[Mission] La lame au fourreau
Marie R. Uana
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Sujet: [Mission] La lame au fourreau   Mar 13 Nov - 10:56
MARIE R. UANA

feat Sirius B. Powell
« La lame au fourreau »

Marie était immobilisée.

Extrêmement concentrée, ses yeux ne quittaient pas le petit appareil qu’elle tenait entre ses doigts. Son attention était à la fois focalisée sur les gestes qu’elle effectuait, le message qui s’y affichait, et le son qui parvenait à ses oreilles. Dans une profonde inspiration, elle pressa délicatement l’un des boutons, et un petit signal lui annonçant le lancement du programme vint jusqu’à elle, pour que finalement une voix s’élève du casque vissé sur sa tête.

« - Эамок Malnova - это типичная архитектура времени больших крестовых походов, в то время как архипелаг Mythis.… »

De frustration, Marie souffla, et abaissa le boîtier audio avec une mine blasée.

Tant pis, elle allait se contenter de la version Russe pour toute la durée de la visite guidée. Impossible de régler ce fichu engin sur sa langue maternelle, donc... Certainement une erreur dans le programme. Absolument. Son incapacité à utiliser n’importe quel appareil électronique ne pouvait pas être en cause. Surtout avec un audio guide censé être aussi intuitif… Même cet enfant de 10 ans, là-bas, était bien arrivé à le régler ! Donc c’était forcément un bug. Voilà tout.

En même temps, c’était quoi, cette fichue tendance à tout automatiser ? Elle ne pouvait pas simplement avoir un véritable guide, qui saurait répondre aux interrogations de la demoiselle ? – en plus de lui parler une langue parfaitement compréhensible. Son Russe était quelque peu rouillé, et il fallait bien reconnaître que Marie allait avoir du mal à suivre toutes les explications….

Bon, peut-être n’avait-elle aussi pas bien choisi son jour pour venir visiter le Château de Malnova. Une reconstitution cérémonial allait avoir lieu le soir même, et l’entièreté du personnel était en ébullition, et donc peu enclin à lui venir en aide. Une partie d’elle était outrée que l’on puisse ainsi négliger sa soif de connaissance ; l’autre avait bien conscience qu’elle était quelque peu présomptueuse de se croire plus importante qu’un tel événement.

Ainsi, elle préférait se réconforter en se rappelant qu’elle pourrait réitérer à souhait cette visite avec des conditions plus optimales dans un futur ultérieur, tandis que la cérémonie de ce soir était déjà bien plus exclusive et rare. Pour peu qu’elle soit à la hauteur de ses attentes, Marie était prête à pardonner le laxisme visible et le sérieux manque d’organisation des gérants du Château.

« -Avant toute chose, permettez-moi de faire une courte mise au point. Premièrement, il est formellement interdit de franchir les bandeaux délimitant la voie de passage des objets exposés. Deuxièmement, et cela découle du premier point, ne touchez RIEN qui ne soit pas le sol. Troisièmement, nous restons groupés. Quiconque viendrait à atteindre à l’intégrité d’un vestige historique, nous attirerait des problèmes, ou viendrait à atteindre l’intégrité d’un vestige historique, sera sévèrement puni. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Ah, ouais, on n’allait quand même pas échapper à un sermon de Marie, hein ? Postée devant le petit panneau « Début de la visite », la demoiselle toisait avec sévérité les Pokémon sortis pour l’occasion. Tandis que Saizo hochait la tête avec négligence et un air fortement désintéressé – il n’était pas censé y avoir des combats contre des grands Dragons ? - ,  Serra, elle, avait déjà la tête ailleurs.

Mais heureusement pour Marie…

CANARD MAN ÉTAIT LA !

Le Couaneton, épris d’une profonde inspiration, déploya ses deux majestueuses, grandes et imposantes – euh, ses deux ridicules petites, pardon – ailes, puis répondit d’un « Neton ! » à la fois résolu et déterminé à sa dresseuse. Cette dernière, bien loin d’être reconnaissante pour cette seule réelle trace d’attention, lui coula un regard en coin.

« -Ces règles te sont toutes particulièrement adressées, Sain. J’ignore par quelle intervention supérieure tu as subitement décidé de t’intéresser à quoi que ce soit relevant d’un certain niveau intellectuel, mais tu n’en restes pas moins la source de bien mes soucis. »

En guise de bonne foi, il acquiesça vivement. Il n’avait rien compris à son charabia, mais une chose était sûr, il retournait en terre sainte ! Le Château de Malnova, refuge des grands chevaliers et héros de l’ancien temps… Sa place était quelque part ici, il le sentait au plus profond de ses plumes ! Et en tant qu’allié ailé de la justice, Sain comptait bien mener sa mission de repérage à bien.

Bien que peu convaincue, Marie se détourna, et réarrangea le casque sur ses oreilles. Une fois cela fait, elle adressa un mouvement de la tête à ses trois Pokémon, les invitant ainsi à les suivre à l’intérieur.

Le début de la visite était d’une banalité affligeante, similaire aux nombreux châteaux qui lui avait été donné d’explorer à Kalos. Avant de pouvoir réellement fouler ses couloirs, il était nécessaire de passer devant une galerie de tableaux contenant de vieux schémas et dessins d’époque narrant la construction de l’édifice. Celui n’étant pas réellement connu pour son architecture insolite, Marie n’eut le droit qu’à une redite de textes déjà lus et connus, qu’elle s’efforçait toutefois de lire en intégralité par principe. Du coin de l’œil, elle avisa la continuité de la visite, et envisagea de sauter toute cette partie comme semblait le faire l’intégralité des autres visiteurs, mais son sens du sérieux l’en dissuadait. En plus, comme tout le monde passait directement à la suite, elle avait l’endroit pour elle toute seule avec ses Pokémon, et profitait donc d’un calme relatif interrompu par la voix seule d’une Russe au dialecte si particulier.

Et pourtant, cela n’empêcha pas que quelqu’un la percute.

« -Eh ! »

Un son indigné et un bruit de chute, accompagné d’une soudaine sensation de liberté au niveau des oreilles. Ce fut ce qui succéda au choc lorsqu’un individu visiblement un peu pressé et vêtu d’une tenue similaire à celle des guides lui rentra dedans, et fit par la même occasion tomber le boîtier qu’elle avait entre les mains.

« -O-oh ! D-désolé ! Je ne vous avais pas v… !
-Couaaaaa !
-… Hum… Vous pouvez lui dire d’arrêter ? »

N’AIE CRAINTE, MARIE ! CANARD MAN EST SUR LE COUP !

Tel un Némélios affamé, Sain bondit sur son agresseur, et matraqua celui-ci de sa célèbre et impitoyable prise : les petits coups d’ailes inoffensifs sur les pieds. En une expiration contrariée, Marie se baissa pour prendre le Couaneton dans ses bras, et fusilla l’inconnu du regard.

« -Vous pourriez prêter plus attention à ce qui se trouve devant vous.
-Pa-pardon... » il s’abaissa à son tour pour ramasser l’audio guide de Marie, et un second engin similaire que lui-même avait fait tomber « Tenez, et désolé ! Je suis plutôt pressé… Bonne visite ! »

Il partit au quart de tour, sous les expressions perplexes de Saizo et Serra qui le suivirent du regard. Sain, lui, continuait d’agiter ses ailes sans réaliser qu’il était maintenant dans les bras de Marie – et qu’en plus sa cible était partie, et sa dresseuse le lâcha donc purement et promptement pour plutôt rebrancher son casque. Ignorant le son mât produit par la chute de son Couaneton sur le sol, elle voulut d’abord le reconnecter machinalement tout en fixant l’endroit par lequel avait disparu l’employé, mais fut bien contrainte de baisser les yeux sur son audio guide en rencontrant une certaine opposition de la part de l’appareil. Et, hum… Où était passé le petit trou où insérer la prise jack ? Bon sang, elle n’était quand même pas incapable à ce point ?!… Elle ne se souvenait même pas de ce petit écran à l’apparence de radar sur la face principale…

Nouveau souffle d’exaspération. Agacée d’ainsi piétiner pour si peu, Marie décida d’aller au plus simple : son attention venait d’être captée par l’arrivée d’un autre visiteur, qu’elle approcha sans trop tarder.

« -Hum, excusez-moi… ?  Pourriez-vous m’aider à régler cet appareil… ? »

Elle tendit le-dit engin, mais s’arrêta en voyant la personne à qui elle venait de s’adresser. Elle inclina alors légèrement la tête, et l’interrogea du regard.

« -… Si je ne m’abuse, ne seriez-vous pas le Coordinateur à qui j’avais passé commande d’une Capsull ball Brouillard ? »

Elle était presque sûr que les élèves aussi grands se comptaient sur les doigts des deux mains, à l’académie.

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Sujet: Re: [Mission] La lame au fourreau   Jeu 29 Nov - 20:50


la lame au fourreau
princesse, chevalier et batailles épiques ! ou pas ...

Sirius échange un regard amusé avec Adara qui lévite à ces côtés, ayant le bon goût de se mettre à sa hauteur ce qui lui permet de surplomber la majorité des gens avec aisance. Devant eux, la petite Feunnec qui a rejoint leur équipe ne cesse de s’émerveiller devant les diverses œuvres d’arts du château de Malnova.

Il faut dire qu’il y a de quoi. L’antique château dégage cette atmosphère bien particulière aux vielles pierres chargées d’histoire et Naos n’y est visiblement pas insensible. Ravi d’avoir choisit le château comme première sortie pour la renarde, Sirius garde un œil attentif sur ses mouvements en permanence.

Malgré son insistance auprès du collectionneur pour obtenir un pokemon expérimenté, ce dernier lui avait refilé une Feunnec tout juste sortie de l’œuf. Pas exactement ce à quoi il s’était attendu au final. Au moins, l’espèce de Naos est bel et bien celle qu’il avait demandé lors de son passage de grade.

Néanmoins, malgré le léger agacement du coordinateur pour le collectionneur, il ne peut décemment pas en vouloir à Naos. La Feunnec est un véritable amour et une petite perle. Très attentionnée et décidée à bien faire, il ne lui avait pas fallu longtemps pour conquérir le cœur d’artichaut de Sirius.

Prenant grandement à cœur les entraînements parfois difficile du Noctali, Naos ne rechigne pas ou peu et fait toujours de son mieux. Ce qui est parfois bien plus que certains membres, plus anciens, de son équipe.

Toujours est-il que la Feunnec fait désormais partie de sa vie depuis presque trois semaines et qu’il a enfin décidé de la tester en milieu public. Si elle est adorable en privé et avec les quelques amis qui côtoient Sirius quotidiennement, ce n’est pas forcément le cas en public, comme il en avait fait l’effroyable découverte des années plus tôt, avec Adara.

Comme si elle sent ce qui se passe dans la tête de son dresseur, l’élégante Florges lui jette un regard interrogateur. Sirius lui répond d’un sourire. Pas la peine de trop s’inquiéter.

C’est dernière eux.

Sirius soupire vaguement et passe machinalement une main dans ses mèches brunes aujourd’hui aussi glorieuses que le jour de son arrivée dans l’école et ceux malgré l’état pour le moins … particulier par lequel elles sont passées pendant cet été. Sirius serre les dents. Ce n’est pas le moment d’y penser ou de se remémorer les quelques mois qui ont suivit la chute de Lansat.

C’est terrible comme tout l’y ramène.

Ses yeux se reportent sur la petite Feunnec. Elle n’en sait rien elle. Elle n’a pas connu Lansat et l’accident et leur chute. Elle déborde d’une innocence ravissante qui apaise et fait du bien à Sirius. Bien plus qu’il ne veut bien l’admettre.

En entrant dans la salle suivante, ses deux pokemons sur les talons, Sirius a la surprise de se faire arrêter avant de pouvoir s’enfoncer un peu plus dans ses sombres pensées. La voix de la jeune fille est assez douce, presque fluette, comme on s’attendrait de celle d’une enfant et son apparence semble s’accorder sur cette première impression.

Assez petite, peu formée, un visage neutre entouré de longues mèches blanches, l’inconnue l’aborde avec un calme et une aisance qui lui laisse penser que peut-être, elle est plus âgée que ce qu’elle semble. Un sourire aimable sur le visage, le garçon porte son regard sur l’appareil audio pour les visites guidées qu’il n’a lui même, pas prit le temps de récupérer.

Son sourire s’agrandit quand elle décline vaguement son identité. Bénissant sa mémoire pour les choses pas forcément très utiles, il s’empresse d’hocher la tête.

- Tout à fait ! Sirius Powell, enchanté. Vous êtes Marie Uana si je ne me trompe pas ?

Toute une partie de la clientèle de Sirius reste dans l’ombre, se contentant de commander et de recevoir leurs colis sans forcément avoir à communiquer en tête à tête avec lui. C’est une jolie occasion au final. Il tend sa main vers l’appareil, demandant implicitement à ce qu’elle le lui confie.

- Une bonne chose que ma deuxième spécialité soit la mécanique … Je devrais pouvoir faire quelque chose pour vous aider. Quel est le soucis ?

Il est honnêtement assez curieux. Ce genre d’engin marche normalement plutôt bien. Cependant, avant d’avoir eu le temps de se pencher sur le soucis de Marie, une troisième personne entre dans la pièce, visiblement terriblement paniqué.

Son visage s’illumine quand elle les voit et elle s’élance vers eux à toute vitesse. Assez petite, un peu ronde, il est impressionnant de la voir marcher avec tant de vitesse au vue des échasses qu’elle porte à ces pieds. Le badge sur sa poitrine l’identifie presque immédiatement comme une employé du château.

- Vous êtes les élèves de l’académie ? Wow … Vous avez vraiment fait vite mais c’est parfait ! On a vraiment besoin de vous maintenant …

Arrêtée devant eux, elle reprend son souffle avant de reprendre, sans vraiment leur laisser le temps de dire quoique ce soit.

- On a perdu, égaré, enfin … Nebby n’est pas à sa place et on en a absolument besoin pour la cérémonie de ce soir. Normalement vous ne pourriez pas y avoir accès mais … vous allez probablement devoir aller dans les galeries du château. Je vous laisse mon badge …

Rapidement, la petite carte en plastique se retrouve entre les doigts du Noctali qui semble être de plus en plus perdu.

- Merci encore … olalala, il faut que j’aille vérifier si les robes sont prêtes …

Aussi rapidement partie qu’arrivée, le silence tombe sur la pièce assez rapidement. Le regard de Sirius se pose sur Marie. Il n’a pas exactement comprit tout ce qui venait de se passer mais l’opportunité d’explorer les sous-terrains du château lui semble bien trop belle pour passer outre à cause d’un simple qui-pro-quo …  

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Sujet: Re: [Mission] La lame au fourreau   Mer 12 Déc - 11:27
MARIE R. UANA

feat Sirius B. Powell
« La lame au fourreau »

Marie inclina légèrement la tête.

Elle devait s’avouer bien surprise qu’il ait mémorisé son prénom. Sa commande n’en était qu’une parmi tant d’autres, ne lui semblait pas sortir du lot et qui plus est, était daté d’il y a plusieurs mois maintenant. Ce garçon gardait-il en mémoire les prénoms de tous ses clients ? Elle ne sut dire si c’était signe d’un certain ego ou d’un simple professionnalisme.

La réponse était sans doute les deux, mais ça elle l’ignorait.

Sirius, donc, vola aussitôt au secours de la gente demoiselle en détresse. Canard-man émit d’ailleurs un caquet outré : on lui volait son travail ! Hélas, ce fut à peine si sa dresseuse bien aimée le remarqua, trop occupée qu’elle était à indiquer le soucis technique auquel elle faisait face.

« -Eh bien… J’avais l’appareil dans les mains, un malotru m’a bousculé, et puis… »

Elle contempla la machine quelques secondes, réfléchissant à une justification, puis abandonna l’idée de cacher son incompétence. Elle planta son regard vide dans celui de Sirius, et émit un constat tristement platonique.

« -Je suis parfaitement incapable de le régler. »

Au diable l’image que l’on avait d’elle – de toute façon, elle savait bien que les Mentali la croyaient déjà venue des années 1300, donc elle n’était pas à une preuve potentielle près. Ah, qu’est-ce qu’elle aurait préféré vivre à cette époque, dans ce beau château !… Elle n’aurait pas eu à apprendre l’usage de tous ces appareils électroniques, aurait joui d’une nature luxuriante et abondante, et souffert du sexisme prépondérant de l’époque avant de mourir de la peste noire à l’âge de vingt ans…



Hmm, son époque lui convenait bien, en fait. Vive la sécurité sociale ! Et le féminisme !

Sirius régla donc l’appareil, et le confia à Marie en état de marche. La blanche le remercia alors, et tous deux purent tranquillement reprendre leur visite, et ce dans la plus grande des sereini-AHAHA, vous y avez cru ?! Ce sont des élèves de la Pokémon Community, que vous avez là, n’espérez pas que tout se passe bien pour eux !

Le Noctali eut en effet à peine le temps de jeter un œil à l’engin qu’une troisième personne déboula dans la salle. Scénario, à l’attaque ! Une petite femme équipée d’échasses (?!) se dirigea droit vers eux aussitôt les étudiants rentrés dans son champ de vision. D’une façon que Marie ignorait, elle put les identifier comme tels, et expliqua la perte quelque peu inopportune de Nebby. L’expression de la blanche passa aussitôt de l’agacement d’être ainsi interpellée à une certaine perplexité : Nebby, c’était bien le nom de l’épée de la cérémonie ? On parlait pas du Chacripan de cette dame coincé sur une branche d’arbre ? Non parce que, ce n’était pas tout à fait le même ordre de priorité, aux yeux de la Ranger…

… Ranger censée venir en aide à tous les Pokémon et humains de la terre, mais, détails que tout ceci.

Marie ouvrit la bouche pour poser quelques interrogations, mais elle savait déjà que ce serait vain. En vue de la précipitation de la dame et son déterminisme, la Mentali n’était même plus surprise de voir un badge d’accès hautement important se retrouver dans les mains de Sirius, et une quête d’épée légendaire sur les épaules. En se dirigeant vers la sortie, l’inconnue put tout de même leur donner une dernière indication.

« -Je vois que vous avez déjà le détecteur, le traceur sur Nebby devrait vous permettre de la retrouver ! »

… Le détecteur ? Quel détecteur ? Marie baissa les yeux vers les « bip bip » de son audio guide. Oh. Elle se remémora alors le choc avec le précédent employé du château, et l’échange d’appareil qui avait dû en résulter. Voilà qui expliquait l’incapacité de la demoiselle à de nouveau s’en servir ! Ce n’était donc résolument pas une conséquence de sa méconnaissance en technologie lui ayant permis de ne pas faire la distinction entre un audio guide et un traceur !

Un lourd silence retomba dans la pièce à la disparition de la madame. Marie fixa pendant quelques instants encore la porte par laquelle elle était sortie, et coula un regard vers Sirius, puis ses Pokémon. Sain effectuait déjà un salut militaire pour signifier sa volonté d’agir, Serra poussait un cri enthousiaste à l’idée de faire une chasse au trésor et Saizo paraissait quelque peu intéressé par la perspective d’explorer les tréfonds du château…

Marie haussa les épaules.

« -Je présume que cela sera toujours plus intéressant que de banals tableaux. »

Haut les cœurs ! Elle saisit le traceur entre ses mains, et l’observa plus en détail. Alors, à en juger par les « bip » espacés de 4,2 secondes, le quadrillage de cubes de 0,5 centimètres et les coordonnées 43.630614, 3.863483 indiquées par la rose des vents digitalisées, elle pouvait en déduire que…

De résignation, elle plaqua l’appareil entre les mains de Sirius, et se détourna pour avancer en direction de la porte du personnel, ne pouvant s’empêcher de maugréer à voix basse son désarroi.

« -Que l’on me donne une carte et un prospectus papiers, bon sang. »

Le tradi, c’est la vie.

Lorsque son compagnon d’infortune l’eut rejoint, ils purent passer la porte à l’aide de la carte, et s’engouffrèrent aussitôt dans des allées plus étroites mais mieux aménagées du château. Puisque cette partie était cachée du public, il n’y avait aucune raison de dissimuler les quelques câble d’alimentation et les prises présentes un peu partout… L’immersion était totale.

L’expression de Marie sembla s’éclairer à la vue d’un plan, affiché sur un mur, et indiquant notamment les précautions en cas d’incendie et les différentes sorties de secours correspondantes. Ses yeux ne le parcoururent que quelques secondes seulement avant que son doigt ne se pose sur un point précis, impératif.

« -Ici. Les galeries. »

Elle savait bien qu’elle n’était pas une incapable ! C’était seulement ces engins qui étaient défectueux. C’tout.

Elle tira son Ipok de son sac, et le tendit à Sirius.

« -Pourriez-vous synthétiser pour moi une photographie de la carte ? Si l’image reste affichée à l’écran, je saurai l’exploiter. »

Bah ouais, c’était quand même qu’elle savait se débrouiller un peu, la grande fifille !… ‘Fallait juste que quelqu’un lance l’application photo et prenne le cliché à sa place, voila tout.

… Est-ce que j’ai assez insisté sur le fait qu’elle était pas douée ?

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Sirius B. Powell
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Sujet: Re: [Mission] La lame au fourreau   Dim 6 Jan - 17:53


la lame au fourreau
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Biper en main, mission au cœur, le duo d’adolescent était plus que prêt à remplir la lourde tâche qui était la leur. Retrouver l’épée Nebby dans les confins de l’histoire, pardon, du château de Malnova.

Même si il avait un peu peur de voir que c’était Marie, de toute évidence peu douée en mécanique et informatique et toutes technologies qui finit par ique qui tenait le biper. Biper qui était sensé être son audio-guide. Sans déconner, elle était … particulièrement mauvaise avec les engins électriques … Il comprenait mieux sa réputation de voyageuse dans le temps …

Visiblement d’accord pour se lancer dans cette expédition malgré leur usurpation d’identité, Marie observa quelques instant le fameux biper avant de le placer avec une résolution presque déprimante entre les doigts du coordinateur.

Promis, Sirius essaya de retenir le léger rire que la situation réveilla chez lui. Et plus simplement, l’entièreté du personnage de Marie lui donnait envie d’hurler de rire. Certes, une de ses proches amies était bien incapable de changer de fond d’écran sur son iPok mais globalement elle s’en sortait. Marie était … d’un tout autre niveau.

L’aventure promettait d’être très agréable.

Hilarante même.

Son sourire amusé transformé en sourire poli, Sirius rejoignit la Mentali dans l’espace dédié au personnel. Il rappela alors sa starter dans sa pokeball, la Florges un petit peu trop encombrante dans les espaces restreints et décida de laissa sa petite Feunec le suivre dans l’aventure, sautillant entre ses pieds.

C’était un sacré choc. Passer du monde très préservé de la partie dédiée au public aux petites allées mêlant moderne et ancien d’une manière pour le moins peu élégante était quelque peu perturbant. Sirius réalisa au bout de quelques minutes de marche que ces galeries avaient dût servir aux serviteurs de l’époque. Elle permettait d’accéder à tout le château sans être vu. Malin de les réutiliser de cette manière à cette époque bien plus moderne.

Un plan sembla éclaircir l’humeur de Marie aussi efficacement qu’un café le rendait aimable le matin au réveil. Étrange, mais amusant. Sirius retint un nouveau sourire amusé quand la jeune femme lui tendit son iPok lui demandant d’une manière adorablement désuète de prendre le plan en photo pour qu’elle puisse les diriger vers les galeries.

Malgré sa rugissante envie d’éclater de rire, Sirius hocha la tête. Son sens de l’orientation à lui n’était clairement pas aussi bon que celui de Marie et il n’avait pas envie de se perdre. Il allait donc faire profil bas, éviter d’offenser la demoiselle et faire ce qu’on lui disait de faire tel l’homme moderne qu’il était ! Ouais, pas peur de filer des responsabilités à la gente féminine. Un chic type ce Sirius !

En quelques secondes, Sirius déverrouilla l’iPok, qui n’avait aucun mot de passe, enclencha l’application photo, se recula et prit un cliché respectable du plan. Avec un sourire amical, il tendit l’appareil à la jeune femme.

- Le cliché est d’assez bonne qualité ? Vous arrivez à tout voir correctement ? Je peux en reprendre un si il n’est pas assez bon.

Aucune idée de comment faire mieux que ce qu’il avait fournit avec l’éclairage éblouissant du couloir dans lequel ils étaient mais bon, c’est la vie mon ami.

Une fois certains que le plan était bon et qu’ils pouvaient commencer arriver jusqu’aux galeries sans se perdre, le duo se mit en route. Un peu inquiet sur comment se repérer dans les galeries puisque le plan qu’ils possédaient comprenait simplement les allées du château, Sirius décida de laisser la gestion de l’orientation à Marie qui semblait bien douée dans ce domaine que lui.

Dans le pire des cas, il l’accuserait de les avoir perdus. Lui, il s’occupait juste du biper.

Parlons en de ce biper d’ailleurs. (Quelle transition incroyable.) Assez simple d’utilisation, il scannait simplement les alentours, à la recherche d’une puce vraisemblablement posée sur l’épée qu’ils recherchaient. Tout en suivant Marie, Sirius tapota quelques lettres sur le clavier de son propre iPok jusqu’à attirer l’attention de Bellatrix.

La Porygon sera sans aucun doute très utile pour contrôler le biper, voir même, améliorer ses performances. Mais pour obtenir un tel résultat, il lui fallait déjà convaincre Bella de sortir de l’iPok et d’entrer dans l’archaïque biper. Sérieusement, si Sirius n’était un minima intelligent, il aurait put dater le biper à l’époque du château. C’est dire. Cependant l’incapacité qu’avait Marie à s’en servir lui avait bien vite fait comprendre que malgré les apparences, le biper était plus récent que ça. (pardon.)

Le duo arriva sans trop de soucis face à la porte des galeries. Le biper émettait toujours un bip constant et faible. Il s’accélérerait quand ils s’approcheraient du point blanc située au centre de l’écran. En attendant, il était parfaitement inutile et Sirius toujours en négociation avec sa tête de mule de Porygon.

- Une idée sur comment ne pas se perdre dans les galeries dont nous n’avons pas les plans ? J’espère que votre sens de l’orientation exemplaire s’étend à jusqu’à se repérer dans un endroit inconnu … Je dois bien reconnaître que de mon côté, c’est loin d’être mon point fort …

Euphémisme que cela. Mais Marie n’était pas tout à fait obligée de le savoir …

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Sujet: Re: [Mission] La lame au fourreau   Sam 19 Jan - 15:32
MARIE R. UANA

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« La lame au fourreau »

Marie acquiesça.

« -Cela fera l’affaire. »

Elle récupéra son Ipok après que Sirius eut pris pour elle le plan en photo, et le détailla avec attention. La résolution de l’appareil n’était pas parfaite, mais ayant eu la possibilité de voir le plan de manière concrète en amont, Marie saura se repérer avec des bribes de souvenir. Déterminée à retrouver cette épée (pour une fois qu’une mission impliquait simplement de mettre la main sur un objet inanimé, absolument pas en danger et ayant un minimum d’intérêt à ses yeux – en tout cas bien plus qu’un quelconque humain dans le besoin), elle fit un bref mouvement de la tête à l’intention de ses Pokémon et se mit en route.

« -Allons-y. »

Les couloirs du château avaient cette singularité propre à leur époque de n’être absolument pas optimisés. Tantôt trop étroits, tantôt inutilement larges, et effectuant une trajectoire bien plus longue que l’équivalent en vol d’oiseau, au moins avaient-ils le mérite de faire intérieurement jubiler la demoiselle. Elle avait accès à une zone du château interdite au public ! Et sans même devoir travailler en son sein ! Quelle chance ! Enfin, cette quête de Nebby était bien une sorte de boulot, mais puisqu’elle ne la dérangeait pas outre mesure, cela allait. Pendant leur marche jusqu’aux galeries, Marie prenait le temps d’observer toutes les pièces devant lesquelles ils passaient, et dont, malgré leur aménagement moderne, elle s’amusait à deviner l’utilité d’antan. Elle se permit peut-être même de rallonger un peu leur chemin, mais puisque Sirius ne parut même pas le réaliser – trop occupé à pianoter sur son Ipok –, ce n’était pas bien grave, hmm ?

Malgré tout, ils finirent par arriver devant l’entrée des galeries, mettant fin à cette visite sournoise des lieux. Était-ce pour autant que tout le fun et l’éclate d’une virée illicite dans les couloirs d’un château absolument pas conforme aux coutumes de l’époque allaient cesser ?! Eh non ! Ce n’était que la partie émergée du Séracrawl ! Il était tant d’attaquer le plat de résistance : les passages dissimulés ! C’est part-

-Ah, oui, c’est vrai. Elle était avec un autre membre de le race humaine – un « confrère » comme le voudrait l’éthique. Et Sirius ne manqua pas de le lui rappeler quand il l’interrompit au moment de passer la vieille porte en bois, s’inquiétant de la marche à suivre une fois dedans. Ce à quoi Marie répondit avec toute la sagesse qui la caractérise.

« -Hmm. Ne suffit-il pas de suivre ces bips bips ? »

Ces « bips bips ». Mouais. Elle voyait clairement de quoi elle parlait.

Mais ce ne fut pas bien nécessaire pour supposer sa remarque idiote, en vue de la question et de l’expression de son partenaire. La Ranger prit donc une mine plus réfléchie, et conjectura quelques idées.

« -Connaissez-vous cette hypothèse selon laquelle il suffit de toujours prendre la même direction pour sortir d’un dédale ? A dire vrai, longer les murs en fonction de votre gauche ou votre droite ne va pas simplement vous guider vers la sortie, mais vous amènera à parcourir l’entièreté d’un lieu sans risquer de réitérer les mêmes trajectoires – du moins, jusqu’au retour à votre point de départ. Ainsi, on finira bien par atteindre Nebby. »

Elle croisa les bras, subitement contrariée.

« -Dommage que ce postulat soit erroné dans le cas d’une architecture dite cyclique. »

Ou comment vendre inutilement du rêve. Mais peut-être pas si inutilement, en fait. Marie se tourna vers Sirius et leva un doigt pédagogue, investie dans l’étalage de ses connaissances.

« -De ce qu’il m’a été possible de constater, le Château de Malnova se développe autour d’un plan quadrangulaire avec tours circulaires disposées en divers lieux de la bâtisse, également entourée de douves sèches. On pourrait donc croire que l’intérieur des galeries suit une structure similaire, mais c’est après le XIIIème siècle que la tour circulaire sera globalement préférée à celle du plan quadrangulaire. Or, à en juger les façades lisses du corps des logis, et construites en un grand appareil régulier de tuffeau – pour votre savoir personnel, sachez d’ailleurs que la superposition verticale des baies à meneaux scande la façade en travées, ce qui a entre autre permis de rythmer la construction en plus d’apporter un certain esthétisme au lieu – on pourrait croire sa construction entamée aux alentours du XIV-XVème siècle, période propice à l’usage de la craie micacée, également appelée sableuse à grain fin, et qui a vraisemblablement servie à élaborer l’édifice. »

Son explication terminée, elle toisa le Noctali pour l’amener vers la conclusion.

« -… Et donc … ? »

Elle attendit quelques secondes, comme si cela suffiraient à faire disparaître cette expression de Froussardine frit du visage de Sirius. Évidemment, il n’en fut rien, et Marie souffla avec sévérité, déçue par le manque de réactivité de son camarade.

« -Impossible de déterminer si l’hypothèse su-citée pourra s’avérer efficace. C’est pourquoi je vous propose de la coupler avec un système de repérage optique parallèle à notre progression.  »

Elle observa les alentours, et pointa quelque chose au sol.

« -Sain, peux-tu m’apporter cette pierre ? »

Avec un enthousiasme peut-être trop important pour ce que ça représente, le Couaneton la récupéra et la tendit à sa dresseuse, qui s’empressa de l’utiliser pour tracer une ligne blanche sur le mur à côté d’elle.

« -Voila. Nous pouvons y aller. D’après votre appareil, quelle direction serait la plus propice à nous approcher de Nebby ? La droite ou la gauche ? »

… Donc si j’ai bien compris Marie, tout ton blabla, c’était juste pour dire « bah on à qu’à tourner tout le temps dans la même direction en laissant des traces derrière nous » ?

L’essentiel, fut qu’ils purent enfin s’élancer dans les galeries du château, avec un semblant de marche à suivre en tête – en tout cas, la blanche semblait assez sûre d’elle pour ouvrir la marche avec fermeté. Ces nouveaux passages qu’ils arpentaient avaient un charme déjà bien plus antique : humidité poisseuse, absence totale d’éclairage, sol poussiéreux et roche rongée par le temps. C’était à se demander pourquoi quelqu’un était venu jusqu’ici perdre Nebby...



… Tiens, c’est vrai ça.

« -… Selon vous, qu’est-ce qui a bien pu amener une épée cérémoniale à être égarée dans un tel endroit ? »


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Sujet: Re: [Mission] La lame au fourreau   Dim 3 Fév - 14:41


la lame au fourreau
princesse, chevalier et batailles épiques ! ou pas ...

Marie est un spécimen de l’espère humaine bien à part. Parfois, quand elle parle, Sirius doute même de son appartenance à l’humanité. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle a l’air véritablement convaincu que les autres personnes arrivent à la suivre dans ses délires et ses explications et pour être franc, c’est pas du tout mais alors, pas du tout, le cas de Sirius.

Arrivés à la porte qui les mènerait dans les passages secrets du château, une espèce de labyrinthe sans rappeler les oubliettes, vous savez ces cachots où on jetait les gens sans aucune possibilité d’en ressortir, Sirius commet l’erreur, somme toute humaine, de poser une question à Marie. Une question d’une simplicité affligeante. Rien de plus que demander à avoir un plan, une ébauche de quelque chose, pour être certain de s’en sortir.

Mais c’est une erreur. Une erreur gigantesque, immense, assourdissante d’idiotie. Quelque part, on ne devrait pas s’étonner, on parle après tout de Sirius mais pour être honnête et un peu gentil avec cette grande andouille, on peut lui accorder le fait qu’il ne connaît pas très bien Marie et ses longs discours incompréhensibles.

Du coup, dix minutes après avoir posé une question toute innocente, Sirius a eut le temps de remettre en question son intelligence, l’appartenance de Marie au genre humain et son existence toute entière. Tout ça pour quoi ? Tout ça pour décider de choisir une direction et de toujours tourner dans ce sens là. Voilà. Voilà le fin mot de l’histoire.

Sirius aurait presque envie de mourir.

Dramatique ? Un petit peu mais hey, le lieu s’y prête. Après tout, existe-t-il plus dramatique qu’un château moyenâgeux et une quête épique d’un brave chevalier et d’une intelligente princesse ? Avec un peu de chance, peut-être que Marie ne se trimbale pas avec des sels de pâmoison auquel cas Sirius céderai à la tentation de s’évanouir.

- D’accord ?

Pas certain d’avoir tout compris mais pas vraiment enclin à demander des explications plus simples à Marie, il ne veux vraiment pas d’un mal de tête alors qu’ils s’enfoncent dans les oubliettes du château de Malnova. Pardon. Les passages dissimulés.

Le coordinateur baisse un instant les yeux sur son propre appareil pour répondre à la question de Marie. Droite ou gauche ? Difficile à dire avec les informations minimales que propose la machine. Cependant, le curseur semble tourner un petit peu plus vers la droite que la gauche. De toute manière, de ce qu’il a compris de l’exposé de Marie, qu’ils partent à droite ou à gauche, ils feront le tour complet. Non ?

- On va partir sur la droite !

Il n’en faut pas plus à la Mentali qui se met en marche d’un bon pas, sa petite pierre en main pour marquer leur passage. Pas sur que ça soit super bien vu par les propriétaires du château mais hey, ils ont qu’à ne pas leur donner une mission pareille ok. Sirius estime que sa survie est plus importante que l’état général du bâtiment.

Et avec un peu de chance, les propriétaires ne descendent jamais dans cette partie du château. Tout du moins, si Sirius avait l’argent d’avoir un château, jamais il n’irait ici. Ça craint un peu trop. Sans posséder les outils nécessaires à donner des chiffres à ses pensées, il ne doute pas une seule seconde que le taux d’humidité des sous-sols est bien trop élevé pour son bien être.

Sirius frissonne. Ça caille en plus. Toute cette histoire craint de fou quand même. Sirius frisonne à nouveau. Marie vient de lui adresser la parole. Pour une question. Et il se pourrait que Sirius commence à redouter le moindre mot qui s’échappe de la bouche de la Ranger. Il lui adresse un regard curieux. La question n’est pas stupide mais après tout, ça l’étonnerait que Marie sorte une question stupide, ce qui l’étonne un peu plus c’est l’absence de théorie de sa part.

Sirius hausse vaguement les épaules en guise de réponse, oubliant un peu rapidement que la jeune fille ne peut pas le voir, puisqu’elle se tient devant lui. Pour être franc, il est un peu trop occupé à être terrifié pour imaginer les raisons du kidnapping/perte de l’objet de leur mission. Et raison pour laquelle il est ici à se cailler.

Ok, peut-être que c’est intéressant. Sirius laisse son imagination vagabonder pendant un instant avant de répondre avec la ferveur du coordinateur qui raconte des histoires.

- Il y a tant de raisons possibles ! C’est peut-être un cambriolage de la part d’un château ennemi, une sorte de rivalité entre Lords. Ou alors c’est la princesse du château qui a décidé de prendre l’épée de son père pour le défier en duel afin qu’elle ne soit pas forcée à prendre pour époux l’homme que le Lord a choisit !

Sirius prend une pause avant de continuer, moins enthousiasme.

- Une histoire de pokemon sinon. Ça existe bien les espèces qui aiment les trucs rares et brillants ? Ça m’étonnerait pas que l’épée remplisse les deux critères sans difficulté.

Ça serait vachement moins dramatique et amusant. Sirius espère que ses deux premières théories sont plus proches de la réalité que la troisième.

- En parlant de pokemon, il y en a dans les passages secrets ?

Parce que bon, Sirius a pas spécialement envie de se faire attaquer par quoi que ce soit. Surtout que vu qu’il est dans son délire d’oubliettes, il a pas trop envie de découvrir les gardiens/nettoyeurs des oubliettes.

Sauf si c’est un dragon. Dans les histoires de chevalier, il y a toujours un dragon non ?

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Marie R. Uana
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Sujet: Re: [Mission] La lame au fourreau   Lun 11 Fév - 16:29
MARIE R. UANA

feat Sirius B. Powell
« La lame au fourreau »

Marie adressa une œillade amusée, presque moqueuse, envers Sirius.  

« -Hmm. Une histoire non pas dépourvue de panache, je vous l’accorde, mais dont je dois malgré tout réfuter la probabilité. » elle se focalisa à nouveau sur sa route « Si la Coordination laisse la part belle à l’imagination, je doute que vos tribulations nous soient là bien utiles. »

Dîtes, c’était vaguement pas trop méchant, là, non ? Moi je trouve qu’il y a un bel effort de la part de Marie dans ses interactions avec cette chose étrange nommée « comparse de la race humaine ».

En tout cas, ce n’était pas grâce à ça qu’ils allaient retrouver l’épée, dans l’immédiat. Cela faisait un moment maintenant qu’ils avançaient dans les galeries, et… Et que rien. Ils n’avaient de toute façon rien d’autre à faire : avancer, et essayer de trouver un sens à tout ceci. Ouais, on était loin de la quête épique et du luxe recherchés par Saizo et Serra… Le premier commençait déjà à s’impatienter en donnant des petits coups de pieds dans du gravier à proximité, pendant que la seconde poussait des soupirs qui se voulaient explicites sur son envie de se faire porter. Mais Marie était trop occupée à réfléchir pour y prêter une quelconque attention.

« -L’atmosphère est extrêmement humide. Le lieu sombre et poisseux. Les sources de nutriments inexistantes. » oui merci Marie, mais ça je crois que Sirius le voyait déjà très bien lui-même « Je serais surprise de croiser quoi que ce soit d’organique par ici. »

Yeeees. Donc s’ils devaient tomber sur un truc, ça serait plutôt un cadavre ou un squelette ? Cool cool. Ambiance trop ouf, là.

Pour être tout à fait franc, Marie n’était pas spécialement ennuyée par la marche lente et monotone qu’ils effectuaient actuellement. Certes, il y avait plus jouissif comme endroit où se promener, mais elle gardait un regard affûté sur tout ce qui l’entourait, aux aguets de la moindre nouveauté, du plus petit et insignifiant changement pouvant être le signe d’une percée dans leur quête. Elle avait vraiment très envie de mettre la main sur cette épée. Il devait s’agir d’un ornement d’exception ! Si elle n’était déjà pas la propriété du château, elle l’embarquerait avec elle volontiers… Hmm, non pas que cela soit forcément incompatible… ? Il suffirait de bien dissimuler sa présence, de se débarrasser de la puce, du boîtier, et de Sirius, et l’affaire serait dans le sac. Elle n’aurait alors qu’à annoncer être rentrée bredouille, en plus d’avoir égaré son partenaire dans les douves, et basta.

Ouais, sauf que si elle faisait ça, elle ne pourrait plus lui commander de Capsulball. Zut, son plan était si parfait.

Bip bip bip.

Marie s’immobilisa un peu brusquement lorsque le son émis par l’appareil du garçon augmenta en intensité. Elle lui lança un court regard interrogateur, avant d’avancer d’un pas bien plus franc. Pas besoin d’être une lumière en informatique pour se douter qu’ils rapprochaient de leur objectif… Ils ne devaient plus être très…

Loin. Sans prévenir, le couloir qu’ils arpentaient s’élargit, pour former une gigantesque salle soutenue tout du long par de multiples arches de pierre. Et ce qui était vraiment surprenant, fut la quantité d’objets qui semblaient être entreposés ici : plusieurs caisses en bois, pour la plupart éventrées ou moisies, laissaient déborder de vieilles pièces de fer rouillées et/ou brisées. Tenailles, étampes, petits marteaux, écus et dagues en tout genre étaient ici laissés à l’abandon ; spectacle qui arracha une jonction de mains réjouies à Marie.

« -Tous ces outils, c’est merveilleux ! Curieux qu’autant d’accessoires métalliques furent oubliés ici… Nebby se trouve parmi eux, vous pensez ? »

D’après le radar, elle n’était effectivement pas bien loin. Ils allaient devoir la trouver parmi tout ce tas de décombre… Mais ce n’était pas bien grave, Marie allait prendre un grand plaisir à décortiquer chaque élément de cet endroit. Ils étaient peut-être face à une découverte incroyable ! La Mentali avisa de petites torches en bois, et éteintes, accrochées au mur, et demanda s’il était possible que la Feunnec de son compagnon les allume.

Une fois la pièce un tant soit peu éclairée, ils remontèrent leurs manches, et haut les cœurs ! Ne se souciant pas réellement de la position indiquée par le radar, Marie commença à fouiller une pile au hasard, saisissant chaque pièce de métal rouillé avec une grande attention.

« -Soyez prudents au moment de saisir des objets coupants. Aucun de vous n’est vacciné contre le tétanos. »

Sincèrement, elle ne s’était pas posée la question de savoir si ses Pokémon pouvaient attraper cette maladie jusqu’à ce jour. Cette mention ravisa en tout cas Serra de tenter le moindre effort supplémentaire, mais fut insuffisant pour dissuader Sain et Saizo de faire aujourd’hui une grande découverte.

Cela faisait cinq minutes à peine qu’ils eurent entrepris leurs recherches, chacun dans un coin, que Marie crut trouver quelque chose. Sa main se posa sur un fourreau un tantinet moins rouillé que les autres, qu’elle saisit par le manche.

« -Oh. Une épée, en pas si mauvais état. »

Elle le leva à hauteur de ses yeux, et l’analysa.

« -… Tiens ? Son apparence me rappelle celle d’un… »

Elle s’interrompit au moment où, délicatement, l’étoffe bleue qui pendouillait au bout du fourreau s’enroula autour de son bras.

Dans la tête de Marie, ce fut instantanément le vide immédiat.

Oh… De la visite...

L’emprise des doigts de sa main droite se fit plus forte sur le manche.

J’ai été si seul… Si longtemps...

De la main gauche, elle entreprit alors de lentement retirer l’épée de son fourreau. Dans un doux son métallique, elle révéla une lame argentée, et garda sa protection dans son autre main.

Je ne peux pas… Les laisser… Me le reprendre...

Elle ne réagit qu’à peine lorsque Sirius s’approcha pour voir ce qu’elle avait trouvé. Parfaitement droite, elle gardait les yeux rivés sur cette épée pendant que lui et ses Pokémon se rapprochaient.

Non… Je refuse...

Quand Sirius arriva dans son dos, elle se retourna brusquement, et tenta de le trancher en deux. Un réflexe inopiné lui permit d’éviter le coup, tandis que, sous le regard choqué des Pokémon alentours, une voix semblant provenir d’outre-tombe s’échappa de sa bouche.

« -… Je… Ne vous laisserai pas… L’emmener !  »

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Sujet: Re: [Mission] La lame au fourreau   Mar 5 Mar - 17:45


la lame au fourreau
princesse, chevalier et batailles épiques ! ou pas ...

Les yeux du coordinateur se lèvent vers le ciel. Marie est par moment d’une tristesse et d’un pragmatisme … Il se doute bien que ses hypothèses tordues sont loin de la vérité mais concrètement, il l’a aucun moyen de savoir. Autant d’amuser et combler le silence par de folles histoires de capes et d’épées. Et voilà que la Mentali brise tout son fun.

Pas cool. Pas cool du tout.

Et puis franchement, la réponse de la blanche était d’une banalité et d’un normalisme qui craint un peu trop au goût de Sirius. Sérieusement ? Qui pense à ce genre de détails quand il imagine une raison à la disparition d’une épée légendaire ? Blablabla, il n’y a pas de nutriments, blablabla, pas de pokemons, blablabla. Franchement, Sirius se retient de pas lever les yeux au ciel.

Cependant, les arguments qu’avancent Marie leur permettent de savoir qu’il y a peu de risques qu’ils tombent sur un pokemon dans ces sous-sols. Un organique. Sirius n’est pas sans savoir qu’il existe bien des espèces qui ne sont pas organiques. Comme dit-ci bien Marie. Un spectre ou un pokemon de type acier alors ? Les connaissances sur ces types ne sont pas excellentes et Sirius est obligé d’arrêter là sa réflexion.

Par faute de connaissances.

Dommage que le réseau soit aussi mauvais dans les souterrains. Il aurait bien googler sa recherche. Un truc du style « à quel type de pokemons s’attendre dans les sous-sols d’un château ? ». Google lui aurait servit le tout sur un plateau d’argent. Triste vie.

La rêverie du garçon est brutalement interrompue par le radar de son appareil. Chouette, ça veut sûrement dire que l’épée est proche. Plus que sûrement d’ailleurs, c’est carrément ça. Marie lui jette un regard curieux qu’il confirme rapidement.

- Yep, on est proche. Continuons !

Il n’en faut pas plus à la petite troupe pour continuer d’avancer, d’un pas plus rapide, suivant les ondulations de volume de l’appareil. En quelques minutes à peine, le couloir se transforme totalement et devient une large salle. Assez impressionnante, elle s’élève assez haut.  Les grosses arches de pierre viennent soutenir le plafond et ce spectacle rappelle à Sirius qu’il se trouve bel et bien dans un château.

Comprenez, avec les kilomètres de souterrains, l’idée lui était sortie de l’esprit.

La salle est bien remplie. De nombreuses caisses, remplies de divers objets métalliques sont disposés ça et là. Sirius laisse un sourire se dessiner sur son visage. La troisième théorie est probablement la bonne ! Ne reste plus qu’à trouver le pokemon qui pique tous ces trucs. La grande majorité du trésor est en mauvais état, aussi Sirius n’est pas vraiment surpris que le gardien décide qu’il lui fallait Nebbie. L’épée est légendaiiiiire après tout.

La suggestion de Marie le fait sourire. La réponse lui semble relativement évidente. Si la large salle remplie d’objets tout aussi métalliques que l’épée n’est pas un indice suffisant, le radar qui s’emballe ne laisse pas de place au doute. Ils sont au bon endroit.

Il ne leur reste plus qu’à trouver une aiguille dans une botte de foin !

- Je pense. Cherchons.

Aussi tôt proposé, aussi tôt commencé. Une fois les torches allumées sous l’observation de la Mentali, la petite troupe se mit en quête de l’épée de légende du château. Si la découverte de la salle avait amusé le garçon, la recherche parmi tous ces vieilleries …  n’est pas exactement sa définition du fun.

Heureusement (malheureusement plutôt) pour lui, Marie lui fait signe à peine cinq minutes plus  tard. Le coordinateur la rejoint en quelques foulées et une fois juste derrière la jeune fille, Sirius est sauvé de justesse par Naos qui lui tire le pantalon et le garçon tombe en arrière, sur le sol.

Dans l’incompréhension la plus totale, Sirius observe les yeux pourtant habituellement déjà vides de Marie se vider encore plus. L’épée à la main, elle se tient, menaçante, devant Sirius et les pokemons. La voix qui sort de sa bouche est de toute évidence celle de quelque chose d’autre. C’est pas Marie face à eux. C’est probablement l’épée …

Le regard de Sirius se pose sur l’arme et la forme est relativement facile à reconnaître. Il se lève rapidement et s’éloigne de la jeune fille.

- Il faut lui faire lâcher l’épée ! Mais il ne faut pas blesser Marie. Elle est peut-être possédée mais c’est bien son corps à elle.

Sur la manière de le faire par contre, c’est là une tout autre histoire. Peut-être que … Le regard du coordinateur se tourne vers le canard bleu. Si il a bien saisit le personnage, la situation est faite pour lui.

- Canard-Man ! Il faut que tu sauves Marie ! Tu dois lui faire lâcher l’épée ! Il n’y a que toi qui peut faire ça !

Naos appui le discours de son dresseur par un léger cri. Sain semble grossir de trois tailles tant les éloges du coordinateur lui font plaisir. Après son salut habituellement, le canard se lance à l’assaut de sa dresseuse.

Grâce à Cru-Aile, il rend ses ailes aussi dures que l’acier et s’engage dans un dangereux duel contre Monormarie. Les coups s’enchaînent et le canard redouble d’agilité pour ne pas succomber aux assauts de la ranger.

(Décidément ces rangers et les possessions …)

Après un dernier coup particulièrement vicieux, Sain est envoyé en arrière et tombe sur le sol. Le reste du groupe se rapproche de lui et le relève.

- Canard-Man ! Tu peux y arriver !

Les encouragements de ses fans adorés semblent être la pulsion d’énergie nécessaire à Sain. Il repart à l’assaut, plein de volonté et après un échange de coups particulièrement violents, l’épée vole enfin de la main de Marie pour se planter dans le sol.

Après avoir jeté un coup d’œil inquiet au Monorpale qui commence à s’agiter sous les yeux de leurs pokemons, Sirius se met au côté de Marie et pose une main sur son épaule.

- Vous allez bien ? C’est bien vous à nouveau ?

Ça c’est que Sirius dit. Ce que Sirius pense cependant, c’est plutôt « Vous allez essayer de me trancher en deux à nouveau ? ».

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Marie R. Uana
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Sujet: Re: [Mission] La lame au fourreau   Ven 15 Mar - 12:46
MARIE R. UANA

feat Sirius B. Powell
« La lame au fourreau »

Marie n’était plus vraiment là.

Tout son corps n’était devenu que le réceptacle du Monorpale qu’elle avait eu le malheur de saisir. Son âme a purement et promptement été parasitée, et n’avait plus la moindre emprise sur ce qu’il se   déroulait.

Non parce que, je vous rassure, Marie n’aurait jamais consciemment tenté de trancher Sirius en deux. Voilà là une méthode bien trop sanglante et barbare pour ôter la vie d’une personne ! Non, une pilule d’arsenic sera toujours mille fois plus élégante et discrète, surtout. Le sang, ça laisse des traces. Et quitte à tuer quelqu’un, autant ne pas se faire chopper.

Mais euh, tkt Sirius, à priori, Marie n’avait aucune réelle raison de souhaiter ta mort.

Rassuré ?

Super ! Le Noctali allait donc pouvoir se charger de libérer sa camarade de la possession spectrale dont elle a été la victime.

Easy.

Bon, d’accord, peut-être pas tant… D’autant que le bonhomme ne paraissait pas bien inspiré. S’il avait compris sans grande difficulté que le Monorpale était à l’origine de tout ceci, et que OUI, dans l’idéal, Marie aimerait ne pas prendre les coups à sa place, il ne voyait pas pour autant comment faire pour l’obliger à lâcher prise.

Eh, Sirius, tu as essayé, les chatouilles ? Je suis sûr que non, tu n’as pas essayé. Personne ne pense jamais aux chatouilles. Alors que pourtant, c’est la plus redoutable des armes d’auto-défense.

Si si, je vous jure. Essayez, la prochaine fois que vous vous faîtes agresser dans la rue.

Mais heureusement, Sirius Bêta Powell ne nécessitait aucunement de recourir à une telle bassesse. Ce prince armé de toute sa beauté, prit son courage à deux mains pour sauver la demoiselle en détresse, et, de son fabuleux esprit chevaleresque, réussit l’exploit de...

Tout déléguer à Sain.

… Ouais.

Genre, le truc bleu, là.

Canard-Man.

Aka le Couaneton le plus stupide que la terre eut porté.

C’était à lui qu’on demandait d’intervenir.

Pour sauver sa dresseuse.

… Non mais tu peux le dire, Sirius, hein, si t’as pas envie de secourir Marie. Vas-y, prends Nebby et barre-toi, ça sera plus simple de l’abandonner ici et de la laisser pourrir dans ce donjon !  

… Comment ça, cette histoire ne peut pas se conclure ainsi ?!… Oui bah c’est bon, je vais vous raconter la suite, du calme !

Incroyable, spectaculaire, ultime, il n’y avait pas assez d’adjectifs pour souligner à quel point Canard-Man était une personne merveilleuse et dotée d’un fort sens de la justice. Alors, comment vouliez-vous que son cœur vaillant reste insensible à la détresse de ce pauvre hère, qui nécessitait son aide ?

Sain gonfla son torse à l’entente de sa requête. C’était un boulot pour Canard-Man, à n’en point douter ! Il écarta en grand ses ailes pour éviter que Saizo et Serra, derrière lui, ne cherchent à intervenir.

« -Couaneton, neton ! Coua ! Couaneton ! N’ayez crainte, valeureux camarades ! La situation est sous mon contrôle ! Veillez à assurer mes arrières plutôt que de vous préoccuper de notre ennemi commun ! »

L’Embrylex et la Sancoki s’échangèrent un bref regard, avant de le fixer.

« -Embrylex lex embry ?... Tu as compris ce qu’il voulait dire par "il ne faut pas la blesser", au moins ?... » Saizo jeta un regard autour d’eux « Bry ?... Et puis d’abord, quels arrières ?…
-Coki... Je ne comptais pas bouger, personnellement, donc... »

Le ton de Sain se fit plus impératif.

« -COUANETON ! Neton... NON, N’ESSAYEZ PAS DE ME RETENIR ! Je dois accomplir mon devoir...
-San. D’accord.
-Brylex. Vas-y, on t’en prie.
-Coua ! Couaneton... Ah, les amis ! Si vous saviez comme votre inquiétude me va droit au cœur…
-
- …  »

Sous ces adieux déchirants, les ailes de Canard-Man s’illuminèrent d’une lueur blanche, et il prit son envol. Dès que le corps de Marie perçut un mouvement en sa direction, il s’activa de lui-même pour le parer, et les plumes du Couaneton s’entrechoquèrent avec la lame du Monorpale dans un crissement métallique.

« -NETON ! COUA COUA COUANETON ! SORS DE CE CORPS, DÉMON ! LIBÈRE L’ESPRIT DE CETTE MALHEUREUSE ! »

Pour toute réponse, le Monorpale repoussa Sain, et l’envoya valser. Et alors que Marie se remettait en garde, il prit la parole au travers de son corps.

« -Je ne peux… Vous laisser faire… Impunément.. »

Canard-Man se réceptionna au sol, yeux plissés. Après avoir essuyé une goutte de sang inexistante qui ne perlait absolument pas au bout de son bec – c’était purement pour la frime –, il tendit son aile d’un mouvement ferme.

« -Coua ?… Couaneton neton ! Impunément ?… Je n’ai jamais su le sens de ce mot, donc ce n’est pas lui qui va m’arrêter !  »

Et il repartit à l’assaut. Toutefois, au lieu de fendre directement vers l’épée, Sain feinta et bifurqua à la dernière seconde, pour plutôt venir se placer dans le dos de Marie. De là, il battit des ailes pour envoyer une violente bourrasque en sa direction : aucun risque de la blesser ainsi, évidemment, mais avec un peu de chance, cela suffirait à lui faire lâcher prise.

Hélas, il n’en fut rien, et la Ranger possédée parvint même l’exploit de lever Monorpale bien haut pour atteindre Sain. Son mouvement sec vers le bas ne suffit point à le toucher, mais inquiéta suffisamment Canard-Man pour le forcer à reculer. Celui-ci pesta.

« -Neton, coua ! Couaneton... Damnation, mon plan était si parfait ! Il en a trouvé la seule faille... »

Toujours immobiles depuis leur position, Saizo et Serra contemplaient le spectacle.

« -Sancoki ?  Ton intelligence ?
-Embrylex ?  Ta force ?
-COUANETON ! MON AVEUGLANCE !
- … ²
- … ² »

Canard-Man se posa sur une caisse, et resserra l’une de ses ailes en une grimace torturée.

« -Couaneton, coua. Neton, couaneton ? Ma dévotion pour notre dresseuse, et son admiration sans faille à mon égard, m’empêche d’agir à ma pleine puissance. Qu’adviendrait-il si j’attentais à sa vie, et que notre relation si fusionnelle s’en retrouvait affectée ? »

Nonchalant, Saizo adressa un haussement d’épaule à Serra.

« -Brylex. Embry. Eh, il a compris qu’il ne devait pas la blesser. Il n’est pas si abruti. »

Cette dernière acquiesça.

« -Sancoki ki, sanco... Pas comme si elle craignait grand-chose de lui, de toute façon... »

Sain essuya une larme qui perlait au coin de l’œil, ému.

« -Neton coua, ton. Vos compliments me touchent, chers laquais.
-… Brylex ? … Compliments ?
-… COKI  ?! … LAQUAIS ?! »

Empli d’une détermination nouvelle, le Couaneton reprit sa glorieuse posture de combat.

« -COUANETON COUANETON COUA ! AU NOM DE NOTRE AMITIÉ ET DE VOTRE ADMIRATION POUR MOI, JE TRIOMPHERAI ! »

Il fondit instantanément vers le Monorpale, et-

« -Tu piailles trop.  »

Sbaf. Il se fit éjecter auprès de ses fidèles sidekick, sans que Marie n’eut semblé émettre le moindre effort pour.

Avachi à terre, et tremblotant, Canard-Man puisa dans ses dernières ressources pour se redresser.

« -Aaa… Ton, couaneton… Aaaah… Cette fatale coupure me vide de mon énergie vitale, je le sens…
-Embrylex. Elle t’a touché du plat de la lame.
-COUANETON ! Coua… Neton ! TU AS RAISON, JE NE PEUX PAS ABANDONNER ! D’autant que… Je l’ai sentie ! »

Il plissa les yeux, et fixa intensément le corps possédé de sa dresseuse.

« -Neton… Coua ! Couaneton ! Ses mots… Ils venaient d’elle, je le sais ! Je les reconnais !  »

A nouveau, Saizo et Serra s’échangèrent un regard circonspect. Il parlait du « Tu piailles trop » , là, on est d’accord ?

Hmm.

Legit.

« - Canard-Man ! Tu peux y arriver ! »

Les encouragements du second humain et de ses Pokémon parut raviver la flamme combative du Couaneton. Il serra les dents qu’il n’avait pas, et se redressa malgré la fatigue qui ébranlait ses muscles inexistants.

Le succès.

C’était là la seule issue possible !

« -Coua… Ne... Rends… Moi…  »

Il décolla, et fendit vers l’épée.

« -TOOOOOOOOOON ! MARIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE ! »

Schling.

Allez savoir comment. Un coup de chance, un élan d’adrénaline, ou une véritable maîtrise de son corps. Quelle que soit la raison, Sain venait de réussir. Ses ailes venaient non pas de toucher l’épée, mais la main spectrale qui en émanait, et avec suffisamment de violence pour l’obliger à lâcher le bras de sa dresseuse. Car oui : ce n’était pas tant Marie qui retenait l’épée par le manche, mais bien le Monorpale qui l’agrippait au bras.

A peine l’épée entreprit de chuter que Canard-Man frappa dedans, et l’envoya valser plus loin. Immédiatement après, le voile gris disparut des yeux de Marie, et Sain se posa à ses pieds pour l’accueillir à ailes ouvertes.

« -Neton ! Couane- Tadaaa ! Je vous ai sauv- »

Et elle s’effondra sur lui.

Bah ouais, la pauvre eut bien de la peine à se maintenir debout tout juste après avoir repris le contrôle de son corps. Heureusement, Sirius accourra au pas de course, et aida la demoiselle à se redresser. Celle-ci se tenait le crâne, encore un peu sonnée, mais pourtant parfaitement consciente.

« -Ce… Ce sentiment…  »

Elle ignora parfaitement la question du Noctali, et en s’accrochant à lui, parvint à se lever. Elle porta ensuite sa main à sa poitrine, et dirigea son regard vers le Monorpale, visiblement sous le choc.

« -Une solitude… Une effroyable… Et longue solitude. Je l’ai ressentie… C’était la sienne.  »

Se ressaisissant progressivement, elle se tint droite, et ses propos devinrent plus clairs.

« -Il a dérobé toutes ses armes pour se sentir moins seul. Dans l’espoir de trouver un partenaire.  »

Toujours accolée à son cœur, sa main se resserra.

« -Mais quelques pièces de métal, aussi précieuses soient-elles, ne vaudront jamais la compagnie d’un véritable allié.  »

Marie prit ensuite une profonde inspiration. Alors que, derrière elle, Saizo aidait un Sain complètement sonné à se relever, et que plus loin, le Monorpale paraissait lui aussi reprendre possession de ses esprits, l’expression de la blanche se durcit.

« -… Sir Powell, retrouvez Nebby. »

Elle décrocha quelque chose à sa ceinture, et fit un tour sur elle-même. La rotation permit l’étirement rapide de l’antenne de son Casptick, et une petite toupie s’en détacha, pour chuter devant ses pieds. L’objet circulaire tournait sur lui-même à pleine puissance, alors que, dans une posture d'escrime similaire à celles adoptées durant sa possession, Marie se prépara à agir.

« -Je m’occupe de lui.  »

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« Je m’occupe de lui. »
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[Mission] La lame au fourreau
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