L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty
Calliope Pryde
Calliope Pryde
Région d'origine : Unys.
Âge : 18 ans
Niveau : 51
Jetons : 2109
Points d'Expériences : 1579
Adulte Médecin Débutante
Sujet: L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty   Mer 16 Aoû - 10:56


L’abîme d’un regard

ALBAN ABERNATY
PRYDE
CALLIOPE
Lieu : Akala
Date : Mi Août
Pokémon utilisés :
L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty 225L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty Miniat_7_s_037aL'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty Miniat_7_s_775L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty 350429dstarsL'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty 007
Pourquoi était-ce si difficile de traverser cette épreuve ? Pourquoi faillait-il que tu te montres aussi faible, aussi impuissante ? Tu as beau afficher ce sourire, cette façade n’est qu’un prétexte pour camoufler ton réel mal, tout le monde le remarque. Tu es incapable de garder ce masque car on lit en toi dès que l’on capte ton regard. Et fuyant ce contact visuel qui te trahis, tu te mens à toi-même.

Une bonne partie des vacances d’été s’étaient évaporées et il n’y avait rien qui permettait à Calliope de combattre le démon de solitude. Ce sentiment d’abandon la submergeait, à peine avait-elle ouvert les yeux le matin. Et elle le chassait sans relâche, mais il revenait toujours plus vite. Une frustration difficilement acceptable. Et pourtant, elle allait bien devoir vivre avec un jour ou l’autre ! Pour le moment, elle se contentait de vivre le jour le jour, faisant comme si elle n’y pensait jamais. Cependant, son subconscient était bien trop cruel pour lui laisser ne serait-ce qu’une seconde de répit.

La rouquine manquait d’appétit, manquait de force et d’ambition. Elle n’avait plus goût à rien. Rien ni personne n’y pouvait grand-chose, malheureusement. Ses Pokémon et ses amis la voyaient dépérir de jour en jour mais aucun n’avait assez de cran pour la soutenir totalement. Personne ne pouvait vraiment comprendre ce qu’elle ressentait et il lui arrivait même de leur en vouloir pour ça, bien qu’au fond, elle savait qu’ils n’y étaient pour rien. Alors, elle faisait l’effort d’accepter leur compagnie tout en priant pour que cette égratignure dans son cœur soit gommée. Elle passait de bons moments, ça oui. Malheureusement, la triste réalité lui revenait en pleine figure dès qu’elle en avait l’occasion. Du coup, elle ne pensait pas être de bonne compagnie avec son humeur et déclinait la plupart des propositions de sortie.

Callie savait que ce comportement n’était pas adéquate, qu’elle conseillerait toute autre chose si quelqu’un d’autre était dans la même situation qu’elle. Mais que voulez-vous ? On ne suit pas toujours les conseils que l’on donne aux autres, c’est bien connu. Donc, pour une fois, la demoiselle état pressée de retrouver son quotidien à l’académie. Avec une vie beaucoup plus rythmée, peut-être qu’elle pourrait enfin oublier. Pour le moment, elle devait se contenter de sa présence à Akala et faire en sorte de pratiquer quelques activités pour passer le temps.

A l’ombre, sous le souffle discret du vent, elle s’était installée confortablement sur un banc avec sa toute jeune Goupix sur ses genoux. Elle lui brossait doucement les poils, afin que ces derniers deviennent plus soyeux. C’était un moment que la renarde appréciait fortement car elle était plutôt coquette. Le mouvement était devenu machinal et la rouquine s’octroyait même le droit de pousser la chansonnette. Ses autres compagnons, présents non loin de là, profitait de la mélodie en roupillant. C’était un début d’après-midi calme et pour une fois, il ne faisait pas une chaleur écrasante. Le temps filait sans vraiment qu’elle s’en rende compte. Et pour une fois, elle se sentait bien…

Jusqu’à ce qu’une ombre ne vienne tâcher ce décor. Au loin, la jeune médecin avait reconnu son très cher ami Alban qui semblait chercher quelque chose. Ou plutôt, la chercher. Et au moment même où le regard du garçon pivotait en sa direction, la rouquine bousculait Goupix pour s’abaisser et se cacher. Un comportement parfaitement stupide, certes, mais absolument pas réfléchis. Calliope n’avait aucune envie de voir Alban, bien qu’elle l’appréciait énormément. Elle ne voulait simplement pas le déranger avec ses soucis. Trop tard, vraisemblablement car il était déjà au pied du portillon en train de la fixer d’un drôle d’air. Callie se redressait presque aussitôt, faisant basculer dans le mouvement ses cheveux en arrière tout en maudissant Happy qui somnolait encore non loin de là. Pourquoi ? Mettait-elle réellement tout sur le dos de ce pauvre et malheureux oiseau ?

_ Ah euh… commençait-elle, toute gênée. S-Salut Alban… Je … Euh… Je suis bien là en fait… Haha…

Un rire nerveux plus que suspect. Oui, elle était bien présente à Akala. Ses joues s’empourpraient, repensant à la conversation qu’ils avaient eu quelques heures plus tôt. Happy avait eu la délicatesse d’appeler le Voltali à son insu et à plusieurs reprises. N’ayant pu décrocher dans l’immédiat –et fort heureusement parce qu’Alban n’aurait sûrement rien compris à ce que l’oiseau était en train de dire- le jeune homme avait tenté de recontacté la demoiselle, sans succès lui non plus. Elle lui avait juste balancé une excuse par message, prétextant un séjour dans la montagne avec ses parents, l’empêchant d’avoir un réseau stable et donc une communication peu correcte. Elle lui avait assuré que tout allait bien. Mais il faillait croire que même par message, elle ne savait pas camoufler ses sentiments. Il rappliquait ici. Mais… Comment avait-il fait pour la retrouver, elle qui avait fait exprès de loger chez un habitant un peu en retrait. Mordillant sa lèvre inférieure, Callie n’osait même pas regarder dans les yeux Alban, fuyant tout contact visuel avec ce dernier, sachant pertinemment qu’elle craquerait dans la seconde.

_ Comment m’as-tu trouvée ? s’enquérait-elle tout en rattrapant dans la précipitation sa Goupix qui filait au loin, mécontente de s’être retrouvée au sol si brutalement.
(c) Alban



_________________
Alban Abernaty
Alban Abernaty
Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2487
Pokeathlète Coach
Sujet: Re: L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty   Mer 23 Aoû - 21:39



L'abîme d'un regard
Alban Abernaty & Calliope Pryde

Alban était en rogne de bon matin. S’était-il levé du pied gauche ? Avait-il encore glissé sur les pierres polies du phare dans lequel il habitait ? Leur vieux logeur était-il encore entré dans les toilettes sans frapper, alors qu’il était en train de faire son popo quotidien - maudite soit l’absence de verrou dans cette vieille bicoque - ? Ou alors, avait-il ses ragnagnas ? Tant de possibilités, mais aucune n’était bonne. Alors certes, tout ce qu’il énonçait s’était bel et bien produit - et le vieux Colinn Pharrel était loin d’avoir chanté « Because I’m happy » en le surprenant faire la grosse commission -, hormis la partie menstruation féminine - physiquement impossible pour ce cher Alban -. Mais non. Cette fois, ce qui le mettait de mauvaise humeur, c’était le mot que semblaient s’être fait passer ses deux meilleurs amis pour l’éviter sur Akala.

Quand cette magie avait-elle commencé à opérer ? Très certainement lors du match de Quidditch d’il y a quelques jours, où les deux roux s’étaient miraculeusement trouvés proches d’Alban, mais où AUCUN n’avait eu la décence d’attendre qu’il se débarrasse de la foule pour venir leur parler.

Ah ben ça, il l’avait bien vu, Alban. Il n’était pas si stupide que ça, après tout. Bon certes, tout de même un peu, mais là n’était pas le sujet. Il était persuadé que Calliope l’avait entendu, lorsqu’il l’avait interpelée. Ils se trouvaient si près qu’elle l’avait forcément entendu. Quant à Aaron ? Si ce dernier avait potentiellement une excuse vu qu’Alban ne l’avait pas vu partir, il n’était pas non plus exempté de répondre à ses SMS. Non, décidément. Ces deux-là le fuyaient pour une raison qu’il ne connaissait même pas, et cela commençait à le frustrer au plus haut point.

Le master pompon fut cependant attribué à Calliope, un peu plus tard dans la matinée. Alors qu’Alban était en train de laver son Ramoloss chromatique, son iPok avait sonné pendant plusieurs minutes avec insistance. Au départ, croyant qu’il s’agissait uniquement d’un appel de son ami Voltali, Jaen, Alban s’était dit qu’il le rappellerait plus tard. Ok, ce n’était pas sympa pour ce pauvre gars, mais le Pokéathlète rappelait toujours ceux qui tentaient de le contacter. Il avait donc pu tranquillement achever le toilettage d’Ether, et avait pris le temps de bien rincer toute la mousse avant de récupérer l’appareil électronique.

Et là, tagada tsoin tsoin, voilà que le nom de sa chère Doc s’était affiché. Au départ ravi - la saison des fuites s’était-elle achevée sans qu’on le prévienne ? -, le châtain avait bien rapidement déchanté lorsqu’il était tombé sur le répondeur de la rousse. L’affaire aurait pu s’arrêter là, puisqu’Alban était actuellement fautif de n’avoir pas décroché à temps. Mais non. Après avoir tenté de la rappeler deux ou trois fois en croyant avoir affaire à une urgence, Alban avait reçu un SMS de la Médecin lui indiquant qu’elle était en séjour à la montagne avec ses parents, soumise aux caprices du réseau. Bon. L’excuse aurait pu passer, si un ami Mécanicien d’Alban n’avait pas bidouillé son iPok pour que l’endroit d’où téléphonait son interlocuteur s’affiche très clairement en-dessous de son numéro. Ainsi, le jeune homme avait très bien pu voir que Calliope n’était pas en montagne comme elle le prétendait, mais à Ho’ohale. Et, sauf erreur de sa part, il n’y avait pas de montagne dans ce coin-là de l’île.

Ce mensonge éhonté ne parvint qu’à l’agacer encore plus. Calliope prétendait que tout allait bien et tout le reste. Mais Alban voyait bien qu’elle l’évitait parce qu’elle lui cachait sans doute des choses. Il avait entendu dire par un de ses amis Phyllali, que ce crétin de Blackhart - *keuf keuf, jalousie* - avait décidé de quitter l’académie. Il n’avait pas encore abordé le sujet avec sa Doc puisqu’il n’avait pas encore eu l’occasion de la croiser en vrai, mais il se doutait bien que cette décision la chagrinait. Il avait donc envoyé quelques messages anodins en lui proposant de sortir un peu, dans l’espoir qu’ils pourraient parler de tout ça autour d’un bon chocolat viennois. Mais encore une fois, la demoiselle l’avait ignoré. Avait-elle tenté de lui passer un appel au secours, avant de se refermer lorsqu’il n’avait pas décroché ? Il n’en savait rien. Mais aux grands maux, les grands remèdes.

Sortant de sa minuscule chambre, il se dirigea vers celle d’une de ses colocataires. Il frappa doucement à la porte et attendit l’autorisation pour passer sa tête dans l’encadrement.

- Eh Gwenn. Excuse-moi, mais tu pourrais me rendre un petit service ?

***

Quelques heures et quelques paramétrages plus tard, Alban pu enfin remercier la Pokémécanicienne pour son bon travail. Son iPok, tout juste piraté par la brune, affichait à présent une carte d’Akala avec coordonnées GPS d’un point qui clignotait en rouge. Ouep. Grâce aux talents de Gwenn, Alban était parvenu à géolocaliser le signal de l’iPok de Calliope. Comme il s’en était douté, elle était bel et bien à Ho’ohale. Et, à présent qu’il savait où exactement, il allait pouvoir lui rendre une petite visite.

Il tendit un paquet de sucreries à sa colocataire, pour la remercier de l’avoir aidé avec tout ça. Elle ne lui avait pas posé trop de questions, mais elle devait sans doute lui faire confiance, pour pirater ainsi l’iPok de sa propre Préfète. Bah. On voyait où étaient ses préférences, ehehe #PAN#.

Sautant donc sur le dos de Mistral, Alban se jeta par la fenêtre du phare. L’Altaria chromatique déploya ses ailes et, après quelques mouvements, parvint à stabiliser son altitude. GPS en main, Alban vérifia le signal et donna les indications géographiques à sa monture. Ce n’était pas exactement la porte à côté à pieds, mais à vol d’oiseau, il mettrait à peine une vingtaine de minutes. S’assurant donc de ne jamais perdre le cap, il se laissa porter par les battements d’ailes harmonieux de Mistral. La sensation du vent dans les cheveux parvint à l’apaiser quelque peu. Voler avait toujours eu le don de le calmer, après tout…

Alors, se perdant dans ses pensées, il ferma lentement les yeux et laissa Mistral le guider.

***

Il arriva à Ho’ohale en début d’après-midi. Sur sa carte digitale, sa propre localisation se rapprochait dangereusement de celle de Calliope. Il décida d’atterrir à quelques rues, afin qu’elle ne le repère pas. Il n’avait pas envie de risquer une fuite. Alors, furtif, il rappela Mistral dans sa Pokéball, et s’approcha de la fameuse maison.

Du bout de la rue, il crut voir du coin de l’œil de l’agitation. Tiens ? Ce n’était pas une crinière rousse qu’il venait de voir plonger au sol ? A la fois exaspéré, énervé et amusé - si, si, c’est possible -, le Pokéathlète s’approcha du portillon, pour y voir… une Calliope à demi-couchée au sol, dans une tentative ridicule de se camoufler. Ben ça, pour sûr, la Givrali n’était pas faite pour être Espionne. N’était-ce d’ailleurs pas elle qui avait carrément marché sur une plaque de pression, dans la planque des Rouages, il y a deux ans de ça ? Alban se retint de pouffer de rire. Par chance, son visage habituel inexpressif paraissait assez froid pour ne pas donner les mauvais signaux à Calliope.

- Salut Doc. J’ai bien vu que tu étais bien là. Tu étais même bien là quand tu m’as passé l’appel, ce matin. Et quand tu m’as envoyé tes SMS également. C’est marrant, d’ailleurs. Je ne crois pas voir de montagne, dans les alentours.

Il mit ses mains en visière pour faire mine d’explorer le panorama. Pas grand relief à proximité. Ou alors, à une distance trop grande pour être parcourue en aussi peu de temps.

- C’est fou ! dit-il en haussant les épaules, sur un ton sarcastique.

Bon. A la base, il était censé être là pour lui remonter le moral. Mais visiblement, il ne pouvait pas s’empêcher d’être quand même vexé par l’attitude de la rouquine. Encore plus quand il se rendait compte qu’elle n’avait absolument pas envie de le voir. Elle osait à peine croiser son regard.

Malgré tout, elle lui demanda comment il avait fait pour la retrouver. Avec un soupir, il dégaina son iPok.

- Ma merveilleuse colocataire est Pokémécanicienne. Elle a réussi à tracer le signal GPS de ton iPok pour que je puisse te retrouver. Il le fallait bien, puisque j’étais incapable de savoir où tu te trouvais réellement.

Il posa une main sur son front, incapable de rester sarcastique plus longtemps. Lorsqu’il rouvrit enfin les yeux, ce fut un regard plein d’inquiétude qui se posa sur la jeune fille.

- Bon… Est-ce que tu vas enfin m’expliquer qu’est-ce qui se passe ?

_________________
L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty 15024690286225SignMaxAlban
Calliope Pryde
Calliope Pryde
Région d'origine : Unys.
Âge : 18 ans
Niveau : 51
Jetons : 2109
Points d'Expériences : 1579
Adulte Médecin Débutante
Sujet: Re: L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty   Sam 16 Sep - 13:44


L’abîme d’un regard

ALBAN ABERNATY
PRYDE
CALLIOPE
Lieu : Akala
Date : Mi Août
Pokémon utilisés :
L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty 225L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty Miniat_7_s_037a
Calliope avait eu le malheur de croiser à peine le regard froid d’Alban. Oui, forcément, il n’était pas content du tout. Son sarcasme en disait long et arrivait même à donner des frissons dans le dos de la rouquine. Alors, comme elle avait réussi à empêcher sa Goupix de fuir après sa chute involontaire, elle se concentrait sur elle quelques secondes pour la replacer convenablement sur ses genoux et passer la brosse dans ses poils. Cette dernière ne pouvait y résister, ayant une certaine préférence sur une zone bien définie : de chaque côté de son museau. Elle allait chercher elle-même la main de sa dresseuse pour que celle-ci insiste un peu plus. A vrai dire, sa main ne se mettait pas spécifiquement en œuvre et faisait plutôt des gestes machinaux qui ne convenait pas du tout à la petite princesse des neiges qui finissait par descendre de son trône, piquée au vif. Callie ne la retenait pas cette fois-ci, plutôt intriguée de savoir comment le garçon avait pu la retrouver.

_ Sérieusement, Alban ? commençait la demoiselle en fronçant les sourcils. Ce n’est pas un peu une violation de ma vie privée, ça ?

Mais maintenant que les yeux du jeune homme traduisaient une certaine inquiétude, la Givrali ne pouvait pas rester plus longtemps en colère contre lui. Ah, forcément qu’il avait deviné ! En même temps, comment ne pas comprendre autant de signaux ? Callie soupirait en baissant encore les yeux. Décidément, elle n’arrivait vraiment pas à soutenir un fichu regard. Devait-elle vraiment lui parler de ce qui l’angoissait ? Alban était son ami, certes. Mais leur relation était tellement particulière que parfois, la demoiselle avait du mal à la définir. Alors, elle hésitait. Parler de sentiments, avec tout ce qu’il avait pu se passer entre eux avant, c’était beaucoup trop délicat. Qu’aillait-il faire pour l’aider ? Surtout qu’à la base, il ne portait pas spécialement le Phyllali dans son cœur … ?

Il y avait du bon comme du mauvais d’évoquer la raison de cette tristesse. Et Calliope n’arrêtait pas de peser le pour et le contre sans jamais réellement pouvoir trancher. Cependant, il y avait une chose dont elle était certaine, c’était que si elle ne disait rien, Alban la forcerait à parler. Que si elle mentait, il le devinerait presque aussitôt. Alors, à quoi bon lui cacher ? Après tout, il méritait de connaitre la vérité. Avant tout, il s’agissait d’une personne proche d’elle, la plus proche même.

_L’absence de Leo me terrorise. lâchait-elle sans pour autant se redresser. Je me sens… Je ne sais pas comment l’expliquer et je trouve ça même étrange de ressentir aussi fort cette sensation car dans le fond, il est probable qu’elle soit disproportionnée mais… Je me sens vide. Ou plutôt incomplète. Je n’ai envie de rien. Je n’ai pas d’appétit, ni même de loisir ici. Et je ne parle même pas du sommeil.

Autant dire que la préfète était à bout physiquement et psychologiquement. C’est à peine si elle avait assez de force pour se déplacer. Son visage s’était un peu creusé, c’est vrai. Et il y avait des cernes qui descendaient sur ses joues. L’absence de cet éclat lumineux dans ses yeux jouait aussi beaucoup.

_ Ne va pas croire qu’il m’a abandonné ! précisait la rouquine en ressentant la réaction de son ami. Non, au contraire. On reste relativement en contact mais… Mais ce n’est pas pareil, tu vois ? Sa présence me manque et je ne supporte pas du tout cette séparation. Car… Je ne sais pas ce qu’elle donnera dans l’avenir. Il effectue un stage, relativement important pour son futur. Alors, j’ai peur qu’au final, ça devienne définitif.

A cet instant, enfin, elle plantait ses iris dans les siennes. Les yeux humides de la demoiselle traduisaient un appel au secours et presque aussitôt, le garçon venu à sa rencontre se retrouvait dans ses bras. C’était réconfortant, beaucoup plus qu’elle n’osait l’imaginer. Cette enveloppe protectrice, bien que différente que ce qu’elle avait l’habitude de côtoyer, lui faisait énormément de bien. Et pour rien au monde, elle ne voulait la quitter. Et enfin, elle pouvait décompresser réellement et laisser quelques larmes couler.
(c) Alban


_________________
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty   
L'abîme d'un regard - PV Alban Abernaty
Page 1 sur 1
Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers:  
Outils de modération :