Same story, again - PV Raudhr
Nemo Kendhall
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Sujet: Same story, again - PV Raudhr   Mer 23 Aoû - 13:56
Same story, again.

Je pose enfin le pied sur Alola. Nous sommes le mercredi 2 août et je viens finalement de retrouver le camp d’été de l’Académie après un passage éclair à Lansat pour récupérer mes Pokémons et m’informer sur la destination estivale de mes camarades. Mon coeur ne sait plus bien où il en est. Il bat de manière irrégulière. Je suis à la fois terriblement excité mais aussi mort de peur. Après tout, j’ai disparu de tous les radars six mois plus tôt. M’attends-t-on encore ? Se souviendra-t-on de moi ? Certains ne veulent peut-être plus me voir. D’autres pensent peut-être que je ne suis qu’un lâche. C’est ce qui m’effraie le plus. Mais je sais qu’au moins un d’entre eux m’attends. Alban. Il m’a laissé de nombreux messages durant mon périple. Je les ai tous reçu en retrouvant la civilisation. Je m’en suis voulu et je m’en veux encore. J’ai disparu alors qu’il était désespéré. Et maintenant, me voilà là, terrorisé à l’idée de le retrouver. Dois-je lui envoyer un message ? Lui courir après pour signaler mon retour … ? Attendre qu’on se croise au hasard de nos chemins ? Non, rien de tout ça, je dois faire la part des choses, remettre mes idées en place, savoir ce que je dois lui dire ou non. C’est la nouvelle montagne que je dois gravir et enjamber. Alban, promis, je fais au plus vite. J’ai juste besoin d’un peu plus de temps… Même si ça fait déjà six mois. Je dois retrouver mes marques, redevenir un véritable étudiant… J’ai la désagréable impression d’avoir tout oublié. Comme si prendre son envol rien qu’une fois effaçait des habitudes pourtant bien ancrées. Et là, en arrivant sur Alola, en voyant les jeunes en classe préparatoire avant la rentrée… je me dis que ma place n’est peut-être plus ici…
Et, pourtant, si je voulais mettre fin à tout ça plus vite, il aurait fallu que je passe plus de temps à étudier. Me voilà coincé au Grade 2 sans avoir ne serait-ce écrit une ligne de mes thèses. C’est de ta faute en plus, Glaedr. Le démon lève un sourcil et soupir, mais ne relève pas.

Je me dirige d’un pas traînant vers le bâtiment qui doit accueillir les élèves. J’informe mon arrive et demande au guichetier de prévenir également Elisabeth Snow de mon retour. Il consulte son iPok et déclare.
«_ La Directrice souhaite s’entretenir avec vous, monsieur… Mightley. »
J'acquiesce, ce n’est pas spécialement bizarre, juste normal. Je suis le couloir de l’université d’été et frappe deux coups à la porte indiquée. Mademoiselle Snow m’autorise à entrer et je pénètre dans son bureau agréable et lumineux.

Elle lève son regard vers moi et semble un instant troublée. Elle se ressaisit rapidement et va droit au but.
«_ Aaron, quel plaisir de te retrouver. Ton absence était à durée indéterminée mais, six mois, tu comprends que ça va être compliqué pour toi de ratrapper le retard accumulé. » Je baisse les yeux, fixant soudainement le pied de la chaise. Va-t-elle me renvoyer ? « Néanmoins, je n’ai aucune raison d’interdire ton retour. J’espère que tes problèmes médicaux se sont réglés. Ton médecin m’a envoyé ceci. »
Elle dépose un papier sur son bureau. Je m’approche lentement pour m’en saisir. Je parcours rapidement les quelques lignes. Mon coeur se serre. Un avis de recherche du laboratoire qui m’a enfermé, maltraité et presque brisé. Tentant de garder toute ma contenance, je défie la directrice du regard.
«_ Mes problèmes sont réglés, Mademoiselle, merci de prendre de mes nouvelles.» J’incline la tête en faisant demi-tour.
«_ Aaron. Que cela n’interfère pas avec la Pokémon Community. Quoi qu’il en soit, il reste une place sur Konikoni avec Raudhr Akai chez un couple d’octogénaire.»

Je la remercie d’un signe de tête avant de reprendre mon chemin à deux doigts de craquer face à la révélation de Snow. Ils me… ils nous recherchent toujours Glaedr... °_ Malheureusement, c’était à prévoir. Le pire dans tout ça, c’est qu’ils se doutent que nous reviendrions un jour ou l’autre à l’Académie. Je pense tout de même que c’est l’endroit le plus sûr. Et puis, je suis toujours prête à me venger.°
Je laisse les dernières paroles de Glaedr imprégner mon esprit. Elle n’a pas tort et même si je voulais quitter PC, je n’aurais pas beaucoup d’autres endroits où aller. Je songe un instant à mes parents. Ils avaient été mis au courant par la directrice de ma pseudo-hospitalisation. Malgré leur inquiétude, l’école avait toujours réussi à les maintenir à distance. Je leur avais téléphoné, leur apprenant mon rétablissement et mon retour à l’école. Leur promettant également que je passerai les voir. Au plus vite.

Mon sac sur le dos, je me dirige vers l’île de Konikoni. Le trajet n’est pas bien long et l’arrivée sur l’île est magistrale. Une immense porte médiévale typée japonaise encadre l’ensemble de la rue principale de l’île. Je vérifie l’adresse et passe sous la porte. Des hordes de touristes se précipitent sur les différentes échoppes. Je remarque un grand nombre de pierres précieuses mais n’y porte pas plus d’attention. Au dessus de mon crâne, s’élève un gigantesque volcan. J’apprend d’un aimable passant qu’il faut que je parte dans sa direction pour trouver l’adresse que je cherche. La montée n’est pas bien longue mais relativement pentue. Mais six mois d’entraînement spartiate au Mont Sélénite ont eu raison de mon corps et je grimpe les quelques mètres sans aucun problème. La petite maison typique n’est pas bien difficile à trouver. Elle est construite dans une architecture aux toits légèrement relevés et aux couleurs automnales. Elle ne se distingue pas particulièrement de ses voisines à l’exception près de son gazon parfaitement coupé. Je toque à la porte et une petite vieille m’ouvre.

«_ Bonjour, excusez-moi de vous déranger mais je suis le nouvel élève, de la Pokémon Community. On m’a dit que vous pouviez loger une personne de plus.»
Elle me dévisage de haut en bas avec ses grandes lunettes qui lui donnent un air de mouche. J’échange un regard avec Vivaldy qui remue les oreilles.
«_ Kentoooooooo ! En voilà un autre !
_ Ah non ! Déjà un … ça fait un … Mais deux ! Ca fait deux ! »
Je cligne plusieurs fois des yeux. Phy se pose délicatement sur mon épaule au moment où la vieille s’apprête à me fermer la porte au nez.
«_ Ohhhh ! Ca par exemple ! Un Natu ! Entrez, entrez, jeune homme. Savez-vous que dans notre pays, les Natu sont une valeur inestimable. On dit qu’ils sont des envoyés des premiers Pokémons. Mais, dans notre contrées, il est plutôt difficile d’en trouver…
_ Tatsuya… on avait dit non !
_ Roooh, arrête de faire ton grincheux Kento. On avait dit trois maximum. Et là, il ne sont que deux. Et regarde ! Celui-là a un Natu ! »


Ils passent les dix minutes suivent à flatter les plumes de la petite Phy. Celle-ci est bien contente de se retrouver au centre de l’attention. Malgré leur caractère grognon respectif, ils n’ont pas l’air bien méchants. Je décide de leur laisser ma Natu pour monter à l’étage où semble être ma chambre. Mon Moustébouée, Marley, prend les devants et grimpe les marches tel un agent secret. Je porte mon Abra dans les bras et pousse du pied Maky, le Sablaireau qui ne ferait pas de mal à une mouche. Alors que Moustillon a rejoint son acolyte de type eau il me fait signe d’avancer. Ils ont l’air d’avoir trouvé la chambre. Je m’apprête à entrer dans la nouvelle pièce mais Glaedr intervient.
°_ STUART !°
Je fais volte-face, m’attendant à me faire frapper par derrière mais rien à l’horizon. Je sent mon corps basculer dans la précipitation et je tombe lourdement sur mon sac à dos dans un grand fracas. Mais qu’est-ce qui te prend ?
°_ ON EST PAS SEULS. CASSE TOI ! BARRE TOI ! GROUILLE !°
Je n’ai jamais vu Glaedr dans cet état. Elle force mes barrières pour tenter de s’emparer de mes jambes et me forcer à bouger. Oh ! Calme ! Explique toi. Elle paraît faire un effort surhumain pour garder un semblant de calme.
°_ Il y en a un autre… Comme moi. Juste derrière cette porte. Et il est puissant. Plus que nous deux réunis. J’ai l’impression de le connaître. Mais c’est indistinct. Je pense qu’il sombre dans les méandres de la conscience de son hôte. C’est pas prudent, Stuart. Je le sent pas...°
Je me relève difficilement sous l’oeil interloqué d’Aisy et le grognement rieur du Galegon. Je lui tire la langue avant de pousser la porte. S’il y a quelqu’un de comme moi sur ce putain de globe, j’ai deux trois questions à lui poser.
Aaron S. Mightley


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Raudhr Akai
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Sujet: Re: Same story, again - PV Raudhr   Ven 25 Aoû - 3:44


Same story, again

-Fyrn, descends de là.

Le Caninos chromatique se tourna vers son dresseur avant d'aboyer et d'obéir. Il descendit de son perchoir, à savoir le lit de Raudhr, pour retomber sur le tapis posé au sol et s'étirer. Restant planté pendant une moitié de seconde, il tourna la tête et fonça vers Skölir, qui dormait paisiblement. Le Pokémon Feu donna un coup de tête au Lixy, qui se réveilla en sursaut, les yeux grand ouverts, analysant la situation. Il grogna et répondit avec une petite décharge électrique, ce qui fit bondir Fyrn. Ainsi, comme à leur habitude, les deux Pokémon commencèrent à se chamailler, et comme à chaque fois, le garçon devait lever la voix pour intervenir.

-Ça suffit !


Cela ne faisait que quelques jours que Raudhr avait capturé Fyrn, et le chromatique, littérale tête brûlée, n'arrêtait pas d'aller embêter le pauvre starter, qui pourtant ne se laissait pas faire. Leurs querelles n'étaient pas méchantes et dépourvues de malice, mais elles étaient si régulières qu'elles fatiguaient le Phyllali. Ce dernier s'assit sur son lit, les coudes sur les genoux, observant ses Pokémon du coin de l'oeil. Dans tous les cas, cette agitation quotidienne l'occupait beaucoup, et permettait à son esprit de penser à autre chose, ainsi qu'à forger de nouveaux souvenirs. Après tout, il était venu à la Pokémon Community dans ce but, créer un nouvel univers, oublier et enterrer son passé sombre. Pour l'instant, rien ne s'était encore passé, et le tatouage dans son dos ne s'était pas réveillé une seule fois depuis son départ, lui donnant un peu d'espoir sur son futur ici. Cependant, il restait très méfiant et faisait très attention à ses relations avec les autres élèves. Il savait qu'ils le trouvaient peut-être un peu trop froid et bizarre, mais il ne pouvait pas faire autrement. N'étant pas très bavard ni sociable de base, le jeune homme prenait le plus de distance possible entre les gens et lui-même. On aurait pu croire que toute cette solitude était dure à supporter, et qu'il n'avait pas l'habitude, bien au contraire. Il avait passé ses six dernière années seul, loin de tous, depuis ce qu'il s'était passé. Seul son ami Lethr passait le voir lorsqu'il pouvait, et c'était la seule visite qu'il autorisait.

Inconsciemment, le visage de Raudhr s'assombrit, des souvenirs qu'il voulait effacer refaisant surface. Puis à nouveau, le visage flou de ses parents surgirent dans son esprit. Il releva la tête et attrapa le cristal rouge qu'il gardait toujours avec lui, logé dans son sac. Il fit rouler le joyau entre ses mains, qui d'ailleurs n'était pas plus grand qu'une petite mandarine. Son éclat rouge était très hypnotisant, reflétant la personnalité du Dresseur et les souvenirs qui y étaient attachés. Ainsi, le jeune homme resta assis pendant un certain moment, à contempler la précieuse pierre, plongé dans ses pensées. Cependant, un bruit soudain le tira de nouveau à la réalité, et il leva la tête, fermant sa main sur son cristal. A quelques  pas, Skölir et Fyrn venaient de heurter le bureau de la chambre, faisant tomber un stylo par terre. Les deux Pokémon étaient figés dans leur combat, en boule l'un contre l'autre, prêts à mordiller ce qui leur venait sous les babines, leur regards tournés vers le Phyllali, visiblement mécontent. Il les fixa sévèrement, leur faisant comprendre qu'il n'approuvait pas leur attitude, et les deux créatures s'éloignèrent très lentement l'une de l'autre, leur regards toujours rivés vers leur Dresseur. Dès que leur corps ne furent plus en contact, ils se séparèrent d'un bond comme si de rien n'était, désormais totalement silencieux.

Raudhr soupira devant le comportement du Caninos et du Lixy. Il fit un début de mouvement pour se lever afin d'aller remettre le stylo tombé en place, mais se figea net. Il se paralysa complètement, incapable de bouger, les yeux grands ouverts. Une brûlure se fit sentir dans son dos, et un sentiment de mal-être l'envahi, comme si son corps ne lui appartenait plus pendant un court instant. Son tatouage venait de réagir, à nouveau, et la brûlure se faisait de plus en plus intense, mais toujours supportable. Il sentit une présence étrange derrière la porte, une aura presque familière. Pourtant, personne ne pouvait le trouver ici, et il n'avait jamais rencontré quelqu'un avec une telle aura. Quelque chose sembla presque bouger dans sa conscience, et il releva lentement la tête, fixant la porte. Il calma doucement son rythme cardiaque, qui s'était d'un coup accéléré, ignorant la douleur dans son dos. En revanche, ce sentiment de mal-être grandit, et une sensation étrange l'envahit, comme si son esprit se séparait de son corps. Cela ne dura qu'une ou deux secondes, mais assez pour que Raudhr comprenne ce qui aurait pu se produire. Il se força à rester maître de lui-même, et reprit lentement contrôle de ses émotions et de son corps. Il ne bougea cependant toujours pas, son regard rivé vers la porte à quelques pas de lui. Cette dernière finit par s'ouvrir lentement, révélant un jeune homme d'environ son âge, roux, les cheveux en bataille, portant un Abra dans ses bras. Le Phyllali compris que l'aura dégagée venait de cette personne. Il ne l'avait jamais vu, ni rencontré ou entendu, mais quelque chose paraissait vaguement familier chez lui. Il ne s'agissait pas de son physique ou de sa voix, mais bien d'autre chose.

Raudhr fixa l'autre Dresseur longuement, son seul œil rouge pâle visible ne le décrochant pas un seul instant, ce qui aurait pu mettre mal à l'aise n'importe qui. Il resta silencieux, incapable de dire quoi que ce soit. La brûlure de son tatouage ne s'était pas encore calmée, mais il restait impassible, ne laissant s'échapper aucune émotion.
Ce ne fut qu'après de longues secondes qu'il se décida à revenir à la politesse, toujours de son ton froid habituel.

-Hey.

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Moodboard by Sirius:
 
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Code RP créé par Ginji et design de T-Card codé par Sirius, merci beaucoup !
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Sujet: Re: Same story, again - PV Raudhr   Ven 25 Aoû - 9:51
Same story, again.

°_ Je te jure, t’es en train de faire une méga connerie ! Stu’ ! Fais pas comme si tu m’entendais pas ! Je suis dans ta tête, c’est pas possible ! Ben voyons, fais comme tu veux. Mais si on crève, c’est ta faute. Nooooon. N’OUVRE PAS CETTE PORTE J’AI DIT. Trop tard. Ca alors. Qu’est-ce que tu cherches avec lui, au juste ? Parce que bon, je t’ai dit qu’il y avait peu de chances pour qu’il en soit conscient. Comment veux-tu qu’il réponde à tes questions s’il en sait rien du tout ? Ca t’en bouche un coin, hein. Ouais, je sais, j’ai raison. Maintenant, tu as le droit de faire demi-tour, refermer cette porte, dire poliment à tes hôtes que tu te casses parce que la pelouse est clairement plus verte sur l’île voisine. Nan mais en fait, t’écoute vraiment rien de ce que je te raconte...°

Si je pouvais la faire taire, ça serait avec grand plaisir. Le pire, c’est qu’elle n’essaye même plus de s’infiltrer dans mes muscles, preuve qu’une pointe de curiosité la pique. A peine suis-je entré dans la chambre que je remarque un jeune homme brun au regard rubis qui me fixe. Un frisson me parcours tout entier. Il m’a “senti” arriver. °_ Non, tu viens de te casser la gueule de l’autre côté du mur, il t’a entendu.° Ah oui, peut-être. Mais cet échange de regard ne me laisse pas tranquille. Peut-être que Glaedr a raison. Je vais faire demi-tour. C’est plus safe. Mais mes Pokémons n’ont pas l’air de cet avis. Frey et Marley ont déjà fouillé la pièce, m’affirmant d’un regard qu’aucun danger n’est présent. Le Sablaireau fixe les deux Pokémons du brun comme s’il n’avait jamais vu de Lixy ni de Caninos. Remarquez, celui-ci est doté d’une fourrure tout à fait extraordinaire. D’un noir profond et d’un rouge orangé qui semble parfaitement coller à son dresseur. Je redirige mon regard sur lui au moment où il me balance un “Hey”. Plus chaleureux, tu meurs. J’essaye de lui fournir un léger sourire rassurant l’air de dire “Je vais pas t’attaquer, enfin, pas tout de suite quoi. Parce que tu vois, Glaedr vient de me prévenir que tu serais peut-être dangereux. Mais laisse tomber, soyons amis !”. Je sent le pauvre démon désespérer, elle qui s’est terrée le plus loin possible de moi.

«_ Salut ! Désolé de débarquer comme ça. Je viens juste de rentrer, Miss Snow m’a dit de venir ici… Bref, je voulais pas te déranger mais… apparemment… »
embrassant du regard l'ensemble de la pièce « ...on va devoir partager cette chambre. Désolé, tu devais t’être habitué à être tout seul. J’ai comme eu un peu de retard. » Je laisse échapper un petit rire en m’avançant vers l’autre partie de la chambre. Je passe devant les deux Pokémons de l’autre garçon qui me fixent du regard. °_ T’as vu, ils n’ont pas peur de toi. Ils sont habitués à notre présence.° Peut-être a-t-elle raison. Ou simplement tu ne leur fait plus peur comme avant. J’approche ma main du Pokémon feu pour la lui laisser renifler et il se met à la mordiller gentiment. Vivaldy est sur la défensive, prête à intervenir. Je la rassure d’un regard et dépose mon Starter sur mon lit avec une caresse. Le Caninos remue la queue et se penche en avant, comme prêt à jouer. Désolé mon grand, mais pas tout de suite. Je range mon sac au pied de mon lit et en sort le peu d’affaires qu’il me reste. J’essaye de combler le blanc qui s’installe dans la pièce.

«_ Ah, j’oubliais presque ! Moi c’est Aaron. Ca fait … deux ans que je suis arrivé à l’Académie. Je suis Chercheur Pokémon. Et toi ? Tu es nouveau, non ? Il ne me semble pas t’avoir déjà vu. » A moins que tu sois arrivé pendant mon absence… ce qui est tout à fait possible. Et, dans ce cas, je me grille tout seul. Face Palm intérieur. Well played. Bon, plus qu’à espérer qu’il soit juste arrivé pour l’université d’été. Il a pas l’air d’être super loquace le monsieur. Bon. Je veux pas non plus trop le déranger, je débarque quand même dans la chambre où il avait bon espoir de dormir seul jusqu’à fin août. Ca va Glaedr ? Tu vas réussir à te reposer aussi proche de quelqu’un d’aussi dangereux ? Ou tu préfères qu’on s’installe dans la salle de bain ? °_ Si la baignoire est confortable, je ne dis pas non. Et puis, “reposer” est un grand mot. Je veillerai sur toi, petit Stuart.° Là, comme ça, le jeune homme à l’oeil unique n’a pas l’air très méchant. Mais bon, ne jugeons pas les apparences trop vite.

Mon équipe s’installe autour de mon lit. Maky se roule en boule sur le lit et ferme les yeux. Marley et Frey sont aux aguets, prêts à en découdre avec le Feu et l’Electrik. Galegon est juste derrière eux, au cas où ça tournerait mal. Il regarde ses adversaires d’un oeil mauvais. Je donne un léger coup de pied dans sa carapace, lui faisant comprendre que son attitude n’est pas celle à adopter. Il répond d’un claquement de mâchoire. Fort bien.

«_ Désolé, il est un peu tendu, Genesy, quand il s’y met.» Puis, je fais un rapide tour de présentation de mon équipe. Lui désignant le Abra, ronflant paisiblement sur mon oreiller « C’est Invy, mon starter » Désignant les deux Pokémons Eau, juste à mes pieds « Voilà Frey, le Moustillon et Marley, le Moustébouée et le Galegon derrière eux c’est Genesy, comme tu t’en doutais. » Couvant du regard le Sablaireau dont la sieste ne fait que commencer « Et voici Maky, il ne ferait pas de mal à une mouche. Là-bas avec ses grandes cornes d’été, c’est Vivaldy. La Morphéo s’appelle Aisy. Il ne manque que Phy, ma Natu. Mais je crois que nos hôtes l’aiment… un peu trop ! »

Au moment où je termine ma phrase, une boule de plume rouge et verte fonce dans mes bras. Elle est poursuivie par des bruits de pas dans le couloir. Essoufflés, nos deux hôtes arrivent sur le pas de la porte en se tenant chacun sur une partie de l’encadrement.

«_ On…. *ppfffhe* On était en train de… *pfffh* la caresser. Genti… *pfffeuuh* ..ment. Et… *pfff* au moment où on a voulu… *hffff* arracher sa plume... *ffffh* elle s’est envolée….» Ils me fixent d’un air implorant.
«_ Pardon … ? Arracher sa plume ?! Mais… pourquoi donc ?
_ Vous savez, jeune homme *pppphf* Les plumes de Natu sont magiques. Elles permettent de faire éclore ceci. »


Et le dénommé Kento sort de derrière les fageaux un oeuf dont la drôle de couleur me fait cligner plusieurs fois des yeux. Tentant de garder mon calme je m’approche du couple en ayant pris soin de déposer Phy sur les cornes de la Haydaim.

«_ Où avez-vous trouvé ça ?
_ Oh ! Quelle drôle d’histoire ! L’autre jour il est tombé dans le jardin !
_ Tombé… dans le … jardin ?
_ Oui ! Du coup on s’est renseigné. Et on a découvert qu’il fallait une plume de Natu pour le faire éclore.
_ Et… où avez-vous lu ça, exactement ?
_ Ohoh ! Je ne me rappel plus bien. Le titre était quelque chose comme… “Croyances et Religions des îles d’Alola”. »

Ah, tout s’explique.
«_ Mais tu sais… nous n’avons pas de Natu. Tu ferais mieux de le garder. Fais-le éclore grâce à la plume, d’accord ? »

Et la scène la plus improbable de ma vie se déroule juste sous mes yeux. Kento me donne délicatement l’oeuf sous le regard approbateur de Tatsuya. Je récupère l’oeuf alors que les deux vieux font demi-tour -sans un regard ni salutation à mon nouveau colocataire, bonjour la politesse-.

«_ Ils vivent vraiment dans leur monde, ces deux là. Ca été le début de l’été, tout seul, avec eux ? Parce qu’ils ont accepté de me laisser entrer juste parce que j’ai une Natu. » Je retourne à grand pas vers mon lit. Je m’assois et admire la coquille de l’oeuf. Ses reflets bleutés sont justes admirables. Je caresse doucement sa surface, aussi dur que la tête d’un Galegon. D’ailleurs, celui-ci se retourne, soudainement attendrit. C’est vrai qu’il avait veillé longtemps sur l’oeuf de Frey. C’est un père protecteur. Je glisse l’oeuf aux côtés d’Invy. Il sera en sécurité, ici. Puis, je me relève, déclarant le besoin de prendre une douche. Je récupère mes affaires de toilettes et trouve sans mal la salle de bain. Il n’y a qu’une douche. °_ Noooooooooon ! Tout mon plan tombe à l’eau !° Tant pis.

L’eau chaude me fait un bien fou. J’y reste un long moment, profitant de l’eau brûlante dévalant sur mon corps. C’est fini. Je suis rentré. Je me rappelle soudainement de l’avis de recherche de la directrice. Mon coeur se sert. Pour l’instant, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter. Mais si Raudhr n’est au courant de rien, viendra un jour où je devrais le protéger. Cette pensée me laisse songeur jusqu’au moment où je m’extirpe de la cabine. Je fais mon retour dans la chambre avec une simple serviette autour de la taille -exhibant fièrement ma nouvelle musculature et mon tatouage darkou-. Je repose mes yeux sur l’oeuf. C’est intriguant, cette histoire…

«_ Et si on allait voir le jardin ? C’est quand même improbable que cet oeuf soit tombé là, comme ça...»


J’enfile le peu d’habits propres qu’il me reste et je me mets à songer au fait que je vais devoir renouveler toute ma garde robe… Je pense tristement à toutes mes tenues que j’affectionne particulièrement. Je ne vais plus rentrer dans aucune d’entre elles… Quelle tristesse. Finalement habillé dans un débardeur moulant orange, un short de plage aux motifs douteux et mon ancien chapeau de paille je sors de la chambre pour aller découvrir le jardin privatif du couple.
Aaron S. Mightley


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Raudhr Akai
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Sujet: Re: Same story, again - PV Raudhr   Mar 5 Sep - 12:49


Same story, again.

-Salut ! Désolé de débarquer comme ça. Je viens juste de rentrer, Miss Snow m'a dit de venir ici… Bref, je voulais pas te déranger mais... apparemment... on va devoir partager cette chambre. Désolé, tu devais t'être habitué à être tout seul. J'ai comme eu un peu de retard.

Ah, right. Raudhr s'était bien douté que le jeune homme était venu pour loger ici le temps des vacances d'été sur Alola. Il croisa simplement les bras et se contenta de le fixer, toujours sans un mot. L'aura qu'il dégageait était très étrange, et le Phyllali ne pouvait s'empêcher d'être méfiant à l'idée de quelqu'un comme lui. L'autre garçon finit par se présenter au nom d'Aaron, un chercheur Pokémon. Il lui fit savoir qu'il ne l'avait jamais vu avant, et le Dresseur comprit que c'était à son tour de se présenter.

-Je m'appelle Raudhr, et en effet, je suis nouveau. Cela ne fait qu'un mois que je suis arrivé ici.

Le personnage avait l'air amical et pas bien méchant, au contraire. Il enchaîna ensuite sur les présentations avec son équipe, qui était plutôt grande comparée à celle du jeune homme aux cheveux rouges. Il avait un Galegon qui avait un air renfrogné et semblait être prêt à quoi qu'il pouvait arriver, juste derrière un Moustillon et un Mustébouée. Skölir avait reprit un air sérieux et ferme, comme son Dresseur, et se contentait d'observer calmement la nouvelle troupe qui venait d'arriver. Il finit par monter sur le lit, esquivant agilement un Sablaireau endormi avant de venir s'allonger sur les genoux de Raudhr, qui passa sa main sur le dos du félin. Le Lixy bailla et ferma un œil, observant tranquillement toute la scène et en appréciant les caresses. Le jeune homme releva la tête, son expression toujours de marbre malgré la douleur dans son dos, qui ne s'était toujours pas calmée. Son tatouage lui brûlait la peau, et il lui était impossible de faire quoi que ce soit de lui-même, à part attendre que ça passe. C'était certes supportable, mais tout de même très dérangeant, et il lui fallut un peu de volonté pour ne pas faire de grimace de douleur lorsque la brûlure lança pendant une demi seconde.

Lorsqu'Aaron évoqua sa Natu, qui venait de foncer dans ses bras, des bruits de pas se firent entendre et les hôtes apparurent près de la porte, comme essoufflés. Ah oui, les hôtes. Un couple de personnes âgées, pas méchantes du tout bien que quelque peu grognons sur les bords. Raudhr avait eu un peu de mal à échapper à leur curiosité pendant les premiers jours, jusqu'à qu'ils comprennent que le jeune homme rouge n'était pas du type bavard. Ils étaient gentils, mais quelque peu bornés et superstitieux, et surtout très redondants. Il arrivait très souvent à l'un ou l'autre qu'ils s'embarquent dans des histoires sans fin, qu'ils avaient déjà raconté quelques heures auparavant. Le Dresseur avait du forcer un sourire avent de s'éclipser silencieusement à de nombreuses reprises, et certaines remarques du couple lui avait valu plusieurs facepalms intérieurs. Dans tous les cas, il les observa, essoufflés, raconter comment ils avaient essayer d'arracher une plume d'un Natu, s'avérant être le Pokémon de son nouveau colocataire, qui venait de faire les gros yeux. Ils finirent par sortir un œuf aux reflets bleus, qui selon eux, était tombé dans leur jardin, et qu'une plume de Natu était nécessaire pour le faire éclore. Raudhr était resté planté là, caressant machinalement son Lixy tapis sur ses genoux, se demandant comment deux personnes pouvaient être aussi naïves, et où est-ce qu'ils avaient pu apprendre une chose pareille. Il eu sa réponse lorsqu'ils évoquèrent un livre au nom de « Croyances et Religions des îles d'Alola ». Le jeune homme aux cheveux rouges sang refoula un rire, se doutant que ses hôtes ne faisaient sans doute pas exprès, mais il trouvait leur naïveté légendaire. Dans tous les cas, ils finirent par confier l’œuf à Aaron, qui avait de toute manière l'air assez expérimenté concernant les œufs, vu la façon dont il le portait et en prenait soin.
Le couple finit par partir, et Raudhr ne pu qu'acquiescer lorsque le roux déclara qu'ils vivaient dans leur propre monde.

-Ça été le début de l'été, tout seul, avec eux ? Parce qu’ils ont accepté de me laisser entrer juste parce que j’ai une Natu.

Ah. Décidément, Kento et Tatsuya, de leur nom, avaient bien une personnalité singulière. Dans tous les cas, le Phyllali répondit d'une voix calme, accompagnée par un mouvement de tête.

-Hm.. Ils sont assez particuliers, mais pas bien méchants.


Après s'être un minimum installé, Aaron sortit de la chambre afin d'aller prendre un douche, laissant le jeune homme aux cheveux rouges seul... ou presque.  Il y avait une sacrée garderie maintenant, malgré le fait que la chambre n'était pas spécialement petite de base, l'endroit était remplit de Pokémon, rendant l'impression d'un espace plus clos et restreint. Dans tous les cas, la brûlure dans le dos de Raudhr se calma légèrement, peut-être parce l'autre chose s'était éloignée. Le Dresseur serra légèrement les dents ; s'il devait supporter une brûlure constante à chaque fois qu'Aaron était près, vu qu'ils allaient partager la même chambre, sa vie allait devenir très rapidement compliquée. Il souffla légèrement, Skölir toujours roulé en boule sur ses genoux. Le Lixy avait ouvert l’œil, sentant une pression involontaire sur son corps de la part de son Dresseur. Il semblait comprendre la douleur qu'il ressentait, et se blottit un peu plus contre lui en guise de réconfort et de soutien. Le Phyllali se tourna vers Fyrn, qui s'était assit dans un coin, observant calmement les nouveaux venus, son œil de feu analysant le prochain candidat qu'il allait défier. Il grogna quand le Moustillon l'approcha, et fut rappelé à l'ordre par Raudhr, qui lui fit comprendre qu'il valait mieux qu'il ne cause aucun conflit avec les autres. Ce dernier bougea, poussant délicatement Skölir au déplaisir de celui-ci, et alla ranger son cristal rouge, qu'il avait gardé dans sa main depuis qu'Aaron était entré. Il se leva ensuite afin d'aller ramasser le stylo qu'avait fait tomber ses Pokémon quelques minutes avant, et mit un peu d'ordre dans la chambre, afin de laisser le plus de place possible pour que l'autre élève puisse ranger toutes ses affaires et avoir de la place.

Cependant, le dos du garçon se mit à brûler un peu plus fort, et il sentit à nouveau quelque chose bouger en lui. Quelques secondes après, la porte s'ouvrit pour laisser entrer le garçon roux, en simple serviette de bain. L'attention de Raudhr fut attirée par le corps de l'autre élève, et plus particulièrement par le motif sur son dos. Il remarqua un tatouage d'encre noir, représentant une sorte d'oiseau aux ailes déployées sur ses omoplates. Il resta figé, voulant croire à une simple coïncidence, mais la présence du tatouage, sa position et l'aura générale que dégageait Aaron lui faisait penser à une similitude entre les deux jeunes hommes. Est-ce que, comme lui, ce tatouage avait un lien avec ce quelque chose ? Est-ce qu'une chose était réveillée en lui ? Est-ce qu'il était aussi dangereux que lui ? Est-ce qu'il en était conscient ? De nombreuses questions remplissaient sa tête, et son propre tatouage avait décidé qu'il n'allait pas lui laisser de repos. A nouveau, quelque chose bougea, et ses membres se paralysèrent, comme si une volonté l'empêchait de bouger.

-Et si on allait voir le jardin ? C'est quand même improbable que cet œuf soit tombé là, comme ça...

La voix de son nouveau colocataire ramena Raudhr à la réalité, et son corps fut à nouveau en sa possession. Son dos lui faisait cependant toujours mal, mais il se contenta d'hocher la tête alors qu'Aaron sortit à nouveau de la chambre, en direction du jardin. Il souffla longuement, patientant quelques instants pour que la douleur se calme avant de suivre le roux dans le jardin de leurs hôtes, suivi de Skölir et Fyrn. Une fois dehors, sous la bonne vieille chaleur des îles d'Alola, il regarda autour de lui, examinant le lieu. La pelouse était verte, bien tondue et entretenue malgré le soleil qui renvoyait une idée de sécheresse à tout moment. L'espace n'était pas bien grand, il y avait quelques buissons de fleurs ici et là, ainsi qu'un petit coin potager sur la droite, avec tous types de légumes communs qu'il était facile de cultiver. Un arbre était planté fermement dans le sol, dans un coin du jardin, contre la haie verte foncée. Dans tous les cas, il n'y avait rien d'anormal.. sauf peut-être l'idée qu'un caillou contenant un être vivant ai pu atterrir ici.
Raudhr croisa les bras. Un œuf, ça ne tombe quand même pas du ciel, si ?

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Sujet: Re: Same story, again - PV Raudhr   Jeu 14 Sep - 13:23
Same story, again.

Comment déterminer si le garçon en face de moi, Raudhr, a un grand problème de timidité, n'en a juste rien à faire de moi ou est juste... comme ça ? La question me turlupine. Je n'ai pas envie de faire peur aux nouveaux -il est à peine arrivé depuis un mois, le pauvre-. Pire que ça, j'ai l'impression que je le force à me répondre. Quelle étrange situation. Par chance -ou pas- nos hôtes viennent mettre fin à cette ambiance délicate. Ils me parlent de trucs invraisemblables mais, contre toute attente, m'offre un œuf. Parce que, soit disant, la plume de Phy pourrait le faire éclore. Soit. J'y crois pas un seul instant. Maaaais, je ne contredis pas les deux vieux qui semblent se complaire dans leur croyance. Je n'ai pas envie de risquer de me faire virer alors que je viens tout juste d'arriver. Et puis, ça me ferait chier quand même de voir mis dehors Raudhr alors qu'il n'a rien fait. Il m'apprend alors que Kento et Tatsuya ne sont pas méchants juste... spéciaux. Ce qui arrive souvent quand on vit aussi isolé. Dans tous les cas, je ne vais pas leur en faire tenir rigueur. Même si cette histoire d'oeuf tombé du ciel est... intrigante. Je prends le temps de mettre l'oeuf en sécurité et propose à Raudhr de descendre voir ce qui se trame dans le jardin. Des œufs qui tombent du ciel... en voilà une bien bonne !

Le nouvel élève ne me répond pas mais même s'il décide de ne pas me suivre, je vais quand même aller jeter un coup d’œil au jardin. Cette histoire aiguise la curiosité du Chercheur Pokémon que je suis. ° Tu as pensé au fait qu'il le sent, peut-être, lui aussi ? ° J'avais presque zappé cette histoire. Cet autre Glaedr, dans le corps, l'esprit du rouge. C'est vrai que c'est une possibilité, mais c'est toi qui m'a dit que... la chose était probablement endormie. ° Mais si tu réfléchis plus de deux secondes à la question... Quand moi-même j'étais stase, tu savais que j'étais là, quelque part. Et puis, j'ai bien essayé de te faire capter que c'était tout autant pour ton bien que le miens qu'il fallait me laisser un peu de territoire. Si Raudhr en est à cette « phase » … Il va peut-être péter un câble comme tu l'as fait à plusieurs reprises. Fait juste attention. On ne sait pas ce que le Sien veut. Et quand tu penses que j'ai failli te faire couler un gosse dans une piscine... J'ose même pas imaginer ce qu'un esprit mal intentionné pourrait faire... ° Et, d'ailleurs, pourquoi tu voulais couler ce pauvre Haru, uh ? ° C'est pas si simple, Stuart. Avant que tu m'acceptes, je ne connaissais ni perception, ni sentiment, ni pensée. Le seul moyen qui semblait fonctionner pour te montrer que j'étais là était de te terroriser. Pour que tu me laisses ta place. Je ne me rendais pas compte de mes actes. Grâce à toi je suis... plus mesurée. °

Je ne lui réponds pas et plonge dans une profonde réflexion. C'est étrange quand même, tout ça. Et, en même temps, je ne peux pas faire autrement. Tant qu'elle ne s'amuse plus à faire ce genre de trucs... Même si ce qu'elle a pu faire par le passé a été terrible, je dois bien lui laisser une autre chance. Pas comme si j'avais le choix.
Je descends les dernières marches. Les deux vieux sont sagement assis dans le salon pendant que l'horloge compte le nombre de minutes durant lesquelles ils lisent. Je ne les dérange pas plus et emprunte la porte arrière pour me retrouver dans le fameux jardin. Je ne soupçonnais pas quelque chose d'aussi grand. Un immense cerisier trône quelques mètres plus loin. Une balançoire y a été pendue, signe du passage régulier d’enfants. Une table en bois, digne d'un grand menuisier, est rangée dans un coin, poussiéreuse. Ils ne doivent avoir que peu de visites. Ça et là traînent des outils de jardinage et quelques jouets. Ce jardin est bien moins bien entretenu que celui à l'avant... Kento ne doit plus être en âge maintenir en état la surface de l'espace vert.

Tout est calme, une petite brise vient caresser mes cheveux encore humides. Marley et Frey sont déjà partis explorer les environs. Le reste de mon équipe prend l'air comme bon leur semble. Seul Invy et Genesy sont restés surveiller l'oeuf. La température est agréable, une belle journée d’été, en somme. Je prends plusieurs inspirations, l’air est aussi pure qu’au Mont Sélénite mais l’iode chatouille mes narines. Des odeurs étranges remplacent celles des pins et de la neige. Fermant les yeux un instant, je laisse les quelques rayons du soleil m’envelopper tout entier. La sensation de satisfaction est bien réelle.

Comme on dit, les petits plaisirs de la vie ont une fin. Là, c’est Tatsuya qui débarque aussi vivement qu’une ado.

«_ NON MAIS DIT DONC ! Qu’est-ce que vous faites là ?! Répondez jeunes hommes ! Qui vous a permis d’entrer ?! C’est une propriété privée ici ! Allez ! Repartez par là où vous êtes venus ! Et que ça saute ! ZOU ! »


Je recule d’un pas, positionnant mes mains pour tenter de calmer le jeu. Mais la vieille a bel et bien l’air de nous avoir totalement zappé ! Même Phy qui vole autour de moi ne semble pas lui rendre la mémoire. Et voilà qu’elle s’est armée d’un balai… elle s’approche de nous en le brandissant en avant pour nous faire reculer. Un pas après l’autre, je bats en retraite vers le fond du jardin. J’écrase par mégarde le pied du Raudhr. Une décharge me parcours tout entier. Je suis électrisé de la tête aux pieds. Glaedr réagit au quart de tour et s’occupe de vivement retirer mon talon de la chaussure de l’autre garçon. Sérieusement, c’était quoi, ça ? ° Les preuves sont de plus en plus concrètes… ° Le seul souci, c’est qu’on a d’autres Chacripans à fouetter ! La mémé a retrouvé toute son ardeur d’antan et nous accule jusqu’à la haie. On a pas le temps de tergiverser plus longtemps.

«_ Maky, utilise Tranche sur la haie, on se casse ! »

Le Sablaireau s’exécute et notre échappatoire apparaît dans le mur végétal. Je me glisse par l’ouverture et vérifie que Raudhr fait de même. Je lance un dernier coup d’oeil dans le jardin pour observer Tatsuya qui rebrousse chemin en maugréant.

«_ Keeeeeento ! Les ados du village se sont encore introduits dans le jardin ! Tu ne devais pas déjà mettre des barbelés la dernière fois ? Ou alors, on engage un Argouste, pour enfin surveiller nos frontières ! »

Sa voix devient vite un murmure. Je reste perplexe, ne sachant plus trop quoi penser de notre famille d’accueil. Je me rappel soudainement d’Invy, Genesy et mon oeuf restés en haut… Merde ! Voilà une mission pour mes deux espions préférés. Je me baisse au niveau de Marley et Frey.

«_ Bon, les gars, on va faire simple ! Vous trouvez le moyen d’entrer sans vous faire repérer, vous rejoignez Invy et Genesy à l’étage et vous fermez la porte à clé, compris ? Je compte sur vous pour protéger l’oeuf jusqu’à notre retour, okay ? Allez ! Filez ! »


Les deux types Eau acquiesce chacun leur tour et disparaissent bien vite dans les fourrés. Maintenant que je peux considérer mon oeuf comme sain et sauf, il va falloir trouver un moyen de re-rentrer dans la maison… pour récupérer nos affaires… ou… je ne sais pas… Je soupire en marchant le long de la haie. Le village n’est pas bien loin, on pourrait facilement s’y rendre. Je prends donc cette direction, les mains dans les poches. Je me tourne vers Raudhr, ayant envie de détendre l’atmosphère.

«_ Eh bien ! Je crois qu’il ne nous reste plus qu’à nous déguiser si on veut à nouveau entrer dans cette fichue maison ! »


Aaron S. Mightley


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Sujet: Re: Same story, again - PV Raudhr   Dim 24 Sep - 10:38


Same story, again.
Raudhr poussa un long soupir auprès d'Aaron. Il avait beau observer le jardin de ses hôtes, impossible de trouver quoi que ce soit qui puisse sortir de l'ordinaire, ou provoquer la chute d'un œuf, malgré le grand cerisier tout au fond. Les deux garçons appréciaient en tout cas la douce brise qui venait de se lever, tout en observant calmement la verdure. Cependant, leur petit instant paisible fut de courte durée, car Tatsuya venait de bondir comme un chat devant eux avec une mine furieuse.

- NON MAIS DIT DONC ! Qu'est-ce que vous faites là ?! Répondez jeunes hommes ! Qui vous a permis d'entrer ?! C’est une propriété privée ici ! Allez ! Repartez par là où vous êtes venus ! Et que ça saute ! ZOU !

Le garçon aux cheveux rouges cligna de l’œil lentement, en train d'analyser les paroles de la grand-mère. Attends, quoi ? Ah si si, elle avait bien complètement oublié qui étaient les deux Phyllalis devant elle et s'était emparée d'un balai, passant déjà en mode attaque. Raudhr fit quelques pas en arrière, tout comme Aaron, qui tentait de la raisonner et de l'arrêter, mais rien n'y faisait, la mémé avait retrouvé toute sa fougue d'un seul coup.
Un douleur très vive se fit soudainement sentir dans son dos, coupant net sa respiration en un instant. Cela ne dura qu'une petite seconde, mais assez pour que le jeune homme la sente, comme s'il était entré en Enfer. Tout son corps s'était immobilisé pendant cet instant, et il était incapable de crier même si la douleur avait été atroce. Son dos le lança toujours, avant de s'atténuer petit à petit. Revenant à lui, le Dresseur cligna à nouveau de l’œil, analysant ce qui venait de se produire. Par mégarde, Aaron lui avait marché dessus pendant un court moment, ce qui avait donc fait entrer les deux élèves en contact, et quelque chose en lui avait réagit, il l'avait très bien senti. Soufflant doucement pour reprendre un rythme respiratoire normal, il n'eut pas bien le temps de faire le point sur les choses que la vieille en face d'eux s'était déjà rapprochée avec son balais, menaçante, jusqu'à les coincer entre elle et la haie du jardin. N'ayant plus le choix, Aaron demanda à son Sablaireau de leur trancher un passage dans la haie, et les deux Phyllalis s'échappèrent à travers l'ouverture, qui n'avait pas eu l'air de perturber Tatsuya plus que ça, puisqu'elle était repartie en sens inverse en maugréant.

-Keeeeeento ! Les ados du village se sont encore introduits dans le jardin ! Tu ne devais pas déjà mettre des barbelés la dernière fois ? Ou alors, on engage un Argouste, pour enfin surveiller nos frontières !

Elle finit par ne plus du tout être audible, et les deux élèvent eurent enfin la paix. Aaron donna des consignes à deux de ses Pokémon, qui devaient aller surveiller son œuf, resté chez le vieux couple. Raudhr secoua la tête et fit une mine crispée.

-Ils ne me l'avaient encore jamais faite, celle-là..

Ah non, complètement zapper leur identité en l'espace de cinq minutes, c'était nouveau, et ça devait être assez problématique dans leur vie de tous les jours, mine de rien. Dans tous les cas, les deux colocataires se mirent à marcher en direction du village qui n'était pas loin d'ici, après une remarque inquiétant d'Aaron.

-Eh bien ! Je crois qu'il ne nous reste plus qu'à nous déguiser si on veut à nouveau rentrer dans cette fichue maison !


Ah. Se déguiser, hein ? Pour une raison quelconque, cela mit Raudhr très mal à l'aise à l'idée de se déguiser en il ne savait quoi, et devoir traverser le village en publique comme ça encore plus. Il secoua à nouveau la tête et répondit avec une sorte de sourire crispé. En revanche, Aaron avait raison sur un point, c'est qu'il allait falloir user de ruse pour pouvoir rentrer à nouveau chez les deux vieux, et il avait le pré-sentiment que ça n'allait pas être de tout repos, bizarrement. A côté de lui, Fyrn marchait tranquillement, pour une fois. Skölir n'était pas loin derrière, suivant tranquillement son Dresseur. Peut-être que le chromatique avait eu peur de la mémé et de son balai ?

La route jusqu'au village ne fut pas longue du tout, et les deux Phyllalis pouvaient apercevoir un marché en cours, avec des étalages de baies, fruits et légumes divers, ainsi que plein d'autres grigris, avec chacun une valeur différente. Les allées étaient quelque peu bondées, et par conséquent, Raudhr fit rentrer Fyrn dans sa Pokéball, ne voulant pas le perdre dans la foule ou provoquer un chaos massif, connaissant la personnalité bouillonnante du type Feu. Skölir lui, comme à son habitude, était venu se percher sur l'épaule de son Dresseur, sa petite taille combinée au nombre de personnes ne faisant pas bon ménage. Le rouquin était devenu bien silencieux, semblant plongé dans ses pensées avec une mine quelque peu sérieuse, plus qu'il ne l'avait été depuis le début de leur rencontre. Il s'était arrêté à quelques stands du marché pour acheter divers objets, donc le lien et le sens échappait totalement à Raudhr, comme des bracelets, ou de grosses oranges. Le jeune homme ne posa cependant aucune question, lui-même réfléchissant à un plan pour rentrer incognito chez leur hôtes. Pour le moment, rien ne lui venait, aussi se contentait-il de regarder aux alentours, à la recherche d'une idée quelconque.

Cependant, Aaron s'arrêta devant une boutique de vêtements et fit signe à Raudhr de le suivre à l'intérieur, ce que fit ce dernier avec une mine quelque peu confuse. Ce n'était pas vraiment le moment de--
Le jeune homme pâlit, encore plus qu'il ne l'était naturellement. La phrase du rouquin résonna dans sa tête, lorsqu'il avait parlé de déguisement, et le Dresseur fit rapidement le lien. Déglutissant, il suivit l'autre Phyllali dans les rayons du magasin, où tous types de vêtements étaient entreposés. Ils finirent par arriver dans le rayon classifié « filles », et Aaron s'arrêta fièrement, lui exposant son plan. Au fur et à mesure qu'il prononçait ses mots, la mine de Raudhr s'était encore plus décomposée, le laissant encore plus pâle qu'un type spectre. Le jeune homme fixa l'autre élève de son œil unique, dans un silence absolu. Il finit par entrouvrir la bouche, pour dire quelque chose, mais les mots ne lui vinrent qu'après une bonne dizaine de secondes.

-Non ?


Non. La négation, toute simple, rien de compliqué. Ainsi donc, Aaron s'était dit que se déguiser en fille était une bonne idée pour tromper les vieux chez eux, leur faisant baisser leur garde devant tant de « cuteness ». Ce qui était, bien entendu pour le Dresseur, parfaitement hors de question. Il préférait mourir que de retraverser le village bondé de gens déguisé en fille. Cependant, le garçon roux ne semblait pas du même avis et avait bien décidé de ne pas lui laisser le choix. Il se mit donc en quêtes d'habits féminins à leur taille, et finit par pousser le garçon rouge dans la cabine d'essayage avec un tas de vêtements sur son bras.

-Mais, tu déconnes ? Pas question.

….

Et voilà donc Raudhr et Aaron, traversant à nouveau l'allée bondée du village en sens inverse, en direction de la maison de Kento et Tatsuya. Le jeune homme aux cheveux rouges sang fixait le sol et avançait d'un pas pressé, un sac sur son épaule. Skölir n'était plus là, son Dresseur ayant fait rentré le Lixy dans sa Pokéball également. A côté de lui, Aaron marchait tranquillement, ou plutôt, il essayait. C'est vrai que de marcher avec des talons, c'est pas tous les jours facile. Pourquoi avait-il choisi celles-là, déjà ?
Eh oui, malgré les intenses protestations du Phyllali, le rouquin avait gagné. Il se retrouvait donc dans une sorte de grande robe blanche, s'alliant parfaitement avec son teint désormais plus pâle que le blanc lui-même. Il avait un chapeau aux bords larges, blanc également, sur la tête, qu'il tirait devant son visage, complètement mort de honte. Visage qui lui, avait viré au rouge, comme ses cheveux. Décidément, sa peau aimait jouer au jeu du Kekleon. Quoique, en fashion, ça pouvait être un atout très avantageux. Il avait simplement des bottes blanches -sans talon- aux pieds, histoire de bien faire passer le tout. L'élève avait lancé un regard furieux à son colocataire, qui avait à peine commencé à sourire en le voyant sortir habillé ainsi, lui faisant clairement comprendre qu'il n'accepterait pas un seul rire. Il avait déjà cru mourir lorsque la vendeuse du magasin les avait fixés quelques secondes avec un air mi confus et mi gêné, qui plus est sans dire un seul mot en encaissant leurs achats.
Aaron pouvait bien rire, mais lui non plus, n'était pas très glorieux. Il portait une jupe rose et un débardeur noir, ainsi que des ballerines à talons également noires. Il s'était même fait une sorte de fantasy personnelle, et avait acheté un ruban rouge pour les cheveux, pour « rendre le tout plus vrai », avait-il dit. Heureusement pour lui, les talons n'étaient pas bien hauts, rendant la marche pas si difficile. Par contre, le pire avait été d'acheter des sous-vêtements -le haut- féminins, juste pour « rendre le tout plus vrai », bien évidemment. Ah oui, Aaron pouvait facilement devenir un pro cosplayer, il avait déjà tout prévu, et Raudhr compris donc pourquoi faire étaient ces fameuses grosses oranges et ces bracelets. Il fallut plus de vingts minutes au Phyllali pour se résoudre à aller jusqu'au bout, et se jura d'effacer cet instant de sa vie de sa mémoire une fois cette horreur terminée.

La route retour était aussi courte qu'à l'aller.. dans le monde réel. Dans la tête de Raudhr, cela avait duré des heures, beaucoup trop longtemps pour son confort. Attends, quel confort ? Il était déjà mort de honte. Le duo « de choc » finit par arriver devant la vieille bâtisse, et sonnèrent à la porte, patientant anxieusement qu'un des deux vienne ouvrir. Ce fut Tatsuya qui ouvrit la porte et observa des deux élèves d'un œil jugeur. Un silence de plomb régnait, où personne ne dit mot, avant qu'Aaron se lance. Il prit une pose déhanché, et Raudhr manqua de s'étouffer en l'entendant. Il avait prit une voix plus aiguë -normal, dans le fond- et avait commencé à improviser un prétexte afin de pouvoir rentrer. Il avait l'air de bien se prêter au jeu.

-Et toi, comment tu t'appelles ma puce ?

Raudhr releva la tête, complètement abasourdi. « Ma puce » ? Pardon ? A côté de lui, il pouvait sentir qu'Aaron se retenait de rire, ce qui était quelque peu naturel. La vieille s'était tournée vers le Phyllali, un regard presque attendri.

-Je, euh..

Il se racla la gorge. Ah oui. C'est vrai qu'il avait une voix assez grave et mature pour son âge, ce qui allait bien lui porter préjudice ici. Priant Arceus pour que son calvaire se termine, il prit une grande inspiration et releva la tête. A cet instant, il aurait sans doute gagné le trophée de la plus grande et meilleure poker face au monde.

-Jasmine.

Satisfaite, Tatsuya les laissa entrer et se mit à préparer du thé pour il ne savait quelle raison, n'ayant pas vraiment fait attention au prétexte qu'avait pu donner Aaron. Une fois rentrés, ils furent donc invités à s'asseoir à la table principale pour prendre le thé et manger des petits biscuits.. ce dont Raudhr n'avait rien à faire. Il devint plus futé qu'un renard l'espace d'un instant, voulant juste que tout se termine. Sachant pertinemment l'emplacement des pièces de la maison de ses hôtes, il demanda celle de la salle de bain, qui était à l'étage, juste à côté de sa chambre, et une fois « renseigné », fonça dans les escaliers, lançant un regard en arrière à Aaron avec un air de « désolé bro, j'te laisse là, amuses toi bien avec pépé mémé, j'espère que le thé est bon », avant de s'enfermer dans la pièce et de retrouver son apparence normale. Il avait du mal à croire que le stratagème avait pu marcher et que le couple avait pu se laisser berner aussi facilement, mais il n'allait pas se plaindre, puisqu'ils étaient enfin rentrés. Soufflant un long coup, il sortit de la salle de bain et redescendit calmement les marches de l'escalier, avec sa nonchalance habituelle, comme si rien ne s'était passé. Tatsuya leva les yeux vers Raudhr et s'exclama.

-Ah, Raudhr, te voilà. Viens dire bonjour à notre invitée.

Elle désigna Aaron, semblant avoir déjà totalement oublié « Jasmine ». Les mains dans les poches, le Phyllali tourna la tête vers le rouquin, et l'observa de son œil rouge pâle. Et puis lentement, très lentement, une sourire aux caractéristiques presque flippantes combinées avec son expression se forma sur son visage.

-Hey.

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Sujet: Re: Same story, again - PV Raudhr   Ven 10 Nov - 12:53
Same story, again.

La situation tourne drôlement au vinaigre. Voilà que la personne qui est sensée nous accueillir retourne soudainement son manteau pour nous chasser dehors, Raudhr et moi. En plus, mon oeuf est coincé là-haut. On a plus le choix, il faut trouver une nouvelle solution pour pénétrer dans la maison. C’est une question de survie. Ou juste d’égo. Parce quand on est comme moi, ça se fait pas. Et … et puis… Merde ! Je viens d’arriver, je suis pas venu pour qu’on me foute dehors ! J’ai besoin de dormir, de me poser, pas de problèmes en plus !

Enfin, ça n’a pas l’air d’être mon été. Alors que Raudhr m’avoue qu’il ne lui avait jamais fait ce coup-là, nous marchons d’un même pas vers le centre du village. Il a beau ne pas être très grand, l’animation vaut bien celle de ses aînées. Je rumine en silence l’action qui vient de se dérouler. L’idée du déguisement n’est fondamentalement pas mauvaise. Mais les deux vieux n’ont pas l’air de beaucoup aimer accueillir des gens… A moins que…

°_ STU……… Stuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu. Ne m’ignore pas. Pas encore une fois. Je sais que ce genre de folies, tu kiffes bien… Mais va falloir te calmer. Je suis sûre que si vous rentrez dans une heure, la vieille aura déjà oublié. Ne songe pas plus longtemps à cette connerie. Tu sais pertinemment que Raudhr ne va pas vouloir. Regarde ce gros coincé.°

Je la fais taire en me penchant plus près de ce joli stand de vente de bracelet. Il est vrai que KoniKoni fait sa réputation de part ce marché et ses ventes d’objets aussi divers que variés.
La réticence que Glaedr a mon idée ne fait que la renforcer. Et je vais être assez malin pour prendre mon nouveau coloc par surprise. Il ne va rien capter jusqu’à ce que mon plan soit parfait. °_ T’es vraiment un gros entêté aujourd’hui.°

Oui et le pire dans tout ça ? T’es obligée de supporter mes caprices, aussi débiles, immatures et nuls soient-ils. Héhéhé. Je surveille du coin de l’oeil Raudhr qui flâne à travers les allées, gardant toujours ses Pokémons dans son champ de vision. Je profite de ce petit instant pour rapatrier les miens dans leur Pokéball, à l'exception de Phy, Invy et Aisy qui se faufilent aisément à travers la foule.
Je penche mon buste au dessus d’une échoppe de bracelets de pierre semie-précieuses. Elles reflètent joliment le soleil et font un accessoire plus que parfait pour ce qui nous attend. Faisant mine de rien, j’en achète quelques uns, marmonnant dans ma barbe que c’est pour des cadeaux. Le vendeur me répète que c’est un excellent choix, j'acquiesce d’un mouvement de tête en lui adressant un petit sourire et empoche mes emplettes. Raudhr m’observe sans vraiment comprendre. T’inquiète, tu vas vite capter. Ou pas. Non, en fait, fait pas gaffe, tu risquerai de ne pas être trop d’accord avec moi.
Notre chemin nous mène bientôt devant un chariot vendeur d’orange. Ohoh ! Il a failli nous manquer d’un truc. Les vendeurs me proposent un jus d’orange, je décline poliment l’offre et demande plutôt quatre orange de taille moyenne. Parfait. Le piège va bientôt pouvoir se refermer.
Je me poste juste devant l’entrée d’un magasin de vêtements, attendant que Raudhr me rejoigne.

« _ Je dois faire quelques achats, tu viens ? »

Sans plus de motivation, Raudhr me suit tout de même à l’intérieur. La dernière fois que j’ai fait les magasins avec un ami de l’Académie… ça a terminé en baiser passionné -oupas- devant le vendeur gay. Ahem. Je fais mine de chercher quelques choses de très précis au rayon pantalon pour ne pas laisser paraître ma gène. Allez ! Reprends toi ! Une toute nouvelle mission, une toute nouvelle aventure, peu de chances pour que ça termine de la même façon. Et puis… je ne vais pas réellement m’acheter des vêtements, si ?

Sans me laisser le temps de tergiverser plus longtemps, j’atrappe la manche de Raudhr pour l’emporter jusqu’au rayon femme. Ici, tout est carrément trop petit, même pour nos frêles carrures. Mais il ne me faut pas bien longtemps pour dégoter quelques trucs qui pourraient bien faire l’affaire. J'emmagasine une pile énorme de vêtements pour que nous nous retrouvions tout pile devant les cabines d’essayage. Je tends les déguisements à mon camarade, un sourire triomphale aux lèvres. Son visage se décompose tout juste sous mes yeux. Il devient tout pâle. Bichette ! Je lui fourre le tout sur les bras, le fait pivoter et l’envoie se changer. Sans vraiment prendre en compte sa petite remarque. C’est à peine si je l’ai entendu.

Durant ce lapse de temps d’essayage, je me mets en quête de chaussures. J’attrape deux paires, étant persuadé que ces bottes blanches iraient parfaitement à Raudhr et ces discrètes ballerines à talons pour moi. Je prends aussi le temps de choisir ma tenue, une jupe légère noire accompagnée d’un débardeur rose. Je ne sais pas qui se pourrait tromper avec mes épaules carrées et mes poils aux jambes mais… peut-être qu’avec ces oranges sous le maillot, ça pourrait le faire.
Je me retrouve devant la cabine du rouge au moment où celui-ci sort, habillé de la petite robe blanche. Si j’avais su que son “choix” se porterai sur ce type de vêtement, j’en aurais fait une plus vaste sélection ! Je me fends d’un sourire, la gêne qui lui colle à la peau est presque mignonne à voir.

Maintenant, direction les dessous féminins ! J’y connais pas grand chose mais j’observe deux filles qui ont l’air expertes dans ce domaine. J’entends certains de leur commentaire et, pour le reste, je me fie à mon intuition. Voyant le regard médusé de l’autre, je soutiens ma proposition :
«_ Allez ! Ca va rendre le tout plus vrai ! J’te jure ! »
J’en chope deux, vérifiant autour de moi que personne n’y a vraiment fait attention. Sans prendre le temps de les essayer, on les glisse sous notre haut en même temps que les oranges. C’est pas très crédible mais en regardant de loin, dans le noir et en émettant l’hypothèse que les vieux sont bigleux, ça devrait passer.

Le moment de la caisse est on-ne-peut-plus gênant. Raudhr s’est réfugié sous un chapeau aux bords si larges que j’ai perdu depuis une bonne demie-heure ses yeux. Quant à moi, juste avant de sortir, je m’arme de mon dernier accessoire : un ruban aux motifs rouge que je noue dans mes cheveux à peine sortis du magasin. Nous sommes juste parfaits. Je profite d’un moment d'inattention de mon colocataire pour prendre un petit selfie en biais. Niquel ! Petit souvenir de vacances.

Le chemin pour retourner dans notre “chez nous” me paraît plus long qu’à l’aller. Déjà, parce que ces maudites ballerines à talons me font un mal de chien et qu’en plus elles me font me dandiner de gauche à droite comme quelqu’un de saoul. Et je vois bien que Raudhr à côté de moi est à deux doigts de se marrer. Enfin ! Il peut parler mais il a pris la technique du faible : ce grand chapeau, c’est trop facile. Alors que j’ai pris vachement plus de risques. On va voir qui joue le mieux à ce petit jeu-là. Après ce qui me semble être une éternité, nous arrivons enfin devant le porche du couple de vieux. Je ne réfléchis pas plus (sinon Raudhr aurait le temps de se faire la malle !) et frappe à la porte.
C’est à nouveau Tatsuya qui nous ouvre. Elle se fend directement d’un sourire en voyant nos deux petites bouilles déguisées et ne se questionne pas un seul instant grâce à mon redoutable déhanché.

«_ Mesdemoiselles, que me vaut l’honneur de votre visite ? »
Tâchant de prendre un timbre de voix fluet, je lui réponds dans l’impro la plus totale.
«_ Eh bieeeeeen, chère madame… euh. Tout d’abord, excusez-nous de vous dérangez. Maaaaaais nous faisons en fait parties des jeunes recrues de l’église de l’île -voussavezcellequivénèrelesNatus- ! »
Un léger silence s’installe mais le regard de Tatsuya finit par s’éclairer. Elle semble satisfaite de cette révélation.
«_ Quelle incroyable coïncidence ! Nous sommes tellement coupés du monde sur notre petite colline que nous ne savions même pas que cette église avait vu le jour ! Comment vous appelez-vous ? »
Je réfléchis une fraction de seconde et le visage d’une amie proche m’apparaît comme par magie.
«_ Ida…. Idaliénor ! »
Elle me sourit à nouveau et se tourne vers Raudhr, qui n’a pas l’air d’avoir capté la question. Je sens une perle de sueur couler le long de mon cou. Je continue à sourire bêtement… J’ai le temps de compter trois secondes dans ma tête avant qu’il ne se décide à répondre. Enfin… après que Tatsuya lui ait posé à nouveau la question. Un peu plus et il faisait foirer tout le plan ! Heureusement, la vieille a du prendre ça pour de la timidité… ben oui… Les p’tites filles, tout ça.

Nous entrons donc dans la maison que nous connaissons déjà. Nous nous attablons et le couple est plus jovial qu’à son habitude. Les questions pleuvent sur la soit-disant église à laquelle nous appartenons. J’enchaîne mensonge sur mensonge, espérant simplement que “Jasmine” soit capable d’accorder ses violons si elle se décide à parler. Je me prends drôlement au jeu et profite de l'engouement du vieux couple pour leur demander s’ils ont entendu parler des élèves de l’Académie de Lansat. J'obtiens en réponse une foultitude de termes aussi divers que variés. Un coup c’est très bien, l’autre fois c’est une folie. Je les laisse monologuer entre eux sans qu’ils ne prononcent jamais les noms de Raudhr et Aaron.
Aussi soudainement que surprenamment, Jasmine prend la parole pour demander où se trouvent les toilettes. Tiens ? Un problème de déguisement ? Je fronce légèrement les sourcils en regardant mon collègue monter les escaliers, quelque peu précipitamment. Uh ?
°_ Il t’a lâché.°
Et merde.

Alors que je contiens sagement la conversation pour éviter les questions trop pointues sur une religion dont je ne connais que le nom, j’accueille presque avec soulagement l’arrivée de Raudhr, à nouveau lui-même. Je penche très fort “LÂCHEUR” mais il me dit bonjour. Comme si on ne se connaissait pas mais son regard en dit bien plus long. La vengeance a déjà sonné.

«_ Raudhr, c’est ça ? C’est mignon comme prénom. Ca te va bien. Et tu es charmant. »

Ce qui n’est pas totalement faux. Le rouge a ce don un peu mystérieux et énigmatique qui ne me laisse pas de marbre. Et puis, il y a cette “chose” commune, terrée en chacun de nous. Je me dois de le garder à l’oeil. Je me lève, peut-être un peu brusquement.

«_ Je suis sûre qu’il se fera un plaisir de me faire visiter la maison, n’est-ce pas ? »

Regard appuyé dans sa direction alors qu’il se résigne à emprunter à nouveau l’escalier. Je me concentre quelques instants pour ne pas m’étaler dans les marches avec mes talons. Arrivé en haut, j’enlève ces maudites chaussures et me précipite dans la chambre. Mes Pokémons se sont mis en formation serrée autour de l’oeuf, prêt à bondir sur le moindre intru. Je leur fait signe de se calmer, récupère l’oeuf pour le fourrer dans mon sac avec le reste de mes affaires. Hors de question qu’on reste plus longtemps ici. On trouvera une autre maison, d’autres hôtes, mais je ne reste pas une minute de plus chez ces fous. D’un commun accord tacite avec Raudhr et nous bouclons nos bagages.

Je n’aurais même pas passé une nuit ici. Honnêtement, ça vaut mieux. Je glisse mon sac sur mon épaule, rappelle mes Pokémons dans leur ball et me coule dans l’escalier le plus discrètement possible. Kento et Tatsuya sont plongés dans une longue discussion sur leur religion moisie et nous n’avons aucun mal à rejoindre la porte sans qu’ils ne nous accordent la moindre attention.
Nous n’avions plus qu’à trouver un nouvel endroit où dormir.

***

L’histoire nous apprendra que le courroux d’Elisabeth Snow à l’encontre des deux jeunes garçons fût tel qu’ils furent obligés de déposer à nouveau bagage chez ce charmant couple pour le reste de l’été. La cohabitation ne fut pas des plus simple mais, au moins, ils n’apprirent jamais qu’Idaliénor, Jasmine et leur église n’étaient que pure fiction.
Aaron S. Mightley


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