[514] enzo white | la panique mécanique [ADULTE]
Enzo White
Région d'origine : Hoenn - Pacifiville
Âge : 23 ans
Niveau : 10
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Adulte Blogueur
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Sujet: [514] enzo white | la panique mécanique [ADULTE]   Ven 31 Aoû 2018 - 22:36
enzo white
Enzo white
Neptune Vasilias | rwby
T.O.P | Bigbang
23 ans
Pacifiville
Vagabond
pas très ambitieux
Enzo est littéralement paumé. Capable de se tromper de porte dans sa propre maison, il a un sens de l’orientation presque aussi déplorable que sa manière d’aborder les gens. Relativement chanceux, il réussit presque tout ce qu’il entreprend et prend le mot « non » pour un « s’il te plaît ». Étrange combinaison entre l’intelligence dite scolaire et celle de la rue, il est capable de se sortir de presque n’importe quelle situation. Après tout, Dame Fortune est avec lui …

Cette petite introduction vous a donné envie d’en apprendre plus sur cet étrange garçon à la coiffure pour le moins improbable ? Parfait, parce qu’on part pour un peu plus de détails sur mon adorable dresseur.

Ouais, Nérée au micro. Starter super swag plein de classe, je suis le mieux placé pour vous décrire en détail le caractère de l’allumé qui me sert de dresseur.

Allumé ça c’est certain. Ça se renifle rien qu’à son look. Sans déconner, les cheveux bleus, l’undercut, les lunettes type steampunk (une sombre histoire de traversée du désert), veste en cuir rouge, couteau à la taille et bottes de combat, son look est carrément atypique. Il est toujours regardé assez bizarrement quand il arrive en ville. (même que les gens changent de trottoir parfois, quand il arrive en ville.) Il s’en fiche pas mal. Ses fringues sont confortables, résistantes et il y a une histoire derrière la plupart d’entre elles. Même derrière ses cheveux y’a une histoire. J’vous jure, il parlerait le gaillard, il en aurait des histoires à raconter …

Et ça arrive parfois. Qu’il raconte ses histoires j’veux dire. En général, c’est deux heures du matin, il est affalé à un bar quelconque et a beaucoup trop d’alcool dans le sang. C’est là qu’il commence à parler, des étoiles dans les yeux de tout ce qu’il a vu. Même moi, j’ai pas vu tout ce qu’il a vu, je suis pas allé dans tous les endroits où il est allé. Il m’a récupéré assez tard après tout … C’est la nuit donc, qu’il se révèle et qu’il parle. Qu’il sociabilise. Parce que sinon …

Autant dire qu’en général, et sans alcool, Enzo a la capacité émotionnelle d’une petite cuillère. Tout à fait ouais. J’aurais même tendance à dire une cuillère à café mais ça part sacrément loin dans le délire. Le truc c’est qu’Enzo, quand il était petit, il a pas trop eu l’occasion de parler avec les gens. On l’aimait pas trop dans son village natal. Faut dire qu’il est un peu bizarre et sacrément différent d’eux. Il a un sens du timing assez mauvais quand il s’agit d’aborder les sujets qui fâchent et il a tendance à ne pas apprendre de ses erreurs. Autant vous dire que c’est pas super cool pour parler avec les gens. Et puis de manière générale, il est juste pas doué. J’me rappelle de cette pauvre fille qui lui a demandé de sortir avec lui et à laquelle il a répondu « Pourquoi sortir ? On est déjà dehors … » Il a dû la prendre pour une sacré idiote mais au final c’est lui l’idiot. En général, pour faire comprendre le message à Enzo, faut être direct. La subtilité et les doubles sens ? Très peu pour lui.

Pourtant, il est chanceux le gamin. Il a une bonne gueule et un bon cœur. Il a tendance à se trouver au bon endroit au bon moment. Aucune idée de comment il fait ça mais il n’a jamais eu de mal à se trouver un petit boulot pour gagner de quoi vivre et il est généralement chanceux au point de trouver un logement gratis. Sinon, ça le dérange pas vraiment de dormir dehors.

C’est un baroudeur, il n’y a plus beaucoup d’endroits qu’il n’a pas déjà visité au cours d’un de ses déplacements. C’est un mode de vie assez étonnant pour les autres. Un voyage perpétuel. Pour moi et Pontos, c’est la routine, c’est comme ça qu’on vit aussi, mais les gens le regardent avec un semblant d’air de pitié quand il explique que ça fait presque 10 ans qu’il voyage sans jamais se poser plus d’une dizaine de mois. Je crois qu’il s’en rend pas vraiment compte. Ça lui plaît comme vie. Ça lui plaît de pouvoir faire ce qu’il veut. On est pas bien riche mais on s’en sort et je crois que il n’échangerait pas la liberté qu’il a trouvé contre quoi que ce soit.

C’est peut-être ça aussi qui le rend aussi peu à l’aise avec les gens. Il n’est pas sédentaire. Il est de passage, une étape. Il est éphémère, inatteignable. Il est bien plus libre que tout ce qu’ils peuvent rêver être.

Ça et le fait qu’il les prend pour des cons. Pas volontairement hein. C’est juste qu’au fil de ses voyages et de ses lectures, il a accumulé une dose de connaissances et de savoir faire relativement impressionnante et que forcément ça dérange un peu les gens. Parce que quand tu es serveur et qu’un inconnu te reprend parce que non, un mojito ça se fait pas comme ça, crois moi j’ai appris à le faire sur l’île Citrus, tu le prends pas super bien en général. Pareil, quand il t’aborde pour te parler des composants de l’hyper potion, tu t’en balances pas mal et c’est pas exactement un sujet de conversation super normal. J'vous avais dit hein, pour le sens du timing ...

Tu l’auras compris, Enzo est pas un type normal. Il est sacrément égoïste mais possède un cœur en or. Il est sacrément intelligent mais ne comprend les autres gens. Il est rempli de petites contradictions qui font que c’est sacrément drôle de se foutre de sa gueule. Mais vous savez quoi ?

Je suis sacrément content que le professeur Sorbier ait décidé de me confier ce drôle d’énergumène.
Grade 0 – Saisonnier // C’est les vacances (ou pas) et il y a forcément besoin d’aide quelque part.
Grade 1 – Recherche d’emploi // Parfois ça va, parfois ça va pas.
Grade 2 – Contractuel // Embauché par une entreprise quelconque pour une durée quelconque.
Grade 3 – Homme à tout faire // Enchaîne les petits boulots à droite à gauche. Serveur ici, vendeur là, nettoyeur de plage … Prend les contrats à courte durée qui se proposent à lui.
Grade 4 – Homme de main // Professionnel en récupérer un petit job, il peut changer de métier tous les trois jours sans soucis.
Grade 5&6 – Homme à tous les métiers // Il a atteint l’apogée de son art, il sait tout faire et il travaille partout.










22 ans.

Je m’appelle Enzo White, j’ai 22 ans, je suis originaire de Pacifiville, je fais très exactement 1m88 depuis que j’ai 18 ans et je déteste rester au même endroit plus de six mois.

Si je devais résumer ma vie en quelques mots, je dirais simplement que j’ai eu de la chance. Sauf quand je suis né car je suis né au mauvais endroit, dans la mauvaise famille. Je suis né sur un morceau de bois flotté qu’on appelle village. On y pèche et on y fait toutes sortes d’objets parfaitement imperméables grâce à une méthode de tissage secrète.

Passionnant.

Basé au dessus d’un récif de Corayon, je suis fier d’annoncer que nous sommes dans le Patrimoine Naturel des Régions et d’Hoenn. Trop chouette pas vrai ? Pas vraiment en réalité parce que cela signifie qu’on ne s’approche pas du village en bateaux au delà d'une certaine puissance, que l’accès est réglementé et que la seule visite qu’on a, c’est trois pauvres tocards qui viennent voir des Corayons.

Je vous ai dit que c’était passionnant ?

Bref, c’est d’là que je viens. J’ai probablement 10 ans de moins que vous tous, peut-être même plus mais j’ai fait plus de voyages que la majorité des gens. Plus de voyages que vous pouvez imaginer. Rester sur place, très peu pour moi. J’ai besoin de bouger, vivre des trucs, parler à des gens, découvrir.

Ça m’empêche pas de me poser parfois. Quelques mois dans une ville, s’installer pour un temps. Le plaisir de décoller après être resté si longtemps au même endroit c’est pas le même. Tu as vraiment l’impression de laisser un truc derrière toi. De laisser une marque.

J’aime bien cette idée. J’aime bien me dire que peut-être, il y a des gens qui vont se rappeler de moi. Que vont-ils dire ? Qu’est ce que vous direz vous ?

Hey, tu te rappelles le type rigolo avec ces cheveux bleus ? Il disait être allé partout, avoir fait le tour du monde !

J’aimerais que les quelques filles que j’ai croisé se rappelle de moi aussi. Ce type avec qui elles sont sorties qui n'était pas vraiment à elle, toujours un peu ailleurs.

J’aimerais que mes patrons me regrettent, le type débrouillard qui pouvait à peu près tout faire.
J’aimerais que mes professeurs se rappellent de moi, le type qui se souvient de tout ce qu’on lui montre.

J’aimerais bien laisser une trace. Marquer une histoire. Peut-être pas l’Histoire, celle avec un grand H, je suis pas assez bon pour. Mais si j’arrive à marquer quelqu’un suffisamment pour qu’il se rappelle de moi avec un sourire, je crois que je serais content. Je crois que ça me suffirait.

Mais je le saurais jamais au final. Parce que je ne recroise jamais ceux que j’ai connu. Ils sont des souvenirs, des mémoires du passé. Et il y a bien longtemps que moi, je ne me souvient plus d’eux.
5 ans.

J’ai 5 ans. Depuis deux jours et trois heures. Du moins, ça c’est si l’heure que ma maman m’a donné et correcte. Il paraît que je suis né le 20 décembre à 4 heures du matin. Et maman dit que ça a embêté beaucoup de personnes.

Je crois que j’embête beaucoup de personne en existant simplement.

Je suis pas comme les autres je crois. Ils sont un truc que je n’ai pas.

Moi, j’aime pas jouer, j’aime pas nager et j’aime pas le poisson. Jouer est moins rigolo que lire et apprendre, nager veut dire aller dans l’eau et j’aime pas l’eau et le poisson a un goût bizarre et en plus il y a des arrêtes.

Les trucs que je n’aime pas sont les trucs préférés des autres enfants. C’est bien qu’on m’a fabriqué pas pareil. Qu’il y a quelque chose qui cloche chez moi.

Amphitrite me demande si je veux jouer avec elle et les autres enfants. Je comprend pas trop pourquoi elle continue de me demander. J’ai toujours dit non. Jamais oui. Les gens sont stupides et ne comprennent rien. Elle insiste. Je dis non, non, non. Elle n’arrête pas, elle continue.

Je ne comprend pas. Je ne comprend pas qu’ils ne comprennent pas.

Elle abandonne enfin. Je crois que je pleure maintenant. Elle fait exprès ? Exprès de pointer du doigt que je suis pas pareil ? C’est toujours pareil. Ça m’énerve, énerve, énerve.

Je veux plus être ici.

Comme en réponse à mon vœu, Dame Fortune me prend dans ses bras. Elle pose un bisou sur mon front. Ensemble, on rentre à la bibliothèque.

Elle me dit rien Dame Fortune et se contente de prendre un livre et de le mettre sur mes genoux. Je sais lire parce que j’ai une mémoire qui prend en photo. C’est ce que m’a dit ma Dame Fortune.

Elle ne me parle pas. On a pas besoin de parler avec Dame Fortune. J’ai apprit ça très vite. Elle sait parler avec les doigts, les gestes et les sourires. Ses yeux racontent plus d’histoires que les longs discours de papa.

Je crois qu’on dit qu’elle est muette. Ça veut dire qu’elle ne sait simplement pas parler. Je m’en fiche, ça la rend différente. Ça la rend différente comme moi.

Alors moi aussi, je ne parle pas à Dame Fortune.

Alors moi aussi, j’apprends à raconter des histoires avec mes yeux.
18 ans.

Allez savoir comment, j’ai réussit à m’embarquer dans une caravane de nomade pour faire le tour du Désert Délassant d’Unys. Un sacré concours de circonstances, un peu comme d’habitude. Il y a longtemps que cela ne me surprend plus. On raconte qu’au centre du désert, en fonction des périodes, on peut pénétrer un château depuis longtemps enfoui dans le sable.

J’ai trouvé l’idée méga cool et c’est pour ça que j’ai essayé de rejoindre quelques caravanes d’archéologues. Faut croire que ma tête leur revenait pas parce qu’à chaque fois, je me suis prit des stop. Je remettrais presque en cause la manière de m’y prendre avec les filles. Enfin ... Ouais. Voilà hein.

Toujours est-il qu’au final, un gamin m’a prit en pitié et m’a ramené jusqu’à son clan. Visiblement, leurs enfants sont rois et tout ce que le petit demande, il l’obtient. Y compris si ça veut dire accepter un étranger dans leur caravane pendant plus d’un mois, le temps nécessaire à la traversée du désert.

Je dois être l’un des rares à avoir put intégrer pareille communauté sans y naître et j’ai eu l’impression de vivre dans un autre monde. Avec la moyenne d’age tournant aux alentours de la cinquantaine, je n’aurais jamais cru avoir à marcher autant chaque jour. La force et l’endurance de ces gens m’ont honnêtement surprises.

Ça n’a pas été facile d’aller jusqu’au château enfoui et si il était à la base mon objectif ce n’est pas de cet étrange lieu que je garde le plus de bons souvenirs. Je me rappelle plutôt des repas avec tout le clan chaque soir dans l’étrange fraîcheur nocturne du désert. Je me rappelle avec douleur du sable dans les yeux et de la joie quand on m’a offert des lunettes spécialisés, créées par le clan et relativement rares puisque seuls eux en possèdent. Je me rappelle des fou-rires avec ce gosse d’à peine 10 ans qui sait tant de choses que j’ignore.

J’apprends que le chemin parcouru vaut parfois plus que la destination finale.

Je découvre un peuple, une mentalité qui se rapproche de la mienne. Ne jamais se poser et toujours avancer. J’envisage un instant de rester avec eux. De partager ma vie avec eux. Nomades comme moi. Mais même eux, eux qui semblent si libres, se posent des frontières. S’enferme dans leurs traditions, leurs routines.

Je ne veux aucune limite. Alors je dis au revoir et je pars.
14 ans.

Je m’appelle Enzo et j’ai 14 ans. Depuis que je suis né, j’habite à Pacifiville. Depuis que je suis né, dès que je me réveille je vois le même paysage, je parle aux mêmes personnes. Toutes les journées sont les mêmes, les gens ne changent pas. Rien ne change jamais.

Ça m’énerve. Je déteste ça.

Ma mère dit que je suis juste en train de faire ma crise d’adolescence. Le problème, c’est que si c’est le cas, je suis né avec une crise d’adolescence. Je suis presque sur que c’est pas possible. J’en suis donc convaincu, ma vie n’est pas ici. Je peux pas juste rester là jusqu’à ma mort. Pas comme mon père, pas comme mon grand-père et tous les autres avant eux.

Je dois bouger. Partir d’ici. Je deviens fou. Je tourne en rond.
Je dois partir. Partir. Partir. C’est devenu une obsession. Une nécessité. Un besoin vital.

J’y pense chaque matin en me levant. J’y pense chaque soir en me couchant. J’y pense tout le temps, en permanence. C’est la seule chose qui persiste.

Casse toi de là.

Dame Fortune a un plan. Une opportunité que je ne peux pas rater. Qui sait quand sera la prochaine ? Ici, c’est comme une prison. Quand on y est, c’est pour toujours. Alors même si je suis encore un gamin, même si ça sera dur, j’embarque. Je me glisse dans le bateau, parlemente avec le capitaine. Je rejoins l'équipage.

Je prend la mer sans dire au revoir à la mienne.

J’ai qu’un seul regard en arrière, un dernier espoir de voir les flammes de Dame Fortune.

Je n’ai aucun regret. Quand je monte sur ce bateau, je rencontre ma destinée, ma promise, ma dulcinée.

Liberté. Liberté chérie.
17 ans.

Ça affole toujours les gens quand je dis que je vagabonde sans pokemon. On me parle des dangers des pokemons sauvages, des agressions que je pourrais subir. Pourtant, j’ai jamais ressenti le besoin de m’équiper. Je ne possède aucune pokeball et je ne compte pas vraiment en posséder de si tôt.

Même ma jolie rousse s’inquiète au vu du nombre de discussion qu’on a eu à ce sujet. Je sors parfois tard la nuit, mon petit boulot de serveur, tout ça quoi. Je pourrais tomber sur des crapules, des gens malhonnêtes et j’ai rien d’autre qu’un couteau à la taille pour me défendre.

J’avoue ne pas savoir. Je suis jamais mal tombé. Je n’ai jamais été attaqué, que ce soit par un pokemon sauvage ou une racaille. Il faut croire que Dame Fortune me protège toujours. Je sais bien qu’il est peu probable que ce soit le cas, mais c’est mon plaisir de penser qu’elle reste là, à mes côtés, depuis toujours.

J’hésite donc à me renseigner. Récupérer un pokemon, oui. Mais comment ? Comment on s’en occupe ? Est-ce que ça va déranger dans mes voyages ? Je ne veux avoir à rester sur place juste à cause de mon pokemon. Les pokeballs devraient régler le soucis mais bon …

Je sais pas trop.

Ma patronne m’a parlé du professeur Sorbier hier. Professeur de la région, il a toujours des pokemons à disposition pour les dresseurs. C’est peut-être ça ma solution. Mais ça veut dire partir. J’ai jamais eu de soucis à partir mais je ne suis jamais resté aussi longtemps qu’ici, à Unionpolis.

Et surtout, elle est là. Ensorceleuse qui m’empêche de prendre une décision que j’aurais jugée si facile il y a quelques mois à peine. Tout ce que je me suis promis, elle le réduit en cendre. Je n’ai pas envie de partir. Je n’ai pas envie de la laisser. Je n'ai pas envie de dire au revoir. Je veux rester à ces côtés. Elle m'emprisonne. Je le sais, je le comprend. Alors, malade, je largue les amarres et je fuis. Je m’en vais. Il le faut. Je dois partir.

Je dois partir car je n’ai pas envie de partir.

Je suis parti. Un couple descendait jusqu’à Littorella, où vit Sorbier. Mon sens de l’orientation ne m’autorisait pas à rater cette occasion. Je l’ai saisit du coup. Je n'ai dit au revoir à personne. Je ne dis jamais au revoir. Les gens s’attachent et je déteste les au revoir.

Littorella est un charmant petit village. Il serait encore plus charmant si Sorbier n’était pas aussi taciturne. J’ai du lui raconter l’histoire de ma vie pour obtenir ma pokeball et lui il a dit trois mots.

- Il sera parfait pour toi.

En parlant du pokemon dans la ball qu’il m’a filé je présume. Je sais pas trop quoi en penser d’ailleurs, du pokemon. C’est un Tiplouf. Chromatique en plus de ça. Il est exubérant, énergique, trop fier et il essaie de commander tout le monde. Et vu qu’on est que tous les deux la majorité du temps, c’est moi qu’il essaie de commander.

Mais je reconnais que je ne regrette pas le silence de ma chambre. Les longs monologues de Tiplouf (que j’ai surnommé Nérée, il paraît qu’il vaut mieux donner un surnom aux pokemons pour mieux s’y attacher, je comprend pas trop, je donne des surnoms aux humains et pourtant, je ne m’y attache pas) sont agréables. Il n’y a plus de vide.

Je ne sais pas où aller maintenant. Demain, il y a un bus qui part pour Féli-cité, je suppose que ce sera mon prochain arrêt.
15 ans.

Je suis chanceux. On peut dire ce qu’on veut, me qualifier de malin, d’intelligent, de débrouillard, tout ce qu’on veut, la vérité est que je suis simplement chanceux.

J’ai jamais eu de retard sur mes trains, je me suis jamais embrouillé avec qui que ce soit, je me suis jamais fait attaqué, j’ai toujours trouvé un petit travail pour survivre ainsi qu’un logement. J’ai toujours bien été entouré … Bref, la vie m’a toujours souri.

Franchement, c’est cool comme vie et ça m’a rendu un peu paresseux. Puisque tout me sourit, j’ai pas grand-chose à faire. Ça fait presque un an que j’ai quitté Pacifiville et j’ai dû passer à peine trois nuits dehors. Et pour être honnête, les moments où je dépense mon propre argent sont rares. Hébergé par les vieilles dames, nourri, logé, blanchi en échange de quelques services, je vagabonde dans le monde et le monde me laisse faire.

C’est pas le cas de tout le monde. Il y avait cette fille. Erina, jolie rousse, bien sapée, du style fille de bonne famille. Je sais pas vraiment ce qu’elle faisait là, dans une ruelle sombre mais forcément, une jolie fille dans un quartier pareil, ça se fait remarquer.

J’étais là au bon moment.
Elle était en larmes.

J’ai fait fuir les types qui l’agressait. Je l’ai raccompagné chez elle après lui avoir offert un chocolat chaud. Elle m’a demandé de rester cette nuit là. Elle ne se sentait plus en sécurité, ni chez elle, ni ailleurs. Je suis resté assis à son chevet un moment.

Je suis partit aux aurores, la trace de son rouge à lèvre sur le coin des lèvres.
17 ans.

Je ne suis jamais resté plus de trois mois au même endroit depuis mon départ de Pacifiville. Crainte de m’enfermer, crainte de ne plus pouvoir parler, crainte de me mettre en cage.

Pourtant, voilà presque un an que je suis à Unionpolis. La ville me plaît. Les hauts bâtiments, les activités, mon boulot de serveur, l’anonymat. Tout me plaît dans cette grande ville. C’est peut-être pour ça que je repousse mon départ depuis des mois. Peut-être pour ça que je n’ai toujours pas réservé mon billet d’avion comme j’avais prévu de le faire.

Peut-être que les mots doux qu’on me murmure à l’oreille me font changer. J’ai une petite amie ici. Elle est jolie, intelligente, elle est au lycée, elle peut devenir ce qu’elle voudrait. Elle est assez incroyable. Je comprend pas trop pourquoi une nana comme elle fréquente un type comme moi.

J’ai jamais vraiment fait d’études, tout ce que je sais je l’ai apprit dans des livres ou sur internet. Je suis pas d’une intelligence conventionnelle, scolaire. Je suis une sorte d’hybride entre une mémoire incroyable, photographique même et la débrouillardise que mes voyages me force à développer.

Je ne m’attache pas vraiment aux gens. Elle ne fait pas exactement exception. Je l’apprécie, j’aime passer du temps avec elle mais elle n’est qu’une étape. Toute chose est une étape. Un jour, je partirais d’ici. Je ne me laisserais pas capturer. Je me le suis promis.

En attendant, je baisse la garde, je me love dans ses bras, perd mon nez dans son cou. Je l’écoute parler, rire. Je l’emmène danser, je lui offre une parenthèse à la pression qu’elle subit. En échange elle me calme, elle me permet de souffler, de me reposer après le voyage.

C’est agréable. Agréable de pouvoir se reposer sur quelqu’un. Savoir que peu importe quand, il y a un numéro qu’on peut appeler pour obtenir du réconfort, un contact physique. J’aime poser mes mains sur sa taille fine, j’aime la porter jusqu’à ce qu’elle touche le soleil d’un éclat de rire, j’aime la serrer contre mon torse, j’aime faire remonter mes mains jusqu’à ses joues, j’aime les caresser doucement.

J’aime quand son regard s’adoucit, qu’elle me regarde de cet air là. J’aime qu’elle prenne ma main pour me faire découvrir encore un nouvel endroit dans cette ville qui l’a vu naître. J’aime la manie qu’elle a de vérifier autour de nous que personne ne nous regarde avant qu’elle ne se mette sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ma joue. J’aime la rougeur sur ses joues après un compliment. J’aime la regarder parler pendant des heures de ce qui la passionne. J’aime sa voix. J’aime son odeur.

J’aime la planquer contre un mur. J’aime plonger mes lèvres sur son cou. J’aime dévorer sa peau de baisers. J’aime la faire languir jusqu’à ce qu’enfin, elle attrape mon menton pour m’amener jusqu’à ses lèvres. J’aime la sentir contre moi. J’aime l’embrasser de toute mon âme. J’aime la voir haletante, les joues rougies par mes actions. J’aime sentir sa peau sous mes doigts.

Je crois que je l’aime.
20 ans.

Mhyone est une région un peu à l’écart du reste du monde. Elle fonctionne exactement comme les autres pourtant. Ligue pokemon, grand festival, il y en a pour tous les goûts. Je suis arrivé ici complètement par hasard. À la base, je voulais aller à Unys, je me suis retrouvé ici. Se tromper d'avion, c'est mon talent spécial. Ça m’arrive tout le temps ce genre de chose. Mon sens d’orientation est réellement mauvais. Je me retrouve généralement à l’opposé de là où je suis sensé aller, ce qui est pas forcément pratique. Le seul contre que j’ai trouvé est de voyager avec quelqu’un d’autre mais j’aime pas trop ça. Je préfère rester seul la majorité du temps, donc j’utilise le joker accompagnant qu’en cas de nécessité absolue.

Toujours est-il que j’ai rapidement trouvé un petit job dans le labo de la prof du coin mais à peine une semaine après mon arrivée, elle m’a jeté dehors. Explorer la région, découvrir des trucs. Le jargon habituel quoi.

C’est comme ça que je me retrouve ici. Une vieille route, qui traverse une plaine, avec quelques arbres égarés. Vraiment, découverte de la région, je vous met un dix sur dix. Je me sens vachement investi dans la culture de ce nouvel endroit. Vraiment.

J’aime bien dormir à la belle étoile. Regarder les étoiles, rêvasser, c’est un trip assez cool je trouve. Surtout en plein été, au plein milieu d’une cambrousse potentiellement remplie de pokemons mortels. Je trouve ça fun. Et pour être honnête, je sais bien que j’vais pas faire attaquer. J’ai bien trop de chance pour un truc pareil.

Par contre, se faire réveiller par une pluie torrentielle, aucun soucis. Sans tente, il faut dire que c’est difficile de passer outre les aléas du temps. Il pleut des trombes d’eau et pour être franc, ça m’énerve passablement. Je me retrouve donc au milieu d’une campagne paumée, tout à fait inintéressante, tout ça pour quoi ? Me retrouver trempé ? Super chouette, merci Prof. Acacia.

Au moins, il y en a un qui est heureux. Nérée accueille la pluie comme une sauveuse suite à la chaleur de la journée. Je reconnais que c’est plutôt cool pour lui. Nous ne sommes tombés sur aucune rivière pendant la journée et le Tiplouf s’en est plaint la moitié.

Ma lampe torche à la main tirée de mon sac imperméable (fabrication Pacifiville), on décide d’avancer pour trouver un abri. Pour moi. En fait, je décide de manière carrément arbitraire de me trouver un arbre où passer la nuit. Heureusement pour moi, une centaine de mètres plus loin (ce qui paraît être des kilomètres sous cette pluie), on tombe sur un bel arbre qui me permet de souffler. Quelques gouttes me tombent encore dessus mais rien de bien grave comparé à la pluie qui tombe.

Nérée me fait signe et avant que j’ouvre la bouche il m’indique de ne pas parler. Pour que Nérée se taise, il doit se passer quelque chose d’important. Et en effet, à peine quelques minutes plus tard, une silhouette se forme devant nous, déchirée un instant par un éclair. Je reconnais sans trop de mal un Mangriff. Vraisemblablement sauvage, il titube et semble blessé.

Son état est mauvais, très mauvais. Après quelques pas maladroits, il tombe littéralement devant nous, inconscient. Nérée s’active immédiatement et il me faut quelques secondes pour le suivre, surpris. J’utilise les quelques potions que je possède et couvre le pokemon d’une couverture chaude. Il transpire et maintenant qu’il est proche, je peux voir ses blessures à la lumière de la lampe torche.

C’est terrifiant. Une balafre énorme lui déchire le visage et le sang qui s’écoule de son œil me permet de dire avec une certaine certitude que son œil est fini. Je réalise rapidement que cette blessure, si elle est la plus grave, n’est pas la seule qui couvre le Mangriff. Il ne passera probablement pas la nuit. Nérée le comprend plus rapidement que moi et me tend, déterminé une pokeball.

La seule manière de le sauver serait de le capturer et de courir jusqu’au centre pokemon le plus proche. C’est exactement ce que je fais. Je n’ai pas vraiment d’autres souvenirs de cette nuit là. La course jusqu’au centre est floue. Je revois des ombres et des éclairs, la pluie autour de moi et la pokeball du Mangriff serrée dans ma main. Je revois la lumière du centre pokemon avec appréhension, la chaleur, le sec quand je rentre dedans. La panique dans les yeux de la Joelle quand je décris l’état du Mangriff.

Les semaines qui suivent sont pour ainsi dire longues. Il faudra une semaine de soins intensifs suivit d’un mois de réhabilitation pour le remettre sur pieds. Une semaine tendue et un mois … bizarre. Le Mangriff est un pokemon sauvage, qui n’est pas dressé comme l'est Nérée. Pourtant, il récupère peu à peu ses capacités physiques à nos côtés et j’agis avec lui presque comme avec Nérée.

Les pokemons ne sont pas comme les humains et pourtant, je fais la même erreur. Je m’attache. Et quand vient finalement l’heure de dire au revoir à Mangriff, je réalise qu’une fois encore, je ne veux pas dire au revoir.

Heureusement que Pontos ne veut pas dire au revoir aussi.
10 ans.

Il y a une chose que j’ai toujours rêvé de faire. M’envoler. Peut-être parce que le principe même de voler évoque la liberté, le voyage, le départ. Ce sont des thématiques qui me plaisent et m’appellent. Je voudrais m’envoler. Quitter ma cage.

Je suis un oiseau né au milieu des poissons.

C’est bien pour ça que je ne m’intègre pas. Je suis spécialement différent. Je suis un être entièrement, foncièrement différent. Différent. C’est le mot auquel je me rattache, le mot que je me répète, le mot qu’on murmure sur mon passage.

Il est différent.

Je suis différent.

Cette faiblesse, ce défaut qu’on pointait du doigt, je l’ai transformé en force. En marque de fabrique. Je la porte fièrement, cette différence. Je la porte avec une joie mal dissimulée. Je m’échappe, je m’esquive.

Je m’enferme. Je me cache.

Je leur ressemble pourtant. Ma peau est bronzée par le soleil et mes yeux clairs comme l’océan. Ma première différence vient dans la couleur blonde de mes cheveux, bien différente du bruns de ceux du village.

Je leur ressemble pourtant. Je nage vite et bien. Je sais pécher, plonger, tisser. Ma deuxième différence vient dans la curiosité que je met dans chacune de mes actions. Mes pourquoi si différents de leurs d’accord. Les questions si différentes du silence.

Je ne me contente pas de savoir comment, je veux savoir quand, où, pourquoi. J’en veux toujours, toujours plus. C’est bien pour ça qu’on m’a confié à Dame Fortune. Elle aussi elle est différente. À la différence qu’elle s’en amuse. Elle s’amuse de sa différence à la différence que ma différence m’épuise.

Alors elle me dit d’être patient. D’attendre ma chance. Elle me nourrit, de savoir, de culture, de paysages. De « Tu verras ça par toi même » et de « Tu m’enverras des cartes postales. ». Espoir de partir un jour, sans retour.

En attendant le grand jour, je teinte mes cheveux d’une couleur liberté. C’est mon premier battement d’aile. La première fois que je goûte à Liberté.

Et je suis affamé. Affamé à l’idée de m’envoler.
23 ans.

Ça recommence. Au final, on s’habitue. S’habitue à voyager, sauter de ville en ville, région en région, île en île. Celle-ci ne sera qu’une étape de plus sur mon voyage.

C’est amusant de penser à tout le chemin que j’ai parcouru. Je devrais peut-être récupérer l’une de ces grandes cartes du monde et cocher tout ce que j’ai fait, tout ce que j’ai vu. Ça pourrait être intéressant.

Peut-être juste déprimant.

Je ne sais pas trop où j’en suis.

J’ai visité toutes les régions du monde. Toutes les capitales, tous les patelins. Je commence à m’ennuyer de mes voyages mais la simple idée de me poser, de risquer de m’attacher me fait renoncer à l’idée. Alors je continue.

Pas le droit de s’attacher. Le triste visage de Dame Fortune comme rappel incessant des risques de l’amitié. De l’amour.

Et je voyage. Je change et je rechange d’endroit. Je découvre, redécouvre, apprend, réapprend, connaît, reconnaît. J’attends quelque chose. Un déclic ? Une nouvelle envie ?

Je sais pas vraiment ce que j’attends mais je sens que quelque chose me manque.

Alors je l’attends et en attendant, je continue mon voyage sans fin.
nérée
Nérée est un Tiplouf pour le moins … exubérant. Faisant honneur aux membres de son espèce, il est fier, et se tient en très haute estime. Ce qui est pas forcément super cool pour les autres puisque qu’il a tendance à jouer les petits chefs à la moindre occasion. Il passe la majorité de sa vie sur l’épaule de son dresseur et donne des ordres de là. Il adore se moquer d’absolument tout ce qui passe et tout particulièrement de son dresseur. Pas que ça intéresse vraiment ce dernier.

Bagarreur et assez provocateur, il s’est déjà retrouvé dans pas mal de bagarre et a entraîné Enzo et Pontos dans la majorité d’entre elles. Oups ? (Il est absolument pas désolé.)

Au fond, il adore le reste de sa tribu et ne supporte pas de les voir blessés ou tristes quand il n’en ait pas la cause. Si on peut dire, c’est sa propriété alors pas touche. Il n’y a que lui qui peut leur faire des choses pas cools.

C’est vaguement un wesh aussi. Mais il est absolument pas crédible.
pontos
Pontos est une force tranquille. Il est aveugle de l’œil gauche suite à une bagarre qui a faillit lui coûter la vie. C’est l’intervention d’Enzo qui l’a sauvé et depuis, il le suit. Il considère qu’il a une dette envers lui et il est basiquement devenu son garde du corps, majordome, homme à tout faire. Capable de faire la majorité des tâches ménagères, il est particulièrement doué en cuisine et Enzo ne pourrait probablement plus se passer de ses petits plats.

Il est moins proche d’Enzo que l’est Nérée. Il est plus individualiste et tient à son indépendance. Il est plus un allié qu’un ami. Leur relation est plus de l’ordre de deux personnes qui se respectent et qui se protègent à distance. C’est un peu bizarre mais ça marche.

C’est grâce à lui qu’ils s’en sortent sans trop de soucis à chaque bagarre enclenchée par Nérée. Faut dire que c’est un véritable dur à cuir sacrément fort. Quand il doit combattre, Enzo ne lui donne aucune instruction, faisant entièrement confiance aux capacités de son pokemon.
bon; ce texte fut écrit plein de fois mais je reécrit le tout à nouveau avant de poster cette fiche. enzo c'est mon bb et je l'aime fort et j'espère de tout mon coeur il vous plaira autant que j'aime ce personnage. (ue le starter est déjà shiny et tout #semaineshiny même si c'est encore le 31 mais voilà hein)(gigi il a dit c'est ok)(et je suis trop impatiente pour attendre demain)(parce que ça fait un mois que j'attend ça)(bref) ah ouais, au fait, ici max sirius nico aka bbdragon et je "reroll" max mais sans prendre ses xps et sa tune, c'est nouveau départ avec zozo; becks (ps, kudos a ceux qui choppent toutes les refs musicales dans cette fiche)

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traveller
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Âge : 19 ans
Niveau : 54
Jetons : 1726
Points d'Expériences : 2201
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Sujet: Re: [514] enzo white | la panique mécanique [ADULTE]   Sam 1 Sep 2018 - 22:14
Ai-je vraiment besoin de commenter  Keur ? Non plus sérieusement Enzo est vraiment top ! Voilà un personnage surement très fun et accro à sa liberté qu'on ne lui enlèverait pour rien au monde. Ses voyages et ses expériences l'auront mené partout à travers le monde, avec une certaine dose de chance il faut tout de même se l'avouer. J'adore Nérée, petit wesh wesh arc-en-ciel. De même, l'idée de le relier avec Mhyone est très sympa.

Bon allez je ne traîne pas plus je te valide ce très cher Enzo !


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