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L'estomac au bord des griffes
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MessageSujet: L'estomac au bord des griffes   Mar 20 Fév - 17:09

Tout était blanc. Des carrés aiguisés qui se dessinaient depuis la position du Picassaut. C'était là un nouveau jeu inventé par Faulkner ; venir et attendre. Attendre quoi au juste ? L'oiseau piaffa alors que ses pattes s'empêtraient dans une rivière chaude et puante. C'était visqueux sous ses argots, visqueux tout autour de lui. L'hygiène dentaire du Farfuret était à revoir au vu de l'odeur qui stagnait. L'oiseau se positionna sur l'un des crocs, la queue pendant dans la gueule ouverte alors que la reste de son corps saluait l'extérieur pour pouvoir respirer un peu mieux. Mais c'était sans compter sur la main furtive de Salomé qui l'arracha à cette activité suicidaire et stupide, non sans un regard sombre vers le double-type qui venait de refermer la mâchoire avec quelques secondes de retard. Pas de Picassaut au déjeuner.

— Algernon n'est pas comestible, lâcha-t-elle finalement, d'ailleurs tu n'es même pas censé manger de type Vol !

Le régime d’œufs paraissait ne plus être au goût du Pokdmon. Il désirait de la viande, de la vraie, son instinct parlait à sa place. La rousse pianota sur son iPok, cherchant différentes informations pouvant l'aider à gérer au mieux le Griffacérée et ses pulsions carnivores. Il y avait des choses intéressantes à propos de cette espèce mais rien qui lui permettait de mettre la main sur une proie vivante dans l'immédiat.
Elle s'agenouilla pour parler face à face avec Faulkner. La captivité ne lui convenait pas, même si c'était là tout ce qu'il connaissait depuis sa naissance. Lui souhaitait renouer avec ses origines, la chasse était partie intégrante de son être. Peut-être y avait-il bien un moyen pour le satisfaire pleinement, tant son esprit que son estomac.

— Tu veux être un prédateur ? Bon. On va te trouver une proie et tu... feras ce que tu as à faire.

Autrement dit, la tuer pour s'en nourrir.
Parce que non, malheureusement, la viande ne poussait pas sur les arbres.

Salomé fit signe à ses Pokemon éveillés de la suivre. Chayana fut la première à réagir, toujours fidèle à sa dresseuse bien qu'elle n'appréciait pas particulièrement le Pokemon à surveiller. Algernon siégeait sur son épaule tandis que le Abo avait remonté le long de sa jambe pour venir s'enrouler autour de son bras droit. La Givrali eut un bref regard pour les Feurisson endormis et la Plumeline postée face à la fenêtre. Ils étaient plus qu'assez pour se lancer dans une telle expédition.

***

La forêt appelait Faulkner.
Cela n'avait rien à voir avec les montagnes enneigées que ses ancêtres avaient pu connaître mais ce serait suffisant. La Médecin comptait sur la chance pour que le Pokemon puisse poser la patte sur un Sabelette. Ce n'était pas le Pokemon le plus rare des environs mais pas pour autant le plus fréquent. Il allait devoir rôder dans les bois avant de tomber sur l'un de ceux-là. Le Farfuret trépignait d'impatience, égarant ses griffes le long des écorces pour graver des mots qui n'appartenaient qu'à lui. La rousse ne s'interrogeait plus sur cet étrange langage qui était le sien ; il ne cessait de laisser ici et là des symboles étranges contre les murs, transformant leur chambre en sanctuaire de hiéroglyphes. Peut-être ferait-elle appel à un Chercheur pour décrypter tout cela. En attendant, il lui fallait donner quelques directives à son Pokemon :

— Evite de trop t'éloigner, je serai là haut avec des jumelles pour pouvoir t'observer et intervenir si y a un problème.


Faulkner ne l'écoutait qu'à moitié, le regard déjà perdu vers l'horizon alors que son estomac cracha un borborygme hideux et sonore. Elle avait un peu peur de le laisser partir tout seul. Ce n'était pas tous les jours qu'un de ses Pokemon s'en allait chasser. C'était même la première fois ; c'était aussi effrayant qu'intriguant. Elle craignait des complications ou pire, que le Farfuret n'en vienne à poser les crocs sur un Pokemon apprivoisé. Elle était incapable de contrôler ces choses-là.

— Surtout, n'attaque pas si le Pokemon appartient à un dresseur. Un sauvage, d'accord ? Au moins, il manquera à personne.

Est-ce que les Pokemon sauvages portaient un signe distinctif permettant de les différencier de ceux qui étaient apprivoisés ? Son signe distinctif serait la présence d'un dresseur. C'était mince et faible. Elle glissa un regard pour son starter ; lui-aussi pouvait servir de gibier à des prédateurs. Elle n'oubliait pas qu'un Flambusard avait failli en faire son goûter. C'était un schéma identique qui allait se répéter mais avec l'un de ses Pokemon en guise de prédateur. Les risques existaient bel et bien mais elle préférait ne pas y songer.

Salomé commença à gratter à l'arbre qui lui servirait de nid d'observation tandis que le Farfuret s'était élancé à peine sa dresseuse lui avait-elle tourné le dos. Elle leva les yeux au ciel tandis qu'elle tentait tant bien que mal de s'installer sur une branche.

— Suis-le, Ankou.

Le serpent rouge ne se fit pas prier et descendit le long du tronc pour finalement sinuer entre les herbes hautes. Les jumelles sur son nez, la rousse guettait l'avancée de son nouveau protégé, son Picassaut perché sur l'objet. Au sol, la Germignon tentait tant bien que mal de grimper contre le hêtre, le grattant avec ses pattes de dinosaures inadaptées à l'escalade. Pourtant elle persévérait, laissant tout juste quelques griffures qui n'avaient rien à voir avec la profondeur dont étaient capable les lames acérées de Faulkner.

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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Dim 25 Fév - 14:44


L’estomac au bord des

griffes

Salomé

Marill et Héricendre dormaient à poing fermés. Je n’avais toujours pas trouvé de surnoms pour mes deux compagnons. Il ne me restait plus que quelques jours avant que je puisse récupérer mes premiers Pokémons. J’avais hâte de les revoir. J’avais aperçu Terry et Phoën de temps à autres mais les autres cela faisait presque trois mois que je ne les avais pas vu. Mais mes deux petits camarades de jeux se sont très vite entendus malgré leur différence de type. J’étais content de les avoir.

Et puis un appel arriva, c’était le collectionneur. Il devait être proche de du milieu de soirée dans ces eaux-là. Il était totalement paniqué, et pour cause. Le dresseur en charge de Terry ne le trouvait plus nulle part et ce depuis presque six heures. L’ipok me tomba des mains. Cet imbécile l’avait perdu ? Mais quel crétin ! Il ne pouvait pas faire plus attention ?! Il va devenir quoi Terry seul revenu à l’état sauvage ? Il n’était pas habitué à vivre comme ses congénères sauvages. Lui dormait dans des abris humains. Il n’avait plus l’habitude de dormir en forêt ou n’importe quel autre endroit naturel. Il avait perdu cet instinct.

Ni une, ni deux, je me lève et m’habille en vitesse en emportant mes deux autres compagnons avant de claquer la porte de ma chambre en direction de l’origine de l’appel. Je fonce vers l’antre du collectionneur. Il doit bien avoir des informations à son sujet ou juste voir le débile qui perd des Pokémons comme ça. Il mérite amplement mon poing dans sa face mais je ne vais pas le faire car sinon je me ferais virer mais c’est pas l’envie qui m’en manque.

En arrivant sur place je croise un gars de taille moyenne avec une bonne brioche (son ventre hein) en train de s’excuser devant le collectionneur.

-Il est passé où ?!

Il se retourne vers moi sans une once de tristesse dans son regard, pas même de l’inquiétude.

-Bah d’habitude il revient pour l’entraînement du soir mais il est pas venu… Il a disparu mais je sais qu’il aime bien traîner dans la forêt tu devrais peut-être…


-Toi ! T’as intérêt à ce que je retrouve en bonne santé sinon je vais te défoncer…


-Logan ! Garde ton sang froid ! Ce n’est pas le moment de perdre du temps ! Va du côté de la forêt et toi va voir du côté des dortoirs. J’ai déjà informé les autres professeurs de sa disparition. On va quadriller toute l’école. Logan s’il revient vers toi tu dois le ramener au corps professoral. Tu n’as pas encore le droit de le garder.


-Je sais ça déjà ! Vous croyez quoi ! Je m’emporte peut-être mais je suis pas débile ok ?!


Je ne restai pas une seconde de plus dans cet endroit. Moi j’avais une forêt à explorer. Et il était bien plus important de retrouver Terry en bonne forme que d’essayer d’alléger ma punition. Sa santé était dans mes priorités. C’était le cas pour tous. Ils étaient tous ma priorité. Même ce boulet de Ban. Au moins ils sont assez sages avec leurs dresseurs de substitut. Il n’y avait que Terry qui faisait des siennes. Son dresseur ne doit pas être tendre avec lui. Je vois que ça.

J’arrivais enfin dans la forêt. Elle était beaucoup trop grande pour que je puisse faire des recherches facilement, en plus l’obscurité commençait à tomber rendant la difficulté de la chose encore plus ardue que nécessaire. En plus je ne savais pas où commencer mes recherches en haut ? En bas ? Si seulement je pouvais avoir une idée approximative de là où il se trouve ce me serait d’une grande aide. Hé, mais je peux. Dans le stresse j’avais oublié ce petit détail. Et en plus je peux voir.

-Marill, Héricendre venez.


Les deux petits sortent comme des fleurs apparement heureux de sortir un peu.

-Héricendre est-ce que tu pourrais t’accrocher à mon bras et éclairer la zone autour de toi ?


Elle hoche la tête et commence à s’accrocher à mon bras droit.

-Marill j’aimerais que tu écoutes ça et que tu me dises si oui ou non tu entends un cri similaire.


Je me baisse à son niveau et lui fait écouter un enregistrement du cri de Terry.

-Alors ?


Il remue les oreilles dans toutes les directions avant de finalement s’arrêter dans une direction et de pointer de sa patte un endroit. Cela ressemblait plus à une forêt surélevée. Je lui faisais confiance donc allons-y. Héricendre éclaire devant moi et Marill me guide. Je ne peux pas me perdre.

Je me précipite au sommet de la montagne (toujours dans la forêt) et escalade à quatre pattes la pente avant d’arriver en haut. Il y a un joli panorama sur la forêt mais pas de Terry juste une fille perchée dans un arbre avec un Picassaut et un Germignon cuivré en bas. Je la reconnais que trop bien mais là la situation est critique alors je n’ai pas le choix, j’ai besoin de son aide. Je l’interpelle.

-Salomé ! Terry a disparu depuis six heures et mon Marill affirme qu’un Sabelette se trouve dans le coin tu n’as rien vu ? Question de vie ou de mort ! Aide-moi, je t’en prie !

Ce n’était certainement pas la meilleure solution mais la plus rapide et le temps pouvait jouer contre moi.
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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Mar 27 Mar - 16:15

Impossible de voir quoi que ce soit maintenant.
Cela désolait la rousse mais elle avait perdu de vue son Pokemon. Elle jura intérieurement avant d'ôter les jumelles, de les nettoyer et de les poser à nouveau contre ses yeux. Toujours pas de Farfuret en vue. Mais le type Glace avait eu la bonne idée de déclencher une attaque Grêle qu'elle observait à loisir depuis sa position. Elle avait été bien inspirée de lui apprendre cette attaque, lui paraissait s'en servir à cœur joie. Des fragments glacés épais comme des billes chutaient depuis le ciel, traversant les bois pour se fracasser au sol. Elle se doutait que le Griffacérée devait se trouver dans le coin, le Farfuret était incapable de faire tomber de telles intempéries sur une trop large zone.
Nul doute qu'il faisait tout son possible pour renouer avec ses origines. Et peut-être avait-il fini par mettre la patte sur une proie ? Si tel était le cas, il savait se montrer aussi discret qu'un chasseur et attendre patiemment son heure car toujours pas de Faulkner en vue. Quoique... Il lui avait semblé avoir perçu un frémissement sur le buisson qu'elle guettait quelques secondes plus tôt. Peut-être n'était-ce que le vent. Peut-être n'était-ce que son esprit paniqué qui tentait de la rassurer. Peut-être n'était-ce que son Abo fidèle à son poste.

Elle repéra la proie avant le prédateur.
Un Sabelette inoffensif se tenait haut et droit entre les arbres. Un sourire ne put s'empêcher de naître sur les lèvres de Salomé ; son Pokemon ne rentrerait pas le ventre vide, c'était certain. Elle eut un regard pour Algernon ; plus jamais Faulker ne s'en prendrait à lui ni à aucun de ses Pokemon maintenant qu'il débusquait son propre repas. Et un repas adapté à ses besoins ; du Sabelette, un mets de choix !

La gitane aurait pu espionner ainsi encore longtemps mais une voix masculine crut bon de s'immiscer dans sa concentration. Elle sursauta, tournant la tête vers le nouveau venu pour apercevoir Logan. De la méfiance se lisait sur son visage, de la méfiance et une envie irrépressible de lui dire merde à lui et à son foutu Sabelette disparu. Ses yeux se posèrent sur le Héricendre et le Marill il faut croire qu'il n'avait pas mis longtemps avant de remplacer Phoën, encore moins à oublier l'ensemble de ses Pokemon avec ceux-ci. Algernon, lui, ne s'était pas fait attendre pour saluer le type Eau et le type Feu, virevoltant au-dessus de leurs têtes avant de faire de même autour de celle du géant. Pas rancunier pour un sou, le Picassaut.

Pardonner est beaucoup plus dur que se venger.

Et pourtant...

— J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi, la bonne, c'est que ton Sabelette, je l'ai retrouvé, elle lui tendit les jumelles, la mauvaise, c'est qu'il va se faire bouffer.

Elle ignorait s'il s'agissait de Terry. Elle ignorait tout du Sabelette potentiellement sauvage rencontré par son Farfuret, Farfuret dont elle taisait l'identité. Elle était curieuse de voir comment ce mastodonte allait s'en sortir pour sauver son starter. Elle, elle aurait fait n'importe quoi pour Algernon et elle avait su le démontrer par le passé. C'était au tour du Voltali désormais.

Le double-type était toujours invisible sous la grêle et la nuit. Il pouvait la traiter de menteuse si cela l'amusait. Il pouvait lui offrir tous les noms possibles s'il le désirait. Elle, elle savait. Et c'était sûrement pour cela qu'elle jubilait en cet instant.

— Tu devrais y aller. Maintenant. Sinon, tu arriveras trop tard.

***

Invisible dans la nuit, le Farfuret allait et venait, les sens en alerte. Son ouïe s'égarait entre les buissons tandis que sa vue s'attardait sous les frondaisons, lui bondissait à chaque mouvement suspect pour ne tomber que sur de misérables Insectes. Il fouetta l'air à l'aide de ses griffes avant de s'acharner sur des feuilles innocentes.
Puis une odeur vint égayer ses narines.
Alors il se reprit.
C'était une senteur nouvelle, inconnue, mais il discernait des élans de terre et de viande en elle. De la vie. L'un de ses crocs dépassa de sa bouche légèrement entrouverte, lames en avant, pourfendant les buissons sur son chemin. Ses prunelles s'ouvrirent à travers la pénombre pour finalement se poser sur un être aussi isolé que terrorisé.
Il se rappelait l'illustration montrée par la rousse.
Il se rappelait et c'était ça que l'on nommait Sabelette. C'était ça que les siens dévoraient par hordes ou en solitaires pour le besoin de se nourrir. C'était ça et c'était à portée de griffe, d'un seul, quelques mètres au plus les séparaient.
Il s'élança, ombre parmi les ombres, silhouette perdue sous la lune, tournoyant autour de sa proie sans jamais se dévoiler à elle, bondissant d'arbre en arbre pour y apposer sa griffe et son étrange écriture lisible de son espèce seule.

Faulkner est passé par ici...

Les lames jumelles s'attardaient sur l'écorce avant de guetter la réaction de son repas. Il s'était redressé, vigilant et en alerte, quelque peu paniqué. Il ignorait encore que son dernier souffle viendrait bien assez tôt.
De la Grêle s'abattit violemment sur le territoire restreint alors que le ciel était dégagé quelques instants plus tôt. La glace chutait et rebondissait sur la carapace hérissée de piques du type Sol. Ce dernier se roula en boule, se protégeant tant bien que mal des intempéries.

… Et il repassera par là.

Maintenant.
Le Farfuret s'abattit avec toute la violence dont il était capable sur sa proie de choix, des faucilles en guise de griffes. Mais il n'y eut qu'un tintement léger en réponse à son assaut. Mauvaise technique de viser la carapace. Très mauvaise. Mais il ne le comprit que l'instant d'après, alors que le Sabelette venait de bondir sur son corps agile, le faisant rouler à sa suite.
Viser le ventre, c'était ça qu'il fallait faire.
Ses poignards étaient prêts à surgir une nouvelle fois, sans se rater ce coup-ci.

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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Lun 30 Avr - 23:13


L’estomac au bord des

griffes

Salomé

Et là un univers s’écroula devant moi. Terry, mon meilleur ami, mon premier compagnon bouffé par la faute de son dresseur de substitut. Bouffé par qui, par quoi je n’en savais rien mais d’après Salomé il serait juste là. Je ne peux pas lui faire confiance, pas à cette catin. Je lui arrache les jumelles des yeux avant de regarder au travers. La forêt s’étend loin devant. Partout l’obscurité semble étendre son emprise sur cette forêt la rendant plus sinistre que d’habitude. Le ciel se teintait doucement de couleurs froides et sombres ainsi que d’un nuage de grêle. Ce nuage de grêle n’est pas normal, je pointe les jumelles à sa base et cherche un peu avant de voir Terry de faire déchiqueter par une coprolithe de Farfuret. Salomé ne m’avait pas mentit, je reverrais mon jugement un jour, peut-être, un 30 février, c’est aussi de sa faute si on se retrouve dans cette situation. Elle à sa part de culpabilité dans cette affaire. Je la remercierait plus tard, peut-être, si je suis de bonne humeur et qu’elle ait mangé du maquillage pour être plus belle de l’intérieur. Alors sans réfléchir je lui balance dans le nez ses jumelles avant de foncer en ligne droite vers le nuage de grêle. A en juger par ce Farfuret, c’est lui l’auteur du nuage alors ce sera plus simple de le repérer.

Je dévale la pente en m’écorchant à de multiples reprises au niveaux des bras mais protégeant Héricendre et Marill qui continuent à m’éclairer et m’indiquer le chemin. Je manque à plusieurs reprises de me tordre la cheville en marchant sur des mottes de terres et des racines disséminés un peu partout mais je continue à la même vitesse. Il n’a pas le droit de le bouffer comme ça. Il me manquerait beaucoup trop. J’ai déjà faillit perdre Speedy qui s’est sacrifié pour un humain standard alors je n’ai pas envie de revivre cette scène. Passez des heures entières à l’hôpital me répétant en boucle d’être le seul fautif, de me renfermer sur moi, de ne plus être heureux.

Hâté par l’éventuelle et hypothétique mort de Terry, j’agrandis ma foulée avant de finalement tomber en glissant sur de la mousse. Ma cheville droite est en sang mais je n’ai pas le choix je dois continuer. Alors je fais abstraction de la douleur et mets tout en œuvre pour avancer au plus vite, c’est-à-dire que je fonce sans essayer de stopper le saignement qui me semble ridicule. Terry doit être bien plus amoché que ma cheville. Il ne me reste plus que quelque mètres pour assister à un spectacle macabre. Terry écorché de partout, sur le dos avec sur son ventre un Farfuret sortant les crocs et les griffes en commençant à vouloir le dévorer. Ni une, ni deux je fonce vers le Farfuret en lui mettant un grand coup de pied dans la bouche pour lui faire passer l’envie de m’attaquer. Un peu de sang de ma cheville lui est tombé sur la bouche. Je me penche vers Terry en faisant gaffe à l’autre assassin.

-Terry, Terry ! Tu vas bien ? Répond ! Allez !

Je le secoue dans tout les sens mais rien n’y fait il ne réagit pas. Je commence à m’énerver mais me calme assez rapidement. La sécurité de Terry est ma priorité. Je le prends dans mes bras et le protège de la grêle. Je pourrais utiliser la Danse-Pluie de mon Marill pour éviter de me blesser avec ces grêlons mais l’humidité n’arrangerait en rien sa santé et cela risquerait de la détériorer. Alors je protège Terry en le mettant sous mon torse mais avec ma cheville je ne parviens plus beaucoup à bougé. Fais chier. Si seulement je pouvais faire quelque chose pour arrêter cette grêle je pourrais tenter de le soigner un peu sur place. Je ne peux pas utiliser Héricendre à cause de la forêt, elle risquerait de brûler. Je …j’ai pas vraiment le choix.

-Marill ! Lance Anneau Hydro puis Câlinerie sur le Farfuret !

Mais Marill est plutôt rondouillard alors forcément l’ennemi esquive facilement. Il serait l’eau Marill l’aurait touché. Le Farfuret ne fait pas qu’esquiver, il à l’air de jouer avec Marill attaquant rapidement dans son dos avant de disparaître dans les arbres. Le petit s’écroule au sol grièvement blessé alors sans hésiter je le rappelle dans sa ball. Il est beaucoup trop rapide pour mes Pokémons. Si Terry de réveillerait il pourrait le ralentir facilement.

-Héricendre essaie de l’éloigner en utilisant des flammèches pour ne pas brûler la forêt.


La petite envoie des braises pour éloigner le prédateur mais je ne sais pas si c’est mon sang sur sa bouche qui l’a rendu aussi agressif ou si c’est la présence de Terry. Mais rien n’a faire il ne veut pas lâcher l’affaire de plus la grêle semble redoubler d’intensité. Par prudence je rentre également Héricendre. Je pense qu’il ne m’attaquera pas. Enfin j’espère surtout. Mais il continue son attaque sur moi visant tout le temps Terry et à chaque fois que je m’interpose je reçois une entaille peu profonde.

Au bout d’un long moment, la grêle commence peu à peu à s’effacer au profit de petits grains de sables. Terry avait repris conscience et avait attaquer de lui même Tempête de Sable. Il profita d’un relâchement de ma main afin de me protéger le visage pour s’enfoncer dans le sol et partir affronter le Farfuret dans son élément. Il sortit de terre tout juste à côté du Farfuret entouré d’un halo blanchâtre avant de donner un coup de griffe à son ennemi qui l’esquiva d’un petit pas en arrière. Sauf que sa griffe s’allongea rapidement pour toucher son adversaire. Sa griffe n’était pas la seule chose qui avait changé chez lui, non. Sa carapace s’était hérissé et son museau s’était d’avantage affiné. Ses oreilles avait également grandies et ses pattes avait au moins doubles si ce n’est triplé de longueur. Dès qu’il frappait son adversaire il regagnait le sol et nageait dedans avant de continuer à attaquer à travers le sol. Le Farfuret était pris au piège. Il ne semblait pas vraiment enthousiaste à l’idée de voir sa cible contre-attaquer. Surtout qu’il attaquait aussi depuis les profondeurs de la terre en utilisant le sable de la tempête pour former des Tourbi-Sable dévastateurs.


J’essaie de lui dire de revenir mais le sable s’infiltre dans ma bouche ce qui m’empêche de parler mais il m’avait comprit. Il reviens devant moi couvert des blessures de quand il était un Sabelette. Il avait évolué mais ses blessures était restées les mêmes, c’est plus sa consistance qui l’avait fait bouger de la sorte. Et surtout, maintenant qu’il est plus proche de moi, la lueur de ses yeux. Il ne voulait rien lâcher et regarda méchamment le Farfuret. Il était revenu me protéger des griffes tranchantes du Farfuret en se mettant face à l’adversaire en frottant ses griffes l’une contre l’autre provoquant parfois de petites étincelles pour l’intimider. Il avait remarqué mes blessures et semblait plus inquiet vis à vis des miennes que des siennes. Désormais il était taillé pour le combat et prêt à me défendre.

Mais me pardonnera t-il ?

HRP:
 
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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Mer 16 Mai - 14:20

Salomé se frotta le nez suite au choc des jumelles. Cela ne saignait pas, fort heureusement mais encore une fois Logan n'avait pas lésiné dans la force de son jet. C'était maintenant ou jamais pour redescendre de son arbre et aller observer de ses propres yeux l'issue finale de ce combat, il ne fallait pas oublier qu'avec un homme violent entré dans l'arène, tout pouvait arriver désormais. Et la demoiselle tenait trop à Faulkner, comme à chacun de ses Pokemon, pour laisser le Voltali poser une fois de plus la main sur l'un d'entre eux.
Heureusement que Ankou veillait auprès du Farfuret.

Elle mit pied à terre, abandonnant son nichoir et retrouvant une Chayana plus excitée que jamais qui avait laissé ses empreintes sur l'écorce à force de tenter d'escalader le tronc mais en vain. Non, les dinosaures de Plante, même miniatures, n'étaient pas encore capable d'escalader, et c'était bien dommage, peut-être Faulkner pourrait-il lui donner deux-trois cours pour lui permettre d'acquérir le minimum ? Mais au vu du gabarit du Germignon, cela semblait perdu d'avance. Le type Plante se mit à suivre sa dresseuse, la frôlant presque, ne voulant plus la quitter tandis que le Picassaut voletait de manière désordonnée, droit devant lui, légèrement réprimandé par Salomé qui veillait à ce qu'il se dirige vers la bonne direction.

***

Un humain maintenant ?
Que devait-il faire ? S'arrêter et laisser son ventre hurler un peu plus et faire taire ses élans de faim qui l'assaillaient ? Ou continuer ? Qu'avait-il dit l'humaine à ce propos déjà ? Il marqua un temps d'arrêt d'une seconde à peine, une seconde précieuse où le Sabelette contre-attaqua, tentant de sauver sa vie.
Pas le temps de se souvenir, l'effet de surprise était passée alors c'était maintenant ou jamais s'il souhaitait mettre un terme aux souffrances du type Sol. D'ailleurs un type Glace qui dévore un type Sol, c'est normal, ça ? Mais l'humaine lui a dit de trouver un Sabelette, alors il l'avait fait, sans se soucier de plus de détails.
Peut-être aurait-il dû en apprendre davantage sur le régime alimentaire de son espèce et ne pas se contenter de ce que sa bipède respective racontait. Mais trop tard pour revenir sur le passé, ce n'était plus seulement pour se nourrir qu'il se battait mais aussi pour sa propre survie et l'arrivée de l'immense humain dans la danse n'arrangeait en rien ses chances de gagner ; un énorme pied vint frapper ses mâchoires, le faisant voltiger sur quelques mètres. Du sang maculait son pelage et s'était immiscé sous sa langue, l'odeur emplissait ses narines, le rendant plus fou que jamais et surtout davantage affamé mais avec toujours le même objectif en tête ; réduire en carpaccio ce Sabelette un peu trop bienheureux à son goût.
Deux autres Pokemon s'étaient joints au combat. Là, cela devenait complètement inégal. Faulkner seul contre un Sabelette, un Marill, un Héricendre et un humain ? Du grand n'importe quoi. Mais il se battait comme un diable, épargnant tant que possible le géant qui se mettait avec plaisir en travers de sa proie – à croire que celui-là aimait souffrir – mais c'était sans compter sur la Grêle qui se tarissait, rendant plus fragile que jamais le Griffacérée incapable de se dissimuler dans l’environnement factice qu'il avait créé un peu plus tôt, le tout remplacé par du sable. Il n'était pas à son aise entre ces milliers de grains qui roulaient sous ses pattes, pas du tout. Ne manquait que la chaleur pour qu'il succombe.
Mais il persévérait, lames en avant pour pourfendre une nouvelle fois la carapace de sa victime, victime auréolée de lumière le temps de son assaut, l’éblouissant au passage, le forçant à fermer les yeux pour finalement découvrir une bête nouvelle qui se tenait devant lui.
Et ses lames jumelles brisées contre cette nouvelle carapace plus dure encore que la précédente.
Son regard allait de ses pattes avant au nouveau Pokemon. L'humaine ne lui avait jamais rien montré de tel. Et même si la perspective de dévorer un Pokemon pareil l'alléchait, il serait bien incapable de faire quoi que ce soit seul.

D'abord, se dépêtre de ce piège de sable.
Ensuite, improviser.

— Je t'avais bien dit de n'attaquer que des Pokemon sauvages, Faulkner.

Le Farfuret tendit l'oreille à l'écoute de cette voix familière. Il tentait de nager à contre-courant dans ce sable qu'il haïssait et finit par apercevoir finalement la rousse qui se tenait bien droite, la Germignon à ses pieds et le Pokemon stupide au-dessus de son crâne.
L'interpellé bougonna, faisant la moue, finissant par s'extraire de tout ce sable qui lui sortait par les oreilles. Il toussa, quelques grains lui restaient en travers de la gorge et ses griffes tombées au combat reposait sur l'herbe drue et grasse.

Salomé s'était déjà accroupie auprès du Griffacérée qui ne portait plus bien son nom en cet instant, piochant dans sa trousse de secours pour panser ses plaies tandis que la Germignon veillait à sa santé en bonne infirmière.

— On te trouvera autre chose à manger. Un œuf ou peu importe, le rassura la Givrali, en plus, c'était pas précisé par mon Ipok mais je crois que c'est des Sabelette d'Alola que t'es censé dévorer, pas des Sabelette tout court. T'imagines si t'avais boulotté celui-là ? Il aurait eu un goût de sable ou de terre, je sais pas, enfin ça aurait pas été très bon.

Sans un regard pour le géant, Salomé leva le sien pour observer le Sabelette et découvrir finalement un Sablaireau. Difficulté supplémentaire pour le tuer. La rousse fit signe au type Sol d'approcher s'il souhaitait que ses paies soient à sont tour pansées. Après tout, cela restait son métier et il était hors de question qu'elle abandonne un Pokemon en mauvaise santé.

La gitane laissa le Sablaireau quant à ses réflexions pour savoir s'il pouvait ou non se faire soigner par l'ennemie de son dresseur légitime mais le calme à peine rétabli venait à nouveau de vaciller.
Le Abo crut bon de faire son entrée, lui qui avait tout observé depuis le début, lui qui avait vu Logan s'immiscer de manière déloyale au combat et qui avait des règles bien strictes à suivre. Il bondit tel un éclair rouge droit vers le Voltali, visant sa blessure à la cheville encore fraîche à l'aide d'un Dard-Venin pour que le géant fasse la connaissance de son poison.
Cela lui rappellerait des souvenirs, sûr.

— Logan, je te présente Ankou. Charmant, tu trouves pas ? Un cadeau qu'on m'a fait, tout comme Faulkner, mon Farfuret, déclara la demoiselle en montrant le petit être éreinté qui s'était réfugié près d'elle, les gens d'ici sont vraiment doués pour m'offrir des Pokemon parfaits pour te pourrir la vie, merci à eux !

Ankou ne perdit pas de temps, serpentant entre les différents Pokemon pour venir finalement s'enrouler le long de la cheviller de sa dresseuse attitrée.
Déjà qu'elle n'avait pas envie de soigner la cheville de Logan avant cela, l'acte de son Abo l'encourageait encore moins à faire une bonne action. Ce qu'il y a de bien, quand on possède un type Poison dans son équipe, c'est que l'on a forcément des Antidote sur soi. Encore faut-il être suffisamment généreux pour vouloir partager.

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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Jeu 17 Mai - 20:45


L’estomac au bord des

griffes

Salomé

Je trouvais étrange la présence du Farfuret sur cet île mais je ne m’étais pas plus posé de question sur sa présence si ce n’est manger Terry. Désormais c’est lui qui contrôlait le match et le sentir près de moi me réconfortait énormément. Mais toute bonne chose à une fin et sa venue mis fin à ce moment de bonheur. Sa simple présence ne me plaisait pas, elle commença à soigner le Farfuret et proposa à Terry de le soigner. Je m’apprêtais à partir sans un mot mais quelque chose me cloua le pied sur place, du moins ma cheville. Comme si de multiples aiguilles venaient de me transpercer. Et en voyant ce Abo siffler vers Salomé je ne pouvais qu’imaginer ce qu’il venait de ce passer. Il avait dû m’attaquer un Dard-Venin sur ma blessure. Il se peut que la plaie s’infecte plus rapidement et que peut-être du poison soit présent dans mon sang.

Je commence à blêmir. Un vague souvenir me reviens. Un concours de coordination. Ce n’était peut-être pas un Toxik mais ça pouvait empirer. Et je sais quel effet ça fait. Donc j’ai deux solutions. Soit je prie pour que le poison n’est pas réussi à m’infecter, soit je… Rhaaaa. Enfin on verra après Terry passe avant moi. Le pauvre était couvert de blessures et me regardait fixement comme pour attendre mon accord. Je regarde Salomé et regarde Terry.

-Tu peux y aller. Même si tu peux bouger je préfère que tu te fasses soigner même si c’est elle.


Terry part en boitant dans sa direction et pointe ses griffes vers le Farfuret en lui lançant un regard mauvais. C’est clair qu’il n’a pas aimé se faire cibler comme nourriture. Je tourne la tête vers Salomé.

-Ils sont comme toi quoi. Mais je pense pas qu’ils me pourrissent la vie. Au contraire. Déjà ton Abo ne vaut clairement pas un Seviper en terme de Darv-Venin donc ce n’est pas grave. Mais surtout ton Farfuret à retrouver Terry même si c’est involontaire et qu’ils à voulu le manger. Je n’aurais jamais supporté de voir Terry disparaître dans la nature. Et peut-être que sans lui Terry n’aurait jamais évolué. C’est clair que t’aurais pu le retenir de l’attaquer mais tu m’as indiqué la direction alors que t’aurais pu me mentir alors…

Je baisse la tête et regarde ailleurs avant d’articuler difficilement...

-Merci.

Moi même je n’aurais jamais cru lui dire ça un jour mais elle m’a aidé à retrouver Terry. Pour moi ça compte beaucoup.

-Terry, tu vas un peu mieux ?

Il me regarde couvert de divers pansement et hoche la tête de haut en bas avant de s’avancer vers moi. Les larmes me montent aux yeux et en suivant une pulsion je le prends dans mes bras.

-Tu m’as manqué. j’espère qu’on pourra redevenir ami comme avant.


Je sentit une de ses pattes se poser sur mon dos m’arrachant plusieurs larmes alors que Salomé était encore là. J’espère qu’elle n’a rien vu. N’empêche maintenant je lui suis reconnaissant même si ça me tue de l’admettre.

-Au fait Terry dès que je te ramènerais au collectionneur il te rendra à ton dresseur de substitution le temps qu’il me reconsidère responsable. Mais ne t’en fait pas j’ai bientôt finit et avec un peu de chance d’ici quelques semaines je pourrais tous vous récupérer. Donc sois patient.

J’essaie de me lever mais retombe rapidement à genoux. Ce n’est pas tant la douleur qui m’a fait fléchir mais ma tête commence à tourner lentement et j’ai perdu mon sens de l’équilibre. Finalement on dirait que j’ai étais infecté. Je pose ma main sur la plaie et appuie pour au moins arrêter le saignement avant de regarder Terry en souriant.

-On peut se reposer un petit peu s’il te plaît ? Je suis sur les rotules.

Mais il avait bien vu que je mentais, après tout il me connaît depuis longtemps alors il se redirigea vers Salomé avant de lui tirer son haut en pointant une des ses griffes dans ma direction et poussant des cris de détresse.

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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Lun 28 Mai - 18:29

Le Sablaireau s'approcha de la Médecin qui commença à panser ses plaies. Il fallait reconnaître le coup de griffe sacrément expérimenté à Faulkner, certaines étaient ouvertes tandis que d'autres restaient superficielles mais il s'en remettrait, c'était certain. Nul doute qu'il avait eu de la chance d'évoluer pendant ce combat, sans quoi le Farfuret aurait fini par l'avoir. Non, la rousse ne doutait pas un seul instant de la férocité et de la hargne du double-type. Sûrement l'aurait-il mangé, pour se rendre compte que ce n'était pas très bon et peut-être même cela l'aurait-il dégoûté de la viande.
Un borborygme se fit entendre sur sa droite. Cela ne changeait rien à la situation initiale ; le Griffacérée était plus affamé que jamais et hors de question pour lui de se lancer dans une nouvelle chasse avant un long moment au vu de l'état de ses griffes tombées. Ce dernier se laissa choir au sol, sa patte avant posée sur son estomac, implorant du regard sa dresseuse bien trop occupé à soigner un autre dans l'immédiat.

Mais il avait fallu que Logan l'ouvre pour insulter l'attaque de son Abo. Ankou incapable d'arriver à la cheville d'un Seviper, hein ? Hé bien parfait.

— Si c'est comme ça, je suppose que tu n'as pas besoin de mes soins. Après tout, ce n'est que du venin d'Abo, rien d'insurmontable.

Ankou siffla, vrillant son regard solaire sur sa proie. Il s'agitait, comme prêt à insuffler à nouveau du poison dans la blessure déjà suffisamment bien ouverte de Logan mais un claquement de langue agacé de la part de la rousse l'arrêta.

Salomé se demandait bien quel effort ça avait dû être pour le géant de la remercier. C'était une victoire en soi, comme si aujourd'hui cet adversaire était à sa merci grâce à ce simple mot. Elle termina de soigner le type Sol sans rien ajouter de plus, le laissant ensuite retourner vers son dresseur légitime qui n'en finissait pas de jacasser pour le rassurer pour l'avenir.

La demoiselle se pencha pour ramasser l'Abo, le laissant s'enrouler autour de son bras plutôt que de sa cheville. Elle était prête à partir mais voilà que Terry couinait et la tirait en direction de Logan. Ah non alors. Il ne sera pas dit que Salomé Cobal soignera Logan Atkinson. Et guère l'envie de bousiller un Antidote aujourd'hui, elle n'aimait pas se répéter, le poison qui s'en mêlait, c'était déjà le schéma de trop.

— Non Terry, tu l'as entendu comme moi. Ça ne vaut pas le poison de Seviper alors je suis sûre que ton dresseur saura survivre face à ce venin. Et au pire... Tant pis.

Et si le Voltali venait à mourir d'une manière aussi stupide, alors adieu ses ennuis. Salomé serait débarrassée du grand tout comme lui serait débarrassé d'elle. Et la malédiction prendrait fin. Oui, c'était la chose la plus sensée à faire.
Faulkner l'avait déjà distancée de quelques mètres, apparemment la faim le poussait à avancer plus vite que d'ordinaire tandis que Chayana, elle, hésitait. Son regard allait de la rousse au blessé, sans savoir quoi faire.
Et Algernon, lui, s'était positionné près d'un Logan agonisant, piaffant plus fort pour se faire entendre.

Salomé se retourna, dévisageant son starter près du monstre qui l'avait déplumé quelques mois plus tôt.

— Eloigne-toi de lui Algernon, on rentre.

Etrangement, cela lui rappelait un peu trop le jour où la Plumeline lui avait été confiée. Si le Picassaut n'avait pas été là, sûrement Miss Acacia serait-elle encore sur Alola à l'heure qu'il est.
Et cela n'aurait pas été plus mal.

— Tu ne peux pas lui pardonner comme ça après ce qu'il t'a fait... Après ce qu'il nous a fait ! Il l'a bien cherché de se faire empoisonner !

Mais la vengeance n'est pas la justice.
Alors quoi ? Le laisser crever et ne pas valoir mieux que lui ? La Germignon et le Picassaut avaient bien saisi les enjeux du moment. Et même si Chayana était toujours en plein doute entre obéir naïvement à sa dresseuse bien que ce choix lui donnait la nausée ou au contraire, faire ce qu'elle savait de mieux, et le soigner. Algernon, lui, n'avait pas hésité, pas un seul instant. Le pardon paraissait être dans ses gênes et il serait agréable que Salomé s'inspire davantage de sa sagesse et de son altruisme.
Elle avait encore tant à apprendre.

La rousse observa les deux récalcitrants l'un après l'autre, son regard se faisait plus insistant que jamais sous les cris du starter qui s'agitait, combinés aux couinements du Sablaireau.

— C'est maintenant ou jamais pour rentrer avec moi.

Et c'était jamais.
Le duo avait choisi Logan.
Le duo avait choisi la vie.

Salomé serra les poings.
Et maintenant, on fait quoi, dis ? On attend ? On observe ? Ou on s'en va ?
C'est là le grand débat. Le schisme du jour avec son équipe scindé en deux. Mais elle ne pouvait pas les laisser auprès de cet incapable, c'était impossible. Cela avait beau lui coûter mais elle s'approcha du grand dadais assit au sol, sûrement conscient d'avoir foutu un joyeux bordel au sein des esprits environnants.
La Givrali sortit bandage et désinfectant de sa trousse de secours et inspecta la plaie minutieusement mais sans aucune délicatesse. Déjà qu'elle s'occupait de soigner ce crétin, ce n'était pas pour en plus lui épargner divers effets secondaires.

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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Mer 6 Juin - 20:54


L’estomac au bord des

griffes

Salomé

Je la regarde partir malgré les plaintes de Terry et s’enfoncer dans la forêt obscure. Je vais devoir me débrouiller seul on dirait. Mais son Picassaut s’approche vers moi et pousse des cris en volant au dessus de ma tête. Même la Germignon semble hésiter entre suivre Salomé ou me soigner. Je souris un petit peu. On dirait que finalement les Pokémons de cette fille ne sont pas aussi fourbe qu’elle. Au fond ça me rassure un peu.

Elle remarque que ses Pokémons ne veulent pas avancer et leurs posent un ultimatum. Hé ! Je refuse de me retrouver avec SES Pokémons sur le dos. Allez ouste partez ! Zouuu ! Je vous veux pas moi ! Genre vraiment pas ! Non ne restez pas là ! Mais son équipe resta à mes côtés, enfin sauf son Farfuret mais je doute qu’il obéisse à Salomé s’il n’y trouvait pas son compte, je veux dire qu’il à l’air encore très sauvage. J’avais involontairement créé un trouble dans son équipe. Et son visage indécis me faisait sourire intérieurement. Mais elle décide de s’approcher de moi et commence à triturer ma plaie sans aucune vergogne.

Je me crispe un peu mais la laisse faire quand je la voit sortir des bandages, et aussi car je ne peux pas trop me déplacer. Alors je fais mon gentil garçon et je la laisse me soigner, ou me torturer je sais pas trop. C’est sûr qu’au moins les plaies seront bien désinfectés. Et puis je perdrais aussi quelques poils par-ci par-là à cause de ces pansements posés grossièrement. Après quelques minutes à me faire ainsi torture/soigner, j’avais beaucoup de pansements, dont certains inutiles qui se collaient sur les parties poilus comme mes sourcils ou mes cuisses. Ça va être agréable à tous les enlever.

Elle commence à partir mais je lui attrape le poignet pour la retenir un peu.

-Euh… Salomé… Tout ce qui s’est passé ici reste ici ok ? Et aussi on pourrait ptêt songer à arrêter de se tirer des balles dans les jambes non ? Genre on rentre chacun chez soi et on s’ignore mutuellement comme ça plus de problèmes. Mais avant est-ce que tu peux me filer un antidote ?

Bon faut comprendre que je commence à prendre conscience qu’elle à un réel moyen de m’empoisonner la vie, sans mauvais jeu de mots. Alors je veux pas être son pote mais j’ai pas envie qu’elle me flingue mon année j’ai réussi à remonter en partie la pente. Donc bon.

Je me relève tant bien que mal et essaie de faire un pas mais glisse sur un grêlon. Je tombe en arrière entraînant Salomé avec moi. Je ressens une vive douleur entre les cuisses mettant fin à la souffrance que j’ai enduré pendant la torture. En ouvrant les yeux je découvre que les genoux de Salomé avait finit là où ça fait VRAIMENT mal. Je la regarde au dessus de moi avec mon visage qi se tord de douleur.

-Tu peux te lever s’il-te plaît ? Tu fais mal !

Naturellement je porte mes mains à cette endroit mais sur le chemin je cogne contre Salomé sans m’excuser. Terry me regarde en rigolant un peu mais surveille tout de même le Farfuret d’un coin de l’œil.



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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Lun 18 Juin - 14:41

La voilà en train de soigner Logan, celui-là même dont elle s'était jurée de ruiner la vie. Et là, elle l'aidait. Tout ça à cause d'Algernon qui l'avait fait cédée avec ses cris incessants. La demoiselle gardait un silence de mort pendant qu'elle s'occupait des différentes blessures du garçon, en particulier celle de la cheville qui était la plus inquiétante, et la seule que ce grand dadais avait réussi à s'infliger sans le soutien du Farfuret. À croire qu'il le faisait exprès, qu'il aimait un peu trop les ennuis au point qu'il passait son temps la tête la première dedans.
Les bandages fusaient et certains sans réelle nécessité. Le Voltali ressemblait davantage à une momie qu'à un être humain désormais ; au moins son déguisement pour le prochain Halloween était-il tout trouvé, quoique légèrement en avance.

C'était terminé et alors que la rousse souhaitait filer pour se trouver loin de cet être abject, ce dernier crut bon de l'empoigner. Elle eut un regard sur cette main immense, l'écoutant encore une fois sans savoir si elle colporterait ou non tout ce qui s'était déroulé dans la forêt.

— C'est Algernon que tu devrais remercier, pas moi. Mais déjà que tu ne lui as jamais demandé pardon en face pour ce que tu lui as fait subir, c'est pas un merci de plus ou de moins qui changera quoi que ce soit.

Elle ignora la question concernant l'Antidote mais fut vite ramenée à la brusque réalité par la chute de Logan causée par sa maladresse. Il le faisait exprès ou quoi ? Le duo roula pour se retrouver enchevêtré bien étrangement, le grand au sol et la petite de toute son poids allongé sur son corps. Son visage se tordait de douleur, alors puis quoi encore ?
Puis elle prit conscience de l'endroit exact où elle avait atterri et y enfonça davantage son pied avant de prendre un air faussement angélique :

— Oh pardon, je ne l'ai pas fait exprès !

Le nouvel élan de douleur offert à Logan, elle sauta loin de lui, la Germignon avait déjà accouru pour vérifier que tout allait bien pour sa dresseuse, non sans un éventuel regard pour Logan au passage.

Elle était prête à s'éloigner et pour de bon cette fois, mais elle se retourna vers Logan toujours à terre. Au moins pourrait-il marcher maintenant. Et il l'avait dit lui-même : le venin d'Abo était misérable face à celui des Seviper.

— Mais... Qui te dit que j'ai bien un Antidote sur moi ?

Nouveau mensonge de sa part et nouveau sourire.
Elle avait fait plus que son travail pour Logan, elle l'avait soigné, partiellement et étrangement, mais des soins tout de même. Sa bonne action paraissait plaire à Algernon qui avait quitté l'empoisonné, après tout, Terry avait fini par se taire et l'oiseau avait vu la Médecin à l’œuvre, c'était plus que suffisant à ses yeux.

Si au moins cet idiot avait songé à présenter des excuses à Algernon à un moment ou à un autre, tout aurait pu être différent. Maintenant c'était trop tard et cela ne valait rien à ses yeux si cet incapable ne pouvait pas fournir des excuses sincères et spontanées sans y être sollicité.
La rousse remonta la pente qu'elle avait dévalée, le Farfuret n'avait pas bougé et toute son équipe était au complet.
Il était plus que temps de rentrer ; Faulkner n'avait toujours pas mangé quoi que ce soit avec tout ça !

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MessageSujet: Re: L'estomac au bord des griffes   Jeu 26 Juil - 14:43


L’estomac au bord des

griffes

Salomé

Elle commence à s’en aller me laissant en plan. Certains bandages commence déjà à s’enlever résultat de soins très peu soignés, mais l’essentiel tient. Elle se retourne pour me narguer une dernière fois avec les antidotes. Je sais qu’ils sont là, je sais qu’elle en a, mais elle veut m’empoisonner alors forcément.

Déjà que j’ai mal en bas et qu’en plus je suis empoisonné je sais pas comment je peux me débrouiller pour sortir. Et comme j’ai pas le choix, je dois me tourner vers Terry.

-Terry, tu peux aller me chercher une baie pêcha s’il te plaît ? Son Abo m’a empoisonné et j’ai pas trop envie de m’évanouir dans cette forêt. Vous pouvez aller l’aider Marill et Héricendre

Terry hoche la tête et s’en va en courant à la recherche du fruit guérisseur avec mes deux Pokémons. Je me retrouve seul, dans la forêt noire et je commence me poser des questions. Est-ce qu’un jour, Salomé arrêtera de me pourrir la vie ? Est-ce que je pourrais enfin récupérer mes Pokémons ? Me pardonneront-ils ?

Je reste assis sur place pendant un long moment, commençant à m’assoupir. L’adrénaline commençait à retomber alors que je fermais les paupières. Je me sentais léger, le poids des remords avait quitté mon esprit. J’étais en paix avec moi même, en paix avec Terry, en paix avec mon meilleur ami. Le savoir aussi puissant maintenant me rassurait beaucoup. Mais je dois le ramener, pour le rendre au collectionneur, mais je ne veux pas.

Des larmes commencent à couler, doucement mais suffisante pour voir leurs passages sur mon visage. Quelques minutes seulement après, Terry et compagnie reviennent vers moi avec quelques baies. Je les manges doucement avant de partager avec mes compagnons et de les serrer dans mes bras. Non, je n’avais plus envie de les perdre.


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