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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Henry Reece
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Henry Reece
est un Adulte Barman accompli
Le bar est presque désert, deux gars endormis à une table, une pinte couchée qui finit de vomir sa bile au sol, tu tiques à cet alcool gaspillé. Le divin nectar d’Arceus ne doit pas être gaspillé. Napoléon s’est endormit à côté du bar, comment reposer au grand Pyrax de parfois faillir ? Lui qui est si loyal et fidèle depuis maintenant vingt ans. Le souffle régulier de la bête t’apaise en ces heures difficiles, tu me diras, ça fais quinze ans que tu n’as pas connu d’heures faciles. La tranquillité, c’est pour les faibles n’est-ce pas ? Un sourire amer perle à tes lèvres alors que tu essuies tes verres en les rangeant soigneusement derrière toi.

Le patron était derrière, occupé avec les derniers combat du jour, comme chaque vendredi les bureaucrates venaient se défouler, se faire prendre au nœud et déboîter les talons. Certains habitués commençaient même à savoir distribuer de belles mandales, de la chaire fraîche dans l’arène. Plus elle est désespérée, plus elle progresse, car elle n’a rien pour s’accrocher sinon un désir de violence, de haine, de voir le sang perler sur ses poings. Tu ne le sais que trop bien. Le seul verre sur le bar, c’est le tien, presque sec, il se meurt de déshydratation, par charité, tu le remplies de bière pour soulager à son manque de boisson. Néfertiti elle continue de se noyer dans son petit verre d’alcool, une fière ivrogne comme toi.

La fermeture approchant, tu remontes tes manches grises, retire le premier bouton de ta chemise et passe un main dans tes cheveux courts, profitant de la sensations au toucher lorsque tu passes tes doigts sur les côtés. Lentement, avec soin et rigueur, tu regroupes la poussière en petits tas. Bismarck s’embrasse de pousser la saleté dans un sac avec un petit balai qu’il a prit afin de te seconder. L’établissement ne paie pas de mine, il a de l’âge, mais c’est ce qui fait son charme, un cadre rustique, sauvage, peu recommandable. Il te faut un peu de temps pour retirer la poussière sans pour autant faire briller le plancher. Après avoir déposé ton nimbus 2000 premier prix derrière le bar, tu ranges à nouveau d’autres verres en silence, dégustant de temps à autre ta boisson.

La porte du bar s’ouvre, à ta grande surprise, le bruit extérieur ne réveilles pas les deux assoupis, mais ce nouvel évènement pique ta curiosité. Un jeune homme, majeur ? Tu ne sais pas, à cette heure-là les enfants ne sortent plus en général. Ton regard turquoise scrute ce nouveau venu, un œil inquisiteur même, tes traits tirés, ta peau rasée de prêt, t’es élégant mais pas avenant. Tu attends qu’il soit totalement entré dans le bar, histoire de voir s’il ne s’est pas trompé.

-On ferme dans peu de temps monsieur. Mais je peux encore vous servir pour une heure tout au plus. Prenez place au comptoir pour commander.

Tu pars du principe que c’est une personne majeure, sinon ce gosse à des parents bien étranges et une vision de l’éducation quoi doit être revue. Sans un bruit le tabouret crisse au milieu de ces tables pleines d’échardes et ces chaises gueules cassées. Elles n’ont pas vu la guerre, elles ont vécu les escarmouches de bar. Ton client aussi semble avoir bien des batailles à livrer et trop peu de temps pour se préparer.

-Vous avez fait votre choix ?
Sirius B. Powell
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Sirius B. Powell
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Le téléphone sonne.

Le téléphone ne sonne plus.

Papa répond moi.

Papa ne répond pas.

Encore. Encore. Encore.

C’est toujours la même chanson, le même mélange de sentiments. De sensations. Il devrait savoir, être habitué.

Pourtant, c’est toujours la même chose, les mêmes erreurs, les mêmes espoirs. Envolés, oubliés, brisés.

Toujours le même petit garçon qui veut papa. Papa aime moi, papa écoute moi, papa soit fier de moi. Mais Papa est absent, violent, loin de moi. Papa n’est plus intéressé par Sirius. Sirius est une poupée dont on s’est lassé.

Regulus est revenu, Sirius est reparti. Dans l’ombre.

Alors Sirius, puisque c’est plus un petit garçon, puisque c’est un adulte, un Adulte avec un A majuscule, peut boire pour oublier. Parce que c’est ce que papa a toujours fait. Parce que c’est comme ça qu’il peut arrêter d’y penser.

Arrêter de penser que ce qu’il veut le plus au monde est totalement hors d’atteinte.

Alors, puisque sa carte d’identité indique qu’il n’est plus un enfant, il peut boire. Boire, boire, boire. Il n’aime pas forcément ça pourtant. Il n’a jamais que bu un verre où deux en soirée, accepté un verre en réception.

Jamais il n’a fait ça. Jamais il ne s’est autant laissé allé.

Pourtant, il ne s’est jamais sentit aussi vivant. Jamais il ne s’est sentit aussi fort. Jamais il ne s’est sentit aussi libre.

Il ne pense plus à rien. Plus à Alex et à ses cicatrices, plus à son frère et la jalousie qui le ronge, plus à son père et le sentiment d’abandon, plus à ses pokemons et à la peur de ne pas être à la hauteur, plus à Etna et à l’angoisse de ne jamais la revoir, plus à son futur et la crainte d’échouer. Plus à rien, rien rien.

Il entre dans un bar. Peut-être le troisième, peut-être le quatrième. Il ne sait plus vraiment. Il aurait dû rentrer depuis longtemps. Il ne sait même pas comment il rentrera le portail est fermé depuis de longues heures maintenant.

Mais il n’y pense pas.

Il pense à rien. Rien. Rien.

Il hoche la tête suite à l’information du serveur. Une heure avant la fermeture ? Très bien, mais quelle heure est-il ? Il hausse les épaules. Pas la peine d’y penser. Il fait comme le serveur demande et s’installe au bar. Sa tête vient se poser dans sa main, appuyé sur le comptoir. Il est bien sapé le serveur. Chemise de qualité, cheveux bien coupés, un homme soigné et Sirius, le styliste approuve. Un air ancien se dégage de lui, un peu comme dans tout le bar. Il réalise qu’ils sont presque seuls. Qu’importe.

Lui même est pas très bien habillé. Plus très bien en tout cas. Des jeans et une chemise. La veste est depuis bien longtemps glissée sous son bras. Ses cheveux … il ne veut vraiment pas y penser et ses yeux doivent montrer tout le vide qui l’habite ce soir. Il lève ses yeux foncés vers ceux, d’un bleu impressionnant du serveur. Il hausse les épaules.

- Je vous fais confiance, vous devez mieux savoir que moi ce qui est le mieux pour finir la soirée.

Il est étonné de pouvoir parler si fluidement. Il doit mieux tenir l’alcool qu’il le le croyait. Il regarde le serveur s’activer derrière son bar. Ça lui rappelle le Stray Cat. Il aime l’ambiance des bars. Une ambiance de chaleur, c’est comme à la maison. C’est agréable. Agréable de se détendre et de se foutre du regard des autres.


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Henry Reece
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Il était déjà dans un sacré état. Par son haleine, on devine qu’il avait déjà fait quelques rues. Mais ça n’avait rien d’un barathon. Ce genre d’attitudes, tu les connaît. Mieux, tu les vis chaque soir. Entre celles que tu vois et la tienne, difficile de juger. Tu ne que comprendre que face à la douleur et la souffrance, parfois se noyer dans une froide brûlure ça fait du bien. Le réveil frappe les esprits, souvent parfaits pour une remise en question. Il est arrivé sans trop de difficultés au bar, preuve qu’il pourra sûrement rentrer chez lui, à moins que ce soit un élève majeur. Tu ne te sens pas spécialement proche de lui, mais tu compatis.

-Je vais vous servir plusieurs verres dans ce cas, j’espère qu’ils pourront vous aider à exprimer vos émotions et vous soulager des poids que vous traînez.

Tu le sentais au bord de l’explosion, il fallait qu’il désamorce ses craintes annexes avant de lui servir le verre finale. Tu te saisis d’un verre tumbler que tu poses devant le jeune homme en chemise, tout comme toi. Tu jettes un œil à ta Statitik lui lançant un regard inquisiteur afin qu’elle aille vers ton client. Ce pokémon est un antidépresseur. Néfertiti gambade doucement jusqu’à la main de Sirius qu’elle mordille doucement avant de se lover dans sa paume de main et se frotte doucement contre lui.

-Bismarck, on prépare un Poison Pêcha.

Le Rapion se dirige immédiatement vers les rangements à liqueurs pour sélectionner une bouteille de pêcha. La bouteille d’un litre peine à arriver jusqu’à toi, pendant ce temps, tu as rempli le verre de glaçons et sorti la belle bouteille d’absinthe. Loin d’être pleine c’est un bon cru vieux de cinquante ans. Peu de gens savent apprécier l’absinthe, mais pour les cas extrêmes, c’est un sacré amuse bouche. Amère au possible et rehaussé par le sucre intense de la pêcha, on obtien un cocktail assez fort et contradictoire en goût. Pour accentuer ces deux saveurs, du Curaçao, sucre et amer à la fois, juste quelques goutte pour unir les deux saveurs. Tu verses les trois alcools progressivement devant le jeune homme faisant fondre comme neige au soleil les glaçons. Tu complètes le tout avec du lait, une sorte de premier pansement aux blessures que tu vas raviver, le blanc se mélange aux couleurs bleus et roses offrant des auréoles de couleur étrange, tu mélanges le tout avec un agitateur avant de l’en retirer et le poser dans l’évier. Le mélange est parfaitement homogène. Tu tends le verre aux teintes violacées et à la foi onctueux grâce à un lait de Ecremeuh frais du jour. Tu toises le jeune homme du regard et reste bien droit, debout derrière ton bar, ton Rapion est également très curieux.

-Qu’est-ce que ça éveil en vous jeune homme. Vous venez de toucher la maturité non ? Un bel âge qui s’offre à vous.

Tu bien évidemment teasé sa réponse, le faire parler de lui avant de passer aux autres problèmes peut l’aider d’une certaine manière. C’est une thérapie indirecte que de boire en fonction de ses sentiments. Mais le problème en temps que barman, c’est qu’on connaît bien ces tours de passe-passe.


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Il hausse vaguement les épaules. À ce niveau là, il ne fait plus trop attention. Il cherche juste … quoi au juste ? Que cherche-t-il dans cette étrange aventure ce soir ? Que cherche-t-il en se perdant dans les bras dorés de Dame Alcool ?

Un peu de réconfort, un peu d’amour.
Des bras sur ses épaules, des lèvres sur sa bouche.
Oublier le temps d’une danse, le cauchemar qui l’entoure.

Une oreille qui l’écoute.
Une épaule pour pleurer.
Un homme pour crier.

Crier la haine qui le prend aux tripes.
Crier la jalousie qui le ronge.
Crier la colère de l’ignoré.

Mais c’est tomber dans la facilité. Accepter cette colère, cette haine, cette faiblesse, c’est accepter qu’il n’est pas parfait. Qu’il n’est tout simplement pas comme on voudrait qu’il soit. Comme il voudrait être.

Sirius est terrifié. Tout simplement. Il a peur. Il est mort de trouille.

Chaque décision, chaque choix, chaque embranchement est un calvaire. Car décision rime avec hésitation, avec et si. Et si j’avais suivit la voie que mon père voulait que je suive. Et si j’avais dit à Etna, tout ce que je ressentais. Et si Hazel n’était pas partie. Et si je n’avais pas dit à Alex de partir. Et si, et si.

Satanée chanson.

Les yeux foncés par l’alcool, le garçon voit à peine l’agitation du serveur derrière son bar. Il agite des bouteilles devant ses yeux, acrobaties compliquées, le verre se remplit. Les couleurs s’entrechoquent. Rose, bleu et blanc. Il se perd dans les dégradés, dans les nuances qui se forment au contact des trois liquides. Ça le calme l’espace d’un instant.

Puis le serveur mélange. Amour, larme et calme. Sacré mélange. Parfait pour le mal de cœur qu’il ressent. Le violet poison est presque terne à côté des arabesques colorés que dessinait l’alcool quelques secondes plus tôt. C’est étrangement semblable à lui. Les émotions s’entrechoquent, s’embrassent, se mélangent, pour ne laisser que ce vide. Vide alcool.

Sirius s’est redressé. L’ambiance n’est plus à la détente. Quelque chose dans l’attitude du barman lui laisse penser que ce qu’il va vivre est un peu particulier. Ces mots aussi l’intriguent. Il lève les yeux vers lui et croise les prunelles si colorés de l’adulte. Un léger sourire se forme sur ses lèvres alors qu’il porte le verre jusqu’à elles. Il peut bien attendre quelques instants pour avoir sa réponse.

De plus près, le violet se fait complexe, nuancé. Bien plus qu’un simple lavande jeté là par hasard. Non, Sirius réalise qu’en plus de créer une saveur ajustée, les liquides sont choisis avec précaution pour leur aspect esthétique. Le fond et la forme. Voilà qui lui parle bien plus.

L’odeur vient en premier. Il ferme vivement les yeux. C’est fort. Très fort. Exactement ce qui lui faut. Il trempe d’abord ses lèvres, teste la saveur, l’arôme entêtant. Puis il y va plus directement. Une gorgée, pleine. Ça lui arrache la gorge. Il ferme les yeux, endure cette douleur parce qu’il sait qu’après elle est là. La chaleur. La chaleur qui lui monte à la tête, la chaleur qui lui réchauffe le ventre. Il esquisse un sourire. Ce type est doué.

- Bel âge je sais pas. Mature ? Je suppose oui.

Il laisse ses yeux se perdre dans les vagues de son verre.

- Ça réchauffe. Là et là.

Il pointe son cœur et sa tête.

- Vous devez probablement le savoir mieux que moi.

Il reprend une gorgée. Toujours aussi chaud, aussi doux. Il sait pas trop comment lui répondre. Qu’est ce que ça éveille en lui ? L’envie d’en boire plus. L’envie de boire, encore, plus. L’envie de perdre la tête parce qu’elle est en train d’exploser. Il s’appuie sur le comptoir. L’homme en face de lui l’intrigue. Il esquisse un sourire malicieux.

- Vous savez, je ne savais pas que les bars pouvaient servir de cabinet de psychologue. Vous avez l’air doué.

La tristesse se transforme déjà. Le sarcasme sort et il mord. Peu de chance que l’homme en face de lui se laisse décontenancé. Des types bourrés qui se pensent intelligents, il a dû en voir des tas. Ça amuse Sirius, ça l’amuse de se laisser décortiquer, couche par couche, par cet inconnu.

Ça l’amuse de le laisser l’analyser, de se dévoiler, sans pudeur aucune, face à cet homme au regard presque aussi vide que le sien.


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est un Adulte Barman accompli
Un bon barman soulage les peines, allège les poids, mais pas de lui-même, la boisson n’est qu’un moyen. La véritable clé pour soulager les gens se trouve plus précisément dans leur capacité à parler d’eux-mêmes. Tes yeux suivent le mouvement régulier du verre qui s’élève aux lèvres du jeune homme afin d’alléger un peu plus son contenu. Bismark est à côté, il observe, il n’est pas encore très habitué à ces séances d’échanges, ces jeux psychologiques, c’est un fin sadique, mais il s’attarde surtout sur le physique, l’acte en lui même, ses yeux te regardent un peu suspicieux pour la suite. Sûrement, est-il en train de se demander « en quoi faire boire ce garçon va nous faire passer une bonne soirée ? Et surtout en quoi ça va l’aider ? », tu ne réponds pas, mais souris légèrement. Il viendra un moment où le scorpion comprendra de lui-même, avec l’âge et la maturité.

Il est bien attaqué ce client, il a des propos un peu typiques, fin, ils sont bien tournés au moins et tu as toujours aimé le sarcasme et l’ironie, un moyen souvent délicat de dire des mots véreux aux gens. Mais tu prends bien ces quelques enchaînements verbaux qu’il t’adresse. Tu as également observé ses réactions, de ce fait, tu sais que l’alcool tourne bien et le cocktail réussis.

-Vous savez, je parle bien peu et je trouve rarement les solutions. Mes clients les trouvent souvent seuls.

Tu laisses un blanc en suspend. C’est un sacré énergumène. C’est intéressant à vrai dire. Autant continuer à se pencher sur son cas.

-Les jeunes adultes que j’ai croisés ces dernières années, avouaient que la majorité, c’était l’âge des folies raisonnées. Des situations souvent pleines de dilemmes. Tu laisses une pause, le temps qu’il comprenne la remarque, l’assimile. Vous n’en vivez pas ?

Justement, il est temps de servir un nouveau verre. Celui-ci, c’est un spécial, un cocktail amer. Le but ici va d’être, faire tourner chez ton client tout ce qui le tracasse, le faire mariner, faire monter la pression. Au prochain verre, tu le feras exploser, au quatrième, tu le calmeras et le dernier lui servira de purge afin que demain il n’est pas trop mal au crâne et lui permette de se souvenir de sa soirée. Tu saisis un verre à vin, surprenant, un verre à spiritueux. Tu le poses devant ton client alors que ton autre main saisit de la Suze, un alcool très amer, souvent utilisé avec du sucre quand on est malade. Tu déposes la bouteille pour la présenter afin de remplir le fond d’un peu de sirop de baie pécha, un arôme très sucré qui va atténuer la suze, car cet alcool pur est simplement un allé simple pour vomir, du moins à ton opinion. Tu verses donc l’alcool amer suivit par un peu de gin afin s’assécher le fond aromatique. Tu complètes le vin avec de l’eau tonic et deux rondelles de concombre. Tu n’as pas besoin d’agiter, le tout s’est mélangé grâce à l’eau gazeuse et tu déposes alors le verre en face de ce jeune homme bien tourmenté.

-Voilà, "Une eau fraîche" pour vous.

Pendant ce temps, Néfertiti est montée à ton épaule, venant se lover contre le col de ta chemise pour une place des plus confortable. Bismark a pris un peu de recul pour observer de loin cette étrange expérience gustative.


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Le verre se finit vite. Gorgées après gorgées, mots après mots. C’est si facile, c’est tellement évident. Parler de ses soucis à son barman, ronger sa haine autour d’un alcool fort qui ne fait que l’accentuer. C’est tellement facile que maintenant Sirius comprend.

Il comprend tellement de choses, Sirius, maintenant qu’il a le droit de faire pareil.

Il comprend les deux types, éteints, au fond du bar, il comprend le verre de whisky de son père chaque soir, il comprend le verre de vin à table de sa mère. Oui, il finit par comprendre que la douce brûlure de l’alcool est réconfortante. Qu’elle te prend dans ses bras, câline comme une amante. Elle endort ta colère et ta haine, réveille les émotions.

Elle apaise et agace, elle mord et console. Elle est une bien étrange amie qu’Henry a apprit à maîtriser. Il parle le même langage que les verres qu’il sert. Il comprend bien Sirius que derrière le visage froid et professionnel du barman c’est un homme intéressant qui le soûle. Ça l’amuse, ça le fait ricaner, maladroitement. Dans quel merdier s’est-il foutu ?

Il secoue la tête simplement pour grimacer, une bien mauvaise idée. Ça tourne, ça tourne. Ça se mélange et ça colore. Sirius a mal, mal au cœur. Il voudrait déverser sa haine au monde, déverser la vilaine colère qui sommeille. S’en débarrasser pour toujours. C’est pas lui ça. C’est pas lui d’être un pauvre gosse qu’on récupère comme un chaton abandonné. C’est pas lui ce cynisme et cette ironie. C’est pas lui la violence dans ses gestes. C’est pas lui, c’est pas lui, c’est pas lui.

Il se reconnaît à peine.

Situations pleines de dilemmes. Sirius ricane, cette fois ci plus fort, plus vivace. Sincèrement amusé.

- J’ai pas attendu la majorité pour ça malheureusement.

Son regard se perd dans le vide. Venir ici fut un dilemme, choisir la coordination à la place de l’espace fut un dilemme, Alex et son traumatisme est un dilemme, aimer Etna est un dilemme. Il semble s’être abonné aux dilemmes.

- Ça doit vous sembler un peu ridicule non ? J’ai dix-huit ans depuis quelques jours à peine et déjà, je prend la même fucking habitude que mon enfoiré de père. À croire que quoi que je fasse, j’y échapperais pas. Conneries de génétique ou je sais pas quoi.

Pourtant, il n’arrête pas. Il ne veut pas arrêter, il veut sentir les émotions le submerger grâce aux talents du barman, il veut sentir l’alcool lui brûler la gorge, il veut sentir les flammes lécher ses côtes, ses épaules, il veut sentir le feu mordre son estomac. Il veut se sentir mourir un peu, pour renaître de ses cendres.

Il est bien présomptueux, pense-t-il, de se comparer à un phénix. Il est loin d’en avoir l’éclat, la splendeur et la force. Il n’est peut-être qu’un oisillon tombé du nid, un peu perdu dans la vie. Un peu perdu dans le tourbillon des décisions. Il regarde Henry jouer avec les bouteilles, ajouter peu à peu les ingrédients d’un nouveau cocktail. Le dernier de la soirée ? Ou la seconde touche d’une dégustation toute particulière ? Seul le temps le lui dira.

L’eau fraîche que l’homme pose devant lui est perturbante. Bien que le Noctali ait vu Henry y verser nombre de liquides, d’apparence son verre ressemble à s’y méprendre avec un verre d’eau gazeuse. Il hausse vaguement les épaules avant de s’en saisir.

Le goût est surprenant. Un mélange éclectique de saveur et Sirius ne sait plus trop où donner de la tête. C’est citronné, amer et sucré à la fois. Délicieux. Il boit Sirius, noie ses colères dans ce verre. Il est vert Sirius, vert de colère, vert d’angoisse, vert de tout ce qu’il ne va pas. Il voudrait en parler. Appeler Ren, parler d’Alex. Savoir où est Etna, savoir que faire de sa vie. Il voudrait oublier, occulter toutes ces choses qui ne vont pas et qu’il ne sait pas comment régler.

Une larme coule sur sa joue. Il voudrait remettre un sourire sur le visage de son Alex, il voudrait rire avec son frère comme avant. Il voudrait prendre le visage d’Etna entre ses doigts, constater qu’elle est bien là, faire glisser ses mains jusqu’à ses hanches et la serre contre lui. Il voudrait se noyer dans son odeur, lui dire à quel point elle lui manque, à quel point elle est la femme de sa vie, sa moitié, son âme sœur. Mais elle est partie.

Comme les autres. Elle est partie, il est tout seul.


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Sacré numéro, il est bien plus intéressant que ces clients qui se prennent pour des héros. Combien de philosophes déchu as-tu eu à ton comptoir ? Combien de Néron pensant tout savoir, des sophistes qui confondaient le présent et le passé dans leurs phrases ? De ces gens fins ivres qui n’ont plus conscience d’eux-mêmes ? Des clients de piètre qualité qui ne savent apprécier les biens-fait de l’alcool. Mais ce Sirius te semble digne. Tu as souvent connu des Attila sans pitiés, voulant en venir aux poings, mais qui trébuchaient sur leur propre ombre, se noyant dans leur médiocrité les muscles tendus. Ces gens qui ne savent pas profiter de l’alcool sont médiocres. Plus qu’un moyen de se libérer et s’oublier, c’est avant-tout un moyen de se trouver, une quête de longues réponses difficiles à trouver.


Sirius semble vouloir trouver ses réponses, mais la méthode semble évoquer chez lui de bien mauvais souvenirs. Il faut dire que tu as souvent vu ton père boire de la liqueur, surtout avec son accès au rôle de chef de famille. Les problèmes vont avec les responsabilités, elles-mêmes grandissant avec l’âge. Finalement vous finissez tous par faire comme vos parents, qui eux même faisaient comme leurs géniteurs. Tu ne réagis pas à ses propos, mais ils sont clairement cohérents.

-Demandez-vous plutôt : d’où viennent ces habitudes.

Tu essuies à nouveau quelques verres en silence sous le regard intrigué de Bismark, ce dernier est parti chercher la bouteille de Vodka, car il connaît le principe des cinq étapes. La première consiste à raviver tout ce que le client n’aime pas. La seconde permet de faire naître une profonde amertume exaltée par des saveurs contraires. La troisième étape vise à faire exploser par des épices fortes la colère du client. La quatrième étape est un cocktail qui doit calmer le client. La dernière étape est de l’eau-de-vie pure afin de désinfecter la gorge et l’esprit pour que le buveur se souvienne de ses réflexions.

Il pleure, ton client pleur, c’est que son amertume est arrivée à son paroxysme. La seconde permet de faire naître une profonde amertume exaltée par des saveurs contraires. Pour l’instant, la thérapie se passe bien. L’eau fraîche enfin vidée, tu sors un verre Tumblers en cristal, Bismark est venu directement mettre les glaçons en les saisissant de la pince de sa queue. Dans un premier temps, tu sors du poivre que tu moulines sur les bords du verre, ensuite, tu glisses de la vodka, l’alcool blanc venant se confondre avec la glace pour la faire fondre. La suite devient plus étonnant, du jus de tomate, quatre fois plus que la vodka. Le verre devient d’un rouge profond et épais, comme du sang, le même qui doit taper férocement contre les tempes de Sirius. Entre temps Bismark t’as apporté un quart de citron que tu presses à une dose quatre fois moins élevé que la vodka, à la même dose, de la sauce Worcestershire, aigre-douce, légèrement piquante. Les deux derniers ingrédients sont peut-être les plus étranges. Une faible pincée de sel au céleri et deux gouttes de piment très puissant. Le verre n’est pas mélangé, le verre permettant seul que les éléments s’unissent. Tu déposes le verre face à Sirius en silence. Il doit bien deviner ce que ce verre va provoquer après un verre aussi amer. La question reste : va-t-il oser ? Va-t-il te faire confiance ? Toujours sans un bruit, tu poses sur le bar un peu à l’écart une crème contre les chocs, des mouchoirs triple épaisseur et un bandage. Il n’y a plus un bruit dans le bar, même Bismark observe en silence, captivé par la situation. Ce Bloody Marie promet beaucoup.

HRP :
[BOOM LE DERNIER RP DU G0 DIRECTION G1]


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La question résonne comme une claque. Le barman lui demande de se mettre à la place de son père. De comprendre comment il en est arrivé là. Une sorte de métaphore probablement pour lui faire comprendre qu’il suit le même chemin et qu’il est peut-être assez tôt pour en emprunter un différent. Mais Sirius sait déjà qu’il est différent, qu’il s’éloigne du chemin tout tracé de son père. Il a eu une bien triste rencontre avec celui qui marcha dans les traces de Monsieur Powell.

Alors, non. Sirius n’a pas envie de se demander d’où viennent ces habitudes, d’où viennent les craintes, d’où vient l’échec. Il n’a pas envie de se demander pourquoi sa relation avec son père s’est autant dégradé, qu’est ce qui a foiré.

Il n’a pas envie de se le demander parce qu’il connaît déjà la réponse à cette question.

Le nouveau verre devant lui semble l’agresser de sa simple présence. Le rouge est trop rouge et même d’ici, Sirius sent que ce verre est probablement celui qu’on appelle, avec un sourire sur les lèvres, le verre de trop. Cependant, le barman le regarde d’un air qui donne confiance, l’air de celui qui sait ce qu’il fait. Alors Sirius pince les lèvres, attrape le verre et le porte à ses lèvres.

La première gorgée est la pire. Elle irrite, elle brûle, elle enflamme. La douleur passe avec les gorgées, lentement remplacée par quelque chose de plus vicieux, comme un poison dans les veines. C’est atroce. C’est pas bon. C’est pas la brûlure douce promise de l’alcool. Ce verre est un cocktail Molotov et Sirius, oh, Sirius, il n’était pas prêt à exploser.

L’alcool est à doser avec précision. À petite dose, il promet l’évasion, à grande dose, il offre l’oubli. Sirius ne savait pas qu’on pouvait forcer les gens à ne voir que ce qu’ils détestent avec quelques verres bien placés. Ce barman est un magicien. Il joue avec l’alcool là où d’autres jouent avec les mots.

Le verre est maintenant vide devant lui et Sirius tremble. Sirius tremble parce que toutes les questions que les premiers verres ont fait remonter trouve des réponses, des réponses que Sirius ne veut pas entendre. Des réponses qui ne lui conviennent pas.

Il ne veut pas prendre la vision de son père, réaliser ce que c’est de voir son fils prodige tourner le dos à la maison. Il ne veut pas voir ce que c’est, voir son deuxième fils, son bébé, son petit lui tourner le dos à son tour pour quelque fantaisie. Il ne veut pas prendre la vision de sa mère et devoir aimer un homme qu’elle n’a pas choisit. Il ne veut pas ressentir l’amour qu’elle a envers un autre homme et le dégoût pour elle même. Il ne veut pas prendre la vision de son frère et la colère de ne pas avoir le choix alors que le cadet l’a. Il ne veut pas ressentir la pression et la jalousie, il ne veut pas.

Ses yeux brillent maintenant d’une colère mal contenue, il serre les dents et ça fait mal, mal, mal. Mais c’est tellement rien, à peine une distraction face à la tempête à l’intérieur. Sirius a toujours été ainsi. Composé à l’extérieur, passionné à l’intérieur. Ce n’est pas vraiment étonnant que sa manière de gérer la colère soit si similaire.

Le barman le regarde, l’analyse, le fouille de l’intérieur. C’est insupportable. C’est bizarre. Il ne sait pas. Il secoue la tête et appuie son dos contre celui du tabouret. C’est n’importe quoi. Comment peut-il se laisser entraîner dans tout ça ? Est-il en train de mal tourner ? Aujourd’hui l’alcool, mais demain ?

- Je veux pas savoir. Je veux pas savoir pourquoi mon père a choisit de réagir comme un enculé à un abandon, parce que merde si on part au final c’est que c’est lui le fucking problème. C’est pas à moi de régler ses soucis. C’est pas à moi.

Il parle doucement, d’une voix base. Sa colère est froide, contrôlée, prête à jaillir quand il en aura besoin.

- Faut pas toujours aller chercher des explications, M’sieur le barman. Parfois les gens sont des cons pour être des cons. C’est la fucking vie.

Ouais.

Et blâmer les autres reste une option bien plus agréable que se blâmer soit même.

(Sirius n’est pas un héro.)


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C’est dur de grandir, n’est-ce pas ? Tu le sens dans le regard de l’étudiant. Il n’a pas envie de grandir. Les enjeux d’adultes, les responsabilités, la liberté à double tranchant, les interdits qui se lève, l’autonomie qui prend le dessus, mais surtout : affronter ses problèmes. Devenir adulte, c’est esquisser les problèmes de ses parents, comprendre leurs enjeux, leurs choix, leur vie. Bien évident, on est toujours libre de ne pas l’accepter, de se dire que c’est la pore chose qui puisse arriver. Comprendre ses parents, c’est bien la pire chose, être en âge d’être considéré comme leur égal, mais à leurs yeux avoir dix ans de moins mentalement que la réalité. C’est un verre d’alcool mal dosé le passage à l’âge adulte, la première cuite est sèche, on gère mal les responsabilités, on ne sait pas doser leur gestion, submergé, on fait souvent de la merde qu’on rattrape rarement le lendemain, mais sur le long terme. Dans ton cas… t’es devenu adulte lorsqu’elle est morte, on t’en a pas laissé le choix, c’est comme ça et c’est tout. Ni réponse, ni argumentation.

Néanmoins, le chemin suit correctement son tout. Le barrage de l’image tient bon face au torrent de colère qui afflue chez ton client. Tu n’es pas là pour le conforter dans sa position, mais plutôt lui demander de se nuancer et envisager plusieurs issues. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que la cuite la plus dangereuse, c’est la seconde. À la première, on ramasse dans la gueule, de plein fouet, mais on encaisse. À la seconde, on essaie de faire attention et si on échoue, on ne peut faire face qu’à son incompétence à ne pas savoir se gérer. Dans la vraie vie, c’est la même, échouée à nuancer son propos, son comportement, le tout, c’est échouer dans ses débuts d’adultes et ça pardonne mal en général.

-Le refus ça marche à neuf, pas à dix-huit ans jeune homme. Tu laisses un silence assez lourd. Mais faire l’effort de comprendre, c’est déjà triompher de tout. Faire l’effort de se mettre à la place de l’autre, c’est déjà lui tendre la main et c’est voir des mains se tendre vers soi.

Tu cherches un verre, un peu particulier. Un verre à shot. C’est petit, quatre centilitres, mais c’est concentrés en émotions. Cette fois, tu n’as pas besoin de tes pokémons pour le préparer. Tu saisis de la liqueur à la Pêcha, normalement, il faut du Schnaps, mais tu préfères ta liqueur, ne demandant pas d’être coupée. Remplissant aux deux tiers. Tu prends une cuillère à café que tu poses sur le liquide et déposes la crème de whisky afin de bien séparer les deux liquides. La liqueur orangée et la crème semblent former un début de pâtisserie liquide, un peu comme ceux qui pansent le coeur. À l’aide de la cuillère, tu finis le verre avec de jagermeister, avec un marron profond et légèrement transparent. Afin de compléter la gourmandise, tu verses deux filets de sirop de noisette, formant des anomalies dans le schnaps, on dirait de la résine coincée dans des formes ésotériques. Tu avances donc le shot vers le styliste, sourire en coin. Ce shot là est un pansement, après avoir tant ouvert le coeur, il faut le bander, en prendre soin, et ces arômes sucrés et alcoolisés sont parfaits.

-Et voilà Un « Baiser de Kalos » pour vous.

Tu espères que ce verre bien que court sera tout aussi intense que les autres pour ton client. Tu veux de cette façon amorcer un pardon chez lui, bander ses plaies, mais tendre à comprendre celles des autres et qu’il envisage de tourner vers ceux en difficultés. Sans aller jusqu’à se jeter dans les bras de son père, mais faire l’effort de concevoir sa démarche, ouvrir la voie d’un pardon, mais néanmoins sans jamais oublier les actes passés.


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Sirius lève les yeux au ciel. Le barman … le barman ne semble pas comprendre la colère qui l’anime. Il ne semble pas comprendre à quel point il a raison d’être en colère. À quel point tous les problèmes qu’il a aujourd’hui viennent des décisions de son père, décisions de gamin là où il aurait dû être un adulte.

Et encaisser. Pas tout renvoyer sur le dos de son propre gosse.

Sirius jette un regard noir au barman. Ces mots sonnent si vides à ces oreilles, ça l’horripile et pendant un instant, il envisage de simplement partir. Se lever et juste partir.

Parce qu’il comprend pas ce connard en face de lui que Sirius il gère la merde de sa famille depuis beaucoup trop longtemps. Parce qu’il comprend, cet abruti avec son air de bon chic bon genre que Sirius il encaisse depuis toujours. Que Sirius il s’en est prit des claques dans la gueule et que toujours, parce que c’est ce qu’on attendait de lui, il a tendu l’autre joue.

Parce que c’est ce qu’il devait faire.

Laisser la vie lui marcher dessus comme si c’était qu’un bon à rien, une vieille serviette qu’on jette quand on en a plus l’utilité.

Mais Sirius il en a marre. Marre de ne pas se battre, de pas être celui qui prend les décisions. Sirius il veut juste qu’on lui foute la paix pour une putain de fois.

Il veut juste respirer.

Mais Sirius ne quitte pas le bar. Il reste là, à regarder ce que prépare le barman avec attention. Il ne regarde mélanger les alcools avec facilité. Il le regarde préparer le prochain verre et se demande où il va l’amener. Quelque part Sirius sait qu’il sera un peu déçu parce que sa colère envers son père n’est pas quelque chose qu’il peut calmer.

La plaie est béante et à chaque fois qu’elle semble prête à se refermer, un nouveau coup de couteau la rouvre. Parce que Papa Powell est incroyablement bon à ça. Détruire et décevoir ces fils.

Sirius saisit le verre. Il émane une douceur bien différente du verre précédent. Si le barman espère le voir accepter les actions qui l’ont mené à être ce qu’il est aujourd’hui, ce jeune adulte sarcastique et sardonique, il se trompe drôlement.

Pourtant Sirius trempe ces lèvres dans le liquide. Le sucre le frappe en premier. Contrairement aux autres verres, le Noctali prend son temps. Il sirote presque. Laisse le goût si doux traîner sur sa langue et réchauffer sa gorge et son cœur d’une chaleur plus douce, plus réconfortante que les autres.

Ça fait du bien.

Comme il s’en doutait cependant, la colère reste là. Elle s’endort doucement et laisse place à un peu de douceur mais … mais Sirius sait qu’elle est là. Il connaît la haine qu’il trimballe dans ces tripes, il sait qu’elle est malsaine, qu’elle lui fait plus de mal que de bien mais il ne peut juste pas s’en débarrasser.

Alors il adresse simplement un sourire au barman,

et attend le prochain verre.  


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Tu n’as pas cette prétention de tout savoir. Cette prétention de pouvoir tout comprendre, tout guérir, tu n’es pas un sorcier, même si on te considère un peu comme un magicien avec tes alcools. En l’occurrence, c’est un client bien difficile ce soir, vos situations familiales sont aux antipodes, s’il semblerait que son père ait lâchement fui son rôle, chez vous, tout le monde se tue pour la famille et la génération suivante. Tu comprends bien tes maladresses, mais tu n’iras pas t’excuser pour autant, ce sont des mots bien fades venant d’un inconnu. Tout ce que tu peux faire tranquillement, c’est de venir poser contre ses lèvres différents verres pour l’amener à réfléchir. Il n’aura peut-être pas la solution, pas tout de suite, mais tu espères qu’il trouvera la paix intérieure. Il ne fait pas bon d’être comme toi, à rêver de sa sœur, espérer sa présence, vivre avec ses vieux démons et savoir que peu importe les efforts, jamais il ne s’en iront.

Le dernier verre devant toi et vide. C’était le dernier de ta « thérapie » en cinq actes. Tu n’iras pas lui en servir un autre. Tes doigts reprennent délicatement le verre que tu laves, un silence humain règne, c’est un petit air de jazz qui caresse comme une douce promesse vos oreilles. La pendule sonne les deux heures, il est déjà si tard. Il te faut fermer. Tu laisses un verre d’eau devant Sirius. Tu as un petit rictus.

-C’est de l’eau, on en trouve parfois dans les bars.

Tu ranges alors la vaisselle et sort de ton bar, pour commencer à ranger les chaises, demandant à Sirius de rester assis d’un geste de la main. Ces jeunes gens font parti des clients les plus agréables à avoir, ils savent boire très tôt et se laisser porter par l’alcool. Là où certains anciens, persuadés de savoir quoi boire ne font que se noyer dans des saveurs qui les enfoncent. Il est bien triste que les gens boivent pour oublier. Hein Henry ? Tu détestes les clients qui boivent pour boire, mais que vas-tu faire en rentrant ? Qu’est-ce que tu vas ouvrir ? Eh oui, un peu de liqueur, te saouler la gueule, frapper la bouteille contre le mur, tomber par terre, pleurer, peut-être même hurler son prénom et t’endormir habiller. Ce sera encore à Néfertiti de te réveiller avec Bismarck en te piquant les côtes.

-J’ai trouvé votre présence très agréable jeune homme. N’hésitez pas à passer. Le plus important, c’est de vivre pour son propre objectif. Le reste est superflu. Du moins, c’est ainsi que je le vois.

La salle est rangée, il ne reste plus qu’à fermer. Les portes de la réserve sont bien verrouillées, les bouteilles sont closes, la musique est éteinte, muette jusqu’à l’ouverture de dix heures. Tu invites ton dernier client à sortir d’un geste de la main et reste à ses côtés, au cas ou, un pas de travers et une chute sont si vîtes arrivées.

Dehors, la morsure du vent estival apparaît comme une attaque provocatrice, tu souris, observant les quelques étoiles qui parviennent à s’illustrer entre les lampadaires de cette ville bientôt vouée à la destruction. Tu observes Sirius un instant, indiquant une direction de marche qui ne correspond pas à la sienne.

-J’y pense, j’aurai bien besoin d’un tailleur, j’ai entendu parler d’un jeune créateur à l’académie plein de talent, on le raconte gavé de talent avec une Florges. J’aimerais bien prendre contact avec lui, tu me donner juste le nom de son atelier ?

Tu le laisses répondre puis le remercie d’un geste de la main avant de partir vers chez-toi, boire tes vieux démons et imaginer à quoi devrait ressembler le visage paisible de ta sœur.


Fin du rp merci Maxouille


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L’alcool, c’est facile. C’est peut-être pour ça que ça attire autant Sirius. Parce que pour une fois, ça lui offre une solution simple et efficace. Ça lui permet de s’enfoncer dans une sorte de tendresse brumeuse où les problèmes ne semblent plus si infranchissables. Où les problèmes se floutent et se fondent dans la masse de pensées moins nocives, moins violentes, moins oppressantes.

C’est facile de se laisser glisser dans la douce chaleur qu’offre l’alcool, la douce brume qui recouvre son esprit et qui endort sens et douleurs.

C’est tellement facile.

Sirius serait presque déçu envers lui même. Presque déçu d’avoir succombé à cette facile torpeur. Pourtant, dans le bar que seule la légère musique de fond anime, il n’arrive pas à regretter. Il n’arrive pas à regretter les pas maladroits et le mal de tête qui suivra sans nul doute demain matin. Il n’arrive pas à regretter le sentiment de calme qu’il ressent en ce moment.

Il esquisse un sourire amusé face à la remarque du barman et descend rapidement son verre d’eau, essentiel désormais, à la survie de son cerveau. Nul doute qu’il ira noyer sa gueule de bois sous un lourd jet d’eau chaude dès qu’il se sera faufilé dans l’école. Il va probablement réveiller son coloc mais hey, c’est pas exactement la première fois, c’est pas très grave.

Avec une politesse et une patience qui montre l’expérience, le barman guide les derniers fêtards vers l’extérieur avant de faire de même avec Sirius. Le garçon attrape la petite veste qu’il a pensé à traîner avec lui et l’enfile, frissonnant quand il sent l’air extérieur.

Ils sont proches de l’été, certes, mais ça ne change pas que le fond de l’air est froid. Sirius frissonne. Il murmure un merci qui se perd peut-être un peu dans les bruits de la ville qui les entoure. Au dessus d’eux, Sirius ne sait pas si les lumières proviennent des étoiles qu’il désire si fort atteindre ou simplement des lampadaires.

Un léger rire lui échappe face à la remarque d’Henry. Un créateur talentueux à l’académie ? Même si on lui a conseillé quelqu’un d’autre, Sirius sait parfaitement comment réagir. Il sort adroitement, la force de l’habitude plus forte que l’emprise de l’alcool sur son corps, sa carte de visite.

Récemment refaite, elle en impose quelque peu, avec son bleu nuit velouté sur le fond et les lettres, importantes dans leur jaune presque brillant,  annonce la couleur. La deuxième étoile à droite. Un sourire joueur sur les lèvres, Sirius tend la carte de visite, glissée entre ses doigts à celui qui est rapidement devenu son barman préféré.

- Dite que vous venez de la part de Beta, le gérant est un ami. Il vous fera sans aucun doute une petite ristourne.

Il incline la tête en guise d’au revoir et il s’enfonce dans les rues sombres. Il n’y a plus de bus à cette heure là et il n’est pas en état de tenir sur le dos de sa Roucarnage. Il va donc marcher, jusqu’à l’académie. Avec un peu de chance, ça lui prendra suffisamment longtemps pour arriver avec le soleil et il n’aura pas à escalader hasardeusement la clôture de l’académie.

Si l’académie est assez souple sur les sorties, il est presque sûr que dans l’état où il est, mieux vaut qu’il ne se fasse pas prendre … Il regarde l’heure sur son iPok, vaguement heureux d’avoir choisit de se bourrer la gueule un vendredi soir.

Pour une fois.  


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HRP :
Rp terminé, merci Keur


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