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[Cueillette] Eclats de baies entre les rires
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MessageSujet: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Mer 9 Aoû - 16:39


La brume s'esquivait au loin, chassé par le soleil qui saluait les nuages de par ses rayons de miel. La chaleur se faisait ressentir en ce début d'après-midi qui promettait d'être aussi ensoleillé que les jours précédents. Salomé observait la lisière du jardin d'Ula-Ula sans avoir encore osé y mettre les pieds. Un bref coup d’œil às on iPok lui annonça qu'elle avait était tout à fait dans les temps, contrairement à sa première et précédente rencontre avec Idalienor. Au moins la médecin n'aurait-elle pas à patienter aujourd'hui. Le point de rendez-vous avait été donnée il y a déjà quelques jours, par le biais d'échanges de messages d'iPok, même si Salomé n'était pas une grande utilisatrice de cet appareil, il fallait bien reconnaître que c'était là l'idéal pour entretenir des conversations avec des personnes éloignées ! Pour l'heure, son répertoire n'était pas bien rempli mais peu importait.

La demoiselle se pencha pour déchiffrer les différentes indications du panneau d'orientation. Même si leur but premier était le jardin et qu'il lui aurait suffi de continuer tout droit pour le franchir, ce n'était pas là leur point de rendez-vous. Elle préférait autant que possible éviter de se perdre en ce lieu inconnu. Alors elle contourna quelque peu le jardin qui s'étendait à perte de vue pour se diriger vers l'entrée de l'est pendant qu'elle partait depuis celle du Nord ; celle de l'Est débouchait sur un lac magnifique, c'était là leur point de repère pour éviter d'user à outrance de l'Ipok au sein du jardin. La demoiselle se mit en marche jusqu'à la fameuse entrée, Picassaut sur son épaule et Plumeline à ses côtés. Rien n'avait changé depuis la dernière fois avec son starter, lui était toujours retardé mental, tandis que le Plumeline hérité de Mélie se noyait un peu plus dans sa dépression prononcée. Peut-être Idalienor pourrait-elle lui donner un conseil ou deux pour aider au mieux ce Pokemon que la rousse ne connaissait que peu ? La docteur allait finir par se spécialiser dans les maladies mentales si la Givrali continuait de lui amener différents patients, tous aux cas plus précis les uns que les autres !

Le soleil se reflétait sur l'eau pure et calme du lac. La demoiselle n'eut pas à chercher longtemps du regard la brune qui arrivait à son tour, par un autre chemin sûrement. Au moins étaient-elles parfaitement synchronisées pour leur journée à Ula-Ula ! La dresseuse alla vers la Pyroli pour la saluer, un sourire au bord des lèvres :

— Coucou Ida, je suis contente de te revoir !
clama-t-elle en guise d'introduction, merci à toi d'avoir bien voulu m'accompagner aujourd'hui, c'est que je ne suis pas une experte des baies comme toi, toute seule j'aurais eu un peu peur d'en cueillir des toxiques... C'est pas ça qui aurait arrangé l'état de mon Picassaut !

L'oiseau piaffa en entendant le nom de son espèce. Oui, le starter faisait des progrès mais il serait plus que temps de lui trouver un nom final plutôt que de le nommer à tort et à travers comme ses pairs sauvages.

Même si les baies restaient leur objectif premier, les deux jeunes femmes n'avaient pas quitté Akala pour Ula-Ula pour ce simple but. Les buissons fournies pullulaient autant sur leur île respective que sur celle-ci, les paysages du jardin et l'exotisme n'étaient pas une raison suffisante mais la simple tentation du nectar typique de ce jardin avait poussé le duo à se lever plus tôt que d'accoutumé. Ça et le fait que Salomé continuait de marcher sur les traces de sa mère, la recherchant à l'aide du peu d'indices qu'elle possédait, c'était là la raison première de sa venue ici. Pourtant, la demoiselle connaissait les réticences de la Pyroli pour l'occulte et le mystique et c'était là le domaine premier de la personne qu'elle souhaitait rencontrer. Smir. Un bien étrange nom pour un être tout aussi mystérieux. De lui, elle ne savait que peu de choses et elle se doutait que nombreuses ne seraient que de simples rumeurs.

— J'ai un truc à faire avant par contre et je pense que ça ne te plaira pas beaucoup,
lui dit-elle en ayant encore en tête la réaction de la médecin quant à la voyance, j'ai quelqu'un à rencontrer dans ce jardin, je ne le connais pas et il ne me connaît pas, je sais juste qu'il s'appelle Smir et qu'il passe son temps à rire... C'est d'ailleurs tout ce que je sais pour le reconnaître. Et ce qui ne va pas te plaire, c'est que ce garçon rit pour éloigner les esprits mauvais des Pokemon... Et puis, les gens d'ici l'appellent le démon alors je suppose que ce n'est pas qu'à cause de son rire...

Cela faisait beaucoup de suppositions. Le verdict serait dans peu de temps. Plus qu'à espérer que Smir serait bel et bien présent comme le lui avait affirmé Lou sans quoi la demoiselle aurait effectué ce voyage depuis Akala pour rien. Mieux valait ne pas penser à un éventuel échec.

Une bourrasque se leva malgré le temps clair du jour. Quelques frissons parcoururent l'échine de la rouquine et elle crut discerner au loin quelques fragments de rire déportés par le vent soudain. Elle ne pouvait avoir inventé ce son. Tel un écho, les rires se propagèrent doucement d'abord avant de se fendre et de s'éteindre finalement. C'était une drôle sensation que d'entendre Smir rire. Démon ou fou, elle le saurait bien assez tôt.

— Je crois bien que c'est lui... Tu peux m'accompagner lui parler ou commencer la cueillette de ton côté, c'est comme tu préfères... Mais qui sait, peut-être qu'il saura te faire changer d'avis sur tout ce qui touche à l'occulte ?

Salomé l'espérait sincèrement. Tout le monde n'avait pas la chance d'avoir grandi avec une arrière-grand-mère qui s'était proclamée voyante dès son plus jeune âge. Le don n'était pas à prendre à la légère et au milieu d'une mer de charlatans, certains véritables pratiquants se distinguaient. C'était le cas de son aïeule qui se faisait appeler Babushka. Peut-être serait-ce le cas de Smir ?

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Jeu 17 Aoû - 14:25

J’ai reçu il y a quelques jours un message qui m’a pour le moins surprise. Salomé, la Givrali que j’ai pu conseiller l’autre jour, me propose d’aller faire une cueillette ensemble sur l’île d’Ula-Ula. Ça pour une surprise, je ne m’y attendais pas. Non pas que l’échange se soit mal passé, pas du tout. Mais j’étais persuadée qu’elle ne me voyait que comme quelqu’un qui a pu l’aider à un moment et puis c’est tout. Je ne pensais pas qu’elle me proposerait ce genre de promenade. La rousse m’explique dans son message qu’elle aimerait que je sois là pour l’aider à repérer les bonnes baies ect. Cela me fait sourire. Donc finalement elle me fait vraiment confiance. L’incident avec mon bras ne l’a pas plus choqué que ça, je suis soulagée. En y pensant, je passe mes doigts sur mon bras gauche avec douceur. Son état s’améliore, je suis de moins en moins dépendante des médicaments que m’a donné l’hôpital. Mais ne brûlons pas les étapes. Je crois que j’ai poussé les choses trop loin pour me le permettre.

Pendant que je prépare ma sacoche, je repense à la Givrali. Je viens seulement de réaliser mais je comprends enfin à qui elle me fait penser. A ma propre sœur, Julie. C’est vrai, elles ont exactement le même âge, cette même chevelure rouge flamboyante et la même attitude un peu rebelle. Je suis sûre qu’elles s’entendraient très bien. Cela fera un sujet de plus pour la prochaine lettre à destination de la famille Edelwen. Depuis que l’on s’est tous revus à l’hôpital, on s’est promis de s’écrire une lettre toutes les deux semaines, pour se raconter nos vies et nos aventures. Un retour aux sources qui permettra je l’espère d’éviter cette dernière catastrophe, entièrement de ma faute. Une fois les affaires rassemblées, je vérifie que ma tenue convient, récupère mes pokeballs et quitte la maison. Aria et Sylvabel sont déjà partit. Décidemment il va falloir que j’ai une discussion sérieuse avec ma meilleure amie, je ne les comprends vraiment pas tous les deux. Ils ont des drôles de comportement. Passons.

Dans la navette, je réfléchis à quel pokemon va m’accompagner pour la cueillette. Maintenant qu’ils sont nombreux à mes côtés, je dois régulièrement faire ce choix. Sinon on dirait un troupeau et ce n’est pas le but. Bon pour aujourd’hui ça sera Pop, que Salomé connait déjà, et Hiro. Les deux s’entendent très bien donc pas de soucis là-dessus ! En attendant l’arrivée, je lis un livre sur la faune locale d’Alola. Cela devrait nous servir pour la balade du jour.

Arrivée sur l’île, je m’engouffre dans un sentier pour trouver le point de rendez-vous. Normalement j’ai bien étudié la carte, je ne devrais pas me perdre. Ça serait bête quand même de ne jamais trouver la rousse parce que je suis perdue dans cette île. Heureusement, j’arrive rapidement à rejoindre le point de rencontre où la Givrali m’attend déjà. Je presse le pas, mes pokemons sur mes talons pour la rejoindre. Je la salue en souriant.

Salut Salomé ! Aucun souci ! Moi aussi ça me fait sortir et découvrir de nouvelles espèces. J’ai pris un bouquin pour nous aider.


Cependant, le visage de la rousse se voile d’une mine douteuse. Comme si elle cachait quelque chose. Encore une fois, la ressemblance avec sa sœur est flagrante. Cette petite moue qui attend de dire quelque chose d’important. Je ne pus m’empêcher d’échapper un petit rire. Les filles de cet âge sont tellement adorables.

Si tu as quelque chose à dire vas-y je t’en prie. On ne va pas rester plantée là toute la journée.

Elle ne tarda pas à expliquer l’objet de son inquiétude. A son écoute, mes lèvres forment un petit o de surprise. Effectivement, je comprends pourquoi elle a refusé de m’en parler. Elle craignait ma réaction. A croire que je l’impressionne un peu. En fait je ne pense pas non. Son explication me donne envie de rire tellement je trouve ça ridicule, mais je ne le fais, conservant une mine neutre. Par politesse. La description qu’elle me tient de ce garçon est pour le moins déroutante. On le croirait tout droit sorti d’un bouquin d’occultisme ou un truc du genre. Rien de réel pour moi. Mais, dans la seconde qui a suivi, un rire glaçant s’est rependu dans l’air comme une trainée de poudre. Ok je reconnais que ce n’est pas hyper rassurant. Mais de là à dire qu’il éloigne les esprits, il ne faut pas exagérer. Pour moi ce n’est qu’un type qui rit bizarrement. Cependant, Salomé a l’air d’y croire. Je vais la suivre, encore une fois par politesse, et aussi parce que je pense qu’il est mieux pour l’instant qu’on ne se séparer pas.

Je ne pense pas que cet homme réussisse à me faire changer d’avis, mais je vais quand même t’accompagner, c’est plus sûr. Même si je n’y crois pas, cela ne m’empêche pas d’écouter. Tant qu’il ne me dit pas qu’il peut réaliser les vœux ça ira.


Nous finissons par suivre le chemin en direction de ce monsieur occulte. J’étais prête à entendre à peu près tout et n’importe quoi, sauf la promesse d’un vœu exaucé. Je ne le supporterais pas.

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Jeu 17 Aoû - 18:10


La demoiselle ignorait pourquoi Idalienor lui parlait de vœux à exaucer. Elle ne se rappelait pas que quelqu'un ait un jour comparé Smir à un banal génie ou à un disciple de Jirachi... Sûrement l'explication était-elle propre à la brune, aussi la rousse n'insista-t-elle pas. Après tout, tout le monde savait que les vœux ne pouvaient pas se réaliser par le commun des mortels, son arrière-grand-mère elle-même trempée dans le mystique et l'occulte et le lui avait toujours affirmé. Mais tout le monde ne pouvait pas avoir eu une enfance bordée par Granny et ses contes mystérieux capables de filer frissons et chair de poule même en plein été.

Les deux filles se mirent en route. L'éclat de rire s'était tu aussi subitement qu'il était apparu mais Salomé n'oubliait pas ce son strident qu'elle avait entendu. Peut-être la demoiselle ne croyait-elle pas à ces histoires mais la gitane, si. Elle avait grandi et été conditionnée pour croire à tout cela. Renier la part de vérité dans ce qu'on lui affirmait, ce serait comme renier Granny, une offense profonde à sa famille et à leurs valeurs héréditaires.
Entre la végétation dense, elles avançaient. Des fleurs aux arômes subtils venaient chatouiller leurs narines tandis que leurs yeux se régalaient des pétales et corolles élégants des végétaux. Mais elles n'étaient pas venues ici pour admirer le paysage, même s'il est vrai que la beauté du site était à couper le souffler. C'était la seconde fois que la rousse quittait Akala pour Ula-Ula, c'était là la seule île qu'elle avait pu voir pendant son séjour.

— Tu es déjà venue ici ? Moi jamais dans ce jardin, même si je connais quelqu'un à Kokohio, c'est elle-même qui m'a parlé de Smir et m'a dit que je pouvais le trouver ici... J'ai pas beaucoup visité les îles, on peut même pas dire que j'ai vraiment visité Ula-Ula non plus...

En somme, il n'y avait qu'Akala qui lui était familière. Elle ne l'avait pas explorée de fond en comble mais sa nature et ses villes avaient su satisfaire Salomé. Elle n'avait pas trouvé le temps de s'ennuyer à Ho'ohale en compagnie de ses colocataires, même s'il est vrai que la demoiselle avait opté pour la solitude la plupart du temps plutôt que pour la compagnie de Aelita et Hope. Ces dernières lui paraissaient trop différentes d'elle-même pour qu'elle puisse se satisfaire de leur compagnie, au contraire d'Idalienor dont la présence la rassurait. Même si elle se doutait qu'elle ne craignait rien dans ce jardin. Au pire, une attaque de baies sauvages ? N'importe quoi.

Un nouveau rire surgit soudainement. Aussi sonore que le premier. Peut-être plus encore. Cette sensation s'expliquait aussi car elles se rapprochaient de la source des éclats. Bientôt, elles pourraient apercevoir Smir. Pour l'heure, elles l'entendaient seulement.
Son Picassaut se figea quelque peu, sursautant à sa manière grâce à un nouveau spasme à l'écoute du bruit soudain. Les doigts de la demoiselle se perdirent dans ce plumage de blanc et de noir pour le rassurer du mieux qu'elle pouvait. Elle baissa alors les yeux vers sa Plumeline. Elle s'était attendue à rencontrer le même vide et néant dans les tréfonds de ses prunelles mais force était de constater que son comportement avait changé. Plus alerte, les sens en éveils, elle paraissait enfin regagner un soupçon de vie. La faute à Smir et son rire ? Elle n'oubliait pas que son Pokemon avait sûrement dû connaître et rencontrer le garçon du temps où elle appartenait à sa génitrice. C'était une drôle de sensation que de marcher sur ses pas pour aller à sa rencontre à l'aide de ce jeu de pistes.

Au nouveau rire, la Plumeline s'emballa, battant de ses ailes pour prendre son envol et suivre la direction de l'éclat. C'était la première fois que sa dresseuse la voyait voler, jusqu'à ce jour, elle s'était toujours contentée de rester au sol, traînant ses ailes qui paraissaient trop lourdes pour elle le long du sol. La rousse s'élança à sa poursuite pour tenter de la rattraper sans vérifier si la Médecin suivait son élan. Après tout, elle était Pokéathlète alors elle pourrait la rattraper sans mal.
Cette course eut pour effet de leur faire effectuer le chemin restant jusqu'au fameux Smir. Ou du moins à celui qui se tenait face à elles, quel qu'en soit son nom. Essoufflée, la demoiselle se redressa, la main droite sur un point de côté qui menaçait de la faire imploser. Malgré sa respiration saccadée, elle redressa les yeux. Sa Plumeline était devant elle, aux côtés d'un individu à la peau hâlée qui avait tout l'air d'être un natif d'Alola. Elle le détailla du regard et ne put s'empêcher de contenir une grimace face au visage du garçon. Sa peau sombre ne dissimulait pas des marques similaires à celles d'Idalienor et de son bras meurtri. À la différence que les cicatrices et rougeurs recouvraient la moitié de son faciès. La demoiselle avait conscience d'être malpolie avec le regard dégoûté qu'elle posait sur le jeune homme mais elle ne s'était pas attendue à cela. Et le garçon paraissait être du même âge que la Pyroli alors que d'après ses calculs, pour avoir connu Mélie pendant son enfance, il devrait s'approcher de la trentaine. Mais aucune marque du temps passé sur son visage, si ce n'est ces cicatrices et rougeurs qui l'effrayaient un peu plus.

— Mélie ?

Ah non, pas encore !
La demoiselle fit non de la tête. Elle savait la ressemblance frappante entre elle et sa mère aux dires de ceux qui l'avaient connue. Maintenant qu'elle possédait sa Plumeline, les apparences n'étaient que plus trompeuses. Elle avait l'impression de revivre cette même scène que lors de la capture de la Plumeline. Seul l'interlocuteur différait mais les enjeux restaient la même. Retrouver la trace de Mélie, sa mère.

— Non mais c'est pour elle que je suis là. Pour la retrouver. On m'a dit que tu pourrais peut-être m'aider alors je suis venue, dit-elle sans quitter des yeux les tâches et cicatrices du côté gauche du garçon, tu sais où elle est ?
— Je pourrai rire pour toi, fille de Mélie. Je ne l'ai jamais fait pour elle car elle était powindah... Tout comme la fille près de toi ! grogna-t-il à l'intention d'Idalienor, tu n'aurais pas dû l'amener avec toi, je ne rirai pas pour elle.

Salomé porta un regard songeur vers la Pyroli. Elle ignorait tout de la signification secrète de ce mot, powindah, mais elle se doutait que cela ne pouvait qu'être péjoratif au vu des paroles de Smir. La demoiselle ne s'interrogea pas davantage sur la manière dont le jeune homme connaissait sa parenté avec Mélie ; après tout, son lien avec elle se lisait d'un simple coup d’œil vers elle.

— Je comprends pas trop ce que tu essayes de me dire... Mais je sais que je n'ai pas besoin que tu... ris pour moi. C'est Mélie que je veux, rien d'autre. Tu peux faire ça pour moi, dis ?

Un sac était posé aux pieds du garçon. Il plongea ses iris de nuit vers ce dernier, perdu dans ses pensées. Sûr que ça n'allait pas être lui qui allait changer la vision de la Médecin sur l'occulte.

— Je ne fais pas des miracles, je me contente d'éloigner les esprits des récoltes et parfois, pour les gens comme toi, je peux faire venir un Pokemon sauvage.

Chouette mais ça ne l'avançait pas.
De nouveaux rires secouèrent la terre. Celui-ci n'était pas de Smir, c'était un fait, ses lèvres ne s'étaient pas déserrées. Le ciel se voyait peu à peu obscurcir par une nuée de Pijako qui secouait le sol avec leurs imitations de Smir. C'en était infernal et strident. Il y avait là une armée entière de Pijako, riant ensemble, à l'unisson.

— Je crois qu'on aurait mieux fait de s'occuper d'abord des baies,
soupira Salomé face aux Pijako qui obscurcissaient tout leur champ de vision.

Trop tard pour changer d'avis.

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Ven 25 Aoû - 10:33

La petite balade pouvait enfin commencer. J’ai pourtant le sentiment que la rousse ne me dit pas tout en m’invitant avec elle voir ce fameux « Smir ». Elle connait ma façon de raisonner quant à ces événements soient disant paranormaux, elle sait que pour moi ce ne sont que des fabulations grotesques. Pourtant, elle a tout de même décidé de m’emmener avec elle. La connaissant un minimum, je doute que ce soit simplement pour m’embêter ou pour me convaincre de l’existence des esprits ou autre. J’ai l’impression que Salomé ne se serait pas tentée à ça. Il doit y avoir autre chose, mais pour l’instant je fais mine de rien. Il est temps d’aller à la rencontre du « démon ».

Lors de notre petite balade pour le moins silencieuse,  j’ai le temps d’observer la faune et la flore de cette île. J’y suis déjà passée rapidement pendant mes vacances mais c’est probablement celle que je connais le moins. Je n’étais par exemple jamais allée dans ce jardin. Il est rempli de végétaux colorés, tel que des fleurs exotiques. On dirait la palette d’un artiste peintre qu’on aurait jeté sur des fleurs blanches. Une toile unique et très agréable à regarder. Ce somptueux paysage est accompagné des piaillements des différentes pokemons de cet écosystème. Et de temps en temps, les rires de cet homme revenaient au galop, cassant tout cette idylle. La rousse ajoute sa voie à l’ouvrage, pour animer une quelconque conversation. Je réponds en souriant.

Alola est une drôle de région. Il n’est pas facile de tout voir. Il faut qu’on profite d’aujourd’hui pour s’en mettre plein les yeux, et ramener quelques baies si possibles. D’ailleurs, tu ne m’as toujours pas dit, pourquoi veux-tu voir Smir ? Il doit bien y avoir une raison particulière.

La demoiselle esquive habillement la question et nous lance sur un autre sujet. Bon, il faut croire que je vais devoir attendre encore un peu avant de connaître la réponse à cette question. La discussion se poursuit joyeusement, racontant chacune les aventures en colocation. C’est vrai que pour elle c’est tout nouveau ce type de vie. Moi j’ai l’habitude de vivre avec Aria depuis un an et demi dans une chambre, c’est devenu naturel. Et même avant, je vivais avec tous mes frères et sœurs, cela revenait presque au même. Je n’ai aucune idée de comment s’est déroulé la vie de Salomé avant de venir ici, mais d’après ses dires, la colocation n’est pas toujours évidente. Ici, nous logeons chez l’habitant. En plus d’Aria, il y a un garçon du dortoir Noctali et l’un des enfants du proprio, Chkao. Même si je n’ai aucun problème à l’idée de vivre avec deux garçons que je ne connais pas bien, Aria n’est pas tout à fait du même avis, mais pas pour les raisons auxquels on pense. Enfin bon je vais m’arrêter là sinon je rentre dans une histoire interminable.

Les rires deviennent de plus en plus forts dans la forêt, presque angoissant. On se croirait dans un mauvais film d’horreur. Qu’importe, la rousse a l’air toujours décidée à aller à sa rencontre. Je me contente simplement de la suivre, tout en vérifiant que mes pokemons ne sont pas trop impressionnés par la chose. Pop n’aime pas particulièrement ce son, et se cache dans mes cheveux, comme quand il était plus jeune. Hiro, quant à lui, reste sur ses gardes, comme si un ennemi approchait. J’essaie de le détendre un peu mais rien y fait. Je le connais, il ne me fera rien sans mon autorisation, mais il ne peut s’empêcher de s’inquiéter. Je sifflote doucement pour essayer de détendre l’atmosphère.
Un autre éclat plus fort retentit dans l’air, un de trop visiblement pour le pokemon de la rousse qui s’agite un peu dans tous les sens. Il finit même par s’envoler, laissant Salomé sur le carreau. Vu sa tête, il ne doit pas réagir souvent comme cela. Salomé s’élance à sa poursuite, et je n’ai aucun mal à la suivre de mon côté. La course ne fut pas très longue mais accompagnée de ce bruit de fond très désagréable à nos oreilles. Le Plumeline finit par se poser, provoquant l’arrêt de notre course juste devant le fameux Smir.

L’homme que nous avons là ne parait pas très vieux. Originaire d’Alola vu la couleur de sa peau. Cependant, mon jugement sur son âge se trouve erroné à cause de marques importantes sur le côté de son visage. Un peu comme les miennes. Je n’ose même pas imaginer la douleur ressenti par une blessure de ce genre à cet endroit du corps. La rousse ne doit pas avoir l’habitude de rencontrer des personnes avec ce type de dommages vu sa mine horrifiée, pire encore que la tête qu’elle a fait en voyant mon bras. Il va falloir qu’elle s’y habitue rapidement si elle veut entrer dans la même filière que moi. Elle ne pourra pas faire cette tête devant des personnes blessés qui ont besoin de son aide. Je suppose qu’elle apprendra avec le temps.

Le jeune homme prononce un nom. Mélie. Et la mine de Salomé ternit un peu plus. Mauvaise pioche « le démon ». Cela n’a pas l’air de ravir du tout la Givrali qui enchaine à sa suite, répliquant qu’elle chercher cette Mélie. Je reste légèrement en retrait du dialogue, n’ayant rien à faire dans ces histoires. Je ne suis cependant physiquement pas loin, au cas où mon aide se ferait sentir. Après tout, si je suis là, c’est pour servir à quelque chose. La réponse du garçon ne se fit pas attendre, m’éclairant un peu plus. Alors Salomé est à la recherche de sa mère. C’est pour ça qu’elle est allée voir cet être mystérieux. Je n’ai pas plus de détail mais ça a le mérite d’éclairer un peu plus ma lanterne. Smir me désigne d’ailleurs, dans le même panier que Mélie, comme étant powindah. Rien de très sympathique vu sa façon de le dire. Je fronce les yeux, sans pour autant prendre peur. La rousse continue le dialogue, dans l’espoir qu’il lui indique quelque chose.

Mauvaise journée pour nous. Le garçon ne répondit rien. Ce sont d’autres pokemons qui s’en sont chargés. Une nuée de Pijako, riant à gorge déployée, s’approche de nous. Même si c’est ce qu’il veut nous faire croire, je suis sûre que cette apparition n’est que le fruit du hasard bien mené. Smir regarde à nouveau vers moi pour me parler.

Je ne ferais rien pour quelqu’un comme toi.

A croire que mon ignorance face à l’occultisme ou autre truc du genre se repère de loin. Il ne dira rien, ça se lit dans son regard. Mais comme en même temps je ne veux pas pénaliser Salomé dans ses recherches, je me résigne à accepter ma position de powindah. Je glisse quelques mots à l’oreille de ma camarade.

Je vais attirer les Pijakos un peu plus loin. En attendant, parle-lui de ta mère, je suis sûre qu’il sait quelques choses. On se retrouve aux jardins de tout à l’heure.


J’actionne l’une de mes pokeballs, permettant à Ainara de s’envoler dans le ciel. Après quelques signes pour lui donner les instructions, elle se hisse au niveau des Pijakos et commence à voler pour les attirer plus loin. Parfait, je n’ai plus qu’à les suivre. Je m’élance dans une course, en espérant que Salomé puisse avoir les renseignements qu’elle veut.

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Ven 25 Aoû - 14:51


Idalienor libéra un somptueux Nirondelle qui s'envola à la croisée des Pijako. Elle paraissait bien frêle face à cette armée de type Vol. Mais les Pokemon sauvages n'avaient pas l'air farouche. Ils se contentaient de rire pour donner plus de superbe à Smir. La demoiselle comprenait un peu mieux pourquoi lui et son arrière-grand-mère ne s'appréciaient pas, il n'était pas dans la nature de Granny d'apprécier ce type de personnage qu'elle avait en horreur. La brune lui souffla quelques mots avant de définitivement s'éloigner. Désormais, elle se retrouvait seule face à celui que tous surnommaient démon. Elle ignorait si c'était là une bonne chose ou non.

— Je sais que tu as passé ton enfance avec elle, on me l'a dit, commença-t-elle sans juger nécessaire de dévoiler l'identité derrière ce pronom impersonnel, maintenant soit tu m'aides, soit je me débrouille sans toi mais sans toi, ça risque d'être beaucoup beaucoup plus long et incertain !

Smir lui faisait penser à un épouvantail. Il restait là, immobile, sans rien dire ni bouger le moindre cil. Il paraissait figé hors du temps. Le ciel avait retrouvé ses volutes bleutées, libéré de la nuée de Pijako qui ne faisait que l'obscurcir. Il paraissait bien moins effrayant sans cette tribu de Pokemon sauvages pour l'épauler.
Il paraissait humain.
Elle ignorait si ce surnom de démon était réellement justifié en dehors de son visage qui avait de quoi effrayer des enfants, Salomé la première.

La Plumeline avait fini de danser autour de Smir. Elle aussi voyait en lui un moyen de retrouver Mélie. Elles étaient deux à chercher la guitariste qui passait son temps à abandonner ses proches désormais. C'était dans sa nature.

Elle attendit mais rien ne vint. Peut-être avait-elle placé trop d'espoir en Smir. Peut-être était-il seulement fou et rien d'autre. C'était ce qu'elle commençait à croire, ce silence lui donnait mal au crâne, à croire qu'elle préférait encore lorsque les rires secouaient les feuillages du jardin.

— En fait, c'est pour ça qu'on t'appelle le démon. Parce que tu sais des choses mais que tu préfères les taire. Parce que tu te délectes de la souffrance des gens. C'est pas de démon qu'ils auraient dû te qualifier mais de diable et compte pas sur moi pour faire un pacte avec toi !

Elle cracha au sol sur la fin tandis que ses cris avaient fait fuir des type Vol qui ne tentaient que de se reposer à l'abri des frondaisons. Difficile de trouver le calme avec une Salomé Cobal dans les parages. Sûrement Idalienor avait-elle dû l'entendre, où qu'elle soit dans le jardin.

— Je sais que je ne sais rien à ce sujet, finit par articuler Smir, la dernière fois que j'ai vue Mélie, c'était sûrement le même jour que le on qui t'a dit de venir me voir. Je ne corresponds pas avec elle par Hoothoot si c'est ce que tu veux savoir et c'est tant mieux.

Il y avait une indifférence totale dans les yeux du garçon lorsqu'il évoquait la génitrice de Salomé. Il disait la vérité. Et c'était ça qui lui faisait le plus mal. Ce jeune homme paraissait incapable de mentir. Il avait ses rituels, son langage et ses symboliques mais tout ce qui sortait de sa bouche n'était que la plus pure vérité, sans aucune trace de mensonge. Le starter de la demoiselle vint se poser sur son épaule, frottant son visage d'emplumé contre celui de sa dresseuse. Même un retardé mental paraissait comprendre que la Givrali avait besoin de réconfort en cet instant.

— Ne fais pas les mêmes erreurs que Mélie, ce n'est pas parce que certaines traditions se perpétuent dans ta famille que tu dois absolument les suivre, constata-t-il en posant un regard lourd de reproches sur les Pokemon de la demoiselle, mais ça, tu l'as déjà très bien compris toute seule, sinon tu aurais été powindah toi-aussi. Comme l'autre qui était là. Et comme Mélie.

Salomé n'était pas sûre de saisir le sens de ces paroles. Elle n'était plus sûre de rien désormais. Elle s'était attendue à des réponses, à un nouvel indice à suivre pour ce jeu de pistes qui avait commencé à Alola mais Smir ne lui offrait que des mots. Ce n'était là d'aucune utilité. Ils lui échappaient déjà.

Les questions lui manquaient. Tout comme le temps. Smir ne paraissait pas pressé de s'en aller, au contraire de Salomé qui souhaitait juste retrouver la présence d'Idalienor. Elle avait placé tant d'espoirs en cette rencontre. Mais c'était sans compter sur le caractère énigmatique du garçon. Outre le fait qu'il lui semblait falloir un dictionnaire pour comprendre les mots sibyllins du jeune homme, lui ne paraissait pas destiné à lui dire quoi que ce soit de plus. Parce qu'il ne savait rien.

La Givrali fendit les fleurs le long du ponton de bois, tournant le dos à Smir. Elle n'avait rien de plus à lui dire et il lui semblait que c'était de même de son côté. Elle repéra les Pokemon de la Pyroli avant de la voir et la retrouva, le nez entre deux buissons, sûrement occupée à chercher des baies. La cueillette avait déjà commencé de son côté.

— Je crois que je ne suis pas plus avancée que tout à l'heure, murmura-t-elle, avec ou sans toi, il ne m'a rien dit qui puisse m'aider à mettre la main sur ma mère...

Parce que maintenant elle savait, elle l'avait entendue tout à l'heure lorsqu'elle était face à Smir après tout. Cela n'avait plus rien d'un secret. Mélie devait être la seule gitane à ne pas se comporter comme tel ; abandonnant ses enfants plutôt que de les élever. Si les traditions étaient faites pour être brisées, Mélie, la première, l'avait très bien compris.

Assise le long des planches du pontons, la tête entre ses bras, la demoiselle redressa son cou pour observer Idalienor et ses efforts quant à la cueillette.

— Tu as pu trouver des baies spécifiques du jardin, au moins ?

Qu'au moins l'une des deux ne soit pas venue pour rien.

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Lun 4 Sep - 14:39

Une petite course venait de se lancer sur l’île d’Ula-Ula. Lorsque Ainara est en place devant la foule de Pijako, elle se met à voler dans la direction opposé à Smir, c’est-à-dire vers là où nous venons. De mon côté, après avoir adressé un dernier coup d’œil à ma camarade, je suis mon pokemon depuis le sol en lui courant après. Ce n’est pas des plus efficaces, je vais beaucoup moins vite qu’eux qui sont dans les airs, mais cela me permet tout de même de garder un œil sur ma Nirondelle. Je suis presque sûr qu’il ne lui arrivera rien mais tout de même, on n’est jamais trop prudent. Pendant la course, Pop reste accroché solidement à mon épaule pendant que Hiro trottine à mes pieds. Les deux ont l’habitude des entrainements, ce genre de chose n’est qu’une formalité.

A grandes enjambées, je passe le petit ponton pour atterrir de nouveau dans la première clairière que nous avons vu tout à l’heure. J’avais remarqué les jolies fleurs qui y étaient mais je n’ai pas poussé l’exploration en détail. Rapidement, Ainara revient à mes côtés, et seule. Les Pijakos se sont dispersés dans le ciel avant de disparaitre. Bien froussard cela. Enfin bon je ne vais pas dire ça, s’ils avaient décidé de pourchasser Ainara j’aurais eu de sacré ennui. L’oiseau vole au-dessus de a tête, visiblement pas dérangée par cette petite course improvisée avec des pokemons sauvages. Doucement, je m’assois sur l’herbe fraiche avant de m’allonger, toute étendue dans ce sol parsemé de fleurs. L’odeur qui se dégage de cet endroit est très agréable, cela me rappelle tout plein de souvenirs.

A côté de notre maison à Vermilava, il y a une petite colline avec des fleurs de la région. J’y allais souvent avec ma maman pour discuter mais aussi avec ma meilleure amie Aria. On partait du haut et on roulait le plus vite possible jusqu’en bas. La première arrivée gagnait. Souvent, la victoire permettait d’obtenir un gage à donner à l’autre ou un bout de son gouter. Des trucs d’enfants. Si simple mais si innocent. Revenir à cette époque serait vraiment plaisant, même si cela ne durait que peu de temps. Quoi que, à Halloween de l’an dernier, je l’ai a moitié fait et je n’en ai pas gardé un super souvenir. Finalement, il vaut peut-être mieux laisser les souvenirs du passé derrière nous, les bons comme les mauvais.

Un cri assez violent se fait entendre jusqu’à mes oreilles. Intriguée, je me redresse pour me retrouver assise dans l’herbe. Il ne fait aucun doute sur le propriétaire de cette voix. Il s’agit bien de Salomé. Ce n’était pas un cri de douleur, mais plus de rage, de désespoir. La rousse à l’air très sérieuse avec ce gars. Elle espère vraiment qu’il pourra lui dire ce qu’il veut attendre. De mon côté, je n’attendrais rien d’un type qui se croie mystique et qui se fait appeler « le démon ». Après, je n’ai pas le vécu de la Givrali, je ne peux pas vraiment la juger ni douter de ses informations. La seule chose que je puisse faire, c’est attendre patiemment son retour.

Je ne vais pas me tourner les pouces en attendant, je vais essayer de débuter les recherches. A la base, je suis venue ici pour trouver des baies ou autres pantes intéressantes pour ramener à l’académie ou à étudier. Je sors mon livre de mon sac et l’ouvre au chapitre qui m’intéresse. Même si la région d’Alola comporte une faune similaire sur toutes les îles, il y a tout de même des petites subtilités. Chaque chapitre traite de ces différences en fonction de l’île où l’on se trouve. C’est un endroit très intriguant. J’ai encore plein de choses à y découvrir avant de repartir à l’académie. Sur la double page associée aux fleurs de ce jardin, je repère chaque espèce que je peux observer et en cueille différentes exemplaire. Je ne pourrais surement pas les replanter mais au mois en gardait un extrait, très certainement sous forme de poudre. Cela va compléter mon immense collection de flacon rangée dans mon local. Il est d’ailleurs bien pratique pour ça.

Des pas s’approchent de moi. Je lève le nez pour remarquer la venue de ma camarde du jour. Salomé revient de son altercation avec Smir. Vu sa tête, cela ne s’est pas tout à fait passé comme prévu. Je suis désolée pour elle.

Tu penses qu’il sait quelque chose mais qu’il refuse de te le dire ? Ca n’aurait pas de sens.


La jeune fille s’assoit sur les planches du ponton de bois, l’air pensif. Je comprends sa déception, surtout que le sujet évoqué à l’air très sérieux. La quête de réponse, la quête d’une mère. Je suis la première à comprendre ce que cela fait, du moins quand on touche à ce personnage des plus importants pour n’importe quel être humain. Une mère, biologique ou non, est surement ce que quelqu’un peut avoir de plus précieux, en tout cas à notre âge. Cet appui est très important. Je viens doucement m’installer à côté de Salomé pour discuter un peu. Je vais surement me mêler de ce qui ne me regarde pas mais peut être que ça lui fera du bien de vider son sac.

Pour l’instant, je ne me suis concentrée que les plantes. Mais avant d’y retourner, on va discuter un peu, enfin si tu le veux bien. Tu veux bien me parler de ta mère ? Visiblement, tu es à sa recherche. Malheureusement, je ne la connaitrais surement pas mais parfois, parler un peu de ce qui nous tracasse peut nous aider à avancer ou à se sentir mieux. C’est comme tu le sens.

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Lun 4 Sep - 17:50


À cet instant, Salomé ne pensait plus rien. Son esprit était vide. Elle tentait tant bien que mal de se concentrer sur la cueillette mais Idalienor ne paraissait pas de cet avis, préférant la questionner à propos de sa mère. Après tout, cela ne tenait pas de l'ordre du secret. Elle pouvait bien lui en parler un peu, à voir ce qu'elle révélerait ou non. Il est vrai que la Médecin ne savait rien de ses origines gitanes. Là encore, la rousse tirait une certaine fierté de cette communauté des gens du voyage qui était la sienne, elle savait que certains les dénigraient mais la petite ne prêtait pas attention aux commentaires mauvais visant à les détruire. Des racontars et rien d'autre.

— Oui... D'accord,
déclara la Givrali, je sais pas grand chose sur elle, seulement ce qu'on a bien voulu me dire mais ce qui est sûr, c'est qu'elle m'a abandonnée quand j'étais petite, je n'ai absolument aucun souvenir d'elle, seulement les souvenirs des autres que je cherche... C'est pour ça que je voulais voir Smir, parce que lui l'a connue enfant et adolescente, peu de temps avant qu'elle tombe enceinte de moi et je crois que c'est vers son passé que je dois fouiller pour la retrouver...

La demoiselle jouait avec ses mains, les tortillant et les croisant dans tous les sens. Elle n'était pas si à l'aise que ça avec sa propre histoire. Après tout, c'était la première fois qu'elle se confiait à quelqu'un qui ne la connaissait pas ou qui n'avait aucun lien avec Mélie. C'était délicat et compliqué que de faire confiance à autrui. Une leçon de plus qu'il lui faudrait assimiler si elle souhaitait sûrement s'épanouir à la Pokemon Community.
Elle eut un regard vers le ciel voilé de quelques nuages mais dont les rayons du soleil étaient facilement discernables malgré tout. Elle cherchait ses mots, quoi dire et quoi ne pas dire. Il lui fallait garder son jardin secret.

— Elle est comme ça, Mélie, elle abandonne les gens qui tiennent à elle parce qu'elle ne sait pas faire autrement... Ma Plumeline que tu vois là, elle était à elle avant, et puis elle est partie et a choisi de l'abandonner. Elle est partie sur les routes, de son côté, sa guitare sur le dos pour tenter de vivre de sa musique... Je suis sûre qu'elle a réussi, ça ne m'étonnerait pas qu'elle ait un nom de scène ou je ne sais quoi pour éviter que sa famille puisse lui mettre la main dessus...

Elle avait déjà réfléchi à cette idée. Elle n'imaginait pas sa mère avoir échoué dans cet objectif qui lui paraissait si cher à son cœur. Elle s'était juste débarrassée de tous les obstacles qui auraient pu la ralentir et la freiner dans sa quête de l'artistique, à savoir son propre Pokemon ainsi que sa propre fille peu de temps après.

— Je crois que c'est tout ce qu'il  y a à savoir sur elle et sur ma relation avec elle, complètement inexistante... Et tu sais, je prends mes racines du côté du peuple gitan et pour nous, c'est très important la famille et ces choses-là... Les enfants sont adorés chez nous, je dois sûrement être la seule à être fille unique et à ne pas avoir connu ma mère !

Salomé était loin du cliché des familles gitanes de par son histoire. Et cela l'attristait. Elle-aussi aurait aimé être un cliché ambulant. Elle-aussi aurait aimé connaître les joies des familles nombreuses et des roulottes bondées. Sûrement était-ce pour cela qu'elle s'était facilement liée d'affection avec Artyom et ses deux soeurs. À leurs côtés, elle avait le sentiment de faire partie d'un tout. Mais c'était fini désormais. Il n'y avait plus de caravane dans laquelle dormir mais un toit sur la tête à l'académie, du moins c'était-là ce qu'elle s'imaginait. La fin aussi des voyages et des régions à visiter au jour le jour, ce serait une vie différente que celle à la Pokemon Community.

Elle baissa sa tête, arrêtant de contempler ce ciel qui n'était pas là son interlocuteur principal. Idalienor avait voulu que Salomé parle. Alors elle avait parlé. Se sentait-elle différente maintenant qu'elle avait mis un mot sur sa situation ? Pas vraiment. Pour elle, rien n'avait changé.

Mais quelque chose attira son attention vers le lointain. Elle tourna la tête, constatant par ailleurs que les rires s'étaient arrêtés. Smir était-il parti ? Cela l'étonnait. Mais elle n'avait guère envie de retourner jeter un coup d’œil par là-bas. Le garçon lui avait dit ce qu'il souhaitait, cela s'arrêtait là. De toute façon, l'étudiante n'avait jamais été très douées pour les énigmes.
Ses yeux tombèrent vers le sol. Le long du ponton, quelque chose roulait. Dégringolait pour être exact. Avant de finir sa chute à ses pieds. Intact.
Un œuf à la coquille irisée se tenait là, entre les brins d'herbe. Elle se baissa et s'en saisit. C'était la première fois qu'elle posait les yeux sur un œuf Pokemon. Elle ignorait tout du petit être qui se dissimulait à l'intérieur. Elle ignorait tout du véritable propriétaire de cet œuf mais un mot était accroché dessus, menaçant de s'envoler sous le vent naissant. L'écriture fine et petite lui sauta aux prunelles, des lettres droites et un tracé confiant.

« Parce que tu n'es pas Mélie. »

Il n'y avait que Smir pour lui avoir adressé ce mot. Il n'y avait que lui pour lui faire don de cette nouvelle vie encore en croissance. La coquille était douce au toucher tout en étant un régal pour les iris. Elle porta un regard interrogateur vers Idalienor.

— C'est un cadeau de Smir, je crois... Tu t'y connais en œufs, toi ? C'est que j'ai peur de l'abîmer ou de le casser ou pire, de faire n'importe quoi avec... Il suffit que je le garde avec moi et un beau jour, il éclora ?

Une parfaite néophyte dans ce monde-ci.
Et pendant ce temps, les baies continuaient de se faire désirer.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Mer 6 Sep - 10:29

J’ai eu envie de tendre la main à cette fille. Visiblement, les relations avec sa mère sont assez complexes et une oreille attentive ne fait jamais de mal. Peut-être qu’en parler à quelqu’un d’un peu extérieur à la situation lui fera du bien ? Je ne sais pas trop comment va réagir Salomé. Après tout on se connait depuis peu de temps et même si je suis son aînée, cela ne signifie pas pour autant qu’elle me fait entièrement confiance. Avec ma sœur, qui a le même âge qu’elle, cela fonctionne. Elle se confiait de temps à temps à moi, enfin ça c’était avant que je parte de la maison pour étudier à la Pokemon Community. Silencieuse, j’attends de voir ce que va me répondre la Givrali.

J’en reste sans voix. Sa mère l’aurait abandonné ? Je n’arrive pas à imaginer la sensation éprouvée par un enfant laissé pour compte par ses parents. J’ai toujours été très proche de ma mère, je l’aimais de tout mon cœur, et je sais que c’était la même chose en retour. J’ai passé mon enfance baignée par cette douce chaleur, cet amour qu’une maman peut porter à son enfant. La rousse n’a visiblement pas connu cela. Ça m’attriste d’y penser. Elle est à la recherche de réponse, d’une vérité. A sa place, je remuerais la terre entière pour en savoir plus sur celle qui m’a mise au monde.

Salomé est un peu gênée de poursuivre. C’est normal, elle est en train d’aborder des sujets très personnels. Ce n’est pas évident de trouver les bons mots pour en parler. La rousse continue. Mélie, sa mère, est une femme assez mystérieuse. Elle a même abandonné son propre pokemon pour partir sillonner les routes. Par réflexe, je caresse doucement le pelage de l’oiseau rouge. Pour la musique, cette femme était vraiment prête à tout. Moi-même je fais partit d’un groupe, mais jamais je ne pourrais abandonner toutes mes attaches pour le chant. Après, de mon côté, il s’agit plus d’une passion que d’une vocation. Toujours est-il qu’une personne comme ça ne devrait pas avoir d’enfant. Les laisser derrière est la pire chose que peut faire un parent selon moi, sauf s’il y a une raison particulière derrière. Dans ce cas mon jugement serait différent.

Les derniers mots de la rousse attisent violemment ma curiosité. Salomé est issue d’une famille de gitan ? Malgré certaines réputations sur ces gens, je les ai toujours admirés. J’ai l’impression qu’ils sont libres. Il parcourt sans cesse le monde tel une famille géante. Ma mère voulait vivre comme ça aussi. Mais ça c’était avant de m’avoir. Je suis très contente de côtoyer quelqu’un qui a vécu dans un tel univers. Elle pourra sans problème comprendre ma passion du voyage. La Givrali finit par s’arrêter, me laissant reprendre la parole.

Je ne peux pas réellement me permettre de parler de ta mère sachant que je ne la connais pas. Mais même si elle n’était pas à tes côtés, je suis sûre que d’autres membres de ton groupe te soutenaient. Et même si vous n’étiez pas lié par le sang, ça n’a pas de réelle importance. Il y a aussi une autre leçon que tu vas surement tirer de l’académie. Le fait de vivre toute l’année avec des personnes change complètement le point de vu que tu pourras avoir sur de simples amis. Depuis deux ans, j’ai passé beaucoup plus de temps avec eux qu’avec ma famille « biologique », bien que je les adore. Même si nous ne sommes pas liés par le sang, ils ont fini par devenir l’équivalent d’une famille à mes yeux.

Je suis très sincère. Cette année, je n’ai passé que trois semaines avec ma famille et l’année d’avant seulement une seule. Cela fait bizarre au début d’être si loin de ceux qu’on aime. Surtout dans mon cas où je laissais derrière moi une famille fragilisée par la perte de son pilier. Mais avec le temps, on apprend à voir les choses différemment et à comprendre la valeur de ces sentiments. Mes amis les plus proches à l’académie sont devenus une seconde famille. C’est vers eux que je me tourne en cas de problème et sui sont là pour m’aider. Ils méritent tous entièrement le titre de « famille » dans mon cœur.

Le regard de Salomé semble attiré par quelque chose qui roule vers elle. La chose finit par s’arrêter juste à ses pieds. Il s’agit d’un œuf. La jeune fille le prend dans ses mains et l’observe sous toutes ses coutures. Il est très joli, il a une belle couleur. Sur le dessus, il y a un petit mot. Il ne faut pas beaucoup de temps pour comprendre qu’il s’agit d’un cadeau de la part de Smir, d’autant plus que les rires ont cessé depuis peu. La rousse, intriguée, me pose plusieurs questions auxquels je réponds avec le sourire.

Dans mon parcours, on m’apprend à m’occuper des œufs avec l’aide des éleveurs. Donc oui je m’y connais un peu. Mais ne t’en fais pas, tu n’as qu’à le caler quelque part dans ta chambre et il finira par éclore. Les bébés pokemons sont robustes avant même de naître tu ne dois pas t’inquiéter.

A nouveau motivée, je me lève du ponton pour m’adresser à ma camarade.

Il est temps qu’on aille chercher ses baies non ?

La jeune fille suivit mon initiative et posa l’œuf dans son sac avant de se diriger vers un buisson pour commencer la fouille. J’en fais de même en me plaçant pas trop loin d’elle. Pop et Hiro partent aussi de leur côté pour tenter d’en ramener. Quant à Ainara, elle vole dans le ciel ensoleillé joyeusement. Je commence à fouiller dans le buisson pour ramener des petits trésors. Mais je ne compte pas faire ça dans le silence. Ce n’est pas très marrant. Et comme j’ai plein de questions à lui poser, je vais en profiter.

Ça te dérange si je te demande des trucs à propos de la vie gitane ? Genre comme ça se passe ? A quel rythme vous bougez, l’ambiance tout ça. Tu dois me prendre pour une folle je sais mais je suis vraiment curieuse d’en apprendre plus. Après l’académie, je veux devenir médecin itinérant et je comptais m’inspirer du modèle de vie de ces gens-là tu comprends.


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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Jeu 7 Sep - 22:52


Idalienor pouvait se permettre de parler de Mélie sans la connaître. Salomé le faisait bien, elle. Quelle différence cela faisait-il ? De fille, elle n'en avait que l'appellation.
Elle laissa là ces pensées pour se concentrer sur les paroles d'Idalienor. Il est vrai qu'il était difficile de se sentir seule au sein d'une communauté gitane, tous y allaient de son grain de sel à apporter pour pimenter un peu plus la vie. C'était beau à voir. L'absence de Mélie ne lui avait jamais réellement posé sur le cœur mais vint un moment où l'on est en droit d'exiger des réponses. Salomé avait atteint ce stade de non retour et elle savait qu'elle n'arrêterait de remuer les régions du monde que lorsqu'elle serait rassasiée par les réponses. Et quand elle aurait enfin pu rencontrer sa génitrice.

La demoiselle installa confortablement l’œuf dans son sac, conformément aux paroles de la Médecin. Peut-être allait-il même éclore pendant cette cueillette et révéler le Pokemon qui se dissimulait à l'intérieur ? Elle espérait un peu trop, il lui faudrait sûrement s'armer de patience avant de découvrir la vie qui grandissait sous cette coquille rigide. Elle se redressa à son tour, prête à marcher sur les pas de la Pyroli et de s'en remettre à son expérience de chasseuse de baies pour obtenir de bons résultats.

Des buissons se présentaient à elles, aussi fouillèrent-elles à travers, tandis que l'étudiante la questionnait sur sa vie gitane, lui expliquant ses motivations dans le futur. Salomé eut un sourire, elle ignorait que certains avaient de l'admiration pour leur mode de vie. Il faut croire qu'il y avait de tout dans ce monde et qu'Idalienor était décidément pleine de surprises.

— Alors, je vais surtout t'expliquer deux trois p'tites choses sur nos voyages mais sache déjà que le mystique fait partie intégrante de nos vies, je sais bien que tu n'y crois pas, mais c'est comme ça, débuta-t-elle sans s'étendre toutefois davantage sur le sujet, faut pas croire qu'on est toujours en mouvement, nous aussi, on se pose quelque part, très souvent même. En fait, on sait quand on arrive mais jamais quand on va repartir... Ça peut-être une semaine, un mois comme un an ou plus... Ma mère est venue sur Alola vers la fin de son enfance et y est restée jusqu'à la fin de son adolescence, mais là, ça reste dans l'ordre de l'exceptionnel, j'ai jamais connu d'arrêt aussi long, moi.

Encore un secret de plus. Nul doute qu'il y avait une explication rationnelle derrière ce temps  d'arrêt si long et si peu habituel pour une troupe gitane. Elle n'avait pas songé à demander à celle qui lui avait priée de s'occuper de la Plumeline, peut-être aurait-elle dû, peut-être n'était-il pas trop tard pour retourner la voir à l'occasion ?
De son côté, son starter fouinait à sa manière, voletant à travers les buissons, manquant d'en arracher les branches. Éclaireur à sa manière, il revenait à chaque fois avec des morceaux de branchages et des feuilles coincées entre son plumage que la rousse se devait de lui enlever pour qu'il retrouve une allure un tant soit peu présentable. Allure qu'il saccageait de nouveau dans la foulée. Au moins la Plumeline était-elle plus calme, restant en retrait, conformément à ses habitudes, broyant du noir dans son coin.

— Notre rapport aux Pokemon aussi est différent de vous autres,
continua-t-elle, chez nous, ça ne se fait pas de leur donner un nom car on considère que leur nom véritable est celui qu'ils ont déjà... C'est pour ça que les miens n'ont pas de noms, j'essaye de rester fidèle aux valeurs familiales mais c'est compliqué parfois...

Elle-aussi était tentée de faire comme tout le monde, comme Idalienor et tous les autres étudiants de Lansat et de s'adonner aux joies des surnoms. Cela la gagnait peu à peu, l'idée faisait du chemin dans sa tête. Etait-ce ce qu'avait tenté d'insinuer Smir en affirmant que peu lui importait les traditions car elle se mettait peu à peu à les bafouer ? Elle ne le saurait sans doute jamais.

— Mais c'est aussi parce qu'on ne les capture pas, qu'on s'interdit de les nommer. On préfère les laisser à l'état sauvage car on considère que c'est égoïste de vouloir enfermer une vie et de s'en clamer comme étant son propriétaire ensuite.

Oui ce qu'elle racontait là pouvait être mal pris par la brune. Mais après tout, en suivant le raisonnement de la rousse, elle aussi appartenait au clan des égoïstes désormais, elle aussi appelait ses Pokemon rien qu'en appuyant sur un bouton, chose impossible autrefois.
Elle réfléchit encore un peu quant à ce qu'elle devait dire ou non à la Pyroli, du moins ce qui pourrait l'intéresser quant à sa vocation future.

— Mais pour notre médecine, sache que ça passe toujours par une personne du clan qui a un don avec l'occulte. Mon arrière-grand-mère sait lire l'avenir, ma grand-mère savait communiquer avec les esprits... C'est un truc de chez nous, le soin est toujours entre les mains de celle qui a un don.

Et la médecine était réservée aux femmes. La femme avait une grande importance dans la hiérarchie gitane, elle était mère et donneuse de vie, guérisseuse parfois. Oui, Salomé était fière d'être née sous ce sexe plutôt que du sexe masculin.

— D'autres questions ?

Si Idalienor venait à lui poser des interrogations plus précises, peut-être serait-elle en mesure de lui fournir les réponses appropriées. Pour l'heure, ses mains continuaient de remuer les buissons, les épiant et les traquant à la recherche de la moindre baie. Elle ne savait pas encore ce qu'elle ferait de tous ces fruits mais elle finirait bien par leur trouver une utilité.

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Jeu 14 Sep - 18:02

Mes mains s’enfouissent doucement au cœur du buisson en attendant de voir si la rousse veut bien répondre à mes questions. C’est vrai que ce que je demande est un peu exigeant voir de l’ordre du personnel. Les gens du voyage ont tendance à être mal vu par la société, et même si ce n’est pas du tout mon cas, la jeune fille est en droit de se montrer méfiante à mon sujet. Mais il y a autres choses. Je sais bien que ces communautés parlent peu de leurs rites et de leur façon d’être. Je n’ai jamais réussi à trouver beaucoup d’écrit à leur sujet, ou du moins des choses précises. Il a peut-être une volonté de secret pour que justement leur communauté reste soudée ? Je ne peux pas l’affirmer, du moins tant que Salomé n’ouvre pas la bouche.

Finalement, la Givrali semble assez ouverte à la discussion, pour mon plus grand bonheur. Je m’apprête donc à écouter religieusement ses paroles pour m’en imprégner. Sa première remarque me fait rire. A croire que maintenant à ses yeux je suis cataloguée comme « fille antimystique ». Ce serait un peu réducteur mais après tout, ce n’est pas totalement faux. Salomé éclipse assez vite ce sujet qui me met mal à l’aise pour parler d’avantage des aspects pratiques de sa communauté. Le voyage est composé d’arrêt assez nombreux visiblement. Je me doutais bien qu’il bougeait assez souvent mais de là à penser qu’il pouvait rester un an au même endroit. Il semblerait même que la mère de la rousse ait passé plusieurs années installées. Mais visiblement, cela n’arrive presque jamais. Il faudra moi aussi que je me pose de temps en temps de toute façon. Pour la fréquence, on verra quand on y sera.

Pendant notre échange, Pop revient vers moi, la mine tristounette. Ce n’est que quand il est suffisamment près que je comprends ce qu’il s’est passé. Il a dû vouloir m’apporter un fruit mais il lui a explosé dans les mains. Le pauvre chou est couvert de feuille et du jus issu d’un fruit bien mur. Des petites larmes perlent au coin de ses yeux, signe de sa déception. Je sors de ma sacoche un mouchoir pour le nettoyer tout en rigolant. Je lui tire les joues ce qui lui redonne aussi le sourire. Après lui avoir retiré les feuilles de sa peau, la souris électrique repart pour rejoindre Hiro et espérer ramener quelque chose avec plus de chance cette fois. Moi aussi je dois m’y mettre. Mes mains courent toujours dans les feuilles à la recherche des plus belles baies de ce jardin.

Tiens justement, la Givrali aborde le sujet des pokemons. Ce point de vue est tout à fait légitime, il est même d’ailleurs bien plus logique que celui de la majorité des gens. Les pokemons ne devraient pas être soumis à notre autorité. Je ne suis pas spécialement fière de posséder des pokeballs pour enfermer mes compagnons. Mais on me l’a toujours appris ainsi, je n’ai pas cherché à le remettre en question. Cependant, je fais toujours de mon mieux pour qu’il soit le moins possible contraint par mes actions. J’espère ne pas les rendre malheureux. Mais honnêtement je ne pense pas. Après, quant à l’idée de ne pas leur donner de noms, je reste plus sur la réserve. Mais ce n’est qu’un avis personnel. Tout ça me rappelle autre chose.

Je comprends bien. Depuis que je suis née, je suis en contact avec les pokemons et particulièrement avec trois. C’était les pokemons de ma mère. Pourtant, même après le décès de leur dresseuse, ils ont choisi de rester avec nous. Ils auraient pu partir mais non. Alors même si comme tu le dis, nous n’étions pas les propriétaires de ces pokemons, à leurs yeux ça n’avait pas d’importance. J’ai trouvé ça magnifique.

Repenser à ça n’est jamais facile mais il est vrai que ces pokemons ont été d’un soutien fabuleux quand tout n’était que bazar dans la famille. Ils nous ont toujours été fidèles et je ne les remercierais jamais assez pour ça. Absol, même si petite tu me faisais peur, je t’adore. Je chasse ces idées de ma tête pour finir d’écouter ma camarade. Je ne savais pas que la médecine était réservée aux femmes. Drôle d’idées. Mais après tout, ça fait du bien parfois que la femme soit mise en avant. C’est trop rarement le cas. Cependant, je ne pense pas qu’un don soit nécessaire pour être médecin. Des compétences oui mais de là à parler de don. Je n’y crois pas vraiment de toute façon. Encore une fois, c’est trop mystique. La conclusion vient et ma réponse se fait attendre.

Non je ne crois pas. Tu as fait un bon résumé. Je ne pense pas que mon mode de vie soit entièrement basé sur celui des gitans mais il sera une bonne source d’inspiration. Merci d’avoir pris le temps de m’expliquer tout ça.

Finalement, je ne suis pas sûre de savoir moi-même où vont me mener toutes ces informations. Mais des renseignements sont toujours bons à prendre. Pendant que la recherche continue, je me permets de poursuivre la conversation.

Est-ce que dans les remèdes que je t’ai conseillés tu as trouvé quelque chose pour ton Piccasault ? D’ailleurs j’ai l’impression qu’il a moins de spasme que la première fois que l’on s’est vues. Ah mais je suis bête c’est peut-être pour ça que tu es venu ici.

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Ven 15 Sep - 20:13


Il y avait des informations qui méritaient de tendre l'oreille.
Elles étaient là, disséminées parmi un flot d'inutilité et pourtant, il fallait savoir écouter pour les percevoir sitôt celles-ci glissées dans la conversation. Et ce fut l'une d'elles qui retint l'attention de la rousse. Plus que de connaître le nombre de Pokemon de la mère d'Idalienor, plus que le destin de ces derniers, c'était sur sa mère elle-même que se cachait l'information véritable.

— Je suis désolée pour ta mère.


Et Salomé qui s'était plainte quelques instants auparavant de ne pas avoir connu celle-ci. Au moins avait-elle un soupçon de chance dans son malheur, cette dernière n'était pas morte – du moins pas à sa connaissance – alors l'espoir était toujours permis. La Médecin, elle, ne pouvait plus espérer quoi que ce soit, plus de miracle ni rien, juste la force des choses qui avait roulé sur son corps d'adolescente. Nul doute que cela avait dû faire mal.

Il y avait cette habitude de l'absence en Salomé. Mélie et son inexistence lui étaient familières, Mélie et sa mort, deux parfaites inconnues. Et c'était avec cette même inconnue, la mort, qu'Idalienor avait dû se construire à un moment donné. Oh elles n'étaient pas suffisamment proches pour que la petite se risque à lui demander des précisions supplémentaires. Cela marchait dans un sens mais pas dans l'autre, et c'était bien malheureux. Car si elle avait osé... Qui sait ?

La Givrali eut un regard pour son starter. Celui-ci paraissait plus calme, il était vrai, son corps était moins secoué par ces horribles spasmes qui défiaient le cœur de sa dresseuse à chacune de ses crises. Maintenant, elle s'était habituée à voir son corps parcouru de hoquets, Idalienor avait su la rassurer à ce sujet, aussi eut-elle un sourire pour cette dernière.

— Oui, ça s'est un peu calmé... C'est pas encore réduit à zéro, ça arrivera peut-être jamais mais c'est pas bien grave, tant qu'il n'a pas mal et que ça ne le gêne pas, c'est tout ce qui compte... Dans la nature, je dis pas, ça aurait fait de lui une proie facile mais avec moi, ça devrait aller, je repousserais moi-même les prédateurs.

Et c'était terriblement juste.
Ne voyez-vous pas des griffes à la place des ongles et des crocs pour seule dentition ? C'est bien normal à vrai dire car moi non plus. Mais il était indéniable que Salomé saurait vaincre tous les nuisibles qui tenteraient de porter la main sur elle-même ou sur son Pokemon handicapé. Il n'y a que de la pitié pour ces gens-là et encore, la pitié est trop belle pour eux.

Les mains de la demoiselle s'activaient à la recherche de la moindre baie. Elle n'avait pas songé que la cueillette serait si compliquée. Un buisson et des baies, cela paraissait une addition simple et évidente. Et pourtant, entre le Posipi de la Pyroli qui avait manqué un attentat à la baie et son type Vol qui détruisait à sa manière les buissons tout en se salissant un peu plus, c'était une fine équipe qu'ils avaient là. Et dans son sac, le poids de l’œuf qui se faisait un peu plus sentir, comme un rappel de ce début de journée et de sa drôle de rencontre avec Smir.

— Tu serais d'accord pour t'occuper un peu de mon œuf ?
demanda-t-elle sans transition, c'est que j'ai encore peur de faire n'importe quoi avec et puis un accident est si vite arrivé... Quand je vois ce que tu as fait pour mon starter, je me dis qu'un œuf recevant tes soins ne pourra que naître en bonne santé...

Parce qu'elle ne voulait pas revivre un scénario identique à celui de son Picassaut. Cette fois-ci, elle souhaitait avoir le choix, elle voulait mettre toutes les chances de son côté pour que ce Pokemon naisse dans la moindre maladie, qu'elle soit physique ou mentale. Elle se sentait incapable d'assumer un second Pokemon dans un état similaire à celui du type Vol. Plus jamais ça.

Elle sortit l’œuf du sac, redécouvrant ses couleurs douces et chatoyantes. Il paraissait chaud au toucher mais peut-être n'était-ce que son imagination ? Peut-être n'était-ce que le soleil et ses rayons de miel qui venaient tiédir la coquille ?

L'oiseau était reparti entre les buissons, n'ayant pas perdu de vue leur objectif premier : les fameuses baies qui se faisaient tant désirer. Il en fallait peu pour qu'il se mette en traque d'un fruit ou deux, espérant avoir plus de chances que le Pokemon d'Idalienor et sa face cramoisie par le jus.


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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Ven 15 Sep - 20:13

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Mar 19 Sep - 7:52

J’observais attentivement du regard le pokemon oiseau de ma camarade. La première fois que je l’ai vu, lors du tournoi de Quidditch, je n’avais pas réellement fait attention à lui, plus concentrée sur le match qu’autre chose. Ce n’est que lorsqu’elle m’a adressé une demande explicite que j’ai réalisé le souci. Ces spasmes étaient assez violents, tellement que cela en faisait mal au cœur. Au début, cela a dû être difficile pour Salomé de supporter ça. Quand on est une jeune dresseuse on a tendance à tout dramatiser. A sa place j’aurais été pareil. Mais même si cela reste assez douloureux à regarder, le pokemon ne ressent pas de sévices particulier. Pour lui c’est presque normal. Après il est clair que l’on ne pouvait pas le laisser comme ça. Visiblement les préparations que j’ai indiqué à Salomé ont agi. Il a l’air moins tiraillé par ces spasmes qu’avant. Cela me soulage.

Sa dernière remarque est très attendrissante et pleine de bonnes volontés. Malgré toute la froideur que peut montrer la rousse au premier abord, cela n’en reste pas moins une jeune fille qui souhaite faire de son mieux pour défendre ses pokemons. Je lui souris tendrement avant de passer une main dans ses cheveux pour l’ébouriffer.

Je suis sûre que tu y arriveras.


Brusquement, je retire ma main du haut de son crâne, un peu gênée. Je l’ai confondu pendant un instant avec ma sœur. Une fille un peu bougonne sur les bords et renfermée mais qui au fond lutte pour aider son entourage. La ressemblance m’a conduit à ce genre de comportement un peu familier. Avec certaines personnes, je ne me serais pas posée la question mais je ne sais pas trop si Salomé tolère ce genre d’attitude. J’espère qu’elle ne m’en veut pas trop. En silence, nous reprenons la recherche des baies. La plupart que je trouve pour l’instant sont tout à fait classique. Du côté des pokemons, cela a l’air d’être à peu près la même chose. Mais ne désespérons pas. Je suis sûre que l’on va finir par trouver quelque chose d’intéressant.

La demande de Salomé me surprend un peu. Elle souhaite que je m’occupe de son œuf ? Il est vrai que dans le parcours médecin on nous apprend à faire ce genre de chose mais comme personne ne me l’a demandé jusqu’à présent je n’y pensais même plus. Les gens se tournent plutôt vers les éleveurs quand il s’agit de bébé pokemons. Il ne pense pas à nous les Pokeathlètes médecins. Enfin qu’importe, la rousse compte sur moi pour l’aider, je ne vais pas refuser sa demande. Cela fait un moment que je n’ai pas pratiqué, cela va me permettre de retrouver la main. Je ne doute pas de mes capacités sur ce genre de choses.

Tu sais ce n’était pas grand-chose pour ton Piccasault. Je te remercie de ta confiance, je vais m’en occuper correctement c’est promis. Le temps que je lui applique les soins ne sera pas très long mais je voudrais surveiller l’œuf un minimum. Est-ce que ça te va si je te le rends à notre retour sur Lansat dans deux semaines ? J’irais te l’apporter dans ta chambre personnellement.

La rousse a l’air d’accord avec ma proposition. C’est donc tout naturellement que la Givrali me remet son œuf. Je le cale délicatement dans mon sac pour ne pas qu’il soit secoué. Sa couleur est vraiment superbe. Je ne sais pas quel type de pokemon se trouve à l’intérieur mais du coup j’ai hâte de le savoir. Je vais bien m’occuper de toi c’est promis. Salomé a l’air songeuse. Je comprends qu’elle s’inquiète, surtout au vu de l’état de son starter. Mais je suis persuadée qu’elle saura affronter cette épreuve. C’est une fille forte et courageuse. Piccasault est entre de bonnes mains avec elle j’en suis persuadée, et le futur nouveau-né aussi. Je vais lui donner un coup de pouce pour qu’elle reprenne confiance en elle.

Plus que jamais, nous sommes déterminées à trouver ces petites baies. Secrètement, j’espère trouver une espèce qui ne pousse qu’ici, pour la ramener à Lansat. Je pourrais même replanter les graines pour en faire pousser. Bon avant de rêver, il faudrait peut-être que j’arrive à mettre la main dessus non ?

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MessageSujet: Re: [Cueillette] Eclats de baies entre les rires   Mar 19 Sep - 7:52

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