avec un adorable dragon. Elle acquiesça doucement, confirmant son choix. « Si ça te convient bien sur ? » Sa réaction était bien moins virulente qu’à l’entente du nom Cotylédon, elle prit ça pour oui. Le petit dragon nommé, elle se retourna vers le garçon qui avait emprisonné son cœur.

Et elle suivit celui-ci. Elle s’avança. Confiante, sûre d’elle, malicieuse. Ça ne lui ressemble pas vraiment mais prêt de lui, il lui semble que des ailes lui poussent. Elle le sent paniquer dans son dos. Ses joues rougissent probablement et il doit sentir son odeur aussi fort qu’elle sent la sienne. Xerneas qu’elle aime ces rares moments où ils sont si proches l’un de l’autre. Elle ne voudrait s’éloigner pour rien au monde. Pourtant elle le fait. Mais pas beaucoup. Et elle se livre. Elle exprime toute sa joie et sa gratitude. Elle murmure cette déclaration avec la timidité qu’elle aurait à dire « je t’aime » parce qu’au fond, ce qu’elle dit, ça a la même signification.  

Il y a plus d’un an, il l’avait repoussé. Ou du moins, ça avait été tout comme. Aujourd’hui, il lui ouvrait ses bras et la serrait contre son cœur. Explosion. Son cœur s’emballa, ses joues s’enflammèrent. Ses bras se refermèrent naturellement autour de sa taille, lui rendant son embrassade. C’était comme ça que ça devait être. C’était tellement juste. Elle ferma les yeux pour profiter pleinement. Elle était faite pour ses bras. Il n’y avait rien d’autre au monde qui la faisait se sentir autant en sécurité que les bras d’Alban. Il y avait sa joue brûlante contre son front. Il lui donnait la fièvre. Il lui donnait ses doutes et ses craintes et elle les acceptait à bras ouverts.

Ses yeux restaient fermés. Comme pour mieux écouter. Elle sentait les larmes monter. Tellement d’émotions rejaillissaient avec les mots d’Alban. La peur d’avoir été oublié. La peur de l’avoir une nouvelle fois perdue. La déception de voir qu’elle ne méritait pas d’être dans ses souvenirs. La colère d’être la seule à souffrir. La colère qu’il ait été capable de l’oublier. Pourtant, ses mots était un baume à ses maux. Pourtant, toute la négativité se transforma en amour si c’était encore possible. Et elle souriait. Elle n’avait pas à dire grand-chose. Il avait tout dit et quelque chose lui disait qu’il savait qu’elle ressentait la même chose.

Reste près de moi.
Met ta main dans la mienne.
Souviens toi de chaque instant.
Tu es si important pour moi.
Je suis toute aussi égoïste.
Je te veux à moi et rien qu’à moi.
Je veux être à toi et rien qu’à toi.
Reste près de moi.

Il n’y a pas besoin de le dire au final. Il a tout dit. Elle sourit tout doucement. Plus tendrement qu’elle ne l’aurait cru possible. Elle a envie de pleurer de joie. Ce qu’il lui dit aujourd’hui, c’est les mots dont elle avait besoin pour guérir de sa peine. Il les lui donne si grassement. Il panse ses blessures et la console. Xerneas, qu’elle l’aime.  Le temps qu’ils restèrent enlacé en silence, juste à profiter de l’autre n’était connu de personne. Pourtant, ils finirent par se séparer. Les joues rouges. La gêne de ce qu’ils avaient fait d’instinct ressortant si fort.

Max détourna les yeux. Elle jeta un œil à Eliott. Il avait l’air d’avoir de l’énergie à revendre. Elle esquissa un sourire. Elle avait l’habitude. C’était ça d’élever des dragons. « Ne t’en fais pas, je devrais m’en sortir. Merci énormément encore une fois. Pour tout. » Ses mains se dissimulèrent dans son dos, s’activant nerveusement.

Elle releva les yeux d’un coup face à sa proposition. Eux deux ? Tous seuls ? Pour un week-end ? C’était un peu comme un week-end en amoureux non ? Ses joues s’enflammèrent pour la énième fois. Elle allait répondre qu’elle le suivrait jusqu’au bout du monde s’il le voulait, qu’il reprenait déjà, s’excusant de devoir partir en vitesse. Max eut un doux sourire. Elle n’eut même pas le temps de lui dire au revoir. Cette réponse le stressait autant ? Pourtant, il n’y avait pas le moindre doute dans l’esprit de Max. Il était évident qu’elle l’accompagnerait. Elle avait même terriblement hâte. Et puis ça lui rappelait un de ses meilleurs souvenirs à Touga l’année dernière. Le faisait-il exprès ? Savait-il à quel point cette soirée avait été importante pour elle ? Savait-il qu’elle accepterait tout de lui ? Après tout, elle avait déjà accepté d’avoir été oubliée. Désormais, elle pouvait tout supporter. Et puis au fond, elle savait qu’il ne lui ferait jamais de mal volontairement. Elle le voyait dans ses yeux. Elle voyait qu’elle était précieuse pour lui. Elle savait qu’il était empli de petites galanteries qui la rendait toute chose. Elle sortit immédiatement son ipok. « Je t’accompagnerais avec plaisir. C’est vraiment adorable de ta part de tout préparer ainsi ♥ Mais si tu as besoin d’aide, n’hésite surtout pas. Encore merci pour Eliott, les snowglobes et tout le reste ♥ » Elle le verrouilla avec un soupir et d’une petite pirouette, retournant en direction de son dortoir, les rêves pleins la tête.

HRP : Rp terminé pour Max

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3773-0269-maxine-max-arago-terminegivrali http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3774-maxine-max-arago-givrali
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Reconstruire ces fragments de nous [PV Max] [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
Reconstruire ces fragments de nous [PV Max] [Terminé]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pokemon Community :: archives :: Les Archives :: Année 4 :: RP-