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Causalité du principe.
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Sujet: Causalité du principe.   Lun 3 Déc - 12:59

GINJI LABELVI

feat Idalienor Edelwen
« Causalité du principe »

Je fais tourner l’Ipok entre mes doigts.

Le silence pesant et l’obscurité de cette salle de classe me sont étrangement agréables. Les rideaux sont presque intégralement baissés et la lumière éteinte ; seuls les rayons tamisés du soleil sont filtrés par les stores et éclairent un tant soit peu la pièce.

Celle-ci est totalement vide. Béni soit l’affichage des plannings des salles à l’entrée, ce qui m’a permis de me caser dans l’une des rares inoccupées de toute la journée. C’est que les élèves et professeurs de la Pokémon Community ont un vie très chargée…

J’immobilise le téléphone dans ma main gauche, et de la libre, tire lentement sur la corde d’un des rideaux. Je le lève à peine afin de pouvoir observer ce qu’il se passe en contre-bas, et contemple l’effervescence du quotidien étudiant, aux côtés des Pokémon. Les terrasses du réfectoire sont bien remplies malgré la température et la présence d’une imposante bibliothèque au milieu de mon champ de vision ne m’empêche pas d’observer des élèves en plein entraînement sur le terrain derrière.

La plupart semble aller bien. Certains sont exténués par l’effort, d’autres lassés par les études ou les cours auxquels ils se rendent, mais globalement, l’ambiance est là. Les événements de Juin dernier paraissent déjà loin. En fait… Ils le sont certainement. Loin.

Pour eux, en tout cas.

Ma perception du temps n’est pas tout à fait la même. Dans mon esprit, il ne s’est écoulé que deux semaines à peine depuis ce qu’on appelle désormais la Chute de Lansat. Deux semaines qui ont d’ailleurs été bien chargées, à l’instar des plannings étudiants.

Et si tous les élèves paraissent avoir fait le deuil, ou en tout cas, se sont efforcés à passer à autre chose, je peux difficilement en faire autant.

D’un mouvement ferme, je rabats le volet. Je me détourne de la fenêtre, et après quelques pas hasardeux dans la pièce, me colle contre le mur juste à côté du tableau. Je lève ensuite mon Ipok pour que son écran soit bien visible, et commence à pianoter dessus.

Je commence à écrire le début d’un message, et change quatre fois le mot de salutation. Puis je m’accorde sur l’un d’eux, et après avoir commencé à rédiger la suite, efface tout d’un coup pour plutôt aller à l’essentiel. Quand je me rends compte du côté très direct et formel de la chose, j’efface, et repars sur le texte de base.

Finalement, j’efface le message, et lance un enregistrement vocal. On va faire simple, hein.

« -Salut Ida. Je suis de retour à l’académie. En fait, là, je suis même en salle B.03, au deuxième étage du bâtiment principal. Donc, euh, tu peux venir. ‘Fin… Si tu veux. Et peux. Je ne suis pas pressé, j’ai toute la journée. Et même la soirée s’il le faut.  »

Un court instant de silence passe sans que je ne trouve quoi que ce soit d’autre à ajouter, et conclus donc simplement.

« -Je t’attends. »

Et je raccroche.

***

Pour patienter, j’ai placé une chaise près d’une fenêtre, et j’observe par le court interstice formé par le rideau et le rebord ce qu’il se passe à l’extérieur. Je pourrai ouvrir le store en grand et gagner en visibilité ainsi qu’en luminosité, mais j’aurai peur d’attirer l’attention.

Je n’ai pas annoncé à tout le monde que j’étais de retour, encore. Je suis arrivé très tard hier soir à l’académie, le couvre-feu était déjà bien avancé, et j’ai fait tout mon possible pour rester discret jusqu’à maintenant. Je n’ai même pas pris la peine de visiter le nouveau réfectoire, Mama Odie me capterait bien trop facilement.

Mes doigts tapotent contre la bordure du mur, et viennent machinalement gratter le sommet de mon crâne. Au fil de leur descente, ils finissent par rencontrer le petit trou dans ma chevelure lié à ma blessure à la tête, et où les poils n’ont pas encore repoussé suite à ma longue hospitalisation. Pendant un instant, je le contemple dans le reflet de la vitre, et une idée me traverse l’esprit.

Je me lève, et m’approche de mon sac, posé sur une table juste à côté. Je fouille dedans pendant un court moment, et finis par en tirer un étrange accessoire.

C’est un masque, à l’effigie de Pikachu, obtenue au Halloween d’il y a  deux. Des petits composants au niveau de ses joues reproduisent des étincelles électriques… Lorsqu’un Pokémon le porte au combat, il possède une certaine chance de paralyser sa cible lors des attaques de contact. Mais avec tous mes compagnons Electrik, on ne peut pas dire que ce soit très intéressant, compte tenu de la quantité de Cage-Eclair à ma disposition.

Je porte l’accessoire au niveau de ma tête, et tire sur la corde permettant de le maintenir en place. Je  fais passer celle-ci derrière mon crâne, et place le masque en décalé par rapport à mon visage. Maintenant positionné en haut à gauche, une courte vérification à l’aide de mon Ipok me permet de confirmer qu’il cache désormais parfaitement l’emplacement de ma blessure.

Un bruit capte mon attention alors que je finis d’arranger le masque. J’abaisse mon téléphone et me tourne, pour voir se dessiner la silhouette d’Idalienor sur le palier de la salle de classe. Je la fixe un instant, l’observant de bas en haut, avant de prendre la parole.

« -Salut. »

D’un mouvement du menton, je l’invite à rentrer dans la pièce. Je lui tourne le dos, occupé à réarranger mes affaires dans mon sac, et une fois fini, m’appuie contre la fenêtre pour regarder l’adolescente, les mains dans les poches.

« -Alors ? Tu en penses quoi, de cette académie ? »

Mon regard dévie, et vient observer l’extérieur au travers de la vitre.

« -Infrastructures neuves. Dortoirs plus grands, mieux aménagés. Salles de bain individuelles. Terrasse pour la cafétéria. Espaces permettant d’accueillir les boutiques des élèves et ouverts aux citoyens. Même la ville est plus proche, et il y a toujours une plage à proximité.  » je fais tourner mon doigt en signe d’une accumulation « Et d’autres trucs. Il y a une montagne à deux pas d’ici et on peut même se payer le luxe de visiter une épave de vaisseau spatial. » je pouffe, amusé « Un vaisseau spatial. Vraiment. On vit dans un monde bien étrange. »

Je me tourne vers Ida, et mon sourire se défait.

« -Je n’aime pas cet endroit. »

Je soupire, et me décolle de la fenêtre pour marcher de manière hasardeuse dans la salle de classe, les yeux rivés sur mes chaussures.

« -J’étais bien plus à l’aise sur Lansat. Je crois que certains de mes Pokémon aussi. Mais pas tous, cela dit. » je la regarde « Tu savais que j’avais récupéré une Ptéra, durant la guerre civile ? Palladium prenait soin d’elle dans une serre souterraine. Elle avait l’air plutôt bien traitée, mais avait vraiment envie de pouvoir prendre son envol. » je hausse les épaules « Adala me paraît bien pour ça. Je pense qu’elle se plaira, ici. »

Je me gratte ensuite la joue, un peu gêné de passer du Poussifeu au Tiboudet sans arrêt, et m’immobilise.

« -Bref. Tout ça pour te dire que… Je ne sais pas si je vais réussir à m’habituer à cet endroit. J’ai pas trop le choix, tu me diras, et sans doute que ça finira par se faire…  Mais quand ? » je détourne le regard, amer « Lansat était bien plus qu’une maison, pour mes Pokémon et moi. Et je ne pense rien t’apprendre si je te dis que sa perte a sûrement affecté beaucoup de gens. Moi le premier. Au début, je me pensais capable de passer outre, mais… Non. Je n’y arrive pas. »

Mes épaules s’affaissent...

« -Je ne peux pas pardonner à tous ceux que je juge responsables. »

… Et je plonge mes yeux dans les siens.

« -J’ai pour principe d’être intraitable envers ceux qui m’ont fait du mal, Ida. Et à cause de ce même principe, je me pense tout bonnement incapable de t’accorder mon pardon.  » mon discours se fait moins sec « Toutefois… Quand je prends la peine d’y réfléchir, je me dis que c’est relativement absurde. Statistiquement, j’ai plus de chance de me faire trahir par quelqu’un qui ne l’a jamais fait que par une personne ayant déjà failli. Et puis, nul n’est à l’abri d’une erreur de parcours. Même des personnes que j’estime digne de confiance aujourd’hui. » je plisse les yeux « Alors quoi, je dois me méfier de tout le monde ? » je tire une chaise, et m’assois dessus, les mains jointes « C’est d’un pénible. Je suis tiraillé entre la colère conjuguée à la méfiance que j’éprouve, et l’envie de pouvoir retourner à un certain état d’insouciance.  »

Je me passe une main dans les cheveux en voulant me redresser contre le dossier. Mais j’oublie déjà la présence d’un masque à ce niveau là, et mes doigts butent dessus, me forçant à vite abandonner ce geste.

« -Mais je crois que ce Ginji là est mort. L’insouciant. Celui qui arrivait à avoir confiance en n’importe qui et cherchait le bien partout.  »

A nouveau, je fixe Idalienor.

« -Si tu avais le choix Ida, que ferais-tu ? Vivre sereinement et dans la confiance d’autrui au risque de mettre cette tranquillité - la tienne et celle de tes proches - en danger, ou garder les pieds sur terre et un regard froid sur le monde pour vous préserver, toi et les tiens, des dangers qui l’habitent ? »

Je hausse les épaules.

« -Des années que je me pose cette question. Et la réponse n’a fait qu’alterner entre le oui, le non, et le peut-être, sans qu’aucune ne me paraisse valide. »

_________________



« Si tu avais le choix, que ferais-tu ? »

Merci Môman Callie!
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Sujet: Re: Causalité du principe.   Mer 5 Déc - 16:38




Causalité du principe
C’est assez rare que je me retrouve à prendre une douche comme ça en pleine journée mais là il s’agissait clairement d’une question de survie. Il semblerait que ce matin au lieu d’un cours Pokeathlète traditionnel, le général Jackie qui est devenue notre vice-directrice au passage ait soufflé l’idée à Diana de nous emmener nager dans le lac Keldeo. Merveilleuse idée, si nous n’étions pas début décembre et que l’eau avoisinait les 5 degrés en cette période de l’année. D’après notre ancienne référente, nous nous sommes ramollis depuis qu’elle est partit. L’eau gelée lui a donc paru une bonne idée pour remettre tout le beau petit monde que nous sommes en forme. Entrer dans l’eau a déjà été une épreuve mais après avoir passé un peu moins d’une heure à faire des allers retours dans l’eau au rythme des coups de sifflet, sortir a été un tout autre défi. Il a fallu courir assez vite pour attraper nos serviettes chauffées par quelques pokemons feu et nous rhabiller en vitesse pour ne pas attraper la crève.

Bref, sacrée matinée.

La douche chaude qui a donc suivi n’a pas du tout été un luxe, d’autant plus que j’ai une pause suffisante ce midi pour me permettre de trainer un peu. Sous l’eau, j’en profite pour chantonner tout en laissant la vapeur dégagée par l’eau bouillante se répandre dans la salle de bien puis rapidement dans une partie de la chambre. Le climat d’ici est assez similaire à celui que l’on connaissait sur Lansat. Dès les débuts du mois de décembre, il commence à faire relativement frais, nous obligeant à porter les beaux pulls que l’académie nous a donné à notre arrivée ici.

Une fois changée et le magnifique pull rouge bordeaux Pyroli enfilé, je m’extirpe de la salle de bain, une serviette autour des cheveux pour les sécher. Au coin de mon bureau, je remarque que mon Ipok clignote. Un nouveau message. Après déverrouillage, je ne tarde pas à remarquer qu’il vient de Ginji. Un message vocal. Il est dans une salle de classe, et visiblement il m’attend. Je sens immédiatement mon cœur se serer. La voilà, la fameuse explication que j’attends depuis des mois. Pouvoir lui parler, essayer de m’expliquer, tout ça je le veux depuis tellement de semaines. Mais maintenant que je suis au pieds du mur, j’ai peur de ne pas réussir à le regarder en face.

C’est bien en affrontant cette histoire que j’ai réalisé à quel point mes choix pouvaient influencer les autres. Que finalement, on ne faisait pas les choses uniquement pour nous même, que le regard des autres compte et qu’il a beaucoup plus de valeur que ce que l’on pourrait penser. J’ai toujours eu de la chance qu’Aria me fasse confiance sur tout. Et inconsciemment, j’ai pensé que tout le monde pourrait me comprendre de la même façon. Mais j’ai eu tort. Et aujourd’hui je dois prouver qu’il peut toujours compter sur moi. Epreuve difficile mais inévitable.

Avec hâte, j’enfile mes baskets, prends mon Ipok et file en direction du bâtiment principal. Une descente ninja par le mur d’escalade et me voilà à courir sans plus pouvoir m’arrêter vers la fameuse salle de classe qu’il m’a indiqué. Il ne me faut pas plus de 5 minutes pour rejoindre la B03, fermée. Je sais qu’il est à l’intérieur. Je respire un grand coup avant d’entrer doucement dans la pièce.

Salut Ginji.

Il ne met pas longtemps avant de se tourner vers moi, un étrange masque sur le côté de son visage. On dirait celui d’un Pikachu. Mais qu’importe, ce n’est pas la question. Il me fait signe d’entrer, alors je m’exécute en fermant la porte coulissante derrière moi. Ginji s’approche de son sac une minute avant de s’appuyer contre les fenêtres. De mon côté, je m’appuie contre le mur opposé pour le regarder. Une certaine distance nous sépare, rendant la discussion très froide, et stressante. Le chatain commence à parler, à me poser des questions sur l’académie. Mais j’ai l’impression que dans son discours, il n’attend pas de réponse de ma part. Seulement, il a besoin de parler. Alors je le laisse faire. Il vient tout juste de revenir, ses impressions sont exactement les mêmes que les miennes à mon arrivée.

Adala n’est pas Lansat.

Lorsque je suis arrivée, je ne me sentais bien nulle part. Et même si, comme il le dit, tout est à neuf et a pour plaire à ses résidants, l’académie n’avait pas ce charme que je connaissais à la première Pokemon Community. De même, l’île est plus grande, avec plus de chose à découvrir. Mais rien à faire, j’avais l’impression d’être une étrangère au milieu du foule dense que je ne connaissais pas. Ce sentiment m’étouffait, rendant mes premières semaines ici relativement difficiles. Les choses reviennent ensuite à Lansat. Toujours Lansat. Il me parle de sa Ptera. Je l’ai vu pendant les manifestations, mais je n’ai pas cherché à en savoir davantage. Alors elle vient de Palladium ? Apparemment d’autres élèves ont aussi récupéré des pokemons de leur part, comme Sirius par exemple. Mais je ne pensais pas que Ginji était assez proche d’eux pour qu’il se voit confié un pokemon fossile.

Mais est-ce que devant moi j’ai vraiment Ginji ?

Plus y parle, plus je le regarde, et plus j’ai l’impression que quelque chose a changé. Je ne reconnais plus l’adolescent souriant que j’avais l’habitude de côtoyer avec Ariania dans les couloirs de l’école. Je ne reconnais plus le châtain souriant de toutes ses dents, toujours là pour raconter une bonne blague et faire rire tout le monde par sa simplicité. Peut être que j’ai perdu ce Ginji-là au moment des manifestations ?

Mon cœur se sert de nouveau quand il fait un constat effroyable et pourtant bien réel. J’ai indirectement participé à la chute de Lansat en choisissant le mauvais clan. Même si en vérité je n’ai rien fait pour le compte de la Team Rouage, j’ai arboré leur blason pendant plusieurs heures. Ces quelques heures ont suffi pour que l’esprit de Ginji me voit désormais comme une ennemie à abattre. Et je peux tout à fait le comprendre. Il a vécu des choses terribles les impliquant, alors voir une élève porter ce blason, quelqu’un qu’il considérait comme son amie, l’a profondément blessé. Je le sais, et je le ressens dans ses mots. Il ne pourra me pardonner.

Je m’en doutais, alors je n’arrive qu’à décrocher un faible sourire quand il me l’annonce. Un sourire de résignation. Celui qui semble montrer au monde entier ma défaite. Mais la réflexion qui suit l’amène à pousser plus loin sa réflexion sur les gens de manière générale, de comment considérer la société dans son ensemble. Suivant son mouvement, je m’assois contre l’une des tables de classes, les jambes suspendues dans le vide à la recherche d’une réponse à lui donner. Il a raison, les deux points de vue se défendent très bien. Mais le mien est déjà tout tracé.

Il y a longtemps, peu de temps avant que ma maman ne meure, elle m’a dit quelque chose qui m’a beaucoup marqué. « Il vaut mieux croire que douter ». Il faut croire qu’en disant ça, elle savait à l’avance que je devrais bientôt affronter le monde seule, sans elle à ses côtés pour me guider.

Je replace mes mains dans les poches de mon sweat tout en toisant Ginji du regard. Il me fixe droit dans les yeux, comme s’ils allaient lui apporter toutes les réponses à ses questions. Mais j’ai bien peur de le décevoir une fois de plus.

Toute ma vie, j’ai fait confiance aux gens qui m’entouraient. Facilement, j’offre ma confiance aux gens, parce que fondamentalement, personne ne nait méchant ou gentil. On ne nait qu’avec des instincts qui finissent par évoluer en pensée en fonction de l’éducation, de l’expérience et du caractère de chacun. Mes parents m’ont toujours élevé dans la confiance d’autrui, alors il faut croire que je n’arrive pas à m’en détacher. Je baisse les yeux, incapable de soutenir son regard accusateur plus longtemps. Bien sûr, parfois les gens blessent, ils nous trahissent. Parfois, ils ne font pas ce que l’on attendait d’eux. Ils nous déçoivent. Mais je crois que c’est le propre de l’humain. Décevoir. Pour autant, je ne pense pas qu’il faille arrêter de s’ouvrir aux autres. S’il y a bien quelque chose que l’académie m’a apprise, c’est que seul on ne fait pas grand-chose. Seul on est faible, on est vulnérable, et à mon sens terriblement malheureux. Cette fois-ci je relève la tête, trouvant l’ultime courage pour terminer. Alors oui Ginji, je prends la première option. Continuer à vivre avec la confiance des autres, quitte à être trahie. Je ne te demande pas de me pardonner, parce que je vois bien que tu ne pourras pas le faire, je te demande simplement de ne pas arrêter de donner ta confiance aux autres. Moi je l’ai perdu et c’est ainsi, mais je suis persuadée que pleins d’autres personnes méritent que tu leur accordes cette confiance. Alors si tu ne devais m’écouter plus qu’une fois, retiens ça. S’il te plait.



©️BBDragon


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Sujet: Re: Causalité du principe.   Ven 14 Déc - 10:12

GINJI LABELVI

feat Idalienor Edelwen
« Causalité du principe »

Idalienor vient s’asseoir en face de moi.

Un sourire résigné aux lèvres, elle laisse suspendre ses jambes au dessus du vide, en un instant de silence introspectif. Je me contente de la fixer du coin de l’œil, ayant déjà tout dis de ma pensée, et n’ayant pas spécialement envie d’interférer dans sa réflexion. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai posée cette question, en vérité. Est-elle capable de me sortir une réponse miracle qui m’apparaîtra alors comme l’évidence même ? Non. J’en doute.

L’interrogation est purement rhétorique. Elle illustre plutôt bien mon embarras du moment… Pourtant, il n’empêche que je suis curieux de recevoir son avis. Cette fille si gentille dont la vocation est de venir en aide aux autres et de soigner leurs maux. Cette même fille qui s’est alliée à une organisation criminelle ayant ruiné un pan entier de mon existence, et de celles d’un tas d’autres innocents. Cette fille, Idalienor, ce paradoxe idéologique, aura peut-être le mérite d’éveiller chez moi une piste d’interrogation nouvelle.

Et ai-je vraiment envie de creuser toujours plus la question ?

Bah. Si je veux une réponse, je présume que je n’ai pas d’autres choix.

L’adolescente finit par prendre la parole, et briser ce silence pesant. Elle me parle de sa mère, décédée, des dernières paroles qu’elle lui a transmises. De sa capacité à avoir facilement confiance en son entourage. De sa vision du bien, du mal, et de ce qui en résulte. Des débâcles de la solitude.  

De sa volonté à avoir foi en autrui. De sa prise de risque considérée. De mon absence de confiance envers elle. Et de la conserver envers les autres. Et qu’il s’agirait sans doute du seul conseil que je devrai garder si j’en gardais un.

Du moins, « s’il me plaît ».

J’expire longuement. Imitant son précédent geste, je fourre mes mains dans mes poches, et mes yeux se perdent dans le vide le temps de réfléchir à ses propos. Un petit sourire amusé pointe sur mon visage alors que je réalise quelque chose, dont je me hâte de lui faire part.

« -J’étais comme ça. Avant. »

Je me lève, les mains toujours abritées. J’ai beaucoup de mal à rester en place dans ce genre de discussions intimistes, et je ne peux pas m’empêcher d’accoler mon épaule à la fenêtre, d’où j’observe l’extérieur.

« -L’ironie… Est tellement palpable. Il y a trois ans, je discutais avec Josh sur les berges d’un lac. Il me disait que j’étais beaucoup trop insouciant. Que je n’avais pas encore conscience des risques qui nous entourent. Que j’étais… Naïf. » je plisse les yeux « J’ai trouvé son discours d’une tristesse aberrante. Je savais ce qu’il avait traversé. Des raisons qui avaient causé la perte de certains membres de son équipe. De la souffrance que ça a déclenché. Et dans tout ça, ce qui m’effrayait le plus… C’était simplement devenir quelqu’un de froid, hostile envers tout. De devoir me méfier du premier inconnu au plus proche de mes amis. Peut-être même de mes Pokémon… Ca doit être affreux, ce genre de mode de vie. »

Je marque une pause, ma pensée continuant son cheminement mental.

« -Et pourtant… »

Je me tourne vers Idalienor, hésitant.

« -Tu… Tu m’as parlé de ta mère. Je… Présume que sa disparition t’a fait beaucoup de mal. Et… Je ne peux que le présumer. » je baisse les yeux « Je ne peux même pas avoir la prétention de comprendre. J’ai… Eu la chance de ne jamais avoir à connaître le deuil, jusqu’à aujourd’hui. » je relève la tête et scrute son regard  « Cela doit être un sentiment affreux, non ?… Ma famille… Mes Pokémon… Sont ce qui m’est le plus cher. Tu comprends bien que… Je veuille tout faire pour les préserver… Pour me préserver… De ça ? »

J’expire longuement, et secoue la tête de droite à gauche.

« -Je ne te ferai pas la morale sur la décision que tu as prise, ce jour là. Tu y as sans doute déjà assez cogité. En fait, tu as même eu plus de temps que moi, pour ça. Le fait est que… Tu as eu la… "Gentillesse"… de me prévenir de ta trahi... » je m’arrête, et me rectifie « … De ton choix. Imagine… Que tu eus été quelqu’un d’autre. Une personne… Un poil plus pragmatique. Et… Un poil moins empathique. Je présume que malgré ce subtil changement, j’aurai pu devenir ami avec cet autre toi… Et que nos chemins auraient été malgré tout amenés à diverger de la même manière. » mon attention se fait plus attentive sur les traits de son visage, en quête de réponse « Et si… Cette personne avait fait le choix de ne rien me dire ? De partir du postulat qu’elle pouvait tirer profit de la situation… Pour faire ce qu’elle estimait de plus juste ? Sans même questionner la pertinence de son point de vue, as-tu conscience que cette prise à partie aurait pu nous mettre en danger, mes Pokémon et moi, d’une quelconque manière ? Peut-être malgré elle ? »

Je me décolle de la fenêtre, et fais quelques pas, passant devant elle pour m’arrêter à peine plus loin.

« -Ta décision n’a malheureusement fait que conforter cette crainte. Cette crainte selon laquelle le danger peut venir de n’importe où, de n’importe qui. Et puis-je vraiment espérer que la prochaine fois, j’aurai également le droit à un avertissement ? » je croise les bras derrière ma tête, et me retourne pour lui faire face « Ça serait excessivement candide, tu ne crois pas ? »

A mon tour, je souris. Le même sourire résigné qu’elle a affiché quelques instants auparavant. Non… Pas résigné.

Résolu.

Je ne suis plus un enfant. Je dois cesser de me leurrer. Mais je ne peux pas non plus me contenter d’un regard froid sur le monde. Ce n’est pas la vie dont je souhaite. Mes Pokémon seraient le premier à me le reprocher. Alors…

« -Je ne peux pas te promettre d’à nouveau t’accorder ma confiance. Si j’ai besoin de toi, peut-être qu’un jour te contacterai. Ou peut-être pas. Dépendamment de la situation, je décréterai de manière complètement arbitraire si je peux réellement me reposer sur toi ou non, sans même te consulter avant. Pour autant… Cela ne m’oblige pas à rester froid, amer. » je lâche un très court rire jaune « Intérieurement, je risque de l’être encore un peu. Mais ça ne doit pas tout gâcher. Et ça passera. Un jour. Sans doute. » je hausse les épaules « En tout cas, ce n’est pas en entretenant ma rancune que ça se fera. Alors... »

J’abaisse un bras, et lui tends ma main droite.

« -Si ça te va, je peux garder une relation cordiale. Malgré que ça ne sera plus comme avant… Au moins, ça en aura l’air. » mon regard dévie légèrement lorsque je viens nuancer mon propos « Ça fait très "eh, on a qu’à faire semblant d’être amis malgré qu’on ne puisse pas se piffer", mais euh, c’pas le but. Déjà, parce que je ne te déteste pas spécialement, je suis juste un peu déçu… Voire un peu plus. Et ensuite, bah… J’aurai pu partir sur cette optique là sans rien te dire. Donc, c’pas si hypocrite ? Je crois ? Je veux dire, peu importe ce qu’il advienne, sache que je serai toujours sincère vis-à-vis de notre relation.  »

Mon sourire se fait plus apaisé.

« -Comme tu l’as été avec moi ce soir là. »


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« Si tu avais le choix, que ferais-tu ? »

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Sujet: Re: Causalité du principe.   Sam 15 Déc - 12:00




Causalité du principe
Ça fait mal. Vraiment. Se retrouver dans cette situation-là. Jamais je n’aurais cru un seul instant que cela m’arriverait. Evidemment on ne peut pas s’entendre avec tout le monde, on ne peut pas être d’accord avec tout le monde. Mais sincèrement, je ne pensais pas qu’une fois devant le fait accompli ça me dérangerait autant. Je ne pensais pas qu’une divergence d’opinion à un moment donné serait insurmontable. Je me suis toujours dit qu’on pouvait avoir des opinions différentes sans forcément ruiner une relation. Pourtant c’est clairement ce qui est en train d’arriver, et ce contre ma volonté. Ginji semble écouter un à un les mots que je lui transmets mais c’est comme s’il était imperméable.

C’est comme si les mots Team Rouage étaient inscrits en énorme sur mon front.

Doucement, il reprend la parole à son tour. Il semblerait que pour cette discussion nous soyons destinés à nous parler par monologue interposé. Mais qu’importe, je crois que vu le nœud du problème, c’est bien mieux comme ça. Il me parle de Josh, et c’est vrai que la comparaison est pertinente. Je me souviens encore très bien du regard qu’il avait quand, dans un accès de folie, il m’a prise pour quelqu’un de la Team Rouage qui allait lui enlever ses pokemons. Alors en fait, c’était ça. Peut être qu’en me voyant là tout de suite, le châtain pense que je peux retourner ma veste, retourner avec la Team Rouage et lui faire du mal ? J’en suis arrivée à ce stade ? C’est ça qu’inspire mon visage quand Ginji me voit ?

La référence à ma mère a l’air de l’avoir touché. Il ose à peine me regarder, comme si j’allais me briser en en parlant. Il y a deux trois ans, c’est bien ce qui se serait passé oui. Maintenant j’ai muri, j’ai changé, et en pensant à elle je ne peux qu’afficher un doux sourire sur mon visage, celui de la nostalgie. Mais rapidement, il décline pour revenir sur ma décision. Sur ce qu’il n’ose pas appeler ma trahison. Il marche, il reprend les faits et il les déforme à sa manière. Jamais je n’aurais pu lui faire de mal ou le mettre en danger. Ça me fait terriblement mal qu’il pense ne serait-ce qu’un instant à cette hypothèse. Et il continue, encore et encore. Chacun de ses mots, qui se veulent comme une constatation générale, je les prends comme des coups de poignards successifs. Mes jambes s’agitent dans tous les sens. Je voudrais m’enfuir, partir en courant de cette pièce pour ne jamais revenir. Me planquer dans un trou de souris pour ne jamais en sortir. La honte me submerge.

Mais je ne bouge pas. Parce que si je pars maintenant, je ne ferais que remettre le problème a plus tard, encore et encore, sans jamais trouver une fin. Je ne ferais que fuir son regard partout où j’irais. Ce regard qui ne cessera de dire « Elle m’a trahi. C’est une criminelle ».

Malgré tout, il veut conserver une relation cordiale, comme deux étudiants qui se connaissent de vues. Un compromis à sa rancœur infinie. Un compromis qui pourrait convenir, mais que je traduis comme un cuisant échec de ma part. Je ne veux pas partir sur ça, sur ce semblant de réconciliation qui en vérité cache de manière très grossière les restes d’un conflit inachevé. Alors peut être qu’il me laissera une chance de m’expliquer. Une ultime chance, une ultime histoire.

Tu as parlé de ma mère tout à l’heure et de ta volonté de te préserver de ça, de la douleur que cela provoque de perdre un membre de sa famille. Et je comprends, parce qu’il a quelques années j’ai fait exactement la même chose que toi, exactement la même chose que tu es en train de faire avec moi. Bien sûr les circonstances étaient différentes mais je voudrais que tu comprennes alors je vais tout te raconter.

Mes ongles frottent nerveusement contre la table sur laquelle je suis assise jusqu’à reprendre mon calme. Tout ce que je m’apprête à dire, peu de gens le savent. Certains ont des fragments, d’autres ont l’histoire en son intégralité mais ils sont très rares. Ma famille, Aria, et c’est tout. Et Ginji va s’ajouter dans quelques minutes à cette courte liste.

Ma mère est morte il y a un peu plus de 8 ans maintenant. J’avais 10 ans, c’était juste après la naissance de mon dernier petit frère. Je l’ai vu mourir, dans ce lit d’hôpital, des suites d’une hémorragie interne non maitrisée par le personnel soignant. J’étais seule avec elle quand c’est arrivé. Je la voyais souffrir, mais je n’ai rien dit, parce que j’avais terriblement peur de regarder la vérité en face. Alors pendant longtemps, vraiment longtemps, je me suis rendue responsable de ce qui lui était arrivé. Pendant longtemps, je me considérais comme responsable de la mort de ma propre maman. C’est une pensée terrible pour un enfant, et elle m’a hanté pendant longtemps.


Je cherche le regard de Ginji, pour qu’il suive la partie qui va commencer à le concerner.

Mais un jour, j’en ai eu assez de me faire du mal comme ça. Alors j’ai rejeté ma colère sur quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un, c’était le médecin de ma mère à l’hôpital. Il s’appelle Marc. Alors qu’il savait que cette grossesse était dite à risque, il n’était pas présent le jour de l’accouchement. Il n’a pas transmis les informations nécessaires à son remplaçant, et le drame est arrivé. Alors j’ai considéré que c’était de sa faute si aujourd’hui je n’avais plus de mère. Pour moi, c’était lui qui avait détruit ma famille. Rien qu’en repensant à ça, j’ai le poing qui se serre, mais rapidement je parviens à me détendre pour reprendre. Pourtant, mon jugement était complètement arbitraire. Je ne savais rien des circonstances qui l’avait mené à être absent. Mais je l’ai quand même accusé. Plus tard, il y a 3 ans environ, j’ai découvert grâce à l’académie que Marc, qui n’était jamais réapparu à l’hôpital après cet incident, avait collaboré avec une Team criminelle. Cela n’a fait que renforcer mon dégout, ma colère. Alors je me suis mise en tête d’en savoir plus sur lui, pour le retrouver et lui dire tout ce que je pensais de cet homme que je détestais.

Je relève les yeux puis me lève de la table pour parler. Rien que de penser à ce que je vais dire, j’ai déjà des frissons partout, comme si toutes les sensations qui m’ont envahi cette nuit là était en train de revenir.

Et puis, j’ai fini par trouver les réponses que je cherchais. Si Marc était absent, c’est parce qu’il avait pris un jour de congé pour préparer son mariage. Ma mère a accouché avec une semaine d’avance, exactement ce jour-là. Malheureuse coïncidence. J’ai appris qu’il s’en était voulu, énormément. Alors, pour trouver un soutien, il en a parlé à sa fiancée. Mais là, quelque chose que personne n’avait prévu est arrivé. Sa fiancée s’est rendue responsable de ce qui était arrivé à ma propre mère. Elle pensait que c’était de sa faute à elle s’il n’avait pas pu aider Galatée à accoucher et à rester en vie auprès de moi et ma famille. Elle s’est laissée dépérir.

Alors que jusque là je tournais le dos au châtain, tournée vers le tableau à craie, je finis par me tourner pour dire dans un dernier souffle.

6 mois plus tard, elle a mis fin à ses jours.

Le silence règne et ce sont seulement les bruits de mes pas sur le sol qui résonne pour éviter le vide total. Je finis par reprendre place sur la table précédente pour finir mon histoire.

J’ai pendant longtemps accusé quelqu’un à tort pour me préserver, pour ne pas me détruire, alors qu’en fait il avait autant souffert que moi de la mort de ma maman. Je me suis ensuite mise en tête de le retrouver, pour m’excuser de ça. Après quoi, je l’ai dénoncé à la police pour qu’il soit jugé suite à sa collaboration avec de nombreuses organisations criminelles. Cette histoire s’arrête ici. Je sais que ce n’est pas tout à fait la même chose que le désaccord qui nous anime actuellement, mais ce que je veux te dire, c’est que je voudrais que tu ais tous les éléments en main, avant de faire ton propre choix.

De ma poche, je sors une petite pokeball que j’agrandis en appuyant sur le bouton central. C’est la seule chose que j’ai pris dans ma chambre avant de venir dans cette salle de classe, espérant qu’il pourrait m’aider à m’exprimer. J’appuie une seconde fois pour libérer sur mes genoux un petit Pichu de couleur brune.

Dans mon message et pendant les débuts de la manifestation, j’ai effectivement porté le badge de la Team Rouage. Mais pendant tout ce temps, j’étais en retrait, perchée sur les escaliers d’un immeuble avec Aria pour surveiller l’ensemble de la scène. Exactement de la même façon que pendant l’inauguration des nouveaux locaux de Palladium sur Lansat, là où nous avons fait connaissance réellement. Ensuite, nous avons finis par redescendre pour essayer de voir si des élèves avaient besoin de nous. J’ai ensuite été attrapée par des gars de la Team Rouage avec d’autres élèves, Logan Ana et Yuna entre autres. Ils nous ont emmené jusqu’à une pension souterraine où il gardait des pokemons bébés chromatiques, prêts pour le combat. Alors tous ensemble, nous avons sortis l’un de ces pokemons avant de remonter sur la place.

Je prends entre mes mains le petit Pichu, très silencieux, se doutant que ce n’était pas vraiment le moment de faire la moindre plaisanterie.

Je te présente Hélios. Je l’ai sorti de là-bas, de cette pension affreuse. C’est la première et dernière chose que j’ai faite pour la Team Rouage. Ensuite, j’ai retiré mon badge et rejoins un groupe d’élève pour composer une sorte de point de rassemblement pour les soins à apporter aux blessés. J’ai été aidée par pleins de gens bien, comme Rodrigue qui était à l’initiative de ce mouvement.

Je caresse la tête d’Hélios avec douceur tandis que je cherche la moindre réaction dans le regard du châtain.

Voilà ce qu’il s’est réellement passé ce jour-là. Maintenant que tu as tous les éléments en ta possession, que tu peux même aller vérifier auprès des personnes citées si tu le désires, tu vas pouvoir fonder ta propre opinion, basée sur des faits réels, et pas sur des ressentiments destinés à te protéger de quelque chose que tu ne pourrais pas regarder en face. Au moins de cette façon, tu ne feras pas les mêmes erreurs que moi.



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Causalité du principe.
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