Partagez | .
[Lavandia] Des drôles d'infirmières [PV Idalienor]
 Pokéathlète Coach
avatar
Pokéathlète Coach
Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2487

MessageSujet: [Lavandia] Des drôles d'infirmières [PV Idalienor]   Lun 18 Sep - 20:56




Alternance Eleveur #1 (2)

feat Idalienor Edelwen

L’Alternance d’Alban se passait à merveille. Après une courte période où il avait plus traîné dans les pattes de Tomas qu’autre chose, l’apprenti Coach-Eleveur volait enfin de ses propres ailes. Tous les matins, il se présentait à la Pension, revêtait son uniforme réglementaire, puis faisait un tour dans le grand jardin du domaine. Il nourrissait alors les Pokémon dont il avait la charge, avec des repas adaptés préparés avec amour la veille, puis exécutait une série de tâches qu’Isaac lui attribuait. Au départ, sa lenteur et son inexpérience ne lui avaient pas permis de se libérer du temps en plus ; à la fin de la journée, il avait en effet généralement à peine fini son planning de la journée. Au fil des jours néanmoins, il avait appris à faire son travail presque mécaniquement, et avait donc eu plus de temps pour se consacrer au cœur de son Alternance. Son sujet d’étude avançait plutôt de façon satisfaisante. Tous les après-midi, il s’occupait du groupe des bébés Pokémon, et testait de nouvelles choses pour les éveiller au sport. Il rentrait ensuite chez lui après de longues heures passées à faire marcher son cerveau, et retrouvait Idalienor qui revenait de l’hôpital de Lavandia.

La cohabitation de passait plutôt bien. Après le fiasco de la première soirée, les deux jeunes étudiants avaient appris à vivre ensemble. Ils faisaient les courses ensemble, la cuisine ensemble, et mangeaient en se racontant la journée comme un vieux couple marié. Ils regardaient ensuite un film ou allaient s’isoler pour vaquer à leurs occupations respectives, et sortaient de temps à autres se balader entre Lavandia et Vergazon. Le premier samedi passés ensemble, ils avaient même poussé jusqu’à Poivressel pour y faire le marché, et profiter d’un peu d’air marin.

Idalienor était une personne intéressante, quoiqu’un peu fragile sur le plan psychologique. Elle avait cependant le cœur sur la main, et c’était une qualité qu’Alban appréciait, chez elle. Il ne savait réellement pas si elle allait un jour appliquer ses conseils - après tout, on ne changeait pas aussi simplement -, mais il s’était trop attaché à elle pour laisser simplement tomber l’affaire. Il s’était promis, une fois de retour à l’académie, d’essayer de la surveiller un peu. En outre, il savait qu’elle était une bonne amie de Maxine, et tout cela ne faisait que renforcer la bonne impression générale qu’il avait d’elle.

De ce qu’il avait compris, l’Alternance de sa camarade se passait bien également. Ils n’avaient pas particulièrement le droit de partager trop d’informations puisqu’ils étaient soumis aux clauses de confidentialités de leurs employeurs respectifs, mais Alban avait réussi à glaner quelques bribes qu’elle lui lâchait quelques fois. De son côté, il lui parlait également de ce qu’il faisait, du moment que cela ne présentait pas un risque particulier pour la Pension.

Les deux étudiants allaient cependant avoir l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’activité de l’un et de l’autre. Au cours du début de la seconde semaine, Isaac était en effet venu voir Alban pour lui annoncer qu’il allait passer l’après-midi à l’hôpital de Lavandia, en compagnie d’Idalienor, pour travailler sur l’utilisation de bébés Pokémon dans la rémission des malades. Si la nouvelle n’avait rien eu de surprenant, les deux colocataires étant déjà au courant, elle avait cependant été très bien accueillie par le Voltali. Même si cela le détournerait de son étude principale, Alban était impatient de voir comment se passait la vie en hôpital. Ayant passé les quelques semaines après son accident en rééducation, il savait bien que l’ambiance n’était pas forcément toujours très joyeuse. Pourtant, il était assez enthousiaste à l’idée d’apporter un peu de gaité aux patients, grâce à ses petits protégés.

Il avait donc préparé ses affaires et avait sélectionné soigneusement les bébés qui l’accompagneraient. Pour l’exercice, il s’était entouré de six bébés qui étaient sortis de l’œuf il y avait à peine une semaine. Carnet en main, le jeune Coach fit l’inventaire de ses effectifs. Les premiers membres de son équipe spéciale opération hôpital étaient trois Pokémon typiques de la région. Lazuli et Lapis étaient en effet deux jumeaux Azurill, étonnamment sages et dociles pour leur espèce. Ils se déplaçaient en sautillant sur leur petite queue comme s’il s’agissait d’un ballon de yoga et adoraient écouter des histoires en se balançant d’avant en arrière. Okédakor, quant à lui, était un bébé Okéoké qui avait toujours l’air joyeux. Les yeux toujours fermés, il ne cessait de se cogner contre des obstacles, ce qui le rendait particulièrement drôle. Il y avait également d’autres Pokémon moins locaux. Pechka, par exemple, était une petite Mélo de la région de Kanto. Elle était née à la Pension, mais les dresseurs de ses parents n’avaient pas décidé de la garder. Timide et craintive, elle ne se séparait jamais de son Teddiursa en peluche. Elle fredonnait cependant de douces comptines lorsqu’elle ne se rendait pas compte de la présence des autres. Le cinquième membre de l’équipe était quant à lui un Rozbouton nommé Flora. Alban l’avait surtout choisi parce qu’il diffusait constamment un parfum particulièrement apaisant. En dehors, il se laissait cajoler sans trop de protestations. Et enfin, le dernier était Prunille, un Togépi plutôt adorable qui se dodelinait sur sa coquille. Malgré son jeune âge, il représentait parfaitement bien son espèce. C’était une véritable éponge à émotions positives qui vous donnait l’impression de ne plus avoir de soucis.

Bien. L’équipe avait l’air plutôt performante, et ces bébés-là savaient déjà se tenir. Il les fit donc grimper dans un grand panier, et siffla ses propres Pokémon pour se mettre en route. Il devait avoir l’air drôle, avec ce panier rempli de bébés Pokémon qui regardaient curieusement autour d’eux. Certains habitants de Lavandia l’observèrent longuement en se demandant ce qu’il faisait avec cet étrange chargement. D’autres, le reconnaissant de la Pension, lui adressèrent un petit coucou de la main. Alban leur fit des sourires en retour, puis, au bout de quelques minutes de marche, arriva enfin devant l’hôpital. Il prit une grande inspiration et pénétra dans l’imposant bâtiment.

Habitué, il déambula dans l’allée puis alla se présenter au guichet. Il s’annonça, puis demanda à ce qu’on appelle Idalienor. La standardiste haussa un sourcil mais ne fit pas de commentaires quant à l’étrange panier qu’il transportait. Elle décrocha le combiné, composa un numéro, puis lui demanda de patienter.

Un peu nerveux, il s’assit sur un des sièges et ignora les magazines qui n’attendaient qu’à ce qu’on les feuillète. Maintenant qu’il était là, il se demandait si sa petite équipe se débrouillerait bien. Il n’y avait pas de raison… Malgré leur jeune âge, ces Pokémon-là étaient parfaitement capables de se tenir en société. En tout cas l’espérait-il… En réalité, les bébés Pokémon de la Pension ne voyaient pas énormément de gens, en dehors des Eleveurs. Peut-être auraient-ils un peu de mal à aller vers les malades ? Il se mordit la lèvre. Voilà qu’à force de trop penser, il se mettait à stresser…

Il n’eut cependant pas le temps d’y songer plus, car une ombre vint se planter devant lui. Levant les yeux, il reconnut le visage bien familier de sa colocataire. Il soupira de soulagement et lui adressa un sourire.

- Salut. Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vus, hein ? plaisanta-t-il. Je ne vais pas te faire l’affront de te demander comment tu vas, vu qu’on s’est quittés il y a 5 heures à peine… Quoique, il s’en passe des choses, en une matinée.

Il se leva, panier entre les mains, et jeta un coup d’œil à ses protégés. La plupart des bébés s’étaient recroquevillés sur eux-mêmes en voyant un visage inconnu d’aussi près. D’autres, levaient une mine poliment intriguée vers la nouvelle arrivante. Bon. Bilan mitigé, mais ce n’était pas non plus catastrophique, hein.

- Ils sont un peu intimidés, pardonne-leur. C’est la première fois qu’ils voient d’aussi près d’autres gens que les Eleveurs de la Pension. Il leur faut un petit temps d’adaptation. Enfin bon... mignons, hein ? Qu’en penses-tu ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3557-alban-abernaty-le-ciel-se-nourrit-d-ailes http://pokemoncommunity.forumactif.org/t3559-alban-abernaty-voltali
 Pokéathlète Médecin
avatar
Pokéathlète Médecin
Région d'origine : Hoen
Âge : 17 ans
Niveau : 54
Jetons : 876
Points d'Expériences : 1833

MessageSujet: Re: [Lavandia] Des drôles d'infirmières [PV Idalienor]   Sam 7 Oct - 10:10

L’alternance avance et dans les meilleures conditions possibles. Même si au départ la bonne humeur n’était pas au rendez-vous, je me suis dépêchée de remonter la pente pour afficher le plus beau sourire aux patients de l’hôpital, qui sont un peu les miens maintenant. Le rythme est un peu toujours le même mais les activités qui le composent unique à chaque fois. Il est impossible d’avoir deux journées strictement identiques à l’hôpital. Il se passe toujours quelque chose. Après une semaine et demi à travailler, je me sens pleinement intégrée dans ce service. Un peu comme si j’avais fait ça toute ma vie. Même si travailler dans ce genre de structure ne m’intéresse pas pour le long terme, je prends toujours autant de plaisir à la tâche.

Le fait aussi de ne pas être seule quand je rentre me soulage. Au début, je croyais que j’allais dormir dans l’hôpital, comme l’été dernier. Mais finalement, je loge dans une petite maison très sympathique avec Alban. Chaque soir, je quitte mon lieu de travail pour le retrouver et lui raconter mes aventures. Lui aussi le fait. Il me dit comment se passe son travail à la pension. Ça m’intéresse et ça me fait du bien. L’existence de cette fracture entre le travail et la maison est plus agréable sur le long terme, en tout cas à mon sens. Comme j’ai passé une semaine clouée dans un lit d’hosto il n’y a pas si longtemps, j’avoue que j’aime bien aussi m’éloigner de ce lieu la nuit. Cela me prouve que je ne suis plus une patiente, que c’est moi qui aide, et pas l‘inverse.

Le premier jour, les choses étaient un peu tendues entre le garçon et moi. Après l’abatage qu’il m’a passé le premier soir, je ne savais pas trop comment me comporter avec lui. J’ai d’ailleurs toujours honte d’avoir levé la main sur lui. J’étais dans un tel état que je n’ai pas réfléchi à la conséquence de mes actes. Même si je me suis excusée plusieurs fois, je me sens toujours coupable de cet incident. Et puis finalement, avec le temps, les choses sont rentrées dans l’ordre. Cet épisode ne parait plus qu’être un lointain souvenir. Cependant, je n’arrive toujours pas à placer de mots sur la relation qui nous unit. De loin, on pourrait dire que nous sommes des amis proches. Pourtant, j’ai le sentiment que cette vision est erronée, qu’il s’agit de quelque chose de plus compliqué que ça. Je ne parle d’amour bien entendu ! Je n’ai jamais eu l’idée de le voir de cette façon et de toute façon Alban est tout à Maxine. Cette question reste tout de même intrigante.

Aujourd’hui est une journée un peu différente des autres. Alban et moi allons travailler ensemble par le biais d’un contrat entre la pension et l’hôpital. Le garçon va emmener des bébés pokemons dans l’hopital pour les initier au contact avec les patients malades dans le cadre du programme de Kathy. C’est une expérience toute nouvelle pour lui et pour moi cela va me permettre d’être au contact de tout bébé pokemon. Une super journée qui s’annonce. C’est d’ailleurs en fin de matinée que le voltali arrive dans le centre et que le travail va vraiment commencer. A grandes enjambées, je me dépêche pour aller le chercher. Il est dans le hall, avec les petits protégés du jour. Mon ombre lui suffit à comprendre que je suis là. Sa remarque me fait sourire.

Tu arrives pile au moment où je faisais mon rapport de la matinée à Kathy. Bon timing. Oui c’est sûr, cela ne fait pas très longtemps qu’on a quitté la maison.

Je penche ma tête au-dessus de son panier qui contient les bébés pokemons. Certains sont très timides et n’osent pas trop me regarder pendant que d’autres sont plus curieux et se permettent de lever la tête. Je gratouille la tête à l’un des azurills avant de répondre au brun.

C’est normal qu’ils soient un peu intimidés si ce lieu est tout nouveau pour eux. Ils sont vraiment adorables. Très bon choix bravo. On va pouvoir commencer. Tu viens ?

Nous quittons tous les deux le hall d’entrée non sans avoir saluer l’infirmière de garde puis nous commençons à avancer dans le couloir. Je sais exactement où nous allons mais avant j’ai quelques petites choses à dire à Alban.

Nous allons aller dans la salle de jeux des enfants. Ils y sont tous à cette heure-ci. On va y laisser les plus à l’aise avec les humains. Pour ceux qui sont timides, j’ai peur qu’ils vivent mal cette expérience. Comme tu les connais mieux que moi, je te laisse me dire qui doit être présenté aux enfants et qui ne doit pas l’être.

Après deux petites minutes de marche, nous arrivons devant une grande porte. C’est ici que se trouve tous les enfants soignés dans cet hôpital. A l’heure actuelle, ils doivent être environ une quinzaine, ce qui est déjà pas mal à gérer pour deux ados. Heureusement qu’ils me connaissent déjà. Cela ne devrait pas être trop difficile. Je pose ma main sur la poignée pour ouvrir la porte mais ajoute une dernière info pour mon camarade.

Ah et au fait. Souris, mais vraiment. Ce que tu vas voir à l’intérieur n’est pas très joyeux. Tu pourrais avoir de la peine en les voyant. Mais souris quand même. Ils n’ont pas besoin de notre peine.

D’un coup sec, j’ouvre grand la porte, permettant aux enfants de se rendre compte de notre présence. Le brun se tient naturellement un peu en retrait pendant que le raz-de-marée d’enfant entre 6 et 14 ans se tient devant nous. Ils parlent tous en même temps on ne comprend pas grand-chose. Je prends donc les rênes en main.

Les enfants doucement j’ai quelque chose d’important à dire. Les paroles cessèrent, il ne reste plus que des murmures. Aujourd’hui il y aura quelqu’un d’autre avec moi. Il s’appelle Alban et il travaille à la pension. Il a ramené quelques nouveaux pokemons alors vous allez être gentils avec lui. Alban représente toi devant eux et ils se présenteront à leur tour.

_________________
Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pokemoncommunity.forumactif.org/t4164-295-les-ambitions-d-idalienor-pyroli http://pokemoncommunity.forumactif.org/t4175-idalienor-edelwen-pyroli
[Lavandia] Des drôles d'infirmières [PV Idalienor]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pokemon Community :: Le reste du monde :: Reste du globe :: Hoenn-