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Les boiteuses du banc des dispensés. [Ft. Ange]
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Sujet: Les boiteuses du banc des dispensés. [Ft. Ange]   Ven 19 Jan - 19:18


   
-Mademoiselle Danford, vous vous rendez compte que c'est la troisième fois que vous dormez durant toute l'heure de cours, et ce malgré les réveils constants de vos camarades et de moi-même ?

    Iris haussa les épaules. Le professeur la toisait d'un air sévère, bras croisés. Elle ne le regardait même pas. Elle se tenait debout, dans une posture maladroite, les bras ballants.

-C'est pas ma faute si votre cours m'intéresse pas m'sieur.

    Et voici comment Iris se retrouva à la direction, à s'expliquer, n'échappant pas à une autre heure de colles. Les heures de colles, la Mentali les accumulait. Simplement parce que dormir ou perturber le cours ne plaisait pas forcément aux professeurs. Cela ne lui faisait pas grand chose, en réalité. Être sérieuse, bonne élève... Iris n'aimait pas ça. Elle finissait par s'ennuyer. Elle n'était pas perturbatrice de manière méchante, dans le sens où elle ne répondait pas aux professeurs et ne leur manquait pas de respect. Elle était simplement du genre à faire des interventions stupides, ou distraire ses camarades alors qu'on expliquait quelque chose. Et cela, forcément, ça ne plaisait pas toujours. De plus il fallait noter que lorsque le cours ne l'intéressait pas, elle déposait une trousse sur la table, croisait ses bras ou s'affalait, et dormait. Littéralement. Parfois, les enseignants se montraient indifférents face à cela, mais il y en avait pour qui cela passait moins, à force que ce soit répétitif.
         La jeune fille traînait des pieds. Sa Feuforêve flottant à ses côtés, la Mentali se rendait en direction du gymnase, où avait lieu le cours de sport de cette heure. Elle avait sans doute du retard, puisqu'elle venait de passer une bonne dizaine de minutes dans le bureau de la direction, si ce n'est un long quart d'heure. Mais cela lui était égal, la preuve, elle était dispensée ! Ses jambes étaient bien trop fragilisées pour qu'elle se permette de faire du sport sans prendre de risques. Elle n'était pas « interdite » de sport par les médecins, simplement qu'on lui avait fortement déconseillé cela. Elle avait donc eut une dispense. C'était sans doute mieux ainsi. Elle ne savait pas réellement en quoi consistaient les cours de sports, et en quoi ils consisteraient tout le long de l'année. Alors... il valait toujours mieux de prévoir à l'avance.

    Mains dans les poches, Iris continuait sa route. Précédée de Diana, elle ne cherchait pas réellement à suivre la Feuforêve qui constamment tentait de conduire sa dresseuse dans divers endroits. Iris n'avait pas non plus l'intention de sécher le cours de sport, déjà qu'elle avait la chance d'en être dispensée. Elle avait pris l'habitude de rester sur un banc, observant les autres. Parfois elle huait gentiment ceux qui tombaient ou échouait, les taquinait, mais ne manquait pas non plus d'encourager. Parfois, elle rêvassait simplement, perdue dans ses pensées, la tête vers les nuages, capuche rabattue sur la tête, compressant ses couettes. Elle ne voulait pas repenser à son passé. Tout était désormais loin derrière elle. Et combien même il était dur pour elle de chasser ces souvenirs, qui ne cessaient de se cramponner à elle, de l'empoisonner, elle tenait bon. Elle tenait bon en pensant à autre chose, en disant que tout cela était passé et que cela n'arriverait plus jamais. En se disant qu'elle... qu'elle était toujours là. Malgré son inconscience, qui aurait dû lui coûter la vie. Quelle chance avait-elle eue d'avoir été retrouvée. Les flammes auraient eu tôt fait de la dévorer, si personne n'avait agi. Ses jambes ne fonctionneraient peut-être même plus, si personne n'avait agi. Elle ne cessait de se répéter au fond d'elle qu'elle ne méritait pas cela, qu'elle aurait dû partir depuis bien longtemps. Que ç'aurait été sans doute une punition bien méritée face à son inconscience. Plus jamais elle ne recommencerait. Elle avait définitivement rayé la mention ranger de sa vie. Tout cela lui faisait bien trop peur.
         Et parfois, durant les cours de sport...

-'Lut.

    Iris venait de traverser le gymnase, en direction des bancs. Elle s'était postée face à une jeune fille qui avait déjà prit place, et observait attentivement ce qui se déroulait sous ses yeux. Iris la trouvait adorable, avec ses cheveux roses. Elle prit place à ses côtés, en silence, tandis que Diana la saluait d'un air méfiant. Iris, c'était sa Iris. La Feuforêve ne voulait pas qu'on y touche. Pour ça qu'elle n'appréciait pas grand monde. Elle avait tendance à se montrer méfiante envers tous les proches de la Mentali, envers tous ceux avec qui elle s'entendait bien. En contrepartie, Iris se moquait gentiment de Diana, n'hésitant pas à la manipuler parfois, quand ça l'amusait. La Mentali soutint sa tête de ses bras, qu'elle avait croisés à l'arrière de son crâne. Elle porta son regard sur les élèves, s'affairant à leurs exercices dans le Gymnase. Très vite, la chute d'un élève lui arracha un sourire.

-Bah bravo, t'aurait pu t'appliquer ! Tu sais, regarder autour de soi en courant c'est pas une option !

    Le garçon à qui elle s'était adressée lui répondit simplement par des mimiques moqueuses, tirant la langue. C'était un jeune homme qu'elle connaissait un peu, ayant déjà eu l'occasion de le rencontrer au cours d'une heure de colle. Après avoir mimé quelques reproches et applaudissements, elle l'encouragea, le laissant repartir pour ne pas passer perturbatrice.  Puis, posant ses deux mains contre le banc pour se soutenir, elle tourna la tête vers sa camarade.
         Elle lui adressa un sourire, accompagné d'un signe de main.  
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Sujet: Re: Les boiteuses du banc des dispensés. [Ft. Ange]   Ven 19 Jan - 20:15


Les boiteuses du banc des dispensés
ft. Irisuuu ♥

Ange est calme.

Elle a toujours été du genre bonne élève, elle n’a jamais fait de vague. Tu sais, c’est à peine si on la remarque en général. Elle est toujours là, mais personne ne la voit. Ange a cette faculté un peu étrange de pouvoir effacer totalement son existence. Oh, elle ne fait pas exprès, tu sais. Elle a juste tellement peur du monde, de tout ce qui s’y trouve, et de l’image qu’elle renvoie, qu’elle préfère inconsciemment ne plus exister. Alors elle se tient assise sur ce banc, en silence. Ange est toujours silencieuse.

Ange est dans la lune. Depuis qu’elle est ici, elle n’a pu participer à aucun cours de sport, le médecin lui ayant catégoriquement interdit de faire des efforts physiques. Ange croit qu’il a peur que ses os ne se brisent comme du verre si elle les sollicite de trop. C’est d’ailleurs surprenant qu’elle ait été assignée au dortoir des Pyroli – le dortoir des sportifs, lui a-t-on dit. Ange ne comprend toujours pas très bien pourquoi, et d’ailleurs, elle ne s’y sent pas vraiment à sa place. Mais elle fait avec et elle avance, lentement mais sûrement. Ange ne se sent de toute façon à sa place nulle part. Mais Ange a obligation d’accompagner sa classe quand ils ont cours de sport, même si elle ne peut pas prendre part aux activités.

Ange est étonnée. D’habitude, elle n’est pas toute seule sur le banc des dispensés. D’habitude, Iris est avec elle. Iris c’est une fille qui intimide beaucoup Ange, parce qu’elle parle fort, parce qu’elle se moque des autres, parce qu’elle se fait remarquer. Ange a parfois l’impression que quand Iris est là, elle se remet à exister. Et ce n’est pas si désagréable. Et puis, iris la comprend, et elle comprend Iris. Parce que Iris non plus, elle ne marche pas très bien. Iris aussi est dispensée. Et en général, elles passent le cours de sport ensemble. Mais cette fois, Iris n’est pas là, et Ange trouve ça bizarre. Tirrelire est assis près d’elle, et ne fais pas un bruit non plus. Tous les deux, ils sont discrets.

Soudainement, Tirrelire relève la tête, et lâche un petit son pour alerter sa maîtresse. Sursautant quelque peu, Ange relève à son tour la tête, juste à temps pour croiser le regard de la jeune fille qui vient d’arriver avant qu’elle ne la surprenne. Alors Ange ne peut pas s’empêcher de se sentir soulagée. Elle a bien cru qu’il lui était arrivé quelque chose. Oui, parce que Ange a toujours peur, quand les habitudes sont troublées par une absence. Une absence signifie toujours dans sa tête que la personne ne reviendra jamais.

« Que tu es idiote, Ange », c’est ce qu’elle se dit. Comme un éclair de raison qui lui souffle qu’elle n’a pas à s’en faire, que tout le monde n’est pas comme papa. Que papa est un cas à part et que plus jamais personne ne partira, plus jamais personne ne l’abandonnera comme papa l’a abandonnée. Et puis, cet endroit est sécurisé, normalement, personne ne risque rien. Alors Ange est rassurée, et elle regarde Iris s’installer à côté d’elle sans rien lui dire. Tu sais, Ange ne dit jamais rien.

Son regard se repose brutalement sur la piste du gymnase quand un grand bruit de fracas se fait entendre ; un garçon de la classe vient de tomber assez lourdement par terre. Ange grimace, imaginant qu’il a du se faire mal. Mais il se relève aussitôt, sous les encouragements un peu… Particuliers de Iris. Ange ne dit rien, ne réagit pas. Elle est plongée dans ses pensées. Elle a déjà oublié ce que ça fait de courir. Elle n’a pas couru depuis si longtemps, juste comme ça, pour son plaisir. Juste par envie d’aller le plus vite possible, de repousser ses limites. De sentir la vitesse, la force, le vent dans les cheveux. Ange a oublié ce que ça fait. La dernière fois qu’elle a couru, c’était pour fuir, alors c’est pas pareil, pas vrai ?

Le garçon est reparti pour courir, et Ange l’observe avec envie. Mais elle sent que la Mentali près d’elle s’est tournée dans sa direction, alors elle lui accorde à nouveau son attention, et lui accorde un sourire. Très léger, à peine esquissé, mais sincère quand même. Iris est une des seules qui arrive à faire sourire Ange. Un léger signe de tête pour la saluer.

- Tu… T-Tu ét-t-tais où ?

Ange bégaie.

Elle serre les poings, agrippe sa jupe entre ses doigts, grince des dents, plisse les yeux. Ange n’aime pas parler. Elle n’aime pas s’entendre parler comme ça.

Mais Iris comprend ça aussi, non ?
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Sujet: Re: Les boiteuses du banc des dispensés. [Ft. Ange]   Sam 20 Jan - 14:35


   
-Tu… T-Tu ét-t-tais où ?

    Ange était douce. Ange avait du mal à parler. Ange était cette petite chose adorable qu’Iris comprenait, qu’elle voulait protéger. C’était tout l’opposé de la Mentali, qui n’avait jamais été du genre sérieuse ne serait-ce qu’une seule seconde. Être sérieux, c’était la définition même de l’ennui à ses yeux. Alors elle se distrayait, dormait, se moquait. Sans jamais éprouver de réelle mauvaise intention, derrière tout cela.
         Ange semblait déboussolée. Après tout, c’était bien normal. Iris arrivait à l’heure, en général. Pourtant cette fois, elle avait de longues minutes de retard. Ange et elles, aux heures habituelles de sport, se retrouvaient sur un banc, côte à côte. Parfois elles discutaient, parfois elles se tenaient compagnie, en silence. Iris n’était pas de ceux qui avaient l’habitude de trouver des sujets de conversation intelligents, réfléchis. Pour elle, parler de la pluie et du beau temps ou de s’étaler de longues minutes sur ce qu’elle avait mangé à midi était déjà bien suffisant. Non, les sujets de conversations sérieux c’était sa cousine qui les avait, la plupart du temps. Sa cousine plus jeune qu’elle, qui paraissait pourtant bien plus mature à ses côtés. La Mentali essayait de se dire qu’elle s’en fichait. Là où elle était, elle s’en fichait. Mais ça n’avait pas été toujours le cas. A l’époque où elle vivait chez son oncle, elle en avait eu plus qu’assez des incessantes comparaison avec sa cousine, des éloges qu’on faisait d’elle. A quelle point elle était intelligente, belle, douée, et à quelle point Iris était Iris. Cette fille particulière et un peu bête dont on avait parfois pitié. Cette fille qui n’avait pas de mauvaises notes, mais pas d’excellentes non plus. Alors Iris s’enfermait dans sa chambre, dans son silence, dans sa solitude qu’elle appréciait bien plus que n’importe qui. Le silence avait toujours été sa plus belle compagnie. Et encore aujourd’hui, elle l’appréciait. Mais elle n’était pas insensible à une compagnie comme Ange. Elle aimait bien Ange. Iris se demandait pourquoi elle était au dortoir Pyroli, d’ailleurs. Parce que comme elle, elle avait des jambes faibles.

-Bah, me suis fait coller.

    Iris répondit après ce qui sembla être de longues minutes de silence. Elle venait de s’adosser contre le mur, replaçant ses bras à l’arrière de sa tête. Avoir une heure de colle était presque devenue une banalité aux yeux d’Iris. Elle en riait même. Cela ne la dérangeait pas. Elle devinait qu’Ange risquait de la regarder avec un air perplexe, pourtant la Mentali avait un sourire. Ce genre de sourire plein de malice, mystérieux, qui semble cacher quelque chose. Ce sourire qu’on essaie de déchiffrer, en sachant qu’il peut cacher bien des choses.

-M’enfin c’est pas comme si c’était la première fois, après tout j’ai l’habitude. Tout ça parce que le prof a pas aimé que je dorme en cours ! C’était juste la troisième fois… C’est pas ma faute si ça m’intéressait pas… en plus j’étais fatiguée puis bon, faut pas dire mais voilà quoi. Sa voix elle m’endormait.

    Iris avait toujours cet air nonchalant qui la caractérisait si bien. Mélangé a son sourire, il pouvait lui donner l’air aussi attachant qu’agaçant. C’était dur de savoir ce qu’Iris pensait vraiment. Est-ce que ça l’énervait, est-ce qu’elle s’en fichait. Elle avait beau le dire, il arrivait parfois que ses pensées contredisent ses paroles. Elle savait bien mentir, Iris. Mais elle mentait parce qu’elle ne voulait pas dire ce qu’elle pensait. Elle mentait parce qu’elle ne voulait pas avoir l’air de quelqu’un de trop faible, comme on la considérait déjà parfois. Là, elle se fichait vraiment de son heure de colle. Mais avant qu’elle n’arrive à la Pokémon Community, ça n’avait pas toujours été comme ça. Au départ, on l’avait envoyée dans une école si stricte que la moindre erreur était sanctionnée, qu’elle soit volontaire ou non. Et à cette époque, Iris n’allait pas très bien à cause de sa mère. Elle n’était pas concentrée, dissipée, mais dans le sens où elle rêvassait. Alors elle n’avait pas de bonnes notes, malgré tous les efforts qu’elle faisait et le temps qu’elle passait à réviser. Alors il y a eu un moment à l’école où elle avait abandonné. Et les heures de colles parce qu’elle dormait ou perturbait la classe avaient commencé à se faire de plus en plus fréquentes.

-M’enfin. Reprit-elle, le regard dans le vague. Faut pas t’en faire, c’est limite devenu normal pour moi.

    Pendant un court instant, les élèves avaient cessé de courir, rassemblés autour du professeur. Ils commencèrent à former des équipes avec les autres en compagnie d’un de leurs pokémons. D’ici, la jeune fille ne parvenait pas à distinguer correctement les propos du professeur. Aussi, elle observait simplement son habituel air blasé, venant croiser ses bras contre sa poitrine. Elle soupira. Diana flottait à côté d’elle, fixant le Pokémon d’Ange. Un curieux Pokémon. Iris ne l’avait pas remarqué, jusqu’à présent. Il était discret. La Mentali l’avait regardé avec un air perplexe, persuadée d’avoir déjà croisé ce Pokémon étant enfant, lorsqu’elle vivait encore à Alola.
         Iris parraissait inexpressive. Un silence avait fini par s’installer, mais pas ce silence lourd et pesant qui devenait dur à supporter. Un silence calme et doux, un silence qu’Iris appréciait. Parce qu’elle avait toujours eu l’habitude de le côtoyer, lui. Lorsqu’elle était petite, lorsqu’elle était seule quand sa mère n’était pas là, quand son père se reposait parce que sa condition le fatiguait. C’était son meilleur ami, qui lui tenait compagnie dans sa solitude.
    Le garçon qu’Iris connaissait s’était un instant tourné vers elle. Il semblait lui sourire, et lui adressant un signe de main bref. La jeune fille lui renvoya un sourire moqueur, et il fit des mimiques avant de rejoindre son groupe et ses Pokémons. Iris laissa son dos choir contre le mur. Soudainement, son expression s’était ternie, et son sourire volatilisé. Parfois il arrivait que ses pensées la dominent. On ne pouvait pas tout contrôler. Iris était envieuse de voir les autres faire du sport, s’amuser ainsi. Même si le sport avait toujours été compliqué à cause des nombreuses contraintes qu’il imposait, Iris ne l’avait jamais détesté. Courir à en perdre haleine, à sentir le vent dans ses cheveux, s’amuser, escalader des murs, frapper dans un ballon, ou bien même danser de manière énergique… tout ça c’était quelque chose qu’elle n’était plus en mesure de faire. Et elle se disait parfois que ça lui manquait. Que ça lui manquait terriblement. Parce qu’elle ne se sentait plus aussi libre qu’avant.

-N’empêche, dit-elle à Ange, rompant le silence. Ca doit être bien de faire du sport comme ça. Ils ont l’air de s’amuser, même si le sport ça a jamais été la chose la plus facile du monde.

    Iris avait chassé sa capuche du sommet de son crâne, passant une main dans ses cheveux. Elle avait brièvement rajusté ses couettes, et s’était redressée. Elle avait appuyé ses coudes contre ses jambes, posant son menton dans le creux de ses mains. Iris aurait tellement voulu refaire du sport. On ne le lui avait pas interdit, mais fortement déconseillé d’en faire. Au final, ça revenait au même. Alors qu’est-ce que ça changeait. Iris savait que ses jambes pouvaient se briser à tout moment. Quelque soit l’effort qu’elle faisait, le risque qu’elle n’en perde l’usage facilement la hantait. Alors elle ne faisait rien. Rien du tout. Se lever ou marcher la faisait déjà trembler. Alors, à quoi bon essayer ?  
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Sujet: Re: Les boiteuses du banc des dispensés. [Ft. Ange]   Sam 20 Jan - 22:31


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Ange observe.

Elle a pris cette fâcheuse habitude depuis un certain temps, de tout observer avec attention. Ange scrute, décortique, porte attention au moindre détail. Puisqu’elle ne parle plus, elle se concentre sur ce qu’elle peut d’autre. Ainsi elle observe tous les gestes d’Iris, tente de les comprendre, de les déchiffrer. Une manière à elle de cerner son amie du mieux possible, et ainsi peut-être un peu se rapprocher d’elle. Sans se douter que de son côté, la Mentali veut la protéger. La protéger de quoi, d’ailleurs ? Elles sont pareilles, aussi boiteuses l’une que l’autre. Avec leurs jambes impossibles à mouvoir sans risquer de les éclater en un millier d’éclats. Ange se souvient que quelques fois, elles ont quitté le banc des dispensés bras dessus bras dessous, à s’aider à marcher pour partir au cours suivant.

Pourtant Ange sait. Elle sait qu’elle est iris n’ont rien en commun, à part cette faiblesse des membres inférieurs. Iris est grande, elle parle fort, elle crie, elle rit, elle se fait remarquer. Elle dort en cours, elle se fait coller. Iris c’est le genre de fille qui marque les esprits. Ange à côté est insignifiante. Elle ne fait jamais de bruit, elle reste dans son coin, à lire son livre, à écrire sagement son cours ou à essayer de se rapprocher de Tirrelire, qui lui fait de moins en moins peur d’ailleurs – un miracle, vu l’allure de ce pokemon. Le pokedex lui-même dit qu’il se déguise parce que sa véritable forme est trop effrayante. Vachement rassurant. Toujours est-il qu’Ange a toujours un peu de mal à comprendre comment elle et Iris arrivent à aussi bien s’entendre avec autant de différences. Si on lui avait dit, le jour où elle l’a aperçue pour la première fois avec ses grands airs et sa voix qui porte, qu’elle allait devenir une de ses plus proches amies, Ange n’y aurait certainement pas cru. Et pourtant.

Enfin… Elles sont amies, pas vrai ?

Ange n’ose pas poser cette question. D’ailleurs Ange n’en pose jamais aucune. Elle n’aime pas se montrer curieuse, donner l’impression qu’elle se mêle de ce qui ne la regarde pas. Même si là, en l’occurrence, ça la regarde ; son lien avec Iris reste nébuleux dans son esprit. Alors Ange attendra qu’Iris ne dis ou fasse quelque chose qui lui montrerait comment elle la voit. A ce moment-là, Ange décidera si elles sont amies ou pas.

En attendant, Ange continuera de passer ses cours de sport avec Iris, à l’écouter parler de tout et de rien, ou juste lui tenir compagnie en silence. De toute façon, quand elles passaient le cours en parlant, on ne pouvait pas vraiment appeler ça une conversation. La plupart du temps, c’est surtout Iris qui parle toute seule, de tout et de rien, u temps qu’il fait à ce qu’elle a mangé à son dernier repas. Et toujours Ange l’écoute, avec ce même petit sourire aux lèvres à peine esquissé. Elle l’observe bouger dans tous les sens quand elle s’exprime, parfois elle hoche la tête pour lui montrer que même si elle ne répond rien, elle porte une oreille attentive à tout ce qu’elle dit. Iris doit avoir l’habitude qu’Ange ne parle pas. Que ses avis et ses réactions sur ce qu’elle lui raconte peut se lire sur son visage aussi facilement que sur un livre d’images. Car même si Ange ne dit rien, elle reste très expressive. Elle n’a presque même pas besoin de parler, au fond.

Et c’est d’ailleurs encore le cas.

Iris lui avoue s’être fait coller. Et la réaction d’Ange est prévisible ; elle affiche une mine soucieuse, un petit peu blasée aussi. Ses épaules s’affaissent, elle souffle par le nez, et renfrogne une petite moue contrariée sur ses lèvres. Le genre de bouille qui veut dire « t’es pas sérieuse, encore ? ». Iris commence vraiment à désespérer Ange, des fois. Mais elle écoute ses justifications sans démordre de son petit air. Enfin, jusqu’à ce que les mots de la Mentali ne finisse par la faire un peu rire. Elle a l’air tellement convaincue de ce qu’elle raconte, qu’Ange ne peut tout simplement pas lui en vouloir. Et puis, ça n’a pas l’air de l’affecter tant que ça au fond, de se faire coller. Elle semble en avoir l’habitude… Comment on peut s’habituer à se faire coller ? Ca n’est jamais arrivé à Ange, ça. Elle a toujours été une élève modèle après tout. Maman et papa se seraient sans doute fâchés si ça lui était arrivé, du temps où tout allait bien. Et maintenant, et bien, elle ne donnait aucune nouvelle à Maman. Ange ne sait même pas si Maman se soucie de savoir où elle est, ou si elle est simplement soulagée de sa disparition. Ange ne veut pas savoir.

Iris lui dit de ne pas se soucier d’elle, et Ange finit par esquisser un nouveau sourire. Sa main se relève doucement, et se glisse dans le dos de la Mentali pour y déposer des petites tapes affectueuses. Une manière de l’encourager, tout en lui demandant de faire quand même attention, la prochaine fois. Elle allait finir par se faire expulser, à collectionner les heures de colle comme ça. Et si Iris se fait expulser, Ange se retrouvera toute seule sur le banc des dispensés.

Ange observe.

Elle remarque les élèves qui se sont rassemblés autour du professeur. Elle remarque ensuite qu’ils se dispersent pour effectuer des exercices avec leurs pokemons. Son regard se fait un peu envieux, et son sourire déjà pas bien franc disparait. D’ailleurs Iris aussi a arrêté de sourire. Ange les envie un peu ; elle aussi, elle aimerait bien jouer comme ça avec Tirrelire. Elle aimerait bien arrêter de détester les pokemon autant qu’elle le fait. Son regard se pose sur le Mimiqui à côté d’elle, qui est venu se blottir contre ses cuisses ; lui aussi semble vouloir aller jouer comme les autres. Ange pose doucement sa main sur sa tête et se met à la caresser doucement. « Je suis désolée ». Elle ne dit rien. Il comprend.

Ange remarque que Iris aussi observe Tirrelire. Elle semble connaître ce pokemon ; Ange pourtant n’en avait jamais vu avant de venir ici. A Johto, cette espèce n’existe pas. Ange partage son regard entre Tirrelire et Iris. « Il est vraiment bizarre, pas vrai ? ».

Les mots de la brune attristent un peu Ange. Oui, ça doit être vraiment bien. Ange se souvient qu’elle aimait faire du sport quand elle était petite. Même si c’était difficile, elle était très énergique à l’époque. Elle aimait se dépenser.

- O-O-Oui, ç-ça doit… Être b-bien. J… J’aim… merais bien faire ç-ça avvvec T-T-Tirrelire un jour.

Ange pose ses mains sur ses cuisses, comme si sa volonté soudaine de partager un moment profond avec son pokemon était assez forte pour la faire guérir miraculeusement. Au moins, Ange garde un peu d’espoir au fond d’elle.
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Sujet: Re: Les boiteuses du banc des dispensés. [Ft. Ange]   Sam 20 Jan - 23:40


   
- O-O-Oui, ç-ça doit… Être b-bien. J… J’aim… merais bien faire ç-ça avvvec T-T-Tirrelire un jour.

    Iris offre seulement un sourire désolé à Ange. Elle ne dit rien de plus. Elle comprend que c’est dur pour elle de parler. Elle ne doit pas avoir l’habitude. La Mentali se rapproche de la jeune fille. Elle finit par sortir les mains de ses poches, qu’elle avait camouflées un instant. Et puis, affectueusement, elle vient ébouriffer les cheveux de la Pyroli. Ça, Iris ne le fait pas souvent. Elle ne l’avait même jamais fait, en fait. Mais elle avait tellement envie de prendre Ange dans ses bras. Parce qu’Ange était douce, Ange était adorable. Elle n’avait même pas besoin de parler pour qu’Iris comprenne ce qu’elle voulait dire. La différence qui opposait les deux jeunes filles n’importait pas la Mentali. Elle s’en fichait. Ce qui la préoccupait, c’était surtout… surtout de savoir si elle n’ennuyait pas Ange. Si elle ne la mettait pas mal à l’aise. Parce qu’avec Ange, Iris parle beaucoup, Iris bouge beaucoup. Iris ne dit pas grand-chose de censé, en fait. Même si elle n’en donne pas l’impression, la jeune fille se souciait beaucoup de ce que pouvait penser la Pyroli. Mais elle n’avait juste pas le courage de lui demander si elle l’énervait, ou si elle voulait simplement qu’elle se calme un peu. Parce qu’elle avait peur de ce qu’elle pourrait lui répondre. Alors elle se taisait. Elle restait dans son silence.
          La jeune fille baisse les yeux. Elle fixe bêtement ses pieds, à réfléchir. Elle repense à ce que lui a dit Ange. Elle aussi, elle aimerait bien jouer avec son Pokémon comme le faisaient les autres élèves. La Mentali s’interrogeait. Ange pouvait pourtant jouer avec son Mimiqui sans problème, alors… quelque chose l’en empêchait-elle ? Elle pouvait jouer avec son starter sans avoir besoin de courir comme l’avaient fait les autres élèves. Pendant un instant, la jeune fille porte son regard sur Diana, qui tournoie, s’impatiente. Elle lui jette un regard agacé, ce genre de regard qui te fait comprendre que tu énerves. La Feuforêve n’y prête même pas attention. Alors Iris soupire, puis repose son regard sur les élèves qui courent. Elle croisa le regard d’Adam. Adam, le Voltali pas très futé qui a quelque chose d’attachant. La Mentali était sûre qu’il serait heureux de rencontrer Ange. Et soudain, elle sursaute. Parce qu’une idée vient de lui traverser l’esprit. Le visage d’Iris pétillait de malice. Quelque chose de rare. Alors, elle tourna la tête vers Ange. Ses yeux souriaient, parlaient pour elle.

-Dit Ange. Tu vois le gars un peu idiot qui arrête pas de tomber et qui est avec un Lixy ? Il s’appelle Adam, c’est un Voltali. Faut pas croire, mais il est super gentil. Même s’il est pas très futé. Enfin, c’est pas important.
   
    La jeune fille pose ses mains des deux côtés de son corps, se redressant. Doucement, elle riva son regard sur le plafond, pensive.

-Je viens de penser à quelque chose. Tu as dis que tu aimerais bien jouer comme ça avec Tirrelire, non ? Alors… ça te dirait qu’après les cours on joue tous les trois avec nos Pokémons ? Toi, Adam, moi.

    La jeune fille ne souriait plus. Mais elle n’était pas triste. Elle était simplement… Dans ses rêves, pensive. Elle réfléchissait. Le cours se termina finalement. Iris racontait à Ange à quel point le cours précédent était ennuyeux. Mais elle lui avait également décrit comment étaient les cours dans son ancienne école, là où elle allait après avoir déménagé d’Alola. Elle évoqua le sérieux exagéré des professeurs, leur habitude à coller les élèves pour tout et pour rien. Elle expliqua à quel point les cours étaient d’un ennui, tant tout était compliqué à comprendre. Enfin, aux yeux d’Iris. Parce qu’Iris, elle n’était pas du genre à écouter, qu’elle soit intéressée ou pas. Parce qu’elle était souvent distraite par un tas de chose, parce que son esprit bouillonnait d’idées à explorer. Parce que depuis que la mère d’Iris avait commencé à placer toutes ses interdictions, à la menacer, la restreindre, Iris avait perdu le goût aux études. Elle n’avait plus envie d’écouter en cours, plus envie d’être bonne élève, plus envie de faire plaisir à sa mère. Elle avait envie d’être Iris.
         Les cours se terminèrent dans une agitation commune. Beaucoup d’élèves semblaient fatigués. Iris avait le regard dans le vague. Ce fut Diana qui lui signala finalement que tout était terminé. Qu’elle allait quitter le banc des dispensés pour reprendre les cours. Mais elle n’avait pas envie de laisser Ange. Elle glissa sa main dans celle de l’adolescente, l’incitant à se relever. Doucement, en faisant attention à ne pas être brusque avec elle, elle se dirigea vers Adam, agenouillé au sol. Le Voltali était épuisé, couvert de sueur, alors que son Lixy sautillait tout autour de lui, visiblement heureux. Iris le fixait de son regard blasé, Diana l’observait avec un regard noir. Adam et Diana ne s’aimaient pas. La Feuforêve n’aimait pas la proximité du Voltali avec sa dresseuse. Oui, Diana était extrêmement jalouse. Et comme Adam et Iris étaient de bons amis, forcément… la starter détestait cela. Les deux se saluèrent avec des regards de tueurs, alors que la Mentali les fixait, le regard moitié perplexe, moitié agacé. L’air de dire « c’est bon, vous avez fini vos gamineries ? » mais finalement, elle ne dit rien.

-T’es vraiment nul. Fit Iris.

    La Mentali débordait d’ironie. Mais il s’en fichait, il la comprenait. Alors Iris lui tend sa main libre, elle l’aide à se relever. Mais elle vacille. La poigne du Voltali est trop forte. Il manque de l’emporter vers l’avant. Ses jambes manquent de céder. Et la Mentali manque d’entraîner Ange dans une chute. En fait, elle ne sait pas comment elle a fait pour se retenir. Elle est simplement parvenue à rester debout, au dernier moment. Peut-être était-ce Adam, ou peut-être était-ce simplement la volonté de la jeune fille.
         
-Je sais, merci. T’es la meilleure. Tu sais parfois, j’ai l’impression que je t’ai fais quelque chose, pourtant tu me dis rien.

    Mais Iris ne sourit pas. Elle ne veut plus sourire. L’espace d’un instant, elle s’est remémoré un jour. Un jour où elle avait suivi sa cousine parce que son oncle le lui avait demandé. Un jour où sa cousine, trop précipitée, avait chuté. Où Iris lui avait tendu la main pour se relever. Où Irina avait manqué de l’emporter. Et tout ce qu’elle avait dit, en se relevant, c’était « merci Iris, t’es vraiment gentille. Tu sais, j’ai vraiment l’impression que je t’ai fait quelque chose, pourtant tu me dis rien… ». Non, bien sûr qu’elle ne lui avait rien fait. Mais elle était trop aveugle pour se rendre compte qu’involontairement, elle faisait souffrir sa cousine en était aussi parfaite, en étant cette fille modèle que ses parents avaient rêvé d’avoir. Mais en même temps… Iris savait qu’en se comportant ainsi elle faisait du mal à sa cousine. Et… on ne pouvait pas dire qu’elle appréciait ça. Peut-être qu’à ce moment, vous vous direz que ça n’a aucun rapport. Pourtant… pourtant les mots d’Adam avaient réussi à éveiller ce souvenir. Parce que tout ce qui venait de se passer ressemblait incroyablement à ce jour. Et Iris n’aimait pas ça. Alors Iris avait le regard terne, vide. Elle avait la mine sombre. Elle fixait le sol. Pendant de longues minutes qui lui parurent une éternité, ils ne dirent rien. Iris avait l’impression que parfois elle allait trop loin. En disant ces mots, qui pourtant ne se voulaient pas méchants, qui n’étaient faits que pour taquiner son ami, elle avait l’impression qu’elle allait trop loin. Qu’elle pouvait le blesser. Elle ne cherchait même pas à savoir ce qu’Adam pensait. Elle tremblait.

-N-Non… Désolée Adam, j’voulais pas. Enfin… Je vais pas te retenir plus longtemps. Tu peux aller te changer, t-tu dois être fatigué.

    Le Voltali parut déboussolé. Mais il ne voulut pas se poser de question. Alors il se contenta de simplement avancer, son Lixy sur les talons. Il rejoignit les vestiaires, laissant Ange et Iris seules au milieu du gymnase. La Mentali serrait les poings. Elle tremblait, serrait les poings. Et Diana était là, à l’observer d’un air inquiet. Alors la jeune fille ne put que se retourner vers la Pyroli. Elle se força à lui sourire, ce petit sourire empli de tristesse que l’on fait lorsque l’on veut donner l’impression qu’on va bien. Elle adressa un petit signe de main à Ange, un signe qui voulait dire que tout allait bien.

-Désolée pour ça Ange. Je voulais pas blesser Adam, je… Je voulais juste plaisanter. Bégaya t-elle. En-enfin oublie ça ! Je sais pas s’il va revenir, mais voilà. E-Est-ce que ça te dirait qu’on joue avec nos Pokémons ? T-Tu sais, comme ils l’ont fait. Bon, pas vraiment comme eux, faut juste faire attention à nos jambes.

    Doucement, Iris détourne le regard. Elle se sent honteuse. Elle a vraiment le sentiment d’avoir fait quelque chose de mal, et elle se rend compte qu’elle n’aime pas ça. Si c’était quelqu’un d’autre, elle ne se serait pas sentie comme ça. Mais… mais voilà. C’était quelqu’un qu’elle appréciait.

-A-Ange, aussi, je… je voulais juste te dire que si jamais mon attitude et ma grande gueule pouvaient t’agacer, hésite pas à me le dire parce que… C’est pas mon but de te gêner. T’es mon amie, je veux juste… passer du bon temps avec toi. Pas te mettre mal à l’aise ou quoi que ce soit.
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Les boiteuses du banc des dispensés. [Ft. Ange]
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