Compétition Scientifique #6 - Safari Pokémon
Potiron
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Sujet: Compétition Scientifique #6 - Safari Pokémon   Mar 11 Déc - 0:48
Compétition Scientifique
Rappel des règles
La nature, vous aimez ça, pas vrai ? La boue, la pluie, les insectes, les éboulements...Que de merveilleuses choses à découvrir ! C’est sans doute pour cela que vous avez tous choisis de devenir des Rangers Scientifiques, n’est-ce pas ?
Et bien, réjouissez-vous, car vous allez pouvoir participer au Safari Pokémon de vos rêves ! Pour cette nouvelle édition de la Compétition Scientifique, Janice Jauplin (avec le soutien ‘’enthousiaste’’ de Franklin Roseverte et celui, beaucoup plus sincère, de Percy Yade) a réussi à obtenir le soutien de la Mairie de Nuevo, afin de vous proposer une expérience inédite !

Une bonne semaine avant la date fatidique, tous les détails sont déjà réglés et il ne vous reste donc plus qu’à vous inscrire auprès de la référente Givrali. Le lieu retenu pour la Compétition, n’est autre que la Forêt d’Adala et s’étend même jusqu’aux premières hauteurs du Mont Skiddo. Dans le même temps, un ensemble de gradins a été installé non loin de la zone de départ (ainsi qu’une buvette et plusieurs stands à souvenirs...Charlie Hudson ne perd jamais le Nord) afin de permettre au public de suivre les (més)aventures de nos chers concurrents.
Les règles sont très simples: chaque participant se voit remettre un appareil photo dernière génération (interdiction de le démonter ou de le trafiquer, ils sont sous garanties !), ainsi qu’un brassard équipé d’une caméra GoPro. Cette dernière permettra au public de suivre vos pérégrinations, retransmises sur une multitude d’écrans dans la zone de départ.
Car oui, vous allez crapahuter un bon moment pour remplir votre mission : votre tâche sera de parcourir toute la zone de la Compétition, afin de prendre en photo le plus d’espèces de Pokémons différentes. Vos professeurs ont spécifiquement choisis le lieu pour sa grande biodiversité...mais aussi pour la présence d’espèces particulièrement difficiles à observer dans leur milieu naturel (quant à leur demander de rester immobiles…). Au terme de la période impartie, tous les participants seront rappelés au niveau de la zone de départ, afin de départager le nombre, la qualité et la variété des photos prises.
À vos marques, prêt...Partez !

Description du lieu

Délimitée par une série de fanions, la zone du Safari s’étend sur une portion non négligeable de la Forêt d’Adala. Épaisse et broussailleuse, vous devrez composer avec le manque de sentiers et de passages, durant vos investigations au coeur de ses multiples sous-bois, clairières et même quelques cours d’eau ruisselant depuis les hauteurs. En vous dirigeant vers l’est, vous pourrez même atteindre une série de pentes douces et de petites ouvertures dans les flancs du mont Skiddo.
Avec l'approche de l'hiver, la température a grandement diminué et des volutes de brouillard commencent à émaner des sous-bois. Pas de neige à l'horizon et le temps quelque peu grisâtre se maintiendra durant toute la durée de la Compétition.

La zone de départ, quant à elle, se trouve en lisière de la forêt et consiste en une succession de gradins, encadrant plusieurs estrades. Ces dernières sont toutes surmontées par les écrans qui permettront au public de ne pas perdre une miette du Safari. Les concurrents, rassemblés sous une arche installée pour l’occasion, n’attendent plus que le top départ pour s’élancer.

Précisions supplémentaires

• La compétition est à rédiger en un seul post. Vous posterez donc votre rp à la suite de ce message.
• Chaque participant peut se faire aider dans ses investigations par deux Pokemons maximum. À vous de bien choisir vos compagnons, pour maximiser vos chances de réussites !
• Vous devez présenter dans un rp d’au minimum 700 mots le Safari mené par  votre personnage et son/ses Pokemon(s).
• Après votre rp, vous devez ajouter et remplir ce petit formulaire :
Code:

1er Pokémon utilisé :
2nd Pokémon utilisé :
Points Recherche du 1er Pokémon utilisé :
Points Recherche du 2nd Pokémon utilisé :
Objets Bonus (et leurs effets) :
• Voici la liste des Pokemons dispersés dans la zone de Safari. Votre post devra inclure au moins deux Pokemons de cette liste  au minimum, mais il n’y a bien évidemment pas de limites au nombre de Pokemons que vous pourrez découvrir. Si vous voulez photographier d'autres espèces que celles proposées ici et que leur présence dans ce genre de lieu est logique, ne vous gênez pas !

Liste:
 

• Vous pouvez mentionner les actions des élèves participants au Safari en même temps que vous,  si vous le souhaitez mais vous ne pouvez pas interagir directement avec eux.
• Vous avez un mois et demi pour poster votre rp, c’est à dire que vous avez jusqu’au 01/02/19.
• Vous devez vous inscrire dans ce topic www avant de pouvoir poster.
•  Nouveauté de cette compétition, les élèves ne participant pas à la course peuvent poster dans le topic de la compétition comme simples spectateurs venus encourager leurs amis ou simplement pour regarder. De même, les adultes peuvent également poster en tant que spectateur. Simplement, le rp devra être mis en spoiler pour une question de lisibilité au moment des corrections.
Nico Anderson
Région d'origine : Alola - Ho'ohale
Âge : 14 yo
Niveau : 20
Jetons : 4
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Scientifique Mécano
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Sujet: Re: Compétition Scientifique #6 - Safari Pokémon   Dim 13 Jan - 0:28



call
- Allo ?
- Nico ? Tu vas bien ?
- Ca va, ça va. Et vous ?
- Tout se passe bien ici. Ta compétition ?
- C’est pour ça que je vous appelle père. Vous m’avez demandé de vous la raconter. Je me voyais mal vous envoyer un mail ou vous écrire une lettre. J’ai préféré appeler.
- Tu as bien fait.
- Vous êtes libre ? Je peux rappeler plus tard si jamais.
- Non, tu peux y aller, je t’écoute.

Nico soupire puis pose le téléphone sur son bureau, en mode haut-parleur. Peanut en profite pour sauter sur ses genoux, les doigts du petit blond se perdent alors dans les poils doux du chaton.

- Comme vous le savez, la compétition était un safari géant sur l’île d’Adala. Les informations ont été donnés une semaine à l’avance. Du coup, j’ai fait des recherches sur la zone dans laquelle nous allions devoir chercher et photographier les pokemons. J’ai chercher quels étaient les pokemons qui vivent dans cette zone et j’ai ensuite continué mes recherches sur ces pokemons là. Leurs habitats, habitudes, des conseils pour les approcher … Ce genre de choses quoi.
- Un excellent raisonnement. J’imagine que tu t’es également renseigné sur la prise de photo sur pokemons et sur le mouvement en photographie.
- Oui et non.
- Excuse moi ?
- Hmm, je prend des photos régulièrement, d’un peu tout donc j’avais cette base là. Mais j’ai quand même fait des recherches sur des styles de photographie différents. Et sur le mouvement aussi.
- Tu fais de la photographie ?
- Un peu. J’en parle pas vraiment.

C’est un hobby que Nico aime garder pour lui. Le gros appareil photo qu’il possède, dernière génération, est un cadeau qu’il s’est fait à lui même. Il n’aime pas exactement partager cette passion. Il préfère ses portraits volés, ses paysages et son style un peu différent. Il s’exprime comme ça quand il en a envie. Ça le sort des écrans tout en restant caché.

Nico n’aime pas être mit sur le devant de la scène.

- Je vois. Ensuite ?
- Je me suis aussi renseigné sur le modèle d’appareil que nous allions avoir, histoire de savoir comment il fonctionne et ce genre de détail. Je ne voulais pas perdre du temps avec le manuel d’instruction au moment du départ.
- Intelligent.
- Du coup voilà, ça c’était globalement ma préparation. Ah non ! J’ai aussi dû choisir qui m’accompagnerait. On avait le droit à deux pokemons pour nous aider.
- Oh, intéressant. Qui as-tu choisit ?

La réflexion avait été longue. À la base, Nico avait voulut choisir son Ptera mais comme il cachait l’existence du pokemon préhistorique à son père et qu’il savait que cette conversation aurait lieu, il avait préféré se passer de son allié ailé.

-  Jake et Diaz. Ah, pardon, Persian et Lépidonille.
- Tu persistes avec ces surnoms stupides …

Nico garde le silence, se maudissant intérieurement d’avoir laissé glisser les surnoms. Il sait bien pourtant, que son père préfère avoir une relation plus lointaine avec ses pokemons, les considérant comme des outils. Mais si à la base, c’est l’image qu’avait Nico, l’arrivée de Peanut dans sa vie avait tout fait changé.

- Enfin, pourquoi Persian et Lépidonille ?

Ravi que son père change de lui même le sujet, Nico reprend.

- Lépidonille est discrète et petite. Elle peut se faufiler n’importe où et passe inaperçue dans l’environnement forestier du safari. En plus, elle a sécrétion, qu’on a put utiliser pour marquer notre chemin, un peu comme un fil d’Ariane. Pour Persian … c’est simplement mon pokemon le plus puissant actuellement et même si la forêt est relativement pacifique, on sait jamais.
- Mieux vaut prévenir que guérir. C’est un bon raisonnement. Pourquoi ne pas avoir prit le Pikachu obtenu à ton passage de grade ?
- Pikachu ? Son type électrique. La majorité des pokemons en forêt sont de type plante ou insecte et le type électrique n’est pas à son avantage contre eux. Si j’avais eu un pokemon de type feu, je l’aurais probablement prit à la place de Ja-Persian.
- Je vois.

Le silence s’installe quelque peu.

- Du coup, l’épreuve en elle même c’est assez bien passée.
- J’espère que tu as prévu de développer un peu plus que ça.

Il sent presque le sourire dans la voix de son père. Nico lève les yeux au ciel. Bien sur que ça ne lui suffirait pas. Parfois son père était … épuisant. Et si différent de lui.

- J’imagine que je vais devoir.
- Tu imagines bien jeune homme.
- Il faisait assez beau le jour de la compétition. Un peu gris, mais rien d’atroce. Pas de pluie de prévu non plus mais il faisait froid. Je me suis habillé chaudement du coup. Un gros sweat, un jeans bien épais et une parka camouflage que j’ai acheté dans la semaine. J’avais qu’une veste rouge pétante sinon. Pas top pour la discrétion. J’ai mit des gants, écharpe, bref tout ça quoi.

Son père émet un léger son, pour lui faire signe de continuer. Nico reprend son souffle.

- Le lieu de départ était assez cool pour être honnête. La mairie de Nuevo a aidé et tout était diffusé. Il y avait des buvettes et des énormes écrans sur lesquels les images des GoPro étaient retransmises.
- Les GoPro ?
- Ah ouais, quand on a été récupéré les appareils photos, les organisateurs nous ont donné des GoPro pour que les spectateurs puissent suivre la compétition.
- Original.
- Une idée de Charlie Hudson. C’est l’adjoint du maire. Il a toujours des idées un peu extra.
- Amusant. Continue.
- Donc, on nous a équipé, j’ai sortit mes pokémons, testé l’appareil, et le départ a été sonné. C’était un moment un peu bizarre. Il y avait ceux qui savait exactement où aller et les gens un peu perdus.
- Tu n’étais pas stressé. Tu racontes ça avec un calme étonnant.
- Un peu. Pas trop. C’est ma première compétition, je suis un petit grade, les yeux ne sont pas rivés sur moi.

Ce que Nico ne dit pas, c’est que la compétition, il s’en fichait pas mal. Il y avait participé parce que son père l’avait vaguement forcé. Lui et Hortense. Enfin, tout ça pour dire, que globalement, la compétition avait juste été une énième obligation qu’il était plus facile d’exécuter plutôt que d’essayer d’y échapper.

- Très bien.

Son père est pas exactement convaincu. Tant pis.

- J’avais fait vaguement un itinéraire qui m’assurait de voir quelques pokémons. Je l’ai donc suivi. Mon idée était de m’enfoncer dans la forêt pour essayer d’y croiser quelques pokemons forestiers, puis de me rapprocher d’un court d’eau et de le remonter jusqu’au Mont Skiddo où je trouverais des cavernes et une zone moins verte. Ça couvre 90 % des environnements de la zone du safari.
- Pas moyen d’inclure les 10 % restants ?
- Pas vraiment. Les 10 % restants ça veut dire une clairière très spécifique et d’autres trucs du style. Des lieux précis, où certaines espèces se retrouvent régulièrement. J’imagine que des photos dans ces lieux valent plus de points mais je n’en suis pas vraiment sûr. J’ai préféré baser mon parcours sur la variété plutôt que de chercher un seul en particulier. Sans le barème de point, difficile de dire ce qui était le plus rentable. Le plus de pokemons ou des pokemons spécifiques, plus rares ?
- Et d’après l’intitulé de la compétition, tu en as déduit que le plus de pokemons, le meilleur.
- Exactement. Après, j’ai accordé un soin particulier à la qualité de mes photos. J’espère qu’une photo nette et bien centrée sera mieux noté qu’une photo flou.
- Sans aucun doute.

Content que son père approuve son raisonnement, Nico poursuit son récit.

- Je me suis donc enfoncé dans la forêt, dans une direction que j’avais étudié un peu plus en détail.
- Vous aviez le droit à une carte, une boussole ?
- Non, oui. Juste la boussole. Ça aussi, ça a fait partit de mes préparations. Enfin, rapidement, se repérer avec une boussole n’est pas très difficile.
- Bien différent de tes engins électroniques mais pas difficile pour le petit génie que tu es.
- Quelque chose comme ça.

Nico lève les yeux, son père ramène toujours tout à son quotient intellectuel plus élevé que la moyenne. Pour être franc, ça agace Nico au plus haut point. Ça n’est qu’un chiffre. S’il ne fait rien de ses capacités, s’il ne s’en sert pas, ça n’a aucune valeur et il ne sera pas meilleur que quelqu’un qui bosse à fond. Son père refuse de l’entendre.

- La forêt donc. Di-Lépidonille a prit la tête du cortège. Elle a cette manière bien à elle de se déplacer, en utilisant ses Sécrétions pour avancer en voltigeant. Elle m’a servit d’éclaireur du coup. Elle allait en avant et repérait les pokemons. Une fois les pokémons repérés, J-Persian m’indiquait le chemin à prendre pour éviter qu’ils nous repèrent à l’odeur pour que je puisse m’approcher le plus possible pour des photos de qualités.
- Qu’est ce que tu as pu prendre en photos ?
- Une famille de Capumain qui se disputait des baies dans une petite clairière, des Mystherbes endormis contre un grand chêne, dissimulés dernière un buisson et un énorme Desséliande .

Ce que Nico ne disait pas c’est que les Capumains avaient manqué de lui voler son appareil photo avant que Jake ne parviennent à leur faire peur et qu’au final, ils avaient partagés tous ensembles quelques baies, offrant à Nico des clichés exceptionnels de ce moment de partage.
Ce que Nico ne disait pas c’est que les Mystherbes étaient restés endormit tout le temps où Nico les prenait en photo et que son cœur avait fondu devant l’adorablité des petits pokemons, tous serrés les uns contre les autres.
Ce que Nico ne disait pas c’est que le Desséliande avait surgit devant lui, l’effrayant au possible et que Nico avait à peine une le réflexe de prendre un cliché de l’arbre maudit penché sur lui avant qu’il se disparaissent à nouveau dans la forêt.

- Tu m’enverras les clichés. Je suis curieux.
- Si tu veux. Il faudra attendre les résultats par contre. On recevra une clé USB avec nos clichés que ce jour là.
- Pas de soucis. Tu as réussis à rejoindre un court d’eau après ça ?
- Oui, sans trop de problème. J’avais qu’à suivre vers l’est, d’après les plans que j’ai étudié, je tomberais sur un court d’eau tôt ou tard. Et ça a bien été le cas.
- C’était pas trop angoissant ? De vagabonder dans une forêt inconnue, sans cartes et GPS ?
- Pas vraiment. Je me suis bien préparé et j’ai suivit mon plan à la lettre.
- Un sang froid remarquable. Je suis fier de toi.

Nico n’ose pas vraiment lui répondre que se balader en forêt est bien moins angoissant que de participer à tous les galas de charité et de machin truc bidule à ses yeux. Au moins, dans la forêt, il contrôle, il maîtrise et il y a personne.

- Merci.

C’est néanmoins rare que son père lui dise qu’il est fier. Nico savoure le compliment avant de reprendre.

- Le court d’eau donc. C’était plus un ruisseau qu’une rivière mais c’est suffisant. Je l’ai rejoint assez vite au final. C’est probablement la partie la plus intéressante de la forêt pour y trouver des pokemons. Ils viennent y boire, certains y vivent, bref, l’eau c’est essentiel, donc tous les pokemons y viennent, tôt ou tard.

Et il faut reconnaître qu’avoir simplement à suivre un court d’eau, ça demande beaucoup moins de réflexion que d’essayer de garder le cap vers l’est dans une forêt sans sentier aussi touffue que celle d’Adala.

- J’ai vu quelques Musteboués remonter le ruisseau mais j’ai pas réussit à prendre une belle photo. Le combo de l’eau et des pokemons en mouvement m’a pas vraiment réussit.

Il avait tout donné pourtant. Il avait même manqué de tomber dans le ruisseau. C’est la faute à Jake.

- À part les Musteboués, j’ai vu des Rondoudous, quelques Fouinettes et des Fouinards. Un Pijako aussi.

Il avait été insupportable ce Pijako d’ailleurs. Il l’avait suivit sur presque deux kilomètres, paillant très très fort et faisant donc fuir tous les autres pokemons. Au moins, il avait prit des clichés plutôt cool du pokemon.

- Comme prévu, je suis arrivé au bord du mont Skiddo. La forêt s’est éclaircie et je suis arrivé dans une zone un peu rocailleuse. Il y avait même des petites cavernes.
- Tu n’étais pas au courant ?
- Nope. C’était pas indiqué sur les plans.
- Tu y es allé ?
- Bien sur, c’était une bonne opportunité d’y croiser d’autres pokémons.
- Mais tu n’y étais pas aussi bien préparé.
- C’est sur, mais bon, j’avais une lampe torche et je me suis pas trop éloigné de la sortie. J’ai toujours gardé la lumière du jour en vue, donc ça allait.
- C’est bien. Tu as été prudent.

Nico émet un petit son pour acquiescer.

- J’avoue pas y être resté longtemps. Je suis tombé sur Onyx. Il avait pas l’air très content de me voir mais j’ai put prendre ma photo et repartir sans qu’il m’attaque donc j’imagine que ça s’est bien passé.
- Nico …
- J’ai rien eu. Et j’ai pas traîné. En plus, le temps limite approchait, donc j’ai dû retourner au point de départ.
- Comment tu t’es débrouillé.
- J’ai suivit les sécrétions de D-Lépidonille. Mon fil d’Ariane.
- Et il a résisté ? Aussi longtemps ? Ça se dissout rapidement normalement.
- Ça dépend. Si le pokemon a dans l’idée de le faire tenir, ça peut se conserver un peu plus longtemps.
- Tu as une bonne maîtrise de tes pokemons, c’est bien.
- Comme tu m’as apprit. Toujours tirer le maximum de nos options.

Son père laisse échapper un léger rire. Il semble satisfait.

- Ravi de savoir qu'il t'arrive de m'écouter.

Nico ne relève pas la pique

- Du coup, j’ai pas eu soucis sur le chemin du retour. J’ai pu prendre quelques photos de plus. Des nouveaux Mustéboués flous et un Simularbre. Le reste c’est classique. J’ai rendu mon matos, j’ai but le soda offert par la mairie et je suis rentré à l’école.
- L’expérience t’a plu ? Tu ne semblais pas très enthousiaste à la base.
- Ça va, ça aurait pu être pire j’imagine.

En vrai, ça lui avait un peu plus. Passer du temps en forêt était pas si terrible même s’il faudrait attendre sa mort pour qu’il le reconnaisse.

- Très bien.
- Voilà du coup …
- Tu veux parler à ta sœur ? À ta mère ?
- Vous pouvez leur passer mon bonsoir ? Je suis un peu fatigué et j’ai encore beaucoup de devoir devant moi.

Mensonge. Il voulait juste arrêter de parler, s’enfoncer sous sa couette. Arrêter de penser aux Andersons et à ce qu’ils représentaient. Arrêter de penser à tout ça.

- Pas de problèmes. Je leur transmettrai.
- Merci.
- Je te souhaite une bonne soirée, fils.
- Bonne soirée, père …



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Lise L. De l'Élysée
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Sujet: Re: Compétition Scientifique #6 - Safari Pokémon   Lun 28 Jan - 1:27
L’aventure. Aujourd’hui, Lise allait partir à l’aventure et braver les dangers sous les yeux de milliers de spectateurs ! Elle allait montrer à tous l’étendu de sa motivation et de son courage, car être princesse d’un royaume n’est pas une maigre affaire. C’est dangereux ? J’en suis ! Bien évidemment, pour l’accompagner, quoi de mieux que le plus performant, le plus endurant, le plus minutieux, le meilleur des appareils photo ? Certes, il y en a des milliers qui me ressemblent, mais le meilleur, c’est incontestablement moi. Mon merveilleux objectif a une longue focale, cent-cinquante à six cents millimètres, parfait pour capturer à distance les plus craintifs des Pokemons, ainsi qu’une ouverture pouvant aller jusqu’au cinq point six, idéal pour les zones les plus ombragés de la forêt. Mon mode automatique permet même aux plus incultes des novices de prendre des photos dignes d’être exposées aux galeries Larveyette. Incroyablement facile de prise en main, je peux réaliser une mise au point à une vitesse folle. Ma batterie à la pointe de la technologie assure une autonomie de septante-deux heures. Une carte ? Pour quoi faire ? Désormais, plus rien n’est stocké dans une vulgaire carte, comment s’appellent ces choses déjà, rappelez-le-moi ? Oh, High-Definition-Multimedia-Interface ? Quel nom de barbare ! Désormais, tout est envoyé directement par réseau satellite à votre point de sauvegarde le plus proche, si ça ce n’est pas magique ! Enfin, les matériaux utilisés à ma fabrication ont été sélectionnés avec minutie de manière que mon poids puisse même être soulevé par un bambin d’une semaine. Et c’est sans parler de mon excellente ergonomie. Rien à voir avec ces tas de ferrailles dans lesquels il faut encore rajouter un petit rouleau noir. Pfeuh, des antiquités ! Si has-been. Hein, quoi, on ose se plaindre ? F*erme-là ! Ta place est dans un musée ! Bref, revenons à nos affaires. Où en étions-nous ? Oh, mais voilà que le départ est lancé ! Pas de temps à perdre ! Passons à l’action !

Tu sais, Lise, pour être une bonne photographe, il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton, même si en soi, étant donné ma perfection, cela pourrait suffire. Mais d’après les grands photographes, il faut connaître son environnement ! Par exemple, ici, tu t’enfonces dans une zone sombre où tes photos seront alors d’une qualité moindre. Enfin, si c’était vulgaire appareil photo que tu utiliserais, bien sûr, mais avec moi, tout se passera évidemment très bien. Tout est dans la manière.
Comment ça, tu vois un Nidorking ? Berk, t’es sûre que tu veux prendre cette chose en photo ? Certaine ? Il est tout gros tout moche et il a l’air pas très gentil ! Non, mais ce n’est pas que j’en ai pas envie tu sais, c’est juste qu-… Non, non, mais ne m’insulte pas voyons ! Regarde, une Fermite ! Je m’en charge ! Tu trouves que ce n’est pas mignon ? Mais où est le problème voyons ! Regarde, le cliché est parfait ! Rooh, mais arrête de te plaindre. Par ici ! Regarde, je crois qu’il y a quelque chose. Arf, mais avance plus discrètement voyons, regarde, tu l’as fait fuir ! Si si, je te jure que tu viens de faire fuir un Pokemon. Comment ça tu t’en fiches ? C’est important ! Très bien, avançons dans la forêt. Pas de temps à perdre ! Que je sois plus docile ? Ok, ok, c’est d’accord ! Mais tu sais, les Mystherbes c’est assez ennuyeux à capturer. Mais, attends, mais- Oui, tu as raisons, je dois bien être capable de faire ça étant donné que je suis parfait. Mais oui, regarde ! Comment ça c’est flou ? C’est ton Psystigri, là, qui l’a intimidé avec ses gros yeux ! Ouais, d’accord, c’est de ma faute. Mais c’est pour le côté artistique. Et puis, c’est tes mains qui tremblent trop ! Tu ne sais pas tenir un simple appareil photo ? Mais que tu es stupide. Qu’on arrête de se disputer ? Mais ce n’est pas de ma faute ! Pff… Oh, mais un nid de Dardagnan, je sais où on peut en trouver ! C’est par là ! Non, pas cette direction, retourne-toi ! Mais arrête toi bon sang de bon soir !

Franchement, Lise, je trouve que tu ne coopères pas très bien. Tu devrais plus m’écouter et peut-être aurais-tu pu prendre quelques clichés potables. Ce Rattata ? Mais tu vois bien tu l’as mal cadré ! Comment ça, c’est de ma faute ? Comme oses-tu porter de telles accusation à mon égard ? Je suis vexé. Bravo, future princesse, tu m’as vexé ! T’excuser ne servira à rien. … Tu veux que je sois heureux ? Oh, ces applaudissements sont pour moi ? Tu m’en vois honoré, finalement je t’aime bien, gamine. Coopérons, allons-y. Ouais, taïaut ! En avant !

Tu sais, j’aime beaucoup photographier dans les endroits plus lumineux. Par exemple, cette clairière. Hein, tu ne la vois pas ? Non, mais par ici ! Oui, c’est ça ! Non, non, je te jure qu’on n’est pas perdu. Oh, regarde, une Fermite ! Mais si, je te jure que c’est mignon les Fermites ! Regarde, je m’en charge. Et hop, cible verrouillée, canon chargé, bim ! Voici un cliché digne des plus grands artistes ! Cette bestiole ne savait pas à qui il avait à faire hahaha ! Mais oui, sinon tu pourrais aller vers la clairière, il y a même un petit étang ! Comment je le sais ? Et bien… Attention ! Un Pokémon ! Oh, zut, tu l’as fait fuir. Comment ça c’est à cause du bruit que je fais ? Impossible, je suis le meilleur des plus silencieux des appareils photos ! Et tout est dans la manière bien sûr. Même si j’ai effectivement certaines prédispositions. Allez, en avant ! Oh, regarde, ce Baudrive ! Aaaaargh, mais ne le mitraille pas ! Maintenant je vais avoir plein de boulot, bravo ! Moi ? Flemmard ? Mais qu’est-ce que tu racontes, c’est toi la folle qui veut prendre trente-six clichés en deux secondes ! Tu réalises le travail que ça me fait ! Oulala, je vais transpirer ! Attention ! Des ningales… Je hais ces types. Toujours à creuser des trous là où il ne le faut pas. Hein ? Des expériences personnelles ? Aucun bien sûr, mais ils creusent des trous et c’est dur de prendre de jolies photos dans des trous. Mais pas pour moi, bien sûr parce que je suis parfait ! Tu t’excuses pour avoir douté de moi ? Oh, merci c’est gentil. Non, pas de problème ! Mais que tu es gentille ! Tiens, rien que pout te remercier je vais t’aider pour ce cliché. Et zioooou ! Hop, as-tu déjà vu un meilleur zoom que celui-là ? Et hop ! Un magnifique Fermite ! … Attends deux secondes, mais tu as bougé ! Il est flou ! Un Fermite c’est bien plus joli que ça ! Non, ce n’est pas moi, c’est toi qui as tremblé des mains ! Arrête de boire autant de café ! C’est autant mauvais pour toi que pour moi ! Comment ça tu n’en bois pas ? C’est un mensonge, je le sais ! Ce n’est pas de ma faute, c’est juste toi qui dois mieux connaître ton environnement. Par exemple, là, tu vas glisser ! Attention ! Eh, ne me lâche p-…

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Bzzz. Bzzz. Oups. Oh zut alors. Lise venait de faire tomber son appareil photo. Elle et Lily se jetèrent un regard. Allait-il toujours marcher ? Lentement, elle le retourna. Fiou, à première vue, rien ne s’était cassé. Par contre, il était plein de boue. Ugh, désolée petit appareil, elle l’avait sali. Ce n’était pas digne d’une princesse. Mais elle allait le nettoyer n’est-ce pas ? Mais avec quoi ? Elle fouilla dans son sac et sortit un petit paquet de mouchoir. Après quelques minutes, la machine ressemblait de nouveau à quelque chose, cependant il semblait refuser de s’allumer. Mh… Comment était-elle censée se comporter avec ce genre d’appareil ? Lily, tu le sais toi ? La Psystigri secoua la tête. Très bien. Elle le secoua gentiment. Elle rappuya sur le bouton pour l’allumer. Toujours rien. Mince, que c’était ballot ! Tout ça à cause d’un terrain un peu glissant. Pff, il fallait qu’elle essaie de réfléchir. Comment une princesse réagirait ? Oh, et puis zut, elle le secoua à nouveau. Toujours rien. Pff, la vie était injuste. Elle était nulle avec ce genre d’appareil ! Et en plus elle ne l’avait même pas laissé tomber super fort ! Il avait juste… Effleuré gentiment le sol. N’est-ce pas Lily ? Psyyyyy. Bah oui, c’était vrai ! C’est boudeuse qu’elle rebroussa le chemin pour retourner au point de départ. De toute manière elle avait réussi à prendre quelques clichés. Et sérieusement, qui trouvait amusant de jouer les exploratrices dans une forêt aussi humide ? Elle pensait que cela allait être une reporteuse c’était cool, maintenant elle savait que ce n’était pas le cas. Son appareil n’avait pas arrêté de faire des siennes, le sol était boueux, elle avait froid, elle était fatiguée, et les Pokémons n’arrêtaient pas de fuir ! Il y avait que les Fermites qui se laissaient prendre en photo ! Ces gros monstres métalliques tout moche. Toutes les autres étaient floues ! Elle n’avait même pas vu une seule espèce qui aurait pu être considérée « mignonne ». C’était bien la dernière fois qu’elle participait à une activité de la plèbe comme celui-ci !
Le meilleur, c’est incontestablement moi !



HRP
1er Pokémon utilisé : Lily, Psystigri (quoique inutile)
2nd Pokémon utilisé : X
Points Recherche du 1er Pokémon utilisé : 0
Points Recherche du 2nd Pokémon utilisé : X
Objets Bonus (et leurs effets) : X
Salomé Cobal
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Âge : 15 ans
Niveau : 56
Jetons : 22306
Points d'Expériences : 1780
Pokeathlète Médecin
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Sujet: Re: Compétition Scientifique #6 - Safari Pokémon   Sam 2 Fév - 1:20
Plus de tonalité.
Entre la brume, Salomé errait. Le cœur lourd, l'esprit absent, son iPok encore allumé dans une main tandis que l'autre tenait de manière hésitante l'appareil photo, prêt à se déclencher et à saisir l'instant présent à tout jamais.
Il n' avait que les bruissements d'ailes d'Algernon au-dessus de sa tête et les flammes intrépides de Django pour l'éclairer.
Mais cela ne suffisait pas.
Elle passa la lanière de l'appareil autour de son cou, profitant de sa main libre pour la passer entre ses cheveux qui avait trop poussé depuis. Et son regard se déportait encore vers l'iPok, désormais en veille, n'ayant cure de cette caméra au poignet qui retransmettait ses mouvements. Le pauvre public n'aurait rien à se mettre sous la dent avec elle, si ce n'est ses hésitations et son attente qui se prolongeait tandis que tout n'était qu'effervescence autour d'elle.
Entre les feuilles qui s'élevaient, les candidats qui se pressaient et les buissons qui se mouvaient. Du mouvement partout, du mouvement tout le temps.
Et Salomé obstinée, belle dans son attente, éclatante face à son iPok.

La forêt l'entourait et l'enlaçait de son ombre protectrice. Et terrifiante alors qu'elle se rendait peu à peu compte de la triste vérité. L'iPok restait silencieux, et avec lui les bribes de conversations de Sheeana qui se répétaient en écho dans son esprit.
Elle n'avait toujours pas fait un pas.
Il n'y avait pas de réseau ici.

— Merde. Merde !

Le chromatique se retourna, comme interpellé par la douleur éteinte de sa dresseuse et ses secrets inavoués. Lui aussi attendait tandis que le Picassaut interrompit son vol circulaire, se posant sur l'épaule gauche de sa dresseuse dont le regard allait de l'un à l'autre.
Chayana aurait compris, elle.

— C'est Granny...

Elle pointait du doigt le téléphone, sans réussir à formuler la suite. Car il n'y avait rien d'autre à formuler si ce n'est à attendre que ces maudites barres daignent pointer le bout de leur nez. D'un bond, le type Feu se saisit de l'iPok, le gardant dans sa gueule comme un trésor nouveau, retombant au sol avant de faire quelques pas et de se retourner vers une Salomé toujours aussi inerte, toujours en proie à son propre brouillard et aveuglée par ses ténèbres.
Mais même hurler, elle n'en avait pas la force.

Elle laissait là les nouvelles de son arrière-grand-mère, sous les crocs du premier œuf qui lui avait été confié il y a plus d'un an et demi.
La compétition n'existait plus.
La compétition n'existait pas.
Il n'y avait qu'une forêt de brume dans laquelle elle se perdait, se guidant à l'aide des flammes bleutées de son Pokemon qui attendait à son tour. Un mouvement d'aile la fit sursauter, la douceur des plumes d'Algernon la surprirent mais la forêt était toujours là, et avec elle ses arbres immenses et plus terrifiants que jamais, ses bruits incertains et obscurcis, ses odeurs boisées imprégnées de l'hiver qui n'en finissait pas.

— Il faut sortir de là.


Elle s'attendait à rencontrer les fanions balisant le terrain, elle s'attendait à les voir surgir subitement dans son dos mais il n'y avait rien que la brume n'avait su dévorer. Alors elle fit un pas, hésitant et vacillant d'abord, se repérant aux seules flammes de Django qui brillaient plus fort que toutes les lampes du monde. Elle ne voyait plus que cela, éblouie par cette lumière bleutée qui lui faisait cligner les paupières parfois, lui soulevait le cœur souvent. Elle sentait la terre immonde sous ses chaussures de randonnée, son manteau se faisait plus lourd à chaque nouveau pas mais elle continuait entre les fourrées, sur un chemin que Django paraissait seul à voir tandis que la brume grignotait la croisée des chemins qu'elle fuyait. Et les fanions qu'elle ne voyait plus.

Elle accéléra le rythme, sursautant face au moindre son suspect. Entre branches qui craquaient, vent qui murmurait et nature qui s'ébrouait, elle n'en finissait pas de relever la tête, quelque peu paniquée, tandis que le regard de Django tentait de l'apaiser.
Il n'avait pas peur, lui.
Ni Algernon.
C'était à se demander comment ils faisaient.
La rousse ne voyait que les ombres qui cinglaient le sentier. Il n'y avait plus que les feuilles qui se déplaçaient en une sinistre danse et l'inconnu qui se préparait à sourdre au moindre faux mouvement, hors de la terre, droit sur elle. Il n'y avait plus que ce jour biaisé qui ressemblait à une nuit éternelle. Sa nuit à elle, relayée par la seule lumière diaphane de l'iPok qui s'allumait et s'éteignait par intermittence, réagissant aux crocs de Django qui le manipulait avec le plus grand soin, malgré l'écran qui glissait sous sa bave.

Il y eut un mouvement sur sa droite.
Furtif mais suffisamment lourd pour que la rousse le remarque et sursaute. Encore.

— Vous avez entendu ?

Les deux firent non sans se concerter, déjà prêts à avancer. Mais Salomé n'en faisait qu'à sa tête. Salomé créait son propre chemin et celui-ci signifiait tourner à droite, là maintenant, et partir en quête de la chose nouvelle qui venait d'attirer son attention, et ce malgré les légers grognements désapprobateurs du type Feu qui n'eut d'autre choix que de se plier au caprice de sa dresseuse, à sa folie nouvelle qu'elle était seule à percevoir.

Elle se tourna vers le buisson qui paraissait bouger à chaque nouveau clignement d'yeux de la jeune fille. L'appareil photo pendait toujours autour de son cou et ses mains toutes libérées désormais, elle l'attrapa, le tendant devant elle, prête à faire feu comme si elle tenait en mains une arme véritable. Le buisson sursauta alors. Légèrement. Bien ancrée dans ses appuis au sol, la rousse appuya sur le déclencheur, mitraillant le buisson désormais immobile, comme à l'arrêt, avant de finalement apercevoir une touche d'herbe qui se dégageait de cette cachette merveilleuse en forêt. D'un geste, un seul, elle intima le silence à ses Pokemon qui l'accompagnaient, Django désormais occupé à tourner autour du fameux buisson qui les intriguait tous, y compris Algernon qui avait quitté son perchoir pour tournoyer tout autour de la masse touffue et fournie de feuilles et de branchages. Une plume glissa hors de son duvet, se ramassant sur l'herbe qui n'avait pas sa place ici. Et qui éternua de plus profond de son âme, faisant se soulever un Mystherbe autrefois bien caché mais désormais révélé sous la lumière du flash impressionnant de l'appareil, Salomé n'avait pas cessé d'appuyer sur le déclencheur.
Il y en aurait au moins une de bonne dans le tas.
Et le Mystherbe aveuglé qui s'en était retourné à son antre de frondaisons naturelles, loin de l’œil humain et celui technologique qui l'avait à tout jamais immortalisé.

— Je l'avais dit.

Les deux autres gardèrent le silence, s'éloignant déjà du buisson pour retourner sur cette route de brume et de brouillard qui rendait plus hésitant chacun de leurs pas. Le hasard continuait de les guider, avec le Feurisson en fer de lance qui s'arrêtait parfois pour humer l'air et changer brusquement de direction, obéissant à un instinct qui lui était propre.

Salomé a du mal à suivre derrière.
Perdue entre ces murs, perdue dans ce jardin, la voilà qui s'essouffle presque après trois pas. Le poids de l'appareil lui pèse et surtout celui de l'incertitude lui soulève le cœur. Elle n'a d'yeux que pour l'iPok éteint, en veille, elle n'a d’yeux que pour lui et croise le regard bleuté de Django le temps d'une fraction de seconde.

— Fais attention Django. Sheeana pourrait appeler. Elle pourrait dire que Granny est... Que Granny est...

Mais elle ne parvient pas à finir sa phrase et se repose sous un arbre, s'appuyant contre son tronc, lui fier et solide, contrairement à elle qui manque de craquer à tout moment, déjà craquelée de toutes parts. Tout cela à cause d'une conversartion qu'elle n'avait pas pu finir, en suspens depuis trop longtemps déjà. Elle veut vérifier l'heure mais se souvient que même ça lui est interdit, voyant l'iPok dans la gueule de Django, l'iPok qui la nargue presque. Elle laisse sa tête s'atteler contre l'arbre, n'ayant cure des insectes à proximité, laissant juste l'écorce sèche et épaisse fléchir contre sa peau.

Elle entendait déjà toutes ces voix féminines retentirent.
Parce que...
Ces hurlements qui lui transperçaient les tympans qui paraissaient surgir du plus profond de l'écorce.
Parce que Granny...
Le silence des hommes en contraste, et son silence à elle, sans savoir si elle était réellement là ou non, si elle était toujours une enfant ou une adulte.
Parce que Granny est...
Le murmure du vent portait tous ces timbres qu'elle était seule à entendre. La forêt entière mugissait, les arbres éclataient et voilà Salomé qui redressait la tête, ouvrant un œil puis un autre, s'attendant presque à voir un visage familier.
Mais il n'y avait que les plumes noires et blanches d'Algernon qui se reflétaient sur sa rétine.
Parce que Granny est.

Elle se laissa couler le long du tronc. Droite et fine, elle enlaçait presque l'arbre insensible à sa tendresse. Les sens aux aguets, la lanière de l'appareil lui mordant le cou et ses paumes meurtris et griffés par le froid de l'hiver.

Creuser un trou pour y enfouir cette peine qui la consumait.
Désespérément simple avec les griffes de Django. Y enterrer tourments et chagrin, en un instant. Au lieu de cela, elle se reposait dans son manteau anthracite, adossée contre le même arbre contre lequel elle s'était surprise à rêver en plein jour. Les rêves étaient encore loin, tout comme la fin de sa phrase qui la hantait et se retournait dans son esprit, sans réussir à l'achever.

Le temps la fuyait et avec, ses certitudes qui s'ébranlaient.
Entre la brume et le chagrin, il n'y avait plus rien à voir, plus rien à faire. Et attendre ne faisait que prolonger son supplice qui n'avait que trop duré.
Mais il n'y avait pas de trou à ses pieds.
Et il n'y en aurait jamais, jamais d'assez grand, jamais d'assez profond pour toutes les fleurs qui poussaient le long de son cœur et appuyaient contre sa poitrine.
Jamais rien pour empêcher Granny de.

— C'est bon.

C'était à elle d'imposer son rythme. À elle de poursuivre ce périple en milieu hostile. Et non plus à Django, simple porteur d'une vérité entre ses crocs, ou Algernon, élan de douceur et de tendresse au milieu des bancs de brume.
Il n'y avait pas de murs pour la retenir ; juste des fanions invisibles mais colorés. Elle se détacha de l'arbre, non sans avoir inspiré profondément avant de le quitter et de s'élancer, droit vers l'inconnu, s'enfonçant un peu plus dans ces méandres de ténèbres et d'éternité.
Elle n'était pas seule ; elle se le rappelait à chaque fois que son regard errait au sol ou dans les airs, rencontrant la fourrure du Feurisson ou les plumes du Picassaut.
Elle n'était pas seule et n'avait pas à agir comme tel.
Il y avait de la vie tout autour d'elle ; de la vie qui bruissait devant elle, de la vie jusqu'à l'horizon, de la vie jusqu'à lui en brûler les prunelles.

La brume paraissait se dissiper. Sous ses jambes déjà, le brouillard était moins épais, lui permettant d'enfin discerner où elle mettait les pieds. L'obscurité refluait et avec elle la peur qui enserrait son cœur. Elle continuait d'arpenter ce brouillard, son brouillard, se guidant le long des arbres flétris qui l'observaient passer en silence. Parfois, un craquement de branche se rappelait à elle, souvent l'écho de ses pas paraissait s'imprimer le long de la terre. Les murmures se taisaient, et avec eux les cris qu'elle avait cru entendre un peu plus tôt, ces mêmes voix féminines qui s'éloignaient pour ne laisser qu'un silence dans lequel il faisait bon s'enfoncer, c'était là son armure à elle. Contre le froid, contre la peur, contre l'inconnu et contre l'attente. Il n'y avait plus que le silence pour la bercer, et les grognements de Django parfois, lui toujours aussi pointilleux et marchant aux côtés de sa dresseuse qui avait presque oublié l'appareil photo et la compétition.
Mais elle n'oubliait pas l'iPok, ça non.

Puis il y eut l'ombre au-dessus de sa tête.
La silhouette s'allongeait et cinglait l'air, tournoyant comme Algernon mais au-dessus d'eux tous. La rousse leva les yeux pour apercevoir un Brutalibré visiblement amoureux des sports extrêmes aériens, lui paraissant être un deltaplane vivant, tentant tant bien que mal d'amorcer un atterrissage à proximité du trio.
Un peu trop près, peut-être.
Le voilà qui piquait sur Django, serres en avant et déjà ouverts, prêts à se saisir de l'iPok qui paraissait briller sous les fins rayons du soleil crevant ici et là la nappe de brouillard.
Salomé n'eut pas le temps de dire un mot que voilà l'appareil entre les pattes tandis qu'il reprenait peu à peu de la vitesse, Django sur ses talons et Algernon à l'arrêt.
Et Salomé qui voyait son cri mourir sur ses lèvres, comprenant que hurler serait plus qu'inutile. Elle serra les poings, ne comprenant pas pourquoi le sort s'acharnait sur elle aujourd'hui.
Sans réseau et sans iPok, maintenant.
Elle n'avait pas la force de courir après lui. Elle tourna la tête, observant le chemin déjà parcouru encore sinué de brouillard tandis que celui qui s'offrait à elle était dégagé par endroits. Au loin brillaient les flammes bleutées du Feurisson, phare timide en plein jour mais suffisant pour la demoiselle qui hésitait toujours autant.
Ce fut finalement un pincement du Picassaut qui la décida. Elle porta ses doigts à sa joue pour calmer la douleur fugace et marcha à son tour dans les pas du type Feu et du Brutalibré par la même occasion. Un poing toujours serré et une paume contre sa peau qui avait rougi sous le bec de son starter, elle ne faisait plus attention au paysage qui s'offrait à elle.
Elle en avait plus qu'assez des forêts et des arbres ; pourquoi fallait-il toujours qu'elle se perde dans des contrées boisées plutôt que dans un environnement nouveau ? Mais il fallait que chaque forêt soit différente, de manière à la perdre un peu plus et l'empêcher de s'y retrouver. Elle chassa là cette pensée, plissant les paupières pour discerner au loin la lueur familière du chromatique. Lumière vacillante mais immobile désormais. La rousse accéléra le pas, évitant racines et branches basses prêtes à tout pour la faire trébucher et l'empêcher de se relever.

Django l'attendait ; l'iPok entre entre ses griffes. Salomé n'eut que le temps de lever la tête pour voir le Brutalibré s'envoler sauvagement, suscitant davantage de curiosité chez le Picassaut qui sautilla depuis l'épaule de sa dresseuse pour atterrir sur l'appareil photo, de tout son poids sur le déclencheur et faire retentir le traditionnel clic si familière à la rousse lors de son shooting improvisé de Mystherbe.
Ce serait flou.
Ce serait avant-garde.
Ce serait mal cadré.
Ce serait contemporain.
Du Algernon tout craché.

Salomé ne s'inquiétait pas du cliché, loin de là. Elle se baissa pour ramasser l'iPok. Il était couvert de bave de Feurisson et le protège-écran avait tenté tant bien que mal de le protéger des crocs du type Feu, sans oublier la coque désormais rayée et griffée suite à son séjour entre les serres du double-type.
Mais il s'allumait encore.
C'était là l'essentiel.
Pour découvrir que le réseau manquait toujours à l'appel.
Cela ne servait à rien de jurer. Cela ne servait à rien de s'énerver. Juste se calmer et prendre de la hauteur. Ou mieux, sortir de cette maudite forêt, quitter cette compétition qui avait été une mauvaise idée et qui l'entravait plus qu'autre chose.
Alors elle tourna le dos à l'étendue boisée, souhaitant s'en extraire au plus vite. Elle ignorait où ses pas la porteraient, cela ne changerait pas de d'habitude ou du début de ses pérégrinations, se contenter de simplement avancer. Et avec un cœur aussi lourd que le sien, c'était déjà plus que beaucoup.
Le vent sifflait le long de ses oreilles, les lui glaçant par la même occasion. Les arbres nus se faisaient plus rare tandis que tout devenait vallonné et escarpé, rendant la ballade plus compliquée. Et l'appareil photo commençait à lui peser autour du cou ; comme elle aurait aimé pouvoir se reposer sur la croupe de Chayana et ne plus avoir à piétiner. Mais elle n'avait pas cru bon de s'entourer de la Macronium, préférant d'autres à sa place, et voilà que ses jambes le payaient désormais.
La douleur était minime comparé à celle qu'elle appréhendait et qui lui saignait le cœur un peu plus à chaque instant.

Les contours du mont Skiddo s'offraient à elle. Ses flancs qu'elle se refusait à arpenter mais qu'elle approchait un peu plus à chaque seconde, l'iPok tendu vers le ciel, guettant l'écran et rien que celui-ci. Elle ne pouvait qu'imaginer les appels en absence de Sheeana, et peut-être la multitude de messages qu'elle lui avait laissée. Avait-on idée de se lancer dans une compétition dans un moment pareil ? Avait-on idée d'abandonner son arrière-grand-mère pour se perdre à travers bois ? Elle se força à reprendre son souffle, le bras toujours en l'air, plus stupide que jamais, ne se souciant guère du rendu qu'elle aurait à l'écran géant.
Il n'y avait rien pour la consoler dans cette prison à ciel ouvert.
Et puis finalement.
Elle le vit.
Les vit.
Le vide s'éloignait de son téléphone, les barres de réseau fleurissaient tels des champignons qui ne demandaient qu'à s'épanouir.
Une première, timide et fragile.
Salomé resta immobile, craignant de la perdre et de la voir disparaître, comme au tout début de sa compétition, comme lors de son appel avec Sheeana.
Une seconde, instable et farouche.
Elle venait et repartait selon les jurons de la rousse qui n'en finissait pas de cligner des paupières pour voir la belle apparaître puis disparaître, tel un tour de magie millimétré qui avait le don de l'énerver un peu plus à chaque seconde.
Une notification s'afficha. Puis une seconde. Et une troisième. Toutes des appels passés de Sheeana. Toutes des tentatives pour la tenir au courant de la santé de Granny, aussi évanescente que ce maudit réseau qui lui filait entre les doigts.
L'iPok vibrait, signalant l'élan de vie qui l'emportait et avec lui ces innombrables appels venant du passé. Une fois. Deux fois. Trois fois. C'était une patate chaude qui manquait de lui échapper des mains.
Le numéro de Sheeana sous les doigts depuis son historique, voilà l'appel qui se lançait. La sonnerie s'éternisait à ses oreilles, la tonalité continuait de siffler dans ses tympans et son cœur faillit défaillir tandis que la voix pressée de la gitane et amie lui répondit, crachant son prénom à l'autre bout du fil.
Puis plus rien.
Plus que le silence qui se faisait.
Salomé éloigna l'iPok de son oreille, se préparant à croiser du regard les barres vides, se préparant à s'éloigner à nouveau pour repartir en quête d'un soupçon de tonalité.
Mais l'animal vibra une dernière fois sous sa paume avant de retourner à l'obscurité, emportant avec lui le peu de batterie qui lui restait.
Eteint.

HRP:
 

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