[558] Matthew Jim Hopkins - Freaks ! [PHYLLALI]
Matthew J. Hopkins
Matthew J. Hopkins
Région d'origine : Kalos
Âge : 14
Niveau : 10
Jetons : 2374
Points d'Expériences : 288
Todresseur Novice
Sujet: [558] Matthew Jim Hopkins - Freaks ! [PHYLLALI]   Lun 15 Avr - 16:57
Hopkins Matthew Jim
nom. Hopkins
prénom. Matthew Jim
age. 18/04/2005 -> 14 as soon
région d'origine. Kalos (Unys)
ambition future. Plein de possibilité (Ranger/Coach/Éleveur)
pseudo. Merveille Hivernale (Merv/Hiv ça marche aussi)
age.Plein d'année, ça dépasse amplement les 20
comment avez vous connu le forum. Partenariat de Forum, mystère mystère
un petit mot. J'ai fait des biscuits si vous en voulez. Sinon je me permet de passer la partie Pokémon pour venir voir le chercheur et en avoir un aléatoire !
description
Matthew est un pré-adolescent qui atteint les 1m64 du haut de ses presque 14 ans. Plutôt sportif en apparence, il est encore trop jeune pour paraître ne serait-ce que musclé, il est simplement d'une corpulence assez simple pour son âge, avoisinant les 50 kg, basique, simple. Outre cela, il s'habille assez urbain, sport, en même temps vu son âge, il n'a pas encore vécu, ni subis, les influences trop importantes pour marquer son propre style. Ce n'est pas un style très bling-bling, ni remarquable parmi tant d'autres.
Ce qui peut trahir son côté discret ? Sa coupe de cheveux. Habitué depuis l'enfance à se faire teindre le haut de la tignasse en blond, plaqué en arrière, et a les couper court sur les côtés, c'est peut-être la seule chose qui le fera se remarquer, ça et son tempérament fougueux quand personne n'est là pour le remarquer.
Il ne se trouve ni moche, ni beau, juste comme quelqu'un de parfaitement normal sans attributs physique particulier, et il en a conscience. Yeux noisette, sourcils épais et courts tirés vers le centre plutôt que vers l’extérieur, un nez retroussé ainsi qu'un grand front, des oreilles simples, mais percées au lobe des deux côtés, traversé par de simples piercings noirs. Peut-être un détail qui risque d'en marquer plus d'un : un piercing sur la langue, c'est relativement peu courant pour son âge.

Tout ce côté passe-partout est en contraste total avec son tempérament. D'une nature énergique et plutôt nerveuse, il à tendance à partir vite au quart de tour, que ce soit pour des émotions fortes, dans le bon comme dans le mauvais sens, comme pour se démotiver. Loin d'être bipolaire ou lunatique, il vit juste ses émotions comme un grand enfant, avec ses hauts et ses bas, tout comme il n'a pas le sang chaud. La colère fait bien parti de ce qu'il peut couramment éprouver, mais elle est dirigée et rien ne pourra surpasser la personne envers qui il voue une haine profonde.
Son manque de tranquillité s'exprime par un mal certain à rester sérieux ou en place plus de quelques instants, et même en cours, il peut devenir simplement insupportable à mouvoir ses jambes, à se tourner les pouces, littéralement, ou à se balancer sur sa chaise. Parfaitement ÉPOUVANTABLE !
Il n'a pas été diagnostiqué hyperactif, il est juste très vivant, bon grès mal grès. Il a ce côté fantasque et souvent étonnant d'un gosse, on ne sait jamais ce qu'il va faire ou dire au moment X. Pour une situation donnée, un Pokémon mort sur la route, certains s'énerverait, d'autre serait en pleurs, et une partie s'en ficherait. Dans son cas, il sortirait un sac en plastique, ou trouverait un contenant adapté, et ramasserait la dépouille pour l'enterrer ou la brûler à défaut. Il n'éprouverait qu'une certaine piété à cela. Pour un événement différent, comme se faire marcher dessus par plus grand que soit, il serait du genre à répondre avec une parfaite innocence et sincérité, passant soit pour un débile, soit en faisant passer les autres pour des idiots. Il peut parfaitement s'écraser sur place si un marmot lui dit qu'il a marché sur l'herbe alors qu'il n'aurait pas dû. La scène la plus drôle doit être quand on lui demande de payer. Il n'a jamais tenu de l'argent, peut-être parce qu'il ne manquait de rien jusque-là. Il sait, globalement, comme ça s'utilise et ce calcul, on ne peut pas vraiment l'arnaque sur ce point. Cependant, il tire toujours une tête entre l'ahurissement et la surprise, car ce n'était pas dans son quotidien. Il n'a jamais fait les courses et n'a jamais, vraiment, réclamé quoi que ce soit auparavant, sauf ses piercings, mais même à ce moment-là, c'est son père qui à tout réglé par carte.
Un gosse de riche qui ne connaît rien de l'argent, et qui, pourtant, à déjà des notions de ce qui est cher ou non, de ce qui est nécessaire ou non, grâce à quelqu'un qui lui fut très cher auparavant. N'utilise pas ton argent bêtement. Faudrait-il qu'il en ais l'utilité. Ce n'est pas le genre de jeune à acheter des bonbons ou quoi que ce soit au distributeur, encore moins des livres ou des biens personnel.
De fait, il n'est pas matérialiste, il ne possède rien, rien à par ce qu'il porte, ses affaires, son sac, et de quoi prendre les cours. Tout simplement, car il se contente de la nature et de ce que peut lui donner la vie extérieure. Il ne possède même pas de téléphone et ne saurait même pas comment l'utiliser, ce n'est pas faute de voir plus d'un de ses camarades en utiliser pour autant.
C'est un garçon d'un général très souriant, ça peut même parfois être flippant, mais très réservé avec tous les inconnus. Il ne se mêle à personne, pour ainsi dire, il ne s'est pas du tout mêlé à ses camarades de classe ni de dortoirs depuis février. La raison ? Il ne veut pas se sentir bridé. Autant par le fait de se faire arrêter comme dans celui qu'on ne puisse le suivre dans ses délires propres, il ne le souhaite pas de toute façon. Il apprécierait de s'ouvrir aux autres, mais il ne sait pas vraiment comment faire depuis un certain évènement. Il ne veut plus perdre quelqu'un qu'il aime ou apprécie, même sans qu'il n'y ait pas une annonce fatale. Les adieux, les séparations et les mésententes, ce n'est pas fait pour lui. Il préfère être seul pour se protéger lui-même d'un crève-cœur potentiel, cependant, il ne rejettera personne qui viendra vers lui, il essaiera simplement de ne pas trop s'accrocher et d'avoir ses distances.
Outre tout cela, il n'éprouve que peu de réelles peurs. Non pas qu'il soit inconscient, mais il sait faire preuve de sang-froid et de maîtrise. Il garde, cependant, une faiblesse particulière face aux flammes en elles-mêmes, non pas contre les vecteurs. Une allumette ou un Pokémon feu ne le dérange pas, mais une source de feu l'angoisse et il ne peut s'empêcher de la scruter sans sourciller.

histoire
Monsieur Hopkins, 25 ans, chirurgien plastique à Unys, eu un mariage heureux avec Madame Tevenant, ayant fini ses études en psychologie il y a peu, du haut de ses 24 ans. Leur rencontre se fit à tout hasard lors d'un voyage du futur mari à Kalos, à Illumis. La ville des lumières, dans son immensité et sa diversité, accorda sa bénédiction à leur rencontre, somme toute, simple. Ils prenaient le même taxi pour se rendre au même endroit, la tour prismatique. L'un pour la visiter, tout touriste qu'il était, l'autre pour rejoindre le centre-ville dans le but de trouver un local pour ouvrir son cabinet.
Leur rencontre, et peut-être le côté très entreprenant et assuré de monsieur, ouvrit la porte à une relation passionnée. Un an après, établis à Volucité dans la région d'Unys, les deux tourtereaux avaient réussi à fonder leur cocon familial autour d'un mariage relativement pompeux. La richesse, cette punition cruelle.
C'est bien assez vite que le ventre de madame, nouvellement Hopkins, s'arrondit. Le mariage consommé sans aucun doute avant la date des célébrations. Peu de temps après naquit Matthew, petit garçon pas très gros ni très grand à la naissance, mais tout ce qu'il fallait où il fallait pour un nouveau-né.
Le petit vécu la majeure partie de sa petite enfance en Amérique, se familiarisant à ce modèle-là assez aisément.

Presque 5 ans après, Miss Hopkins demanda le divorce à Mister Hopkins. La raison ? L'infidélité de son homme. En 5 ans, elle avait appris qu'il avait déjà eu un fils avec une autre avant leurs unions, mais qu'il venait de réitérer la chose avec une femme différente, 3 ans après leur mariage. Un autre garçon ceci dit en passant. Cela donne un grand demi-frère et un petit demi-frère que Matthew ne rencontrera certainement jamais, car sa mère était bien décidée à ne rien lui révéler.
Certains peuvent pardonner, mais ce n'est pas le cas de la mère de Matthew. Il est alors âgé de 5 ans et quelques mois à ce moment-là. Outre la fidélité, le pardon n'était pas dans le dictionnaire de cette femme qui pouvait s'avouer être, parfois, totalement tyrannique, voir toxique, dans une relation. Elle avait ce besoin de tout contrôler, sans chercher à psychanalyser les membres de sa famille, simplement, tout, absolument tout, devait se passer comme elle le souhaitait et le dictait. Le pardon, ce serait comme avouer ne pas avoir suivi ses directives, et ça, ça lui était intolérable !
Peu de temps après elle revint sur Kalos dans sa ville natale, accompagné de son fils. De prime abord, elle aurait bien laissé le petit à la garde de son père, elle n'éprouvait plus vraiment d'attachement depuis qu'elle l'associait à cet homme, mais la cour avait décidé qu'elle en aurait la garde presque exclusive, le père n'étant pas apte à s'en occuper au vu de son travail et du résultat avec ses autres enfants, il paierait une pension, et aurais droit à des visites à ses frais. Il lui ressemblait beaucoup trop.

___________

— Je suis désolé madame, mais votre enfant ne pourra jamais chanter...
Non mais disons-le, il n'est clairement pas fait pour cela, retirez le de la chorale, c'est un conseil, il n'a aucun avenir dans ce domaine !
Ces derniers mots finirent la conversation entre le maître chanteur et la mère du jeune Matthew, 6 ans, se fouillant le nez de son auriculaire à la recherche d'un Métamorph radioactif d'un air totalement hagard. Sa mère, quant à elle, était restée relativement muette, et ne semblait pas spécialement désespérée pour autant. Elle trouverait l'activité supplémentaire qui manquait à son fils pour compléter toutes ses après-midi et lui permettre, ainsi, de pouvoir travailler tranquillement dans son cabinet de psychologie plus tard que 16h.

Et c'est ainsi que Matthew ne fit jamais carrière en tant que chanteur. Fin !
Enfin, fin de cette période de sa vie. Pour autant, son avenir n'était pas en manque. Natation, escalade et danse urbaine rythmait la vie du jeune garçon. Cependant, il manquait une activité qui correspondrait avec les trous dans l'emploi du temps de ce marmot. Ce ne serait pas difficile à trouver si elle n'avait pas décidé qu'il lui fallait quelque chose de plus créatif, qui porte sur du développement personnel. Elle ne faisait pas cela pour son bien, juste pour éviter d'avoir un décérébré qui ne pensait qu'à taper dans un ballon ou à courir partout.
Généralement, c'était la nounou qui venait chercher l'enfant et l'amenait à sa prochaine activité ou le ramenait à la propriété, là où se tenait le cabinet de madame Hopkins. Les rares fois où elle se déplaçait, c'était, justement, pour essuyer le refus de la participation de son énergumène de fils au sein de sa nouvelle activité. Décidément, recevoir un appel pour rencontrer la mère et lui expliquer la situation, ce qui l'oblige à reporter la séance et à partir à toute vitesse, ce n'était pas pour elle, elle n'assumerait pas cela, car elle ne souhaitait pas être l'esclave de son dégénéré de gamin.
Par ailleurs, elle ne pouvait pas le garder à l'intérieur pour autant. Ce gosse arrivait toujours au pire moment, notamment durant ses consultations, pour toutes les raisons du monde. Il arrivait à échapper au nez et à la barbe de Berna, celle qui s'occupait du petit à sa place. La dernière fois, il à voulu lui montrer un bouquet de fleurs, recouvert de toute la boue du monde. Comment avait-il fait, sachant qu'ils n'avaient ni jardin, ni plante en pot, et qu'ils vivaient au cinquième d'un grand quartier riche d'Illumis ? Il était capable de tout, et il faut croire qu'il savait être discret quand il ne le fallait pas, et vice-versa.
Elle était, du coup, bien décidée à ne pas caser un dernier sport dans le planning de sa progéniture, même si c'était la seule chose de laquelle il n'était pas éjecté. Évidement, tu refiles un gosse plein d'énergie à un coach, bien entendu qu'il saura quoi en faire. Par contre dès qu'il ne s'agit plus de sport, dépenser cette énergie deviens alors compliqué, et la canaliser revient à tenter de tenir une boule de feu entre les doigts, sans gants ignifuge.

Sa mère fit volte-face, confia la main de son petit à la nounou et commença à se masser les tempes. Ses mains pâles et sans aucun atour particulier se pressaient de chaque côté de sa tête, seule une ancienne marque de bague sur l'annulaire gauche pouvait s'apercevoir. Son mariage raté.
Bon, quelque chose de créatif, ça pourrait être de la peinture ? Pourquoi pas ? Mais il ne tiendrait pas en place face à un simple tableau ou à une feuille en papier. Pensant à voix haute, elle fut sortie de sa réflexion par la nourrice. Cette dernière connaissait une activité artistique où il n'y avait pas besoin de rester en place. Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase ou d'évoquer de quoi il s'agissait que Madame Hopkins acceptait sans concessions, lui indiquant qu'elle la laissait se charger de son inscription ainsi que de l'y amener.

C'est ainsi que Matthew prit des cours de graffiti grâce, ou à cause, de Berna la nourrice. Au début, ce fut compliqué. Il fallait quand même poser les idées sur une feuille, et tenir ce garçon assis sur une chaise plus d'une heure était rare, surtout pour ses professeurs d'école élémentaire. Cependant, dès qu'on le laissait s'exprimer sur des surfaces plus grandes, où il pouvait bouger à son aise, il n'hésitait pas à balancer toute son énergie. Ses créations auraient pu se rapprocher d’œuvres à la Jackson Polichombr. Mais si, vous savez, quelqu'un qui fait des œuvres en balançant de la peinture dans tous les sens. Et bien on en est pas si loin, enfin ça reste pas mal de gribouillage à la Queulorior ceci dit.

Matthew grandit comme tout enfant normalement constitué, écoutant Francis Lalame avec son Exagide comme toute personne censée... Ou peut-être pas en fait. Il fut épaulé par celle qui l'accompagnait tous les jours depuis sa tendre enfance, sa nounou. Sa mère ? Il essayait par tous les moyens d'attirer son attention, mais n'y était pas arrivé jusqu'alors. Cette dernière était bien trop prise par son travail et ses clients et Berna n'arrêtait pas de lui répéter "La prochaine fois elle sera là" ou "Elle sera contente de l'apprendre", mais il n'en voyait jamais la couleur, peut-être parce que la personne qu'il essayait d’impressionner n'avait pour lui ni amour ni attachement. Peut-être parce qu'il essayait d'impressionner quelqu'un d'autre de bien plus proche sans s'en rendre compte. Il ne manqua pas d'amour pour autant, car ce fut la même dame qui l'encourageait, le suivait et l'aidait, qui lui donnait tous les câlins qu'il avait pu réclamer, toutes les marques d'attentions qu'il souhaitait, sous couvert d'annoncer que sa mère participait à ses "marques" d'affection, alors qu'il n'en était rien. La nourrice élevait le jeune homme comme un fils sous les directives de madame, ne transgressant aucune règle établies, et s'appliquant à donner tout son possible pour son protégé. C'est elle qui soignait ses blessures quand il se blessait. C'est elle qui lui expliqua ce qu'était aimer par amour et qui le réconforta quand il essuya un échec auprès de sa première amourette d'enfance. En même temps, jeter des algues sur celle qu'on aime n'est peut-être pas la meilleure des idées pour attirer son attention. Et la suivante est à abroger dans l'immédiat, non, on ne jette pas un caillou pour taper dans l'œil de quelqu'un. Il ne faut pas prendre cette expression aussi littéralement. Elle l'aidait dans ses devoirs et l'invitait même à cuisiner, dans sa curiosité maladive à fourrer son nez partout. C'est elle qui lui fait comprendre que toute son énergie devait être dirigée vers ses activités physiques plutôt qu'éducatives, et qu'il devrait utiliser son cerveau pour le reste.

Le temps passant, l'enfant donnait plus d'énergie dans ses différents sports, et s'ouvraient un peu plus au calme lors de ses cours de graff, arrivant à produire quelque chose que l'on peut définir comme "ça va, c'est pas dégueu". Enfin jusqu'au jour où sa mère se mit à s'intéresser à lui, événement qu'il avait toujours plus ou moins attendu. Quand elle lui demanda comme se passait les cours de dessin, et qu'il lui déballa tout ce qu'il faisait là-bas, elle en perdit le stylo dans sa main. Son fils, un voyou qui taguait les murs ! Elle comprenait mieux maintenant ses envies plus qu'importante de se faire percer les oreilles. Pour les cheveux teintés, ça, elle ne pouvait pas vraiment le lui reprocher, car c'était pour son bien-être à elle. Châtain de nature, il ressemblait beaucoup trop à son père et le lui rappelait avec un certain dégoût. C'était elle qui avait décidé de lui faire teindre les cheveux en blond jusqu'aux racines depuis son divorce, quitte à détruire sa capillarité au passage. Enfin, nulle inquiétude de ce côté, car il avait rendez-vous tous les mois et demi aux dans un salon des plus apprécié pour la qualité et le respect de leurs produits. Il n'avait pas à craindre de perdre ses cheveux, même si c'était le cadet des soucis de sa mère. Elle payait toujours cher les services et commerçant, c'était pour elle un gage de qualité. Les affres de la richesse. Ses consultations aussi valaient une petite fortune, et elle ne psychanalysait pas Bernard, alcoolique à 57 ans, marié, 2 enfants, virés et en questionnement sur sa vie. Non, ses clients ressemblaient plus à des personnalités torturés par leurs vies compliquées de gens riches. La richesse, cette punition cruelle.

C'est peu après l'avoir forcé à quitté le cours de graffiti, et surtout après le renvoi de Berna, c'était elle qui avait entraîné son fils à devenir un voyou, c'est peu après cela que le jeune garçon arrêta toutes activités extra-scolaire, et à cause d'un événement qui le marqua pour le reste de ses jours. Le jour du renvoi, Berna partit sans dire un mot, elle n'avait pas eu le droit de parler au garçon. Loin d'être sourd, et mis au courant presque sèchement par sa génitrice, il comprit très rapidement qu'il ne reverrait plus jamais celle qui avait toujours était là tout sa vie. Ni une, ni deux, il sortit de l'appartement sans demander l'avis de celle qui l'avait mis au monde. Il avait compris ce qu'il perdait ce jour-là. Il avait aussi compris ce qu'il allait gagner, enfin, gagner en pire. Il ne pouvait pas laisser passer cela. Elle venait de partir, il allait pouvoir lui courir après et la rattraper.
Alors qu'il sortait dans la rue, pavé propre, sans aucune salissure, barrière de fonte autour des troncs des arbres et voitures cossues, il jetait son regard dans tous les sens, cherchant une dame avoisinant les 40 ans, américo-latine, d'une corpulence moyenne et d'une petite taille avec des cheveux noir jais attachés en deux nattes jointes, habillée en bonne à tout faire et d'un surcot rouge. Ça ne devrait pas courir les rues, pour sûr ! Il se jeta dans une direction, espérant que c'était la bonne. À moins qu'elle ait pris un taxi ? Zut ! Non, elle marchait tous les jours, elle ne ferait pas exception aujourd'hui ! Elle allait toujours vers le nord quand elle partait le soir ou qu'elle arrivait les matins où il se levait avant son arrivée, ce serait sa direction.
Il aperçue son dos au détour d'une grande rue, et sprinta jusqu'à son emplacement, elle avait déjà pris une autre ruelle. Il faisait attention aux passages piétons et aux feux, il gardait toujours en tête les conseils de Berna. Toujours regarder autour de soit avant d'avancer, ouvrir son regard et son esprit. Lorsqu'il tourna dans la ruelle, bien 500 mètres après son quartier, il la vit, là, au bout de la ruelle. Il courut comme jamais, hurlant son prénom.
Cependant, il se vit décoller du sol, ce dernier passa d'en dessous a haut dessus, plusieurs fois, le tout s'embrouillait rapidement, et un choc sur son épaule se fit ressentir. Il venait de se faire expulser contre le mur. Mais ce n'était pas ça la plus grande douleur. Une douleur, plus vive, plus fortes, et surtout, lancinantes, résonnait au creux de son estomac jusqu’à hauteur de son poitrail. Son corps fumait, révélant des flammes encore incandescentes qui se nourrissaient de ses vêtements et de sa chaire en commençant par sa peau.
Il n'avait vu que son objectif, et n'avait pas fait attention au combat Pokémon de rue qui s'était déroulé, de manière illégale, il y a des stades et des terrains spécifiques pour cela, pour, justement, éviter ce genre d'accident. Il voulut hurler de douleur, mais aucun son n'arrivait à sortir de sa bouche, et après quelques secondes qui lui parurent une éternité, il réussit à pousser un hurlement, entre douleur et tristesse, appelant sa nourrice. Cette dernière s'était déjà retournée quand elle entendit les deux dresseurs émettre à la fois un cri de surprise, mais aussi d'alerte, commençant déjà à appeler les secours. Devant elle gisait Matthew, étalé contre le mur, une partie de son corps en feu.
Alors qu'il venait de l'appeler, elle était là, elle venait de se jeter à genoux à terre, le surcot déjà retiré, elle le jeta sur le petit pour l'éteindre. Des larmes perlaient sur les joues du garçon, se mêlant aux siennes, de douleur, de tristesse, de bonheur.
L'ambulance arriva très vite, après la police ceci dit, et prit en charge rapidement le grand brûlé, séparant la nourrice qui n'était plus rien légalement pour lui, a part son ancienne nourrice. C'est ici qu'il vit pour la dernière fois Berna, lorsque les portes de l'ambulance se refermaient sur son image alors qu'on tentait d'attirer son attention pour qu'il réponde aux questions qu'on lui pose.
Il resta alité plus d'un mois, l'avant du ventre et une partie de son dos brûlé au second degré. Sa mère était plus préoccupée par les obligations et les soucis qu'il lui prodiguait actuellement que par son état. Loin de se douter de ce qui s'était réellement passé, elle se sentait, pour la première fois, désemparé.
Elle eut la mauvaise idée d'appeler son mari pour lui présenter la situation. Ce dernier n'hésita pas un instant à vouloir arranger les futures cicatrices que le jeune homme auraient, et c'était de loin la réponse qu'elle attendait de sa part. En vrai, elle n'attendait rien, ou peut être qu'il décide de le prendre en charge. Mais son insistance sur les soins et sur la manière d'arranger la chose pour ne pas lui gâcher sa vie future d'adolescent la crispa au point de refuser catégoriquement cela. Il garderait ses brûlures, cela le ferait peut-être réfléchir à l'avenir. Elle refusa d'ailleurs toute reconstruction de type plastique ou esthétique auprès des services qui avaient pris en charge son fils. Elle s’entêterait à avoir raison et à maîtriser son monde.

Traumatisé par l'événement, la perte de sa nourrice, et ne souhaitant plus se montrer à nu, souhaitant garder cette énorme cicatrice pour lui. Elle représentait son amour de fils à mère pour cette femme envers qui il n'avait aucun lien de sang, c'était sa marque visible, sa bêtise, mais aussi, sa fierté d'avoir au moins pu lui montrer qu'il tenait à elle. C'était aussi la coupure de son cordon envers celle dont il partageait le sang. Toutes ses activités sportives prirent fin, ainsi que son unique activité créative, clôturée par sa mère. Il resta de nombreux mois à la maison, vide d'envie, d'ambition, de besoin, nourrissant un manque, mais il ne savait pas lequel. Une haine profonde se matérialisa durant ce temps, dirigé vers cette matrice, encore très changeant et très fougueux dans ses sentiments envers elle.
Plus il grandissait, et plus le manque qu'il éprouvait devenait un vidé béant, le rendant un peu plus revêche et têtu envers sa mère, lui tenant tête et cherchant, continuellement, à aller contre elle. Il nourrissait des changements tellement variés qu'il ne savait plus qui il était, ce qu'il aimait, ce qu'il voulait. Il se cherchait, essayant de comprendre sa place, pourquoi il n'avait jamais été l'objet d'un amour unis entre deux personnes. Lui-même, il en était sûr, était capable, d'aimer, alors pourquoi pas elle. Afin de la provoquer, et de lui échapper, il s'aidait de son père, ou plutôt l'utilisait un peu comme un moyen. Son géniteur se fichait un peu de ce que Matthew pouvait faire, du moment qu'il était heureux. Est-ce qu'il éprouvait un réel bonheur à faire cela ? Non, carrément pas. Lutter contre sa mère, cette guerre intestine lui bouffait les entrailles et le rendait violent, mais il ne trouvait plus le moyen de lui pardonner, d'engager la conversation ou de l'écouter. Elle n'avait jamais été sa mère, ne l'avait jamais assumée, il ne serait jamais son fils en conséquence, pourquoi l'écouter ?

Ce qui décida madame Hopkins à envoyer son fils au sein d'un établissement scolaire sur une île perdue ? Son prix, et l'adolescence, il avait fini par réussir à se faire percer les oreilles, ainsi que la langue, sans son accord. Elle voulait le nom du cabinet qui avait osé faire cela sur un mineur sans l'accord des parents, du parent, afin de le faire fermer. C'est peut-être l'autorisation signée par son ex-mari qui acheva sa décision sur son gamin.
Ce gosse n'allait voir cet homme qu'une fois par an, durant deux semaines, et il avait été autorisé, à même pas 14 ans, par son géniteur, à faire ça dans un cabinet américain. Soit son mari était idiot, soit son fils avait réussi à obtenir ce qu'il voulait de ce dernier.
Elle devait s'en débarrasser pour un temps et elle pourrait mener sa vie sans avoir ce gosse dans ses pattes. Surtout, qu'il avait de nouvelles envies de plus en plus folles, comme avoir une moto ou de se faire tatouer, et il était hors de question que cela n'advienne pas. Elle avait cherché un bâtiment scolaire où il ne pourrait partir que s'il payait, de sa propre poche, les billets d'avion ou de bateau. Il était hors de question qu'elle verse une somme différente de celle versée à l'académie ou que le père y mette son grain de sel.


Arrivé au sein de l'académie en Février, le jeune garçon a très vite retrouvé des couleurs et une certaine joie de vivre. Il ne peut rien apprécier de plus que de s'être éloigné du domaine familial, s'éloignant par la même de souvenirs qu'il souhaite faire taire, mais pas oublier.
Ne faisant pas de vague, son but ici est loin de vouloir tout casser ou d'aller contre le règlement, même s'il est arrivé ici par le biais de cette femme, c'est la meilleure décision qu'elle a pu prendre pour lui. Élève plutôt discret, sans histoire, il s'est très vite masqué dans la masse, sans chercher à se lier aux autres. Il ne les rejètes pas, il ne veut juste pas se mêler à eux, parce qu'il a peur du rejet de ces derniers. Il est bien seul, il peut donner court à toutes sa fougue et son énergie sans être jugé, il peut créer sans qu'on essaie de contrôler sa vie, il peut faire ce qui l'entend sans blesser personne. C'est peut-être pour cela qu'il n'est proche de personne, il a peur de se lier, de faire mal ou de décevoir, mais pas parce qu'il n'est pas sûr de lui, tout au contraire, car il est bien trop confiant.
pokemon
surnom. Brindipou
espèce. Brindibou
nature. D'une nature plutôt Jovial, le petit Pokémon est loin d'être farouche et n'hésite pas à coller son nouveau dresseur pas encore bien habitué à avoir ce petit bonhomme à ses côtés.
description. C'est un Brindibou tout à fais classique.(
Marie R. Uana
Marie R. Uana
Région d'origine : Almia (?)
Âge : 18 ans
Niveau : 41
Jetons : 3135
Points d'Expériences : 1071
Todresseur Ranger
Sujet: Re: [558] Matthew Jim Hopkins - Freaks ! [PHYLLALI]   Lun 15 Avr - 18:54
Hello !  Et bienvenue sur le forum !

Ça va, quand tu disais que l'histoire de ton perso était compliquée, je m’attendais à pire xD Elle est plus étoffée qu'autre chose, si tu veux mon avis ! En tout cas, son parcours est bien triste, dommage qu'il ait eu à passer par tout ça... Espérons que sa vie prenne un autre tournant au sein de la Pokémon Community !


Bienvenue dans le Dortoir Phyllali ♂ et bonne intégration parmi tes confrères ! N'hésite pas à poser tes questions si tu as le moindre soucis au staff ou aux membres de ton dortoir (www).Tu peux dès lors poster ta T-CARD dans la partie correspondante, ainsi que gérer tes RPs grâce à aux RECHERCHES DE RPs ET RELATIONS. N'oublie pas de remplir les champs de ton profil dès que possible (T-card et Fiche de Présentation) pour faciliter la navigation aux autres joueurs, et de réserver ton AVATAR dans la partie adéquate !  Tu repars aussi avec 2 Pokeball, données par le Collectionneur. Ton numéro étudiant est 558. Bon jeu sur Pokémon Community !

Et pour le starter...

[558] Matthew Jim Hopkins - Freaks ! [PHYLLALI] Sprite_722_SL
Tadaaaa ! Brindibou !

Dis le moi si ça te convient !

_________________

« Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. »
[558] Matthew Jim Hopkins - Freaks ! [PHYLLALI]
Page 1 sur 1
Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers:  
Outils de modération :