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Rencontrer l'intime (Solo)
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MessageSujet: Rencontrer l'intime (Solo)   Mar 11 Juil - 18:43

HRP:
 

Rencontrer l'intime...
Stone Mercury (Et Bellamy Wallace)
Tu es déjà fatigué. Rien que l'idée de remettre ton masque t'épuise, pourtant -pour rien au monde- tu ne le ferais pas. Les idées fixes comme la proue du bateau sur lequel tu te tiens -comme un acteur en coulisses- te voilà répétant des mots que tu connais bien : T'es beau Stone. Putain que t'es beau. et c'est vrai que t'es beau. Un sourire de constance, tord déjà ton visage. Alors que tes yeux noisettes se mettent doucement à pétiller d'une excitation qui n'est pas tienne. Elle appartient aux autres, idées préconçues qu'un enfant qui quitte ses parents plonge dans un état d'excitation couplé à quelques-gouttes d'appréhension. Toi ? Tu ne  ressens rien d'autre que cette souffrance, qui te colle aux baskets comme un chewing-gum jeté nonchalamment dans la rue. Même pas une once de libération. Tu es loin de Dublonville pourtant, mais elle est encore là, hantant chaque pensée, chaque mot, chaque geste. Et ton coeur se fissure à chacun de tes pas : encore plus lourdement, encore plus gravement. Sa présence en ton sein -hémorragie interne, lente agonie- t'es insupportable mais comme les gens normaux le disent : voyons le bon coté des choses. Tu le vois bien. Il est juste là, en face de toi dans ce reflet qui tangue sur la miroir de ta cabine : le masque est revenu.

Face à toi, te souriant de toutes ses dents : Stone Mercury. Le gendre idéal. Premier de sa classe et qui méritait plus grand : une académie. Personnage sociable et sympathique, toujours prêt à rendre service, super-héros moderne, un héros de comics. Te voilà déjà plus à l'aise, noyée dans son image. Il ne t'en faut pas plus pour sortir de ta cabine et aller festoyer sur le pont, socialiser avec les autres. Comme un gentleman, tu t'excusera même quand une jeune fille aux longs cheveux roses te bousculera par inadvertance - comme ça arrive à tant de filles de ton âge.

La soirée sur le pont est un délice pour tous, que tu sais savourer... Pour de faux. Tu participes pourtant au festin, dansant, riant et discutant. Tu sais faire. C'est devenu au fil des ans ta spécialité. Tu fais que ça d'ailleurs: être parfait. C'est ce que tu feras en arrivant demain matin sur Akala, ce que tu feras tout le long de ton séjour à l'académie et pour le reste de ta misérable vie.... Il n'y pas de raison que ça change, rien ne change que dans les histoires pour enfants. Tu restes sur le pont, pour ce qui te parait une éternité comme une contrainte que tu t'imposes toi-même : soit d'humeur fêtarde, deviens populaire. Objectif atteint, il semblerait. Lorsque qu'enfin à une heure avancée de la nuit, tu décides d'aller te coucher, les gens se pressent pour te saluer, te souhaiter bonne nuit. Bonne figure, bon masque, tu leur souris et leur renvoie la pareille.

Te voilà marchant dans les couloirs. Tu es seul et pourtant encore drapé dans un costume qui t'étouffes, mais pour rien au monde tu ne l'enlèverais. Parce-que c'est vital. Parce-que ta peau brule au contact du réel. Et parce-que... Ton pied percute un objet de plein fouet. Là, par terre, abandonné ou perdu, juste en face de ta cabine : un petit carnet tout ce qu'il a de plus banal. Il te fait penser au tiens, celui qui cache tes compositions muettes. Alors doucement, tu t'abaisses, tends le bras et agrippe ce trésor perdu.

Il ne te faut que quelques-minutes pour te retrouver affalé sur ton lit. À la lumière de ta lampe de chevet parcourant les lignes et les lignes de ce carnet trop plein. La vérité te frappe soudainement, comme si ce n'était pas déjà évident. Journal intime. Te voilà déçu, car sans te l'avouer tu espérais autre chose... Quelque-chose qui te serait plus similaire, dans lequel tu te serais retrouvé. Tu lâches un soupir. Pourquoi les gens écrivent sur leur vie intime ? Quel est ce besoin de se partager, ce n'est pas normal... Tu ne comprends rien. Toi, petit être pathétique, c'est pourtant ta plus grande peur : être mis face à toi-même. Voir la raclure que tu es, devoir t'affronter. Se voiler (la face) est tellement plus facile. Mais si les normaux doivent se partager, qu'il en soit ainsi, et ça arrange bien ta curiosité de te dire que tu rends service, c'est ce que le gendre idéal ferait : pour retrouver le propriétaire du carnet, il faut savoir qui c'est. Alors tes yeux se promènent au rythme des pages que tu renverses. Tu observes ces pattes de mouches, parfois sans sens, et ces petits dessins d'enfants. Soudain, comme si quelqu'un avait choisi pour toi, tu t'arrêtes, et voici la page qui se dévoile à toi :

Cher Journal...
24 juin 2017
Salut, en te feuilletant un peu je me rends bien compte que ça fait longtemps que je t'ai écrit. Faut dire pour mon escuse qui s'est passé un max de trucs un peu oufs, je t'ai déjà parlé de Louis bah il semblerait que je penses encore à lui... C'est chelou en fait parce-que quoi que je fasse, quoi que je dises il reste là dans ma tête, coincé. Ca me fait mal au coeur comme tu peux pas imaginer et j'ai beau en parler à Lolita à Ghost, on dirait que personne comprend comment ça fait mal, j'aimerais juste une personne qui comprenne ce que je ressent , cette absence, ce vide...


Te voilà soudain qui arque un sourcil, interloqué par ses mots qui résonnent jusqu'à ton coeur brisé. Ce vide... Te serait-tu trompé ? Peut-être que la propriétaire n'est pas une normale et qu'elle ressent exactement ce que tu ressens... Tu poses quelque-instants ton regard sur Murphy, le pantin de bois désarticulé qui semble mourrir sur ton bureau. Partager la douleur.... Soudainement plus rien ne te parait idiot et tu aurais presque envie de commencer un journal intime toi aussi. Et comme le Louis de cette fille, ta fille à toi s'enfonce dans ta chair, comme une épine dans ton cerveau. Happé par un besoin que tu ne saurais controler te voilà qui replonge directement dans les lignes.

Cher Journal...
24 juin 2017
Tu comprends toi, journal ? Meme en plein incendie, son image est là. Gravée partout. Tout le temps. J'en ai tellement marre j'aimerais oublier mais.... En même temps pas du tout, ah oui, je t'ai pas parlé de l'incendie. Tous les étudiants ont étaient réquisitionnés pour gérer un incendie à PALLADIUM, c'était un enfer. Je me suis blessée à l'épaule, ça commence à peine à cicatriser mais je pense en garder une marque à vie. L'avantage dans tout ça, c'est que du coup PALLADIUM nous offre des vacances au soleil. Alola... J'en ai tellement rêvé, c'est tellement une chance unique, j'ai déjà commencé à coller des affiches un peu partout dans l'académie pour trouver des collocs. Je me rends pas encore compte que l'année se termine, c'est ouf. J'ai tellement vécu ici et j'ai souffert comme jamais ouais, mais en même temps vivre c'est tellement ouf. Je pense passer une semaine chez Evan avant Alola, j'ai un peu peur parce-que je sais toujours où on en est niveau famille tout ça, tout ça.... Mais je suis tellement pressée de retrouver Pilllow !  


Un souffle au coeur t'a saisi, remontant le fil de ta gorge : il s'est transformé en soupir. Tu a eu faux sur toute la ligne, cette fille semble aimer la vie. Passionnément, c'est irréel. Incompréhensible. Tu ne suis déjà plus, pourtant tes yeux continuent leur chemin, tu a déjà appris qu'elle était dans une académie, probablement la même que la tienne. Mais sans t'en rendre compte : te voilà déjà une semaine plus tard :  


Cher Journal...
1er juillet 2017
Quelle journée... Je t'écrit rapidement parce-qu'il s'est passé pleins de trucs mais je vais pas tarder à me coucher. Le trajet s'est bien déroulé, tu sais comme j'aime prendre le bateau... Bref au port Mia était là, elle avait l'air encore plus sympa que dans mes souvenirs, elle m'a salué et m'a présenté Bovary sa Florges qui était trés élégante. Pendant le taxi je dois t'avouer avoir eu un moment de flippe. C'est idiot mais pendant quelques-secondes j'ai cru qu'on me ramenait à l'hôpital et qu'on m'annoncerai que ce n'était qu'un long rêve alors t'imagine à quel point je lui ai tiré la langue quand on est passé devant. Avec Mia on a visité un peu Illumis, en attendant qu'Evan finisse son travail on a aussi récupéré Kems et O mon dieu que ça m'a fait mal au coeur - il resemble un peu à Louis, mais en métisse. J'ai rien dit, mais je crois que je suis un peu jalouse de Mia... Elle a Evan et un enfant quoi. Bref, c'était pas la fin de mes émotions ensuite on est allé dans une petite maison en pierre recouverte de lierres coincée entre deux immeubles d'Illumis. Mia m'a dit que c'était l'ancienne maison de ma mère et qu'Evan n'avait jamais résolu à la quitter. Pincement au coeur de ouf, ça faisait bizarre d'etre chez elle, j'ai presque eu l'impression de la connaitre. Et puis comme si j'avais pas eu assez d'émotions pour aujourd'hui, c'est à ce moment que j'ai vu Pillow qui me fonçait dessus alors forcément je lui ai sauté au coup et là j'ai senti Lolita qui nous regardait d'un mauvais oeil. Je crois qu'elle était un peu jalouse et j'avoue My bad je lui jamais parlé de Pillow, m'enfin je suis certaine qu'ils vont finir par s'entendre si Lolita réussit à être dans la même pièce que Dolores sans se battre tout le monde peut s'entendre... Mais c'était même pas fini ! Là a débarque Evan, c'était magique. On s'est rapproché timidement comme si on se connaissait pas par coeur, puis on s'est enlacé. Ca a duré genre cinq-six minutes et c'était formidable. Bon après il m'a gueulé dessus, il a sorti un papier journal où il se trouve que par hasard sur une photo, en arriére plan, on me voyait porter Mouse. Normalement ça m'aurait venere, mais genre... Ca m'a juste prouvé qu'il tenait à moi et ça c'est cool. J'avais oublié ce que ça faisait d'aimer et d'être aimée... Brefouile, sur ce je je tombe de fatigue, je vais dormir...  


Te voilà qui penche quelque-peu la tête comme si tu tentais de déchiffrer une langue étrangère. Aimer ça te parait vide, trop grand pour contenir quelque-chose. Au fond de toi, t'en est certain, on n'aime personne. Comme on le pourrait d'ailleurs ? Une personne est trop complexe pour être comprise alors aimer... Toi tu sais mieux que tout le monde, hein ? T'es réaliste toi. Les gens qui aiment sont des menteurs qui aiment le fait d'aimer, pas la personne. Ca ce ressent chez cette fille, ce besoin d'attention, de ne pas être seule face à sa souffrance... Elle aimerait n'importe qui, si il lui promettait une famille. Te voilà pensant qu'elle est ridicule, toi tu accepte cette hypocrisie, tu te noies dedans mais tu en es conscient. Elle croit nager dans ce que nous promettent contes et récits épiques, n'a t'elle pas assez vécu pour s'apercevoir que ce n'est que du flan ? T'étirant le dos, tu te demandes soudainement à quoi elle ressemble et si cette naiveté est lisible sur son visage. Peu de chances, tu n'est pas le seul à porter un masque...

Cher Journal...
2 juillet 2017
Je me suis disputé avec Evan. Il fallait s'y attendre si au moins, il arrêtait de me considérer encore comme une enfant... J'ai eu le malheur de l'interroger quelque-peu sur ma mère et surtout mon père et il s'est vénère de ouf. Et comme la premiére fois, j'ai tellement eu envie de pleurer. Mais je l'ai pas fait... Et puis quoi encore ? Pour lui montrer que je suis encore une enfant ? Pas question. Il m'a lâché que notre père l'avait fait souffrir et qu'il était, je cite "hors de question que j'essaye de le retrouver"... Le naïf croit que ça va pouvoir me stopper dans mes recherches... Sinon Mia est toujours autant gentille et formidable, quelques-heures après notre dispute et elle est venu me voir et m'a consolé, me laissant pleurer sur notre épaule. Elle a dit qu'elle le dirait pas à Evan "Ce sera notre petit secret" ça m'a touché. Ensuite elle a amené toute la famille au Nectar boit du jus de baie, c'était délicieux puis on est allé faire du shopping. Bizarrement Lolita n'était pas aussi surexcitée que je l'avais pensée, je crois qu'elle me fait un peu la tête, rapport à Pillow...


Une dispute, du shopping... Que de futilités. Tu te demandes où est l'introspection ? La souffrance qui colle au corps ? Tu te demandes aussi si au final tes notes de musiques ne sont pas plus chargées en émotions, que ces phrases mise bout à bout. Ca ne porte pas plus de sens, les mots n'ont de sens que pour l'oreille qui les écoutent. Alors pour toi... C'est juste le néant.

Cher Journal...
4 juillet 2017
OH MON DIEU. Il s'est passé un truc oufissime aujourd'hui, Mia et Evan travaillaient et je m'étais proposé pour garder Kems, tout se passait bien. Lolita et Pillow m'ont bien aidé et je crois que Lolita commence peu à peu à comprendre qu'aimer Pillow ne veut pas dire l'oublier... Bref. A un moment Kems dormait alors j'en ai profité pour visiter la maison, c'était étrange... Tout m'était familier alors que je n'y avais jamais mis les pieds. Il y avait plein de photos de la famille de Mia et de moi aussi, j'étais encore plus émue. Mais le combe de l'émotion c'est arrivé alors que je farfouillais dans le grenier et là, je suis tombé sur un viel album de photos. Je l'ai ouvert et je suis tombé sur pleins de photos de maman jeune, je l'avais déjà vue mais jamais aussi jeune, elle devait probablement avoir la vingtaine, peut-être un peu plus, je trouve qu'elle me resemble, enfin j'espére... Mais ce qui m'a secouée et fait lâcher des larmes de surprise c'est pas les photos mais un autre papier, un trés vieux papier. Un acte de naissance. Au nom d'Edena Darwin Wallace, au début j'y est pas porté attention, puis à un moment Lolita m'a tiré le bras et me l'a tendu avec la même tête qu'elle m'avait tendu la brochure de mon ex futur salon de coiffures. Alors je l'ai lu et là, le choc. Ca venait pas de Kalos, ni même de Johto ou d'Unys mais bel et bien d'Alola ! Ma mère est née à Alola, plus précisément à MeleMele, c'est pas l'ile ou je vais accoster mais c'est certain que je vais m'y rendre ! Qui sait p'tet que je vais trouver des infos sur mon père... Je l'ai pas encore dit à Evan, je sais pas si je vais le dire... A tous les coups il va vouloir m'empêcher d'y aller, je sais pas de quoi il me protège mais faut qu'il se rende compte que je suis assez grande pour l'affronter. S'il il savait pour Louis, p'tet qu'il ne me traiteraient plus comme une gamine... Demain je vais faire du roller avec Mia à la Frescale, j'ai hâte, je l'aime vraiment beaucoup ça va me faire du bien de se retrouver entre filles... Il faut pas que je lui disent, elle m'a déjà vu pleurer et elle a rien dit mais c'est Evan qu'elle aime plus, je sais pas si elle pourrait garder un de mes secrets... Peut-être, mais je tenterais pas l'expérience, je vais rien dire et j'enqueterais cet été, si ça se trouve c'est une fausse piste en plus... En tout cas je suis sur de recomposer ma famille un jour, on s'aimera tous et tout ce sera cool.


Tu fis une pause dans le récit. Tu t'étais décidément bien trompé sur cette fille... Toi qui avait cru trouver une Can.. Euh.. Une fille comme toi 2.0. Tu te retrouve maintenant face à une jeune adolescente qui aime la vie et dont le sens est... bah d'aimer la vie. Ca te dépasses et tu ne peux empêcher un élan de rage et de jalousie te saisir les entrailles. Mais parce-que la douleur fait partie de toi, tu tournes la page et... Rien. Tu viens de finir le journal intime perdu. Il ne restaient qu'une photo un peu usée, collée maladroitement avec des gros grumeaux de colle :


Cher Journal...
4 juillet 2017



Un visage souriant et apaisé et des yeux plein de vie. Ce n'était pas un masque. Et le tien se fissura. Pourquoi tout semblait si facile pour cette fille ? Comment arrivait t'elle à encore aimer la vie alors que celle-ci s'acharnait à se rendre impossible ? Pourquoi son Louis ne détruisait pas entièrement son coeur alors que le tien était ravagé par la fille qui l'avait piétiné... Et le masque éclata en milles morceaux, te griffant le visage au passage. Entièrement nu et exposé à la vérité, la souffrance remonta beaucoup trop rapidement et pendant une dizaine de minutes, tu étais de nouveau ce gamin sans protection perdu à Dublonville. Seul à l'abri des regards, tu criais à t'en percer les cordes vocales et tes yeux humides déversèrent des litres et des litres de peine contenue. Te voilà de nouveau cruche vide.

Dans un élan de colère, tes phalanges se mirent à rougir les murs de ta cabine alors que ton corps entier sembler perdre le contrôle. Le journal perdu fut la malheureuse victime de ta souffrance quand tu le jeta par le hublot, condamnant la propriétaire à une recherche éternelle. Et il te fallut bien toute la nuit pour te purger. Une lumière vive agressa ta paupière qui tressaillit quelques instants avant de s'ouvrir sur ton oeil noisette, devenue tomate écrasée. Tu souleva avec difficulté ton corps athlétique qui faillit ne jamais se détacher de ton lit, tant ta sueur l'y avait collé. A pas d'ursaring mal léché, tu te déplaça jusqu'au miroir... Bien joué, Stone, ton masque c'est encore cassé, il fallait le réparer avant le débarquement....

Quelques-heures plus tard te voilà, marchant sur le pont, tout sourire, il ne te faut pas longtemps pour que des jeunes -rencontrés hier soir- t'abordent. Et c'est le début de la chorégraphie, passé maitre danseur, te voilà plaçant une pirouette d'esprit, suivi de quelques pas de rires et de contact visuels. Tu sais plaire Stone. Et tu plais. Tout le monde semble charmé par ton esprit et ta -laisse moi rire- bonne humeur. Entouré ainsi tu ne remarque même pas la petite tête rose qui regarde le sol à la recherche d'un objet qu'elle aurait perdu. L'hurlement du cargo sur lequel tu navigues, ne manque pas de te faire sursauter -réflexe stupide- et déjà te voilà copiant tes camarades et courant, te glissant grâce à ta carrure entre les nombreux adolescents et comme il est d'usage à ce moment, tu t'émerveilles -tu le feint en tout cas- face à toi : une ile gigantesque et les murmures qui t'entourent parlent déjà d'Eden. C'est touffu, c'est vert, il y a un volcan probablement éteint - comme toi.

Ta mascarade dure encore alors que tu dépose pied à terre, marchant fièrement au milieu des autres étudiants. T'en imposes Stone, t'es pas le plus grand, mais t'en imposes. Les autres te regardent, envient ta confiance, admire les muscles qui se dessinent quelque-peu sous ton t-shirt et toi -comme un Némélios un peu trop fier- tu les laisse faire. Attendant ton tour...

Les minutes ont passées et défilées à une vitesse ahurissante, tu t'es recensé ça y est. Et te voilà face à un type étrange appelé collectionneur. T'a fait un peu de queue, mais c'était rapide beaucoup t'ont laissé passer, quand il n'entamaient pas une discussion avec toi. T'as le contact beaucoup trop facile parfois.... Le collectionneur est un type étrange caché à l'ombre d'un noadkoko encore plus étrange avec un long cou comme tu n'en a jamais vu. Il te pose des questions dont tu ne saisis pas l'importance. Tarte au citron ou la fraise ? T'aime les deux. Livre ou films ? Cela dépend. Cintres ou placard ? Tu t'adaptes. Plus tu le détailles plus il te semble étrange : ainsi noyé dans sa chemise à fleur cachée sous ses longs cheveux noirs et des lunettes de soleil trop grandes. Pourtant tu perçois encore sa peau trop pale et tu ne peux t'empêcher de te demander si ce type est vraiment un voyageur... Tiens le voilà qui stoppe le jeu des questions réponses : il semble agacé alors qu'il fixe l'écran de son ordinateur, soudain il se retourne, grandiloquent, vers toi : te pointant avec un doigt trop squelettique pour être humain.

- LA VIE OU LA MORT ? se mit t'il à crier comme si il venait de découvrir la gravité.

Toi tu le regardes surpris, pendant un instant tu hésites, mais ton masque prend bien vite le dessus :

- La vie, bien sur, j'adore la vie. annonce tu avec un sourire évident.

Menteur pense-tu. Et pendant un instant -infime instant- tu crois apercevoir la même pensée dans le regard du collectionneur. Mais si c'est le cas, il ne semble pas vouloir l'exprimer et te tends déjà une pokéball en maugréant qu'il faudrait mieux t'éloigner avant de l'ouvrir. Suivant son conseil tu marches quelques-instants sur la plage, laissant un court moment de mélancolie te saisir au corps. Puis comme tu l'a vu dans de nombreux films d'actions, tu lance ta pokéball en l'air avec un mouvement gracieux, mais viril. Te voilà impacté par une vague de sable qui te recouvre de la tête en pieds, il faut encore que tu te frottes les yeux avant de tomber sur un gigantesque pokémon qui s'enfonce quelque-peu dans le sable de la plage. Surpris mais gardant le cap, gardant le masque, tu imites les danseuses qui vous ont accueillis au port :

- Alola, je suis Stone ravi de te rencontrer.

Mais le Ronflex ne semble pas partager ta joie et le voilà qui commence à se débattre croyant être englouti par des sables mouvants et faisant littéralement bouger toute la plage. Toi avec.  

Voilà qui promet.

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