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[Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.
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Sujet: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Ven 19 Oct - 21:38

Le son qui retentit dans l’appareil est sans appel.

Pas le moindre bip signalant une sonnerie. Vous êtes directement redirigé vers le répondeur, et devez bien vous rendre à l’évidence : le téléphone est définitivement éteint. De résignation, vous vous apprêtez à couper.

Pourtant, quelque chose vous interpelle, et vous en empêche. La voix du message pré-enregistré a changé, et à contrario de votre dernière tentative en date, n’est plus celle de Ginji.

« -Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Ginji Labelvi, et c’est Caroline, sa grande-sœur, qui vous parle. Mon frère est actuellement hospitalisé à Rivamar, et est donc dans l’incapacité de vous répondre.  » elle marque une courte pause, comme hésitante « Cela pour une durée indéterminée. Pour de plus amples informations, contactez moi au 06 24 04 19 92. Veuillez l’excuser pour toute la gêne occasionnée. »

Le message s’arrête net, et est remplacé par la voix monocorde de l’opérateur.






***

Par chance, l’endroit est bien indiqué. Vous avez beau n’avoir jamais mis les pieds par ici, vous n’avez aucun mal à trouver la chambre en suivant les divers panneaux dispersés dans tout l’hôpital.

Rivamar est une ville charmante, et son centre médical tente de l’être tout autant malgré sa symbolique peu réjouissante. Les murs recouverts d’un doux papier peint vert et la moquette marron claire ont pour objectif d’apaiser ses visiteurs – quant à savoir si c’est fonctionnel, c’est à vous seul de le déterminer.

En arrivant devant la porte, vous pouvez craindre celle-ci fermée à clé. Heureusement pour vous, une simple pression sur la poignée suffit à vous assurer du contraire. Dans un silence complet, elle s’ouvre, et vous permet de vous avancer dans la pièce qu’elle clôt. Au début, seuls deux murs forment un étroit passage en guise d’entrée, mais après quelques pas, l’endroit s’élargit, et la chambre carrée devient parfaitement visible.

La première chose a noter, c’est cette mélodie monotone. Nul besoin de métronome pour permettre aux deux imposantes machines de reproduire une périodicité parfaite ; les bips réguliers émis par les deux cardiogrammes sont systématiquement espacés du même court délai, les empêchant inévitablement de se synchroniser.

Les rideaux en tissu placés devant la fenêtre n’empêchent pas une lumière pâle d’éclairer la pièce. Les véritables volets se trouvent à l’extérieur et sont grands ouverts ; le reste n’est que décoration, au même titre que ce pot de fleur placé sur la table chevet, et dont le contenu semble régulièrement changé en vue de l’excellent état des pétales. Mais vous ne vous faîtes pas illusion.

Les deux êtres qui dorment là n’ont en vérité nul besoin de fleur.

Deux lits. Le premier paraît étrangement petit. Peut-être même que l’idée de lits adaptés à des Pokémon de taille restreinte ne vous a jamais traversé l’esprit. Pourtant, c’est bien sur un matelas à ses proportions qu’un Pikachu repose, les yeux hermétiquement fermés. Sur sa gueule, un masque à oxygène a été apposé, et est relié jusqu’au faux métronome relevé un peu plus tôt. Tout comme tout un tas d’autres tuyaux, branchés sur la créature, d’ailleurs. Même ses joues n’y échappent pas : vous devinez sans aucune difficulté que l’énorme engin qui vous est totalement inconnu, et qui a été posé sur le cardiogramme, permet de décharger la souris de l’électricité qui s’accumule malgré elle dans ses bajoues.

Pour le reste, elle semble dormir paisiblement. Son torse se soulève et s’abaisse en parfaite tranquillité, et rien ne paraît pouvoir troubler son repos.

Tout comme l’humain qui se trouve à deux pas. De l’autre côté de la table de chevet, le lit est bien plus grand, au moins le double de la superficie, et ressemble déjà beaucoup plus à ce que vous connaissez. Il vous serait d’ailleurs sans doute familier si votre matelas était équipé de la même armature blanche et froide, de ses draps grisâtres et mornes, d’une télécommande permettant la lever et l’abaissement du dossier, et de cette même fiche médicale suspendue au pied du lit.

Et si c’est bel et bien le cas, eh bien sachez que vous êtes quelqu’un de vraiment étrange.

Dans le cas de Ginji, cela ne semble en tout cas pas de sa volonté s’il repose actuellement dans cette chambre d’hôpital. Un bien épais bandage recouvre une partie de ses cheveux, qui semblent avoir légèrement poussé depuis votre dernière rencontre, faute d’entretien. Un masque similaire à celui porté par le Pikachu se trouve sur sa bouche, et de façon analogue, aide à la respiration léthargique du garçon.

Et les bips monotones ne cessent de retentir, alors que vous tirez vers vous la seule chaise de la salle dans un silence de mort.

HRP:
 

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« Si tu avais le choix, que ferais-tu ? »

Merci Môman Callie!
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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Ven 19 Oct - 22:25




Un profond sommeil
En arrivant à Adala, c’est comme si la vie avait repris son court. Tout ce qui semblait être resté en suspens depuis les émeutes de Lansat parait enfin reprendre. Les cours, la vie des dortoirs, ces longs moments à partager ses repas avec ses amis, ces petites discussions au détour des couloirs avec ses connaissances. Tout ce qui avait cessé depuis le début des vacances commence à reprendre doucement. C’est le retour d’un quotidien plus tranquille, celui que tout ado de mon âge devrait avoir. C’est avec le sourire que je profite de cette nouvelle chance qui nous est à tous donnée. Cette nouvelle chance de faire mieux, de recommencer de manière plus intelligente, de tourner la page.

Pourtant le passé ne peut pas être effacé d’un coup de gomme.

Même si l’été m’a permis de réfléchir sur pas mal de points, il n’empêche qu’il reste toujours des choses en suspens. Des fautes qui n’ont pas encore été réparées. Et l’une de ces fautes pour moi à un nom : Ginji. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup, mais que j’ai aussi énormément déçu. Même si sur le coup ce n’est passé que via des échanges téléphoniques, j’ai l’impression de l’entendre encore me rejeter, en me faisant bien comprendre que je faisais les mauvais choix. Je le vois encore me repousser, me faisant comprendre toute la haine qu’il portait à cet instant à mon égard. A ce moment-là, j’avais des convictions. Et il m’a fallu plus de temps que lui pour comprendre que je faisais fausse route. Que je m’étais trompée.

En faisant cela, je lui ais fait beaucoup de mal. Je l’ai déçu profondément. Et je le regrette tellement. Quand je repense à cette soirée-là, celle où nos idéaux se sont définitivement séparés, j’en ai encore mal au cœur. Même Cael n’avait pas su quoi me dire. Et au final, j’ai l’impression que c’est moi qui ait tout gâché. Tout l’été, j’ai cherché un moyen de me rattraper, d’essayer de trouver la bonne idée pour qu’on puisse retrouver nos relations amicales d’autrefois. Toutes ces petites choses me manquaient. Ces discussions entre lui Aria et moi, sa passion inconditionnelle pour la nourriture, ses adorables récits sur ses pokemons, sa bonne humeur constante, son débit de parole trop élevé, et je pourrais en citer tant d’autres. C’est ce genre de présence au quotidien qui fait du bien au moral. Nous n’étions pas les meilleurs amis du monde, mais j’ai beaucoup de respect pour lui.

A la rentrée, j’ai tenté de regarder dans les couloirs si je le voyais. En fait je le cherchais, mais je ne savais pas vraiment ce que je lui dirais. Simplement je voulais le voir, en me disant que peut être que de me confronter à lui me donnerait la force nécessaire pour faire le premier pas en allant m’excuser. Mais je n’ai jamais eu cette occasion. Les jours ont passé, et je n’ai pas réussi à l’apercevoir une seule. Que ce soit en cours, dans les couloirs, ou même dans la cantine, impossible de le trouver. J’ai fini par demander à d’autres élèves puis à des professeurs mais j’ai toujours eu la même réponse « Aucune idée, nous n’avons pas de nouvelles ». Même Cael n’en savait pas plus que moi.

J’étais au point mort.

Assise sur le tout nouveau filet suspendu des Pyrolis, seule, je tiens mon Ipok dans la main, le contact de Ginji ouvert. Je dois l’appeler. C’est la dernière chose qu’il me reste à faire. Mais je n’arrive pas à appuyer sur le bouton d’appel. En vérité j’ai peur. J’ai peur qu’il me rejette, qu’il ne veuille pas m’entendre, qu’il ne soit pas capable de me pardonner. Je crois qu’objectivement je pourrais le comprendre, mais ça me ferait terriblement de mal. Et s’il ne veut même pas décrocher le téléphone ? Et si voir mon nom affiché sur son téléphone lui rappelle que j’ai été une pseudo membre de la Team Rouage ? Et si juste le son de ma voix lui donne des envies de meurtre ?

Et si.

Me poser des tonnes de question ne fera pas avancer le problème. De toute façon il faudra le faire un jour ou l’autre. Alors j’appuie sur le bouton vert. Les bips sont longs, très longs. J’ai l’impression qu’ils durent une éternité. Après plusieurs secondes, je finis par tomber sur le répondeur. Mais ce n’est pas la voix du brun que j’entends. C’est celle d’une femme. Sa sœur. Ginji est hospitalisé ? Le message se termine sur un autre numéro, pour avoir plus d’informations. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas quoi faire.

Mais je ne raccroche pas.

Il y aura surement eu un long moment de silence avant que je ne commence enfin à parler. D’une voix hésitante, je m’adresse à mon téléphone.

Salut Ginji, c’est Ida. Je ne sais pas quand tu auras ce message, ni même si tu auras envie de l’écouter, mais je crois que je vais quand même le laisser. Je n’en peux plus de chercher ton pardon. Parce que oui, ça doit faire 3 mois maintenant qu’une partie de mes pensées sont focalisées sur cette idée. Que tu me pardonnes. Pendant les émeutes, j’ai fait un choix qui t’a profondément marqué. Un choix qui t’a paru injustifié. Au moment où j’ai fait ce choix, j’avais mon propre raisonnement, que tu ne pouvais pas comprendre. En fait, personne ne m’a compris. J’ai déçu beaucoup de monde en faisant cela. J’ai passé mon été a essayé de me racheter. Mais il en manquait toujours un. Toi, celui a qui j’ai brisé sa confiance en moi. Je ne vais pas tenter de me justifier à nouveau, ça ne serait pas utile. De toute façon je pense que tu dois savoir que j’ai ensuite changé de camp, créant une unité de soin avec d’autres élèves pour aider les blessés. Parce que c’est ça que j’aurais dû faire dès le commencement. J’ai surement essayé de trouver une place dans ce conflit qui n’était pas la mienne. J’ai cru bien faire, et c’était une erreur. Peut-être qu’indirectement j’ai contribué à la prise de Lansat. On ne le saura jamais. Tout ce que je voulais dire c’est que…

Ma voix se noue dans ma gorge. J’ai du mal à m’exprimer clairement. Je me sens à nouveau envahie par les mêmes émotions qui m’ont conduites à rentrer chez moi au début de l’été.

Je suis désolée pour tout ce que j’ai pu te faire. J’aimerais pouvoir remonter le temps et prendre une autre décision. Mais ce n’est pas possible. Les miracles n’existent pas. Je le sais. Mais s’il te plait, j’aimerais te revoir avec nous à l’académie, et j’aimerais t’avoir en face de moi pour te demander une fois de plus ton pardon. S’il te plait Ginji, reviens nous vite…


J’appuie sur le bouton rouge, scellant la fin du message. Dans un mouvement de recul, je me laisse tomber sur le filet tandis que mon avant-bras recouvre mes yeux, comme pour me cacher de ce monde entier qui me juge.

Un jour peut-être, ces yeux déçus arrêteront de me fixer.


©️BBDragon

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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Sam 20 Oct - 21:46

Est-ce que tu es un enfoiré ? Probablement.

Le fait est que durant ces six mois passés loin de la Pokemon Community, tu n'as eu pour ainsi dire aucun contact avec tes amis s'y trouvant encore. Les seules personnes à qui tu parlais encore, c'était ta famille, Nikolas et Alex ainsi que les quelques collègues de mission avec lesquelles tu as évolué et Ryan, qui a enfin réussi à te convaincre de le revoir, un moins un peu. Autant dire que tu es devenu un fantôme pour eux, un déserteur, peut-être même un traître. Certes, tu avais pensé à envoyer un message par Ipok à chacun, mais tu n'avais même pas pris la peine de maintenir un contact avec eux. Y avais-tu seulement penser ou t'étais-tu simplement décidé à les mettre de côté, que ça soit par peur de leur jugement ou simplement pour ne pas leur faire subir plus longtemps ta connerie ? À vrai dire, même toi tu n'en savais rien. Cela pouvait être tout en même temps comme être quelque chose de totalement différent. Le fait est qu'en quittant l'académie, tu avais plus ou moins abandonné toute ta vie – à l'exception faite de tes compagnons Pokémon qui étaient de toute façon bien décidés à te suivre jusqu'au bout de la terre – et ce, de ton propre gré. Le fait est qu'aujourd'hui, tu le regrettes encore. C'était un choix égoïste et conduisant nécessairement à te causer du tort, à en causer aux autres. Peut-être que certains avaient choisi de t'oublier pour ne pas avoir à souffrir de ton départ, ou peut-être s'en fichaient-ils royalement, qui sait ? En tout cas, ce fut une décision qu'après coup, tu regrettas amèrement et qui te travaillas grandement. Malheureusement, plus qu'occupé par les fouilles avec Nikolas et bien trop honteux de ton comportement, tu passas les quatre premiers mois à mettre ceci de côté, omettant même l'existence de certains sans t'en rendre compte.

Puis il y eut les événements de fin Juin.

D'un seul coup, tout ce que tu avais refoulé te revint en pleine face. Que foutais-tu bien pépère chez toi, à Oliville, alors que tes anciens camarades, pour certains des amis – proches ou non - s'étaient retrouvés mêlés à une quasi guerre civile. Tu n'as jamais osé le dire, mais cela t'a extrêmement bouleversé au point d'en être tiraillé plusieurs jours, essayant de ne pas t'arracher les cheveux pour te repentir de ta stupidité. Si seulement tu avais été là … Sans doute que tu n'aurais rien pu changer, mais au moins, tu aurais pu être aux côtés de tes amis, pour les soutenir et les protéger. Tu n'avais pas vécu en direct le chaos qui avait eu lieu sur l'île, mais rien que d'y penser, ton cœur se serrait. La souffrance qui les envahissaient certainement devait être immense. Certains même étaient peut-être traumatisés pour toujours. Quoiqu'il en était, même s'ils avaient sûrement des proches ou d'autres amis pour les soutenir, toi tu n'étais pas là. D'une part, cela te frustrait grandement, d'autre part, tu te sentais encore plus honteux de ne pas être présent. Tu te sentais le pire des salopards à te trouver si loin d'eux dans un moment comme celui-là … Tu eus envie de les rejoindre immédiatement, de ne prendre que l'essentiel avec toi pour aller les retrouver sur Cobaba, où ils avaient élu refuge pour quelques temps, mais était-ce vraiment une bonne idée ? Débarquer comme une fleur et venir les retrouver sans explication ? Tu te rétractas assez vite, gagnant encore un peu de frustration vis-à-vis de la situation.

Heureusement, l'invitation de ton futur maître de stage tomba à pic.

Tu pus donc finalement te rendre sur Cobaba à la mi-Juillet et t'y posas quelques temps pour aller retrouver ceux que tu connaissais. Si tu en retrouvas une bonne partie, recevant au passage quelques remarques plus ou moins acerbes doublées parfois d'une gifle ou d'une attaque dans le style, il en resta tout de même certains manquant à l'appel. Bien sûr, tu t'en doutais pas mal, puisqu'il s'agissait de leurs vacances d'été après tout – ils devaient être rentrés chez eux pour profiter de leurs familles – mais malheureusement pour toi, c'était aussi les plus importants pour toi. Mais surtout, il en manquait un en particulier – enfin deux si on comptait Sirius, mais on te fit savoir qu'il était à l'hôpital et qu'il valait mieux le laisser se remettre de ses blessures donc tu ne cherchas pas plus loin -. Ginji. Impossible de savoir où il se trouvait. Après plusieurs jours passés sur Cobaba, personne n'était en mesure de savoir ce qu'il devenait. Tu tentas de l'appeler plusieurs fois, en vain. À chaque fois, tu tombas sur sa messagerie, ne parvenant pas à trouver l'envie de lui laisser un message vocal. Finalement, tu passas le reste du mois de Juillet et une partie du mois d'Août à essayer de le contacter aussi régulièrement que possible – pas trop non plus, tu ne tenais pas à le harceler non plus – avant de commencer à te résoudre à abandonner.

Sauf qu'un jour, quelque chose changea.

Lançant l'habituel appel, espérant une réponse quelconque, tu tombas presque aussitôt sur la messagerie et lâcha un nouveau soupir de dépit, t'apprêtant à raccrocher. Sauf qu'un détail te retint. Subitement, la voix de Ginji qui jusqu'ici rythmait la messagerie avait été remplacé par une voix autrement plus féminine, plus douce. Plus mature aussi. Il s'agissait de Caroline Labelvi, la sœur de Ginji, qui t'informa via ce message vocal que Ginji était actuellement hospitalisé. À cet instant, ton cœur s'était crispé. Ginji, hospitalisé ? Mais que lui était-il donc arrivé ?! Il n'avait pourtant pas été fait mention de blessés assez graves pour se trouver si longtemps à l'hôpital, si ? Bon, c'était probable que tu aies omis cette partie, mais qu'importe, Le choc et l'inquiétude t'envahit. Presque immédiatement après avoir raccroché, tu appelas au numéro donné pour en savoir plus, obtenant assez facilement cette Caroline au bout du fil avec laquelle tu discutas un peu, pensant tout de même à te présenter comme un ami – du moins un très bon camarade – de Ginji. En disant cela, tu serras intérieurement les lèvres, te demandant si tu n'étais pas en train de mentir à sa sœur mais aussi à toi-même. Tu préféras ne pas te laisser aller au pessimisme et te convainquit que c'était le cas, parlant donc avec la jeune femme comme si c'était le cas. Finalement, tu pus prendre connaissance de la position de Ginji et fit au plus vite pour te rendre là où il se trouvait une fois l'appel terminé. Tu ne pris que le nécessaire, te préparant tout de même éventuellement à passer au moins deux ou trois jours sur place avant de repartir.

Le trajet jusqu'à Rivamar fut relativement court.

Du moins, plus qu'absorbé par Ginji et comment tu allais le trouver en arrivant, tu ne vis pas le temps passer et n'en reprit conscience qu'une fois le fameux phare de la ville en vue. Arrivé sur place, tu ne pris pas la peine de passer par la case hôtel et partit aussitôt rejoindre l'hôpital pour t'enquérir au plus vite de l'état du Voltali. Marchant d'un pas tremblant mais très fougueux, c'est légèrement essoufflé que tu parvins, la gorge à moitié nouée, devant la porte de sa chambre. En y pensant, tu n'avais même pas pris de cadeaux pour le saluer s'il se trouvait réveillé lorsque tu arriverais. Après hésitation à faire demi-tour pour aller régler ce problème, tu te décidas simplement à pénétrer dans la pièce et à aviser ensuite. D'un seul coup, tu sentis l'atmosphère passer de la chaleur de l'hôpital au morbide du calme quasi mortuaire de la chambre. Pas un son, si ce n'est les bips réguliers des cardiogrammes, ne venait perturber le silence accablant qui régnait en ce lieu. Aucun doute pour toi : malheureusement, ce n'est pas avec un sourire que tu retrouverais ce cher Ginji. Affichant une mine dépitée, tu t'avanças dans la pièce et découvrit alors les deux êtres, disposés délicatement sur leurs lits respectives, équipés comme il faut en tuyaux diverses pour les maintenant en état. En les voyant, tu eus un espèce de haut-le-cœur. C'était un spectacle désolant rien que d'y penser, mais ça l'était encore plus en réalité. En les fixant en silence, ne sachant quoi faire d'autre, tu eus une montée de tristesse qui t'obligea à prendre un temps pour empêcher tes larmes de couler. Finalement, après deux bonnes minutes à prendre le temps de contrôler tes émotions, tu finis par poser tes affaires au sol te rapprocha au maximum de Ginji, fixant l'infirmière venue s'assurer que tu n'étais pas un être malveillant. Tu observas alors longuement le visage à la fois calme et bien triste du jeune homme dans le coma, et resta ainsi bloqué plusieurs secondes avant de sourire très légèrement, tentant de relativiser comme tu pouvais.

Content de voir que tu es en vie.

Purée. Lucas. Tu eus de la chance qu'il ne pouvait pas t'entendre, car tu aurais sûrement eu trop honte pour rester aux côtés du Voltali après ça. Enfin, c'était sans doute la seule chose à dire à son propos pour rester positif, mais pour toi, c'était une offense pour lui qui était encore dans le coma. Tu soupiras face à ta propre connerie et tu reculas, te posant sur une chaise proche du lit de Ginji pour respirer un peu. Maintenant que faire ? Tu ne pouvais qu'attendre quelque chose, un signe de la part du jeune homme. Au moins, pour les prochaines heures voir les prochains jours, tu serais présent pour accueillir le spécialiste type électrique s'il venait à revenir à lui.

C'était de toute façon le mieux que tu pouvais faire dans l'immédiat pour lui …

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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Jeu 25 Oct - 19:30

« Je ne dis pas que je désapprouve, je te fais juste remarquer que j'ai du mal, surtout qu'on vient tout juste d'ouvrir.
-J'ai clairement pas envie de me disputer avec toi pour le moment, cher frangin. Aussi je vais te redire que je t'ai laissé presque la totalité de mon équipe. Et que bon sang, ma mère a eu un accident et tu sais TRES BIEN pourquoi je voulais aller à Rivamar aussi. Sur ce bonne soirée.
-Ouais ouais, bonsoir à toi aussi. »

Rodrigue leva yeux au ciel en raccrochant. Il retourna dans le salon avec le plateau et les tasses de thé.

« C'était juste le jumeau qui me donnait des nouvelles de la boutique.
- En parlant de cette boutique, pourquoi avoir ouvert ça sur un îlot et pas à Rivamar ? demanda son père, inquisiteur.
- Vous auriez été plus près et ça aurait facile de vous faire de la publicité ! continua sa mère, sa jambe plâtrée posée sur un coussin.
-Je doute honnêtement que ça soit légal. On était près de la Pokémon Community, même si on l'a sut qu'ensuite, mais on profite des subventions et des aides vu l'installation de l'ancienne Lansat sur l'île. Le local était bien placé, c'était le bon moment. Et pas un mot sur mes études, sinon je laisse Pyronille en liberté dans la maison.
- Tout ça pour les Pokémon, quoi... maugréa le paternel.
-Oui papa, et on arrête tout de suite cette conversation. Demain je t'aide au magasin, je passe à l'hôpital en fin d'après-midi et je repars aussi sec à Adala et on évite une dispute aussi inutile que gênante pour nous tous, ok ?
- Le pauvre Labelvi quand même... sa famille doit être dévastée, soupira la matriarche.
- Ce petit a toujours été très turbulent de toute façon...
-Continue papa, et fait gaffe à ce que tu vas dire, siffla le blond.
- Disons que tu pourrais mieux choisir tes fréquentations, quoi. On est un peu déçu avec ta mère.
- Ne me mêle pas à ça, chéri, merci.
-Je suppose que j'aurais mieux pu choisir mon frère aussi ?
- Tu n'es pas obligé d'être collé à lui tout le temps non plus. Et de te sentir inférieur et coupable à cause de l'accident avec son Pokémon. De l'eau a coulé sous les ponts depuis. »

Le jeune adulte hocha gravement la tête et se leva, abandonnant sa tasse sur la table. Il s'en fut du salon et monta directement dans sa chambre sans faire un bruit. La mère foudroya son mari du regard alors que ce dernier levait les épaules, semblant content d'avoir dit ce qu'il avait à dire.

~~~

Le lendemain dans la soirée, on pouvait observer Rodrigue près de l'hôpital de Rivamar. Près, oui, caché dans les fourrés en face du bâtiment. Pourquoi ? Parce qu'il avait vu des membres de la famille Labelvi entrer. Pas question de les croiser, il était très nul pour parler aux gens en panique, il était assuré de gaffer et de les choquer. Du coup il se cachait comme un malpropre, ce qui n'était pas forcément mieux.

Après quelques minutes il entra finalement dans la chambre qu'on lui avait indiqué à l'accueil. La secrétaire l'avait regardé en levant un sourcil quand il avait dit qu'il était là pour voir Ginji Labelvi. A croire qu'il n'était pas le seul à avoir fait le déplacement. Son Evoli perché sur l'épaule, il observa la pièce, mal à l'aise. Puis il s'assit à côté du lit de son ami, lançant un regard désolé à celui de son Pikachu, auprès duquel s'est pressé le renardeau, intrigué. Rodrigue poussa un long soupir. Il avait voulu venir voir par lui-même, il était servi. Et il se sentait un peu bête maintenant.

« Yo Ginji, c'est Rodrigue. J'sais pas si tu peux m'entendre alors je vais faire comme si. Si tu pouvais m'entendre je suppose que tu en aurais déjà marre car je ne pense pas être le seul à passer faire ma psychanalyse à côté de toi. Breeeef. Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt, quoique ça t'aurais pas plus aidé que ça. J'ai appris pour ton accident avec la nouvelle année scolaire. Enfin en voulant t'appeler pour te proposer de venir prendre un verre à notre club de combat, au frangin et à moi. Ouais j'suis plus élève à la PC, mais on a ouvert une petite entreprise sur Adala, la nouvelle île où l'école s'est déplacée, je suppose que tu sais.

[Pause]

Je croyais un peu que tu me faisais là tête après mon absence et tout ce bazar sur Lansat. Caël m'avait dit que t'étais bizarre en plus avec ces ... salauds de la Team Rouage pour te pousser hors de toi. J'espère que tu te réveilleras vite et que Oz aussi. Maintenant que j'aide à un club de combat j'aurais espéré pouvoir t'affronter, pour pouvoir raconter plus tard que je me suis fait ratatiner par le Champion de Rivamar alors qu'il n'était qu'un élève...

[Petite pause]

Je te laisse un bon pour un buffet de chocolat à notre cafèt', je me suis dit que si je t'apportais des chocolats, ils finiraient peut-être gâtés d'ici à ce que tu puisses les manger. Je sais, je suis très jouasse, désolé. Bref, je ne te dérange pas plus longtemps que ça, et puis tu as l'air d'avoir pas mal de visites. Repose toi bien et remet-toi bien. Fais-moi signe quand tu reviens à Adala, on se fera un gueuleton ensemble. »

Le blond laissa le petit papier sur la table de chevet de son ami et se leva, avant de marcher jusqu'au lit du Pokémon. Il se garda bien de le tapoter ou quoi et regarda juste la pauvre souris électrique. Le reste des Pokémon du pauvre Ginji devaient être totalement désemparés. Ca le déprimait. Enfin bon, tout le déprimait dans cette situation. Il gratta les oreilles de son Evoli, qui était monté sur le siège à côté de son confrère Pokémon afin de l'observer. Il était temps d'y aller, le voyage jusqu'à Adala allait être long.

« Allez Evoli, let's go... A plus vous deux ! »

Le duo s'en fut, laissant entrer d'autres personnes dans la chambre. Le blond se passa la main dans les cheveux, lessivé.

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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Sam 27 Oct - 2:00





Un profond sommeil

Ginji...Son répondeur

Yuna Akabara

Musique

Je suis tranquillement allongée dans mon lit, Moegami dormant tranquillement contre moi. Il n’y a qu’elle et Hestia qui sont  sorties de leur pokéball, et pour cause. La timidité de ma Poussifeu ne c’est vraiment pas améliorée, elle a toujours du mal à rester calme en présence de mes autres pokémons…rajoutez à ça Lucifer qui s’amuse à faire de mauvaise blague, et vous avez une Poussifeu terrorisée dans la pièce. Ça ne poserait pas trop de soucis en temps normal, mais j’ai un mal fou à l’attraper dans ces conditions, sa capacité Turbo augmente sa vitesse, je ne vous fais donc pas de dessin.

Mais je dois avouer que je sortirais bien me promener sur l’île…j’ai une furieuse envie de gaufre au nutella supplément chantilly, et j’ai appris qu’il y avait un petit établissement en ville qui en fait des excellentes : Les papilles font de la résistance. Je pense sérieusement à y aller et ce depuis plusieurs jours, malheureusement je n’ai pas vraiment envie d’y aller seule. Mais qui pourrait bien vouloir m’accompagner ?...

Si j’étais dans un animé, une petite ampoule serait apparu sur le dessus de ma tête, et l’idée brillante que je viens d’avoir serait le courant qui l’alimenterait. Pourquoi je n’y ai pas pensé avant, il dira forcément oui si je lui propose de lui payer une gaufre, qu’elle tête en l’air je suis. J’attrape du bout du doigt mon Ipok posé sur mon bureau, le tout sans réveiller Moegami qui est toujours dans les bras de Cresselia. Je fais défilé ma liste de contact, jusqu’à tomber sur une photo que prise discrètement alors que mon contact mangeais une gaufre. Ça illustre parfaitement les circonstances de notre rencontre, et je ne peux m’empêcher de rire légèrement à cette idée. Cet interlocuteur n’est autre que Ginji Labelvi, un dresseur spécialiste dans le type Electrik, que j’ai rencontré au parc d’attraction de Lansat. Je m’en souviens comme si c’était hier, à cause d’Ama et d’Hestia, ma délicieuse gaufre au nutella  s’est écrasé sur les chaussures de Ginji…J’ai eu honte à ce moment, mais heureusement pour moi c’est un garçon super sympa. Il avait même accepté le combat que je lui ai proposé, combat durant lequel Dovah a évolué.

Je l’ai recroisé à l’anniversaire d’Erika au théâtre, on a un peu plus parlé, mais je ne suis pas resté bien longtemps après (merci l’alcool dans le jus de baie). La troisième fois que je suis tombée sur Ginji, c’était de loin, lors des évènements de Lansat. Il s’est clairement énervé contre la team Rouage avant de rejoindre Palladium…J’espère qu’il ne lui est rien arrivé durant ce combat, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de prendre de ses nouvelles. C’est le moment de corriger ça, je lance l’appelle, mais je n’entends même pas de bip sonore, je tombe directement sur la messagerie. Mince, j’ai pas de chance, il a coupé son Ipok. Au moment de raccroché, j’entends la voix de la messagerie de Ginji…mais ce n’est pas la sienne, c’est étrange je suis certaine d’avoir appelé le voltali pourtant…

Ça m’intrigue, qu’est-ce que ça veut dire ? J’écoute la messagerie et je comprends qu’il s’agit de Caroline, la sœur de Ginji, mais qu’est-ce qu’elle fait sur la messagerie de son frère ? J’aurai aimé que ce soit une plaisanterie de sa sœur, qui aurait trafiqué sa messagerie, malheureusement c’est bien plus grave. Elle annonce que Ginji est hospitalisé à Rivamar et qu’il est indisponible pour une durée indéterminée. Je m’inquiète, qu’est-ce qui a pu se passer ? Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ? Je ne connais pas Ginji suffisamment pour dire que c’est un ami, mais c’est au minimum une connaissance que j’apprécie énormément, et je voudrais bien savoir ce qu’il lui est arrivé. Heureusement pour moi, Caroline a laissé un numéro de téléphone pour pouvoir en savoir plus. Je réécoute le message une nouvelle fois pour noter le numéro, puis je le compose, désireuse d’en savoir plus.

~------~

Je ne m’attendais pas vraiment à ça. Quand j’ai appris que Ginji était hospitalisé, je ne pensais pas qu’il était tombé dans le coma. C’est horrible…et je ne peux même pas aller le voir, je ne peux pas me payer un voyage pour Rivamar comme ça…ça m’embête vraiment….Bon je ne peux peut-être pas aller le voir, mais je peux toujours lui laisser un petit message sur son répondeur, il l’écoutera quand il se réveillera. Je recompose le numéro de Ginji et attends que le message de Caroline et celui du robot du répondeur passent avant de me lancer.

-Salut Ginji c’est Yuna, tu n’entendras ce message qu’à ton réveil mais…j’espère que tu vas mieux, et que c’est aussi le cas pour Oz. Je…c’est bête mais, je t’appelai à la base pour venir manger une gaufre en ville, je dois t’avouer que je ne pensais apprendre ce qui t’étais arrivé…Enfin, tu ne peux pas venir pour le moment donc…*rire nerveux* Mais quand tu seras remis et que tu seras rentré à l’académie, je t’emmènerai manger une pâtisserie en ville, j'ai découvert un super établissement. Pour ce qui est des cours...ça fait bizarre de reprendre sur la nouvelle ile, mais on s’y fait vite finalement, je pense que tu aimeras bien ça change de Lansat mais c'est plutôt sympa…et…*soupir*je suis désolée, les appels téléphonique ce n’est pas vraiment pour moi. Je te laisse, je te souhaite un bon rétablissement, et j’espère te revoir vite sur Adala.

Je raccroche et me traite mentalement d’idiote, comme d’habitude quand j’appelle quelqu’un, j’ai paniqué. Je ne supporte pas vraiment de parler à une personne quand je ne l’ai pas en face de moi, encore plus quand c’est le répondeur d’un gars dans le coma…Enfin bref, c’est fait c’est fait je ne peux pas revenir en arrière, il me reste cependant une dernière petite chose à faire. Je vais envoyer une boite de chocolat dans sa chambre d’hôpital, ça lui permettra de reprendre des forces à son réveil…en espérant qu’il n’ait pas une crise de foie en mangeant tout, et que ça ne prolonge son séjour là-bas.




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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Lun 29 Oct - 13:39



un profond sommeil
je n'oublierais pas et j'appellerais autant de fois qu'il le faudra

Pour être honnête, la première fois, Sirius a raccroché immédiatement.
Pour être honnête, la première fois, Sirius n’a même pas laissé Caroline terminer de lui annoncer la situation de son ami.
Pour être honnête, la première fois, Sirius a complètement décroché après le mot hospitalisé.
Pour être honnête, la première fois, Sirius a ignoré l’appel qu’il vient de passer, ignoré l’état possible de Ginji.
Pour être honnête, la première fois, Sirius a oublié.

Il s’est forcé à oublier.

Forcé parce que reconnaître l’état de Ginji voudrait dire se faire du soucis, appeler cette Caroline pour en savoir plus, forcé de lui rendre visite dans un hôpital.

Et franchement, Sirius n’a pas la force d’aller dans un hôpital. Pas aujourd’hui, pas demain, pas dans six mois. Juste …

Non.

Alors Sirius, la première fois qu’il attend la voix de Caroline de l’autre côté du fil, il décroche et pendant quelques jours fait comme si il n’avait jamais appelé le Voltali.



La deuxième fois que Sirius appelle Ginji, il laisse Caroline finir son message et note distraitement le numéro de téléphone qu’elle donne.

Il n’ose pas raccrocher et laisse le silence combler le vide.



La troisième fois que Sirius appelle Ginji, il écoute avec plus d’attention le message de la grande sœur de son ami.

Cette troisième fois est rapidement suivie d’une quatrième, d’une cinquième et même d’une sixième.

Il raccroche à chaque fois avant d’avoir eu le temps d’entendre la voix mécanique du téléphone lui proposer de laisser un message.



La septième fois qu’il appelle, il triture le numéro de téléphone entre ses doigts, hésitant à appeler la fameuse Caroline.

Il n’ose pas.

Alors il se contente de raccrocher une nouvelle fois et de retourner à ses activités.



La huitième fois qu’il entend le message de Caroline, il est tremblant. C’est un vendredi soir et il est sur un bateau à destination de Sinnoh.



La neuvième fois qu’il appelle, il est un peu perdu dans les rues de Rivamar et il cherche désespéramment le grand bâtiment blanc.

Il n’a pas trop de mal à le trouver et le téléphone toujours allumé contre son oreille, il y pénètre et récupère rapidement les informations dont il a besoin.

Il raccroche.

Attrape un coca et un paquet de chips au distributeur du coin et fait les cents pas dans le couloir de la chambre de Ginji.

Il déteste être ici. Il déteste ces murs blancs et cette odeur de trop propre et les regards compatissants et tout absolument tout.

Il déteste, tellement fort, ces fichus hôpitaux.



La dixième fois qu’il appelle, il fait face à Ginji. Il peut voir le téléphone sonner sur la table de nuit du garçon et pendant une seconde, il a espoir de le voir se redresser pour faire taire l’engin mécanique.

Mais une dixième fois, il attend le message automatique de Caroline et le bip qui lui propose de laisser un message.

Alors pour une fois, il s’adresse à Ginji.

- Salut. C’est un peu bizarre de te laisser un message sur ton téléphone alors que tu es en face de moi. Mais bon, tu peux pas trop parler. C’est ironique non ? Que toi entre tous, ne puisse plus parler … Ça me déchire le cœur de te voir comme ça et être dans un hôpital à nouveau. C’est horrible. Enfin … Je sais pas quoi te dire. Rétablis toi bien ? Hâte de te revoir ? Ça sonne tellement faux que je le dirais pas. Pas envie. J’ai juste envie de te voir te redresser et que tu me parles comme avant.

Il soupire.

- Enfin voilà. Mon bateau de retour est dans une heure donc je vais devoir y aller. J’ai fait un peu exprès je crois, de me laisser si peu de temps à Rivamar. Parce que j’ai pas envie que l’image que j’ai de toi soit celle de toi dans un lit d’hôpital. Alors je passe juste te dire bonjour.

Il déglutit et se relève.

- Je te vois bientôt Ginji.




La onzième fois qu’il appelle le Voltali, il lève les yeux agacé suite au message de Caroline qu’il n’entend que trop.

Il est dans sa chambre, allongé sur son lit, et il décrit les cours de la journée à Ginji. Il lui raconte comment Roseverte est devenu ridicule et comment Ace a perdu sa superbe. Il le rassure en lui disant qu’il garde des copies de ses notes pour les lui donner dès qu’il revient.



La douzième fois qu’il appelle, son portable est en haut parleur alors qu’il travaille sur un nouveau design.

Il explique sa nouvelle théorie à Ginji et ses recherches sur les vêtements de combat. Il lui dit qu’il a hâte qu’il revienne pour qu’ils puissent faire des essais. Il parle un peu de Cutie Cute et comment elle aurait adoré avoir ce nouveau tissu.



La treizième, la quatorzième et la quinzième fois sont du même style.

Et il y aura autant de fois nécessaire à ce que Ginji revienne à la Pokemon Community.

Sirius s’en fait la promesse.

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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Lun 29 Oct - 21:00

Choc

Un simple message sur un répondeur. Après une petite dizaine de tentatives durant l’été, on aurait pu croire que ça me toucherait autant que les essais précédents (J’étais limite capable de le réciter de tête, avant ça), à savoir un simple haussement d’épaules et un appel remis à plus tard. Mais pas cette-fois. Parce qu’un simple mot se détache au milieu de ce court message automatique : ‘’Hospitalisé’’. Quel est le problème  me direz-vous ? Et ben disons que j’associe les hôpitaux et les vacances d’été, à une grande silhouette couverte de fourrure noire et à un son très particulier .Comme le craquement des os de l’avant-bras.
Alors, je n’ai plus qu’à me lever pour passer la tête par l’embrasure de la porte. Et pendant tout ce temps, un certain Lucario ne cesse de me ‘’fixer’’....Sans vraiment percevoir la raison de mon trouble.

‘’Melody...Ça vous dérange si je décale mon retour ?’’

Douleur

Noé aura finalement été bien plus difficile à convaincre que Melody, mais je ne peux pas vraiment lui en vouloir : avec la fin de la saison touristique, même une journée de retard, ça risque d’impacter le service. J’ai jamais mis les pieds à Rivamar. Enfin, sauf si on compte la fois où je me suis perdu dans la ville, avant de partir pour le Lac Courage. Pourtant, comme mu par un instinct (et surtout l’abondance de panneaux indiquant ‘’’Hopital général de Rivamar’’), mes tours et détours en courrant dans les rues de la ville ne dureront pas longtemps.
En arrivant devant l’immense bâtisse à la façade brillante, j’avoue que j’ai quelques tiraillements dans l’épaule, mais...Pour une fois, c’pas pour moi que j’y viens. Au moins, la dame de l’accueil est assez polie (ou blasée) pour ne pas s’interroger sur l’apparition d’un Ranger quelque peu en sueur et d’un Lucario qui soutient pratiquement  ce dernier par le col. Le temps de récupérer le numéro de la chambre de Ginji et…

*Toc, toc, toc*

‘’Ouais, vas-y coPAIN, entre’’

Non, malheureusement, je n’ai pas droit à ce genre de réponses. Et oui, je sais, c’est complètement crétin de taper à la porte alors que d’après sa soeur, il ne peut même pas répondre au téléphone. Mais je sais pas, j’avais comme un espoir stupide que, peut-être…

Colère

Mais rien qu’à le voir, immobile comme ça...J’en ai déjà marre. En temps normal, j’ai de plus en plus de mal à supporter une chambre d'hôtel, mais celle-ci à le don de me mettre en boule, dès le premier regard. Que ce soit les rideaux qui la plonge dans une lumière malsaine, le sons constants des appareils ou la vision des deux lits placés côte-à-côte, ça me donnerait presque envie de casser quelque chose, juste pour espérer que tout le reste disparaisse en même temps. Tandis que je contourne le lit du Voltali, mon starter fait de même avec celui d’Oz. À cause de son bandeau, je ne peux pas voir les yeux de Lucki, mais je sais pertinemment qu’il a le regard focalisé sur la silhouette du Pikachu inanimé. Si jamais Mithos était là, il serait probablement anéanti, un bon point de plus pour l’avoir envoyer vers Adala en avance.
Bon...Maintenant que je suis là, autant que ça sorte.

‘’La Terre appelle Ginji ? Vous m’entendez ? Nop ? Ben tant pis, j’ai pas l’intention d’arrêter la communication. Va vraiment falloir que tu m’expliques comment tu as fait ton coup, pour te retrouver ici, coPAIN. j’suis peut-être pas le mieux placé pour te faire la leçon pour ce genre de choses, rapport à l’été passé mais...C’mon boulot de coPAIN, il paraît. Le genre de taff que toi aussi, tu fais quand ça va pas pour moi.’’

J’suis en train de parler tout seul, là, on est d’accord ? Fin, j’avoue que je garde quand même un léger espoir : que le Voltali soit capable de m’entendre et qu’il se retrouve forcé de m’écouter, sans pouvoir me crier dessus comme la dernière fois.

Marchandage

‘’J’ai dû te laisser une bonne trentaine de messages avant celui de ta soeur, tu sais ? D’ailleurs, si tu pouvais ignorer ceux où j’imite ton répondeur parce qu’il m’énervait, ce serait super sympa. Fin bon, pour ça , faudrait déjà que tu puisses les écouter.’’

Mais qu’est-ce que je raconte ?

‘’Et au pire, ne t’inquiète surtout pas, j’ai déjà préparé une p’tite note te le rappeler, si jamais t’entends rien de ce que je te dis, là. Ouais, des fois, je pense aux détails, ça m’arrive, c’est un pote qui m’a appris ça. Tu verras, j’parle aussi de lui dans la note.
Bref, non , si je suis là, c’est pour te dire…’’


Dépression

‘’...je sais pas trop quoi.’’

En fait, j’ai rien à lui dire. J’veux juste qu’il se réveille. Qu’il bondisse de ces couvertures, pour déblatérer un paquet de trucs à moitié compréhensibles, mais forcément nécessaires et vitales pour nous sortir de la situation dans laquelle on s’est fourré. Ou plutôt, dans laquelle, il s’est fourré. Il a toujours été super doué pour ça, en plus.
C’est le pire dans ce genre de cas : être là, face au problème et rester complètement impuissant, en sachant que les chances que ça s’améliore ne dépendent ABSOLUMENT pas de vous. Super égoïste, hein ?

Reconstruction

En attendant, j’en profite pour dégager maladroitement le sac à dos qui orne mes épaules. C’est probablement aussi stupide que cette visite mais...Si jamais Ginji se réveille, il appréciera sûrement un peu de lecture. Et je vous arrête tout de suite, j’vais pas lui filer le dernier tome des aventures du Ranger sans peur (Il saurait probablement pas en apprécier le génie...Quoi-que, peut-être le volume 54, celui avec l’invasion de Pachirisus spatiaux).
À la place, j’en extrais une large boite au revêtement métallisé, ainsi qu’un mince feuillet, avant de déposer le tout sur la petite table qui orne la chambre. Elle est super bien située, en plus, pile da    ns son champ de vision s’il ouvre les yeux. peut-être que je devrais repositionner le pot de fleur derrière, comme ça, y’a aucune chance qu’il la rate...Voilaaaaa.

‘’J’crois que ma mission est accomplie. Ah non, avant que j’oublie !’’

Le temps de griffonner quelques mots de plus, en bas de la note et de vérifier qu’elle ne risque pas de tomber au moindre coup de vent et je peux achever mon oeuvre, en déposant une petite pierre émeraude sur l’ensemble pour le maintenir en place. C’est parti pour un long trajet de retour vers Adala...Joie.

‘’Lucki, on y va. ‘’

La porte se referme sur mon passage, soulevant très légèrement la feuille. Au recto comme au verso, on peut y discerner des mots plus ou moins bien tracés (J’écrit comme un Spoink et je vous zut), dont la calligraphie semble changer au fil des phrases qui se déroulent sur chaque ligne.

Acceptation...Ou pas, parce que ce n’est ni mon genre, ni celui de Ginji ! Et surtout parce qu’il est pas mort, bande de crétins ! Un coPAIN, ça ne peut mourir  que d’une seule et unique manière et j’ai encore vu aucun médecin déclaré qu’il devait absolument faire un R-E-G-I-ME pour survivre !

Recto


‘’Heyyyyy...Ok, c’est nul comme intro. Tu te rends compte à quel point c’est galère de faire une introduction, sans savoir quand est-ce que tu la liras ? Enfin bref...Heyr Ginji, ici Cael. Je sais pas trop comment tu as fait ton coup, mais je compte sur toi pour me raconter ça quand tu te réveilleras et que tu arriveras sur Adala. Tu vas voir, l’île est assez sympa et surtout, y’a UNE GIGANTESQUE MONTAGNE, ELLE A L’AIR GENIALE. Oh et des ruines sous-marines juste à côté de l’académie, t’imagines même pas la taille !
Ah et sinon, on a une toute nouvelle école, les bâtiments sont supers tops (J’ai entendu dire que les Voltalis auraient même un truc secret rien qu’à eux, mais pas encore réussi à découvrir ce que c’est) et si tu voyais les cuisines...Bon, dans les moins bonne nouvelle, Roseverte et Ace sont revenus et Jackie a été promue vice-directrice ! Fin, ça c’pas une mauvaise nouvelle, c’est juste...inquiétant. Mais te bile pas trop, pour le moment, on est encore tous vivant et avec nos bras, nos jambes et notre tête sur les épaules !
Du coup, si t’as besoin de venir me voir, ma chambre est pile au-dessus de l’entrée du dortoir Voltali. Et au pire, t’as qu’à suivre l’odeur des cookies.
Bon, par contre, faut que je t’avoue un truc : le trajet jusqu’ici était vraiment TRES long, donc il se peut que j’ai perdu en route certains des chocolats qui étaient des la boîte. je sais que ça ne te vexera pas et que ça n’entachera sûrement pas notre amitié, mais j’voulais être honnête.
Bon, je crois que j’ai fait le tour. Ah non, avant que j’oublie...Retourne la lettre, tu vas voir, y’avais deux-trois personnes qui avaient aussi envie de te parler. T'a pas idée de jusqu'où j'ai dû aller mais...me semblait que tu méritais au moins ça.

P.S : Et je te rends cette Pierre Foudre. T’inquiète pas, elle est toujours chargée mais quand tu te réveilleras, faudra qu’on ai une petite discussion à son sujet…’’


Verso

"On avait pourtant dit que l'on arrêtait de casser les murs.Tu as intérêt d'aller bien, sinon un belle robe de lady t'attendra. Porte toi bien coloc ET prend soin de toi. (ps les 4 dernier mots sont une OBLIGATION, et tu as un coucou de Justice) "
Loan McNellis


‘’T’sais Ginjidou, on attends que tu te réveilles. T’en as conscience, j’espère, alors grouille-toi !’’
Léonidas Blackhart


‘’On a déjà battu des Rattatas ensemble, tu peux recommencer avec n’importe quoi !’’
Janet L. Collins


''Transmission en cours, veuillez patienter''

Aileen Sôma

‘’Des gens pensent à toi. Réveille-toi vite, Ginji.’’
Stella Douglas


‘’Bon rétablissement’’
Nolan Deannag
PS : ‘’Regarde pas ce message tout pourri au-dessus et reviens vite parmi nous, Pika-boy. Libra’’


"J'te nem fort Gin! Remet toi bien, t'es fort et y'a encore plein de bouffe qui t'attends! ♥️
Elio Nagachi



"La vie de Top Dresseur c'pas de tout repos hein ? Allez courage rétablis toi vite Ginji et si tu passes par Unys préviens moi, j'ai repéré quelques restaurants pas trop mal dans le coin et faut qu'on voit ce qu'est devenu l'équipe de chacun !  Allez prends soin de toi mon ami !
Volta Powa !"
Orren Losvrôk-Jones

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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Mer 31 Oct - 23:52

Son sac était lourd de tous les flyers que la rousse devait distribuer aujourd'hui. Et lourd de plantes, des échantillons plein les poches pour donner un avant-goût aux clients de demain peut-être, futurs patients de Carole.
Algernon ouvrait la voie, guidant sa dresseuse à travers ce dédale qu'était Rivamar. Pas le temps de visiter encore mais cela ne saurait tarder. Après avoir prospecté l'hôpital peut-être ? De toute façon, la ville ne semblait pas bien grande, elle en aurait vite fait le tour mais s'orienter relevait toujours de l'exploit pour la rousse, à tel point qu'elle préférait se fier à son starter qu'à son propre sens de l'orientation.
Django fermait la marche. Au cas où qu'un feu quelconque était nécessaire pour les-dits échantillons mais Carole avait été très claire sur la manière de consommer ces herbes : la fumée était plus néfaste même pour ce produit médical, alors les tisanes et autres concoctions étaient à privilégier. Ou avec des vaporisateurs à la limite. Pour les médicaments créés par Carole, il faudrait que les clients se déplacent d'eux-même. Il fallait bien les fidéliser, après tout.
Et à ses côtés, Chayana qui supervisait l'opération de groupe, prenant à cœur cette alternance, plus encore que Salomé elle-même. Même si la Germignon émettait quelques doutes concernant les récoltes de Carole Franck, difficile de nier les vertus thérapeutiques qui accompagnaient ces herbes, au même titre que leur côté récréatif malheureusement. Et c'était cela que le type Plante déplorait le plus.

Le Picassaut s'arrêta face à un immense bâtiment dont le blanc tirait sur le gris. À n'en pas douter, c'était là l'hôpital. La demoiselle ne savait pas comment procéder ; interpeller les patients de manière hasardeuse ? Ou se renseigner sur leurs maladies pour pouvoir les conseiller au mieux ?
Il allait falloir qu'elle improvise. Comme toujours.

La Médecin se faufila à l'intérieur, jetant un coup d’œil sur ceux qui attendaient, depuis longtemps peut-être, et se dirigea vers un panneau indicatif recensant l'intégralité des services.

— Les cancéreux, c'est bien pour ce qu'on vend,
déclara la rousse à l'intention de ses Pokemon, ça fait partie des patients que Carole m'a dit de cibler.

Aujourd'hui, Salomé pensait commerce avant tout.
Il n'y avait pas la place pour de l'empathie ou de la compassion pour tous ces malades. Juste la place pour des chiffres et du rendement. La voici commerciale d'un jour pour vendre un peu d'espoir et de rêves à tous ces malades.
Est-ce que cela fonctionnait réellement comme traitement ?
Aucune idée, la rousse n'était pas allée jusqu'à vérifier.
Mais cela restait des plantes avant tout donc rien de nocif ne pouvait en sortir, non ?

La demoiselle grimpa les escaliers quatre à quatre, s'arrêtant au premier niveau qui paraissait être celui des soins intensifs. Pourquoi ne pas faire un léger détour avant de s'occuper de ses futurs clients ? Après tout, il y avait des malades partout, distribuer des échantillons à cet étage ou au suivant, cela revenait un peu au même.
Ses pieds foulaient ce sol trop propre seulement perturbé par des aides-soignants qui ne prêtaient guère attention à la Médecin. Elle ne savait pas bien si elle avait le droit d'être là mais les portes entrouvertes étaient telles des invitations à entrer pour la Médecin. Alors elle n'en attendit pas davantage, se ruant sur la première chambre et sur l'heureux élu de son traitement bio qui ne pourrait qu'apporter un peu de bonheur à ce comateux.

Le bruit des machines ne cessait de briser le silence auquel Salomé s'était peu à peu habituée. Elle s'approcha et avisa le corps étendu sur le lit ; il paraissait dormir et rien d'autre. La gitane fit le tour du lit pour finalement en sortir un échantillon de sa poche ;

— Ça a pas l'air d'être fameux pour toi, l'ami. Mais promis, avec ce cadeau de la part de Carole Franck, tu t'en sortiras... Peut-être, déclara-t-elle tout en glissant un échantillon d'herbes sous l'oreiller du malade telle la petite souris des temps modernes, t'oublieras pas à ton réveil, hein ? C.A.R.O.L.E. F.R.A.N.C.K. Au pire, y a sa carte d’agrafé sur le sachet, comme ça t'auras aucune raison de pas venir faire tes courses chez elle ! En plus pour 100 grammes achetés, t'as 10 grammes d'offert ! Franchement, tu trouveras pas mieux ailleurs.

Seul le bip répétitif lui répondit.
Encore.
Et encore.
Elle ne quittait pas des yeux ce corps inerte. Ou futur cadavre, elle n'aurait su dire. Le pauvre était bien blême, presque déjà mort au vu de sa tête qui faisait peine à voir.

Elle souleva à nouveau l'oreiller, récupérant le sachet finalement.
Elle n'avait peut-être pas choisi le meilleur client.

— Non mais autant que ça serve vraiment à quelqu'un en fait. C'est pas que j'ai pas confiance en tes qualités pour vivre mais... ben si en fait, je crois que tu vas finir par mourir, alors ce serait dommage de gâcher ! J'ai pas envie de faire perdre des clients à Carole en misant sur les mauvais patients ! Puis c'est mon premier jour d'alternance alors si je fais n'importe quoi, ça craint un peu.

Elle rangea le sachet au chaud avec les autres, dissimulant toute trace de son passage avec ce simple geste. Elle s'éloigna du lit, face à la porte pour s'en aller avant de lâcher finalement :

— C'est que Carole vend seulement aux vivants, pas aux morts ou aux presque morts.

Là elle referma la porte complètement, croisant le regard noir de sa Germignon visiblement peu satisfaite de cet échange sans que sa dresseuse ne comprenne où était le problème. Elle se trouvait même bonne prospectrice, même s'il est vrai qu'elle avait mal choisi sa clientèle.
Non vraiment, les comateux étaient à éviter ; c'était Carole qui avait raison, cibler les cancéreux entre autres et oublier tous ceux incapables de respirer sans tuyaux.

Salomé n'avait même pas fait un pas qu'aussitôt les bips s'accélérèrent dans la chambre qu'elle venait de quitter. Elle leva les yeux au ciel en voyant des infirmiers se précipiter auprès du malade.

— Là ! Tu vois bien que je l'avais dit qu'il allait pas vivre encore longtemps ! Et après c'est toi qui me reproche de mal faire mon travail... Pfft !


La rousse s'éloigna, ne laissant pas même le temps à cette frénésie de bips de se taire ou à défaut de ralentir le rythme. Cela lui vrillait suffisamment les tympans, hors de question de rester plus longtemps pour savoir le fin mot de l'histoire. Non, mieux valait monter d'un étage, le bon, celui avec ses futurs clients et s'éloigner de ce secteur maudit.
Le corridor n'en finissait pas de s'étendre et la valse endiablée qui avait strié ses oreilles quelques minutes plus tôt avait fini par s'éteindre. Ce doux silence la reposait.
Mais une voix interrompit ce flot de calme. La demoiselle s'arrêta face à une porte complètement fermée cette fois-ci. Il lui semblait avoir reconnu une voix familière. Une voix un peu pleurnicharde. Et un peu peureuse aussi. Difficile de faire comme si de rien n'était et même si Chayana tentait de faire avancer sa dresseuse en la poussant, la Germignon faisait du sur place avant tout et ses efforts étaient bien inutiles. La Médecin posa son oreille contre la porte trop blanche à son goût, tentant de percevoir des bribes de conversations. Et surtout l'identité de son interlocuteur.

De nouveaux mots s'échappèrent à travers la chambre, juste suffisamment pour confirmer le pressentiment premier de Salomé. Elle ouvrit la porte, sans toquer, sans s'imaginer une seule seconde qu'elle interrompait peut-être là une conversation privée.
Qu'est-ce que le blondinet pouvait bien avoir de si confidentiel à dire à un comateux, après tout ?

— Haru !


Et c'était bien lui. Ses sens ne l'avaient pas trompée. Et à ses côtés, des Pokemon plus que familiers à la rousse. À commencer par le Roigada qui n'avait rien perdu de ses bonnes manières, s'avançant déjà vers la rousse pour un potentiel baise-main qui fut accueilli par une Salomé trop préoccupée par la présence de son ami ici pour s'attarder plus longtemps sur le Pokemon, l'ignorant royalement malgré elle.

— Tu devrais pas trop traîner dans les hôpitaux, c'est un coup à te filer le cafard,
fit la demoiselle en s'avançant d'abord vers un lit accueillant un Pikachu, oh je suis désolée pour ton Pokemon. J'espère que c'est pas trop grave.

Elle ne se rappelait pas avoir déjà croisé un Pikachu dans l'équipe du Phyllali mais il paraissait avoir tant de Pokemon que peut-être certains étaient inconnus à la rousse. À moins que le type Electrik ne soit récent ? Une capture estivale, peut-être ?

Mais ce n'était pas près du lit du Pikachu qu'Haru se tenait.
Mais près d'un autre, suffisamment grand pour accueillir un humain cette fois-ci. Salomé s'approcha, pensant trouver un inconnu.
Pour finalement apercevoir une tête qu'elle avait déjà croisée à plusieurs reprises pendant son précédent semestre à l'académie.

— Ah merde... Je comprends mieux.

Non, pas vraiment.
Mais il y avait peu de chances pour que ce Pikachu soit celui du Coordinateur désormais.

À ses pieds, Chayana tentait d'escalader la structure du lit mais en vain. Salomé savait bien ce qu'elle avait en tête et se doutait que ce serait voué à l'échec ; ce n'était pas des Vibra Soin qui allaient pouvoir sortir cet étudiant du coma. Mais la rousse se plia de bonne grâce au caprice du type  Plante, la portant auprès du patient pour qu'elle puisse s'en donner à cœur joie, laissant Salomé discuter un peu plus avec le blondinet.

— Tu sais quoi sur son cas ? Après tout, je suis Médecin moi-aussi... Enfin quasiment... Enfin je suis le parcours à la Pokemon Community... C'est pareil.


Si vous voulez que Ginji meurt, laissez Salomé s'en occuper.

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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Jeu 1 Nov - 23:23


Un profond sommeil
Salomé
« C’est décidé, on va aller rendre une petite visite à Ginji ! »


Oui, comme ça, sur un coup de tête, je l’ai appelé pour voir comment il allait depuis les évènements à Lansat. Ça faisait un petit moment qu’on ne s’était plus croisé. Quand je tombe sur le répondeur, je reconnais cette voix, c’était Caroline. Cette jeune femme pétillante, et aussi dynamique que lui. C’est vrai que je n’avais pas fait le rapprochement. Pour ce qui était d’être remplis d’énergie, on peut dire que sur ce point, ils étaient bien de la même famille ! Je n’essayais pas de chercher les détails de ce coma, le comment, du pourquoi un tel coma. Ce que je savais, c’est qu’il était sur un lit de mort tout seul dans un hôpital a Rivamar, sans rien pouvoir faire. C’était toujours dans ces situations que je me sentais impuissant. Incapable de faire quoi que se soit. C’est pour ça que je devais aller le voir, me convaincre qu’il allait bien, qu’il allait revenir. C’était évident de toute façon, n’est-ce pas ? Peut-être était-ce pour me rassurer, pour me dire qu’il allait bien, qu’il ne finisse pas comme Colombe. Après Colombe, Ginji, ça veut dire que moi aussi, je vais finir dans le coma ? Chacun son tour ? Je suis sûr que ça lui fera plaisir.


J’ai pris le prochain ferry pour me rendre à Sinnoh, je ne pensais pas y aller dans de telles circonstances, mais ce n’est pas grave, ça me fera une nouvelle région à cocher dans mon carnet ! Roserade et Charles avaient insistés pour m’accompagner.


« Tu sais Haru, ne t’en fais pas pour ton ami, il va s’en sortir. J’en suis sûr à 94 % ! Partir jusqu’à Rivamar, sur un coup de tête ce n’est pas vraiment une bonne idée, tu sais. Décidément, les humains sont incompréhensibles, mais c’est très intéressant pour mon mémoire sur la condition humaine. »


« Depuis quand tu écris un mémoire… ? Tu n’as vraiment rien de mieux à faire ? Et puis comment tu fais pour écrire avec tes deux doigts.. ? »


« C’est depuis l’incident sur Lansat que cette idée m’est venu, je voulais laisser une trace sur cette planète, une façon de me rendre utile pour notre société. Oh, ne t’en fais pas pour ça, parce que c’est toi qui vas l’écrire ! »


« Comment ça.. ?! *Soupir* jesuis dèja occupé, pendant les cours, tu ne va pas en plus me rajouter une couche de travail rien que pour toi ! »


« Ne le prends pas comme ça ! Vois le comme un projet scientifique de la plus haute importance ! »



« Mouais bien sûr… Toute cette histoire ça m’a donné faim, voyons voir ce que j’ai dans mon sac… tiens mais c’est pas la pokéball de Pénélope.. ? »


Je ne me souvenais pas l’avoir pris avec moi, j’imagine que ça nous fera un passager en plus. J’espère qu’il n’y pas de limite de pokémon à avoir sur soi dans un hôpital… Je sortis Pénélope de la sphère, elle sautillait dans tous les sens, avant même que j’ai eu le temps de dire quoi que ce soit, elle s’agrippa a mon épaule, avant lancer un clin d’œil a Charles. Quelque chose me dit qu’il y est pour quelque chose, mais le son retentissant du ferry indiquant que nous étions arrivés au port de Rivamar, me fit laisser tomber cette histoire.


Une fois, sur terre, je prends mon guide de Rivamar (oui j’ai des guides touristiques pour absolument toutes les villes ! C’est super pratique !) pour rejoindre au plus vite l’hôpital de la ville. C’était très difficile de ne pas se laisser emporter par une petite visite touristique de la ville. Pendant ma route, j’ai pu apercevoir le grand marché que Ginji m’avait parlé une fois, c’est vrai que c’est très grand ! Peut-être qu’on aura l’occasion d’y aller ensemble un de ces quatre.


J’arrive enfin devant la porte de l’hopital, ces bâtiments m’ont toujours paru flippant. L’odeur, les couloirs, les lits, les blouses blanches.. Je sentais un malaise profond montait en moi.


« Du calme Haru, tout va bien se passer. »


« Oui, tu as raison je ne devrais pas m’en faire comme ça… Tout va bien se passer..»


J’arrive à l’accueil, pour demander la chambre du Voltali, on me donne le numéro de la chambre. Je suis censé me repéré dans un bâtiment comme celui-là ? Déjà, que mon sens de l’orientation était proche de zéro… Alors par où commencer ?


Heureusement, après quelques passages dans les escaliers, Charles décide enfin de m’aider, et il nous faut que quelques minutes pour trouver la chambre. Il était la, sur son lit, il n’y avait que le bruit du cardiogramme, (vraiment sympa comme ambiance.) L’atmosphère était pesante. Ginji n’était pas seul, je reconnais un de ces Pikachu, après je ne saurais dire s'il s’agissait d’Oz ou d’Euphie… Je m’approchais doucement du lit du Voltali, un bandeau recouvrait une partie de son visage. Peut-être avait-il fait une chute ? Pénélope et Mavis fixaient tristement le pauvre garçon, quant à Charles il était surtout surpris par l’infrastructure.


« Alors Ginji… Je ne sais pas si tu m’entends… mais »


« Bien sûr qu’il ne t’entend pas, il est dans le coma. »



« Oui bah euh… on sait jamais ! Je n’ai jamais été très doué quand il s’agissait de moment émouvant de toute façon, enfin t’as intérêt à revenir à l’académie, parce que tu me dois un combat hein ! Eh puis… euh… tu peux pas nous laissez tomber ! Tu es censé devenir membre du conseil 4, alors bat toi Ginji ! Toi et ton Pikachu vous ne pouvez pas partir comme ça, du moins pas maintenant ! Silteuplait… »


La porte s’ouvra, ce qui ne manqua pas de me faire sursauter. Ma surprise fut grande quand il s’agissait de Salomé, qu’est ce qu’elle venait faire ici ? Je ne savais pas qu’elle connaissait Ginji, peut-être qu’elle aussi était venu le voir ?


« Oui.. Je suis venu pour Ginji. Je ne saurais pas vraiment te dire ce qui s’est passé, c’est pour ça que je suis venu jusqu’ici pour le voir.. J’espère qu’il s’en remettra, et toi sinon.. ? Qu’est-ce que tu fais ici ? T’es venu le voir toi aussi ? »




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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Dim 4 Nov - 18:25

Ah tiens, il s'appelait Ginji ? Au moins la rousse ne serait pas venue pour rien mais au vu de l'état du garçon, connaître ou non son identité n'aurait peut-être aucune utilité dans le futur. ; le pauvre paraissait plus près de la mort que de la vie en cet instant.

Elle referma la porte derrière elle avant de faire quelques pas de plus dans cette chambre exiguë. Certes elle avait du travail mais Carole n'était pas là pour vérifier si la rousse exécutait ses tâches de manière autonome, alors pourquoi ne pas en profiter pour prendre une pause bien méritée en compagnie de Haru ?

— Non, je suis pas là pour lui, fit la Médecin en pointant du doigt le garçon endormi, tu te souviens de Carole Franck, l'activiste A2P complètement tête en l'air que l'on avait aidé un peu avant l'été ?

Et un peu avant la fuite de Lansat.
Comment l'oublier ?
La demoiselle se rendit compte à quel point ses paroles étaient stupides et naïves ; bien sûr qu'il s'en souvenait, c'était l'évidence même. Elle eut un soupir, laissant le silence s'installer pendant de profondes secondes :

— Enfin... ex-activiste A2P désormais. Elle est herboriste sur Rivamar maintenant. Rien d'étonnant vu la serre qu'elle possédait après tout ! Et vu que je m'intéresse beaucoup à la médecine alternative, c'est chez elle que j'effectue une alternance !

Au moins sa clientèle était-elle différente de celle qui paraissait se fournir chez elle sur Lansat. Pas de Bob ici. Rien d'étonnant au vu du séjour en prison qu'il tirait désormais. Pas de sainte Mystherbe ni rien d'aussi mystique. Juste Carole Franck et ses élucubrations toujours aussi étranges et perchées que six mois plus tôt.

La rousse piocha dans son sac l'un des échantillons pour le montrer à Haru sous la lumière artificielle de la lampe. Des herbes en apparence mais un puissant médicament en vérité. Ou du moins une tisane au goût délectable, c'était ce que la rousse supposait, à défaut d'avoir pu goûter les produits qu'elle vendait.

— C'est ça qu'elle cultive. Bon, là c'est pour des infusions mais à la boutique y a d'autres dérivés de cette plante, sous d'autres formes !

Elle contourna le lit pour déposer l'échantillon sous l'oreiller du malade. Ce serait toujours ça de distribué, même si cela ne serait pas d'une grande utilité dans l'immédiat au comateux. Et peut-être qu'il n'en verrait jamais la couleur mais le cardiogramme paraissait tranquille, contrairement à celui qu'elle venait de quitter quelques minutes plus tôt.

— Je suis là pour une douzaine de jours encore, déclara la demoiselle tout en arrangeant l'oreiller de manière à dissimuler un peu mieux l'échantillon au corps médical, toi tu fais l'aller-retour dans la journée ?

La gitane attrapa la chaise qui traînait dans la chambre et s'y posa dessus, observant sa Germignon qui terminait de s'affairer avec Ginji, descendant du lit pour s'occuper maintenant du Pikachu qui paraissait dans un état similaire à celui de son dresseur. Là encore, la Médecin se doutait que cela ne servirait pas à grand chose mais elle la laissa continuer son manège, reportant son attention sur Haru.

— Tu pourrais venir rendre visite à Carole à l'occasion si tu veux. Je suis sûre qu'elle sera ravie de t'accueillir chez elle !


Ravie ? Vraiment ?
C'était plus ou moins à cause des étudiants que l'ancienne activiste avait appris de sombres secrets autour d'A2P. Les enfants avaient contribué à la reconversion professionnelle de la jeune femme, d'une certaine manière. Etait-ce une bonne chose ? Elle ne paraissait pas de plaindre de sa nouvelle vie et prenait à cœur cette ville différente et cette passion qui l'animait et la faisait vivre au jour le jour. Alors peut-être le duo avait-il bien fait de semer un peu de chaos en retrouvant ce maudit journal. Oui, Salomé préférait repenser à ces événements de la sorte, cela évitait de culpabiliser.

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Sujet: Re: [Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.   Ven 30 Nov - 23:20


Un profond sommeil
Salomé
Si je m’attendais à croiser Salomé ici pour son alternance ! Sans parler qu’elle travaille avec Carole, comment oublier cette dame avec son immense serre. J’ai failli perdre mon Azurill dans cette histoire, et on a failli mourir par une vieille dame qui avait crée un véritable culte autour d’un Mystherbe, et ses affreux Cornèbres… Enfin, bref quand j’y repense, c’était assez marrant, mais… pas vraiment marrant dans le feu de l’action. Surtout, qu’on aurait pu y laisser notre vie dans cette mission ! Jamais autant une vieille dame m’aura fait autant peur… Enfin uniquement à Lansat, je pense que j’ai un petit problème avec les personnes âgées, j’ai rien contre eux hein, peut-être que je tombe toujours sur des sorcières, entre ma grand-mère et sa sœur, les étranges dames, j’avais assez donné !


« Oui, je m’en souviens, comment je pourrais l'oublier ? Il s'est passé tellement de chose depuis A2P.. Je ne pensais pas que j'entendrais  tu n’as pas trouvé mieux que Carole pour ton alternance ? Cette femme est vraiment étrange, toujours mêler a des affaires étranges et des mamies pas très net, enfin si c’est loin derrière elle, j’imagine que tout ira bien »



La rousse me sortit un échantillon des fameuses herbes de Carole, elle aurait pu me montrer un truc rouge, ou violet voir même arc-en-ciel (ce serait quand même bizarre, un liquide couleur arc-en-ciel.. ) que je ne pourrais pas faire la différence entre le médicament et seulement de l’eau.. J’y connaissais rien à ces trucs, alors bon si c’est Salomé qui le dit c’est que ça doit être efficace, j’ai rien contre la médecine alternative, et puis si c’est la voie qu’elle a décidé d’entreprendre je suis de tout cœur avec elle ! Elle déposa l’échantillon sous l’oreiller de Ginji, peut-être que par miracle ça l’aidera peut-être a allait mieux qui sait.. ? Au point ou on est, je serais peut-être capable de croire a des sciences occultes pour le réveiller. Faudrait peut-être que je m’y penche sur cette idée… Ah ! Il ne faut pas que je raconte des absurdités pareilles, il va s’en remettre, j’en suis sûr ! Salomé était encore ici pour une douzaine de jours à Rivamar, ah elle avait de la chance de pouvoir aller dans une autre région, même si c’était pas pour faire du tourisme, bien que de temps en temps ça ne fait pas de mal héhé…

La Givrali me proposa de passer rendre visite à Carole, bien que je ne m’apprêtais pas a rester Rivamar, c’est vrai que je pourrais toujours lui passer faire un coucou après tout, ce serait assez malpoli de ma part de ne pas lui rendre visite.

« Bah je comptais faire l’aller-retour, j’étais juste passé pour Ginji, disons qu’on s’était promis de faire un combat, alors ça ne m’arrangerait pas qu’il nous quitte maintenant, tu vois ? Pourquoi pas ne pas aller lui rendre visite maintenant ? Qu’est-ce que tu en pense Charles ? »


« Fait comme bon te semble, je ne suis qu’un simple spectateur de t’as destiné, ou que tu ailles, je te suivrais, car j’ai pris conscience que le fait de t’observer en tant que pokémon fait de m- »

« D’accord ! Bon, eh bien si tu n’y vois pas d’inconvénient, on peut aller voir Carole dès que j’en aurais finis. »


Ma Laporeille acquiesça d’un poing en l’air, et Roserade se contenta d’un léger sourire en direction de Salomé. Peut-être que je pourrais ainsi en apprendre plus sur ces fameuses plantes de Carole, c’est vrai que la dernière fois, on n'avait pas vraiment eu le temps de discuter de son immense production de plante verte. Si ça se trouve, elle pourrait devenir l’une des plus grandes commerçante d’herbe médicinale et Rivamar sera ainsi connu comme la ville verte avec sa présidente Carole ! Puis après Rivamar, elle posera ensuite plusieurs entreprises de production dans toute la région, a ce stade elle deviendras une multinationale, puis ensuite elle va devenir la plus grande productrice de plante médicinale au monde ! Enfin, elle va faire faillite, puis finir en prison pour envoyer son argent a Alola *tousse* Enfin, ça s’est dans un futur plus ou moins proche ça…


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[Rivamar][Ouvert] Un profond sommeil.
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