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[Intrigue #12] Principe de causalité
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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mar 24 Juil - 17:38

Principe de causalité
Intrigue #12

devant la SARL Palladium
le 29 juin 2018


La silhouette massive d’un ours bleu nuit se montra au sein du groupe de A2P. Erika sentit son coeur se serrer, ce n’était pas possible, pas LUI ni ELLE. Pourtant le pire se présenta à elle, la petite Cloé, SA Cloé était en train de se placer au milieu du carrefour, un Nanméouïe et une autre jeune fille sur ses talons. Le pokémon Normal semblait porter des courses et soudainement Erika s’imagina que la petite allait se retrouver entre deux feux dans peu de temps. La tension était largement monté d’un cran depuis le début de cette “sélection” de soldat. Elle souhaitait bouger, mais elle se disait que si elle le faisait il se pouvait qu’elle déclenche une catastrophe et que cela soit considéré comme un acte d’attaque. Ce ne serait pourtant pas le cas, mais voir une adulte avec l’insigne donné par la Team Rouage se ruer sur une gamine au milieu de la rue n’était pas le meilleur signe de bonté. Elle croisa donc les doigts que la petite parte le plus rapidement possible des lieux. Qu’elle se fraie un chemin avec Kenaï comme garde du corps et qu’elle parte loin de ce conflit naissant.

Cloé s’immobilisa en plein milieu de la foule…
Elle regarda chaque camp comme si elle souhaitait se décider à faire quelque chose.
Non elle ne devait pas !
Il n’y avait pas de choix à faire !
FUI !

Erika fit quelques pas se plaçant maintenant à côté de celui qui devait être le chef de son camp. Elle regardait Cloé tout en lui criant mentalement de partir et c’est là que le pire arriva. La silhouette de la petite tomba au sol comme une simple poupée de chiffon. Elle faisait une crise, une nouvelle crise et il fallait que ça arrive maintenant. La Geisha serra les dents, quelque chose devait lui avoir rappelé une nouvelle fois l’accident avec Rhiny. Qu’est ce que cela pouvait bien être ? Elle n’avait pas le temps de se poser la question. Elle arracha l’insigne à sa poitrine et le mis dans sa poche.

Il fallait qu’elle la rejoigne.
Merde !

Elle fendit la foule des nouveaux arrivants, bousculant certains d’entre eux alors qu’ils s’apprêtaient à prendre les insignes qui leur étaient tendus. Elle s’en fichait. Son regard était concentré sur Cloé et son amie qui ne semblait pas comprendre ce qui lui arrivait. La petite Nanméouïe avait lâché ses courses pour se placer devant sa dresseuse, impuissante face à sa réaction violente. Erika était en train de voir Cloé essayer de s'auto étrangler. Comme ce jour-là dans la mer où elle essayait de se noyée sans le vouloir. Les médecins le lui avaient dit, elle n’avait pas de tendance suicidaire, elle n’avait juste plus conscience de la réalité. Alors qu’est ce qu’ils diraient si ils voyaient ça ? Avait-elle plus conscience de son corps au point de porter ses mains à sa gorge et de serrer ? Non, non, non, il n’était pas tant de débattre il fallait l’arrêter ! Maintenant !

Erika arriva rapidement sur la petite, ne se concentrant que sur elle. Ses yeux roulaient frénétiquement sous ses paupières impossible de croiser son regard. Elle n’arriverait pas à la raisonner et à l'ancrer dans la réalité.

▬ Cloé ! Cloé !! CLOE !!

Machinalement elle la secoua comme un prunier espérant capter son regard, mais rien, c’était peine perdu. Elle prit les bras de la jeune fille et força pour desserrer son étreinte mortelle. Elle avait de la force beaucoup trop pour la Geisha. Il lui semblait que tout son corps n’avait qu’une priorité… la tuer. Erika avait les larmes aux yeux, cherchant par n’importe quel moyen comment la calmer. Lui vint l’idée d’utiliser Hana une nouvelle fois, mais sortir un pokémon maintenant au milieu de tout le monde c’était déclencher un conflit. Elle n’avait pas pris son sac avec sa fiole, la fameuse fiole qui avait sauvé la vie de nombreuse fois à Cloé.

Merde.

Son regard se porta sur le petit groupe qui accompagnait Cloé. Kenaï était plus qu’inquiet et on sentait toute la frustration de ce pokémon qui pouvait rapidement devenir fou de rage. Il grognait des mots incompréhensibles même en langage pokémon.

▬ Calme-toi Kenaï !

Elle ne savait même pas pourquoi elle avait dit ça. Sans doute plus pour elle-même qu’autre chose. Elle reporta son attention sur Cloé. Du sang lui coulait des lèvres. Elle était en train de serrer entre ses dents un morceau de ses douces lèvres au point de la couper et de la faire saigner.

Erika ne savait plus quoi faire. Elle sentit quelque chose lui tapoter l’épaule. C’était la Nanméouïe qui semblait vouloir l’aider sans savoir comment. Les yeux du pokémon brillaient d’une lueur d’inquiétude. Sa présence réconfortante lui donna toutefois une idée.

▬ Mais oui !! Nanméouïe utilise ton attaque Vibra Soin sur Cloé.

Erika laissa sa place pour que le pokémon puisse agir. Une aura lumineuse apparut autour du Nanméouïe et cette dernière plaça ses deux mains sur les tempes de la petite. Cette dernière se détendit rapidement et l’étreinte de ses mains se fit beaucoup moins dur. La Geisha en profita pour retirer ses mains de sa gorge et les placer les longs de son corps.

▬ Ne t’inquiète pas ma chérie ça va aller. Je suis là, Kenaï aussi, on est tous là pour toi. Ne cherche pas Rhiny, il n’a pas besoin de toi mais nous oui.

Elle déposa un baiser sur sa main, laissant le pokémon de la fillette terminé ses soins. Quelle chance que Cloé l’ait dans son équipe. Il n’y aurait peut-être plus besoin de la Poudre Dodo d’Hana, mais la jeune femme en garderait toutefois une fiole sur elle. La petite semblait si détendue quand l’aura lumineuse se dissipa qu’elle semblait dormir. Erika espérait toutefois que ce n’était pas une perte de connaissance. Mais il valait sans doute mieux qu’il en soit ainsi qu’autre chose.

▬ Kenaï j’ai besoin de toi. Prend Cloé dans tes bras et tu va vers le groupe là-bas avec les hommes en gris. Tu te met le plus à l’écart possible mais tu va dans cette direction. D’accord ?

Le pokémon ours obtempéra, sans doute beaucoup trop habitué à répondre aux ordres d’Erika en cas de force majeur comme aujourd’hui. Lorsque ce dernier souleva la petite comme s’il s’agissait d’un simple oreiller de plume la jeune femme vit quelque chose tomber. Par réflexe elle le ramassa et découvrit le brassard des membres d’A2P. Elle serra le poing dessus. Comment pouvait-il donner ce genre de chose à une enfant si jeune ? Avait-il conscience qu’ils en faisaient une cible pour les autres camps ? On ne pouvait pas faire ça.

Merde.

Elle regarda alors l’autre jeune fille qu’elle ne connaissait pas encore. Et ses mots se firent rudes, voir menaçant.

▬ Il ne faut pas porter ça ! PAS ICI ! Si tu en as un tu le cache dans ta poche tout de suite ! Ok ? Suit Kenaï ! Vous vous mettez à l’écart avec Cloé et surtout vous me laissez faire. Au moindre bruit ou risque vous partez tout de suite à l’académie !

Les jointures de son poing étaient blanches. Erika était en colère. Peut-être qu’A2P n’y était pour rien dans cette histoire de crise mais ils avaient donné un brassard à une enfant, à SON enfant. Or de question de laisser passer ça. La camarade de Cloé hocha la tête et suivit Kenaï sans dire un mot, laissant seul la Geisha au milieu du carrefour.  Toujours le brassard dans la main elle se dirigea vers le camp qu’elle avait choisi. Passant volontairement devant Ginji. Elle se stoppa quelques secondes ne prenant pas le temps de le regarder.

▬ Même si nous ne sommes pas dans le même camp je pense que nous avons le même but. Nous devons stopper ce conflit coûte que coûte. Mais si tu te bat aujourd’hui utilise tes armes et pas celle de Palladium. Je… ne te pardonnerais jamais si tu utilise un pokémon obscure sous leur contrôle.


Elle ne pouvait pas le regarder. Pas maintenant. Elle ne voulait pas se justifier sur son choix, elle voulait juste le prévenir, lui dire d’être lui-même et c’est tout. Son regard se porta sur Nathalie Vega sur sa gauche et elle se promit de la battre. De faire frire son Roucarnage avec une attaque Fatal-Foudre et de détruire son association. S’il n’y avait plus d’A2P pour aider les pokémons de l’île ce ne serait pas grave. S’il le fallait Erika créerait sa propre association sa version 2.0 d’A2P avec elle à sa tête et qui n'irait jamais contre l’harmonie des humains et des pokémons. Son coeur déchiré ne criait qu’un mot :

Meurt.

Hrp:
 


Feniix

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mar 24 Juil - 20:01




Principe de causalité
Les longues mèches rousses de la jeune femme dégringolent sur sa petite table basse tandis qu’elle se tient la tête dans les mains, complètement désemparée. Les événements de l'avant-veille lui restent en travers de la gorge, encore incapable d’accepter à 100% ces brusques révélations. L’association qu’elle soutient depuis déjà plusieurs mois est en fait menée par une extrémiste, inconsciente des limites morales qu’elle devrait s’imposer. La Nathalie Vega portant ses idéaux sur la protection des pokemons parait déjà loin en se souvenant de ses dires. Un sérum, le Feros, des effets dévastateurs, et tout simplement inconcevable pour la jeune adulte. Et dire qu’elle avait participé à ça.

Pour l’heure, c’est la honte qui ronge son esprit. Chaque instant, elle se revoie apporter son soutien aux divers membres de l’association, que ce soit en distribuant des prospectus, en partageant les liens sur internet des différents mouvements prévus, et pire, en entrainant des enfants dans ce combat. Maintenant qu’Ilea connaissait la vérité, c’est comme si une partie de son existence ces derniers temps avaient perdu de son sens. Un grand vide. Voilà ce qui lui reste.

Ses yeux rougis, elle n’arrive même pas à regarder ses propres pokemons, tous présents en silence dans le petit appartement. Ils lui ont fait confiance, ils ont cru en son jugement. Quelle belle erreur. Maintenant, l’adulte se souvient de toutes les fois où Edelyne l’a mise en garde, qu’elle fasse attention à elle, qu’elle ne s’implique pas trop. Pour seule réponse, Ilea lui avait dit qu’elle maitrisait, que de toute façon il s’agissait d’une association et rien d’autres. Si seulement la rousse l’avait écouté avec plus d’attention, plus de sérieux. Si seulement. Les autres pokemons lui avaient fait confiance, particulièrement Electre. La jeune femme le voit comme une trahison de sa part. Pendant des mois, elle les avait convaincus du bienfondé de son action. Et aujourd’hui, juste avant la fin, elle renonce face à son erreur. Quelle erreur.

Les larmes coulent. Encore. Elles n’ont pas arrêté depuis son retour à la maison hier soir, dans un silence profond. Ses pokemons n’ont pas eu besoin de l’explication de la Phyllali et de la Pyroli. Tout était déjà clair. Peut être qu’au fond eux aussi le savaient. Alors avec douceur, la petite Evoli vient grimper sur la table et se placer juste devant sa dresseuse. Les pattes en avant, elle se pose sur les doigts de sa dresseuse, pour l’obliger à relever la tête. Alors Ilea dégage ses cheveux de ses yeux, pour regarder sa pokemon. Mais elle est toujours rongée par le chagrin.

Je suis vraiment une piètre dresseuse. Je vous ais convaincu de vous lancer dans un projet qui au final se termine par une menace à l’arme biologique. C’est quelque chose d’affreux, de terrible, je ne mérite même pas d’être votre dresseuse. Vous devriez partir tant qu’il en est encore temps, avant que je vous oblige à commettre une autre erreur qui ne pourra être réparée.

A nouveau un silence. La rousse ne croyait plus en elle, plus du tout. La jeune femme n’a jamais eu beaucoup confiance en soi. Surement dû à la façon dont elle a été élevée, toujours en comparaison avec sa sœur ainée. Wacila a toujours été meilleure, quelque soit le domaine. Un exemple inatteignable. En venant ici, Ilea souhaitait prendre un nouveau départ, devenir son propre modèle, loin des valeurs des Alezars. Elle pensait avoir réussi. Mais lorsque la première pensée qui lui ait venu en tête après les révélations se résuma à « Wacila ne se serait pas trompée », la demoiselle a compris l’horrible vérité. Elle n’arrivera pas à s’arracher à son histoire familiale, pas comme ça.

La rousse fut surprise par une lumière vive, intense, le genre qui attire tout de suite le regard. Cette lumière, Ilea la connait. Mais elle n’arrive pas à y croire. Ce n’est pas possible. Ça ne peut pas être ça. Ses yeux se posent sur son origine. Electre. Sa toute petite Evoli, son bébé, était en train d’évoluer. Sa lèvre tremble. Elle n’en revient pas. Son corps s’allonge, sa queue se divise, un rubis semble se poser sur son front, ses oreilles d’allongent, et son regard change. Lorsque la lumière cesse, il ne reste plus rien d’une Evoli. Electre est devenue une superbe Mentali. Elle-même enchaine quelques pas sur la table, comme pour s’habituer à sa nouvelle forme, avant de fixer de ses yeux brillants la jeune adulte.

Tu n’es pas une piètre dresseuse, loin de là. Et aucun de nous ne le pense ici. D’abord surprise par cette voix au cœur de ses pensées, la rousse n’en dit pas plus, laissant sa petite étoile continuer. Oui tu as fait une erreur. Mais l’erreur est humaine, c’est comme ça que vous dites il me semble. Ce qui compte maintenant, c’est ce que tu vas choisir de faire. Tu ne peux pas baisser les bras, tu dois agir. Il n’est pas trop tard pour ça. Et sache qu’où tu iras, nous serons là pour te suivre.

Les larmes continuent de dévaler les joues de la dresseuse. Mais ce ne sont plus les mêmes. Ce sont des larmes de joie. Electre est devenue une Mentali parce qu’elle se sentait suffisamment heureuse dans cette équipe, dans cette famille. Ilea chasse l’eau salée de ses joues d’un revers de la main puis saisit la Mentali dans ses bras pour lui faire un câlin. Rapidement, ses autres pokemons suivent, encerclant complètement la jeune femme. Dans un soupire, elle murmure « Merci. »

***

Ilea a finalement décidé de se rendre sur les lieux de cette nouvelle manifestation. Aujourd’hui elle ne portera pas le brassard de l’association, celui qu’elle portait la dernière fois. Aujourd’hui, elle n’aura pas de clan, pas de groupe. Il n’y aura qu’elle, ainsi que sa Phyllali, sa Pyroli et sa Mentali. Elles seront là toutes les trois, tentant de se trouver une place. C’est avec cet état d’esprit que la jeune femme a quitté sont studio, pensant encore pouvoir le faire.

Mais arrivée sur les lieux, cette petite dose de confiance semble avoir complètement disparue. Il ne reste plus qu’une jeune femme rousse, complètement tétanisée. Les leaders des différents groupes sont là, rassemblés pour discuter, ou plutôt faire éclater la vérité. Pendant que le sérum d’A2P est exposé aux yeux de tous, une histoire de pokemons obscurs resurgis, appuyée par la présence d’une organisation criminelle connue sur Lansat. Ilea finit par s’appuyer contre le mur d’un immeuble, incapable de bouger davantage. Ses pokemons se placent instinctivement autour d’elle, comme pour la protéger de tout ce qui pourrait la toucher, plus émotionnellement que physiquement. Ils savent que leur dresseuse doit trouver la réponse à ses questions par elle-même. Mais pour ça, elle doit trouver le courage de faire un pas devant l’autre.



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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mar 24 Juil - 21:21





Une agitation toute relative secouait les rues aujourd'hui. Relative, car elle tenait bien plus d'un marasme que de réels mouvements de fouille. La manifestation lui revenait doucement et douloureusement en mémoire : c'était comme si la colère de Lansat n'avait plus de voix. La gorge enrouée par les doutes, comme si ce n'était qu'une question de secondes avant que les cordes vocales ne se brisent dans un chaos sans nom. Il y avait ceux qui avaient choisi : se tenant fièrement au sein d'un des trois groupes. Un badge, un brassard, un insigne.... Tous brillaient et avaient étaient parfaitement pensé. Le packaging idéal pour vendre une guerre civile. Mais, il y avait aussi les autres : ceux dont le doute les rongeaient tellement qu'ils ne sentaient plus leurs os

Pas de doute, Bellamy était dans leurs camps.
Les indécis, les peureux, les chialeurs, les paumés, les visages tirés, cernés, fatigués.
Ceux qui n'avaient pas choisit de choisir.

Et ses yeux si clairs et si éteints parcouraient la foule comme si une réponse si trouvait, comme si il y avait moyen d'enrayer tout ça.... Éviter le chaos. Pour éviter l'évacuation. Rester, continuer à s'accrocher à ce foutu rocher c'était tout ce qui lui importait aujourd'hui, tout ce qui lui permettait de ne pas céder, de ne pas imploser. Terrifiée, à l'idée de ne pas être là pour leurs retours, de ne plus jamais les revoir. Terrifiée de devoir porter la culpabilité plus longtemps pour ce qui était arrivé à Dolores - elle ne pouvait pas dormir avec son corps sans vie flottant dans son aquarium prés de son lit.

Elle ne pouvait plus dormir depuis plusieurs jours à vrai dire : et parfois, elle pensait fautivement, que ce n'était pas juste pour ses pokémons. Qu'il y avait autre chose, une autre peur qui lui touillait l'estomac. Elle avait peur pour sa maison. Lansat, la si paisible et cosmopolite Lansat. Déchiré en deu... Enfin en trois factions, toutes pires les unes que les autres. C'était comme si il n'y avaient que des mangemorts et aucun ordre du phénix. Ses deux poings se serrèrent sous le coup de l'émotion. Argh. Pourquoi fallait t'il que les humains soient si peu fiables ?

L'archéologue en herbe renifla, avant de fixer la foule sans ciller. Il devait bien avoir un chemin plus sûr, plus certain, plus juste... Le destin ne pouvait pas juste les faire choisir entre Bellatrix, Voldemort et Ombrage : c'était inacceptable, abusif même. Alors, elle respira, repensant au conseil de Marie et refoulant ses émotions comme elle le pouvait. Pragmatisme. Peser le pour et le contre, ça ne devait pas être si difficile après tout...

Peut-être A2... Non, il n'y avait rien de pire que ce "feros" quelle statitik les avaient piqués au juste ? Mais les méthodes de Palladium n'étaient pas plus rassurantes... Quand à la Team Rouage : comment faire confiance à des anciens truands ?

Bellamy se mordit la lèvre.

Il y avait quelque-chose, une solution, quelque-chose qu'elle ne voyait pas encore de son point de vue. Il lui fallait réfléchir autrement et... Un éclat blanc attira son attention et ses yeux croisèrent un instant le visage pâle de Marie. Elle était livide - enfin plus que d'habitude - et quelque-chose dans sa posture inspira un tout nouveau sentiment à son égard.

De l'empathie.

Presque mécaniquement, la Kalosienne suivit Marie qui elle-même suivait une autre fille qui ne disait absolument rien à la rose. Se tenant à quelques-metres du duo, elle les fixa un instant, écoutant sans gêne leurs discussions.

- Mais tu sais… Rejoindre un camp, ça veut pas forcément dire adhérer à tout. Perso’, j’ai choisi les Rouages parce qu’ils sont moins pires que les deux autres.

Le coeur de la rose rata un battement. Est-ce que ça voulait dire que... Marie n'arrivait pas à choisir. La rose recula de quelques-pas, perdant presque son équilibre. Quelle imbécile, elle avait fait. Si même Marie n'arrivait pas à choisir avec pragmatisme alors qu'elle s'entraînait tous les jours, en quoi, elle dont les sentiments étaient bien trop forts pourrait réussir. Un carrousel explosa dans le crâne de l'étudiante.

Il n'y avait pas de bon chemin.

Tout Lansat s'était égaré dans un labyrinthe. Personne n'était épargné. Ceux qui avaient choisi tenter juste de survivre.... Survivre. C'est ce qu'elle faisait de mieux, non ? Alors pourquoi restait t'elle là, bras ballants, yeux livides. Pourquoi elle n'y arrivait pas ? C'était pas juste !  Elle voulait choisir. Se battre pour Lansat. Se battre pour garder Lansat, pour garder cette petite île qui était tout ce qu'elle avait au commun avec Lolita. Tout ce qui lui restait d'elle.

Ses poings se serrèrent, un léger filet de sang perla sur sa lèvre inférieure, alors qu'une chaleur intense remonta son corps. La vague d'émotion revenait. Plus forte, lasse : elle se laissa emporter.

Voilà la petite rose qui joue des coudes, se faufille, bouscule, insulte. Son périple s'arrête alors alors qu'elle se retrouve en plein centre des trois groupes et de la bande d'indécis. Tout prêt d'elle : deux garçons qu'elle reconnaît pour être intervenu lors de convocation de Snow. Deux imbéciles dont elle se fiche éperdument. Ses yeux gris-bleux se hâte sur Vega, puis Gamble et un homme aux yeux vairons qui est apparemment le chef de la team Rouage. Elle voudrait les frapper, leur cracher au visage, les écraser de toute sa peine.

- Vous savez quoi ? commence t'elle hurlant Allez tous vous faire foutre !

C'est tout ce qu'elle avait à dire. Rien de plus, rien de moins. La rose tourne les talons, hésitante, elle fait un pas vers le groupe de la Team Rouage ; fixe un instant Salomé et Ana qui s'y trouve, ignorant tout de leur baiser d'il y a quelques-secondes. Elle reconnaît aussi Erika d'Éleos, sa colocataire de l'été dernier. Son regard s'attarde sur les trois filles, presque jalouse de ne pas être aussi décidée qu'elle.

La team Rouage....

Les pensées de Bellamy s'entrechoquent. Elle avait cru un moment que Rogue était un méchant à qui les héros ne pouvaient pas faire confiance. Et si la team Rouage était comme lui ? Non. Bellamy ré-enclencha sa marche, non sans un léger signe de main aux trois filles.

Elle se fonda dans la foule alors que des larmes perlaient sur ses pupilles.

   
INTRIGUE : Principe de causalité

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Dernière édition par Bellamy Wallace le Mer 25 Juil - 7:49, édité 4 fois
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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mar 24 Juil - 21:24


Principe de causalité
Avec tout le monde.
"Ok, tout le monde est prêt ? Fiouu, quelle idée sous cette chaleur de s'être habillé en noir..."

"Tout le monde est prêt PtitardAzuré, on attend juste la suite des opérations."


J'étais arrivé avec un peu de retard, mais j'étais la. Il y avait tellement de monde, une foule d'humains et de pokémon, on arrivait a distinguer trois camps bien distincts, Palladium, A2P et la team rouage. J'étais un peu a l'écart, ne voulant pas me mêler a la foule, tout mes pokémon (enfin, presque, disons que se trimballer un Lokhlass et un Barpau hors de l'eau s'est un peu compliqué *tousse*) étaient la en cas de pépin. Même Fabrice, c'est vrai que pour un agent secret, un Noadkoko arc-en-ciel ça passait pas trop, mais ça pouvait servir pour avoir une vue d'ensemble sur le conflit ! De tout façon avec mes lunettes spéciales agent secret, personne ne peut me reconnaître ahah ! (Oui les lunettes ça fait tout.) Peut-être qu'Haru n'est pas capable de monter sur ce palmier de 10 mètre de haut, mais PtitardAzuré peux le faire ! Je m'échauffe un peu les mains, sur les regards de Mavis légèrement inquiète.

"Ne vous inquiétez pas, c'est un travail pour PtitardAzuré !"


Je commence à grimper, jusqu'a atteindre presque mon objectif pour glisser jusqu'en bas avant de réessayer une autre fois pour finalement monter jusqu'au tête de Fabrice. Surtout... ne pas regarder en bas. On avait une belle vue sur la place, je pouvais distinguer quelques têtes chez la team rouage qui m'était familier. De même chez Palladium et A2P, je n'allais pas juger leur choix, car après tout, je suis sûr qu'ils avaient tous des bonnes raisons de se retrouver ici. Je redescends, sur terre. Pour l'instant, il n'y avait rien a signalé.

"Rien a signalé en hauteur, pas de conflit pour l'instant, juste des menaces lancé vu de loin, du nouveau de ton coté Charles ?"

"Rien non plus a part cette histoire de virus et les pokémon obscures, mais restons a l'affût."

"Ah oui, j'avais oublié ces problèmes... Il faudrait pouvoir agir rapidement si ça tourne au vinaigre. Lucifer, tu va partir en mission de reconnaissance, tu reste en contact avec Charles, et toi Watson... bah ou il est passé ?"

"Sans doute, chercher son ami de toujours.. *tousse*"

"Bon j'imagine qu'il sait ce qu'il fait !"

Pour l'instant, aucun problème a signalé, quand Tsuki me fait signe, visiblement, il avait trouvé quelqu'un dans le besoin ! Je fais confiance à Charles et Mavis pour surveiller le reste de l'équipe. Ampston tout excité a l'idée que sa nouvelle forme puisse enfin servir décide de nous accompagner lui aussi. Le Mistigrix nous conduit alors non loin d'ici près d'un immeuble, il y avait une femme entourée sans doute de ces pokémon qui semblait désemparé par la situation... Je tente de m'approcher un peu, sans trop forcé vu comment ses pokémon se tenaient sur la défensive, je n'avais pas non plus envie de m'attirer la foudre de ces pokémon...


"Vous allez bien Madame..? Vous avez besoin d'aide ? N-Ne vous inquiétez pas, je ne fais pas partis d'un des trois camps, c'est mon Mistigrix qui vous a vu dans le besoin. Alors... euh je suis venu pour voir s'il y avait un problème.."


Je ne sais pas, si j'avais l'air convaincant, mais j'espérais juste qu'elle n'allait pas me prendre pour quelqu'un de bizarre avec mes lunettes teinté en bleu... Enfin, si ça se trouve, elle faisait partis d'un des trois camps et venait juste se reposer à l'ombre... Ou peut-être même qu'elle s'était caché, car elle est en fait une membre de Palladium qui se faisait poursuivre par des personnes du groupe d'A2P ! ... Ouais, non, je vais sûrement chercher beaucoup trop loin. Disons que c'est juste une personne qui a besoin d'aide.




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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mar 24 Juil - 22:44

« -Oooooh, démentiel. C’est un flash mob ?  »

Coko tourne un regard blasé en direction de Caroline.

Celle-ci se contente d’afficher un grand sourire, fixant la foule qui s’étend devant elle.

La jeune femme revenait innocemment d’un petit tour en ville, accompagné de son fidèle Mélokrik, mais aussi de Lysian, sa Korillon. Nessie, elle, est rangée dans sa Pokéball : impossible pour elle de se mouvoir en ville, avec ses imposantes nageoires et son absence notable de pattes.

Et un attroupement a capté l’intérêt de la blonde. En fait, depuis qu’elle est ici, beaucoup de choses captent son intérêt… Cette histoire de marée noire, d’expérimentations, de virus, d’organisation criminelle, de conflit de grand ampleur et de menaces d’exil.

Elle sait que Lansat est du genre agitée, mais… Elle pensait pouvoir se la couler douce un tout petit peu avant que les affaires ne reprennent !

Aaaaaah, quel dommage.

Maintenant que cette joyeuse représentation s'est éveillée devant elle, elle va se sentir obligée de participer.

« -Selon toi, le frangin, il fait parti des danseurs ? »

De l’extrémité de la rue, à l’écart de la foule, elle contemple la masse grouillant d’individus réunis devant les locaux de Palladium. Son Mélokrik l’imite un court instant, avant de lui lancer un regard qui en dit long. « Qu’est-ce que j’en sais ? »

Caroline éclate d’un rire rayonnant, avant de croiser ses bras derrière la tête.

« -En temps normal, Ginji, c’est le genre de type à passer la soirée à côté du buffet. Pas le gars qui va s’éclater joyeusement sur la piste. »

Elle penche légèrement la tête sur le côté.

« -Puis en venant ici, il a appris à s’en approcher, et a commencé à imiter les danseurs devant lui. »

Elle sourit.

« -Mais maintenant, je le soupçonne de vouloir mener la danse lui-même. »

Sur un ton moqueur, elle se tourne vers son partenaire de toujours.

« -A ton avis mon Coko, c’est une bonne chose qu’on vienne se déhancher, nous aussi ? »

Les yeux du Mélokrik se ferment, avant qu’il ne lâche un profond soupir. Cette analogie avec la danse ne lui plaît pas vraiment : pour lui, la pratique d’un art, quel qu’il soit, possède une vertu et une élégance que les conflits humains ne peuvent même pas espérer égaler.

Lysian, elle, tinte joyeusement aux paroles de sa dresseuse.

« Une fête ? Mais qu’est-ce qu’on attend ? », semble dire son entrain soudain.

Le sourire de Caroline s’élargit un peu plus.

« -So…. Let’s danse. »

Elle s’élance gaiement, sous le mépris silencieux de son premier Pokémon.

Mais à peine Caroline se rapproche de ce merveilleux bal qu’elle remarque une ballerine esseulée, à l’écart de la piste. Du moins, esseulée : un prince charmant s’est approché pour rassurer la belle en pleur, mais est-il vraiment à la hauteur pour raviver l’éclat de cette flamme ? Un éclat de rousseur flamboyant, à l’ardeur et la chaleur réconfortantes, et qui semble s’être égaré puis éteint en coulisse. Littéralement au pied du mur, cette vision arrache un léger – j’insiste, léger – pincement de cœur à la blonde explosive, plus proche de l’empathie que quelqu’un éprouverait pour un Caninos n’arrivant pas à ouvrir une porte qu’autre chose.

C’est à la fois triste, mignon, et insuffisant pour effacer le léger sourire de malice qui se dessine sur son visage.

Caroline jette un petit coup d’œil en direction de la fête, marque une courte hésitation, et change complètement de direction pour approcher le brasier sur le point de s’éteindre.

Elle arrivera dans la danse avec un tempo de retard, mais tant pis.

« -Eeeeh, salut ma jolie. »

A l’approche des Pokémon de la rousse, Caroline s’immobilise, et salue vivement la jeune femme pour capter son attention. Son sourire est rayonnant, et son ton a la douceur nécessaire pour ne pas brusquer l'adorable chiot. Elle adresse ensuite un bref clin d’œil au petit prince, et n’hésite pas à tendre une main envers ce tristounet amas de mélancolie.

« -Quel est donc ce visage ? N’a-t-il pas plus radieux à nous offrir… ?  »

Caroline interroge les Evolitions alentours du regard, mais craignant une action répréhensible de leur part, se tourne vers le blondinet.

« -Dis moi petit prince, ta princesse, elle t’est familière ? »

Lysian, perchée sur l’épaule de Caroline, adresse un joyeux cri à la rousse, dans l’espoir de réconforter cette triste mine. Coko se contente d’observer la scène, dans l’expectative…

La blonde, insatisfaite, pose ses mains sur ses hanches, et tente une nouvelle fois sa chance auprès de la belle.

« -Tu sais... Je ne pige pas tout à ce qu'il se passe par ici, mais... Il y a une chose dont je suis certaine. » d'un mouvement du menton, elle désigne les Pokémon de la rousse « Il y en a bien qui mériteraient un petit sourire, tu ne crois pas ? »

HRP:
 

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mar 24 Juil - 23:38




Principe de causalité
La jeune femme n’avait pas du tout imaginé les proportions que cela prendrait. Bien sûr qu’il y a sur Lansat une lutte idéologique, et ce depuis un moment. Mais dans l’imaginaire de la rousse, il n’a jamais été question de se battre, pas comme ça. Ce qu’elle avait sous les yeux ressemblent plus à un champ de guerre qu’à une discussion diplomatique. Parce que oui, pour Ilea, on en était à de la diplomatie, et rien d’autre. Oui elle ne cautionne pas les expériences d’A2P sur des pokemons, oui elle trouve leur méthode douteuse, oui elle aimerait que l’entreprise soit loin de cette île. Mais jamais elle n’a eu l’idée de les expulser par la force, à coup de menace biologique. Parce que pour Ilea, le monde ne fonctionne pas comme ça.

Mais tu rêves ma pauvre enfant.

C’est cette voix qu’elle a cru entendre quand elle est arrivée sur les lieux. En face d’elle se tiennent trois armées, chacune prête à se battre pour sa voix. Et le pire, c’est de savoir qu’il y a à l’intérieur des tonnes d’enfants, dont certains qu’elle a elle-même recruté pour A2P. Une catastrophe, littéralement. Et savoir qu’elle y a contribué lui ronge le cœur. Prise par la panique, la demoiselle n’avait pu que se raccrocher à ce mur juste derrière, tentant tant bien que mal de reprendre ses esprits. Sa respiration est irrégulière, son visage blême, et ses mains tremblotent. Le mal est fait, c’est trop tard, inutile de se mettre dans cet état. Ça c’est la voix de la raison qui parle.

Mais la voix du cœur hurle à la mort.


Dans son champ de vision finit par arriver un jeune garçon, surement un étudiant de l’académie. Ses propos se veulent rassurant. Il veut aider. Aider. Voilà ce que voudrait faire l’éducatrice. Aider. Mais elle en est incapable, elle n’en a pas la force. Ses lèvres tremblent. Ilea essaie de s’exprimer, mais n’y parvient pas. Une autre personne passe sous son regard. Cette fois c’est une jeune femme. Une grande blonde, peut être un peu plus âgée qu’elle. Ses mots s’enchainent. De jolis mots. Mais Ilea n’en saisit pas la portée, trop absorbée par sa propre respiration, beaucoup trop irrégulière et bruyante. Une crise de panique. La dernière fois qu’elle a fait ça, c’était pendant l’incendie de Palladium. Comme si on en revenait toujours à eux.

Une horreur.

Pendant ce temps, voyant que la situation ne se débloque pas, même en présence d’autres personnes, les eevolitions passent à l’action. Captant le potentiel de ce Motisma lave-Linge juste devant eux, Edelyne s’avance vers lui et communique. Il lui demande d’arroser violemment sa dresseuse, en espérant la faire sortir de son état quasi-second. Après une brève mise au point, le pokemon appartenant au dresseur se concentre un instant avant de lancer un bon jet d’eau sur Ilea, en tout cas suffisamment puissant pour l’obliger à décrocher ses mains du mur pour les placer devant son visage. L’eau est froide, elle lui gèle la peau.

Réveille-toi.

La rousse ouvre les yeux vivement. Les gouttes dégoulinent le long de son visage et de ses cheveux. Ses paupières palpitent, remettant les images dans l’ordre. C’est vrai qu’elle n’est plus seule. Il y a des gens pour elle. Il y a des gens pour l’aider. Son regard se pose d’abord sur ses pokemons à ses pieds. Ils n’ont pas bougé, toujours autour d’elle comme pour la protéger. Mais ils se sont adoucis, comme s’ils avaient laissé pénétrer dans la bulle de leur dresseuse ces deux personnes qui lui sont inconnus. Ilea soupire tout en s’essorant les cheveux. Elle reprend son souffle pour parler distinctement.

Je…je suis désolée pour ça. C’est juste que ces événements ne sont pas si simples à accepter pour moi. Merci bonhomme pour la douche, ça fait du bien. Je m’appelle Ilea, et vous êtes ?

Et alors, la jeune femme se souvient de l’un des mots qu’a prononcé la blonde. Sourire. Alors, sans trop réfléchir, elle sourit. Elle sourit à ces deux inconnus qui ont pris le temps de s’arrêter pour elle, de l’aider, et surtout de la comprendre. Ils méritent bien un sourire. Instinctivement, la rousse passe sa main dans les cheveux blonds du jeune homme. Comme une sorte de remerciement. Les enfants c’est son domaine après tout. Mais la demoiselle ne peut pas tout chasser d’un revers de main. Il lui reste encore des choses à accomplir. Elle devait aider aujourd’hui, elle se l’est promis.

A la base si je suis venue c’est pour tenter d’arrêter A2P. J’étais là quand Nathalie Vega a présenté le sérum. Si cette chose est libérée, je pense qu’on court au carnage. Mais le souci c’est que je ne sais pas comment la stopper. J’ai connu cette femme à ses débuts, quand elle protégeait les droits des pokemons par la force des mots. J’aimerais ramener cette femme-là, si c’est encore possible…


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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 0:31


I wanna know you: people in the shadow. I want to know! Are you ready to go? I want to know why God is a liar. I want to know you: people in the shadow!

There's something wrong in my throat, cause you're selling me lies and deception

Alex se tenait dans sa chambre, face au bureau. Le tiroir était ouvert devant elle, et elle fixait les pokéballs qui s'y trouvaient. Posé sur le bureau, son sac à dos noir entrouvert, déjà bien rempli. Rien de trop lourd ou encombrant qui ne soit pas utile dans l'immédiat -  elle espérait bien, dans le fond, que la situation ne puisse pas dégénérer au point d'ordonner une évacuation immédiate et à moyenne ou longue durëe du campus, ou même de l'île. Mais l'attitude de Rodrigue à la fin de la réunion, et cet air grave et déterminé qu'elle ne lui connaissait pas l'avaient invitée à la plus grande prudence. Car en vérité, elle n'était sûre de rien, et les discours qu'elle venait d'entendre ne lui inspiraient plus seulement de la colère, mais aussi de la peur. Si ses inquiétudes venaient à se concrétiser, elle voulait les avoir avec elle. Elle n'avait toujours pas chassé ses démons, et ne savait toujours pas vraiment comment leur faire face ; mais risquer de les abandonner là pour de bon, ça, elle ne pouvait s'y résoudre.

Alors la Givrali plongea la main dans le tiroir pour y attraper sa ceinture magnétique - cadeau de ses parents pour son départ à l'académie et ses grands débuts de dresseuse, quelques années plus tôt - et la glissa dans les passants de son jean pour l'accrocher autour de sa taille. D'une main fébrile, elle choisit quelques-unes des sphères de capture, qu'elle fixa à la ceinture : son spectrum, sa kangourex, son nidoran... et son nucléos. Elle espérait ne pas avoir à faire appel à eux mais avait choisi, au cas où, les membres les plus fiables de son équipe. Même si elle n'était pas sûre que ce qualificatif puisse encore s'appliquer au dernier.

Et autour d'elle, la créature fantomatique voltigeait toujours, invisible et anonyme, comme fascinée. Sa pupille unique la suivait avec attention, cachée derrière le masque qui entravait, pourrait-on imaginer, son visage. Elles ne s'étaient jamais ressemblé autant que depuis l'accident.

Une fois son équipe d'urgence sélectionnée, Alex se saisit des autres pokéballs et les fourra en vrac sur le dessus de son sac à dos. Puis elle repouss le tiroir, enfin vidé, et tourna les talons. Elle traversa l'académie en pressant le pas, croisant occasionnellement d'autres étudiants fébriles. Mais pour une fois, la présence des autres ne l'inquiétait pas : elle avait bien plus préoccupant que son cache oeil à l'esprit, et les brefs regards qu'elle pouvait échanger avec eux ne trahissaient que de la confusion.

Les lacets de ses baskets tressautaient à chaque pas, de plus en plus vite. Elle courait presque sur le chemin qui menait à la ville. En approchant du centre, elle tomba rapidement sur une sorte de mouvement de foule, encore tranquille, mais évident : les personnes présentes convergeaient vers un même point, et la population de Lansat se rassemblait petit à petit pour assister au dénouelent de l'affaire. Le théâtre de cet acte final était, une fois de plus, le siège de PALLADIUM. Devant les grilles s'amassaient les militants d'A2P, et les curieux prenaient place autour, plus ou moins près. Quand Alex arriva, les grilles s'ouvraient. Alors la rouquine se posta un peu en retrait, sur un muret, pour tenter de suivre ce qui se passait. Elle assista à la confrontation, aux menaces à demi-mots, à l'arrivée tant redoutée de la Team Rouage, que l'on croyait pourtant enterrée. Alex déglutit quand les instigateurs de cette farce se tournèrent vers la foule pour la prendre â parti.

Ça ne faisait alors plus le moindre doute à ses yeux.
Tout ce qu'elle voyait venir, c'était la guerre civile.

Elle se mit à fouiller la foule du regard, presque frénétiquement. Sirius se tenait fièrement - ou presque - du côté de PALLADIUM. Elle en fut vaguement rassurée, bien que son état l'inquiétât. Elle peinait à repérer qui que ce fut d'autre dans cette foule, quand la voix de Rodrigue s'éleva, appelant les hésitants à une protestation résolue. C'était donc ça, son plan, sa réponse ? Elle se mordit la lèvres inférieure, tentant de réfléchir une fois de plus à la situation, de peser le pour et le contre. Elle partageait entièrement son point de vue et était tentée de le suivre, mais...

Sur le devant de la scène, un jeune garçon franchit les grilles du domaine de PALLADIUM en crachant le fond de sa pensée à monsieur le CEO.

Oui, s'avoua-t-elle en serrant le poing : en vérité, elle avait déjà sa réponse. Et elle était convaincue de ne pas avoir d'autre choix.

Elle s'ébranla et se fraya un passage jusqu'au blond, posant une main sur son épaule. Ce simple geste, un regard tout au plus, pour lui signifier qu'elle respectait son combat, qu'elle était navrée, et qu'elle était elle aussi très sérieuse.

Puis elle s'exclama, espérant que d'autres l'écoutent :

"Tu sais ce que je vois, là ? Je vois un groupe de bioterroristes en puissance qui menace de lâcher un virus sur la population en guise de moyen de pression. Je vois une organisation criminelle qui a commis des actes effroyables et à qui certains sont prêts à livrer la ville. Je vois trois acteurs en force, avec trop de moyens et trop peu de scrupules pour qu'on puisse ne serait-ce qu'espérer peser dans la balance face à eux. C'est ça, ma vraie problématique. Et tout ce que je peux faire actuellement c'est faire en sorte que le seul parti qui soit pas encore un groupe d'activistes pèse plus dans la balance que les deux autres. PALLADIUM c'est peut-être aussi des salauds, mais pour le moment selon moi c'est les seuls à avoir les moyens de dissuader les deux autres de prendre la population en otage." Elle reprit son souffle, puis elle ajouta, plus doucement, en regardant son camarade : "L'avantage avec les multinationales capitalistes, c'est qu'elles ont trop à perdre pour se lancer ouvertement dans une guerilla. J'ose espérer que PALLADIUM garde ses intérêts à l'esprit."

Sur ces mots, un peu tremblants, la rouquine tourna les talons et se mit à jouer des coudes jusqu'au siège de la société. Elle s'approche de Garrick avec un regard un peu méfiant mais opine du chef et prend le badge qu'il lui tend. Elle l' accroche à sa chemise, et espère qu'elle prend la bonne décision. Puis elle se glisse parmi les sympathisants de la société, croise le garçon qui l'avait confortée dans sa décision et lui adresse un signe de tête entendu, pour lui signaler qu'elle partage son opinion. Elle rejoint Sirius, plonge son regard dans le sien, et le serre dans ses bras.

"Dans quel état tu es...!"

Elle ne sait pas trop quoi lui dire, le rassurer, le questionner sur ses motivations et ses convictions, tenter de le détendre avec une plaisanterie... Rien ne semble approprié. Alors elle se contente de ça, et de lui signaler sans un mot qu'une fois de plus, et pour toujours, elle sera toujours de son côté à lui.
vendredi 29 juin 2018

HRP / Alex réplique à l'intervention de Rodrigue en invitant ceux qui se préoccupent de la sécurité à rejoindre PALLDIUM, qui semble être le camp le moins dangereux des trois pour la population dans l'immédiat. Elle pense que faire bande à part, même si c'est tentant, aura peu d' impact, et que seule PALLADIUM a les moyens de faire face à la menace que représentent les deux autres groupes. L'heure n'est plus à la protestation idéologique, mais â l'action pragmatique.

Elle va ensuite récupérer le badge de la fondation et rejoint les rangs de PALLADIUM. Elle salue Ginji, dont elle partage l'opinion, pour son discours à Garrick, puis va rejoindre Sirius.

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 11:21



Principe de causalité
Palladium

Inspire, expire. C’est pas le moment de paniquer. Pas le fucking moment de faire une fucking crise de panique. En venant ici ce matin, tu savais très bien ce qui t’attendait, tu savais très bien que tu risquais d’affronter tes plus proches amis. Tu le savais très bien puisque tu l’as déjà fait.

C’était avant. Avant que je sache ce que PALLADIUM avait fait. Avant que j’apprenne pour les expérimentations, les pokemons obscurs et tout le bordel. C’était avant de me rendre compte que c’était eux les méchants.

Si c’était vraiment les méchants, serais-tu vraiment à leur côté ? Tu as passé la soirée à te torturer, à éplucher toutes les informations que tu possèdes, à décider qui était le pire. Et tu as décidé que PALLADIUM n’était pas le pire. Assume ton choix et lève la tête.

Lever la tête ? Pour voir quoi ? Les gens se cracher au visage sous couvert d’idéaux ? Voir les gens prendre du plaisir à la situation ? Voir des gens dont les intérêts sont plus précieux que cette île sur laquelle on vit depuis bientôt 5 ans ? Désolé, j’ai pas envie de voir ça.

Lâche, lâche, lâche. Tu n’es qu’un lâche et tu te complais dans cette lâcheté. Tu as pensé à ceux auxquels tu tiens ? Tu as pensé à ce que pouvait penser Alex ? Calua ? T’imagine si Etna était là et qu’elle te voyait comme ça ? Tu as pensé que peut-être, tu pouvais aider les gens à faire ce choix puisque toi, tu l’as déjà fait ?

Non. Non. Non. Je veux pas y penser, je ne veux pas y penser. Je veux pas imaginer que peut-être Calua a peur au milieu de la foule, je ne veux pas imaginer l’incompréhension d’Alex, je ne veux même pas songer à ce que ferait Etna. Et comment je pourrais aider les gens si je n’arrive pas à m’aider moi même.



Sirius a du mal à savoir où poser son regard. Partout autour de lui, les gens vont et viennent. Partout autour de lui des gens font des choix. Partout autour de lui, les gens sont perdus. Les pro-PALLADIUM ne se bousculent pas vraiment, il faut dire que pour une académie de dresseurs, l’idée de maltraiter les pokemon est impensable, horrible même. Un instant, il pense aux répercussions de ce choix. Sera-t-il traité en paria ? Aura-t-il l’étiquette de maltraiteur ? Il secoue la tête, mieux vaut ne pas y penser.

De sa position, il est hors des mouvements de foule et se contente d’être spectateur de la colère des uns et des autres. Suffisamment proches des trois dirigeants, il écoute, éberlué les commentaires des uns et des autres. Un type veut les combattre, un à un, l’autre leur dit d’aller se faire voir.

Puis vient Ginji. Et c’est bizarre parce que Ginji est adorable, rempli d’une gentillesse qui l’impressionne bien souvent. Pourtant, aujourd’hui, Ginji est différent. Ginji a les traits tirés et la colère dans les gestes. Ginji a la rage, Ginji a les nerfs et c’est impressionnant parce que jamais, jamais Sirius n’a vu Ginji ainsi. Le pire c’est que c’est probablement la première fois que quiconque le voit comme ça.

Sirius déglutit. Les mots qui sortent tels du venin de la bouche de Ginji en direction de PALLADIUM lui semble tous destinés. Après tout, n’a-t-il pas lui aussi supporté PALLADIUM depuis le début ? Il pourrait se cacher derrière le fait qu’il ne savait pas mais ce serait ridicule. Peu importe qu’il savait ou non. Il les a tout de même soutenu. Et ce depuis le début.

Il baisse les yeux. Honteux. Ses mains sont posées sur ses pokeballs. Pokeballs de ceux qu’il a promit de protéger et il ne sait plus s’il en est véritablement digne.

Des bras se referment autour de lui. Il relève la tête, surpris. La chevelure rousse qui l’entoure ne fait aucun doute. Elle est là. Elle est là. Elle est là. Il referme ses bras sur elle et profite un instant de sa chaleur. Puis il panique. Que fait-elle là ? Elle va se mettre en danger ! Est-elle capable de tenir ? Elle est encore si fragile, si fragile mais si forte.

Sa main se pose sur sa joue. Elle s’inquiète pour lui. Rayon de soleil, lumière d’espoir. Il tente vaguement de sourire. Il ne la mérite vraiment pas. Il tente d’articuler quelques mots. Il doit avoir l’air fort, c’est lui le pilier, c’est elle qui va mal, c’est lui qui doit l’aider. Pas l’inverse. Il déglutit.

- Je … Alex … Je …

Les mots se bousculent. Que doit-il dire ? Comment lui faire comprendre la peine et la honte qui ravagent son cœur. Comme lui faire comprendre qu’il ne se sent plus digne de rien. Comment le lui cacher, comment le lui montrer. Il est perdu, complètement perdu. Doucement, presque comme un murmure, il finit par demander.

- C’est le bon choix tu crois ?

(Il doit se ressaisir, il doit se prendre en main. Il n’a plus le droit de douter, le mal est déjà fait.)


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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 11:48



Principe de Causalité
Intrigue #12
Sarah n’était pas vraiment rassurée de la situation…Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce qu’elle n’avait pas l’intention de venir à la manifestation, elle comptait rester cachée dans son dortoir, loin de toute cette agitation. Mais il fallait que la Nanméouie de Cloé soit partie faire des courses en ville non loin de ce rassemblement. Ne pouvant se résoudre à laisser son amie y aller seule, même si en réalité la Winchester n’était pas d’une grande aide, que pouvait bien faire une muette avec une Fantominus dans un combat entre 3 factions…Mais elle était quand même partie avec la jeune fille, c’est pourquoi elle se retrouvait là à suivre Cloé qui suivait Kenai qui servait à fendre la foule. La rouge serrait très fort les poings, il y avait tellement d’hommes dans cette foule qu’elle était pas loin de la crise de panique, mais la présence de Nébula juste à côté d’elle évitait tout débordement….enfin pour l’instant.

Elles finirent par trouver Ran, que Cloé s’empressa d’enlacer dans ses bras, rassurer que la pokémon Normal n’avait rien. Ça fit sourire Sarah de voir son amie aussi attachée à ses pokémons, il faut dire que Cloé était bien la seule personne en qui la Winchester avait confiance. Avec elle, elle se sentait revivre, c’est comme si la blessure dans son cœur se calmait à son contact…qui sait, peut-être qu’un jour elle réussira à reparler grâce à Cloé. Mais là n’était pas la question, elles devaient quitter cette endroit avant que tout ne dégénère. Elle resserra ses doigts autours de ceux de la petite Mentali avant de partir en direction de l’académie.

Quand elles avaient traversées la foule pour rejoindre Ran, Sarah avaient suivis le débat entre les trois partis de ce conflit…et elle s’était trompée sur toute la ligne. Elle qui avait dit que Palladium était le moins dangereux, ces derniers n’avaient pas hésité à faire des recherches sur les pokémons…et ça c’était impardonnable aux yeux de la rouge. Depuis l’accident elle n’avait plus confiance en l’humanité sauf en quelques exceptions comme Cloé ou sa psychologue, pour elle seuls les pokémons étaient honnêtes et n’étaient pas mauvais, les mauvais pokémons c’étaient à cause des mauvais dresseurs. Le seul parti à se soucier vraiment des pokémon plus que des humains, c’était A2P…c’est pourquoi quand un membre de l’association lui tendit un brassard elle le prit sans hésiter. Mais pour Cloé ce n’était pas vraiment la même chose, le brassard vert était juste jolie pour elle, elle ne comprenait pas vraiment sa signification.

Sarah suivit Cloé jusqu’au carré vide entre les trois groupes…elles étaient clairement visible de tous et ce brassard vert ne les mettait pas vraiment dans une bonne position. Mais la jeune fille aux cheveux violets s’arrêta, sous le regard étonné de la Winchester qui ne comprenait pas pourquoi elle tremblait. La rouge suivit le regard de son amie vers la team rouage et Palladium, mais ne comprit pas ce qui la mettait dans cet état.

Puis tout s’enchaîna rapidement, le visage de Cloé afficha de la peur, et elle se mis à crier des choses qui n’avait pas de sens. Sarah se rapprocha d’elle et essaya de capter son regard, mais c’était peine perdue, son amie semblait entre deux mondes avant que son corps tombe au sol, seuls ses spasmes l’animant. La Winchester s’agenouilla à côté d’elle, elle voulait crier son nom, mais aucun son ne parvenait à franchir ses lèvres…pourquoi n’arrivait-elle pas à parler alors que son amie avait tant besoin d’aide. La rouge regarda autour d’elle, implorant de l’aide du regard, et c’est une femme aux cheveux blonds qui le lui apporta.

Le temps était comme figé, Cloé essayait de s’auto-étrangler et Sarah ne pouvait pas l’arrêter, elle fit de la place à la mystérieuse jeune femme qui connaissait apparemment son amie. Peut-être allait-elle pouvoir faire quelques choses…La femme demanda à Kenai de se calmer et à Ran d’utiliser vibra-soin sur sa dresseuse pour la calmer…et ça fonctionna, la jeune fille semblant alors plus détendue. L’Ursaring prit alors sa dresseuse quand elle fut stabilisée et avant qu’ils ne puissent se mettre à l’abri, la femme se tourna vers Sarah et lui parla avec des mots durs et froids qui firent reculer la Mentali d’un demi-pas…Mais elle se reprit bien vite et acquiesça, cachant son brassard d’A2P avant de suivre Kenai.

Ils se placèrent dans un petit coin reculé, à côté de la team rouage, Sarah s’agenouilla et demanda avec le langage des signes à Kenai de poser la tête de Cloé sur ses genoux, ce que le pokémon fit. Nébula tourna autours des deux jeunes filles avant de rester faire le guet, si quelqu’un de mal attentionné venait vers elles, il aurait le droit à une attaque Léchouille dont il se souviendra. La rouge caressa les cheveux de Cloé avec douceur, espérant qu’elle se réveille…elle se revoyait un an et demi en arrière, en train de serrer le corps sans vie et encore chaud de Seira…Non, elle ne pouvait pas perdre Cloé comme elle avait perdu sa petite sœur, si c’était le cas, elle ne s’en relèverait pas, c’était certain. Pour la première fois depuis longtemps des larmes coulèrent le long de ses joues en publique…des larmes de rage contre ce qui avait causé ça à son amie, mais aussi des larmes de peurs et de désespoir, sa gorge était nouée et lui faisait mal, elle voulait tellement parler, demander à Cloé de se réveiller…Elle se pencha et déposa un baiser sur le front de la jeune fille.

-Réveilles-toi…


La Winchester ne prit même pas conscience que c’était sa faible voix qui venait de dire ces mots, pas son esprit.

Hrp:
 
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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 11:53

Ginji Labelvi
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« Principe de causalité »


Mon pied tape frénétiquement sur le sol.

Vous gueulez régulièrement, vous ?

Moi pas.

Non pas que cela ne me soit jamais arrivé, cela dit.

En fait, on pourrait dire que ça m’arrive régulièrement, mais de manière occasionnelle et très espacée. Souvent, c’est lié à une confrontation qui me met au pied du mur, ou à soucis de communication avec mes Pokémon.

En général lorsque je m’énerve, les mêmes symptômes se présentent.

Accélération du rythme cardiaque.

Douleur à l’estomac.

Et tremblements.

Aujourd’hui, je n’ai rien de tout ça. Pas même après avoir élevé la voix sur Garrick.

C’est peut-être lié au fait que c’est la première fois que je gueule autant, en ayant une haine bien réelle envers la personne sur qui je crie.

Disputer un de mes Pokémon parce que je ne vois pas d’autres solutions pour le raisonner, ou m’énerver contre la bassesse d’esprit des ennemis que j’ai pu rencontrer, c’est très différent.

Je n’ai jamais eu envie d’élever la voix contre mes compagnons. Ni même contre qui que ce soit d’autre, en fait.

Même certaines personnes qui m’ont tant fait souffrir.

Mais pas Gamble. Garrick Gamble est la source de tous mes maux.

Paradoxalement, c’est également celui qui est en meilleure posture pour les régler.

Si j’avais dû me rallier à son groupe sans passer par l’étape « gueulante », je pense que je n’aurai pas tenu, et j’aurai fini par tenter de lui foutre mon poing dans la figure.

Lui crier dessus a eu un effet… Étonnement apaisant.

Même si ce n’est que parole en l’air, ou une menace parmi tant d’autres à ses yeux, cela m’aura fait un bien considérable. Une façon d’extérioriser toutes ces années de souffrance qu’il m’a infligé.

Et maintenant que c’est fait, je n’ai plus qu’à éradiquer une bonne fois pour toutes les causes de ces souffrances.

Je m’impatiente.

Et je tape frénétiquement du pied pour compenser.

Je sais que me précipiter ne me mènera nul part. Alors j’occupe mes membres comme je peux.

Je dois attendre.

Être patient.

Et…

Soutenir Palladium.

C’est la seule solution.

Du moins, je crois.

Alors qu’un accord tacite entre chacun des camps nous pousse à maintenir une distance respectable entre nous, une personne paraît vouloir s’en affranchir et fait volontairement un léger détour dans sa trajectoire pour me passer devant.

Cette personne, c’est Erika Uchida. La respectueuse femme à qui j’ai souhaité un joyeux anniversaire il y a quelques jours à peine s’immobilise juste devant moi, sans toutefois m’adresser un regard.

Mais c’est bien à moi qu’elle adresse la parole.

Sa remarque me fait grincer des dents.

« -… Mes armes ? »

… Ce ne sont pas mes Pokémon, qu’elle désigne comme ça, pas vrai ? Elle fait sûrement mention à autre chose, non ? Mais alors, pourquoi les Pokémon Osbcurs de Palladium seraient leurs « armes » à eux ? Si elle me demande d’utiliser les « miennes », c’est qu’elle évoque mes propres compagnons…. ? Euphie, Arlo, Shy ?

C’est comme ça qu’elle les voit ?

Comme des « armes » ?

Mon regard fixe intensément le visage d’Erika, comme si sa force seule pouvait suffire à lui faire tourner la tête en ma direction, mais niet. Elle s’en va, aussi droite qu’elle est venue, et c’est à ce moment là que je réalise ce qui aurait dû le plus me choquer.

Rouage.

Erika est dans le camp de la Team Rouage.

Un flot de sentiment en tout genre me submerge. Elle aussi ? Quand ? Pourquoi ? Ils sont combien d’autres à l’avoir suivi ? Est-ce qu’ils n’ont tous aucun scrupule ? Sont-ils aveugles ? Ou est-ce moi qui fais erreur ?

Mon regard balaye les environs. Je constate avec un mélange d’horreur et d’incompréhension que les seuls visages m’étant familiers dans ce rassemblement ne sont présents que dans les camps que j’ai décidé d’affronter.

Merde. Ce n’est pas vrai. Pas autant de monde. Ne me dîtes pas que TOUS veulent commettre cette  infamie…. ?

Qu’est-ce qui ne va pas, à la fin ? Le reste du monde a-t-il vraiment pété un câble, ou est-ce que je suis complètement perdu ?

Ma réponse vient sous la forme d’une passante. Une jeune fille, rousse, avec un cache oeil, et dont le visage m’est vaguement familier. Familier car il m’évoque, l’espace d’un instant, celui de Ruby, mais surtout parce que je suis certain d’avoir déjà croisé cette fille à l’académie, au détour d’un couloir.

Lorsque nos regards se croisent, elle m’adresse un hochement de tête entendu, et je l’observe rejoindre une figure m’étant encore plus familière.

Sirius. Sirius est ici.

De mon côté.

Je serre les poings.

J’ai fait le bon choix. J’en suis certain. Je ne peux pas rejoindre des gens n’ayant pour seule considération envers les Pokémon le statut « d’armes », ni même des écologistes extrémistes trouvant judicieux de nous empoisonner. Peut-être que le titre de cobaye octroyé aux Pokémon par Palladium n’a rien de plus honorant, mais c’est le seul dont nous pourrons encore avoir le contrôle à l’issu de tout ceci. Garrick Gamble est le chef d’une multi-nationale à la représentation mondiale, il ne pourra pas rester impuni après tout ce que nous avons appris sur ce qu’il a fait. Il sera acculé par ses opposants, peu importe la région du monde dans laquelle il se rendra, là où Aaron et Nathalie ne sont connus qu’en Lansat.

Je suis sûr et certain de ma décision. C’est comme ça que je dois procéder.

D’abord, Rouage et A2P.

Et après, Palladium.

Je fixe Sirius, et l'inconnue qui a su me conforter dans mes projets. Les deux s'enlacent, et une expression où se mêlent doutes et inquiétudes se dessine sur le visage du Noctali.

Je ne peux pas laisser passer ça.

Je me détourne légèrement du devant de la scène, et vais rejoindre le duo d'adolescents, perdus dans cette foule d'adultes, de scientifiques et de gardes du corps.

« -Salut, Powall. »

Mon ton est vidé de tout entrain, presque morne, et même s'il ne s'agit peut-être pas de la meilleure approche, c'est la seule dont je suis actuellement capable.

« -Je ne sais pas depuis combien de temps tu es de leur côté... Ni même pourquoi. Mais la seule chose dont je suis certain, c'est que si résolution du conflit il doit y avoir, alors elle doit se faire avec l'aide de Palladium. Leur président est responsable de tout ce bordel, c'est tout naturel qu'ils s’attellent à le réparer.  »

Je pivote sur moi-même, ne faisant plus face à lui, mais plutôt aux trois autres camps.

« -Si tu as envie de fuir ce conflit, tu es en droit de le faire. Il n'y a rien de lâche à vouloir s'épargner douleurs et peines. Mais si tu veux agir, garde en tête qu'il y a des ennemis à abattre... Plus que d'autres. Et que c'est le seul moyen d'éviter d'être confronté à un virus, ou des actions terroristes. »

Je tente de capter son regard pour plonger mes yeux dans les siens.

« -Prends juste garde à ne pas franchir la frontière. »

Ou alors tu deviendras aussi un ennemi.

Je me garde de le lui dire, et me contente d'adresser un hochement de tête à la rousse, en réponse à celui qu'elle m'a confié un peu plus tôt.

HRP:
 

@Eques sur Never-utopia.

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« ... »

Merci Môman Callie!
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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 13:07

Ça commence à prendre forme. En tout cas, c'est l'impression que ça donne vu du ciel : la foule centrale se délité petit à petit pour rejoindre des îlots de plus en plus grands, ça et là. Même à dix mètres de haut, on peut même discerner quelques visages dans la foule (J'ai pas rêvé, c'est Alex là?! À côté de...Ginji...) : au gré des passages de Ven, j'ai ainsi la (désagréable) surprise, de constater que la voie de la raison est largement minoritaire. Le groupe de la Team Rouage semble enfler de plus en plus, tandis que les deux autres continuent d'haranguer les partisans potentiels.

''Kree!''

''Woops, désolé, Ven.''

Je sais que j'ai l'air calme mais ça ne tient que lorsque j'essaye d'analyser la situation : c'est p't-être de la déformation de Ranger, mais j'peux pas m'empêcher d'observer tout ça, avant que la situation n'évolue. Et même moi, ça me rend dingue (ce qui explique sûrement les protestations de Ven lorsque je serre convulsivement ses plumes).
Est-ce que je suis en train de me planter? Est-ce que j'aurais dû faire comme Rodrigue (Bel organe, coPAIN) et en appeler aux quelques personnes qui comprennent que quelque soit le camp choisi, il n'y aura AUCUN vainqueur? Les trois  proposent littéralement à Lansat de choisir sa manière de mourir : le bioterrorisme, l'abandon de toute éthique ou la terreur...Et on devrait être capable d'ignorer les implications de l'un, juste pour contrer les deux autres?
C'pas comme ça que ça marche. On peut poser le raisonnement que l'on veut, je refuse de croire que ''combattre le mal par un autre mal, juste parce qu'il est moins grand'', c'est quelque chose d'acceptable. Si aucune solution n'est la bonne, c'est possible de rejeter les trois., plutôt que de céder à la panique et de se renier.
Et si jamais ça doit mal finir...Sérieusement, vous pensez pas que là, on a déjà atteint le pire? Mal finir? Ah ah ah, mais on y est! Ça A mal fini! Sinon, je ne serais pas là, à brûler d'envie de demander à Ven de plonger sur Vega, Olsen et Gamble pour les soulever et les embarquer au poste de police le plus proche (à défaut de les balancer dans l'océan) ! Tout le monde se fixe comme s'ils étaient sur le point de s'entredéchirer, on a une triple menace qui plane sur nos têtes...Manquerait plus qu'Arceus débarque pour un Jugement de première classe et la fin du monde serait à portée de main!
La dernière fois que la situation était aussi grave, c'était quand la Team Rouage s'était invité pour un kidnapping en règle pendant les vacances. Et vous savez comment on a fait pour s'en sortir? ENSEMBLE. Y'avais pas une rupture aussi immense entre les élèves de la Pokémon Community, on y est tous allé, en sachant ce qu'on risquait et ce qui se passait. Aujourd'hui, j'ai juste l'impression que ce sera à celui qui crie le plus fort ou le plus menaçant...Ce qui ne le rend pas plus légitime.

''Ven, le toit là-bas...''

Deux silhouettes. Facilement identifiables. On dirait que Idalienor et Ariania ont aussi décidé de prendre de la hauteur. J'ignore ce qu'elles veulent faire mais au moins, elles n'ont pas l'air de participer à la folie générale, c'est déjà ça. Lors de mon bref passage (J'ignore si elles m'ont vu...Tant pis) devant l'immeuble, j'avise brusquement la présence d'un Capstick à la ceinture d'Ida.
*Facepalm* Je suis noix! C'pas possible d'être aussi stupide! Bah oui Cael, tu te prépares pour intervenir, t'es Ranger mais t'as pas zappé un truc? C'est que y'en a d'autres à la PC! Et que si ce sont des Rangers, tu peux...

''Arf, c'pas pratique. Ven, pose-toi, j'ai les infos dont j'ai besoin.''

Maintenant que j'ai repéré les issues de la place (Si un seuls des trois leaders tentent quoi que ce soit...) et que j'ai les listes qu'il me faut...je sais à quoi m'en tenir. Et puis, c'est vachement plus difficile d'utiliser un Capstick en vol. lors, si je me rappelle du manuel, c'est cette touche...

''Euh...Vocogramme? M'semble que c'est ça qu'on dit. C'la première fois que j'utilise cette fonction, désolé : Appel à tous les Rangers de la Pokémon Community, c'est Cael Joy au bout du fil. J'me doute que si vous avez décidé de participer à tout ce bordel, je ne vais pas réussir à vous convaincre que c'est une mauvaise idée. Mais y'a une petite chose que je voudrais vous dire : oubliez pas ce que vous êtes.  Même s'ils ne partagent pas vos convictions, ça reste des gens et des Pokémons en face de vous. Alors, protégez-les.
Nous ne pourrons pas faire la différence dans une affaire aussi énorme, j'le sais bien. Mais pour le Dresseur ou le Pokémon que vous aurez aidé à sortir de là en un seul morceau...Ça en fera une. On est loin d'être supérieur en moyen et en personnes...Mais ça veut pas dire qu'on ne peut pas défendre Lansat, juste qu'on doit faire encore plus d'efforts que les tarés qui la menacent!
...Fin de transmission, les Rangers.''


Le message est envoyé. Normalement, si j'ai bien suivi les instructions, ça va être diffusé automatiquement à travers les Capsticks des autres élèves. Et même s'ils ne veulent pas l'entendre, mettre des mots sur ce en quoi je crois, ça m'aura au moins permis de me concentrer. Cette parodie de répartition ne va pas tarder à se finir...
HRP:
 

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 14:35





Principe de causalité

Intrigue #12

Yuna Akabara

Ivan Torrent - Icarus

Les bras croisés et un doigt s’agitant frénétiquement, je suis stressée ça ne fait aucun doute, mais qui ne le serait pas. Je ne remets pas en doute mon choix, je suis persuadée que c’est le moyen le ‘’moins pire’’ d’arrêter ce conflit, mais quand je vois Ginji en face, dans les rangs de Palladium, mon cœur se serre un peu. Je n’ai pas envie de l’affronter…bon finalement ça peut aller, je suis surtout ici pour contrer A2P, Palladium ne m’as concrètement rien fait, je me méfie juste plus d’eux que de la team Rouage…Et le fait de voir plusieurs de mes connaissances dans le même camp que moi me conforte dans l’idée que ce choix n’est pas forcément mauvais.

Je souris à Ana en la voyant a non loin de moi, et je fais signe a Erika qui reste égale à elle-même, même en temps de crise, elle est sûre d’elle et prête à en mettre plein les yeux. Mais la présence la plus rassurante pour moi est celle d’Erika, ma collègue Geisha, même si le théâtre ne s’implique pas ce conflit, elle a décidé quand même de venir et ça fait plaisir. Est-ce que c’est l’annonce du Feros qui l’a poussé à venir ? Je n’en sais rien, mais ça me rassure de la savoir à mes côtés et non en face. Deux connaissances manquent à l’appel, Cloé et Salomé, pour la première ça ne m’étonne pas, elle est jeune et je doute qu’elle comprenne réellement la gravité de la situation…ce qui dans un sens est mieux pour elle. La deuxième c’est Salomé…au vu de sa réaction lors de la réunion d’A2P, j’étais certaine de la voir rappliqué pour se venger de l’association…Et je la vois finalement arriver sur la place, et nous rejoindre. Je ne peux m’empêcher de laisser un soupir de soulagement passer mes lèvres, ça m’aurait vraiment fait mal de la combattre…

Mon regard se pose sur le garçon qui s’avance, et qui annonce que nous n’avons pas a forcément prendre partit, que l’on peut laisser les trois organisations régler le problème sans mettre la population de l’île…Je pense qu’il est un peu tard, certes aucune des solutions n’est enviable, chaque camps à ses défauts, mais autant choisir le moins pire. C’est ensuite un immense Tauros qui arrive vers les rangs de la Team Rouage, mais heureusement il ne nous charge pas dessus…sinon ça aurait fait un carnage c’est sûr.

Je tourne la tête vers Ana et Salomé et je les vois…s’embrasser ? Je reste un peu choquée je l’avoue, je ne m’attendais pas à ça, mais quand on y pense ce n’est pas si surprenant, je veux dire elles sont venues ensemble à l’anniversaire d’Erika, et même si je m’étais éloignée, j’avais bien remarqué qu’elles s’étaient éclipser toutes les deux. Ba après tout ce sont leur affaire, pas les miennes, si elles sont heureuses moi ça me va parfaitement.

Soudainement un cri me tire de mes pensées, cette voix c’est celle d’Erika, je relève la tête et la vois au milieu de la zone vide avec à ses côtés…Kenai ? Mais alors ça veut dire que. Oui je vois Cloé allongé au sol, Ran à ses côtés ainsi qu’une jeune fille aux cheveux rogues. Mais qu’est-ce qui ses passer, Ran semble soigner sa dresseuse…Les combat n’ont pourtant pas commencé, qu’est-ce qui lui est arrivée…Est-ce qu’elle aurait eu le même souci que dans le Labyrinthe ? Est-ce que cette autre partie d’elle aurait repris possession de son corps ? Je me mords violemment la lèvre avant d’essayer de me frayer un chemin vers elle, mais c’est trop tard, Erika revient vers le groupe, non sans jeter un regard des plus noirs vers Nathalie Vega…De son côté Kenai porte sa dresseuse dans ses bras, suivit de Ran et de la fille aux cheveux rouges

Une fois qu’elle est suffisamment proche de mon amie je l’observe et vois le brassard d’A2P dans sa main…Non Cloé aurait rejoint A2P ? Ce n’est pas possible, elle ne peut pas avoir choisi ce camps là…Je me ressaisis, ce n’est pas le plus important, je dois d’abord savoir ce qui s’est passé avant.

-Erika…Est-ce que Cloé va bien ? Qu’est-ce qui lui est arrivée ?

J’ignore si elle sait que Cloé est mon amie, et honnêtement je m’en moque, je m’inquiète pour elle. Quand j’y repense, Cloé est plus comme une petite sœur que comme une amie, j’ai veillée sur elle pendant la mission du Labyrinthe, et elle m’a aidée quand j’en ai eu besoin.

-Ce brassard…Ils ont mêlé Cloé à ce conflit ?

Je grince des dents, ça ne va pas se passer comme ça, Cloé ne savait certainement pas ce que ça représentait de prendre ce brassard…Je vois qu’Erika est vraiment énervée, elle a probablement une dent contre A2P maintenant. Et moi aussi d’ailleurs, peu importe la tournure des évènements, je sais de quel camp je vais m’occuper.


Hrp:
 



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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 14:37



Si on fait rien pour arrêter tout ça, je suis certaine qu'on court droit à notre perte
    C'était n'importe quoi. Cette histoire de camp, tout... elle allait finir par perdre la tête. Depuis l'intervention d'A2P, depuis que Natalie Véga avait montré cet espèce de... sérum, Iris était bouleversée. Elle ne savait plus à qui faire confiance. Bien sûr qu'elle voulait protéger les Pokémons, bien sûr qu'elle voulait protéger l'île ! Mais... tout ça allait bien trop loin pour elle. Pourquoi les élèves devaient-ils être mêlés à tout ça ? Elle était là, faisant face à la confrontation, au milieu de tout ce monde condamné à choisir son camp. Elle reconnaît Ilea, elle qui l'avait entraînée dans la manifestation, qu'elle avait vue plus que bouleversée par les objectifs de Nathalie Véga. Mettre au point une telle chose... à quel point A2P étaient-ils déterminés ? Ou plutôt... à quel point étaient-ils désespérés pour en venir à prendre des mesures aussi extrêmes ? Elle reconnaissait Erika, la Geisha de qui elle avait été la partenaire pour venir en aide à des Pokémons portés disparus. Elle reconnaissait Sirius, celui qui l'avait en quelque sorte protégée d'un groupe d'adolescents prêts à la tabasser sur un malentendu. Elle ne le connaissait pas beaucoup, mais... elle savait qu'il s'agissait d'une personne bien. Elle reconnaissait Nico, et elle en reconnaissait sans doute d'autres mais elle n'y prêtait pas attention. Elle ne voulait s'approcher de personne. Elle était tétanisée, serrant Sapphire dans ses bras alors que Diana et Zirco voletaient près d'elle, inquiets. La petite Chinchidou semblait perplexe, ne comprenant pas la situation. Mais elle restait blottie contre Iris, dont elle sentait la crainte et l'anxiété. La Mentali, elle qui avait toujours paru détachée, nonchalante, presque inexpressive... aujourd'hui, elle n'avait jamais été aussi paniquée.
          Et elle écoute les tirades de chaque camp. Elle les écoute parler, tenter de convaincre chaque personne de les rejoindre, par des belles phrases pour certains. Chaque camp est traître. Iris ne pouvait pas croire une seule seconde que Lansat serait sauvée, peu importe le camp qu'elle rejoignait. Chacun d'eux mènerait l'île à sa perte, elle en était certaine. A2P avait pour de bon perdu sa confiance, et même si la jeune femme qui les avaient guidées elle et Erika dans leur mission lui adressait de loin quelques signes, la brune ne put que refuser. Avec un air attristé, la jeune femme à la chevelure brune fit un mouvement de la tête vers la jeune fille. Quelque chose qui signifiait « je comprends ». Iris ne voulait se mêler à personne. Elle ne le pouvait pas. Elle n'avait jamais adhéré aux pratiques de Palladium, peu importe qu'il ne s'agisse que de rumeurs puisque désormais, elles s'avéraient véritables. Elle n'avait pas confiance en cet autre homme qui s'était interposé entre Vega et Gamble. Elle n'avait confiance en aucune de ces trois personnes, et surtout pas la leader d'A2P. Alors elle s'éloigne. Elle s'éloigne en tremblant, en boitant comme si ses jambes ne voulaient plus la porter. Elle observe ceux qui partent, les camps qui se forment. Et son cœur a mal. Comment ne peuvent-ils pas comprendre que tout ceci risque de mener Lansat à sa destruction ? Leurs idéologies sont bien trop folles, la marée noire menace, aucun d'eux n'est digne de confiance. C'est juste une guerre. Une guerre stupide qui n'a pas lieu d'être, et qu'elle aurait voulu voir achevée depuis longtemps, bien trop longtemps pour espérer que cela se réalise. Maintenant, ils étaient tous pris au piège. Elle ne savait pas quoi faire. Devait-elle rejoindre un camp, juste pour éviter la fureur des associations ? Non, jamais. Hors de question qu'elle se lie à eux. Il fallait que tout ça s'arrête. Mais comment... ?

    Plus la confrontation avait prit de l'ampleur et plus la jeune fille se sentait mal. Son regard était stupéfait, sa bouche s'entrouvrait sans que pourtant elle ne parvienne à prononcer le moindre mot. Elle paraissait presque au bord des larmes. Parce que tout allait trop loin. Doucement, elle murmura à Zirco d'aller voleter autour de la foule, sans se faire remarquer.

-Contente toi de les observer, et revient si jamais les choses dégénèrent. Comme ça je comprendrais que j'ai rien à faire ici.

    Mais Iris tremble. Iris est perdue. Et elle n'est pas la seule. Même si les camps se forment, elle peut voir d'autres personnes, d'autres élèves comme elle, qui restent indécis. Mais... après tout, qu'est-ce qui l'obligeait à rejoindre un camp ? Qu'est-ce qui l'obligeait à se lier aux associations ? Pourquoi... pourquoi ne pas rester avec les autres, avec ceux qui s'opposaient à elles aussi fermement que la jeune fille ? Pourquoi ne pas lutter pour Lansat sans pour autant se joindre à eux ? La brune recula, encore. Même si l'inquiétude était clairement visible, elle semblait plus assurée. Quelqu'un. Elle devait trouver quelqu'un. Quelqu'un qu'elle connaissait, qu'elle rejoindrait, qu'elle saurait sans doute lié à sa cause. Quand elle lève les yeux, elle croit apercevoir quelque chose en vol. Elle le suit. Elle ne le quitte pas du regard, même s'il semble trop loin pour elle. Et elle le voit qui se pose vers le coin Est de la place où ils se trouvent, en ce moment même. Et elle croit... elle croit reconnaître Cael. Le Ranger qui l'avait accueillie dans l'établissement, qui était effrayé par les spectres, avec qui elle avait passé une journée d'exploration plutôt... singulière, si on prend en compte le fait que leur traversée des Bois de Brume avait rendu le garçon complètement fou. Mais elle lui faisait confiance. Suffisamment pour bloquer l'envol de Zirco en déposant Sapphire au sol, et en l'attrapant dans ses bras. Suffisamment pour se mettre à courir vers lui d'un pas maladroit et mal assuré, tant ses jambes tremblaient encore.

-Cael !

    Un premier appel pour capter son attention. Diana tentait tant bien que mal de rejoindre sa dresseuse en flottant, tandis que le Passerouge battait vigoureusement des ailes pour rester proche de l'adolescente et que Sapphire trottinait près d'elle. Elle lui adressa un signe de main, avant de s'agripper à son bras, une fois qu'elle fut suffisamment proche de lui. Elle haletait, cherchant à reprendre son souffle après cette course effrénée. Courir ne serait-ce que quelques secondes épuisait déjà Iris.

-Cael s'il te plaît, dis-moi que t'as rejoins personne... eux, tous, A2P comme Palladium comme la Team Rouage, j'ai pas confiance en eux, je sens que si on les rejoint on fonce droit dans une impasse, et que même s'ils le garantissent aucun d'eux n'arrivera à sauver Lansat. On est plus en danger qu'autre chose ! On est que des adolescents, des étudiants de l'académie mais... faut qu'on fasse quelque chose pour arrêter tout ça. Ça peut pas durer plus longtemps.

Spoiler:
 
Iris Danford
NOM PRENOM 2

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 15:46

Principe de causalité
rp commun


Marie était figée.

Cet entremêlement de pensées la paralysait tout entier. A chaque fois que son esprit entrevoyait une issue, celle-ci se bloquait aussitôt. C’était frustrant. Terriblement frustrant. Tout en elle lui criait que quoi qu’elle fasse, cela provoquerait un problème. Un gros problème. Comme si…

Comme si aucune solution n’était la bonne.

Que ce soit d’un point de vue idéologique, technique ou moral, il y avait toujours quelque chose qui clochait.

Il n’existait aucune issue. Ou plutôt, il en existait plusieurs, mais chacune d’entre elles impliquaient un contre-coup néfaste pour la Mentali.

Et cela la paralysait.  

Quelqu’un la tira de sa stupeur.

Une voix, à proximité. Comme revenant d’un sommeil profond, Marie sursauta légèrement, et tourna un regard complètement égaré à la demoiselle qui lui paraît. Elle était plus grande qu’elle et avait de longs cheveux bruns, dont une mèche teintée d’une couleur particulièrement étrange.

Machinalement, la Ranger hocha brièvement la tête, avant de suivre cette adolescente à l’écart de la foule. Avant qu’elle n’eut le temps de le réaliser, elles s’étaient à l’arrêt, et l’inconnue lui tendait un bonbon.

Même si le bruit ambiant était encore bien assourdissant, la disparition de toutes ces silhouettes étouffantes autour de Marie lui fit l’effet d’un nouveau souffle. Appréciant de pouvoir à nouveau respirer, elle resta silencieuse quelques secondes, sa main sur sa poitrine, avant de prendre une grande inspiration.

Elle saisit sans trop réfléchir le bonbon qui lui était donné, et écouta distraitement les paroles de sa sauveuse. La demoiselle rassura Marie sur le fait que choisir un camp n’était pas synonyme de concordance idéologique, et la mention de la Team Rouage lui valut un regard inquiet de la part de la blanche. Ce regard s’égara dans le vide dès lors que l’inconnue déclara ne pas hésiter à tout claquer si nécessaire, laissant une Marie pantoise et à peine plus avancée.

En un soupir, elle prit la parole.

« -Si seulement tout était si aisé… J’ignore si je suis réellement capable de prendre pareille décision... »

Elle remit une mèche de cheveux en place, et regarda l’adolescente droit dans les yeux, prenant enfin le temps de détailler ses traits.

« -Merci. Pour m’avoir tiré de la foule. Et… Le bonbon. »

Marie fixa le-dit bonbon, au papier froissé et au toucher légèrement mou, qui se trouvait dans le creux de sa main.

« -Pensez-vous réellement que rallier la Team Rouage est une bonne chose ?… Ou à défaut, qu’il s’agit de la moins risquée des options ? »

Son interlocutrice n’eut pas le loisir de répondre. Sans prévenir, le Capstick accroché à la ceinture de la Ranger se mit à vibrer, et lui arracha un froncement de sourcil perplexe. Que se passait-il ? Elle saisit le petit appareil, et sursauta presque lorsqu’une voix vaguement familière lui fut retransmise.

Non pas que Marie ignorait que son Capstick possédait une option de communication, mais plutôt que… Elle ne pensait pas qu’un jour, quelqu’un l’appellerait. Elle avait trois contacts à tout casser dans son Ipok, et aucun d’eux n’était Ranger ! Mais que la jeune fille se rassure bien vite : ce n’était pas à elle spécifiquement que l’on s’adressait, mais à tous les Rangers alentours. Au ton et aux formulations employés par Caelle – car c’était elle –,  elle comprit qu’il s’agissait d’un appel général.

Elle réagit donc de la façon la plus naturelle qui soit.

Et raccrocha.

Son Capstick hors de communication, elle le rattacha à sa ceinture, et se tourna vers l’inconnue.

« -Je n’ai aucunement besoin qu’on me rappelle mes obligations. »

Marie avait un profond respect envers Caelle, mais en toute honnêteté, un discours moralisateur sur ce qu’est un Ranger et ses objectifs était peut-être la dernière chose dont elle avait besoin, là tout de suite. Si elle n’était pas autant consciente de ce que son rôle impliquait, elle n’en serait pas là ! Elle aurait sans doute déjà rejoint Palladium, et fissa.

Mais non, hélas, Marie savait ce qu’elle avait à faire, mais ne voyait toujours pas comment. L’avantage au moins de tout cela, c’était qu’elle avait repris du poil de la bête, et donc qu’elle était parfaitement disposée à converser avec sa camarade fortuite.

« -Je manque à tous mes devoirs. Je suis Marie Rosalina Uana.  » elle fit une courte révérence, et se redressa « Navrée que notre rencontre ait lieu dans pareilles circonstances. »

HRP:
 


© Mzlle Alice.

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 16:00

''Cael ! ''

Hein, que, qui, quoi, où, pardon?! On m'appelle? Ça se voit pas que j'essaye de choisir qui, entre ce grand type au tatouage de marin et cette étudiante qui hurle ''PALLADIUM, AU BÛCHER!'' est le plus dangereux. Quand tout ça va péter, il faudra neutraliser les menaces les plus immédiates.
Néanmoins, la voix m'est suffisamment familière pour que je pivote légèrement, quittant la foule du regard. Avant que je ne puisse intervenir, Ven a déployé ses ailes en grand, comme un bouclier face à la nouvelle venu. Calme-toi, elle est pas dangereuse, elle (Fin, c'est relatif)!

''Iris? Me dit pas que toi aussi, t'as décidé de péter les plombs, toi aussi?!''

Pour le moment, elle a surtout l'air essoufflé, vu la manière dont  elle m'enserre le bras (MON EPAUUUUUUULE!), mais le temps que la jeune fille respire de nouveau, j'ai le plus grand mal à empêcher Ven de l'attraper par le col pour la jeter au loin. Il a peut-être pas changé mais il est toujours aussi direct, aussi.
Apparemment, j'ai encore de l'espoir pour certains, vu comme Iris m'inonde de questions, puis d'affirmations sur sa volonté à rester neutre.Allelujah, Arceus m'a entendu, y'a encore du bon sens sur Lansat (fin, plus que d'habitude!)!

''Sur ce point-là, on est d'accord, amiga. Sauf que eux, en face, ils sont presque dix fois plus nombreux que nous. Va falloir agir intelligemment : je viens d'envoyer un appel à tous les Ranger de l'école, mais je sais pas s'ils l'auront tous...ou même, s'ils le prendront en compte. En attendant, je pense qu'on ferait mieux de se tenir prêt au cas où ça dégénère brusquement. Si jamais ça se produit, l'objectif sera d'aider à évacuer un maximum de non-combattants de la place, ils n'ont rien demandés, eux.
Quand à ceux qui voudront absolument en découdre...''


Quand je pense qu'il y a trois ans, je me serais roulé en boule, à la seule idée de riposter par la violence à ce genre d'allumés. Alors qu'aujourd'hui, la première chose qui me vient à l'esprit, c'est ''une fois assommés, ils ne représenteront plus un bien grand danger''.  Au même instant, Idalienor renvoie son propre rapport de position...pratique, on va pouvoir se coordonner, si elle couvre l'autre côté de la place avec ses Pokémons.
On va essayer de faire ça correctement, pensons quand même à leurs Pokémons : ils n'ont pas le choix si leurs Dresseurs les impliquent dans ce conflit, donc on va éviter de foncer à tout va et de massacrer tout ceux qu'on croise.

''...Le mieux serait de les mettre hors de combat. Pas de les blesser de quelque manière que ce soit, j'pense surtout à leurs Pokémons. Tu deviens étrangement plus coopératif, quand t'as plus personne pour te protéger d'un Guériaigle et de ses serres. Même si Ven ne ferait pas de mal à une mouche, hein?''

''...Kreee.''

Ok, j'arrête de plaisanter, j'ai compris.

''Par contre, Iris, si tu veux vraiment aider...reste assez loin des membres de Palladium. Je ne sait pas ce que prépare les deux autres groupes mais eux, ils risquent de ramener des Pokémons Obscurs dans la mélée. Et ce genre de bestiole, c'est même pas la peine de vouloir les raisonner.''

Avisant son équipe, je me rends compte d'un petit détail : elle n'a pas vraiment de Pokémons de combat à sa disposition. Rien qui puisse la protéger si un Pokémon enragé vient l'attaquer, en toit. Qu'est-ce que je peux  faire...Y'a pas trente solutions, malheureusement.

''Ven...Tu vas avec elle. Lorsqu'elle essayera de guider ou de défendre quelqu'un, assure-toi que elle aussi, elle soit protégée. Ça te dérange pas, Iris?''

Une demoiselle à protéger comme un chevalier servant, il a du bol, le Ven! Et en plus, ça n'a pas l'air de lui déplaire, vu son air lorsqu'il prend son envol pour venir tourner comme une sentinelle au-dessus de la position d'Iris. Ce qui a l'air d'inquiéter légérement la Mentali, vu sa question suivante.

"Mais t'es sûr que toi ça ira ?"

'' T'inquiètes pas. Ven peut te porter au besoin, et pour moi...''

Il suffit d'effleurer rapidement le Capstick à mon épaule pour que l'un des voyants rougeoyants sur son bord se mette à clignoter. Si je me plante pas sur sa dernière position, il était juste dans le quartier d'à coté tout à l'heure...Ah, le voilà!
Avec un bruissement d'ailes sonore, la silhouette d'un Noarfang se laisse alors glisser jusqu'à notre hauteur, avant de tourner sa tête de quelques degrés comme pour estimer Iris du regard.

''Avant de venir, j'ai couru dans tous les sens pour demander un coup de...serre à quelques copains. Même si Ven est pas là, je pourrais quand même voler, c'tout ce qui compte, non?''

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 16:18

Principe de causalité
Intrigue N°12
De ce que Shiori comprenait – donc du peu qu’elle parvenait à comprendre, plutôt –, il y avait visiblement d’autres tensions entre des groupes d’élèves. Vraiment… Ces trois clans débiles étaient parvenus à mettre sans dessus dessous ce qu’on appelait « l’opinion public », et même si elle n’arrêtait pas d’y penser, y mêler des gamins lui semblait vraiment limite. Mais le mal était déjà fait, et si elle ne pouvait pas aider tous ceux qui avaient des difficultés à prendre une décision, au moins pourrait-il aider celle-là. La jeune fille, qui se présenta sous le nom de Marie, semblait déjà aller mieux. C’était un bon point.

« - Shiori. » répondit simplement la brune.

Son regard se tourna rapidement vers les autres, ceux qui choisissaient leur camp d’un pas décidé, ceux dont l’avancée se faisait plus hésitante, et les autres, qui ne parvenaient même pas à bouger. Elle avait juste hâte que tout se termine. Elle n’était pas arrivée ici depuis longtemps et ne connaissait quasiment rien de l’île Lansat, alors elle n’y était pas particulièrement attachée, mais une telle ambiance était un enfer pour tous ceux qui vivaient là. Il suffisait de voir l’attroupement autour des différentes factions pour s’en rendre compte.

« - La Team… N’est pas « une bonne chose ». Mais c’est mieux que des écolos tarés qui veulent nuire à tout ce qui n’est pas Pokémon, et mieux qu’un labo qui traite tout ce qui n’est pas humain comme de la merde. »

Elle haussa les épaules. Ca lui semblait juste logique de retirer ce qui semblait le plus dangereux pour ne garder que le moins pire des trois. Elle remarquait que certaines personnes refusaient de prendre parti, et ça ne lui semblait pas une mauvaise idée non plus. Mais cela suffirait-il ? Rah… Elle commençait à en avoir marre de tout ça. Ca la frustrait. Et sa frustration ne donnait jamais rien de bon.

« - Si tu veux, tu peux venir avec moi. S’il faut se barrer fissa, on ira ensemble. Ca sera toujours moins dur que de le faire seule, non ? Après… C’est toi qui vois. »

Elle aurait aimé, à l’époque, que quelqu’un vienne lui proposer ça. Qu’une personne vienne lui tendre la main, l’aider à prendre une décision, lui assurer que si ça tournait mal, elle ne serait pas toute seule à devoir affronter une situation qui paraissait perdue. Mais elle avait souvent tout affronté elle-même. Et elle se refusait à infliger ça aux autres quand elle pouvait les épauler.
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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 17:36



PRINCIPE DE CAUSALITÉ.


♣️

♣️
Intrigue #12
29 juin 2018
Je ne me retourne pas, je ne veux pas le voir.

« Ana. »

Je redresse la tête et regarde autour de moi. Je fronce légèrement les sourcils: je connais cette voix. Cette voix qui ne s'est pas élevée parmi la foule mais uniquement dans ma tête. Ban, le Balbuto de Logan. Je le cherche rapidement des yeux avant de l'apercevoir. Je le regarde venir avec moi. Je ne dis rien, je serre le poing.

« Mon maître vous demande si vous êtes heureuse ? »

J'hausse un sourcil. Je jette un œil à Salomé avant de comprendre que le pokémon psy ne communique qu'avec moi. Je soupire avant de reposer mon regard sur lui. Mon coeur se serre un peu, mais tant pis. Je prends une grande inspiration avant de regarder le pokémon avec haine. Ban est le seul pokémon de Logan que je n'aime pas.

« Oui. » répondis-je sèchement.

Le Balbuto s'incline légèrement.

« Alors il est heureux pour vous. »

Il tourne sur lui-même pour être dos à moi avant de s'éloigner. Je secoue la tête. Ma main tenait toujours celle de Salomé. J'observe les personnes autour de moi. Je me fais légèrement bousculer par un Tauros. Je reconnais certaines personnes, d'autres me sont totalement inconnues. Je repère au loin le Noadkoko d'Haru, celui avec des feuilles arc-en-ciel. Le Noadkoko d'Alola le plus fab de tout l'univers. Mais je n'ai pas la force de sourire en l'apercevant. La seule chose qui me permet de tenir encore sur mes pieds, c'est Salomé.

« Viens, on va s'écarter un peu de la foule. » dis-je en la tirant par le bras.

Je me dirige vers l'arrière du groupe de la Team Rouage. Je commence à avoir chaud, j'en ai marre de tout ça. Et malheureusement pour moi, j'ai comme l'impression que ça ne fait que commencer. Lorsqu'il n'y a presque plus personne autour, je lâche la rousse et m'assoit par terre. Je lève la tête, les larmes aux yeux. Je ne sais pas si c'est les événements de cette journée qui me font ça, ou ce que je venais de faire à Logan en sachant parfaitement que ça allait lui faire mal, ou la foule.. mais je ne suis pas bien du tout. Je regarde Salomé en faisant tout pour retenir l'eau salée dans mes yeux qui menace à tout moment de couler.

« Ne me laisse pas tomber, Salomé.. » dis-je en reniflant.

J'ai plus que jamais besoin d'elle dans toute cette pagaille.

hrp:
 
(c) Alban


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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 17:41


Principe de causalité
Avec tout le monde.
La jeune femme était déboussolée, je me sentais un peu impuissant face à tous ça. Si on était dans un film d'action, je lui aurais dit debout soldat ! Le combat n'est pas encore fini ! On a encore des gens sur le front, on ne peut pas abandonner nos camarades ! Pas maintenant ! Puis après, on aurait un flash-back, et ensuite... Ouais, non, on n'était pas dans un film d'action, enfin il y avait presque tout sauf qu'ici, il n'y aura pas de héros à la fin. C'est pourquoi, j'avais décidé de suivre mon instinct. C'est-à-dire me rendre utile comme je le pouvais, sans participer à cette mascarade, qui n'avait pas raison d'exister. Voilà, d'ailleurs qu'une autre jeune femme nous rejoint, une blonde, qui avait le rythme dans la peau. Vu la situation actuelle, je ne voyais pas comment elle arrivait à rester aussi détendue. Remarque, pour une fois, je ne me sens pas si paniqué que ça, c'est peut-être le fait que je ne suis pas Haru, mais... PTITARDAZURÉ L'AGENT SECRET ! *prend la pose* *tousse*  Bref, la jeune femme me demande alors très gentiment si ma princesse m'était familière, j'en perds presque tous mes moyens, c'est qu'un prince... O-On iras pas jusqu'a la, *tousse*, mais oui ! C'était comme si j'étais venu sauver cette princesse en détresse d'un terrible dragon ! J'imagine que c'est tout comme.

"E-Euh non... Je ne la connais pas, c'est juste qu'elle semblait être en détresse, alors je suis venu l'aider."


La jeune femme tenta alors d'aider l'autre jeune femme... Il y a beaucoup trop de jeunes femmes dans cette histoire, mais j'ai peur de vexer quelqu'un si je dis qu'elles sont vieilles *tousse* c-ce qui n'est pas le cas ! Bien sûr ! Enfin bref, sans grand succès, la jeune blonde avait de l'énergie à revendre en tout cas, quel dynamisme ! Elle me faisait étrangement pensé à quelqu'un... Quoi qu'il en soit, la princesse au bois dormant ne voulait pas se réveiller, et je doute que ça marche avec un simple baiser. C'est finalement une attaque pistolet à o surprise de mon Motisma qui l'a réveille. Brutal mais efficace. Lui qui n'avait qu'une seule hâte d'utiliser ses nouvelles attaques, le voilà servis.

La jeune femme se réveilla enfin de son long sommeil, pour nous expliquer la situation. Elle était venue ici pour arrêter A2P et en particulier Vega et son virus. Si je n'étais pas au courant de la situation, j'aurais cru à une vaste blague, mais non, c'était sérieux. Cette dame comptait vraiment répandre ce truc dans tout Lansat...? Il faudrait vraiment être crédule pour... Ah non, on n'avait dit de ne pas juger les gens ! Cependant, il est vrai que c'était une menace qu'il fallait prendre en compte.. mais qu'est-ce qu'on pouvait faire ? Si seulement on pouvait récupérer ce virus sans qu'elle s'en aperçoivent, ce ne serait pas un boulot pour un agent secret ça ?! Ah.. où sont les espions de la Pokémon community quand on a besoin d'eux ? J'aurais peut-être dû prendre, le parcours espion... Avec tout ça, j'en oublie presque de me présenter devant les deux jeunes femmes (qui ne sont pas vieilles.)

"Je m'appelle Haru.... EUH appelé moi PtitardAzuré !  (Conscient de mon erreur, je prends tout de suite une voix plus... mystérieuse.) Je suis... en filature et voici mes acolytes Ampston et Tsuki. Il est vrai que ce virus est un danger pour la population, mais je ne vois pas comment nous pourrions agir pour stopper Vega. Vous pensiez pouvoir la raisonner ? Eh puis avec ce qui se passe, je doute qu'elle vous écoute actuellement. À moins que vous avez un plan pour récupérer le virus, ou un sérum... ou n'importe quoi pour contrer ce virus, la, je ne dis pas non."


Charles qui commençait à s'inquiéter était venu jusqu’à nous accompagner de Pénélope.

"Haru ! Ah tu vas bien a ce que je vois, tu mettais du temps a revenir, alors j'ai cru bon de voir si tout allait bien.. Enchantée mesdames. Charles le prince des nuées pour vous servir."

"Chuuut, tu vas gâcher ma filature.. Je suis PtitardAzuré ! *tousse* N'écoutez pas ce qu'il disait au début, il s'est euh... trompé."


"... Je ne me trompe jamais."

"... "

"... Bien, comme tu veux, "PtitardAzuré"."

"Super ! Enfin je veux dire *tousse* (prend une voix mystérieuse) super... quels est la suite des opérations maintenant ?"

La Laporeille pouffait de rire a coté, sous le regard désespéré de Tsuki et le sourire du Motisma. Qui pouvait rêvait mieux comme équipe de choc.




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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 18:03




Principe de causalité
L’attente parait insoutenable. Nous sommes toutes les deux sur notre positon, le regard à l’affut, prête à bouger au moindre petit problème. Même si nous portons l’étiquette de la Team Rouage, il n’est pas question de défendre pour autant le moindre acte de violence. Si un des membres de l’organisation venait à bouger, je serais la première à aller me charger de son cas. Mais, porter une étiquette est à mon sens un avantage conséquent dans cette lutte. Au fil de mes expériences, j’ai appris qu’être seule ne mène pas souvent à grand-chose, voir même au pire. Je ne me fais aucune illusion. Des étudiants seuls parmi ce conflit idéologique n’aideront en rien à faire avancer la situation. Je sais que nous pourrions minimiser les dégâts, mais notre action aurait un moindre impact. De plus, il s’agit d’un gage de sécurité. Si les choses venaient à déraper à un niveau trop important, je pense que le fait d’appartenir à un clan pourrait nous être utile. Mais ça, tout le monde ne le voit pas d’un bon œil.

Pour l’instant les choses semblent « assez » calmes. A part un baiser volé, les pokemons sont en mode silence radio, se contentant de quadriller la zone que je leur ais indiqué. Un travail peu intéressant mais nécessaire pour le bon déroulé de la mission. Avec Aria, nous discutions brièvement, mais il est facile de voir que l’une comme l’autre nous sommes stressés par ce qu’il va arriver dans les heures à venir. La division n’apporte rien de bon, et les trois camps d’aujourd’hui ont parfaitement réussi à le faire. Nous diviser. Diviser pour mieux régner. Est-ce ça leur objectif ?

Rapidement, je vois passer dans mon champ de vision un pokemon ailé chevauché par un dresseur que je ne mets pas longtemps à identifier. Cael. Hier nous avons eu une brève conversation par message. Nous ne sommes pas dans le même camp aujourd’hui, mais nous avons les mêmes intentions. Protéger nos camarades et l’île. Nos regards se croisent à peine, laissant planer le doute sur notre présence mutuelle. J’aurais aimé qu’on soit ensemble, mais les choses en ont décidé autrement. Après tout, il y a peut-être des avantages là-dedans. On couvre une plus grande zone, et on a des points de vue différents. Tout à coup, mon Capstick se met à vibrer, transmettant un message du ranger rose. Il utilise la fonction de communication groupée pour transmettre un message. Cela me décroche un léger sourire. Son message ressemble presque à un appel au secours. Une demande de rassemblement. Je le reconnais bien là. Il n’y a bien que lui pour tenter de lever la voix. Alors à mon tour, j’approche l’appareil de moi pour transmettre un message.

Appel à tous les rangers de la Pokemon Community, ici Idalienor Edelwen. Je viens appuyer les propos de mon camarade et ami Cael Joy. Notre rôle de ranger est avant tout celui de protéger les autres, humains comme pokemons. Aujourd’hui, je porte l’étiquette de la Team Rouage. Vous pourrez ne pas approuver ce choix et vous aurez sans doute raison. Mais dites vous qu’en faisant cela je garde aussi un œil sur tous les élèves qui auront fait ce choix, sans peut être en mesurer les conséquences. Ceux qui ont pris position dans un des autres camps, profitez justement de cela pour davantage prévenir la situation et aider les autres étudiants dispersés dans la manifestation. Actuellement je me trouve sur l’escalier de secours de l’immeuble situé en face de l’entreprise palladium en compagnie d’Ariania Blue. Que tous ceux qui entreprennent une action de sauvetage quelconque la signale sur cette radio commune, de sorte à mieux quadriller la zone. En tentant de s’organiser de cette manière, je suis sûre que nous parviendrons à mieux gérer la situation. Merci pour votre écoute. Fin de la transmission.

Je soupire. Voilà où nous en sommes. A passer des appels à l’aide sur des radios communes dans l’espoir que des gens nous rejoignent. C’est tellement dur. Voilà une autre facette du métier de ranger. Protéger les populations, même contre eux-mêmes. Je ne sais pas si j’ai été convaincante, si même mes arguments sont valides. Mais qu’importe, il est trop tard pour reculer. Rapidement, je reçois un message de Beryl.

Idalienor, je viens de voir une jeune fille de ton dortoir. Elle a l’air complètement perdue dans la foule. Je ne sais pas si c’est une bonne idée de la laisser ici.


Ok merci Beryl. Ainara tu veux bien aller la chercher et la ramener ici.

Je m’en occupe.

Je ne sais pas de qu’il s’agit mais laisser quelqu’un seul qui n’est pas très bien là-bas c’est du suicide. De loin, je distingue Ainara plonger dans la foule pour trouver la jeune fille en question. Rapidement, je les vois revenir, Ainara tenant l’adolescente par les serres au niveau des épaules. Je sais qu’elle a la force pour alors je ne m’inquiète pas plus que ça. Lorsqu’elle se tient suffisamment près, je reconnais la personne. Il s’agit de Calua, une Pyroli que je croise assez régulièrement dans le dortoir. Son visage est blême. Elle n’est clairement pas à l’aise avec tout ça, et je ne la comprends que trop bien. Mon Hélédelle finit par la poser sur le pallier d’escalier où nous nous trouvons avant de repartir en volant. Quand Calua redresse son regard vers moi, je m’approche doucement, me voulant rassurante.

Tout va bien Calua ? Ainara est venue te chercher parce que tu ne semblais pas bien là-bas. Tu as besoin d’aide ?


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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 18:19

C’est pas bon pour les affaires toutes leurs conneries, tu le sais n’est-ce pas ? T’es accoudé au bar en soupirant longuement, un cendrier remplis d’ennui sous la bouche. Tes yeux blasés respirent une certaine amertume. Il semblerait qu’un sacré paquet de monde s’amuse dehors. Et par amusement, le mot est faible, n’est-ce pas ? On entendrait presque les mecs d’en bas se battre, mais pour cela, encore, eut-il fallu qu’il y est un combat à arbitrer. Néfertiti sirote quelques gouttes de liqueurs à la baie pêcha avec un sourire radieux. Elle sourit pour quatre en-tout-cas. Tu tapotes sur ta clope, brisant quelques cendres qui s’écrasent mollement parmi leurs consœurs carbonisées. Ton boss est adossé au mur, lui-même perplexe, tant que cette histoire ne serait pas terminée, il n’y aurait pas un chat au bar. 

-Quelle plaie, crache Bertrand en crachant dans l’évier avant de faire un tour sous tes yeux dans la salle. Pas un foutu connard pour venir boire un verre, tous en train de baver la gueule ouverte devant leurs fausses idoles en or. 

-Autant y aller, on ne verra pas un chacripan en restant ici

Il te regarde d’un air odieux avec sa moustache mal coupée et soupire longuement en secouant la tête. Il revient vers toi, prenant la bouteille de whisky en lâchant une insulte à mi-mot. Tu ne tiques pas, impassible et observe Napoléon allongé plus loin sur une table. En sentant ton regard couler sur lui, le papillon se relève immédiatement, prêt à entendre les directives. c’est après un long moment d’hésitation que tu redresses les manches de ta chemise blanche au-dessus des coudes après avoir écrasé ta cigarette dans le cendrier. Tu sors un sac pliable en cuir, y posant deux bouteilles de liqueur, une à la baie pêcha, l’autre à la Nanab et ferme le tout après y avoir mit quatre verres sous le regard intrigué de ton patron.

-Il faut bien convaincre la clientèle de venir après la fin de ce bordel.

-Tu ne perds pas le sens des affaires !

-Je suis un Reece, n’oublie pas

Tu resserres tes bretelles noires sous le rire de ton patron et prend le sac avant de quitter le bar en sifflant ton trio. Seul Napoléon reste à l’extérieur, les deux derniers sont revenus à leurs pokéballs, tu ne veux pas prendre le risque de les perdre dans la foule ou autre. Bien que vigoureux, ton seul atout et tu le sais, c’est Napoléon. En quittant le bar, tu prends ton béret que loge sur ton crâne, couvrant tes yeux turquoise du soleil.

Il fait une sacrée chaleur dehors et tu rases les murs à l’ombre pour t’exposer le moins possible. Le bar étant en plein centre, il suffit de quelques minutes pour commencer à voir les rues se densifier, les gens parlent entre eux, se plaignent, tu restes stoïque et avance. Tu espérais qu’une solution allait vite arriver, car tu aimerais bien pouvoir faire prospérer tes affaires tranquillement. Tu ne quittes pas l’ombre, seul rempart contre cette chaleur étouffante, tu es bien le seul en pantalon par ailleurs, ainsi qu’en chemise longue. Tu regardes autour de toi et cherches à te rapprocher le plus possible afin d’entendre ce qui se manigance. 

Face à toi, c’est le gérant de Palladium en personne contre l’écologiste déjà mentalement atteinte. Entre la peste et choléra, difficile de choisir. À cela, s’ajoute la tuberculose, Olsen, la team rouage t’en a pas mal entendu parlé, du moins la famille Reece la connaît, il faut bien connaître le monde d’en dessous lorsqu’on en fait parti. Tu soupires et sort une cigarette en l’allumant, t’es à côté d’un môme et sa mère, mais qu’importe si la fumée dérange, ce n'est pas la place qui manque. Ton regard blasé croise celui de la mère juste après la première bouffée, tu soupires du regard, elle t’agace déjà. 

-Vous nous dérangez avec votre fumée.

-Vous dérangez votre gosse en l’amenant ici. C’est pas de cette façon qu’on éduque son sang

Tu prends ton sac et avances dans un pas lent tout en écoutant les arguments de chacun, en soit c’était vraiment pathétique, menacer à l’arme biologique une entreprise qui menace de façon mondiale. On dirait des Chaglams acculés contre un mur face à un groupe de Démolosses. Napoléon te suit à la trace, observant tout ce qui pourrait être suspect. Au bout d’un moment, tu arrives à hauteur de deux jeunes femmes, rousses et blondes accompagnée par un jeune blondinet à lunettes. Ils discutent, mais ne semblent pas pénibles à supporter, tu tires une latte à côté d’eux et pose ton sac, faisant chanter les verres et les bouteilles lorsqu’ils s’entrechoquent. Tu prends ta cigarette entre ton index et ton majeur, lève la tête au ciel et recrache la fumée en fermant les yeux. 

Tu entends le discours de la rousse, courageux, venir ici arrêter A2P, si du monde rallie sa cause pourquoi pas, la blonde de son côté semble joyeuse, pleine de vie, rayonnante, tout ton contraire avec tes traits secs, ton visage grave. Elle ressemble à Elizabeth, la vie en moins. Le petit garçon, avec un surnom ridicule, tu dois l’admettre, cela t’arraches un rictus sarcastique même, rien de méchant, la jeunesse dira-t-on. Tu décides de t’en mêler, tu ne sais pas pourquoi, façon t’es là pour ramener des gens au bar.

-C’est pas bon pour les affaires, articules-tu sans détourner de regard, mais ta voix grave est assez puissante pour arriver à leurs oreilles. Personnes dans les commerces, la marée-noire, l’hypocrisie, les tensions. Nah, c’est pas bon pour les affaires… Ton Pyrax se met à côté de toi, avec un regard méfiant. Comment voulez-vous prospérer quand les trois groupuscules totalement fêlés décident de s’affronter avec comme rempart pour leur défense, les habitants de cette île ? Ridicule. Tu fais tomber la cendre de ta cigarette au sol avant de tirer une latte et cracher la fumée par-dessus ton béret. A2P en premier, les animaux effrayés sont les plus dangereux lorsqu'ils sont acculés.

Tu ouvres ton sac, t’accroupissant, tu sors une bouteille, les quatre verres que tu remplies de liqueur à la pêcha, un douce odeur de sucre et de baie se répand à tes interlocuteurs. Tu te redresses, clope au bec, deux verres dans chaque main. 

-Buvez tant qu’il est possible de le faire

Tu déposes un verre dans la main de chacun, même du jeunot, de toute façon c’est pas un peu de liqueur qui viendra à bout de sa vigueur.

-Henry Reece, pour vous servir. Tu ranges alors la bouteille en savourant ta liqueur, les yeux mi-clos, te délectant de cet alcool sucré qui apaise ces très légers tremblements à la main que tu avais depuis quelques minutes.

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 19:23

Hmm.

La belle n’a pas l’air de vouloir sauter dans les bras de son prince…

Caroline se doute bien que ça ne serait pas aussi facile, mais cela aurait été beaucoup plus simple qu’elle se ressaisisse, là, maintenant, tout de suite. Elle va arriver en retard pour la fête, à ce rythme ! Voyons voir, comment fait-elle, elle, lorsqu’elle a besoin d’un bon coup de fouet… ? Il lui faudrait une musique hyper dynamique, ou alors une bonne douche bien froide, mais dans l’immédiat, il va plutôt falloir compter sur la mus-

*SPLASH*

… Oh, bah va pour une douche, alors. Caroline a un sursaut de recul lorsque le Motisma du blondinet arrose purement et simplement la rousse… Ce n’est pas comme ça qu’elle pensait raviver sa flamme, mais pourquoi pas.

Un peu surprise, elle adresse une courte œillade au jeune homme.

« -… Un baiser aurait été plus romantique, tu ne crois pas, petit prince ? »

Enfin, l’important, c’est qu’elle est sortie de sa torpeur, maintenant. Puisque les Pokémon de la rousse paraît leur accorder un peu d’espace, Caroline retire immédiatement sa veste pour la passer autour des épaules de l’inconnue, trempée. Alors qu’elle s’excuse, la blonde lui adresse un grand sourire.

« -Ce n’est rien, ce n’est rien ! »

Elle s’écarte, et s’incline vers l’avant, main tendue.

« -L’as de trèfle qui pique ton cœur ~ A ton service, Ilea. »

Lysian salue à son tour gaiement, et Coko se contente d’un hochement de tête poli. Le rictus amusé de Caroline se fait plus doux au moment de se redresser, tandis qu’elle passe une main moqueuse dans la chevelure du blondinet, juste après qu’Ilea ait fait de même.

« -C’est valable pour toi aussi, petit prince. Tu permets que je t’appelle comme ça ? Oui, bien sûr que tu le permets, tu es tellement adorable ♪ »

La belle se décide enfin à sourire, ce que Caroline ne peut s’empêcher de prendre comme une victoire personnelle. Toutefois, le discours qui s’ensuit n’a absolument rien de réjouissant : apparemment, la flamboyante Ilea a assisté à la présentation du Feros, des mains de Nathalie Vega, et souhaite tout mettre en œuvre pour l’arrêter. Ou du moins, lui faire retrouver la raison…

Intérieurement, Caroline soupire. Que c’est barbant ! Elle est ici en vacances, et elle a pourtant l’impression d’être en plein dans son job… Mais bon, elle a promis à ces deux parfaits inconnus qu’elle leur viendrait en aide, alors c’est qu’elle fera. Caroline n’a qu’une seule parole !

Enfin, quand ça ne la dérange pas trop. ♥

Le petit prince se présente à son tour, bégayant quelque peu en voulant se donner une consistance. PtitardAzuré, hein ? Caroline ne peut pas s’empêcher de rire à gorge déployée en entendant les propos du garçon, rapidement repris par ses Pokémon venus le rejoindre. Pour peu, elle croirait entendre son frangin, enfant ! PtitardAzuré, c’est bien un nom qu’il irait trouver ça, tiens….

« -Eh bien, eh bien !  »

Le ton de Caroline se fait brusquement plus sérieux, alors qu’elle se penche en avant pour chuchoter à l’oreille de Haru.

« -Tu es un agent secret, alors ? Ne t’inquiètes pas, je t’aiderai à garder ta couverture intact ! »

Elle se redresse à l’entente d’une voix grave à proximité, parlant avec suffisamment de clarté pour être entendue des gens les plus proches. Un homme qui paraît tout droit sorti d’un film policier des années 1900 les rejoint, suivi d’un imposant Pyrax, et énonce à haute voix ses tracas à propos de son entreprise, causés par ce conflit. Caroline ne peut pas s’empêcher de croiser les bras, et hausser un sourcil à l’approche de ce quatrième élément : s’ils étaient eux-même dans un film, elle aurait immédiatement décrété que cet homme est en vérité le grand méchant derrière toute l’histoire.

Mais à son grand désarroi, elle n’est pas dans une œuvre cinématographique, bien que cet homme ait le charisme suffisant pour y tenir un rôle. Elle souhaite prendre la parole pour l’accueillir, mais est interrompue par sa brusque préparation, et se contente d’observer d’un œil curieux l’inconnu faire. Il finit par se redresser, et offrir un verre d’alcool à chacun des protagonistes – oui, même au petit prince – avant d’enfin décliner son identité.

Un grand sourire se dessine sur le visage de Caroline.

« -Reece ? Cela même connus pour leurs célèbres liqueurs en Sinnoh ? »

Comme si cela va lui permettre de s’en assurer, la blonde décide de boire cul sec le verre qu’il lui est destiné. Mais à vrai dire, elle n’est pas du tout habilitée à reconnaître les alcools selon leur origine, et en toute franchise, ce n’est pas dans ce but qu’elle a vidé le sien.

« -Tu me permets, petit prince ? En tant que gentleman, tu ne me refuserais pas un second verre, n’est-ce pas ? »

Et sans même attendre son avis, Caroline s’empresse de confisquer le verre tenu dans les mains de Haru. D’un air quelque peu dédaigneux, elle tend ensuite celui qui est en vide en direction du dénommé Henry, et plisse légèrement les yeux.

« -Votre alcool est bien savoureux, mais vous savez, je doute que le moment soit bien choisi pour en profiter. Cela dit... »

Elle boit dans le verre volé à Haru, avec bien moins d’empressement que pour le premier.

« -Si vous pouvez me laisser une carte de visite, je songerai à vous la prochaine fois que j’aurai besoin de me vider l’esprit. »

Puis elle se tourne vers Ilea, soudainement bien plus sérieuse.

« -Pardon ma belle, tu pourrais m’en dire plus, sur ce sérum ? »

Elle passe une main derrière la tête, un sourire gêné sur le visage. Son expression fait tout de suite bien moins adulte, et plus enfantine que jusqu'à présent.

« -Je ne suis ici que depuis quelques jours, et je dois avouer m’y perdre un petit peu avec toutes ces histoires, héhé… »

HRP:
 

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 21:44



Principe de causalité
Voilà où elle en était arrivée. Une réunion gigantesque se tenait là, juste devant elle, entre les deux partis qui divisent l’île depuis déjà quelques temps. En vérité Ranya n’avait jamais vraiment tenté de s’informer plus que ça sur A2P. Elle ne les voyait que comme des extrémistes, particulièrement après leur démonstration de force au moment de l’ouverture des locaux de Palladium. Pour elle, il criait beaucoup, mais sans présenter de réelles solutions. Virer une entreprise c’est bien, mais en quoi cela va réellement changer les problèmes dont ils parlent ? Qui leur dit que d’autres expériences ne seront pas menées sur des pokemons ? Qui leur dit que des dresseurs ne martyriseront pas leurs compagnons ? Qui leur dit que les hommes s’arrêteraient tout à coup de polluer si Palladium n’est plus sur l’île ?

Trop de variables non résolues.

Justement, en voilà une autre de ces variables. La Team Rouage. Cette organisation n’est pas étrangère à la blonde. Depuis qu’elle a lu le carnet d’Anne Franck au cours de sa mission avec Sirius, elle a parfaitement conscience de qu’ils sont, de leurs actions passées. Le brun avait l’air de prendre ça très au sérieux. Pour la danseuse, ce n’était pas aussi choquant. Cela ne veut pas pour autant dire que ce qu’ils ont fait est pardonnable. Mais bizarrement, elle se sent moins concernée. Comme si ce « mal » ne pouvait pas l’atteindre. Quelle erreur. Toujours est-il qu’eux aussi sont là, comme s’ils se portaient garant des pauvres citoyens de Lansat. Bien facile de retourner sa veste un peu à la dernière minute non ?

Ranya se tient alors là, pas très loin du leader de Palladium. Même si la réponse qu’il lui a fourni lors de la réunion ne l’a pas entièrement convaincu, son objectif reste le même. Actuellement, les seuls en capacité de lui permettre de réaliser ses rêves, c’est Palladium. Ce n’est pas A2P ou la Team Rouage qui seront à l’origine des découvertes qui révolutionneront le monde. Et ça, la danseuse veut en être. Il y a toujours cette histoire de Pokemon Obscurs qui lui restent en tête. La demoiselle a lu pas mal de chose à ce sujet, et peu de bien malheureusement. La volonté de Gamble est tout à fait louable. Exploiter les incroyables capacités de ce type de pokemons serait révolutionnaire, et dans bien des domaines. Mais il y a encore trop de zones d’ombres. Trop d’obscurité.

Sans pour autant remettre en question ses convictions, Ranya se saisit de l’un des badges de la fondation qu’elle accroche à la lanière de sa sacoche. Autour d’elle planent Fàfnir et Anubis, garant de la sécurité de leur dresseuse. A ses pieds se tient également Heqet, bien décidé à lui aussi ne pas lâcher sa dresseuse des yeux. Les deux autres n’ont quant à eux pas voulu suivre. Manque d’intérêt ou réel désaccord, la blonde n’a pas cherché à obtenir la réponse. Ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent, la demoiselle n’a pas à leur imposer quoi que ce soit. Le mot dresseur en lui-même n’a pas grand sens à ses yeux de toute façon.

Il n’y a pas foule parmi les étudiants de ce côté de la route. Les rangs de la Team Rouage sont couverts d’étudiants. Allez savoir pourquoi. La jeune fille se sent bien mieux de ce côté, plus en sécurité au vu de l’agitation qu’il y a dehors. Son regard se promène sur les quelques têtes qu’elle connait. Elle aperçoit sans difficulté Sirius, accompagné d’autres de ses amis. Mais elle repère aussi une autre tête, qui lui est moins insupportable que celle de la grande perche trop fermée d’esprit pour comprendre l’évidence. Peut être devrait être allez le voir, ne serait-ce que pour moins se sentir seule aujourd’hui. Un peu de soutien ne lui ferait pas de mal. Doucement, elle s’approche de lui avant de poser sa main sur l’épaule de Nico pour le forcer à se retourner.

Salut Nico. Comment tu vas depuis la dernière fois ? Dis est-ce que tu sais ce que l’on doit faire ? Parce que je suis venue comme en a parlé Gamble mais au fond je ne sais pas vraiment ce qu’apporte ma présence en ces lieux.


©️BBDragon

Résumé:
 
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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Mer 25 Juil - 22:17

La rousse passe sous silence la réunion avec A2P.
Ana n'a pas besoin de savoir.
Ana ne doit pas savoir.
Salomé ne dit rien, se contentant d'observer les troupeaux formés au loin. Oubliés les premiers instants de leurs émois, passés les premiers signes d'amour, ne reste plus qu'une indifférence totale et feinte face au reste de la foule.
Alors c'était ainsi.
Salomé inspire et essaye de sourire. Mais rien. La perspective de recommencer à zéro, d'embraser  le néant, l'effraie plus que tout. Elle se rappelle le goût des lèvres d'Ana. Elle se rappelle son espoir vain et fou lorsque cette dernière avait osé lui rendre son baiser. Mais elles paraissent telles deux inconnues aujourd'hui. Et aux yeux de la rousse, il n'y a pas pire punition.

Et puis.
Et puis Ana l’agrippe et l'enlace.
L'embrasse.
L'effleure.
À nouveau, le temps s'arrête. Se suspend. Et les épie.
Salomé caresse Ana. Du bout des doigts. Laisse sa paume s’attarder sur son visage. Et ouvre les yeux alors que le baiser se rompt. La magie éclate, comme en poussière d'étoiles dont la direction est indiquée par la Mentali.
Salomé voit. Logan. Son cœur rate un battement lorsqu'elle comprend. Elle n'était pas seule à désirer une vengeance ; Ana aussi. Et ce baiser échangé le soir de l'anniversaire ? Etait-il faux lui-aussi ? Les pensées d'Ana dirigées vers le Voltali plutôt que vers la Givrali ? La rousse suffoque et a besoin d'air mais la foule l'empêche de céder à son envie du moment.
Elle devrait se réjouir de voir qu'Ana marche dans une direction similaire à la sienne. Sa chute n'en sera que moins rude.
Ne pas penser à l'après. Pas maintenant. Jamais. La chute n'en sera que plus rude pour Salomé aussi. Elle essaye de lui sourire, ce même sourire qui avait figé son faciès lors de l'anniversaire d'Erika. Mais c'est difficile. Il lui faut faire appel à toute sa force et toute sa volonté d'anéantir pour présenter quelque chose de passable. Cela sonne trop faux à ses yeux et la main d'Ana solidement ancré dans la sienne, elle se noie dans le regard de la femme qui a décidé de lui dédier sa vie, ou du moins un instant ; celle-là même qui lui a fait suffisamment confiance pour sauter du haut du toit d'un théâtre.

La Médecin n'a pas le temps de savourer sa victoire ; Ana l'entraîne vers un ailleurs dont elle seule a le secret. Un ailleurs où les larmes sont princesses et la tristesse reine. La demoiselle ne peut que s'accroupir aux côtés de celle qu'elle tente de manipuler, ne pouvant se résoudre à la laisser glisser entre ses doigts. Ana est de l'eau qui manque de l'échapper à chaque instant. Elle se baisse et laisse ses doigts couler le long de ses joues hâlées, ramassant quelques larmes, les séchant, comme lors de leurs retrouvailles dans le dortoir des Givrali.

— Ensemble... Ou pas du tout.

Les mots de la Mentali la heurtent comme un coup de poing.
C'était les mots qu'elle avait prononcés le soir de leur premier baiser ; ce baiser volé sous les regards des étoiles et de la lune. La rousse ne pouvait que répondre d'autres mots similaires à ceux évoqués lors de cette fameuse nuit. Tout se répétait. Mais avec Logan en spectateur. La gitane inspira profondément, ne sachant quoi faire pour apaiser au mieux Ana, et ce n'était pas la suite des événements qui allait l'aider.

— Sonic est dans le coin, hein ? Promets-moi de filer si la situation nous échappe. Tu te souviens de ce que je t'ai dit ? Que je serais prête à tout pour te sauver... ?

Le silence s'installe. S'éternise.
Mais comment oublier pareille déclaration ? Salomé avait été très inspirée ce soir-là. Logan lui-même n'avait jamais dû faire de tels aveux à Ana ; et seule l'intimité les entendait et confortait Salomé dans ce choix qui semblait être celui de la raison. Elle n'était là que pour Ana et tout menaçait d'exploser à tout moment. À commencer par Logan.

Tic tac.

Salomé se redressa, cherchant du regard les deux Pokemon qui devaient l'accompagner. Si Django était à ses pieds, c'était une autre histoire pour Faulkner. Elle soupira, c'était déjà ça, et le type Feu était à ses côtés depuis la rentrée, bien plus que le Farfuret en somme.

— Django, veille sur Ana, tu veux ? Et si ça tourne mal... Fais le nécessaire. Sois son ombre, sois mes yeux.

Django grogna. Il ne voyait pas d'un très bon œil cette idylle qu'il méprisait. Mais le regard noir de sa dresseuse le fit taire aussitôt, permettant à la rousse de se plonger à nouveau dans le voile de doutes qui encombrait la Mentali. Elle ne serait pas seule à porter un tel fardeau.
Elle lui enserra la main, rappelant sa présence par cet acte minime.

— Je suis là Ana... Je serai toujours là.

Tic tac.

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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Jeu 26 Juil - 0:00


         

Avec Sarah D.Winchester  et des gens


Intrigue 12


Si sombre… tout était si sombre… Cloé avait atteint le fond du lac rouge, mais pas de Rhinny, pas de Rhino, juste cette autre fille sans yeux. Elle était aussi grande que Cloé, elle avait les mêmes traits que Cloe et elle avait les mêmes cheveux. Cependant, ceux de la fille était dénués de couleurs, dénué de vie même le noir aurait était plus attirant que ça, plus apaisant. Sa peau était rugueuse et tachetés de gouttelettes d’un rouge si épais.

-Tu sait ce qu’il te reste à faire !

La chose qui se faisait passer pour Cléo avait crié depuis le haut de lac et à peine avait-il finit, que la fille se jeta sur Cloé. Elle planta ses ongles dans le coup de Cloé sans ménagement. Mis étrangement, aucun sang ne coula, Cloé ne ressentais que la souffrance. Elle voulait crier, appeler mais son souffle se perdait en bulle d’air.


Cloé s’étranglait de plus en plus aggravant sa situation. Mais elle apercevait vaguement des ombres au dessus d’elle. Des ombres gentils.

Elle se faisait malmener, sa peau se déchirait sous la rage de son adversaire. Mais tous ses assauts n’avait qu’un but. La tuer. Cloé se mit à pleurer pour atténuer ses douleurs, et comme par enchantement, de la lumière vint s’introduire dans ce monde d’obscurité. La fille était comme aveuglé par cette lumière mettant ses coups à côtés de Cloé la laissant se reposer. Finalement la fille attrapa Cloé au cœur et le lui arracha prise de colère. Cloé s’effondra sur le sol. Morte. La fille la transporta en haut du lac ou le fantôme l’attendait.

-Allez ! Donne moi son âme, et comme promis « Cloé » je te laisse libre avec son corps. Fais en ce que tu veux. Ça fait longtemps que tu cherches à atteindre la réalité.

La fille donna le cœur au fantôme avant qu’il se mette à ricaner.

-Bon cette gamine m’aura bien amusé mais maintenant je vais te laisser, j’ai un autre « client » avec un fort potentiel de détresse. Un certain Logan Atkinson, mais lui c’est plus compliqué, il est plus vieux. Enfin… Je vais aller m’amuser un peu et… C’est quoi cette boule de feu au dessus d’elle ?

Une boule de feu d’un rouge chatoyant voleta non loin du corps de Cloé, apportant lumière et chaleur à ce monde morne. Le feu follet toucha le front de Cloé avant d’aller dans sa tête pour s’incruster dans le trou laisser par la fille. Ni trop petit, ni trop grand. Juste de quoi comblé son manque. Juste de quoi la compléter. La fille et le fantôme ne semblait pas comprendre ce qu’il se passe et ce dernier préféra partir avant d’avoir d’autre problèmes.

-Merci « Cloé » pour son cœur, mais tu n’iras pas dans la réalité maintenant, pas tout de suite. Maintenant qu’il est en ma possession je pourrais la briser n’importe quand et elle comprendra ma douleur.


Cloé ouvrit les yeux comme si elle sortait d’un cauchemar. Il était si réelle, et cette boule de feu, si chaude. Elle en avait perçu la chaleur dans sa poitrine dénuée de cœur. Elle avait cru entendre un murmure dans son sommeil peu avant que la flamme ne vienne l’habiter. Le même rouge qu’elle voyait désormais. Elle porta sa mains sur les cheveux de Sarah avant de parler tout bas.

-Tellement rouges…

Elle sentait des larmes mouiller son visage mais ce n’était pas les siennes, c’était Sarah qui pleurait, sa flamme qui pleurait pour elle. Elle attrapa son visage avec une main et lui caressa la joue.

-J’ai fais un rêve, et dedans, tu venais me sauver.

Elle pleurait, de la joie, de la peur ? Elle ne savait pas. Ce rêve lui avait fait si mal.

Pourtant ce rêve, il fait partit de sa vie, tout comme cette flamme.









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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   Jeu 26 Juil - 1:11

  • All
  • Erika D'Éléos
Principe de causalité

*Soupir* Qu'est ce qu'on s'ennuyait décidément... Juste des petites huées, des menaces tirées en l'air sans grand effet. Certes, il y a des déchirements, du drama, mais c'était nul, je n'étais même pas le centre d'intérêt principal ! Il n'y en avait que pour Palladium, A2P et la team rouage, oh ah oui, j'oubliais presque ce nouveau groupe, qui ne sert strictement a rien. Enfin, j'avoue que c'est quand même une bonne idée pour attirer l'attention disons... deux minute ? Visiblement, la remarque du garçon avait fait mouche entre les trois groupes. Tout le monde essayait plus ou moins de se justifier d'avoir choisi ce camp qu'il considérait comme le moins pire... Ahlala quand on choisit un camp, on l'assume ou on ne l'assume pas ! Difficile de critiquer les autres, quand nous-même, nous étions dans un groupe d'ordure, c'est vrai. C'est pourquoi moi, je n'étais ici que pour l'appât du gain rien de plus. Pour l'instant la team rouage avait l'avantage sur les évènements alors pourquoi changer ? Maintenant ce qui me dérangeait le plus, c'est que j'en avais marre de rester debout à me tourner les pouces, à voir comment les choses évoluent.... ça n'avançait pas assez vite à mon goût, je commençais à avoir des crampes au pied moi ! Il pensait à mon pauvre corps doux et fragile ? Ce corps de toute beauté ? Visiblement non. J'arrive enfin à apercevoir Salomé aux coté d'Ana, visiblement elle avait elle aussi choisis le meilleur camp. Ce qui ne m'étonnait guère... J'allais partir la saluer quand je la vis embrasser Ana, quelle surprise ! Je ne m'attendais pas a ça pour dire... C'est louche de la part de Salomé. Enfin, j'imagine que c'est son choix, ou qu'elle avait quelque chose en tête. Après, tout ce n'était pas la petite amie de l'ennemi public numéro 1 qu'elle venait de lâchement récupérer ? J'aimerais bien qu'elle m'explique tout ça, une fois que tout cela sera finis. Les petits potins, il n'y que ça de vrai ! Oh, oh, oh !

Ma surprise fut encore plus grande quand je tournai la tête pour apercevoir Gajini.. je veux dire Ginji au côté de Palladium, lui qui détestait cette entreprise, le voila prêt à combattre pour eux. Étrange tout ça, rien ne l'empêchait de parier sur un autre Galopa après tout... J'aurais juré qu'il serait parti chez les paysans, vu qu'il est d'origine paysanne. Peut-être que c'était ma grâce divine qu'il l'avait ramené vers un chemin plus mûre et réfléchis. Sage décision agent Ginji. Quoi qu'il en soit, il était temps pour moi de faire ce que je savais le mieux faire. Faire l'idiote devant tout le monde. Briller devant tout le monde. Je brandis mon mégaphone des boites Cani-Cani Crush, intervention spéciale de mon sac a main fourre tout. Il était temps d'avoir un peu d'attention.


"C'est bien jolie tout ça, mais on pourrait peut-être faire avancer les choses vous ne trouvez pas ? Au lieu de lancer des menaces, est-ce que ces menaces sont si réelles après tout ? Vous n'avez pas l'air très sûre de ce que vous faite Mademoiselle Vega, rendez vous a l'évidence, votre cause est perdu ! Non mais un virus on aura tout vu ! C'est pitoyable ! Moi, Erika D'Eléos, jeune femme dans la fleur de l'âge, je ne vous permettrai pas ainsi de répandre votre liquide néfaste sur nos terres. Je serai la lame de la justice qui pourfendra votre plan diabolique ! Vous n'arriverez pas à vos fins. Pas tant que je serais vivante ! De plus... il va falloir penser à donner le flambeau, l'âge commence à atteindre vos neurones ! (et puis quel accoutrement aussi, ce n'est pas professionnel du tout.). Regardez-vous tout le monde vous fuit comme la peste ! Oh la peste, féros, c'est pareil après tout. Il faut croire que vous êtes comme une bactérie, qu'il faut éradiquer. Alors faites nous plaisir, dégager le plancher."



Voila, ça c'est dit. Si j'avais un micro dans les mains, je l'aurais jeté comme fin de scène, malheureusement, c'était un haut-parleur et j'y tenais. Ce que cette dame avait besoin, c'était d'une retraite bien méritée ! Ah oui, j'oubliais. Elle sera trop pauvre pour en avoir une. Dommage. Il ne lui restait qu'une chose à faire, dégage d'ici. Mon message sortit devant tout le monde, je peux enfin me poser un instant et attendre les retours de la foule. Qu'il est attiré de la colère, du courage, des applaudissements, ou peut-être de la joie...?  Je m'en fous. Tout ce qui m'importe, c'est qu'on parle de moi. Parce qu'après tout, n'étais-je pas la fille la plus fabulous de l'univers ?




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Erika D'Éléos ≈ Un jour, je serais la fille la plus populaire de cette académie ! Oh, oh, oh !
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Sujet: Re: [Intrigue #12] Principe de causalité   

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[Intrigue #12] Principe de causalité
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