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Les démons de Minuit
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MessageSujet: Les démons de Minuit   Jeu 27 Juil - 1:07

C'est les vacances d'Été.

Cela te fait bizarre d'entendre ça de la bouche de tout le monde, alors que chacun finit d'enfiler ses dernières affaires avant le grand départ pour la région d'Alola, qui ressemble plus à une terre promise qu'au prochain lieu de vacances de ceux qui s'y rendent. C'est fou de voir combien la nouveauté et le plaisir de la découverte peuvent rendre des gens aussi fous, alors pourtant qu'ils ont certain tout autant sur l'île de Lansat. Quelque part, c'est aussi parce que l'académie doit leur faire penser aux cours, qu'ils exècrent. Tu n'as donc pas vraiment envie de les juger sur leur comportement, te contentant de les regarder joyeusement s'exciter dans tous les sens comme si une bombe venait d'exploser dans le dortoir. Il est amusant de voir tous ces élèves être aussi euphoriques qu'une groupie réussissant à faire un câlin à son idole, quand à côté, tu prends ton temps, vérifiant bien n'avoir rien oublié dans tes affaires, rangeant précieusement tes Pokéballs dans ton sac, t'assurant que tu avais bien ta guitare électrique dans sa sacoche.

Tout est prêt, l'heure de partir approche pour vous. Tu es parti un peu en avance pour pouvoir marcher tranquillement en prenant ton temps, en profitant pour repenser au fait que cette année avait passé à une vitesse presque absurde. Il fallait dire aussi que tu n'avais pas trop donné d'attention aux événements qui frappèrent l'île, te concentrant sur tes études en premier lieu et apprenant à découvrir tes deux petits compagnons tranquillement ; enfin plutôt Malosse, car Rocabot ne changea pas d'un pouce malgré les mois passants. Tu te dis, en pensant à ce temps passé, qu'il est temps de montrer que tu existes, que tu t'intègres un peu plus à cette académie, que tu te lies d'amitié avec beaucoup plus de personnes que tu ne l'es actuellement. Ce voyage à Alola, c'est en quelque sorte ton nouveau départ en tant que personne. Lorsque tu as quitté Amaillide, tu as laissé derrière toi autant de nostalgie que de mélancolie. Aujourd'hui, tu as accumulé un peu de mélancolie, regrettant inconsciemment d'avoir attendu tant de temps pour retrouver ta sociabilité d'origine, mais tu te promets de rattraper tout cela dès que possible. Et alors que le bateau quitte le port de Lansat pour entamer son long chemin jusqu'à la région tropicale, tu as un dernier regard lancé en direction de l'île, comme une sorte d'adieu à ce travailleur compulsif que tu était au cours de ce semestre.

Le trajet jusqu'à votre destination te paraît plutôt rapide, contrairement à ce que tu pensais.

Il te semble que c'est en début d'après-midi que vous apercevez les premières plages d'Alola, se dévoilant fièrement à vos yeux ébahis devant la beauté des paysages qui paraissent magnifiquement beau même d'aussi loin. Certains semblent même subjugués par ces îles paradisiaques, en bavant presque alors qu'ils débarquent avec leurs camarades baveux. Tu as envie de les appeler gobeur de mouches, mais tu chasses cette pensée, comprenant parfaitement leur réaction ; quoiqu'un peu trop exagéré, il faut bien en convenir. Vous êtes tranquillement amené jusqu'à une ville très western à l'intérieur des terres où les habitants vous recueillent, en tout cas pour ceux qui se logent ici, et tu te retrouves à dormir à la ferme d'un riverain, à l'aspect de travailleur âgé, aux côtés d'un de tes amis de dortoir.

Faites donc comme ch'vous, l'gosses ! Tant qu'vous m'cassez rien et qu'vouz'êtes là pour l'bouffes, y aura pas d'blèm, héhé !
Merci bien, monsieur !
La musique ne vous dérange pas ?

Le vieux fermier semble surpris par la manière dont tu lui parles, mais ne cherche pas tant à développer le sujet. Tu souris : il est compréhensif, et ce qui suit tend à confirmer cette hypothèse.

J'imagine bien qu'si vous avez un instrument z'avec vous, c'pas pour rien ! N'vous privez pas d'en jouer, ça m'f'rait même plaisir d'vous écouter un peu ! Mais si vous v'lez êt' seul, y a un joli p'tit parc non loin d'ici où y a peu d'gens qu'passent, surtout la nuit. Vous y s'rez bien tranquille, foi de fermier !

Tu veux lâcher un rire sur ces derniers mots, mais comme d'habitude, rien n'en sort. Tu te contentes donc de hocher respectueusement la tête en guise de remerciement avant de suivre le fermier jusqu'aux petites chambres qu'il vous prête pour votre séjour. Très moderne pour une ferme, avec l'eau courante, des lits propres à la décoration terne, des meubles tout à fait neuf, et surtout une télé en parfaite état et fonctionnant sans problèmes. Tu te demandes subitement si votre hébergeur se rapproche plus d'un hôte que d'un fermier. Sans doute pratique-t-il les deux métier pour pouvoir vivre convenablement. En tout cas, c'est un chic type, et chez lui, tu te sens à l'aise. Tu sens que cela sera un très bon séjour avec lui, et ton ami est visiblement du même avis.

C'est parfait.

Tu sais déjà à l'avance que tu vas passer une bonne nuit, alors profitant d'une lune gibbeuse et d'un vent doux et calme, tu t'éclipses de la grande ferme pour aller profiter du parc dont a parlé le vieil homme, et tu ne tardes pas à le trouver, se détachant clairement du reste du paysage par son côté très atypique rappelant étonnamment la ville de Rosalia, à Johto. Des cerisiers, des installations publiques rappelant la dite ville, et surtout les petits pontons qui passaient par dessus un petit serpentin aquatique qui relie un énorme point d'eau un peu plus loin au nord à la rivière qui coule au sud de la ville dans un vacarme audible depuis le parc. Dans le silence de la nuit, l'atmosphère des lieux est apaisante, reposante, sereine.

Tu progresses sur un petite sentier entouré de parterres de fleurs aux parfums enivrants, et tu finis par t'arrêter au bord de l'eau, ta guitare électrique en main. Dans cette situation, tu es bien content de l'avoir fait modifier pour qu'elle fonctionne même sans ampli, celle-ci se branchant directement à tes écouteurs. Le son n'y est pas des plus parfaits, mais la mélodie y garde tout de même son essence, l'essentiel pour toi. C'est ainsi que tu te laisses bercer par ton propre son. Un simple enchaînement de notes aiguës à un rythme lent pour rendre le son plus doux, moins perçant et plus appréciable, mais surtout pour coller à cette atmosphère qui semble t'alléger d'un poids dont tu ne soupçonnais jusqu'alors pas l'existence. Tu commences alors à te sentir dans ton monde, suivant le mouvement de ta musique avec ton corps.

Personne au monde ne pouvait alors te tirer de tes pensées, de ton bonheur musicale éphémère.

Tu es en transe pendant ces longues minutes de grattage de guitare, puis tu finis par revenir à la réalité, rangeant finalement ta guitare pour profiter un peu de la vue sur le fond sonore de Catharsis, d'Aether, dans un calme absolu. Tu entends dans le fond les bruits de la Nature qui s'agite, qui donnent vie au monde qui semble pourtant s'être éteint avec le Soleil. Comme il est plaisant de pouvoir ressentir tout cela, d'apprécier ce monde qui nous paraît invisible normalement. Tu pourrais rester ainsi des heures durant, mais le sommeil te gagnait lentement ; quand bien même il ne devait pas être plus de vingt-et-un heures trente passés ; et il te faut gagner ton lit avant que la fatigue n'ait raison de toi. Tu resterais encore quelques minutes avant de t'en aller tranquillement à la ferme … Mais ça, c'était seulement si aucun événement ne venait modifier totalement ton « plan », et malheureusement, une apparition subite finit par te tirer de tes pensées.

Il s'agit d'un simple garçon à l'allure svelte autant que musclé, abordant une coupe de cheveux rappelant celle d'une explosion qui, couplée à sa couleur blond délavé, ressemblait à une botte de foin qui avait reçu un déluge en pleine face avant de se coller sur son crâne. Pourtant, si cela paraît déjà très surprenant, son regard qui semble te juger d'un air sévère et méprisant l'est encore plus. Encore un rageux égocentrique se serait dit un homme trop sérieux. Cependant, tu n'es pas de ce bord-là, et le garçon t'inspire étrangement confiance. Le voyant arriver de loin, tu te redresses sur tes jambes et installe rapidement ta guitare dans ton dos, dans sa sacoche, puis tu attrapes furtivement ton portable pour préparer à la conversation. Tu ne le vois pas, mais tu as joli sourire amical qui s'est dessiné sur ton visage.

Bonjour !

La voix un peu plus douce et joyeuse que celle que tu avais avant parvient sans nul doute aux oreilles de ton désormais interlocuteur. Reste à voir ce qu'il compte en faire.

Tu espères seulement qu'il ne t'envoie pas balader allégrement ...
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MessageSujet: Re: Les démons de Minuit   Ven 18 Aoû - 21:24


Il courrait vite. Peut-être un peu trop vite. Son pas était trop rapide, mais aussi fébrile et pas très droit. Il haletait. Gabriel était en panique. Il sanglotait même. De grosses larmes coulaient sur ses joues. Ses yeux étaient rougis par ses pleurs. Finis les yeux noirs, méchants et condescendants. Même désagréable, l'Hoennien était au final presque comme tout le monde. Avec ses faiblesses, ses peurs et ses tristesses.

Il courrait dans la forêt qui bordait Ho'oale. Son coeur battait la chamade. On aurait même pu dire qu'il allait lui exploser dans la poitrine ou s'arracher de celle-ci tant son émotion était forte. Le blondin s'était éclipsé plus ou moins discrètement de chez Makan, après avoir reçu un message de ses grands-parents qui lui avait retourné la tête. Qui lui avait même déboîté. Il s'était vite senti mal, dans le matelas, à côté de Stone et Alyx qui dormait sur le lit, paisiblement. Trop étouffant et malaisant.

Alors, il avait enfilé ses chaussures discrètement, et il était sorti. Et à mesure qu'il s'éloignait, tout s'était effondré peu à peu en lui. Gabriel cherchait à respirer alors qu'il avait la tête sous l'eau. Haletant, il finit par s'arrêter, les jambes griffées par les branches qu'il n'avait même pas pris la peine d'écarter. Il renifla un coup, leva la tête pour contempler la lune qui s'était levée depuis bien longtemps et frotta ses yeux rouges et gonflés. Puis, sans tarder, il reprit sa marche. Les yeux plus durs et menaçants. Marcher était certainement la meilleure solution. Il serait plus détendu et il aurait moins le temps de penser à ce message.

Il voyait mal avec la nuit, malgré la lueur de l'astre. C'est pourquoi, quand une voix qu'il ne connaissait pas s'éleva soudain, le blondin sursauta sous la surprise. Il écarquilla les yeux et fronça un peu les sourcils.

Ah, effectivement, il y avait quelqu'un. Gabriel détourna les yeux et répliqua simplement, avec un ton à moitié gêné et grognon :

« Ah, euh, bonsoir. »

Le garçon était aussi pâle que lui, il ne devait pas être un local. Brun, à l'air amical, sa voix avait résonné plutôt fort aux oreilles de l'Hoennien, mais il avait quelque chose de plutôt doux en lui. Nerveux, le blondin ne savait pas trop quoi dire. Il avait engagé la conversation à un moment qui ne l'arrangeait pas, et à un moment où il avait besoin de tout garder en lui pour ne pas exploser à nouveau en sanglots.

« Haha... Dur de dormir avec cette chaleur, hein ? »

Gabriel tremblait un peu. Il espérait juste que l'autre ne remarquerait pas sa tête ruinée par les larmes. Il rajouta en toussotant, et en essayant de retrouver son ton légèrement condescendant et plus assuré. Parce que, oui, Gabriel était toujours sûr de lui, ou devait en avoir l'air :

« Hrm, et du coup, qu'est-ce que tu es venu faire ici ? Tu avais trop peur du noir et tu avais besoin de la lune pour te bercer »


Ce qu'il avait l'air con quand il était un peu aimable. Gabriel faisant du Gabriel, c'était déjà beaucoup plus agréable pour son ego et son estime de lui. Il contempla un peu l'endroit auquel il était arrivé. Une clairière donnant sur un cours d'eau, et plutôt fleuri. Le genre apaisant. Mais il sentait que si le jeune inconnu restait ici, il irait vite chercher un autre coin,
fissa où décharger sa peine.
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MessageSujet: Re: Les démons de Minuit   Jeu 24 Aoû - 16:55

▬  Ah, euh, bonsoir.

En arrivant, le jeune homme semble avoir troqué ce que tu pensais être un regard hautain et méprisant pour un air gêné et grognon qui le rendait tout sauf menaçant. Tu réprimes un sourire en le voyant ainsi essayer de placer ses mots, à tenter de paraître tranquille et posé. Mais tu devines qu'il couve un sentiment néfaste, un sentiment qu'il tente désespérément de cacher à ton égard, probablement très personnel. La curiosité te pousse à vouloir en savoir plus, mais tu te retiens : tu as un minimum de respect, même envers les rencontres impromptues. Si tu venais à être mis au courant des problèmes de cet inconnu, ce serait lui qui t'en ferait part intentionnellement. Cependant, tu ne peux rester impassible devant la sensation de peur et de tristesse qu'il donne l'impression de dégager. Tu te dois de discuter avec cette personne, de chercher à la réconforter. C'est ton devoir en tant que personne d'agir de cette façon. Mais que faire, que dire en vérité ? Tu sens que le garçon a la sensibilité à fleur de peau. Tu as la désagréable sensation qu'au mot de trop, il te sauterait au cou, plus qu'effrayé qu'en colère, puis te rouerait de coups avant de disparaître. Ce n'est sans doute que ton imagination, sans doute qu'une analyse ratée du comportement du jeune homme qui te fait, mais cette idée ne parvient pas à quitter ton esprit. Tu finis par abandonner l'idée de t'en défaire, et tu préfères te concentrer sur le plus important désormais : trouver les bons mots. Heureusement, c'est ton interlocuteur qui prend la parole en premier, visiblement en train d'essayer d'alimenter une conversation qu'il ne souhaitait vraiment pas avoir.

Haha … Dur de dormir avec cette chaleur, hein ?

Tu souris. Quelque part, il avait raison. Il faisait bien chaud à cette heure tardive. Cependant, il était bien loin de la raison de ta présence ici, ce qui était tout à fait logique ; quand bien même il aurait pu repérer la sacoche de ta guitare posée sur ton dos qui dépassait largement le haut de ta tête. Tu tâches donc de lui répondre avec calme et parcimonie, ne serait-ce que pour chercher à le détendre un peu, lui qui paraît si stressé, si tendu par ta présence. Tu empoignes donc ton Ipok et tapotes un peu dessus avant d'activer la fonction vocale une nouvelle fois pour laisser échapper la fameuse voix douce et joyeuse que tu avais enregistré dessus.

C'est vrai qu'il fait chaud, mais le silence de la nuit m'aide à l'oublier. Toi aussi, tu es venu profiter du silence nocturne ?

Tu ne cherches pas à entrer directement dans le vif du sujet. Tu n'as de toute façon aucune raison de le faire. Tu essayes simplement de rassurer ton interlocuteur pour qu'il se détente et parle avec un ton qui transpire bien moins la nervosité et la peur d'être mis à mal. Il paraît que le meilleur moyen pour laisser passer un moment de tristesse ou de solitude est de penser à autre chose. C'est ce que tu penses essayer de faire avec cet inconnu. Il a besoin de laisser passer ses sentiments. En y repensant, tu as vraiment l'impression de te prendre pour un chef contrôlant tout le monde, et d'un seul coup, l'envie de tout arrêter te prend, mais tu te retiens. Maintenant que tu es sur ta lancée, tu ne vas pas te rétracter pour une pensée négatif. Tu dois penser positif. Positif. Très vite, ton esprit se remplit de nouveau de joie et de plaisir, et un sourire enjoué ne peut s'empêcher de se dessiner sur ton visage. Peut-être que ton interlocuteur te prend pour un imbécile, mais qu'importe. Tu n'es pas trop gêné par ce que peuvent penser les autres dans ce genre de moments. Tu te sens de toute façon parfait. Reste maintenant à toi d'attirer le jeune homme qui te fait face dans la même direction, mais  apparemment, ce n'est pas gagné.

Hum, et du coup, qu'est-ce que tu es venu faire ici ? Tu avais trop peur du noir et tu avais besoin de la lune pour te bercer.

Tu réprimes un rire. Le garçon cherche à jouer les fiers, à montrer qu'il est le plus fort. Cela correspond bien plus à la première impression qu'il t'a donné de loin. C'est le signe qu'il prend la confiance et qu'il est maintenant plus enclin à la discussion. Il y a du progrès. Maintenant qu'il commence à être ce qu'il semble être naturellement, tu peux commencer à parler plus sereinement. Tu t'empares donc de nouveau de ton Ipok pour lui lancer quelques mots par son intermédiaire.

La même chose que toi, je suppose. Je profite du calme et de la sérénité de la nuit pour m'apaiser un peu. C'est très relaxant.

Tu laisses la voix terminer de parler puis tu tapotes de nouveau quelques mots sur l'Ipok.

Au fait, je m'appelle Desmond Clifford.
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