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La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.
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MessageSujet: La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.   Ven 14 Juil - 1:49

RUBIS, ÉRIKA ET BELLAMY

Δ LA GÉNÉROSITÉ A SOUVENT DES ÉPINES, L'HOSPITALITÉ À SES LIMITES.
1ER JUILLET 2017.

« Eh bien voilà. Mes valises sont prêtes, il est temps que je vous dise au revoir. »

Tu te retiens presque de sourire de mépris. Tu sais parfaitement que ta Grand-Mère, même si elle déclare l'inverse à tout va, est heureuse de te voir quitter les lieux. Qui pourrait-te supporter aussi longtemps sans avoir hâte de voir arriver le moment du départ, Rubis ? Tu es insolent, brusque, anxieux, fugueur et même la maladie que tu viens de traverser n'a pas eu la force d'anéantir ton ivresse de liberté. Tu courrais dans les alentours de Célestia sans te soucier de ton traitement à suivre, expectorant difficilement et sifflant comme un Galifeu mais heureux de pouvoir vivre au grand air. Tu ne te souciais pas des angoisses de ta Grand-mère lorsque tu fuyais le domicile qu'elle t'offrait et elle avait du, de ce fait, être euphorique en apprenant que la tête brûlée qui lui servait de descendance était sur le départ. Sitôt sorti de convalescence, tu as pris la décision de retourner étudier pour, un jour peut-être, devenir un scientifique de renom. Pour un jour, peut-être, attirer la fierté de tes parents sur ton nom – quand bien même tu savais que tu ne les reverrais sûrement jamais de te vie. Tu es à la fois trop similaire à et trop différent de ton Père pour pouvoir t'entendre avec lui et en ce qui concerne ta Mère, elle est trop liée à ton géniteur pour pouvoir agir derrière son dos.

Un jour peut-être, l'adolescence passant, tu parviendrais à les comprendre … Mais sans les revoir pour autant. Ces cicatrices, gravées dans ta chair comme dans ton cœur, il te semble que tu ne parviendras jamais à les oublier. Tu as mal pourtant, de voir que tu les as déçu, que tu as du fuir du jour au lendemain comme un voleur, toi qui sais désormais que tu as bouleversé la vie de ta sœur ainsi que celle de ta gouvernante qui a perdu son travail et ses ressources du jour au lendemain. Et tes parents … Lors de ton séjour à l'hôpital à Unionpolis, tu étais à la fois si proche et tellement loin d'eux. Oh, tu les aimes… Tu les as quittés et ils te manquent, mais comment pardonner, comment oublier… Impossible. Tu ne pourras jamais.

Tu as directement pris le bateau en direction d'Alola. Revenir au collège n'aurait pas été utile, plus personne ne s'y trouvant à l'heure actuelle. L'été, déjà… Comme le temps a filé lentement depuis le début du mois de Mars ou tu as du quitter l'établissement pour éviter de transmettre la coqueluche, que tu avais contractée Arceus-seul sait comment, aux autres étudiants. Quatre mois et demi, vingt semaines, cent-quarante jours, trois mille trois-cent soixante heures de maladie, dont une partie passée au cœur d'un des nombreux hôpitaux d'Unionpolis et l'autre chez ta grand-mère, en convalescence. Oh ! Comme il te semble étrange, dorénavant, de ne plus entendre ta gorge siffler douloureusement lorsque tu parles ou que tu respires, et comme il te semble agréable de ne plus avoir de muqueuse giclant dans les airs lorsque tu craches, expectorations qui ne sont d'ailleurs absolument plus gênantes ou douloureuses. Tu craches un peu partout, tant tu es heureux de pouvoir à nouveau réaliser cette action sans souffrir. Dans les poubelles d'Unionpolis, dans l'herbe des sentiers entourant Célestia, dans l'océan fendu par le paquebot qui t'emmène rejoindre tes anciens camarades, et maintenant sur ta gauche, tandis que tu fais face à la femme qui a accepté de t'héberger dans sa demeure. Tu saisis délicatement le papier plastifié qu'elle te tends après t'avoir salué et avoir discuté un moment avec toi d'une voix doucereuse. Tu en parcours les quelques lignes du regard, le plus rapidement possible.

« RÈGLES DE BIENSÉANCE.
1. Aucun Pokémon ne sera toléré hors de sa pokéball au sein de la maison.
2. Les horaires des repas sont ceux-ci : Petit déjeuner à 8 heures, déjeuner à 12 heures, dîner à 17 heures. Le souper est le seul repas où la présence des convives sera obligatoire.
3. Le couvre-feu est placé à 20 heures.
4. Il est interdit aux convives de se rendre dans la pièce avec une porte noire, ainsi que dans la cave.
5. Il est interdit de courir et, bien entendu, de crier dans l'enceinte de la maison.
6. Il est interdit d'inviter des personnes étrangères dans la maison.
7. Il est nécessaire de prévenir si vous vous absentez plus d'une demi-journée.
8. Il est nécessaire de participer aux tâches domestiques, telles que l'arrachage des mauvaises herbes, le lavage de vaisselle, le ménage du premier étage, etc. »


Tu ne saurais pas dire si le texte est bien écrit de cette façon, ou si ton cerveau issu d'une famille noble à transformé les mots pour les rendre plus agréables à ton égard visuellement, mais c'est du moins ce que tu retiens des huit dogmes visiblement sacrés de la demeure dans laquelle tu vas passer les vacances estivales. Huit règles à respecter. C'est tout, et pourtant c'est déjà beaucoup. Tu arques un sourcil devant les recommandations inscrites noir sur blanc, sachant déjà que tu ne pourras pas en respecter une.

SpaceStar ne sera jamais enfermé dans sa Pokéball.

Tu ne connais que trop bien les affres de la captivité et tu ne te permettrais jamais de les faire subir à un autre être humain. Que peuvent-ils faire, de toute façon, ces gens-là ? Te fouetter ? Il y a bien longtemps que tu as appris à ne plus craindre les coups – la seule, peut-être, répercussion positive de l'éducation infligée par ton Père. Tu tiques douloureusement des yeux, malgré tout. Parviendras-tu à trouver une autre famille d'accueil en si peu de temps, et y en a t-il une qui serait disponible, prête à t'accepter ? Tu as un caractère si difficile, cynique, emporté, sauvage, épris de liberté… Il sera compliqué pour des résidents de l'archipel de t'accepter, quand bien même il leur resterait des places disponibles pour accueillir de nouveaux étudiants. Un simple regard vers SpaceStar, pourtant, et déjà tu prends la décision de tourner les talons. Tu ne peux pas lui imposer ce que tu as subi pendant des années et dont tu souffres encore sans pour autant accepter de le reconnaître à ce jour. Tu t'inclines rapidement en signe de respect, avant de relever le regard et de prendre la parole.

« Je suis désolé, mais je ne puis me permettre d'accepter votre hospitalité. Mon compagnon ne sera jamais forcé de rentrer dans sa pokéball tant que je le sentirais capable de vivre en liberté, il contredirait donc la première et sans doute la plus importance à vos yeux des règles concernant la vie en communauté dans votre demeure. Je vous remercie cependant infiniment de m'avoir accordé du temps et je vous souhaite une bo… »

Tu te stoppes net. Bête sauvage que tu es, tu as déjà capté un changement d'odeur, un mouvement ou un son qui, survenu brusquement, t'a coupé sans crier gare dans ton dialogue d'adieu. Une présence se fait ressentir et tu n'as pas besoin de te retourner pour savoir que quelqu'un vient de s'arrêter à votre hauteur.

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MessageSujet: Re: La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.   Ven 14 Juil - 16:03

  • Érika D'Éléos
  • Rubis D'Éléos & Bellamy Wallace
LA GÉNÉROSITÉ A SOUVENT DES ÉPINES
"Il est temps de partir pour Alola !"


Je regardais encore une dernière fois l'île de Lansat, nous étions sur le ferry en direction de l'archipel d'Alola, c'était mes premières vacances d'été loin de mes parents. Nous allions être repartis par groupe d'élève dans différente habitation sur l'île d'Akkala. KoniKoni avait su attirer mon attention pour son coté festival, et ses fondations qui ressemblaient a celle de Johto, que j'appréciais beaucoup. D'après le bout de papier que je tenais dans mes mains, j'allais me retrouver dans la famille Overlock, le nom de la famille ne me disait rien, je ne pouvais juste espérer que ces vacances allaient se passer sans accro. Je n'allais pas trop me sentir seule à vrai dire, sur la feuille était aussi inscrit le nom des élèves avec qui j'allais passer ces deux mois de vacances. Le premier nom ne me disait rien, mais qu'elle fut ma surprise quand j'ai vu le prénom Rubis sur la feuille. Il avait dû se remettre de sa maladie, le pauvre quelque mois passé a l'académie qu'il avait attrapé une maladie très contagieuse et a du être rapatrié d'urgence à Sinnoh. J'espérais qu'il n'avait pas trop causé de soucis à grand-mère... S'il faisait un peu plus attention a lui... Mais il n'en fait qu'a sa tête a chaque fois ! Toujours à vouloir faire le casse-cou sans se soucier de sa santé... *Soupir* l'important c'est qu'il va mieux, cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas revu. Je me demandais s'il avait pu parler a père et mère, le connaissant, il n'a pas voulu leur adresser la parole. Ils me manquaient, mais je n'avais pas le courage de les affronter en face... Pas maintenant. Rien que d'y penser, je sentais mon cœur battre à toute vitesse, comme si j'avais leur regard qui pesait sur moi. Quel choc avait-il du avoir lorsqu'ils ont appris la nouvelle. Enfin si nous étions encore à la Pokémon Community c'est qu'il n'avait pas l'air de se soucier de ce que nous avions fait. Rubis les avaient peut-être convaincus ? D'ailleurs avait-il eu le moindre sentiment à son égard quand il est tombé malade ? Je n'en savais rien, et peut être que je ne le saurais jamais.

Je regardais mes pokémon se promenait gaiement sur le pont du ferry, ils avaient l'air surexciter à l'idée de partir pour une nouvelle région. Ah Alola... Le soleil, toute l'année, la mer, la plage, les forêts luxuriantes, les tropiques. C'était une destination de rêve, comme quoi l'incident chez PALLADIUM avait eu du bon, c'était une chance de pouvoir y passer ses vacances. J'avais deux grosses valises qui contenaient tout ce qu'il me fallait pour ce séjour, des vêtements, beaucoup de vêtements, de la crème solaire, c'est que ma peau ne supporte pas trop les coups de soleil ! Et un tas d'accessoires en tous genre, j'avais hâte de pouvoir passer mes journées à faire du shopping, bronzer sur la plage, nager... Être en vacance quoi ! Enfin, je n'oubliais pas que c'était l'occasion d'entraîner mes pokémon, c'est vrai qu'en les regardant de plus près, mon équipe n'avait pas encore l'âme d'une véritable team de Topdresseur. Nous allions devoir travailler dur afin de gravir les échelons ! Pour commencer une nouvelle année à la Pokémon Community en triomphe ! Mais d'abord, on allait quand même un peu profiter des vacances, je pense qu'après tout les évènements qui se sont déroulé à PALLADIUM, on méritait bien un peu de repos ! Nous étions enfin arrivés sur Akkala, je faisais mon premier pas, sur une île inconnue, mes lunettes de soleil en forme de cœur sur ma tête ainsi que mon chapeau de paille et ma robe blanche, je ressemblais à une véritable touriste en vacance, nous allions devoir prendre un bus afin de partir en direction de la ville de KoniKoni, je rappelais tout mes pokémon a l'exception de Pépite pour le trajet, c'est que quatre pokémon a surveiller, c'était tout de même assez encombrant ! Et me voilà parti dans le bus en direction de KoniKoni. J'observais par la fenêtre les multiples paysages qui défilaient devant moi. L'île d'Akkala était vraiment très diversifié, en passant par une plage aux sables doux, une forêt. Les pokémon aussi, était complétement différent de ce que j'avais l'habitude de voir a Sinnoh ! Gaïa allait se sentir comme chez lui ici, après tout Alola était sa région natale.

J'étais enfin arrivé à KoniKoni, il ne me restait plus qu'a trouver la demeure Overlock, mes deux grosses valises a roulettes rose en main, je me promenais dans les rues de KoniKoni. La maison n'a pas été très difficile à trouver, elle se trouvait un peu plus loin du centre de la ville. Elle était comme isolée, je me retrouve devant la maison, Rubis avait l'air d'être le premier à être arrivé. Il discutait avec une dame, surement notre bienfaitrice. J'arrive près d'eux pour entendre la discussion, juste à temps pour stopper Rubis. Visiblement, il tenait un papier plastifié avec inscrit des règles diverses qui devaient être les règles de la demeure.

"Bonjour ! Il voulait dire par là que c'est avec grande joie que nous les acceptons ! Je m'appelle Erika D'Éléos enchantée et lui c'est mon frère Rubis D'Éléos, il ne faut pas trop faire attention a ce qu'il dit vous savez, il aime beaucoup aime beaucoup faire... Des blagues !"

Rubis tente de répondre pour s'opposer a ce que je viens de dire, mais je lui marche sur le pied pour le faire taire. On ne pouvait pas se permettre de refuser la générosité de la famille. C'était une chance pour nous de se retrouver ici, ensemble qui plus est ! Je doute que l'académie nous accorde en plus une chance d'aller dans une nouvelle habitation.

"C'est parfait mes enfants ! Que vous êtes mignons ensemble !" Elle s'approche de nous pour nous pincer les joues, je n'avais plus l'âge pour qu'on me traite de petites gamines ! *Soupir*

" Enchantée, je suis Madame Overlock, j'espère que tout se passera bien entre nous ! Bien ! Je vous attends à l'intérieur quand vous aurez remis vos pokémon dans leur pokéball respectif, j'ai préparé des gâteaux !"
Elle me donne le dit papier plastifié avec les règles avant de s'engouffrer s'engouffre dans la maison."

Rubis n'avait pas l'air d'être très heureux de la situation, il n'avais pas du apprécier que je l'avais empêcher de dire quoi que se soit, toujours à se plaindre de la situation, ces règles ne devaient pas être si horribles qu'il voulait me faire croire... QUOI ?! Pas de pokémon ? Du calme... ce n'était que pour deux mois après tout... et puis il sera toujours possible de les faire sortir de temps en temps en cachette..

"Ne t'en fais pas, on pourra toujours les sortir en cachette, on ne peut pas se permettre de refuser la générosité de Madame Overlock... tu comprends ? Nous avons beaucoup de chance d'être Alola, et je doute que l'académie accepte que l'on change d'habitation."
lui chuchotais-je a l'oreille

Ces vacances n'allaient pas être si facile que je le pensais, je fais revenir Pépite dans sa pokéball comme convenu, et attend que Rubis fasse de même avec son pokémon. Nous n'avions pas le choix après tout.

*Aussi... désoler pour... ton pied."


Les vacances commençait bien.



Madame Overlock (#ff0000)

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MessageSujet: Re: La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.   Ven 14 Juil - 20:58

RUBIS, ÉRIKA ET BELLAMY

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« 'Rika… »

C'est un souffle qui s'échappe d'entre tes lèvres, deux syllabes adressées à toi même qui se sont faufilées à l'air libre sans que tu ne parviennes à les retenir. Pauvre Rubis, que deviendras-tu si tu ne parviens même pas à dominer le fil de tes pensées ? Cette voix, tu l'as reconnue et tu la reconnaîtrais entre mille autres mais, aussi fort que soit le lien qui t'y lie, était-ce pour autant une raison de perdre la raison au point de penser tout haut ? Tu as murmuré pourtant, et c'est bien la seule consolation qui t'es accordée vis à vis de la défaite mentale que tu viens de subir. Frémissant, tirant nerveusement sur le col de ta chemise pour donner l'illusion que tu remets ta cravate en place alors que tu souhaites seulement évacuer la pression qui se fait ressentir dans ton esprit, tu écoutes ta sœur parler. Oh, elle a toujours eu plus d'aisance que toi. À l'école déjà, elle était l'incarnation du soleil là ou tu te contentais – à ton plus grand plaisir car la sociabilité n'était pas ton fort – d'endosser le rôle de l'obscurité nocturne. C'est sûrement la raison pour laquelle, lorsqu'elle t'écrase le pied pour te rappeler à l'ordre alors que t'apprêtes à protester pour demander justice en faveur de SpaceStar, tu retiens la fougue qui t'anime le cœur et impose à ton tour le silence à la bête ivre de liberté qui tente de se réveiller en toi. Peut-être as-tu confiance en Erika après tout, peut-être reconnais-tu malgré toi qu'elle est la plus apte de vous deux à prendre la parole envers les gens.

Tu te protèges de cette idée en enfonçant ton esprit dans un brouillard complet. Perdu dans tes pensées qui sont aussi brouillées qu'un écran de télévision en pleine montagne un soir de tempête de neige, tu ne captes même pas le geste « soit-disant affectif » que ton hôte réalise envers toi sous la force d'une brusque pincement des joues. Si tu avais eu conscience de ce mouvement, il t'aurait ramené des années en arrière, au temps vénéré ou tu portais encore des couches-culottes et que tes parents t'aimaient encore, ce temps ou ni ton Père ni ta Mère n'avaient encore honte de ta personne et qu'ils te permettaient de voir les invités, les voisins, la famille…. les amis, même. Il était fréquent alors que les femmes de tout âge que ta Mère faisaient venir à domicile te pincent les joues en disant que tu avais grandi, que tu étais mignon, que tu étais gentil et ce, malgré les grondements masculins que tu poussais pour tenter de dissuader les personnes qui s'adonnaient à ce geste. Les joues rougies et un poil douloureuses, tu t'éloignais rapidement une fois la cérémonie de salutations terminée de cette masse de jupons pour aller bouder dans un coin ou dans un fauteuil lorsque tu étais invité à t'asseoir, ne comprenant déjà pas, à cette époque, les manières d'agir des femmes. Il n'y avait guère qu'Erika avec qui tu parvenais à t'entendre et que tu parvenais à comprendre.

Mais le temps était passé et les choses avaient changé.

Vous n'étiez plus des enfants et, si elle n'était pas encore une adulte, Erika était désormais devenue une de ces demoiselles dont tu ne parvenais pas à saisir tous les mécanismes. Tu en as eu la preuve à l'instant, lorsqu'elle t'a empêché de prendre la parole pour terminer tes paroles d'adieu. Tu en as eu la preuve lorsque, même après avoir lu les huit piliers auxquels vous devrez faire face durant tout l'été, elle n'a pas renoncé à partir. Oh ! Comme les femmes et leurs semblables de tous âges peuvent-être cruelles, songes-tu, sans en faire part à haute voix cette fois-ci. Tu as en quelques sorte repris le contrôle de toi-même, mais ce contrôle s'arrête lorsque tu prends en main la pokéball que le collectionneur t'a confié en même temps que Farfuret. Cette expression de bête prise au piège qui cherche tous les moyens possibles de s'enfuir qu'il te lance, tu ne le connais que trop bien. Tu as l'impression de te revoir, des années en arrière, lorsque tu suppliais ton Père de ne pas t'enfermer. Les rôles sont inversés, cette fois.

« Je ne sais pas… Imagines qu'il nous surveillent de près… Ils ont l'air stricts au vu des règles évoquées sur nos papiers… Je sais que tu as sûrement raison mais je… Tu ne sais pas ce que… Oh.. laisses tomber finalement. »

Dans le regard douloureux de SpaceStar se reflète ton enfance et tu as, sans le vouloir, prit la place de ton Géniteur. Tes lèvres tremblent, ton expression se tord tandis que tu serres avec une force incontrôlée la pokéball de ton starter pour éviter de la faire tomber. Tu aurais d'ailleurs plutôt l'envie de la jeter brusquement contre l'un des arbres aux alentours, pour la briser d'un coup sec et prétendre que tu ne peut malheureusement pas respecter la première règle imposée pour cause de sphère de capture éclatée par « accident ». Mais tu ne peux pas faire ça, n'est-ce pas ? Il ne faut pas casser volontairement des objets, qu'ils soient notre propriété ou celle des autres. Ainsi parlait l'une des multiples leçon que ton Père t'avait apprise au cours de ton enfance et que tu avais retenue bien malgré toi. Cette phrase, martelée et gravée au fer rouge dans ton esprit, tu l'as retenue tant et si bien que, les doigts tremblant, tu as tendu la pokéball en direction de ta jumelle.

« Je… Je ne peux pas, Erika. Fais-le à ma place. »

Tu souffres. Il te semble que tu suffoques, que ton cœur est sur le point d'exploser et ta cage thoracique de se briser en morceau alors que tu scelles définitivement SpaceStar au rang de prisonnier. Avait-il ressenti cette douleur, ton Père, lorsque quelques années auparavant, il t'avait enfermé dans ta chambre pour t'apprendre les bonnes manières de la coordinateur de force, puisque tu ne les retenais pas de gré ?

Avait-il souffert de devoir en arriver à ce stade avec son fils unique ?

Serais-tu finalement devenu la copie parfaite et souhaitée d'Arthur d'Éléos ?

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MessageSujet: Re: La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.   Sam 15 Juil - 1:49

  • Érika D'Éléos
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LA GÉNÉROSITÉ A SOUVENT DES ÉPINES
J'avais de la peine pour Rubis, il ne voulait pas abandonner son pokémon et je le comprenais. Il avait toujours eu du mal avec ce genre de chose, j'essayais de le rassurer autant que je pouvais, mais je savais qu'au fond de lui, il ne pouvait l'accepter, un pokémon enfermer dans une pokéball. Beaucoup de personnes trouvaient cet acte un peu barbare, ça remettait beaucoup en question beaucoup la façon dont nous traitions les pokémon... Mais ce n'était pas le moment d'y réfléchir, nous devions nous plier aux règles, c'était comme ça, il n'y avait pas d'autre solution. Madame Overlock avait l'air d'être une femme très gentille, enfin, je crois, en tout cas, c'était une chance pour nous que nous soyons ici ! Nous avions fait un choix, et nous devions le respecter quoi qu'il en coûte. Rubis me tendis la pokéball  de son pokémon, il tremblait, je la prit sans discuter. Je regardais une derrière fois son farfuret. C'était un magnifique pokémon qu'il avait là, ce n'était pas tout les genres qu'on en voyait des comme ça, ça me faisait beaucoup de mal, de le voir se séparer de lui comme ça... C'était toujours difficile pour un dresseur de dire au revoir a son pokémon même si c'était pour une courte durée. Je fermais les yeux, puis appuyai sur le petit bouton de la pokéball pour rappeler son farfuret. Voilà, c'était fait. Je tapotai l'épaule de Rubis afin de le rassurer du mieux que je pouvais, après tout, j'étais sa sœur.


"Ne t'en fais pas, ce n'est qu'un au revoir. Je te promets que dès qu'on en a l'occasion, on le fait sortir de sa pokéball."


Il était temps d'entrer dans la demeure des Overlock, ma première impression fut le nombre de tableaux impressionnant que possédait la famille, sans parler du nombre de poupées en tous genre qui traînait dans la maison, un peu plus et on se croyait dans un film d'horreur. La maison était très grande, de l'extérieur, elle semblait pourtant assez petite, elle n'était composée principalement que de bois, le plancher grincer a chacun de nos pas a l'intérieur de la maison. Madame Overlock était assis sur son fauteuil en soie rouge, devant elle se tenait une petite table ou se trouvait de multiples gâteaux en tous genres, des ronds, des carrés, d'autre en forme de lune, les compter me serait presque impossible. Elle nous invita à prendre place sur le divan. On pouvait entendre le son d'une grande horloge qui se situait dans le couloir, la maison avait toute d'une maison hantée... Madame Overlock avait toujours le sourire, sa bonne humeur ne représentait dans tous les cas pas l'état d'âme de sa maison.


"Alors, vous venez de la prestigieuse Pokémon Community ? Vous êtes tellement mignon ensemble ! Oh, oh, oh ! Une troisième élève devrait arriver dans la semaine suivante, vous allez donc vous retrouver tous les trois ! Ne fais pas attention au nombre de poupées qui décore l'ensemble de la maison ! Je les collectionne, c'est l'une de mes passions favorites après la cuisine, je vais d'ailleurs vous laisser, j'ai encore quelque mets a préparer, vos chambres se trouvent à l'étage, vous pourrez déposer vos valises et ranger vos affaires ainsi. Le dîner est à 17H !"

Nous n'avions même pas le temps de la remercier qu'elle s'était déjà engouffrée dans une pièce, sans doute la cuisine. Nous étions à nouveaux seuls dans l'immense pièce qu'était le salon, nous allions donc être trois a vivre dans cette demeure aux côtés de la famille Overlock. Je goûtai un des fameux gâteaux, il n'était pas mauvais.

"Bon, j'imagine qu'il nous reste plus qu'a monter a l'étage...."


Je me retourne puis sursaute de peur en voyant la vieille dame sur le fauteuil roulant, elle n'était pas la avant non ? Je ne rêve pas ? Est-ce un fantôme ? Heureusement Madame Overlock avait l'air d'être trop préoccupé dans sa cuisine pour m'avoir entendu...


"Tu.. vois aussi la vieille dame n'est-ce pas ? Euh... excusez-moi Madame ? Vous allez bien ?"


Pas de réponse, peut être qu'elle était tout simplement endormie, j'ai cru que mon cœur allait me lâcher cet endroit me paraissais de plus en plus terrifiant, enfin ce n'était pas ça qui allait me faire partir en courant, s'ils essayaient de nous faire peur, ils avaient encore du chemin ! Nous nous dirigeâmes sans faire de bruit vers les escaliers Rubis et moi, vers les escaliers, on pouvait apercevoir une porte noire, ça devait surement être la porte dont parler l'une des règles... Qu'avait-il a cacher pour nous interdire d'y entrer ? Sûrement que ça ne nous regarder pas. Nous montâmes les escaliers sans discuter pour se retrouver dans un long couloir, au bout, on pouvait apercevoir un bureau. Assez bizarres pour un agencement, nous entrâmes dans la première qui semblait être notre chambre. Il y avait trois lits baldaquin situé dans chaque coin de la pièce, j'imagine que nous allions devoir dormir tous ensemble. C'était la première fois que j'allais dormir avec des autres personnes, j'avais l'habitude de Rubis, mais d'autres élèves. Après avoir déposé mes deux grosses valises, je regardais dans le couloir une dernière fois, avant de fermer la porte. Même dans cette pièce, il y avait des poupées.... Décidément, dans tous les cas, nous étions enfin libres de parler, je tirai un soupir de soulagement. Puis sort Pépite et le Farfuret de Rubis de leur pokéball.

"Bon, j'espère que tout va bien se passer... Si on se fait griller, je n'imagine pas ce qu'ils vont nous faire subir... Tu as vu leur maison ? On aurait dit une maison hantée.... Et puis cette dame sur son fauteuil roulant, elle me fait froid dans le dos a sortir de nulle part."

Je me pose sur un des lits aux côtés de Pépite, elle avait l'air d'être contente de pouvoir gambader tranquillement, je lui fis signe de se taire afin que Madame Overlock ne se doute de rien, si un jour, on m'aurait dit qu'un jour, je devrais cacher mes pokémon, je lui aurait ris au nez. Rubis avait l'air heureux de pouvoir retrouver son pokémon, j'avais tellement de chose à lui dire que je ne savez pas par quoi commencer... Peut-être par le plus important.

"Alors... Ton état de santé s'est amélioré ? Tu as revu... père et mère ?"




Madame Overlock (#ff0000)

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MessageSujet: Re: La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.   Mar 18 Juil - 20:12

RUBIS, ÉRIKA ET BELLAMY

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1ER JUILLET 2017.

Errant dans tes pensées, tu n'as pas remarqué que ta sœur avait déjà condamné Farfuret à la geôle. Il faut qu'elle raccroche la pokéball à sa ceinture pour que tu constates que le mal est fait et que tu n'as plus qu'à récupérer la sphère de capture. Tu observes, silencieusement. Il te semble qu'elle palpite presque furieusement et tu t'interroges, nerveux, coupable. Est-il réellement possible que SpaceStar puisse transmettre un contact physique à travers cette prison sphérique, ou est-ce le simple fruit de ton imagination perturbée ? Tu n'as pourtant pas le temps de te concentrer sur la question. Erika, déjà, t'as emboîté le pas pour entrer dans le manoir et le temps que tu réagisses, la porte est prête à se refermer sur elle même. D'un bond, tu cales ton pied contre cette dernière pour l'empêcher de claquer avant de la pousser machinalement et de retrouver ta sœur jumelle.

C'est à ce moment précis qu'une sueur froide te glisse lentement et sûrement le long de la colonne vertébrale.

Cette sudation interne se transforme quelques secondes plus tard en un nœud violent, tes intestins s'entortillant les uns entre les autres sous le coup du malaise. Oh, tu n'as pas peur, mais une sensation désagréable t'envahis tandis que tu constates que le décor intérieur des lieux est pour le moins… déroutant, sinon malsain. Il y a des poupées. Des poupées partout. Et ni les grincements sinistres du plancher sous chacun des pas de ta sœur ni les tableaux omniprésents dans la pièce d'accueil et, probablement, dans toute la demeure, ne parviennent à diminuer l'atmosphère pesante qui règne dans ce manoir. Tu jettes un nouveau regard aux répliques de cire qui semblent hanter les lieux à défaut de les décorer. Tu as eu de la chance pourtant, tu aurais pu plus mal tomber car tu n'est ni coulrophobe ni pédiophobe – quoique tu pourrais le devenir avant la fin de l'été à ce rythme là. Malgré tout, les lieux te mettent mal à l'aise et tu aurais limite préféré loger chez un délinquant sexuel, quitte à voir des canards en plastique dans toutes les pièces et à souffrir d'anatidaephobie au moment de retourner sur Lansat. Tu n'as jamais entendu parler d'aucun cauchemar impliquant des canards – dans le pire des cas, tu pourrais te retrouver frustré sexuellement mais ce ne doit pas être aussi perturbant que d'avoir des rêves sanglants et horrifiques.

« Bien sûr que je la vois… Laisses-là, elle doit dormir. »

Ou être morte, mais tu n'as pas envie d'être morbide pour le moment, l'ambiance l'est déjà suffisamment pour que tu en rajoutes avec ton humour noir. Vous avez tous les deux quittés le sofa sur lequel vous écoutiez le discours – ou plutôt le monologue car elle avait disparu sur un coup de vent – de Madame Overlock. Tout ce que tu en avais retenu était qu'une troisième personne devait rejoindre le cercle des étudiants maudits par leur logement dans une semaine pile et que vous seriez donc plus nombreux pour affronter cette bande de… cinglés ? Tu connais énormément d'obscénités mais tu n'en as aucune qui te viens actuellement à l'esprit pour désigner cette famille. Tu observes rapidement la vieille femme en fauteuil roulant puis, pressé de l'abandonner à son sort, tu te concentres sur ta jumelle.

« Et toi est-ce que… Tu vas bien ? Montons, tu as raison. »

Tu prends la direction des escaliers sans plus de cérémonie, en priant intérieurement Mew, Arceus,  Giratina et Yveltal – il vaut mieux ratisser large – pour que votre chambre tranche avec la décoration globale de la maison et qu'elle soit une pièce normale, mais tu n'y comptes pas trop pour autant. Il ne te faut pas plus de quelques minutes d'ailleurs, pour constater que tes prières ne seront pas exaucées et que la partie du manoir ou vous allez passer l'été est similaire au reste de la maison. Des poupées, encore, toujours. Madame Overlock doit avoir un penchant enfantin qu'elle a du rejeter sur ces miniatures humaines – peut-être une manière de combler la frustration de ne pas pouvoir être assez athlétique pour jouer à la marelle et de se replonger dans l'enfance. Tu te demandes comment est son époux, d'ailleurs. Tu ne peux t'empêcher de songer qu'avec une femme pareille, il ne doit pas posséder lui-même la carrure d'un joueur assidu de baseball, de football ou de tout autre sport mais tu n'en sais rien, à vrai dire. Tu le verras bien assez tôt, ce n'est pas la peine d'y penser pour le moment.

Farfuret bondit de sa sphère de capture, libéré par Erika qui a gardé la pokéball jusqu'à présent. Il se tord sur lui-même, se mordant et se grattant comme si l'enfermement l'avait rendu fou. Il jettes un regard haineux sur toi avant de bondir d'un coup sec en dessous d'un des deux lits, vers lequel tu vas t'agenouiller en attendant qu'il se décide à sortir. Tu es heureux de le retrouver, et pourtant tu aurais largement préféré qu'il te frappe, qu'il t'entailles au sang plutôt que de t'ignorer ainsi. Tu attends, silencieusement jusqu'à ce qu'Erika reprenne la parole.

« Je ne sais pas trop non plus comment ils nous puniront… Mais je sais qu'ils auront à le faire souvent, en ce qui me concerne. »

Farfuret ressort de sa cachette mais continue de nier ton existence actuelle et se contente de bondir d'un bout à l'autre de la pièce. Il est silencieux pourtant, comme tous les chasseurs, comme toutes les bêtes sauvages, et tu ne crains pas que sa présence soit remarquée. Pourtant, tu aurais juré que ce tableau, là, vient de bouger les yeux… Tu secoues la tête pour reprendre tes esprits. Si tu es déjà pris d'hallucinations dès les premiers heures passées dans ce logement, tu n'as pas fini de souffrir.

« Oui ma santé va mieux et… Non, je ne les ai pas revus. Je n'y tenais pas tant que ça, par ailleurs, mais je suppose que par politesse, je dois te retourner la question. As-tu donc, toi, eu de leurs nouvelles ? »

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MessageSujet: Re: La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.   Jeu 20 Juil - 10:16

  • Érika D'Éléos
  • Rubis D'Éléos & Bellamy Wallace
LA GÉNÉROSITÉ A SOUVENT DES ÉPINES
Qui aurait cru que nous finirions dans une famille pareille ? Il était trop tard pour reculer, nous allions devoir prendre notre mal en patience, peut-être que tout ça n'était qu'une grosse blague après tout, ou peut-être qu'ils essayaient de nous tester ? Je n'arrivais pas à me faire à l'idée que nous allions devoir a présent caché nos pokémon, c'était... impensable ! Madame Overlock avait sûrement ces raisons de ne pas vouloir de pokémon a la maison, mais pourquoi avoir pris des élèves possédant des pokémon pour cet été ? Tout cela n'avait pas de sens, pas plus de sens que tout ces poupées qui décorait le manoir, ou ces tableaux accrochés dans le couloir... Non, cette maison n'avait aucun sens, j'espérais que son mari n'était pas du même genre qu'elle, mais j'avais comme un mauvais pressentiment à son sujet...

Nous discutions Rubis et moi, il avait l'air d'avoir retrouvé la forme, même s'il tirait toujours une mauvaise mine, il devait sûrement s'attendre a autre chose pour les vacances. Il m'avoua n'avoir pas revu nos parents durant son séjour à l’hôpital, il ne tenait d'ailleurs pas à les revoirs, ce qui était compréhensible. Il me retourna alors la question, j'aurais bien voulu lui dire que j'avais eu des nouvelles d'eux, qu'ils n'étaient pas fou de rage contre nous, que tout allait bien se passer... Hélas, non, il n'y avait que grand-mère qui avait l'air de s'inquiéter pour nous, j'avais l'impression d'être comme renier de la famille, moi qu'il avait toujours surprotégé, chéri, dorloter au profit de mon frère, tout ça n'était donc que du vent ? Du moment que je les suivais comme une gentille petite fille tout allait bien se passer, quitte a abandonner mon rêve ? Je ne voulais pas être comme eux, avaient-ils eux ne serais ce qu'une douleur au cœur lorsqu'ils ont appris notre départ ? Visiblement non.

"Malheureusement non, je n'ai que des nouvelles de la part de grand-mère, mais peux être qu'ils attendent de voir de quoi on est capable à la Pokémon Community ? Après tout, ils ne nous ont pas ramenés de force a Sinnoh... Alors faisons de notre mieux pour leur montrer qu'ils avaient raison de nous laisser y étudier non ?"


J'essayais de rassurer Rubis du mieux que je pouvais, je ne voulais pas qu'ils s'inquiètent à propos de tout ça, même si je sais qu'ils ne s’inquiéter pas pour eux, peut être qu'au fond, j'essayais de me rassurer moi-même en disant ceux-ci. Si nous étions venus à la Pokémon Community c'était pour réaliser notre rêve, et montrer à nos parents qu'il n'y avait pas que la coordination dans la vie. Pépite me regardait dans les yeux, elle devait sûrement s’inquiéter pour moi, ça allait être difficile de la faire tenir en place. D'ailleurs je ne savais même pas comment me débrouiller avec tout mon équipe, je n'avais qu'a les faire sortir un par un chaque soir, comme ça pas de jaloux ! Malheureusement, je ne pouvais pas me permettre de les faire sortir tous en même temps sinon nous risquions d'être mis a découvert. J'aurais tellement voulu montrer à mes parents mes pokémon, je voulais qu'ils soit fier de moi, de ce que j'ai accomplie, mais il n'avait pas l'air de soucier de ce que je faisais, c'était donc ça que ressentais Rubis durant tout ces années ? Je me sens un peu coupable de son abandon, c'est pour ça que j'ai essayé qu'il passe des bon moments a l'école, que personne ne l'embête, mais ça n'avait visiblement pas marcher. J'aimerais lui dire à quel point je suis désolé et comment je m'en veux pour tout ces années, mais je pense que je n'aurais jamais le courage de lui dire en face ce que je ressens. Tout a coup j'entends quelqu'un qui monte les escaliers, ça devait sûrement être Madame Overlock, je commence a paniquer dans tous les sens, puis sans réfléchir j'attrape Pépite pour la jeter dans l'armoire a vêtement, puis remet le Farfuret dans sa pokéball. La porte s'ouvre, ouf, juste à temps, un peu plus et nous aurions pu être démasqué... Je reste devant l'armoire en tirant un grand sourire.

"Tout va bien les enfants ?"

"Euh, O-Oui ! C'est juste que nous sommes un peu surpris de... la grandeur de la chambre ! Vous avez une magnifique maison !


"Oh, oh,oh ! Tu es tellement mignonne, je venais juste vous dire que le dîner est prêt ! Aller vous laver les mains, nous vous attendons dans la salle à manger !"


"D-D'accord !"

Elle quitte la pièce, un peu plus et nous étions foutu, je laisse sortir Pépite de l'armoire et la remets dans sa pokéball, la pause aura été de courte durée. Elle avait bien dit "nous" ? Sûrement, que Monsieur Overlock et la vieille dame fripée devaient être de la partie... Bon, j'imagine que nous n'avons pas le choix, il y avait une règle à propos des dîner sur le papier plastifié, il me semble. Ah oui ! Il était obligatoire, et toujours servis a 17H.

"On a eu de la chance... Désoler d'avoir paniquer comme ça sans prévenir."

Nous descendions Rubis et moi, il y avait toujours cette porte noir au fond qui m'intriguer de plus en plus, que pouvais elle bien contenir pour nous être interdite ?

"Je me demande ce qu'il y a derrière cette porte Rubis pas toi ?"

Tout a coup je sens comme une présence derrière nous qui glace le sang.

"Ça ne vous regarde pas."

Je me retiens de sursauter d'effroi, c'était un homme moins enrobé que Madame Overlock, il avait un regard terrifiant, et une cicatrice au niveau de son œil droit. C'était donc lui Monsieur Overlock ? Il nous fixa un instant puis tira un léger soupir avant de partir dans la salle a manger. C'est qu'ils étaient tous terrifiant dans cette famille ? Nous nous installons chacun à une chaise qui nous étaient destiné, la vieille était présent avec nous, Monsieur Overlock passa vers elle, pour la baiser sur le front. C'était comme embrasser un cadavre pour moi, mais bon, chacun ses goûts après tout... Madame Overlock arrive avec le repas en chantonnant une chanson, sûrement de l'opéra vu comme elle y mettait du cœur. La soirée risquée de nous laisser encore pas mal de surprise.



Madame Overlock (#ff0000), Monsieur Overlock (#cc3300)

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Erika D'Éléos ≈ Un jour, je serais la fille la plus populaire de cette académie ! Oh, oh, oh !
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MessageSujet: Re: La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.   

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La générosité a souvent des épines… || ERIKA + BELLAMY.
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