Legends are made from the fire | ft Aria
Matsuo Kyokai
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Sujet: Legends are made from the fire | ft Aria   Lun 11 Fév - 17:41


legends are made from the fire
Ariania Blue & MATSUO KYOKAI


Date : Février 2019

Je termine de noter les derniers conseils que nous lance Prince sur la méthode Amlish Pokemon, et balance mes affaires avec empressement dans mon sac.
Pas que ce ne soit pas un cours intéressant, mais on travaille dessus depuis pratiquement un mois à chaque cours de sauvetage pokemon, et là je commence à en avoir un peu marre.
Même mes partenaires ne veulent plus jouer aux cobayes, et je ne peux pas leur en vouloir. Certains de mes camarades de classe ne sont pas ce que l’on peut qualifier de délicats, et j’ai du empêcher  plusieurs fois Tod de les électrocuter. Tout particulièrement le dernier qui avait tenté de lui faire l’exercice.

C’est mon dernier cours de la journée, et il me reste tout l’après-midi pour aller me détendre, ou peut être m’avancer dans mes cours, je ne sais pas encore.
Je passe rapidement à la cafeteria pour prendre de quoi me remplir l’estomac à emporter. J’ai besoin de calme, et je dois passer voir Nuts et Little qui ont préféré rester dans le dortoir.

J’arrive dans ma chambre, et je pose mon sac de cours sur mon lit, en saluant Nuts qui somnole dans son panier. Little n’est pas dans la pièce, mais je ne m’inquiète pas pour lui. Il a l’habitude de se balader où bon lui semble à l’intérieur du dortoir Noctali.
Par flemme, Nuts ouvre un œil et ne bouge pas, préférant retourner à sa sieste.

- Bon puisque nous ne sommes pas désirés par ici, allons manger. Tod tu viens avec nous ? je demande à mon pokemon électrique.

Je ne pose pas la question à Pix, puisqu’il ne me quitte que très rarement, et c’est souvent en fin d’après-midi. Il disparait pendant une heure, rarement plus de deux et rentre. Je n’ai jamais su pourquoi d’ailleurs.
Tod semble réfléchir à la question, mais quand je le vois s’effondrer sur mon lit, j’en conclus que, non il ne vient pas avec nous.

- Comme vous voulez bande de flemmards. A plus tard !

Je ne m’attarde pas dans le dortoir et prend le chemin de la cafétéria. Je croise sur le chemin, un jeune ranger qui a besoin d’aide pour un de nos cours. Alors pour gagner du temps, je lui propose de m’accompagner chercher à manger et d’aller s’installer à la bibliothèque pour que je puisse répondre à ses questions.
Je lui ai pourtant dit que je ne suis peut-être pas le plus qualifié pour l’aider, je pense notamment à Cael, mais il semble vouloir absolument que ce soit moi.


On passe un certain temps à la bibliothèque, et j’apprécie de tuteurer un élève plus jeune. On est bien parti pour passer notre après-midi ensemble quand je reçois un appel sur mon ipok.
Je ne reconnais pas le numéro, et je m’excuse auprès du jeune avant de me lever pour aller répondre hors de la bibliothèque.
Pix trottine derrière moi, me suivant comme mon ombre.

- Allo ?

- Bonjour, je cherche à joindre Kyokai, répond une voix féminine à l’autre bout que je ne reconnais pas.

- C’est moi, et vous êtes ?

- Ah, c’est un petit peu compliqué. On ne se connait pas, mais nous avons une connaissance en commun qui a quelques petits soucis actuellement, et qui souhaite vous voir.

Je sens dans la voix de cette femme qu’elle ne sait pas comment aborder le problème. Elle a certainement une mauvaise nouvelle à m’annoncer.

- Ecoutez, dites-moi quel est le problème. Qui est cette connaissance en commun ?

Je ne veux pas la brusquer, mais j’ai horreur des gens qui tournent autour du pot.

- Pas patient…J’aurai du m’en douter, ils sont pareils, je l’entends marmonner indistinctement.

J’ignore pourquoi, mais ces mots ne me plaisent pas. Un mauvais pressentiment me prend, et je sens que je vais regretter d’avoir pris cet appel.

- Je m’appelle Dorea, je connais bien ton père. Il est à l’hôpital actuellement et…

- Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas mon père. Mon père a disparu en mer et n’est jamais revenu.

Bingo, je n’aurais pas dû prendre cet appel. Mon ton est froid, je ne compte pas faciliter les choses à cette femme, qui qu’elle soit pour Jin. Ce n’est plus mon père.

- Arrêtes de faire l’idiot. Je sais que vos retrouvailles ne se sont pas très bien passées, mais il reste ton…

- Je vous dis que ce n’est pas mon père ! Pas bien passées ?! C’est encore trop faible pour décrire cette rencontre !

Je suis dans une fureur noire. Prêt à exploser à tout instant, je sors rapidement du bâtiment, Pix sur mes talons. Je ne veux pas que les autres m’entendent hurler et commencent à lancer diverses rumeurs sur moi.

- Écoutes, j’imagine que ce n’est pas simple pour toi, mais il reste ton père. Il a demandé à te voir.

Je me retiens d’insulter Dorea, puisque tel est son nom, elle n’y est pour rien, mais j’ai du mal à me contenir.

- Grand bien lui fasse. Je ne veux pas le voir, je me fous de savoir qu’il est à l’hôpital. Je n’ai rien à lui dire. Au revoir.

Je lui raccroche au nez, et range rageusement mon ipok. Il faut que je me calme, alors je fouille mes poches et en sors un paquet de cigarettes.
Je ne trouve pas de briquet, alors je me baisse et demande à Pix de venir m’aider.
Je vois à son regard qu’il n’aime pas me voir fumer, mais je ne suis pas d’humeur à prendre en compte son avis.
Il me faut de longues minutes pour la terminer, et je suis un peu calmé. Mais pas assez pour continuer à aider mon camarade.
Je retourne dans la bibliothèque, affichant une décontraction que je suis loin d’avoir et le rejoint.

-Te voilà, tu en as mis du temps, me lance-t-il avec un sourire sans se rendre compte que quelque chose ne va pas.

- Ouais désolé, j’dois te laisser. J’ai une urgence. On remet ça à une autre fois ?

Cette fois, il semble comprendre, et m’affirme qu’il n’y a pas de problèmes, et il m’aide à ranger ce qui traine sur notre table. Je ne m’attarde pas, et je sors.
Je ne veux pas rester à l’académie, alors je passe rapidement à ma chambre, de nouveau, pour voir qui aurait envie de m’accompagner dans une petite sortie. Tod et Nuts font la sieste, dans le panier de cette dernière, et je n’ai pas le cœur à les réveiller. Little est là cette fois et il semble avoir envie de venir, car il se pose sur la tête de Pix, attendant que je me décide à partir.

Je quitte le campus de l’Académie, et prend une direction au hasard. Je ne sais pas trop où je vais, mais qu’importe, tant que je peux ruminer en paix. Je marche à vive allure, sans faire attention à ce qu’il se passe autour de moi.

Je finis par arriver à proximité du Château.
Je me suis un peu calmé, et je me mets à réfléchir à cet appel. Plusieurs questions me taraudent.
La première, qui est cette Dorea ? Gin lui a parlé de moi, ce qui m’étonne, je pensais qu’il aurait trop honte pour parler à quiconque de sa première famille, qu’il avait lâchement abandonné. Elle doit être une très bonne amie à lui. Mais je ne veux pas savoir, qui sont les amis de Gin, ni même s’il en a.
Je me pose tout près d’un des remparts du château, directement dans l’herbe. Pix vient s’installer tout près de moi et pose sa tête sur mes jambes, Little de son côté s’envole et part faire un tour du périmètre.
Je me rends compte, qu’il y a autre chose. Je suis inquiet de savoir Gin à l’hôpital, et je ne veux pas ressentir ça.

- Même quand je décide de le rayer de ma vie, il réussit à la pourrir, je marmonne écœuré de mes sentiments envers lui.

Je suis tellement égocentré sur moi, que je ne vois pas la fille qui s’approche.




Ariania Blue
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Sujet: Re: Legends are made from the fire | ft Aria   Mer 13 Fév - 23:51
Ariania était rarement épuisée. Mais là, elle avait fait un peu trop fort pour ne pas l’être. Il était seulement dix heures du matin et elle ne tenait déjà plus debout.

Pour sa défense, elle n’avait pas dormi cette nuit. Il y a quelques jours, l’idée de faire des entrainements nocturnes avait émergé dans sa tête et celle d’autres camarades du dortoir. Une idée qui, comme vous pouvez vous en douter, ne resta pas longtemps confinée dans un espace aussi étroit que le crane de la Pyroli. Résultat, voilà deux nuits qu’elle n’avait pas fermé l’œil et qu’à la place elle avait infiltré le complexe olympique de Lansat de nuit, elle avait passé des heures à faire des courses poursuites dans les ruelles de Nuevo en escaladant quelques immeubles au passage et le plus épuisant, elle avait, avec ses partenaires de crimes, du échapper à la surveillance de l’académie. Le couvre-feu était en effet assez énervant, mais Ariania aimait cet obstacle qu’elle considérait comme un défi dont la réussite l’enthousiasmait beaucoup. Bref, elle s’amusait énormément. Mais même si les cours étaient fait pour dormir (comme ça ce n’est pas leur but ?), les matchs de basketball pendant le temps libre, les entrainements de Jackie qui avait résolument décidé de faire des larves dont elle disposait de vrais soldats une bonne fois pour toute, le football et les minis jeux avec ses pokemons, les discussions avec Idalienor et toutes ses autres activités avaient rempli son emploi du temps. Les journées s’enchainaient et ne s’arrêtaient jamais. Et la Pyroli ne s’arrêtait pas. Pour une fois qu’elle pouvait exploiter à cent pour cent les vingt-quatre heures d’une journée, elle n’allait pas se priver. Son sang s’était remplacé par de l’adrénaline, et peu aurait pu croire qu’elle tournait en roue libre, tant son énergie débordait encore plus qu’à l’accoutumée. Mais tout a des limites.

Alors je me corrige. Ariania n’avait pas dormi cette nuit, mais aussi la nuit d’avant et la nuit d’encore avant. C’est soixante-douze heures de non-stop qui lui retombaient dessus. A peine entrée dans la chambre, sa vision s’assombrit et elle vacilla juste assez loin pour s’écraser sur son lit. Quand ses pokemons se précipitèrent pour voir si leur dresseuse allait bien, un ronflement les rassura. La Pyroli s’était endormie avant de sentir le choc contre sa couette.

A l’entrée de la porte, Mysdibule remerciait un Spododo.


Elle ouvrit les yeux sur une plaine de sable. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été consciente dans mes rêves. Malgré qu’elle soit dans un rêve, elle se sentait toujours aussi fatiguée et elle ne put pas se retenir de bailler. Devant elle, le paysage défilait et elle avait ce sentiment typiquement onirique de se déplacer sans bouger. Elle passa devant un temple rouge, plus loin elle salua un vieil homme qui lui parla de bateaux. La mer l’entourait maintenant, elle était sur un bateau, un regard mélancolique à l’horizon. Elle voulait aller quelque part mais elle ne savait pas où, elle savait qu’elle avait hâte de retrouver quelqu’un mais elle ne le connaissait pas. Une voix l’appela derrière. Lorsqu’elle se retourna elle était dans son ancienne maison, celle de son enfance. La voix provenait de la cuisine. Sa gorge se serra alors que les murs se resserraient sur elle. Au mur, une photo animée montrait sa sœur petite qui jouait avec une créature indescriptible, le sourire sur son visage était un de ceux qu’Aria n’avait plus jamais vu après. L’avancée automatique la conduisait vers la cuisine. D’habitude si rapide, ici chaque seconde semblait allongée à l’infini. Pourtant la voix restait toujours la même, elle savait qu’elle comprenait ce qu’elle racontait mais elle n’arrivait pas à traduire. Juste la voix, ses intonations, la chaleur et le bonheur qui s’en dégageait. Tout. Elle ne se pressait pas. Pourtant elle n’avait qu’une envie : atteindre cette cuisine, elle n’avait qu’une peur : se réveiller avant d’y accéder. Autour d’elle le décor devenait instable. Les murs commençaient à s’effriter, de l’eau fuitait du plafond, elle était maintenant sur un escalier qui montait jusqu’à la cuisine, elle avait beau monter les marches, elle avait l’impression de ne pas avancer, des trous se formaient dans le bois, maintenant elle marchait dans le vide sur quelques tiges et ficelles qui tanguaient sous son poids, la voix continuait monotone toujours aussi rassurante, elle voulait tellement l’atteindre. Elle commençait à avoir vraiment peur, elle ne savait pas pourquoi, elle sentait ses jambes qui étaient de plus en plus lentes et… Bah alors ? Qu’est-ce que tu fais ? Tu ne vois pas que je t’ai demandé de mettre la table ? Allez dépêche-toi Ariania. Il faut que tout soit prêt avant que maman et Eliane reviennent. Son père se tenait devant elle, il souriait. Elle était dans la cuisine. Par la fenêtre, le soleil rentrait et venait faire scintiller la vaisselle qui séchait au bord de l’évier. Son père était dos à elle, il remuait le plat avec une spatule en bois. Il portait sa blouse blanche du travail, ses cheveux étaient décoiffés comme à leur habitude. Sa seule présence remplissait toute la pièce. Ariania voulut l’appeler mais les mots ne sortaient pas. Ca faisait trop longtemps. Des années. Elle ne regardait même plus les photos et pourtant tout dans son visage était familier. Le voir bouger, l’entendre parler. Même si ce n’était qu’un rêve. Papa…

C’est quand elle sentit les larmes sur ses joues qu’elle réalisa qu’elle était réveillée et que le mot, elle l’avait prononcé à voix haute, ici, où personne n’allait l’entendre. La Pyroli se redressa et essuya ses joues. Elle mentirait si elle disait qu’elle se sentait bien. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait plus fait ce genre de rêves. C’était idiot mais ça faisait toujours mal. Mal parce que ça faisait du bien. C’était un peu une torture douce. Parce qu’elle savait qu’elle donnerait tout pour le voir même en rêve, mais à chaque fois, au réveil, quand elle réalisait que tout n’était qu’un souvenir, ça faisait mal, c’était comme le reperdre une autre fois. Elle n’arrivait pas à l’empêcher.

Pachi, Love, Titik, Lapinot et Jira vinrent se rouler en boule sur ses genoux. Poli se colla à sa tête, et Mysdi se contenta de s’appuyer contre son dos, là où Aria ne pouvait pas la voir. Elle sourit et caressa Pachi. Nuts hésita un peu mais il vint par la suite mordiller amicalement la jambe de la Pyroli.

Ariania sourit et sentit son énergie revenir. Grâce à la chaleur humaine ou plutôt pokémonesque. Elle consulta son Ipok. Elle n’avait dormi que cinq heures. Mais elle n’avait pas envie de se recoucher. Dehors, le ciel était gris clair et les arbres ondulaient au gré des bourrasques de vent. Aria se leva et attrapa un imperméable.

- Ça vous dit une petite balade sur l’île ?


Pour une fois, tous la suivirent.


L’Ipok d’Ariania vibra. Plusieurs messages lui rappelèrent qu’elle avait oublié le cours de Yade à 15h30. Elle haussa les épaules. Elle n’avait pas envie d’aller en cours. Ce ne serait qu’un cours séché de plus. Ses pas l’avaient éloignée de l’académie. Elle avait pris la direction de Malnova et elle appréciait la quiétude du chemin qui traversait les vastes espaces boisés et déserts d’Adala. Ici le seul passant était le vent qui venait la fouetter en plein visage, et la repousser vers l’académie. Tous les habitants d’Adala étaient au travail, en cours, quelque part. Aria prit une grande inspiration. Elle aimait cette sensation d’autre part, d’inconnu qui se dégageait de ce chemin vide. Parce que c’était à explorer.

Come home Jimmy… if you remember you’re unknown buffaloland will be your home…

Elle chantonnait et le vent emportait ses paroles. La chanson était vieille et datait de son enfance, ses pokémons l’accompagnèrent, elle la fredonnait tellement souvent qu’ils la connaissaient par cœur malgré qu’aucun d’eux n’en comprenait le sens. Elle finit le couplet sur une pirouette et elle enchaina sur un rythme plus entrainant.

I wont give up no I wont give in… I wanna try everything ! …


Le château se rapprochait tranquillement et la Pyroli finit le dernier kilomètre en dansant et hurlant à tue-tête avec ses pokemons. Arrivée devant l’entrée du château, elle préféra longer les remparts. En effet, la route se séparait en deux et alors qu’une des branches conduisait au pont-levis, l’autre montait un peu en hauteur puis encerclait le château, se convertissant ainsi en une des destinations favorites de tous les couples d’Adala lors des couchers de soleil sur le château en été. Aujourd’hui les nuages gris dérobaient les remparts aux regards mais l’endroit restait digne d’une carte postale.

Entre le chemin et les remparts, une étendue d’herbe allait descendant jusqu’aux anciennes douves. Ariania ne résista pas longtemps. A peine montée sur le chemin supérieur, elle attrapa Pachi et le lança dans l’herbe, avant d’enchainer avec tous les pokemons un par un, puis par rouler elle-même dans l’herbe fraiche. Elle dévala la pente et se releva en riant. La surprise avait plu à Pachi mais ses autres pokemons étaient moins enthousiastes. Dès que sa dresseuse fut debout, Mysdi la poursuivit à coup de mâchoires, accompagnée par Loki qui n’appréciait pas d’être traité comme une vulgaire corde. La jeune fille s’enfuit en riant et en agitant ses bras pour chasser Poli qui participait volontiers, bien qu’il n’avait pas fait partie des victimes.

- Arrête ! Arrête Mysdi ! protesta Aria qui était tombée à la suite du combo d’un croche-patte de Loki et d’une déconcentration de Poli et qui était maintenant à terre à la merci de Mysdi qui ne se gênait pas pour tapisser ses jambes de morsures. Ca chatouille !

La protestation n’eut pas l’effet escompté, la mysdibule arrêta d’être laxiste et laissa une dernière morsure qu’Aria sentit passer. Elle grimaça et se roula encore un peu dans l’herbe. Autour d’elle son équipe avait décidé de vaguer à ses occupations, leur dresseuse faisait les mêmes bêtises que d’habitude, elle allait mieux et ils pouvaient reprendre leurs habitudes également. Titik vint se nicher dans la poche dorsale de l’imperméable d’Aria, Jira s’endormit contre la tête de sa dresseuse, Pachi, Poli et Love partirent à la découverte des environs, Loki et Mysdi décidèrent de faire bande à part tandis que Lapinot et Nuts discutaient bruyamment juste au pied d’Aria. Quant à elle, elle baillait, l’herbe avait un contact agréable, elle avait l’impression d’être dans son lit…


Plus que les voix de Pachi et de Love, ce fut les décharges électriques qu’ils lui envoyèrent qui la réveillèrent. La Pyroli avait l’impression de n’avoir fermé les yeux que depuis cinq minutes et cette hypothèse apparaissait probable car il faisait toujours jour. Pachi et Love semblaient vouloir l’amener quelque part.

- Vous avez trouvé quelque chose d’intéressant ? Je vous suis, chefs ! chuchota-t-elle avant de se mettre en position et de ramper vers le chemin.

Au bout de trois rampements, elle se releva et s’avança vers le garçon apparu par magie quelques mètres plus hauts. Il ne réagit pas et Aria l’entendait se parler à lui-même sans faire attention à ses alentours. Vu sa tête, il ne devait pas être en train de se remémorer combien il avait eu de cadeaux à noël. Quoique. Peut-être qu’il en a eu moins que le noël passé ? Faut pas déprimer pour ça voyons. Même si c’est vrai que c’est triste.

Elle s’assit à côté de lui sans lui demander son opinion et alors que le garçon semblait pour la première fois prendre conscience de ne pas être seul, elle prit la parole.

- Tu sais ce n’est pas si grave que ça… Ca arrive à tout le monde ! Je peux comprendre pourquoi tu as du mal à l’accepter mais c’est comme ça ! La vie suit son cours. Que ce soit le bon ou pas ! Moi quand j’ai du affronter ça, j’ai résolu le problème en me disant que ça irait mieux l’année prochaine ! Et j’ai eu raison. On ne peut pas toute notre vie en demander autant à notre famille, c’est impossible. Même si je t’avoue que j’aurais aimé qu’il existe, même si je suis trop grande pour y croire maintenant…

Il n’y avait pas à dire, la perte de cadeaux c’était le signe qu’un enfant devenait grand mais aussi que bientôt Noël ne deviendrait pour lui plus qu’une fête de famille comme les autres, qu’il allait perdre ce sentiment d’excitation à l’ouverture des cadeaux. C’était un sentiment horrible. Savoir qu’on s’offrirait bientôt les cadeaux nous-même. Plus de surprise, plus de suspens. Combien ont souhaité en ces moments que le père noël existe ! C’était une tragédie moderne inévitable.

Elle enjolivait un peu les choses, car pour elle les cadeaux à noël avaient eu un goût amer depuis ses 8 ans. Mais elle compatissait avec son voisin.

- Ah et au fait voilà mon équipe ! dit-elle en désignant tous ses pokemons qui s’étaient rassemblés à côté d’elle.

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Sujet: Re: Legends are made from the fire | ft Aria   Lun 18 Fév - 11:52

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ARIANIA BLUE & MATSUO KYOKAI

Date : Février 2019

Je ne réalise qu’elle est là, qu’au moment où elle s’assied à côté de moi, sans paraitre le moins du monde étonnée, comme si on avait rendez-vous et qu’elle avait du retard.
Je reste surpris de sa présence, et je ne sais pas quoi dire ou faire. Elle ne semble pas gênée et commence à parler :

- Tu sais ce n’est pas si grave que ça… Ça arrive à tout le monde ! Je peux comprendre pourquoi tu as du mal à l’accepter mais c’est comme ça ! La vie suit son cours. Que ce soit le bon ou pas ! Moi quand j’ai dû affronter ça, j’ai résolu le problème en me disant que ça irait mieux l’année prochaine ! Et j’ai eu raison. On ne peut pas toute notre vie en demander autant à notre famille, c’est impossible. Même si je t’avoue que j’aurais aimé qu’il existe, même si je suis trop grande pour y croire maintenant…

Je ne sais pas de quoi elle parle, et cela ne fait que renforcer ma confusion. M’a-t-elle entendu me plaindre de mon géniteur ? Mais elle ne peut pas savoir que je parle de lui, personne ne sait qu’il est en vie à l’académie. Et puis qu’est-ce que je dirai ?
Ah ouais, mon père ? Bin il a disparu pendant pratiquement dix ans, et a refait sa vie avec une autre famille…
De quoi faire fuir la plupart des gens dès la première rencontre.
Non, elle ne parle pas de Gin, mais du coup, je ne sais vraiment pas de quoi elle parle.
Je me rends compte que l’on  est encerclé par des pokemons, qui semblent tous apprivoisés, certainement les partenaires de mon étrange voisine.

- Ah et au fait voilà mon équipe ! dit-elle justement en faisant un large mouvement de bras pour les présenter.

Je la regarde un peu mieux. Elle est brune, les cheveux coupés en un carré court, et de grands yeux marrons, un peu cachés par les mèches de sa frange. Elle a l’air serein et un léger sourire flotte sur ses lèvres. Je l’ai déjà croisé dans l’école, mais rien de plus.
Elle est plutôt mignonne, et je me flagelle mentalement d’y avoir pensé. Ce n’est vraiment pas le moment de se laisser déborder par les hormones. Je dois d’abord géré les problèmes liés à mon géniteur d’abord. Ensuite, me concentrer sur les études.
Voilà, je n’ai pas de temps pour m’intéresser aux filles. Et puis vu comment c’est fini mon histoire avec Ashley, je ne suis pas prêt à me faire souffrir encore une fois.

- Enchanté l’équipe, je finis par répondre la voix un peu traînante. Voici la mienne, j’ajoute en montrant du doigt Pix et Little. Enfin une partie de mon équipe.

Je ne suis pas très avenant, mais je n’ai pas la tête à faire comme si tout allait bien. Je laisse nos pokemons se mélanger sans trop m’inquiéter. Je concentre mon attention sur le paysage, et m’allonge un peu, en me retenant par les coudes.
Finalement, je me rends compte que sa présence ne me dérange pas, au contraire. Je sens la colère reflué pour retourner à sa place, ou tout du moins à se faire moins écrasante dans ma tête.
On ne se connait pas, mais je devine assez facilement que l’on pourrait s’entendre elle et moi.
Finalement, je tourne mon visage vers elle, et la regarde droit dans les yeux. Il y a une curiosité polie dans ses prunelles, ainsi que de la joie de vivre et de la fatigue aussi.
Je tente un sourire, je ne sais pas si le résultat est probant, et je me présente :

- Je suis Kyokai, ranger et dessinateur. Et toi ?
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