[Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]
Nolan Dèannag
Nolan Dèannag
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Sujet: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Dim 4 Aoû - 21:24
La mer est cruelle. Je sais que tout le monde prétendra le contraire, vu les merveilles que recèlent les fonds marins, mais pourtant, c’est bien vrai : face à elle, tous nos efforts sont vains, elle reste immuable et nous provoque, l’air de dire ‘’Vous vous croyez capable de me dompter ? Pour moi, vous n’êtes rien et vous ne serez bientôt que de la nourriture pour les Sharpedos’’. Certains sont, cependant, assez courageux (ou dépourvus de bon sens) pour s’aventurer sur les flots et en faire leur métier.
Tandis que d’autres…

*CRASH*

‘’...’’

(Ça va pas, Sir Nolan ? Vous êtes un peu...blanc.)

(Un peu ? Si jamais il blanchit encore, il va finir par devenir translucide !)

(Merci...de ton soutien...Libra)

(Tu sais que ça me fait mal de te voir comme ça ! Tu veux que je t’hypnotise, histoire que tu dormes ?)

(Pas...la peine. Ça va passer.)

(Raaaah, pourquoi t’es aussi borné !)

Peut-être un reste de fierté, qui sait. En tout cas, pour le moment, tu n’en mènes pas large, Nolan : aussi pâle qu’un Momartik, assis sur ton lit dans ta cabine, tu tentes de te concentrer sur les mesures qui s’échappent de ton casque, volume au maximum. Les yeux clos, tu tentes ainsi d’oublier les vagues qui déferlent contre la coque, la pluie battante qui s’abat sur le pont et le roulis de plus en plus important du navire, tandis que vous traversez la pire tempête rencontrée depuis votre départ. Rien que le roulement du tonnerre te ferait presque tourner de l’oeil, chaque explosion sonore venant agresser tes tympans pour ajouter à une situation déjà bien remplie !
Un nouveau roulis...Et toi, le coeur au bord des lèvres, qui te redresses subitement, en titubant. Sous le regard compatissant de Libra, tu parviens tant bien que mal à atteindre la chaise du bureau, juste avant que Mu ne vienne t’attraper dans le dos, pour t’éviter de t’effondrer en avant !

(Nolan, va te coucher !)

(Si je m’allonges, Libra, ça va être encore pire.)

(Je sais pas moi, trouve un truc ! J’vais finir par être malade par ricochet, à cause de toi !)

Elle n’a pas tort, tu sais. Le reste de ton équipe, à l’exception de la Gardevoir et de ton Abra, se sont réfugiés dans leurs Pokéballs, jusqu’à ce que la tempête s’achève. Même Aiolia a jugé préférable d’échapper au roulis, alors que le Wattouat serait probablement capable de garder son sang-froid, en plein tremblement de terre.  Serrant les dents, tu augmentes encore le volume de ton casque, en espérant que cette nouvelle vague de son, te permette d’oublier celles, bien réelles, qui se fracassent contre la fenêtre de ta cabine.


‘’AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !’’

Ça...Ce n’était ni la musique, ni la tempête. Redressant subitement la tête,tu te concentres sur le son résiduel mais...plus rien : ce fut bref, mais si tu es parvenu à entendre ce cri, au travers du chaos ambiant, c’est qu’il devait être d’une puissance phénoménal !
Malheureusement, alors que tu tentes de quitter ta chaise à nouveau, pour essayer d’en entendre plus, tu sens ton regard s’attarde sur le hublot, et plus particulièrement sur la vague colossale qui avance droit vers ta fenêtre. Sans l’appui de Libra, tu aurais probablement fini en boule, au centre de la cabine, la Gardevoir t’ayant déplacé à la dernière seconde pour que tu finisses crispé, sur ton lit….La nuit est encore longue, Nolan.

********************

‘’Bon, si je récapitule bien...Vous n’avez rien ? Pas la moindre information utile ? Mais qu’est-ce que c’est que ce travail, enfin ! Un marin se fait agresser par une force mystérieuse, alors qu’il dédiait sa vie à la sécurité du navire et personne n’a rien vu ?!’’

‘’Croyez-bien que j’en suis navré mais, si vous pouviez parler un peu moins fort…’’

Alors que tu franchis la porte du poste de pilotage d’un pas mal assuré (On passera sous silence le reste de la soirée d’hier...Ton estomac va mettre plusieurs semaines à s’en remettre), tu constates avec une légère surprise, qu’une silhouette familière est déjà présente sur les lieux : Wolfgang, vêtu d’une tenue digne des plus musculeux maîtres-nageurs, tortille ses moustaches de frustration, face à un homme dont l’uniforme s’orne de galons scintillants...Probablement le capitaine du navire et de facto, l’homme à l’origine de ta présence ici.
L’annonce a été diffusé de bon matin, alors que la plupart des vacanciers commençaient à se rendre au réfectoire : tout passager dont la cabine se trouverait au pont latéral droit et qui aurait eu des soucis avec la tempête de cette nuit, se doit de rejoindre le poste de pilotage afin de décrire son ressenti, pour des questions de sécurité. Vu la nuit que tu as passé, tu dois admettre remplir pas mal de ces critères. C’est donc accompagné d’Asmita (Libra étant encore en pleine grasse matinée), que tu as répondu à l’appel.
En revanche, Wolfgang n’a pas l’air du genre à s’émouvoir pour un petit crachin de la sorte. Il serait sans doute capable de suivre le bateau à la nage, par ce temps...

‘’Deannag ? Alors, toi aussi, mon garçon, cette nuit du mystère t’as enlacé de son étreinte hurlante ?’’

...Avec un traducteur, ce serait possible ?

(Ce que l’oeil voit, l’esprit ne perçoit pas; Ce que l’esprit voit, l’oeil ne peut le concevoir)

...Un double traducteur ? S’il vous plaît ? heureusement pour toi, le capitaine du navire finit par voler à ton secours, écartant Wolfgang d’une bourrade, tout en marmonnant.

‘’Laissez-le parler, enfin.Ton numéro de cabine, jeune homme. Et si tu pouvais me raconter ta soirée en détail, cela nous aiderait beaucoup pour comprendre…comment parer à la prochaine tempête.’’

Pas besoin d’être Sherlock pour entendre à quel point tout ça sonne faux. Cela dit, tu es juste là pour un témoignage, rien de plus. Le temps de saisir ta tablette sous l’oeil un peu surpris du capitaine (on dirait qu’il voulait faire un commentaire, juste avant que Wolfgang ne le fixe sévèrement) et tu griffonnes quelques points, pour la lui tendre ensuite.

*Tempête a démarré vers 19h15
*Énormément de roulis, les vagues atteignaient les hublots sans difficulté.
*Resté éveillé jusqu’à environ minuit.
*Le tonnerre a résonné jusqu’au pont intermédiaire à plusieurs reprises.
*Nous avons entendu un cri assez puissant, tard dans la nuit. Je n’ai pas noté l’heure, à ce moment-là.


Le temps que le capitaine parcourt la tablette du regard, tu laisses ton regard vagabonder dans le poste de pilotage...avant de prendre conscience qu’il y a un tempo assez particulier, ici : en temps normal, ce genre d’endroits est assez fourmillant, surtout avec une dizaine d’hommes présents en même temps que vous dans la pièce. À force de fréquenter les docks d’Oliville, tu as appris quelques petites choses sur les marins et la première, c’est qu’ils ne connaissent pas la définition du mot ‘’silence’’.
Or, en ce moment, c’est à peine si l’on entend quoi que ce soit de plus élevé qu’un chuchotement, parmi les personnes présentes. Reportant ton attention sur le capitaine, tu remarques que ce dernier marmonne dans sa barbe, avant de te rendre ton bien.

‘’Et bien...Merci beaucoup. Nous allons tenter d’améliorer les choses, afin de ne plus réitérer ce genre de problèmes, vous pouvez vous retirer, jeune homme.’’

‘’Est-ce que vous êtes sérieux ?! il l’a entendu lui aussi, il vient de vous l’écrire noir sur blanc !’’

‘’Wolfgang, moins fort, par pitié !’’

Avant que le gardien de l’académie n’en vienne à un acte regrettable, tu te serais probablement éclipsé, si la porte du poste de pilotage ne venait pas de s’ouvrir, pour dévoiler la silhouette de la dernière personne que tu t’attendais à croiser dans ces circonstances. Laissant les deux hommes poursuivre leur conversation (qui va bientôt finir en pugilat, à en juger par le volume grandissant), tu te retrouves sans trop savoir pourquoi à sourire doucement.
Tu te contentes d’un pas de côté pour libérer le passage, tandis que ta main s’élève pour signer rapidement à destination de la nouvelle venue.

‘’Bonjour Marie. Dure nuit, pour toi aussi ?’’

_________________
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Marie R. Uana
Marie R. Uana
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Mar 20 Aoû - 14:43
MARIE R. UANA

feat Nolan Dèannag
« ‘Faudrait trouver
une autre vigie »

Marie faisait preuve d’un calme olympien.

Malgré l’agitation, elle restait parfaitement immobile sur sa chaise. Un carnet sur ses genoux, un stylo dans la main, son regard était dirigé droit vers le hublot de sa cabine, par delà duquel un chaos sans nom régnait.

Désolation.
Froideur et vents violents.
Résignation.
Stupeur et tremblements.

Œil contemplant.
Fracas incessant.
Roulis terrifiant.
Crachat languissant.

Dérivation.
Torpeur et mouvements.
Répercussion.
Malheur et incidents.

Œil observant.
Bois craquelant.
Niveau montant.
Souffle manquant.

Affliction.
Crieur et ballottements.
Absorption.
Pleurs et battements.

Œil cloisonnant.
Esprit cheminant.
Âme s’en allant.
Regret persistant.


A cause de la pénombre, elle fut contrainte d’approcher ses écrits de la vitre. Seule une diffuse lumière lunaire lui permit de lire le fruit d’une inspiration inattendue. Cette tempête lui avait susurré à l’oreille les pensées sordides d’un récit laborieux. Elle était heureuse d’avoir pu les poser sur le papier, évitant ainsi son évanouissement.

Lentement, elle se leva. Outre le fin éclairage du pont, sa cabine était plongée dans le noir. Et si elle reconnaissait le peu de praticité de la chose, l’ambiance lugubre qui s’en dégageait lui conférait une volupté certaine, qu’elle ne troquerait contre aucune facilité d’usage.

Elle rangea le carnet dans un tiroir, et prit place sur son matelas. Le silence qui régnait alors lui était cher : il permettait à la tempête de s’étendre de tout son saoul, et d’envelopper Marie dans sa berceuse virevoltante.

« -… »

La tendresse du matelas absorbait toutes ses forces, et la fraîcheur de sa couette la mettait en extase. Elle abandonnait peu à peu le contrôle de son corps et mettait ses membres au repos : bientôt, ce sera au tour de sa conscience de prendre les voiles. Elle n’avait plus rien à faire, à dire ou à penser… Elle ne devait plus que se laisser guider par le vent sifflotant, la pluie crépitante, et les vagues déferlantes.

« -AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Un cri lui fit rouvrir les yeux.

Les plis caractéristiques d’un agacement impromptus se dessinèrent sur son front. Lentement, en un redressement parfaitement droit pour une enveloppe supposée au repos, Marie se leva, et posa pieds à terre. Que venait-il de se passer ?

En l’absence de nouvels éléments, et au retour d’un silence résigné, elle comprit que la réponse ne viendrait pas d’elle-même.

Le choix de tout ignorer fut le plus tentant, et tout en relâchant ses muscles, la blanche retourna finalement se coucher. Elle voulait profiter de cette ambiance tant que celle-ci persistait…

***

Le lendemain, l’annonce diffusée à bord avait retenu son attention.

C’est le pas résolu qu’elle prit la direction des quartiers de l’équipage. Elle devait faire entendre sa voix… Les choses ne pouvaient rester ainsi.

En apposant sa main contre la porte, elle fit irruption dans le poste de pilotage. C’était ici qu’on lui avait implicitement donné rendez-vous. Elle ignorait à qui elle aurait à s’adresser, mais… Cette problématique fut vite relayée au second plan.

La reconnaissance d’une silhouette devant elle lui arracha une immobilisation surprise. Celle-ci fut cependant rapidement éclipsée au profit d’un sourire détendu, accompagné d’un court acquiescement. Dans un silence complet, elle prit la parole.

[Salutations. Mis à part un léger désagrément, elle fut admirable. Dois-je comprendre que ce n’eusse point été votre cas ?]

Elle n’eut pas réellement le temps de recevoir une réponse, puisque le capitaine se dirigea brusquement vers Marie pour se défiler d’une certaine discussion.

« -Bonjour, mademoiselle. Êtes-vous également venue pour… ? »

Il s’interrompit en remarquant la gestuelle de ses mains. Gêné, il se tourna vers Wolfgang, et lui parla à voix basse.

« -… Hum… Elle aussi, est-elle… ? »

Le gardien, égal à lui-même, se lança plutôt dans un accueil grandiloquent, apportant par la même occasion réponse à son interlocuteur.

« -Dame Uana ! Dîtes-moi donc quels tourments vous amènent… ? Je me ferai le vengeur ardent de votre outrage ! »

La concernée inclina doucement la tête en guise de remerciement.

« -Je vous en saurai gré. » son expression se fit brusquement plus sévère « Je viens dénoncer un odieux acte de nuisance. Sous couvert du chaos de la tempête, un inconnu s’est permis de hurler à plein poumons à proximité des cabines. Cela m’a fortement déplu. J’espère que l’auteur de ce désagrément sera châtié à juste titre. »

Les deux hommes en face d’elle s’échangèrent un regard. Finalement, le capitaine revint la dévisager, un air quelque peu perplexe sur le visage.

« -Vous… Souhaitez vous plaindre d’une nuisance sonore alors qu’une tempête faisait rage à l’extérieur ? »

La blanche haussa les sourcils.

« -Ne puis-je ? J’aurai espéré que vous ayez à cœur le bien être de vos passagers. De même, j’ose considérer les propos de Messire Sentry comme véritable promesse de réparation.  »

Se grattant le sommet dégarni de son crâne, Wolfgang parut gêné.  

« -Très chère, je crains devoir vous éconduire. Voyez-vous, le malheureux à l’origine de ce cri...
-A-attendez ! Que vous ai-je dit ? »

Malgré son interruption, le gardien était bien décidé à insister.

« -Sans vouloir vous manquer de respect, vous témoignerez que nous n’avons nul autre choix. Si votre matelot est dans l’incapacité de communiquer et que nous tenons là nos seuls témoins, alors... »

Agacée par ces incessants changements de sujet, et par le rejet de sa complainte, Marie se fit plus insistante.

« -Que diable se passe-t-il, à la fin ? »

Le capitaine toisa tour à tour Marie, puis Wolfgang, puis Nolan – sans doute le seul à ne pas s’être ligué contre lui – et après un soupir, passa aux aveux.

« -No… Notre vigie a été retrouvée complètement terrifiée, ce matin. Il semblerait qu’elle soit à l’origine du cri que vous avez tous deux entendu. Nous espérions en apprendre plus en interrogeant les passagers, mais… Vous êtes les seuls à ne serait-ce qu’avoir mentionné l’incident. Nous n’avons aucune autre piste, ni la moindre idée de ce qu’il s’est passé... »

Il redressa la tête, et se fit plus impératif.

« -Nous n’avons pour l’heure fait circuler aucune information. Nous ne souhaitons pas inquiéter les passagers…  »

La Mentali fronça les sourcils, sceptique.

« -Comment escomptiez-vous enquêter sans entremise ? Vous faîtes un bien piètre cap-
-Une idée vient brusquement illuminer mes sombres pensées ! Pourquoi ne pas nous laisser la charge de l’investigation ? »

Tous adressèrent un regard circonspect à Wolfgang.

« -Comment… ?
-Le poste de gardien, ça me connaît ! Et avec le soutien d’adolescents aussi enthousiastes que Dèannag et Uana… » son regard se confronta à ceux éteints des deux élèves, sans qu’il ne faillisse « … Nous pourrions mener les recherches sans éveiller les soupçons des passagers ! Qu’en pensez-vous ? »

Marie cligna de multiples fois des yeux, puis se tourna vers Nolan. Dans quoi s’étaient-ils embarqués ?...

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« Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. »
Nolan Dèannag
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Mar 3 Sep - 22:29
[Salutations. Mis à part un léger désagrément, elle fut admirable. Dois-je comprendre que ce n’eusse point été votre cas ?]

‘’Simplement dit, le ressac n’a pas été des plus cléments avec moi.’’

« -Bonjour, mademoiselle. Êtes-vous également venue pour… ? »

….Décidément, le rythme de cet homme à tout de la fugue : c’est vif, c’est pressé, ça grince un peu et ça ne se prive pas pour couper la parole (Enfin, façon de parler). Manifestement, son inquiétude semble justifiée, puisque la Mentali ne tarde pas à révéler qu’elle a également été victime de ce tapage nocturne qui semble tant l’émouvoir. Pour ta part, tu ne comprends pas vraiment qu’on en fasse une histoire pareil...Je veux dire, un cri sur un navire en pleine nuit, si ça n’est pas suivi par ‘’UN HOMME A LA MER !’’, ça devrait être rangé dans la catégorie des ‘’incidents mineurs’’, non ?
Et puis, il reste toujours le sujet de...

‘’Vous… Souhaitez vous plaindre d’une nuisance sonore alors qu’une tempête faisait rage à l’extérieur ?’’

Oui, voila. Même si tu ne comprends pas vraiment ce qu’il attendait d’elle : je doute que quiconque puisse se plaindre à Lugia d’avoir provoqué une météo pareille. Marie semble d’ailleurs un peu perplexe devant sa réaction, puisqu’elle enchaîne sans attendre.

‘’Ne puis-je ? J’aurai espéré que vous ayez à cœur le bien être de vos passagers. De même, j’ose considérer les propos de Messire Sentry comme véritable promesse de réparation. ‘’

(Celui qui obstrue l’oeil de l’esprit d’autrui, n’est pas moins indigne que celui qui vole son pain)

(Joliment tourné.)

(À ton service).

Puisque vous avez témoigné, il ne vous reste plus qu’à retourner à vos cabines. Peut-être pourrais-tu songer à envisager l’hypothèse de l ‘idée de proposer à Marie de la raccompagner ? Je ne dis absolument pas ça parce que cette idée t’a brièvement traversé l’esprit, seulement si tu ne le fais pas, Libra va te jeter par-dessus bord, la connaissant.

‘’Que diable se passe-t-il, à la fin ? ‘’

Il a changé. Pendant une seconde, le rythme de la Mentali a brusquement varié : d’habitude si calme, si harmonieux et posé, il vient de tressauter brusquement, suivant le même motif que le ton de la jeune fille. J’ignore si c’est rassurant pour toi, Nolan, mais pendant cette seconde, il ressemblait bel et bien à celui...de Libra. Cours pour ta vie !
Le pauvre capitaine ne s’y trompe pas et après s’être tourné vers toi, il semble prendre conscience que tu ne lui serait d’aucune aide. Semblant s’affaisser sur lui-même, son ton se fait plus discret et sa diction ralentit.

‘’No… Notre vigie a été retrouvée complètement terrifiée, ce matin. Il semblerait qu’elle soit à l’origine du cri que vous avez tous deux entendus. Nous espérions en apprendre plus en interrogeant les passagers, mais… Vous êtes les seuls à ne serait-ce qu’avoir mentionné l’incident. Nous n’avons aucune autre piste, ni la moindre idée de ce qu’il s’est passé...Nous n’avons pour l’heure fait circuler aucune information. Nous ne souhaitons pas inquiéter les passagers… ‘’

‘’Le poste de gardien, ça me connaît ! Et avec le soutien d’adolescents aussi enthousiastes que Dèannag et Uana…Nous pourrions mener les recherches sans éveiller les soupçons des passagers ! Qu’en pensez-vous ?’’

Voila qui est...inattendu. Cela dit, la situation ne semblait pas encore te concerné de quelque manière que ce soit, avant que le rugissement déterminé de Wolfgang ne vienne t’exploser les tympans. je rêve ou il vient de vous embaucher comme gardiens assistants, sans que tu ne puisses ouvrir la bouche ?! Bon, d’accord, ça n’aurait pas été d’un grand secours mais quand même, c’est une question de principe !
Néanmoins, tu te vois mal dissimuler un tel fait à Libra. Et dans le cas où cette dernière apprendrait qu’un mystère plane sur votre navire...Ouais, il vaut mieux que tu acceptes, ne serait-ce que pour être présent et éviter qu’elle ne s’enflamme (pour la sécurité de toutes les personnes présentes à bord).
Laissant le gardien dans l'expectative, tu signes rapidement à destination de Marie.

‘’Je crains qu’il ne me faille accepte cette proposition. Si Libra apprends la cause de ce hurlement, elle risque de vouloir retourner le navire pour en découvrir la cause et...Je préférerais être là pour éviter d’aggraver la situation.
Puis-je compter sur toi pour m’accompagner ? Avoir quelqu’un de confiance serait réellement un plus.’’


Pourquoi avoir dit ça ? Aucune idée, cela t’as semblé plus….amical (Ouais, c’est ce truc bizarre qu’on appelle la politesse).

"Il est hors de question que l'on perturbe à nouveau mon sommeil de la sorte. J'en suis."

Réaction parfaitement logique de sa part, tu ne peux t’empêcher de sourire fugitivement. La chose étant réglée, il ne vous reste qu’à vous mettre au travail : Wolfgang vous abandonne presque immédiatement pour se rendre sur le lieu de l’incident, afin d’établir un ‘’périmètre de sécurité’’ tout autour. Il compte ainsi organiser les lieux pour votre veille de ce soir. En attendant, vous voilà désoeuvrés….Enfin, pas tant que ça.

(Asmita…Contacte Libra. Si elle dort encore, tu la réveilles en disant que c’est moi qui ai besoin d’elle.)


(Ne sommes-nous pas tous endormis ? Suis-je un Pokémon rêvant qu’il est humain, ou un humain rêvant qu’il est un Pokémon ?)

Question intéressante, ça vous fera un sujet de discussion pour ce soir. Tandis que le Medditikka se plonge dans une transe télépathique, tu recommences à signer rapidement à destination de Marie, qui semble plongée dans ses pensées.

‘’Pour commencer, je pense que nous pourrions peut-être aller voir la victime de cet incident. Cela nous apprendra peut-être quelque chose quand aux causes de son état.’’

Ayant encore une journée entière d’attente devant vous, le plan semble convenir à la Mentali. Reste à espérer que le pauvre homme soit un peu loquace…


*******************

‘’Boudiou, c’type est dur comm d’la pierre. J’pourrais bastifailler l’ancre et l’foutre à sa place, coulerait ) pic comme un crotin durci, c’moi qui vous le dit !’’

….Que quelqu’un fasse taire ce type. S’il écorche encore un seul mot avec son accent, tes oreilles vont déposer une demande de congé maladie à durée indéterminée. Après avoir rejoint la petite infirmerie du navire, il ne vous as fallu que quelques minutes pour convaincre le responsable de contacter la passerelle. les formalités réglés, il vous as mené jusqu’à une couchette entourée de rideau...avant de tirer l’un d’entre eux pour révéler un corps complétement tétanisé !
Si la poitrine du jeune homme qui vous fait face, ne se soulevait pas imperceptiblement, on aurait pu croire le malheureux raide mort. Les yeux exorbités, il continue de fixer le plafond et seul le léger tressaillement de ses pupilles vous laisse à croire qu’il peut vous voir. Pour ce qui est de vous parler, en revanche…

(Libra, tu peux l’atteindre ?)

(Ouaaaaaah...pardon, j’ai pas eu mon café. Nop, désolé mon grand, c’est tout verrouillé, là. Si j’essaye, ça risque de mal finir pour son cerveau. Je sais pas ce qui lui a fait peur comme ça, mais ça a tout chamboulé là-dedans.)

(Mal comment ?)

(Il risque de se prendre pour un Magicarpe quand j’aurais fini, ça répond à ta question ? Je peux aller me recoucher ?)

(Fais donc.)

Dans un scintillement, ta Gardevoir disparaît, tandis que tu signes rapidement ces informations à Marie. Votre seul témoin étant inaccessible, peut-être aura-t-elle d’autres idées à mettre en oeuvre. Après tout, la journée risque d’être longue…

*********************

‘’Aaaaaah, sentez-moi cet air frais ! Ce sel ! Ces étoiles ! Ce…Krabby. Eh, tu n’as rien à faire ici, malandrin !’’

Laissant le soin au brave homme de balancer le pauvre type Eau égaré près de votre poste de vigie par-dessus bord, tu pivotes en direction de Marie, qui contemples également le pont inférieur du navire : de votre cabine improvisé, vous avez une vie imprenable sur le pont avant et les accès latéraux.
Une grande porte à l’arrière vous permet d'accéder à la plateforme sur laquelle se recoupe les quatre échelles permettant d’accéder à n'importe quel pont du navire.
La nuit s’étant rafraichie, les passagers ont pour la plupart regagnés leurs cabines et il n’y a plus un Charcipan à l’extérieur. Vous échangez donc un regard étonné lorsque Wolfgang s’affale sur l’une des chaises disponibles, avant de se saisir d’un gros sac posé à ses côtés. Egalement présent, son fidèle Mandrake laisse échapper un ‘’zaaam’’ intéressé, lorsque le gardien en sort un  échiquier usé. Le type Psy ne tarde pas à s’en emparer, tout en conservant le pont est dans sa ligne de mire.

‘’Ma qualité de défenseur nocturne m’a habitué à de longues veilles. N’ayez crainte s’il vous faut somnoler, je veillerai au grain ! Et si l’un d’entre vous désire se mesurer à Mandrake, qu’il n’hésite surtout pas !’’

Non merci, sans façon, bien que l’idée soit intéressante. Tu t’apprêtes à sortir de quoi passer le temps durant votre garde, mais avant que ta main n’enclenche le volume de ton casque...Tu la rabaisses. Mu par une impulsion subite, tu sors le carnet qui l’accompagnait avant de te laisser imprégner par les sons ambiants, qui émane du navire. Cela devrait t’occuper un bon moment, histoire de remplir plusieurs partitions des notes qui t’envahissent.

Le ressac sur la coque.

Les grincements de machine.

Le vrombissement du moteur.

Le vent qui se sépare sur votre passage.

Sa respiration lente.

Le calme qu’elle dégage.

Cette assurance qu’elle affiche, quelque soit son interlocuteur.

Ce regard clair qui sait ce qu’il veut.

...Dis, je crois que tu es en train de dériver un peu, là, Nolan. Secouant la tête, tu froisses légèrement la feuille que tu commençais à couvrir de notes, tout en détachant ton regard de la Mentali vers lequel il s’était égaré. Qu’est-ce qui te prends ?
Pour chasser ce trouble et sans remarquer que Libra (affalée sur l'oreiller qu’elle a emporté à grands renforts de protestations pour la nuit, et sa tête posée sur ses deux mains) te fixe d’un air goguenard, tu entames un dialogue silencieux avec Marie, attirant son attention, avant de lui tendre un feuillet rapidement griffonné. Tu pourrais tout aussi bien signer, mais t’agiter ainsi au mépris de Wolfgang qui ne comprends pas ce langage, serait fort grossier. S’il désire se joindre à vous, libre à lui.

‘’Nous voila partie pour une longue nuit, j’imagine. Je ne suis pas un expert pour ce genre de missions mais j’imagine qu’en tant que Ranger,  tu as déjà eu affaire à ce genre de choses ? Actuellement, j’avoue nager dans le brouillard quand à une cause probable, ce pauvre homme était totalement désynchronisé. Impossible de voir une première piste susceptible de nous aider.
En même temps pour le moment, you’re the only one I sea♪ ’’


L’atmosphère de cette cabine est bien lugubre pour que tu tentes de faire de l’humour. Et avec les paroles d’une chanson qui a tourné pendant les six derniers mois sur les ondes, pour ne rien arranger. Si Libra pouvait lire ça...Elle facepalmerait...hurlerait de rire...relirait...refacepalmerait...t’étranglerait...relirait ce bout de papier...se jetterait à la mer...puis reviendrait te hanter après t’avoir ressuscité pour être sûr que tu ne réitères pas ce genre de tentatives !
En même temps, tu n'y peux pas grand chose : le ressac commence doucement à s'intensifier et tu cherches simplement à éloigner de ton esprit un fait tout simple...Que la météo de cette nuit pourrait très bien être aussi agitée que la précédente.

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Marie R. Uana
Marie R. Uana
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Mer 4 Sep - 17:28
MARIE R. UANA

feat Nolan Dèannag
« ‘Faudrait trouver
une autre vigie »

Marie observa attentivement les signes du garçon. Il souhaitait réellement se mêler à l’enquête ? Tiens donc… Voilà qui était inattendu de sa part. Mais puisqu’il craignait autant que Libra cause problème… Eh bien, il n’avait qu’à l’enfermer dans sa Pokéball et la jeter à le mer il avait effectivement toutes les raisons du monde de vouloir se pencher là-dessus.

La blanche, pour sa part…

« -Il est hors de question que l’on perturbe à nouveau mon sommeil de la sorte. J’en suis. »

Tout était dit. A priori, c’était le genre d’affaire qui ennuyait Marie, mais ils étaient en vacances, et elle avait de plus en plus de mal à occuper ses journées. Elle ferait d’une pierre deux coups en se joignant aux recherches ! D’autant que cette intrigue n’était pas sans lui rappeler celle d’un roman policier classique. Quelque chose lui susurrait qu’elle ne manquerait pas de se distraire…

Et puis, elle était bien partie en quête d’une épée sacrée, plus tôt dans l’année. Résoudre une affaire de traumatisme, c’était bien dans la même veine, non ?

… Non ? Vraiment pas ?

Eh bien tant pis, cela lui ferait une nouvelle corde à son arc.

***

Après avoir pris congé de Woflgang et du capitaine, notre Libragang se mit directement en route vers l’infirmerie. Une fois les formalités remplies, Nolan et Marie foncèrent vers la victime : mais la demoiselle ne put s’empêcher de couler un regard circonspect vers le marin qui les avait accueilli, tout en interrogeant son camarade.

« -Quel mystérieux dialecte… J’ignorais que vous étiez polyglotte, Dèannag. »

Elle qui se targuait de connaître plusieurs langues ! Elle avait été complètement mise à l’amende par le parler bien singulier de cet homme. Mais n’était-il pas imprudent de laisser des employés au langage obscur gérer des pans entiers du navire ? Elle n’avait pas le temps de s’y attarder : les voila qu’ils arrivaient devant la personne à l’origine des tourments nocturnes de Marie.

(tourments nocturnes, tourments nocturnes, c’était vite dit ; il l’avait juste empêché de s’endormir directement après avoir contemplé la tempête)

La Ranger observa très attentivement son état. Elle qui lui avait souhaité tout le mal du monde, se fit la réflexion que la sentence eut peut-être été un petit peu dure… Il faisait pâle figure – littéralement – et restait figé dans un clair choc traumatique. Qu’est-ce qui avait bien pu lui causer une terreur pareille ? Il devait s’agir d’une chose ignoble… Innommable !

Ou peut-être bien que si. S’il ne pouvait certes pas communiquer oralement sur l’origine de son trouble, peut-être que par l’entremise mentale de Libra, il parviendrait à leur faire part d’informations primordiales… U-une minute, toute cette histoire, ce n’était pas précisément pour éviter que la Gradevoir s’en mêle ? D’autant qu’en vue de son état, elle ne semblait en rien représenter une menace que seule sa soif de mystère aurait apaisé. Et puisque la blanche avait révisé son jugement, pourquoi est-ce qu’au final, Nolan et Marie s’embêteraient à- ?

-WOW ATTENDEZ, IL SEMBLERAIT QUE L’ESPRIT DE CET HOMME SOIT COMPLÈTEMENT FERMÉ ! QUE DE MYSTÈRE, QUE DE MYSTÈRE ! ILS N’ONT DONC PLUS D’AUTRES CHOIX QUE DE CONTINUER A ENQUÊTER POUR LE BIEN DU NAVIRE ET DE SON ÉQUIPAGE ! OH LA LA, MAIS QUELLE INTRIGUE MES AMIS !

Loin de se laisser impressionner par cet incroyable retournement scénaristique, la mine de la Mentali se fit plus pensive. Qu’est-ce qui aurait pu provoquer une telle peur chez cet homme, au point que même le souffle de la tempête fut insuffisant pour couvrir le cri de terreur qui en a résulté ? Elle émit quelques hypothèses.

« -Il y a bien quelques Pokémon reconnus pour les cauchemars que leur simple vue inspire, mais peut-être devrions-nous d’abord nous intéresser à cet homme avant de vouloir ratisser large. S’il avait une phobie particulière, nous tiendrons alors une piste plus tangible. »

Elle acquiesça, en accord avec elle-même, et s’éloigna.

« -Je me charge d’établir une liste exhaustive des potentiels coupables. Quant à vous, renseignez-vous sur la victime. »

Comme ça, elle passerait l’après-midi dans ses bouquins, pendant que Nolan s’occupait de la partie sociale de l’enquête.

Ouais. Ça c’était du travail d’équipe bien réparti.

***

Leurs recherches avaient fait chou blanc.

Enfin… Pas complètement. Si Nolan eut révélé que la victime ne possédait aucune peur particulière, Marie quant elle, put établir une liste… Longue comme le bras, de Pokémon susceptibles d’effrayer un marin. Ce qui… Ne les avançait pas beaucoup, il fallait bien le reconnaître.

Voilà pourquoi il fut décidé de se poster, la nuit même, sur une plate-forme au centre du navire pour y observer tout mouvement suspect. La blanche n’avait pas imaginé que cette recherche lui accaparerait autant de temps… Mais bon. Elle se rassurait en se remémorant qu’il figurait dans ses devoirs de Ranger d’aider les gens, et que, en dépit du fait qu’elle n’aimait pas trop ça en général – les gens – ben ce n’était fondamentalement pas une mauvaise chose de continuer. Et puis, elle était avec Nolan, et elle l’appréciait bien, Nolan.

Wolfgang n’était pas un mauvais bougre non plus, étonnement. Droite comme un I, et l’air impassible, elle s’intéressa de plus près à l’échiquier qu’il avait ramené.

« -Vous pratiquez depuis longtemps ? »

Marie aimait bien les échecs. C’était un passe-temps calme, réfléchi et satisfaisant. Que demander de plus ? Sans pour autant avoir la prétention de vaincre l’Alakazam, elle prit place devant Mandrake.

« -Je vous en prie, débutez. »

Il avait les blancs, c’était donc à lui de commencer. Cela lui conféra tout juste assez de temps pour observer en détail le plateau en bois et l’usure qui le rongeait. Il était âgé, et en plus de ça, avait amplement rempli sa fonction au fil du temps. S’il lui paraissait parfois trop excentrique, Marie devait bien reconnaître que Wolfgang était un homme de goût.

La partie se déroula dans un calme et un silence complet. Comme elle l’eusse escompté, Mandrake se chargea de balayer sa défense en un rien de temps. Il n’y avait pas à dire, l’intelligence de ce Pokémon était redoutable… Pour sa défense, cela dit, longtemps qu’elle n’eut point pratiqué.

Après avoir remercié l’Alakazam, elle laissa sa place à Wolfgang, et s’éloigna. Elle ne devait pas oublier les raisons de sa présence ici. A ce sujet, voila que Nolan souhaitait l’interroger… Via un petit feuillet qu’il lui tendit, il se renseigna sur l’expérience de la Mentali dans le domaine. Celle-ci se permit de lui répondre oralement.

« -Assez récemment, j’ai participé à une enquête similaire. Mais la victime était parfaitement ciblée, et nous savions où chercher. » elle observa les alentours d’un air peu convaincu « Ce qui n’est actuellement pas notre cas. Nous ne sommes même pas  certains qu’il y aura récidive… »

Elle s’attarda ensuite un peu plus sur la fin de son message. L’emprise de ses doigts se referma sur le papier, et elle entrouvrit la bouche.

« -Dèannag… »

Elle se tourna ensuite vers lui, et le regarda droit dans les yeux. Son visage et son ton transparaissaient d’un sérieux sans égal.

« -Je crains que vous n’ayez commis une faute. »

Du doigt, elle indiqua le dernier mot du texte.

« -Votre phrase de conclusion n’a aucun sens. Vous employez le mot sea qui renvoie à la mer. Je présume que la sonorité proche avec le verbe voir, see, vous a induit en erreur. » égale à elle-même de bout en bout, elle lui rendit sa feuille « Je pense que nous aurions tous deux beaucoup à gagner en nous inspirant des compétences linguistiques de l’autre. »

Après tout, Nolan avait déjà été capable de traduire le charabia du marin de tout à l’heure, elle ne pouvait pas lui reprocher de mal maîtriser les autres langues ! Aaah, qu’elle était magnanime, tout de même…

Cela dit, même après lui avoir fait la réflexion, elle ne s’était pas posée la question de savoir ce qu’il voulait lui dire au travers de cette fin. Cette pensée lui effleura à peine l’esprit qu’elle s’immobilisa au retentissement du tonnerre dans le lointain. Enfin, le lointain… Elle se tourna dans sa direction, et estima mentalement le délai qui eusse séparé la lumière du son.

« -Un kilomètre et sept cent mètres. » Ah. Elle avait déjà déterminé la distance, en fait. « Et nous nous dirigeons droit devant. »

Ce qui annonçait la nouvelle traversée d’une tempête. Étaient-ils équipés pour pareille nuit ? La Mentali avisa la petite cape qui ornait ses épaules, et la robe qu’elle portait en dessous. Hmm.

« -Il va me falloir récupérer une veste anti-pluie, si je veux pouvoir agir en extérieur. Je me permets de vous laisser la charge de la surveillance le temps du trajet, et je vous laisserai faire de-même ensuite. »

Mais Wolfgang déclina l’offre.

« -La pluie torrentielle ne fera qu’effleurer mon corps musculeux ! Je m’en passerai, très chère.  »

Elle haussa les sourcils, peu certaine de la validité physique d’une telle affirmation, mais ne creusa pas plus et se tourna plutôt vers Nolan.

« -Dans ce cas, effectuons ce trajet en une fois. Nous pourrons ensuite immédiatement reprendre la surveillance.  »

Vendu ! Après avoir quitté leur poste d’observation, nos enquêteurs en herbe prirent la direction des cabines. Il n’y avait alors plus âme qui vive à bord, les rares passagers vaillants s’étant réfugiés à la vue de l’orage à l’horizon.

Lorsqu’ils eurent leur équipement en possession, le Prince des Mers effectuait déjà sa pleine traversée de la tempête. La pluie faisait rage, et Marie dut maintenir la capuche de son K-way fermement enfoncé sur sa tête pour ne pas se retrouver exposée. Avec Nolan, ils cherchèrent ainsi à rallier au plus vite leur base d’opération… Mais quelque chose interpella Marie lorsqu’ils arrivèrent au pont supérieur.

« -Que… Que fait cette femme ici ?!  »

En effet, appuyée contre la rambarde, et jumelles en main, une parfaite inconnue semblait scruter le ciel orageux. Elle n’avait absolument rien sur elle pour s’abriter de la pluie, et ses vêtements étaient trempés. Perdue, la Ranger se tourna vers son acolyte.

« -Nous… Nous devrions aller la voir, non ? »

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« Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. »
Nolan Dèannag
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Dim 8 Sep - 18:39
‘’Dèannag...Je crains que vous n’ayez commis une faute.’’

Autant pour ta tentative d’humour. Alors que tu tentes de garder un air neutre, la chose est subitement rendue beaucoup plus difficile par la vision d’un Libra, la tête enfoncée dans son coussin, qui tente tant bien que mal de dissimuler un véritable hurlement de rire. Les larmes aux yeux, la Gardevoir se redresse pour admirer le spectacle, tandis que Marie complète sa correction linguistique.

‘’..*glmps*’’

Le craquement assourdissant du tonnerre coupera court à tes réflexions et la remarque de Marie n’améliorera aucunement ton état : une tempête semblable à celle de la veille n’augure absolument rien de bon, que ce soit pour ton état ou pour le navire lui-même. Et manifestement, ta partenaire semble s’être fait la même réflexion, au vu de sa proposition.
D’un simple hochement de tête, tu lui confirmes ta volonté de l’accompagner, puisque Wolfgang désire poursuivre sa garde. Quand à Libra, un simple regard à l’air fort peu rassuré de la type Psy te confirme qu’elle préférerait rester au sec, et de loin….Très bien. Dans le pire des cas, maintenir le contact avec elle ne devrait pas être trop dur, si vous avez vraiment besoin d’aide.

Le passage dans vos cabines respectives ne sera pas bien long, les couloirs du navire étant subitement bien plus calmes avec l’approche de la tempête. le temps de récupérer ton propre K-way ainsi qu’une couverture supplémentaire et vous voila reparti ! Seuls quelques passagers retardataires (ou courageux) se promènent encore dans les coursives, tandis que la navire commence lentement à osciller. Tu aimerais bien que cela reste imperceptible, mais malheureusement pour toi, lorsque vous rejoignez enfin le pont extérieur, vous ne pouvez progresser d’un bord à l’autre des couloirs qu’en vous appuyant sur leurs rambardes. une pluie torrentielle commence à s’abattre sur votre position, révélée uniquement par les éclairs qui éclatent à intervalles de plus en plus rapprochés.
Il faudrait être complètement fou pour oser sortir par un temps pareil...

‘’Que… Que fait cette femme ici ?!’’

Et bien, c’est une excellente question :: peut-être est-celle seulement timide et donc, l’absence de passagers constitue une occasion unique de sortir sans être dérangé. Ce serait donc extrêmement grossier de la déranger et surtout, vu sa proximité avec la balustrade du pont, relativement risqué. Je propose donc que vous regagniez votre poste et que vous la laissiez tranquille...Quoi ?

‘’Nous… Nous devrions aller la voir, non ?’’

*soupir* L’idée étant lancée, tu te contentes d’hocher rapidement de la tête, espérant que la Mentali ne remarque pas la blancheur subite de tes traits. Pas à pas, en progressant le long des rambarde puis de l’escalier dégoulinant, vous parvenez jusqu’au pont supérieur où vous attends un étrange spectacle : sans rien pour la protéger, en équilibre contre la rambarde malgré le vent, la jeune femme pointe une paire de jumelles dans toutes les directions possibles et imaginables. Derrière elle, un Pikachu peine à la retenir par le bas de son t-shirt, tout en luttant pour ne pas déraper sur le métal inondé !
Il faudrait attirer son attention et alors qu’une nouvelle bourrasque manque de rabattre vos capuches, tu laisses à la Mentali le soin de vous manifester en criant, tout en la retenant par le bras.

‘’Aaaaah ! Mais ça va pas, vous deu-OUAH !’’

Prise de court par l’appel de la jeune fille, l’inconnue effectue une rotation brusque..pas conseillé sur un sol détrempé. Une nouvelle secousse traverse alors le navire et tu parviens tout juste à agripper la rambarde d’une main, tout en saisissant le bras de Marie de l’autre. De son côté, la jeune femme  (suicidaire, je crois qu’on peut le dire) semble ne pas avoir autant de chance : dévissant brusquement, son Pikachu se retrouve soulevé de terre et le duo commence à rouler en direction du bord du navire, pile au moment où ce dernier entame sa descente au milieu des vagues !

…Jolis réflexes.

Vous avez réagi au même moment ; un plongeon instantané pour la saisir en même temps que son Pokémon, tout en vous retenant l’un à l’autre pour éviter de lâcher prise. Pourtant, rien ne semble pouvoir stopper l’enthousiasme de la jeune femme, puisque cette dernière braque subitement sa paire de jumelles dans ta direction. Au prix de quelques efforts, vous parvenez à vous redresser et à atteindre l’un des accès menant vers l’intérieur du navire : protégé par la rotonde, vous n’êtes pas au sec mais au moins, garder l’équilibre n’est plus aussi délicat.

Une analyse plus rapide de celle que vous venez de sauver d’un bain forcé, aura au moins le mérite de t’occuper l’esprit : de grosses boucles rousses, vêtu comme une touriste en tong (Pour ce genre de temps, je suis pas médecin mais ‘’tarée’’ est un diagnostic valable) et une paire de jumelles battantes sur sa poitrine, elle semble littéralement euphorique. Son Pikachu, en revanche, s’est affalé à ses côtés et peine à reprendre son souffle.

‘’Fiouuuu...Vous l’avez vu , dites-moi que vous l’avez vu ! Il ne m’échappera paaaaas !’’

Un regard interloqué (et trempé) entre vous deux...Le diagnostic semble se confirmer. Et l’excitation de la jeune femme connaît encore un bond, lorsque Marie lui pose la question fatidique.

‘’Pourquoi ? Mais pour Electhor, évidemment ! Déjà six tempêtes qu’il m’échappe, mais cette fois, je le sens...dans mes tripes ! Un orage pareil, ça ne peut qu’être son fait, si je parviens à le repérer, ce serait extraordinaire ! Et même s’il se cache une fois de plus, je n’abandonnerai pas, Daniella Tenrev n’abandonne jamais ! Et Crypto non plus, pas vrai ?!’’

...J’ai rêvé ou ce Pikachu a essayé de lever la patte, avant d’oublier l’idée en plein mouvement ? Et puis, elle a bien dit ‘’Electhor’’ ? La tempête est certes violente, mais j’ai quelques doutes sur…

‘’Ah, me regardez pas comme ça, je sais de quoi je parle ! Merci encore, mais faut qu’on se remette en chasse ! En route, Crypto !’’

Avant même que l’un d’entre vous ne puisse (ou ne veule) protester, Daniella s’est déjà relevé, a empoigné ses jumelles d’une main, son Pikachu de l’autre et se dirige en courant vers le pont arrière. Un regard échangé...Si elle veut profiter de cette tempête, c’est son droit, non?
Ce petit interlude étant terminé, il ne vous reste plus qu’à rejoindre la vigie, située à l’étage supérieur. Prenant la tête de votre duo, tu rejoins l’échelle la plus proche pour atteindre le pont concerné et au bout de plusieurs minutes à vous faire marteler par la pluie, vous parvenez enfin à vous hisser tant bien que mal jusqu’au niveau concerné.

(Allo, allo, tu m’entends, Nolan ? Vous vous êtes perdus en chemin, ou quoi ?)

(On arrive bientôt. Il y avait une femme.)

(....Tu peux me la refaire ?)

(Une fois au sec, on y est presque).

La petite esplanade qui jouxte le poste d’observation est enfin à votre portée. Dépourvue de réels rambardes, elle s’apparente davantage à un toit accessible, qu’à un véritable pont. De la main, tu aides Marie à se hisser hors du cadre de l’échelle...avant de te figer, lorsqu’un hurlement strident accompagne le bruit du tonnerre et vient vous déchirer les tympans !

‘’SKREEEEEEEEEEEEEEEEEE !’’

C’est...atroce. On combinerait une scie, un tableau noir et une perceuse, que le son produit serait probablement plus agréable. Alors sur une ouïe aussi sensible que la tienne, je te laisse imaginer les dégâts !
Tu tournes la tête, en espérant pouvoir trouver la source d’un tel son. Mais lorsqu’un nouvel éclair illumine le pont avant du navire, tu aurais sans doute souhaité n’avoir jamais cherché. Car juste au-dessus de vous, contre toutes les lois de la physique, un être de cauchemar flotte dans les airs !

C’est massif. Bipède. Et pourvu d’une paire de bras et de jambes. Mais toute ressemblance avec un humain s’arrête là : le crâne s’orne d’une multitude de cornes tordues qui accroche la lumière des éclairs. Le visage est indescriptible derrière le rideau de pluie, mais deux yeux oranges vifs brillent comme des lanternes et vous fixent tous deux. Les mains recourbées sur des sortes de serres, la chose laisse de nouveau échapper son crissement, avant de déployer les bras, dévoilant une sorte de membrane semblable à celle d’un Nostenfer . Une paire d’yeux gigantesques et lumineux vous contemplent alors, juste avant que leur propriétaire ne se laisse tomber en piqué , avec un nouveau cri de prédateur ! Et vu sa position, Marie offre son dos totalement vulnérable à ses serres !

*Tumb*

C’est parti tout seul. Tu tenais encore la main de Marie, il n’y a pas une seconde. Lorsque la créature a plongé, tu as tout bonnement repoussé la Mentali en espérant qu’elle ai la présence d’esprit de se raccrocher à l’échelle. Elle aurait sans doute réagi elle aussi, tu sais ? C’est une Ranger, ce genre de situations, elle t’as même dit qu’elle l’avait déjà traversé. Quand à toi…

*RE-TUMB*

Le choc est brutal. Suffisant pour vider l’intégralité de l’air contenu dans tes poumons. L’eau ruisselle sur ton visage mais ton regard est déjà troublé par l’impact, tandis que tu te sens partir en arrière. Tu ne sais même pas si elle t’a blessé, juste que cette chose t’es rentré dedans de plein fouet. Et tu te sens partir, uniquement contrôlé par les tressautement du navire.
La dernière chose que tu emportes avant que l’obscurité ne t’engloutisse, sera une vision de la porte de la vigie qui s’ouvre en grand et de deux silhouettes qui en jaillissent, avant de courir dans votre direction.

_________________
[Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie] 1460961660-6644f4ad56048aaa356f1be771db417bdb00e4ea-hq
Marie R. Uana
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Mer 23 Oct - 11:55
MARIE R. UANA

feat Nolan Dèannag
« ‘Faudrait trouver
une autre vigie »

Marie était perplexe.

Qu’est-ce que cette femme pouvait bien faire à l’extérieur, pendant une telle tempête ? Certes, elle aussi se gelait les miches dehors, mais elle, il en allait de son devoir saint. Oui, car être Ranger était un devoir saint désormais, NE M’INTERROMPEZ PAS.

D’un même accord (comment ça Nolan ne l’était pas vraiment ?), notre Libragang s’avança jusqu’à la demoiselle. Afin d’éviter tout effet de surprise malvenu, Marie prit toutefois le soin de s’annoncer préalablement.

« -Madame, je vous prie de m’excuser… Mon camarade et moi étions de passage lorsque nous avons notifié votr- »

PAS LE TEMPS POUR TES PHRASES A RALLONGE, MARIE ! Tu étaleras ton châtié langage plus tard ; dans l’immédiat, ton prétendu devoir saint t’appelle !

Et ce fut ainsi que, dans un réflexe inouï, ils se jetèrent en avant pour rattraper d’une part la jeune femme, de l’autre l’adorable et sans doute très smug Pikachu qui l’accompagnait. Bras tendus, et muscles pleinement réquisitionnés, Marie respira doucement pour ne pas laisser le danger immédiat l’affoler. Ils devaient juste prendre le temps de se redresser, et… Voilà.

Pfiouh. Elle s’en serait voulue de mourir pour si peu.

« -Allons nous mettre à l’abri. Immédiatement. »

Une soudaine clarté d’esprit ou le ton impératif de la blanche ? Difficile de déterminer ce qui convainquit l’inconnue de les suivre. Dans tous les cas, les trois humains et le Pokémon accompagnateur purent prendre quelques secondes pour souffler, une fois abrités… Enfin, souffler, c’était vite dit. Voilà que l’autre rousse commençait déjà un baratin dont l’hystérie gonfla rapidement Marie, qui devait en plus de ça servir d’intermédiaire pour un Nolan inapte à l’écriture.

Mouais. T’as bien de la chance d’être muet, mon bonhomme.

« -De… De quoi parlez-vous ? Et surtout, que faire sur un pont, de nuit, durant une pleine tempête ? »

A part tenter de se faire foudroyer… Marie séchait, pour le coup. Ce qui l’aurait fortement arrangée s’il n’était pas là question d’une tournure métaphorique à propos de sa réflexologie : elle était trempée à cause de la pluie battante, et la froideur de l’eau commençait doucement à se faire ressentir.

Lorsque vinrent les explications, la Ranger ne fut plus tout à fait certaine de vouloir les connaître. Cette jeune femme chassait… Electhor ? Le dénommé Crypto paraissait tout aussi désemparé que les deux étudiants, à la différence que lui, n’allait avoir d’autres choix que de supporter cette lubie plus longtemps encore. Après les avoir remerciés, Daniella embarqua le Pikachu avec elle et s’en alla scruter à nouveau les nuages, sans même leur laisser le temps d’en placer une…

« -.... »

Ouais, c’était bien dit ça ! Il n’y avait certainement aucune autre manière de décrire ce qu’il venait de se passer. Marie et Nolan s’échangèrent un court regard circonspect, et sans un mot, reprirent la direction de la vigie.

Pendant l’ascension, la Mentali ne put néanmoins réprimer son besoin de spéculer : une présence aussi invraisemblable que celle d’Electhor dans les tempêtes pourrait-elle justifier un traumatisme ? Qu’est-ce qui pourrait autant convaincre cette femme d’être sur la bonne voie ? Et surtout… Laisser ce pauvre Pikachu entre ses mains, était-ce une forme de non-assistance à personne en danger ?

Toutes ces questions furent, comme souvent, rapidement balayées. Alors que les zigotos s’avançaient sur l’esplanade, dernière étape avant le béni abri, un hurlement strident vint percer leurs tympans. Plus intuitivement qu’autre chose, Marie s’immobilisa et plaqua ses mains sur ses oreilles, avant de poser un genou au sol et de baisser la tête. Tout en serrant les dents, elle encaissait tant bien que mal la douleur provoquée par ce son…

Et c’est en voulant s’assurer de la présence de Nolan à ses côtés qu’elle le vit.

Une créature gigantesque, imposante, qui les surplombait depuis le ciel orageux. La nuit noire et la tempête l’empêchaient de discerner guère plus que cette silhouette faussement humanoïde, aux deux yeux oranges vifs et aux serres aiguisés. Le cœur de Marie manqua un battement quand elle prit conscience que le déploiement de deux membranes semblables à des ailes n’avait que pour seul but de fondre vers elle à vive allure ; la pluie battante, le sol glissant, l’absence de barrière et l’acouphène laissé par le cri ne constituaient pas des conditions d’esquive optimales. Pour autant, la blanche prit appui sur son genou et se redressa d’un bond, prête à-

Elle sentit deux mains s’appuyer sur sa côte. Propulsée à une vitesse bien supérieure qu’escomptée, elle ne put que supposer le geste du Voltali, sans pour autant l’apercevoir. Ses yeux s’écarquillèrent et ses mains se tendirent au moment où, inéluctablement, elle fut éjectée en direction de l’échelle, et qu’elle chercha dans un désespéré réflexe à s’y agripper. A peine ses doigts s’étaient-t-ils emparés de la barre trempée qu’elle tira sur ses bras pour s’en rapprocher, et surtout, se retourner.

Elle put ainsi parfaitement voir Nolan gésir au sol après s’être fait renverser par la créature. Un poids se forma dans l’estomac de la blanche, et tandis qu’au dessus d’elle, surgissaient leurs acolytes, elle se précipita vers le garçon.

« -DÈANNAG ! »

***

Un calme étrange régnait dans la pièce.

Marie le trouvait à la fois réparateur et dérangeant.

La vive lumière du soleil filtrait au travers des rideaux blancs, et effaçait toute trace de la tempête qui avait obscurci le ciel cette nuit. Pourtant, dans sa mémoire, celle-ci était encore bien présente.

Elle dirigea son regard vers les corps endormis à ses côtés. Couché, Nolan gardait les yeux hermétiquement clos depuis que Wolfgang l’avait transporté jusqu’à l’infirmerie du navire. Libra, elle, était assise de l’autre côté, mais avait fini par s’assoupir en apposant ses bras, puis sa tête, à proximité de son dresseur.

Quant à Marie, elle était parfaitement droite sur sa propre chaise. Son regard s’arrêta un instant sur le rideau se trouvant juste derrière, et dissimulant de sa vue le marin traumatisé par la nuit d’avant encore. L’espace d’un instant, elle avait craint que le même sort s’abatte sur l’adolescent, mais fort heureusement, Libra lui avait assuré (un peu en panique) que la connexion avec son dresseur était toujours présente. Il avait certes subi un violent coup, mais pour autant, il n’en était à priori pas tétanisé.

Elle tourna rapidement la tête lorsqu’elle capta un mouvement. Avec un certain espoir, puis soulagement, elle constata que Nolan revenait à lui. Il émit un obscur grognement puis mouvement d’épaule, pour ensuite lentement ouvrir les yeux… Avant de les écarquiller à la brusque réminiscence des événements. Avenante, Marie lui attrapa immédiatement la main pour signifier sa présence.

« -N’ayez crainte, Dèannag. Tout le monde est en sécurité. »

Alors que sa respiration s’était légèrement emballée, il recouvra son calme à la vue de Libra endormie à ses côtés. L’adolescent voulut ensuite mouvoir ses bras, mais une vive douleur l’en empêcha. D’autant qu’avec une main tenue par Marie, et l’autre bras écrasé par la tête de sa Gardevoir, Nolan allait avoir quelques difficultés à signer… Voire à communiquer tout court. Heureusement, la blanche s’y était préparée.

« -Prenez d’abord le temps d’émerger. Cela me permettra de vous résumer la situation, vous aurez tout le loisir de parler ensuite. »

Maladresse de langage qui n’en était pas une. Que cela soit par télépathie, textes ou signes, Marie n’avait pas de réelles difficultés à dialoguer avec Nolan en dépit de son mutisme. Aussi mettait-elle aisément de côté le fait qu’il ne puisse par « parler » réellement.

Ainsi, et après s’être assurée de la collaboration du garçon, elle reprit tranquillement.  

« -J’ignore jusqu’où remontent vos souvenirs, mais je présume que vous avez en tête la vision de cette créature… Après qu’elle m’ait prise pour cible, vous m’avez écarté et vous êtes interposé sur sa trajectoire. Messire Sentry affirme qu’elle vous a ensuite percuté de plein fouet, puis s’est purement et promptement envolée… Immédiatement, nous avons été conduits jusqu’à l’infirmerie, mais seul vous avez eu besoin de rester en observation.  »

La demoiselle réprima un bâillement au moment de conclure. Des cernes étaient visibles sous ses yeux, qui contrastaient avec l’expression apaisée de son visage. Elle émit un fin sourire en croisant le regard de son camarade réduit au silence, et après quelques secondes à se contempler mutuellement, sa position d’unique oratrice l’incita à continuer.

« -Pendant la nuit, je me suis faite une étrange réflexion. Aussi il y a-t-il une interrogation que je me dois de vous poser… Une simple confirmation ou négation de la tête me conviendra. » elle marqua une courte pause pour être certaine d’avoir son attention, et enchaîna « Les déplacements maritimes sont-ils les seuls à vous opposer résistance ? »

La question sous-jacente serait de savoir si le malaise qu’éprouvait Nolan à bord était lié à un global mal des transports ou à une simple révulsion de la mer. Marie se doutait qu’une telle interrogation pouvait laisser perplexe, aussi précisa-t-elle son propos.

« -Depuis ma plus lointaine jeunesse, j’ai maintes fois eu l’occasion de voyager, sans jamais prendre pleinement conscience de la chance qui y équivalait. Je trouve l’opportunité offerte par ce paquebot de plaisance vraiment remarquable, mais… Le délai octroyé à chaque escale me paraît ridiculement court… Une telle odyssée ne mériterait-elle pas plus amples contemplations ? D’autant que… En finalité, nous passons la majorité de notre temps à bord de ce même bateau, sur lequel vous peinez à vous épanouir. Cela m’attriste. Vous pouvez profiter du voyage, vous aussi. » un peu gênée, elle détourna le regard « Pédestre, ferroviaire, aérien… Il existe nombre de moyens pour circuler d’une région à une autre, et qui, j’en suis certaine, permettrait une pleine jouissance des paysages. » elle osa ensuite planter son regard dans celui de Nolan « Seriez-vous intéressé par une telle expédition ? » à cause de la honte, elle baissa légèrement la tête « J’entends… A mes côtés. »

La jeune fille, elle, n’y verrait aucun inconvénient. Au contraire, même… Cette simple perspective l’enchantait étrangement. Quand elle était enfant, ses nombreux voyages n’étaient que synonyme d’un changement de domicile, tout à fait temporaire, et jamais elle n’avait pris la peine d’en profiter. Et si elle était tout à fait capable de s’occuper seule… Elle ne pouvait qu’apprécier la présence de Nolan dans une pareille épopée. C’était en tout cas ce à quoi sa réflexion avait abouti.

Aboutissement qui sembla lui remémorer quelque chose. Comme si Marie redevenait brusquement une machine de pragmatisme, elle se redressa et toisa Nolan avec plus de sévérité.

« -Votre action était véritablement inconsidérée. Je ne nie pas qu’elle m’ait été utile, mais… Peut-être n’était-elle pas nécessaire. J’aurai possiblement eu le temps de m’en tirer seule. Probablement. A dire vrai, nous ne le saurons jamais. »

Mais en même temps qu’elle déclama le fond de sa pensée, elle avait conscience de la dureté de ses propos. Elle jugea donc de bon ton d’y apporter quelques précisions.

« -Oh, mais ne vous méprenez pas. Je vous suis reconnaissante. Seulement... » elle plissa les yeux « J’éprouve une certaine culpabilité. Je suis Ranger, je me dois d’aider les autres, et votre vie m’est précieuse… Pourtant, c’est vous qui vous êtes interposé pour me sauver. Jamais au cours de ma vie, je n’ai effectué pareille chose, et… Si la situation avait été inversée, et que vous étiez la cible… J’ignore si, réellement.. J’aurai eu l’audace d’essayer. » ses épaules s’affaissèrent, et son ton s’obscurcit « J’en suis terriblement désolée, Dèannag. Aussi… J’aimerai que vous me fassiez une promesse. »

Elle inspira un court instant, et se ragaillardit.

« -Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. Ainsi… J’aurai l’assurance de votre pérennité, et l’occasion de vous rendre la pareille. Le voulez-vous bien ? »

S’il n’était pas rare pour Marie de se perdre en long discours, il l’était plus d’en dévoiler autant sur ses émotions. Mais elle lui devait bien ça. Déjà parce qu’elle était la seule à-même de combler le silence immédiat, et ensuite et surtout parce que, bah, s’il avait fini dans ce lit, c’était un peu pour elle. Donc bon, à un moment, ‘fallait savoir ne pas se montrer ingrate.

Ou peut-être se confiait-elle car elle en avait juste l’envie.

Hmm.

Les portes de l’infirmerie s’ouvrirent en grand.

« -Mademoiselle Uana, au rapport ! »

Wolfgang venait d’effectuer une grandiloquente entrée. Son regard s’arrêta sur celui bien éveillé du Voltali, duquel il s’approcha, un air ravi sur le visage.

« -Oh ! C’est que vous êtes éveillé ! Parfait, nous allons pouvoir reprendre notre quête. »

Marie fronça les sourcils.

« -Vous réquisitionnez toujours notre aide malgré que nous ayons été mis en danger ? Vous faîtes un bien piètre gardien. »

Une lance qui le transperça en plein cœur. Tels étaient ces propos aux oreilles de Sentry, qui tomba à genoux en une posture mélodramatique.

« -Oh, douce Marie, vous me châtiez par votre froideur ! Quelles cruelles représailles !  » il se releva étrangement vite, et se racla la gorge, habité d’un soudain sérieux « Mais je comprends tout à fait votre ressenti. Néanmoins, comprenez que je n’ai guère le choix… Vous êtes, à ce jour, nos seuls témoins en état de communiquer. » il coula une courte œillade à Nolan « Du moins, presque. Le fait étant qu’un individu prétend transmettre des informations cruciales, et je nécessite votre présence afin de les corroborer. Bien évidemment, cela peut attendre la remise sur pieds de notre très cher camarade. »

Marie soupira, et se tourna vers le garçon. Libra, réveillée par la voix portante de Wolfgang, émergeait lentement…

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« Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. »
Nolan Dèannag
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Sam 16 Nov - 17:30
‘’....Rmf’’

Si tu pouvais parler, je suis sûr que la première chose qui t’échapperait en ce moment, ce sont des gémissements fort fleuris. Chaque parcelle de ton corps, la poitrine au premier rang, semble bien décidée à protester contre son traitement récent et la simple idée de bouger le bras, se solde par une nouvelle vague de douleur qui te paralyse presque sur place.
Les yeux troubles, tu abandonnes l’idée de te redresser complètement, face aux formes lumineuses qui dansent devant tes pupilles. Apparemment, vous êtes de nouveau au sec, mais c’est bien tout ce que tu parviens à remarquer, juste avant qu’un tressaillement ne te parcours des pieds à la tête : la pluie, la tempête, le roulis cette créature qui t’a littéralement télescopé façon six-tonnes et…

‘’N’ayez crainte, Dèannag. Tout le monde est en sécurité.’’


La main qui vient de saisir la tienne s’accompagne d’une voix que tu espérais bien entendre. Ton rythme décélère brusquement, la panique cédant le pas à l’apaisement. Un soupir de soulagement t’échappes, tandis que tu constates également que Libra semble s’être endormie à tes côtés. On peut dire que tu as de la chance, cela te laisse un petit moment pour te préparer au savon qu’elle risque de te passer, une fois éveillée.
Ta nouvelle tentative pour te mouvoir se soldera par un second échec, causé à parts égales par tes membres ankylosés et le poids de te starter, qui laisse échapper un bref grognement lorsque son oreiller improvisé tente de lui échapper. La banquette n’est pas particulièrement confortable, mais malgré toute la bonne volonté du monde, impossible de te redresser.
Résigné à ton sort, tu pivotes de nouveau vers la Mentali, afin de chasser le flou qui brouille ta vision à intervalles plus  ou moins réguliers. Au prix de quelques efforts, tu parviens même à entrapercevoir son visage de manière suffisamment nette pour confirmer que ton ‘’sacrifice’’ parfaitement stupide (et probablement inutile quand on y pense, elle est quand même Ranger, ce genre d’acrobatie est son fond de commerce) a au moins permis de lui épargner quelque blessure physique apparente que ce soit.
Manifestement, ton agresseur n’a pas tardé à prendre la fuite, après t’avoir promptement mis à terre. Je rêve où tu as l’air un peu gêné, quand Marie te rappelle que tu es le seul à avoir eu besoin de soins ? Faut assumer, andouille, c’est quand même toi qui a décidé de t’interposer !

‘’Les déplacements maritimes sont-ils les seuls à vous opposer résistance ?’’

...Tu ne risques pas de t’enfuir, dans ta situation actuelle et pourtant, Arceus sait que tu aimerais pouvoir te contenter d’un soupir avant de tourner les talons. Avant que tu ne puisses envisager ne serait-ce qu’un début de réponse, la jeune fille reprit son discours...ce qui n'apaise aucunement ton trouble, bien au contraire !
Elle vient de t’inviter à voyager avec elle, là ? Hein, j’ai pas rêvé ? Vous venez d’échapper à une créature monstrueuses susceptible de vous déchiqueter sur place et Marie t’invite à partir avec elle, si le coeur t’en dit. Étrangement, la perspective qui te stresse le plus n’est pas celle que l’on pourrait penser…
Tes doigts se remettent en mouvement avec difficulté mais tu parviens à signer brièvement, afin de lui répondre.

‘’Ce serait...avec plaisir.’’

Oh, oh. Son regard vient de changer. Au même titre que son rythme en fait. Inutile de paniquer, Nolan, je doute que ça soit à cause de ta réponse.

‘’Votre action était véritablement inconsidérée. Je ne nie pas qu’elle m’ait été utile, mais… Peut-être n’était-elle pas nécessaire. J’aurai possiblement eu le temps de m’en tirer seule. Probablement. A dire vrai, nous ne le saurons jamais.’’

Tu soutiens ce regard, mais il faut bien admettre qu’elle n’a pas totalement tort. Tu serais bien en peine toi-même de dire ‘’pourquoi’’ tu as pris un tel risque, alors il n’y a rien d’étonnant à ce qu’elle réagisse ainsi. Et puis, quitte à recevoir un sermon, il vaut mieux qu’il vienne d’elle que de ta Gardevoir.

‘’Aussi… J’aimerai que vous me fassiez une promesse. Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. Ainsi… J’aurai l’assurance de votre pérennité, et l’occasion de vous rendre la pareille. Le voulez-vous bien ?’’

‘’Accordé.’’

Pas d’autre signe. Tu n’en as pas besoin. En temps normal, tu laisses les autres s’occuper de leurs affaires et apprécies que l’on te laisse te charger des tiennes...La réaction de Marie n’a donc rien d’illogique. Un prêté pour un rendu, voilà qui est tout à fait légitime.
Cela dit...C’est moi ou ton rythme s’orne de motifs plus vifs qu’à l’accoutumée ? Quand à la main que tu tiens, tu serres imperceptiblement cette dernière, avant de la laisser aller, lorsqu’une voix pour le moins explosive, vient malmener tes tympans déjà mis à rude épreuve.

‘’Mademoiselle Uana, au rapport !’’

En parlant de rythme vif, Wolfgang se pose comme un véritable cas d’école. La porte grince avec véhémence, lorsqu’il pénètre dans l’infirmerie, d’un pas triomphant.
Si la réaction de Marie face au grandiloquent gardien n’a rien d’étrange, tu dois également admettre qu’il n’a pas tort. Une description de la créature ne peut venir que de témoins fiables et on peut dire que tu as été aux premières loges en ce qui concerne la violence dont elle est capable. D’un hochement de tête, tu tentes d’apaiser les doutes de ta camarade : les effets du choc s’estompe doucement et tu devrais pouvoir t’asseoir et mener une simple conversation sans risque, il n’y a pas à s'inquiéter. Après tout, tu n’es plus en danger immédiat.

(*Grumpf*...Moins de bruit, on a un bless….AH !)

Oubliez ce que je viens de dire. Aussi bondissante qu’un Spoink, Libra se redresse avant de léviter face à toi de toute sa hauteur. Ses yeux écarlates lancent encore plus d’éclairs qu’à l’accoutumée et la type Psy suffoque presque dans sa fureur, juste avant que sa voix ne résonne de nouveau dans ton crâne. Pendant un instant, tu crains même qu’elle ne te fasse passer par le hublot à coup de Psyko...Ce serait dommage après ce à quoi tu as réchappé.

(On peut...savoir...ce qui t’a pris...espèce...DE CRÉTIN ?!)

Serre les dents, Nolan, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

(Donc, on s’est bien compris ?! La prochaine fois que tu veux te suicider comme ça…)

(Libra, ce n’est pas…)

(Chut.)

(Mais…)

(Chut, j’ai dit. Tu te tais et tu m’écoutes : de tout les trucs stupides que tu m’as déjà fait, t’as atteint un nouveau record. Te jeter sur ce truc comme ça, mais bordel, qu’est-ce qui t’as pris ?!)

(Je ne sais pas. Sur le coup, j’avoue ne pas y avoir pensé.)

(....Te fiche pas de moi. Nolan, si on te demande s’il pleut , t’es foutu de regarder le ciel pendant vingt minutes pour y réfléchir !)

(Et bien, pas cette fois, apparemment.)

(A croire que t’as foutu ton cerveau en standby, c’est quand même pas ton g...Oh. Oh oh, oh, OOOOOOH !)

(...Tu te sens bien, Libra ?)

(Je...Parfaitement. J’ai compris. Pas de problème. Ça en valait totalement la peine...Bouges pas, j’vais t’arranger ça.)

C’est moi ou elle...sourit ? Plus souriante que tu ne l’as jamais vue, Libra se rapproche rapidement de toi, avant de laisser échapper une lueur multicolore de la pointe saillante qui orne son torse. Les effets de son Vibra-soin se répande comme une marée brûlante sur ton corps, apaisant les tensions dans tes bras, jusqu’à ce que tu parviennes à t’asseoir sans douleur sur la banquette.
Visible par le hublot de l’infirmerie, le rideau de pluie semble s’être affaiblie...Ce qui n’est pas le cas du roulis, qui reste suffisamment pour que tu hésites à te mettre debout.
Te retournant vers Marie et Wolgang après ce bref échange avec ta Gardevoir, tu constates que le gardien te fixes, un air impatient sur le visage.

‘’Vous vous sentez d’attaque, Deannag ? Je peux aussi vous ramener ce témoin par la peau du cou, si vous préférez. Nous le presserons comme un citron, jusqu’à extirper la moindre miette d’informations dont il dispose et dévoilerons toute la vérité sur cette affaire dans le même mouvement !’’

Tout un programme. Ignorant ta Libra rayonnante (Je rêve ou elle a fait un clin d’oeil à Marie ?) , tu recommences à signer, autant pour la Mentali que pour le brave homme.

‘’Allons-y. Je devrais pouvoir tenir le coup et nous avons cruellement besoin d’informations.’’

Revanchard, Nolan? Peut-être bien. Quelque soit la créature qui vous as attaqué, elle risque de recommencer...Et bien plus que la sécurité des autres passagers, c’est la perspective de lui rendre la monnaie de sa pièce, qui te pousse à franchir le premier, la porte de l’infirmerie. Guidé par Wolfgang, vous naviguez rapidement à l’abri de la coque du navire, pour avancer au milieu des quelques passagers encore présents dans les coursives. Tout en marchant, le gardien vous transmet ce qu’il a pu obtenir concernant votre témoin-mystère.

‘’Alors que dame Marie et vous vous veillions, le capitaine a envoyé l’une des insignes pour venir s’assurer de nos progrès. Je n’ai, hélas, pu que l’informer de notre échec...Mais il ne tient qu’à nous de le changer en réussite éclatante !
Après vous avoir envoyé à terre, la Bête a repris son envol. Je me serais bien élancé à sa poursuite, mais votre sécurité passait avant tout, Deannag. Comme un démon surgi de l’enfer, elle s’est ensuite envolé en direction du pont Sud, probablement pour chercher une nouvelle victime. Et il se trouve que l’un des machinistes en poste à cet endroit, est parvenu à lui échapper de justesse !’’


Un regard à Marie, suivi de quelques signes. Il y a autre chose qui te titille.

‘’La femme que nous avons croisé, Daniella...Serait-il possible qu’elle est aussi assistée à quelque chose ? Nous devrions peut-être nous mettre à sa recherche, également.’’

Votre progression dans les coursives, se soldera par une arrivée pour le moins bruyante dans les quartiers de l’équipage. Sur les indications des quelques marins croisés, vous vous dirigez ensuite vers la cabine assigné au machiniste concerné...Pour constater que cette dernière est hermétiquement close. Même les coups de poings vigoureux de Wolfgang sur la porte se solderont par une absence totale de réaction. Pourtant…

(Libra, tu peux vérifier s’il y a quelqu’un à l’intérieur?)

(Avec plaisir, Casanova.)

(...)

(...Y’a un type. Il a l’air en totale panique, cela dit.)

Informant Marie de ta découverte, tu tressailles  lorsque la tentative de communication de la Mentali, se solde par une bordée de jurons de marins et de paroles incompréhensibles, au milieu desquelles transparaît un message clair : cette porte est fermée et le restera.

‘’Comment osez-vous vous adresser ainsi à une jeune fille de son acabit ! Ouvrez cette porte, que je vous enseigne les bonnes manières, grossier malotru !’’

Au moins, vous n’êtes pas venus pour rien. Avisant un marin de passage, tu soupires lorsque le jeune homme effectue un bond vers le plafond, alors que ta voix résonne dans son esprit par l’entremise de Libra. Plus le temps de prendre des gants avec la télépathie, vous avez besoin d’informations !

(Qui occupe cette chambre ?)

‘’Ben...C’est l’vieux Berny. L’a dit qu’hier soir, un monstre a tenté de le becqueter, alors s’est calfeultré dans sa piaule.’’

(Il y a un autre moyen d’entrer ? Ou un double des clés ?)

‘’Pas qu’je sache. Il a pas de hublot et on l’a entendu barricader la porte c’matin. À tous les coups, il a dû foutre tout ce qu’l avait sous la main devant l’battant. Dites, c’truc que vous faites là, dans ma tête...Y’a pas de risques, hein ?’’

(Aucun, mon chou. T’es beaucoup trop mignon, de toute façon, quand tu penses à ta Pamela et…)

‘’Euh, j’ai du travail, donc, j’vais vous laisser. ‘Journée, Msieur-dames !’’

Reparti au pas de course, tu pivotes face à une Libra hilare, en soupirant devant l’air quelque peu perplexe de Marie.

(Je croyais que tu ne lisais jamais dans les pensées sans permission ?)

(Ah mais j’ai rien fait, moi. Mais bon, quand tu portes un gros coeur tatoué avec écrit ‘’Pamela’’ au milieu…)

(Tu es irrécupérable.)

(C'est pour ça que tu m'aimes♥)

Maintenant, reste le problème de le convaincre d’ouvrir cette porte. Même si la solution proposée par Wolfgang (à savoir enfoncer la porte) semble tentante, tu examines les autres solutions qui s’offrent à vous : convaincre son occupant de le faire de lui-même ou...un simple Téléport pourrait aussi faire l’affaire.

(Libra, tu peux nous embarquer à l’intérieur ?)

(En première ou seconde classe, ton billet ?)

(Monsieur Sentry, pourriez-vous surveiller cette porte ? Il risque d’y avoir une certaine agitation à l’intérieur si nous y pénétrons et j’aimerais éviter que nous ne soyions dérangés pendant notre investigation.)

‘’Ne vous inquiétez pas ! Moi vivant, personne ne troublera vos travaux, faites-moi confiance !’’

Avec un hochement de tête, tu agrippes donc la main de Marie et celle de ta starter, juste avant qu’une sensation de chute ne vienne vous étreindre. Avec un léger scintillement, vous réapparaissez dans une pièce aussi sombre qu’étouffante : au-delà de l’odeur fétide qui imprègne les lieux, c’est le bric-à-brac ambiant qui vient vous submerger. Allongé en boule sur une sorte de couchette improvisée, la silhouette d’un homme tremblant est le seul élément qui dénote dans le capharnaüm de la pièce. Une bouteille complètement vide au pied de son lit confirme ta première hypothèse : comme tous marins ou docker de la vieille école, il affronte ce qu’il ne comprend pas à l’aide d’une bonne dose de ‘’stimulant’’.
L’obscurité t’empéchant de signer efficacement, tu te rabats sur la télépathie pour renouer le contact avec Marie. Pendant ce temps, le seul son troublant la pièce, seront les gémissements de son propriétaire, comme une litanie qu'il ne peut stopper.

(J’imagine qu’il s’agit de monsieur Berny. J’ai eu quelques fois la ‘’chance’’ de côtoyer des dockers après leur cinquième verre de la soirée et une approche directe ne fonctionne que rarement comme prévu. Une idée ? )

''L'Yvelgia...L'Yvelgia...L'enfant maléfique...de la mort et des Abysses...Tous au fond et Yvelgia les dévorera...''

_________________
[Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie] 1460961660-6644f4ad56048aaa356f1be771db417bdb00e4ea-hq
Marie R. Uana
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Jeu 21 Nov - 11:24
MARIE R. UANA

feat Nolan Dèannag
« ‘Faudrait trouver
une autre vigie »


Marie observait, silencieuse.

Libra réveillée, Nolan allait l’être définitivement. L’expression colérique et les réactions toujours aussi excessives de la Gardevoir ne manqueraient pas de secouer le cerveau de son dresseur, pour sûr ; et à vrai dire, Marie ne se risquerait pas à interrompre la starter. D’abord car elle avait déjà émis son avis sur la question et que Libra était parfaitement en droit de faire de même, mais ensuite et surtout parce que Marie n’était pas du genre de se mêler des affaires des autres.

Peut-être aurait-elle dû. Ainsi aurait-elle pu comprendre le sens de ce clin d’œil complice, malicieux et entendu que lui envoya Libra à l’issue de ses pérégrinations. Pourquoi était-elle si enjouée, d’un seul coup ? Un nouveau mystère que le Libragang ne s’évertuera pas à résoudre. Surtout que bon, s’ils commençaient à produire d’eux-même des énigmes qu’ils devaient solutionner, ils étaient pas sortis de l’auberge, les pauvres.

Et en parlant de solutionner, Nolan était bien résolu à réprimer le vil mécréant qui eut osé faire montre d’outrecuidance à son égard.

Oui, j’ai pris vieux Français en LV3. Un problème ?

Du coin de l’œil, Marie avisait son homologue. A peine réveillé que déjà, il se remettait debout pour partir en quête d’indices… Que de courage ! Que de bravoure !

Mdr, non, elle trouvait ça juste imprudent. Elle aurait préféré le savoir au repos quelques heures encore… Mais elle n’allait pas s’opposer à sa présence, loin de là. Après tout, s’il se jugeait apte à reprendre l’enquête, il disait certainement vrai. Il ne se risquerait pas à deux actions insensées dans un si court laps de temps, n’est-ce pas ?

En dépit de cela, elle ne put réprimer son besoin de signer.

[Si vous avez le moindre vertige, prévenez-moi sur-le-champ.]

Elle ne risquerait ni sa vie, ni celle de Dèannag, pour une simple affaire de tapage nocturne. Comment ça, ça allait bien plus loin que ça ?

C’est ainsi que le Libragang fut intégralement remis sur pied, et prit la route des quartiers du personnel. D’après Wolfgang, ils n’avaient pas été les seuls témoins, cette nuit-ci, et un machiniste avait fait les frais de l’attaque. Nolan releva alors un point important : n’y avait-il pas une jeune femme scrutant attentivement le ciel, au même moment ? Marie acquiesça tout doucement, et fit preuve de son pragmatisme légendaire.

« -Si nous ne l’avons pas retrouvée d’ici ce soir, nous ferions mieux d’envoyer des secouristes la récupérer en mer. Compte tenu des élans de terreur provoqués par cette… Bête, je serai étonnée qu’elle ne soit pas passée par-dessus bord. » elle leva les yeux au ciel un instant, pensive « Le cas échéant, j’estime faible ses chances de survie. »

Quel optimisme ! J’aime ça. Et son Pikachu, dans tout ça ? Il s’en serait sorti ? Oui ? Non ? Peut-être ? Tout le monde s’en fout ? Ok, ok… RIP in peace, Crypto. A jamais dans mon cœur.

Mais traitons d’un seul personnage secondaire à la fois, voulez-vous ? Nos vertueux héros, et Marie, arrivaient devant la cabine de leur prétendu témoin. Impossible pour Wolfgang de se voir ouvrir la porte, aussi fut-ce à Libra de faire office d’antenne relai. Selon la Gardevoir, il y avait bien quelqu’un à l’intérieur : seulement, sa tranquillité était à peu près aussi stable que celle d’un Cael réalisant que la Pokéball de Sol était vide, et qu’en plus de cela, son paquet de cookies favori, aussi.

Pour vous dire à quel point c’était chaud patate.

Mais Marie allait-elle se laisser effrayer par un type lui-même terrorisé ? Oh que non ! De vifs et élégants mouvements du poing sur la porte, elle toqua, et intima à l’inconnu de se calmer.

« -Navrée de vous importuner, mais nous sommes ici en pleine investigation. Nous enquêtons sur les attaques incessantes d’une créature sur les ponts du navire… Pourriez-vous, je vous prie, nous faire part de votre témoignage ? »

Sa réponse ne se fit pas attendre. La demoiselle sursauta même à son entente, ne prévoyant pas ce florilège et déluge de jurons. Elle recula d’un pas et écarquilla les yeux, choquée, jusqu’à ce que vienne l’intervention salvatrice de Wolfgang…. Eeeet, attendez, il entendait quoi par « jeune fille de son acabit » ?! Marie n’était pas une enfant qu’il fallait couver, enfin ! La preuve, elle avait réussi à faire tourner sa propre machine de linge toute seule, il y a une semaine de cela ! Décidée à ne pas se laisser marcher sur les pieds, la (définitivement très mature) Ranger s’avança aux côtés du gardien d’école.

« -Je… Je suis parfaitement apte à me défendre seule, voyez-vous ! » et vexée dans son ego, elle se tourna vers la cabine et son occupant afin de le prouver « Vous… Vous n’êtes qu’un… Vil gourmandin !… Fieffé gredin, armez-vous donc du peu de courage qu’il vous reste et venez me parler en face, si vous l’osez. Sale… Gougnafier de peu de foi. »

DRAMA CLASH EN DIRECT, octogone sur le Prince des Mers ?! Voilà ce qu’aurait pu inspirer la scène à quelques influenceurs de non-talent, dont Nolan ne faisait (heureusement) pas partie. Non, plutôt que de se mêler à ça, le garçon jugea intelligent de genre, rester calme, et interroger d’autres personnes. Style, pour faire avancer l’enquête, et tout… Vraiment, quel fayot celui-là, je vous jure.

En l’observant faire, Marie lâcha un soupir, et s’immobilisa pour remettre une mèche en place. Il était vrai que s’acharner contre cette porte ne les mènerait à rien, Nolan faisait bien de questionner ce marin… Par contre, pourquoi Libra semblait aussi hilare ? La demoiselle ne comprendrait définitivement jamais les élans passionnés de la Gardevoir.

Une courte concertation plus tard, et voila le Libragang téléporté au sein de la cabine, sous la surveillance avisée de Wolfgang. Déjà, première question : c’était bien légal, de faire ça ? Et deuxièmement… Pourquoi était-ce à eux de s’en charger ?! Au stade où en était l’enquête, appeler la police serait quand même bien plus logi-ah, oui, ils étaient au milieu de l’océan. Vrai.

Une fois la téléportation suspendue, Marie relâcha la main de Nolan, et observa attentivement… Pas grand-chose. Le noir, une odeur persistante de renfermée et les lamentations du fameux Berny furent leur seul accueil. Youhou.

Selon son comparse, une approche directe serait peine perdue. Étonnant, pourtant, Marie aurait juré que le marin aurait accepté une discussion avec celle l’ayant insulté un peu plus tôt.

Pensive, elle croisa les bras, et fronça les sourcils de dégoût. Déjà que le relationnel n’était pas son fort, devoir se montrer diplomate dans un tel contexte la hérissait quelque peu. M’enfin, pas comme si elle avait le choix…. Devoir saint, tout ça…

Elle avisa l’homme roulé en boule. Il ne semblait pas avoir encore capté leur présence. Elle craignait sa réaction s’ils signalaient leur présence, compte tenu de son attitude virulente… Il fallait agir délicatement. Alors, à voix basse, elle s’adressa à celle la plus à-même de se comporter avec douceur et subtilité…

« -Libra… Pourriez-vous… L’endormir ? »

… Ok, très mauvais plan ça, Marie. Avec un étrange enthousiasme, la Gardevoir s’exécuta, et s’empara d’une chaise pour…. A-attendez, allait-elle essayer de le tuer ?! Juste avant de la lancer en direction du marin, elle prit conscience de ce que Marie entendait exactement par « endormir », et troqua son assaut contre une simple Hypnose. Dans un noir toujours aussi étouffant, les lamentations prirent peu à peu fin, jusqu’à complètement se taire. La blanche soupira.

« -Un environnement anxiogène et sombre ne fera que renforcer sa psychose. Prenons le temps de réaménager l’espace. »

Elle se dirigea dans un premier temps vers la porte, barricadée, et intima Nolan de l’aider à la dégager. Dans le même temps, elle alluma la lumière, et maudit la structure du navire pour l’absence de fenêtre. La porte pour seule aération n’allait pas constituer le top du top.

Cette dernière s’ouvra d’ailleurs sur un Wolfgang aux aguets, et qui se tourna fort étonné.

« -… Auriez-vous déjà triomphé de sa terreur ? »

Marie calma vite ses réjouissances.

« -Nous ne faisons que préparer le terrain. Nous l’avons endormi. »

Elle se tourna vers le concerné, à moitié avachi sur sa couchette. L’état de la cabine était déplorable, aussi était-il vain de vouloir tout remettre en ordre… Simplement ouvrir la porte, allumer les lumières et créer de l’espace dans tout ce bordel devra suffire à rendre les lieux moins étouffants.

Ah, et jeter tout cet alcool, aussi.

Une dizaine de minutes suffirent. Quand Marie estima l’endroit suffisamment fréquentable (en tout cas, pour un marin…), elle demanda à Wolfgang de remettre le marin droit sur son lit, et à Libra de le réveiller. S’il fallut d’abord empêcher la Gardevoir de le gifler, elle le fit ensuite en bonne et due forme, et Marie se posta, les bras croisés, devant l’homme émergeant.

« -Le…. L’Yvelgia… »

Suite à une obscure réminiscence, il se redressa d’un bond, effrayé.

« -L… L’YVELGIA ! IL… ?! » il capta ensuite la présence d’autres individus dans la pièce « … ENGEANCES DU DÉMON ! Vous v’nez m’emporter dans les tréfonds des Abysses, hein ?! CA S’PASSERA PAS COMME CA ! JE… J’VAIS VOUS CREVER ! »

Hmm. Il n’était certes pas plus calme, mais au moins était-il vaguement moins grossier.

Wolfgang prit les devants et posa deux imposantes mains sur ses épaules, qui suffirent à le clouer sur la couchette. Marie lui adressa un hochement de tête reconnaissant, puis prit la parole. Si d’après Nolan, la méthode directe ne suffirait pas, ils allaient devoir improviser.

« -Nul démon ne vous emportera. Pour peu que vous vous allégiez ici même de vos tourments, les profondeurs seront prêtes à vous oublier.
-Ja… JAMAIS JE NE ME CONFIERAI A DES POURRITURES DE VOTRE… ! »

Elle se rapprocha d’un pas, et fronça les sourcils.

« -Révélez ce que vous avez perçu, et nous occulterons tout ceci de votre mémoire. Seulement alors… Les Abysses vous délaisserons. »

Elle ignorait vraiment ce qu’elle racontait, mais obtint l’effet escompté. Remercions ses nombreuses lectures qui lui permettaient d’avoir l’imaginaire fertile. Tremblotant, il détourna le regard.

« -L’… YVELGIA ! Il a surgi des tréfonds, e-et… IL VIENT NOUS ENGLOUTIR ! Le gardien de la mer s’est laissé corrompre et a permis à la mort d’engendrer cette infamie… Maintenant, elle souhaite étendre le territoire de sa mère jusqu’aux océans ! J-je le sais… JE L’AI VUE, VOULOIR S’EN PRENDRE A MOI ! »

Marie baissa les yeux, agacée. Ils ne tireraient absolument rien de cet interrogatoire. Si au moins ils pouvaient s’assurer qu’il soit question de la même créature les ayant attaqué…

« -L’Yvelgia… Décrivez-le ! Extirpez son image de vos souvenirs. »

Petit à petit, il se repliait de nouveau sur lui-même.

« -S-son… Son regard incandescent… Ses serres effilées… Ses ailes sombres… »

La Mentali se recula légèrement, et se redressa. Cela rassemblait vaguement à ce qu’ils avaient vu. Mais pourquoi cette silhouette hantait autant les marins victimes de sa vue ? Ni elle ni Nolan n’avaient gardé de séquelles suite à leur rencontre. Ils devaient creuser plus loin encore…

Mais elle doutait sincèrement pouvoir tirer quoi que ce soit d’autre de cet homme. De toute façon, en vue de sa terreur, son témoignage n’était pas fiable. Ainsi finit-elle par promptement se détourner.

« -Tout ceci ne sera bientôt plus qu’un mauvais rêve. Dormez, maintenant. Et...
-SBAF.
-... »

Monocorde, Marie se tourna vers Libra après qu’elle ait assommé le pauvre marin.

« -Je… Je ne demandais pas à ce que… »

Elle soupira, et quitta la cabine.

« -Laissez tomber. » elle s’arrêta une fois dans le couloir, et se tourna vers ses comparses enquêteurs « Nous devons trouver des informations à propos de cet Yvelgia. Il est sans doute l’origine de nombreux de nos problèmes. »

_________________

« Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. »
Nolan Dèannag
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Sam 30 Nov - 19:48
Le rythme de cet endroit ne te plait pas, Nolan. Et c’est peu dire : en plus du roulis constant, cette pièce résonne d’une peur tellement viscérale, que même moi, tu es capable de la ressentir. Si ce Benny avait pu s’enfouir jusqu’au fond des cales, il l’aurait fait. Rien d’étonnant donc à ce que Marie éprouve quelques difficultés à entrer en contact avec lui.

‘’Libra… Pourriez-vous… L’endormir ?’’

Hm. Effectivement, voici un plan qui pourrait marcher et…

(Je peux savoir ce que tu fabriques ?)

(...AH ! Ok, j’ai compris, my bad)

Secouant la tête, tu observes ta starter reposer avec délicatesse la chaise qu’elle venait de soulever, avant de s’approcher du marin avec une lueur ravie dans le regard. Un de ces jours, il faudra bien que tu la prennes en tête-à-tête pour lui expliquer certaines choses, Nolan...Mais sa réaction à l’instant doit expliquer justement pourquoi tu ne t’en es jamais occupé jusqu’ici.
Contournant le lit, Libra s’agenouilla face au marin, avant d’effectuer un bref mouvement de recul.

(Beeeh. Ce type pue plus qu’une fosse septique et je te parle même pas de son haleine !)

(C’est l’alcool. Quand tu te soûles à mort, il y a forcément des conséquences.)

(Oh ? j’aurais jamais cru que tu pourrais être un expert dans ce domaine, Nolan.)

(Contente-toi de l’endormir, tu veux ?)

Virant à l’écarlate, les yeux sombres de la type Psy commencèrent à irradier le pauvre Benny, jusqu’à ce que ses gémissements cèdent la place à une respiration plus apaisée. Un phénomène que tu as pu observer chaque jour passé de l’année écoulée : la méthode idéale pour s’assurer de la coopération d’un sujet, qu’il s’agisse d’un marin en panique ou d’un homme de ménage innocent.
Cela dit, tu dois avouer être un peu pris de court, lorsque Marie enchaine avec la suite de son plan : un ménage de printemps est-il vraiment nécessaire vu la situation ? Bon gré mal gré, tu te retrouves donc embarqué dans sa lubie, visant à rendre l’espace un peu plus ‘’habitable’’. L’apparition d’un Wolfgang venu aux nouvelles vous servira de renforts et en quelques minutes, la tanière se mit à ressembler (presque) à une cabine digne de ce nom.
Après avoir empêché Libra de décoller la tête de sa victime à coups de gifles, tu assistes au réveil maladroit du vieux Benny, face à ta camarade, bras croisés. Elle en impose, tu ne trouves pas ?
Toujours aussi paniqué, les paroles de Benny se transformèrent en un torrent plus ou moins cohérent (son rythme a été écrit à la scie sauteuse, ou quoi ?), mêlant quelques injures, menaces et surtout un rappel constant quand à ‘’l’Yvelgia’’...Mot étrange, qui pourrait, te semblait étrangement familier.

‘’S-son… Son regard incandescent… Ses serres effilées… Ses ailes sombres…’’

Un regard à Marie. Voilà qui était intéressant.  Et en même temps, on ne peut pas dire que les pistes se bousculent devant vous, alors autant vous accrocher à ce que vous parvenez à trouver. Maintenant, il ne vous reste plus qu’à…

*SBAF*

(Libraaaaaaa.)

(Ben quoi ? Elle a dit qu’il devait dormir, il dort ? J’ai encore mal fait un truc, c’est ça, hein ?!)

Laissant la Gardevoir vociférer dans un recoin de ton esprit, tu prends note de la proposition de Marie : effectivement, votre première piste sérieuse (si l’on peut dire qu’un monstre marin légendaire est une piste sérieuse) pourrait s’avérer cruciale.

*******************

(Marie. Je crois que j’ai quelque chose.)

Après avoir quitté les quartiers de l’équipage, votre trio a rejoint une zone plus animée du Prince des Mers : après avoir garde de la veille et les événements qui l’ont suivis, Wolfgang sera le premier à signaler que vous n’avez rien avaler depuis plusieurs heures. Etant en ‘’mission officielle pour le capitaine du navire’’, le brave gardien s’est attelé à vous trouver une table à l’écart au niveau du restaurant du navire, avant de partir en quête de plusieurs plateaux chargés de denrées. pendant ce temps, laissant à marie le soin de rassembler les informations que vous avez obtenus par écrit, tu as passé la dernière demi-heure, penché sur ton Ipok.
Finalement, avec une légère hésitation suivie d’un soupir, tu tends l’appareil à la jeune fille, tout en lui offrant quelques détails supplémentaires.

(En cherchant des correspondances avec le terme ‘’Yvelgia’’ sur le net, je suis tombé sur de simples bribes concernant un monstre marin légendaire parmi les marins. Les infos étaient très parcellaires, j’ai donc dû chercher une source un peu...différente.)

Différente ? Comment ça ? Et tu peux m’expliquer pourquoi tu as presque l’air gêné, Nolan ?

‘’Yo, fiston !
T’pourrais quand même contacter ton vieux paternel plus souvent, fils indigne ! J’blague, j’m’attendais pas à recevoir un SMS de ta part, sans que ça soit mon anniversaire, tiens.
Et en plus, c’même pas pour dire à ton père à quel point il te manque, tu me brises le coeur...Bah, c’pas comme si ça t’était déjà arrivé, grand couillon.
Pour ta question, j’le connais bien, oui, c’t’Yvelga...Fin, c’est un conte de bonne femme qu’on se racontait déjà quand j’étais gamin. J’sais pas si tu te souviens d’Simon. Le type qu’a essayé de t’apprendre à nager le premier, le vieux avec son pull en laine grise immonde. Y racontait  qu’il avait failli se faire arracher la jambe par ce truc un jour.
On l’a jamais cru mais il nous parlait toujours de c’t’espèce de légende : Yvelgia est le rejeton maudit d’Lugia et d’un espèce d’oiseau maléfique venu de très loin, par-delà l’horizon. On raconte que comme sa naissance était une abomination, la mer et la terre l’ont maudits et qu’il ne peut appartenir ni à l’un, ni à l’autre.
Du coup, il déteste les marins qui peuvent librement parcourir les deux domaines et il fera tout pour les envoyer par le fond ou les dévorer. Son arrivée est toujours annoncée par un vent glacé, la tempête accompagne son sillage et si sa proie lui échappe par deux fois, sa fureur est telle qu’il entraîne le navire tout-entier dans les profondeurs de l’océan.
Dans les histoires, c’toujours la femme de l’un des marins dévorés, qui parvient à le vaincre en le forçant à se poser sur le navire. Puis ensuite, elle lui jette de l’eau de mer dessus et ça le rend doux comme un Wattouat.

Après, ça reste des racontars de marin, j’savais pas que t’étais du genre à y croire. Et si t’as besoin d’autre chose, hésites pas !

Bises
Papa’’


...Ok, je comprends mieux pourquoi tu n’arrives pas à croiser le regard de Marie. Secouant la tête, tu récupères ton Ipok, avant de reprendre la ‘’parole’’ à destination de la jeune fille.

(Ne trouvant rien, j’ai préféré lui demander directement...il est docker, ce genre d’histoires, c’est quotidien pour lui. Pas sûr que cela nous avance véritablement, cela dit.)

‘’Hauts-les-coeurs ! Je reviens d’une quête ardue, mais nous allons pouvoir nous sustenter tous ensemble !’’

Avant que vous ne puissiez enchaîner, le retour de Wolfgang porteur d’une bonne dizaine de plats fumants, permet à vos estomacs de décider d’un commun accord, qu’il est temps de se manifester : un peu interdits tous les deux quand au double gargouillis qui vient de résonner, le rire mental de Libra résonnera encore longtemps, après que vous ayiez commencé à remplir vos assiettes. Vous échangez brièvement sur vos dernières découvertes, avant de céder à vos appétits grandissants.
Tout en attaquant sa neuvième assiette de ragoût, Wolfgang se tourne alors vers toi, avant de faire signe à Marie de l’écouter également.

‘’Vous savez, j’ai réfléchi…’’

Eh bien, ce serait une première…

‘’Si ce que le jeune monsieur Deannag a appris est vrai, deux hypothèses se présentent face à nous : soit nous avons bel et bien affaire à un adversaire mythologique dont les pouvoirs dépassent de très loin nos capacités et nous nous devons de le mettre hors d’état de nuire. Soit tout ceci n’est qu’une gigantesque mise en scène, produite par un esprit diabolique dans un but qui nous est encore inconnu. Rien à redire, jusqu’ici ?’’

(...)

(Dis comme ça, c’est pas super motivant.)

(Silence.)

‘’Dans un cas comme dans l’autre, il faut que nous parvenions au même résultat, appréhender notre trouble-fête. Et pour ce faire, je pense avoir une idée : si nous parvenions à lui fournir un appât irrésistible et à le forcer à venir en un lieu que nous contrôlons, il nous serait aisé de lui tendre un piège.
Si j’en crois vos informations, Deannag, il y a de grandes chances pour qu’il concentre encore ses efforts sur l’équipage. Il nous faut donc quelqu’un qui soit capable d’agir de manière réfléchie en cas d’attaque, qui puisse nous contacter au moindre danger, qui connaisse les pratiques de la marine et qui soit suffisamment alléchant pour notre monstre.’’


...Je n’aime pas beaucoup la direction que prend cette conversation. Tu t’es d’ailleurs déjà emparé de ta tablette pour objecter au premier choix logique qui est sans doute venu à l’esprit du gardien.

‘’...Ce ne peut donc qu’être à moi de m’en charger.’’

Pardon ?

‘’Je me refuse à mettre l’un d’entre vous en danger, une fois de plus. Et si jamais il s’avère que nous n’avons pas affaire à un monstre, mais à un simple faussaire, moins nous aurons à nous reposer sur autrui, plus nous aurons de chances que notre plan fonctionne.’’

‘’Vous avez déjà été marin, monsieur ?’’

‘’Absolument...pas. Mais si j’en juge par le message que vous avez reçu, vous avez suffisamment d’expérience avec eux pour pouvoir me briefer afin que je joue mon rôle de manière convaincante !’’

Je doute que chercher du soutien du côté de marie ou Libra te serve beaucoup Nolan. Maintenant que la question de l’appât est décidée, il reste encore un autre fait à régler : quel piège pourriez-vous tendre à Ylvelgia, si vous êtes certains de sa présence en un lieu précis ?

(Je veux pas te faire peur, Nolan, mais ça sent le sapin.)

(Je ne te le fais pas dire)

(Au fait pourquoi on parle de sapin dans ce genre de contexte ? Des sapins en pleine mer, ça ne fait aucun sens.)

(...)

_________________
[Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie] 1460961660-6644f4ad56048aaa356f1be771db417bdb00e4ea-hq
Marie R. Uana
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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Dim 1 Déc - 22:04
MARIE R. UANA

feat Nolan Dèannag
« ‘Faudrait trouver
une autre vigie »


Marie se faisait minutieuse.

L’art de la retranscription n’était pas quelque chose qu’il fallait sous-estimer. Le savoir n’avait d’intérêt que dans son application, et celle-ci n’était possible que grâce à la transmission. Ainsi donc, la consignation et la synthèse des informations étaient primordiales : si elle commettait la moindre erreur, imprécision ou omission, les conséquences pouvaient être désastreuses.

Oui.

DÉSASTREUSES.

Aussi s’appliqua-t-elle à détailler l’avancement de leur enquête dans son carnet. Son stylo à la main, on pouvait voir celui-ci s’agiter tranquillement en un va-et-vient étrange, et surtout, incessant. Le regard de Marie ne quittait résolument pas la feuille, il ne sembla pas un instant vouloir s’en détourner. Elle était concentrée dans sa tâche. Et elle la mènerait à son terme.

Pour être franche, elle préférerait actuellement être dans une bibliothèque, ou affilié, à écumer les livres en quête d’informations sur cet Yvelgia. Mais sa basse condition d’humaine mortelle eut tôt fait de la rappeler à l’ordre, et l’assigna à cette table où elle allait devoir se substanter. Afin d’assurer ses fonctions vitales, notamment. Ce qui était, dans le concept, une bonne chose. Pour Marie, en tout cas.

Enfin… Il y avait bien Nolan qui parvenait à effectuer des recherches depuis son terminal de commandes téléversés, mais hors de question pour elle d’y prendre part. Elle préférait les informations tangibles d’un livre concret plutôt que cet amas de données numériques et… Difficilement manipulable.

‘Fallait vraiment qu’un jour, elle apprenne à correctement se servir de son Ipok.

Ce jour était-il venu ? Non ! Réquisitionnée par Nolan, elle leva les yeux de son cahier son discontinuer d’écrire. Il était vraisemblablement tombé sur une piste… Était-elle fiable ? La source était-elle annotée ? De quand datait l’information ? Avait-elle une quelconque pertinence ? Quelle pouvait être son application immédiate ? Autant de questions aussi inutiles que précipités. SI ELLE VOULAIT LE SAVOIR, ELLE N’AVAIT QU’A LIRE, CETTE IDIOTE.

Ce qu’elle fit. Ses yeux parcourent une à une les lignes pixelisées de l’écran. Le début du texte lui arracha un fin sourire, et un souffle qui aurait pu s’apparenter à un pouffement. Cela l’amusait de voir qu’en dépit de sa maîtrise de l’appareil, Nolan éprouvait résolument des difficultés à donner des nouvelles par Ipok.

Du reste, son expression se fit de marbre au moment de s’intéresser au gros du message… LES FAUTES. Quel était donc cet usage des apostrophes à outrance ? Pourquoi autant tenir à la concaténation des termes successifs ? Était-ce au moins grammaticalement correct ? Le récit était clair, certes, mais d’un point de vue linguistique… Au moins, l’absence d’accent prononcé par écrit facilitait la compréhension. C’était déjà ça.

Mais ce n’était certainement pas au père de Dèannag qu’elle confierait le métier de scribe.

En parlant d’écriture, elle prit conscience à la fin de sa lecture qu’elle n’avait jamais cessé de manipuler son stylo. Ses yeux s’abaissèrent soudainement, et observèrent avec attention les informations écrites. Elle avait spontanément retranscris les données transmises par le géniteur, sans même regarder… Son écriture était toujours aussi propre, le texte, lui, épuré, et le tout était parfaitement lisible.

… Sauf que son texte était décalé par rapport aux lignes du cahier ! Elle allait devoir tout recommencer.

Sans l’once d’une hésitation, Marie s’empara de la page, et la déchira. Si son écriture n’était pas rigoureuse et formelle, les potentiels lecteurs pourraient remettre en doute la pertinence des informations.

Dans sa tête, en tout cas.

Elle voulut réagir aux propos de Nolan, mais l’arrivée (impromptue) de Wolfgang transportant tout un plateau de nourriture (pas si impromptu) l’en empêcha. Le cri qui résonna du tréfonds des estomacs de nos héros en dit long sur leur faim, qu’ils se hâtèrent d’apaiser.

C’était là l’occasion pour Marie de réagir aux informations délivrées par le paternel.

« -Il n’est pas aberrant de supposer que l’oiseau venu de par-delà l’horizon serait Yveltal. Si c’est la vision de son engeance qui a inspiré la terreur à nos victimes, cela expliquerait pourquoi seuls eux, tenus au courant de cette légende, en sont ressortis traumatisés. »

Yes ! Un questionnement de réglé. Restait à solutionner cette autre petite interrogation : QUE FOUTAIT L’ENFANT D’YVELTAL ET LUGIA ICI ?

Pardon. Beaucoup de caps lock, dans ce texte.

Clairement, Marie doutait qu’il puisse s’agir là de la créature véritable. Et même pour vous, cela devait être évident… Je veux dire, réfléchissez… Ce topic ne porte pas la mention [Event] et n’est pas un rp commun. Les chances d’y rencontrer un Pokémon fabuleux ou légendaire avoisinent zéro.

Mais alors, si ce n’était pas un oiseau bâtard maudit ultra rare, que pouvait-ce bien être ? Wolfgang trouva un simple et unique moyen d’en attester. L’attraper ! Avec une Pokéball ? Allons, si c’était aussi facile, ça se saurait ! Le Libragang allait devoir faire usage de ruse et malice pour le piéger. Attacher Nolan à l’avant du navire semblait être une bonne idée, mais le gardien décida d’assumer son rôle de protecteur, et donc, celui d’appât. Tant pis, mais je garderai le concept de Dèannag en figure de proue dans un coin de ma tête.

Enfin, c’était bien beau d’avoir un appât, mais sans canne ou zone de pêche appropriées, ils n’allaient rien ferrer du tout. Et c’était pourquoi…

Marie se leva d’un bond de sa chaise, solennelle.

« -En tant que Ranger, j’ai été formée à la reconnaissance d’un environnement adéquat pour la maîtrise d’une créature. Nos observations me permettent déjà d’hypothéser sur le type de Pokémon dont il s’agit, mais une recherche approfondie me permettra de mettre au point un plan approprié. » elle posa ses mains contre la table avec un certain appoint « Il me faut un plan du navire, une version retranscrite détaillée de la légende de l’Yvelgia, des écrits sur ses supposés géniteurs, et un stylo rouge. » elle agita doucement le bleu qu’elle tenait « Mon compte rendu sera plus évocateur avec une mise en page qualitative. »

Un léger silence suivit cet étrange… Élan d’enthousiasme ? Le visage de Marie était toujours de marbre et son ton des plus sérieux, mais elle dépensait une étonnante énergie à la tâche. Peut-être un peu trop, d’ailleurs, et la prolongation de ce mutisme général lui permit de prendre conscience qu’elle s’était sûrement emballée.

« -… Outillage que je m’en vais récupérer par moi-même. »

Ouais, ‘fallait pas s’attendre à ce que quelqu’un lui apporte tout comme dans un film.

Elle prit donc congé des deux hommes, et de Libra, en signalant à Nolan qu’elle lui donnera des nouvelles bien assez tôt. Pendant que le Voltali allait faire de Wolfgang un vrai marin, elle devait échafauder un plan des plus fiables…

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Sujet: Re: [Mission] Faudrait trouver une autre vigie [PV Marie]   Ven 6 Déc - 17:18
‘’En tant que Ranger, j’ai été formée à la reconnaissance d’un environnement adéquat pour la maîtrise d’une créature. Nos observations me permettent déjà d’hypothéser sur le type de Pokémon dont il s’agit, mais une recherche approfondie me permettra de mettre au point un plan approprié. Il me faut un plan du navire, une version retranscrite détaillée de la légende de l’Yvelgia, des écrits sur ses supposés géniteurs, et un stylo rouge.’’

...Non mais elle a un sens des priorités, cette fille ou c’est juste moi ? Le Prince des Mers est potentiellement la proie d’une créature abyssale et maudite, tout l’équipage compte sur vous et la chose la plus essentielle qui lui vienne à l’esprit, c’est un stylo ROUGE ?

‘’Mon compte rendu sera plus évocateur avec une mise en page qualitative. ‘’

(*Facepalm*)

(Elle a raison, tu sais.)

(Ah non, toi, ne t’y mets pas !)

Marie ayant pris la décision de quitter la table, pour se mettre au travail, il ne te reste plus qu’à nettoyer les dernières traces de béchamel sur ton assiette, avant de pivoter en direction de la sortie : après tout ces événements tu as GRAND besoin d’un peu de calme. Réfléchir à une stratégie, compulser les informations, remercier ton père et informer le reste de ton équipe des derniers développements...Tout un programme.
En tout cas, il le serait, si une énorme main ne s’était pas posé sur ton épaule. Adieu petite partition bien ordonnée, le chaos vient de te broyer.

‘’Aaaaaah ! Votre enthousiasme fait plaisir à voir, mon garçon ! À présent, où pourrions-nous bien nous installer pour faire de moi un véritable Lougaroc de mer ?’’

...Bon courage.


***********************
‘’Et comme ça, qu’en pensez-vous ? Une démarche digne des pires flibustiers à l’oeil torve, n’est-ce pas ? Peut-être devrais-je récupérer une jambe de bois, également...Hmm.’’

Tête rejetée en arrière, assis sur une chaise dans ta cabine, tu pourrais probablement faire avancer le navire par la seule force de ton soupir. Voilà déjà deux bonnes heures que tu t’échines à essayer d’expliquer à Wolfgang, qu’entre un corsaire et un marin des temps modernes, il ya une ‘’légère’’ différence. Il semblerait que votre brave gardien a un peu trop abusé des romans de piraterie dans sa jeunesse, sa vision de la marine étant quelque peu...archaïque.
Pour ne rien arranger, ses discours enflammés sur la mer, ‘’maîtresse cruelle et pourtant si attirante de tous les hommes qui s'obstinent à poursuivre son horizon embrasé’’, semblent avoir trouvé écho dans l’âme de ta Gardevoir.

(YAR ! Le vent forcit, abattez-moi les voiles ! Et le premier qui bronche, j’l’ui ouvre le foie moi-même !)

(Des voiles ? Nous n’avons même pas de mâts pour les fixer, Libra.)

(Détail que ceci, moussaillon ! Bon, on reprend la leçon ?)

*soupir* Ça ne va pas le faire. La première étape consistant à trouver une tenue suffisamment crédible pour Wolfgang (et ta starter par ricochet), a déjà eté un véritable chemin de croix : ayant abandonné son uniforme de travail, votre gardien est désormais vêtu d’un large pantalon de toile, retenu aux chevilles par de hautes bottes qui ont probablement vécus des jours meilleurs. Tendu sous l’effort, une marinière blanche rayée de bleu peine sous la pression, le marin vous l’ayant prêté étant loin d’avoir la carrure de Wolfgang. Pour compléter son accoutrement, le brave homme s’est également emparé d’une veste sombre en toile cirée ainsi que d’un gros bonnet de laine écru.
Un accessoire que Libra a également adopté et...Où a-t-elle bien pu trouver cette pipe ?

(Y’a du brouillard...On va tanguer, cette nuit.)

(Lâche ça, tu es ridicule.)

(Un peu de respect, jeune fretin ! J’naviguais que t’étais même pas une lueur dans l’oeil de ta mère et...*kof kof* Bordel, comment vous faites pour utiliser ce truc, c’est dégueu !)

Après avoir séparé la Gardevoir crachotante de sa trouvaille, tu contemples une fois de plus Wolfgang, tout en te massant les tempes. Il n’a rien d’un marin, c’est un fait. Réfléchis, Nolan, essaye de te souvenir...Son rythme est bien trop...guindé, c’est ça. Il manque de souplesse, son allure n’est pas naturelle.

‘’Essayez de relâcher les épaules. À force de courir d’un bord à l’aute du navire, la plupart des hommes se déplacent en étant un peu voûtés.’’

Un bref coup d’oeil à ta tablette suffit pour que Wolfgang semble s'affaisser légèrement, roulant davantage des épaules à chaque pas. Bien, on avance...Etape suivante, les gestes !
Sur ton conseil, vote gardien si zélé tente de se montrer plus méticuleux, tandis qu’il enroule des cordes en imitant les noeuds que tu lui présentes. l’activité est un peu monotone, mais tu dois avouer qu’elle provoque une sensation bizarre au creux de ton estomac : la dernière fois que tu t’es retrouvé à faire ça, c’était sur les docks d’Oliville avec ton père et...Lionel.
Une fois satisfait du rythme de cordage de ton élève du joueur, tu t’attaques au plus difficile...Les tics de marin.

‘’Évitez de réagir au moindre bruit. Sur un navire, les grincements et les coups sont monnaie courante. En revanche, si vous entendez le moindre cri, la moindre parole, retournez vous tout de suite. N’interpellez pas, dirigez juste votre lampe dans cette direction. Si le bruit se répète, là, vous pouvez appeler.’’

‘’Je vois...Hmm, hmm, laissez-moi essayer ‘’OLAH MALANDRIN !’’

….*soupir

‘’Plus calme ? Qui va là, montrez-vous, odieu...vous! ’’

Validé. Avec la voix un peu hésitante que tu parviens à lui faire obtenir au bout de quelques essais, tu t’estimes suffisamment satisfait pour libérer le duo. Alors que vous parcourez les couloir en direction de la chambre de Marie, tu ne peux t’empêcher de revenir constamment à une idée qui te trotte dans la tête depuis votre séparation. Après avoir sorti ton Ipok, tu passesle reste du trajet  intégralement penché sur ce dernier. Ce qui ne manque d’ailleurs pas d’attirer l’attention de ta starter, qui malgré tous ses efforts, ne parviendra pas à voir ce que tu pianotes sur l’écran !

(Mais alleeeeeeez ! T’es pas drôle, à faire des mystères !)

(C’est privé, Libra.)

(Raison de plus !)

Rien à faire, tu ne lui montreras pas l’appareil. Et lorsque tu finis par appuyer sur la touche ‘’Envoyer’’, un léger soupir de soulagement...et d’appréhension t’échappe, avant que tu ne ranges l’Ipok dans ta poche.
Ton père risque de ne pas en croire ses yeux : deux SMS pour lui demander conseil dans la même journée. Le premier pour savoir comment attraper une créature infernale, le second pour une autre, bien plus angélique. Et tu ne sais pas vraiment laquelle des deux te terrifie le plus...

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