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[Lavandia] Des drôles d'infirmières [PV Idalienor]
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Sujet: [Lavandia] Des drôles d'infirmières [PV Idalienor]   Lun 18 Sep - 20:56




Alternance Eleveur #1 (2)

feat Idalienor Edelwen

L’Alternance d’Alban se passait à merveille. Après une courte période où il avait plus traîné dans les pattes de Tomas qu’autre chose, l’apprenti Coach-Eleveur volait enfin de ses propres ailes. Tous les matins, il se présentait à la Pension, revêtait son uniforme réglementaire, puis faisait un tour dans le grand jardin du domaine. Il nourrissait alors les Pokémon dont il avait la charge, avec des repas adaptés préparés avec amour la veille, puis exécutait une série de tâches qu’Isaac lui attribuait. Au départ, sa lenteur et son inexpérience ne lui avaient pas permis de se libérer du temps en plus ; à la fin de la journée, il avait en effet généralement à peine fini son planning de la journée. Au fil des jours néanmoins, il avait appris à faire son travail presque mécaniquement, et avait donc eu plus de temps pour se consacrer au cœur de son Alternance. Son sujet d’étude avançait plutôt de façon satisfaisante. Tous les après-midi, il s’occupait du groupe des bébés Pokémon, et testait de nouvelles choses pour les éveiller au sport. Il rentrait ensuite chez lui après de longues heures passées à faire marcher son cerveau, et retrouvait Idalienor qui revenait de l’hôpital de Lavandia.

La cohabitation de passait plutôt bien. Après le fiasco de la première soirée, les deux jeunes étudiants avaient appris à vivre ensemble. Ils faisaient les courses ensemble, la cuisine ensemble, et mangeaient en se racontant la journée comme un vieux couple marié. Ils regardaient ensuite un film ou allaient s’isoler pour vaquer à leurs occupations respectives, et sortaient de temps à autres se balader entre Lavandia et Vergazon. Le premier samedi passés ensemble, ils avaient même poussé jusqu’à Poivressel pour y faire le marché, et profiter d’un peu d’air marin.

Idalienor était une personne intéressante, quoiqu’un peu fragile sur le plan psychologique. Elle avait cependant le cœur sur la main, et c’était une qualité qu’Alban appréciait, chez elle. Il ne savait réellement pas si elle allait un jour appliquer ses conseils - après tout, on ne changeait pas aussi simplement -, mais il s’était trop attaché à elle pour laisser simplement tomber l’affaire. Il s’était promis, une fois de retour à l’académie, d’essayer de la surveiller un peu. En outre, il savait qu’elle était une bonne amie de Maxine, et tout cela ne faisait que renforcer la bonne impression générale qu’il avait d’elle.

De ce qu’il avait compris, l’Alternance de sa camarade se passait bien également. Ils n’avaient pas particulièrement le droit de partager trop d’informations puisqu’ils étaient soumis aux clauses de confidentialités de leurs employeurs respectifs, mais Alban avait réussi à glaner quelques bribes qu’elle lui lâchait quelques fois. De son côté, il lui parlait également de ce qu’il faisait, du moment que cela ne présentait pas un risque particulier pour la Pension.

Les deux étudiants allaient cependant avoir l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’activité de l’un et de l’autre. Au cours du début de la seconde semaine, Isaac était en effet venu voir Alban pour lui annoncer qu’il allait passer l’après-midi à l’hôpital de Lavandia, en compagnie d’Idalienor, pour travailler sur l’utilisation de bébés Pokémon dans la rémission des malades. Si la nouvelle n’avait rien eu de surprenant, les deux colocataires étant déjà au courant, elle avait cependant été très bien accueillie par le Voltali. Même si cela le détournerait de son étude principale, Alban était impatient de voir comment se passait la vie en hôpital. Ayant passé les quelques semaines après son accident en rééducation, il savait bien que l’ambiance n’était pas forcément toujours très joyeuse. Pourtant, il était assez enthousiaste à l’idée d’apporter un peu de gaité aux patients, grâce à ses petits protégés.

Il avait donc préparé ses affaires et avait sélectionné soigneusement les bébés qui l’accompagneraient. Pour l’exercice, il s’était entouré de six bébés qui étaient sortis de l’œuf il y avait à peine une semaine. Carnet en main, le jeune Coach fit l’inventaire de ses effectifs. Les premiers membres de son équipe spéciale opération hôpital étaient trois Pokémon typiques de la région. Lazuli et Lapis étaient en effet deux jumeaux Azurill, étonnamment sages et dociles pour leur espèce. Ils se déplaçaient en sautillant sur leur petite queue comme s’il s’agissait d’un ballon de yoga et adoraient écouter des histoires en se balançant d’avant en arrière. Okédakor, quant à lui, était un bébé Okéoké qui avait toujours l’air joyeux. Les yeux toujours fermés, il ne cessait de se cogner contre des obstacles, ce qui le rendait particulièrement drôle. Il y avait également d’autres Pokémon moins locaux. Pechka, par exemple, était une petite Mélo de la région de Kanto. Elle était née à la Pension, mais les dresseurs de ses parents n’avaient pas décidé de la garder. Timide et craintive, elle ne se séparait jamais de son Teddiursa en peluche. Elle fredonnait cependant de douces comptines lorsqu’elle ne se rendait pas compte de la présence des autres. Le cinquième membre de l’équipe était quant à lui un Rozbouton nommé Flora. Alban l’avait surtout choisi parce qu’il diffusait constamment un parfum particulièrement apaisant. En dehors, il se laissait cajoler sans trop de protestations. Et enfin, le dernier était Prunille, un Togépi plutôt adorable qui se dodelinait sur sa coquille. Malgré son jeune âge, il représentait parfaitement bien son espèce. C’était une véritable éponge à émotions positives qui vous donnait l’impression de ne plus avoir de soucis.

Bien. L’équipe avait l’air plutôt performante, et ces bébés-là savaient déjà se tenir. Il les fit donc grimper dans un grand panier, et siffla ses propres Pokémon pour se mettre en route. Il devait avoir l’air drôle, avec ce panier rempli de bébés Pokémon qui regardaient curieusement autour d’eux. Certains habitants de Lavandia l’observèrent longuement en se demandant ce qu’il faisait avec cet étrange chargement. D’autres, le reconnaissant de la Pension, lui adressèrent un petit coucou de la main. Alban leur fit des sourires en retour, puis, au bout de quelques minutes de marche, arriva enfin devant l’hôpital. Il prit une grande inspiration et pénétra dans l’imposant bâtiment.

Habitué, il déambula dans l’allée puis alla se présenter au guichet. Il s’annonça, puis demanda à ce qu’on appelle Idalienor. La standardiste haussa un sourcil mais ne fit pas de commentaires quant à l’étrange panier qu’il transportait. Elle décrocha le combiné, composa un numéro, puis lui demanda de patienter.

Un peu nerveux, il s’assit sur un des sièges et ignora les magazines qui n’attendaient qu’à ce qu’on les feuillète. Maintenant qu’il était là, il se demandait si sa petite équipe se débrouillerait bien. Il n’y avait pas de raison… Malgré leur jeune âge, ces Pokémon-là étaient parfaitement capables de se tenir en société. En tout cas l’espérait-il… En réalité, les bébés Pokémon de la Pension ne voyaient pas énormément de gens, en dehors des Eleveurs. Peut-être auraient-ils un peu de mal à aller vers les malades ? Il se mordit la lèvre. Voilà qu’à force de trop penser, il se mettait à stresser…

Il n’eut cependant pas le temps d’y songer plus, car une ombre vint se planter devant lui. Levant les yeux, il reconnut le visage bien familier de sa colocataire. Il soupira de soulagement et lui adressa un sourire.

- Salut. Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vus, hein ? plaisanta-t-il. Je ne vais pas te faire l’affront de te demander comment tu vas, vu qu’on s’est quittés il y a 5 heures à peine… Quoique, il s’en passe des choses, en une matinée.

Il se leva, panier entre les mains, et jeta un coup d’œil à ses protégés. La plupart des bébés s’étaient recroquevillés sur eux-mêmes en voyant un visage inconnu d’aussi près. D’autres, levaient une mine poliment intriguée vers la nouvelle arrivante. Bon. Bilan mitigé, mais ce n’était pas non plus catastrophique, hein.

- Ils sont un peu intimidés, pardonne-leur. C’est la première fois qu’ils voient d’aussi près d’autres gens que les Eleveurs de la Pension. Il leur faut un petit temps d’adaptation. Enfin bon... mignons, hein ? Qu’en penses-tu ?

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Sujet: Re: [Lavandia] Des drôles d'infirmières [PV Idalienor]   Sam 7 Oct - 10:10

L’alternance avance et dans les meilleures conditions possibles. Même si au départ la bonne humeur n’était pas au rendez-vous, je me suis dépêchée de remonter la pente pour afficher le plus beau sourire aux patients de l’hôpital, qui sont un peu les miens maintenant. Le rythme est un peu toujours le même mais les activités qui le composent unique à chaque fois. Il est impossible d’avoir deux journées strictement identiques à l’hôpital. Il se passe toujours quelque chose. Après une semaine et demi à travailler, je me sens pleinement intégrée dans ce service. Un peu comme si j’avais fait ça toute ma vie. Même si travailler dans ce genre de structure ne m’intéresse pas pour le long terme, je prends toujours autant de plaisir à la tâche.

Le fait aussi de ne pas être seule quand je rentre me soulage. Au début, je croyais que j’allais dormir dans l’hôpital, comme l’été dernier. Mais finalement, je loge dans une petite maison très sympathique avec Alban. Chaque soir, je quitte mon lieu de travail pour le retrouver et lui raconter mes aventures. Lui aussi le fait. Il me dit comment se passe son travail à la pension. Ça m’intéresse et ça me fait du bien. L’existence de cette fracture entre le travail et la maison est plus agréable sur le long terme, en tout cas à mon sens. Comme j’ai passé une semaine clouée dans un lit d’hosto il n’y a pas si longtemps, j’avoue que j’aime bien aussi m’éloigner de ce lieu la nuit. Cela me prouve que je ne suis plus une patiente, que c’est moi qui aide, et pas l‘inverse.

Le premier jour, les choses étaient un peu tendues entre le garçon et moi. Après l’abatage qu’il m’a passé le premier soir, je ne savais pas trop comment me comporter avec lui. J’ai d’ailleurs toujours honte d’avoir levé la main sur lui. J’étais dans un tel état que je n’ai pas réfléchi à la conséquence de mes actes. Même si je me suis excusée plusieurs fois, je me sens toujours coupable de cet incident. Et puis finalement, avec le temps, les choses sont rentrées dans l’ordre. Cet épisode ne parait plus qu’être un lointain souvenir. Cependant, je n’arrive toujours pas à placer de mots sur la relation qui nous unit. De loin, on pourrait dire que nous sommes des amis proches. Pourtant, j’ai le sentiment que cette vision est erronée, qu’il s’agit de quelque chose de plus compliqué que ça. Je ne parle d’amour bien entendu ! Je n’ai jamais eu l’idée de le voir de cette façon et de toute façon Alban est tout à Maxine. Cette question reste tout de même intrigante.

Aujourd’hui est une journée un peu différente des autres. Alban et moi allons travailler ensemble par le biais d’un contrat entre la pension et l’hôpital. Le garçon va emmener des bébés pokemons dans l’hopital pour les initier au contact avec les patients malades dans le cadre du programme de Kathy. C’est une expérience toute nouvelle pour lui et pour moi cela va me permettre d’être au contact de tout bébé pokemon. Une super journée qui s’annonce. C’est d’ailleurs en fin de matinée que le voltali arrive dans le centre et que le travail va vraiment commencer. A grandes enjambées, je me dépêche pour aller le chercher. Il est dans le hall, avec les petits protégés du jour. Mon ombre lui suffit à comprendre que je suis là. Sa remarque me fait sourire.

Tu arrives pile au moment où je faisais mon rapport de la matinée à Kathy. Bon timing. Oui c’est sûr, cela ne fait pas très longtemps qu’on a quitté la maison.

Je penche ma tête au-dessus de son panier qui contient les bébés pokemons. Certains sont très timides et n’osent pas trop me regarder pendant que d’autres sont plus curieux et se permettent de lever la tête. Je gratouille la tête à l’un des azurills avant de répondre au brun.

C’est normal qu’ils soient un peu intimidés si ce lieu est tout nouveau pour eux. Ils sont vraiment adorables. Très bon choix bravo. On va pouvoir commencer. Tu viens ?

Nous quittons tous les deux le hall d’entrée non sans avoir saluer l’infirmière de garde puis nous commençons à avancer dans le couloir. Je sais exactement où nous allons mais avant j’ai quelques petites choses à dire à Alban.

Nous allons aller dans la salle de jeux des enfants. Ils y sont tous à cette heure-ci. On va y laisser les plus à l’aise avec les humains. Pour ceux qui sont timides, j’ai peur qu’ils vivent mal cette expérience. Comme tu les connais mieux que moi, je te laisse me dire qui doit être présenté aux enfants et qui ne doit pas l’être.

Après deux petites minutes de marche, nous arrivons devant une grande porte. C’est ici que se trouve tous les enfants soignés dans cet hôpital. A l’heure actuelle, ils doivent être environ une quinzaine, ce qui est déjà pas mal à gérer pour deux ados. Heureusement qu’ils me connaissent déjà. Cela ne devrait pas être trop difficile. Je pose ma main sur la poignée pour ouvrir la porte mais ajoute une dernière info pour mon camarade.

Ah et au fait. Souris, mais vraiment. Ce que tu vas voir à l’intérieur n’est pas très joyeux. Tu pourrais avoir de la peine en les voyant. Mais souris quand même. Ils n’ont pas besoin de notre peine.

D’un coup sec, j’ouvre grand la porte, permettant aux enfants de se rendre compte de notre présence. Le brun se tient naturellement un peu en retrait pendant que le raz-de-marée d’enfant entre 6 et 14 ans se tient devant nous. Ils parlent tous en même temps on ne comprend pas grand-chose. Je prends donc les rênes en main.

Les enfants doucement j’ai quelque chose d’important à dire. Les paroles cessèrent, il ne reste plus que des murmures. Aujourd’hui il y aura quelqu’un d’autre avec moi. Il s’appelle Alban et il travaille à la pension. Il a ramené quelques nouveaux pokemons alors vous allez être gentils avec lui. Alban représente toi devant eux et ils se présenteront à leur tour.

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Sujet: Re: [Lavandia] Des drôles d'infirmières [PV Idalienor]   Dim 18 Nov - 12:08

Les enjeux sont importants aujourd’hui. Tous les jours sont importants au sein d’un hôpital c’est évident. Mais là, nous tentons quelque chose de nouveau. Il faut que nous intégrions ces bébés pokemons aux enfants. Car c’est peut-être eux qui plus tard intégrerons l’équipe des pokemons multiples de l’hôpital. Cela sera alors leur rôle d’aider les patients par leur simple présence. Et Kathy me fait entièrement confiance pour déterminer cela. C’est un grand honneur mais en même temps une pression supplémentaire. Si je fais le mauvais choix, je nuis à la fois à l’hôpital mais aussi aux pokemons de la pension qui ne s’épanouiront jamais dans un environnement qui n’est pas le leur. Avant d’ouvrir la porte, je jette une dernière fois un coup d’œil à mon colocataire ainsi qu’aux petits pokemons dans le panier. Après tout il n’y a pas de raison pour que ça se passe mal. La situation est sous contrôle.

Lorsque j’ouvre la porte de la salle de jeux, la douzaine d’enfant présent relève la tête pour se rendre compte de ma présence. Au fil des jours j’ai réussi à gagner leur confiance. Au début, ils ne savaient pas trop comment me considérer dans le groupe. Mon statut alterne entre un rôle similaire à une infirmière et une amie a qu’ils peuvent parler. Finalement, je crois qu’ils ont préféré la deuxième option. Même si de temps en temps je vérifie qu’il n’y a pas de souci particulier avec leur traitement, je passe en réalité plus de temps à leur parler qu’à vraiment les soigner. Les médecins d’ici sont très compétents. Autant me trouver ma propre place.

Une fois l’ensemble des enfants réunis autour de nous, je commence à parler. D’abord je présente Alban et ensuite je m’atèle à l’objet principal de l’expérience du jour. Aujourd’hui, des bébés pokemons de la pension sont venus nous rendre visite. Ils sont encore très petit alors je vous demande de ne pas les brusquer. S’ils ne viennent pas vers vous, inutile de leur courir après. Ils viendront vers vous quand ils seront près. C’est exactement la même chose que vous lorsque vous rencontrez des inconnus. Ici, ils ne connaissent personne. Il leur faut un peu de temps d’accord.

Doucement, je me retourne vers le panier pour jauger l’état des bébés pokemons. Les deux petit Azurill se montrent relativement curieux, de même que Flora la Rozbouton. Je pense qu’on va commencer par ces trois-là. J’attrape les deux jumeaux Azurills et les déposent délicatement sur le sol. J’en fais de même avec la Rozbouton. Les bébés pokemons observent tour à tour les enfants, eux aussi très curieux de découvrir ces nouveaux pokemons.

Un drôle de silence règne, comme s’ils attendaient de voir qui régirait en premier. Finalement, Lazuli et Lapiz commencent à sautiller joyeusement, déclenchant une vague de rire chez les enfants. Ils se déplacent petit à petit dans la pièce pour découvrir leur environnement. Rapidement, un premier groupe se dessiner. 4 enfants qui ont respectivement entre 9 et 11 ans se mettent à les suivre tandis que les deux pokemons fées s’amusent dans les jeux pour enfant.

Avec surprise, un autre groupe composé de trois enfants relativement petits, 6 ans environ, sont restés concentrés sur Flora et son parfum envoutant. La pokemon plante jette un coup d’œil dans ma direction pour demander mon approbation. Je hoche la tête et lui indique un tapis tout doux sur lequel elle peut se mettre en compagnie des petits. Rapidement, son parfum se diffuse dans la zone, apaisant instantanément les trois loulous. C’est fou comment les pokemons peuvent rapidement mettre en confiance les gens. Ces trois là sont arrivés juste après moi ici. On leur a diagnostiqué à chacun un cancer infantile. Un fléau qui touche de plus en plus d’enfants. Ils sont la plupart du temps instable, pleurant et hurlant pour que leurs parents les ramènent à la maison. Cela fait d’autant plus mal au cœur que nous sommes obligés de leur donner des traitements lourds, provoquant des réactions dans leur corps qu’ils ne comprennent pas. J’ai failli perdre le sourire en repensant à leurs tout débuts ici. Comme je l’ai dit à Alban, ce n’est pas à nous de pleurer. Ils n’ont pas besoin de ça. Finalement, je vois déjà les yeux des trois bambins commencer à se fermer tandis que Flora continue de les bercer. Les Azurills de leur côté chahutent gentiment avec les enfants dans la structure en plastique sous l’œil avisé d’Alban. Tout va bien donc.

Il me reste encore trois pokemons dans le panier et d’autres enfants à occuper. J’ai déjà une idée pour le petit Okeoke. D’après ce que m’a expliqué Alban, il n’ouvre pas encore les yeux pour marcher, ce qui provoquer des situations parfois comiques. Je pense savoir avec quelle enfant l’associer. Tiens justement la voilà qui me regarde. Je fais signe à Alice, 7 ans, pour qu’elle vienne vers moi. Cette petite est couverte de bandage, aussi bien sûr les bras que les jambes que sur le reste du corps. En fait, elle est atteinte d’insensibilité congénitale à la douleur. En clair, elle ne ressent pas la douleur du tout. D’après ce que m’ont raconté les infirmières, elle a voulu se faire couler un bain en l’absence de ses parents, mais incapable de se rendre compte de la température très excessive de l’eau, elle s’est brûlée sévèrement la quasi-totalité de son corps. Seul son visage a été épargné. Cela fait seulement quelques jours qu’elle remarque toute seule. J’ai besoin de lui laisser un compagnon qui a les mêmes soucis qu’elle en quelque sorte. Je sors Okédakor du panier pour le présenter à l’enfant.

Alice je te présence Okédakor. C’est Okeoke et il n’arrive pas encore à marcher parce qu’il ne peut pas ouvrir les yeux. Est-ce que tu veux bien le guider dans la pièce pour qu’il découvre un peu l’environnement ?

Oui oui je veux ! En plus il a un nom rigolo !

Instinctivement, la fillette lui tend la main pour qu’il la saisisse. Alice prend rapidement les choses en main et essaie de le guider à travers la grande salle de jeu sans qu’il ne se prenne d’obstacle. Parfois malgré tout, il se cogne contre quelque chose ce qui fait bien rire l’enfant. Visiblement ces deux-là ont l’air de former une bonne paire. On va les laisser ainsi pour l’instant. Avant que je ne réfléchisse à autre chose, un petit garçon nommé Oz s’approche de moi. Sa peluche Teddiursa au bout de ses doigts, il s’arrête devant le panier et attend. C’est rigolo maintenant que j’y pense, je réalise qu’il ressemble un peu à Chell, du moins physiquement. Oz est autiste et ne parle pas encore. Ses parents le laissent assez régulièrement ici en espérant qu’un jour il réussisse à communiquer avec les autres. C’est une bonne initiative que je ne peux qu’approuver. C’est alors que je fais le lien. La petite Melo tient elle aussi une peluche comme celle-ci. Je propose donc au garçon de s’assoir tandis que je sors du panier Pechka, encore toute tremblotante. Doucement, je lui murmure.

Ne t’inquiète pas, Oz n’est pas méchant. Il est juste curieux. Ais confiance je suis sûre que ça va aller. Je reste là de toute façon.

La petite boule rose avance de deux petits pas vers le garçon assis juste en face de lui. Evidemment, c’est très silencieux. Tout passe par leur regard respectif. Je pense que cela rassure Oz de voir une présence comme celle d’un Melo qui n’inspire que la gentillesse. Je fais signe à Alban de garder un œil sur eux puis me dirige vers les trois derniers enfants. Ils sont tous les trois autour d’une table de dessin. Ce sont les plus âgés du lot, 14 ans chacun. Tous les trois se soutiennent depuis quasiment un an, quand leur traitement contre la leucémie a commencé. Ils sont en bonne voie de guérison mais doivent encore rester ici quelques temps. Je sens que les petits jeux fait par les autres enfants ne les intéressent pas vraiment alors je vais tenter une autre stratégie. Je sors la Togepi du panieret la pose sur la table où sont installés les pré-ados.

Je vous présente Prunille. Je vous propose un petit jeu. Elle prend la pose et vous faites un dessin. Mais attention elle est un peu farceuse.


Je lance un petit clin d’œil à la Togepi pour qu’elle puisse démarrer le jeu. Visiblement plus à l’aise avec les grands, elle commence à prendre la pose sous le regard amusé du trio. Rapidement une sorte de relation de confiance s’installe entre eux et l’atelier dessin peut reprendre. Je jette un coup d’œil d’ensemble à toute la salle pour vérifier que tout va bien. Les trois loulous dorment autour de la Rozbouton, les 4 autres jouent avec les Azurills, Alice continue de promener Okedakor en rigolant, les ados dessinent avec une telle concentration que ça en serait presque impressionnant et enfin Oz contemple toujours Pechka. Je retourne m’assoir à côté de cette dernière pour la mettre un peu plus en confiance.

Au même moment, Kathy se glisse à travers la porte et se met à côté de moi pour regarder un peu ce qu’il se passe. Visiblement vous gérez comme sur des roulettes. En même temps je ne m’attendais pas à autre chose venant de toi et de ton ami. Un petit rapport sur la situation ? Ca marche ! Les Azurills ont rapidement trouvé leur public, les enfants qui aiment bouger et rigoler et ça marche plutôt bien. La Rozbouton quant à elle a tout de suite compris que nos trois petits derniers avaient besoin d’être rassuré et apaisé. Ils sont dans un coin en train de se reposer auprès de ce pokemon qui leur inspire confiance. Alice joue avec Okeoke. Ils se ressemblent un peu je trouve, l’association me paraissait convenir. Togepi a elle aussi su trouver son public avec nos trois plus âgés. Un concours de pose pendant qu’ils dessinent. En tout cas ça a l’air de les amuser. Oz est comme d’habitude si je peux le dire ainsi. La petite Melo n’est pas encore prête pour faire partit des pokemons de l’hôpital. Elle est encore trop timide. Heureusement qu’Oz n’est pas trop exigeant. Sinon tous les autres sont de très bons candidats pour un futur recrutement.

Très bonne analyse. Félicitations. Je reviens vous chercher dans une heure. Je te les laisse ?

Bien sûr tu peux nous laisser l’esprit tranquille.

Elle me fait un signe de la main avant de repartir. Je caresse du bout de mes doigts la tête de Pechka pour la détendre un peu. Je suis sûre que toi aussi tu as du potentiel dans ce domaine, tu es juste trop petite pour l’exprimer. En attendant je profite de la situation pour sourire et me détendre. Ce soir, cet instant hors du temps se terminera, et tous ces pauvres enfants retourneront sur leur lit d’hôpital pour subit des traitements parfois très lourds. J’aime travailler ici, mais je ne pourrais clairement pas y dédier ma vie comme Kathy.

Cette alternance m’aura beaucoup appris sur moi-même et sur les autres. En espérant que mon parcours à l’académie me permette de vivre encore plein d’expériences enrichissantes comme celle-ci.


HRP:
 

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