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[MISSION] Nom de Zeus !
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Sujet: [MISSION] Nom de Zeus !    Sam 27 Jan - 22:06

Ginji Labelvi
      Feat. Cael Joy



« Nom de Zeus ! »


C'est un matin de Janvier lambda...

« -ATTRAPEZ-LE ! »

… Sur la paisible île de Lansat...

« -LUCINA, DERRIERE TOI !»

… Que rien ne semble pouvoir troubler.

« -LUXRAY ! »

Tout est encore tranquille...

« -ARGH ! OZ, FAIS ATTENTION !  »

… Et calme...

« -PIKA PIKACHU ?! »

… A la Pokémon Community.

« -WHITE LADY, FAIS QUELQUE CHOSE ! »

Académie réputée pour être un havre de paix...

« -Chu. »

… d'harmonie...

« -A... ATTENTION A L'ARMOIRE ! »

… Et de sérénité.

*SHGLOUNK*

… Enfin, peut-être ?

C'est à moitié mourant que je m'extirpe de l'étagère qui vient de me tomber dessus, éparpillant au passage tout un tas d'objets jusqu'à présent rangés. Lucina vient m'aider en m'attrapant par le col de mon t-shirt et en me tirant en arrière, ce qui me permet de me libérer sans trop de difficulté. J'ai toujours l'impression de passer pour un bébé Lixy, mais au moins, je n'ai pas l'air d'une crêpe.

Pendant ce temps, Oz continue de courir après le Medhyèna qui fout la pagaille dans ma chambre depuis maintenant cinq minutes. White Lady est visiblement plutôt ennuyée par tout ça, et se décide donc à enfin bouger, se plaçant tranquillement sur la trajectoire du Pokémon Morsure. Le canidé se contente alors de la contourner, mais la Pachirisu attrape une baguette qui traîne par terre, et la lance droit sur son museau, ce qui a pour effet de le stopper net. Froissant les narines, le Medhyèna prend un petit instant pour secouer la tête, et observer ce qu'il vient de percuter, avant de tourner un regard furieux vers White Lady. Celle-ci se contente de lui montrer bien en évidence la seconde baguette, avant de lentement l'agiter devant lui. Oz, voyant que le Medhyèna a le regard complètement captivé par le bout de bois, s'arrête, et se rassois tranquillement pour observer la scène, perplexe. White Lady lance alors la baguette, et le Medhyèna part au quart de tour la récupérer, la ramenant ensuite à la Pachirisu pour lui faire recommencer.

Un peu dépite, je me relève, et regarde mon Pokémon jouer au lancer de bâton avec un autre Pokémon. Wow. 'Faudra m'expliquer comment j'ai fait pour ne pas avoir eu l'idée avant... En tout cas, le Medhyèna a l'air complètement absorbé par cette activité ô combien passionnante, et se contente de faire des allers-retours, sous le regard totalement blasé de White Lady. Tant mieux, au moins, il va arrêter de faire des bêtises deux minutes...

« -Lucina, tu me files un coup de pattoune ? »

La Luxray opine, et à deux, nous redressons l'étagère, que nous avons réussi à faire chuter dans notre course-poursuite acharnée. Ce Pokémon ne tient tellement pas en place ! On a voulu l'attraper pour essayer de le calmer, mais il s'est contenté de nous faire tourner en bourrique... Pouah, vraiment, c'est bien plus compliqué que ce que je pensais...

Alors que nous terminons tout juste de remettre le meuble en place, quelqu'un frappe à la porte de ma chambre. Faisant gaffe à ne pas marcher sur mes affaires tombées au sol, je sautille jusqu'à l'entrée, puis ouvre, révélant un étudiant se tenant au milieu du couloir. A la vue de son dresseur, le Medhyèna se désintéresse complètement du bâton et fonce le retrouver, lui tournant autour de nombreuses fois et réclamant des caresses par millier. Le garçon obtempère, et frotte le dos de son compagnon, un léger sourire aux lèvres.

« -Je vois que ça c'est bien passé ! »

Je me frotte l'arrière du crâne, et me place de manière à lui obstruer la vue du champ de bataille qu'est devenu ma chambre, mal à l'aise.

« -O-ouais, aucun problème.
-Merci en tout cas ! Vraiment ! Comme tu as bien une vingtaine de Pokémon, je me doutais bien que tu serais capable de gérer mon petit Looping le temps d'une heure. Ce n'est pas le cas de tout le monde, aha... Mais je refuse de le laisser enfermer dans sa Pokéball, ce petit a bien trop d'énergie à revendre !
-Ça tu peux le dire...
-Quoi ?
-R-rien ! En tout cas, c'était avec plaisir ! Si jamais il y a à nouveau besoin... » je serre les dents, regrettant d'avance mes paroles « … Surtout, n'hésite pas à m'demander de l'aide. »

L'étudiant sourit, et se relève, cessant de caresser son chien.

« -Super ! Merci beaucoup ! On se voit une prochaine fois, du coup ?
-Oui ! A plus. »

Il fait signe à son Pokémon de le suivre, et je referme la porte de ma chambre, avant de m'écrouler sur cette dernière. Mes compagnons m'observent avec une certaine perplexité, se demandant pourquoi j'ai à nouveau offert mon aide à cette personne, mais je n'y prête pas trop attention. J'ai une chambre à ranger, môa...

Depuis que Loan est parti, cette pièce ne m'a jamais paru aussi grande. Maintenant, j'ai toute la place qu'il me faut pour accueillir l'ensemble de mes partenaires. Je suis un peu triste de ne plus avoir de colloc', mais... Ça me va. Ce n'est pas plus mal, au moins mes amis sont à l'aise, et ils me tiennent autant compagnie que mon ancien camarade de chambré. Si ce n'est plus.

Pendant que je remets mes affaires à leur place, je jette un coup d’œil à l'heure sur mon Ipok. La matinée est tout juste entamée, et je n'ai aucune idée de ce que nous allons faire aujourd'hui... Nous entraîner, je suppose.

J'ai un léger sourire en pensant au train-train quotidien que j'ai forgé au fil des mois passés à la Pokémon Community. Je suis encore du genre gaffeur et maladroit, mais au moins, j'occupe mes journées aux côtés de Pokémon que j'ai toujours souhaité côtoyer... C'est une forme d'accomplissement, en soi, non ? Bon par contre, pour tout ce qui n'est pas de type Electrik, j'ai encore un peu de mal, ahaha. Je crois que j'ai eu beaucoup de chance en obtenant des Pokémon comme Goldfroy, Arlo ou Cutie Cute.

A cette dernière pensée, je tourne presque automatiquement la tête en direction de mon calendrier. Janvier. D'ici un peu moins de sept mois, nous devrions pouvoir retourner à l'archipel d'Alola, et y prendre des nouvelles de la Mimiqui... Ah ! Je suis tellement curieux de savoir comment elle va !

Alors que je tiens dans mes bras les derniers objets ayant chuté de mon étagère, je me dis que je devrai sérieusement songer à jeter un œil à mes économies. Je dois faire extrêmement attention à mes dépenses, si je veux être certain de pouvoir me payer un billet...

« -Ou alors, trouvez-vous un emploi correctement rémunéré et travaillez assidûment.
-AAAAH ! »

Surpris par cette voix sortie de nul part, je lâche toutes mes affaires, et fais volte-face, complètement paniqué.

« -MAIS QU'EST-CE QUE... ?! » je fais de gros yeux en reconnaissant la silhouette noire qui me fait face « … Sidérella ?! »

La Pokémon de type Psy hoche positivement la tête. Je pose ma main sur ma poitrine, contre laquelle tambourine gaiement mon petit kokoro, et reprends lentement mon calme.

« -Tu sais que ce que tu viens de faire, ça s'appelle un screamer ?... Et puis, euh, ça va, en fait ? Ça fait genre... Hyper longtemps, qu'on ne s'est pas vus ?...  » je plisse les yeux « … En fait on ne s'est croisés qu'une seule fois il y a quelques années, donc... Comment ça se fait que tu viennes me voir maintenant ? Et comment t'as fait pour me retrouver ?!
-Vous semblez toujours autant peu dégourdi, depuis la dernière fois. »

Je hausse un sourcil. Et toi tu sembles toujours aussi peu aimable.

« -Je vous entends, vous savez.
-Rah, c'vrai que tu fais ça, toi ! Tu donnes toujours l'avenir, d'ailleurs ? Genre la, texto, me reste combien de temps à vivre ?
-Je ne peux pas donner ce genre d'information.
-Tu te moques de môa ?! Tu passais ta vie à faire ça, avec Rouquine !... Enfin, qu'importe. » je capte le regard dubitatif de mes compagnons « Je crois que des présentations sont de rigueur. »

Je me baisse pour ramasser -encore- les objets tombés au sol, et les pose à l'arrache sur l'étagère, avant de me tourner vers Oz, White Lady et Lucina.

« -Peut-être qu'Oz ou Lucina, vous la connaissez, mais dans le doute, je vous la présente. » je désigne la créature à ma droite « Voici Sidérella, Pokémon Psy du nom de... Sidérella, du coup, et qui travaille pour une chaîne de studio de télévision basée sur Lansat. » je lance un regard interrogateur à la concernée « … En tout cas, c'était le cas, le jour de notre rencontre. »

Elle hoche la tête.

« -Ça l'est toujours. Je viens d'ailleurs en leur nom. »

Presque immédiatement, je secoue la tête de droite à gauche, et fais de grands signes de refus.

« -Non, non, non, non, NON ! Je ne retournerai PAS dans ces souterrains avec une de vos caméras chelous !... D'ailleurs, j'ai la mienne de caméra, maintenant, regarde !...
-Ce n'est pas pour cela, que je suis venue.
-... Ah ?
-A l'occasion du Colloque Internationale des Innovations Futures qui se déroule actuellement sur Lansat, nous cherchons à effectuer un reportage sur l'une des figures emblématiques de l'événement. Figure répondant au nom de Léo.
-Oh ! Léo est à Lansat ?... Mais euh, quel rapport avec môa ?
-Vous venez de répondre à votre propre question. Vous le connaissez, n'est-ce pas ?
-Euh... On a dû se côtoyer une journée, tout au plus... Un peu comme toi et moi, en fait.
-Vraiment ? Nous souhaitons réaliser un portrait en se basant sur les interviews de plusieurs des membres de son entourage, et nous savons de source sûre que vous avez travaillé avec lui plusieurs fois par le passé.
-... Alors si par "plusieurs" vous voulez dire "deux", et par "travaillé avec lui" vous voulez dire "se rendre à un endroit random pour régler quelques affaires en son nom", alors oui, c'est l'cas. Mais euh, j'doute que ça soit bien suffisant pour votre reportage. Et puis d'abord, c'est qui, cette source sûre ?
-Léo lui-même.
-... Ah².
-Nous l'avons contacté pour savoir s'il y a quelques personnes le connaissant sur l'île que nous pourrions interrogés, et il nous a redirigé vers vous.
-J'ai peur de ne pas vous être très utile, alors.
-Hmm. Voila qui est contraignant.
-Je suppose, oui...
-Tant pis, alors. » ses yeux commencent à s'illuminer d'une légère lueur violette « Nous allons devoir nous contenter de ça.
-Hein ?!
-Luxray ! »

Lucina a tout juste le temps de bondir vers moi qu'un flash lumineux m'aveugle, et me fait perdre, le temps de quelques secondes, toute notion de sens. La seconde d'après, je retrouve peu à peu la vue, et cligne successivement des yeux le temps de m'accoutumer à mon nouvel environnement. Je suis en plein centre-ville, et ma Luxray se tient juste à côté de moi, tout aussi perdue. Sidérella a d'ailleurs l'air surprise de la voir ici.

« -Tiens. Il semblerait que je vous ai téléporté avec nous.
-RAY !
-Pourquoi tant de vulgarité ? Ne vous inquiétez pas, je comptais vous restituer votre dresseur d'ici la fin de la journée.

-Attends, tu nous as téléporté en dehors de l'académie?! Et où sont Oz et White Lady?!
-Restés dans votre chambre. »

Je baisse les yeux sur mes épaules, et réalise que je n'ai pas non plus mon sac, et donc les Pokéballs contenant tout le reste de mes compagnons. Et il en va de même pour mes affaires ! Même mon Ipok a dû rester sur l'étagère de ma chambre...

Je me tourne vers Sidérella.

« -Ramène-nous là-bas.
-Navrée, mais je ne peux pas.
-Mais, pourquoi ?!
-Je vous l'ai dit, nous avons besoin de vous pour une interview. Et je ne peux pas revenir les mains vides auprès de mes supérieurs. Si jamais ils vous jugent inutile à la réalisation du projet, alors je vous ramènerai auprès de vos Pokémon. »

Je croise les bras, et lève légèrement le menton, vexé.

« -De toute façon, l'Alakazam de Wolfgang a certainement déjà détecté ton apparition, puis notre disparition de l’académie. Il va venir nous chercher d'une minute à l'autre.
-C'est Mandrake, qui m'a indiqué l'emplacement de votre chambre.
-... »

Je tire une moue complètement dépitée. D'accord, donc je ne peux même pas compter sur le personnel quand j'en ai besoin... Pff, soit. J'agite ma main d'un air las, et tourne un regard blasé à la Sidérella.

« -Ok, roule. On est d'accord que c'pas dangereux ?
-Tout à fait. Du moins, c'est ce que je vous répondrai en temps normal, si votre espérance de vie n'était pas passée à quatre heures et trente-sept minutes depuis notre départ de votre chambre.
-... »

Un matin de Janvier lambda sur la paisible île de Lansat.

@Eques sur Never-utopia.

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Merci Môman Callie!
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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Mar 30 Jan - 23:29

Question. Vous pensez qu'il existe une île merveilleuse, où l'éducation et le savoir sont dispensés à des élèves avides de connaissances? Où le calme et la tranquillité règnent en maitre et où les habitants ne connaissent ni la peur, ni l'effroi? Où les journées se déroulent comme un long fleuve tranquille, sans que rien ne vienne bouleverser leur cours normal? Et bien, si, cet endroit existe. Perdu au milieu de l'océan, à égale distance de toutes les régions Pokémons, se trouve une île appelé Lansat. Et devinez quoi? ET BEN, ELLE NE CORRESPOND ABSOLUMENT PAS À CE QUE JE VIENS DE DÉCRIRE!

''Katara, aide-moiiii! Si on ne fait rien, ils vont tout casser!''

Vu le regard de la Mustebouée, il semblerait que je sois forcé de me débrouiller tout seul : avec le départ de Lucki, un certain Zorua semble persuadé qu'il est de son devoir de rattraper toutes les bêtises qui lui étaient interdites jusqu'ici. Ajoutons à cela que Mithos n'apprécie pas, mais alors PAS DU TOUT qu'on le dérange pendant ses sessions de katas (Un héritage de mon Lucario, j'imagine...Mais je dois avouer que ça aide à se réveiller le matin). Et lorsque le type Ténèbres n'a rien trouvé de mieux que de le faire trébucher le nez sur mon tapis, le Négapi a décidé d'en venir aux mains.
Au final, c'est à moi d'interrompre la bagarre et on ne peut pas dire que je rencontre un franc succès...

''Cette fois, ça suffit, vous allez...Ouah!''

*Sbunk*

Je ne sais pas comment il a fait...mais Sol vient de réussir un véritable exploit. Tout en étant poursuivi par Mithos, le Zorua est parvenu à me déséquilibrer, avant de me faire tomber en arrière sur mon lit. Un second passage et me voilà entortillé dans ma couette façon maki, incapable du moindre mouvement. Pas de quoi arrêter Mithos qui commence même à charger une attaque Etincelle. C'est la fin, ma chambre va y passer.

''Hmpf''

*SBAF**BANG**BUNK**Et autres onomatopées diverses*

...Wow. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Katara n'y va pas de main morte. Saisissant les deux poursuivants à l'aide de ses queues, la Mustebouée secoue ces derniers sans ménagements, avant de les faire littéralement tournoyer au-dessus de sa tête pour les aplatir, le souffle coupée, sur le tapis de la chambre. Complétement sonnés, il va falloir un moment pour que Sol et Mithos puissent recommencer leur petit manège. Et vu le regard sombre de la type Eau, ça risque d'être mon tour dans peu de temps.

''Me regarde pas comme ça, Katara, je sais que j'ai pas géré...Tu peux m'aider à me sortir de là, s'il te plaît?''

Avant qu'elle ne puisse m'envoyer balader, Arceus semble décidé à venir à mon secours. En tout cas, ce serait le cas si la volonté divine pouvait se manifester sous la forme de l'hymne des Ranges d'Almia, émanant de mon Ipok posé sur la table. Malgré mes tentatives pour me tortiller, impossible de dégager une main et je dois de nouveau implorer Katara du regard, pour que la Mustebouée exaspérée accepte de récupérer l'appareil. Le portant à mon oreille, elle me permet ainsi d'appuyer sur le bouton de réponse. Et la voix qui s'échappe alors du micro ne m'est pas inconnue.

''Allo, allo? Un mini Ranger à l'appareil ?''

''Bastien?! ''

''Et oui, ton vieux Bastien, en personne! Quoi de neuf depuis cet été, p'tit gars?''

''Pas grand-chose. Les cours, les entrainements, la routine...''

''T'as intérêt à être sérieux dans tes exos de rééducation. Sinon, je pourrais en parler à une certaine personne et on saurait tous les deux comment ça finira.''

''...On est vraiment obligé d'en venir aux menaces de mort?'''

''T'inquiètes pas, je suis sûr que tu fais gaffe. Bon, c'est bien beau les politesses, mais je ne t'appelle pas juste pour prendre des nouvelles. T'es très occupé, là?''

*Bref regard en direction de la couette*

''J'imagine que j'peux me libérer. T'as besoin d'un Ranger pour quelque chose?''

''Nope. Enfin, pas de n'importe quel Ranger. Le CIIF, ça te dit quelque chose?''

''Absolument...pas.''

''Faut te tenir au courant, mini-Ranger ! C'est le plus gros Colloque de recherche de l'année et pour une fois, il a lieu sur ton île perdue. Imagine ma tête quand on m'a dit que je devrais m'y rendre pour y présenter la dernière création de mon labo . Surtout que tu le connais bien, ce projet.''

''Ton système bizarre de localisation par l'aura? À par filer la migraine, il est pas très très efficace, pourtant.''

''On a fait des supers avancées depuis ton passage! Le prototype est prêt et je compte UN PEU sur ta présence pour en faire la démonstration.''

''Euh...pardon?''

''Tu m'as bien entendu. T'as été un des premiers à le tester, ça ne peut que bien se dérouler pour une démonstration live.''

''Je sais pas trop, je t'avoue.''

''En échange, t'auras accés à l'intégralité du Colloque. Et puis, j'ai un petit truc pour toi. L'ancienne propriétaire a menacé de me faire bouffer par son Ectoplasma, si je ne te le remettais pas à temps.''

''….Pas convaincu.''

''J'ai dit qu'il y avait une soirée buffet à volonté après les présentations?''

*Thumb*

Mon Ipok vient de tomber au sol. En une fraction de seconde, ma couette vole au travers de la chambre pour s'étaler contre le mur opposé, tandis que je bondis au bas du lit pour rassembler mes affaires. Sol et Mithos ne tardent pas à se retrouver enseveli sous une pile de cahiers et de vêtements, mais j'ai des priorités à respecter !
En revanche, quand vint le moment de choisir qui m'accompagnera, un doute m'étreint : Link n'aime pas les grandes foules et je refuse de laisser Neaki s'approcher à moins de 50 mètres de ce buffet! Reste donc Sol, Liu et katara et si j'embarque le Zorua et mon Négapi, ça va mal finir aujourd'hui.

''Katara?''

''Bouée?''

''Tu veux bien rester là pour garder un œil sur Link, Sol et Neaki? On ne rentrera pas tard, promis.''

''Bouée...''

Hm? Y'a eu un truc, là. Pendant une brève seconde, j'ai l'impression que le regard de Katara s'est voilé. Pourtant, la Mustebouée me sourit tranquillement lorsqu'elle redresse le museau, avant d'extraire Sol et Mithos de la pile entassée au milieu de ma chambre. Après m'avoir tendu le Négapi, elle resserre sa prise sur le Zorua, qui ne peut que se tortiller en me piaillant dessus tandis que je quitte les lieux.
Et maintenant, direction le buffet colloque!

********************

''T'as fait vite, mini-Ranger. Je croyais qu'il fallait plus d'une heure à pied pour rejoindre ton école depuis le centre-ville.''

''J'connais des raccourcis. Bon, on y va?''

''Minute, Papillusion. D'abord, je te file ça...''

Il n'a vraiment pas changé. Toujours aussi blond, le regard moqueur, sa blouse ouverte sur une chemise débraillée, Bastien semble une fois de plus directement sorti du lit, plutôt que d'un laboratoire de haute technologie. Et le paquet qu'il vient de sortir ne paye pas de mine non plus, mais vu les coups de cutter qui marquent le papier craft et le ''YO CAELDEO'' inscrit au feutre rouge sur l'enveloppe, pas bien difficile de savoir qui en est l'émetteur.

''Tu diras à ta frangine que je si je joue les coursiers, c'est bien parce qu'elle est mignonne, ok?''

''...Tu veux rester en vie ?''

''T'as dit quelque chose?''

''Rien, rien''

Glissant le paquet dans mon sac, j'en profite pour jeter un coup d'oeil à l'allée menant droit à l'intérieur du centre de conférence : de part et d'autres de cette dernière, un ensemble de barrières ont été dressé afin de contenir les curieux mais également la véritable horde de journalistes qui semblent s'être donnés rendez-vous pour l'occasion. Entre les flashs d'appareils photos et  les interviews en court, on est plus proche de la fête de village que du colloque empreint de dignité. Récupérant un programme auprès de l'un des bénévoles embauchés pour la journée (Ooooooh, y'a même une présentation du Prof. Pressand **), je me retrouve donc à suivre Bastien en direction de la porte.
Un petit groupe de reporters se détachent alors de leur proie, un vieil universitaire complétement sourd, afin de se rapprocher de cette nouvelle victime, beaucoup plus séduisante et intéressante.

''Professeur Ravery, juste une question!''

''Est-il vrai que vous comptez annoncer la capture d'un Gardien des Lacs de Sinnoh?''

''Ne craignez vous pas, comme le prétend le docteur Hamon, que votre théorie sur l'aura ne soit qu'une ''vaste plaisanterie''?''

Stoppé net dans son avancée, Bastien, pro jusqu'au bout, ne se prive pas pour écarter les quelques questions concernant ses travaux, avant de subtilement réorienter ses assaillantes vers un collègue rival. Pourtant, avant que le groupe de journalistes ne s'écarte, une jeune fille à la chevelure aussi rousse que bouclée, porteuse d'un bloc-note sur lequel elle semble incapable de cesser d'écrire, pivote brusquement dans ma direction. Je peux dire que je n'aime pas beaucoup ce sourire mi-attendri, mi-carnassier?

''Dites moi, monsieur Ravery. Vous refusez peut-être de nous parler de vos derniers travaux, mais vous accepterez bien une petite question d'ordre...personnelle?''

''Seulement si je suis en mesure d'y répondre, mademoiselle.''

''Aucun problème, la réponse sera extrêmement simple. Cette charmante petite est-elle votre fille? ''

''…''

Le bûcher? Nan, pas assez cruel? Je lui balance Mithos dans la tronche? Pas assez clair comme message. Ou alors, je récupère la Pokeball de Régal et paf, crêpe de journaliste ! Heureusement pour cette '' brave femme'', Bastien veille au grain et remarque que le rouge de mon teint s'accorde de plus en plus avec le rose de ma chevelure. Une main sur mon épaule, un petit ''Qui sait?'' en direction de l'opportune et le voilà qui me traine littéralement à l'intérieur du centre. Respire, Cael, ça va passer, tu ne dois pas déchirer ce rideau rouge à l'entrée avec tes dents.
Alors que Bastien nous dirige vers la salle d'exposition, on regard se perd ainsi sur les différentes attractions qui occupent le hall d'entrée : des machines aux formes étranges (Je rêve ou celle-ci fait du pop-corn ?), des scientifiques au regard halluciné et des pokémons manifestement inclus dans les présentations (Ce Tyranocif a une armure trop badass, je veux la mêmeeeeeee !)...Trop de trucs cools, partout et à tout moment.

''...*Brrrrr*''

Ça, c'est un frisson d'alerte et je m'y connais! Glacé jusqu'au bas de l'échine, je m'ébranle brusquement, tandis que Bastien, qui n'a rien remarqué, tente de trouver un passage dans la foule pour atteindre la salle principale. Ce genre de choses, je le ressens que lorsqu'il y a quelque chose qui cloche, à proximité immédiate. Lorsque Lucki était là, c'était son boulot de repérer la source de mon émoi, mais actuellement, je vais devoir me débrouiller...Qu'est-ce qui a pu provoquer ce genre de réaction, surtout dans une telle fou...AH ! AAAAAH!

''Lui !''

Cette queue touffue, je la reconnaitrais entre mille! Je pourrais me tromper et le confondre avec n'importe quel autre Evoli...Mais l'aura, ça ne peut pas se tromper! C'était l'Evoli de Léo ! Comment, et pourquoi, j'en ai aucune idée. Mais je ne vais surtout pas laisser ce petit génie du mal à fourrure se balader tranquillement dans une telle convention! Faut le ramener dans sa Pokéball et à Léo (C'est un zeugma) et fissa!

''Cael? Y'a un problème?''

''Euh...Toilettes. J'te rejoins à l'intérieur, à toute!''

Laissant un Bastien un peu perdu en plan, me voilà lancé :  Si c'est le bon Evoli et qu'il est bien là, les catastrophes ne sont jamais très loin. Malheureusement, en arrivant à l'angle du couloir qui jouxte l'entrée, aucune trace du type Normal.

''J'vais avoir besoin de ton flair, Liu. Tu penses que tu peux me trouver un de tes copains?''

L'Evoli, une fois sorti de sa Pokéball, ne se fait pas prier longtemps pour se lancer sur la trace de son homologue. On part en chasse !

_________________


Dernière édition par Cael Joy le Jeu 15 Fév - 20:45, édité 2 fois
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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Mer 31 Jan - 20:53

Ginji Labelvi
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« Nom de Zeus ! »


« -Voici les locaux de la chaîne. Entrez, je vous prie. »

Je me gratte l’arrière du crâne, un peu gêné de pénétrer ainsi dans un studio de télévision à l’improviste, et observe très attentivement les lieux. Le hall est tout à fait classique, il s’agit d’une grande pièce traversée par un tapis bleu au motif un peu vieillot, et clairement usé par le temps. Il y a un comptoir avec un hôte d’accueil assis derrière, et deux ascenseurs, en face de nous, en plus des nombreuses portes et de l’escalier qui mènent ici. Le sol et les murs ont une couleur se trouvant à mi-chemin entre le blanc et le beige, et la décoration est globalement plutôt sobre, les lieux étant aménagés depuis un moment déjà. Du moins, je suppose, ils étaient déjà là il y a quatre ans, donc…

Lucina observe nerveusement les locaux, en agitant vivement sa queue. Elle n’a pas l’air bien heureuse d’être ici, et préférerait sans doute que nous retournions à l’académie, mais ça ne me dérange pas de venir en aide à Sidérella. La Luxray ne lui fait clairement pas confiance, mais je dois bien reconnaître qu’elle nous a littéralement sauvé la vie, à Ruby et moi, par le passé. C’est bien la moindre des choses que de lui rendre la pareille…

Nous prenons rapidement l’ascenseur, et je laisse notre accompagnatrice appuyer sur l’étage correct. C’est marrant de voir qu’elle ne nous a pas téléporté directement dans la salle où nous sommes attendus, ou même qu’elle se sert de ses membres pour des taches usuelles telles qu’ouvrir une porte ou presser un bouton. Je pensais qu’un Pokémon Psy était du genre à se servir de ses pouvoirs psychiques pour tout et n’importe quoi… En tout cas, môa, c’est ce que je ferai ! C’est tellement cool, comme capacité !

Après deux petites minutes à nous déplacer dans le bâtiment, nous finissons par franchir la porte d’un bureau dans lequel de très nombreuses personnes s’activent. Des employés, avec le logo de la chaîne cousu sur leur chemise, se déplacent à droite et à gauche pour régler leurs affaires, passant tantôt un coup de fil, transportant tantôt une pile de paperasse. De manière générale, ils semblent tous sous tension, et le simple fait de pénétrer au milieu d’une telle cacophonie me transmet un peu de leur stress.

Je suis Sidérella jusqu’au bureau le plus au fond, où un homme, debout devant sa chaise, téléphone tout en remplissant un papier. Je crois vaguement reconnaître le type qui m’avait confié un reportage il y a plusieurs années, mais j’avoue ne pas être tout à fait certain.

Lorsque le Pokémon Cosmique se place devant le bureau et capte le regard du producteur, elle prend immédiatement la parole – ou la télépathie, du moins.

« -Je vous en ai ramené un, comme vous l’aviez demandé. »

« Un » ? D’autres gens doivent se faire interviewer ? J'avais cru comprendre que Léo ne leur avait parlé que de moi, pourtant. D’un autre côté, je ne vois pas pourquoi il ne mentionnerait que mon prénom, alors que Cael et Haru ont eux aussi pris part à une mission qu’il a émise. Mais je n’ai pas souvenir qu’il ait déjà rencontré l’un deux, en fait… Ou du moins, sous forme humaine.

L'homme a l'air plutôt dépassé par tout son boulot, et ne nous accorde qu'un demi-regard. Il s'excuse d'abord auprès de l'interlocuteur à l'autre bout du fil de son téléphone, puis s'adresse à nous.

« -Excusez-moi, deux petites secondes ! » il lève les yeux vers nous « Ah ! Ce n'est pas trop tôt, nous sommes déjà bien assez en retard avec la disparation de Léo, si en plus le stagiaire arrive à la bourre... »

Sidérella et moi-même affichons une expression perplexe.

« -La disparition de Léo ?
-L-le stagiaire ?! »

Il hoche la tête.

« -Le terme est peut-être un peu exagéré, mais ça va faire un moment que nous n'avons plus de nouvelles, et je me serai vraiment passé de ça. Tenez, vous savez quoi ? Allez le chercher à son gîte, et ramenez-le ici en vitesse, il a peut-être juste oublié, ou il est trop occupé, je n'en sais rien, mais dans tous les cas, allez le chercher !
-Euh, attendez, j'crois que vous faîtes erreurs, je ne suis pas stag-
-Où se trouve ce gîte?
-Qu'une question à la fois, je ne vais jamais m'en sortir, sinon ! » il saisit un papier sur son bureau, et le tend à Sidérella « Tiens, l'adresse est indiquée sur ce papier. Et ensuite... » quelques sons incompréhensibles s'échappent de son téléphone, qu'il récupère à la hâte « Oui ! Je suis à vous ! Oui, madame... » il nous tourne le dos, et nous fait signe de débarrasser le plancher « Allez-y, on n'a vraiment pas le temps de discuter ! »

Sidérella acquiesce, puis fait volte-face, pour se diriger vers la sortie. Un peu pris au dépourvu, j'observe sans trop savoir que faire le producteur déjà passé à autre chose, puis Sidérella, que je me mets finalement à suivre. Lucina ferme la marche, en observant d'un œil perplexe les autres employés de l'open space. Les humains ont vraiment des occupations bizarres...

Une fois dans le couloir, j'alpague immédiatement le Pokémon Psy.

« -D-du coup, on est d'accord qu'il y n'a plus vraiment besoin de môa, là ?
-Effectivement, sans Léo, le reportage n'a même plus lieu d'être.
-... Non mais, même au delà d'ça. Le mec a quand même cru que j'étais un stagiaire, il le croit toujours d'ailleurs, j'pense que cette histoire d'interview lui est passée au d'ssus de la tête, en fait.
-Dîtes moi, ceci vous évoque-t-il quelque chose ? »

Pendant que nous marchons en direction de l'ascenseur, elle me tend le papier tout juste confié par le producteur. Je hausse les sourcils, et l'attrape, pour lire l'adresse indiquée dessus.

« -Ouais, j'connais le quartier. J'ai une amie qui doit pas habiter très loin, en tout cas...
-Bien. Pourriez-vous m'y guider?
-Lu. »


Nous nous arrêtons devant les portes de l’élévateur, et Lucina émet un grognement désapprobateur. Après avoir appuyé sur un bouton pour l'appeler, j'échange un regard avec ma Luxray, et je vois dans le sien qu'elle préférerait que nous retournions à l'académie, dans notre chambre. Un peu gêné, je me tourne vers Sidérella.

« -Il y aurait pas moyen que tu nous fasses passer par chez nous, avant ?
-La téléportation de tout à l'heure m'a demandée plus d'énergie que nécessaire, je ne peux pour l'instant pas réitérer.
-... Ah. » je lance un sourire désolé à Lucina « Hum, c'est sur le chemin de l'arrêt de bus, donc autant l'y guider. Et puis, on pourra peut-être même demander à la famille de Nah s'ils ne peuvent pas nous ramener ! T'as jamais volé à dos de Dracolosse, toi ? »

Elle plisse légèrement les yeux, à mi chemin entre la perplexité et le dépit. C'est quoi cette question ? Elle est très bien, là, les quatre pattes à terre, pourquoi elle s'embêterait à grimper sur ce machin grassouillet ?...

Les portes de l'ascenseur s'ouvre, et nous nous engouffrons à l'intérieur. Pendant le trajet jusqu'à l'extérieur, je tente de taper la discut' avec ce Pokémon Psy dont je ne connais pas grand chose, curieux.

« -Mais du coup, communiquer télépathiquement, ça ne t'épuise pas, ça aussi ?
-Vous êtes fatigués, quand vous parlez ?
-Euh, non, pas vraiment, au contraire même, beaucoup de gens disent que j'ai bien trop de....
-Eh bien, vous avez votre réponse.
-... »

… Ooooooook, échec de la tentative de discussion, je répète, la tentative est un ECHEC. Annulation de l'opération, on passe en mode « guide touristique » et on emmène Sidérella jusqu'au gîte de Léo, 'puis on se taille.

Une fois en bas, nous sortons très rapidement dans la rue, et je prends la tête de notre petite expédition. Lucina marche aux côtés de Sidérella, toujours aussi méfiante vis-à-vis de cette inconnue, pendant que je tente de me remémorer le chemin exact. De mémoire, en partant d'ici, il nous faut bien dix minutes avant d'arriver à proximité du centre commercial, puis il suffira de se diriger vers le port et ensuite... Hum, trop long ! On va couper par le Centre Culturel, ça sera plus simple. En rentrant d'un côté et en sortant de l'autre, cela nous évitera d'avoir à contourner toute la rangée d'immeubles qui nous gêne, et on gagnera du temps.

Puisque le trajet à suivre se fait de plus en plus clair, je presse progressivement le pas, et enchaîne les angles de rue, suivi de près par les deux Pokémon. Il ne nous faut pas trop longtemps pour arriver devant le-dit Centre Culturel, qui... Wow, c'est quoi tout ce monde ?! Il y a une exposition, ou un truc dans le genre ?...

« -Je vous l'ai déjà dit, le Colloque Internationale des Innovations Futures s'y tient.
-... Oh, c'est vrai. Wait, tu te sens obligée de lire en permanence dans mes pensées ?
-Vos pensées résonnent bien trop bruyamment lorsque vous êtes stimulés. Le reste du temps, elles restent parfaitement hermétiques, cela dit.
-Euh... Merci ? Je crois ?
-Ce Colloque va-t-il nous gêner dans notre progression ? »

Je secoue la tête de droite à gauche, et me mets en marche vers l'immense bâtiment.

« -Non, 'faudra juste faire gaffe à pas s'perdre, avec toute cette foule. Suivez-môa de près. »

Sidérella acquiesce, et Lucina émet un grognement approbatif. Heureusement, l'entrée de l'allée principale reste libre, seules les conférences et l'accès aux expositions sont parfois payantes. Au travers de la foule, on reconnaît sans mal de nombreux scientifiques, mais il y a également des citoyens lambdas venus par simple curiosité, et d'autres qui, comme moi, ne font que passer, accompagnés de leurs Pokémon. Je crois voir quelques journalistes, aussi, dont une à la chevelure rousse particulièrement visible. Tiens, c'est drôle, je crois même apercevoir une fille dont les siens sont roses, beaucoup plus loin, exactement comme Cae-

« -Eh ! Attention !
-O-oups ! D-désolé ! »

Perdu dans ma contemplation, je n'ai pas fait attention où je mettais les pieds, et ai foncé droit dans un adolescent légèrement plus jeune que moi. Celui-ci se frotte l'épaule avec un air fortement renfrogné, et s'apprête visiblement à me passer un savon, mais l'arrivée de son ami l'interrompt.

« -Ça va ?
-Ouais, ouais, si seulement les gens apprenaient à regarder devant eux. »

Il me fusille du regard, mais étrangement, ce n'est absolument pas ce qui me préoccupe. Je fronce les sourcils et le dévisage, tandis que mes deux compagnonnes Pokémon s'arrêtent à ma hauteur.

« -Euh... On se connaît ? »

Ma question les surprend, et tous deux me rendent la même expression dubitative.

« -J'crois pas, tu habites ici ?
-En quelques sortes, ouais.
-C'est mort alors, c'est la première fois que nous mettons les pieds sur Lansat.
-... A-ah. Désolé du coup, je dois confondre. Encore pardon, pour la bousculade ! »

Les joues légèrement rougies par la gêne, je me remets en marche, accélérant un peu plus le pas pour prendre un maximum de distance. On a un Léo disparu à retrouver ! 'Fin, disparu, le terme est un peu fort, à mon avis il s'est juste encore assoupi, au lieu de travailler.

Par contre, j'espère que Oz et White Lady ne s'inquiètent pas trop de la mienne, de disparition. Je voudrai bien demander à quelqu'un de les prévenir de la situation mais... Eh, manque de bol, mon Ipok est resté à l'académie.
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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Jeu 15 Fév - 21:40

31 janvier, rapport de mission : Après une période de recherche intensive (au moins 2 minutes), je suis fier d'annoncer que nous avons identifié notre cible. Afin de ne pas trahir une quelconque information susceptible de se retourner contre notre équipe, le sujet sera nommé dans les lignes qui suivent ''Maléfluff'' (Eh, c'est très bien comme nom de code. Après tout, il est bien composé à 110% de fourrure et à 120% de Mal à l'état pur).
Bref...Grâce au rapport de l'agent L, nous savons que Maléfluff se trouve désormais en ces lieux, sûrement dans l'optique de commettre de sombres crimes aux implications obscurs et dévastatrices. Un nouveau projet de conquête du monde via des téléportations improbables ? La destruction globale et définitive de toute présence humaine sur notre planète (qui pourrait avoir un plan aussi dément et irréaliste ?) ou pire...Le vol magistral de l'intégralité des réserves de nourritures de Lansat, afin de se venger de l'échec de son plan, lors de notre dernière rencontre?
Quoi qu'il est prévu, il est hors de question que je le laisse se balader ainsi!

''Tu tiens quelque chose, Liu?''

En revanche, traquer notre proie dans un endroit aussi chaotique, voilà qui relève de la théorie plus que de la pratique : tous les couloirs affichent le même enchaînement de portes strictement identiques, avant de s'ouvrir sur de grandes baies vitrées qui semblent découper le bâtiment en différentes sections. Et pour ne rien arranger, avec le Colloque en cours, de nombreux participants n'ont rien trouvés de mieux que d'entasser leurs inventions en plein milieu du chemin. Le flair de Liu est donc mis à rude épreuve, mais nous parvenons à remonter la piste de notre cible : l'Evoli est manifestement en train de remonter tout le bâtiment pour en rejoindre les parties les plus éloignées de l'entrée. Du fait de son avance et de sa petite taille, il conserve une avance certaine sur notre duo, mais à chaque virage, l'odorat de Liu m'évite de perdre complètement sa trace.
Tout en avançant, j'en profite pour jeter un coup d'oeil au plan que m'a passé Bastien, à mon arrivée. Si on continue comme ça, on devrait rejoindre les escaliers situés à l'arrière du bâtiment. J'aimerais bien savoir ce qu'il compte faire au premier étage, il n'y a que les chambres des invités, là-bas. Sûrement rien de bénéfique pour les personnes présentes, ce serait trop étonnant!  
Mais si pas un seul des quelques agents de sécurités en charge des couloirs ne s'étonne du passage d'un Evoli solitaire (Ne vous faites pas avoir par son apparence, il est bien plus dangereux que tout ce que vous pouvez imaginer!), on va dire que ce n'est pas exactement la même chose pour un gamin égaré.

''Je suis désolé, mais vous devez posséder un passe pour accéder aux chambres...mademoiselle.''

''Premièrement, JE SUIS UN GARÇON. Et ensuite, je vous répète que j'ai oublié mon...truc...dans ma chambre. Il faut absolument que je le récupère sinon la présentation du professeur Ravery ne pourra pas avoir lieu!''

Mais bouge de là! Pourquoi est-ce que tous les agents de sécurité font plus de deux mètres de haut et ressemblent à des Monaflemits bornés, c'est un critère d'embauche? En attendant, le grand gaillard qui surveille l'accès aux escaliers du premier étage correspond parfaitement à cette description (Je rêve ou c'est marqué ''Ivan'' sur son badge ?) et la queue touffue de l'Evoli disparaît au sommet des marches, bifurquant dans le couloir de gauche. Si je ne trouve pas une idée rapidement, il va m'échappeeeeeeer! J'ai rien sur moi qui pourrait convaincre ce type de me laisser passer, il me faut donc une diversion....

''Vous allez me laisser passer''

''Pardon?''

''Vous allez me laisser passer...''

''Mais qu'est-ce que tu...''

''Vous allez me laisser passer !''

''Oui, monsieur.''

''C'est vrai ?!''

''Non.''

Non? Bon ben, c'est confirmé, je ne peux pas encore influencer les esprits avec l'aura. Pourquoi quand Lucki essayait, ça marchait la plupart du temps (le fait de terrifier sa cible avec une pulsion meurtrière devait un peu aider le processus.)...Au moins, ça aura fait rire Ivan, puisque ce dernier me regarde à présent avec un léger air compatissant, devant ma mine frustrée. C'est bien gentil, mais ça ne me permet pas de continuer ma route! Aux grands maux, les grands remèdes, on va utiliser la méthode Cléo : provoquer un maximum de bordel !

''Woops!''

Alahlah, décidément, je suis vraiment trop maladroit : en moins d'une seconde, j'ai PAR PUR HASARD effleuré le déclencheur de l'attache d'épaule de mon Disque de Capture, puis PAR PUR HASARD, ma main a glissé sur le Capstick à ma ceinture. Et c'est sans doute un HASARD de plus si ce dernier a fusé droit vers le bouton de l'alarme incendie situé juste derrière ce ''brave'' Ivan en laissant derrière lui une petite traînée lumineuse. Le genre de petite traînée qui hypnotise Liu à tous les coups (Il serait capable de suivre tout ce qui brille jusqu'au bout du monde...J'vais finir par croire qu'il est de type Insecte) : comme un boulet de canon poilu, l'Evoli s'élance à la poursuite de l'appareil, passant entre les jambes du garde avant se mettre à sautiller sur les premières marches.
Anticipant la suite des événements, je me suis légèrement accroupi, mains sur les oreilles, près à prendre une impulsion tandis qu'Ivan hésite entre garder son attention rivée sur moi et stopper le type Normal qui vient de le dépasser. Se détournant finalement du problème le moins urgent (J'suis très dangereux, d'abord !), il tente d'empoigner la queue touffue de Liu pour le forcer à redescendre. Un petit coup du poignet discret et mon Capstick exécute une sorte de bond, pour se positionner pile en face de l'alarme incendie qui jouxte l'entrée de l'escalier. La main d'Ivan ne rencontre que le vide lorsque Liu se laisse tomber à terre pour poursuivre le petit truc qui fait bip et qui brille, et poursuit sa course pour enfoncer avec une sorte de claquement l'imposant bouton rouge au centre de l'objet.

''Liu, fonce! ''

À la seconde où un sifflement strident traverse le couloir, j'ai déjà dépassé l'obstacle, grimpant les marches quatre à quatre. L'énorme pogne d'Ivan m'aurait probablement stoppé nette, mais avec 120 décibels en plein dans les oreilles, sa tentative s'avère un peu moins précise que prévue. Le temps que son crâne arrête de vibrer et qu'il se lance à ma poursuite, j'ai déjà disparu à l'étage, Liu entre les bras. L'alarme incendie devrait s'éteindre d'ici quelques minutes, mais pour le moment, utiliser l'aura serait a peu près aussi facile que d'essayer d'arrêter un blizzard avec une allumette comme seule arme, vu le volume sonore des alarmes en plein concert.
Une seule solution, la disparition ninja !

*Clac*

J'avoue, j'ai pris la première porte qui s'offrait à moi. Mais bon, une fois de l'autre coté du battant, je n'ai plus qu'à attendre qu'il monte à son tour à l'étage et qu'il s'éloigne, pour reprendre ma traque. La chambre dans laquelle j'ai atterri est plutôt pas mal en plus : lit double luxueux, des tapis pelucheux partout et même une corbeille de Baies qui n'attend que d'être dévorée (Et Melody m'a toujours dit qu'il ne faut pas faire attendre les gens) . Par contre, je ne sais pas trop sur quel projet bosse l'occupant de la-dite chambre, mais l’appareil qui repose dans un coin de la pièce est pour le moins...étrange.

''*Miom* À quoi peut bien servir ce truc?''

Ça ressemble à un...espèce de harnais? Y'a des sangles pour le fixer autour de la taille et une sorte de sac à dos avec des parties métalliques à l'arrière. Pour compléter l'ensemble, un casque pourvue de deux lentilles rouges un peu étranges repose au-dessus du harnais. Je m'avance peut-être mais ça ressemble quand même vachement à un truc de super-héros, non ?  Par contre, c'est très petit comme truc, on dirait que ça a été conçu pour être porté par un enfant de cinq ans maximum. Une fois que j'aurais sauvé ce Colloque (et accessoirement le monde dans le même temps) de cette Evoli, faut vraiment que je trouve l'inventeur de ce machin pour lui demander ce que c'est.

''Ah, l'alarme s'est arrêtée...Liu, t'es prêt? ''

Vu la manière dont il a déjà plaqué sa truffe au sol, je vais prendre ça pour un oui. J'entrouvre légèrement le battant de la porte...Parfait, aucune trace de notre poursuivant. Plus qu'à suivre Liu, tandis que ce dernier revient vers le centre de l'édifice. Si mon plan est exact, on devrait approcher des loges à balcon de la salle de conférence...Fais gaffe à toi, Maléfluff, ton destin est en marche !

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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Sam 3 Mar - 16:22

Ginji Labelvi
      Feat. Cael Joy



« Nom de Zeus ! »


Une alarme retentit.

Je sursaute, surpris, avant de scruter les alentours. De nombreuses voix s'élèvent de la foule alentour, tandis que Lucina se tient déjà en posture défensive. Un signal d'incendie ? Beaucoup ne savent pas comment réagir face à cette alerte aussi soudaine qu'inexpliquée, mais la plupart des passants se dirigent déjà vers les sorties de secours.

La voix mentale de Sidérella résonne dans mon esprit alors que je réfléchis à la situation.

« -Que fait-on ? Nous évacuons les lieux ou continuons notre route ? »

Je ne dis rien, et avise plutôt deux agents de sécurité qui passent non loin, au pas de course, et à contre-sens. L'un d'eux à un talkie à la main.

« -On arrive, nous allons essayer de le prendre à revers ! »

Je fronce les sourcils. Ils cherchent à intercepter quelqu'un... ? Un voleur, ou un perturbateur, sans doute. Peut-être à l'origine de l'alarme... Hmm. S'ils partent dans l'autre sens, cela veut dire que nous n'avons rien à craindre en continuant tout droit.

Avançons, donc, et laissons-leur régler leurs problèmes. Nous ne sommes que de passage, après tout.

« -On continue. »

Lucina hoche la tête, et se remet déjà en marche, prenant la tête de notre petite groupe. Sidérella n'a pas l'air extrêmement assurée, mais ne dit rien, et nous emboîte le pas.

La majorité de la foule est déjà partie vers les issues sur le côté, libérant une partie de la voie. Quelques uns, comme nous, choisissent de tout bonnement ignorer l'alarme et de vaquer à leurs occupations, mais des agents de sécurité viennent les rediriger vers la sortie. Je me contente de presser le pas et d'éviter leur regard, faisant mine de ne pas les remarquer, et me rapproche progressivement de notre objectif. De toute façon, vu notre allure et la direction prise, ils doivent se douter que nous cherchons à quitter le Colloque, donc...

Nous y parvenons. Nous finissons par arriver de l'autre côté de l'immense galerie, et retournons à la lumière du jour, alors que l'alarme s'arrête tout juste. Je me contente d'un regard en arrière, bien curieux de savoir ce qui a bien pu se passer, mais me reconcentre rapidement sur la suite du trajet.

« -La rue n'est plus très loin. Nous y serons dans moins de deux minutes. »

Je ne sais pas qui est l'idiot qui a décidé de créer tout ce boucan, mais une chose est sûre, il nous a bien facilité la tâche....

***

« -Alors... Numéro douze, quatorze... Hop. C'est là ! On y est. »

Nous arrivons devant la maison allouée à Léo le temps de son passage sur Lansat. Elle est similaire à toutes les autres du quartier, et possède une petite cour séparée de la rue par un portail d'un mètre de hauteur à peine...

Et déjà, quelque chose me surprend. La porte est entrouverte ? Perplexe, j'ouvre délicatement le portail, et m'avance dans le jardin. Lucina grommelle, sans doute car elle préférerait que nous retournions immédiatement à l'arrêt de bus, mais je l'interromps pour lui demander quelque chose.

« -Lucina... Tu vois quelque chose ? »

Elle renifle, contrariée, avant d'illuminer ses yeux d'une lueur dorée. Elle se tend alors, et presse le pas pour me passer devant, aux aguets. Alors que nous nous rapprochons lentement du palier, Sidérella vient se placer derrière moi, intriguée.

« -Il y a un problème ?
-On va bientôt le savoir. Reste en arrière. »

A en juger l'attitude de Lucina, il y a clairement un truc qui cloche. A pas de Lucario, je viens poser ma main sur la porte d'entrée, et la pousse tout doucement pour l'ouvrir en grand en silence. Et..

… Je découvre le bordel monstre qui règne à l'intérieur de la maison.

Léo est quelqu'un de désorganisé, je l'ai bien compris en découvrant son laboratoire situé à Azuria. Je reconnais d'ailleurs un peu de celui-ci avec les diverses machines éventrées et les outils éparpillés de manière anarchique dans toute la pièce... Ce qui est moins normal, par contre, c'est que tout ce qui ne touche pas à la mécanique ou la recherche est également dans un sale état. La télévision est renversée, des assiettes sont brisées au sol, et je reconnais sans mal les traces d'une lutte dans les parages. Mon cœur palpite.

« -... Tu vois combien de personne ?
-Ray.
-Sans Pokémon ?
-...
-... Ok. » je prends une profonde inspiration « -... Choppe le. »

Lucina franchit le seuil de la porte, et fonce à l'intérieur de la maison. Sa trajectoire est précise, et elle disparaît rapidement au détour d'un couloir avant qu'un bruit de chute, suivi de protestations, ne se fasse entendre.

Elle l'a eu.

Je presse le pas, et esquive les objets jonchant le sol pour rejoindre ma partenaire. Je trouve sans trop de mal l'endroit où elle a déniché notre individu suspect, et m'arrête brusquement en débarquant dans la pièce.

« -MAIS CA NE VA PAS LA TÊTE ?! LACHE MOI TOUT DE SUITE, OU TU VAS VOIR CE QUE TU... !
-... L-Léo ?! »

Le scientifique est en effet étalé sur le sol, maintenu par Lucina. Il paraît extrêmement remonté et s'agite dans tous les sens, souhaitant clairement s'en libérer. La Luxray tourne ses yeux dans ma direction, attendant un ordre de ma part, et je me contente de hocher la tête pour l'inviter à s'écarter. Elle obtempère, alors que je me rapproche de l'homme pour l'aider à se relever.

« -Désolé ! En voyant le bordel à l'intérieur de la maison, nous avions cru que... »

Je m'interromps lorsque Léo repousse la main que je lui tends, et se redresse seul en dépoussiérant sa tenue. Je cligne des yeux, surpris de le voir aussi remonté, alors qu'il prend la parole.

« -Ouais, ouais, je m'en fous. » il me passe devant et quitte la pièce, manquant au passage de me bousculer « Mais que je ne vous y reprenne pas, c'est EXTRÊMEMENT agaçant. »

J'échange un regard incrédule avec Lucina. Mais qu'est-ce qu'il lui prend ? Je sais que je ne l'ai pas beaucoup côtoyé, mais dans les rares moments d'énervement qu'il m'ait été donné de voir, Léo était quelqu'un d'extrêmement compréhensif ! Perdu, je le suis, et le rejoins dans le salon, à l'intérieur duquel Sidérella a pénétré. Léo est en train de rassembler frénétiquement quelques affaires dans un sac, pendant que la Pokémon Psy prend la parole.

« -Enchantée. J'ai été envoyée par la chaîne de télévision vous ayant contacté afin de...
-Le reportage est annulé. J'ai d'autres Miaouss à fouetter !
-Euh... Tout va bien, Léo ? »

Il se retourne brusquement, et me lance un regard furibond.

« -Ne. M'appelle pas. Comme ça. »

Je m'arrête, interdis. Mais qu'est-ce qu'il lui prend ?! Lucina, accolée à ma jambe, montre les crocs et émet un grognement furieux, quelque peu mécontente de cette attitude. Sidérella me lance un regard perdu, et je monte légèrement le ton en questionnant Léo, interloqué.

« -Bon sang, c'est quoi ce bordel ? Je peux savoir ce qui te prend ?! D'abord tu me convoques pour une interview à laquelle je n'ai rien à apporter, puis tu cesses de donner toute nouvelle, on te retrouve avec ta maison retournée dans tous les sens et maintenant tu nous traites comme des moins que rien ?!  » je m'arrête, et prends une profonde inspiration, calmant les palpitations de mon cœur « … Qu'est-ce qu'il se passe, Léo ?... S'il y a un problème, tu peux compter sur mes compagnons et moi, tu sais ? » je souris  « Ce ne serait pas la première fois qu'on te vient en aide, après tout. »

Le scientifique cesse tout mouvement, le dos tourné, et baisse lentement les yeux. Il renifle bruyamment, tendu, avant de se tourner vers moi, le plus grand sérieux du monde lisible sur son visage.

« -... Léo s'est fait enlever.
-... » je cligne des yeux, dubitatif « … Pardon ? »

***

« -... Hmm. Je ne pensais pas qu'on trouverait le chemin si facilement. »

Je plisse les yeux, et observe les immenses structures qui s'étalent devant nous. Ils devraient être quelque part dans les parages, pas vrai ?... Je ne vois pas trop où est-ce qu'ils auraient pu aller, sinon. A part notre territoire et ce groupement humain, il n'y a pas beaucoup d'endroits susceptibles d'intéresser nos dresseurs...

White Lady renifle, quelque peu irritée.

« -Tu es certain qu'il soit nécessaire de faire tout ça, Oz ? Nous aurions simplement pu attendre que Ginji revienne... »

Je secoue la tête de droite à gauche.

« -Je ne fais pas confiance au Pokémon qui les a emmené, lui et Lucina. Ils auraient déjà dû revenir. » je me tourne vers la Mustebouée postée non loin « Et puis, si on peut aider Katara à retrouver l'autre rose, autant faire d'une pierre deux coups. »

La Pachirisu paraît désapprouver, mais ne rajoute rien. Je prends une profonde inspiration, et regarde notre comparse de type Eau.

« -... Tu as une idée de l'endroit par lequel on pourrait commencer à chercher ? »

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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Jeu 29 Mar - 19:18

« -... Tu as une idée de l'endroit par lequel on pourrait commencer à chercher ? »

Si seulement. Mais si Katara avait eu le plus petit indice sur la position actuelle de Cael, elle ne se serait pas privé pour prendre la tête des opérations.  Son petit Ranger avait pourtant été clair dans ses instructions : à elle de mener une vigilance constante dans la chambre, le temps qu’il revienne de son forum scientifique. Une tâche qui, en temps normal, ne rebutait pas la Mustebouée, habituée qu’elle était à coordonner son petit monde avec douceur et vigilance (En tout cas, c’est ce que je déclarerais au tribunal, promis Katara !).
Sauf que jusqu’à présent, la type Eau avait pu compter sur l’aide, même involontaire de son ainé. Et avec le départ de ce dernier, elle devait bien avouer que sa tâche n’en était que plus difficile….Alors, lorsque Katara s’était aperçu de la disparition de Sol, une petite heure après le départ de son Dresseur, elle n’avait pas perdu une seconde pour se lancer à la poursuite du Zorua ! Si jamais elle mettait la patte sur ce fichu renardeau, il allait comprendre sa douleur…

‘’L’autre rose a un nom, au cas où tu l'ignorerais. Et l’appel qu’il a reçu, évoquait juste un endroit appelé “centre de conférence’’. On peut donc commencer par là, j’imagine…Mithos, arrête ça tout de suite, nous n’avons pas le temps !’’

‘’Mais ‘man ! S’ça s’trouve, il est là-haut ! ‘’

‘'Un. Deux...’’

‘’Ok, ok, j’descend !’’

En deux cabrioles, la Négapi aux taches noires se retrouve rapidement aux cotés de Oz, en se laissant tomber de la gouttière qu’il commençait déjà à escalader. Arceus merci, elle avait réussi à le garder à l’œil pour le moment. Sans la présence de sa petite chérie, ce garnement était devenu encore plus téméraire…Non, décidément, elle allait avoir deux mots à dire à son ‘’Dresseur’’ !
Enfin, si elle parvenait à le retrouver, pour commencer. Puisque manifestement, ni Oz, ni White Lady ne connaissaient la direction à prendre pour rejoindre leurs Dresseurs, ils n’avaient que deux options à suivre : soit s’en remettre à la chance, soit demander leur chemin au premier passant...pardon, Pokémon venu. Et en parlant de ça…

‘’Oz. Tes cousins pourraient peut-être nous aider, non ?’’

J’ignore si le terme ‘’cousin’’ peut passer pour un insulte entre Type Electrik d’espèces différentes. Mais dans ce cas précis, c’est bel et bien un autre Pikachu (dont le poitrail s’ornait d’une sorte de médaillon doré en forme de Pokéball...Étrange sens de la mode) qui guide cette petite bande de Pokémons en maraude, qui remonte le trottoir opposé à notre quatuor. La souris jaune, que katara pointaint actuellement de la patte,  était clairement le leader du groupe, vu sa posture et la manière dont il avançait, un air conquérant sur le visage. Suivi d’un Dedenne et d’un duo d’Elekids,  l’aspect de leurs fourrures et ses griffures, dénotaient leur longue expérience de la rue. En temps normal, la Mustebouée se serait simplement planté juste devant eux, afin de leur demander son chemin, mais malgré une vie entière passé aux côtés d’une Elecsprint, elle n’avait jamais réussi à effacer complètement le sentiment de gêne qu’elle ressentait à proximité des types Electriks. Autant laisser Oz entamer les négociations, en tant que Pikachu, il était tout désigné pour cette tâche.

*Quelques secondes plus tard*

‘’...Ils ont dit QUOI ?’’

Afin d’épargner nos jeunes lecteurs et leur innocence, disons simplement que le dialogue entre Oz et son homologue a été bien plus laborieux que prévu et que la réponse de ce dernier peut rapidement se résumer par ‘’Débrouillez-vous donc pour trouver votre chemin, mon bon monsieur’’ (le tout avec une politesse qui ferait rougir de honte Sol en personne). Encadré par ses sous-fifres, le Pikachu au médaillon semblait très satisfait de son eptit effet et continuait d'adresser des gestes provocateurs en direction d'Oz, non sans se priver de quelques regards gourmands envers sa camarade Pachirisu. Bon, je pense qu’il ne reste plus qu’à reprendre la route et à espérer….Ah.
Toute personne connaissant un minimum Katara, se serait déjà écarté de la Mustebouée d’au moins un bon mètre : les pattes serrées, le regard fixé sur le gang de Pokémons dont le leader la fixait d’un air supérieur, la petite loutre respirait par à-coups mais...Rien, pas d’explosions, pas d’Hydrocanon, juste une loutre qui inspire profondément avant de se tourner vers Mithos. Un simple regard, bien connu du Négapi, qui se rapproche rapidement de Oz et White lady, avant de s’asseoir à même le sol.  Dans le même mouvement, la type Eau s’était déjà avancé, juste en face du Pikachu au médaillon : les bras croisés, ce dernier se contentait de la regarder de haut, un petit sourire mauvais plaqué sur le visage.

‘’Dis-moi Oz...Comment on dit ‘’Parle’’, en langage Pikachu ?’’

".... Sur une échelle de 1 à 10, à combien souhaites-tu être convaincante? "

''Directe et précise.''

‘’ "Pika Pi Cha ka chu cha (Dis moi tout de suite ce que je veux où je te défonce pour les profanes).... Ca te convient? "

‘’Ça fera l’affaire...Hmmm, hmmm. Pika Pi Cha ka chu cha.’’

‘’....’’


‘’Pas Pika ?’’


‘’....*rire*’’

‘’...Bon.’’

*SBUNK, PAF, AÏE, NON, PITIÉ ET AUTRE ONOMATOPÉES DIVERSES*

Le rire du Pikachu mourut dans sa gorge, lorsque l’une des queues de Katara se referma sur cette dernière, avant de tirer brusquement son propriétaire en avant. Ses acolytes tentèrent bien d’intervenir mais lorsque leurs regards croisèrent celui de la Mustebouée, la troupe pila net. Les flammes du neuvième cercle de l’Enfer qu’ils pouvaient discerner au fond de ses pupilles, venaient bien de carboniser toute trace de compassion qu’ils auraient pu éprouver envers leur chef. De l’autre queue, la type Eau se mit à baffer de plus en plus rapidement le Pikachu, qui après quelques secondes de ce traitement, commença à débiter toute l’histoire de sa vie sur un rythme des plus frénétiques.
Laissant à Oz le soin de traduire, Katara ne s’interrompit que lorsque son interlocuteur laissa échapper un ultime ‘’pikaaaaaaaa’’ à moitié assommé, avant de laisser ce dernier retomber au sol.

‘’Je crois qu’il a dit tout ce qu’il avait à dire. Quelle direction, Oz ? J’apprécierais que nous nous dépêchions, j’ai un mauvais pressentiment.”

********************

‘’Je sais que tu vas avoir du mal à me croire, Liu...mais je le sens pas’’

Surprenant, n’est-ce pas ? Après tout, qu’est-ce qu’on risque , à part une chute probablement très douloureuse ? Et pourtant, c’est bien dans cette situation que je me retrouve coincé : comment est-ce que j’ai pu atterir sur le balcon de l’une des loges du centre de Conférence restera à jamais un mystère. Pourtant, en me basant sur le plan, si je tournais à droite au bout du troisième couloir, j’aurais bien dû revenir à l’entrée du bâtiment, sur les talons de cet Evoli de malheur (non, pas toi Liu). Mon partenaire poilu ne semble  pas s’en émouvoir outre mesure et ne cesse de jeter des coups d’oeil au travers des barres de la rambarde, pour tenter d’apercevoir les silhouettes qui se déplacent en contrebas. Y’a quoi...à peine six mètres ? Six mètres sans parachute, ni prises pour descendre en rappel, même moi, je vais pas tenter le pari. Sauf qu’avec la troupe de malabars qui écument les couloirs de l’autre côté de la porte de la loge, cette cachette ne va pas en rester une très longtemps.

‘’Faut trouver une autre issue...Des idées, caporal Liu ?’’

Ah ? Une oreille qui se dresse, juste avant que lEvoli ne pivote en direction de l’un des rideaux qui encadrent le balcon. Oui et bien ? ils ne sont pas assez longs pour que je me laisse glisser jusqu’en bas, qu’est-ce que tu...Ah. Pas bête, pas bête du tout ! Si chaque rideau est accroché à deux rambardes, on doit pouvoir s’en servir de pont pour atteindre les balcons situés de l’autre côté de la salle. Ça exige juste un peu d’agilité et ça, c’est mon domaine !
Le temps de laisser grimper l’Evoli dans la doublure de ma veste (Il a pris du poids, ce petit goinfre...Pas besoin de demander où sont passés mes dernières réserves de gateaux !), et nous voila partis pour quelques acrobaties aériennes, façon Capumain. Une fois de l’autre côté de la salle, en revanche, je manque de lâcher le dernier rideau lorsqu’un picotement caractéristique vient me faire frissonner des pieds à la tête. Plus simplement, on pourrait dire que..

‘’...Je ressens un grand trouble dans l’Aura.’’

Me regardez pas comme ça, je voulais absolument la placer un jour ! Un tel ressenti, ça a forcément des implications néfastes, surtout vu le mélange qui émane des loges qui jouxte le balcon sur lequel nous avons trouvé refuge. Y’a quelque chose de pas net de l’autre côté de cette porte et un Ranger est sur le coup !

‘’Ah, ah, vous êtes pris la main dans le...sac…’’

Personne. La chambre qui s’ouvre à moi est complètement vide et dépourvue de toute présence humaine. Liu en profite même pour s’extirper de ma veste, avant de commencer un petit tour d’inspection des lieux, jouant au passage avec quelques pièces métalliques qui trainent sur le sol. Rien d’anormal dans un congrès scientifique, mais c’est normal que la majorité d’entre elles semblent avoir été arrachées de force de leur support ? Et puis, l’unique table de la pièce est tellement noyée sous les documents couverts de schémas, qu’on pourrait presque la confondre avec ma chambre, les jour où je la range un peu (aucun sarcasme, c’est littéral).
Et toujours ce sentiment étrange qui plane sur les lieux...Ça me titille. Y’a de faibles traces de l’aura de Maléfluff, mais elles sont noyés au beau milieu de tout un tas d’autres sensations aussi peu agréables. Voyons voir ça, peut-être que je trouverais quelque chose dans ces documents.

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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Mar 17 Avr - 11:47

Ginji Labelvi
      Feat. Cael Joy



« Nom de Zeus ! »


Je lève les yeux au ciel.

« -Ouais, Cael, le Rose, comme tu veux. »

Note personnelle : ne pas plaisanter avec une Katara remontée. Apparemment, ça ne passe pas. Cette note entraînant la suivante : ne SURTOUT PAS laisser Harissa seule avec elle.

La Mustebouée s'occupe de faire redescendre Mithos de la gouttière où il est perché, avant de reprendre la marche d'un pas décidé. Je jette un regard désintéressé au Négapi venu se placer à côté de moi, puis me remets en route, suivi par une White Lady toujours aussi ennuyée. Pour une raison que j'ignore, elle a tenu à emmener avec elle ce truc, qu'elle a fait acheter à Ginji... Une ombrelle, qu'ils appellent ça. Mais j'avoue ne pas trop en comprendre l'intérêt, ce genre de trucs, ça ne sert que lorsqu'il pleut, non ?... Moi qui pensais que seuls les humains portaient de l'intérêt à ce type d'accessoires...

Je m'arrête lorsque Katara m'interpelle, et me questionne au sujet de mes « cousins ». Je tourne lentement la tête dans la direction indiquée, et un remarque un autre Pikachu, qui... Tiens, lui aussi aime bien les babioles inutiles, on dirait. C'est quoi ce collier ? Loué soit Ginji, qui ne me force pas à mettre ces... Choses. Ce n'est peut-être qu'un crétin qui aime bien disparaître sans raison, mais au moins, là dessus il est sympa.

Le-dit Pikachu est suivi par trois autres Pokémon, un Dedenne et deux Elekid. Ils ont tout de la petite frappe qui aime agresser les Pokémon sauvages plus faibles qu'eux, sans raison apparente... Je crois. Pour ce que j'ai connu de la vie sauvage...

Je me contente de hausser les épaules pour répondre à la Mustebouée, et me détourne de notre groupe pour rejoindre celui d'en face. Ça me gonfle de devoir faire ami-ami avec de prétendus cousins, mais c'est sans doute la seule piste à notre portée. Connaissant Ginji, ça ne m'étonnerait pas qu'il se soit extasié comme un débile en les voyant passer, du coup...

***

« -... »

Vous savez, au cours de ma vie de Pikachu, je n'ai pas connu grand chose en dehors de mon quotidien avec l'homme des cavernes et celui avec l'autre crétin. De ce fait, à chaque fois qu'une situation dégénérait, j'ai toujours associé ça à l'incapacité qu'a mon dresseur d'éviter les situations catastrophiques. Mais il faut avouer qu'aux côtés du Collectionneur, je n'ai jamais fait grand chose d'autre que manger et dormir, et donc que par conséquent, le contexte pouvait difficilement dérailler.

Aussi, quand je vois que, même séparé de mon dresseur, on se retrouve à tabasser des personnes au comportement vulgaire et peu coopératifs, je commence à me demander si ce n'est pas moi qui suis incapable de vivre des situations normales.

« -Tu étais vraiment obligée de lui voler ce collier ? »

White Lady termine d'attacher le pendentif autour de son cou, puis saisit à nouveau son ombrelle pour la poser délicatement sur son épaule. Les yeux fermés et un sourire satisfait sur le visage, la Pachirisu n'émet pas l'once d'une culpabilité à l'encontre de son geste.

« -Voler ? Que nenni. S'il avait été réticent à l'idée de me céder ce bijou, il nous en aurait fait part.
-... Il était complètement sonné, qu'est-ce que tu voulais qu'il dise ?
-Ainsi tu admets qu'il n'a aucunement protesté, et donc que ce collier me revient de droit. » faisant tourner son ombrelle, White Lady se tourne vers Mithos « Dis moi mon ange, comment me trouves-tu ? »

Le Négapi ne met pas beaucoup de temps à répondre, la bouche entrouverte, et les yeux écarquillés.

« -Ça te va trop bien ! C'est la claaaasse... »

White Lady toise un instant le Pokémon, préférant sans doute une réponse un peu plus... Raffinée, mais elle paraît s'en contenter, alors que Katara se charge de refermer la gueule de la jeune souris, un air blasé sur le visage.

Je soupire, et nous continuons de progresser dans cet immense passage. L'avantage, c'est qu'avec une Pachirisu qui se la joue Loan, on risquera difficilement de nous prendre pour des Pokémon sauvages.

Entre deux cris de douleur et autres supplications (et Arceus sait qu'il m'a imploré du regard, sans pour autant que je m'émeus), le Pikachu nous a dit que les bipèdes sans poil se rassemblaient en masse près d'un bâtiment nommé « Centre Culturel », aujourd'hui. Si le nom ne me dit absolument rien, il a eu la bonté -pour ne pas dire l'obligation- de nous indiquer le chemin à suivre, et que je m'efforce donc de montrer à mes camarades. Mais je dois vous avouer que « prendre le sbaf après le-AÏE, puis bim au-OUTCH... Et vous y arriverez *s'effondre* », ce n'est pas hyper clair, comme consigne.

Heureusement, il suffit de suivre toutes ces fragrances humaines et Pokémon, convergeant vers un même endroit, pour retrouver le-dit chemin. Par contre... Je sais que nous sommes en plein regroupement d'habitations, mais tout de même, c'est normal, toutes ces odeurs ? Pensif, je me tourne vers les trois autres Pokémon tout en continuant de guider la marche.

« -Il y a l'air d'avoir pas mal de monde, j'espère que ça ne sera pas trop compliqué de retrouver nos dres... »

Je m'arrête lorsque je remarque l'expression de surprise de White Lady. Puis je fais volte-face, et observe ce devant quoi nous venons d'arriver... Oh.

… Comment peut-il y avoir AUTANT de gens ?! Et encore, ce n'est qu'à l'extérieur ! Je n'ai pas la moindre idée d'à quel point cela peut être grand (et rempli), dedans.

Je baisse la tête, et pousse un long, ET PROFOND, soupir.

« -... Qu'on ne vienne pas me dire que j'y mets de la mauvaise volonté, après. »

***

Un passant me bouscule, mais je n'y prête aucune attention. Glissant une main dans mes cheveux avec une expression de fatigue sur le visage, je continue de traverser la foule, et m'adresse à notre guide.

« -Et tu m'expliques comment on va faire pour rentrer s'il y a des surveillants de partout ? »

Le jeune adulte aux cheveux frisés lâche un râle exaspéré.

« -Ça, ça sera à toi de me le dire. »

Je soupire, avant de me tourner pour vérifier que Lucina et Sidérella soient bien derrière moi. Il y a beau avoir eu cette alarme, le Colloque semble s'être re-rempli aussitôt éteinte, et nous sommes à nouveau submergés par la masse. Difficile de ne pas perdre de vue la silhouette de Léo avec toutes ces personnes...

Nous finissons toutefois par nous écarter de la foule, pour rejoindre un couloir un peu annexe et beaucoup plus désert. Je suis docilement le scientifique, qui s'arrête, et fronce les sourcils. J'arrive à sa hauteur, et observe l'allée vide à laquelle nous faisons face.

« -... Il y a problème ?
-Il devrait y avoir des agents de sécurité, par ici.
-... Lucina ? »

La Luxray fait reluire ses yeux, avant de les plisser.

« -Ray.
-... Ok. »

Je me remets en marche, et Léo fait de même, jetant un œil perplexe à Lucina.

« -... Comment tu fais pour la comprendre ? »

Je hausse les sourcils, surpris par la question, avant de sourire.

« -... Tu n'y arrives plus ? »

Il secoue la tête de droite à gauche, et je hausse les épaules.

« -C'est tout bête. »

Je viens me placer devant la seule porte du couloir, et me colle contre elle. Elle est légèrement entrouverte...

« -... Un cri, une personne.
-BAM ! »

J'ouvre la porte d'un coup d'épaule, et Lucina se précipite immédiatement à l'intérieur. Je la suis, et déboule dans la pièce en désordre... Une chambre avec de nombreux matériaux étalés sur le sol, une table recouverte de documents incompréhensibles, et une personne prise aux pièges par les imposantes pattounes de ma Luxray.

« -... Cael ?! »

Lucina plisse les yeux, et libère le rose de son emprise en un soupir blasé. Si elle doit relâcher toutes les personnes sur qui elle bondit, elle va vite arrêter de faire des efforts... Léo et Sidérella pénètrent à leur tour dans la salle, tandis que je me dirige vers le coPAIN, que j'aide à relever.

« -Mais qu'est-ce que tu fais là ? » je plisse les yeux « Et ne me réponds pas "Je teste une nouvelle gamme de cookies, amigo", je les aurai senti.
-Léo ?! »

Je me retourne, lorsque je vois le concerné se précipiter vers un Evoli, et l'attraper pour le tenir à hauteur de ses yeux. Il affiche ensuite une mine fortement agacée, et expire bruyamment.

« -... Ce n'est pas moi, ça.
-... Non, ça c'est Liu. »

Léo gromelle, et repose le Pokémon au sol. Je fais ensuite face à Cael, et lui présente mes deux accompagnateurs.

« -Cael, je te présente Sidérella, aimable et sympathique Pokémon Psy...
-Ce n'est pourtant pas ce que vous pensez.
-... Ayant du mal à comprendre le second degré, et voici... Quelqu'un tu connais déjà. »

Je pointe Léo du doigt, puis me gratte le front...

« -Evoli. »

... Et me frotte les yeux.

« -Celui de Léo, je veux dire. »

@Eques sur Never-utopia.

_________________



« ... »

Merci Môman Callie!
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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Ven 4 Mai - 14:38

AH AH AH, J'ai compris...Donc, je tenais ce papier à l'envers, c'est pour ça que je ne trouve aucun sens, dans ce qui est écrit dessus. Ah tiens? Non, en fait, il était bien à l'endroit. Comment je pouvais savoir, même dans le bon sens, c'est aussi compréhensible que d'essayer de comprendre une recette écrite par Noé (Sérieusement, j'suis sûr que son Alligatueur écrit de façon plus lisible! ). Mais qu'est-ce que c'est que tout ce bazar?
Y'a au moins quelques schémas que je peux identifier, mais dans l'ensemble, c'est vraiment pas clair : en gros, on dirait que ça représente différents appareils avec des notes de conceptions sur les côtés. Sur l'un des plans, on peut discerner ce qui ressemble à deux boites avec des éclairs qui les relient (l'auteur dessine aussi mal qu'il écrit...et que moi, accessoirement) et sur un autre, le même petit personnage qui semble tenir une espèce de ...trait tordu? C'est une baguette magique? Ou alors, c'est juste un trait fait au pif. En grosses lettres rouges, à coté du second schéma, on peut discerner le mot ''ECHEC''...Je sais pas ce que le propriétaire de ces documents fabriquait avec tout ça, mais ce qui est sûr, c’est que c’était pas la réussite du siècle. Bon, voyons voir ce que ça dit sur celui-là.

‘’...Liu !’’

Cette fois, je l’ai senti ! Y’a une aura MASTOC qui s’approche à toute vitesse et qui va nous tomber dessus ! Mon sens du danger est en alerte puissance 10 000, faut que je réagisse, faut que je…

*SBAM*

...Arceus. À quoi ça pêut bien servir, je te le demande poliment, hein, de m’avoir permis de développer la faculté sentir le danger en avance, si ce n’est que de TROIS MILLISECONDES ? Parce que et je suis désolé de te l’apprendre, c’est pas suffisant pour que je puisse m’en sortir ! Etonnant, hein ?!
Enfoui sous d’immenses pattes pourvues de griffes acérées (et d’une fourrure légérement rèche, ça pique !), je tente bien de me débattre un peu pour la forme, même si la poigne de mon agresseur me maintient au sol sans aucune difficulté. Cette fois, c’est la fin, cet Evoli maléfique m’a bien piégé et maintenant ses sbires vont se débarasser de nous parce que nous en savons trop sur le plan maléfique !

« -... Cael ?! »

‘’Ginji ?! Qu’est-ce que tu fiches ici ? T’es de leur côté, c’est ça !’’

On ne s’emballe pas trop, merci : la Luxray de mon camarade ne tarde pas à ENFIN s’écarter (avec un regard mauvais...Elle a presque l’air déçue, dites-moi), pour me permettre de me relever. Tout en dardant un regard furieux sur le Voltali, je découvre également qu’il est venu accompagné : apparemment, Léo aussi est en quête de son Evoli, même s’il semble bien moins stressé que la dernière fois. D’ailleurs, qu’est-ce qu’il fabrique avec mon Evoli ?!

‘’Evidemment que c’est Liu ! Non mais, qu’est-ce qui vous prend à tous les deux ?’’

Pas que ça ai l’air de déranger le type Normal, vu les léchouilles qu’il fait à Léo, tandis que ce dernier le soulève à hauteur de ses yeux. Pour compléter le tableau, on dirait que Ginji a fait copain-copain (très différent de coPAIN-coPAIN) avec une Sidérella. J’ai néanmoins un petit instant de plantage cérébral quand sa voix résonne dans ma tête...ET UN BIEN PLUS IMPORTANT QUAND GINJI ENCHAINE !

‘’Stoooooooooooop ! Si lui c’est Evoli et pas Léo mais qu’il ressemble à Léo, alors l’Evoli qui ressemblait à celui de Léo en fait, c’était pas un Evoli, mais...Une seconde.’’

*CLAC*

Ah non, je suis bien réveillé. Ok, donc c’est officiel : j’y comprends plus rieeeeeen !

*******************
Ils étaient perdus. C’était un fait et Katara ne cherchait même pas à le cacher. beaucoup trop d’humains et d’agitation alentours, pour qu’ils puissent espérer retrouver leurs Dresseurs sans heurts. Même Oz  semblait que peu troublé par l’ambiance du lieu.

« -Il y a l'air d'avoir pas mal de monde, j'espère que ça ne sera pas trop compliqué de retrouver nos dres... »


Il est même encore loin de la vérité, on pourrait croire que tout Lansat a décidé de faire un saut au centre de conférence, aujourd’hui. Alors que la Mustebouée s'attelait à chercher une solution, une petite silhouette pelucheuse se laissa subitement tomber depuis le comptoir de l’entrée.

‘’Repérage terminée, ‘Man ! Pas de Cael en vue et pourtant, j’ai bien cherché du rose !..’Man ?’’

Elle avait les yeux dans le vague. Trop de monde. Trop de difficulté. Et elle était toute seule, forcée d’embarquer Mithos dans ce genre de choses. Pourquoi elle ? Pourquoi toujours elle ? Regardez ce ddresseur, juste là : sa Roselia est avec lui et tout ce qu’elle a à faire, c’est rester à ses cotés et profiter de l’événement, rien de plus.. Alors qu’elle...

‘’Kataraaaaaaa ?’’

‘’Pardon...Merci Mithos, mais je ne pense pas que ça suffira. Tu n’as pas quelque chose d’autre à proposer ?’’

Inutile de songer à recourir à leur odorat, avec autant d’humains rassemblés au même endroit, autant chercher une aiguille dans une meule de foin...Et encore, l’aiguille en question devra être invisible ! Ils allaient devoir recourir à des méthodes beaucoup plus raisonnées et subtiles.

‘’Par là !’’

Ou alors, tout simplement suivre Mithos, lorsque le petit Négapi s’engouffra dans une trouée au milieu de la foule, droit vers un couloir adjacent. Si Lucki avait fait de lui son disciple numéro 2, ça devait bien voulori dire quelque chose, non ? Donc, lui aussi, il n’avait qu’à faire comme son mentor et utiliser son instinct pour retrouver Cael ! Précédant de peu ses trois compagnons, la petite souris électrique ne prenait que quelques instants à chaque croisement pour choisir une nouvelle direction, uniquement guidé par la force de ses convictions. Fonce Mithos, crois en toi, car au bout du chemin, tu trouveras forcément….

‘’...Les cuisines. Mithos, ce sont les cuisines, ça.’’

Vous êtes sûr que ce n’est pas Cael, qui l’a entrainé, ce petiot ? En attendant, ils étaient bel et bien arrivés dans une immense cuisine, dont les plans de travail étincelants accueillaient déjà la majorité du buffet en préparation pour l’événement en cours. Un peu partout , des cuisiniers et marmitons s’affairaient, découpant, mélangeant, mixant, criant et ne prétèrent pas la moindre attention à la petite troupe qui venait de pénétrer dans leur antre.

‘’Ça suffit les bêtises. Retournons à l’entrée et nous pourrons…’’

‘’*SLUUUUURP* Minuchte ! Fous fous croyez où ?’’

Avec une légère appréhension, Katara pivota pour découvrir une silhouette rose (non, il ne s’agissait toujours pas de Cael) à la langue protubérante, qui les contemplait de toute sa hauteur. Avec un nouveau slurp bruyant, l’Excelangue fit alors un geste en direction de la porte, avant de pointer Oz et la Mustebouée de sa grosse patte.

‘’Ch’est une propriété prifée, ici ! Les infités n’ont pas le troit d’y fénétrer !’’

‘’Excusez-nous, nous allons repartir. Oz...la porte.’’

‘’QU’EST-CE QUI SE PASSE ICI ?’’

Plus on est de fous, plus on rit, à ce qui paraît. mais actuellement, Katara n’avait pas , mais alors PAS DU TOUT envie de rire. Un Ratata à l’allure menaçante, une toque sur la tête venait en effet de débarquer juste derrière eux par la porte en question et semblait aussi furibond que l’Excelangue. un devant, un derrière et dans une cuisine en plus...Comment ça pourrait mal finir ?

*********************

‘’Ok, ok, ok. Attends que je résume. Ça, c’est donc notre Evoli dans le corps de Léo. Et celui que je suivais tout à l’heure, c’était donc Léo dans ton corps ?’’

‘’Toujours aussi lent à la détente, mais c’est un bon résumé.’’

‘’Ce que j’arrive pas à  comprendre, c’est comment vous avez fait votre coup. Léo n’a quand même pas amené son téléporteur ici, c’était hyper massif, ce truc ?’’

‘’Trop compliqué. Il a voulu le miniaturiser et voilà le résultat: quand il a voulu s’en servir pour échapper aux kidnappeurs, l’appareil a, quelle surprise, eu des effets inattendus. Je me suis réveillé dans la ruelle, à l’extérieur du centre et dans le corps de cet incapable, par la même occasion.’’

‘’Et Léo a dû se retrouver quelque part dans le centre. Et cet appareil, il est où ?’’

‘’À ton avis ?’’

Entrouvrant le pan de sa veste, ‘’Léo’’ nous dévoile alors ce qui ressemble au premier abord à une ceinture en cuir, pourvu d’une boucle centrale. Mais à y regarder de plus près, on dirait que des étincelles jaillissent de cette dernière….Ah !

‘’Le prototype était instable. Impossible de le faire fonctionner pour le moment. Mais si le ‘’grand’’ léo avait daigné me laisser y jeter un oeil, nous n’en serions sûrement pas là. ’’

‘’Si on veut vous rendre vos corps, de toute façon, il faudrait déjà mettre la main sur lui. J’ai perdu sa trace dans le centre et il reste toujours à découvrir qui vous as attaqué. T’aurais pas une information utile en stock ?’’

‘’Ça s’est passé beaucoup trop vite. Trois assaillants ont débarqués dans son pavillon et en un éclair, j’étais dans la rue. Après, pas besoin de chercher très loin pour comprendre que tout ça doit avoir un lien avec le congrès.’’

‘’Génial, ça ne nous fait qu’une bonne centaine de suspect et sans léo ou l’appareil en état de marche, on est mal parti pour leur expliquer pourquoi on les interroge.’’

Il nous faut un plan. Léo se balade encore dans le centre, tout comme ses agresseurs, ça ne fait aucun doute. Vu la taille de ce dernier, on va y passer des heures, si on doit en fouiller chaque recoin. Ce serait plus simple si tout le monde venait à nous, plutôt que l’inverse et...Mais oui !

‘’L’ouverture de la conférence !’’

‘’Pardon ?’’

‘’Léo était invité pour présenter son invention, on est d’accord ? Donc, ça veut dire que tous les participants, quel qu’ils soient, vont être réunis dans la grande salle juste avant le début de sa présentation. Y’a de fortes chances pour que Léo tente de s’y rendre pour t’y retrouver. Et tout autant que vos agresseurs soient sur place au cas où il ai raison. Il nous suffit juste de nous tenir prêt dans la salle et dès qu’on repère le moindre comportement suspect...Paf ! Lucina les aplati façon crêpe !’’

(C’est incroyable.)

‘’N’est-ce pas ?’’

(J’entends par là qu’il est incroyable que vous soyez toujours en vie, en élaborant des raisonnements aussi limités)

‘’Eh !’’

(Vous vous rendez bien compte que si Léo et moi pouvons entrer en notre qualité d’invités, Labelvi et vous devrez nous attendre à l’extérieur. Nos chances de réussites tomberaient alors à moins de 0,17%)

‘’Premièrement, j’en ai aussi une, d’invitation ! Et Deuxièmement...J’ai pas de deuxièmement, mais laissez-moi une seconde, ça va venir.’’

Ginji doit absolument nous accompagner, si mon plan veut réussir. Je n’ai tout bonnement pas de quoi épauler Léo en cas d’attaques frontales, alors que lui, il sait gérer ce genre de choses. Comment le faire entrer dans la salle ? Il n’y a que les participants, les invités et les...journalistes…

‘’Sidérella, vous avez bien dit que vous étiez venu pour interviewer Léo et Ginji ?’’

(C’était le plan initial)

‘’Et votre matériel ?’’

(La production m’a procuré une caméra pour les prises de vues extérieures et j’ai laissé cette dernière au vestiaire du centre. Je comptais récupérer les images de l’interview une fois tous les participants réunis.)

‘’Parfait, c’est top ! Faut qu’on aille la récupérer immédiatement !’’

On la tient  notre couverture pour Ginji : j’suis sûr qu’il a toujours rêvé d’être cameraman !

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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Mar 15 Mai - 14:10

Ginji Labelvi
      Feat. Cael Joy



« Nom de Zeus ! »


Je croise les bras, et soupire.

« -… Et juste appeler la police, ce n’est pas une option viable ? »

Alors que Léo – euh, Evoli pardon – vient tout juste de finir les explications, et que Cael digère peu à peu les informations qui viennent de lui tomber dessus, voilà qu’un plan semble se mettre en place pour retrouver Léo – dans le corps d’Evoli, du coup –, ainsi que ses ravisseurs.

A ma question, quelques regards se tournent vers moi, et je me dépêche de développer ma pensée.

« -Je sais bien que compte tenu des diverses galères dans lesquelles je me suis déjà fourré, je suis mal placé pour parler, mais… En général, quand il y a un enlèvement, c’est ce que font les gens. Appeler la police. Ils ne préparent pas une embuscade visant à chopper les ravisseurs.  » je lève ensuite les bras pour les passer derrière ma tête, et hausse les épaules « Et cette fois-ci, ce n’est pas comme si nous avions une quelconque restriction par rapport à nos corps. Je veux dire, Evoli a bien l’apparence de Léo, non ? Il peut très bien signaler l’attaque en tant que tel, sans préciser qu’il est en fait un Pokémon ayant récupéré le physique de son dresseur…  »

Le concerné plisse les yeux, et me fusille du regard.

« -A ton avis, pourquoi tu es ici ? C’est moi qui ai demandé à ce que la chaîne vous contacte, en espérant que vous puissiez me venir en aide. Je ne voyais absolument pas à qui d’autre je pouvais expliquer la situation…  »

Je hausse les sourcils, surpris. Hmm. Je comprends mieux l’origine de cette soudaine demande d’interview. Puis je me fais un peu plus perplexe, et me tourne vers Sidérella.

« -Mais alors, Cael aussi aurait du être contacté ? » je penche la tête sur le côté « C’est de lui dont tu parlais, à ton patron, tout à l’heure ? Quand tu as dit que tu venais d’en ramener "un" ? »

Elle acquiesce…

« -Affirmatif. » ... puis se tourne vers le Phyllali… « Mais lorsque je suis passée le voir, peu avant Labelvi, la chambre dont on m’avait adressé le numéro était inoccupé, à l’exception de deux Pokémon.  » … avant de fermer les yeux « Quel incroyable hasard, que nos chemins finissent malgré tout par se croiser.  »

Je fais une petite moue approbative, peinant moi-même à réaliser la situation. Evoli, ne souhaitant visiblement pas perdre de temps, profite de ce court instant de silence pour reprendre.

« -Et donc, selon toi, la police pourrait nous aider à retrouver Léo ?… Et mon corps, au passage ? »

Je souhaite hocher la tête, mais Sidérella me coupe.

« -Je ne serai pas aussi décisive. Vous étiez déjà transformé au moment de notre premier appel, et vous avez été incapable de répondre plusieurs heures plus tard... Je suppose donc que l’attaque remonte à au moins hier soir, et que vous avez ensuite erré à la recherche de votre dresseur. Vous confirmez ? »

Evoli acquiesce.

« -Ainsi, vous aurez attendu presque toute une nuit plus une matinée pour prévenir la police qu’il y a eu une attaque et un enlèvement. Selon moi, la probabilité qu’il vous suspecte d’avoir mis ça en scène pour une raison obscure est de 63 %. De plus, la condensation démographique d’individus venus assister au Colloque rendraient difficiles les recherches, en plus de provoquer la fuite définitive des attaquants : une enquête en plein milieu d’un tel événement ne passera pas inaperçu, et on peut également craindre des perturbations externes liées aux curieux et aux journalistes.  »

Notre victime prend une mine renfrognée.

« -Donc ? On fait quoi ? On les appelle ou pas ? »

Sidérella secoue la tête de droite à gauche.

« -Aussi peu développé soit-il, je pense qu’il vaudrait mieux privilégier le plan de Joy. »

Je soupire, encore une fois. Rentrer à l’académie, ce ne sera pas pour tout de suite… Je finis par diriger mon regard vers Cael, et reprends la parole.

« -… Ok, allons chercher cette caméra, alors. Juste, qu’est-ce que tu comptes faire, avec… ?  »

***

J’avance machinalement, suivant notre guide, mais ne peux m’empêcher de lancer une oeillade inquiète à Katara.

« -Tu es certaine qu’il soit judicieux de laisser Mithos nous diriger ? »

Non pas que je remette en doute les capacités de prescience et de divination du Négapi, hein. Simplement que j’avoue avoir bien du mal à comprendre comment il peut identifier l’odeur de son dresseur parmi toutes ces fragrances humaines, Pokémon, et…

… Alimentaires.

Un peu pantois quant à notre destination, je cligne des yeux sans piper le moindre mot en observant la pièce dans laquelle nous venons d’arriver, avant de rebondir sur la remarque de Katara.

« -Oui, je confirme. C’est bien une cuisine. »

Je plisse les yeux, et viens me gratter le bout du museau.

« -Ce n’est pas insensé, cela dit.  S’il y a bien un endroit où on peut espérer trouver Cael et Ginji, c’est dans une cuisine. »

Je balaye les environs du regard, mais White Lady conclut bien avant moi.

« -Pourtant, ils n’ont pas l’air d’être ici.  »

Katara se résigne à rebrousser chemin, et donne donc l’ordre de retrait. Mais alors qu’elle se retourne pour rejoindre la sortie, une voix imposante résonne, et une sorte de mastodonte vient se placer juste devant nous. Je lève la tête avec de grands yeux surpris vers l’Excelangue visiblement plutôt remonté, et acquiesce lorsque la Mustebouée affirme que nous nous apprêtions à partir.

Mais voilà qu’un Rattata fait à son tour son apparition, et débarque dans notre dos, nous coupant toute voie de sortie. Je reste quelque peu dubitatif face à la colère apparente de ces deux Pokémon, et mon regard dévie jusqu’aux humains attablés aux fourneaux, juste derrière… Ils n’ont pas l’air de trop se soucier de nous, sûrement ont-ils l’habitude que des Pokémon tentent de s’introduire ici.

Je finis par croiser les bras, et penche la tête sur le côté en une mine interrogative.

« -Les choses sont bien faites, quand même. »

White Lady est plutôt perplexe par mes paroles, qu’elle tente de comprendre.

« -… Quoi donc ? »

Je hoche la tête d’un air convaincu.

« -Lorsque nous sommes avec Ginji, nous tombons toujours nez à nez avec des humains qu’il peut comprendre. Et maintenant que nous sommes séparés de lui, nous ne rencontrons que des Pokémon avec qui nous pouvons communiquer…  » je lève les yeux au ciel, pensif « C’est comme s’il y avait une force supérieure qui faisait tout pour que nous puissions avancer, peu importe la situation. »

La Pachirisu me fixe, dubitative, avant de reprendre d’une voix monocorde.

« -Premièrement, je doute que ce soit le moment de mener ce genre de réflexion. Et deuxièmement…  » elle plisse les yeux « … Tu es conscient que c’est une pensée digne de notre bien aimé dresseur, que tu nous fais là ?   »

J’affiche une expression choquée, et manque de m’étrangler au moment d’enchainer.  

« -Quoi ?! Tu veux dire… Que… Il... Déteint sur moi ? »

Elle acquiesce, et je déglutis. C’est terrible ! Il faut que je fasse quelque chose pour changer ça, parce qu’à ce rythme…

« -EH ! JE VOUS AI POSE UNE QUESTION ! VOUS POURRIEZ RÉPONDRE ! »

… Ah, oui, c’est vrai.

Je tourne le dos à l’Excelangue, et me concentre plutôt sur le Rattata, dont la toque m’arracherait presque un sourire amusé. Sérieusement, il se prend pour qui, celui-là ? Désinvolte, je me contente de hausser les épaules, et lui rétorque via une autre question.

« -Salut. Par hasard, il n’y aurait pas des humains, qui auraient tenté de vous chaparder de la nourriture ? Un aux cheveux bruns, et l’autre roses. »

Je glisse un regard en coin à Katara, espérant qu’elle ne va pas me reprocher encore une fois l’usage de cette couleur pour désigner son dresseur -en même temps, son prénom n’est pas implanté sur sa tête, à l’inverse de son pelage-, et me focalise à nouveau sur l’autre furie lorsque celle-ci reprend.

« -QUOI ?! Seules les personnes habilitées peuvent pénétrer ici ! Et les fouineurs comme vous et l’autre Evoli de tout à l’heure finissent dans le composte ! Vous croyez que ça s’obtient aussi facilement, l’autorisation de prendre part aux activités culinaires des humains ?!
-Hum… Non ? Pas vraiment que ça m’intéresse, en fait...
-RAAAH ! VOUS LES SOURIS, VOUS VOUS CROYEZ TELLEMENT SUPÉRIEURES ! Gusteau, débarasse nous d’eux AU PLUS VITE !
-*shluuurp* Tout d’ch’uite, Rémy ! »

Avant que nous puissions réagir, voilà que l’Excelangue étend sa langue, et s’en sert pour utiliser la capacité Ligotage sur notre petit groupe. White Lady laisse s’échapper un piaillement indigné lorsque nous nous retrouvons pris dans son emprise… Visqueuse, dirons-nous, mais nous n’avons (heureusement) pas le temps de plus en profiter, puisqu’il ne tarde pas à nous relâcher.

En nous jetant par la fenêtre, cela dit.

*SBUNK*

… Ok, cet atterrissage était très douloureux.

Sonné, j’ai besoin de quelques secondes pour reprendre mes esprits. Je suis toutefois le premier debout, ainsi que le premier à constater que nous avons été joyeusement expédiés dans une immense benne en acier, en contre-bas de la fenêtre par laquelle nous avons été lâchés. Même si cela aurait sans doute amorti notre chute, j’avoue être bien content qu’elle ne soit pas pleine de déchets… Déjà que même vide, l’odeur de puanteur est omniprésente…

« -Aaaah ! Misère de misère de misère !  »

Je me retourne brusquement lorsque je réalise que nous ne ne sommes pas tous seuls. En effet, accolé dans un coin de la benne, un Evoli visiblement terrifié nous toise en tremblant…. Et sa simple vision fait ressurgir en moi de bien anciens souvenirs.

« -…. EH MAIS ! Tu es l’enfoiré de la dernière fois ! »

Alors que mes partenaires se remettent eux aussi de leurs émotions, je franchis la distance qui nous sépare, et viens rapprocher mon museau de celui de la créature.

« -Si tu as quoi que ce soit à voir avec la disparition de nos dresseurs, tu as tout intérêt à passer aux aveux et vite. »

Il paraît horrifié, et se colle un peu plus contre la paroi de la benne pour s’éloigner de mon visage.

« -Hiii ! Non, laissez-moi !… Oh la la ! Je n’ai pas rêvé ! Je les comprends bien ! Je comprends bien les Pokémon ! Ok Léo, ne panique pas, ne panique pas…  »

Il prend une profonde inspiration, et tente tant bien que mal de se ressaisir.

« - J-je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais vous devez m’aider ! Je me suis perdu dans le centre et quand j’ai atterri dans les cuisines, les deux brutes là-haut m’ont jeté là et depuis je suis bloqué ! Je ne sais pas comment sortir d’ici ! S’il vous plaît, je dois vite retrouver mon Evoli ! »

Je cligne des yeux, et recule d’un pas, quelque peu perdu.

« -… Pardon ?  »

@Eques sur Never-utopia.

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« ... »

Merci Môman Callie!
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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Mer 27 Juin - 13:53

Appeler la police...Sur le papier, ça sonne bien. Malheureusement, j’ai fini par remarquer que la majorité des plans que Ginji et moi avons tendance à mettre en place fonctionnent bien ‘’sur le papier’’ justement. Durant la discussion qui suit la proposition du Voltali, j’en profites d’ailleurs pour tenter de trouver un exemple passé qui soutiendrait son idée..Et c’est pas si facile.
D’un côté, le plan du coPAIN à l’avantage d’être relativement sûr et de nous permettre de laisser la main à des autorités plus compétentes. Le problème justement, c’est que ce SONT des autorités compétentes : même si on tente de garder le secret quand à l’échange de corps Evoli-Léo (Ce qui nous éviterait d’être catalogués comme ‘’gamins avec beaucoup trop d’imagination’’, merci), les arguments de Sidérella ont un certain poids. Je sais bien que tous les officiers sont loin d’être aussi...directs que ma soeur, mais même en écartant cette idée, notre histoire aurait du mal à convaincre qui que ce soit. Déjà que j’ai un peu du mal à suivre, alors j’ose même pas m’imaginer convaincre quelqu’un de sa véracité !
J’ignore si je dois être content que cette Sidérella me soutienne, par contre...Même de mon propre point de vue, mon plan a plus de trous qu’un gruyère (Hmm, gruyère…), et s’il s’agit bien de notre meilleure option, c’est que la situation est bien pire que ce qu’on pourrait imaginer.

‘’ Ton idée a du bon, Ginji mais dans tous les cas, il faut agir vite et qu’on prévienne ou non la police, elle mettra du temps à nous croire, encore plus à intervenir. À l’exception d’une certaine personne, les rares policiers que je connais ont une procédure à suivre et elle prend plus de temps qu’on ne le pense.
Cela dit, rien ne nous empêche de courir nos arrières...Si on passe un appel téléphonique au commissariat pour les prévenir qu’on a vu ‘’des individus suspects qui tentent de perturber le congrès’’, ça m’étonnerait pas qu’ils envoient quelques agents pour renforcer la sécurité autour du bâtiment. Vu le risque encouru si c’était vrai, même un canular téléphonique serait pris en compte. Et si jamais les choses tournent mal (Pas le genre de la maison pourtant), on pourra compter sur eux pour intervenir.’’


L’intervention de Ginji aura au moins fait retomber la montée d’adrénaline qui s’était emparé de votre Ranger préféré...On se calme. Professionnel. C’est une mission de sauvetage comme une autre , même si la situation est un peu plus compliqué qu’à l’accoutumée. Première étape, expliquer mon plan précisément au coPAIN. Ensuite, on passe notre coup de fil en vitesse et direction la salle principale !

« -… Ok, allons chercher cette caméra, alors. Juste, qu’est-ce que tu comptes faire, avec… ?  »

‘’T’inquiète pas, ça va te plaire. Et au pire, tu pourras dire à ta famille que tu t’es lancé dans la télé !’’

********************

La théorie de Oz avait le mérite de se tenir : les forces obscures à l’oeuvre dans la vie de cette île semblaient éprouver un malin plaisir à rendre chaque situation plus chaotique, tout en laissant un soupçon d’espoir à leur victime pour qu’elle n’abandonne pas trop vite. Des considérations métaphysiques qui, pour le moment, n’avaient pas la moindre importance pour Katara : son seul souci était de pouvoir quitter cette cuisine en un seul morceau avec Mithos et les deux Type Eleks, afin de retrouver son Dresseur.

‘’Salut. Par hasard, il n’y aurait pas des humains, qui auraient tenté de vous chaparder de la nourriture ? Un aux cheveux bruns, et l’autre roses. ‘’

Elle ne lui en tiendrait pas rigueur pour cette fois. Au moins, sa description prêtait difficilement à conclusion (Même si les reflets des cheveux du Dresseur de ce Pikachu, avaient toujours paru plus écrus à la type Eau). Et si Oz semblait peu réceptif à la fureur des deux nouveaux venus, la Mustebouée, elle, ne put retenir un soupir : elle ignorait si le Pikachu s’était déjà retrouvé pris en flagrant délit d’infraction dans les cuisines avec son Dresseur, mais pour sa part, ce genre de réactions n’avait rien d’anormal.
En revanche, alors qu’elle ouvrait la bouche pour présenter de nouvelles excuses et entraîner tout ce petit monde à sa suite, l’attaque de l’Excelangue la prit de court. Entortillé dans un appendice visqueux et gluant, elle avait juste eu le temps d’attraper Mithos par le col pour éviter qu’ils soient séparés. Sans plus de cérémonie et tel un champion de lancer, le type Normal balança donc les importuns droit par la fenêtre la plus proche, commodément ouverte : l’atterrissage fut à la mesure du décollage et en un instant, un festival d’odeurs vint assaillir la Mustebouée et le Négapi, toujours collé à elle.

‘’Beeeeeurk, c’est dégueu !’’

‘’Estime-toi heureux qu’elle soit vide, c’est déjà ça…’’

‘’Aaaah ! Misère de misère de misère ! ‘’

Ah ? Apparemment, cette poubelle est habitée. Et par une connaissance de Oz, en plus ! Néanmoins, leurs retrouvailles ne semblent pas des plus paisibles et Katara se retint même de les séparer, curieuse de voir où voulez en venir le Pikachu. Pour une fois, ce n’est pas elle qui jouera les arbitres ! En revanche, si jamais il s’avère que cet Evoli a quelque chose à voir avec la disparition de Cael, elle ne se privera pas pour prendre un ticket à la suite de Oz afin de participer à son ‘’interrogatoire’’.

‘’’ J-je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais vous devez m’aider ! Je me suis perdu dans le centre et quand j’ai atterri dans les cuisines, les deux brutes là-haut m’ont jeté là et depuis je suis bloqué ! Je ne sais pas comment sortir d’ici ! S’il vous plaît, je dois vite retrouver mon Evoli !’’

….Son...Evoli ? Ok, là, c’est un peu gros à avaler. Est-ce que quelqu’un comprend quelque chose à ce que raconte ce Pokémon, ou est-il simplement cinglé ?

‘’Oz...je pense que nous devrions au moins écouter son histoire. Et toi…’’

‘’O-Oui ?’’

‘’Tu as deux minutes pour t’expliquer. Court, clair et précis, s’il te plait. ais avant ça...’’

Entendre son discours sera sûrement beaucoup moins désagréable, une fois sorti de cette benne nauséabonde. Avant que l’un d’entre eux ne fasse une syncope olfactive, la mustebouée entreprit de se hisser sur le rebord métallique, avant de se laisser glisser en contrebas. Rapidement rejointe par un Mithos bondissant, leur petit groupe entoura rapidement l’Evoli, une fois ce dernier extrait de la benne avec l’aide de Oz.

‘’Nous t’écoutons.’’

‘’Ok, ok. Respire Léo, ne te laisse pas gagner par la panique, tu peux le faire...J-je ne suis pas un Pokémon. Je suis un humain tout ce qu’il y a de plus ordinaire et j’ai eu un petit ‘’accident’’ avec une de mes inventions. Maintenant, c’est mon Evoli qui possède mon corps et moi le sien. Et je dois absolument le retrouver !’’

...Au moins, on ne peut pas dire qu’il n’a pas fait un effort pour être compréhensible. Par contre, il faudra un petit moment pour que la type Eau encaisse toutes les informations qu’elle venait de recevoir. Après quelques questions supplémentaires de la part de Mithos (Non, tu ne pourras pas faire pareil avec Cael, ne rêve pas), Katara sortit de sa réflexion, avant de se tourner vers Oz.

‘’J’ignore si la disparition de son propre Pokemon a un lien avec celle de nos Dresseurs; Cela dit vu leur tendance à attirer les ennuis, ça n’aurait rien de choquant. Dans le pire des cas, je suis favorable à ce qu’il nous accompagne. peut-être trouvera-t-il ce qu’il cherche, ainsi.’’

Et sur le ton de la confidence, la Mustebouée en profita pour se pencher vers le Pikachu.

‘’Et puis, regardez-le...Je ne sais pas pour vous, mais j’ai quelques scrupules à le laisser là, tout seul. Il n’a pas l’air des plus dégourdis. Et s’il s’avérait qu’il a quelque chose à voir dans tout ceci, mieux vaut le garder à portée de patte….Au cas où vos accusations seraient fondées. ’’

La question à présent, était de trouver un moyen de pénétrer de nouveau dans le bâtiment ET de reprendre les recherches. Accompagnés de l’Evoli, ils longèrent ainsi les abords des cuisines, en quête d’une fenêtre encore ouverte. La porte principale se trouvant littéralement de l’autre bord du bâtiment, peut-être la chance leur éviterait-elle une perte de temps aussi conséquente.
Pourtant, au fil de leur progression, la mine de la type Eau se fit dse plus en plus renfrognée.

‘’Dites moi Oz…Ne répondez pas si ça vous dérange, mais j’aimerais savoir : Ça ne vous ai jamais arrivé d’en avoir assez, suffisamment pour laisser votre dresseur se débrouiller de lui-même ?’’

‘’ Man’ !’’

‘’Avance Mithos, je veux juste sa réponse.’’


********************

‘’Mais si coPAIN, je t’assure que cette casquette te va parfaitement. Fais pas attention à ce qui est écrit dessus, c’est juste pour la crédibilité. Et au moins, on est entré sans problème.’’

Même si le responsable de la sécurité nous a jeté quelques regards un peu soupçonneux, la carte de presse de Sidérella, couplé à son histoire de ‘’brave assistant qu’elle ne peut décemment pas laisser tout seul’’ semble avoir convaincu ce dernier. Qu’un Pokémon fasse de la télévision peut sembler un peu difficile à avaler, mais après sa menace d’en référer à son producteur, il s’est montré super coopératif. Nous voici donc prêt à pénétrer au sein de la salle de conférence !

‘’..Ourgh !’’

Ok, donnez-moi deux secondes, faut que je respire un peu...y’a du monde. Beaucoup de monde. Donc beaucoup d’émotions mélangées qui se télescopent sans aucune logique globale. En même temps, vu la taille du lieu, ça n’a rien d’étonnant : une dizaine de rangées de sièges recouverts de tissu pourpre, des balcons qui doivent en soutenir quelques autres, de grandes allées pour naviguer au milieu de tout ce monde et un grand nombre de néons qui illuminent l’endroit depuis la voûte du plafond, semblable à une multitude de mini-soleils. Heureusement que Link n’est pas là, il en ferait une syncope. Pas comme Liu, qui semble sur le point de se précipiter au coeur des rangées de sièges pour y gambader joyeusement.
La majorité d’entre eux sont déjà occupés par les participants au congrès, une véritable marée de blouse blanche et d’investisseurs en costume : face aux sièges, l’estrade se dresse d’un bon mètre, actuellement dissimulé par deux rideaux massifs en velours rouge. Impossible de discerner ce qu’il y a derrière mais je présume que les inventions présentées sont déjà installées de l’autre côté.
Laissant à GInji et Sidérella le soin de se mettre en place, j'entraîne Evoléo à ma suite.

‘’Bon et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?’’

‘’J’y réfléchis.’’

‘’Comment ça tu y réfléchis ?!’’

‘’Est-ce que tu vois l’un de ceux qui vont ont attaqué ?’’

‘’..Non.’’

‘’Tu peux être sûr que eux, oui. Un Léo qui réapparaît après leur avoir filé entre les doigts, ça ne peut pas passer inaperçu. Il ne nous reste plus qu’à trouver un endroit bien en vue pour nous installer...et à ouvrir l’oeil.’’

‘’Une minute...Tu ne m’as quand même pas amené ici pour jouer...les appâts ?’’

‘’Non, non. Vois plutôt ça comme une contribution volontaire et enthousiaste à une opération de sauvetage.’’

Je ne peux pas m’empêcher de lui adresser un grand sourire en m’asseyant en bout de rang, à quelques mètres de l’estrade, avant de lui désigner un siège isolé à quelques places du mien. Si je me trompe pas, il se situera pile au milieu de la salle. Parfait pour repérer toute personne qui tenterait de s’approcher de lui. Et avec Ginji et Sidérella pour couvrir l’angle opposé de la salle, nous n’avons aucun angle mort. Liu sur les genoux, j’en profite pour glisser quelques mots à l’Evoli. Juste au cas où.
...Il ne nous reste plus qu’à attendre.

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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Mer 11 Juil - 15:45

Ginji Labelvi
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« Nom de Zeus ! »


Je cligne des yeux à de multiples reprises, perplexe.

« -C’est… Euh…. Comment dire… ? »

D’un goût tout à fait relatif ? Non mais déjà, à quel moment ils ont réussi à me dégoter ce béret ?! Est-ce que tous les assistants caméras portent vraiment ce truc ?! En tout cas, cela paraît convaincre les gardes à l’entrée… Je suis apparemment plutôt crédible dans mon rôle de larbin aux services de Sidérella (on va dire que c’est parce que je suis bon acteur), et je parviens enfin à pénétrer à l’intérieur de la GCFUMT (Grande Conférence de Fin Ultime de la Mort qui Tue) avec les autres. Rentrer par effraction, c’est fait ! Maintenant que je suis le seul membre de notre groupe dans l’illégalité, c’est quoi la suite du plan ? Ah, Cael y réfléchit, tant mieux, l’espace d’un instant j’ai eu peur qu’il n’y ait pas de suite au pl-

COMMENT CA IL Y RÉFLÉCHIT ?! Je lâche un soupir, alors que Lucina commence à balayer les alentours d’un regard méfiant. Il y a vraiment beaucoup de monde, de nombreuses entrées et sorties, sans parler des différents reliefs architecturaux. Ça ne doit pas être facile pour elle de faire la part des choses dans un tel contexte… Délicatement, je passe ma main dans le pelage de la Luxray, avant de moi-même observer les environs.

« -Au fait, merci. »

Elle se contente de me regarder en coin, et fouetter l’air avec sa queue en guise de réponse. Si Lucina se fiait à son instinct, nous nous serions carapatés depuis belles lurettes… En fait, moi aussi, je crois. Non pas que me frotter à des criminels qui ont poussé l’un des plus grands cerveaux de notre siècle dans le corps de son Pokémon ne m’enchante guère, mais, au risque de vous surprendre, me frotter à des criminels qui ont poussé l’un des plus grands cerveaux de notre siècle dans le corps de son Pokémon ne m’enchante PAS DU TOUT.

Mais bon. Léo autant qu’Evoli ont besoin de notre aide, et Cael et moi-même sommes les seuls à pouvoir croire en leur histoire. C’pas comme si on avait spécialement le choix, donc…

*-Vous avez toujours le choix. *

Je relève brusquement la tête en direction de Sidérella. Celle-ci ne me regarde pas, et à en juger la non réactivité des mes autres partenaires, elle ne s’adresse qu’à moi. N’étant pas tout à fait à l’aise avec la communication mentale, je plisse les yeux, et détourne la tête d’un air légèrement blasé.

*-Je croyais t’avoir dit de ne pas lire dans mes pensées...
-Et moi, que vos pensées se diffusent d’elles-même lorsque vous êtes troublé.*

Je fronce légèrement les sourcils, alors que nous continuons de progresser.

*-Je suis si ouvert que ça ?
-Non. Je dirai même le contraire : c’est votre refoulement expressif et sentimental qui provoque la déviance de vos réflexions.
-...*

Comme je ne comprends rien, je me contente d’attendre que Sidérella perçoive mon incompréhension pour clarifier sa réponse, ce qu’elle finit par faire.

*-En bref : seul un télépathe pourrait percevoir votre égarement. Pour peu que vous ne vous efforciez pas de l’en empêcher.
-Si je me concentre, je peux te bloquer l’accès à mon esprit ?
-Théoriquement.*

Je prends une inspiration, et les mains dans les poches, tente de faire le vide. Je n’ai aucune idée de la façon dont je suis censé procéder, mais… Je pense que simplement ordonner à la petite voix dans ma tête « arrête de parler » devrait faire l’affaire. En tout cas, cela semble faire effet, puisque après plusieurs secondes, je n’entends plus celle de Sidérella. Satisfait par l’expérience, je me détends, et laisse les portes de mon esprit se rouvrir presque immédiatement.

*-Vous n’avez pas tenu longtemps.
-Ce n’était pas mon objectif.*

Elle ne rajoute rien, et moi non plus.

Nous finissons par arriver devant une rangée de chaises. Cael propose que nous placions Evoli en son centre, puis que nous nous asseyons de sortes à l’encercler. Ainsi, on devrait sans mal combler les angles morts, et repérer les potentiels agresseurs… J’accepte l’idée d’un simplement hochement de tête, et d’un bref sourire, désigne la chaise de l’autre côté.

« -Je vais là-bas, du coup. Lucina ? »

La Luxray me suit sans un mot. L’appeler n’aurait même pas été nécessaire pour qu’elle le fasse, de toute façon…

Nous prenons place au bout de la rangée, donc. Nous devons être les derniers à nous positionner, puisque notre emplacement nous a demandé de faire tout le tour des rangs des spectateurs. D’un coup d’oeil, je m’assure que Cael, Evoli et Sidérella sont bien en position, puis m’affale sur ma chaise. J’invite Lucina à prendre place sur les deux chaises vides d’à côté (les gens préfèrent toujours les places centrales), mais elle refuse, aux aguets. Je hausse les épaules, et laisse mon regard papillonner d’un endroit à l’autre.

Ma brève discussion avec Sidérella me revient en mémoire, et quelque chose vient me titiller.

*-Sidérella ?*

Aucune réponse. Je crois d’abord que ma tentative de l’appeler est un échec, mais elle finit par réagir.

*-Plait-il ?*

J’acquiesce faiblement, satisfait, avant d’enchaîner.

*-Si tu prétends que nous avons toujours le choix, pourquoi tu restes ici avec nous ? *

Elle répond directement, comme si cela relève d’une évidence.

*-Car il est dans les intérêts de la chaîne que Léo réintègre son corps et mène à bien notre interview. *

Je secoue la tête de droite à gauche.

*-Non, tu n’as pas compris la question. Justement, qu’est-ce qui te pousse à travailler pour cette chaîne ?*

Un bref silence s’ensuit dans mon esprit, mais est finalement comblé.

*-Je ne vous suis pas.
-Tu as une Pokéball, mais agis de ton propre libre-arbitre. On te donne des consignes, mais tu les exécutes comme bon te semble. Tant que le résultat est là à la fin, le reste n’a pas d’importance. Pour moi, cela ressemble plus à une relation patron-salarié que dresseur-Pokémon.* je plisse les yeux *T’es rémunérée, au moins ?
-Je suis logée et nourrie.
-Et ça te convient ?
-Je devrai avoir besoin de plus ?
-C’est ton côté pragmatique qui te pousse à dire ça, ou tu le penses réellement ?
-...*

Un court instant de flottement passe, avant qu’elle ne reprenne brusquement.

*-Vous devriez vous concentrer sur votre mission plutôt que de perdre notre temps en élucubrations futiles.*

Je crois pouvoir sentir sans trop de mal que Sidérella rompt immédiatement la communication. Je soupire, et d’un air las, balaye les environs du regard. Soit…

Et maintenant je fais comment pour communiquer avec Cael et Evoli, sans télépathie ni Ipok ?

***

« -… »

Je fixe l’Evoli en face de moi, et plante mes yeux droit dans les siens.

« -Sans déconner ? »

Fébrilement, il hoche la tête.

« -O-oui, je vous assure ! »

Je laisse s’échapper un soupir exaspéré.

Cette histoire part bien trop loin. A la base, nous sommes simplement venus chercher nos dresseurs… Et voilà que maintenant, nous avons avec nous un humain ayant pris l’apparence de son Evoli. Vraiment, comment ces bipèdes sans cervelle font pour toujours aller à l’encontre des lois établies ? A quel moment cela pourrait venir à l’esprit d’un Pokémon d’inventer une machine capable d’interchanger les corps… ?

Pas le temps pour moi de pousser la réflexion (de toute façon ça m’aurait gonflé avant), Katara vient déjà s’approcher de moi pour m’informer de son avis sur la situation. Je ne peux qu’acquiescer face à son constat, et jeter un regard analytique à l’Evoli nous ayant rejoint, et qui n’en est pas un. Je réfléchis quelques instants aux mesures prises lorsque Ginji s’est retrouvé transformé en Pikachu, puis me tourne vers la Mustebouée.

« -Tu côtoies un Evoli, toi, non ? Tu crois qu’il y aurait un moyen de lui apprendre à cerner quelques unes de ses attaques ? Je ne suis pas vraiment un expert en la matière, mais si ça peut nous éviter de l’avoir à l’oeil en permanence…  »

Je n’ai pas spécialement envie de devoir gérer sa protection en plus de la mienne.

Avant de reprendre la marche, je m’adresse alors à l’humain.

« -Par hasard, tu ne saurais pas si nos dresseurs ont été confrontés d’une manière ou d’une autre à ta machine ?  »

Non parce que, si Ginji a actuellement l’apparence d’un Tadmorv, je préférerai le savoir tout de suite.

« -P-pas que je sache. La machine devrait toujours être en la possession de mon corps, normalement, donc à moins qu’ils rentrent en contact avec... »

Hmm. Quelque part, cela me rassure de ne pas avoir besoin de faire la course aux corps, de l’autre, cela ne nous donne toujours aucune piste. Tant pis, il va falloir faire sans…

Alors nous finissons par nous remettre en marche. Je pensais que la recherche d’une nouvelle entrée  se ferait dans le plus grand des calmes, mais après plusieurs minutes, Katara vient progressivement se placer à ma hauteur pour capter mon attention. Je tourne vers elle un regard interrogateur lorsqu’elle me précise que je ne suis pas obligé de répondre. Oh, ça sent la question à problème, ça…

Elle me demande de but en blanc si je n’en ai pas parfois assez de l’attitude de Ginji, au point de vouloir le laisser se débrouiller tout seul. Bien que surpris pas la question, je ne cherche pas à rebondir sur sa source, et lève plutôt les yeux au ciel pour y réfléchir.

« -Eh bien... » je baisse la tête pour regarder Katara « J’ignore comment cela se passe chez vous, mais en général, Ginji gère la majorité des choses. Que ce soit la nourriture, les entraînements, les ballades… » je hausse vaguement les épaules  « Il s’occupe souvent de tout, et nous, on n’a pas grand-chose à faire.
-Vraiment ? »

Je suis interrompu par la voix de White Lady, qui marche juste devant nous. Tournant lentement la tête, à moitié dissimulée derrière son ombrelle, la Pachirisu vient me fixer de son regard froid et réfléchi.

« -Lucina, Spark et toi passez votre vie à le remettre à sa place, comme s’il venait de sortir de l’œuf.  » elle plisse les yeux « Il en fait peut-être beaucoup, mais il reste très imprudent, pour un humain. Si vous n‘étiez pas toujours là pour l’aiguiller, il aurait déjà complètement détruit notre demeure par inadvertance. »

Je soutiens son regard, méfiant.

« -C’est la moindre des choses qu’on puisse faire. Avec tout ce qu’il a à gérer, c’est normal qu’il ait tendance à se laisser aller.  »

Elle secoue la tête de manière peu perceptible.

« -Il devrait être plus responsable. On ne peut pas prétendre à la tête d’une horde si on n’est pas capable de l’assumer seul.  »

Je m’arrête aussitôt.

« -Si ça te pose problème, pourquoi tu restes avec nous ? »

White Lady s’arrête aussi, et tout le groupe par mimétisme.

« -Ce n’est pas comme si tu étais attachée à qui que ce soit parmi nous, que ce soit Ginji ou un autre Pokémon. Tu n’as même pas pour vocation à combattre.  » mon expression se fait plus sévère « Tout le monde voit très bien que tu t’ennuies à mourir. Alors, pourquoi tu restes, au juste ?  »

La Pachirisu soutient mon regard. Mon ton n’est ni calme, ni agressif, simplement... Accusateur. Elle continue de me fixer avec son expression indescriptible, enfouissant ses obscures réflexions derrière ses yeux noirs profonds, avant de finalement se détourner, et remettre son ombrelle de sorte à cacher son visage.

« -Nous devrions nous concentrer sur notre mission plutôt que de perdre notre temps en reproches futiles.  »

Et elle se remit en route. Je continue de la regarder, sans un mot, et finis par l’imiter, avant de me tourner vers l’Evoli.

« -Toi, t’avises pas à dire un seul mot à nos dresseurs une fois que t’auras repris une forme humaine.  »

Il hoche fébrilement la tête. Il semble avoir un petit instant d’hésitation, mais se pousse finalement à continuer.

« -J’ignorais que les Pokémon pouvaient être pris de ce genre de tracas… »

Je le regarde du coin de l’œil, surpris, avant d’enchaîner par la réponse qui me paraît la plus logique.

« -Il faut croire qu’on n’est pas si différents de vous autres, humains.  »

***



Il y a quelqu’un.

Alors que mon regard continue de faire des va et viens parmi la foule, il s’est arrêté sur le visage d’une femme, qui a elle même les yeux dirigés… En direction de Léo. Ou du moins, son corps. Elle possède un collier en tissu avec un badge au bout, indiquant qu’elle appartient au staff de l’événement, et son visage paraît s’illuminer à la vue du scientifique. Il ne lui en faut pas plus pour vouloir se mettre en route, et rejoindre le brun.

Ni une ni deux, je me lève de mon siège, et tente de rétablir la connexion mentale.

« -Sidérella ! Dis à Cael de faire gaffe à la dame qui approche d’Evoli ! »

Zut, je l’ai dit à voix haute. ‘Vraiment pas les bons réflexes… Mais même si elle ne me répond pas ni ne réagit physiquement, j’ose espérer qu’elle a fait passer le message, puisque je vois Cael lui aussi s’agiter depuis sa position. Je tente de capter son regard, et de quelques signes, lui indique la demoiselle qui arrive de son côté. Elle va devoir lui passer devant pour atteindre Evoli… Espérons qu’il parvienne à comprendre ce qu’elle veut avant.

@Eques sur Never-utopia.

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Merci Môman Callie!
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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Mer 25 Juil - 15:16

C'est un cauchemar. Chaque fois que quelqu'un s'approche de la position de Evoléo enthousiaste (mais si, il est enthousiaste), je ne peux pas m'empêcher de me crisper, comme si je voulais lui sauter à la gorge pour le plaquer au sol. Pourtant, des scientifiques en blouse dans un colloque, ça n'a rien d'anormal.
Pour l'instant, on dirait que les présentations n'ont pas encore commencé, vu que tout le monde est encore occupé à se mettre en place dans la salle. Quand est-ce qu'on va nous donner quelque chose de concret à nous mettre sur la dents, je me le deman...

''Vous devriez être plus concentré.''

OUAH!

''Évitez de crier ainsi, c'est très inconfortable. Labelvi m'envoie vous prévenir qu'une dame s'approche de notre appât.''

''..Ah, reçu!''

ENFIN! C'vrai qu'elle a l'air louche, cette jeune fille, avec son sourire colgate, son tailleur serré, son carnet et...son badge d'organisatrice qui brille à sa ceinture. Arf, on dirait qu''elle ne représente aucune menace pour notre cible. Fidèle à mon poste de garde du corps, je m'écarte donc de ma place, lorsque cette dernière doit me dépasser pour atteindre l'Evoli humanisé, avant de s'adresser à lui d'une voix claire. Ce qui ne semble pas être du tout à son goût, d'ailleurs.

"Mais qu'est-ce que vous faîtes ici ? Votre présentation a lieu dans trente minutes, vous devez aller vous préparer! "

''Hein, que, je...''

Effectivement, c'était un détail auquel j'avais pas pensé : Léo étant un invité d'honneur, il y avait effectivement un risque pour qu'il soit forcé de passer sur scène. Il ne reste donc plus que 30 minutes avant qu'il ne se retrouve tout seul sur l'estrade, là où toute tentative pour le protéger risque d'être BEAUCOUP plus compliqué à gérer.
Malgré ses protestations plus ou moins polies, son interlocutrice ne tarde pas à lui attraper le poignet, avant de l'entrainer à sa suite le long d'une allée adjacente vers les coulisses. Autant pour notre appât...À moins que...

''Sidérella?''

''Je vous ai dit de ne pas crier.''

''Désolé. Tu peux transmettre à Ginji : Léo...Fin, Evoli s'est fait embarquer par une organisatrice, il part dans les coulisses avant sa présentation. Si jamais il finit sur scène, on aura du mal à justifier notre présence à ses côtés. Mais ça veut aussi dire que ceux qui veulent l'enlever vont devoir agir avant ça, sans quoi, ils auront beaucoup plus de mal à l'attraper discrètement!''

Ce qui veut dire que nous allons devoir faire un petit tour dans les-dites coulisses et au trot! Laissant échapper le liu posé sur mes genoux, je laisse l'Evoli ouvrir la marche, avant de remonter l'allée à mon tour en affectant de regarder un peu partout dans la salle...Pas de comportements suspects en vue, mais si coPAIN repère quelqu'un qui tenterait de rejoindre les coulisses un peu précipitamment, ça réduira notre liste de suspects.
En revanche, je ne m'attendais pas à vraiment à ce qui me tombe dessus, à l'instant où j'entrouvre la porte en bois laqué.

''C'EST IN-TO-LE-RABLE! Le temps file, mes chéris et aucun n'est prêt! NON, je vous ai dit que cette blouse était hors de propos! Et où est la nouvelle maquilleuse, je ne peux pas tout faire ici...Aaaaaah.''

''Aaaah''...Comment ça, ''Aaaah''? ''Aaaah'' comme ''Aaah, je suis une sorte d'Ursaring au féminin vêtué d'une tenue avec BEAUCOUP trop de couleurs et je vais retourner préparer les intervenants pour leurs présentations, ou ''Aaaah, voici ma prochaine victime délicieusement gouteuse''?

''TOI, AVEC LES CHEVEUX ROSES! DEPÊCHE-TOI, NOTRE INVITÉ D'HONNEUR T'ATTENDS! ET N'OUBLIE PAS TON MATÉRIEL!''

Ginji....Ramène-toi, viiiiiite!

********************


''Nous devrions nous concentrer sur notre mission plutôt que de perdre notre temps en reproches futiles.''

Des tensions sous-jacentes entre le Pikachu et la Pachirisu semblent éclater, sous les yeux d'une Katara quelque peu perplexe. Au premier abord, pourtant, les Pokémons de l'autre garçon aussi gourmand que son propre dresseur paraissent capable de vivre en bonne intelligence.  Rien de l'envergure des pièges de Sol ou des difficultés à gérer Ven dans sa jeunesse et pourtant...Elle avait un peu de compassion pour White Lady. C'est vrai après tout...Quand le Dresseur devait davantage compter sur le Pokémons que l'inverse, pourquoi s'acharner? Ce dernier n'avait-il pas tout simplement qu'a se débrouiller par lui-même?
Autant de réflexions que l'intervention de la Pachirisu vint enfouir au plus profond de la type Eau...Pour le moment, l'important était effectivement de retrouver leurs cibles; ils auraient tout le temps d'exposer leurs griefs plus tard.

''Il faut croire qu’on n’est pas si différents de vous autres, humains. ''

''Excepté en ce qui concerne la navigation dans ce bâtiment, Oz. Heureusement pour nous, il semblerait que nous ayons trouvé un guide...''

L'intégralité des regards présents se tournèrent alors en direction d'un pauvre Evoli tremblotant, qui ne tarda pas à se laisser tomber en arrière.

''Qui..moi?''

''Vous avez déjà vu l'intérieur. Ça devrait nous donner un début de piste.''

''Mais je ne peux même pas...av..avancer. Regardez, je... *tumb*''

Sans préambule, Katara agrippa le petit Evoli par le col de fourrure qui ornait sa poitrine, avant de l'entrainer à sa suite en direction du mur du bâtiment. Pour que cela fonctionne, elle allait devoir faire preuve d'un peu de pédagogie afin d'éviter que cet Evoli en apprentissage ne s'étale de tout son long après quelques pas.

''N'essayez pas d'orienter votre queue, elle vous sert plus de poids pour compenser vos mouvements que de balancier, ce n'est pas un gouvernail. Sauf quand vous utilisez Vive-Attaque, mais ça, on en parlera plus tard.''

''Regarde, bro', c'pas dur! Tu met une patte devant l'autre et tu gardes la queue dans l'prolongement du corps!''

''...merci Mithos''

Sous la direction du Négapi, il fallut néanmoins plusieurs essais à Léo pour parvenir à se déplacer sans manger de la poussière. Incroyable qu'il est réussi à se dissimuler pendant tout ce temps, en étant aussi maladroit.
A présent, leur petit groupe disposait d'un DPS (Dresseur de Prospection Semi-compétent), ils avaient donc de meilleur chance de venir à bout du boss final de leur expédition : le labyrinthe de couloirs que constituait le centre de Conférence. Heureusement pour eux, Léovoli parut un peu plus dégourdi qu'on aurait pu s'y attendre de sa part (C'est dire...) : les entrainant à sa suite, la truffe quasiment au sol et sans cesser de marmonner pour lui-même sur tout ce qu'il ressentait, le type Normal se dirigea vers l'arrière du centre.
La porte de sécurité les aurait probablement ralenti, si Mithos n'avait pas repéré un petit boîtier de contrôle, dans l'encadrement. Impossible de l'atteindre normalement, néanmoins, il allait falloir faire sauter le verrou pour pouvoir entrer.

''Je...je vais y arriver. Mon Evoli maitrisait Météore, donc je devrais pouvoir...Yaaaaaah!''


Incroyable. Phénoménal. Stupéfiant. Malgré toute son inexpérience, Léovoli venait de réussir à...rater une attaque Météore. Pas UNE étoile lumineuse dans la barre métallique bloquant la porte vers l'extérieur. Pouvait-on être nul à ce point? La science venait de répondre que oui. Avec un profond soupir, Katara pivoté en direction de Mithos pour qu'il l'atteigne d'une acrobatie, mais fut rapidement prise de court lorsqu'une ombrelle vint se placer devant elle. Le temps 'un battement de cils, une certaine Pachirisu réitéra l'attaque honteusement échouée, avec un succès nettement plus appréciable.
Frappée à plusieurs reprises, le métal finit par céder avec un léger grincement, et il suffira d'une petite poussée pour que la porte s'ouvre en grand, révélant un couloir faiblement éclairé.

''Si nous passons par là, la salle de conférence ne sera plus très loin. De là, on peut accéder à tous les étages du bâtiment, c'est un nœud central. On va arriver par-derrière en plus, donc il ne devrait y avoir personne pour nous arrêter...Vous vous rendez compte comme tout ceci est excitant?''

''En route. Oz, pourriez-vous nous faire un peu de lumière?''

Ils avaient perdus assez de temps comme ça!

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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Jeu 13 Sep - 11:15

Ginji Labelvi
      Feat. Cael Joy



« Nom de Zeus ! »


Ok, si Léo… Euh EVOLI, pardon, est appelé pour monter sur scène, ça craint du boudin. Je crois ? Je ne sais pas, j’ai encore un peu de mal à saisir les subtilités de cette mission. On est d’accord que notre objectif c’est de protéger Evoli jusqu’à ce qu’on retrouve Léo et qu’on puisse procéder à l’échange des corps ? Et que le plan, c’est de faire en sorte que Evoli attire l’attention des ravisseurs dans l’espoir que ceux-ci nous mènent à Léo ?… Donc l’idée, c’est que pour le protéger, on doit l’exposer au danger ? Du coup, qu’il monte sur scène, c’est une bonne ou une mauvaise chose, au final ?

Enfin, histoire de rendre la situation encore plus capillotractée, Cael semble se faire embarquer dans les coulisses, lui aussi. Je suppose que je n’ai plus d’autres choix…

Je me baisse pour, d’un air las, saisir ma caméra, et me dirige à mon tour vers l’arrière scène après avoir fait signe à Lucina de me suivre.

« -Sidérella, on reste près d’Evoli. Je compte sur toi pour nous avertir en cas d’activité suspecte dans la salle. »

Ce n’est que ma déclaration finie que je réalise avoir encore prononcé celle-ci à l’oral. Décidément j’ai dû mal.. Mais qu’importe. D’une impulsion empathique, elle me confirme avoir bien reçu de message, et l’absence de réponse cynique et monotone me laisse la désagréable impression d’être en froid avec elle.

… Ce qui est assez étrange, quand on y repense.

Lucina et moi nous frayons tant bien que mal un chemin au travers de la foule, dans l’espoir de pouvoir rallier les coulisses. Heureusement, la tignasse rosée de Cael est un excellent repère, et nous parvenons à rejoindre la porte qui permet de les rejoindre. Par contre je rêve ou il camp ?! C’est très mal ça Cael, tu sais ! Les gamers du monde entier ont honte de toi, sache-le !… Ah non, il a juste été intercepté par une madame.

« -… ET N’OUBLIE PAS TON MATÉRIEL ! »

Ah, je crois que je tombe à pic ! M’empressant de mettre mon outil du jour sur mon épaule, et replaçant correctement mon béret, je tente de me faire remarquer auprès de l’inconnue.

« -C’est bon, j’ai la caméra !
-ET JE PEUX SAVOIR CE QU’UNE MAQUILLEUSE COMPTE FAIRE AVEC UNE CAMERA ?! »

… Ah. Raté. Dommage pourtant, d’habitude, les quiproquos sont plutôt arrangeants, mais là ‘va falloir que j’improvise !

« -… Ahaha… ! E-evidemment, je ne suis pas DU TOUT avec ce gar-… Cette demoiselle ! Je ne la connais ni d’Yvonne ni d’Arthur ! N-non, môa si je suis là, c’est parce que… Je suis le cameraman de la chaîne chargée du reportage sur Léo ! Et je dois le suivre… Partout !
-Et vous avez une autorisation du comité d’organisation pour accéder aux coulisses ?
-… B-bien sûuuur. L’autorisation. Je vous la montre. Tout. De. Suite. »

AAAH, MAIS C’EST QUOI CE SCENARIO QUI NE FACILITE PAS LE PASSAGE DES JOUEURS ?! Il y a une quête annexe cachée quelque part pour récupérer une carte d’accès ailleurs ?! Mais je n’ai pas le temps moi ! Aaaaaah vite, je demande l’assist fighter!

Alors que je farfouille aléatoirement dans mes affaires, brassant celles-ci dans l’espoir de gagner du temps, je jette en parallèle quelques coups d’œil par dessus l’épaule de l’adulte. Je parviens ainsi à lancer un regard désespéré à Evoli qui se trouve de l’autre côté, et qui interpelle la femme du staff avec un air blasé.

« -Laissez, il est avec moi. »

ALLÉLUIA ! Nous parvenons donc enfin à rentrer, et aussitôt, nous sommes poussés jusqu’à un des nombreux miroirs face auxquels Evoli a été forcé de s’asseoir. Et à son air RA-VI, je pense qu’il est vraiment heureux de pouvoir expérimenter le maquillage  ! Il lance d’ailleurs un joli regard noir à Cael lorsque nous arrivons à sa hauteur.

« -Je te préviens, tu me touches, tu es un humain mort. »

Je ne comprends pas, lorsqu’on l’avait vêtu d’une robe la dernière fois, ça c’était plutôt bien passé, tu ne trouves pas coPAIN ? Un peu gêné, je me gratte l’arrière du crâne, et lance un regard inquiet à la gérante.

« -Je pense pourtant qu’il va falloir jouer le jeu, cette dame n’a pas l’air bien commode.  »

La réponse d’Evoli ne se fait pas attendre.

« -C’est hors de question que je monte sur scène. Il faut retrouver mon corps avant. Et Léo, au passage. »

Je croise les bras, et affiche une mine contrariée.

« -Sauf qu’à moins un gros coup de chance, ça n’arrivera pas tant que nous n’auront pas trouvé vos ravisseurs. Et pour ça, eux doivent te trouver toi. Et pour ça… Il faut que tu montes sur scène. »

Il serre les dents, visiblement contrarié.

« -C’est impossible. Je n’ai pas les documents et les textes de présentation préparés par Léo. Si j’improvise ils vont se douter de quelque chose. »

Je me pointe du doigt, souriant.

« -Et bah j’ai qu’à aller les chercher ! Ils sont où ? 
-J’en sais rien.
-... » 

Je plisse les yeux, et rapproche mon visage du sien, suspicieux.

« -Dis moi, t’aurais pas un peu peur ? » 

Il se tend immédiatement.

« -A-absolument pas ! Je ne suis pas comme cette fiche molle de Léo qui panique dès que les choses ne se passent pas comme prévues ! Un savant se doit de rester maître de soi dans toutes les situations !
-Alors tu ne verras aucun inconvénient à monter sur scène, pas vrai ? En plus, cette invention, tu l’as autant bossé que Léo, je suis certain que si je te demandais là maintenant tout de suite de me décrire le procédé de création, tu t’en sortirais parfaitement. Et puis, n’est-ce pas ce que tu voulais ? »   je marque une pause, et recule « De la reconnaissance ? »  

Visiblement très mal à l’aise, il détourne le regard, et bafouille un peu.

« -Eh bien, c’est que, hum…  » après un court silence, il finit par s’avouer vaincu, et baisse piteusement la tête « Ok, je suis peut-être un peu en panique par rapport au fait que je n’ai jamais communiqué avec autant de personnes et que je n’ai pas non l’aisance de Léo pour parler de son travail.  »  il relève aussitôt la tête, furibond « Je vous y verrai bien, en même temps ! Vous pensez que ça s’improvise une présentation dans une colloque internationale ?!  »

J’acquiesce, satisfait.

« -Alors dis moi où sont ses fiches, je vais les chercher.  »  

Il lâche un râle exaspéré.

« -Raah. Dans la loge où vous m’avez trouvé.
-Bah tu vois quand tu veux ! »  

Je me retourne vers Cael.

« -Je vais faire vite. Comme tu es affilié à la préparation de "Léo", je te laisse prendre en charge sa surveillance.  »   je passe devant lui, non sans poser une main compatissante sur son épaule « Je suis avec toi, coPAIN.  »  

Bonne chance pour maquiller cette furie, ou alors, faire semblant de, sans pour autant se faire remarquer par la gérante.

Puis, avec Lucina, je quitte les coulisses, cette énorme caméra toujours sous le coude.

***

Refermant délicatement son ombrelle, White Lady la dépose le long de son épaule, un air de suffisance bien distinctif visible sur son visage.

« -Bien visé. »

Elle hoche lentement la tête en guise de remerciement. Maintenant que nous sommes à l’intérieur et que la Pachirisu a pu nous ouvrir le passage, j’ai bon espoir de pouvoir mettre la patte sur le truc qui me sert de dresseur. D’autant que Léo, enivré par sa nouvelle condition d’Evoli, paraît enclin à nous trouver la trajectoire optimum. Son enthousiasme bien trop débordant me rappelle celui de Ginji lorsqu’il a lui aussi connu ça… Être humain est vraiment naze au point que devenir une créature poilue de 50cm de haut puisse les rendre aussi heureux ? J’espère n’avoir jamais à expérimenter la sensation inverse, dans ce cas. Bon sang que ça doit être pénible…

Conciliant envers Katara, je me tourne vers White Lady avec un fin sourire.

« -Je crois avoir mieux à proposer. »

La Pachirisu lève les yeux au ciel, et soupire.

« -Que feriez-vous donc sans moi ?  »

Elle pose son ombrelle au sol le temps de se concentrer.

« -Veuillez détourner le regard.
-… Pourquoi donc ?
-FLASH ! »

Au lieu d’émettre une simple lumière jaunie et à haut risque d’électrisation, White Lady utilise sa capacité Flash pour dissiper les ténèbres dans le couloir. Une vive lumière blanche émane de la créature au moment de l’attaque, et à en juger par la complainte de ce dernier, Léo a fait l’erreur de la regarder. Heureusement, j’ai pour ma part eu le réflexe de tourner la tête, au moins le temps du lancement, et acquiesce d’un air satisfait lorsque mes yeux se posent sur l’ensemble de la zone, parfaitement éclairée.

« -On n’a plus qu’à avancer. Léo ? »

Complètement déboussolé, l’Evoli qui nous fait face titube un peu en gardant les yeux fermés, et semble avoir besoin d’un moment pour se remettre de ses émotions. Je ne l’entends pas de cette oreille, et me place derrière lui pour commencer à le pousser dans la seule direction actuellement proposée par ce couloir.

« -Allez, du nerf ! On pourrait parfaitement manquer nos dresseur et ton Pokémon, à ce rythme. Donc concentre toi sur ce qui t’entoure, mais ne te laisse pas non plus distraire. »
-O-oui ! »

***
Temps restant avant le début de la conférence : 20 minutes

« -Nous revoilà !  »

De retour dans la loge avec une pile de papiers sous le bras, je me précipite vers Cael et Evoli, fidèles au poste.

« -Tu as pris ton temps. »

La remarque cinglante du faux humain me transperce le cœur. Il ne voit pas à quel point je suis rouge et essoufflé à force d’avoir couru ?! Blessé dans mon ego, je prends toutefois la peine de lui filer les notes de son dresseur (ou même les siennes, j’en sais rien), une expression contrariée sur le visage.

« -Je suis désolé, je pense avoir trouvé l’essentiel, mais je crois que le document est incomplet.  »

Les sourcils froncés, il commence à consulter les papiers les uns après les autres. Pendant ce temps, j’observe le bordel qu’est devenu la coiffeuse, et un peu perplexe, saisi un pot au hasard. Puis je me tourne vers Cael, et lui lance un sourire joueur.

« -Je ne le lui mettrai pas ça, si j’étais toi ! Les joues de Léo ne sont pas aussi squishy que les tiennes, il faudrait quelque chose qui mettrait plus en valeur ses yeux, comme…   » mes doigts virevoltent aléatoirement au dessus de la masse de maquillage dégotée par Cael, et saisis un autre pot au pif, que je tends au Phyllali « Ceci ! Avec ça, il sera MA-GNI-FIQUE ! Effet glamour garanti !  »

Lucina me lance un regard profondément blasé, ce qui ne m’empêche pas d’être fier de cette petite parodie. Evoli ne paraît pas amusé pour un sou ; non pas parce que la scène lui déplaît, mais parce qu’il ne l’a pas écouté, plongé dans l’étude de ses documents.

« -Non. Étonnement, il y a tout. »

Je hausse les sourcils, surpris. Parce que, ô miracle, j’ai vraiment réussi à accomplir ma tâche ? Niet, mais parce que je suis réellement persuadé d’avoir zappé une étape. Perplexe, je viens me placer derrière l’Evoli, et pointe du doigt un de ses documents.

« -Pourtant, celui-là est incomplet, non ? »

Il secoue la tête de droite à gauche avec conviction.

« -Je t’assure que non. Il contient toutes les dernières informations en date.
-… T’es sûr ?
-Certain. »

Je cligne des yeux, incrédule. Sans prévenir, j’arrache le papier de ses mains, et le passe en revue une première fois. Puis une seconde. Et une troisième. Avant de relever la tête, et fixer la porte des coulisses avec un air complètement égaré.

« -J’en ai pour cinq minutes. »

Je fourre le papier dans les mains de Léo, et pars au quart de tour. Lucina échange quelques œillades perplexes entre le scientifique et moi, peu certaine de ce qu’elle doit faire, mais se décide finalement à me suivre, non sans attraper la caméra que j’ai laissé par inadvertance, et ce en la saisissant par la bandoulière.  

Le pas vif, je pousse la porte des coulisses pour retourner du côté des spectateurs.

***

Les battants en bois s’agitent suite à notre passage. Léo, avec des yeux fascinés, s’exclame alors, triomphant.

« -On est arrivés !  »

Je lève le museau, et observe les alentours, qui sont… Gigantesques. Ouais. C’est le mot. Je ne sais pas pourquoi les humains semblent avoir cette propension à la démesure, mais… Au moins, on peut dire qu’ils ne font pas les choses à moitié.

La « salle de conférence » est une énoooorme pièce, au plafond très élevé, et à la population massive. D’autant que, si je me fie aux dires du pseudo-Evoli, c’est une sorte de zone de passage… Donc même les gens qui n’ont rien à faire ici doivent finir par passer par là. Je suppose ?

Si c’est bien le cas, cela nous arrange.

« -On devrait pouvoir guetter nos dresseurs, ici.  » je me tourne ensuite vers Léo « Et toi ? Tu penses pouvoir retrouver ton corps ?  »

Son entrain semble s’envoler aussitôt que j’aborde le sujet.

« -Je… Je ne sais pas. Peut-être est-il encore dans ma loge ? C’est là que nous avions été séparés… Il aurait bougé, vous pensez ? »

J’écarquille légèrement les yeux, surpris qu’il nous pose la question, mais tente malgré tout d’y réfléchir.

« -Eh bien… Si mon dresseur et moi avions été séparés après avoir échangé nos corps, je pense que j’aurai essayé de retourner à notre abri.
-… Votre abri ?
-Oui. Là où dort toute la horde. » je détourne le regard, pensif « Ginji l’appelle sa "chambre". »

Léo paraît s’affoler face à cette nouvelle.

« -Il serait retourné à notre gîte ?! Oh bon sang, mais ce n’est pas la porte d’à côté ! A échelle humaine j’y serai arrivé sans problème, mais là, avec ces petites pattes adorables, et ces coussinets tous doux, et cette taille minuscule, et cette bouille trop mignonne, jamais je ne l’attendrai ! »

Je lance un regard perplexe à Katara. Je n’arrive pas à savoir s’il s’est actuellement en train de se plaindre de son corps ou non…

***

« -Sidérella ! »

La concernée se retourne lorsque je l’interpelle. Toujours placée au centre de la salle, mais en amont de la scène, elle me répond sur un ton de méfiance.

« -Pourquoi êtes-vous aussi déboussolés ? »

Je m’arrête devant elle, et fronce les sourcils.

« -Je croyais que tu ne pouvais pas lire dans mes pensées si je ne voulais pas que tu le fasses ?
-L’intonation de votre voix.
-… Ah. »

D’un revers de la main, je balaye ce bref échange.

« -Aucune importance. Je dois te parler d’un truc. Tu es bien d’accord que les travaux de Léo, et par extension ceux d’Evoli, tournent autour de la téléportation ? »

Elle hoche lentement la tête, et je continue.

« -Je reviens tout juste de la loge. Je suis allé chercher les notes d’Evoli pour sa présentation. Et parmi elles se trouve une liste exhaustive de tous les Pokémon recensés à ce jour, et capables d’apprendre l’attaque Téléportation, par tous les moyens existants. Je suppose qu’ils se sont basés sur ces Pokémon pour leurs études sur leurs appareils…  »

Les yeux de Sidérella se plissent, signalant qu’elle commence à comprendre où je veux en venir. Le cœur battant, je scrute attentivement son visage, à la recherche d’une réponse quelconque.

« -Comment se fait-il que ton espèce n’y figure pas ? »

Lucina adresse aussitôt une expression surprise à l’intention du Pokémon qui nous fait face. Sidérella reste parfaitement immobile et silencieuse, et me fixe avec une profonde intensité, réfléchissant sans doute mûrement à la façon dont elle va me répondre.

Perdant vraisemblablement le peu de confiance qu’elle avait envers elle, la Luxray vient se glisser entre elle et moi, et m’oblige ainsi à reculer. Je recule donc de trois pas, mais sans quitter mon regard de celui de Sidérella, et espère réellement une réponse de sa part en dépit de la posture hostile adoptée par Lucina.

Elle finit par me répondre.

« -Vous aviez raison. »

Je suis un peu surpris par la réponse, alors qu’elle arme son geste.

« -Je n’ai aucune raison de rester travailler ici.  »

Mes yeux s’écarquillent, les siens se teintent de violets.

« -Adieu.
-Non, attends ! »

Je tends la main pour la retenir.

Mais mes doigts se referment dans le vide.

Elle a disparu.

Sidérella s’est téléportée.

Je serre les poings et les dents, en colère envers moi-même.

« -Bon sang, mais quel idiot ! J’aurai dû amener ça autrement, ou alors attendre la fin de tout ce bordel pour en parler posément... »

Lucina, après s’être assurée qu’aucune Sidérella ne soit réapparue dans les environs, se tourne vers moi.

« -Luxray. »

Je la regarde, et finis par me décrisper en un soupir.

« -Ouais, t’as raison. On s’occupera de ça plus tard. »

Je me retourne, et repars en direction des loges.

« -Dépêchons-nous ! »

Temps restant avant le début de la conférence : 15 minutes


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Merci Môman Callie!
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Sujet: Re: [MISSION] Nom de Zeus !    Dim 14 Oct - 20:49

Aaaaaaah, je fais quoi, je fais quoi, JE FAIS QUOI ! J’y connais rien en maquillage (et puis d’abord est-ce que j’ai une tête de maquilleuse ?) moi ! Si jamais je mets les mains dans ce genre de choses, Evoléo va remporter le prix de l’année pour le tableau d’art abstrait le mieux représenté à l’échelle humaine, vous le savez, hein ?
Heureusement pour moi, tel Raïkou (J’avais pas mieux comme comparaison pour un type Elek, Electhor est trop proche du poulet), Ginji apparait pour me tirer de là, armé de sa fidèle caméra !

‘’ET JE PEUX SAVOIR CE QU’UNE MAQUILLEUSE COMPTE FAIRE AVEC UNE CAMERA ?!’’

...Ah non, oubliez ce que je viens de dire, je suis foutu. Surtout que le Voltali tente de rattraper le coup, en usant de son talent le plus célèbre: sa capacité à improviser des excuses tellement alambiqués que même lui ne sait plus du tout quelle était la question de base ! À ma grande surprise, notre ex-adversaire vole au secours de mon partenaire en usant de toute son autorité pour convaincre la responsable menaçante que la présence de deux adolescents un peu paumés est parfaitement justifiée dans les coulisses d’un tel événements.
En un éclair, nous nous retrouvons donc forcés de la suivre, tandis qu’elle aide (comprendre par là qu’elle l’enfonce comme un clou) ‘’Léo’’ à s’assoir sur une chaise face à une multitude de miroirs. Puis, sans cesser de hurler sur ses assistantes, la voila reparti en me laissant en plan avec la boite de maquillage entre les mains.

‘’Je te préviens, tu me touches, tu es un humain mort.’’

*Glumps*
Il rigole pas vrai ? Cette lueur meurtrière dans son regard qui me condamne à être décapité, puis dévoré, puis incinéré, puis mangé, puis pendu, puis broyé, c’est pour rire, hein ?

‘’Bizarrement, ça ne m’était pas venu à l’esprit.’’

Néanmoins, Ginji a raison et enchaine : il va falloir que Evoléo monte sur scène, s’il veut faire illusion et que notre plan fonctionne. Et aussi étrange que cela puisse paraître, il semble particulièrement réfractaire à cette idée. Pourtant, vu son talent pour le mélodrame, les poses démoniaques et les discours avec de l’orgue en fond et des éclairs, on pourrait s’attendre à ce qu’il se montre très doué pour ça (Décidément, les maitres du Mal fluff ne sont plus ce qu’ils étaient). Pour la peine, je vais juste sortir mon pop-corn et admirer la scène parce que je dois avouer que y’a un sacré potentiel...Vous êtes sûrs de ne pas vouloir monter sur scène tous les deux pour faire le show, je suis sûr que la salle adorerait. Je ne suis pas sûr de comprendre où veut en venir le coPAIN, mais en tout cas, c’est super drôle de regarder Evoléo se liquéfier petit à petit face à lui.

‘’Je vous y verrai bien, en même temps ! Vous pensez que ça s’improvise une présentation dans une colloque internationale ?! ‘’

Et un point pour l’Evoli en panique. Il n’a pas tort cela dit et Ginji semble s’en contenter, avant de se proposer pour aller récupérer les notes de Léo dans sa loge. Exactement ce dont notre présentateur en devenir a besoin….Attends un peu.

‘’Je vais faire vite. Comme tu es affilié à la préparation de "Léo", je te laisse prendre en charge sa surveillance. Je suis avec toi, coPAIN.  ‘’

‘’Hein, que, quoi, mais...Ginji, reviens, me laisse pas…’’

‘’ALORS, C’EST BON POUR LE MAQUILLAGE ? Il faut encore revoir les accessoires et les présentations qui vont suivre, on arrête de dormir et on se dépêche !’’

‘’...tout seul.’’

Après un bref regard à la boîte de maquillage que j’ai toujours entre les mains, puis à l’Evoli, je ne peux pas vraiment dire que je n’envisage pas la fuite à toutes jambes. Surtout que la responsable vient de se plaquer juste derrière moi et me fixe d’un air tout aussi meurtrier que le type Normal, attendant que je m’exécute. Après avoir entrouvert le couvercle et découvert le matériel à ma disposition (C’est dans ce genre de moment qu’on regrette de ne pas être une Mentali), je pivote en direction d’Evoléo, tout en lachant un murmure presque inaudible.

‘’Désolé’’

******************

Cet encart a pour but de vous épargner une ou plusieurs visions d’horreurs qui hanteraient vos nuits jusqu’à la fin de vos jours. Nous vous laissons donc le soin de le remplir à l’aide de votre imagination, considérant qu’un tel désastre artistique n’a pas eu lieu depuis le début de carrière de Justine Biebeurre.

******************

‘’Ce n’est...pas si mal’’

Je veux dire, une fois qu’il a enlevé l’intégralité du maquillage dans le dos de la responsable avec une serviette, le résultat est presque potable. Y’a juste une petite touche de fond de teint encore visible sur son nez, mais Evoléo semble de moins en moins concerné par son apparence et de plus en plus par le moment fatidique qui approche !

‘’Et si jamais je m’embrouille ? Ou que je me trompe en relisant les notes de léo ? Tu l’as vu, il a une écriture absolument ignoble !’’

‘’C’est pas toi qui l’aide en douce à concevoir la moitié de ses plans ?’’

‘’La plupart du temps, oui.’’

‘’Dans ce cas, tu connais sûrement aussi bien sa machine que lui. T’as juste besoin de démarrer et ensuite…’’

‘’Mais justement, je ne sais PAS comment démarrer !’’

‘’Eh oh !’’

Le voila qui m’aggripe par les épaules, tandis que son état de stress semble augmenter d’un seul coup. Ginji, dépêche-toi, il en a vraiment besoin de ces fiches, ne serait-ce que pour le rassurer. Le Voltali tarde de plus en plus à pointer le bout de son nez et si je laisse Evoléo continuer comme ça, il va finir par me broyer les omoplates !

*SBAF*

C’est parti, tout seul. Méthode Lucki, 100% approuvée et validée par votre Lucario habituel, une bonne Forte-paume dans l’estomac pour forcer le patient à reculer un peu et à reprendre ses esprits. Thérapie de choc, si on veut. Et qui semble s’avérer assez efficace puisqu'après s’être légèrement courbé en avant, Evoléo semble sur le point de me rendre la pareille, avant de suspendre son geste quand il prend conscience que ses mains ne tremblent plus autant qu’avant.

‘’...Merci’’

‘’Pardon ?’’

‘’Tu as très bien entendu.’’

Oui, mais ça fait toujours du bien de le savourer.

''Nous revoilà !''

Ah et pile dans les temps, en plus. D’après le compteur des coulisses, il doit nous rester une vingtaine de minutes avant que ça ne commence. Par contre, si Ginji pouvait éviter tout commentaire sur mes talents de maquilleuse…

‘’Je ne le lui mettrai pas ça, si j’étais toi ! Les joues de Léo ne sont pas aussi squishy que les tiennes, il faudrait quelque chose qui mettrait plus en valeur ses yeux, comme…Ceci ! Avec ça, il sera MA-GNI-FIQUE ! Effet glamour garanti ! ‘’

‘’Parfait, la prochaine fois, c’est moi qui vais chercher les documents et toi qui le maquilles.’’

Pardon, quelle prochaine fois ?! Heureusement pour le Voltali, la futur star de la scène ne semble pas réagir à sa pique, puisqu’il s’est déjà plongé dans les documents rapportés par mon camarade. Manifestement, ce dernier a bien fait son travail puisqu’il y a absolument tout ce  dont il a besoin pour que la présentation soit un succès.

''Pourtant, celui-là est incomplet, non ?''

''Je t’assure que non. Il contient toutes les dernières informations en date.''

''… T’es sûr ?''

''Certain.''

''J’en ai pour cinq minutes.''

Qu’est-ce qui lui prend ? A peine arrivé, le voilà déjà reparti vers d’autres cieux.  Je sais qu’il a la bougeote en temps normal mais là, il a l’air vachement pressé quand même. Enfin bon, j’imagine qu’il a une bonne raison de le faire et puis ça va laisser le temps à Léo de lire ce qu’il a rapporté.
Quand je pense à l’état de la loge quand nous l’avons trouvé, je me dis qu’on a quand même pas mal de bol qu’il ai trouvé tout ça aussi rapidement. Et encore plus qu’il ne manque rien parmi toutes les notes de Léo.

‘’...Il y a quelque chose de bizarre’’

********************

Manifestement, il ne sera pas nécessaire pour le Pikachu de se salir les pattes. Sa compagne, d’un geste élégant, libère une vive lumière qui éclaircit l’intégralité du couloir obscur qui leur barre le chemin. Malgré son attitude quelque peu hautaine, Katara devait bien admettre que cette Lady était des plus efficaces.

‘’Mes yeux !’’

Qui était donc l’imbécile qui n’avait pas suivi son conseil et fermé les yeux avant l’attaque Flash ? Pas Mithos en tout cas, le Négapi portant une paire de petites lunettes de soleil (D’où pouvait-il bien sortir ça ?) et fixant la Mustebouée d’un air interrogateur. Non, il s’agissait bel et bien de l’Evoli en formation qui les accompagnait et semblait particulièrement déboussolé.

‘’*soupir* Vous auriez dû l’écouter. Essayez de cligner des yeux, ça devrait dissiper l’aveuglement plus rapidement.’’

Oz prenant les rênes de la troupe (comprendre par là, le rôle de piston à Evoli récalcitrant), elle n’eut donc plus qu’à lui emboîter le pas, pour s’engager dans le couloir en direction du centre du batîment. Ce dernier s’avère bien plus long qu’à première vue, serpentant entre les salles de conférences et les débarras, pour finalement déboucher sur une double porte aux battants laqués.

‘’On est arrivés !’’

Enfin ! Ils avaient atteints leur premier objectif : trouver la salle de conférence. maintenant, la deuxième étape consistait à dégoter deux humains bien particuliers dans une foule compacte. un jeu d’enfant, je vous dis.
Après avoir observé la foule, Katara pivota donc en direction de Oz, plongé dans un grand conciliabule avec l’Evoli.

‘’Il serait retourné à notre gîte ?! Oh bon sang, mais ce n’est pas la porte d’à côté ! A échelle humaine j’y serai arrivé sans problème, mais là, avec ces petites pattes adorables, et ces coussinets tous doux, et cette taille minuscule, et cette bouille trop mignonne, jamais je ne l’attendrai !’’

Si être un Evoli présente tant d’avantages, pourquoi vouloir redevenir humain ? Décidément, elle n’y comprendrait jamais rien à la psychologie humaine. En attendant, le commentaire de l’Evoli n’avait pas échappé à Mithos, qui manqua de se prendre la porte dans le dos en lâchant le battant avec exaspération.

‘’QUOI ?! Me dites pas qu’on va devoir ressortir pour aller dans son gîte ? Il va nous faire tourner en rond combien de temps, comme ça ?’’7

‘’Attends, Mithos…’’

‘’Nan mais j’en ai marre, ‘man !’’

‘’Je ne pense pas. Oz, vous avez soulevé un bon point, mais je peux vous assurer que Cael n’est pas loin.’’

‘’Comment  tu le sais ? T’arrives à le sentir ?’’

‘’Lui, non, mais...Ça sent l’Evoli, ici.’’

‘’Mais c’est pas moi…’’

‘’Excusez-moi, je faisais référence à un autre Evoli. Avec tout ce monde, je ne peux probablement pas discerner l’odeur de Cael en particulier. En revanche, la trace de Liu ne se mélange qu’avec la votre. Et il était ici, il n’y a pas longtemps.’’

‘’Et donc ?’’

‘’Tu as déjà vu Cael laisser Liu s’éloigner de plus de trois mètres ? S’il est dans cette salle, c’est que notre dresseur n’est pas loin, lui non plus. Et le plus beau dans tout ça, c’est que la piste est encore fraiche, suivez -moi !’’

Zigzaguant entre les sièges, la Mustebouée entrepris de traquer la moindre parcelle d’odeur de Liu, tout en guidant ses compagnons avec la plus grande discrétion. La plupart des humains s’étant déjà assis pour bavarder ou consulter le programme, leur passage resterait plus ou moins inaperçu, tant qu’ils ne feraient pas de vagues.

*SBUNK*

Définition de ‘’faire une vague’’  : onduler tel le flot salin, agiter ce dernier pour créer une lame de fond, ou être l’Evoli le plus maladroit du monde et rentrer tête la première dans une rangée de chaises inoccupées, afin de les renverser dans un fracas improbable !

****************


‘’...Il y a quelque chose de bizarre’’

‘’Hm ? De quoi tu parles ?’’

‘’De ces notes. ‘’

‘’Et bien quoi ? Ce sont celles de Léo. maintenant, si tu veux bien me laisser me concentrer…’’

‘’Non, je veux dire...Qu’est-ce qu’on sait de vos agresseurs ? Ils ont débarqués en vous prenant par surprise, ok. Léo a utilisé sa ceinture expérimentale et ça vous a téléporté et mélangés tous les deux. Et depuis, ces types se baladent dans le congrès, en espérant vous mettre la main dessus à nouveau.’’

‘’Pas la peine de revenir sur ça.’’

‘’Si, justement ! Tu vois pas que y’a un élément qui colle pas dans ton histoire ?’’

‘’Explique-toi.’’

‘’Ok. Imaginons que je sois un scientifique rival de Léo. le genre hyper jaloux, parce que ma renommée est plus petite que la sienne alors que mes inventions sont définitivement meilleures et en plus, je les crée sans l’aide d’un Evoli mégalo qui…’’’

‘’Abrège.’’

‘’Quand vous vous êtes enfuis, pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas tout simplement volés les croquis, les dossiers et les notes de Léo ? J’veux dire, entre trimballer un prisonnier qui risque de s’échapper ou s’emparer des plans de la machine elle-même, il y a quand même une sacré différence.
Avant que vous ne me trouviez tous les deux, je suis tombé dans une chambre avec quelques croquis qui ressemblaient à l’appareil que tu nous as décrit. Sauf que maintenant, tu viens de dire qu’il y avait absolument toutes les notes de Léo, qui sont nécessaires à sa présentation et aux explications concernant sa machine.
Si on additionne tout ça bout à bout, ça donne quoi ?’’


‘’Qu'ils étaient probablement trop stupides pour réussir à déchiffrer ses notes ?.’’

‘’Exactement ! Si c’était des participants du congrès, par exemple des chercheurs qui vous avait attaqué, ils ne se seraient pas cassés la tête. Ils auraient juste récupérés les notes les plus pratiques de Léo avant de s’en servir pour reproduire l’appareil. Un plan beaucoup moins risqué, en somme. Au lieu de ça, ils sont restés au congrès pour te retrouver.
Ce qui veux dire que ces types ne sont probablement pas des concurrents jaloux de Léo, juste des exécutants. Qui ne savaient pas ce qui avait de la valeur dans le gîte et donc, qui ont préféré se rabattre directement sur l’inventeur du projet !’’


‘’Mettons que j’arrive à suivre ta théorie. Qu’est-ce que ça change ?’’

‘’Un tout petit détail. Tu vois, si c’était des invités du colloque, ils se trouveraient dans la salle, assis dans un fauteuil. Mais si ce ne sont pas des chercheurs, il ne reste qu’une autre possibilité…’’

‘’QU’EST-CE QUE VOUS FAITES ENCORE LÁ ?’’

Aie, la revoilà, elle.

‘’Tout le personnel doit quitter les coulisses dans les dix prochaines minutes.Je ne veux voir personne dans les pattes de nos conférenciers d’ici là, vous êtes prévenus !’’

Ça, ça ne va pas arranger nos affaires. Evoléo s’est replongé dans ses notes avec un profond soupir, tandis que je guette presque l’arrivée de Ginji...Dépêche-toi coPAIN, on va avoir un problème, sinon !
Dans l’intervalle, j’en profite pour vérifier ma petite théorie : entre la scène et les coulisses, un mince couloir de quelques mètres vient former un angle qui dissimule ses occupants à la vue de tous. Encadré par une cloison mobile et les rideaux, l’espace est assez étroit mais suffisant pour qu’on puisse s’y tenir en embuscade. Et comme ils ne peuvent pas se permettre de retenter leur chance avant la présentation, afin de ne pas éveiller les soupçons, ils vont forcément devoir le faire lorsque Léo repartira vers les coulisses. De ce que je peux apercevoir, il y a même une petite passerelle qui surplombe le tout, parfait pour observer sans être vu.
Finalement, une silhouette familière se glisse par la porte des coulisses...juste avant que je ne lui tombe dessus !

‘’coPAIN, je crois qu’on raté un détail important. Les types qui ont attaqués Léo et son Evoli ne sont sûrement pas des participants du congrès, ou en tout cas, pas des chercheurs. Sinon, ils se seraient contentés d’embarquer les plans de son appareil dans leur intégralité. S’ils veuelnt tant Léo, c’est qu’ils sont incapables de savoir ce qu’ils doivent chercher dans ses notes...Donc, on ne les trouvera pas assis dans la salle. par contre, je pense que s’ils agissent, ça risque de se produire dès qu’il aura fini sa présentation et qu’il repartira vers les coulisses.
La responsable vient de demander à tout le personnel d’évacuer les lieux dans moins de dix minutes. Léo...Enfin, son Evoli sera tout seul après sa conférence, sans personne pour lui éviter une nouvelle attaque.’’


Le temps de lui montrer le passage entre la salle et les coulisses et j’en profite pour lui désigner la passerelle. Dans le même temps, un léger sourire vient se glisser sur mon visage : depuis ce matin, j’ai l’impression de me faire balloter dans tous les sens, mais là, c’est nous qui allons un peu mener la danse.

‘’Je ne sais pas pour toi, mais je pense que si quelqu’un a l’intention d’agir quand Léo passera par ce couloir, il risque d’être trèèèèèès déçu de découvrir qu’on l’y attend. Surtout si c’est Lucina, par exemple, qui lui explique que la place est déjà occupée.’’

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[MISSION] Nom de Zeus !
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