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[Mission] La maman du petit Baggaïd est attendue en caisse | Erika
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Scientifique Mécano

Région d'origine : Unys / Sinnoh (Frimapic)
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Sujet: [Mission] La maman du petit Baggaïd est attendue en caisse | Erika    Dim 17 Juin - 10:49



Je vais révolutionner la technologie en inventant les meilleurs gadgets qui soient.
    Iris battit des paupières. Sa tête la lançait légèrement, alors qu'elle se sentait patraque. Doucement, elle se frotta les yeux. La lumière naissante l'aveugla, lui arrachant une grimace. Elle avait mal au dos. Lorsqu'elle chercha à se redresser, son coude vint se heurter contre le tronc d'arbre qui se trouvait juste derrière elle, là où elle avait prit appui. À sa droite gisait un carnet ouvert sur l'herbe, alors qu'un petit crayon avait roulé à quelques mètres de la jeune fille. Sapphire dormait, roulée en boule contre sa dresseuse, alors que Diana flottait non loin d'elles, paupières closes. S'endormir contre un arbre n'était pas des plus agréables... sa fatigue la désespérait. Depuis combien de temps se trouvait-elle ici ? Elle se souvenait qu'avant d'avoir fermé les yeux, le temps se gâtait, et désormais l'horizon se trouvait inondé de lumière ! Une lumière qui semblait presque divine, tant elle éblouissait la jeune fille. Elle usa de ses bras comme visière, le temps que ses yeux s'habituent. Tâtant le sol, elle mit la main sur son carnet, qu'elle porta vers elle, le déposant sur ses jambes encore engourdies par le sommeil. Elle qui venait juste de revenir, elle se sentait déjà dépassée... depuis son retour, elle n'avait que très peu dormi. Elle avait décidé de s'absenter quelques temps de l'école, retourner dans sa famille. Enfin... famille du côté de son oncle. Elle s'était difficilement remise de sa dernière altercation avec sa mère. Cela lui faisait comme un choc. Y repenser lui causait de désagréables frissons. Mais elle préférait laisser tout cela derrière elle, pour le moment. Elle n'avait pas l'intention de regagner Unys de sitôt.
         La brune avait le sentiment que son voyage de retour l'avait transformée. Elle avait l'impression... d'avoir prit conscience d'énormément de choses. Étrangement, elle s'était rapprochée de sa cousine. Iris avait fini par lui dire ce qu'elle avait sur le cœur, lui expliquait combien elle la jalousait et combien Irina la dérangeait pour la maturité et l'intelligence que la Mentali n'avait pas, combien elle se sentait mal en sa présence, qu'elle n'en pouvait plus d'être comparée à elle. La jeune fille s'était confondue en excuses, n'avait cessé de répéter combien elle était désolée. Et la brune avait compris qu'au final, sa cousine ne s'en rendait même pas compte, qu'elle n'y était pour rien. Irina adorait Iris, et elle jamais, Ô grand jamais elle n'avait souhaité qu'Iris se sente mal par sa faute. À partir de ce moment, la Mentali s'était montré plus indulgente. Grâce à sa cousine, elle est parvenue à s'ouvrir un peu plus aux autres, à moins douter. Même si, à ce niveau là, l'adolescente avait encore beaucoup de travail à faire. Iris avait raconté son altercation avec sa mère, elle avait raconté tout ce qu'elle avait vécu jusque là. Elle avait expliqué que depuis son accident et la mort de son père, elle se sentait perdue. Elle ne savait plus quoi faire, elle avait le sentiment de n'être rien. « Ne te force jamais à être ce que les autres veulent que tu sois, ça t'as déjà détruit et ça te détruira encore plus.... soit ce que tu veux être, trouve ta voix, même si cela doit prendre longtemps. Après tout, c'est mieux que tu prennes ton temps pour réfléchir sur ce que tu veux être, plutôt que de faire des choses qui ne te plairaient pas et te feraient juste te sentir mal. Ne te force à rien. Fait juste ce qui te plais toi. » Iris devait reconnaître que sa cousine avait raison, sur ce point là. Sur ce point là comme sur beaucoup d'autre.

    Lorsque la jeune fille avait fait son retour à l'académie, beaucoup avait halluciné en la revoyant, persuadés qu'elle était une autre personne. Où était passée l'adolescente à capuche qui avait sans cesse le dos courbé, ses couettes écrasées et ses mains constamment fourrées dans ses poches ? Non seulement la taille d'Iris avait doublé, mais son style comme son allure avaient changé. Elle se tenait plus droite, plus sûre. Ses cheveux atteignaient désormais le dessus de ses reins, et elle avait arrêté d'en faire des couettes. Elle attachait simplement quelques mèches de ses cheveux avec deux rubans noirs, mais rien de plus. Quand à sa manière de s'habiller... Iris portant une jupe avait surprit tout le monde. Sans exception. Jupe noire, pull ou long manteau rouge... c'était véritablement Iris ou une jumelle venue d'ailleurs ?
          Iris s'étira. Elle consulta rapidement sa montre, jetant un œil à l'heure. Elle se trouvait en plein milieu de l'après-midi. Il n'était pas si tard, au final. Mais elle ne s'en préoccupa pas. Le détail qui inquiéta la jeune fille, ce fut son œuf : où était-il ? Elle avait beau regarder partout, elle n'en voyait pas la moindre trace. Son cœur se serra, son visage se crispa. Lui avait-on volé ? Elle avait été beaucoup trop imprudente... Mais pas de panique, elle devait garder son calme. Il ne devait pas être bien loin ! Mais avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, elle sentit quelque chose lui appuyer le crâne. Comme des... sortes de serres qui se perdaient dans ses cheveux ? Elle haussa un sourcil, prête à porter une main sur le sommet de sa tête. Quelque chose s'envola alors, arrachant une grimace de surprise à l'adolescente. C'est alors qu'elle apperçut voler maladroitement au dessus d'elle un petit oiseau, qui piallait de contentement. Elle inclina légèrement sa tête sur le côté, alors que ses cheveux venaient s'écraser en cascade contre son bras. Elle se montrait extrêmement intriguée. Se pouvait-il que ce petit oiseau soit en fait le Pokémon qui dormait dans son œuf ? C'était plus que probable. En réalité, c'était même sûr, puisque l'adolescente avait cet œuf avait elle depuis tant de temps déjà. Il fallait bien qu'un jour, il se décide à éclore. La Mentali tendit alors doucement le poignet, tandis que le Passerouge battit des ailes. Il se mit à planer pour amortir sa descente, venant s'installer sur le perchoir que lui présentait la jeune fille. Heureusement qu'elle avait sa manche, autrement elle aurait craint que les serres du pokémon ne viennent la piquer. Elle eut un petit sourire. Sourire sincère. Le sourire. S'il y avait bien quelque chose qui n'avait pas changé chez elle, c'était cela. La voir sourire de façon sincère était quelque chose d'extremement rare, que certains qualifiaient moqueusement de privilège. Elle avait l'air souvent effacée, peu confiante, apeurée. Lui arracher un sourire sincère était quelque chose de très compliqué, mais c'était une preuve de confiance de la part de la jeune fille. Une preuve que sa peur s'était envolée, qu'elle se sentait bien. Qu'elle se sentait véritablement heureuse.

« -C'était toi le Pokémon dans l'oeuf, j'me trompe ? Et bah dans ce cas... il te faut un surnom ! »

    L'adolescente secoua doucement de sa main libre la petite Chinchidou à la robe bleuté qui dormait toujours près d'elle. Quant à Diana, la Mentali n'eut qu'à lancer un cailloux trouvé non loin d'elle dans la direction de la Feuforêve pour que cette dernière se réveille instantanément. Elle foudroya Iris du regard, et l'adolescente ne put que lui adresser un sourire moqueur. Elle flotta vers la jeune fille, alors que sa robe blanche s'agitait dans l'air silencieusement. Le sourire de l'adolescente s'attrista. L'espace d'un instant, elle se demanda si elle était véritablement certaine de son choix de parcours. Si elle était sûre de vouloir être Mécanicienne. Lorsqu'elle voyait ses Pokémons, même si elle n'avait qu'une petite équipe, elle songeait à quel point elle était heureuse d'en posséder, à quel point elle les aimait et que pour rien au monde, elle ne souhaiterait qu'il leur arrive quelque chose. Sapphire s'agitait gaiement, tendant ses petites pattes vers le Passerouge qui piaillait, alors que Diana le détaillait curieusement. Il battit des ailes pour venir se poser dans l'herbe, et la Chinchidou ne perdit pas son temps ; elle se rua sur le Passerouge, tentant de le serrer contre elle dans ses minuscules pattes. Cette scène arracha un petit rire des lèvres d'Iris.
         Doucement, elle recula légèrement, s'adossant de nouveau contre l'arbre qui se trouvait derrière elle. Il ne lui fallut que quelques secondes pour se perdre dans ses pensées, et ne plus prêter attention à ce qui se trouvait autour. Elle réfléchissait. Elle songeait à son retour de quelques semaines à Frimapic, et se rappelait une rencontre qu'elle y avait fait. Une rencontre assez... particulière, en réalité. Le hasard avait voulu qu'elle rencontre le frère du petit garçon qu'elle avait sauvé des flammes, le jour où elle se fit son accident. L'ayant bousculé, elle s'était brièvement excusée et avait tenté de fuir toute forme de conversation, tête baissée, pas pressé. Mais il fut plus rapide qu'elle. Il lui avait attrapé le bras, la forçant à revenir vers elle, et l'avait détaillé quelques secondes avant que son visage s'illumine.

« -Mais... Mais oui, c'est toi, je n'ai pas rêvé ! S'était-il exclamé, sous le regard perplexe de l'adolescente.
-...Pardon ? »

    La mine effarée d'Iris avait bien montré qu'elle ne comprennait pas la situation. Le garçon l'avait attrapé par les épaules, sans pourtant faire preuve de la moindre violence, et avait continué :

« -C'est toi qui a sauvé mon frère pendant l'incendie qui a ravagé notre ferme il y a presque deux ans ! Ça alors... et dire que la dernière fois que je t'ai vue tu... tu avais le visage fantomatique, tu ne bougeais plus.
-Normal, non ? J'étais complètement paralysée, au sens propre. »

    La pique d'Iris sembla gêner le garçon, qui se frotta l'arrière du crâne. Un peu plus grand, il semblait également plus vieux qu'elle, d'au moins deux ans.

« -E-Excuse-moi, ce n'est pas ce que je voulais dire. En fait... disons que j'espérais te retrouver, un jour.
-Me retrouver ? Pour... quoi au juste ?
-Mais voyons, ça semble évident ! s'impatienta le jeune homme. Pour te remercier, puisque je n'ai pas encore eu l'occasion de le faire. Tu as été incroyablement courageuse de risquer ta vie comme ça. À vrai dire, si tu n'avais pas été là, je crois que... je crois que j'aurais perdu mon frère. »

    Iris n'avait pas su quoi répondre. Visiblement mal, elle avait baissé la tête, cherchant ses mots. Elle n'avait pas su comment se sentir. Si elle devait être heureuse, ou au contraire, se sentir triste. Il éveillait en elle des souvenirs si douloureux. Et pourtant... pourtant grâce à son sacrifice, elle était parvenue à sauver la vie de quelqu'un.

« -J-Je... à vrai dire j'ai cru que je n'avais pas réussi à le sauver et que tout ce que j'étais parvenue à faire c'était me blesser, commença Iris. J'ai fini à l'hôpital, et maintenant mes jambes sont tellement fragiles que faire du sport m'est quasi impossible. J'avais juste voulu aider, et visiblement je... je ne me suis pas loupée, ahah.
-Mon frère t'es extrêmement reconnaissant, mais il avait eu très peur pour toi. Dit moi, tu... continues ta formation de ran...
-Non. »

    Iris l'avait coupé net. Un peu surprit par le ton brusque et froid de l'adolescente, il n'avait plus osé ajouter un mot. Iris ne voulait plus qu'on lui parle de Ranger. Pas pour le moment.

« -Excuse-moi. C'est juste que... avec ce qui s'est passé, il est hors de question que je sois de nouveau Ranger. J'aurais trop peur qu'une catastrophe comme ça se reproduise et que je sois en mesure de sauver personne, cette fois. 
-N-Non, ne t'excuse pas c'est ma faute. Bégaya le garçon. J'aurais dû me douter que c'était quelque chose de pas facile pour toi. Tu... projettes de faire quoi ?
-A vrai dire, je ne suis pas encore certaine de ce que je veux faire. Je me suis orientée vers le parcours de Mécanicien dans l'établissement où j'étudie mais... je me demande si je pourrais vraiment être utile aux autres.
-Bien sûr que oui ! s'était exclamé le garçon. C'est un très bon choix, tu pourrais inventer toute sorte d'objets, ou même améliorer les objets déjà existants, leur donner d'autres fonctions... si ça te plaît, fonce, ne réfléchit plus. Continue ce dans quoi tu t'es lancée. »

    Et ils avaient discuté encore un peu de temps avant que finalement, le jeune homme ne doive partir. Il avait souhaité bonne chance à Iris, il lui avait même donné ses coordonnées pour qu'elle puisse le contacter en cas de besoin, ou simplement si elle souhaitait discuter. Adossée contre son arbre, l'adolescente ne put s'empêcher de sourire en repensant à cela ; même lorsqu'il lui avait donné le moyen de la contacter, il ne lui avait pas révélé son nom. Mais désormais, en songeant de nouveau à tout cela, Iris ne doutait plus du fait qu'elle souhaitait être mécanicienne. Elle pensait à tout ce qu'elle pourrait innover, réinventer ou même inventer ! Des objets plus performants pour apporter confort et soutient aux autres, mais aussi praticité. Ordinateurs comme objets quelconques, tout, absolument tout la passionnait. Elle sentit un certain enthousiasme alors qu'elle s'immaginait tout ce qu'elle pourrait faire. Maintenant c'était sur ; elle serait Mécanicienne. Hors de question qu'elle abandonne cette voie.
    Lorsque l'aiguille de sa montre indiqua 15h30, l'adolescente se releva. Il était temps de partir. Mais avant de se relever, elle jeta un œil dans son carnet ; elle y avait recensé tout un tas de croquis d'objets, tout un tas de choses qu'elle pourrait inventer dans le futur. Elle rangea précieusement ce petit carnet dans la large poche de son manteau. Elle le conserverait avec elle aussi longtemps qu'il le faudrait. Le petit Passerouge vint se percher sur la tête de l'adolescente, comme s'il se sentait déjà bien avec elle. Il fallait pourtant dire qu'Iris ne paraissait pas des plus accueillante ; le sommeil avait décoiffé ses cheveux et ses vêtements étaient froissés. Pourtant, elle ne portait pas sur son visage cette mine renfrognée qui la caractérisait tant. Peut-être cela aidait-il, après tout. Sapphire vint tapoter les jambes de l'adolescente pour que cette dernière la prenne dans ses bras, comme elle avait l'habitude de le faire. Quant à Diana, elle vint flotter aux côtés du visage de sa dresseuse, toujours vexée que cette dernière lui aie lancé un caillou au visage. À ce moment, entourée de ses Pokémons, l'adolescente se sentait bien. C'était marrant, mais elle avait parfois l'impression d'être plus sociable envers les pokémons qu'envers les autres adolescents. Une brise fraîche vint soulever les cheveux d'Iris, agitant son manteau en tout sens. Elle poussa un long soupir, tandis qu'elle effectuait quelques pas vers la sortie du parc. Elle avait envie de s'aventurer en ville, puisqu'elle n'en avait pas eu le temps depuis son retour. Elle marchait doucement, prudemment, ses jambes encore tremblottantes. Lorsqu'elle se reposait, elle prenait soin de délier au maximum ses jambes, pour ne pas que celles-ci se retrouvent bloquées et lui causent une douleur attroce. Elle gardait toujours cette crainte que ses jambes se bloquent, se paralysent définitivement. Elle tentait quelques petits exercices sportifs afin d'habituer ses jambes, mais elle avait toujours beaucoup de mal.

    Iris et sa petite équipe atteignirent la ville en bien moins de temps qu'elle ne l'aurait pensé. En cours de route, elle avait croisé du monde, des personnes de son dortoir comme des connaissances à elle, mais elles n'avaient pas paru la reconnaître. Aussi avait-elle passé leur route, ignorant complètement Iris qui, désormais, sentait l'énervement bouillonner en elle. Certes, elle n'était pas quelqu'un de très sociable mais... quand même, lorsqu'elle avait des proches, elle y tenait ! Alors elle s'avança en ville, traînant des pieds en bougonnant, sous l'oeil interrogateur de Sapphire et les silencieux rires moqueurs de Diana. Se moquer l'une de l'autre, la Feuforêve et sa dresseuse savaient faire. Elles s'envoyaient constamment des piques, se provoquaient, il n'y en avait pas une pour rattraper l'autre. Et pourtant... pourtant elles s'adoraient. Elles étaient très proches, et l'une comme l'autre feraient tout pour se protéger. Sapphire était la deuxième arrivée dans l'équipe, petite Chinchidou rencontrée lors d'une sortie à Volucité. L'adolescente l'avait trouvée dans une ruelle, et avait aidé Sapphire en confiant un autre Chinchidou que la Pokémon avait retrouvé blessé à l'un des nombreux centres pokémon de la ville. Elle était extrêmement vive, elle ne tenait pas en place. Mais elle était aussi très douce et protectrice, puisque c'était elle qui s'était souvent occupée de l'oeuf du Passerouge. Quant à ce dernier, d'ailleurs... l'adolescente réfléchissait toujours à un surnom. Puisqu'elle s'était lancée dans un thème évoquant les Pierres précieuses pour les nom de ses deux autres Pokémons, pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ?
         Mais elle se décida à remettre cette réflexion à plus tard lorsque ses yeux furent attirés par une imposant affiche. Une affiche d'A2P... Iris eut un sursaut. Elle avait oublié cette association jusqu'à maintenant. Enfin, elle avait la tête a penser à d'autres choses, en réalité... Intriguée, elle approcha un peu plus de l'affiche. Elle se remémorait tous les évènements passés ; la manifestation, la guerre entre A2P et Palladium, et les habitants neutres qui voulaient que tout cela s'arrête parce que ça perturbait leur tranquilité... pour sa part, Iris se rangeait du côté d'A2P. Fut un temps, elle se serait sans doute rangée du côté de la neutralité. Mais... avec tout ce qu'elle avait apprit, son attachement pour les Pokémons ainsi que les évènements passés... elle était de tout cœur avec l'association souhaitant préserver les Pokémons. Aussi jeta-t-elle un regard curieux en direction de cette affiche. Elle faisait la promotion d'A2P, présentait l'association... mais elle demandait également de l'aide ! Lorsqu'elle vit cela, Iris ouvrit de gros yeux. Pour quoi donc l'association avait-elle besoin d'aide ? D'autres affiches de ce type semblaient avoir été placardées un peu partout, ce qui fit hausser un sourcil à Iris. Elle était intriguée, et en même temps... elle se montrait méfiante. Pas envers l'association, non ! Elle avait simplement peur que les initiatives d'A2P ne viennent être contrariées par des membres de Palladium. L'enthousiasme de la brune redescendit, de même que son énervement s'estompa. Tout ceci fut remplacé par une intense concentration, ainsi qu'une légère méfiance. L'affiche disait :

« Ces derniers temps la SPP (Société Protectrice des Pokémons) a vu de nombreux Pokémons débarquer en même temps, un arrivage innattendu ! Nous avons besoin du maximum de volontaires possibles pour aider à soigner les Pokémons, à les nourrir, les prendre en charge... »

    La fin du message donnait le lieu de rendez-vous, les coordonnées, et précisait que plus d'informations seraient données une fois les volontaires rassemblés. Iris devait avouer que tout ceci l'intriguait. Tout un tas de questions se bousculaient dans sa tête ; qu'était-il arrivé pour que d'un seul coup, une vague de Pokémon débarque ainsi ? Perte de dresseurs, abandon ? La Mentali était extrêmement curieuse. Et elle se sentait l'envie d'apporter son aide à l'association. C'est pourquoi elle arracha une feuille de son carnet, notant tous les renseignements donnés sur l'affiche. Puis elle regarda respectivement ses Pokémons, et, sans véritablement attendre leur approbation, elle se mit en marche.
        Elle gagna les lieux quelques minutes plus tard. Il s'agissait d'un bâtiment assez accueillant, bien entretenu, aux portes grandes ouvertes. En prêtant l'oreille, Iris pouvait entendre un brouahaha assez conséquent ; ce qui la fit tiquer. Elle écarquilla les yeux, et, Sapphire toujours dans ses bras, elle s'élança en direction de l'entrée. Brusquement, elle s'arrêta sur le seuil. Passant la tête dans l'encadrement de la porte, elle put apercevoir, la mine effarée, quelques personnes qui courraient après des Pokémons turbulents, tandis que d'autres grognaient, refusaient de se laisser approcher malgré leurs blessures ou leur état traduisant une faim conséquente. L'adolescente fut très surprise, voire même inquiète par ce à quoi elle assistait. L'espace d'un instant elle n'osa pas poser le pied à l'intérieur du bâtiment. Elle souffla un grand coup, et se hâta d'entrer. Mais elle fut tout de suite perdue, déboussolée. Qui était la personne qu'elle devait voir, au juste ? Où devait-elle aller ? Ne s'était-elle pas trompée d'endroit ? Les lieux avaient pourtant tout de semblable, tout d'un endroit destiné à accueillir des Pokémons. Heureusement, quelque chose mit fin aux interrogations de la jeune fille. Non loin d'elle, une femme lui adressait de grands signes de main, alors qu'elle se trouvait entourée de quelques personnes. Haussant de nouveau un sourcil, l'adolescente s'approcha avec prudence, prenant soin de ne pas trébucher ou percuter un Pokémon. Elle vint se tenir près des autres, alors que la femme lui ayant adressé des signes s'approcha d'elle. Elle était plutôt petite, en tout cas Iris la dépassait. Elle avait de longs cheveux noirs qu'elle avait attachés en un chignon maladroit, et de petites lunettes rondes posées sur le bout de son nez. Elle portait une chemise noir bien ajustée ainsi qu'un jean bleu, le tout surmonté par une blouse qu'elle n'avait visiblement pas prit le temps de boutonner. Elle tendit la main à l'adolescente, lui adressant un sourire chaleureux qui parvint à détendre Iris. Elle lui rendit son sourire, bien que son visage se trouvait encore légèrement crispé.

« -Tu arrives au bon moment, j'allais justement présenter la situation aux autres volontaires ! commença la jeune femme, sur une voix se voulant enjouée mais qui était étranglée par le stress. Je suis Lise, je suis membre de l'association A2P et je fais partie de ceux qui aident la SPP. Tu es ?
-Iris.
-Enchantée ! Prend vite place à côté des autres j-je vais vous énoncer la situation. »

   L'adolescente put voir que la jeune femme était distraite, scrutant les alentours avec attention. Pour le moment, les choses semblaient s'être calmées, le brouhaha s'était atténué. Mais... Lise ne paraissait pas en confiance. Faisant face aux quelques volontaires -ils étaient six, en tout-, elle prit une grande inspiration. Un petit Mimantis était venu se cacher derrière sa jambe, visiblement apeuré.

« -Bon ! Comme vous avez pu le constater, la SPP a eu un arrivage imprévu de Pokémons, et il commence à y en avoir un peu trop pour qu'ils puissent parvenir à tous s'en occuper. C'est pourquoi notre association s'est occupée de trouver des volontaires pour nous aider à prendre soin de tous ces Pokémons. Nous comptons vraiment sur votre présence. Pour vous expliquer plus en détail la situation, tous les Pokémons recueillis sont reconnus comme étant portés disparus dans la base de donnée. C'est pourquoi, en plus de les soigner, de s'occuper d'eux, il va également falloir que l'on retrouve leurs maîtres. Ils doivent sans doute se faire du souci pour eux... Et j'ai oublié de préciser une dernière chose ! »

    Coupant la jeune femme, un grognement retentit, suivi d'un cri apeuré. Lorsque tous se retournèrent, ils purent voir avec stupéfaction qu'un Caninos avait tenté de mordre une jeune femme, qui voulait pourtant s'occuper de lui. Elle avait reculé, et cette fois, c'était elle qui refusait d'approcher le Pokémon.

« -...il se pourrait que la quasi-totalité des nouveaux arrivants soit agressive... »

    Iris se pinça les lèvres. Si tous les Pokémons recueillis se montraient agressifs, pas étonnant qu'ils aient du mal... Iris avait peu confiance, mais elle espérait pouvoir aider de son mieux. Peut-être que ses Pokémons aideraient à calmer les autres recueillis ? En tout cas, c'est ce qu'elle espérait de tout son cœur. Pour finir son discours, Lise conseilla aux volontaires de se mettre par binômes, puisqu'il y avait déjà d'autres volontaires. Elle assura que par deux ou à plusieurs, ils auraient plus de facilités à s'occuper des Pokémons, et pourraient faire plus attention. Elle qui préférait être seule en général, Iris dû avouer qu'elle n'était pas contre l'idée d'un partenaire. Cependant, parmis les volontaires, elle semblait être la plus jeune de tous...

HRP:
 
Iris Danford
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La maman du petit Baggaïd est attendue en caisse | Erika Uchida

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Adulte Artiste Geisha

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Sujet: Re: [Mission] La maman du petit Baggaïd est attendue en caisse | Erika    Mer 20 Juin - 21:26

La maman du petit Baggaïd est attendue en caisse
Mission Intrigue
Ft. Iris Danford

au QG de la SPP
le 20 juin 2018


Erika était véritablement au coeur d'une tempête monstrueuse. Des pokémons et leur soigneurs improvisés couraient en tous sens et la Geisha était présente debout dans l’attente des explications nécessaires à son intervention. Elle se demandait ce qu’elle pouvait bien faire là et reporta encore une fois la faute sur sa mentor Kaede. Elle était arrivée ce matin, un grand sourire peint sur son visage, affirmant avec joie qu’elle avait une mission à donner à sa disciple. La jeune femme ne si laissait pas prendre il devait encore s’agir d’une affaire étrange, comme pour Noël dernier où elle avait finit par devenir coursier. Sa mentor lui expliqua donc que A2P avait été dépêché par la SPP pour recruter des volontaires qui aideraient au soin d’un nouvel arrivage de pokémons assez conséquent. Chose extraordinaire en cette période scolaire. L’été n’était pas loin mais nous n’étions pas dans la période des abandons pour cause de vacance.

Erika sentais ses poils se redresser à la seul mention de cet acte odieux. Elle ne comprenait pas comment l’on pouvait abandonner son pokémon sous prétexte que celui-ci leur prenait trop de temps et les empêchait de s’amuser au bord de la plage. Il fallait être profondément sans cervelle, encore moins qu’un Psykokwak (pourtant peu réputé) pour faire ça. Pourtant le monde semblait fonctionner ainsi d’une manière si cruelle et illogique. Le nombre d’abandon allait grandissant l’été comme si se débarrasser du surplus était une chose logique à faire en période estival. Le soleil haut dans le ciel devait taper assez fort pour provoquer un tel engouement. Etait-ce un réflexe psychologique ? On pouvait se poser la question. Y avait-il une réelle légitimité à ce genre de chose ? Pouvait-on réellement justifier le fait qu’abandonner son compagnon de vie, innocent, sans défense, parfois loin de son état naturel était normal et tout à fait légitime ? Pour Erika c’était tout bonnement impossible, les psychologues ou une quelconque personnalité scientifique, pouvait bien lui dire le contraire pour elle il s’agissait d’une pure cruauté. Que les plus jeunes le fasse passe encore, il avait la couverture de l’idiotie enfantine et sans doute des parents totalement irresponsables mais pour les adultes il n’y avait aucune bonne raison. BREF inutile de s’étendre sur ce genre de sujet, la jeune femme n’était pas là pour ça et elle n’en avait pas la force non plus. Ses nerfs étaient déjà soumis à rude épreuve dans une ambiance aussi bruyante est désorganisé. Certes elle n’était pas des plus heureuse d’être là, mais elle savait que c’était pour la bonne cause. Elle savait ne pas avoir le coeur assez accroché pour faire directement partie de A2P (elle frapperait le pauvre inconscient qui viendrait abandonner son pokémon à l’association) mais été heureuse de faire partie de l’Association des Geishas qui contribue au soutien d’une telle organisation. Oui, les Geishas luttaient également pour que le monde soit en parfait harmonie et que les humains et les pokémons se comprennent totalement. Leurs danses en étaient le parfait exemple, sans une confiance et un travail acharné de la part du pokémon et de son humain ou ne pouvait pas atteindre une telle harmonie, une telle perfection qui rendait heureux quiconque leur portait un regard.

La fameuse Lise, celle qui avait accueilli Erika à son arrivé dans le bâtiment se décida à intervenir une fois un calme à peu prêt installé. Il fallait bien avouer que la petite femme ne semblait pas très à l’aise pour se présenter en public ainsi.

▬ Bon ! Comme vous avez pu le constater, la SPP a eu un arrivage imprévu de Pokémons, et il commence à y en avoir un peu trop pour qu'ils puissent parvenir à tous s'en occuper. C'est pourquoi notre association s'est occupée de trouver des volontaires pour nous aider à prendre soin de tous ces Pokémons. Nous comptons vraiment sur votre présence. Pour vous expliquer plus en détail la situation, tous les Pokémons recueillis sont reconnus comme étant portés disparus dans la base de donnée. C'est pourquoi, en plus de les soigner, de s'occuper d'eux, il va également falloir que l'on retrouve leurs maîtres. Ils doivent sans doute se faire du souci pour eux... Et j'ai oublié de préciser une dernière chose !

Le discours fut coupé par un grondement sonore et un crie de terreur qui fit se retourner la foule sur un Caninos qui dans un aimable sourire semblait avoir essayer de mordre sa soigneuse qui avait reculé de plusieurs pas pour ne plus du tout approcher le pokémon.

▬...il se pourrait que la quasi-totalité des nouveaux arrivants soit agressive…

Erika faillit lâcher un juron, il ne manquait plus que ça. En plus de devoir soigner des pokémons blessés il fallait espérer ne pas ressortir avec des blessures. Qu’avait-on fait à ses pauvres créatures pour qu’elles réagissent ainsi. Par chance Erika avait une idée sur l’administration des traitements et elle était étonné que personne n’y ait pensé avant. Certes cela n’était pas le mieux mais cela restait un moyen sûr d’approcher le pokémon. Elle avait déjà dû recourir à ce genre de méthode extrême quand sa pauvre Cloé allait mal. Son coeur se serra un peu plus à cette seule pensée. Elle lui manquait cette petite, mais il fallait bien qu’elle vive sa vie aussi. Elle ne pouvait pas toujours jouer les mères poule (surtout qu’elle n’était pas sa mère).

▬ Je vous conseil de vous mettre à deux, se sera plus simple pour… les soins.

Erika pensa intérieurement que c’était surtout beaucoup plus simple pour faire du catch avec les pokémons au besoin. Une personne le tien et l’autre administre le traitement. Décidément cette Lise n’avait pas le don de mettre en confiance ses volontaires. La Geisha dévisagea quelque peu ses nouveaux camarades du jour, il n’y en avait que cinq. Il fallait dire que ce n’était pas beaucoup et certainement pas le nombre suffisant pour s’occuper de toute cette ménagerie. Il y avait beaucoup de personnes un peu plus vieux que son âge (Erika vieille? jamais elle était la deuxième plus jeune du groupe) mise à part une jeune fille un peu à l’écart qui avait tout d’une académicienne. Elle était même très jolie de se que pouvait voir la Geisha, de long cheveux noir qui ferait pâlir les apprenties qui était au Théâtre. C’est tout naturellement qu’elle se glissa jusqu’à elle, évitant soigneusement le “bonjour” d’un homme qui semblait beaucoup trop attiré par le décolleté que lui faisait son kimono.

▬ Bonjour, je suis Erika, ça ne dérange pas si on travail ensemble aujourd’hui ?

Elle fit son plus charmant sourire, évitant d’ajouter à sa phrase un “j’ai l’habitude de travailler avec les jeunes de l’académie” qui aurait pu paraître profondément ringard. Décidément la jeune femme était toujours confronté à l’image de sa vieillesse. Il était loin le temps ou elle était l’idole des jeunes. Il était d’ailleurs certains que la même génération que la jeune fille ignore son nom. C’était plaisant car à son arrivé sur l’île elle avait espérer une telle chose mais parfois cela lui déplaisait. On était loin de l'effervescence des journalistes même après sa grande conférence de presse. Oh il y avait toujours quelques articles dans les journaux ici et là mais ce n’était rien de comparable à “la grande époque” comme elle aimait l'appeler. Le genre d’époque que les vieux mentionne quand ils parlent à des gamins; il fallait que Erika renouvelle son vocabulaire. Elle remarqua d’ailleurs que la petite jeune la dévisageait de la tête au pieds, apparemment sa tenue était étrange, pourtant non. Elle portait un magnifique kimono blanc brodée de fleurs de cerisier d’un rose éclatant, ses cheveux étaient ramené en une queue de cheval dont le chouchou rose était assortie à son vêtement, elle avait d’ailleurs pris soin de placer une barrette représentant une fleur de cerisier dans ses cheveux pour ajouter plus d’élégance.C’était peut-être trop pour son âge (qu’avait-elle avec ça aujourd’hui ?), elle s'explique toutefois sur sa tenue.

▬ Je fais partie des Geishas de Lansat, c’est pour ça le Kimono. Je vais peut-être avoir besoin de l’une de leur blouse blanche ils doivent bien avoir quelques tenues à nous prêter et des gants aussi… renforcés ce serait mieux.

Son regard se dirigea sur le Caninos de tout à l’heure qui ne s’était pas détaché de son magnifique sourire luisant. Belles canines ! Il ne semblait pas en trop mauvaise santé celui-la à moins qu’il meurt de faim et qu’il veut croquer un peu de bénévole.

Lise frappa des mains, comme une maîtresse d’école l’aurait fait devant la classe de ses nouveaux élèves au milieu de la récré.

▬ Bien, bien, maintenant je vais vous donner les dossiers des pokémons à votre charge. À vous de les retrouver et de les prendres sous votre aile. Prenez ce dont vous avez besoin sur les tables ou au vestiaire la-bas et placez-vous dans un petit coin de la salle pour éviter de déranger tout le monde.

La Geisha hocha la tête prenant la petite pile de dossier que la bénévole à lunette lui tendait. Elle se retourna alors vers sa nouvelle partenaire du jour.

▬ Super ! Il y a plus qu’à se lancer, mais dit-moi tu t’appelle comment ? Et une autre question importante pour aujourd’hui quelles sont tes pokémons ? Je pense qu’on va avoir d’un petit coup de main.

Pour mettre un plan en place il fallait avoir toutes les cartes en main et la Geisha comptait bien profiter des fameux spore de sa Prismillion ou encore des décharges électrique de sa Pikachu pour réussir à gérer la situation.

HRP:
 
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Sujet: Re: [Mission] La maman du petit Baggaïd est attendue en caisse | Erika    Ven 22 Juin - 18:44


Je vais révolutionner la technologie en inventant les meilleurs gadgets qui soient.
-Bonjour, je suis Erika, ça ne te dérange pas si on travaille ensemble aujourd’hui ?

    La brune haussa un sourcil. Elle ne s’était pas attendue à ce que quelqu’un vienne l’aborder, à vrai dire. Elle aurait pensé devoir gérer seule les Pokémons qu’on lui confierait, et pour une fois, Iris n’avait pas envie de travailler seule. A vrai dire, avec la réaction du Caninos… la Mentali avait du mal à rester sereine. Aussi Iris accepta t-elle. Celle qui était venue l’aborder paraissait plutôt jeune, et se montrait déjà amicale envers l’adolescente. Même si la jeune fille devait avouer que la tenue de son interlocutrice la laissait légèrement perplexe. Venir en kimono pour une tâche pareille… ceci avait vraiment de quoi interloquer Iris. Mais Erika lui expliqua qu’elle faisait partie des Geishas de lansat, ce qui faisait tout de suite sens. Les Geisha… Iris avait déjà eu l’occasion d’en entendre parler, mais jamais elle n’en avait rencontré une. L’adolescente la trouvait très jolie, et doté d’une certaine grâce qu’elle se surprit à envier.
         Après avoir de nouveau réuni tout le monde, Lise confia à chaque personne présente trois dossiers, ce qui fit un total de six pokémon pour le petit duo. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’ils ne soient pas tous aussi agressifs que le Caninos… même si, avec les dires de Lise, Iris avait du mal à se convaincre du contraire. Mais il ne fallait pas se focaliser là-dessus en premier. Etudier les dossiers, trouver les pokémons, s’en occuper… et après, espérer se mettre à la recherche de leurs maîtres respectifs. Iris se demandait quand même ce qui avait pu leur arriver. S’ils étaient portés disparus, pourquoi étaient-ils aussi agressifs ? Maltraitance de la part des maîtres qui avait entraîné la fuite du pokémon ? Simple disparition ? Tant de questions qui se disputaient dans la tête de l’adolescente. Elle ne pouvait pas concevoir que l’on abandonne des Pokémons, ou qu’on les maltraite. Elle qui les aimait tant… voilà ce qui la poussait encore plus à apporter son aide à A2P. Certes, Iris ne favorisait pas non plus le conflit qui opposait l’association à Palladium, mais si c’était nécessaire pour stopper ces derniers, ou simplement leur faire prendre conscience… alors Iris ne voyait pas de raison de s’y opposer. Elle s'apprêtait à feuilleter les dossiers, quand Erika s’adressa de nouveau à elle, la tirant de sa concentration. Dans la surprise, Iris manqua de lâcher les feuilles. Elle grimaça.

-Je… m’appelle Iris.

    Elle marqua une pause, l’air demeurant visiblement toujours mécontent. Néanmoins, elle se força à sourire légèrement, sourire paraissant plus gêné qu’autre chose. Il fallait qu’elle se montre sociable, autrement Erika aurait tôt fait de la laisser tomber. Elle reprit.

-Je suis élève à l’académie de Lansat, Pokémon Community. Je suis le parcours mécanicien… j’espère que ça permettra d’aider un peu les Pokémons ici.

     Il est vrai que pour ce genre de tâche, un médecin aurait sans doute été plus efficace, mais peu importe. Iris comptait faire de son mieux. Sans vraiment répondre, elle tira de ses poches les Pokéballs de sa starter, sa Chinchidou et son Passerouge nouvellement arrivé. L’air détaché, elle les lança, une par une. Diana vint flotter à côté du visage de sa dresseuse, Sapphire commença à tourner tout autour de l’adolescente et de la jeune femme tandis que le Passerouge vint se poser sur la tête d’Iris, ce qui la fit tiquer. Autour, des yeux se posaient sur la Chinchidou au pelage bleu, et la Feuforêve à la robe blanche. Il était vrai que des pokémons possédant de telles couleurs n’étaient pas des plus communs…
          Puis, la jeune fille fit quelques pas, s’éloignant. Elle tira une chaise se trouvant autour d’une petite table ronde, puis fit signe à Erika de la rejoindre. Elle disposa les dossiers qu’on lui avait confié devant elle, de sorte à ce qu’elle puisse tous les voir. Parmis les pokémons dont elle devrait s’occuper, il y avait un Capumain, un Tarsal et un Evoli. Iris s’empara d’abord du dossier du pokémon Singe. Il était mentionné que ce Pokémon n’était encore qu’un bébé, et qu’il avait été retrouvé égaré dans une rue, maigre, affamé, et couvert d’égratignures. Selon les informations, son dresseur, ou sa dresseuse, aurait travaillé dans un café de Lansat, et y travaillerait encore à ce jour. Et… c’était tout ce que l’on savait. Pas de nom, d’âge, de sexe… juste un job. Iris haussa un sourcil, effarée. C’était vaste, comme information… mais il en allait de même pour les deux autres Pokémons. La ou le propriétaire de l’Evoli travaillerait dans une boutique de vêtements, et la ou le propriétaire du Tarsal serait un marin du port de Lansat. Et apparemment, c’était la même chose en ce qui concernait Erika... Heureusement, la ville n’était pas non plus immense et fouiller les divers cafés et diverses boutiques ne devraient prendre que quelques heures. Quand au port... il faudrait certes interroger les marins des divers quais, mais cela ne durerait pas une éternité. Soupirant, Iris appuya ses deux mains sur la table, et porta un regard sérieux sur Erika.

-Je propose d’abord qu’on aille chercher les différents pokémons qui nous ont été confiés. Ensuite, on fouille leur base de données, puis on va chercher dans les divers endroits. Ca te va ?

    Puisque Erika parut approuver, l’adolescente se leva. Faisant signe à ses Pokémons de la rejoindre, elle reprit ses dossiers et s’approcha des diverses tables où étaient disposés quelques outils. De la nourriture, du matériel de soin… Iris récupéra deux petits sacs dans lesquels elle mit tout ce qu’il y aurait besoin. Des bandages, des sprays, quelques sachets de nourriture, mais aussi de quoi bricoler pour elle, au cas où. Elle tendit ensuite un sac à la jeune femme, en vérifiant qu’il y avait bien tout. Si parfois Iris se montrait nonchalante ou négligente, elle pouvait également faire preuve de beaucoup de sérieux et de rigueur, comme maintenant. Elle allait se retourner vers Erika afin de lui demander par qui elle voulait commencer, puisqu’elle lui avait fait voir ses dossiers, quand un fracas assourdissant se fit entendre. L’adolescente sursauta, écarquillant les yeux. Le bruit paraissait venir des cuisines, auxquelles on accédait par une immense porte à deux battants. Les Pokémons de l’adolescente tournèrent la tête en même temps qu’elle. A grands pas, elle commença à se diriger vers les cuisines, sans oublier de signaler à Erika de la suivre. Autour d’elle, les différents volontaires et membres de l’association s’occupaient de leurs Pokémons, parfois avec beaucoup de peine. Certains paraissaient tout à fait amicaux ; mais ceux des volontaires l’étaient beaucoup moins. Il ne fallait pas se fier à l’adorable bouille que possédaient la plupart des créatures portées disparues, elles étaient tout aussi féroces. Iris se mordit la lèvre, grommelant. Elle espérait que ses “patients” ne lui donneraient pas trop de fil à retordre…
    D’un geste vif et pressé, Iris poussa la porte des cuisines, dont les deux battants cognèrent contre les murs. A l’intérieur de la pièce se trouvaient trois personnes : deux hommes en tenue de cuisinier, ainsi qu’une femme qui devait approcher la trentaine. L’un des deux hommes devaient être âgé d’une quarantaine d’années. Il n’était pas très grand, mais tout en muscles. Une épaisse barbe brune lui mangeait le menton, alors que les traits de son visage étaient crispés par l’énervement. L’autre homme ne devait être qu’un peu plus âgée qu’Iris, de deux ou trois ans au maximum. Il semblait beaucoup plus frêle et mince, et dépassait d’une tête et demie son aîné. Ses courts cheveux blonds étaient ébouriffés sur son crâne, et ses pâles yeux verts fixaient avec appréhension la même direction que les deux autres personnes. La dernière, d’ailleurs, étaient une femme à la silhouette plutôt fine mais qui semblait malgré tout robuste. Elle devait approcher la trentaine, alors que ses cheveux bruns étaient remontés en un chignon impeccable sur son crâne. Elle tenait en main une sorte de calepin, et si les deux hommes étaient vêtus d’uniformes de cuisiniers, elle, portait une tenue plutôt stricte : une jupe mauve tirant sur le gris, carré, lui arrivant sous les cuisses, ainsi qu’un veston de même couleur. Ses pieds étaient lottis dans une paire de chaussures à talons fins, et une paire de petites lunettes carrées était posée sur le bout de son nez. Mais Iris ne s’attarda pas vraiment sur ces trois personnes. A peine pénétra t-elle dans la pièce que ses yeux se posèrent sur ce qui paraissait être le responsable de tout ce brouhaha : un capumain. Il était perché au sommet d’une étagère, dévisageant les cinq occupants de la pièce avec un regard gorgé d’agressivité. Iris jeta un oeil à son dossier, le comparant avec le petit singe. Tout coïncidait. Comme le pokémon dont elle devait s’occuper, le bipède au pelage mauve était extrêmement maigre, couvert d’égratignures et possédait une plaie au dessus de son oeil gauche. La femme posa sa main contre l’épaule d’Erika, l’air peu rassuré. Elle regarda respectivement la geisha et la Mentali.

-C’est… c’est vous les volontaires dépêchés par A2P ? Vous tombez bien… fit-elle, la voix légèrement tremblante. Serait-ce à vous que l’on a confié le dossier de ce capumain ?

    L’air calme, Iris adressa un signe de main en direction de leur interlocutrice, qui posa un regard surpris sur elle. La brune lui montra le dossier.

-C’est à moi. Mais Erika et moi travaillons ensemble pour nous occuper des Pokémons confiés, parce que c’est plus simple, surtout s’ils sont aussi agressifs qu’on nous l’a garanti, déclara l’adolescente d’une voix assurée.
-Eh bien… bégaya la femme. Ce Capumain là est arrivé hier, dans l’après-midi. Nous avons tout essayé, les soins, la nourriture… mais il refuse de manger, et dès que nous approchons du matériel de lui il crie et frappe. Il s’est réfugié dans la cuisine et il refuse de descendre de son perchoir depuis. Il attrape tout ce qu’il peut et il nous le lance, nous ne pouvons même pas l’approcher sans risquer de nous blesser…

    Sans répondre, la Mécanicienne porta son regard sur le petit singe. Il était dans un état lamentable, et elle eut un petit pincement au coeur. Ses dresseurs étaient-ils responsables de l’état du Pokémon ? Ils devraient avoir honte, si c’était le cas. Comment pouvaient-ils manquer de coeur au point de laisser leur Pokémon dans un état pareil, surtout un bébé ? Définitivement, Iris ne supportait pas l’idée que des dresseurs puissent n’avoir aucun scrupule à abandonner leurs protégés. Elle espéra que le Capumain s’était perdu et blessé seul. Elle ne pouvait imaginer qu’on puisse maltraiter un Pokémon de la sorte. Elle croisa les bras, prenant une grande inspiration. Se tournant vers la femme et Erika, elle s’adressa à elles d’une voix étonnamment faible, comme étranglée par la crainte.

-Je vais voir ce que je peux faire pour le faire descendre de là…

    Elle se perdit dans ses pensées. Elle réfléchissait à une manière d’attirer le petit Singe ici, sans risquer qu’il ne se blesse ou blesse les autres. Pour ce qui était d’avancer vers lui, elle pouvait déjà abandonner cette option. Pareil pour ce qui était de l’attirer avec de la nourriture. La brune tiqua. Elle ne voyait pas par quel moyen elle pouvait le faire descendre… à moins que. Elle regarda sa petite équipe, qui se tenait sagement derrière elle, le passerouge cette fois perché sur son épaule. Diana somnolait, Sapphire souriait d’impatience. Iris fut comme frappée d’un éclair de génie. Il refusait d’approcher les humains, mais… qu’en était-il des pokémons ? Le visage de la brune fut étiré d’un sourire malicieux. Elle fit signe à sa Chinchidou de venir vers elle, tandis qu’elle s’acroupissait afin d’être à sa hauteur. Elle murmura quelque chose à l’oreille du Chinchilla au pelage bleu, puis toutes deux s'adressèrent un clin d’oeil. Les trois occupants de la pièce observaient Iris, ainsi qu’Erika. Tous semblaient attendre. Mais, d’un signe de main, l’adolescente les rassura, faisant comprendre qu’elle avait la situation sous contrôle.
         Gambadant entre les meubles et le plan de travail, Sapphire finit par faire face à l’étagère sur laquelle était perché le Capumain. Tous deux s’observèrent. Le singe la dévisageait d’un oeil méfiant et curieux, tandis que la Chinchidou lui adressait des signes avec sa patte. Un long silence gagna la pièce, silence durant lequel personne ne bougea ou ne dit mot. Et, d’un coup, le Capumain, bien que l’air peu serein, bondit de son perchoir. Le chef cuisinier s’apprêta à courir vers le Pokémon, l’air agacé, mais Iris le retint en lui posant une main sur l’épaule. En observant de nouveau le singe, Iris put lire quelque chose de nouveau dans ses yeux. De la peur. Il avait peur. Elle eut un nouveau pincement au coeur. Un tel sentiment n’avait rien d’étonnant. Il avait perdu ses maîtres, et il se trouvait dans un endroit qu’il ne connaissait pas, où il n’avait aucun repère. Qu’il soit terrifié était quelque chose de normal, surtout pour un bébé. Iris vit qu’il s’apprêtait à attaquer la Chinchidou, mais contrairement aux autres qui parurent se crisper, elle ne broncha pas, gardant ses bras croisés et son air impassible. Puis, Sapphire se mit à chanter. Un chant d’une douceur incroyable, presque soporifique, qui fit bâiller toute l’assistance, même Iris. La queue du Capumain se baissa, tandis qu’il battit par plusieurs fois des paupières. Il tituba, avant de s’écrouler de tout son long sur le sol, ronflant bruyamment. Un sourire victorieux se dessina sur les lèvres de la brune, tandis que tous les autres poussèrent un soupir soulagé. La Mentali se précipita vers les deux Pokémons pour récupérer le petit singe dans ses bras. Elle lui caressa doucement la tête, avant de revenir vers les autres.

-Merci beaucoup mademoiselle, vous avez été… surprenante, s’exclama la femme, soulagée. Pendant un instant, j’ai cru que vous ne saviez pas ce que vous faisiez. Utiliser berceuse était quelque chose à laquelle nous n’avions même pas pensé… au fait, mon nom est Samantha Hemrald, je suis membre de la SPP mais j’aide également souvent A2P. N’hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit, je serais ravie de travailler avec vous deux.

    Suite à cela, et remerciées par les cuisinier, Iris et sa binôme regagnèrent la salle principale. Plus détendue, Iris put s’attarder sur les détails qu’elle n’avait auparavant pas remarqués. Les murs de la pièce étaient peints de blanc, alors que le sol était fait d’un parquet gris-bleu parfaitement lustré. De nombreux meubles et bureaux étaient disposés ça et là, ainsi que des tables sur lesquelles travaillaient des volontaires et des membres des deux associations. Des cadres étaient accrochés un peu  partout, tandis que de nombreuses plantes de toutes tailles se trouvaient disposées aux quatre recoins de la salle. Des caisses, des parcs, des jouets, des tapis occupaient également l’endroit. Les Pokémons les plus sereins y reposaient. Le fond de la pièce était le coin où se situaient la plupart des ordinateurs, ainsi qu’un escalier donnant sur l’étage.
         Iris et Erika s’installèrent sur un tapis de laine, en compagnie de leurs Pokémons respectifs. S’agenouillant, Iris plaça le Capumain endormi sur les genoux de sa camarade, tandis qu’elle posait son sac à côté d’elle. Elle en sortit un produit désinfectant, une paire de ciseaux et quelques bandages, ainsi qu’un petit sachet de nourriture. Le regard concentré, elle commença par examiner les blessures du petit Pokémon. Il n’avait rien de bien grave, même si sa plaie au dessus de l’oeil semblait plus sérieuse que les autres. Iris entreprit de la désinfecter en première, profitant du sommeil profond qui avait happé le Capumain. Sapphire restait près d’elle, visiblement inquiète. La brune lui tapota le crâne afin de la rassurer, l’ébouriffant affectueusement par la même occasion. Elle appliqua le produit sur une compresse qu’elle utilisa sur la coupure, avec prudence. Le Capumain s’agita, mais ne se réveilla néanmoins pas. Iris, qui avait été surprise par le geste du Pokémon, eut un mouvement de recul, mais poussa un soupir de soulagement lorsqu’il se calma. S’il se réveillait avant d’être soigné, tout était fichu. Puis, la Mentali découpa une longue bandelette et entreprit soigneusement de panser la blessure. Elle s’attaqua aux autres égratignures qu’elle se contenta simplement de désinfecter, pour la plupart. Elle banda d’autres plaies, avant de reposer son matériel dans le petit sac. Soupirant, elle appuya ses mains contre ses genoux, attendant qu’il se réveille. Discrètement, elle observa Erika en silence. Cette dernière paraissait aussi concentrée qu’elle. Elles faisaient du bon travail, toutes les deux. Néanmoins, la brune se sentit mal et n’osa pas regarder sa camarade dans les yeux l’espace d’un instant. Elle avait peur de paraître trop directive, peur de tout monopoliser et de faire se sentir Erika inutile. Mais alors qu’elle s’apprêtait à prendre la parole, un peu gênée, le Capumain ouvrit les yeux. Il observa les deux filles respectivement, avec l’air inquiet. Lorsqu’il chercha à se débattre, Erika le retint fermement, sans pour autant être brute. Mais quand la brune approcha la main du Capumain, ce dernier tenta de la mordre. Elle grimaça. Intérieurement, elle se murmura de faire preuve de plus de prudence. Ouvrant le sachet de nourriture, elle en récupéra une petite poignée dans sa main, qu’elle tendit au Capumain. Il vint renifler légèrement, peu confiant. Iris en profita pour lui caresser la tête de l’autre main.

-Aller, mange, tu vas en avoir besoin. Tu dois être affamé… c’est pour ton bien, tu sais. N’aie pas peur.

    La voix d’Iris était extrêmement calme et apaisante, emprunte d’une extrême douceur. Elle fit un petit sourire qui se voulait amical. Le Capumain pencha la tête. Après un léger silence, il se mit enfin à manger. Et lorsqu’il eut achevé la poignée que lui tendait Iris, il chercha de nouveau de la nourriture. Alors qu’elle allait reprendre le sachet, il lui attrapa vivement et plongea presque sa tête à l’intérieur. Perplexe, l’adolescente l’observa manger, un petit sourire triste étirant ses lèvres. Il semblait avoir si faim… elle soupira, fermant les yeux l’espace d’un instant. Puis, somnolant, le Capumain fit quelques pas en direction de la jeune fille, et… s’effondra sur ses genoux. Le visage étiré par un sourire triste, l’adolescente caressa la tête du Pokémon, et soupira. Il n’avait rien d’agressif, au final. Il avait simplement besoin que l’on s’occupe de lui… Elle espéra alors qu’elles parviendraient, elle et sa camarade, à retrouver le dresseur du Capumain. Il devait lui manquer terriblement. L’attitude du Capumain n’avait rien qui pourrait laisser penser qu’on le maltraitait, et cela soulagea quelque peu  la Mentali. Elle berça le pokémon durant quelques minutes, puis elle et Erika se levèrent. Elle confia le petit singe à Sapphire, tandis qu’elle proposa à sa camarade de s’occuper d’un des Pokémons se trouvant parmis ses dossiers. Les deux filles s’organisèrent. Pour le reste de la journée, elles s’occuperaient d’un des pokémons d’Erika, puis d’un autre Pokémon du dossier d’Iris et finiraient par un dernier à la charge d’Erika. S’il leur restait du temps, elles se chargeraient des deux derniers Pokémons, même si Iris pensait consacrer le début de la soirée à feuilleter la base de données de l’association. Quant au recherches des dresseurs… Iris proposa à Erika de les débuter demain, après qu’elles aient achevé de s’occuper de tous leurs Pokémons. Fouiller les bases de données serait un bon début, mais il leur faudrait également inspecter les divers établissements de la ville.
         Les deux filles s’occupèrent donc du premier Pokémon apparaissant sur le dossier d’Erika. La brune laissa sa camarade gérer les choses, l’assistant et l’aidant lorsqu’elle en avait besoin. Cela leur prit une bonne demie-heure, et elles achevèrent de s’en occuper dans les alentours de 16h50. Elles se mirent donc à la recherche du Tarsal. Ce dernier se trouvait à l’étage, une pièce semblable au rez-de-chaussée. Elles eurent énormément de mal à approcher le Pokémon ; ce dernier faisait léviter tout ce qui s’approchait de trop près de lui. A première vue, il ne semblait pas blessé ou en mauvaise santé. Juste affamé, et apeuré. Encore plus que le Capumain. Iris avait de la peine chaque fois qu’elle voyait des Pokémons comme cela. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à un traumatisme, espérant de tout coeur que leurs dresseurs n’en soient pas à l’origine, que ce soit volontaire ou accidentel. Finalement, elle était parvenue à stopper le Tarsal en créant une diversion grâce à son Passerouge et à l’un des Pokémons d’Erika. Puis, elles l’avaient nourri et l’avaient emmené jouer avec le Capumain, réveillé de sa sieste. Les deux Pokémons s’étaient rapidement entendus, et à la grande surprise d’Iris, le Tarsal s’était montré plutôt timide. Les deux filles avaient laissé le Capumain et le Pokémon psy sous la surveillance de Sapphire et d’un autre Pokémons, et étaient allées s’asseoir quelques instants. La brune s’était effondrée sur la chaise, poussant un immense soupir. Ses bras étaient couverts d’égratignures provoquées par le Tarsal, et ses bras et jambes étaient prises de courbatures puisqu’elles avaient dû beaucoup marcher, et longtemps courir après le pokémon dont le dossier avait été confié à Erika. Iris soupira longuement. Elles faisaient du bon travail, et avoir la geisha comme binôme ne déplaisait pas à l’adolescente. Iris lui adressa un sourire fatigué, avant de se perdre quelques secondes dans ses pensées. Ces pokémons avaient eu beaucoup de chance d’être recueillis par la SPP, épaulée par A2P. Qu’aurait-il pu leur arriver si d’autres personnes les avaient retrouvés ? Songer à Palladium lui laissa un goût amer dans la bouche. Ils la rebutaient au plus haut point. Ici, ils étaient bien traités, et même s’il pouvait y avoir des brutes, ils semblaient tous posséder un coeur tendre. Iris en fut soulagée. Et, s’il y avait maltraitance, elle en toucherait deux mots aux propriétaires une fois retrouvés.

-Alors, vous vous en sortez ?

    Dans un sursaut, Iris leva la tête, qu’elle avait précédemment cachée entre ses deux bras. Lise venait de les rejoindre, elle et Erika, et avait tiré une chaise de sorte à s’asseoir près d’elle. Aucune expression ne se dessina sur le visage d’Iris. Simplement beaucoup de fatigue.

-Oui, surprenamment bien je dirais. Commença l’adolescente.
-Je suis rassurée, soupira Lise. J’ai cru voir que vous vous étiez déjà occupé de trois des Pokémons ? lls ne vous ont pas posé trop de problèmes ?
-Au départ c’était compliqué, mais finalement ils étaient moins féroces que nous le pensions, marmonna Iris. Ce qui me surprend le plus c’est que la quasi totalité de ces Pokémons soit-disant agressifs sont soit des bébés, soit de petits pokémons qu’on pourrait croire inoffensifs, comme un Tarsal par exemple.
-C’est vrai, fit Lise, l’air légèrement gêné. Elle passa une main à l’arrière de son crâne, rehaussant ses lunettes. L’arrivage que nous avions eu était imprévu, la majorité de ces Pokémons sont portés disparus. J’espère qu’ils n’ont pas été maltraités… beaucoup se montrent agressifs simplement parce qu’ils ont peur ou sont affamés, ou parce qu’ils sont blessés et refusent que qui que ce soit les approche. Mais au final, si on trouve le moyen de les calmer… ils deviennent adorables !

    L’adolescente partageait la pensée de la jeune femme. Elle avait pu en avoir la preuve à trois reprises. Lise et Erika échangèrent, et Iris se tut. Après cela, leur interlocutrice finit de nouveau par s’adresser à toutes les deux, s’exclamant.

-D’ailleurs, je crois avoir trouvé vos trois derniers protégés. Ils sont à l’étage ! Mais… ils n’ont pas l’air très en forme.

    Soudainement l’air pressé lorsqu’elle consulta sa montre, elle quitta sa chaise.

-N’hésitez pas si vous avez besoin d’aide, vous me trouverez au dernier étage. Son regard se tourna vers Iris. Vous êtes élève à la Pokémon Community, non ? Si vous avez besoin de passer la nuit hors de l’établissement parce que vous devez continuer de veiller sur les Pokémons, et commencer les recherches, ne vous en faites pas je m’occupe de tout. Je préviendrais l’académie en disant que vous êtes entre de bonnes mains s’il le faut.

    Iris fit un signe approbateur à la jeune femme. Puis, cette dernière se précipita dans les escaliers, grimpant les marches quatre à quatre. Croisant les bras, la brune sembla réfléchir quelques instants. Vu les circonstances, il serait sans doute plus pratique pour Iris qu’elle reste près des locaux de la SPP… elle fit cette réflexion à voix haute, ce qui n’échappa pas à Erika. Puis, elle se leva et poussa sa chaise, tandis qu’elle signalait à Diana de la rejoindre, son Passerouge sur son épaule. Elle désigna la direction de l’étage à Erika.

-On y va ? Fit-elle, l’air plus déterminé que jamais.

hrp:
 
Iris Danford
Erika Uchida

La maman du petit Baggaïd est attendue en caisse | Erika Uchida

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Sujet: Re: [Mission] La maman du petit Baggaïd est attendue en caisse | Erika    Mar 26 Juin - 17:49

La course aux soins
Mission Intrigue
Ft. Iris Danford

au QG de la SPP
le 20 juin 2018


La jeune fille se présenta, elle s’appelait donc Iris et comme Erika l’avait deviné elle faisait partie de l’Académie et suivait le cursus des Mécaniciens. La jeune femme haussa légèrement un sourcil à la mention de cette information. Elle ne l’imaginait pas en train de bricoler dans un atelier, non pas que cela était mal bien au contraire, mais ça ne collait pas au personnage. L’habit ne faisait pas le dresseur cependant et la Geisha voyait bien une petite lueur de détermination dans ses yeux. Il ne faisait aucun doute que l’adolescente parviendrait à révolutionner le monde avec ses inventions. Peut-être même qu’un jour elle lui passerait commande d’un quelconque objet utile. Iris ne répondit pas d’ailleurs directement à la question de la jeune femme et préféra présenter son équipe en chair et en os en les faisant sortir de leurs balls. Les regards des autres bénévoles se tournèrent rapidement vers eux. Il fallait dire que la jeune fille possédait deux pokémons aux couleurs plus que intéressantes : une Feuforêve à la robe blanche et une Chinchidou au pelage bleu. Le troisième pokémon de son équipe était un petit Passerouge, la Geisha le devinait pas très vieux étant donné sa taille il s’agissait sans doute d’un bébé.

▬ Tes pokémons sont magnifiques. Si ça ne te dérange pas je te présenterais mon équipe plus tard, mais je possèdes une Pikachu, une Prismillon, un Trousselin et une Mucuscule.

La jeune femme n’était pas certaine qu’elle avait été entendue, car l’adolescente partait déjà un peu plus loin, étaler les dossiers qu’elle avait à la main sur une table ronde. D’un signe de la main elle indiqua à Erika de venir. La jeune femme fit de même et le binôme pouvait maintenant voir les visages des pokémons dont il devait prendre soin. La Geisha observa les dossiers qui lui avait été confiés, il y avait un Pichu, un Lippouti et un Salamèche. Leur tête faisait peine à voir, beaucoup étaient blessés. Elle regarda les dossiers d’Iris et vit qu’il en valait de même pour les siens. Le Capumain à sa charge avait d’ailleurs une méchante égratignure au-dessus de l’oeil gauche. La jeune femme se décida à ouvrir l’un des dossiers, celui du Salamèche, et regarda les informations qui étaient à l’intérieur. Il n’y avait presque rien, son dresseur était identifié par un simple métier “cuisinier”. Comment peut-on retrouver quelqu’un par son simple travail ? Il devait y avoir énormément de restaurant sur Lansat. Erika en ignorait le nombre exacte mais cela devait se compter à une bonne dizaine au bas mots. Après un rapide coup d’oeil elle vit qu’il en était de même pour les autres pokémons. Le Lippouti appartenait à une vendeuse de prêt-à-porter et le Pichu à un glacier. Autant dire qu’il était aussi facile de trouver ces dresseurs que de chevaucher un Tauros en pleine charge. Il faudrait beaucoup de temps de recherche et de toute évidence, aller sur le terrain semblait une nécessité si l’on voulait aller plus vite.

▬ Je propose d’abord qu’on aille chercher les différents pokémons qui nous ont été confiés. Ensuite, on fouille leur base de données, puis on va chercher dans les divers endroits. Ca te va ?

Erika hoche la tête et ramasse ses dossiers comme le fait déjà Iris. Les pokémons de l’adolescente sur ses pas, elle se dirige vers une table ou est entreposé divers outils médicales pour les soins ainsi que de la nourriture. Iris s’empresse de prendre deux sacs et de les remplir du nécessaire. La jeune femme en profite pour prendre une blouse qui était accrochée sur un porte manteau à côté et l’enfiler. N’avait-elle pas l’air cruche ? Une blouse par-dessus un kimono ce n’était pas ce qu’il y avait de plus élégant ni de plus logique. Elle ne se sentait vraiment pas à l’aise et elle décida de la retirer pour la reposer. Inutile de s’encombrer avec un vêtement gênant, demain elle s’habillerait autrement voilà tout. Des vêtements un peu plus civile et qui lui permettrait de se fondre un peu plus dans le décor. Comment cela ce faisait-il que tout le monde ici abordait des jupes et des tailleurs serrés ? On se croirait à Palladium. Cette idée lui fit revenir en mémoire le visage de Christian et elle le chassa rapidement de sa mémoire. Dans un même temps un bruit se fit entendre et elle faillit croire qu’elle y était pour quelque chose mais la réaction de l’adolescente la rassura. Le bruit semblait venir des cuisines et déjà Iris s’y dirigeait avec ses pokémons. Elle la suiva pénétrant également dans la pièce. Deux cuisiniers et une autre femme les attendaient déjà face à un Capumain perché sur une étagère. En un seul coup d’oeil la jeune femme reconnut le pokémon comme celui faisant partie des “patients” d’Iris. Il était maigre, couvert de blessure et semblait apeuré. La scène serra le coeur de la jeune femme qui se sentait soudainement bien triste. La femme présente, dans une tenue mauve tirant étrangement sur le gris, posa alors sa main sur l’épaule d’Erika qui ne put s’empêcher de se raidir et de lancer un regard glacial.

▬ C’est… c’est vous les volontaires dépêchés par A2P ? Vous tombez bien… Serait-ce à vous que l’on a confié le dossier de ce capumain ?

Sa voix tremblante tranchait étrangement avec sa tenue et ses lunettes carrés. Iris vint au secour d’Erika en intervenant pour prendre la parole. De toute évidence “Madame Aubergine” pensait que vu son âge la Geisha devait être au commande du binôme.

▬ C’est à moi. Mais Erika et moi travaillons ensemble pour nous occuper des Pokémons confiés, parce que c’est plus simple, surtout s’ils sont aussi agressifs qu’on nous l’a garanti.

Erika hoche la tête confirmant les dires de la jeune fille, elle en profite d’ailleurs pour échapper à la main de “Madame Aubergine” et faire quelque pas de plus en arrière pour que Iris soit devant elle. Cette dernière était en train d’écouter la femme se plaindre du fait de ne pouvoir approcher le Capumain et qu’elle risquait de se blesser, car il s’amusait à bombarder n’importe qui depuis son perchoir. Erika avait bien une idée derrière la tête et elle sortit discrètement une ball de la poche intérieur de la manche de son kimono, mais elle se retint d’intervenir quand Iris prit de nouveau la parole.

▬ Je vais voir ce que je peux faire pour le faire descendre de là…

Cette jeune fille avait beaucoup de cran et semblait bien sûr d’elle. Des très bonnes qualités pour une dresseuse de son âge (en plus de sa belle chevelure). Erika l’observa et vit un sourire s’étirer sur ses lèvres. De toute évidence Iris avait un plan d’action et il était inutile d’intervenir. Elle rangea donc la pokéball de sa Prismillon et observa la scène d’un oeil intrigué. L’adolescente fit signe à sa Chinchidou de s’approcher et lui murmura quelque chose à l’oreille. Elle fit un signe à “Madame Aubergine” indiquant qu’elle avait la situation bien en main et l’on vit son pokémon se balader sur le plan de travail pour faire face au petit Capumain. La Chinchidou fit quelques signes de la patte mais le blessé préféra fuir. L’un des cuisiniers amorça un mouvement pour le poursuivre mais Iris le retint en lui posant une main sur l’épaule. Le pauvre pokémon effrayé s’apprêtait à se battre contre le celui d’Iris. Erika sentit “Madame Aubergine”, qui s’était posté à côté d’elle se crisper et elle ne put s’empêcher de lui lancer un clin d’oeil pour lui dire “laissez-la faire elle est douée”. Il semblait plus qu’évident que l’adolescente savait quoi faire. La Chinchidou se mit soudainement à chanter, l’attaque Berceuse fut plus qu’efficace et le Capumain tituba avant de s’écrouler sur le sol en ronflant.

▬ Merci beaucoup mademoiselle, vous avez été… surprenante. Pendant un instant, j’ai cru que vous ne saviez pas ce que vous faisiez. Utiliser berceuse était quelque chose à laquelle nous n’avions même pas pensé… au fait, mon nom est Samantha Hemrald, je suis membre de la SPP mais j’aide également souvent A2P. N’hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit, je serais ravie de travailler avec vous deux.

Erika faillit lâcher un juron, mais préféra faire siffler sa langue entre ses dents. Comment pouvait-elle croire qu’Iris était si peu compétente ? Sans doute que l’âge avait-il de l’importance pour elle car elle s’était directement adressée à Erika au début. Le côté positif de ses paroles fut que la Geisha connaissait maintenant son nom et pouvait se passer de l’appeler intérieurement “Madame Aubergine”.

Le binôme fut remercié par les cuisiniers et alla dans la salle principal, le Capumain dans les bras d’Iris. Elles s’installèrent sur un tapis de laine et Erika en profita pour prendre le bébé pokémon sur ses genoux. La jeune fille sortit son petit sac de soin et commença tout naturellement à soigner le Capumain. Elle s’occupa en premier lieu de la blessure qui semblait la plus importante, au-dessus de son oeil,  mais qui n’était pas bien grave au final. Elle faisait preuve de beaucoup de douceur et de concentration. Erika en était quelque peu surprise. Elle savait qu’il fallait faire preuve de minutie pour suivre le cursus de Mécanicien à l’académie, mais elle décelait quelque chose en la jeune fille de plus profond et de plus brave. Quelque chose de bien différent de Yuna également, pas une envie de vaincre, mais plutôt une envie d’aider, elle aurait très bien put suivre le cursus de Médecin ou de Ranger que cela lui aurait été comme un gant. Elle avait fait preuve de beaucoup d’ingéniosité dans la cuisine et avait réussit à calmer facilement le Capumain. Erika avait d’ailleurs eu une idée similaire avec la Poudre-Dodo de sa Prismillon, mais elle était resté en retrait pour voir comment l’ado allait faire. Il était parfois nécessaire de se mettre de côté pour laisser à la jeunesse le loisir de s’épanouir. Il était loin le temps ou elle s'accaparer toute la scène, les Geishas lui avaient appris le partage. Il n’y avait plus la rivalité des Salons Pokémon, c’était un autre monde tout simplement.

Le Capumain se réveilla et dévisagea tour à tour les deux femmes. Il commença à se débattre et Erika le maintenait d’une main ferme. Il n’était pas question de le laisser s’enfuir une nouvelle fois, il serait certainement plus en sécurité avec elles. Iris ouvrit un paquet de nourriture et en récupéra une poignée dans sa main. D’une voix douce et rassurante elle invita le bébé à se nourrir et c’est ce qu’il fit en sautant des genoux de la Geisha pour se mettre sur ceux de sa binôme. Iris en profita pour le cajoler. Décidément cette ado n’était pas faite pour être Mécanicienne, son avenir était plus grand. Erika se demanda même si elle ne devrait pas intégrer les Geishas, après tout l’association prévoyait des jobs étudiants. Elle chassa rapidement l’idée de sa mémoire car il fallait continuer à chercher les autres pokémon maintenant que le bébé Capumain semblait plus apaisé. Pas une once d’agressivité mais juste de la peur, il resterait tranquille sous la garde des pokémon de la jeune fille. Cette dernière suggéra à Erika de continuer avec l’un des pokémons de sa liste et la Geisha accepta volontier en proposant de commencer par chercher le Salamèche et l’adolescente hocha la tête en disant que c’était leur priorité pour aujourd’hui et que demain il faudrait rechercher les dresseurs. Chaque chose en son temps et la jeune femme approuvait cette organisation.

Le Salamèche s'était réfugié dans les toilettes, endroit bien étrange pour un pokémon feu, surtout quand celui-ci était censé appartenir à un cuisinier. Il ne fallait cependant pas chercher à comprendre un comportement emprunt de frayeur et d’instinct primaux mais juste récupérer le petit être pour le mettre en sécurité. Erika mena l’opération, se faisant assister par Iris au besoin. La manoeuvre ne fut pas aisée, le pokémon n’ayant aucune confiance dans les humains, il n’arrêtait pas de courir en tous sens et de lancer des flammes. La Geisha dû s’appuyer sur le renfort de sa Mucuscule pour contrer ses attaques avec Bulles d’O. On ne passa pas loin de la catastrophe à plusieurs reprises. Par chance Erika réussit à le coincer dans un coin de la pièce et c’est avec beaucoup de patience qu’elle s’agenouilla devant lui et tendit sa main pleine de friandise dans sa direction. Il était si maigre que l’on pouvait apercevoir ses côtes, et la flamme brûlant au bout de sa queue n’était pas très vivace et semblait à deux doigts de s’éteindre. La jeune femme avaient les yeux pétillants, prêt à lâcher un flot de larme, elle avait beau se concentrer au maximum sur ce qu’elle devait faire et essayer d’effacer un temps ses émotions, elles revenaient toujours à la charge comme des vagues successives s'affairent à creuser le rivage de sa froideur. Elle tint bon, tout en ne sachant pas comment, ses yeux bleus se fondant dans ceux du pokémon Lézard qui semblait s’apaiser petit à petit. La jeune ne bougea pas d’un cil quand le Salamèche s’approcha pour renifler la nourriture dans sa main. Il ne s’agissait pas véritablement des friandises que lui avait donné Iris, enfin si mais elle y avait apporté quelques améliorations. Il fallait avouer que travailler avec des spécialistes de type avait ses avantages, et la jeune femme avait su apprendre plein de chose notamment les préférences des pokémons de type feu. Elle avait donc gentiment demandé aux cuisiniers de tout à l’heure de lui donner un zeste de baie tomato qu’elle avait saupoudré au-dessus des friandises, sans doute peu attirante pour le pokémon feu sans cette artifice. Le Salamèche se laissa tenter par la gourmandise et attrapa d’abord une première croquette pour ensuite mettre carrément sa gueule dans la paume de la jeune femme.  La Geisha posa donc sa main sur sa tête d’abord méfiante puis après lui caressant le crâne. Il se laissa faire et elle en profita pour lui dire quelques gentilles paroles.

▬ Ne t’inquiète pas mon petit, on va prendre soin de toi et s’occuper de retrouver ton dresseur. Chut, chut, ne t’inquiète pas mange tranquillement.

Le pokémon semblait beaucoup plus apaisé et calme, les bruits de ses mâchoires se faisaient maintenant entendre et il prenait le temps de mâcher sa nourriture. Erika en profita pour prendre encore quelques croquettes dans son sac et les lui donner. Elle fit également signe à Iris d’approcher. Il fallait que le pokémon se sociabilise à son duo de soigneuses, il ne fallait pas que l’adolescente soit mise à l’écart pour autant. Quand la jeune fille s’approcha le petit être eut un mouvement de recule mais Erika réussit à l’apaiser avec quelques paroles, sa Mucuscule à ses côtés en fit de même poussant un petit cri amical. Le Salamèche s’apaisa continuant de manger et très vite la main d’Erika laissa place à celle d’Iris pour quelques caresse supplémentaire. La Geisha était contente d’avoir récupéré le petit Lézard sous sa coupe et elle voyait déjà la flamme sur sa queue être un peu plus puissante. Cela faisait un dossier de plus de validé et cela avait pris une bonne demi-heure. Il fallait maintenant déposer le Salamèche avec son nouveau camarade Capumain et partir à la recherche d’un pokémon dont Iris avait le dossier.

L’adolescente choisit de poursuivre la mission avec Tarsal qui après quelques recherche devait se trouver à l’étage. Un étage qui ressemblait trait pour trait au rez de chaussé. Le petit pokémon fut rapide à trouver, il suffisait de chercher les objets en lévitation qui se mettait soudainement à vous foncer dessus. À croire qu’un fantôme hantait le bâtiment. C’est Iris qui se chargea de “l’opération de récupération” si on pouvait la nommer ainsi. Elle fit preuve de la même ingéniosité et détermination que pour le Capumain et Erika eut besoin d’intervenir que pour créer une diversion avec Hitoe, sa Mucuscule. Une diversion qui permet enfin d’avoir la coopération du Tarsal, non sans difficulté car la jeune femme remarque alors les égratignures sur les bras de l’adolescente, alors que sa peau à elle avait toujours la même douceur.

Le binôme ramena le pokémon psy avec les deux autres pokémons, le petit groupe semblait bien s’entendre et très vite il se mirent tous à jouer sous le regard du Chinchidou bleu d’Iris. L’adolescente s’installa à une table et Erika prit la chaise en face d’elle. Elles étaient toutes les deux épuisées à courir derrière les pokémons, pourtant la journée n’était pas encore terminé et il fallait encore retrouver trois pokémons. Le prochain serait un de la liste de la Geisha, et elle se demanda lequel elle devait maintenant choisir. Elle les déposa sur la table et ouvrit le dossier du Lippouti et du Pichu, ils avaient un visage si triste que savoir quels malheurs ils avaient traversés étaient impossible. Pourvu que cela ne soit pas le fait d’une organisation malveillante.

▬ Alors, vous vous en sortez ?

Lise venait de les rejoindre et elle tira une chaise pour se placer à côté d’elles. L’adolescente avait sursauté, son visage entre ses bras se relevant surpris et affichant un air encore plus fatigué. Il fallait peut-être envisagé une sieste. La membre de A2P posa quelques questions et l’adolescente y répondit volontier. Pour toute les deux il était évident que les pokémons n’étaient agressif que par peur et non pas car ils étaient mentalement instable. Erika était d’accord avec ce fait, mais cela n’empêchait en rien le fait qu’il fallait être prudent quand on approchait ses pokémons. Lise se tourna soudainement vers elle.

▬ Je suis ravi de voir que les Geishas vous ont envoyés pour nous aider.

▬ Les Geishas de Lansat vous apporterons toujours leur soutien, nous avons nous aussi à coeur le bien être de la nature et des pokémons.

▬ Il est vrais que vous nous apportez toujours de l’aide avec bienveillance, vous êtes nos plus fidèles alliés dans cette guerre contre l’industrialisation du monde. Les gens ne se rendent pas compte du mal qu’il font j’en suis convaincu mais tout de même...

Sans suivit un petit monologue auquel Erika ne fit que hocher la tête espérant que Lise se rende compte qu’elle n’en avait respectueusement rien à faire. Il fallait comprendre que la Geisha avait à coeur la sauvegarde des pokémons mais qu’elle n’était pas foncièrement contre Palladium et sa technologie. Elle n’avait tout bonnement jamais rien vu, elle n’avait que les articles de journaux sur quoi s’appuyer et mon dieu qu’elle n’était pas prête de les écouter ses torchons. L’avantage d’avoir été victime des journaux c’est qu’on comprend rapidement qu’il ne s’agit pas de la meilleure source d’information et que c’est souvent truqué comme les tours de magie. De ce fait Erika n’ayant jamais vu de problème causé par Palladium, elle ne prenait pas parti pour la guerre civile qui avait lieu sur Lansat. Elle avait malheureusement vu les dégâts de la déforestation et de la destruction des habitats naturels des pokémons mais il ne fallait pas jeter la pierre dans une seule direction et malheureusement les humains étaient la pire plaie de cette planète.

▬ D’ailleurs, je crois avoir trouvé vos trois derniers protégés. Ils sont à l’étage ! Mais… ils n’ont pas l’air très en forme.

Une information utile que la Geisha prit note mentalement. Soudainement pressé par l’heure Elise se leva pour s’adresser une dernière fois à Iris. L’adolescente semblait avoir repris soudainement vie et courage. Elle fit une remarque comme quoi il serait nécessaire pour elle de rester ici pour la nuit. Si Erika trouvait cela très mature de sa part elle se fit surtout la réflexion qu’il serait difficile pour elle de passer une véritable nuit dans ces lieux. Iris se leva et son passerouge sur l’épaule demanda à Erika si elles pouvaient y aller.

▬ Oui allons-y, nous pouvons même faire une pierre deux coups si ils sont tous réunis ensemble, mais j’ai peur qu’ils ne soient dans un pire état que les trois autres.

Elle porta son regard sur le petit groupe de pokémon qui jouaient ensemble sous le regard de Sapphire. Pire ? Cela pouvait être possible mais devait-elle se mettre cette idée en tête ? Elle se demanda soudainement comment elles allaient faire pour ce soir, car la journée avançait très vite.

▬ Oh encore une chose ! Si tu le souhaites ce soir tu peux très bien venir dormir chez moi. Je sais qu’on ne se connait pas très bien mais ma maison est à même pas dix minutes d’ici, par contre je ne sais pas si l’association accepterait que nous partions avec les pokémons. Il faudrait leur demander mais je ne pense pas que ce soit gênant, après tout nous sommes un peu leur famille d’accueil jusqu’à ce qu’on trouve leurs dresseurs.

Elle fit un franc sourire à Iris alors qu’elles étaient en train de monter les escaliers. Erika savait qu’elle proposait un plan fou, surtout que venir chez une inconnue était quelque peu contre les principes morales qu’on donnait aux enfants et aux ados. Toutefois elles seraient bien mieux dans un bon lit et les pokémons seraient plus au calme dans une maison spacieuse que dans un bâtiment impersonnel qui ressemblait plus à un hôpital qu'autre chose.  

Feniix

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